Claude Jutra, les détournements, le silence.

En fait, la raison pourquoi j’ai fait ce jeu de mot, c’est qu’il me semblait inévitable que tôt ou tard, quelqu’un le fasse. Or, je travaille sur un projet depuis presque un an, auquel j’ai justement donné ce titre. Comme ça, au moins, si un journaliste ou un bloggueur le fait dans le cas de Jutra, puisque ça convient parfaitement à l’affaire, je pourrai toujours prouver que j’ai eu l’idée en premier.

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5 réalités derrière les gros titres

Ces jours-ci, il y a une nouvelle qui fait son petit scandale au Québec: Non seulement une caissière du Provigo a-t-elle été congédiée pour avoir dit à un client qu’un fromage coûtait trois dollars de moins au Walmart, la Cour a donné raison à l’employeur.


(Pour nouvelle complète, cliquez ici)

Congédier une employée qui a dix-huit ans d’ancienneté pour 3$, il y a en effet de quoi scandaliser la population.  Surtout de la manière dont ça s’est passé.  La caissière a voulu rendre service au client et lui faire sauver de l’argent, et ce client l’a remercié en faisant l’effort d’aller trouver la copropriétaire de la place pour la dénoncer. Et voici l’être humain dans toute la splendeur de son âme, mesdames et messieurs.  Aussi bien dire que cette femme est une Sainte, d’avoir ainsi été punie pour sa bonne action, non seulement par son patron, mais aussi par la personne-même qu’elle a voulu aider.

Oui, mais il ne faut pas oublier cinq faits qui sont:

FAIT 1: À salaire révisé une ou deux fois l’an selon la loi, multiplié par 18 ans d’ancienneté, ça en fait probablement l’employée la plus cher payée de cette succursale.

Il y a 18 ans, en 1997, le salaire minimum était $6.80. Même si elle n’avait eu que 50¢ d’augmentation par année (C’est probablement plus, mais c’est juste pour l’exemple), ça lui fait un minimum de $15.80 aujourd’hui.

FAIT 2: À cause du fait précédent, les patrons encouragent le roulement de personnel chez leurs employés en bas de l’échelle. Pourquoi voudraient-ils payer $15.80 une caissière avec 18 ans d’ancienneté quand ils peuvent la remplacer par une nouvelle à $10.55 qui fera aussi bien que l’ancienne après deux semaines d’entrainement? Ils cherchent donc une excuse pour s’en débarrasser.  J’ai vécu quelque chose de semblable il y a 25 ans, lorsque je travaillais au Dunkin Dunuts où j’ai perdu mon emploi suite à une manoeuvre magouilleuse qui allait comme suit:

  • Je travaille à temps plein depuis trois ans.
  • Un jour, mon patron m’appelle pour me dire que je ne travaille plus que les weekends.
  • Une semaine plus tard, il m’appelle pour me dire que je ne travaille plus que le dimanche.
  • Une semaine plus tard, il m’appelle pour me dire que je ne travaille plus que sur appel.
  • Trois semaines plus tard, il ne m’a toujours pas rappelé.
  • Je me rend au bureau du chômage qui me disent que l’attitude de l’employeur équivaut à un renvoi.  Mais pour avoir droit au chômage, je dois aller demander au patron mon document de cessation d’emploi.
  • Puisque j’ai demandé moi-même mon document de cessation d’emploi, le patron a pu écrire DÉPART VOLONTAIRE.
  • Les employés qui quittent volontairement leur emploi n’ont pas droit au chômage.
  • Au salaire où j’étais rendu lorsque j’ai quitté mon emploi, les autres Dunkins ont décliné ma candidature.  Pourquoi payer un employé avec expérience $7.35 de l’heure quand il peut embaucher un nouveau qui fera aussi bien que moi après deux semaines d’entrainement pour $5.85?

À quelque chose malheur fut bon: En voyant que telle sera probablement ma vie professionnelle jusqu’à ma retraite, je suis retourné aux études finir mon 5e secondaire avant de poursuivre au cegep.

