La « Loi Lola » passera t-elle?

Il y a des moments dans la vie où je souhaite très fort ne pas avoir raison.  Ceci en est un.

La Loi Lola, c’est ce projet de loi qui dit que désormais tous les conjoints qui se séparent ont droit à une pension alimentaire de la part de leur ex. Jusque là, l’article 585 du Code civil du Québec dit que des conjoints de fait ne peuvent réclamer une pension alimentaire pour eux-mêmes en cas de rupture. Pour leurs enfants, oui. Mais pour eux-mêmes, non. Le jugement Lola, s’il passe, va changer ça. La décision sera prise aujourd’hui: http://journalmetro.com/actualites/national/227561/lola-c-eric-la-cour-supreme-tranchera-vendredi/

Je m’interroge: Si la loi passe, qu’est-ce que ça va changer dans nos moeurs?

D’abord, voyons la définition de « conjoint » au sens légal:

« Votre conjoint de fait est la personne avec qui vous faites vie commune depuis au moins 12 mois (toute rupture de moins de 90 jours n’interrompt pas la période de 12 mois) »
Source: http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/retraite/retraite_a_deux/Pages/definition_conjoint.aspx

… Je n’aime pas vraiment ce que ces lois combinées pourraient signifier. D’abord, calcul rapide:

90 jours = 3 mois

12-3=9

En conclusion, pour se protéger légalement du Jugement Lola qui permet à toute femme de demander une pension alimentaire à son ex conjoint de fait, l’homme devra désormais changer de conjointe à tous les 9 mois.

Vous allez me dire Comment peuvent-ils savoir que cette femme est ta conjointe et non une simple colocataire?  Ils ne le peuvent pas, justement. C’est trop compliqué à prouver. Voilà pourquoi c’était plus simple de créer une loi disant que vous êtes conjoints de fait après X temps de colocation.

Si la loi dit que vous êtes conjoints de fait alors vous êtes légalement conjoints de faits, que vous le vouliez ou non. Et si l’un(e) des ex colocs décide, pour des raisons personnelles, d’utiliser ça pour te soutirer de l’argent, eh bien devine quoi? C’est justement pour ces gens-là que cette loi va servir.

Parce qu’il est évident que dès qu’une personne passe plus de 9 mois à colocater avec un autre, cette personne devient automatiquement dépendante financièrement et incapable de se faire vivre par soi-même. En tout cas, c’est le message que passe cette loi au sujet de la colocation.

Vive le peuple québécois.


EDIT: Plus besoin de s’en faire sur le sujet:

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Un peu de gaieté

Parce que, bon, la sagesse, la sagesse… Faut bien déconner un peu des fois, quoi.


(Quand j’le vois danser à la fin, j’ai toujours la musique de La Bastringue en tête)


(Faut être Canadien pour comprendre)

Qu’est-ce qu’on rigole!

L’avantage des memes d’internet, c’est qu’on n’a pas besoin de savoir dessiner pour passer une idée sous forme de BD.

…mais bon, sil faut absolument passer un message social, disons ceci: Lorsque quelqu’un cherche à prouver un point pour te contrarier, il le trouvera, ce point, quitte à tordre les faits en les prenant sous des angles pas possibles.

Se rendre hommage à soi-même

Le texte qui suit a été écrit l’été dernier alors que je venais de quitter mon emploi dans un garage de bus en raison de douleurs aux articulations des coudes causées par la manipulation constante de la pompe à diesel:

Une bonne partie de ma vie, de la mi-vingtaine à la fin de la trentaine, je me suis souvent considéré comme étant un loser. Même si je n’avais plus depuis longtemps l’attitude qui fait de quelqu’un un loser, on aurait pu croire que la vie et le destin s’acharnait sur ma pauvre petite personne pour me faire échouer la majorité de ce que j’entreprenais.  J’avais même une page web intitulée La Zone Requin (2003-2009) dans laquelle je partageais sous forme de textes une quarantaine d’anecdotes négatives, toutes vécues. Et bien qu’un tiers de celles-ci démontraient clairement que certains de mes malheurs étaient causés par ma maladresse, mes mauvaises décisions ou ma stupidité, il reste que les autres échecs étaient dus à des circonstances indépendantes de ma volonté. Donc que oui, c’était le hasard et la vie qui semblait vouloir s’acharner contre moi. Même si j’ai toujours été trop terre-à-terre pour y croire vraiment,  je ne pouvais pas nier l’évidence lorsque ça arrivait.  Et à chaque échec, toujours je récitais une variation de la phrase suivante: « Quand n’importe qui fait ____(insérer geste quelconque)____, ça fonctionne.  Mais quand c’est moi, ___(insérer preuve de fail)___ ».  Exemple récent : Quand n’importe qui fait du jogging, il améliore sa condition physique.  Mais quand c’est moi, je développe une fasciite plantaire qui me handicape dans mon quotidien, pour la vie. Ou encore plus actuel: Tout le monde est capable de manipuler une pompe à essence, mais quand c’est moi je me fais des problèmes aux coudes.

