30 gars typiques de sites de rencontres.

La plupart de mes lecteurs étant des lectrices, je me suis souvent fait demander par celles-ci de répertorier le genre de gars que l’on retrouve sur les sites de rencontres. En particulier ceux qui ont un comportement peu appréciable. Voici donc, à la demande générale, 30 gars typiques de ce genre de sites:

1- Le Copieur-Colleur
Il t’a envoyé un mot gentil et tout plein de compliments? Bien! Est-ce qu’il y a au moins une chose dans son message qui te décrit personnellement? Ne serait-ce que ton nom? Non? Dans ce cas, les chances sont grandes qu’il t’a juste copié-collé le même message qu’il a envoyé à un grand nombre de filles. Tu peux t’en rendre compte assez vite quand tu en parles à tes amies du site, et qu’elles te disent qu’elles ont reçu exactement le même message du même gars.

2- Le CONtre-Argumenteur
Pas besoin d’avoir mis des photos sexy sur ton profil.  Le simple fait d’être de sexe féminin suffit pour attirer cet excité du gland qui va vite te suggérer d’allumer ta cam pour lui montrer tes seins ou ton entrecuisse. Tu déclines?  Il insiste, d’abord gentiment. Puis il va te demander pourquoi tu refuses. À chaque argument que tu sors, il aura un contre-argument car à ses yeux aucune de tes raisons de lui refuser n’est bonne. Et il va insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et il va se montrer très déçu que ton non ne se transforme pas en oui et il va conclure en tentant de discréditer publiquement sur ce qui, pour lui, est un manque de cohérence de ta part, avec des phrases du genre de « Mais kess’tu fous sur un site de cul si tu veux pas le montrer?  »

3- Le Jeckyl et Hyde
Il est vrai que l’amour et la haine sont des sentiments très près l’un de l’autre. La preuve: Ce gars-là va t’approcher en parfait gentleman respectueux et irréprochable. Puis, il va te faire tout plein de compliments: Tu es gentille jolie, intéressante, intelligente, etc. Et si tu as un surplus de poids, aucun problème. Bien au contraire, il sait apprécier la beauté des femmes bien en chair et ne se gène pas pour te le dire. Voici le moment où il te sens mure pour recevoir ses propositions sexuelles. Mais voilà, le gars ne te plaît pas, alors tu déclines.  Peu importe la raison que tu lui donnes pour refuser ses avances, le fait est que tu refuses ses avances. Et ça, il ne le prend pas. Il change alors complètement son opinion sur toi, te disant que tu n’es qu’une  grosse vache laide à en vomir qui devrait le remercier à genoux d’avoir daigné s’abaisser à t’accorder son attention. Le bout un peu étrange, c’est qu’il va te traiter de salope parce que tu refuses d’avoir du sexe. Mais bon, quand on est frustré, on ne regarde pas à la logique de nos insultes.

4- Le ContraDictateur
Sa fiche dit qu’il s’agit d’un couple bi de 60 ans qui habite Québec et qui recherche une femme bi de 30-60 ans, de leur région, pour trips de sexe. Ta fiche dit que tu es une femme hétéro de 25 ans de Montréal, qui recherche une relation sérieuse avec un homme de Montréal dans la vingtaine. Il te contacte pour une soirée de sexe. Tu déclines en lui expliquant qu’ils ne sont pas ce que tu cherches. Il insiste. Tu lui dit que, selon leur fiche, toi non plus tu n’es pas ce qu’ils cherchent. Il te répond que seuls les fous ne changent pas d’idée, et continue d’insister. Donc, non seulement il insiste malgré le manque total de compatibilité entre vous, ils se permet de te traiter de folle.

5- Le cunnilinguiste

La toute première chose qu’il te dit sur le site (ou la deuxième, s’il a la patience de te saluer avant), c’est « J’aimerais te manger la chatte!  »  Il ne faut pas s’en étonner. C’est que nous autres, les gars, avons maintes fois entendu des filles se plaindre que leurs partenaires passés et/ou présents n’aiment pas leur faire plaisir oralement. On en vient donc à la conclusion logique qu’offrir la chose, c’est la baise assurée.  Et lorsqu’il essuie un refus, il est totalement confus.  C’est qu’il n’arrive pas à comprendre que même quand une fille a une folle envie de se faire servir oralement, ça ne signifie pas pour autant qu’elle est prête à laisser n’importe quel inconnu le lui faire.  Ceci dit, lorsqu’un gars utilise cette suggestion comme première approche, c’est surtout parce qu’il se doute bien qu’il n’a pas grand chose d’autre pour réussir à plaire. 

6- Le Drogué Raide

Ça, c’est le gars qui t’approche en te disant « Hé, ça te dit de baiser toute la nuit? J’ai pris du Viagra et/ou de l’XTC et j’en ai pour une semaine à avoir la pine d’acier!  » Comment voulez-vous que la fille se sente excitante et désirée si la première chose que lui dit le gars est qu’il a besoin de se doper pour se la garder raide avec elle? Turn-off total.

7- L’Analpha-Bête
Dragueur que l’on nomme ainsi ou bien parce qu’il ne sait pas lire, ou bien il est trop bête pour comprendre quand tu dis sur ton profil ne pas chercher quelqu’un comme lui.

8- Le Membre Fantôme
Un jour, un membre dont  tu n’as jamais entendu parler avant t’écrit en privé qu’il te trouve intéressante et aimerait bien te connaître plus. Tu visites son profil, histoire d’en savoir plus. Il n’a pas de photo, son nombre de messages dans la place est de zéro, et il y est membre depuis trois ans et demi. WTF?

9- L’Amoureux Instantané
Il commence par t’envoyer un mot gentil et amical, et il va rester gentil et amical jusqu’au moment où vous aller passer aux conversations privées.  Il passe alors d’amical, à dragueur en blagues, à dragueur de moins en moins en blagues, à totalement amoureux full-accro qui te supplie de le rencontrer, et ce moins de 48 heures après votre premier contact.

10- Le Tape-d’une-main
Vous échangez de façon courtoise pour une période pouvant aller de quelques minutes à quelques heures.  Puis, il te révèle qu’il n’a pas cessé de se branler tout le long de votre conversation, malgré le fait que tu n’as rien fait d’autre que de lui parler de ta journée au boulot et de ce que tu prépares pour souper.

11- Le Respectueux Extrémiste

Ça, c’est le gars qui s’est rendu compte que beaucoup de femmes se plaignent que les gars ne respectent pas leurs limites. Par conséquent, il croit avoir trouvé la formule pour être un gars parfait: Le Respect! Il n’arrête jamais d’attirer l’attention sur le fait qu’il va toujours rester à sa place et que jamais il ne forcera une femme à faire quoi que ce soit car il est respectueux, lui. Le problème, c’est que puisque son respect est juste une façade qu’il se donne pour séduire, il ne sait pas où s’arrêter. Alors si une femme lui fait des proposition, il va les décliner, en rajoutant fièrement qu’il refuse par respect pour elle. Il aura bien du mal à comprendre pourquoi, suite à cette douche froide, elle s’éloigne de lui, puisqu’il l’a pourtant toujours traitée avec respect.

12- Le Malléable
Ça, c’est celui qui prendra n’importe qui, de n’importe quel site, habitant n’importe où, voulant n’importe quoi, n’importe quand. Au lieu de se décrire tel qu’il est, il te dira plutôt ce qu’il n’est pas: Il n’est pas jaloux, il n’est pas drogué, il n’est pas infidèle, bref, tous les défauts que les femmes détestent chez les hommes, il ne l’est pas. Il va te poser tout plein de questions sur tes goûts et activités, de façon à pouvoir s’y conformer en répondant « Je suis pareil!  », chose qu’il n’aurait pas pu prétendre s’il s’était décrit en premier. Ça ne l’empêchera pas d’affirmer que tu es spéciale pour lui car il n’est pas désespéré.

13- L’ÉnerVantard
Tout ce dont il parle, c’est he, himself and him. Il a tout vu, il a tout fait, et beaucoup mieux que les autres. Il ne dialogue pas avec toi, il monologue!  Il est tellement pris dans sa mission de t’éblouir qu’il se fout complètement de ce que toi tu as à dire.

14- Le ProfessioNul
Les femmes et le sexe, il connait ça! Il a tout lu, tout étudié, et tout appris pour devenir l’amant parfait, et a utilisé ses vastes connaissances afin de développer sa propre formula gagnante sexuelle : D’abord, préliminaires d’embrassades et de caresses pendant 10 minutes. Ensuite, cunnilingus pendant 10 minutes. Ensuite, pénétration, stimulation du point G et changement de position aux 10 minutes. Répéter tant qu’il ne t’aura pas procuré au moins 3 orgasmes. C’est bien!  Mais il faut avouer que parfois, ce n’est pas la peine qu’il se donne autant de mal, puisque tu es tellement allumée que tu n’as pas besoin de préliminaires.  Dans ces moments-là, tu as juste envie de te déculotter et te faire enfiler immédiatement sans ménagement. Et ça…

  • A) il ne le comprends pas, parce qu’il n’a appris à baiser que de sa façon technique.
  • B) il est pris au dépourvu parce que tu lui empêches de montrer à quel point c’est un bon baiseur expérimenté et adroit.
  • C) il se demande si tu te fous de sa gueule, parce qu’il est convaincu qu’aucune fille n’aime se faire baiser avec force et passion.
  • D) il frustre, prétend qu’il sait mieux que toi ce que tu aimes vraiment, et insiste pour te baiser à SA façon.

Autrement dit, même s’il prétend être attentif aux besoins sexuels des femmes, en réalité la seule chose qui l’intéresse c’est son image d’amant parfait. Sauf que s’il était vraiment l’amant parfait, il t’écouterait au lieu d’en faire à sa tête.