FAIT 3: Oui, c’est gentil à elle de vouloir aider les gens à économiser. Hélas, quand on veut garder son travail, ce n’est jamais une bonne idée de mordre la main qui nous nourrit, surtout si elle vous nourrit si bien. Mettez-vous à la place du patron qui voit que non seulement cette caissière lui coûte plus cher que ses autres employés, elle tente de lui faire perdre encore plus d’argent en incitant les clients à aller faire leurs achats ailleurs.

Vous allez dire que ce n’est pas un p’tit Brie à 15$ qui, acheté pour 12$ au Walmart, va faire une grosse différence. En effet! Sauf que moi, des gens qui font de 100$ à 200$ d’épicerie au Provigo et qui vont faire ensuite un détour au Walmart pour sauver 3$ sur un fromage, je n’ai jamais vu ça. Tant qu’à être au Walmart, ils vont faire toute leur épicerie au Walmart. Donc, pas au Provigo, qui perdra ainsi de 100$ à 200$ par clients que cette caissière incite à changer d’épicerie.

Au moment où j’écris ces lignes, le Provigo du quartier Hochelaga-Maisonneuve fermera définitivement ses portes dans moins d’une semaine. Je ne sais pas si ça va mal pour Provigo en général ou si c’est juste celui-là en particulier. C’est juste que je me dis que si c’est général, alors l’attitude de cette caissière, en incitant les clients à aller ailleurs, fait partie du problème. Plus elle incite les clients à aller au Walmart, plus grand est le risque que son Provigo ferme. Et s’il ferme, alors ce sera non pas seulement elle mais bien tout le personnel qui se retrouvera sans emploi.

FAIT 4:  Donc, en résumé: Le Provigo lui verse une fois et demi le salaire minimum (probablement plus), faisant d’elle l’employée en bas de l’échelle la mieux payée de la place. Et elle, en retour, elle incite les clients à aller acheter ailleurs. Sous cet angle, on comprend beaucoup mieux l’argument du Provigo comme quoi elle est déloyale envers son employeur, qui l’a gardé tout ce temps-là en la payant si cher.

FAIT 5:  TVA nouvelles, que je ne pointe pas du doigt puisque c’est pareil pour tous les autres médias, ont besoin de nouvelles choquantes pour attirer les clic-clic-clic qui payent-payent-payent. Alors quoi de plus choquant que de dire: « Une caissière avec 18 ans d’ancienneté a perdu sa job pour 3$ » ?

Techniquement, ça a beau ne pas être faux, il n’en demeure pas moins que ce genre d’histoire n’est jamais aussi minimaliste que les médias veulent nous le faire croire.

Je Suis Char…rié par les médias.

Je ne suis pas directement concerné par le conflit entre Charlie Hebdo et les tueurs de l’état islamique. Dans le sens que ma vie n’est pas en danger.  Sûr, comme des milliers de personnes, j’ai arboré un Je suis Charlie sur mon Facebook pendant quelques jours, parce que je trouvais aberrant que l’on tue douze personnes, dont deux de mes idoles de jeunesse, à cause de quelques dessins. Mais à part ça, je n’ai aucun parti pris. Je ne suis pas un militant de la liberté d’expression.  Oui, je suis pour, mais je considère que ça ne devrait pas être une excuse pour dire n’importe quoi.  Et bien que je sois croyant, je n’adhère à aucune religion. Je n’ai donc rien d’un théologicien. La preuve, c’est qu’en soulignant ce mot en rouge lorsque je l’ai écrit, Word m’a démontré qu’il n’existe même pas.
Non, comme la majorité, je suis juste un gars du public. Et nous, du public, plus le temps passe, et moins on s’y retrouve dans toute cette histoire.

