La Foi

Les gens qui me connaissent, ne serait-ce que via mes écrits, savent que je suis une personne logique, réfléchie et allergique à la bullshit. Voilà pourquoi le billet qui suit risque d’en surprendre plus d’un puisqu’il y est question de ma foi en Dieu.

Oui, Je suis croyant. Je crois en l’existence de Dieu. Le problème, c’est que généralement, tout athée à qui l’on parle de notre foi va presque toujours nous poser la question suivante : «Quelles preuves as-tu que Dieu existe?»   Eh bien justement, il se trouve que c’est l’absence de preuves qui définit la croyance. Voyez plutôt:

Est-ce que Dieu existe? Si je le savais, je serais un savant. Mais moi je crois, je suis donc un croyant. La foi et la science sont deux choses qui n’ont aucun rapport entre elles. Tenter d’utiliser l’un pour justifier l’autre est aussi illogique que d’essayer d’utiliser des règles de grammaires pour résoudre une équation mathématique.

L’athée explique généralement son manque de foi en disant que dans la vie, tout s’explique car tout est logique. Par exemple, selon la logique, tout a un début et tout a une fin. Par conséquent, le concept de l’infini est illogique. On s’entend jusque là?  Très bien!  Alors laissez-moi vous poser ces questions-ci, questions qui ne sont ni philosophiques ni symboliques mais bien concrètes et en rapport avec la réalité:

Puisque le concept de l’infini est illogique, comment l’univers dans lequel on vit peut-il être infini? Pas besoin d’être un savant pour répondre. Utilisez seulement votre imagination et votre logique pour essayer de vous figurer comment l’univers peut s’étendre sur des milliards de milliards de milliards de milliards de kilomètres sans jamais s’arrêter. Comment quelque chose peut exister sans avoir de début ni de fin? Certains savant ont émit la théorie comme quoi l’univers serait une sphère… D’accord, mais cette sphère serait située où au juste? Dans un plus grand vide encore plus infini? Non seulement ce ne sont que des théories, la chose reste illogique, donc impossible.

Si Dieu n’existe pas parce que c’est un concept illogique, alors l’univers ne peut pas non plus exister car c’est un concept encore plus illogique. Pourtant, l’univers n’est pas un concept. C’est une réalité. Une réalité que l’on ne peut nier, puisque c’est celle dans laquelle on vit. La logique ne pouvant pas prouver que l’univers existe, on ne peut donc pas utiliser la logique pour prouver la non-existence de Dieu.

Évidemment, prouver que l’univers est aussi illogique que le concept d’un créateur tout-puissant, ce n’est pas prouver que Dieu existe. C’est seulement dire « Pourquoi pas? » Sauf que ma foi ne se base pas sur un simple « Why not, s’tie? ».  Ma foi me vient en fait d’une expérience personnelle dont je suis peu porté à parler, de crainte de passer pour un illuminé. Mais bon, puisque ma foi est plus grande que mon orgueil, j’ai choisi aujourd’hui de le faire.

Je n’ai jamais vraiment songé à la mort avant que j’apprenne celle d’un ancien camarade d’école secondaire que j’avais perdu de vue depuis plusieurs années. Celui-ci est décédé à la suite d’un cancer qui l’a foudroyé en six mois. Étant parfois un peu trop empathique pour mon propre bien, j’ai essayé de me mettre à sa place afin de comprendre ce que l’on ressent, de voir la mort arriver. Je me suis imaginé l’impuissance, la rage, le déni, mais surtout les questionnement. Et puisque je suis une personne logique et réfléchie, plus je réfléchissais à la question, et plus la logique ne m’apportait qu’une seule issue lors de la mort : Rien! Et quand je dis rien, je ne veux pas dire que l’on se retrouve dans le vide. Non, ce dont je parle, c’est de la destruction totale de nos souvenirs, de notre conscience, bref tout ce que l’on est. Je parle de cesser d’exister.

Bien que j’ai reçu une éducation religieuse Catholique, et plus tard Chrétienne, je n’ai jamais pu croire à tous ces concepts de la vie après la mort telle qu’on me les a enseignés: Les portes du paradis, Saint-Pierre, le purgatoire, le grand livre du nom des gens sauvés, la demeure au paradis et les rues pavées d’or… Juste l’idée de passer l’éternité au paradis… À faire quoi, au juste, à part accueillir les membres de ta famille qui décèdent après toi? Et là encore, ça ne fait qu’un temps parce que tôt ou tard, tu finis par arriver à court de famille vivante. Non, ce concept est trop ridicule pour être crédible.

Quant aux moyens plus «physiques», faute d’un autre terme, pour survivre après la mort, ça n’apportait rien de rassurant non plus. Si, comme je le crois, nous ne sommes que le produit de ce qu’une vie a emmagasiné dans les neurones de notre cerveau, alors notre âme se retrouverait détruite en même temps que le cerveau. Et si l’âme quittait le corps en étant projetée dans le cosmos lors du décès, en voyageant éternellement, comme une onde sonore ou un rayon de lumière? Les ondes et la lumière finissent éventuellement par terminer leur course sur un objet céleste où elle cessent d’exister. Continuer d’exister en fantômes, alors? Quand on n’a ni oreilles pour entendre, ni yeux pour voir ni bouche pour parler, ni cerveau pour stocker les informations constituant ce que nous sommes, on ne peut pas être fantôme tel que représenté dans les œuvres de fiction.

Et tiens, même s’il était possible de trouver le moyen de vivre éternellement, ça ne change rien au fait que selon les théories de la science, l’univers finira bien par se contracter pour un nouveau Big Bang. Bref, rien, pas même les concepts les plus farfelus, ne permettent d’échapper à notre destruction totale. Plus j’y réfléchissais, plus j’en étais convaincu, et plus s’installait en moi la peur de la mort.

Plus qu’une peur, c’était en fait une angoisse terrible, épouvantable, puisqu’elle était née du fait que je savais que tôt où tard, j’allais y passer moi aussi, et que l’idée de cesser d’exister, peu importe sous quelle forme, était insupportable. J’ai vécu ainsi pendant plusieurs longues années à faire tout en mon possible pour ne plus y penser. Peine perdue, évidemment. On ne peut s’empêcher de penser à quelque chose, puisqu’il faut d’abord penser à la chose afin de savoir à quoi il faut ne pas penser, ce qui est impossible car on ne peut à la fois y penser et ne pas y penser.

Il m’arrivait d’en être distrait sur de longues périodes, soit de passer des semaines, voire des mois, sans que l’idée de la mort ne soit présente dans ma tête. Mais quand elle revenait, cette angoisse était terriblement insupportable.

La chose a atteint son paroxysme lors d’une nuit où je fus incapable de trouver le sommeil, tellement j’étais terrifié. En repassant dans ma tête les enseignements religieux de ma jeunesse, je me suis alors rappelé l’un des dix commandements. Celui qui dit «Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain.».

Je me suis alors posé cette question: Et si c’était vrai, que ce n’est jamais en vain que l’on s’adresse à lui? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : Le faire!

Je me suis donc adressé à Dieu. Je lui ai demandé que, s’il existait vraiment, de prendre pitié de moi et de mon angoisse car je ne suis plus capable de vivre dans cette peur. Je ne lui demande qu’une chose, une seule: Un signe. Une preuve de son existence. N’importe quoi, pourvu que ça me démontre qu’il existe vraiment, de façon à ce  que je puisse cesser d’avoir peur de la mort, ce qui me permettra enfin de connaître la paix. Jamais je n’avais été aussi désespéré. Jamais je n’avais été si bas. Jamais je n’avais été aussi humble. Et par conséquent, jamais je n’avais été aussi sincère dans une parole adressée à Dieu.

Et c’est là, dans le silence qui a suivi ma demande, sans savoir à quoi m’attendre, que j’ai vécu ce qui, pour moi, n’est explicable autrement que par un miracle: De nulle part, un sentiment de paix est apparu en moi. D’abord tout petit, ce sentiment a grandi, réduisant simultanément ma sensation de peur. En une dizaine de secondes, le transfert était complet. Ma peur et mon angoisse avaient totalement disparus pour faire place à la paix et la confiance, le tout à ma surprise et à mon incompréhension la plus totale, aussi bien pendant le transfert qu’une fois celui-ci complété.

Je me connais assez pour savoir que ce n’est pas un cas d’avoir craqué psychologiquement sous la pression. Par exemple, face à une peur qui risquait de me rendre fou, mon cerveau aurait décidé de cesser de la ressentir. Si c’était aussi simple, le cerveau aurait capacité d’auto-guérison et les maladies mentales n’existeraient pas. Non, la seule chose qui aurait pu me débarrasser de cette peur, c’était la preuve de l’existence de Dieu par un signe de sa part. En recevant le second, j’ai obtenu la preuve du premier.

Et vous ne savez pas la meilleure? Je me suis rendu compte plus tard que j’avais interprété de travers «Tu n’utiliseras pas le nom de ton Dieu en vain.»  Ce que ce commandement veut dire, c’est qu’il ne faut pas évoquer le nom de Dieu pour des choses sans rapport à la divinité, ou bien pour utilisation douteuse et négative. Vous savez, comme par exemple dans les jurons français du style de «Nom de Dieu de bordel de merde!», et l’équivalent dans toutes les langues. L’interprétation que j’en ai faite cette nuit-là était peut-être une erreur.  Mais mon interprétation était si sincère et si pure, que Dieu l’a acceptée de la façon que je l’avais comprise, et il l’a prouvé en exauçant ma demande.

Et ce fut la seule et unique demande que je lui ai fait. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je considère que si une situation de détresse n’a pas une importance aussi vitale que celle pour laquelle il m’a aidé, alors faire appel à lui serait utiliser son nom en vain. Et ça, c’est quelque chose que je ne veux pas faire. Je sens que ce serait autant un manque de respect qu’un manque de gratitude.

L’après-témoignage: Et maintenant?  Les gens qui apprennent cette histoire en la lisant pour la première fois aujourd’hui vont probablement me regarder d’un autre œil maintenant car ils risquent de penser que je ne suis plus le gars qu’ils ont connu. Ce serait une erreur. Ce que je n’ai pas mentionné, c’est que j’ai commencé à craindre la mort en 1993, et que j’ai vécu mon expérience avec Dieu au printemps de 2003. Non seulement je suis toujours le même, ceux et celles qui me fréquentent depuis bien avant 2003 n’ont jamais vu la différence. Normal: Je suis toujours aussi logique, réfléchi et allergique à la bullshit. La seule différence, c’est que je sais maintenant que Dieu existe, et que je n’ai plus peur de la mort. Pas au point de faire exprès pour avoir une attitude suicidaire, évidemment, parce que j’ai toujours le même instinct de survie que n’importe quelle créature vivante. Non, c’est juste que le jour où la mort me sera inévitable, je l’accepterai sans crainte car j’ai maintenant confiance que la vie ne s’arrête pas là.

J’ai aussi accepté le fait que, tout comme le concept de l’univers dans lequel nous vivons, il y a des choses qui ne peuvent s’expliquer. Donc, inutile de me poser des questions telles Si Dieu existe, pourquoi permet-il les injustices?, ou bien Quelle est la meilleure religion à suivre? ou alors Qui a raison entre la Création et l’Évolution?, ou surtout Comment peux-tu te prétendre croyant si tu fais/ne fais pas X-Y-Z? Peu importe le genre de question que l’on pose à un croyant, je vous répond tout de suite : Je ne le sais pas! La seule et unique chose que je sais, c’est que Dieu existe. Sous quelle forme existe t-il? Est-ce une personne, une énergie, de la magie ou l’univers lui-même? Je ne saurais le dire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai demandé la faveur la plus importante de ma vie à cette chose que j’ai appelé Dieu, et que cette chose que j’ai appelé Dieu me l’a accordée. C’est suffisant pour que ma foi en Dieu soit pour toujours inébranlable, et ce peu importe le genre de questions que l’on me posera pour me la mettre à l’épreuve.

