Quand le hasard s’en mèle

Mardi dernier, mon amie Stéphanie et moi sommes allés à la bibliothèque municipale située non loin de chez elle afin de remettre nos livres qui avaient deux jours de retard. Pour s’y rendre, il faut prendre une rue au Nord, puis quatre rues à l’Ouest. mais voilà: Il neige et le vent qui vient du Nord nous arrive dans la face.

Pour éviter ce désagrément, je décide de prendre la ruelle vers l’Ouest, déduisant que l’étroitesse des ruelles va nous protéger du vent. Ça fonctionne. Nous marchons ainsi en traversant quelques rues. Puis, en voyant une ruelle perpendiculaire qui va vers le Nord, je décide de la prendre, sans aucune autre raison que « voir des arrières-cours recouvertes de neige ».

Après une centaine de mètres de marche, j’aperçois à mes pieds un petit bout de métal qui dépasse de la neige. Je m’arrête et le ramasse. C’est un téléphone cellulaire. Contrairement à moi, Stéphanie a eu plusieurs cells dans sa vie, et me dit que ce modèle est assez dispendieux.

Dans l’arrière-cour clôturée en bois devant laquelle nous nous sommes arrêtés, il y a un chien. Celui-ci se met à nous japper après. La porte patio s’ouvre et une madame engueule son chien, lui disant de se la fermer. À tout hasard, je demande à la madame si elle a perdu son cell.  Elle, non, mais son amie en visite chez elle, oui. En fait, elle ne s’en était même pas rendue compte avant que je le lui demande. Je le lui redonne sous une tonne de remerciements, comme quoi « sa vie est dans ce cell », tellement elle y a mis des trucs importants. En repartant, Stéphanie m’a expliqué que, de la façon dont les forfaits cellulaires fonctionnent, j’aurais aussi bien pu l’utiliser pour faire des appels obscènes à Tokyo, c’est la proprio qui se serait ramassée avec la facture. Pas étonnant qu’elle soit reconnaissante.

Nous vivons dans un monde où ça prend beaucoup d’efforts pour que tout se passe bien, mais que le moindre petit détail peut escalader en catastrophes et tout faire foirer. Pourtant, des fois, c’est comme si l’univers entier faisait tout pour t’empêcher de subir un malheur. Prenez, par exemple, la série d’événements suivante:

  • Pourquoi est-ce que j’ai perdu de vue la date de remise des livres de la bibliothèque, moi qui la suit scrupuleusement d’habitude?
  • Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il vente du Nord ce soir-là?
  • Et ce n’est pas comme si le vent était terrible. Il se supportait. Pourquoi ais-je décidé de prendre la ruelle?
  • Qu’est-ce qui m’a pris de bifurquer dans une ruelle perpendiculaire pour «voir des arrières-cours recouvertes de neige»?
  • Moi qui, tout le long, regardait les cours et les trois étages de balcons, pourquoi est-ce que j’ai regardé par terre à ce moment-là?
  • Pourquoi est-ce que ce petit morceau de métal dépassant de la neige, que je ne reconnaissait pas comme étant un cell, a attiré mon attention?
  • Quelles sont les chances que le chien soit dehors justement à ce moment-là?
  • Et qu’il soit indiscipliné pour japper après les passants?
  • Et que sa proprio soit justement là, de l’autre côté de la porte patio, au lieu d’être dans une autre pièce de la maison?
  • Et qu’elle soit du genre à sortir à -12°C pour engueuler son chien?
  • Et que j’ai eu la présence d’esprit de lui demander si c’était elle qui avait perdu le cell?

Ce que je viens de nommer, ce sont onze faits du hasard grâce auquel l’amie de la madame a pu récupérer son cell. Qu’un seul de ces événements ne se soit pas produit, la neige tombante l’aurait recouvert et elle ne l’aurait jamais retrouvé.