15- Le SexTremiste
Il se vante que la nature a été généreuse avec lui, ce qui lui permet de pouvoir garder une femme éveillée toute la nuit car qu’il est aussi insatiable que résistant. Lorsque tu lui laisses la chance de le prouver, tu constates qu’il se limite à la pénétration et que tu n’as pas senti grand chose de sa bite de schtroumpf durant les huit minutes qu’ont duré la baise.

16- L’AlphaBite
Il a une grosse bite, il est convaincu que ça fait de lui un mâle alpha, alors tout tourne autour de ça: Sa photo de profil est sa bite. Ses galeries sont des photos de sa bite. Sa cam est braquée sur sa bite. Et il ne parle que de sa bite.

17- Le Vif du Sujet
Avec lui, pas de temps à perdre! Son premier message est court et droit au but: Quand ce n’est pas « On baise quand?  », c’est quelque chose d’aussi rapide disant sensiblement la même chose . Et si tu ne lui réponds pas, il est fort possible qu’il ne s’en rendra jamais compte, puisqu’il a envoyé le même message à 8624 autres filles.

18- Le ConPétiteur
Dès qu’il voit un autre gars attirer l’attention d’une (ou plusieurs) des filles du site, il ne le digère pas. Il part alors en croisade contre celui qu’il voit maintenant comme un adversaire, dans le but de le rabaisser dans l’estime des filles. Pour ce faire, il prendra la moindre parcelle d’information à son sujet et la déformera de façon négative afin d’étaler au grand jour, dira t-il, la vraie nature de l’autre gars. En fait, en agissant ainsi, c’est plutôt sa propre nature qu’il étale: Insécure, jaloux, mesquin, envieux, menteur, manipulateur, etc.

19- Le Moqueur-Agressif
Lui, il ne perd pas de temps à jouer au bon gars.  Sur le forum ou le t’chat, il fait tout plein de blagues sexistes.  Ces remarques vont faire que…

  • 50% des filles vont l’ignorer.
  • 35% vont le trouver cave, et le dire publiquement.
  • 10% vont le trouver drôle, et même que…
  • 5% vont le défendre contre celles le trouvant cave.

On pourrait penser que cette attitude est stupide comme technique d’approche. Pourtant, ça marche. La preuve: Quel membre gentil et respectueux peut se vanter d’avoir réussi à  attirer l’attention et mettre de son bord 15% des membres féminines du site, comme lui vient de le faire?

20- L’impaChiant
N’arrête pas de se plaindre que ça fait 36 heures qu’il est membre ici, il a envoyé 97 demandes de contacts, et il n’a toujours pas une seule fille intéressée par lui… CE SITE EST UNE MERDE!

21- Le Cliché Cliché.
Sa photo de profil entre dans l’une de ces très typiques catégories:

  • Le mec et sa bagnole.
  • Le mec et sa moto.
  • Le mec et son chien.
  • Le mec qui a la main de son ex sur l’épaule (il a découpé le reste).
  • Le mec à casquette et verres fumés.
  • Le mec torse nu.
  • Le mec sportif, habillé de tout l’équipement du randonneur, en plein bois ou en montagne.
  • Le selfie en situation dangereuse.

22- Le Tout-Faux
Il est gentil et charmant, mais c’est bien la seule chose chez lui qui est vraie.  Pour le reste: Sa photo de profil date d’il y a plus de 5 ans.  Il dit avoir 29 ans mais il est dans la quarantaine. Il dit ne pas avoir d’enfants alors qu’il en a déjà deux.  Il est toujours prêt à te rencontrer mais jamais chez lui car, bien sûr, il se dit célibataire alors qu’il est en couple et habite avec sa conjointe. Lorsqu’il sera finalement démasqué au bout de deux ou trois mois, il braillera qu’il n’avait pas le choix de s’inventer une vie parce que, étrangement, personne ne l’aime tel qu’il est vraiment.  La preuve: Maintenant que tu sais la vérité à son sujet, tu as perdu intérêt pour lui.

23- L’habitué
Sa fiche dit qu’il est membre de la place depuis plus de cinq ans. Ça peut vouloir dire trois choses:

  1. Ou bien il n’a vraiment rien pour plaire.
  2. Ou bien il est en chasse permanente.
  3. Ou bien il a été membre ici il y a longtemps, il a eu une relation, et maintenant que celle-ci est terminée, il est de retour.  Ce qui veut dire qu’il s’attendait à ce que la relation ne dure pas, et à avoir à revenir.

D’une façon comme d’une autre, on ne peut pas dire qu’il constitue du bon matériel pour une relation monogame.

24- L’Esthète-de-noeud
Les photos de sa liste d’amis ne sont qu’une collection de filles de style mannequins et douchebaguettes. Voilà qui en dit long sur ses préférences, donc sur sa personnalité.

25- Le N’importe-Quoi-Pourvu-que-ça-Baise
L’inverse du précédent. Grand croyant de la rumeur populaire comme quoi les vieilles, les grosses et les laides sont les plus allumées et/ou les plus désespérées, c’est celles-là qu’il approche. Par conséquent, s’il ne s’occupe pas de toi, c’est ironiquement parce qu’il te croit trop bien pour lui.

26- Le Passif Non-Agressif
Il te fait une demande de contact, tu l’acceptes, et vous vous échangez quelques messages.  Il est gentil, drôle, mais plus les jours passent plus tu réalises qu’il ne te dit que des banalités. Il ne montre aucun signe d’intérêt particulier pour toi, même que sa conversation devient de plus en plus courte et insipide.  Tu finis par ne plus lui répondre, et il cessera de te donner signe de vie pendant une semaine ou deux. Puis, il te relance, toujours sur des banalités, et tu te demande bien pourquoi il te dérange ainsi pour rien.

La réponse est simple: Il cherche à se faire draguer.  Il veut que tout vienne de toi: Les premier pas, les propositions de rencontres, les propositions de baise, et ce sans jamais rien faire pour t’en donner envie.

27- Le Nique-ma-Race
Trois éléments invariables:

  1. Il est d’une autre race / couleur / culture que toi.
  2. Il t’aborde et fait des propositions sexuelles.
  3. « Tu refuses? Mais t’es raciste, salope! »

Faut juste pas confondre.  Ceci n’est pas un comportement ethnique. C’est simplement un comportement de con.  Et des cons, on en retrouve partout!

28- Le 180 Degrés de Séparation
Vous vous contactez, vous échangez des messages, vous vous jasez sur messagerie.  Le courant passe à merveille, vous vous entendez super bien, vous discutez même d’une rencontre bientôt. Puis, sans prévenir, il te fait un 180°: Il te met sur sa liste noire de Skype, de Facebook, de son courriel, du site que vous fréquentez. Il t’a banni de sa vie pour toujours, et ce sans le moindre mot d’explication.

29- Le Mature Responsable Intense et Tourmenté
Il est beau, athlétique, il est séparé/divorcé et a au moins un enfant. Il vit seul et il partage son temps entre travailler, tenir maison propre et assumer ses responsabilités paternelles. C’est un miracle qu’il arrive à trouver du temps libre pour être sur un site de rencontres. La preuve: Ça fait au moins deux ans qu’il n’a pas baisé. Mais ça ne le dérange pas outre-mesure. Ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche. Et il n’a pas le temps pour une romance non plus. Il cherche juste quelqu’un à qui parler.

Il est si mature, si responsable, et en même temps si victime des circonstances qui ne sont pas de sa faute à lui… Quelle fille ne craquerait pas pour un tel homme? Alors tu t’en rapproches, tu deviens vite son ami, vous passez vos soirées à jaser.  Il trouve un trou dans son horaire pour une rencontre.  Vous passez une excellente soirée ensemble et une très géniale nuit de baise. Tu te sens honorée d’être sa toute première baise en deux ans, baise dans laquelle il t’a avoué avoir ressenti avec toi des sentiments qu’il ne croyait plus être capable d’avoir. Tu es certaine d’avoir trouvé l’homme de ta vie et te sens prête à partager la sienne, incluant responsabilités et tourments.

Mais dès le lendemain et pour les jours suivants, il devient distant et utilise son travail et ses responsabilités paternelles comme excuses pour annuler vos rendez-vous l’un après l’autre, jusqu’au jour où il disparaît de tes contacts et de ta vie. Normal: Il est maintenant occupé à faire son numéro de mature responsable intense et tourmenté à une autre fille qui craque pour lui. Une fille qui sera très honorée d’être sa toute première baise en deux ans.

30- L’inévitable Nice Guy.
Vous connaissez le genre.

C’est tout?
Bah ouais, que voulez-vous, en tant qu’homme hétéro, je n’ai pas tellement l’expérience de l’interaction avec les gars de sites de rencontres.  Mais j’ai quand même observé ceux-là.

Avez-vous déjà eu à faire avec ces types de comportements?  En avez-vous constatés d’autres?  Parlons-en dans les commentaires.

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J’ai mis un lien vers cet article-ci dans le section des commentaires sur un billet intitulé Les Sites de Rencontres et l’Humiliation, même combat Un très bon article (quoi que un peu court) signé Sylvie Savard, du site Mitsou.com.

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Ce que vivent les femmes sur les sites de rencontres (sur l’air de « Je l’aime à mourir »)

Tout le monde connait le grand classique Je l’Aime à Mourir de Francis Cabrel. Pour une raison quelconque, je me suis amusé à en faire une version qui décrit ce qu’une fille vit généralement lorsqu’elle fréquente un site de rencontres. Ça va comme suit:

(allumez musique pour l’ambiance)

Chuis célibataire
et je me suis inscrit
À un site dans lequel
Il y a plein de gars qui
Essayent de séduire

Ils peuvent bien m’écrire
tout ce qui leur plaira
Si leurs profils n’a rien
qu’des pics de leur gros bras
Je n’vais pas mentir :
Ça va me faire fuir
Oui je vais m’enfuir

Il y a ceux qui disent
Vouloir de l’amitié
Et dès la troisième phrase
Ils parlent de me baiser
Qu’est-ce qu’ils me font rire

Il y a les gars casés
Avec des filles pas belles
Et qui espèrent trouver
Sur ce site, bien mieux qu’elles
Alors qu’eux mêmes ils
Alors qu’eux mêmes ils
Sont laids à vomir

Au lieu d’se taire
Ces gens vulgaires
S’imaginent que c’est comme ça qu’il
Faut agir pour
Pouvoir nous plaire
Et trouver… de l’amour ainsi.