Et voilà pourquoi, malgré le fait que moi, personnellement, j’ai eu la preuve que Dieu existe, je ne peux pas affirmer détenir de preuve puisque la mienne n’est ni tangible ni visible. C’est la raison pour laquelle, malgré cette expérience qui a changé ma vie pour le mieux, je ne prêche jamais les gens à y croire. Tout ce que je peux faire, c’est vous raconter mon histoire en espérant que vous me croyiez sur parole. Autrement dit : Vous demander d’avoir… La Foi!

Sauf que la Foi, ça ne s’enseigne pas. C’est un cheminement qui ne peut se vivre que personnellement. Je n’ai donc aucun droit de vous imposer ma croyance. Le plus que je peux faire, c’est déclarer ceci publiquement: Sur mon âme et sur ma réputation, je vous jure que tout ce que je dis avoir vécu dans ce billet est vrai. Libre à vous de me croire ou non, et surtout libre à vous de m’en faire part ou non. Je ne vous demande rien, je ne fais que témoigner de ma foi et expliquer la raison de celle-ci, tout simplement. Vous demander si vous me croyez ou non, ce serait vous manipuler à vous prononcer sur votre propre foi avant que vous soyez prêt à le faire, donc de façon non-sincère. Et ça, ce n’est pas souhaitable, ni pour moi ni pour vous.

Sans compter que ne pas vous demander votre avis, ça m’évite de recevoir la classique et sarcastique « Tout ce que je crois, c’est que tu crois vraiment avoir vécu ceci », ce qui reste encore la façon la plus polie que puisse utiliser un athée pour sous-entendre que la foi du croyant n’est rien d’autre qu’un problème mental. Mais bon, je savais à quelles mesquineries m’attendre en publiant ce billet, et ça ne m’a pas arrêté.

Parce que, entre témoigner de ma reconnaissance pour ce Dieu qui m’a sauvé d’une vie d’angoisse, ou tenter de ne pas déplaire à des gens mesquins qui cherchent à me ridiculiser, je pense que la question sur mon choix ne se pose même pas. Le simple fait que ce billet de blog existe montre clairement laquelle des deux options j’ai choisi.

L’amie mariée qui veut devenir l’amante

Voici une situation que vous avez peut-être vécu sur le net: Vous êtes un gars, vous commencez à correspondre avec une fille. Elle est déjà en couple, alors tout est clair dès le départ que votre relation n’en sera pas une de drague. Elle est avec lui depuis longtemps, parfois ils ont un enfant, ils vivent ensemble, ils se sont achetés une maison, etc. Cependant, vous vous entendez bien au point de jaser souvent ensemble. Voici comment la chose évolue lors du premier mois:

Semaine 1: Rien d’autre que de la jasette amicale.  À l’entendre,  sa vie est belle et tout va bien.

Semaine 2: Oui, tout va bien dans sa vie, c’est juste que son chum n’est pas assez présent à son goût, trop absorbé qu’il est par son travail. Et quand il est là, il veut juste relaxer devant la TV. Elle trouve plate qu’ils ne se parlent pas trop.

Semaine 3: Elle te passe son premier commentaire comme quoi c’est dommage qu’elle ne t’a pas rencontré avant de l’avoir rencontré lui, puisque tu corresponds tellement mieux avec ce qu’elle a toujours recherché chez un homme.

Semaine 4: Elle prononce de plus en plus des paroles du genre de:

  • « Je l’aime pu! »
  • « Selon lui on est encore ensemble, mais pour moi c’est fini. »
  • « Chus ben obligé de rester à cause de la famille / les enfants / la maison. »
  • « Ah, si j’pouvais gagner une coupl’ de 1000$, que j’puisse sacrer mon camp d’icite. »
  • « J’ai couché avec lui hier mais c’était à toi que je pensais. »

Des filles comme ça, j’en ai vu des dizaines, autant dans la vraie vie que sur le net. Et elles avaient toutes un point commun de plus: Aucune d’entre elles n’a jamais lâché son chum malgré tout ce qu’elles pouvaient en dire. Cette situation frustre beaucoup le gars qui ne comprends pas pourquoi elle persiste à rester avec lui si c’est vrai qu’elle est si mal que ça dans son couple. Il y a pourtant une raison logique, et celle-ci se situe dans les trois points suivants:

Quelles sont les trois choses qu’une fille recherche dans un couple? Dans l’ordre:
1- De la romance.
2- La stabilité.
3- Un avenir sécure.

Dans ce cas-ci, ces filles ont la stabilité en habitant avec leurs chums et/ou en ayant fondé une famille avec lui. L’avenir sécure, elles l’ont en ayant un chum travaillant qui gagne bien assez sa vie pour supporter une famille. De la romance, par contre, elles n’en ont plus depuis que la routine de la vie de couple / d’adultes / de parents s’est installée. Ne trouvant plus la romance chez leur chums, elles vont la chercher ailleurs.

Au début, la fille faisait ça par jeu, pour s’amuser, pour se distraire. Dans sa tête, c’était bien clair dès le départ que ce n’était qu’un fantaisie, juste pour le fun de (re)devenir une fille libre, de se faire conter fleurette et de se sentir désirée, ne serait-ce que virtuellement. Hélas, comme il arrive souvent lorsque l’on trouve quelque part quelque chose qui nous manque, elle se prend à son propre jeu et en devient accro.

Cependant, peu importe à quel point elle est accrochée à son rêve virtuel, ça ne sera jamais de taille contre la réalité.  Voilà pourquoi, malgré ce qu’elle en dit, si elle est confrontée à faire un choix entre la romance avec toi -VS- la stabilité et la sécurité qu’elle a avec son chum, la romance et toi n’auront aucune chance à long terme.

Ce qui me déprimait avec ce genre de filles, c’est qu’à leurs yeux nous ne sommes rien de plus qu’une patch. On est juste assez bon pour combler un petit vide de leur existence, mais pas assez pour qu’elles nous considèrent comme étant du matériel de chum avec qui avoir une relation stable. Normal: pour le devenir, il faudrait travailler autant que leur chum… Ce qui est justement la raison pourquoi elle le délaisse émotivement.

De la douzaine de filles que j’ai connu qui étaient comme ça, seules trois d’entre elles travaillaient, mais aucune n’était activement impliquées en travail ni en argent dans sa vie de couple. Ou du moins, pas autant que leurs chums. Donc, dans le fond, tout ce qu’elles avaient fait, c’était remplacer la situation de « vivre chez papa-maman » par « vivre chez mon chum« . Pas surprenant qu’elles étaient portées à jouer le jeu de la célibataire sur le net: Elles vivent de la même façon que lorsqu’elles l’étaient vraiment.

Pour qu’une fille comme ça lâche son chum pour toi, il faudrait que tu sois capable de lui donner la même stabilité qu’avec lui, la même sécurité qu’avec lui, tout en étant assez riche pour avoir le temps de lui donner de la romance, au lieu de le passer à travailler comme deux.

…sauf que, veux-tu vraiment d’une matérialiste qui dompe son conjoint parce qu’elle est trop insensible et égoïste pour être reconnaissante du fait qu’il se tue au travail à tout lui donner?

L’ÉCHELLE DE KEV pour mesurer l’appétit sexuel de votre copine

Avant-propos

J’ai créé ce questionnaire au printemps de 2003 sous le pseudonyme de Kevin B.  C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de l’appeler Échelle de Kevin. Je l’ai ensuite rebaptisé Échelle de Kev, car il fut souvent confondu avec l’Échelle de Kelvin, ainsi qu’une autre Échelle de Kevin, toutes deux des mesures de températures.

Ce test a été présent sur ma défunte page web La Zone Requin de 2003 jusqu’en octobre 2009, soit lorsque les pages web hébergées sur Geocities ont cessé d’exister. C’est suite à la demande de quelques personnes que j’ai décidé de le remettre en ligne.

Ce questionnaire s’adresse aux hommes, bien qu’il soit question de la sexualité de leurs partenaires féminines. Cela n’empêche pas à une femme de faire le test pour elle-même. Même que si elle est en couple, les deux partenaires peuvent très bien le faire tous les deux, histoire de voir si les deux vont arriver au même résultat. Ça leur permettra de voir s’ils partagent la même vision de l’appétit sexuel de madame.

Il n’existe aucune version masculine de ce test, et les différences entre l’homme et la femme au niveau du physique, de la psychologie et des pratiques sexuelles font que l’on ne peut pas obtenir une Échelle de Kev pour homme simplement en inversant les sexes dans le texte.  (Pour plus de détails, voir dans la section des commentaires)

Ce questionnaire fonctionne sur le même principe que les tests d’aptitudes. Il y a quatorze questions, vous devez choisir la réponse qui représente le plus votre copine. Avec quatorze questions valant chacune entre zéro et dix points, vous pouvez avoir un degré d’appétit sexuel situé entre 0 et 140. Mais attention : 0 et 140 sont des extrêmes, par conséquent ils sont non seulement difficiles à avoir, il ne sont pas recommandés. Le score normal, moyen et idéalement parfait de l’appétit sexuel est de 70.

Votre copine sera testée sur ces quatorze niveaux :

1- SON NIVEAU ORAL. Et on ne parle pas de son vocabulaire.
2- SON NIVEAU D’AVALAGE. Et on ne parle pas de nourriture.
3- SON NIVEAU ANAL. Est-ce qu’elle a un anus? On imagine que oui, mais l’utilise t’elle sexuellement? .
4- SON NIVEAU DE MASTURBATION. L’art du Ménage À Un.
5- SON NIVEAU ORGASMIQUE. Les hommes viennent de mars, mais les femmes viennent-elles?
6- SON NIVEAU DE BISEXUALITÉ. Hommes ou hommes et femmes?
7- SON NIVEAU D’EXHIBITIONNISME. Privé ou public?
8- SON NIVEAU DE VOYEURISME. Qu’est-ce qui l’allume visuellement?
9- SON NIVEAU ORGIAQUE. Est-elle capable d’en prendre?
10- SON NIVEAU DE PARTICIPATION. Est-elle active ou passive?
11- SON NIVEAU DE SENSIBILITÉ PHYSIQUE. Aime t-elle se faire toucher?
12- SON NIVEAU D’HISTORIQUE SEXUEL. Combien de partenaires as t-elle eu?
13- SON NIVEAU DE FREQUENCE SEXUELLE. Combien de fois elle le fait, et non combien de fois elle le voudrait.
14- SON NIVEAU DE DESIR SEXUEL. Si c’était juste d’elle, combien de fois le ferait-elle?

Attention : il n’est pas important qu’elle ait fait ou non toutes les activités décrites sous celle que l’on choisit pour pouvoir la prendre. Par exemple, à la question au sujet de son historique de partenaires sexuels :

1- Elle a déjà baisé avec son chum (vous ou un autre)
2- Elle a déjà baisé avec un gars qu’elle a d’abord connu via des sites de rencontres..
3- Elle a déjà baisé avec un one night qu’elle a rencontré le soir même.
4- Elle a déjà baisé avec un partenaire de travail.
5- Elle a déjà baisé avec un ami de gars.
6- Elle a déjà baisé avec le chum d’une copine.

Si elle a déjà fait 1 et 5, mais n’a jamais fait ni le 2, le 3 ou le 4, alors il faut choisir celui au score le plus élevé, soit le 5.

Chaque réponse représente un chiffre.   Inscrivez ce chiffre sur une feuille ou bien imprimez le tableau de calcul ci-bas en prenant une colonne par fille que vous voulez tester.  Puis additionnez ces chiffres pour obtenir le total.  Ce nombre total, c’est son niveau sur l’Échelle de Kev.   Il ne vous restera plus qu’à aller voir la section Signification des Scores en bas du test.

Quatre points importants

1) La signification de avoir du sexe : Par « sexe », je ne parle pas nécessairement de pénétration. Je parle de n’importe quelle activité intime regroupant au moins deux personnes, avec au moins l’une d’elles qui atteint l’orgasme. Toute activité en dessous de ces chiffres ne peut être que considérée comme étant de l’exploration et non du sexe.

2) J’ai délibérément omis de parler des fétiches et des fantasmes. D’abord parce qu’il y a beaucoup trop de genres différents, de ce fait il est impossible de les couvrir tous.  Ensuite, parce que peu importe ce qui vous allume, cela vous amène à avoir les activités sexuelles décrites dans ce quiz.