Un jour, on apprend que deux-trois musulmans ont tué des gens dont le crime fut de caricaturer leur prophète. Le lendemain, plein de chefs religieux musulmans condamnent l’attentat, assurant la population que ces tristes individus ne représentent en rien l’Islam, et que cette religion en est une de paix. Quelques jours plus tard, d’autres tueries en relation avec Charlie Hebdo sont perpétrées au nom de l’Islam. Un jour, on nous dit que nulle part dans le Coran on ne fait mention de l’interdiction de caricaturer le prophète. Le lendemain, reportage à la télé comme quoi il y a eu huit nouveaux morts, en réaction à de nouvelles caricatures du prophète qui insultent le Coran.

D’un côté on est pour le respect de la liberté d’expression. De l’autre, on déplore que l’on profite de la liberté d’expression pour manquer de respect aux autres. D’un côté, on insulte la religion des autres, ce qui provoque des assassinats, ce qui est inacceptable. De l’autre, si on arrête par peur de se faire tuer, surtout pour de simples dessins d’humour, alors ça signifie que l’on cède au terrorisme, ce qui est inacceptable. D’un côté, on se dit que les véritables fous, ce sont ceux qui sont capables de tuer pour un dessin. Et d’un autre côté, on se dit que les fous, ce sont ceux qui font des dessins dans le but de provoquer ceux que l’on sait capables de tuer pour un dessin.

Et pendant ce temps-là, à tous les jours, le public voit le conflit escalader, et il angoisse comme jamais car il lui est impossible de prendre position. Parce que tout ce qu’on lui dit, on le lui contredit aussitôt. Parce que de la façon dont les deux parties réagissent, il est impossible de distinguer les bons des méchants. Parce que d’un côté, tout le monde a tort de rester sur ses positions. Et de l’autre côté, tout le monde a raison de rester sur ses positions. D’un côté, ce que je viens de dire est illogique et impossible. Et de l’autre côté, on n’a qu’à voir les nouvelles dans les journaux et à la télé pour constater que ça n’en demeure pas moins les faits et la réalité.

Il y a cinq ans, j’ai écrit un billet au sujet d’un principe que j’ai nommé La Lâcheté Davidienne, une technique qui consiste à attaquer sans cesse une cible beaucoup plus forte que nous, de façon à ce que, quoi qu’il fasse, il perde aux yeux de l’opinion publique. Par exemple, une faible femme de 5 pieds 2 pesant 110 lbs qui se mettrait soudain à frapper son conjoint de 6 pieds et 250 lbs:

  • Il ne lui rend pas ses coups? Hey, tout le monde, regardez ce lâche qui se laisse tabasser par une faible femme.
  • Il la frappe ou se contente de l’immobiliser? Hey, tout le monde, regardez ce lâche qui s’en prend physiquement à une faible femme.
  • Il se contente de partir? Hey, tout le monde, regardez ce lâche qui fuit devant une faible femme.

Remplacez la femme par Charlie Hebdo, les coups par leurs caricatures de Mahomet, et le mari par l’Islam. C’est la même situation : Un faible qui s’attaque à plus grand que lui en criant « Même pas peur! » Ou bien il gagne et devient un héros dont le courage mobilise la foule contre sa cible. Ou bien il perd et devient un martyr dont le courage mobilise la foule contre sa cible. D’une certaine façon, on peut se dire que c’est admirable car c’est ce qu’a fait Martin Luther King en se battant pour les droits des noirs aux États Unis. À ceci près qu’il y a une sacrée différence entre réclamer le droit à l’égalité sociale, et réclamer le droit d’insulter la religion des autres.

Vous savez quoi? Je pense que Charlie Hebdo est un conflictuodépendant. 

 Il dépend du conflit pour vivre, alors il l’alimente.

Le mouvement « Je suis Charlie » et les cyniques.

Avez-vous remarqué qu’à chaque fois que les gens apportent leur soutient à une cause, il y a toujours des imbéciles pour essayer de les freiner à coup de sophismes?



