Commettre l’erreur de pardonner

Je suis parfaitement d’accord que dans la vie, lorsque l’on est offensé, il y a des situations dans lesquelles le pardon est acceptable.
Par exemple lorsque l’autre nous a fait du tort accidentellement, ou bien par ignorance. Dans le premier cas ce n’est pas de sa faute. Dans le second cas, pour peu qu’on le renseigne dès le départ et qu’il fasse preuve de bonne volonté, il ne s’agira alors que d’un incident isolé qui ne se reproduira plus.

Mieux encore: Je suis même prêt à pardonner à quelqu’un qui n’entre pas dans les deux catégories précédentes, si je suis obligé de le revoir. Par exemple, un membre de ma famille, ou un collègue de travail. À ce moment-là, même si le pardon n’est pas sincère, je veux bien faire preuve de tolérance pour le bien et l’harmonie de l’ensemble des gens qui m’entourent.

Par contre, là où je trouve que le pardon n’est pas une option, c’est quand la personne abuse délibérément de toi en sachant très bien qu’il commet un abus. C’est encore pire s’il refuse de le reconnaître, et ça devient carrément inacceptable s’il continue de le faire même après que tu le lui as dit. Dans ce temps là, pas de pitié: Je jette cette personne hors de ma vie. Le problème disparait en même temps que celui qui le cause, et je peux de nouveau vivre en paix et en harmonie.

Hélas, à ce moment-là, il y a toujours des gens trop bien pensants qui viennent essayer de me faire accroire que je dois absolument pardonner. Ces gens se foutent bien de savoir que le pardon va détruire ma paix en remettant ma vie en situation de discorde. Pour eux, le pardon passe avant tout. Et ils me servent toujours les mêmes arguments illogiques pour essayer de m’en convaincre:

Ce que l’on me dit: En pardonnant, tu démontres que tu vaux mieux que lui.
Ce que j’en pense: Lui, c’est un abuseur. Pas moi! Déjà là, c’est la preuve que je vaux mieux que lui. Ensuite, quand je prend une décision, ce n’est pas dans le but de démontrer que je vaux mieux que qui que ce soit. Je la prend parce que c’est la meilleure option à prendre, tout simplement.

Ce que l’on me dit: Pardonner va te permettre de pouvoir mettre ça derrière toi.
Ce que j’en pense: Au contraire. En ne pardonnant pas, je cesse de fréquenter la personne. La personne ne peut donc plus m’abuser. Par conséquent, c’est là que ses abus sont derrière moi. Si je lui pardonne, ça va lui permettre de recommencer. Alors en quoi est-ce que remettre cette situation inacceptable dans mon présent et mon avenir va me permettre de pouvoir mettre ça derrière moi, comme vous dites? Ça n’a pas de sens.

Ce que l’on me dit: Si tu passes ta vie à en vouloir à quelqu’un, ça va t’empoisonner l’existence. Le pardon va te libérer moralement et mentalement, et tu connaîtras la paix.
Ce que j’en pense: Voici un bel exemple où l’exagération pousse les choses à l’extrémisme. Refuser de pardonner ne signifie pas que l’on entretient un ressentiment féroce de tous les instants envers le fautif. Au contraire, c’est si je continue de la fréquenter, cette personne, qu’elle va continuer de m’abuser moralement, ce qui va m’affecter mentalement, ce qui va renouveler sans cesse mon ressentiment. Vous appelez ça se libérer, vous? Vous appelez ça connaître la paix? C’est plutôt en refusant de pardonner que je garde cette personne et ses abus loin de moi, et que là, enfin, je suis libre et j’ai la paix, moralement et mentalement.

Ce que l’on me dit: Le pardon n’est pas synonyme de faiblesse. C’est au contraire la preuve d’une grande force de caractère.
Ce que j’en pense: Avez-vous déjà remarqué que les personne les plus pro-pardon sont toujours des gens qui se font abuser à répétition? Des gens qui ne peuvent rien faire contre leurs agresseurs afin que cessent les abus? Ou pire encore: Des gens qui ont tous les outils pour faire en sorte que ça cesse, des outils qui sont à même d’enlever à leurs agresseurs le goût de recommencer? Des gens qui n’osent pas utiliser ces outils, ce qui donne donc à l’agresseur tout le loisir de faire d’autres victimes? Peu importe comment on essaye de retourner la chose, le fait demeure que quand on est trop lâche pour être capable de se défendre et se faire respecter, alors le pardon est la seule option qu’il nous reste. Vous pensez vraiment que dans ces conditions, pardonner est faire preuve d’une grande force de caractère?