Il y a aussi les cons
Qui croient que pour séduire,
En baissant leur caleçon
Ça va leur réussir
C’est loin de m’faire jouir

Il y a ces fiches qu’on
Ne peut pas déchiffrer
Aucune ponctuation
Et des fautes par milliers
C’est trop dur à lire
C’est trop dur à lire
Ils savent pas écrire

Enfin, il y a ceux qui
Se disent « des bons gars »
Qui voudraient me séduire
Mais ne font rien pour ça
C’est ceux-là les pires

Eux, ils restant à l’écart
Et s’permettent de juger
Mon envie de vouloir
Un gars déterminé
Qui va me choisir
Qui va réussir
Lui, à me ravir

Au lieu d’se taire
Ces gens vulgaires
S’imaginent que c’est comme ça qu’y
Faut agir pour
Pouvoir nous plaire
Et trouver… de l’amour ainsi

Chuis célibataire
et je me suis inscrit
À un site dans lequel
Il y a plein de gars qui
M’ennuient à mourir

Après tellement de temps
Perdu sur ces sites-là
Voilà que finalement
J’apprécie l’célibat
Je vais m’désinscrire
Et je vais partir
Ne plus revenir.

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6 raisons pourquoi je ne suis pas nostalgique de mes 18 ans.

Cette année, le 21 juillet, j’aurai quarante-huit ans.  Puisque c’est à dix-huit ans que l’on devient légalement adulte, je fêterai cette année le trentième anniversaire de ma majorité.

En général, lorsque l’on est adolescent, on a très hâte d’arriver à dix-huit ans pour être enfin un homme et avoir droit à tout ce qui nous était interdit jusque-là, soit la liberté, l’argent, le respect, et tout ce qui est relié au sexe, sans que l’on puisse nous réprimander.  L’anecdote que je vous offre aujourd’hui raconte la façon dont j’ai passé cette journée.  C’est une fidèle reproduction d’un texte que j’ai écrit dans un cahier Canada le jour suivant, puisque j’ai toujours eu comme habitude d’écrire ce qui m’arrivait.  Le texte original est rouge vin italique, mes commentaires sont en texte noir normal. C’est parti:

22 JUILLET 1986

Hier comme cadeau de fête, je me suis offert une sortie à l’Expo Agricole de St-Hyacinthe. Pour l’occasion, une grande partie du terrain du centre culturel est transformée en parc d’attraction genre La Ronde, en plus cheap côté manèges et en plus cher côté prix d’entrée. Je suis seul car Carl et le reste de mes amis sont trop snobs pour s’abaisser à une sortie aussi quétaine, comme il dit.

Il fait chaud. Le soleil tape fort. J’ai soif. J’ai envie d’aller me prendre un coke à 2$ (le double du prix hors-expo), mais mon attention est attirée par un stand en forme de citron géant où il est écrit: « Limonade à l’ancienne: $4.00 » ($4.00, c’était également le salaire minimum de l’heure à ce moment-là, ce qui vous donne une idée du prix aujourd’hui.) C’est cher, mais à force d’entendre dire que les choses étaient tellement mieux faites dans l’ancien temps, on finit par y croire. Je me dis donc que cette limonade vaut probablement un tel prix.

Je me rend au stand, et demande une limonade à la madame.  La madame prend un citron, le coupe en 2, dépose une moitié de ce citron dans un gros verre en carton, y met une cuillerée de sucre, remplis le reste du verre à ras bord de glace, puis remplis le peu d’espace vide qui reste avec de l’eau. Elle y sacre une paille et me tend le tout en réclamant mon argent.  J’étais atterré par la cheap-esse de la chose.  Comme je me l’imaginais, ça ne m’a pas pris plus que 4 gorgées pour le finir. Et peu importe la température, plus tu as soif, moins les glaçons fondent vite. J’abandonnais mon verre glace/citron dans la première poubelle, une poubelle remplie à déborder de verres de limonade à l’ancienne achetés par d’autres qui se sont faits avoir avant moi. Je me sens humilié de ne pas avoir remarqué ce détail plus tôt. Si j’avais été plus attentif, j’aurais compris l’arnaque et je n’y aurais pas laissé mon cash. Je me jure que désormais, lorsque j’aurai vraiment soif, je vais m’en tenir aux choses que je connais. (Une leçon que je pratique encore aujourd’hui, incluant avec la nourriture.)

Tout en déambulant entre les allées, mon oeil est attiré par un manège nommé Le Zipper. J’sais pas trop comment le décrire… L’important c’est de savoir que chaque cabine est une sorte de siège-cage dans lequel on se fait enfermer deux par deux.

Je regarde la courte file d’attente. Il y a un groupe de 4 gars, suivi d’un groupe de 3 filles. Je vois bien qu’ils ne se connaissent pas car les gars parlent ensemble, les filles parlent ensemble, et il y a une distance entre les deux groupes. J’ai soudain une idée géniale. Je cours me mettre en file derrière elles, en me disant que puisqu’il faut embarquer deux par deux, il y en a forcément une des trois qui sera avec moi. Je suis arrivé juste à temps d’ailleurs, une dizaine de personnes arrivent derrière moi et attendent leur tour.

Puis arrive le moment tant attendu: Le manège s’arrête et l’employé de l’expo en fait descendre les gens pour les remplacer par ceux de la file d’attente.

À ce moment là, surgi de nulle part, arrive un ti-cul de 10-11 ans qui court vers moi. Il s’arrête et me demande:

– T’es-tu tout seul ?

Fuck ! Qu’est-ce que vous vouliez que je réponde à ça ? Je ne pouvais tout de même pas répondre « Non, je suis avec elles ! », je ne voulais pas prendre le risque que ces filles se retournent vers moi et me démentent ou pire encore: Qu’elles rajoutent: « Toi ? avec nu-z’autres ? Ah ouache! Ça va pas? » C’est que les filles entre 15 et 20 ans peuvent être très cruelles, vous savez. J’ai donc pas le choix de lui dire que oui, chus tout seul. Il me dit:

– Cool! J’monte avec toi!

Tabarnak! Un si bon plan, si génial, si parfait, que j’ai réussi à monter en quelques secondes, démoli par ce jeune crétin qui voulait juste s’éviter de faire la file. Je vois les 2 premières filles monter ensemble, la 3e monter seule, et je me suis retrouvé enfermé dans la cage avec ce p’tit casseux d’party. Pour la première fois de ma vie, j’avais hâte de débarquer d’un manège avant même d’avoir embarqué dedans.

Et on se retrouve à monter, à tournoyer, à tourbillonner durant quelques minutes. Et puis, ça s’arrête tandis que nous sommes tout en haut. On s’imagine qu’en bas l’employé est en train de changer les clients. J’ai très hâte que ce soit mon tour, parce que cette petite merde assise a mes côtés n’arrête pas de me parler. Et malgré le fait que je ne lui répond qu’à peine, il me parle comme si nous étions en grande conversation.

Les minutes s’étirent et on ne bouge toujours pas. Nous sommes mal situé pour voir ce qui se passe en bas, mais j’entend ce que dis l’un des occupants d’une nacelle voisine, qui eux peuvent voir tout:

– Oops… Quelqu’un a été malade, en bas. Va faloir attendre qu’ils nettoyent !

FUCK!!! On a été pogné en haut comme ça pendant vingt minutes. Et tout ce temps là, je n’avais qu’une envie et c’était d’étrangler le sale trouble-fête à mes côtés. S’il n’était pas venu me gâcher mon plan, c’est avec une jolie fille que j’aurais été enfermé ici, 25-30 minutes en tout.

Le pire là dedans, c’est qu’après avoir débarqué, le p’tit sacrament avait décidé de me coller au cul. Il m’a demandé quel manège ON allait faire ensuite. Je n’avais certainement pas envie de passer la journée en compagnie d’un enfant, et encore moins de ce p’tit crisse qui m’a cassé mes plans de drague. J’ai essayé de m’en débarrasser en allant aux toilettes et de m’enfuir lorsqu’il entrerait dans un cabinet, mais rien à faire. Il n’est pas entré, il m’a juste attendu devant la seule porte d’entrée.

Histoire de m’en débarrasser, j’ai voulu lui faire accroire que je m’en allais. Je n’ai pas eu d’autre choix que de le faire pour de vrai, car il m’a raccompagné jusqu’à la sortie.

Ma sortie snobbée par mes chums, mon argent arnaqué, ma soif non-épanchée, mon plan de drague ruiné, ma paix troublée, mon séjour écourté… Joyeux dix-huitiemme anniversaire, kâlisse!

FIN

À l’époque, mon but en écrivant ce texte était de démontrer à quel point j’ai été malchanceux ce jour-là.  Mais en le relisant aujourd’hui, je vois bien que ce n’était pas la malchance, mon problème.  J’avais beau être devenu légalement un homme, dans les faits j’étais loin d’en être un.  C’était ça, mon vrai problème.  Un manque de couilles total!  Et c’est à cause de ça, que…

RAISON 1)  J’étais infidèle par frustration, et fidèle par désespoir.  
Car oui, je me suis bien gardé de l’écrire dans mon texte original, mais ça faisait trois mois que je sortais avec Julie, âgée de quinze ans, habitant chez ses parents à Saint-Hyacinthe, d’où ma présence en cette ville ce jour-là. J’avais planifié que l’on se voit et que l’on passe la journée à l’expo agricole ensemble.  Mais voilà, deux obstacle se dressaient entre mes plans et moi.  Le premier: Julie travaillait à temps plein chez un opticien aux Galeries Saint-Hyacinthe.  Elle ne peut donc pas faire cette sortie avec moi le jour.  Quant au soir, impossible également.  Le temps qu’elle finisse de travailler, se rendre chez elle, soupe en famille et finisse d’aider à la vaisselle, il sera déjà 19:00. Et là se dresse le second obstacle: Ses parents.  Ceux-ci n’ont aucune confiance de laisser leur fille de quinze ans avec un gars de dix-sept ans, maintenant dis-huit, seuls, le soir, à l’extérieur.  Tous mes amis avaient le droit d’avoir une blonde qu’ils peuvent voir quand ils veulent, de faire ce qu’ils veulent.  Mais moi? Non! Interdit! 