Pourtant, je réalise que depuis que j’ai découvert les trois raisons possibles de l’échec, je ne suis plus du tout porté à avoir cette mentalité.  Mieux encore; quand je repense à mon passé de loser, je constate un truc important: Ce que je n’avais pas considéré à l’époque, c’est qu’il y avait une raison logique pourquoi j’essuyais beaucoup plus d’échecs que la moyenne des gens. Et cette raison, la voici:

Les autres, dans leur jeunesse, pendant leurs études, découvrent la voie qui leur convient le mieux.  Ils vont tout naturellement vers la branche dans laquelle ils ont le plus d’aptitudes, ne mettant des efforts que dans les aires où ils ont déjà du talent ou des prédispositions.  Ils restent donc dans leurs zones de confort. Dans ces conditions, on peut quasiment dire qu’ils vont pour la voie facile. Et lorsque l’on ne se consacre qu’à un seul domaine, il est normal de s’y améliorer, de développer une expertise, ce qui fait d’eux des succès, des gens talentueux, des gens pour qui la réussite dans leur domaine vient tout naturellement.

Moi, de mon côté, je n’ai rien d’exceptionnel.  Je suis un gars ben ordinaire, avec mes forces et mes faiblesses.  La différence, c’est que j’ai toujours refusé de n’être cloitré que dans ma petite palette de possibilités.  C’est pourquoi je suis toujours en train d’essayer de nouvelles choses, d’explorer d’autres facettes. En fait, ce n’est pas un refus, ni une décision volontaire. C’est dans ma personnalité, ma nature profonde.

Et voilà ce qui est la source de ce qui est perçu comme étant du loserisme à mon sujet: Les autres gens essayent peu de choses, et ce qu’ils essayent est rarement situé au-delà de leur zone de confort.  Par conséquent, ils subissent peu d’échecs et récoltent beaucoup de victoires. Tandis que moi, je fais beaucoup d’essai dans beaucoup de domaines variés, et je n’arrête jamais, ayant toujours une nouvelle voie à explorer.

Donc, en faisant dix fois plus de trucs que la moyenne des gens, il est tout à fait normal que mon ratio de fail soit dix fois plus élevé que celui des autres.

Surtout que je me donne toujours le genre de buts que la majorité des gens, dans le même domaine, n’atteignent pas.  Par exemple, la majorité des joggers de longue expérience sont contents de juste jogger deux, cinq, dix kilomètres et  de rentrer chez eux ensuite pour une douche, satisfaits de ne se livrer à cette activité que pour garder la forme. Moi, débutant dans la course à 42 ans, je me donne immédiatement le but ultime de la course à pieds: Faire un marathon. Je confond aller jusqu’au bout avec pousser les choses à bout.  C’est sûr que ça m’a fait passer de pouvoir courir 200 mètres à 5 Km en quatre mois. Mais si je m’étais contenté de ne courir que trois jours par semaine, comme le font les coureurs sérieux, j’aurais obtenu les mêmes bénéfices et fait les mêmes progrès dans le même laps de temps. Mais moi, je courrais sept jours semaine, sans laisser le temps à mes jambes de récupérer. Pas étonnant que dans ces conditions-là, je me suis cassé la gueule.

