Quelques mauvaises traductions qui font maintenant partie de notre culture

Pas besoin d’introduction, le titre dit tout. Commençons donc avec:

La choucroute
Le nom original de la choucroute est saurkraut. Il s’agit d’un mot composé  Saur signifie amer, et kraut le chou.  En allemand, on place le qualificatif avant le sujet. Saurkraut = amerchou = chou amer.  Une description fidèle de ce plat.

En français, par contre, c’est le sujet qui passe avant le qualificatif.  On a donc mis le chou en premier, à la place du saur.  Quant à kraut, on ne s’est pas cassé le cul.  Ça sonne comme croûte?  Ben voilà : Choucroute.  Et c’est comme ça qu’un plat qui ne contient aucune croûte en a un dans son nom.

Choucroute garnie de tout, sauf de croûte.

Les souliers de verre de Cendrillon
Comme toutes les histoires qui prennent leur source dans la tradition orale, l’origine du conte de Cendrillon se perd dans la nuit des temps. Ce qui est certain, c’est que la version écrite par Charles Perrault a servi de base à la version Disney. Or, ni dans celle-ci, ni dans les versions précédentes, n’y fait-on mention du matériel composant le dit soulier.

Apparemment, ce serait Honoré de Balzac qui, en la retranscrivant, aurait décidé qu’il s’agirait de pantoufles en vair, une fine fourrure. De là, beaucoup de gens croient que ce sont les traducteurs de Disney qui ont confondu vair et verre. Logique! Mais même là, il demeure des doutes. Sur Wikipédia, il y a une page consacrée à la controverse sur la composition des pantoufles de Cendrillon.

N’empêche que l’on peut s’entendre sur le fait qu’il n’y a aucune logique à porter des souliers en verre. Même s’ils étaient en plexiglass incassable, ça doit être tout sauf confortable. Et ce n’est d’ailleurs pas le seul illogisme reliés à ces escarpins.

Et pourquoi, à minuit, tout ton attirail est redevenu normal, SAUF ta godasse perdue? C’est louche!

Les Pierrafeu
De l’anglais, The Flintstones, cette série de dessins animés tourne autour du personnage de Fred Flintstone.  Une flint stone, c’est une pierre qui fait des flammèches.  Un silex, comme celui que l’on retrouve dans les briquets. 

Dans la langue française, le mot pierrafeu, ou même l’expression pierre à feu n’existe pas.  L’émission aurait donc dû s’appeler Les Silex, et le personnage principal Fred Silex. 

Au moins, dans la traduction européenne, Pierrafeu est un nom de famille.  Le personnage principal se nomme Fred Pierrafeu.  Mais dans la traduction québécoise, il se nomme Fred Caillou.  Les Pierrafeu devient donc un titre qui n’a aucun rapport avec la série.

Les Frères Lagaule.
Peu connus chez les francophones malgré la version française, The Hardy Boys était une série de romans pour la jeunesse dans lesquels deux jeunes frères, Frank et Joe Hardy, sont des détectives en herbe qui ont le don de se trouver en présence de mystères, et qui ont toujours l’intelligence et la débrouillardise pour les résoudre.  En plus d’être un nom de famille, Hardy signifie vaillant.  Ainsi, le titre est un double sens, interprété à la fois comme étant « les fils (de la famille) Hardy » ainsi que « les garçons vaillants. » 

South Park, reconnu pour égratigner tout ce qui est culture populaire, nous donne une version adulte, dans les deux sens du terme, des frères Hardy.   Dans la version originale anglaise, ils se nomment The Hardly Boys.  Hardly signifie « difficilement », « à peine », « tout juste », « à la limite ».  Dans cette version homo-érotique où ils sont adultes, ça peut être pris dans le sens de « ils sont à peine masculins », ou bien « maintenant qu’ils sont adultes, on peut difficilement les appeler encore des garçons. »

Le traducteur semble avoir pris le côté hard du mot hardly, car il les a appelés carrément les frères l’Érection.  Ou l’équivalent européen : Les Frères Lagaule.  Il faut savoir qu’en plus d’être l’ancien nom de la France, une gaule est une longue perche pour pêcher le poisson.  Une canne à pêche, quoi!  D’où l’expression « avoir la gaule » pour désigner l’érection.  Et à voir le comportement des frères Lagaule, même si c’est une mauvaise traduction de leur nom, on ne peut pas en vouloir au traducteur, ça leur va trop bien.