Et ce qui ajoutait à ma frustration, c’est qu’avant Julie, j’ai eu une relation d’un an avec une fille de Montréal-Nord dans lequel j’étais sexuellement actif, et ce dès la première semaine.  Julie, par contre, n’avait pas l’air de vouloir amener la relation à l’étape sexuelle.  Et en effet, lorsqu’elle cassera avec moi, ce sera au bout d’un an et demi d’une relation platonique.  Et voilà ce qui me frustrait: Ne pas avoir le droit de faire des activités normales, et même d’avoir une une relation normale. Mettre de la pression sur l’autre pour la forcer à avoir du sexe, ça n’a jamais été dans ma nature.  Alors de telles conditions, on peut comprendre pourquoi je cherchais mieux ailleurs.  On peut désapprouver, mais au moins on peut comprendre. 

Aussi, à l’époque, je n’avais pas ce qu’il faut pour que la majorité des employeurs veulent de moi.  Alors ou bien on ne m’embauchait pas, ou alors on me casait dans des horaires de merde, de soir, de nuit, majoritairement seul, avec des jours de congés qui ne tombaient jamais les fins de semaines.  Comme cet été-là, où je travaille à laver de la vaisselle le soir, cinq jours semaine, avec congé lundi et mardi, soirs où personne avec horaire de travail normal n’a envie de sortir.  Mon horaire ne correspondant pas avec ceux de ma blonde ni de mes amis, ça mettait obstacle à ma vie sociale.  

Et voilà ce que je veux dire par infidèle par frustration, fidèle par désespoir: Infidèle par frustration, parce que tout le long où j’étais avec elle, je cherchais mieux.  Et fidèle par désespoir, parce que si j’ai continué de sortir avec elle tout ce temps, c’est parce que j’étais incapable de trouver mieux.  Et c’est un comportement que j’avais aussi avec mon employeur.

Ce qui a changé: Avec les années, en devenant plus vaillant et plus athlétique, j’ai commencé à être intéressant, autant pour les employeurs que pour les filles.  Alors depuis que j’ai vingt-sept ans, il arrive que l’un ou l’autre s’offre sans que j’aille à le demander.  Et dans les deux cas, je ne suis plus désespéré au point de rester dans une relation de travail ou de couple si celle-ci ne me convient pas, puisque je suis maintenant capable de trouver mieux.  

RAISON 2)  J’étais un Fedora-Neckbeard.
Bon, je ne portais pas la barbe en collier. N’empêche que j’étais un loser, et que  j’en portais fièrement l’uniforme officiel. Il est vrai que la nature ne m’a pas gâté.  Je suis frêle, peu attrayant, rien pour attirer les regards admiratifs. J’aurais pu faire des efforts; aller au gym, faire du sport, avoir un travail physique afin de me renforcer.  Mais non; j’essayais plutôt de camoufler mon physique non-remarquable sous des vêtements qui l’étaient.  J‘essayais de compenser par mon look, en cherchant à montrer que j’avais de la classe, moi! 

Habillé de la sorte un 21 juillet, j’avais chaud.  J’endurais parce que j’étais convaincu que j’avais une classe folle.  Et soyons franc, en 1986, oui, ce look faisait à la fois artiste et classe.  Mais il l’aurait fait dans une soirée de gala en automne.  Par contre, de jour, à l’extérieur, par un bel après-midi chaud et ensoleillé du milieu de l’été, à l’expo agricole de Saint-Hyacinthe, j’avais l’air d’un clown.  Pas surprenant que la seule personne qui s’est trouvée attirée par mon allure, c’était un enfant. 

Ce qui a changé: C’est à l’automne de l’année suivante, en 1987, à dix-neuf ans, lors de ma rupture avec Julie, toujours ma blonde et toujours platonique, quelle me fera comprendre que mon look était ridicule, en plus de me révéler ce que les gens pensaient de moi dès qu’ils me voyaient. Je considère que j’ai eu de la chance de l’avoir appris à ce moment-là, donc assez tôt pour que ça ne puisse avoir le temps de ruiner ma vie davantage. J’ai alors commencé à m’habiller de façon plus masculine, et surtout plus normale. 

RAISON 3: J’étais désespéré.
À cette époque et jusqu’à mes 25 ans, mon ambition première était d’être en couple. N’importe qui, pourvu que ce soit une fille. Et puisque j’étais timide, je saisissais chaque opportunité dans laquelle il y en ait une qui n’ait pas le choix de me parler, faisant ainsi les premiers pas. Tel que je l’ai déjà mentionné dans mon roman autobio Surveiller Nathalie, voici ce qu’était ma mentalité à ce sujet:   « Oui, j’ai de la misère à me trouver une blonde.  Oui, je m’essaye après toutes les filles célibataires que je peux trouver.  Et à cause de ça, on pense que je suis un fou des filles, un maniaque de la conquête, un obsédé sexuel.  Mais dans les faits, tout ce que je cherche vraiment, c’est avoir une relation amoureuse et sexuelle normale, sérieuse, saine et monogame. Je ne veux pas toutes les filles.  J’en veux une!  Je cherche la bonne, celle avec qui je serai compatible sur tous les points.  Sauf que, si je veux la trouver un jour, je n’ai pas le choix d’être constamment en chasse aux filles célibataires, au cas où l’une d’elle soit celle-là. »   C’est bien plus tard que j’ai réalisé que courir après toutes les filles en étant célibataire, et rechercher mieux lorsque j’étais en couple, c’était exactement l’attitude d’un gars désespéré.

Ce qui a changé: Mon physique. Je suis allé au gym, j’ai fait du sport, j’ai choisi du travail physique afin de me renforcer. Je sais bien que le message que je passe en disant ceci n’est pas politically correct en cette époque où le body shaming est tabou. N’empêche que c’est un fait: En développant mes muscles et en prenant juste assez de gras pour transformer mon visage de laideron squelettique en quelque chose que les filles sont capables de regarder sans avoir de nausées, je suis devenu attrayant. 

Et à partir du moment où je suis devenu attrayant, j’ai commencé à attirer beaucoup plus d’amoureuses potentielles, et ainsi je n’avais plus besoin de désespérément m’accrocher à toute fille célibataire qui passait.

RAISON 4:  J’étais un nice guy, donc un passif.
Comme la majorité des soi-disant bons gars, je considérais que ne rien faire du tout, c’était la meilleure façon de ne rien faire de reprochable. Les filles se plaignent souvent de s’être fait approcher et/ou draguer par des inconnus.  Aussi, histoire d’éviter de mal paraître, le nice guy ne draguera jamais.  Oh, il veut séduire, mais sans prendre le risque de faire les premiers pas. Il a tellement peur du rejet qu’au lieu d’approcher les filles en tant qu’amoureux potentiel, il espère que les circonstances vont les rapprocher. Voilà pourquoi je me suis précipité dans la queue en voyant qu’il y avait un nombre impair de filles qui attendaient leur tour. Quand on est verrouillés dans une cage métallique et isolés à plusieurs mètres d’altitude, quoi de plus normal d’échanger quelques mots avec la personne qui partage notre nacelle?  Je pourrais donc lui parler sans qu’elle pense que c’est pour la draguer.  Ça me laisserait le temps de me montrer intéressant, d’abord via mon look démontrant que j’avais de la classe, et ensuite en lui démontrant mon intelligence par mes paroles.  Il ne me resterait plus qu’à espérer qu’elle m’invite ensuite à les accompagner.

Ce qui a changé: D’abord, tel qu’expliqué au point précédent, j’ai commencé à plaire vers 1995.  Donc, je savais que je pouvais aisément me mettre en couple si je voulais.  Donc, être rejeté n’était plus pour moi un signe que je passerais ma vie célibataire.  Donc, j’ai cessé d’avoir peur du rejet.  Donc, j’ai commencé à choisir celles qui me convenaient le mieux. Et donc, je me suis permis de leur exprimer mon intérêt pour elles.  Ma relation à long terme actuelle, ainsi que la précédente qui a duré 12½ ans, c’est moi qui les ai draguées.  Le simple fait que ce furent mes plus sérieuses relations démontre qu’en effet, choisir activement vaut bien mieux que se laisser choisir passivement.

RAISON 5: J’étais une victime volontaire.
J’ai préféré écourter ma journée et ainsi la laisser se gâcher, plutôt que de dire à ce petit garçon d’arrêter de me suivre. 

Ce qui a changé: J’ai cessé d’être un lâche. Car en effet:

RAISON 6:  J’étais un lâche.
Sérieux, là! Je venais d’avoir 18 ans, et j’ai fui devant un enfant de 10 ou 11 ans, comme une jeune fille qui fuit devant un potentiel agresseur sexuel.

Ce qui a changé:  Ça a pris du temps, mais j’ai fini par apprendre à m’affirmer. Depuis l’âge de 30 ans, je n’ai aucun scrupule à exprimer mon désaccord si une situation me dérange.  Bon, j’avoue que j’ai eu une période dans laquelle j’ai perdu le contrôle de mon franc-parler, et que certaines personnes que j’ai humiliées de cette façon sont devenues de rancuniers ennemis.  Ça m’a pris un autre 10 ans afin d’apprendre à faire la différence entre un désaccord contre lequel il est important de protester, et un que l’on peut très bien laisser passer.