3) Ceci n’est PAS le genre de test dans lequel plus le score est élevé et mieux c’est. Les chiffres ne sont utilisés uniquement que pour calculer dans quelle catégorie se situe madame. Si vous vous retrouvez avec des 1 et des 0 dans certaines catégories, C’EST NORMAL. Ce ne sont pas toutes les femmes qui pratiquent toutes les facettes de la sexualité, tout comme ce n’est pas nécéssairement souhaitable d’obtenir 10 dans celles que vous faites. Parce que, comme je dis plus haut, bien que l’échelle monte jusqu’à 140,  le score normal, moyen et idéalement parfait de l’appétit sexuel est de 70.

4) Et surtout, ceci n’est pas un test visant à déterminer si la fille est une bonne partenaire sexuelle ou non. Ceci est à propos de son appétit sexuel, tout simplement.

Prêt? C’est parti!

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SON NIVEAU ORAL

0 – Elle ne veut pas le moindre contact entre sa bouche et votre pénis, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle vous l’a embrassé ou léché au moins une fois.
3 – Elle le met dans sa bouche quelques minutes, en guise de préliminaires.
4 – Elle vous donne de moyennement longues séances de fellation en guise de préliminaires.
5 – Elle vous donne de longues et exquises séances de fellation, et semble vraiment prendre plaisir à vous faire ça.
6 – Elle vous a amené à l’orgasme au moins une fois de cette façon.
7 – Elle vous a amené à l’orgasme plusieurs fois par fellation, mais termine en vous faisant jouir avec ses mains.
8 – Parfois, elle vous laisse jouir dans sa bouche. (Sans nécessairement avaler)
9 – Tous les orgasmes qu’elle vous donne par fellation (ou presque tous), elle vous laisse jouir dans sa bouche (Sans nécessairement avaler)
10 – Si elle vous laisse jouir dans sa bouche (Sans nécessairement avaler), c’est non seulement pour vous faire plaisir mais surtout parce qu’elle aime vraiment ça.

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SON NIVEAU D’AVALAGE

0 – Elle ne veut pas avaler, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle a avalé au moins une fois.
3- Elle avale parfois quand elle a pris de l’alcool.
4- Elle avale parfois en utilisant la méthode du Deep Throat. (Envoyer votre gland au fond de sa gorge au moment de l’orgasme, de façon à ce que ça gicle directement dans sa gorge, ce qui fait qu’elle n’en reçoit pas dans la bouche, et donc n’y goûte pas.).
5 – Elle vous laisse jouir dans sa bouche et elle avale car le goût de votre sperme ne la dérange pas.
6 – Elle vous laisse jouir dans sa bouche et elle avale car aime le goût de votre sperme.
7- Elle avale votre sperme même quand votre orgasme ne vient pas d’une fellation. (Par masturbation, par exemple.)
8 – Elle n’a aucun problème avec le goût du sperme mélangé à sa lubrification vaginale, ce qui fait que votre pénis va parfois directement de son vagin à sa bouche, dans lequel vous avez un orgasme et giclez votre sperme qu’elle avale.
9 – Elle lèche et avale votre sperme d’où qu’il soit, (Ses seins, ses mains, son vagin, votre ventre, votre pénis, etc.) en vous regardant droit dans les yeux.
10 – Elle avale toujours votre sperme à chaque séance de sexe, non seulement pour vous faire plaisir mais surtout parce qu’elle aime vraiment ça.

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SON NIVEAU ANAL

0 – Elle ne veut rien qui la pénètre dans l’anus, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Vous l’avez fait au moins une fois, sans nécessairement atteindre l’orgasme.
3 – Elle vous permet de le faire une fois de temps en temps, mais juste pour vous faire plaisir.
4 – Elle y prend plaisir et parfois se masturbe en même temps.
5 – Pendant les séances de sexe, elle vous donne parfois des indices comme quoi elle voudrait être pénétrée analement (En vous refilant un tube de lubrifiant, en guidant votre pénis vers son anus, etc.)
6 – Elle vous suggère verbalement le sexe anal.
7 – Elle aime être stimulée à ce niveau et atteint l’orgasme plus vite lorsque son anus est touché, caressé et/ou pénétré.
8 – Elle utilise des jouets anal (Vibrateur, godemiché, butt plug)
9 – Parfois, elle introduit elle-même ses doigts dans son anus.
10 – Elle aime vraiment la pénétration anale (avec doigts, jouets sexuels, votre pénis, etc.) et ne peut considérer le sexe à 100% satisfaisant sans ça.

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SON NIVEAU DE MASTURBATION

0 – Elle ne se masturbe pas, point.
1 – Vous avez déjà discuté qu’elle explore son propre corps de façon à mieux se connaître sexuellement, et elle dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle s’est masturbée au moins une fois, sans nécessairement atteindre l’orgasme.
3 – Elle s’est déjà masturbée étant célibataire, mais maintenant qu’elle a un partenaire, elle a arrêté.
4 – Elle se masturbe parfois pendant vos ébats sexuels et semble y prendre plaisir.
5 – Elle se masturbait avant de sortir avec vous, et continue de le faire parfois quand elle est seule.
6 – Elle se masturbe à deux mains, l’un pour la stimulation clitoridienne et l’autre pour la pénétration.
7 – Elle se masturbe en utilisant des objets qui ne sont pas nécessairement crées pour être des jouets sexuels. (Crayon, goulot de bouteille de bière, fruit, légume, etc.)
8 – La masturbation faisant partie de sa vie sexuelle, elle possède et utilise des jouets sexuels conçus pour ça.
9 – Elle se masturbe au moins 5-6 jours par semaine, et ce avec ou sans objets/jouets.
10 – Elle se masturbe à tous les jours au moins une fois en utilisant autant des objets/jouets que ses mains!

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SON NIVEAU ORGASMIQUE

0 – Elle n’a jamais connu l’orgasme de toute sa vie.
1 – Elle a entendu parler de ce qu’est un orgasme, elle sent son excitation monter durant le sexe, mais à date elle n’en a jamais eu un.
2 – Elle a rarement des orgasmes, mais ca arrive à l’occasion.
3 – Elle arrive à l’orgasme durant le sexe, mais elle doit se masser le clitoris elle-même pour y parvenir.
4 – Elle peut en avoir un quand son partenaire lui stimule le clitoris.
5 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme par pénétration vaginale.
6 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme par pénétration vaginale dans toutes les positions : Missionnaire, en levrette, chevauchant, etc.
7 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme de toutes les façons possibles : Clitoridien, vaginal, oral, doigts, etc.
8 – À chaque séance de sexe, elle obtient 2 ou 3 orgasmes.
9 – Quand elle se sent particulièrement allumée, il lui arrive d’avoir des orgasmes multiples, soit un à tous les cinq minutes ou moins.
10 – Elle a toujours des orgasmes multiples car elle est toujours très allumée.

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SON NIVEAU DE BISEXUALITÉ

0 – Elle ne veut pas inclure la moindre fille dans ses activités sexuelle, point.
1 – Elle ne l’a jamais fait, elle n’est pas sure si elle voudrait vraiment essayer, mais elle est quand même curieuse à ce sujet.
2 – Elle s’est déjà sentie attirée / allumée par quelqu’un du même sexe au moins une fois.
3 – Elle admet qu’elle aimerait bien essayer ça avec une autre fille, si un jour l’opportunité se présente et qu’elle se sent prête à ce moment là.
4 – Au moins une fois, elle a pris part à un ménage à trois avec son chum et une autre fille.
5 – Dans un ménage à trois, elle laisse l’autre fille la toucher
6 – Elle a déjà pris part à un ménage à trois avec un couple, donc ou ELLE était la 2e fille. (Autrement dit, elle l’a fait pour satisfaire son fantasme à elle et non celui de son chum.)
7- Dans un ménage à trois, elle est très active, touchant, léchant, embrassant l’autre fille sans hésitation.
8- Elle a déjà baisé avec une fille sans la moindre présence masculine avec elles.
9 – Elle a eu de nombreuses séances de sexe lesbien.
10 – Homme ou femme, ca ne fait aucune différence pour elle. Elle peut avoir du sexe ET une relation sérieuse avec l’un comme avec l’autre.

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SON NIVEAU D’EXHIBITIONNISME

0 – Elle ne veut pas que vous la voyez nue, point!
1 – Elle est très timide et préférerait que ça se passe dans le noir.
2 – Ça ne la dérange pas que vous la voyez nue.
3 – Ça ne la dérange pas que vous vous embrassiez passionnément en public.
4 – Elle vous caresse parfois les parties intimes en public, dans le noir (Cinéma, concert, etc.)
5 – Elle vous donne de jolis shows de masturbation privés où elle se fait jouir devant vous.
6 – Elle se masturbe parfois discrètement dans un endroit public (toilettes publiques, autobus, etc.) sans l’aide d’objets/jouets sexuels.
7 – Elle échange parfois des orgasmes en public avec son partenaire, en croyant/espérant que personne ne s’en rendra compte.
8 – Elle se masturbe parfois en public avec des jouets sexuels, en tâchant d’être discrète.
9 – Elle a déjà eu au moins une fois du sexe, incluant pénétration et orgasme pour elle et/ou son partenaire, dans un endroit public.
10 – À chaque fois qu’elle est en public, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir du plaisir sexuel, avec ou sans vous, et elle se fout si on la voit ou non.

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SON NIVEAU DE VOYEURISME
Voici dix activités visuelles.

– Regarder son partenaire nu et prêt pour une séance de sexe.
– Regarder son partenaire tout habillé.
– Regarder de la lingerie et/ou des jouets sexuels, en personne ou par catalogue.
– Regarder des images de gens nus.
– Regarder des images de gens en activité sexuelle.
– Regarder des films/émissions/clips érotiques.
– Regarder des films/émissions/clips pornos.
– Regarder des danseurs nus
– Regarder des gens s’adonner à des activités sexuelles en sa présence.
– Regarder un beau gars traverser la rue.

Combien des activités listées ici l’allument sexuellement?

0 – Aucune, point!
1 – Une d’entre elles.
2 – Deux d’entre elles.
3 – Trois d’entre elles.
4 – Quatre d’entre elles.
5 – Cinq d’entre elles.
6 – Six d’entre elles.
7 – Sept d’entre elles.
8 – Huit d’entre elles.
9 – Neuf d’entre elles.
10 – Les dix, et même d’autres qui ne sont pas mentionnées ici!

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SON NIVEAU ORGIAQUE

0 – Elle ne veut pas faire partie de la moindre activité sexuelle impliquant plus de deux personnes, point.
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle a déjà baisé en présence d’un autre couple.
3 – Occasionnellement, elle participe à des séances de sexe en groupe, mais elle ne baise qu’avec son partenaire à elle.
4 – Dans les séances de sexe en groupe, elle accepte les touchers et les baisers des autres, mais réserve la pénétration et les orgasmes pour son partenaire.
5 – Dans les séances de sexe en groupe, elle garde la pénétration et les orgasmes pour son partenaire, MAIS elle échange baisers et touchers avec les autres.
6 – Elle aime les séances de sexe en groupe et n’a aucun problème à changer de partenaires.
7 – Elle aime les séances de sexe en groupe et n’a aucun problème à avoir plusieurs partenaires, hommes ou femmes.
8 – Dans une séance de sexe en groupe, elle a déjà eu du sexe avec presque tous les gens présents le même soir.
9 – Dans une séance de sexe en groupe, elle pratique la double et même la triple pénétration.
10 – Elle aime tellement les séances de sexe en groupe que quand vous baisez seul avec elle, elle n’est pas totalement satisfaite.