Ce que l’on me dit: Le pardon n’est pas quelque chose que l’on fait pour l’autre. C’est quelque chose que l’on fait pour soi, afin de se sentir mieux.
Ce que j’en pense: De tous les arguments pro-pardon que j’ai entendu, celui-ci est de loin le plus stupide, sinon le plus mensonger. Le fait de savoir que l’agresseur va croire qu’il n’a rien fait de mal, donc qu’il a le feu vert pour recommencer, donc qu’il n’aura rien appris à part qu’il a le soutient de mes propres amis qui m’encouragent à être sa victime consentante, en quoi est-ce que c’est supposé me faire sentir mieux? Et comment pouvez-vous prétendre que le pardon est quelque chose que l’on fait pour soi, puisqu’il n’y a qu’à l’autre que le pardon rapporte du positif?

Ce que l’on me dit: Refuser de pardonner démontre un manque de maturité.
Ce que j’en pense: Si le fait de vouloir que quelqu’un cesse de nous abuser est un manque de maturité, alors il est quoi, lui, pour abuser des autres? Mature? Et vous, là-dedans? Vous êtes mature, vous, en voulant empêcher une victime de cesser d’en être une? Pire, en vous rangeant du côté de l’agresseur, de façon à faire en sorte que ses abus continuent? Parce que si c’est ça la maturité, alors vous dites que tout le système légal et pénal est immature, incluant les centres d’aide aux personnes victime d’abus.

Ce que l’on me dit: Tu ne dois pas t’abaisser à son niveau, sinon tu ne vaux pas mieux que lui.
Ce que j’en pense: C’est ça, et pendant qu’on ne s’abaisse pas, lui il reste bien à l’abri dans son niveau , ce qui lui permet de continuer à abuser des autres en toute tranquillité. Et en passant… Comme ça, à tes yeux, abuser et faire en sorte que cessent les abus, c’est du pareil au même, hm? Bravo, belle mentalité.

Quand pardonner le vice, c’est l’encourager
Lorsque l’abus n’est ni accidentel ni né de l’ignorance, alors je considère qu’accorder son pardon, c’est faire une erreur de jugement. Parce qu’en pardonnant, tu passes trois messages à ton agresseur:

Le premier, c’est qu’il n’a rien fait de mal.
Le second, c’est que c’est toi qui est fautif d’avoir voulu que ça cesse.
Le troisième, c’est qu’il peut recommencer à loisir, et ce impunément. Normal, puisqu‘il n’a rien fait de mal et que c’est toi le fautif. Et ça doit bien être vrai que c’est toi le fautif, puisque c’est toi et non lui qui se fait dire d’arrêter, et ce par ton propre entourage en plus.

Voilà pourquoi quand je décide que c’est fini, c’est fini. La seule et unique fois dans ma vie où j’ai pardonné à un fautif délibéré, c’était une vieille tante qui ne cessait de m’accuser de mille et une délinquances que je n’avais jamais commises. À 11 ans, j’ai décidé que j’en avais assez et que je ne voulais plus jamais la revoir. Mes parents ont compris, et me laissaient à la maison à chaque fois qu’ils allaient la visiter. Quand j’ai eu 25 ans et que ma mère m’a rapporté que cette tante était sur son lit de mort et implorait mon pardon, je suis allé la voir et je le lui ai accordé. Normal: Mourante, elle ne pouvait plus me faire de tort. Je n’avais donc plus besoin de la tenir éloignée.

Ne confondez pas Bon Sens avec Rancune
Quand une personne a une pièce de vêtement inconfortable et qu’elle s’en débarrasse, est-ce qu’on dit de cette personne qu’elle est rancunière envers ce vêtement? Non! Elle ne fait qu’utiliser son bon sens et sa logique. Elle se sert de son expérience qui lui a prouvé que ce vêtement la rend inconfortable. Alors quand quelqu’un m’a prouvé maintes fois qu’elle me rendait inconfortable, ce n’est pas de la rancune de s’en débarrasser. Ce n’est qu’utiliser mon bon sens et ma logique.

Vous allez me dire qu’on ne peut pas comparer un être humain à une pièce de tissus? Il est vrai que la pièce de tissus ne peut pas reconnaître ses défauts et travailler dessus pour s’améliorer. L’être humain, lui, n’a pas cette excuse, car il la possède, cette capacité. S’il refuse de le faire, alors il ne vaut pas mieux qu’un bout de tissus, et doit donc être traité comme tel.