À 02:28. le doubleur se prend un fou-rire. Pas étonnant avec un texte pareil.

Gros Jambon
Cette chanson fut adaptée pour la première fois au Québec en 1962 par Réal Giguère et Tex Lecor.  Quand j’étais petit, je me souviens qu’elle faisait partie d’un album compilations de chansons drôles.  J’ai été quelque peu déçu en l’écoutant.  À part le titre, et encore, cette chanson n’a rien de drôle.  C’est juste l’histoire d’un colosse introverti qui travaille dans une mine, et qui se sacrifie pour sauver ses collègues.

Lorsque j’ai appris que la version originale anglaise chantée par Jimmy Dean en 1961 s’appelait Big Bad John, j’ai aussitôt compris ce qui a dû se passer lorsque Giguère et Lecor se sont attaqués à sa traduction :

Tex : C’est quelle chanson, que tu veux traduire?
Réal : Big Bad John. 
Tex: “Gros Jean Méchant?”  Pourquoi pas “Gros Jean Bon”, tant qu’à y être!?
Réal : « Gros jambon » …  Et pourquoi pas!?

Je n’ai jamais trouvé de preuve que ça s’est vraiment passé comme ceci, et je ne le saurai jamais puisque Giguère et Lecor ne sont plus parmi nous.  Mais ça me semble être la théorie la plus plausible pour expliquer ce titre.

La Guerre des Étoiles (le premier, devenu rétroactivement Star Wars, Épisode IV)
Si, depuis les années 90, les traductions gardent les noms originaux, les années 60, 70 et 80 ne se contentaient pas de traduire : ils adaptaient à la culture du pays traducteur.  Par exemple, si dans Back to the Future Marty porte des caleçons Calvin Klein, dans Retour vers le Futur il a des slips Pierre Cardin.

Mais les traductions n’ont pas toutes eues des résultats aussi heureux.  La première version française de Star Wars nous en donne de sacrées perles. Commençons par le titre.

Star Wars. War est au pluriel, ce sont donc les guerres et non la guerre. La traduction la plus fidèle aurait été Les Guerres Stellaires. En plus, ça rime. Mais bon, je suppose que pour le français moyen, « des étoiles » était plus facile à comprendre que « stellaire. » Il est vrai qu’à l’époque, les gens étaient moins évolués. La preuve : la dernière personne à être guillotinée en France, Hamida Djandoubi, l’a justement été en 1977, l’année de sortie de Star Wars.

Une pratique courante à l’époque était de traduire également les noms des personnages. Ainsi, pour ceux de Star Wars, ça va comme suit:

  • Han Solo. Han sonne comme Anne, prénom féminin. On ne va quand même pas féminiser un personnage aussi macho. Alors voilà: Yan Solo.
  • Chewbacca ou Chewie. Chewbacca sonne vaguement comme chew tobacco. Il chique du tabac? Alors voilà: Chiktabba ou Chico.
  • Darth Vader. Un français aurait de la difficulté à prononcer Darss Védrr. Alors voilà, on modifie légèrement en Dark Vador.
  • Jabba the Hutt. Hut, c’est une hutte. On suppose qu’il doit habiter une forêt. Alors voilà: Jabba le Forestier. Il n’y a pas un seul arbre sur Tatooine, mais bon, s’il fallait s’arrêter à ces détails.
  • Grand Moff Tarkin. Avec Moff qui sonne comme muff, « la grande touffe de Tarkine » sonne comme quelque chose qui serait annoncé à la porte de certains cabarets adultes louches. Alors voilà: Tarkan. Pour celle-là, je leur accorde, ça fait beaucoup plus sérieux.
  • R2-D2 et C3P-0. Étant donné que la traduction française de ces deux-là était D2-R2 et Z6P-O, j’ai longtemps cru que ces noms étaient des abréviations qui avaient une signification réelle. Ce n’était pas la première fois que je voyais un six américain devenir un trois français. À cause de la conversion du dollar américain en franc français, la série télé américaine The Six Million Dollars Man s’appelait en France L’Homme qui valait trois milliards. Mais ce n’était qu’une coïncidence, car le changement de C3 à Z6 était seulement dans le but de mieux coïncider avec le mouvement des lèvres.
  • Et la meilleure: Luke Skywalker devient Luc Courleciel. Bon, pas dans le film lui-même. Là, il est Luc Skywalker. Mais dans la première édition française, c’était le nom listé à la fin.
Ça ne s’invente pas.