À quelque chose malheur est bon, que dit le proverbe.  Et c’est vrai! D’accord, je suis maintenant handicapé, probablement à vie. Mais en même temps, ça m’a permis d’être en paix avec tellement de choses que je ne comprenais pas à mon propre sujet.  Par exemple, je sais maintenant que  mes pieds sont arqués et une de mes jambes est croche.  Ça m’explique enfin pourquoi je ne valais rien en course à l’école, pourquoi courir trop vite me fait perdre l’équilibre, pourquoi je suis incapable d’avancer correctement en patin, en rollerblades, en ski. Maintenant, à l’âge de 44 ans, je peux enfin comprendre que ce n’était pas du loserisme ni de l’acharnement de la vie à me faire échouer sans raisons. Ce n’était qu’un handicap physique naturel et non-apparent. Il y avait vraiment une raison logique derrière ceci.

En réalité, je ne suis pas un gars plus malchanceux que les autres.  En fait, selon la loi des moyennes, je suis même plus winner que la majorité. Il n’y a qu’à faire une liste partielle de mes accomplissements pour le constater :

  • Je fais parfois de l’embonpoint, mais qui comme moi a réussi si bien à perdre du poids à se mettre en forme?  Non pas une, non pas deux mais bien trois fois?
  • Je ne peux plus courir, mais qui à 42 ans est passé de sédentaire pouvant ne faire que 200 mètres, à athlétique pouvant courir 5 km non-stop ?
  • J’ai rarement réussi à vivre de l’écriture, mais combien de gens parmi ceux qui le font ont réussi à écrire un texte viral, comme ma liste des noms de familles qui est sans cesse citée dans les journaux, les magazines, à la radio, à la télé et partout sur le net depuis 1997?
  • Qui peut se vanter d’avoir sa propre page sur Wikipedia?
  • Je ne peux plus travailler, mais qui comme moi a réussi à se mettre de côté 1/3 de sa paye pendant 8 mois, ce qui me permettrait de vivre 2-3 mois de vacances si je le voulais, sans vivre au crochets du chômage, du BS ou d’une tierce personne ?

Sans oublier ce que la nature m’a donné :

  • Combien d’hommes de 5 pieds 7 pouces sont nés d’une union entre une mère de 5 pieds 2 et d’un père de 5 pieds 1?
  • Qui peut se vanter d’avoir un ancêtre aussi important dans l’Histoire du Québec (au sujet de l’Histoire du Québec, justement) que Aegidius Fauteux ?
  • Rien de ce qui rend les gens accros n’a de prise sur moi : Alcool, drogue, cigarette, jeu.  Et maintenant, je peux même rajouter : Sexe et dépendance affective.

D’accord, ma liste d’échec est peut-être dix fois plus grande que celle de n’importe qui.  N’empêche que le nombre de mes réussites bat également à plate couture la liste de réussite de n’importe qui.  J’ai beau être un gars bien ordinaire, ça prendrait quelqu’un d’assez exceptionnel pour réussir à me surpasser dans tout ce que j’ai accompli.

Je me souviens qu’après l’avoir écrit, j’ai finalement décidé de ne pas mettre ce texte sur mon blog.  Un peu par modestie, mais surtout par orgueil, ne voulant pas être accusé d’avoir la tête enflée, de me prendre pour un autre. Et puis, j’ai vu la chose sous un angle réaliste.  Celui-ci tient en deux points:

  1. Si ça se trouve, ceux qui vont m’accuser de me prendre pour un autre en me vantant d’être un winner, ce sont les mêmes gens qui m’accusaient de faire dans la victimisation avec mes textes de La Zone Requin démontrant que j’étais un loser.  Pourquoi est-ce que je me laisserais influencer sur ce que je fais ou non par des imbéciles qui cherchent tellement à dénigrer les autres qu’ils sont prêt à se contredire de manière aussi flagrante?
  2. Mon blog sert à partager les réflexions et les expériences qui m’ont aidé à avancer dans la vie. Des réflexions et expériences propres à inspirer positivement ceux qui traversent les mêmes moments difficiles que j’ai eu moi-même à passer. Ce billet montre que même quand tout va mal, ça ne change rien au positif que l’on vit, et ça n’affecte nullement ce que l’on a réussi à accomplir. Dans ce sens, ce billet est nullement différent des autres que j’ai écrit ici.

Ajuster ses résolutions du nouvel an. Ou: Cesser de penser négatif.

À chaque année, c’est la même chose:  On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se trouver un chum/ une blonde.
  • Avoir une bonne job.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre. (Si on est artiste)

… et à chaque année, on est déçu de ne pas avoir réussi.  Mais ce n’est pas grave, une nouvelle année s’en vient.  Cette fois, c’est dit: On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se trouver un chum/ une blonde.
  • Avoir une bonne job.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre.

