10 réalités d’être né avec une densité osseuse anormalement élevée.

Voyez ces photos comparatives.  
La première date d’avril 2016. J’y pèse 226 lbs / 102.5 kg.
La seconde date de ce matin, avril 2017, et j’y pèse 190 lbs / 86 kg.

… et selon la table de poids pour les adultes de 18 ans et plus, je suis actuellement en excès de poids (embonpoint).  En fait, je suis à 1 lbs près d’être en obésité de grade 1 (obésité modérée).

Eh oui!

Parfois, la nature donne aux gens certaines particularités physiques qui les distinguent du reste de la population.  Je songe à Alexis Lapointe, dit Le Trotteur, à qui la nature a donné un système cardiaque et des jambes exceptionnellement fortes.  Non seulement pouvait-il courir comme le cheval, il pouvait maintenir ce rythme pendant des heures sans fatiguer. 

Mais parfois, la nature donne à notre physique un détail particulier qui, sans être vraiment un handicap, n’en est pas une bénédiction pour autant.  Dans mon cas personnel, il s’agit de ma densité osseuse.  J’ai, en effet, une densité osseuse anormalement élevée.

Qu’est-ce que ça change à ma vie, à comparer au reste de la population?  Eh bien…

1- Je ne me suis jamais brisé un seul os de ma vie.
Et pourtant, comme tous les enfants, j’ai eu plus que ma part de chûtes : Accidents de vélos, chutes en bas d’arbres, plantage solide dans les terrains de jeux, et même renversé par une auto une fois.  J’ai subi des impacts qui m’ont disloqué un pied, déplacé une côté, brisé une dent.  Mais jamais ne me suis-je brisé ni fêlé le moindre nonosse.  Mon squelette est, pour ainsi dire, incassable.  Ou du moins, ça prendrait un impact considérable pour en rompre un os.

Mais cela est le seul et unique point positif que cette particularité a apportée dans ma vie.  Pour le reste…

2- Être l’équivalent de Wolverine,  Kick-Ass, Bruce Willis dans Unbreakable? Eh non, ça ne marche pas comme ça.
Avoir des os super solides, ça ne donne pas de super-force.  Ça ne rend pas plus insensible aux coups.  Ça ne diminue en rien la douleur.  Le seul point en commun que j’ai avec Wolverine, (Bon, le 3e, si on compte que je suis canadien et assez poilu), c’est que…

3- Mon poids est plus élevé que la moyenne. 
À l’école primaire, où on nous pesait à chaque début d’année scolaire, j’ai toujours pesé plus que 90% des autres élèves, malgré le fait que j’étais toujours l’un des trois plus petits de la classe. Depuis que je suis adulte, je pèse de 25 à 35 lbs de plus que quiconque ayant une grandeur et taille similaire à la mienne.  Par conséquent…

4- Ça cause certaines déformations physiques.
Enfant, mon physique était disproportionné.  Petits bras, corps maigre, grosses cuisses, gros mollets.  Normal, puisque mes jambes devaient supporter tout ce poids. Aussi…

5- Ça peut créer des malformations.
Les os des jambes ont beau être super-solides, lorsque l’on est enfant, ils grandissent.  C’est comme un arbre, quoi.  Or, même l’arbre au bois le plus dur va pousser de travers si un obstacle l’empêche de grandir tout droit.  C’est ainsi que mon poids anormalement élevé pour mon âge fit que j’ai maintenant les deux jambes et un pied croche, ce qui m’a causé quelques problèmes en 2011, me faisant développer une fasciite plantaire alors que je m’entraînais pour le marathon.

6- Ton poids devient un obstacle social.
Vous êtes-vous déjà inscrits sur un site de rencontres, dans lequel ils demandent des détails tels la taille et le poids?  Écris ton poids réel, et tu te feras accuser d’avoir mis une fausse photo dans ton profil, ou du moins une vieille photo.

7- Ton poids devient un obstacle dans tes loisirs.
Adolescent, j’ai essayé le breakdance. Alors que les autres tournaient comme des toupies sur le dos, je n’ai jamais réussi à faire un tour complet.  Dans les glissades d’eau, à moins que la pente soit particulièrement à pic, mon poids m’immobilise dans la glissade, et je risque de prendre le glisseur suivant en pleine tronche.  J’ai essayé une fois la chute libre intérieure, dans un tube de verre avec un ventilo géant au plancher.  Avec ma maigreur, je n’accrochais pas dans le vent.  Avec mon poids, je n’ai pas dépassé 10 centimètres d’altitude.  On m’a remboursé, c’est déjà ça.

8- Ton poids devient un obstacle sportif.
Lorsque tu as des os à densité supérieure, tu peux oublier la moindre carrière athlétique.  Par exemple :

  • Les arts martiaux : On pourrait s’attendre à ce que mon poids me rende plus difficile à projeter en l’air, donc soit un avantage pour moi.  Hélas, il n’y a que dans les films et la bande dessinés que l’on voit des gens faire ça.  Dans la réalité, dans les tournois d’arts martiaux, le vainqueur est celui qui arrive à plaquer son adversaire au sol.  Dans de telles conditions, mon poids, loin de m’avantager, avantage plutôt mon adversaire, en l’aidant à me descendre.
  • La course :  Un surplus de poids sabote tous les genres de courses qui existent.  En sprint, ça me ralentit, et en marathon, ça bousille les genoux et les pieds.
  • La natation : Je sais nager et je me maintiens à la surface de l’eau, mais croyez-moi qu’il faut que je me donne à fond non-stop pour ne pas couler.  Je suis incapable de faire la planche.  Alors pour ce qui est de faire compétition…
  • La boxe : Surtout pas!  Savez-vous que les boxeurs sont classés selon leurs poids, et n’affrontent que des adversaires de leur propre catégorie?  En décembre dernier, à 215 lbs, Malgré un physique de catégorie moyen, j’entrais dans la catégorie poids lourd.  Et aux olympiades?  Je suis un super-lourd.  Vous savez quel autre boxeur entre dans cette catégorie? Mike Tyson.  Alors moi, boxeur? Je me ferais massacrer dès le premier jab. 

9- Ton poids devient un obstacle au boulot.
Bon, ça dépend du boulot.  Par exemple, j’ai des amies qui gagnent de 2000$ à 4000$ par mois, juste à tester des médicaments dans des laboratoires pharmaceutiques.  Premier problème : Tu dois avoir un poids santé.  Il y en a qui vont me dire « Ben là, quand le docteur va te rencontrer, il va bien voir que tu as un physique moyen normal. »  En théorie, oui, en effet.  Mais dans la réalité, l’inscription se fait en ligne.  Dès que tu inscrits ton poids, tu es automatiquement éliminé, et ce sans jamais avoir eu le loisir d’expliquer à qui que ce soit pourquoi ton poids fait de toi une exception.