N’empêche que si aujourd’hui je verrais par sa préparation à quel point un verre de limonade est cheap, je n’hésiterais pas à annuler ma commande et épargner $10.75. (Le salaire minimum au moment où j’écrit cet article.) Et si un inconnu venait me demander si je suis seul dans un file d’attente, je lui pointerais la fin de la file en répondant calmement mais fermement: « Tu ne m’utiliseras pas pour passer avant tout l’monde. »

Beaucoup d’hommes prennent de l’âge en regrettant leurs 18 ans.  Je ne serai jamais de ceux-là.  Car comme je le fais depuis plus de vingt-cinq ans, je continue à travailler sur moi-même, aussi bien de corps et d’esprit, pour toujours évoluer positivement en améliorant ce que je suis.

Parce que notre passé ne devrait jamais être meilleur que notre présent, et encore moins notre avenir.

Il ne suffit pas que d’être gentil.

Eh oui, encore un billet au sujet des Nice Guys / Soi-Disant Bon Gars.  En fait, ceci est la suite de mon avant-dernier billet Heureux d’être friendzoné.  Je l’écris parce que j’ai reçu deux messages privés sur la page Facebook de fans de Mes Prétentions de Sagesse.  Leurs auteurs semblaient croire que le message que je passe dans ce billet est qu’il suffit d’être gentil lorsqu’on se fait friendzoner pour que la fille change d’idée et nous dé-friendzone.  Eh bien non, les gars, c’est un peu plus compliqué que ça.  Voici tous les éléments qui ont joué en ma faveur pour faire de cette amie ma conjointe et fiancée :

1) Aucun des deux n’a essayé de plaire à l’autre.
Combien de fois ais-je vu ça, une personne qui cherche à s’adapter aux goûts et aux idées de l’autre, dans l’espoir de lui plaire en lui faisant accroire qu’ils sont semblables?  Très mauvaise idée, et ce pour quatre raisons:

  1. Si tu as à changer pour lui plaire, ça signifie que tu ne lui plais pas.  Déjà-là, ça démontre que vous n’avez même pas la base requise pour une relation amoureuse.  
  2. Ensuite, ça démontre à quel point tu es désespéré, puisque tu choisis n’importe qui, au lieu d’une personne qui t’es compatible.
  3. Tu n’as aucun amour-propre, puisque tu es prêt à nier complètement tes opinions, tes goûts, tes besoins et tout ce que tu es, afin te créer une identité complètement bidon.
  4. Agir ainsi pour la tromper sur ton compte démontre que tu es menteur, hypocrite, manipulateur…  C’est ça que tu appelles être un bon gars? 

Agir ainsi n’était pas dans notre nature, ni à elle ni à moi.  Et même si ça l’avait été, nous n’aurions pas eu besoin de tels stratagèmes parce que… 

2) Nous avons beaucoup en commun.
Nous dessinons, nous écrivons, nous aimons les bandes dessinées, les dessins animés, les objets et affiches vintage rétro, les films de Bardot, les chansons de Gainsbourg et l’Histoire en général.  Nous avons l’esprit ouvert et les mêmes convictions sur l’égalité, le féminisme, la communication, les relations interpersonnelles en société et dans le couple.  Et nous étions déjà comme ça avant de se rencontrer.  

Toute ma vie, on a essayé de me bourrer le crane avec le fallacieux concept comme quoi on n’avait pas besoin d’être semblables pour être en couple car en amour, nos différences n’ont aucune importance.  Je veux bien le croire, mais il faut quand même avoir un bon lot de trucs en commun pour ne pas que nos différences se mettent entre nous.  Parce que sinon, on ne peut pas avoir le point suivant qui est:

3) Nous sommes devenus tout naturellement amis.
C’est normal, car quand on a beaucoup en commun, alors on a beaucoup de sujet pour parler, échanger, discuter.  Et quand il y a beaucoup de communication et que celle-ci est intéressante autant pour l’un que pour l’autre, on cherche à revoir l’autre, partager des activités, faire des projets.  

Faites le test: Imaginez si la fille qui vous intéresse était un gars.  À supposer que vous n’êtes pas bisexuel, aimeriez-vous encore passer du temps en sa compagnie?  Seriez-vous amis?  Auriez-vous seulement des sujets de conversations qui vous intéressent sincèrement tous les deux?  Si la réponse est non, ça veut dire que vous n’avez aucune affinité, donc aucune amitié possible, donc aucune base pour l’amour.  Tout ce que vous voulez de cette fille, c’est une relation de couple juste pour ne pas être seul, et/ou pour avoir du sexe régulier.  Voilà pourquoi tant de garçons cessent automatiquement d’être amis dès qu’ils comprennent que ça n’ira pas plus loin.

4) Je fais quelque chose de ma vie / j’ai de l’ambition.
Il n’y a qu’à voir comment j’ai évolué au cours des six dernières années.

  • 2010: Ma carrière artistique stagne.  Comme tant d’autres dans ce milieu, je pourrais me contenter de chialer contre les injustices de la vie et du métier.  Mais je suis un homme d’action. Donc…
  • 2011: Je change de métier et je repars à zéro.  Je me trouve du travail d’homme à tout faire dans un garage de bus.  J’y apprends le ménage, une base de mécanique, la conduite de lourds véhicules.  J’accepte tous les remplacements et toutes les heures supplémentaires.  Ça démontre à mes patrons mon sérieux et ma vaillance, ils apprécient que je leur sauve la mise, et ça améliore mon budget.
  • 2012: L’expérience et la bonne réputation requise au garage me permet de devenir concierge résident dans un vieil édifice à logements.  J’y apprends la menuiserie, la plomberie, l’électricité.
  • 2014: L’expérience et la bonne réputation requise en tant que concierge me permet de devenir superviseur résident d’une tour à condos toute neuve.
  • 2015: … que je quitte pour mettre sur pied l’étape suivante de mon projet de carrière (que je ne pourrai révéler publiquement que le lendemain de mon 50e anniversaire en 2018)

Bref, je démontre que je suis fonceur, capable d’apprendre, que je sais m’adapter, que j’ai su grimper les échelons au lieu de me contenter de mon niveau, et surtout que je suis travaillant.  Les filles trouvent ça respectable et sécurisant chez un amoureux potentiel.  Leurs parents aussi.

5) Je lui ai fait savoir qu’elle m’intéressait.
Come on, les gars!  Quand on veut être en couple avec une fille, le lui faire savoir, C’EST! LA! BASE!  Je ne peux pas croire le nombre de gars qui optent pour avoir une attitude platonique et asexuée envers la fille qu’ils désirent, et qui ne font qu’attendre en espérant stupidement qu’elle tombe spontanément en amour avec eux.  Je dénonçais déjà cette attitude de loser il y a quatre ans et demi dans le billet dans lequel je massacre le fameux texte « Hommage aux Bons Gars » :

Comment est-ce que tu peux penser que ton attitude va séduire la fille? Tout le long de votre relation, tu restes à l’écart, tu ne lui démontres jamais d’intérêt à part la simple amitié, et tu l’encourages à sortir avec d’autres gars et/ou à continuer d’être en couple même si ça va mal avec son chum. Dans de telles conditions, comment est-ce que la fille pourrait imaginer que tu puisses t’intéresser à elle?

Pis toi, pendant ce temps-là, tu t’attends à ce qu’elle tombe en amour avec toi alors que tu lui donnes zéro raisons pour que ça puisse arriver.  Tu penses que c’est elle qui devrait, de son propre chef, faire l’effort de s’intéresser à toi,  d’aller vers toi, de te découvrir… Il faudrait que ce soit elle qui prenne toutes les décisions en ce qui vous concerne. Tu exiges que ce soit elle qui t’appelle, qui te sorte, qui te drague, qui te baise et qui te demande d’être son chum, tout ça parce que tu es trop passif pour lui offrir le moindre signe d’intérêt alors que c’est pourtant toi qui est en amour avec elle.

Non mais sérieusement, tu te prends pour qui? Aucune fille n’agirait comme ça, à part peut-être envers le gars le plus beau, le plus athlétique et le plus winner qui soit.  Et toi qui n’est rien de tout ça, tu espères un tel traitement de sa part? Tu dérailles!

6) J’ai compris et respecté son refus.
J’ai essayé.  J’ai failli.  Soit!  On n’en meurt pas.  Au moins, j’étais fixé.  Et l’important, c’est que nous sommes toujours restés amis après ça.  Car comme je l’ai écrit dans Heureux d’être friendzoné, nous avions tellement de choses en commun, je passais tellement de bons moments en sa compagnie, jamais je n’aurais voulu cesser de la fréquenter.  Voilà pourquoi j’étais sincèrement heureux d’être encore son ami.  

7) La relation n’est pas devenue pénible.
Il arrive trop souvent que le gars qui essuie un refus réagit en prenant ses distances, en étant moins amical, en étant moins joyeux.  Pas moi!  Suite à son refus, notre relation amicale n’a nullement perdue de notre belle complicité pré-déclaration.  Rien n’avait changé.  Et ça, si ça n’avait pas été le cas, jamais elle n’aurait développé des sentiments amoureux pour moi par la suite.

ATTENTION: N’allez pas croire que les sept points précédents garantissent qu’une fille qui vous friendzone va automatiquement vous dé-friendzoner.
Parce que, croyez-le ou non, il arrive des fois que la fille ne soit nullement attirée amoureusement et/ou sexuellement par un gars, même s’ils sont tous les deux célibataires et hétéros.  Et rien au monde ne pourra la faire changer d’idée, puisque ce n’est pas une question de choix volontaire mais bien d’attirance naturelle. 

Exemple concret: Je parle souvent ici de mon amie, ma BFF, Stéphanie.  Ça fait treize ans cette année que nous nous fréquentons.  Avec elle aussi, nous avons les trois premiers points, qui sont:  

  1. Aucun des deux n’a essayé de plaire à l’autre.
  2. Nous avons beaucoup de choses en commun.
  3. nous sommes tout naturellement devenus amis.