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SON NIVEAU DE PARTICIPATION

0 – Elle ne fait rien au lit, point. Aussi bien baiser une poupée gonflable ou bien un cadavre.
1 – Elle admet qu’elle n’est pas très active au lit, mais elle croit qu’elle va changer à mesure que le temps va passer, il faut juste lui laisser le temps.
2 – Bon, au moins elle vous serre contre elle et vous embrasse quand vous faites l’amour, c’est un début.
3 – Elle fait quelques trucs, comme vous masturber et vous faire une fellation, mais seulement parce que vous la guidez.
4 – Elle fait quelques trucs, comme vous masturber et vous faire une fellation, mais seulement parce que c’est rendu une habitude.
5 – Elle est aussi active que vous au lit.
6 – Elle est plus active que vous au lit.
7 – Parfois, c’est elle qui initie le sexe en vous faisant comprendre qu’elle en a envie.
8 – Souvent, c’est elle qui fait les premiers pas, et c’est généralement en vous violant quasiment sur place!
9 – Elle est tellement active au lit que c’est pas grave si vous ne lui donnez pas d’orgasme, elle saura s’y amener elle-même.
10 – Elle est tellement une maniaque de sexe que c’est toujours elle qui fait tout, que vous soyez actif ou non, et elle ne prend pas « NON » comme réponse. Vous seriez aussi bien d’être une poupée gonflable ou un cadavre bien rigide.

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SON NIVEAU DE SENSIBILITÉ PHYSIQUE
Voici dix façons de la toucher :

– Stimulation du clitoris.
– Serrer les seins.
– Pénétration vaginale avec les doigts.
– Caresser en effleurant délicatement sa peau du bout de vos doigts.
– Lécher ses mamelons.
– Caresser ses fesses.
– Embrasser délicatement son cou.
– Stimuler son anus.
– Caresser ses cheveux
– Mordiller délicatement.

Combien des activités listées ici lui procurent des frissons de plaisir?

0 – Aucune, point!
1 – Une d’entre elles.
2 – Deux d’entre elles.
3 – Trois d’entre elles.
4 – Quatre d’entre elles.
5 – Cinq d’entre elles.
6 – Six d’entre elles.
7 – Sept d’entre elles.
8 – Huit d’entre elles.
9 – Neuf d’entre elles.
10 – Les dix, et même d’autres qui ne sont pas mentionnées ici!

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SON NIVEAU D’HISTORIQUE DE PARTENAIRES SEXUEL
Tout en étant consentante à 100% …

0- Elle n’a jamais baisé avec personne, point!
1- Elle a déjà baisé avec son chum (vous ou un autre)
2- Elle a déjà baisé avec un gars qu’elle a d’abord connu via des sites de rencontres..
3- Elle a déjà baisé avec un one night qu’elle a rencontré le soir même.
4- Elle a déjà baisé avec un partenaire de travail.
5- Elle a déjà baisé avec un ami de gars.
6- Elle a déjà baisé avec le chum d’une copine.
7- Elle a déjà baisé avec un de ses patrons.
8- Elle a déjà baisé avec un gars avec qui elle avait au moins 25 ans de différence d’age.
9- Elle a déjà baisé avec un membre de la famille de son chum, tout en sortant avec ce dernier.
10- Elle a déjà baisé avec un membre de sa propre famille (de sang et non par alliance).

NB : Comme on parle ici de sexe consentant, il est évident que les agressions sexuelles dont elle aurait pu être victime par tout homme décrit dans ces dix exemples ne comptent pas.

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SON NIVEAU DE FRÉQUENCE

0 – Ou bien elle n’a jamais eu de sexe de sa vie et n’a vraiment pas l’air intéressée à ce que ça change, ou bien vous l’avez déjà fait, sauf que la dernière fois remonte à y’a plus de trois mois.
1 – Vous en avez discuté, et elle dit qu’elle va y arriver un jour. Il faut juste qu’elle se sente prête.
2 – Elle a baisé une fois durant les six dernières semaines.
3 – Elle baise une fois par mois.
4 – Elle le fait 2 à 4 fois par mois.
5 – Elle le fait 5 à 7 fois par mois.
6 – Elle le fait 2 fois par semaine.
7 – Elle le fait aux deux jours, à peu près.
8 – Elle le fait 5-6 fois par semaine.
9 – Elle le fait sept jours semaine.
10 – Elle le fait AU MOINS une fois par jour, et à chaque fois qu’elle le peut.

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SON NIVEAU DE DÉSIR
si c’était juste d’elle…

0 – Elle ne baiserait jamais, point! .
1 – Elle baiserait, parfois, peut-être, ça dépend.
2 – Elle baiserait quelques  fois par année.
3 – Elle baiserait une fois par mois.
4 – Elle baiserait de 2 à 4 fois par mois.
5 – Elle baiserait de 5 à 7 fois par mois
6 – Elle baiserait 2 fois par semaine.
7 – Elle baiserait aux deux jours, à peu près.
8 – Elle baiserait à tous les jours.
9 – Elle baiserait plusieurs fois par jour.
10 – elle passerait des journées complètes à baiser, en ne prenant du repos que par absolue nécessité.

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SIGNIFICATION DES SCORES

Comparez le total obtenu avec l’Échelle de Kev afin de découvrir son niveau d’appétit sexuel :

0-4: Votre copine a un appétit sexuel À ZÉRO. Ou bien elle est encore à la maternelle, ou bien elle est un cadavre. Veuillez faire en sorte de recevoir de l’aide professionnelle au plus vite.

5-15: Votre copine a un appétit sexuel QUASI-INEXISTANT. Ou bien vous êtes le premier chum d’une adolescente vierge, ou bien vous avez autant de sex appeal qu’un gaufrier.  Si votre relation dure depuis quelques  mois, soyez patient, le meilleur est peut-être à venir. Par contre, si ça fait plus qu’un an que vous êtes ensemble, peut-être est-elle demie-sexuelle ou non-sexuelle. (Consultez Google sur le sujet.)  Si vous êtes ensemble depuis plusieurs années, que vous avez eu du sexe à fréquence normale au début mais que ce n’est plus le cas, peut-être qu’un changement au sein de votre couple est dû.  Évidemment, si ce que vous ressentez l’un pour l’autre est de l’amour véritable qui se moque bien des contraintes de la chair, alors oubliez ça, j’ai rien dit.

16-30: Votre copine a un appétit sexuel BAS. Elle n’aime peut-être pas le sexe autant que vous mais au moins vous baisez des fois, c’est déjà ça.  Peut-être que c’est avec vous que se situe le problème. Voyez ce que vous pouvez faire pour améliorer la situation : Lisez des manuels de sexualité, apprenez de nouveaux trucs au lit, apprenez ce qu’elle aime, lavez-vous des fois, etc. Donnez-lui un peu de temps, y’a encore de l’espoir.

31-50: Votre copine a un appétit sexuel MODERÉ. Ce n’est pas la plus grande nympho du quartier mais elle baise avec plaisir. Cependant, la seule raison pour laquelle elle a du sexe est parce qu’elle a un conjoint. Il est très probable que si elle virait célibataire, ça ne la dérangerait pas de ne plus en avoir. Ou du moins, de ne plus en avoir avec vous.

51-69: Votre copine a un appétit sexuel TRÈS BON. Oui, elle aime le sexe et en profite sans complexes ni blocages. Elle sait ce qu’elle aime faire et n’a aucun problème pour le faire. Inversement, elle sait ce qu’elle n’aime pas et ne le fait pas. Ok, peut-être que des fois elle pourrait essayer de mettre un peu plus de piquant et d’expérimentation dans vos ébats.  N’empêche que ce que vous avez une saine et satisfaisante vie sexuelle avec elle.

70: Votre copine a un appétit sexuel PARFAIT. Bien qu’il y ait plusieurs variantes pour l’atteindre, idéalement 70 symboliserait l’équilibre parfait d’une vie sexuelle pleine, heureuse, saine, épanouie et sans problèmes. Bon, il y a toujours des exceptions possibles car il y a évidemment moyen d’atteindre ce score en mettant 10 dans les sept premières questions et 0 dans les sept autres. On ne pourrait pas alors parler de vie sexuelle saine et équilibrée, mais ce sont des cas extrêmes et ceux là sont très rares. Ces variables font que l’on peut très bien considérer qu’une femme ayant 10 points de plus ou de moins que 70 entrer dans la catégorie des parfaites, sois en tant que très bon / parfaite, ou parfaite / plus haut que la moyenne.

71-90: Votre copine a un appétit sexuel PLUS HAUT QUE LA MOYENNE. Ah ben, voyez-vous ça? Votre copine adore le sexe, et elle fait des choses que la plupart des filles ne font qu’imaginer sans jamais oser le faire. Elle est très expérimentée, elle connaît très bien son corps, et elle est très ouverte à expérimenter de nouvelles choses. Elle est assez perverse pour être une obsédée sexuelle, mais pas trop. Aussi, les chances qu’elle vous trompe afin de satisfaire son appétit sexuel sont assez basses, à moins bien sûr que vous soyez un couple libre et ouvert, mais ceci est une autre histoire. Vous pouvez vous compter chanceux d’avoir une fille aussi hot dans votre lit.

91-115: Votre copine a un appétit sexuel ÉTONNAMMENT ÉLEVÉ. Coucher avec une telle fille est un événement rare, réussir à l’avoir comme partenaire stable est un fait admirable. Avec elle, tous les jours est la nuit de noces et le temps qui passe ne diminue en rien l’intensité de ses désirs et besoins sexuels. Bien que le fait de pouvoir baiser avec ce genre de maniaque sexuelle puisse être génial au début, ça pourrait devenir frustrant si vous n’avez pas vous même un appétit sexuel assez élevé pour répondre à sa demande à long terme.

116-130: Votre copine a un appétit sexuel INSATIABLE. Même si vous vous considérez comme étant un gars chanceux de l’avoir dans votre vie, j’ose espérer que vous n’êtes pas jaloux car tôt ou tard, il est presque inévitable qu’elle aura envie d’avoir plus qu’un partenaire sexuel. Si tout est clair et accepté à ce sujet entre vous, alors profitez du plaisir que vous partagez et soyez heureux qu’elle soit vôtre. Avec tous ces gens et toutes ces choses qui allument cette fille, vous devez avoir quelque chose de vraiment spécial pour qu’elle vous ait choisi. Ou alors vous êtes riche à craquer.

131-139: Votre copine a un appétit sexuel DANGEREUX. Elle aime n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand, n’importe où avec n’importe qui. Souvent peu portée à se protéger adéquatement, c’est le genre de personne dont le niveau de vie sexuelle met la santé à très hauts risques. Elle ne vit que pour le sexe, le sexe et le sexe rien ne semble la refroidir. Ça la pousse à draguer n’importe qui, peu importe le sexe, l’âge ou la situation de couple de la personne. Ce genre d’appétit est très difficile à contrôler, et il est connu pour briser des couples, aussi bien le sien que ceux des gens qui l’entourent.

140: Votre copine a un appétit sexuel LÉGENDAIRE. Or, une légende, c’est une chose dont on parle mais qui n’existe pas. J’veux dire, pour atteindre ce score, il faudrait que cette fille suce et avale tout le temps car elle aime le goût du sperme, tout en pratiquant la pénétration vaginale et anale simultanée, tout en utilisant des jouets sexuels en se masturbant, dans une orgie ou elle baise avec hommes et femmes, dont certains incestueusement, en jouissant à répétition, plusieurs fois par jour, sinon toute la journée, et ce quotidiennement.  S’il existe une seule femme comme ça sur terre, ça m’étonnerait ben gros qu’elle sorte justement avec vous.

De spaces.live.com à WordPress

Aujourd’hui, après avoir corrigé une faute de frappe dans le texte de mon plus récent billet, l’écran a changé pour devenir une invitation à transférer mon blog à partir de spaces.live.com vers WordPress. J’ai cru comprendre que j’avais le choix entre le transférer maintenant ou plus tard, mais qu’éventuellement spaces.live va cesser d’exister, et les blogs non-transférés seront détruits. Alors aussi bien le faire maintenant.

J’en ai profité pour changer l’adresse, passant de leselectif à carrément steverequin puisque de toutes façons c’est pratiquement mon blog officiel. Voilà pourquoi Bienvenue chez Le Sélectif est maintenant Mes Prétentions de Sagesse, ce qui décrit mieux le contenu.

Le transfert a hélas causé quelques petits problèmes dans le formatage des textes et photos des billets précédents, en plus de m’avoir donné une bannière fort générique et énorme. Je l’ai bien remplacée par une plus modeste mais elle a été automatiquement remise à la taille de la précédente.

