Ça y est, je suis devenu un vieux con!

Ou du moins: Ça y est, je m’en rend compte.

Je fais une p’tite BD, comme ça, pour le plaisir de la chose, dans laquelle un personnage secondaire est alité suite à un accident. Et tandis que je le dessine recouvert de bandages et de plâtres, je constate un truc: Ça remonte à quand, la dernière fois que j’ai vu quelqu’un avec un membre dans le plâtre?

En me posant la question, je réalise que ça doit bien remonter au siècle dernier.

Qu’est-ce qui a donc bien pu changer? Est-ce que les gens sont plus prudents qu’avant? Est-ce que les jeunes sortent moins, jouent moins dehors? En y réfléchissant, j’en arrive plutôt à la conclusion que si je ne vois plus de bras ni de jambes plâtrées depuis aussi longtemps, c’est parce que ça a été remplacé par les attelles qui sont plus efficaces et plus discrètes.

Plus discret, plus pratique et plus moderne.

C’est anodin! N’empêche que ça m’a donné un choc. Non pas de constater que le fait de plâtrer un membre soit une chose du passé. Mais bien de constater que ça m’a pris vingt ans pour m’en rendre compte.

Et ceci me fait prendre conscience qu’en vieillissant, je suis de moins en moins porté à observer le monde autour de moi. J’ai beau être toujours aussi curieux pour découvrir des choses nouvelles, je ne me pose plus de questions au sujet de choses que j’ai déjà apprises. Et, par conséquent, je ne vois pas ces choses évoluer. Comme dans ce cas-ci au sujet du plâtre et des attelles.

Lorsque j’étais ado-jeune-adulte, dans la seconde moitié des années 80, je me moquais beaucoup du vocabulaire de mes ainés. Il y a un gag de mon cru que je disais souvent, comme quoi j’allais devenir professeur de langues, pour apprendre aux gens à parler le Vieux. Par exemple: Lorsque vous parlez à un vieux, ne dites pas « Je me suis levé du fauteuil et je suis allé en auto voir un film au cinéma. » Dites plutôt « Me su levé du Cherterfield pis chus allé faire un tour en machine pour voir une vue au théâtre. » Bon, cet exemple est québécois. Mais peu importe d’où vous venez, vous avez tous constaté que la génération qui vous a précédé utilise encore aujourd’hui des termes obsolètes dans leurs vocabulaires.

Je me suis juré que je serai toujours aussi alerte aux changements et que jamais je ne deviendrai un de ces vieux cons qui ne se rend pas compte que le monde autour de lui évolue. Et bien voilà, j’ai failli à ma tâche. Je suis devenu un de ces vieux cons qui ne se rend pas compte que le monde autour de lui évolue.

Ma philosophie (7)

Garde le secret sur tes projets en chantier.  Si personne ne connait l’itinéraire que tu t’es planifié, personne n’aura l’opportunité de te barrer la route.

Observe ceux qui critiquent tes réussites et méfie-toi toujours de ces gens.  Rabaisser tes victoires, c’est le premier réflexe de la personne qui préfère te voir échouer.

C’est au moment où tu crains d’avancer qu’il faut avancer, sinon tu n’iras jamais nulle part.

Il y a des amours qui sont plus néfastes et plus toxiques que la pire des haines. 

Là où d’autres ont réussi, tu peux réussir.  Là où d’autres ont échoué, tu peux réussir.

Une personne qui n’admet jamais ses torts et te fait porter le blâme pour tout est une personne à fuir sans délais.

Si tu ne peux résister au besoin de relever un défi que l’on t’a lancé avec mépris, alors tu l’as déjà perdu.

Si tu es facile à offenser, tu es facile à manipuler.

Si un ami fait une erreur, dis-lui.  Si ça te fais perdre cet ami, alors ça n’a jamais été un ami.

Accepte les excuses de ceux qui t’ont trahi, mais ne leur accorde plus ta confiance.

Accepte de te faire corriger pour tes erreurs, mais n’accepte pas de te faire humilier pour celles-ci.

La plus grande des erreurs est de ne pas reconnaitre ses erreurs.

Si tu déclines une offre d’aide, explique pourquoi.  La personne qui agit par altruisme va comprendre et accepter.  La personne qui agit par égoïsme va insister et frustrer.