Mais voilà, à part ça, nous n’avons jamais été attirés l’un envers l’autre. Ironiquement, depuis le tout début, tout ceux qui nous voient ensemble pour la première fois s’imaginent que nous formons un couple.  Pourtant, rien dans notre attitude le démontre.  On ne se touche pas, on ne se dit pas des mots doux, on n’échange même pas des regards complices.  Nous sommes pareils que deux amis du même sexe et hétéros.  En tout cas, si nos points commun et notre amitié font automatiquement croire aux autres que nous sommes amoureux, ça prouve bien qu’une relation amoureuse doit avoir à la base les points communs et l’amitié.  Voilà pourquoi ça fait dix ans qu’on leur répond que nous sommes frère et soeur.  Parce que oui, étrangement, les gens ont plus de facilité à croire à ça, plutôt qu’en une amitié platonique entre homme et femme hétéros.

Ma fiancée, par contre, avait en elle le potentiel d’être attirée par moi.  Je le répète: Ça aurait pu ne jamais arriver.  Mais ça l’a fait.   Et au moment où elle s’est déclarée…

8) Je n’ai pas joué à Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis.
Sérieux, là, pourquoi aurais-je fait ça?  Par vengeance? Pour lui donner une leçon?  Pour la faire passer pour une folle qui ne sait pas ce qu’elle veut?  Parce que mon orgueil est plus grand que mes sentiments pour elle?  Non!  Quand on aime sincèrement quelqu’un, jouer à ça ne nous vient même pas en tête car on n’a aucun orgueil mal placé, aucun désir de se vengeance, aucune envie de lui faire la leçon, aucun besoin de la rabaisser.  Et surtout pas au moment où elle éprouve enfin pour nous l’amour que l’on espérait avoir de sa part.

Donc, non, il ne suffit pas que d’être gentil.  Ça aide, mais il n’y a pas que ça.  

______________
Y’A LIENS LÀ:

Le billet Heureux d’être friendzoné.
Le billet Le fameux « Hommage aux Bons Gars » … Et ce que j’en dis.
Autres billets au sujet des Nice Guys / Soi-Disant Bon Gars.

Avez-vous des questions?  Des commentaires?  Venez en discuter ici, ou bien sur Mes Prétentions de Sagesse sur Facebook.

 

 

Heureux d’être friendzoné.

Mai 2013.  Je suis à un party entre amis.  Je suis célibataire.  J’ai bien une amante, mais elle a refusé de m’accompagner.  Elle a une espèce d’allergie aux situations dans lesquelles on pourrait nous prendre pour un couple officiel.  Bizarre, mais bon, si c’est ce qu’elle préfère, je respecte ça.  

Arrive une demoiselle que l’on me présente.   Il s’agit d’une gamine de 24 ans.  Un peu timide, elle me dit:

« Allo! Euh… Je lis ton blog! »

Elle est un jour tombée sur Mes Prétentions de Sagesse en suivant un lien sur le Facebook d’un ami commun.  Elle aime beaucoup mes billets qui lui font dire « Enfin un gars qui dit les vraies choses! » Au début, on ne fait que s’échanger quelques mots.  Pas trop, car elle a aussi à socialiser avec tous ceux qu’elle connait dans la place.  

Tout le long de la soirée, on se jase sporadiquement, s’échangeant quelques mots pour ensuite jaser avec d’autres.  Je la trouve bien gentille et agréable.  Lors de nos plus longues conversations, j’apprends qu’elle est illustratrice, chroniqueuse pour un blog de mode, et parfois mannequin.  Elle me dit qu’elle aimerait bien faire de la BD, il lui faudrait juste un scénariste.  Je ne saute pas tout de suite sur l’opportunité de proposer mes services.  Ce n’est pas la première fois que je m’associe avec des amateurs, pour me rendre compte ensuite qu’ils n’étaient pas sérieux.  Alors avant de perdre mon temps, je préfère apprendre à connaitre la personne.  En attendant, plus je vois que nous avons des choses en commun et plus j’en suis charmé.

En me parlant de ses expériences de scène, elle me raconte une fois où elle a chanté comme Bardot les onomatopées de la chanson Comic Strip de Serge Gainsbourg tandis qu’un de ses amis chantait le reste. Et voilà qu’elle me parle de ses compositions favorites de Gainsbourg, dont quelques une que je ne connaissais pas.  Je suis surpris.  J’ai 44 ans, je suis fan de cet artiste depuis 1988, et jamais je n’ai trouvé quelqu’un de ma génération pour qui c’était le cas.  Je ne m’attendais certainement pas à en rencontrer une de vingt ans ma cadette.  

À la fin de la soirée, je songe à un truc que je ne fais jamais d’habitude, soit la demander en contact Facebook.  Elle me bat de vitesse en me le demandant en premier. 

Dans le métro, sur le chemin du retour, seul en compagnie de ma BFF Stéphanie, je dis à cette dernière:

« Tu sais quoi?  C’est une fille comme ÇA, que je veux dans ma vie.  Artiste, fonceuse, positive, qui prend soin d’elle, sans complexes…  À l’âge que je suis rendu, je n’ai plus envie de faire des compromis.  Dès que j’arrive à la maison, j’écris à mon amante pour lui dire que c’est fini. »
« Sérieux? »
« Totalement! Je suis tanné de me contenter de relations dont la qualité ne vont que de médiocres à passables.   Au stade où j’en suis dans ma vie, je trouve l’idée du célibat éternel plus attrayante que de continuer de sortir avec des filles avec qui je n’ai rien en commun. »
« Wow! T’es déterminé! »
« Absolument. Je retrouve en elle tout ce que j’ai toujours cherché chez une fille.  Ce sera ou bien elle, ou alors une fille dans son genre s’il en existe d’autres, ou bien personne. »

Si Stéphanie a approuvé, elle n’en était pas moins surprise du côté radical de ma décision.  Et moi donc, pensez-vous.  Jamais, depuis mon adolescence, je n’avais ressenti un tel coup de foudre.  Quoique, coup de foudre était-il le bon terme?  Voilà au moins vingt ans que je suis guéri de ma dépendance affective.  Je ne suis donc plus du genre à tomber amoureux en un claquement de doigts, surtout d’une gamine que je ne connaissais même pas il y a cinq heures.  Donc non, ce n’est pas pas être tombé amoureux.  C’est seulement être tombé sur mon idéal féminin, voilà tout.  En fait, c’est surtout apprendre que cet idéal existait.

Arrivé chez moi, un message m’attend sur Facebook.  C’est cette gamine que je viens de rencontrer.  Ça ne fait que renforcer ma décision de terminer ma relation avec mon amante, ce que je fais avec un message privé.  Je lui offre l’opportunité d’aller la voir une dernière fois afin de lui expliquer ma décision en personne, mais elle préfère me bloquer et couper tout contact.  Bizarre, mais bon, si c’est ce qu’elle préfère, je respecte ça.  

J’échange plusieurs messages par jour avec ma nouvelle amie.  Puis, dans un statut Facebook, elle demande si quelqu’un aurait des cadres à lui refiler pour ses sérigraphies.  Quelle coïncidence, voilà depuis 1995 que j’achête des magazines des années 40-50-60 pour en encadrer de vieilles pubs.  Je lui propose quelques cadres qui ne me servent pas.  Et voilà comment elle vient chez moi pour la première fois.  Ce ne sera pas la dernière.

Plus on passe de temps ensemble, plus on se trouve des choses en commun.  On parle, on échange, on rit, on a du plaisir.  On commence à planifier un webcomic.  Il n’y a jamais de temps mort dans nos conversations, jamais de moment ennuyants.  C’est toujours avec surprise qu’on se rend compte, le soir venu, à quel point le temps a passé vite.

Quinze jours après notre première rencontre, je décide qu’il faut que je passe à l’attaque.  Cette fille me plaît de plus en plus.  Or, comme je l’ai déjà expliqué dans je ne sais plus trop quel billet, j’ai constaté à maintes reprises par le passé qu’au début d’une relation amicale entre deux personnes hétéro de sexe opposé, il y a une période d’ambiguité qui dure trois semaines.  Vingt et un jours dans lesquels on ne sais pas trop si on est ou non attiré et/ou attirant.  C’est le bon moment de prendre une chance tandis que l’autre a encore l’esprit ouvert à ton sujet à cause du charme de la nouveauté.  Parce que sinon, une fois passé ce délais, le charme s’estompe, l’autre croit que tu n’est pas intéressé, elle a eu le temps de s’habituer à ce que votre relation ne soit que platonique, son intérêt se perd, et tu entres dans la friendzone.  

La suite?  Cette conversation FB que j’ai eue avec une amie de longue date explique la chose en détail:

Steve Requin
Elle est venue chez moi hier

Jenny Colorado
Alors?  Tu t’es essayé ou bien t’as pas osé comme une épave amorphe?

Steve Requin
Après avoir passé une très bonne soirée, je voyais bien le temps passer, minuit approchait, et elle qui continuait à jaser joyeusement.  Je me suis dit qu’elle essaye peut-être de me faire le coup du « Oops, j’ai manqué le dernier bus, faut kj’passe la nuite icite ».  Je me trompais. À un moment donné, elle demande l’heure, elle constate avec surprise qu’il est presque minuit.  Elle essaye de voir les horaires de bus sur son iPhone mais ici je n’ai pas internet sans fil

Elle dépose son iPhone a côté d’elle.  Je me dis alors que c’est maintenant ou jamais.  Je viens pour m’assoir à côté d’elle pour l’embrasser, mais je dois d’abord prendre son iPhone pour ne pas m’assoir dessus.