En fait, non, ce ne sont pas des imbéciles. Ce sont juste des gens qui ont peur de se faire juger pour ne pas avoir joint la cause en question.  Ils tentent alors de se justifier en contre-attaquant ceux qui l’ont joint. Or, quand on contre-attaque avant même d’être attaqué, c’est parce que consciemment ou non, on considère que les autres ont de bonnes raisons de nous faire des reproches.  Et quand on se sent comme ça, c’est signe que l’on n’a pas la conscience tranquille. On agit alors en imbécile, en attaquant ceux dont le seul crime a été de vouloir apporter un soutien moral à autrui.

On peut ne pas croire en une cause.  On peut y être indifférent.  On peut même être contre.  C’est normal et acceptable. Mais quand on attaque ceux qui sont pour, même s’ils ne nous ont jamais demandé de faire comme eux, alors on a un sérieux problème de personnalité.

Se faire connaître pour les mauvaises raisons.

Dans le billet précédent, je raconte comment j’ai décidé de rester anonyme plutôt que de saisir l’opportunité de me faire connaître à travers le monde, parce que cette opportunité me demandait de commettre un geste négatif, soit noyer la torche olympique des jeux de 2010 en la lançant en bas d’un pont, et que ce n’est pas pour ce genre de chose que je veux être connu.

À l’inverse, il y en a d’autres qui cherchent tellement à se faire connaître, ils considèrent que tous les moyens sont bons pour y parvenir. L’exemple le plus flagrant de ce genre de personne est sans nul doute celui que nos cousins Européens ont surnommé Le Dépeceur Canadien:  Luka Rocco Magnotta.

En survolant sa biographie, on voit que dès le début de sa vie adulte, il croit qu’il peut devenir riche et célèbre avec un minimum d’efforts, en n’utilisant rien d’autre pour avancer que son look, son charme et sa personnalité. Magnotta se considère supérieur à la masse populaire. Ce n’est pas le genre de personne qui se voit travailler physiquement et/ou occuper un boulot simple, banal et anonyme. En fait, son comportement porte à penser que, consciemment ou non, il a la conviction que l’attention et l’amour de tous sont dus. Les gestes qu’il posera plus tard ne serviront qu’à attirer l’attention sur lui. C’est une façon d’interpeler les autres, une façon de dire « Hey! Je suis ici! Bon, maintenant que vous m’avez trouvé, oubliez la raison qui vous a fait découvrir que j’existe, et commencez à admirer ma personne, tel que vous êtes supposés le faire. »

Selon sa page Wikipedia, ses gestes provoquant l’attention se sont déroulés de la façon typique des gens en manque de reconnaissance, c’est-à-dire en passant par ces sept étapes :