Des fois, le hasard fait tout pour t’empêcher de réussir. Et des fois, le hasard fait tout pour t’empêcher de perdre. Ce n’est pas le destin. Ce n’est pas une main divine. C’est le hasard, tout simplement. Je veux dire, pourquoi est-ce qu’une force divine enlignerait ses balances cosmiques juste pour quelque chose d’aussi insignifiant que de rendre son cell à une madame qui l’a perdu sans le savoir? C’est absurde!

Le problème, c’est que l’esprit humain n’aime pas les hasards. Il n’aime pas croire qu’une série d’événements randoms puisse se conclure par la défaite d’un projet qui avait tout pour réussir, ou bien la réussite de quelque chose qui avait tout pour échouer. Dans ce temps-là, les gens disent :
Ça devait arriver!
C’est le destin.
Il n’y a pas de hasards.
Ce n’était pas dû pour arriver.
Je n’étais juste pas prêt pour ça.

Cette façon de penser est l’une des plus dangereuse qui soit. Parce qu’à partir du moment où on commence à croire que l’univers s’enligne pour diriger notre destin, alors on relâche notre propre contrôle sur notre vie. Un contrôle que n’importe quel manipulateur se fera un grand plaisir de saisir afin de nous exploiter à sa guise, tout en prenant bien soin de renforcer en toi l’idée comme quoi On n’y peut rien, c’est le destin.

Il n’y a pas de destin. Il n’y a que les décisions que nous prenons, et ce que le hasard en fait.

Nature et Réalité -VS- Société et Morale

La réalité est rarement compatible avec nos attentes morales. La raison pourquoi je philosophe à ce sujet, c’est que j’ai souvent entendu deux choses en particulier au sujet du couple. Deux choses avec lesquels je n’ai jamais été d’accord.

AFFIRMATION 1: Il faut se réserver, se garder chaste et pur,  jusqu’à ce que l’on trouve La Bonne.
Je précise que je ne suis pas contre le principe lui-même. Au contraire, j’aime beaucoup l’idée comme quoi chacun de nous aurait une âme soeur quelque part que l’on finirait par trouver, être heureux avec cette personne et comblé sur tous les plans, maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort, Amen.

Le problème, c’est que la réalité est toute autre. Qu’on le veuille ou non, il est très rare que l’on réussisse quelque chose à la perfection du premier coup parce que le hasard veut que l’on ait un talent naturel pour ça. Généralement, c’est l’expérience qui apporte le savoir-faire. C’est une règle qui vaut autant en amour que pour n’importe quels autres aspects de la vie. Ça peut sembler farfelu de comparer un couple avec un texte ou à un dessin, mais avouez que ceux qui sont capable d’obtenir le bon résultat au premier jet d’écriture ou au premier coup de crayon sont rares. la triste réalité est que ça prend souvent un brouillon.

Il y a des gens qui ont la maturité émotionnelle requise pour vivre ensemble, et ce dès leur tout premier couple. D’autres non! Par exemple, moi, je suis le premier chum de ma blonde. Elle n’avait pas besoin d’un brouillon. Moi, par contre, entre 15 et 32 ans, j’avais des attentes irréalistes dans le couple, et il m’a fallu plus d’une vingtaine de relations avant de comprendre, à force d’expérience. Si ma blonde actuelle, avec qui je suis depuis 11 ans ½, m’avait rencontré deux ou trois ans plus tôt, ça n’aurait pas pu marcher entre nous. J’aurais tout gâché. Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai entendu des gens des deux sexes dire « J’avais avec elle/lui la meilleure relation de ma vie, pis je l’ai gâchée parce que j’étais trop con/ne. Avoir su! » après que leurs relations suivantes se soient montrées très décevantes en comparaison. J’aurais été de ceux-là.

Sans oublier le plan sexuel. Ce n’est pas tout le monde qui sait d’instinct comment plaire à l’autre, et parfois à soi-même. La première fois est rarement aussi bonne que la 100e fois.