Ceci dit, même si je ne suis pas d’accord avec votre façon de raisonner, je peux la comprendre.
Quand on est trop faible pour être capable de se faire respecter, alors il est difficile d’accepter qu’il y en ait d’autres qui possèdent la force de caractère pour le faire. On a beau déguiser notre lâcheté derrière le pardon et appeler ça maturité pour essayer de rendre ça plus acceptable à nos propres yeux, ça ne change rien au fait que dans le fond, on le sait qu’on est lâche. Et ça, c’est quelque chose de difficile à s’admettre à soi-même.  Quelle option nous reste t-il alors pour rendre notre impuissance plus supportable? Une seule: Essayer de passer l’idée comme quoi c’est de la sagesse, et que tout le monde pense et agit comme ça.

Ça nous évite de se regarder de trop près et de se voir tel que l’on est vraiment: Une victime consentante dont la lâcheté encourage les abus envers soi-même et envers les autres.

La grande purge de négativité de 2009

Bien que j’y fasse des blogs d’intérêt public, il ne faut pas oublier que ceci est mon blog, donc qu’il m’arrive d’y écrire des billets personnels.

Lorsque l’année repart à zéro, on aimerait bien que notre vie puisse en faire autant. Ce n’est hélas pas le cas.  Il arrive souvent que les premiers événements d’une année ne soient que les suites ou les répercutions de celles de l’année précédente. Dans mon cas personnel, ce n’est pas l’année 2009 qui a mal commencé. C’est plutôt l’année 2008 qui s’est mal terminée. En fait, ça a commencé à foirer à partir du 25 juillet. Parmi les histoires de 2008 qui trouvent leurs suites et/ou conclusions en 2009, il y a:

Le 25 juillet 2008 commence ma probation de deux ans qui m’interdit tout contact avec mon ex et, par extension, mes enfants sous peine de prison. Ça m’interdit aussi, pendant la même période, d’avoir «des démêlés avec la justice», un terme si vague qu’il pourrait même inclure, pour peu que avocats et juges fassent preuve de mauvaise foi, toute accusation mensongère dont je pourrais être la cible, ou même moi qui poursuit quelqu’un au civil ou au criminel, et ce même si mes motifs sont valables. Parce que dans les deux cas, que je sois accusé ou accusateur, me retrouver en Cour, C’EST «avoir des démêlés avec la justice.»

En aout 2008, mes nouvelles bonnes habitudes font si bien leur boulot que je double presque le poids perdu durant Défi Diète (22 lbs perdues de février à avril + 21 lbs perdues d’avril à aout) me faisant passer de 230 à 187 lbs en 6 mois. Une victoire? Pas vraiment! Non seulement j’ai encore un ventre apparent si je ne le tiens pas rentré, rides et traits étirés font maintenant partie de mon visage. Mieux encore: Selon la charte de l’indice de masse corporelle de gras, mon poids santé se situerait entre 145 et 160 lbs. Non seulement je n’aime pas le corps trop maigre que me renvoie mon miroir, il faudrait en plus que je perde au moins 27 autres lbs pour être «en santé»? Ça n’a pas de sens!

En octobre et novembre 2008, je suis acculé au pieds du mur. Je dois utiliser ce que j’appelle «Le plan B de ma vie.» Ma seule façon d’être capable de rembourser mes dettes, payer une pension, payer les factures que m’envoie le Centre Jeunesse de Québec et de pouvoir vivre, c’est d’avoir à la fois une job qui paye bien et de n’avoir aucun coût de la vie à payer. Je m’enrôle dans l’armée qui offre ces deux possibilités simultanément. Je passe et réussis tous les tests avec d’excellentes notes. …Sauf qu’ils ne prennent pas des candidats sous probation. Je n’aurai le droit de m’y réessayer que 3 ans après la fin de celle-ci. Autrement dit, pas avant la date où j’aurais dû finir mes 5 ans de services, ironiquement, n’eut été de ma probation.

La seule vie sociale que je peux encore me permettre d’avoir, durant la 2e moitié de l’année, est sur le net. Je me tiens sur des forums, me lie d’amitié avec quelques personnes et va à quelques GT. Quoi de mieux pour repartir à neuf que de fréquenter du monde nouveau? La lune de miel est de courte durée lorsque j’apprends à la dure que beaucoup de femmes prennent très très tabarnaquement mal que l’on refuse leurs avances, et que beaucoup de gars prennent aussi mal le fait que l’on tombe dans l’oeil de certaines filles, et surtout qu’il ne faut jamais tomber dans celui d’une modératrice qui a accès aux contrôles de ton compte. Trois situations sur lesquelles j’ai zéro contrôle. Ça m’est arrivé sur 2 des 3 forums que je fréquentais, et comme on retrouve souvent le même monde d’un forum à l’autre, les gens à problèmes des deux premiers sont allés m’en faire au 3e. La situation atteint son paroxysme d’aberration lorsque je suis victime de ce même genre de harcèlement de la part d’une programmeuse/modératrice… Non pas sur un site de rencontre, non pas sur un chat, non pas sur un forum, mais plutôt sur Canoë.com, là où je tiens mon blog de Défi Diète. Une place dont la fonction n’est même pas la rencontre, de quelque façon que ce soit.