ÉTAPE 1, l’attente légitime : Il s’attend à être légitimement admiré. Alors il agit de façon passive, en se faisant voir, tout simplement, en attendant d’être découvert et qu’on lui offre le monde. Il cherche à se faire trouver beau, se faire trouver intéressant. Dans son cas :
– A subi quelques chirurgies esthétiques afin d’augmenter sa ressemblance avec James Dean.
– Maquillage, photos, poses de mannequin.
– Changer son nom, de Eric Newman à Luka Rocco Magnotta.
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 2, la séduction d’un petit groupe : Voyant que la façon passive ne fonctionne pas, il commence à se faire voir le plus qu’il peut, et ce dans des situations où il apparait comme étant séduisant. Dans son cas :
– Est devenu danseur nu pour club gai.
– A posé pour Fab, un magazine gai de Toronto.
– Est devenu escorte mâle.
– Est devenu acteur de film porno gai. (D’où, probablement, le Rocco de son nom, en référence à Rocco Siffredi)
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 3, tenter la séduction d’un large public : L’étape précédente lui ayant rapporté quelques échantillons de l’admiration qu’il réclame, il en veut encore plus. Il tente alors de se faire voir par un plus large public. Dans son cas :
– A auditionné pour le show réalité COVERguy.
– A auditionné pour le show Plastic Makes Perfect.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 4, se créer une fausse popularité : Voyant que l’étape précédente a été un échec, il tente de créer lui-même de façon artificielle cette popularité qui, dans sa tête, lui est due et lui est injustement refusée. Dans son cas :
– A créé 70 comptes Facebook sous de faux noms, comptes où il se faisait passer pour des admirateurs de Magnotta, parlant en bien de lui-même, se faisant de la pub partout où il le pouvait.
– A créé 20 pages web, sous différentes identités, dans le même but.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 5, passer de vouloir être admiré à vouloir faire pitié : Rendu à cette étape, l’espoir a fait place au désespoir. Obligé de constater son incapacité à obtenir l’admiration, il change de stratégie : Puisqu’on ne lui permet pas d’avoir exposition, gloire et fortune par admiration, il va tenter d’avoir exposition, gloire et fortune par pitié, en se faisant passer pour une pauvre petite victime injustement harcelée qui réussirait dans la vie si seulement les gens cessaient de lui mettre des bâtons dans les roues. Dans son cas :
– En utilisant ses pages web et faux comptes Facebook, il a répandu une fausse rumeur comme quoi il aurait fréquenté Karla Homolka peu après sa sortie de prison.
– Ensuite, utilisant cette rumeur fabriquée lui-même, il sollicita une entrevue au Toronto Sun et à la radio afin de la démentir.
– S’est plaint mensongèrement d’avoir perdu des contrats de modélismes et d’avoir reçu des menaces de mort à cause de ces fausses rumeurs.
– Bref, il utilise les médias pour attirer l’attention sur le fait qu’il est un mannequin à la recherche d’une place sous les spots.
… Mais ça n’a pas marché.  Donc:

ÉTAPE 6, se faire connaître coûte que coûte : Rendu à cette étape, le désespoir a fait place à la frustration. Il n’arrive pas à se faire connaître en se faisant aimer? Il n’arrive pas à se faire connaître en se faisant pitié? Alors il se fera connaître en se faisant haïr. Il se justifie en se disant que ce n’est pas de sa faute. Il a tout fait pour se faire aimer, c’était aux autres de lui donner ce qu’il demandait. Il se lave donc les mains des gestes aberrants qu’il se croit obligé de poser. Dans son cas :
– Il se filme en train de suffoquer des chatons à l’aide d’un aspirateur.
– Il se filme en train de donner un chaton vivant à manger à un boa.
– Il met les vidéos sur son propre compte YouTube, et poste les liens sur divers forums, toujours sous de fausses identités, histoire de ne pas avoir l’air de se faire de la pub lui-même.
… Mais ça n’a que peu marché.  Donc:

ÉTAPE 7, exprimer son FUCK THE WORLD final : Rendu à cette étape, la frustration a fait place à la haine. Puisqu’il est plus facile de déplaire aux gens que de leur plaire, ses vidéos de chats tués lui ont apporté plus d’attention que toutes ses tentatives d’expositions précédentes. Hélas, ça ne reste qu’un échantillon, comparé à la notoriété qu’il désire tant avoir. Victime de son Ego démesuré, il se dit que puisqu’on l’empêche de devenir la personne la plus aimée au monde, alors il deviendra la personne la plus détestée. Si c’est ça que ça prend pour avoir enfin l’attention médiatique mondiale qui, dans sa tête, lui revient de droit, alors ainsi soit-il. Dans son cas :
– A torturé, tué, démembré et violé, dans cet ordre, un étudiant chinois nommé Lín Jùn, avant de se livrer à des actes de cannibalisme sur son cadavre.
– S’est filmé pendant son meurtre.
– A posté le vidéo sur le net.
– A envoyé par le poste différentes partie du corps de sa victime : À une école, au Parti Conservateur du Canada et au Parti Libéral.
… Et ÇA, ça a marché.