Personnellement, à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, les seules personnes que j’ai vu appliquer la règle de me réserver pour la bonne, c’était des hommes et non des femmes. J’en ai connu quatre. Et dans les quatre cas, ça s’est passé exactement de la même façon: Il se sont gardés vierges jusqu’à la mi-vingtaine, ont sorti avec une fille en croyant sincèrement que c’était la bonne, et la relation n’a même pas duré un an. Ils se sont donc privés, et ce absolument pour rien, de dix ans d’expériences de vie de couple. Des expériences qui auraient pu leur être bénéfique en les empêchant de commettre telles ou telles erreurs qui ont mis fin à leur relation avec cette âme soeur qu’ils avaient si longtemps attendus. C’est que pour certaines personnes, être dans une relation en attendant mieux, c’est un mal nécessaire.

Quand on s’empêche de travailler pendant dix ans parce que l’on attend d’avoir trouvé la job idéale parfaite pour nous, et qu’on finit enfin par la trouver, mais qu’on a zéro expérience de travail à mettre dans notre CV, les chances qu’on l’obtienne sont minces, et celles qu’on y passe notre vie sont inexistantes.

AFFIRMATION 2: Quand tu aimes vraiment la personne avec qui tu es en couple, tu ne commettras pas l’adultère en la trompant.
Là encore, j’aimerais beaucoup que ce soit vrai.  Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. C’est à cause du conflit entre l’instinct, l’éducation et les règles de la société.

L’instinct: Tu es un gars, tu vois une fille qui te plaît physiquement, alors ton physique réagit. Boïng! Pas de questions quant à savoir si vous êtes compatible, si ta maman va l’apprécier, si elle a les hanches assez solide pour te donner 2.7 enfants et si elle tient bien maison.

En fait, si le gars a déjà une blonde, le sujet de la compatibilité à la vie à deux est déjà couvert par sa conjointe. Par conséquent, il a encore moins besoin de se poser la question avec l’autre fille. C’est donc purement sexuel.

Nos instincts nous poussent vers la femelle la plus sexy ou vers le mâle le plus fort et dominateur. Normal, c’est dans nos gènes. La nature nous a programmé ainsi de façon à assurer la survie de la race.

L’éducation et les règles de la société, par contre, nous obligent à combattre ces instincts afin de mener une vie bien rangée. C’est normal aussi. Sans ces règles, la famille n’existerait pas et encore moins la civilisation. Hélas, qui dit bien rangé dit être plié aux règles et dit être limité, modéré, censuré, réprimé. Et voilà où il y a conflit, car l’être humain est aussi, de par sa nature, une créature éprise de liberté. Par conséquent, briser ces règles a sur lui un effet libérateur, enivrant, excitant. Et quel meilleur moyen de briser ces règles qui nous enchainent qu’en ayant une aventure purement sexuelle, puisque c’est à la fois notre besoin instinctif et naturel le plus puissant tout de suite après la survie, mais aussi celui le plus réprimé par la société!?

Mieux encore: Le fait de vivre une situation interdite et dangereuse, ça rehausse l’adrénaline, ça fait monter le niveau d’excitation, et l’on confonds ça avec de l’excitation sexuelle.  Full allumé, on oublie donc pour un temps notre chum gentil et romantique avec une bonne situation d’avenir dans sa firme de comptable, ou notre blonde qui n’a rien d’une top-modèle mais qui est sérieuse, travaillante et bonne avec les enfants, et on se lance dans un trip 100% sexe qui nous réconcilie avec notre côté instinctif, animal et naturel.

Et voilà pourquoi un si grand nombre de ceux qui cèdent à la tentation peuvent affirmer sincèrement n’en être pas moins toujours autant en amour avec la conjointe qu’ils ont trompé. Je n’approuve pas ce fait. Mais je suis bien obligé de reconnaître que c’est la réalité.

De la théorie à l’exemple concret

Si vous êtes un jour allé visiter le lien À propos de ce blog, vous savez que je ne suis ni psychologue ni travailleur social. Par conséquent, en l’absence de diplôme prouvant que je suis qualifié pour analyser le comportement social, je suis souvent obligé de trouver d’autres façons de faire la preuve de ma compétence dans le domaine.