Et même si je mentais sur mon poids à l’inscription, le médecin qui me rencontrerait par le suite constaterait mon vrai poids, serait obligé de l’inscrire dans mon dossier, et serait obligé de m’éliminer. Parce que je doute qu’il soit autorisé à mentir sur le poids des candidats.

10- Ton poids devient un obstacle à… Ta perte de poids.
En 2011, à force d’exercice, de régime et de travail physique intense, j’ai réussi le tour de force de descendre mon poids à 179 lbs.  J’étais maigre comme je ne l’avais pas été depuis mon adolescence.  Et comme à cette époque, je rentrais de nouveau dans des pantalons de taille 32.  Or, selon l’indice corporel de masse, un homme de mon âge et de ma grandeur devait peser entre 145 et 160 lbs J’avais les joues creuses, un cou de poulet, presque plus de gras sur le corps… Et on me demandait de perdre encore 19 lbs pour avoir « un poids santé »?  euh… Non!

Mais bon, il y a des avantages à tout.  Si un jour je retourne aux États Unis, j’essaierai de trouver une de ces foires foraines, dans lequel il y a un kiosque où on essaie de deviner ton poids, avant de te peser pour vérifier.  Plus ils se trompent, plus grand est le prix que tu te mérites.  Par conséquent, je devrais revenir avec une Cadillac.

Les vieilles habitudes ont la vie dure, surtout lorsqu’elles sont mauvaises.

Ce qui suit est au sujet de l’entrainement, mais peut aussi s’appliquer à différents aspects de la vie quotidienne dans lesquels certaines gens ont plus de succès que d’autres.

Ça a commencé ce matin, lorsque j’ai vu cette BD sur la page Facebook des fans de John Burk, un ex-soldat devenu entraîneur et motivateur.

Étant moi-même en entrainement de façon plus ou moins régulière depuis 2008, j’ai vu tout de suite quatre choses qui démolissent la crédibilité de cette BD.  

  1. Alors comme ça, l’entrainement physique donne un nez plus petit, des yeux plus sensuels, un corps plus grand, de plus gros seins et des cheveux plus longs?  Bullshit!  Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
  2. Nutritionnistes et entraîneurs m’ont toujours dit qu’il faut manger dans l’heure qui suit le lever, et qu’il ne faut jamais s’entraîner avec un estomac vide.  La fille athlétique, que l’on voit courir ici à 5:30 du matin n’est pas apparue spontanément sur la piste de course.  Elle est levée depuis au moins une demi-heure, à 5:00.  Alors lorsqu’elle a pris son petit (dans tous les sens du terme) déjeuner à 8:00, ça signifie qu’elle a eu son premier repas trois heures après s’être levée.  Et elle s’est entraînée à fond pendant au moins deux de ces trois heures.  Or, affamer le corps tout en brûlant des calories, ça pousse le corps à se croire en période de famine, ce qui lui fait stocker sous forme de graisse tout ce qu’il avale par la suite.  Voilà pourquoi les lutteurs sumo s’entraînent à-jeun dès le lever, et ne mangent que cinq heures plus tard.  
  3. Mieux encore: Elle fait des redressements-assis?  Non seulement ça ne fait rien du tout pour améliorer la forme, c’est même néfaste.
  4. Cette BD tente de nous manipuler en remplissant ses images de symboles subtils dans le but de lancer des messages à notre subconscient.  

« En conclusion, » me suis-je dit, « cette BD manipulatrice qui nous prend pour des imbéciles est une pure merde qui se base sur des arguments fallacieux et illogiques afin de nous faire croire à des résultats irréalistes et mensongers. »

… Mais voilà, je suis bien placé pour savoir que oui, avoir la discipline de se lever tôt, bien manger et s’exercer, ça rend en forme et donne un physique agréable.  Alors peu importe ce que j’ai à dire contre cette BD, il reste qu’elle dit vrai.

Et c’est là que je me suis souvenu d’un truc, en tant que moi-même bédéiste.  Tout d’abord, dans les bandes dessinées, nous ne disposons que d’un espace limité.  Il faut donc y passer notre message de la façon la plus directe, afin qu’elle soit la plus efficace possible.  Voilà pourquoi il faut utiliser des symboles.  Ce qui symbolise le mieux l’exercice extérieur, que tout le monde peut faire, sans matériel d’entrainement?  La course à pieds.  Et ce qui symbolise le mieux l’exercice intérieur, que tout le monde peut faire, sans matériel d’entrainement?  L’exercice qui travaille au niveau du ventre, donc qui symbolise la minceur?  Les redressements-assis.  

Dans le même ordre d’idées, au sujet de la nutrition, le but était de comparer la qualité et la quantité de leurs déjeuners respectifs.  Ceci s’obtient par effet de symétrie, en les mettant l’un à la suite de l’autre.  C’est sûr que la BD aurait pu montrer l’athlète déjeuner à 5:00 tandis que l’épicurienne dort, et ensuite montrer l’épicurienne qui déjeune tandis que l’athlète s’entraîne encore.  Hélas, montrer leurs deux routines dans l’ordre chronologique aurait saboté l’effet comparatif recherché.

Quant à ma réflexion au sujet des points de l’apparence physique qui ne peuvent pas être embellis par l’entrainement, tels les gros seins (qui, au contraire, rapetissent à l’entrainement), le nez, les yeux les cheveux et la grandeur, j’avais juste oublié une leçon que j’ai moi-même donné dans un billet précédent: À partir du moment où tu as un corps athlétique, les gens te trouvent attrayant.  Le jeune Arnold Schwarzenegger des années 70, 80 et 90 en était le parfait exemple.  Même avec sa tronche de gorille, des millions de femmes le trouvaient beau, le croiriez vous?  

Mais ici, il ne s’agit pas de photos.  Ce sont des dessins.  Et comme je le dis plus haut, dans un dessin, pour éviter la surcharge graphique, il faut rester clair, donc passer une idée en quelques lignes.  Utiliser des symboles. Ainsi, la meilleure façon de démontrer la perception de beauté d’un corps en forme, c’était effectivement de donner à son visage des symboles de traits considérés comme étant attrayants.

Et même si cette BD est pleine de messages subtils qui nous donnent l’impression que le style de vie de l’athlète est de meilleurs qualité que l’épicurienne… N’est-ce pas un fait reconnu, que se lever tôt, bien manger et s’exercer donne un physique agréable ?  Alors pourquoi condamner une BD qui nous dit la vérité?  

La réponse à cette question est simple: Parce que lorsqu’une personne voudrait avoir un tel physique mais ne s’exerce pas, par manque de discipline, de volonté et de débrouillardise, ça lui remet ses propres travers en face.  Alors s’il est le moindrement orgueilleux, au lieu d’écouter le message, il va s’attaquer à la façon dont passe ce message, point par point, afin d’en démolir la crédibilité.  Bref, démontrer de façon théorique qu’il est impossible que ces gens puissent réussir, alors que leurs résultats concrets prouvent le contraire.