Vous savez ce qui ne va pas dans ces résolutions?  Très simple : Ce ne sont pas des actions.  Ce sont des résultats d’actions. Voilà pourquoi ça ne marchera pas plus cette année que l’année d’avant.

Vous ne voyez pas la différence? Ok Précisons : Si je vous dis : Perds du poids! Maintenant!  Là! Tout de suite!  Vas-y!  Go! Envouèye, maigris! Êtes-vous capable faire ça sur commande? Non!  Par contre, si je dis :  Fais du jogging!  Vous pouvez vous lever et courir immédiatement.  Si je dis Mange moins et mange mieux.  Vous pouvez vous préparer sur le champ un truc bon pour la santé et n’en manger qu’une portion raisonnable.

Ça parait simple, anodin, voire ridicule comme ajustement.  Pourtant, c’est ce petit changement qui va faire toute la différence. Voyez plutôt: Si votre focus est de perdre 20 lbs, alors ça prendra 2, 3, 4, 5 mois avant de pouvoir enfin ressentir la satisfaction. D’ici à ce que vous atteigniez votre but, vous risquez de trouver le temps long, ce qui augmente les possibilités d’abandonner en chemin. Par contre, si votre but est de faire du jogging trois fois par semaine, alors ce sera trois fois par semaine que vous ressentirez la satisfaction de l’avoir atteint. Focussez sur bien manger, et vous ressentirez en plus cette même satisfaction trois fois par jour.  Non seulement la satisfaction d’avoir atteint son objectif est quotidienne et multiple, la perte de poids n’est plus qu’un effet secondaire, un  bonus qui se rajoute à tout le positif que l’on a déjà vécu. Avouez que c’est pas mal plus encourageant comme ça.

Pour rester dans le sujet de la perte de poids: Il y a un autre truc qui nous décourage toujours un peu au niveau du subconscient : Le mot perdre De tous les temps, dans tout ce qu’il entreprend, l’être humain cherche à réussir.  Aussi, le concept de perdre, c’est contre-nature pour lui.  Normal, le mot perdre est associé à un nombre incalculable d’expressions toutes aussi négatives les unes que les autres: Perdre son travail, perdre son argent, perdre sa blonde, perdre ses clés, perdre son portefeuille, perdre son chemin, perdre son temps, perdre un match, perdre la partie, perdre la raison, perdre la face, etc.  Dans la vie, il n’y a pas plus grande honte que d’être étiqueté comme étant un loser, un perdant. Voilà pourquoi c’est le qualificatif le plus populaire chez ceux qui dénigrent les autres: Dans une société basée sur la réussite, se faire traiter de perdant, c’est l’insulte suprême.  Alors qu’on le veuille ou non, même s’il est suivi des mots du poids, quand le premier mot de notre but est perdre, il ne faut pas être surpris que ce but soit rarement atteint.  Et quand on échoue à perdre, on est doublement loser.

Et si on focussait plutôt sur gagner? Et si au lieu de guetter notre perte de poids, on constatait plutôt que l’on gagne de bonnes habitudes alimentaires?  Que l’on gagne de bonnes habitudes de vie? Que l’on gagne un meilleur rythme cardiaque? Que l’on gagne des muscles? Que l’on gagne quelques mètres de plus à chaque fois que l’on court? Que l’on gagne de la vitesse?

Mieux encore: Au lieu de compter à rebours, pourquoi ne pas aller de l’avant? Par exemple, pour rester dans le sujet de la course, admettons que votre but est de courir non-stop sur une distance d’au moins 200 mètres.  La majorité vont focusser sur leur fin de course de cette manière: « Plus que cinq mètres… Quatre… Trois… Deux… Un… Zéro! »  Agir ainsi est une erreur, et ce pour trois raisons:

  1. Vous ne gagnez pas de la distance pour arriver vers votre objectif de deux-cent mètres.  Au contraire, vous partez de votre objectif de deux-cent mètres et vous en perdez. Vous partez donc sur une note négative.
  2. Peu importe la distance que vous arriverez à parcourir, que ce soit deux-cent mètres ou vingt kilomètres, compter de cette façon fait qu’au bout du compte, vous arrivez toujours à zéro. Mettre autant d’effort pour toujours être à zéro, ça diminue le sentiment d’accomplissement. Un sentiment que vous gagneriez si, au contraire, vous vous voyiez évoluer, de deux cent mètres à vos débuts à vingt kilomètres quelques mois plus tard.
  3. Zéro, ça vous force à arrêter, et ce même si vous avez l’énergie d’aller plus loin. Normal, vous n’allez quand même pas continuer en disant « Moins un, moins deux, moins trois… » Zéro est donc une limite que vous vous imposez.  Mais si vous comptez à partir de zéro, et que vous arrivez à deux-cent, alors rien ne vous empêche de dépasser vos limites en faisant deux-cent dix, deux cent vingt, deux-cent-cinquante mètres. Il faut reconnaître que ça améliore la performance, et surtout le résultat.

Bref, tout ça pour dire que la meilleure façon d’atteindre ses objectifs, c’est non seulement de savoir choisir l’action plutôt que le résultat, il faut également agir de façon positive. Et ça, c’est aussi vrai pour l’amaigrissement que pour n’importe quel autre objectif de vie.

Mon année 2012, 8e partie: Tout est bien qui finit bien!

NOVEMBRE 2012

4 novembre au soir, un truc me revient en tête.  Je me souviens qu’en avril dernier, j’en étais arrivé à la conclusion que les belles filles des sites de rencontres peuvent se permettre d’être sélectives. Par conséquent, ce n’est pas avec mon 2½ dans un sous-sol mal éclairé, ma job de garage où je me rend en vélo et mon budget trop serré pour me permettre plus d’une sortie par mois que je vais tomber dans ses critères de sélections.

Mais voilà, les choses ont changé. J’habite maintenant un beau 3½ remis à neuf, bien éclairé, au 11e étage, avec balcon, buanderie, stationnement souterrain sur deux étages, piscine, saunas, vue imprenable sur la ville sur 360°… Et puisque tout ça est gratuit pour moi, je pourrais vivre sur un seul de mes chèques de paye par mois et il m’en resterait même.  Alors avec 2, parfois 3 chèques par mois, je peux certainement me payer toutes les sorties que je veux. Pour la première fois de ma vie, je peux entrer dans les critères de sélection des sélectives.

Je m’inscris donc dans un site de rencontres où je n’étais jamais allé avant.  J’y met une photo récente, une description courte mais claire.  Le vieux charme opère encore, ça a l’air: En quelques heures, il y en a une qui me contacte et m’envoie son MSN. Elle jolie, son profil démontre qu’elle est sérieuse et tout.  Alors on jase. Elle répond à mon critère de base principal, c’est à dire qu’elle habite Montréal.

… Mais voilà qu’elle m’apprend que  techniquement, elle habite Saint-Romuald.  Elle reste temporairement chez un ami montréalais parce que son ex l’a expulsé de leur appartement.
Car elle a commis des voies de faits contre lui.
Ce qui fait qu’elle ne peut plus voir ses enfants.
Ce qui fait qu’elle n’a ni logement ni travail.
Ce qui sera difficile à trouver, avec son dossier judiciaire.
Pas son dossier judiciaire pour voies de faits, celui pour trafic de drogues.

Je l’enlève de mon MSN.

De toutes façons, d’après ce que j’ai pu voir via webcam, la photo de son profil date de quand elle était 5 ans et 60 lbs plus jeune. Finalement, je réalise que je m’étais pas encore donné la peine d’apprécier le célibat à sa juste valeur.

C’était le 11 du 11 et Stéphanie avait les 11. …Les 11 personnes présentes chez moi, au 11e  étage, pour fêter son 36e anniversaire. Je lui ai commandé un délicieux gâteau en forme du Tardis du 11e  Docteur, une oeuvre signée Gâteaux Utopiques


DÉCEMBRE 2012

Sâcrés Mayas…  Font un calendrier bon jusqu’en 2012. Cessent d’exister en 1697. FAIL!

En allant faire une épicerie au Maxi de mon ancien quartier, j’ai repassé devant mon vieux 6½ sur Régina à Verdun. La place est déserte et les travaux de rénovations qui devaient être terminés en juillet dernier ont été interrompus.

D’après mon propriétaire et patron actuel, voici ce qui est probablement arrivé: Lorsque Karine et moi avions accepté de ne pas revenir en juillet, le proprio n’a plus eu besoin de respecter la date limite du 1er juillet pour terminer les travaux.  Il a donc utilisé l’argent de sa subvention pour autre chose que les rénovations. La place est maintenant totalement invivable. Quel gâchis!