Le hasard a voulu que tout récemment, un excellent exemple prouvant la véracité de mes dires s’est offerte à moi. Voici la chose dans son contexte:

Il y a quelques jours, j’ai mis un lien sur mon mur de Facebook vers mon billet intitulé Pourquoi Snober la St-Valentin?. J’ai été flatté de constater que le même jour, trois de mes amies FB ainsi qu’au moins une amie d’une de ces amies, ont partagé le lien sur leur propre mur de FB. J’ai cependant vite constaté un truc étrange : Autant les filles pouvaient aimer ce texte, autant les hommes n’avaient rien de bon à dire sur celui-ci.

Les plus remarquables de ces commentaires furent de cet individu qui ne se contente pas que d’être négatif :

C’est sûr que j’aurais pu continuer en lui répondant qu’il ment une seconde fois, puisque jamais il ne m’a demandé si j’étais payé mais bien combien je l’étais.  J’aurais pu exposer encore plus loin sa bullshit en pointant vers le fait que, puisque nous savons tous que FB ne paye personne pour les liens que l’on met dans nos comptes, le fait que je dise que je reçois moins que lui signifie que je reçois moins que rien. Donc, son affirmation comme quoi il a cru que je disais que Unfortunate Valentines Cards était payant, c’est un 3e mensonge aussi absurde que de mauvaise foi.  Mais voila, contrairement à lui, je ne considère pas que le mur FB d’une amie soit une place appropriée pour démolir l’un des amis de la fille en question.

De toutes façons, il n’y a que deux raisons pourquoi il pourrait prétendre croire sincèrement aux mensonges qu’il affirme: Hypocrisie ou stupidité. Dans un cas comme dans l’autre, poursuivre cette discussion avec une personne de ce genre-là, ce serait une inutile perte de temps.

Le lendemain de cet échange entre cet individu et moi, notre amie commune m’a demandé si ses commentaires m’avaient fâché. La réponse est non.  Et c’est normal: Cet homme est la preuve vivante de la véracité du contenu de Mes Prétentions de Sagesse. Ses phrases, son comportement, sa personnalité, ce sont tous des clichés qui démontrent clairement la pertinence de bon nombre de textes que j’ai écrit ici il y a des mois et des années.

Voyez plutôt:

Le comportement : Accuser d’être sur la défensive la personne qui répond à nos attaques.
Sa phrase : «hahaha pourquoi t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles , en avril 2009.
Extrait : «LOL t’es donc ben sur la défensive.»
Également dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire «Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010
Extrait : « Un autre va répondre: J’te trouve pas mal sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif. »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009
Extrait : L’HypoCritique : Cette personne va se permettre de descendre les autres pour quelque chose qu’elle fait elle-même. Elle commence par faire des critiques rabaissantes. Lorsque la personne visée par ces critiques ose lui répondre, même avec calme et politesse, l’HypoCritique va devenir susceptible et se mettre sur la défensive en lui répliquant hypocritement : « Hostie que t’es sur la défensive et/ou susceptible. » C’est ça l’avantage d’être attaqué par une personne HypoCritique: Tout ce dont elle t’accuse après ta première réponse s’applique d’abord à elle-même.

Le comportement : Formuler ses questions de façon à ce que ce soit des accusations déguisées.
Ses phrases : « combien Unfortunate Valentines Card payent par clic? » , »belle tentative de changer le focus » , « t’es payé au clic? Ou au nombre de fois ou ta page est chargée (donc leur lien potentiellement exposé)? Ou est-ce un prix fixe pour simplement mettre le lien sur la page? »
Déjà dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010.
Extrait : « Un autre va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour lui faire de la pub? »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009.
Extrait : « L’AccusEnfoiré : Ça, c’est celui qui, après t’avoir lu, va toujours tordre ton message précédent de façon à te prêter des intentions malveillantes ou sans rapport, dans le but de t’humilier. Il le fait généralement en te lançant une accusation déguisée en question ou en commentaire. […] Il se fout pas mal que ses accusations soient souvent trop ridicules ou mensongères pour être crédibles. Normal: Puisqu’il cherche avant tout à entacher la réputation d’autrui, il n’a que faire de la vérité. »

Le comportement : Attaquer la personne au lieu de l’argument car il est incapable de trouver un contre-argument pertinent.
Sa phrase : « t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Ma Philosophie , mai 2010.
Extrait : « Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.»