Laisse les médisants se tromper à ton sujet.  Plus grande sera leur erreur, plus éclatante sera ta réussite.

Les gens cherchent à te faire perdre ton temps par peur que tu l’utilise pour atteindre le genre de but qui sera toujours hors de leur portée.

Dénonce! Le plus grand complice de ton agresseur, c’est ton propre silence.

Lorsque tu vis des situations difficiles, éloigne-toi de ceux qui te les créent, apprécie ceux qui te te viennent en aide, et fuis particulièrement ceux qui vont te les créer dans le but d’être ceux qui vont te venir en aide.

Prend les décisions qui te sont importantes, sans te soucier de comment ça va affecter les autres.  Tu as la responsabilité de ton propre bonheur, pas de celui des autres. 

Ne t’attends pas à ce que je m’arrête si tu te mets en travers de ma route.

Les amateurs donnent des leçons.  Les experts donnent l’exemple.

Reconnaitre qu’un but est hors de ma portée, ce n’est pas un échec.  Cesser de perdre mon temps et mes énergies, c’est au contraire une réussite. Et c’en est une que beaucoup de gens ne seront jamais capables d’atteindre.

La sagesse, c’est ce qui différencie la ténacité de l’obstination.

Savoir choisir ses batailles, c’est la différence entre investir dans une réussite, et perdre son temps à tenter de faire croire que tu as raison à des gens qui n’en valent pas la peine.

Je ne changerai pas si je te déplais. Par contre, je vais changer si je me déplais.

Je dois certaines de mes réussites au fait que j’ignorais que j’étais supposé échouer.

Ton insistance à me changer afin de faire de moi ton idéal pour te plaire, ça démontre seulement ton incapacité de plaire à ceux qui sont ton idéal.

Ceux qui le font pour les autres abandonnent.  Ceux qui le font pour soi continuent.

Peu de gens auront une vision de toi qui est conforme à la réalité.  Elle sera plutôt conforme à l’idée qu’ils ont besoin d’avoir à ton sujet.

Il faut planifier pour avancer, mais il ne faut pas s’arrêter sous prétexte qu’on ne peut pas tout prévoir.

Un échec, c’est seulement une opportunité pour vouloir mieux, faire mieux, trouver mieux, réussir mieux et récolter mieux.

Devient le genre de personne que l’on attendait, plutôt que d’être la personne avec qui on est en attendant.

Ne perd pas ton temps à te justifier.  Les gens n’entendent que ce qu’ils veulent entendre, et ne voient que ce qu’ils veulent voir.

Le premier pas vers l’échec, c’est de décider à la place des autres ce qu’ils devraient penser de toi.

Je préfère un ennemi qui va tenter de m’arrêter par sa peur de mon succès, qu’un proche qui va tenter de m’arrêter par sa peur de mon échec.  Parce que même si le premier est haineux, il croit en moi et en mes capacités.  Tandis que le second, malgré tout l’amour qu’il a pour moi, n’y croit pas.  Et bien qu’il soit beaucoup plus pénible moralement de s’éloigner d’un proche que d’un ennemi, il reste que l’un comme l’autre ne pourront jamais s’empêcher de se mettre entre mes buts et moi. M’éloigner de ces gens n’est pas qu’une option. C’est une nécessité.

Si j’ai réussi à détruire les murs qui m’emprisonnaient, ce n’est pas pour me laisser arrêter par les murs qui emprisonnent les autres.

Une personne déterminée à réussir va voir la sagesse dans ces paroles et agira en conséquence.  Une personne déterminée à échouer invalidera chacune d’entre elles pour justifier son inaction.

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Y’A LIENS LÀ

Voici les six billets précédents de ma série Ma Philosophie.

Ma Philosophie.
Ma Philosophie (2).
Ma Philosophie (3).
Ma Philosophie (4) Réflexions courantes.
Ma Philosophie (5) Parfois….
Ma Philosophie (6).

Et dans le même ordre d’idées.

Regarder derrière soi pour mieux aller de l’avant.
C’est à toi de choisir.
Je me méfie de ceux qui me disent...
100 leçons de vie que j’aurais aimé apprendre plus tôt.