Encore heureux que le traducteur n’a pas confondu Owen avec « oven. » Luke aurait été élevé par Oncle Fourneau.

Sinon, malgré le fait que cette histoire se passe il y a très très longtemps, elle est pleine de technologie futuriste. Et en 1977, quoi de plus futuriste que le laser? Ainsi…

  • Light saber = Sabre laser.
  • Wookie bowcaster = Arbalète à laser.
  • Tractor beam = Aimant laser.
  • Blasters = Pistolasers.
  • Power converters = Pompes à laso-convecteurs. On passe d’un adapteur électrique à une pompe chauffante au laser. Comme s’il ne faisait déjà pas déjà assez chaud comme ça dans le désert.

Tiens, je l’avais oublié, celui-là. En effet, les endroits aussi changent de nom:

  • Toshi Station = Kotoché.
  • Alderaan = Aldérande.
  • The Death Star = L’Étoile Noire.
  • D’ailleurs, tout ce qui a rapport à l’Empire est noir, et dans cette traduction on en rajoute : L’Étoile noire, le côté obscur de la force, l’armure noire de Dark Vador. Et lorsque Obi-Wan relate la Clone War, il parle de la guerre noire.
  • Et n’oublions pas The Millenium Falcon qui devient le Millénium Condor. Là encore, ça coïncidait mieux avec le mouvement des lèvres que ne l’eut fait Le Faucon Millénaire.

Pour une raison inconnue, à chaque fois qu’il s’agissait de traduire une série animée japonaise, les français étaient les seuls à ne pas respecter le titre original. Quatre exemples:

Japonais : UFOrobo gurendaizā
Anglais : Ufo Robot Grendizer
Allemand : Grendizer
Espagnol : Ufo Robot Grendizer
Russe : Грендайзер (Grendizer)
FRANÇAIS : Goldorak

Japonais : Kyaputen Harokku
Anglais : Captain Harlock
Italien : Capitan Harlock
Espagnol : Capitan Harlock
Russe : Космический пират Харлок (Space Pirate Harlok)
FRANÇAIS : Albator

Japonais : Kyaputen Fyūchā
Anglais : Captain Future
Allemand : Captain Future
Italien : Capitan Futuro
Espagnol : Capitan Futuro
FRANÇAIS : Capitaine Flam

Japonais : Mahōtsukai Sally
Anglais : Sally the Witch
Polonais : Sally Czarodziejka
Portugais : Sally, a Bruxita
Espagnol : Sally la Bruja
Russe : Ведьма Салли (Witch Sally)
FRANÇAIS : Minifée

Erratum. On me signale dans les commentaires que Minifée serait en fait une traduction québécoise. J’avoue que le vocabulaire français international et l’absence d’accent régional m’a trompé.

D’accord, mauvais exemple.

En conclusion, il y a un truc amusant que j’ai constaté sous la douche, car c’est l’endroit par excellence pour se faire des réflexions philosophiques : Lorsqu’un nom étranger se termine par O, il suffit d’y ajouter un N pour en faire une version française. Les exemples sont nombreux.

  • Nero, Néron.
  • Cicero, Cicéron.
  • Plato, Platon.
  • Leo, Léon.
  • Apollo, Apollon.
  • Scipio, Scipion. (Ennemi de Jules César)
  • Milo, Milon (Autre ennemi de César)
  • Scorpio, Scorpion. (Le signe astrologique)
  • Frodo, Frodon.  
  • Fellatio, fellation.  

D’accord, ce dernier exemple n’est pas un nom. N’empêche que là encore, on peut dire que ce mot coïncide avec le mouvement des lèvres.

Dépenser pour prospérer en 15 étapes

Ça prend de l’argent pour faire de l’argent, que dit le proverbe. Et c’est vrai. J’aurais quand même apprécié apprendre au début de ma vie adulte les quinze règles qui vont suivre. Au pire, avant mes trente ans. Parce que là, à la veille de mes 54, il faudrait que je gagne au moins un ou deux million à la loterie pour pouvoir être capable de les appliquer. Mais bon, apprenons tout de même, qui sait, ça peut toujours servir.