Et ça, c’est exactement la première chose que j’ai eu le réflexe de faire ce matin en lisant cette BD.  Réaliser ceci m’a fait comprendre quelque chose à mon propre sujet.  À part la fois ou je me suis improvisé un régime à base de privations en 2002-2003 (et dont les résultats n’ont pas tenus) je ne m’entraîne sérieusement que depuis les huit dernières années, soit depuis que j’ai trente-neuf ans.  Avant ça, moi aussi je méprisais les gens qui avaient un physique fort, attrayant et travaillé.  Je blâmais la génétique ou la nature, comme dans la dernière image de cette BD.  Ou alors je méprisais ceux qui faisaient l’effort s’entraîner, en les accusant instantanément de passer tout leur temps au gym, d’être obsédé par leurs corps, de n’avoir qu’un intellect de primate. En plus, j’adhérais à la pensée comme quoi tout gars musclé n’y arrive que par consommation de stéroïdes, avec les fâcheuses conséquences que l’on sait au sujet de la dysfonction érectile.  Exactement comme le fit jadis l’humoriste François Morency dans un de ses spectacles.

Je parlais d’Arnold tout à l’heure…  Il fut jadis l’homme au physique le plus développé de l’univers, et probablement de toute l’Histoire de l’humanité.  Il parle anglais et allemand.  En partant de rien, il est devenu un homme d’affaire prospère, devenant millionnaire avant même de commencer sa carrière cinématographique. Il a assez d’éducation pour gouverner l’état de Californie.  Seul le fait qu’il soit né en dehors des USA l’empêche d’accéder à la présidence.  Et maintenant, on connait sa forte libido qui lui a donné un fils hors-mariage.  Est-il idiot?  Non!  Est-il impuissant? Non! N’empêche que l’on se plaît à le penser.  Ça nous aide à se sentir moins inférieur.

Le problème ne réside pas dans le fait d’être devenu aujourd’hui ce que je méprisais hier.  C’est plutôt le fait que j’ai passé trente ans de ma vie, soit de mes neuf à trente-neuf ans, à mépriser les athlètes, les gens attrayant, et à prendre l’habitude de me trouver toutes sortes d’excuses afin de justifier le faible physique qui fut le mien avant ma quarantaine.  C’est le fait que je n’avais aucune raison pertinente de ressentir ce mépris.  J’étais juste lâche, ce qui m’a rendu envieux, ce qui m’a rendu jaloux, ce qui m’a rendu méprisant.  C’est la raison pourquoi, au lieu de mettre de l’effort pour m’élever au niveau des gens qui m’étaient supérieur, je trouvais plus facile de mettre de l’effort afin de les rabaisser plus bas que moi.  Et après trois décennies à me ranger du côté des losers frustrés, c’est devenu un réflexe acquis, qui se manifeste encore une fois de temps en temps.  

Et voilà pourquoi il est vrai de dire que les vieilles habitudes ont la vie dure, surtout lorsqu’elles sont mauvaises.   Huit ans de bonnes habitudes ne peuvent pas en faire disparaître trente de mauvaises.  C’est sûr que de faire un constat aussi négatif au sujet de ma personnalité profonde, ça me frappe dans mon orgueil.  N’empêche que c’est une bonne chose que j’ai pris conscience que cette mauvaise habitude était toujours en moi.  Ça va me permettre de me tenir sur mes gardes, et ainsi m’assurer de ne plus jamais y retomber.

Regarder derrière soi pour mieux aller de l’avant

Dans ta vie, il vient des moments dans lesquels continuer d’avancer devient trop pénible. Dans ce temps-là, les gens qui t’entourent te disent que tu ne dois surtout pas t’arrêter et encore moins regarder derrière toi. Eh bien moi, au contraire, je te dis: Arrête-toi un instant, retourne-toi, et prends le temps de contempler le chemin que tu as parcouru jusqu’à maintenant. Je te garantis que ta première impression sera la surprise de voir que tu as pu traverser tout ça. N’oublie jamais qu’avant d’être derrière toi, ce chemin a d’abord été devant toi. Inspire-toi de ce fait et réalise que si tu as eu la force de passer à travers ce parcours, c’est que tu as en toi celle requise pour affronter celui qui s’en vient. Fier de tes accomplissements, confiants de tes capacités, tu peux maintenant reprendre la route.

Ce texte m’est venu en tête alors que je l’ai vécu littéralement il y a quatre ans et demi. À l’époque, je m’entrainais à la course à pied car je planifiais participer au marathon de Montréal l’année suivante.  Nous étions au lendemain d’une tempête de neige dont les accumulations encore non-déblayées m’empêchaient de courir. J’ai donc décidé de marcher à allure forcée dans la neige qui, selon l’endroit, m’arrivait au mi-tibia ou à la mi-cuisse.  Ça renforce les muscles et brûle les calories, ce n’est donc pas du temps perdu. C’est en arrêtant, à bout de souffle et bien à contre-coeur, que ça m’est venu en tête. Comme la majorité des réflexions qui me viennent lors de mon entrainement, j’ai réalisé que ça pouvait s’appliquer à plusieurs différents aspects de la vie.

Les résolutions masculines de l’été.

C’est le printemps. Le beau temps arrive et vous voulez séduire cet été. Sauf qu’en vous regardant dans le miroir, vous comprenez pourquoi qu’à part le rhume, vous n’avez pas attiré grand chose depuis le début de l’année. Le bel Adonis de 18 ans que vous étiez jadis a aujourd’hui le double de son âge, mais aussi de son poids. Vous décidez alors de changer radicalement votre style de vie. Ça suffit, le niaisage! On se reprend en main.

Vous achetez un kit d’entraînement maison, vous vous inscrivez à un gym, vous suivez un régime végétarien, vous commencez à vous mettre au jogging, vous vous inscrivez à un salon de bronzage, vous achetez tout plein de supplément alimentaires en poudre pour smooties qu’utilisent les athlètes, vous achetez des rollerblades, toute une garde robe de sportif incluant short de cycliste, casque, protège coudes, protège genoux, gants, camisole Nike, et vous vous vantez d’avance à tous vos amis comment vous deviendrez une masse de muscles digne d’un dieu de l’Olympe en un rien de temps.

Premier mai
Vous vous exercez à fond. La vie est belle, la perspective de devenir Mr Univers est attirante, le moral est bon, rien ne vous semble impossible. Vous y allez fort.

2, 3 et 4 mai
Vous ne pouvez faire aucun exercice tellement vos muscles sont endoloris par les exercices du 1er mai.