Mais bon, comme dans toute chose qui en remplace une autre, je ne perdrai pas mon temps à chialer inutilement sur quelque chose qui n’existe plus. Je vais plutôt consacrer ce temps à explorer ce nouveau médium et m’y adapter. Et une fois de temps en temps, j’irai sur de mes billets de blogs précédents pour les adapter au nouveau format.

Parce que, que ce soit sur le net ou dans la vraie vie, quand les choses changent, il faut savoir évoluer.

La malédiction du bon gars gentil et sauveteur

Vous les connaissez, les bons gars ?
Vous savez, ces bons amis de gars que les filles apprécient tant, mais jamais au point de sortir avec? Ces gars qui comprennent si bien les filles mais qui se retrouvent toujours célibataires?  Peut-être en êtes-vous un vous-mêmes.  Si c’est le cas, vous vous reconnaitrez dans cet exemple typique: Un gars va commencer à fréquenter une fille qui est tombée très bas émotivement et psychologiquement suite à une rupture avec un ex abusif. Le bon gars va l’aider, la remonter, lui faire prendre plus de confiance en elle, bref il va lui permettre de s’épanouir comme jamais personne d’autre n’a pu (ou voulu) le faire avant.

Sa récompense: Dans une période allant de quelques mois à 2 ans plus tard, la fille se met à le bitcher et à l’haïr, avant de souvent retourner avec son ex, ou du moins commencer une relation avec le même genre de gars.

Pourquoi agit-elle ainsi après tout ce que tu as fait pour elle?
Inutile de lui poser la question. Elle ne saura pas quoi répondre, car elle-même ne le sait pas. Tout cela se déroule au niveau de l’inconscient. Elle ne fait qu’obéir à son instinct et à ses tripes.

Mais de quoi est constitué ces instinct et ces tripes, et qu’est-ce qu’ils lui dictent? Tout cela se déroule en 5 étapes successives:

ÉTAPE 1: La dualité sentiments VS logique

Ses sentiments font qu’elle n’aime que lui, d’instinct. Sa logique lui dit que dans le fond, c’est un gars dans ton genre qui lui faudrait. En prenant le temps d’accepter sa logique, en se forçant elle-même, en se disant que c’est pour le mieux, elle peut se conditionner à avoir des sentiments pour toi. Mais l’attirance, ce n’est pas quelque chose qui se contrôle par la logique. Aussi, dès que l’ex revient dans le décor et qu’elle est remise sur pied, donc prête à l’ affronter, la logique prend le bord, ainsi que ses sentiments pour toi qui en sont nés.

ÉTAPE 2: L’orgueil:

Sans savoir pourquoi, une fille va se sentir de plus en plus mal à l’aise, et avoir de plus en plus de ressentiments envers celui qui l’a aidé. Plus tu l’as ramassée à la petite cuillère et l’a remontée, et plus ses sentiments envers toi vont se gâter. Pourquoi? Parce que tu l’as vu/connu, au moment où elle était le plus vulnérable, le plus bas, celle où elle était le plus démolie. Or, personne n’aime montrer ses faiblesses, et personne ne connait autant ses faiblesses que toi. Cette situation finit par faire naître le point suivant:

ÉTAPE 3: La haine:
Son orgueil va finir par faire escalader le sentiment de malaise face à toi, son sauveur, au point où ça deviendra insupportable pour elle. Elle aura cette sensation, cette impression, que, comme tu l’as connu dans un moment faible, tu penses qu’elle est faible, chétive, instable, incapable de faire quoi que ce soit par elle-même, et surtout incapable de survivre aux mauvais côtés de la vie. Coincée avec la reconnaissance qu’elle te doit, mais ne veut pas te devoir à cause de l’humiliation de s’être montrée en tant que lavette à tes yeux, son psyché déploie le seul mécanisme de défense qu’il peut trouver pour régler son angoisse due à ce conflit: Te haïr pour mieux te fuir, et ainsi fuir ce sentiment d’humiliation insupportable. Puisqu’elle n’a pas de raisons véritables de te haïr, elle tentera sans cesse de te prendre en défaut, et réagira 100 fois plus négativement au moindre soupçons non-fondé qu’elle peut avoir à ton sujet, qu’à une vraie vacherie claire, nette et directe de son ex. Ce qui en vient à l’étape suivante:

ÉTAPE 4: La rébellion:

Non seulement elle cesse d’écouter tes conseils, elle commence à faire le contraire, juste pour te prouver qu’elle est maintenant une grande fille capable de prendre ses propres décisions. Hélas, la seule façon de te montrer qu’elle peut prendre SES décisions, c’est en ne prenant pas les tiennes. À cause de ça, elle en prendra des mauvaises, ce qui renforcera son humiliation et son ressentiment face à toi qui lui avait pourtant dit de ne pas faire ça. Elle n’arrêtera pas pour autant: Plus tu la préviendras contre son ex, plus tu lui remettra en face tout ce qu’il lui a fait, et plus elle va avoir envie de te montrer que tu te trompes. Elle enfile les sophismes en chaîne pour te comparer défavorablement à son ex, afin d’essayer à se prouver à elle-même qu’elle a raison d’agir ainsi avec toi. En manque de bonnes raisons, elle devient sournoise, menteuse, traître, bitch. Puisque, en guise de réponse, tu ne peux que lui montrer, preuve à l’appui, que c’est elle l’hypocrite qu’elle t’accuse d’être, la situation atteint son point culminant: Elle coupe tout contact avec toi. Ainsi, elle enlève de ses épaules la tâche impossible de se justifier auprès de toi, et également se justifier auprès d’elle-même, pour ses agissements illogiques, immoraux et ingrats envers celui qui ne lui a jamais rien fait que du bien. Cette étape est connue aussi sous un autre nom:

ÉTAPE 5: Le meurtre:

Elle ne te voit pas comme son sauveur, elle te voit comme le gars de la période où elle était rendue très bas. Et personne n’aime quoi que ce soit qui leur rappelle leur période très basse. Comme le veut le cliché: Elle doit t’éliminer car tu en sais trop ! Je n’ai pas étudié Freud, mais j’ai entendu parler de sa théorie, celle qu’il appelle le meurtre du père : Éliminer de sa vie celui qui l’a mis au monde et l’a soutenu dans les moments les plus faibles. L’éliminer afin de se débarrasser de l’impression qu’il nous empêche de grandir. Tu as vu cette fille dans son côté le plus bas et le plus humiliant? Alors que tu le veuille ou non, elle associe maintenant ton image à cet état dans lequel elle était. Elle doit se prouver à elle-même qu’elle n’est plus la petite fille sans défense que tu as connu, et c’est la seule façon par lequel elle est capable de le faire.

Voilà pourquoi celui qui aime jouer au sauveur de filles en détresse ne se ramasse jamais qu’avec ça: des filles en détresse, qui cessent de vouloir de lui lorsque le moment de détresse est passé.

Témoignage d’un ex-gros, 2 de 2

(AVIS : le texte qui suit contient des marques déposées, des noms de commerces et autres institutions. Ce n’est ni dans le but de leur faire de la publicité ni celui de leur nuire, mais bien par respect de l’authenticité des faits.)
Ce texte est la suite de Témoignage d’un ex-gros, 1 de 2.

14 janvier 2009. Une grande photo couleur de moi trône au centre de la page 45 du Journal de Montréal. C’est Défi Diète qui invite le public à poser leur candidature pour l’édition 2009, en m’ayant choisi en tant qu’exemple de participant de l’année dernière à qui le programme a été profitable.

Le reportage s’intitule Que sont-ils devenus? et a été fait à partir d’entrevues téléphoniques dans lequel ils nous posaient quelques questions sur notre vie post-DD08. En particulier au sujet de où nous en étions rendus avec notre poids. Voici le bilan pour les dix candidats:

  • 1 a repris 0.8 lbs.
  • 1 a repris 3 lbs.
  • 1 a repris 4.5 lbs.
  • 1 a repris 10 lbs.
  • 1 a repris 15 lbs.
  • 1 n’a pas pu être rejoint pour en parler
  • 1 est resté au même poids.
  • 1 a perdu 2 autres lbs.
  • 1 a perdu 10 autres lbs.
  • Et moi, avec mon 196 contre les 208 de la fin de Défi Diète 2008 j’ai perdu 12 autres lbs.

Le fait d’être celui qui en a perdu le plus après ma participation est probablement la raison pourquoi ils m’ont mis en vedette.

Ma décision de perdre du poids.
Tel que raconté dans la première partie de ce billet, cette décision, je l’ai prise en 2001. À l’été de 2005, après avoir repris presque tout le poids perdu, je me suis abonné au gym Énergie Cardio de mon quartier. J’y suis allé régulièrement, et je me suis même payé une fois programme de 12 semaines avec entraineur privé. Malheureusement, il a quitté son emploi à la semaine 9, et on m’a donné un remplaçant pour les 3 dernières semaines. Et quel remplaçant: Il ne savait tellement pas le programme que c’est moi qui lui disait ce que je devais faire. Décevant! Voilà pourquoi je n’ai pas renouvelé l’expérience.

À part pour l’année Défi Diète, les quatre ans à fréquenter régulièrement mon gym n’ont eu qu’une minime influence sur mon poids car je me concentrais surtout sur la musculation. L’alimentation restait problématique et je ne pouvais pas me payer une diététicienne, ni Weight Watcher ou Minçavi.

L’inutilité de mettre de la pression
Beaucoup de gens qui souffrent d’embonpoint me posent les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à mettre de l’effort dans ta perte de poids?
  • Qui est-ce qui t’a influencé?

Dans les deux cas, il n’y a qu’une seule réponse : Moi ! Et il y a une très bonne raison pour ça : Personne ne peut entreprendre un changement dans ses habitudes de vie s’il le fait par obligation. Il faut que la décision vienne de soi-même, et ce au moment où on est prêt.

Je suis orgueilleux. Quand j’étais gros et qu’on me disait que j’étais gros, ça me faisait chier. Vous allez me dire Ben, c’est la vérité, t’étais gros, tu pouvais pas le cacher. So there! C’est vrai. Mais vous savez où ça me blessait? Pas dans mon miroir. Je veux dire, je le savais que j’étais gros, j’étais conscient que je n’aimais pas mon image physique et que je devais faire des efforts pour changer.

La dernière phrase contient l’élément qui me blessait le plus : Le mot devais. Parce que c’était un devoir. Un devoir que je ne faisais pas.

À chaque fois qu’on me faisais une remarque sur mon poids, ce n’est pas mon physique que l’on insultait. C’était ma volonté. Ma vaillance. Niaise-moi sur le fait que je j’ai une oreille plus décollée que l’autre ou un oeil plus petit que l’autre, ou que j’ai le dos recouvert de 8624 affreux grains de beauté, je vais te répondre : Ben ouain, chus faitte de même. Fuck off! Par contre, recevoir une remarque sur quelque chose que je pourrais changer, c’est l’équivalent de me remettre dans ma face mon manque de volonté et de vaillance. Et ça, c’est dur à encaisser.

Quand quelqu’un me disait de maigrir, il m’insultait et me rabaissait. Pensez-vous que j’avais envie de faire ce que me disais quelqu’un qui venait de m’insulter et me rabaisser? Non! Impossible pour moi d’être influencé par ça.

Quand à ceux qui me parlaient des problèmes de coeur, d’artères, etc, ils perdaient leur temps. Comme tout le monde, je connaissais déjà parfaitement tous les dangers de l’obésité. Pensez-vous que vous m’appreniez quelque chose de nouveau? Donc, si je le savais déjà mais ne faisais rien, je ne pouvais pas là non plus être influencé par ça.

Dose de réalité: Ça ne sert à rien d’essayer de convaincre un gros de maigrir. Le seul moment où il va se prendre en main, c’est quand il est prêt à le faire. Et ça, personne ne peut lui imposer ce moment. Dans mon cas à moi…:

Ça n’a pas été quand on m’a dit de maigrir.
Ça n’a pas été quand on m’a dit que j’étais laid.
Ça n’a pas été quand on m’a dit que j’allais avoir des problèmes de santé.
Non!
Ça a été en me regardant dans le miroir, la poitrine rasée, la bedaine ressortie, le visage enflé.
Ça a été quand JE me suis dit de maigrir.
Ça a été quand JE me suis dit que j’étais laid.
Ça a été quand JE me suis dit que j’allais avoir des problèmes de santé.