Après s’être arrangé pour devenir la personne la plus recherchée au pays, il a trouvé une façon à la mesure de son Ego pour s’assurer de ne jamais se faire prendre: Déménager à l’autre bout de la planète. Mais voilà, l’orgueil mal placé perd toujours son homme: Il s’est fait prendre dans un café internet à Berlin alors qu’il googlait à son propre sujet.

Faire le parallèle avec les gens qui nous entourent.
Dans la vie de tous les jours, on retrouve chez beaucoup de gens le même genre de côté narcissique que possède Magnotta. Et bien que ça prend une personnalité psychopathe pour en arriver à de tels extrêmes, n’empêche qu’en les regardant agir, on constate qu’il leur arrive parfois de passer à travers les sept étapes décrites ici. À degré moindre, j’ai vu ça chez certaines personnes ressentant un amour non-sollicité par l’autre parti. J’ai également vu (et subi) ça de la part de wannabe-artistes qui n’avaient ni le talent ni la patience de travailler pour se développer le talent en question. Ces gens sont d’abord et avant tout en amour avec eux-mêmes, et ils prennent très mal que les autres ne partagent pas cette admiration qu’ils croient légitime. Alors dès qu’on a la chance de les repérer, il faut couper les ponts avec eux sans hésiter.

Parce que pour les gens égocentriques et narcissiques, les autres ne sont pas des gens. Ils ne sont que des objets à utiliser, à exploiter, mais surtout à parasiter afin d’en vivre.

La « Loi Lola » passera t-elle?

Il y a des moments dans la vie où je souhaite très fort ne pas avoir raison.  Ceci en est un.

La Loi Lola, c’est ce projet de loi qui dit que désormais tous les conjoints qui se séparent ont droit à une pension alimentaire de la part de leur ex. Jusque là, l’article 585 du Code civil du Québec dit que des conjoints de fait ne peuvent réclamer une pension alimentaire pour eux-mêmes en cas de rupture. Pour leurs enfants, oui. Mais pour eux-mêmes, non. Le jugement Lola, s’il passe, va changer ça. La décision sera prise aujourd’hui: http://journalmetro.com/actualites/national/227561/lola-c-eric-la-cour-supreme-tranchera-vendredi/

Je m’interroge: Si la loi passe, qu’est-ce que ça va changer dans nos moeurs?

D’abord, voyons la définition de « conjoint » au sens légal:

« Votre conjoint de fait est la personne avec qui vous faites vie commune depuis au moins 12 mois (toute rupture de moins de 90 jours n’interrompt pas la période de 12 mois) »
Source: http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/retraite/retraite_a_deux/Pages/definition_conjoint.aspx

… Je n’aime pas vraiment ce que ces lois combinées pourraient signifier. D’abord, calcul rapide:

90 jours = 3 mois

12-3=9

En conclusion, pour se protéger légalement du Jugement Lola qui permet à toute femme de demander une pension alimentaire à son ex conjoint de fait, l’homme devra désormais changer de conjointe à tous les 9 mois.

Vous allez me dire Comment peuvent-ils savoir que cette femme est ta conjointe et non une simple colocataire?  Ils ne le peuvent pas, justement. C’est trop compliqué à prouver. Voilà pourquoi c’était plus simple de créer une loi disant que vous êtes conjoints de fait après X temps de colocation.

Si la loi dit que vous êtes conjoints de fait alors vous êtes légalement conjoints de faits, que vous le vouliez ou non. Et si l’un(e) des ex colocs décide, pour des raisons personnelles, d’utiliser ça pour te soutirer de l’argent, eh bien devine quoi? C’est justement pour ces gens-là que cette loi va servir.

Parce qu’il est évident que dès qu’une personne passe plus de 9 mois à colocater avec un autre, cette personne devient automatiquement dépendante financièrement et incapable de se faire vivre par soi-même. En tout cas, c’est le message que passe cette loi au sujet de la colocation.

Vive le peuple québécois.


EDIT: Plus besoin de s’en faire sur le sujet:

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