Le comportement : Rire dans une tentative de rendre le sujet et/ou l’interlocuteur ridicule, afin d’éviter de devoir reconnaître qu’il a tort.
Ses phrases : « Hahaha, pourquoi… » , « Hahaha, belle tentative de… »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles en avril 2009.
Extrait : «HAHAHAHAHA, (afin de tourner le sujet au ridicule, après que l’on ait prouvé que tu as tort) »
Également dénoncé dans : Ma Philosophie (3) , janvier 2011.
Extrait : « Lorsque le sot ne peut trouver d’arguments valides pour répondre à un sujet, il essayer de cacher son incapacité en tournant le sujet au ridicule. »

Le comportement : Mentir sur un fait (pourtant vérifiable), car il a zéro argument pour appuyer ses dires.
Ses phrases : « un site sponsorisé par des entités qui font de la business basée sur cette fête »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : Quand il a envie de démolir quelqu’un, il n’a pas besoin de trouver de bonnes raisons pour le faire. Il est assez grand pour se les créer lui-même: Interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. »

Et dans le même ordre d’idées:

Le comportement : Se défendre et/ou répliquer avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges.
Sa phrase : « je voulais juste savoir si c’était un site sponsorisé ou pas, mais tu as répondu « que c’est un peu moins payant que… », donc j’en ai conclu que c’était sponsorisé! »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : […] Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. Parce que peu importe ce que vous allez dire pour vous défendre, il répliquera toujours avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. »

Donc, fâché? Moi? Que nenni! Je suis, au contraire, sincèrement reconnaissant de cette opportunité qu’il m’a donné de pouvoir démontrer la crédibilité de mes textes.

Pourquoi tant de haine?
Il faut reconnaitre un truc : Susciter autant de sentiment négatif avec un texte pro-St-Valentin, c’est assez paradoxal. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je vis ce genre de chose ou bien que j’y assiste. L’expérience m’a démontré qu’il y a quatre raisons possibles qui poussent les hommes à devenir haineux envers quelque choses que les femmes apprécient.

RAISON POSSIBLE 1 : Prendre le sujet personnel
Soyons francs, il n’y a qu’une seule raison logique pourquoi un texte qui dénonce la bullshit des arguments anti-St-Valentin puisse déplaire à quelqu’un : Il faut qu’il s’y soit reconnu en tant qu’utilisateur d’arguments bullshit anti-St-Valentin. Or, personne n’aime apprendre qu’il a un comportement tellement cliché et prévisible que l’on puisse le décrire sans même l’avoir jamais rencontré. Et personne n’apprécie non plus de se faire montrer que ses arguments ne tiennent pas la route. Il se sent donc personnellement attaqué, bien que ce soit un sentiment idiot puisque l’auteur de ce texte ne le connaît même pas et n’a jamais entendu parler de lui.

RAISON POSSIBLE 2 : Besoin de se justifier
Que ce soit une ignorance sincère ou bien une tentative hypocrite de discréditer l’auteur, le gars insiste pour colporter trois idées dans son message:

  1. Il croit inconcevable qu’un homme puisse vraiment aimer la St-Valentin.
  2. Tous les hommes pensent comme lui.
  3. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs.

C’est ce dernier point qu’il a cherché à démontrer, en essayant de faire accroire mensongèrement que j’avais une motivation cachée: l’argent.