Je trouve ça un peu difficile de faire des avances. D’habitude, j’ai des amantes.  On sait qu’on s’est rencontrés dans un possible but sexuel.  Mais ici, c’est différent.  Démontrer mon attirance profonde à une fille avec qui je n’étais qu’ami jusque-là, c’est une toute autre chose.  Je ne peux m’empêcher de baisser un peu la tête sur son iPhone que je tiens, en disant « hm… chuis pas très bon avec ces affaires-là ».  Je parlais de mon idée de tenter de l’approcher pour l’embrasser.

Je me retourne vers elle, je m’en rapproche… Et elle a un mouvement de recul.  J’improvise aussitôt en regardant son iPhone que j’avais toujours en main: « Non, j’vois pas comment ca marche, je vais consulter les horaires de bus sur mon ordi. »

Ce que je fis.

Donc, si elle croit vraiment que j’essayais de voir l’horaire de bus sur son iPhone, elle pensera avoir peut-être mal compris mon geste de rapprochement

Quant à moi, j’ai compris le message comme quoi elle ne me désire pas.  Et en même temps mon honneur est sauf, puisque c’est comme si je n’avais pas essayé

Qui sait, peut-être a t’elle vraiment compris, mais fait semblant de rien pour ne pas mettre du malaise.

En tout cas, le timing était pourtant parfait, et tout dans son langage corporel me montrait que j’avais le feu vert. Donc, si elle m’avait trouvé attirant, ça aurait marché. Fa que, ben coudonc, j’aurai essayé.

Jenny Colorado
Aww. *calin*

Steve Requin
Merci.

Dommage!  Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une forte attirance pour quelqu’un. Mais bon, un petit haussement d’épaules, me dire « Oh well! », et apprécier la relation telle qu’elle est. Ça ne va pas me demander grand effort, on s’entend super bien.

 

Le lendemain, la conversation continue:

Jenny Colorado
J’ai vu que tu as fait un dessin montrant que tu es sorti en gang et qu’elle y était aussi.  Tu l’as vue hier soir? C’était cool?

Steve Requin
Oui, y’a eu zéro malaise, elle revient même mardi

Hier on a eu ben du fun, on a ri, et on dérangeait tout l’monde à se chanter des duos Gainbourg-Bardot.

Jenny Colorado 
Ahah good!

Steve Requin
Toujours est-il que rien n’est changé entre nous, on a toujours autant de fun et on aime toujours passer full de temps ensemble

Jenny Colorado
Bon ben en tout cas, si elle veut te revoir, C’EST QUE TU L’ÉCOEURES PAS!

Le soir venu, après qu’elle soit venue chez moi et repartie chez elle, je continue mon compte-rendu:

Steve Requin
Bon ben là, ELLE SAIT TOUT.  Je ne serai jamais son chum, mais c’est pas grave, parce que ça nous a full rapproché, pis chus épouvantablement heureux.

Fallait j’te l’dise .

Jenny Colorado
Ah oui?
T’es épouvantablement heureux de te faire friendzoner d’aussi proche par une fille qui t’intéresse?

Steve Requin
Hum…
Tu sais quoi?
OUI 😀

Steve Requin
Autant, quand j’étais jeune et pas beau et dans ma période « soi-disant bon gars », je frustrais que des filles disent « Je ne veux pas sortir avec toi, je ne veux pas prendre le risque de gâcher notre amitié » parce que je considérais que c’était une excuse bullshit, autant aujourd’hui j’ai VRAIMENT peur de gâcher l’amitié si j’exprime une attirance qui ne sera pas partagée. Parce que je m’entend super bien avec elle et qu’on a une tonne de trucs en commun. Voilà pourquoi je suis aussi content qu’elle l’ait pris aussi bien. Ça nous a amené à nous dire tout ce qu’on pensait l’un de l’autre, fa que voilà pkoi je dis que ça nous a rapproché, pis que chuis super content que l’on va continuer de se voir en ami et d’avoir du fun comme avant.

Steve Requin
Et anyway, même si je n’en fait pas mon but dans la vie (contrairement à beaucoup de Bon Gars), je garde espoir qu’elle craquera pour moi un jour. C’est parce que le Bon Gars va essayer de se conformer à la fille en tout points, tandis que nous, avant même de se rencontrer, on aimait Gainsbourg, on faisait du dessin, on expérimentait des recettes non-conformistes (Elle fait une délicieuse limonade aux concombres), on aimait les objets et trucs vintage, on collectionnait de la BD, on passait des heures dans les bibliothèques à lire n’importe quoi… Même si je ne deviens jamais son amoureux et son amant, comment puis-je me passer d’une fille comme ça?

Steve Requin
Être intime avec aurait été la cerise su’l’sundae. Tandis que là, j’ai quand même le sundae complet. Je n’ai pas à me plaindre. 

Jenny Colorado
Je peux comprendre ça!

Le temps passe, on continue de se fréquenter en ami seulement et tout va bien.  Malgré que je m’étais résigné à n’être qu’un ami pour elle, je ne peux pas honnêtement appeler ça de la résignation.   Être résigné, ça sonne comme s’obliger à accepter une sitation désagréable.  Mais notre relation n’a rien de désagréable, bien au contraire.  C’est sûr que je trouvais dommage qu’elle ne serait jamais mienne.  Malgré tout, être en sa compagnie ne me torturait nullement.  Nous devenions de plus en plus complice.

24 juin 2013, jour de la Saint-Jean Baptiste.  Je fais un petit party chez moi.  Je constate que Flavie me tient bien plus compagnie que les autres fois où nous étions en groupe.  Une semaine plus tard, elle revient chez moi et…

Steve Requin
… Et ça a l’air que ça fait une semaine, soit depuis le party de la St-Jean qu’elle est sûre de ses sentiments pour moi.  Elle a décidé de se déclarer.

Elle se doutait bien que je ne comprendrais jamais les signes si elle la jouait subtilement avec moi.  Parce qu’à partir du moment où on me friendzone, je me le tiens pour dit.

Jenny Colorado 
Ça c’est awesome. Elle a de l’estime pour toi.

Steve Requin
Fa que, elle a commencé par me dire « J’ai rencontré un gars avec qui je suis tombé en amour. On se voit souvent et je n’arrête pas de penser à lui »

Et moi, le cave, quand j’entends ça, je pense: « Eh bout d’barnak!  Elle vient d’en rencontrer un autre! Ça a bien l’air qu’elle et moi, ça n’arrivera jamais! »

Jenny Colorado 
AHAHAH GNIOCHON!!!!11!!!!

Steve Requin
Mais là, plus elle récite son histoire et plus j’ai des doutes…  Elle dit « Un gars que j’ai rencontré il y a un mois dans un party »…  « On se voit 2-3 fois par semaine » …  « On a plein de projets artistiques » …  Plus elle en rajoute, plus je vois que ça correspond avec moi.

Mais là, tout le monde sait que quand un gars est mis dans la friendzone, il n’en ressort plus jamais. Alors je n’arrive pas à y croire.

Finalement, incapable d’endurer le suspense, je lui demande « C’est de moi que tu parles? ».  Tu peux pas imaginer à quel point j’avais peur du ridicule si je me trompais.  Mais après 2-3 secondes de pause, elle a dit « Oui, Steve.  Je t’aime! »

Jenny Colorado 
Et elle t’aimait encore, même alors que tu lui paradais ta gnochonnerie. How fucking cute!

Steve Requin
Sa nervosité était due au fait qu’elle avait peur d’essuyer un revers, sous forme de moi qui frustre en lui disant : « Pfff, trop tard, le moment est passé! »

Jenny Colorado 
ou « Foutez-moi la paix, toi et ta jeune poitrine fraiche! »

Steve Requin
Moi, lui dire ça?  PAS FOU, NON!!!

Et c’est ainsi que nous sommes devenus un couple.  Et une des choses qui y a contribué, c’est que je n’ai pas réagi comme le font trop souvent les gars qui se font friendzoner:

  • Ils frustrent!  
  • Ils dépriment!  
  • Ils boudent!
  • Ils se victimisent!
  • Ils insistent!
  • Ils tentent de la culpabiliser.
  • Ils s’éloignent en disant que ça leur ferait trop mal, de ne voir que comme amie celle dont ils sont amoureux.
  • Ils disent « Être amis? Pourquoi faire? Des amis, j’en ai déjà! »
  • « C’est pas une amie que je cherche, c’est une amoureuse. »

Sérieux là, comment est-ce qu’on peut prétendre être amoureux d’une personne si on n’est même pas capable d’être son ami?  Ça n’a pas de sens!

Je ne dis pas que c’est le fait que j’étais heureux d’être friendzoné qui l’a rendue amoureuse de moi.  Par contre, si j’avais réagi en frustré, jamais elle n’aurait développé de sentiments amoureux envers moi.  C’est parce qu’en étant heureux d’être son ami, je lui ai montré que l’affection que je lui portais était sincère.  Et ça, même si la relation ne dépasse jamais le stade de l’amitié, c’est la base de toute bonne relation.

Et vous savez quoi?  Je suis encore plus heureux qu’elle n’ait pas cédé à mes avances tandis que j’étais encore dans la période charme de la nouveauté.  Parce qu’en profitant d’un moment dans lequel elle n’était pas certaine de ses sentiments envers moi, je n’aurais jamais su si elle m’aimait vraiment ou si je l’avais manipulée à le croire.  Tandis que là, en tombant en amour avec moi alors que j’étais ami seulement, nous sommes tous les deux certains que ses sentiments sont réels.

Raison de plus pour être heureux d’avoir été friendzoné.

Les 15 genres d’amitié entre hommes et femmes

(Dans le texte qui suit, l’utilisation des termes hommes et femmes sont à titre d’exemple et sont parfaitement interchangeables.)