Avant tout, il y a une chose qu’il faut comprendre. C’est une idée qui va sembler étrange pour la plupart d’entre nous, mais ça n’en demeure pas moins un fait: L’argent, ça n’existe pas. Ce n’est qu’un concept social. C’est la raison pour laquelle celui-ci change sans cesse de valeur. C’est la raison pourquoi le prix des actions en bourse ne cesse de fluctuer. C’est la raison pour laquelle le Bitcoin valait $1 il y a dix ans, $68 000 il y a un an, et $17 500 il y a un mois. Et que dire du prix de l’essence. Près de chez moi, en ce jour du 2 juillet 2022, il est à $2.20 le litre. En avril 2020, après un mois et demi de pandémie, je le payais à 73¢. Est-ce que le pétrole est plus difficile à extraire et à raffiner aujourd’hui qu’il l’était il y a deux ans et quart? Non, pourtant!

L’argent, ça s’évapore.
Lorsque tu travailles, tu gagnes un salaire, et le pouvoir d’achat de ce dernier est taxé sur tous les niveaux.

  • Tu paies des frais d’utilisation à chaque fois que tu utilises ta carte bancaire.
  • Tu paies des intérêts quand tu utilises ta carte de crédit.
  • Peu importes ce que tu achètes, tu paies en plus une taxe. Deux taxes, si tu es au Québec.

Tu crois que la solution est simple. Comme le disent nos boomers de (grands-) parents : « Pour ne pas voir notre argent diminuer, on n’a qu’à ne pas y toucher. » Ha! Ha! Elle est bonne, celle-là! Mais mon pauvre ami, tu n’as pas besoin de toucher à ton argent pour le voir s’évaporer. Avant même que tu reçoives ton salaire, on lui a d’abord enlevé…

  • Les cotisations pour la Régie des Rentes du Québec.
  • L’Assurance Emploi.
  • Le Régime Québécois d’Assurance Parentale.
  • L’impôt fédéral.
  • L’impôt provincial.
  • Pour certaines jobs, il y a aussi la cotisation syndicale et/ou le régime d’assurances collectif.

Mais bon, une fois tes dépenses du mois effectuées, tu peux te dire qu’au moins, tu as toujours l’argent qui te reste en banque. Cependant, sur celui-ci, il y a …

  • Les frais mensuels de tenue de compte.
  • La charmante obligation annuelle qu’est la déclaration de revenus, aussi connu comme étant le temps des impôts.
  • Sans oublier l’inflation qui augmente les prix, et qui par le fait même diminue ton pouvoir d’achat.

Alors que tu y touches ou non, ton argent, c’est du sable fin dans une passoire.

Vivre, c’est payer.
Pour la plupart d’entre nous, dès que l’on commence notre vie d’adulte, nos deux priorités sont le logement et le véhicule. Un appartement, c’est une perte, car il faut payer à tant par mois. Une maison l’est encore plus car même si on nous en fait cadeau, elle nous coûte sans cesse de l’argent. Le coût annuel des taxes municipales et scolaires en plus des frais d’entretien et l’électricité, ça va chercher dans les $12 000. Soit un peu plus de la moitié de ce que rapporte le salaire horaire minimum actuellement. Pour une auto, c’est la même chose. On connait tous le cliché qui dit qu’au moment où tu as signé ton contrat d’achats d’une auto, celle-ci perd automatiquement quelques milliers de dollars en valeur. Or, ce n’est pas qu’un cliché. C’est un fait!

Où est donc la logique de cette dévaluation?
La valeur d’un véhicule repose sur un concept imaginaire : Avant la signature, c’est un véhicule neuf. Après la signature, c’est un véhicule usagé, puisqu’il a (eu) propriétaire. À la seconde même ou un véhicule passe de neuf à usagé, sa valeur marchande tombe automatiquement. Il s’agit pourtant du même véhicule, qui n’a pourtant pas changé d’un atome entre le moment où tu as pris le stylo, et les cinq secondes qu’il t’a fallu pour apposer ta signature. Normal! Une auto, c’est quelque chose de tangible, physique, réel. Par contre, neuf et usagé, sont des concepts imaginaires, et ils n’ont de valeur que celle que veulent leur accorder ceux qui possèdent le véhicule que vous désirez avoir. Si tu veux l’acheter, tu n’as pas le choix, tu dois te plier à cette règle abusive qui te fait payer pour rien, ou bien tu devras t’en passer. En Justice, c’est une pratique illégale qui a un nom: Extorsion. Mais en business, c’est une pratique légale qui porte un tout autre nom: Business.