5 mai
En attendant que vos muscles finissent de récupérer, vous décidez de vous mettre à la course à pieds. Vous sortez de la maison, vous virez à gauche au trottoir, vous allez droit devant vous et vous courez allègrement. Quatre minutes et deux rues plus loin, vous êtes obligé d’arrêter tellement vous n’en pouvez plus. Vous revenez à la maison en marchant tout en restant essoufflé tout le long du trajet.

Une fois reposé, vous décidez de ne pas rester sur cet échec et vous repartez de plus belle, cette fois en rollerblades. Vous partez, et revenez à la maison au bout de deux heures après avoir successivement failli tomber dans les escaliers en sortant, vous être accroché à presque tous les murs, piquets et poteaux de chez vous jusqu’à la rue, avoir foncé sur quatre personnes, deux autos stationnées et un mur parce que vous n’avez pas la moindre idée de comment est-ce qu’on freine sur ces engins de mort, être tombé sept fois dont quatre en essayant de tourner un coin de rue et enfin vous vous êtes étendu de tous votre long dans les escaliers alors que vous les escaladiez pour rentrer chez vous lorsque les roues se sont traîtreusement dérobées sous vos pieds. En plus de vous être meurtri et égratigné sur toutes les parties de votre corps non protégées, vous aurez mal au mollet pour les deux prochains jours.

7 mai
Vous allez à votre première séance de gym et vous vous sentez déjà humilié d’être le plus maigre de la place. Des bras, en tout cas, parce qu’au niveau du ventre, c’est l’inverse. Les appareils que vous voulez utiliser sont toujours pris et vous n’osez pas demander à ceux qui les utilisent de vous céder la place. Par contre, les autres ne se gênent pas pour vous dire que vous occupez un appareil qu’ils doivent utiliser maintenant. Vous sentant complètement hors de votre élément, vous ramassez vos affaires et quittez le gym sans même prendre de douche pour ne plus jamais y revenir. Dommage pour votre abonnement d’un an payé d’avance et non remboursable dans le cadre de leur spécial Abonnez-vous-pour-six-mois-et-obtenez-six-autres-mois-pour-la-moitié-du-prix-d’un-abonnement-d’un-an.

8 mai
Vous faites des exercices à la maison mais le cœur n’y est pas. De plus, votre régime végétarien vous laisse sur votre faim, ce qui joue sur votre humeur. Le soir venu, vous trichez pour la première fois votre régime végétarien.

9 mai
Quel régime végétarien?

10 mai
Ça y est, vous avez recommencé à manger comme avant. La seule chose qui change, c’est votre milk-shake aux suppléments alimentaire que vous continuez de vous faire 5 jours par semaine. Au prix que ça coûte, ce serait bête de gaspiller ça.

12 mai
Vous décidez de ne plus vous exercer avec votre gym maison que deux fois par semaines. Ayant l’habitude de charger vos haltères à la limite de ce que vous pouvez soulever, vous ne pouvez faire que des séances de 5 à 10 minutes avant épuisement total. Vous pourriez réduire le poids de vos appareils afin de vous exercer plus longuement mais votre orgueil vous l’interdit. Vous faites plutôt des efforts supplémentaires pour les soulever, en vous disant que vous finirez bien par vous adapter.

13 mai
Vos maux de dos, dus aux trop grands efforts de la veille que vous avez mis pour soulever vos haltères, vous forcent à cesser vos exercices pour les dix prochains jours.

23 mai
Vous constatez avec déception que douze séances de salon de bronzage plus tard, votre teint n’est toujours pas plus brun. Juste un peu plus rouge.

30 mai
Laitue, tofu, soja et autres légumes achetés en grande quantité au début du mois se retrouvent à la poubelle après avoir pourris dans votre frigo parce que intouchés durant les trois dernières semaines.

7 juin
Vous terminez vos vingt séances initiales de bronzage sans avoir bruni d’un poil, si ce n’est ce curieux hâle légèrement orangé que vous semblez avoir autour des yeux. L’employée du salon vous encourage à renouveler votre abonnement car, dit-elle, maintenant que votre épiderme s’est habitué aux rayons UV, vous devriez commencer à bronzer sous peu. Avec la désagréable impression que vous vous êtes fait arnaquer solide, vous lui répondez gentiment que vous repasserez vous réabonner dans la semaine. Vous ne le ferez jamais.

9 juin
Vous vous regardez dans le miroir de la salle de bain. Vous n’avez pas bronzé. Vos muscles n’ont pas grossis. Par contre les milk-shakes aux suppléments alimentaire combinés à votre régime normal vous ont fait prendre du ventre.

10 juin
Vous faites vos exercices pour la dernière fois ce mois-ci.

1er juillet
Votre déménagement vous montre une chose: Ces trois dernières semaines de paresse vous ont remis au niveau complètement-pas-en-forme dans lequel vous étiez avant le premier mai.

17 juillet
Maintenant que vous avez enfin fini de vous installer dans votre nouveau logis, vous vous accordez une pause en vous jurant de recommencer les exercices dès le premier aout.

Du 1er aout de cette année jusqu’au 1er juin de l’année prochaine
Vous refaites trois ou quatre tentatives de reprise des exercices dont la plus longue ne dépasse pas deux semaines.

14 juin l’an prochain
Vous faites une vente de garage où vous tentez de vendre votre kit d’entraînement maison, vos rollerblades, et votre garde robe de sportif incluant short de cycliste, casque, protège coudes et genoux, gants et camisole Nike. Vous arrivez à vendre le quart de votre matériel et vous récupérez ainsi le 3/100e de l’argent que vous avez investi dans votre forme il y a un an. Vous êtes obligé d’emporter ce qui reste de votre équipement lors de votre déménagement. Ça ira encombrer vos placards pour les années à venir, ce qui vous rappellera votre échec à faire de l’exercice à chaque fois que vous mettrez les yeux dessus

Victime ou victimisation?

Il y a des moments dans la vie où les gens sont victimes de problèmes qui sont parfois le fruit du hasard, parfois sont causés par autrui, et parfois par soi-même. Parfois ces obstacles peuvent être surmontés et contournés, et parfois il n’y a vraiment rien à faire pour arranger la situation. Or, dans ce dernier cas, la victime se retrouve exposée au jugement brutal et sans appel de trois genres de personnes qui ne savent pas faire la différence entre être victime et faire dans la victimisation :

  1. Les gens mesquins qui cherchent volontairement à rabaisser les autres. Ils profitent donc de cette opportunité pour affirmer que si l’autre est victime, c’est parce qu’elle cherche à l’être.
  2. Les gens de bonne foi, mais qui ont été trop conditionnés à croire que quand on veut, on peut, et ce dans toutes les situations.  Ceux-là ne se sont que rarement, sinon jamais, retrouvés dans la situation de la victime.  Alors même s’ils sont sincères, ils sont un peu mal placés pour juger.
  3. Les winners de naissance à qui tout réussit, même ce qu’ils n’essayent pas (comme mon ex bon copain Carl) et qui sont donc incapables de comprendre que ce n’est pas toujours le cas pour les gens normaux.