Décembre 2008: Comme refuge moral, y’a rien comme un petit Noël en famille pour connaître un peu de répit. Ce répit m’est refusé. En sachant parfaitement qu’il m’était interdit de revoir mes enfants sous peine de prison, mon ex et le Centre Jeunesse de Québec envoient mon fils aîné passer la semaine de Noël dans ma famille. (Envoyer nos enfants dans ma famille, dans ma période pré-probation, est une chose que mon ex avait pourtant toujours refusé.) Je me vois donc obligé de passer le temps des fêtes isolé de ma propre famille, sous peine d’avoir «des démêlés avec la justice».

Faut-il s’étonner après ça que j’ai pris quelques mauvaises décisions sur lesquelles je préfère ne pas trop élaborer mais qui sont venues ternir encore plus cette fin de 2008?

Et c’est avec tout ce bagage-là que j’ai commencé la nouvelle année 2009. Pas étonnant que mes résolutions pour celles-ci se sont limitées à «me tenir en forme et garder la maison propre». Ce sont les deux seules choses que ni une tierce personne ni la Cour du Québec ne peut m’empêcher de faire. Les seules sur lesquelles j’ai le contrôle total.

Voici donc ma revue personnelle de l’année 2009:

JANVIER 2009
-Je me rends à Tremblant, durant les 3 plus froids jours de l’année pour quelques activités qui n’arrivent pas, rapport au froid. J’en profite pour donner/récupérer/échanger du stock avec une amie que je ne reverrai probablement plus jamais.

-Dans le 3e et dernier forum où je me tenais encore, j’avais réussi à me hisser au poste de préposé aux partys et activités sociales. Or, avec toute la marde que me faisaient les réfugiés des 2 premiers sites, la direction m’a fait comprendre à demi-mot que puisque ma présence pourrait causer un malaise ou une baisse de participation, ça vaudrait mieux pour tout le monde que je ne sois pas présent aux soirées rencontres que j’organisais pour le site. Je pars en slammant la porte. Tant qu’à devoir faire toute la job relative au bon fonctionnement d’un site de rencontres, aussi bien me faire mon propre site. Le projet Chez Lucifer est né.

-Je brise définitivement ma prothèse dentaire après 12 ans d’usage. C’est quand même pas si mal, pour un truc garanti 7 ans.

-Je monte le plan pour «Sexe, Drague, Requin Roll», une série de capsules vidéo humoristiques de 2 minutes 30 dans un format narratif et visuel à la fois original, peu coûteux et surtout tellement simple à réaliser qu’une seule personne peut se taper le boulot et réaliser la capsule une semaine. J’ai seulement besoin de figurants pour quelques photos. Ces figurants me convainquent de devenir mes associés afin de me faciliter encore plus la tâche, faudrait juste changer un truc dans ma formule. Puis un autre. Puis un autre. Puis un autre. Puis un autre. Ces changements au compte-goutte font qu’en 3 semaines, de mon projet original il ne reste plus que le nom, et la série est transformée en une version cheap de Le Coeur a ses Raisons. J’abandonne le projet qui, heureusement, est devenu tellement compliqué à réaliser qu’il meurt avant le tournage du premier clip. Anyway, j’aurais demandé qu’ils changent le nom. Jamais je n’aurais voulu que mon nom soit associé avec la merde que c’était devenu.

-Mon poids est remonté à 206 lbs. Il y a 2 raisons pour ça. La première, ce sont les résultats décevants face à mon 187 lbs du mois d’aout dernier. La seconde, c’est que la moitié du poids repris provient des nombreux festins auquel j’ai été convié pour le temps des fêtes. Une chose m’encourage cependant: Ce poids, qui est quand même 2 lbs en dessous de celui que j’avais à la fin de Défi Diète, fait que j’aime beaucoup plus mon physique actuel que celui de l’été dernier. Je décide donc de faire en sorte de m’y stabiliser.