Financièrement parlant, en société, il y a deux catégories de gens. Il y a ceux qui travaillent pour de l’argent. Ceux-là n’arrivent jamais à en avoir. Et il y a ceux pour qui l’argent travaille pour eux. Ceux-là en reçoivent sans cesse, même en se tournant les pouces.

Mais comment faire pour passer du premier au second? Comment peut-on y arriver si l’on part de rien? Comment faire de l’argent si on n’a pas d’argent puisque ça prend de l’argent pour faire de l’argent?

Ça fait plusieurs années que je me penche sur le sujet, m’intéressant au monde de la finance, des investissements, des placements, et sur les différentes méthodes de faire fructifier ses avoirs. Et surtout, sur l’art d’utiliser le crédit de manière intelligente. À ça, j’y ajoute mes propres expériences qui m’ont apprises quelques vérités que l’on ne nous montre pas dans les tutoriels financiers.

J’ai constaté qu’il existe plusieurs méthodes qui nous amènent à prospérité, et celles-ci comportent toutes diverses variantes pour s’adapter à la situation de chacun. Mais l’une des plus sécuritaires, les plus stables et garanties de fonctionner à long terme est cette méthode en quinze points. Plus on l’applique jeune, plus on est assurés d’y parvenir pendant que l’on peut encore profiter de la vie.

En admettant que l’on part avec un capital de $0.00, ça va comme suit:

ÉTAPE 1: Étudie le marché pour connaitre quelles sont les professions qui paient le plus. 
Et où peut-on trouver cette liste de professions? Mais sur Google, évidemment. Au 21e siècle, nous avons un avantage incroyable que n’ont pas eues les générations précédentes : Nous avons accès à internet, qui contient toute la connaissance de toute l’humanité, aussi bien ancienne qu’actuelle. Peut importe ce que tu veux savoir, Google le sait.  Google sait tout!

ÉTAPE 2: De ces domaines, étudie dans celui qui te convient le mieux.
La vie est trop courte pour se faire chier à une profession que l’on déteste et que l’on ne choisit que pour l’argent. Il faut donc aller vers un domaine qui nous plaît, ou au pire qui nous ennuie pas trop. Mais si tu as une personnalité spartiate, alors va pour le job le plus payant, quel qu’il soit.

À ça, il faut aussi en choisir un dont les études ne vont pas exiger que l’on y consacre la majorité de nos jeunes années en nous endettant pour le reste de notre vie. De deux à cinq ans d’études restent une bonne moyenne.

ÉTAPE 3: Pratique cette profession.
À la fin de tes études, évidemment, le plus tôt possible.

ÉTAPE 4: Vis modestement.
Le piège dans lequel tombent 90% des jeunes professionnels qui démarrent avec un gros salaire, c’est de vouloir immédiatement vivre le prestige de posséder le condo et la bagnole. Pas grave si c’est à crédit, que l’on se dit. Avec notre salaire on peut se le permettre.

Sauf que l’idée ici, c’est de pouvoir se mettre de l’argent de côté pour que cet argent travaille éventuellement pour nous. Comment pourras-tu faire ça si ton salaire part au fur et à mesure dans l’auto, l’essence, l’assurance auto, le prêt hypothécaire, la taxe de bienvenue, les taxes municipales, les taxes scolaires, l’assurance habitation, la cotisation à l’association des propriétaires de condos, l’électricité, l’ameublement, les électroménagers, internet, le téléphone, la nourriture, et ton prêt étudiant? La réponse: JAMAIS! En planifiant de te mettre ces responsabilités sur le dos avant même d’avoir ton premier chèque de paie, tu viens de t’assurer que tu vas passer ta vie d’adulte en tant qu’endetté qui ne fera que payer non-stop.

Prend un petit appartement pas cher. Près de ton travail si possible. Ne mange que rarement au resto. Pas de nourriture livrée non plus. Apprend à cuisiner au lieu d’acheter des produits tout prêts. Cuisine de grandes portions, sépare et congèle. Conditionne-toi à te lever à la première sonnerie. Tu peux te préparer d’avance, chez toi, entre cinq et dix litres de café glacé pour le prix d’un verre de 550 ml. Prépare ton déjeuner d’avance la veille s’il le faut, tu n’auras qu’à le passer au micro-ondes le matin. Juste en faisant ceci, tu dormiras mieux, tu dormiras plus longtemps, tu seras en meilleure forme, tu n’auras pas à partir plus tôt pour faire la file derrière ces milliers de gens qui sont trop lâches pour se préparer à déjeuner. Et non seulement vas-tu sauver beaucoup d’argent, tu vas sauver du temps. Et le temps, c’est de l’argent.