Eh bien moi, j’ai deux exemples vécus pour vous montrer la différence :

EXEMPLE DE VICTIMISATION : La fille qui cherche à se faire rabaisser.
Il y a quelques années, lorsque je me tenais encore sur des forums et sites de conversations, je me suis fait approcher par une fille de la moitié de mon âge qui était le sosie presque parfait de Kaceytron.

Vous connaissez le cliché comme quoi les jeunes filles recherchent leur père dans les hommes plus vieux? Elle ne cachait pas que c’était le cas, car elle me disait qu’elle aurait bien aimé avoir un père dans mon genre. Ainsi, notre relation est devenue amicale, et ce au-delà du net, sans qu’il soit question d’amour ou de sexe.

Un jour, alors qu’elle annonce un truc sur son mur de Facebook (je ne me souviens plus quoi), je laisse en commentaire que je suis fier d’elle. Elle m’écrit alors en privé en me demandant pourquoi. Peu importe ce que je lui répondais, elle trouvait toujours à redire, à contrarier, à contredire. Et elle a ramené le sujet les quatre jours qui ont suivi, toujours dans le même but : Me dire qu’elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi j’en étais fier. Il faut dire qu’elle avait quelques problèmes d’estime de soi, ce qui, comme il arrive trop souvent, la portait à surcompenser au niveau de son apparence.  La nature l’avait gâtée car elle avait un très joli visage, ainsi qu’une paire de seins à faire baver d’envie ceux qui sont friands de ce genre d’atouts.  Elle mettait beaucoup de travail dans son look et son sex-appeal.  Son FB avait un grand nombre d’albums photos contenant une quantité incalculable de selfies.

Avec le temps, prenant peu à peu du poids, ses photos étaient de plus en plus souvent prises de haut, truc classique pour dissimuler le double menton tout en mettant plus en évidence sa poitrine au décolleté plus que généreux.  Elle maîtrisait si bien cette technique amincissante que la dernière fois que je l’ai vu en personne, j’ai d’abord cru qu’elle m’avait envoyé sa soeur obèse. Elle avait l’air de peser un bon 25 kilos (55 lbs) de plus que sur ses photos pourtant récentes.

Quelques jours plus tard, elle poste un nouvel autoportrait particulièrement réussi.  J’y écris un commentaire.  Mon but était de la complimenter sur la qualité de la photo et sur son sens photogénique.  Hélas, écrivant sans trop réfléchir, ça a donné: « Wow!  Cette photo est vraiment superbe.  Pourquoi est-ce que tu ne parais jamais aussi bien quand on se voit? »  À peine ais-je posté mon commentaire, je constate mon erreur: Ce que je voulais être un compliment sur la photo, ça sonne plutôt comme une insulte sur son apparence véritable.  J’efface et je réécris un nouveau commentaire, celui-là plus gentil. C’est à ce moment qu’elle m’écrit, et que nous avons un court échange qui ressemble à ceci:

ELLE: WTF!??????????
MOI: Oui, mon commentaire sous la photo…  Je viens de l’effacer.
ELLE: Trop tard, j’ai fait une capture d’écran
MOI:  J’ai juste voulu complimenter la photo mais ça a mal sorti.  Je suis en train de t’en écrire un autre.
ELLE: Non! Quand on écrit des niaiseries, faut les assumer!

Sur ce, elle poste la capture d’écran sur son mur de FB.  On y voit sa plus récente photo avec mon commentaire dessous.  Et elle a écrit, pour accompagner cette image: COMMENT VOUS TROUVEZ ÇA COMME COMMENTAIRE, VOUS AUTRES?  Quelques secondes plus tard, je commence à me faire démolir par ses contacts.  J’étais en aberration devant un tel comportement.

  • Je la complimente en disant que j’en suis fier? Elle est tellement incapable de se faire à l’idée, qu’elle s’acharne pendant cinq jours à  essayer de me démentir.
  • Je l’insulte par accident? C’est tellement important pour elle qu’elle refuse de croire à une erreur, s’empresse de garder une copie de l’insulte afin qu’elle ne disparaisse jamais, expose la chose publiquement, et y attire l’attention de tous.

C’est là que j’ai compris que son but n’avait jamais été de sortir de son statut de victime.  C’était au contraire de tout faire pour y rester afin de pouvoir s’en plaindre.  Cette fille faisait dans la victimisation pure et simple. Je comprenais un peu mieux maintenant certaines choses que j’avais lu sur son mur de Facebook.  J’ai alors compris que cette fille était une cause perdue.  Tous mes efforts pour la remonter ne me rapporteraient de sa part que des obstacles et du mépris.  Je l’ai donc bloquée de partout et on ne s’est plus jamais reparlé.

EXEMPLE DE VICTIME : Le gars qui ne peut pas courir.
Oui, je parle de moi, mais il y a une raison pertinente au-delà du simple narcissisme, et c’est que j’ai été trop souvent jugé comme faisant dans la victimisation alors que ce n’était pas le cas.  Et ceci est l’exemple le plus récent et le plus parfait pour exprimer ce point.

J’ai passé toute ma jeunesse à être nul en gym.  À l’école, une fois, il y avait eu une course à pied, un petit 100 mètres, auquel participaient les élèves des quatre classes de cinquième, et je suis arrivé l’avant-dernier, devant Manon la fillette rachitique.  Trente-cinq ans plus tard, soit en décembre 2010, j’ai décidé de prouver qu’avec de la bonne volonté, il y a moyen de venir à bout de nos pires obstacles.  Je me suis mis à la course à pied dans l’espoir d’un marathon.  En un seul mois, du 4 décembre 2010 au 4 janvier 2011, j’ai grandement amélioré mon cardio et j’ai perdu 13 lbs.

Moins d’un an plus tard, comme je l’explique dans mon billet Rouler avec les coups, les efforts que j’ai mis à m’entrainer à la course m’ont fait développer une fasciite plantaire aux deux pieds, me handicapant pour la vie, m’obligeant à marcher avec des orthèses, me forçant à renoncer à la course à pied pour toujours.  Et comme je le dis dans Les trois raisons possibles de l’échec, c’est un obstacle qu’il m’est impossible de contourner.  Je n’y peux rien si je suis né avec les jambes et les pieds croches, je n’y peux rien si ça n’a jamais été diagnostiqué avant, et je n’y peux certainement rien si ça m’empêche de courir.