De toutes façons, je suis bien mieux ici que là-bas.  ici, je suis connu et apprécié. D’ailleurs, avec le temps des fêtes qui arrive, tout plein de locataires me donnent des pourboires, du chocolat et du vin.

Le 30 décembre, pour la première fois depuis 20 mois sans avoir couru, je recommence, dans la neige comme à mes débuts.  Grâce à mes orthèses, mes pieds sont confortables à 100%.  J’arrive à courir non-stop pendant un kilomètre.  C’est 5 fois moins que la dernière fois que j’ai couru en avril 2011 (5 km), mais ça reste 5 fois plus que la première fois en décembre 2010 (200 mètres).  Je suis ravi de ne pas repartir à zéro malgré tout le temps passé sans avoir pu courir.

Il y a un an, tout dégringolait. Mon couple prenait fin après 12 ans. J’habitais un appartement grand et peu cher, mais de plus en plus en ruine. Appartement d’où notre propriétaire nous a expulsé. Je ne pouvais plus marcher. Je ne pouvais plus travailler. Mes finances étaient en mode survie. J’ai déménagé dans un sous-sol mal éclairé full de moisissures qui rendaient malade mes parents, mon chat et moi. Et quand j’ai pu reprendre le travail, je me faisais switcher sans cesse entre le shift de soir (3 pm-11:30 pm) et de nuit (10:30 pm-7 am) rendant toute vie sociale impossible.

Aujourd’hui, je suis de nouveau bien portant et en forme, j’ai un travail que j’aime et qui m’a donné des habiletés qui me serviront toute ma vie (plomberie, électricité, menuiserie), avec horaire normal qui me permet une vie sociale et intime, mes finances sont en mode confortable, ma job vient avec un beau 3½ rénové au 11e étage avec superbe vue. La vie a fini par me donner un break, une opportunité que j’ai saisis à deux mains. Et de toute ma vie, je ne me suis jamais aussi bien porté.

Ce qui démontre que quand tu es à ton plus bas, la seule option qui te reste, c’est de remonter. Et quand tu as remonté jusqu’au niveau où tu étais avant ta chute, tu n’as qu’à garder ton élan pour monter encore plus haut.

Et ainsi prend fin une année qui se termine de bien meilleure façon qu’elle a commencé.

Mon année 2012, 7e partie: Le célibat!

Comme je l’ai écrit dans le second billet de cette série, J’ai été membre d’un site de rencontres en avril dernier.  J’y ai passé tout mon temps libre de ce mois-là.  Ça m’a permis de constater qu’il y avait différentes catégories de filles qui fréquentent ce genre de place.

J’ai vu des filles qui sont membres là depuis tellement longtemps que ça a eu le temps de devenir la plus importante part de leur vie sociale. Celles-là ne sont pas du genre à quitter la place quand elle ont un chum, ça fait trop partie de leur quotidien.

J’ai vu des filles vraiment frustrées de la vie, du couple et des gars.  C’est à se demander ce qu’elles faisaient sur un site de rencontres.

J’ai vu que beaucoup de filles habitant en région se cherchent un chum montréalais. J’ai d’ailleurs copié-collé le message suivant à 99% des femmes qui m’ont contacté : « Je vois que tu viens de [Insérer nom de n’importe quelle ville sauf Montréal] , or je dis clairement dans ma fiche « Montréalaise seulement SVP » Désolé ! »

J’ai vu des filles qui se plaignent que les gars ne s’intéressent qu’aux totons, et qui pourtant montrent leurs craques de boules sur toutes leurs photos de galeries. (genre elle)

J’ai été contacté par des filles de 25-30 ans qui ne regardaient que les photos, apparemment, parce que quand je leur posais la question « Ça ne te dérange pas que j’ai 43 ans? », j’avais des réponses style « OUACHE, UN VIEUX ! » ou bien « Arrête donc de mettre sur ton profil des pics de toi qui datent d’y a 10 ans, crisse de fake » alors qu’elles avaient été prises ce même mois d’avril.