Avec Internet et le téléphone, plus personne n’a besoin de télé câblée de nos jours. Et Youtube déborde de tutoriels pour s’entrainer comme des athlètes sans avoir à aller au gym. Deux autres dépenses inutiles en moins.

ÉTAPE 5: Ne fréquente jamais une personne dépensière compulsive et/ou qui ne pratique aucun métier sérieux et/ou qui cherche à avoir un enfant rapidement. 
Cette personne causera ta ruine. C’est inévitable! Fait vécu et maintes fois observé. Désolé si ce n’est pas politically correct de le dire, mais les faits sont les faits.

Et je ne parle ici que d’une potentielle conjointe. Mais dans les faits, pour les premiers 2-3 ans de ta vie professionnelle, la triste réalité est que tout le monde va te mettre de la pression pour que tu dépenses ton argent. Tes collègues, tes amis, ta famille. Je te garantis que d’ici peu, tu ne sauras plus compter le nombre de fois où tu vas te faire mettre de la pression pour acheter une auto, te payer un condo, où même des sorties de resto-bars à n’en plus finir qui te coûteront de $100 à $300 la soirée. Je peux t’assurer que toute cette pression constante va te mettre dans un état de ras-le-bol à répétition. C’est là qu’il va falloir faire preuve de force de caractère et ne jamais céder. Au bout de quelques mois, ils vont bien finir par voir que ça ne sert à rien d’insister et ils vont se lasser et te foutre la paix sur le sujet. Mais en effet, ça peut prendre jusqu’à 2-3 ans avant que tout le monde l’accepte.

Pourquoi voudriez-vous accepter de vous laisser ruiner par des gens qui manquent à ce point de respect envers vos limites?.

ÉTAPE 6: Paie tes dettes d’études.
Le plus vite possible, à tant par mois.  Pas de paiements mensuels trop cher pour ne pas déséquilibrer ton budget, mais pas trop bas pour éviter de payer le double en intérêts. Trouve le juste équilibre.

ÉTAPE 7: Dès que tes dépenses du mois seront payées, il te restera de l’argent. Va à la banque pour le placer et l’investir. 
Tel que déjà abordé dans le point 10 d’un billet précédent, il est beaucoup plus sécuritaire de faire affaire avec ta banque qu’avec un bureau de conseillers financiers. Même si les placements ne rapportent que peu d’intérêts, il faut quand même y investir.  Car avec les frais bancaires mensuels et l’augmentation du coût de la vie qui diminue le pouvoir d’achat de ton argent, le laisser dans ton compte, c’est le voir s’évaporer.

ÉTAPE 8: Au bout de dix ans à travailler dur, gagner cher et vivre en spartiate, tu devrais avoir récolté au moins un demi-million
Les banques ne prêtent que la somme d’argent équivalente à ce que possède déjà l’emprunteur. Tu as un demi-million? Alors contracte avec eux un prêt hypothécaire d’un demi-million sur dix ans.

ÉTAPE 9: Avec ton million, achète une maison avec terrain.
Posséder et habiter une maison, ça coûte cher. Juste en taxes municipales et scolaires, en assurances et en entretien, tu t’enlignes pour payer $12 000 par an. Et n’oublions pas la taxe de bienvenue de la première année. À ça, rajoute les $60 000 que tu dois donner annuellement pendant dix ans à la banque, soit $600 000, c’est à dire le $500 000 emprunté + $100 000 qui représentent 19.9% d’intérêt. Pour un total de $82 000 annuellement, ou $6834 par mois, juste pour habiter là. Et encore, tu peux te compter chanceux, tu n’as emprunté qu’un demi-million pour te l’acheter car tu en possédais déjà la moitié. Toute autre personne aurait eu à emprunter plus, et rembourser plus. En moyenne, on parle de $120 000 par année.