Mes seules influences
Si je peux dire que je n’ai été influencé par personne avant de décider de perdre du poids, c’est pour une raison bien simple: Il est facile de tasser du revers de la main les commentaires des autres. T’as juste à te dire que ce sont des assholes qui mentent ou qui exagèrent. Mais les photos et les miroirs ne peuvent pas mentir ni exagérer. Elle étaient là, mes influences.

En plus, la première fois que j’ai perdu du poids, mon environnement ne m’a donné aucune motivation pour le faire. Comme je disais plus tôt, j’ai eu zéro support. Tout le monde me décourageait. Ce n’est donc pas là non plus que j’ai eu de l’influence. Et je ne suis pas du genre à dire  Ah ouain? Ben m’as vous prouver le contraire. Quand j’ai quelque chose à prouver, c’est à moi-même.

La seconde fois, par contre, après avoir repris le poids perdu, alors là j’en avais, des encouragements. C’est probablement parce que je leurs avais bien montré à tous que OUI, j’étais capable d’en perdre parce que OUI j’en avais la volonté. Une fois ça de prouvé, tout l’monde s’est branché sur l’idée que j’avais juste besoin de me faire guider adéquatement pour le faire de la bonne façon.

Quand ma blonde m’a dit, en janvier 2008, que Le Journal de Montréal, Canoë.com et Énergie Cardio cherchaient des candidats pour Défi Diète 2008, elle ne m’a pas influencé. Elle m’a renseigné.

C’est que quand tu te laisses influencer par les autres, tu es automatiquement dépendant des autres pour te motiver. Dès que les autres cessent de te motiver, tu t’arrêtes. Prenons par exemple un gros qui décide de tirer sa motivation du fait que les autres rient de son embonpoint.

D’abord, c’est :
Tu es gros -> On te niaise -> Tu en fais ta motivation -> Tu suis un régime -> Tu n’es plus gros.
Ce qui se passe ensuite, c’est :
Tu n’es plus gros -> On ne te niaise plus -> Tu perds ta motivation -> Tu lâches le régime -> Tu redeviens gros.

Ou, dans le cas de la première moitié des participants de Défi Diète 2008 D’abord, c’est :
T’as un entraineur privé, une nutritionniste et un motivateur -> tu perds du poids.
Ce qui se passe ensuite, c’est :
Au bout de 3 mois, tu perds ton entraineur privé, ta nutritionniste et ton motivateur -> tu reprends du poids.

Avant de m’inscrire à Défi Diète 2008, j’ai regardé les vidéos de plusieurs candidats. Ils disaient tous la même chose :

  • Ils le faisaient pour leur santé.
  • Ils le faisaient pour leur conjoints.
  • Ils le faisaient pour leurs enfants afin de ne pas les rendre orphelin trop jeunes.
  • Ils le faisaient pour leurs petits-enfants, afin que ceux-ci puissent avoir des grands-parents .

Aucun d’entre eux ne disaient qu’ils le faisaient pour eux-mêmes. C’était ou bien par obligation ou bien par pression sociale ou familiale. De tous les candidats, j’ai été le seul à avoir dit que je le faisais pour moi. Ou du moins, qui a osé dire. Parce que nous vivons dans une société dans laquelle l’amour-propre est tabou et étiqueté d’égoïsme, de narcissisme et de vanité. N’empêche que c’est mon égoïsme, mon narcissisme et ma vanité qui ont fait que jamais ma réussite n’a dépendu des autres. Alors à moins d’être assez riche pour te payer des gens qui vont te motiver pour le reste de tes jour, te laisser influencer ne sert à rien à long terme. Si tu veux que ça dure, il faut que ça vienne de toi.

Onze mois plus tard, le 11 décembre 2009. Mon poids se situe aux alentours de 200 lbs. Je n’en fait pas trop de cas car je réalise un vieux rêve qui date de 1976 et que jamais je n’aurais cru avoir l’occasion de vivre : J’ai couru sur 300 mètres à St-Lin Laurentides en portant la flamme olympique des jeux d’hiver de Vancouver.

Bon, le costume officiel mis par dessus le gros coat d’hiver était peu flatteur. N’empêche que le fait d’avoir passé deux fois de obèse à souffle court à gars en forme qui a tout pour le rester après avoir réussi changer ses habitudes de vie et d’alimentation, il n’y a pas de meilleure récompense.

La conclusion de la saga de la perte de poids, avec une 3e et dernière perte, juste ici.

La maturité: Des décisions et des gestes

IMMATURE: Qualificatif utilisé par les vieux afin de décrire tout jeune qui agit normalement pour son âge.
J’ai lu cette définition dans Mad no.218 (1980). Et ça a beau être une satire, il y a du vrai là-dedans.

Le problème, c’est que démontrer de la maturité dès un jeune âge est une erreur. Le jeune devient alors trop mature pour socialiser avec ceux de son âge, et il est trop jeune pour que les adultes veuillent socialiser avec lui.  Devenu adulte, sans expérience de société, il reste un mésadapté social pour le reste de sa vie.

Pour ce qui est de l’adulte, dans ma vision personnelle, une personne démontre sa maturité en prenant les bonnes décisions car elle a un assez bon jugement pour savoir faire la différence entre ce qui est important, ce qui est non-important ou ce qui est néfaste.

Exemple de Est-ce important ou non-important?
Acheter un char. Est-ce que tu en as les moyen? Est-ce que tu as d’autres solutions alternatives de transport? Est-ce que ça va te permettre de régler des problèmes qui seraient impossible à arranger autrement? (Genre: avoir 4 enfants à aller reconduire ici et là, faire l’épicerie pour tout c’monde-là, etc)

Exemple de Est-ce non-important ou néfaste?
Tout ce qui est loisir, passe temps, goûts personnels, décisions coup-de-tête, parce qu’on ne peut quand même pas passer sa vie à ne faire que des choses importantes, on virerait fou. Exemple simplet: Prendre du Red Bull: Pas important, mais pourquoi pas!? Prendre du Red Bull en souffrant de haute pression, d’arythmie cardiaque: Néfaste.

Exemple de Est-ce néfaste ou important?
Tout ce qui entre dans la catégorie des décisions difficiles. Le genre pour lequel fut créé l’adage De deux maux, il faut choisir le moindre. Genre, t’es marié avec une personne qui te détruit psychologiquement. Rester avec cette personne est néfaste pour toi, mais divorcer sera néfaste pour ta vie de famille, tes finances et ta vie sociale. Lequel est le plus important?

Les goûts personnels et la maturité
J’aime regarder Télétoon. Mon ex me disait: « Crisse, t’as quel âge!? Agis-donc en gars mature! » L’affaire, c’est que là où se situe la vraie maturité, ce n’est pas dans ce que l’on fait. C’est pourquoi on le fait. Dans cet exemple ci: Entre un gars qui regarde une émission parce que celle-ci lui plaît (suivre ses goûts), et une fille qui va s’en abstenir pour « ne pas avoir l’air immature » (se soucier des apparences), lequel des deux est le plus mature?

Trop de gens confondent la maturité avec l’absence totale de plaisir et de détente. Peu importe dans quel domaine, c’est l’extrémisme qui est une erreur.

Un truc que j’ai écrit il y a quelques années:

ENFANT: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement normal.
ADOLESCENT: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement enfantin, immature et inacceptable.
ADULTE: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement sain pour s’affirmer en tant qu’individu.

Comme quoi des fois, la maturité, c’est relatif.

Les Neuf Clichés les plus Détestables de la Télé

CLICHÉ #1 : Tout gros changement positif dans la vie d’un personnage ne durera même pas jusqu’à la fin de l’épisode.
Un gars sans charme devient soudain un grand séducteur? Il va vite redevenir sans charme. Un cave devient plus brillant que Steven Hawkins et Einstein réunis? Il redeviendra vite le gros épais que l’on connait. Un pauvre va gagner un million à la loterie? Alors, au choix :

  • Il va se faire voler l’argent.
  • Il va perdre le billet.
  • Il va faire un mauvais placement qui lui fera tout perdre.
  • Les numéros de son billet vont correspondre mais ce sera dans le tirage du journal de la semaine passée.
  • Il se verra obligé de donner cet argent pour une raison quelconque.

Bref, une belle façon de dire aux gens que ça ne sert à rien d’espérer s’améliorer. Il faut se résigner à être un loser toute notre vie.

CLICHÉ #2 : Le personnage qui gaspille sa chance unique de devenir mannequin/ chanteur / acteur.
Dans la série, une adolescente qui n’a jamais suivi de cours spéciaux ni passé d’audition se fait découvrir par hasard par un producteur d’émission de TV qui veut en faire une vedette. Au début c’est ben l’fun, mais finalement elle va décider de renoncer à ça de son plein gré parce que, au choix:

  • Parents et amis lui font remarquer que depuis qu’elle est vedette de la TV, elle n’est plus la même.
  • Les exigences du métier (texte à apprendre, horaires difficiles, etc) sont trop durs.
  • Elle réalise que cet univers n’est pas aussi beau et magique qu’elle l’avait toujours imaginé.

Elle redevient donc la pauvre petite inconnue qu’elle a toujours été. Ce cliché est particulièrement détestable pour deux raisons: D’abord parce que 90% de ceux qui regardent l’émission donneraient tout pour avoir eu une telle chance. Mais surtout: Si c’est vraiment aussi pourri que ça, la vie d’actrice pour la télé, pourquoi est-ce que cette comédienne joue dans cette série pour commencer?

CLICHÉ #3: Le couple infernal éternel.
D’abord, ils sont ensemble, tout va bien. Puis, ils se chicanent, ils se séparent, ils reviennent ensemble, ça va mal, ils se re-séparent, ils reviennent ensemble… Lorsque ensemble, ils ne peuvent pas se supporter, mais lorsque séparés, ils ne peuvent s’empêcher de ressentir de quoi l’un pour l’autre! AAARGH !

Tout le long que durera cette série, d’autres couples vont se former et se séparer plus tard sans problèmes. Alors pourquoi pas eux? Simple : parce qu’ils étaient déjà en couple dès le premier épisode. Juste pour ça, ils ne pourront jamais se séparer, et si oui ce ne sera jamais pour de bon. Ça se termine généralement par un mariage et/ou un bébé dans l’épisode final de la saison finale, genre la 4e ou 5e. Cependant, si la série continue, les problèmes reprendront bien vite.

CLICHÉ #4 : L’homogénéisation des personnages.
Si, dans la saison 1, les quatre personnages principaux sont un riche classy, un nerd, une goth et un voyou aux cheveux longs, on peut être certain que rendu à la saison 5, tout ce beau monde là se sera assagi et portera du Giorgio Armani. Et bien que l’ex voyou a encore les cheveux longs, ils sont maintenant coiffés à la perfection.

CLICHÉ #5 : L’éternel cégépien.
Quand un personnage est cégépien au début de la série, et que le personnage en question devient populaire auprès des téléspectateurs, il ne sortira jamais du cégep. Si après cinq saisons et autant d’années les scripteurs trouvent qu’il étire ses études un peu trop longtemps, ils lui feront se trouver une job… dans ce même cégep. Il deviendra invariablement conseiller étudiant, parce que concierge ne serait pas assez glamour, et devenir prof (sauf peut-être suppléant à l’occasion) manquerait trop de crédibilité.

CLICHÉ #6 : Le noir pis la grosse.
Quand on introduit ces deux personnages dans la série, généralement dans la 2e ou 3e saison, on peut être certain qu’ils auront chacun à dealer avec le fait d’être une grosse victime de railleries et d’être un noir victime de racisme. Une fois qu’ils auront passé le message social comme quoi la discrimination envers les noirs et les grosses est inacceptable, la raison d’être de ces personnages sera passée. Ils se feront donc renvoyer de la série qui n’a rien a faire d’un noir et une grosse. Ça jure trop avec le reste du casting de beaux blancs.