Si je faisais dans la victimisation, je verrais dans cette situation l’opportunité parfaite de prouver aux autres, dossier médical à l’appui, que ça ne me sert à rien de faire des efforts pour sortir des sables mouvants de mon loserisme, parce que tous mes efforts ne font que m’y enfoncer encore plus.  Ou pire encore: Histoire de faire accroire que je suis courageux et déterminé, je m’acharnerais à courir malgré mon handicap, ce qui ne ferait que l’aggraver, ce qui finirait par m’empêcher de me tenir debout, ce qui me rendrait inapte au travail.  Je passerais donc le reste de mes jours en fauteuil roulant, à vivre de prestations du BS, à me lamenter sur mon sort.  je serais néanmoins fier d’être dans une situation dans laquelle personne ne pourrait dire que mon loserisme est de ma faute car jamais je n’ai manqué de courage et de détermination dans la poursuite de mon but. J’aurais même l’excuse parfaite pour ceux qui me diraient que j’ai été stupide de m’acharner: Répondre « Ne me blâme pas, blâme ceux qui m’ont poussé à persévérer en affirmaient que mon handicap aux pieds n’était une excuse bidon pour ne pas courir. » 

Mais voilà, je n’ai jamais fait dans la victimisation.  Je suis simplement une victime. Victime d’un état physique naturel contre lequel personne ne peut rien.  Je ne peux pas courir? Soit! Mais ça ne veut pas dire que ça m’oblige à renoncer à l’entrainement cardio. Depuis mon dernier anniversaire, le 21 juillet dernier, j’utilise les moyens à ma disposition pour me remettre en forme: Un jour sur deux, je vais dans les escaliers de secours de mon building de 22 étages et je monte le plus de marches que je peux.  Puis, je profite de la piscine pour y faire le plus de longueurs qu’il m’est possible.  Contrairement à la course à pied, ce sont des exercices sans impact, et ils me travaillent le corps au complet au lieu de seulement les jambes.  Ce matin après 10 jours, j’ai plus que doublé le nombre d’étages et de longueurs que je faisais le premier jour, et j’ai déjà perdu 4 lbs.

Et la voilà la différence entre la victime et la victimisation. La victime trouve le moyen de surmonter et/ou contourner les obstacles que les gens et la vie lui impose, quitte à abandonner et repartir à zéro d’une autre manière.  La victimisation, par contre, consiste à rechercher les obstacles qui lui font échec, s’y arrêter et ne rien faire d’autre que s’en plaindre.

Pas obligé de rester loser, 2e partie: Tout passe par le physique

Dans le billet Autopsie du Loser, la description physique de ce dernier est en ces termes:  Le Loser est né avec un physique défectueux.  Il est ou bien trop grand, ou trop petit, ou trop maigre, ou trop gros, ou trop laid, ou juste trop plain. Il rêve du jour où il sera beau, grand et fort. Étant pauvre, il ne peut se permettre de s’inscrire à un gym ni de s’acheter de l’équipement. Il ne peut donc que se contenter d’en rêver.  Le loser a quelquefois fait des push-ups ou bien des haltères en cachette mais le plus longtemps qu’il en a fait avant d’abandonner fut deux mois.  Le loser qui arrive à s’acheter de l’équipement sportif le laisse prendre la poussière au bout de quelques semaines et n’y retouche plus, sauf lors de déménagements. Et quand le Loser peut se permettre un abonnement d’un an au gym, il y va à tous les jours lors des deux premières semaines, puis trois autres fois pour le reste de l’année, avant d’abandonner définitivement. C’est cet aspect que nous allons attaquer aujourd’hui.

Il y a vingt ans, j’avais plein de défauts.  En vrac:

  • Aucune confiance en moi-même.
  • Loser.
  • Reject.
  • Orgueilleux et vaniteux.
  • Maigre et laid. Il y a des gars à qui la maigreur leur va bien, moi ça me déforme la face et me rend la dentition chevaline.
  • Jaloux et envieux.
  • Frustré de la vie.

C’est en faisant une liste de ce qui n’allait pas chez moi que je me suis rendu compte que ces défauts pouvaient se diviser en 3 catégories:

A) Les défauts physiques:
Laid parce que trop maigre, épaules tombantes, le tonus musculaire d’un lombric dystrophique, peu d’énergie, peu de force physique, peu de résistance à l’effort.
B) Les défauts sociaux:
Pas de travail, pas de chance, pas d’amis, pas d’amoureuse, donc pauvre, loser et reject.
C) Les défauts de la personnalité:
Jaloux, envieux, frustré, avec zéro confiance en moi et en mes capacités. En plus d’être orgueilleux et vaniteux malgré le fait que la vie ne m’avait rien donné pour être ni l’un ni l’autre.

C’est en observant cette liste que j’ai constaté un fait troublant. La majorité de la liste C, mes défauts de la personnalité, étaient causés par la liste B, mes défauts sociaux, qui à leur tour étaient causés par la liste A, mes défauts physiques. Car en effet, être maigre, faible et laid, c’est ce qui fait que personne ne veut de moi, ni comme petit ami ni comme employé. C’est ce qui fait de moi un gars pauvre et rejet, donc loser. Par conséquent, ça me rend envieux et jaloux des autres à qui on donne volontairement tout ce que l’on me refuse.

Donc, la source de tous mes malheurs, à la base, c’était parce que je n’avais pas un physique attrayant.

En vérité je vous le dis: C’est l’apparence extérieure qui compte en premier! On a beau dire que c’est l’intérieur qui importe le plus, ça ne change rien au fait que c’est ton extérieur que les gens voient en premier. Et c’est ça qui détermine s’ils ont envie de le connaitre ou non, ton intérieur. C’est une vérité que l’on cherche toujours à cacher, à nier, à contrarier, parce que c’en est une qui va à l’encontre de ce que l’on voudrait que les choses se passent. Il reste quand même que c’est un fait. La preuve: Nous avons tous constaté au moins une fois dans notre vie qu’aux yeux de plusieurs filles, les beaux gars ont toutes les qualités.

Au bout du compte, nos options se limitent à trois choix:

  1. Continuer de chialer comme quoi ces gars-là ont tout et que c’est pas juste.
  2. Mépriser ces gars-là, et mépriser encore plus ceux et celles qui les aiment.
  3. Faire l’effort requis pour devenir l’un de ces gars-là, et ainsi obtenir les mêmes avantages qu’eux reçoivent.

On est TOUT ce que l’on est!
Chaque personne est, à la base, constituée de la somme de ses côtés positifs et ses côtés négatifs. Cependant, on a beau essayer de se faire accroire au Power of Love, c’est plus souvent dans les côtés négatifs de la personnalité que se retrouve la volonté (le mental) et l’énergie (le physique) qui pousse quelqu’un à se lever de son cul pour agir.