Cependant, le plan n’a jamais été d’y vivre soi-même. Le but ici est de gagner de l’argent, pas d’en dépenser. Aussi…

ÉTAPE 10: Dès que tu es propriétaire, met immédiatement la maison à louer.
En sachant que de nos jours, un 4½ va chercher dans les $1 000 par mois, et on parle d’un vieux logis moyen à la limite du taudis, une maison avec un terrain trouvera facilement locataire à $6 000 par mois. La maison va donc te rapporter $72 000 par année. Beaucoup de jeunes professionnels sont prêts à payer ça pour la louer, plutôt que de l’acheter à $120 000 par an.

Une fois que tu auras payé les taxes scolaires, les taxes municipales, l’entretien et les assurances, il te reste $60 000 de profit net, soit exactement ce que la banque te demande pour rembourser l’hypothèque. Autrement dit, ta maison ne te coûte plus un sou, elle va se rembourser toute seule pendant les dix prochaines années. Plus vite, si tu augmente le loyer annuellement.

Ça t’a pris dix ans en partant de rien. Mais là, enfin, tu viens de passer dans la seconde catégorie de gens. Tu es dans celle où ton argent travaille pour toi.

ÉTAPE 11: Au bout de ces dix ans de sacrifices, tu es maintenant au summum de ton budget.
Tu as maintenant dix ans d’expérience de travail dans ton domaine. Tu as été augmenté sur une base annuelle. Tu n’as plus besoin d’économiser pour acheter ta maison, elle se paie toute seule. Tu n’as plus besoin de payer ton prêt étudiant, il est remboursé. Plusieurs choix s’offrent maintenant à toi.

  • Vivre moins modestement et commencer à t’accorder un peu de confort.
  • Avoir une relation sérieuse, voire même fonder une famille.
  • Ou bien tu peux continuer sur ta lancée en prolongeant la vie modeste tout en continuant tes investissements, en y ajoutant en plus l’argent que tu mettais jusque-là sur ton prêt étudiant. 

    ÉTAPE 12. Si tu es un homme hétéro, ne te marie surtout pas. 
    Fais tes propres recherches et tu le verras toi-même: Il n’y a aucun avantage social, légal ni financier à se marier quand on est un homme.  Bien au contraire!  50% des mariages finissent en divorce, et 70% des divorces sont initiés par la femme.  Pour une belle cérémonie inutilement coûteuse et un bout de papier sans valeur pour toi, tu joues à pile-ou-face les fruits de toute une vie de travail et de planification financière pourtant intelligente.

    ÉTAPE 13. Dix ans après avoir acheté ta maison et vingt ans après avoir commencé ta carrière, tu as de nouveau un demi-million en investissements.
    En fait, si tu as continué à vivre comme un pauvre en investissant tes augmentations de revenus + l’argent que tu donnais jadis en prêt étudiant, tu auras probablement plus. Quelque chose entre ¾ de million et un million complet.  Ton prêt hypothécaire s’est remboursé tout seul. Ta propriété vaut maintenant $2 millions de dollars à cause de la hausse de la valeur du marché immobilier.  Une personne qui voudrait en acheter une semblable devra obtenir une hypothèque sur 20, 25 ou 30 ans, au bout duquel il devra rembourser le double, soit $4 millions.  Mais toi, en l’achetant intelligemment, tu l’as eu pour $500 000, soit huit fois moins. Et à partir de maintenant, elle te rapporte $100 000 par an, puisque tu as augmenté peu à peu le loyer à chaque année. Donc, encore cinq ans et elle se sera remboursée au complet. Quatre, si tu continues d’augmenter.

Tandis que la majorité des propriétaires vont prendre un prêt habitation qu’ils devront payer pendant 20, 25, 30 ans, toi tu as une maison qui ne t’aura pas coûtée un sou car elle se sera remboursée au complet, toute seule, en moins de 15 ans.

ÉTAPE 14. As-tu besoin d’un véhicule?  Si oui, n’achète pas, loue!
Tel qu’expliqué plus haut, à partir du moment où tu l’achètes, la valeur du véhicule ne fait que tomber. Inversement, les frais d’entretien ne font qu’augmenter à mesure que le besoin de réparations se fait de plus en plus fréquent.  Alors si tu as une auto, vend-là.  Va au concessionnaire et loues-en une neuve sur trois ans.  Tu n’auras plus jamais à te soucier de l’entretien puisque c’est le concessionnaire qui s’occupe de tout. Tu l’échangeras contre un modèle tout neuf avant-même que les premières avaries n’y apparaissent.  Et puisqu’il appartient toujours au concessionnaire et que son but est de le revendre au meilleur prix dans trois ans, tu es assuré qu’il ne va pas te refiler un citron. Il y va de son propre intérêt. Et le tout, auto, immatriculation, assurances, entretien, essence, ne te coûtera au gros maximum que le tiers de ce que te rapporte ta maison en loyer. 