CLICHÉ #7 : La série qui tourne autour d’un but que le personnage principal n’atteindra jamais.
Si le personnage est un animateur de radio communautaire de Sainte-Yvonne-du-Porcelet qui rêve de travailler pour une grosse radio commerciale montréalaise, il n’y arrivera pas. Pourquoi? Parce que tant que le public va aimer le voir se démener avec ses collègues de la radio communautaire, la série va pogner, alors les producteurs vont le laisser là où il est. Et le jour où la série va commencer à décliner, elle sera cancellée sans même leur laisser le temps de produire un épisode où il réalise enfin son rêve.

CLICHÉ #8: L’infernale petite sœur du détestable méchant qui s’est assagi.
Au début de la série, il y avait un bum rebelle. Or, ce personnage étant devenu de plus en plus populaire, il a fallu peu à peu l’assagir afin qu’il ne puisse pas donner le mauvais exemple. Que faire alors? Simple; on introduit dans la série sa petite soeur de 14-17 ans, prostituée, danseuse nue, pusher avec 16 tatouages et 74 piercings, bref 100 fois pire que son frère l’a jamais été. Et c’est lui qui lui fera la morale pour essayer de la remettre sur le droit chemin.

CLICHÉ #9: L’épisode patchwork.
Sans joke là, qu’est-ce qui peut bien faire penser aux producteurs que les gens vont apprécier un épisode où les personnages se réunissent pour une occasion spéciale où il ne peut pas y avoir d’action (Funérailles, salle d’attente d’hôpital, ascenseur en panne, etc), et qui se remémorent tour à tour des extraits d’épisodes passés? Si on a vu les épisodes en question, on est frustré car on se fait refiler du réchauffé. Si on n’a pas vu les épisodes, on est frustré car on en voit juste un court extraits.

D’mandez-vous pas pourquoi j’regarde presque pu la TV.

SOUVENIRS D’ADO: 18 choses qui gâchaient mes vacances d’été.

Lorsque l’on est adolescent, on voit arriver les vacances avec ravissement. Hélas, dans mon cas personnel, les vacances étaient toujours synonyme de déception, et ce du début à la fin. J’imagine que j’étais trop chialeux, ou bien que je mettais mes attentes trop hautes. Voici les dix-huit choses qui venaient me gâcher mon été :

1- Les jours raccourcissent dès que l’été commence.
L’école se finissait toujours autour du 21 juin, soit le premier jour de l’été. Or, cette date représente aussi le solstice d’été, ce qui signifie que c’est le jour le plus long de l’année, celui qui est ensoleillé le plus longtemps. Dès le lendemain, on perd une minute de soleil par jour. Le simple fait de savoir que les jours raccourcissent dès notre tout premier jour de vacances, ça les faisait commencer sur une note négative.

2- Me faire mettre de la pression pour me trouver du travail.
Vacances signifie temps libre pour décompresser… Sauf quand tu as un père qui considère que le fait de profiter de tes vacances pour faire autre chose que travailler, c’est la preuve comme quoi tu n’es qu’un paresseux qui va passer sa vie aux crochets des autres. J’ai eu à subir ça quotidiennement, du matin au soir. Normal : Avec un père toujours à la maison parce qu’il était en chômage ou sur le BS, il avait beaucoup de temps de libre pour me harceler avec ça.

3- Ne pas réussir à me trouver du travail.
S’il est vrai que l’idée de travailler ne me plaisait guère lors des vacances de mes 12-13-14 ans, en revanche j’en cherchais activement à 15 et 16.  Hélas, quand on vit dans un village où tout le monde connaît tout le monde, et que ton père passe des années à raconter à l’entourage combien tu es paresseux, personne ne veut te donner du travail. Je ne saurais compter le nombre de fois où, après avoir lu mon nom de famille sur une feuille d’application, on m’a demandé si j’étais bien le fils de mon père, le réputé BS du village au caractère insupportable. Apparemment, tout le monde croyait à l’adage Tel père, tel fils, car personne ne me donnait ma chance de me prouver. Pendant ce temps-là, tous mes amis, sans la moindre exception, pouvaient compter sur les connections de leurs familles pour avoir des jobs. Et des bonnes!

Répercutions inattendues : Nos premiers emplois d’adultes sont la suite logique de l’expériences que l’on a pris dans nos boulots d’ados. Alors que tous mes amis avaient de quoi de bien sur leur CV grâce à leurs parents, ils ont pu aisément se trouver quelque chose de bien tout seul par la suite. Moi, non!

4- La piscine qui est plus d’entretien que de plaisir.
Mon père a acheté une piscine 3e main. Une fois celle-ci montée et remplie, on a constaté que la toile avait un trou à une couture à la base. Gros dégât d’eau, vidage, démontage, changement de toile, remontage, re-remplissage. La piscine était trop large pour la cour arrière, alors il l’a installée en avant, devant la rue, là où on avait zéro intimité. Elle était sous les arbres, donc toujours à l’ombre, donc toujours plus froide que celle des voisins. Elle recevait, par la même occasion, beaucoup plus de feuilles, de branches et de chiures de moineaux, nécessitant plus d’entretien que celle des autres. Et puisque c’était une vieille scrap, son aspirateur ne tirait presque pas. Je m’y suis baigné peut-être 10 fois la première année, et pas plus que 3 la seconde. Ensuite, il l’a démontée et vendue.

5- Les amis qui partent en vacances.
L’un part pour tout l’été chez les scouts, l’autre part tout un mois avec ses parents en Floride, un autre va 3 semaines avec ses parents à Cuba, un autre part vivre en campagne chez sa mémé, un autre a une job de rêve comme G.O, un autre encore profite de sa nouvelle bagnole pour partir en nomade sur les routes du Québec avec des amis assez fortunés pour pouvoir se payer de quoi vivre pendant le voyage. En étant pauvre, sans travail malgré mes efforts et fils de BS, je ne pouvais pas aller bien loin.

6- Les émissions d’été sont ennuyantes.
Pas d’amis et pas de job. Ça me laissait plus de temps libre pour regarder mes émissions favorites à la télé, pas vrai? Eh non! La programmation d’été signifiait également que mes émissions favorites débarquaient de l’antenne. Je ne retrouvais donc avec plein d’émissions inconnues dans un horaire qui bouleversait complètement mes habitudes. Rajoutons à ça que l’on était trop pauvre pour se permettre le câble et vous comprendrez que dans notre cas, quand on disait « Y’a rien d’bon à’ TV », c’était vrai.

7- Les magazines qui font leur numéro juillet-aout.
Pas d’amis, pas de job, pas de loisirs parce que pas d’argent et pas de télé.  Il me reste quoi pour me distraire? La lecture. De nature, je suis un grand lecteur. Alors quand les magazines que tu lis font un numéro double en juillet afin de ne pas avoir à en sortir un en août, tu trouves la 2e moitié de ton été bien ennuyante.

8- Je me trouve un travail… De soir!
La première job que j’ai réussi à me trouver, rendu à 17 ans, c’était laver de la vaisselle dans un restaurant du club nautique du coin. Or, comme la plupart des restos chics, celui-ci était surtout achalandé le soir jusqu’à 10-11pm. Le temps de ramasser la vaisselle et la laver, incluant les chaudrons des cuisiniers, je sortais rarement de là avant minuit. Ça avait pour effet de ruiner ma vie sociale. Comment sortir avec tes amis qui, eux, travaillent de jour, quand toi tu travailles de soir? Pour ce qui est des partys de sous-sol chez les parents de mes amis, j’ai vécu cet été là la frustration de tous les avoir ratés puisque j’arrivais au moment où c’était fini.

9- Les boutiques fermées pour l’été.
Comme je dis plus haut, j’étais un grand lecteur. Aussi, il arrivait parfois que je me bute à une porte barrée lorsque j’allais dans une librairie, tout en voyant en vitrine une note disant « fermé pour 2-3-4 semaines ». C’est même arrivé quelquefois avec les bibliothèques municipales.

10- Tous les problèmes imaginables relatifs au vélos.
Me le faire emprunter par mon père sans qu’il me le dise, me faire dire par mon père « J’ai envoyé ton bécique en réparation », ce qui voulait dire qu’il l’avait emprunté sans me le dire et l’avait accidenté, les crevaisons sans avoir d’argent pour les faire réparer, le vandalisme, la chaine qui casse à 10 km de chez moi, la roue qui crochit et frotte sur les barres, me laissant là avec un vélo dont la roue est bloquée à 15 km de chez moi, me le faire voler, la vieille scrap acheté 10$ dont le dérailleur est coincé soit en 1ère soit en 10e vitesse… Et je ne décris ici que l’été de mes 16 ans.

11- Ma fête.
Mon anniversaire est le 21 juillet. Là-dessus, rien à redire. J’ai toujours préféré avoir ma fête en été que pendant les jours d’école. Le problème, c’est que de mes 12 à 15 ans, mes amis n’étaient pas disponibles, rapport aux raisons mentionnées plus haut.  Cependant, pour mes 16 et 17 ans, des amis planifiaient de m’amener aux glissades d’eau de La Ronde, toutes dépenses payées. Mes parents m’ont obligé à refuser. Ma tante avait planifié quelque chose pour moi, et il ne fallait surtout pas l’insulter en lui refusant. Normal : Elle me fêtait mon anniversaire depuis ma naissance et aurait mal pris que je la remercie en refusant ces années-là. Je passais donc des anniversaires ennuyant, en étant isolé en compagnie de quatre adultes.

À 18 ans, j’ai enfin pu accepter l’invitation de mes amis.  On était en route lorsque l’on a été frappé par une tornade, provoquant un déluge et un refoulement d’égout à Montréal. Inutile de dire qu’après avoir pu reprendre la route, une fois rendus à La Ronde, on s’est frappé à une porte fermée.

Répercutions inattendues d’avoir un anniversaire en été: On entre en secondaire I à 12 ans. Pendant les dix mois que durent l’année scolaire, la majorité des élèves ont leur anniversaire pendant. Par conséquent, ils finissent leur secondaire à 13 ans. Moi, j’avais 12 ans du début à la fin. Or, pendant l’enfance et l’adolescence une année de vie fait une énorme différence au niveau de la croissance physique. Ce qui fait que, du début de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire V, j’ai toujours été le plus jeune, donc le plus petit, le plus frêle et le moins développé de mon année scolaire. Ça a toujours fait de moi le dernier en gym, le dernier à plaire aux filles, mais le premier à être la cible facile de harcèlement et d’intimidation.

12- La maison envahie par les délinquants.
La raison principale pourquoi j’ai vite coupé les ponts avec la famille du côté de ma mère, c’est qu’ils sont surtout constitués de délinquants et que j’ai compris à un jeune âge que je valais mieux que le genre de vie que je risquais d’avoir si je me tenais avec eux. Il se trouve que le plus délinquant de tous, mon cousin Éric, a un jour demandé l’hospitalité à mes parents pour deux semaines, qu’ils ont accepté, et qu’il est resté de février à novembre.

Il utilisait la maison pour y cacher du stock volé, se couchait rarement avant 5 heure du matin ce qui fait qu’il se levait rarement avant midi, et puisqu’il dormait dans le salon il ne fallait pas faire de bruit, il fumait comme une cheminée, mangeait comme quatre, payait zéro pension, invitait ses chums pour faire le party sans demander la permission. Il commettait tous les abus moraux et légaux qu’il voulait sans que mes parents ne lui dise rien. Mieux encore: J’ai une fois entendu mon père dire à ma mère qu’il songeait à offrir à Éric des cours de conduite parce que, pauvre petit, il n’a jamais eu de chance dans la vie. Ce même père qui a refusé de le faire pour moi sous accusations fantaisistes que j’allais me souler et me tuer au volant, moi qui suis le plus sobre de ma famille des deux bords, et qui a zéro histoire de délinquance contrairement à mon cousin.

Moi qui ne commettait même pas le 1/100 des abus d’Éric, je me faisais soumettre à une discipline abusive.  Mais lui, par contre, avec un dossier judiciaire long comme le bras, sans aucun respect pour personne incluant mes parents, il ne recevait qu’aide et respect de la part de ces derniers. Disons que cet été-là m’a donné ma première vision aussi réaliste qu’amère sur comment les choses se passent vraiment dans la société.