Il faut comprendre que le gars est obligé d’essayer de me discréditer. Il n’a pas le choix: Parce que s’il reconnaît publiquement qu’un homme puisse sincèrement et sans arrière pensées apprécier la St-Valentin , alors il n’a plus d’excuse pour se justifier de son propre comportement cliché anti-St-Valentin. Il a donc tout intérêt à essayer de convaincre les autres des trois points ci-haut.

RAISON POSSIBLE 3 : La jalousie
Il y a trois ans, dans un ancien blog MSN qui aujourd’hui n’existe plus, j’avais raconté comment une de mes ex avait tout  fait pour saboter la majorité des aspects de ma vie, et comment jamais je n’avais eu de cesse de mettre de l’effort pour m’en tirer, jusqu’à avoir enfin trouvé la solution à tous mes problèmes. Le but était de démontrer qu’avec de la détermination et du courage, on peut arriver à se tirer de la majorité des coups durs.

Quelques semaines plus tard, j’ai constaté qu’un lien vers ce billet de blog avait été mis sur un forum que je ne connaissais pas.  Il s’agissait d’un forum créé par et pour les escortes de Montréal ainsi que leurs clients. Ces filles avaient de la compassion pour moi. Les hommes, au contraire, ne faisaient que me blaster en ayant recours aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

Bon, je vais tomber dans la généralisation ici, mais c’est bien connu qu’en général, pour être poussée à la prostitution, une femme n’a pas eu une vie facile, et a même souvent eu affaire avec les abus conjugaux. Par conséquent, il était logique qu’en quelque part elles se reconnaissent dans mon histoire, et que mon combat pour réussir à m’en tirer, autrement que via le marché du sexe, puisse leur être inspirante.

Et de l’autre côté, il y avait les hommes. Leurs clients.  Ceux qui mettaient beaucoup d’effort à me descendre aux yeux de ces femmes. Je n’ai pas eu à chercher loin la logique derrière ce comportement : À la base, il s’agit d’hommes qui ont besoin de payer s’ils veulent avoir l’attention de ces femmes. Moi, pour avoir l’attention et la compassion de celles-ci, je n’ai pas eu à débourser un sou. J’ai juste eu à être moi-même. Pas étonnant que ces hommes le prenaient mal.

Prostitution en moins, la situation est similaire ici: Ces amies FB sont jolies et populaires. Beaucoup d’hommes font maints efforts dans l’espoir d’attirer leur attention. Moi, je n’ai même pas essayé. J’ai juste écrit un billet sans rapport avec elles sur mon blog.  Elles ont mis un lien vers ce billet en le commentant positivement. Voyant qu’elles semblent m’apprécier, ou du moins apprécier mon travail, ces hommes paniquent et cherchent à tout prix à me faire baisser dans l’estime de ces filles. Mais puisqu’ils n’ont aucun argument valide pour le faire, ils sont obligés d’avoir recours, comme je le dis plus haut, aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

RAISON POSSIBLE 4 : C’est dans sa personnalité.
Des fois, c’est inutile de chercher plus loin. Parce que si la personne ne tombe dans aucune des trois catégories précédentes pouvant expliquer son attitude haineuse, alors ça veut automatiquement dire qu’elle tombe dans celle-ci : Les gens méprisants dont la nature profonde font qu’ils ressentent toujours le besoin de rabaisser les autres.

CONCLUSION: La haine rend con.
Parce que quand une fille démontre aimer quelque chose, le fait d’attaquer cette chose, c’est attaquer les goûts et les préférences de cette fille. C’est donc l’attaquer elle. Il faut vraiment être un con pour penser qu’agir ainsi, ça va contribuer à vous rapprocher.

Ce billet… Vengeance personnelle de ma part? vacherie gratuite? Meuh non!
Il y a quelques temps de ça, dans un billet intitulé Le Complexe de Super-HOT-ité, j’explique que la raison pourquoi je me suis mis à l’entraînement est pour démontrer que mes théories sur l’amélioration de soi ne sont pas que du vent, et qu’avec du courage, de la détermination et de la discipline, on peut atteindre le but que l’on s’est fixé, pour peu que celui-ci soit réaliste.