Autrement dit, quinze ans après son achat et pour le reste de tes jours, ta maison gratuite te fournira l’appartement gratuit, la nourriture gratuite, et tu rouleras toujours dans un char neuf gratuit. Et pendant ce temps-là, ceux qui te mettaient de la pression il y a quinze ans pour que tu dépenses ton argent à mesure sont TOUS esclaves de leurs dettes, qu’ils n’auront probablement même pas fini de rembourser lorsqu’ils seront rendus à l’âge de la retraite.

ÉTAPE 15. Tu as maintenant la liberté de pouvoir choisir ce que tu vas faire du reste de ta vie.
Admettons que tu as commencé tes études à 20 ans et commencé à travailler à 25, tu as maintenant entre 40 et 45 ans et tu vaux environ $3 millions. Si en plus tu as pris soin de ta santé, de ta forme et de ton alimentation, tu peux pleinement profiter de ta jeunesse adulte en prenant ta retraite 20-25 ans avant tout le monde. Car en effet, à partir de ce point, tu peux vivre confortablement mais sans excès avec les $66 000 annuels (si on enlève les dépenses du véhicule) que te rapportent ta maison + tes placements. Ou alors tu continues de pratiquer ton métier et tu continues de prospérer en y ajoutant ton salaire.  Ou alors tu continues d’appliquer ce principe en achetant une seconde maison et la mettre à louer. Hey, tu peux même continuer de travailler, expulser ton locataire et vivre avec zéro dette dans ta maison qui, en se remboursant toute seule en 14-15 ans, ne t’a pas coûté un sou. Ou, le meilleur des deux mondes, habiter une seconde maison qui sera payée par le loyer de la première. C’est la beauté de la chose : rendu à ce point-ci de ta vie, tu as le choix!

Et ceci, si tu as des enfants, te permet de leur assurer une fortune générationnelle. Car non seulement vont-ils hériter de la maison en tant que source de revenus, ils vont également hériter de ton exemple, de ton savoir-faire, pour que leur argent travaille pour eux et non l’inverse.

Il y en a qui vont dire qu’au lieu d’acheter une maison, mieux vaudrait acheter un duplex, triplex, quadruplex ou un bloc-appartements de 10, 20, 40 logements. Les revenus n’en seront que plus grands. En théorie, c’est vrai! Mais j’ai été concierge et surintendant assez longtemps pour savoir qu’un locataire = un problème, vingt locataires = vingt problèmes, quarante locataires = quarante problèmes… Plus on a de locataires, plus grandes sont les possibilités de devoir faire face aux loyers non-payés, aux accidents, aux dégâts d’eau, à la négligence, aux incendies, aux punaises de lit… On passe alors tout notre temps et une bonne partie de notre revenu à devoir s’en occuper, ou alors à devoir embaucher des gérants d’immeubles et des concierges. C’est juste trop compliqué pour moi. Au moins, en louant une maison d’un million de dollars, je sais que j’ai affaire à une personne sérieuse qui gagne très bien sa vie. En général, ce ne sont pas ces gens-là qui vont causer des problèmes. J’échange donc un revenu potentiellement immense pour un revenu somme toute assez bon et la tranquillité d’esprit. Mais ça, c’est mon choix personnel.

L’important, c’est que rendu à ce point, et pour le reste de notre vie, on fait partie des gens pour qui l’argent travaille, plutôt que des gens qui travaillent pour l’argent. C’est surtout d’être capable de comprendre que le fait de valoir trois millions ne veut pas dire posséder trois millions de dollars comptant et vivre en dépensant cet argent. Parce que faire ceci, c’est s’assurer qu’au bout d’une période allant de trois à sept ans, il ne nous restera plus rien. Non seulement aura-t-on échangé le confort à long terme pour une vie de millionnaire à court terme, on aura détruit notre source de revenus, et on aura saboté pour de bon nos chances de pouvoir refaire fortune un jour.

En conclusion, mieux vaut l’argent qui travaille pour nous, que de travailler pour l’argent. Car comme le dit le proverbe : L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.