Il y a des gens qui colportent l’idée comme quoi l’amitié entre hommes et femmes n’existe pas car tous les hommes qu’une fille va rencontrer dans sa vie vont la désirer sexuellement. Apparemment, pour ces gens, l’homosexualité n’existe pas.  Ceci dit, oui, l’amitié homme-femme existe et n’a aucun rapport avec l’orientation sexuelle de l’un ou de l’autre.  Je me suis penché sur le sujet depuis quelques années, et j’ai découvert que cette amitié pouvait se diviser en quinze genres :

GENRE 1: L’amitié pour se rapprocher
Le gars va désirer une fille de façon romantique. Il est timide et à peur de se faire virer s’il lui parle de ses sentiments. Il va donc l’approcher en lui démontrant qu’il ne veut d’elle que de l’amitié, rien de plus. Dans sa tête à lui, c’est une brillante stratégie car en étant ami avec elle, ça va lui permettre de mieux connaître ce qu’elle est, et surtout ce qu’elle aime. Il pourra ainsi mieux s’ajuster à ses goûts à elle.

GENRE 2: L’amitié en attendant
Souvent la suite de la précédente. Voici comment ça se passe :

  • Le gars devient ami avec la fille.
  • Le gars attend que la fille constate qu’ils vont tellement bien ensemble qu’elle tombera en amour avec lui.
  • La fille se trouve un autre amoureux.
  • Le gars attend que la relation finisse.
  • La relation finit.
  • Le gars n’ose pas s’essayer tout de suite, afin de laisser à la fille le temps de se remettre de sa relation précédente.
  • Le gars attend trop, ce qui fait que la fille se refait un autre amoureux.
  • Le gars attend que la relation finisse.
  • Répéter ad nauseam pendant 5, 10, 15, 20 ans.

Ce qui nous amène à

GENRE 3: L’amitié de la Friendzone
La friendzone est un terme que les hommes utilisent lorsqu’ils désirent une femme amoureusement et/ou sexuellement, qu’ils le lui ont fait savoir de façon plus ou moins directe, mais que celle-ci ne lui a pas répondu positivement.  Cet homme est justement l’un de ceux qui croient que l’amitié homme-femme est impossible.  Il croit donc que toutes les femmes sont à sa portée, pourvu qu’elle finisse par cesser de refuser de lui donner sa chance.  Il reste donc en retrait dans la zone amie en attendant que la fille change d’idée à son sujet, ne serait-ce qu’à l’usure.

Il ne s’agit donc pas d’amitié véritable de la part du gars.  La preuve, c’est que lorsqu’elle va lui dire « On peut toujours rester amis. »  s’il n’a pas la patience d’aller attendre dans la friendzone, il lui répondra avec amertume et frustration un truc dans le genre de: « Non merci! Des amis, j’en ai déjà! »

GENRE 4: L’amitié congélateur
Tel que décrit dans le billet Être Mis au Congélateur, c’est lorsque le gars constate que la fille est en amour avec lui. Il n’est pas vraiment contre l’idée de sortir avec elle, mais il aimerait quand même trouver mieux qu’elle. Il la garde donc en tant qu’amie tandis qu’il s’essaye ailleurs, et finira par consentir à sortir avec elle en dernier recours s’il ne trouve pas mieux à long terme.

GENRE 5: L’amitié post-charme de la nouveauté
Lorsque deux personnes de sexe opposé se rencontrent, les trois premières semaines sont souvent ambigües. On se demande si on est attiré et/ou attirant pour l’autre. À ce stade-ci, l’attirance est surtout causée par la curiosité, le désir de découvrir l’autre. Voilà pourquoi, généralement, une fois que l’on a eu le temps de bien connaître l’autre, le désir disparaît, ne laissant plus que l’amitié simple.

GENRE 6: L’amitié post-désir
Dès la rencontre, ce fut le coup de foudre, l’attirance mutuelle. Ils sont rapidement passés au lit. À ce moment-là, deux choses peuvent se passer:

  • Ils se rendent compte immédiatement qu’ils ne sont pas compatibles sexuellement.
  • Ou bien: La baise était Ok, mais c’est en apprenant à se connaitre par la suite qu’ils se sont rendus compte qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre.

Alors s’ils continuent de se fréquenter en amis après ça, c’est qu’il s’agit bien d’amitié post-désir.

GENRE 7: L’amitié post-relation
C’est quand un gars et une fille sont ex. Leur relation a duré juste assez longtemps pour qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas faits pour former un couple. Ils reviennent donc à la case amitié et n’auront plus jamais le désir de pousser la chose plus loin.

GENRE 8: L’amitié qui sert de limite
Lorsque la fille craint qu’un gars veuille d’elle comme blonde ou amante, elle met tout de suite la limite amitié seulement de façon claire et précise, et le lui fait comprendre souvent de façon plus ou moins subtile dans la conversation. Le gars a donc le choix entre rester ami ou bien cesser de la fréquenter. Dans un cas comme dans l’autre, la fille sera soulagée de ne pas subir cette pression.  Ce qui nous amène à:

GENRE 9: L’amitié désespérée
Il arrive hélas parfois qu’une fille est désespérément amoureuse d’un gars qui ne voudra jamais d’elle. Ça peut être parce qu’il est gai, ça peut être parce qu’il est marié, ça peut être parce qu’il y a trop grande différence d’âge entre eux. Peu importe la raison, le fait demeure qu’ils ne pourront jamais être ensemble. Elle se contente donc d’amitié avec lui parce que c’est mieux que rien, et elle fait tout en son possible pour que leur amitié soit la plus profonde et la plus intime possible. Elle trouve consolation en se disant que l’amour, ça vient et ça part, mais au moins l’amitié c’est pour la vie.

GENRE 10: L’amitié de jeunesse
Ils se sont connus à une époque où l’un, l’autre ou les deux n’avai(en)t pas l’âge de ressentir du désir.  Ce qui fait qu’en grandissant, aucun des deux n’a ressenti d’attrait amoureux et/ou sexuel pour l’autre. Ce n’est pas une décision qu’ils ont pris volontairement. C’est juste arrivé comme ça, tout naturellement.

GENRE 11: L’amitié pseudo-fraternelle
Quand une fille veut tenir à distance un gars de qui elle apprécie l’amitié mais qu’il lui semble évident qu’il voudrait plus que ça, alors elle l’adopte officieusement comme frère. C’est sa façon à elle de lui dire qu’elle trouve l’idée romance et/ou sexe avec lui aussi repoussante que le serait une relation incestueuse.

GENRE 12: L’amitié par obligation environnementale
C’est quand deux personnes de sexe opposés sont obligées de se fréquenter : Voisin, coloc, chum d’une amie, conjointe d’un membre de la famille, collègue de travail, camarade de classe… Ces personnes ne se détesteraient pas nécessairement si l’amitié n’était pas requise pour l’harmonie du milieu. Mais sans cette obligation de se voir, elles se laisseraient totalement indifférentes.

GENRE 13: L’amitié internet
Quand on se lie d’amitié avec une personne de sexe opposé que l’on ne rencontrera jamais à cause de la distance, l’amitié n’a pas le choix d’être platonique

GENRE 14: Les amitiés avec bénéfices
Mauvaises traduction de friends with benefits, on utilise surtout le terme fuck friends pour les décrire. Ceux-ci se divisent en quatre sous-catégories :

  • Catégorie A : Ils se fréquentent en amis, et parfois ils ont du sexe ensemble. Leur amitié est réelle, ce qui signifie qu’ils peuvent passer du temps ensemble en ayant des activités non-sexuelles et tout de même l’apprécier sincèrement. C’est juste que ni l’un ni l’autre ne veulent d’une relation stable officielle.
  • Catégorie B : Ce sont des ex. Ils se sont vite rendus compte qu’à part sexuellement, ils ne sont pas fait pour former un couple. Ils continuent donc de se fréquenter en amis et de coucher ensemble, jusqu’à ce que l’un des deux se trouve un chum/une blonde.
  • Catégorie C : Comme catégorie A ou B, sauf qu’ils couchent ensemble même si l’un, l’autre ou les deux sont en couple avec d’autres.
  • Catégorie D : Il est difficile de parler ici d’une amitié car il est rare que ces gens-là se fréquentent autrement qu’à cause de leur lien de désir sexuel. Généralement, leur statut amical est comparable avec l’amitié par obligation environnementale : Si on enlève ce qui rend leur amitié obligatoire, dans ce cas-ci le sexe, alors l’amitié n’existe plus.

GENRE 15: L’amitié platonique depuis le début sans envie de plus que ça de part ou d’autre.
Ben oui, ça existe. Parce que s’ils sont bons amis proches mais que leur amitié ne tombe dans aucune des catégories précédentes, alors il s’agit automatiquement de celle-ci.

Et le plus ironique, c’est que lorsqu’ils sont vus ensemble en public, ils ont beau ne pas être collés ni se toucher ni faire quoi que ce soit pour faire croire le contraire, il y a toujours quelqu’un pour penser qu’ils sont en couple.  On ne compte plus le nombre de fois où ça nous est arrivé, à ma BFF Stéphanie et moi, depuis qu’on a commencé à se fréquenter en 2002.  Ce qui démontre que la croyance comme quoi l’amitié homme-femme n’existe pas, c’est hélas encore trop répandu.


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La logique amoureuse des Nice Guys.

Je vous ai déjà fait quelques billets sous forme de bande dessinées par le passé (Voir le tag « BD Blog« ) mais ceci est la première page de BD que je dessine depuis 2009.  Inutile de dire que ces six ans sans jouer du crayon ont quelque peu rouillé mon art. Après un mois de pratique, le verdict: Je dessine moins bien qu’il y a vingt ans, mais je dessine déjà mieux qu’il y a un mois. C’est encourageant.

Cette histoire met en scène un personnage nommé Daniel Comte, dit Comte Dany Hell, un pur Nice Guy doublé d’un Fedora Neckbeard










Je ne me souviens plus si je vous l’ai déjà dit, mais il ne faut pas s’étonner que beaucoup de soi-disant bons gars deviennent dessinateurs.  Le dessin est un art qui se pratique dans la solitude.  Et lorsque l’on manque de popularité et de vie sociale, en revanche on ne manque pas de temps libre.

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