C’est le même principe ici. Le but de ce billet de blog n’est nullement motivé par un désir de vengeance personnelle contre cette personne que je ne connais même pas. Si j’en parle, c’est juste pour vous démontrer que oui, ces comportements que je dénonce  ici depuis avril 2009 sont bien réels, et que oui, les gens qui agissent ainsi existent vraiment.

C’est juste que les occasions de prouver mes théories avec un exemple aussi concret que celui-là sont rares. Je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.

Anecdote de course

1er février 2011, 8pm, Ville Émard, près du Canal Lachine.Je cours depuis près d’une heure. Ce soir, je reprends l’entraînement après une semaine de repos. C’est qu’après deux mois d’entrainement à 5-6 jours semaine, il est recommandé de cesser toute activité sportive pendant une semaine afin de laisser au corps le temps de s’adapter à ce nouveau style de vie. Parce que sinon, je vais m’user au lieu de me renforcer, et décliner au lieu de faire des progrès.

Les premiers kilomètres, je suis ravi de constater que je brise aisément mes records précédents de distance ininterrompue. Par contre, je me sens les cuisses lourdes. Je me dis que ça doit être dû à ma semaine inactive et/ou au fait que je cours avec mes bottes rigides au lieu d’espadrilles, neige oblige.

Je m’engage sur la rue St-Patrick qui longe le Canal Lachine. Malgré le fait que j’arrive à faire de plus longs segments courus qu’avant, je suis un peu irrité de constater que ça semble demander un plus grand effort à mes jambes. Mon orgueil embarque et je me demande si je suis pas devenu paresseux. Je ne le prends pas. Malgré tout, je ne peux nier que jogger m’est plus difficile que je m’attendais. J’arrête la course et passe à la marche, à bout de souffle.

Passant un panneau publicitaire, je vois que je suis arrivé près d’un terrain de la Ville, dégagé et rectangulaire. Insatisfait de ma performance, me disant que ce n’est pas comme ça que je vais brûler des calories, je décide de compenser en allant faire de la marche rapide dans cette neige qui m’arrive à mi-tibia. La résistance de la neige va travailler mes muscles et ainsi brûler des calories. Je décide de le parcourir de long en large, en traçant des lignes comme un champs labouré, afin de l’utiliser au maximum.

Ça fait exactement ce que je voulais : J’avance avec grand peine, j’ai chaud, je fatigue, je transpire, mais je n’arrête pas. Je veux faire le terrain au complet et je refuse d’arrêter tant qu’il reste de la neige lisse sur le terrain. Je continue d’avancer péniblement en zig-zag et je me promet que dès que c’est fini, je rentrerai chez moi tranquillement en marchant.

Sur ce arrivent deux autos de police qui s’arrêtent devant moi. Je comprends  à ce moment-là que ma façon de m’entraîner a peut-être l’air un peu louche. Une intuition comme ça.

Je m’arrête et salue le policier qui sort, un québécois d’à peu près 30 ans, suivi d’un colosse moustachu avec un nom russe sur le badge.

MOI: Bon-FFF-FFF-FFF-soir
BEU: Est-ce que ça va?
MOI: Essoufflé, mais FFF-FFF ça FFF ça va, FFF, merci
BEU: Qu’est-ce que vous faites?
MOI: Je m’entraine pour le marathon
BEU:

L’expression style WTF qui se dessine sur leur faciès me donne l’impression que ma crédibilité n’est pas bien haute en ce moment. Je rajoute :

MOI: Oui, je sais, le marathon est en septembre, mais je m’entraine depuis le 11 décembre.
BEU : Je pourrais avoir votre nom s’il vous plaît ?
MOI : Steve Requin.
BEU : Et votre adresse ?
MOI : 624 Régina à Verdun.
BEU : Avec qui est-ce que vous habitez ?
MOI : Ma conjointe, Carina Iglesias
BEU : Est-ce que vous êtes sous médication en ce moment ?
MOI : Euh… J’ai déjà pris du Polysporin pour mon orgelet, sinon, non.