Prenons comme exemple les pires défauts de la personnalité qui existent en amour, et qu’heureusement je n’ai jamais eu: La jalousie et la violence.

La jalousie va pousser un homme à sortir de chez lui pour espionner sa copine à toute heure du jour et de la nuit, alors que d’habitude c’est le genre à protester lorsqu’il a à sortir pour aller acheter un truc au coin de la rue.
La violence va le pousser à faire un effort physique contre la fille alors qu’il n’utilise jamais sa force physique, ni dans un boulot qui demande de forcer, ni en faisant du sport.

Les défauts sont-ils obligés d’être des défauts?
C’est là que je me suis posé la question suivante: Et si, au lieu d’essayer de se débarrasser des défauts de notre personnalité comme le voudrait une société trop bien-pensante, on les accepterait plutôt comme étant partie intégrante de soi-même? Mieux encore: Et si on utilisait plutôt toute l’énergie physique et mentale contenue dans nos défauts pour l’investir dans quelque chose de positif?

Je suis orgueilleux et vaniteux? Ok alors, voilà ma source de motivation mentale pour changer mon apparence. Je suis jaloux et envieux du physique des gars qui plaisent? Voilà la source de ma motivation physique pour faire de l’exercice. Je suis frustré d’avoir été rejeté par des filles qui disaient préférer des bons gars comme moi, mais qui s’en allaient toujours vers des gros machos violents qui auraient pu m’envoyer à l’hôpital d’une pichenette? Voilà ma source de rage, ce qui me fournit en énergie, qui me pousse à aller toujours plus loin, à faire de plus en plus d’efforts.

On connait tous le proverbe « À quelque chose malheur est bon« . Ça signifie que l’on peut tirer du positif de n’importe quoi, même les pires négativités de notre existence. La preuve: C’est avec de la merde que l’on fait du fumier, le fumier est un engrais, et quelle est la fonction de l’engrais? Faire pousser, aider à grandir. Oui, bon, à condition d’être végétal, mais vous voyez l’idée.  Orgueilleux, vaniteux, jaloux, envieux et frustré. Cinq traits de caractère qui auraient pu me pousser à commettre des gestes négatif envers mon entourage et moi-même. Cinq défauts qui auraient pu me détruire. Je les ai plutôt utilisés pour me construire.

Aujourd’hui, vingt ans après mon constat de loserisme, je suis dans la meilleure forme physique de ma vie. Peu après avoir commencé à utiliser mes défauts pour me prendre en main, les filles ont commencé à me trouver regardable, les gars ont cessé de me mettre dans leur liste de victimes faciles, j’ai cessé d’être repoussé, et on m’a offert volontairement des postes de travail que je n’arrivais pas à obtenir quand je les voulais. Quand les autres ont confiance en tes capacités, tu finis par gagner toi-même de la confiance en soi. N’ayant plus de raisons d’être jaloux, envieux et frustré, j’ai cessé de l’être. Comme quoi c’est exactement le contraire de ceux qui disent qu’il suffit d’avoir confiance en soi pour réussir. Faut plutôt commencer par réussir afin d’avoir confiance en soi. Et pour ça, faut travailler.

Aujourd’hui, de toute ma longue liste de défauts qui m’empoisonnaient l’existence, les seuls qui me restent encore, c’est mon orgueil et ma vanité. Mais puisque c’est de mon orgueil et de ma vanité que je tire l’énergie de faire ce que j’ai à faire pour grandir et avancer dans la vie, autant socialement que physiquement que psychologiquement, est-ce qu’on peut encore parler de défauts?

Ayant derrière moi vingt ans à expérimenter diverses façons d’améliorer mon physique, je suis à même de répondre à vos questions et objections, telles que..:

Je n’ai pas d’équipement de gym. Regarde autour de toi.  Tu es entouré d’objets de poids variés. Utilise-les!  N’aie pas peur du ridicule, personne ne te regarde.
Je ne sais pas comment m’exercer. Youtube est plein de vidéos dans lesquels des entraineurs démontrent des techniques d’exercice.
Je n’ai pas le temps de m’exercer. On trouve toujours le temps quand on le veut vraiment. Remplace les véhicules par la marche et le vélo sur les courtes distances.  Prends les escaliers au lieux de l’escalier mobile.  Monte le plus d’étages que tu le peux avant de prendre l’ascenseur. Laisse tes bras en L pour travailler les biceps lorsque tu tiens quelque chose de lourd. Même lorsqu’il allait au cinéma, Bruce Lee trouvait le moyen de s’exercer, en agrippant les accoudoirs, comprimant, tirant, poussant.  Tout est là pour toi, il faut juste que tu ouvres tes yeux et ton imagination.
Je suis gros. Mange moins, mange mieux, et entraine-toi.
Je suis maigre. Mange plus, mange mieux, et entraine-toi.
C’est quoi ça, « manger mieux?«  Google est ton ami. Demande-lui.
Est-ce que les régimes miracles fonctionnent? J’en ai testé, et la réponse est non. Voir ma série de billet sous Undersize me.
Tripler ma masse musculaire ne va certainement pas aider à séduire, avec ma gueule de gorille. Et Arnold Schwarzenegger dans sa jeunesse, il avait une belle gueule, peut-être!?
Pourtant, j’ai lu dans une édition du magazine Muscles & Fitness une anecdote datant de l’époque où il s’entrainait pour les compétitions Monsieur Monde / Monsieur Univers / Monsieur Olympia, donc pendant sa période pré-Hollywood, alors qu’il était encore inconnu du grand public:  Lorsqu’il passait en décapotable dans les rues de Los Angeles, il se faisait siffler par des piétonnes qui remontaient leur gilet, lui montrant leurs seins.  C’est que quand on a un physique athlétique, le visage n’a plus tellement d’importance pour séduire. Pourquoi? Parce que ça montre au gens, au premier coup d’oeil, que tu es une personne forte, déterminée, disciplinée, courageuse,  qui n’a pas peur du travail.  Bref, rien que des qualités.  Et le plus beau, c’est que tu n’as même pas besoin d’aborder les gens pour leur faire savoir que tu as ces mérites puisque ça se voit tout seul.
Qu’est-ce qui a le mieux fonctionné pour toi? Trois choses:

  • Les pompes (push-up).  Au boulot, j’allais m’enfermer aux toilettes à toutes les heures pour en faire le plus possible.  En 6 mois, j’ai passé de 5 à 110.  Ça a vraiment développé mes épaules.
  • Tout travailler à la fois.  Les premières années, je commettais l’erreur de ne travailler que les bras.  Les résultats étaient là, mais étaient moindre.  Le progrès ne s’est vraiment fait voir qu’à partir du moment où j’ai travaillé tout le corps à la fois.  Je ne vois pas la logique mais je ne peux nier les résultats.
  • La course à pied. En quatre mois d’hiver à courir quotidiennement, j’ai passé de pouvoir courir 200 mètres à 5 km ininterrompus, j’ai rajouté de la masse à mes cuisses, amélioré mon rythme cardiaque, amélioré ma concentration et mon humeur, et perdu 22 lbs (9.97903214 kg).  Si j’avais su ça quand j’étais encore étudiant, j’aurais pu passer de zéro à héros en classe de gym dès que serait revenue la saison des sports d’été en joignant l’équipe de soccer/football, ce qui aurait fait de moi un sportif admiré et apprécié, ce qui aurait complètement changé ma vie sociale.