Je ne suis pas resté passif. J’ai envoyé entre 40 et 50 demandes de contacts. J’ai reçu 4 réponses :

  • Une fille qui veut avoir des enfants.
  • Une fille qui considère que s’il n’y a pas de jalousie ni de violence dans le couple, ça signifie qu’il n’y a pas de passion.
  • Une passive-agressive qui, peu importe ce que je lui écrivais, répondait « Pourquoi tu demandes ça? », « Pourquoi tu dis ça? » ou bien « Pourquoi je ferais ça? »
  • Une fille qui écrivait tellement mal que je pense qu’elle faisait juste frapper le clavier avec sa face. De plus, elle remplaçait tous les points de ponctuation par LOL, truc qui me hérisse particulièrement.

J’ai été contacté par une superbe fille de 27 ans, style mannequin, avec un mauvais français et une adresse @ymail dans sa lettre de présentation. Je sais que ça sonne amer ou pessimiste, mais quand quelque chose a l’air trop beau pour être vrai, c’est généralement parce que c’est trop beau pour être vrai.  Un p’tit Google plus tard avec cette adresse, et je tombe sur un forum full de gars qui se sont fait prendre par ce barbu russe qui s’inscrit sur plein de sites de rencontres depuis 6-7 ans sous cette même fausse identité en leur jouant du « je t’aime, je viens te rejoindre, envoie-moi 600 Euros pour mon visa et billet d’avion. » Dommage! Pour une fois que j’en avais une belle.

Oui, l’apparence physique compte pour moi. Il y a deux raisons pour ça.  La première, c’est que je me suis rendu compte il y a longtemps que contrairement au mythe populaire, une fille grosse et/ou laide n’est pas nécessairement gentille et cochonne pour compenser. Elle peut l’être, mais ce n’est vraiment pas le cas pour toutes. J’ai appris à la dure que si elle ne s’aime pas, elle ne peut pas croire qu’on puisse l’aimer. Dans ce temps là, on subit éternellement ses soupçons de vouloir la tromper et la quitter, soupçons qu’elle nous fait payer d’avance. Par contre, une belle fille qui sait qu’elle l’est sera sécure et ne nous fera pas subir ça.

Et la seconde raison: Si j’ai passé les 11 dernières années à prendre soin de ma santé et mon apparence, ce n’est pas pour accepter de sortir avec quelqu’un qui se néglige. Ce n’est pas juste une question d’apparence, mais aussi de santé et de capacités physique.  Mais voilà, sur ces sites, les filles de mon groupe d’âge se divisent physiquement en 4 catégories :

  • Obèses désespérées.
  • Maigres ridées maganées décrissées.
  • Laides, mais alors là laides. La dernière à m’avoir contacté, je croyais sincèrement qu’elle avait déformé sa photo sur Photoshop pour s’enlaidir, tellement c’était caricatural et inhumain comme faciès. Elle a pris le temps de préciser sur sa fiche que l’homme qu’elle cherche doit aimer baiser. Désolé d’être politiquement incorrect, parce que ce n’est pas de sa faute si elle est aussi mal fichue, mais avec une face de même je comprends pourquoi elle a eu besoin de préciser ça.
  • Ou alors, très rare, il y a la belle qui prend soin d’elle et de sa santé en se gardant en forme… donc qui peut se permettre d’être ultra-sélective. Ce n’est pas avec mon 2½ dans un sous-sol mal éclairé, ma job de garage où je me rend en vélo et mon budget trop serré pour me permettre plus d’une sortie par mois que je vais tomber dans ses critères de sélections.

Ça m’a permis de me rendre compte que finalement, j’étais porté à me chercher une blonde parce que j’avais passé les dernières 12½ années en couple, et que je ne m’étais pas encore fait au changement. Dès que je me suis habitué à ma nouvelle vie, j’ai perdu l’envie de chercher, perdu l’envie d’être en couple, perdu intérêt à rencontrer qui que ce soit, et je n’ai même pas de motivation sexuelle puisque même ma libido est à zéro. Ce qui est une bénédiction, quand je pense à tout ce que j’ai accepté de baiser entre 16 et 30 ans quand j’étais horny 24/7.  Si je rencontre quelqu’un par hasard et que ça clique mutuellement, la nature suivra son cours. Sinon, j’envisage très bien un reste de vie dans le célibat.

…Du moins, c’est ce que je me disais en avril.  Un petit changement dans ma vie allait me faire reconsidérer la chose en novembre.

À CONCLURE.

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