Là, me doutant bien qu’il va vouloir une preuve d’identité, j’ouvre mon manteau et commence à fouiller mes poches pour mon portefeuille. Aussitôt, le russe recule d’un pas et met sa main sur son arme. Je n’insiste pas et remet mes mains bien en vue. Comme prévu, le beu me demande mes cartes. Je précise que c’est justement ce que j’étais en train de chercher, mais que j’ai laissé mon portefeuille chez moi. Il sort son carnet, me redemande mon nom, en plus de mon adresse, avec qui je vis, mon travail, et ma date de naissance. Il note tout ca. Puis il rentre dans le char et vérifie sur son ordi tandis que l’autre, le colosse moustachu avec accent russe me dit:

FLICSKI : Si vous habiter Verrdun, pourrquoi vous courrrir si loin de chez vous?
MOI : Je m’entraine pour le marathon, alors forcément je fais du kilométrage.

Il regarde le terrain avec mes traces parallèles qui en recouvrent 80% de la surface et dit:

FLICSKI : Parce que vous comprrendrre que passant voirr ça, trrouver ça pas norrmal.

Non, pas sérieux?

MOI : Oui, ben, l’idée derrière ça, c’est d’utiliser la résistance de la neige afin de renforcer les muscles des jambes.
FLICSKI : Oui, mais pourrquoi ici?
MOI: Bah! Ici ou ailleurs! J’ai juste passé, j’ai vu le terrain, ça m’avait l’air parfait pour faire ça, voilà!
FLICSKI : Mais vous en jeans et manteau et bottes, pas habillé comme courrreurr à entrrainement.
MOI : Malheureusement, j’ai pas l’argent pour m’acheter de l’équipement sportif.

Le jeune beu québécois ressort de l’auto. Le flicski russe le regarde. Le québécois hausse les épaules avec une moue, l’air de dire « Rien trouvé de suspect. » Ce qui me prouve que, tel que promis, j’ai vraiment obtenu l’absolution totale à la fin de mes deux ans de probations le 25 juillet dernier. Ouf ! Comme quoi il fallait bien que je fasse un truc extrême pour me rassurer que j’étais aussi clean qu’une sardine a l’eau de javel.

On m’explique la raison de ce contrôle : Il se trouve que le terrain d’à côté de celui ou je courrais de façon si originale est une cour à scrap, et que mon manège de courir vers la rue, puis revenir en sens inverse, faisait que j’avais l’air de vouloir entrer dans le terrain pour voler de quoi. Mieux encore : J’avais l’air de vouloir m’en sauver, puis de rebrousser chemin pour me cacher dès que des autos passaient. Bref, on me recommande de m’en tenir à la rue, aux trottoirs, aux pistes cyclables et au bords de l’eau pour m’entrainer, comme les marathoniens normaux. Je les rassure que je comprends et que je ne ferai plus exprès pour avoir l’air louche. Ils me laissent repartir.

Mais voilà, rappelez-vous ce que j’ai dis tantôt : J’étais fatigué, épuisé, et je voulais rentrer calmement en marchant. L’affaire, c’est que je viens de me tirer de démêlés avec la justice en les rassurant comme quoi je faisais juste m’entrainer pour le marathon. Donc, je n’ai pas le choix: Si je veux rester crédible, il faut que je continue à courir.

Je te me suis donc tapé le chemin du retour à la course, ne m’accordant que de rares et courtes pauses, redoutant qu’ils repassent, me revoient et trouvent louche que je ne cours plus. M’as vous dire une affaire, j’ai compris ce soir que quand on a la police au cul, hostie qu’on a envie de courir.

Je suis rentré à la maison, épuisé mort, le corps tremblant, le linge mouillé, mais là genre détrempé encore pire qu’à mes débuts il y a deux mois.

Moi qui craignais de ne pas faire assez d’efforts pour brûler des calories, je pense que je n’ai plus à m’inquiéter avec ça ce soir.

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