Pour le reste des détails et voir comment ça s’est passé pour moi, consultez les billets de la série Mise en forme.

Je termine en répondant à un message que j’ai eu me demandant si je faisais de la consultation personnelle afin d’aider les autres.  La réponse est non car comme je le dis dans Ma Philosophie: Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.  C’est donc à partir de maintenant que se fera la distinction entre la personne déterminée à réussir, et le vrai loser qui ne fera rien.

à suivre

Ajuster ses résolutions du nouvel an. Ou: Cesser de penser négatif.

À chaque année, c’est la même chose:  On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se trouver un chum/ une blonde.
  • Avoir une bonne job.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre. (Si on est artiste)

… et à chaque année, on est déçu de ne pas avoir réussi.  Mais ce n’est pas grave, une nouvelle année s’en vient.  Cette fois, c’est dit: On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se trouver un chum/ une blonde.
  • Avoir une bonne job.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre.

Vous savez ce qui ne va pas dans ces résolutions?  Très simple : Ce ne sont pas des actions.  Ce sont des résultats d’actions. Voilà pourquoi ça ne marchera pas plus cette année que l’année d’avant.

Vous ne voyez pas la différence? Ok Précisons : Si je vous dis : Perds du poids! Maintenant!  Là! Tout de suite!  Vas-y!  Go! Envouèye, maigris! Êtes-vous capable faire ça sur commande? Non!  Par contre, si je dis :  Fais du jogging!  Vous pouvez vous lever et courir immédiatement.  Si je dis Mange moins et mange mieux.  Vous pouvez vous préparer sur le champ un truc bon pour la santé et n’en manger qu’une portion raisonnable.

Ça parait simple, anodin, voire ridicule comme ajustement.  Pourtant, c’est ce petit changement qui va faire toute la différence. Voyez plutôt: Si votre focus est de perdre 20 lbs, alors ça prendra 2, 3, 4, 5 mois avant de pouvoir enfin ressentir la satisfaction. D’ici à ce que vous atteigniez votre but, vous risquez de trouver le temps long, ce qui augmente les possibilités d’abandonner en chemin. Par contre, si votre but est de faire du jogging trois fois par semaine, alors ce sera trois fois par semaine que vous ressentirez la satisfaction de l’avoir atteint. Focussez sur bien manger, et vous ressentirez en plus cette même satisfaction trois fois par jour.  Non seulement la satisfaction d’avoir atteint son objectif est quotidienne et multiple, la perte de poids n’est plus qu’un effet secondaire, un  bonus qui se rajoute à tout le positif que l’on a déjà vécu. Avouez que c’est pas mal plus encourageant comme ça.

Pour rester dans le sujet de la perte de poids: Il y a un autre truc qui nous décourage toujours un peu au niveau du subconscient : Le mot perdre De tous les temps, dans tout ce qu’il entreprend, l’être humain cherche à réussir.  Aussi, le concept de perdre, c’est contre-nature pour lui.  Normal, le mot perdre est associé à un nombre incalculable d’expressions toutes aussi négatives les unes que les autres: Perdre son travail, perdre son argent, perdre sa blonde, perdre ses clés, perdre son portefeuille, perdre son chemin, perdre son temps, perdre un match, perdre la partie, perdre la raison, perdre la face, etc.  Dans la vie, il n’y a pas plus grande honte que d’être étiqueté comme étant un loser, un perdant. Voilà pourquoi c’est le qualificatif le plus populaire chez ceux qui dénigrent les autres: Dans une société basée sur la réussite, se faire traiter de perdant, c’est l’insulte suprême.  Alors qu’on le veuille ou non, même s’il est suivi des mots du poids, quand le premier mot de notre but est perdre, il ne faut pas être surpris que ce but soit rarement atteint.  Et quand on échoue à perdre, on est doublement loser.

Et si on focussait plutôt sur gagner? Et si au lieu de guetter notre perte de poids, on constatait plutôt que l’on gagne de bonnes habitudes alimentaires?  Que l’on gagne de bonnes habitudes de vie? Que l’on gagne un meilleur rythme cardiaque? Que l’on gagne des muscles? Que l’on gagne quelques mètres de plus à chaque fois que l’on court? Que l’on gagne de la vitesse?

Mieux encore: Au lieu de compter à rebours, pourquoi ne pas aller de l’avant? Par exemple, pour rester dans le sujet de la course, admettons que votre but est de courir non-stop sur une distance d’au moins 200 mètres.  La majorité vont focusser sur leur fin de course de cette manière: « Plus que cinq mètres… Quatre… Trois… Deux… Un… Zéro! »  Agir ainsi est une erreur, et ce pour trois raisons:

  1. Vous ne gagnez pas de la distance pour arriver vers votre objectif de deux-cent mètres.  Au contraire, vous partez de votre objectif de deux-cent mètres et vous en perdez. Vous partez donc sur une note négative.
  2. Peu importe la distance que vous arriverez à parcourir, que ce soit deux-cent mètres ou vingt kilomètres, compter de cette façon fait qu’au bout du compte, vous arrivez toujours à zéro. Mettre autant d’effort pour toujours être à zéro, ça diminue le sentiment d’accomplissement. Un sentiment que vous gagneriez si, au contraire, vous vous voyiez évoluer, de deux cent mètres à vos débuts à vingt kilomètres quelques mois plus tard.
  3. Zéro, ça vous force à arrêter, et ce même si vous avez l’énergie d’aller plus loin. Normal, vous n’allez quand même pas continuer en disant « Moins un, moins deux, moins trois… » Zéro est donc une limite que vous vous imposez.  Mais si vous comptez à partir de zéro, et que vous arrivez à deux-cent, alors rien ne vous empêche de dépasser vos limites en faisant deux-cent dix, deux cent vingt, deux-cent-cinquante mètres. Il faut reconnaître que ça améliore la performance, et surtout le résultat.

Bref, tout ça pour dire que la meilleure façon d’atteindre ses objectifs, c’est non seulement de savoir choisir l’action plutôt que le résultat, il faut également agir de façon positive. Et ça, c’est aussi vrai pour l’amaigrissement que pour n’importe quel autre objectif de vie.

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