13- Le snobisme de ceux que je fréquentais
Trois exemples flagrants :

On est une dizaine de personnes chez un ami, on décide de louer un film. Qu’est-ce qu’on prend? Une comédie? Ben non, c’est trop kétaine. Un film d’ados? Ben non, c’est trop kétaine. Un film de vacances? Ben non, c’est trop kétaine. Le dernier film à succès? Ben non, c’est trop kétaine. On a donc passé la soirée à se faire chier à regarder Caligula. Le titre de ce film ne vous dit rien? JUSTEMENT!!!

Êtes-vous déjà allé à un party où c’que la majorité s’emmerdent parce que ceux qui s’occupent de la musique « ont du goût, eux »? Ben voilà! Je me souviens d’un party d’ado où, lors d’un slow, la piste de danse était vide. Et pour cause : Au lieu de faire jouer les slows les plus populaires de l’époque (donc kétaines à leurs yeux) comme Careless Whispers de Wham ou Stairway to Heaven de Led Zeppelin, on a eu droit à C’est La Vie de Emerson, Lake & Palmer.

Vous connaissez l’Expo Agricole de St-Hyacinthe? Il y a presque autant de manèges qu’à La Ronde (du moins en 1988) pour beaucoup moins cher à l’entrée, et des files d’attentes beaucoup moins longues aux manèges. J’y suis allé pour mes 18 ans (Le déluge qui avait fermé La Ronde n’avait pas atteint St-Hyacinthe), et j’y ai fêté mon anniversaire tout seul, puisque la place était trop kétaine pour mes amis.

14- J’bronze pas!
Dans les années 80, le teint bronzé était synonyme de beauté, santé, richesse. Moi, mon teint pâle ne bronze pas, il brûle. À un âge où les apparences sont importantes, et à une époque ou être goth, emo ou vampire n’était pas encore à la mode, j’me faisais niaiser souvent à cause de ma blancheur.

15- L’omniprésence parentale.
Comment avoir la moindre intimité avec les rares filles que je réussissais à me ramener chez moi quand on a un père sans emploi donc omniprésent? Oh, c’est sûr que des fois il partait aider des amis ou de la famille à quelques travaux de rénovations, mais dans ce temps-là il restait quand même ma mère. Et quand elle partait, il était inévitable qu’elle revienne nous interrompre en revenant chercher un truc qu’elle avait oublié: Son argent, son portefeuille, ou pire encore: Ses clés, ce qui l’obligeait à cogner à ma fenêtre pour que je lui ouvre. Et pour ce qui est de fermer ma porte de chambre, on peut oublier ça. Quand elle revenait à la maison, la première chose qu’elle faisait était de descendre et cogner à ma porte (sans verrou), disant « T’es-tu là? J’peux-tu rentrer? » J’étais obligé de manifester ma présence en lui répondant d’attendre, sinon elle se croirait seule et allait rentrer et nous surprendre.

La moitié des rares partys où j’ai pu aller, ils venaient me chercher en auto entre 10:30pm et 11pm. Ils ne tenaient pas à ce que je rentre seul la nuit, tout d’un coup qu’un char ne me voit pas et me fonce dessus. Ils refusaient également que j’utilise comme lift un des gars présent, afin de ne pas « mettre ma vie dans les mains d’un p’tit jeune malade adepte de l’alcool au volant. » Leur solution, si je voulais rester plus longtemps? Se stationner devant la maison ou le driveway et m’attendre. Ça te gâche une ambiance de party pas à peu près, surtout quand tous les autres gens présent sont au courant et considèrent ça comme un excellent sujet de moquerie.

J’ai cru pouvoir régler le problème en leur disant de venir me chercher à telle heure précise lorsque je faisais quelques rares activités en gang ou avec l’une des rares blondes que j’ai eu, genre du shopping au centre d’achats. Peine perdue. Ils arrivaient toujours une heure ou deux en avance, entraient et finissaient toujours par me retrouver. Oh, mais ils étaient très respectueux: Ils ne obligeaient pas à partir tout de suite. On partait à l’heure prévue, c’est juste qu’en attendant, ils déambulaient en nous suivant.

16- Les Grandes Ventes de La Rentrée… dès le 7 juillet.
On a 8 semaines de vacances, et là-dessus il n’y a que dans les 2 premières où on peut vraiment oublier l’école, avant qu’on te fasse chier à te rappeler pendant les 6 semaines suivantes, dans les journaux comme à la radio comme à la télé comme dans la majorité des commerces, que ton temps est compté parce que la rentrée s’en vient.

17- Rien que du linge d’automne dans les magasins dès la mi-juillet.
Parce que oui, qui dit rentrée dit automne. Essaye de te trouver un maillot de bain dans les magasins dès le 14 juillet, juste pour voir. À part, bien sûr, si tu vas dans les boutiques spécialisées où tu payes 3 fois le prix.

18- La rentrée est la dernière semaine d’août.
La rentrée, c’est toujours associé avec le mois de septembre, non? Alors pourquoi est-ce qu’il faut revenir à l’école dès le premier lundi de la dernière semaine de mois d’août? J’ai toujours trouvé ça très très chiant.

Il y a un point positif à tout ceci : Alors que j’entends beaucoup de gens de mon âge dire être nostalgique de leurs étés de jeunesse, je peux sincèrement dire que ce n’est pas mon cas. J’aime beaucoup mieux les étés depuis que je suis adulte. Voilà au moins un point de mon existence où je n’aurai jamais l’impression que mes meilleures années sont derrière moi.

Goût pour l’exotisme OU besoin de justifier une situation difficile?

C’est à 17 ans que j’ai eu ma 3e relation de couple.  Celle-ci a durée un an. C’est avec cette fille que j’ai eu mes premières relations sexuelles. Elle était d’origine Haïtienne. Je l’ai rencontré grâce à une petite annonce dans un magazine pour ados, dans laquelle je disais être à la recherche d’une petite amie et que j’avais un faible pour les asiatiques et les noires.

Voyez-vous, de 15 à 30 ans, j’ai eu un gros trip Black & Asian. À part l’ex sus-mentionnée, je n’en ai jamais eu aucune autre. Ça ne m’empêchait pas de les désirer à fond. Je ne me suis jamais demandé pourquoi j’étais attiré vers l’exotisme. Je croyais juste que ça faisait partie de mes goûts, voilà tout.

Prise de conscience.
J’ai quand même fini par me la poser, cette question. C’était lors d’une sortie au cinéma, en 1997. Ce soir-là, j’étais accompagné de Fatima, une amie iranienne qui était également mon amante. Elle n’était au Québec que depuis deux ans, après avoir passé la première moitié de sa vie en Iran et la seconde en France.  cette double nationalité lui donnait un accent assez unique dans la voix.  Nous étions allés voir Boogie Nights, dont l’action se passe à l’époque Disco, fin années 70, début années 80. Plusieurs fois dans le film, j’ai été amusé de voir des références à des choses auquel j’ai assisté ou entendu parler de, puisque ce sont les années de mon enfance et de mon adolescence. Quand je lui en faisais la remarque, elle me répondait toujours la même chose: Que ça ne lui disait rien.

Je me souviens clairement qu’à ce moment là, je l’ai regardé du coin de l’oeil et je ne suis posé cette question: Qu’est-ce que je fous avec elle?

Non mais c’est vrai.  On n’avait tellement rien en commun. Pourquoi est-ce que j’avais cette fille-là comme amante alors qu’il y avait autant d’obstacles pour nous séparer?

Obstacle 1: Elle a 19 ans. J’en ai 29. Nous n’avons pas vécu aux mêmes époques.

Obstacle 2: Elle a vécu sa jeunesse en Iran sous le régime dictatorial guerrier de Khomeini. J’ai vécu au Québec dans l’ère post Révolution Tranquille sous le régime libéral du parti du même nom, suivi de celui de René Lévesque.

Obstacle 3: Elle a une culture, voire deux dans son cas, complètement différentes de la mienne. Impossible pour nous de parler de télé, musique, cinéma, mode, etc.

Obstacle 4: Pour sa famille, je suis un étranger que l’on traite avec méfiance. Pour ma famille, elle est une étrangère que l’on traite avec condescendance.

Obstacle 5: Sexuellement, elle trippait domination/soumission, me voyant maître, se voulant esclave. Ma personnalité et mon éducation m’interdit toute violence envers la femme. Le fait de savoir qu’elle le désire ne change rien au malaise que je ressens à la soumettre et la dominer.

En ressortant du cinéma ce soir là, je n’étais plus le même homme qui y était entré deux heures plus tôt. C’est que je venais de me rendre compte que dans le fond, ce n’était pas l’exotisme qui me faisait aller vers ces filles-là. C’était la difficulté. Les obstacles. Ça m’a pris un grand travail d’introspection, mais j’ai fini par comprendre que la raison pourquoi j’allais vers elles, c’est à cause que j’avais un complexe d’infériorité.

Avant de sauter au plafond et me traiter de raciste, lisez ce qui suit.
Comme je l’ai souvent raconté, le moi adolescent et jeune adulte était pauvre, maigre, laid. La majorité des filles, même les plus laides, préféraient le célibat plutôt que de m’avoir pour chum. C’est une réalité qui est très difficile à encaisser car elle blesse fortement l’estime de soi. Dans ce temps-là, pour survivre aux situations trop pénibles, le cerveau réagit en nous poussant à rechercher des situations plus acceptables. Puisqu’on ne s’en rend pas compte, ça se passe au niveau de l’inconscient. Du subconscient, si vous préférez le terme anglo plus populaire.

C’est ainsi que, de façon inconsciente, j’ai commencé à jeter mon dévolu sur des filles de races différentes, de cultures différentes, d’un grande différence d’âge. Ainsi, si ça ne marchait pas entre nous, je pouvais toujours me dire que c’était à cause de la différence d’âge, de race ou de culture. Puisque la raison principale de mon rejet pouvait désormais s’expliquer par autre chose que ma maigreur, ma laideur ou ma pauvreté, alors mon estime de soi n’était plus atteint. Ok, un rejet reste un rejet. Ça reste une expérience plate à vivre. Mais au moins, maintenant que je pouvais l’expliquer sans me remettre en cause, alors c’était supportable.

Et voilà pourquoi je dis que mon attirance pour l’exotisme venait de mon complexe d’infériorité: Parce que je n’aimais pas ces filles pour les bonnes raisons. Ce qui m’attirait en elles, ce n’était pas nos compatibilité ni leurs personnalités. C’était le fait que, si la relation ne marcherait pas, nos différences pouvaient expliquer pourquoi, de façon plus acceptable pour mon estime de soi.

Et pourquoi est-ce que je partais à la base avec l’idée que ma relation avec une fille ne pourrait pas marcher? EXACTEMENT! S’attendre d’avance à ce que notre relation avec la fille ne marche pas, et ce avant même d’avoir une fille en vue, ÇA, c’est un signe flagrant qu’on a un complexe d’infériorité.

Éventuellement, à force de travail constant sur ce qui me faisait défaut, j’ai fini par perdre ces derniers. Les filles de ma race, de ma culture et de mon âge ont commencé à me trouver intéressant, et même à faire les premiers pas. J’ai pris de la confiance en moi. J’ai cessé de rechercher les difficultés.

Aujourd’hui, j’ai quelques amies noires et asian. Elles sont aussi québécoises que moi dans la naissance, la culture et l’accent parlé. La femme de ma vie des onze dernières années est blanche, mais elle aurait tout aussi bien pu être noire ou asian, puisque ce n’est plus la race qui importe pour moi, mais bien la compatibilité des personnalités et nos points communs.

Quand tu vis une relation difficile, c’est probablement de la faute de l’autre. Quand tu vis plusieurs relations difficiles de suite, il y a de grandes chances que ce soit toi qui recherche les obstacles. Réfléchis et essaye de trouver pourquoi. C’est seulement lorsque tu auras trouvé la source du problème que tu pourras y travailler, cesser de vivre des relations cul-de-sac, et enfin connaître le bonheur auquel tu as droit. Parce que LÀ, tu sortiras avec l’autre pour les vraies bonnes raisons.