FÉVRIER 2009
-Après avoir créé le site, le forum et le chatroom Chez Lucifer, j’ai la mauvaise idée de faire le lancement officiel le soir de la St-Valentin, un samedi. Or, si l’idée est bonne pour attirer les célibataires, puisque c’est un site de rencontres, elle est mauvaise pour mes associés et participants au show qui, eux, ont des conjoints, donc autre chose à faire ce soir-là. Sans compter que le show, à force de changements, eux aussi au compte-goutte, était devenu une caricature de ce qui était planifié au départ. Chez Lucifer est passé de projet l’fun à faire en quelque chose de pénible et d’humiliant. J’annule la soirée et le projet. Anyway, le gérant de la place, contrairement à sa promesse, n’avais jamais annoncé le party sur la page web du club où ça devait se produire. En fait, même en février, leur page web annonçait encore leur party du jour de l’an. Je ne m’attendais donc même pas à une poignée de participants.

-Après les échecs des sites où je fus membre, l’échec de Sexe Drague Requin Roll et l’échec de Chez Lucifer, je prends la résolution de ne plus jamais monter de projets dont la réalisation et/ou le succès dépendent de la participation d’autrui.

-Jusqu’à l’an passé, un auteur pouvait demander une bourse pouvant valoir de 25 000$ à 50 000$ s’il avait accumulé plus de 20 ans de carrière. Or, la limite pour faire cette demande était le premier avril 2008, et je ne pognais mes 20 ans qu’en juin, puisque mes premiers textes et BD furent publiés dans le magazine Wow! de juin 1988. Je devais donc attendre un an afin de la demander. Cette année, alors que je retourne faire une demande, j’apprends que les réformes de Harper font que les bourses de carrière auquel j’aurais eu droit jusqu’à l’an passé, si seulement j’avais commencé ma carrière deux mois plus tôt il y a 20 ans, n’existent plus.

-La DPJ me contacte. Pour une fois, ils n’en ont pas après moi. C’est juste pour me signaler que mes filles ont été victimes d’agressions sexuelles de la part de leur frère ainé. Oui, celui-là même avec qui ma famille a préféré passer Noël plutôt qu’avec moi. Puisque les gestes reprochés n’ont commencé que quelques mois après mon interdiction de les revoir, c’est la première fois en 15 ans de paternité que la DPJ et les travailleurs sociaux n’essayent pas de me faire porter le blâme pour un problème en rapport à mes enfants. Ni en tant que suspect des gestes commis, ni en tant qu’influence négative sur celui qui les a commis. Ça me prouve définitivement que pour le reste de ma vie, je suis limité aux deux choix suivants: Ou bien couper tout contact avec mon ex et mes enfants, ou bien les laisser continuer de me causer des problèmes légaux.

-Je reçois une nouvelle prothèse dentaire. Ma première avait coûté 400$ en 1990. La seconde 650$ en 1997. Celle-ci monte à 1300$. Bonne chose que j’embarque sur les assurances de ma blonde, qui en payent 50%. À ce prix-là, si ça continue d’augmenter de la sorte, ce sera plus rentable que mon prochain remplacement soit un implant permanent.

-Au moins un point positif: Ce mois marque la fin de la longue série de problèmes que j’ai subi depuis juillet de l’année précédente.

MARS 2009
-En regardant Météomédia, j’y vois un reportage dans lequel on invite la population à s’inscrire pour devenir porteur du flambeau olympique. Je pose ma candidature. Voyant qu’elle traversera Montréal au début de décembre, je choisis le 11 décembre, en l’honneur de l’anniversaire de ma blonde, et aussi du fait que 2009 marque notre 10e anniversaire en tant que couple, ce qui constitue un record olympique pour nous deux. Surtout pour elle, puisque je suis son 1er chum.

-Afin d’expliquer à quelqu’un ce qu’est un chibi, soit une caricature cute japonaise, j’en fais un de cette personne. Folie furieuse, tout le monde en veut une. Après en avoir fait une douzaine gratos, et voyant que les commandes ne cessent pas, je commence à charger 10$ par tête, 15$ si c’est le corps complet. Une carrière facile et lucrative est née.

AVRIL 2009
-Pour nos 10 ans ensemble, Karine et moi partons passer la première semaine d’Avril à Cuba. Un voyage totalement féérique dans lequel tout s’est absolument et totalement bien passé.

-Histoire de me faire de nouveaux clients, je m’inscrit sur un important site de rencontre et propose une association avec le proprio. Il accepte, mais à une condition: Je dois faire 25 chibis, soit un pour tous les membres de l’équipe. 25 chibis X 15$ = 375$. Et s’il ne prendrait que les visages seulement, ça ferait 250$. Il refuse. Ce qu’il me propose comme paiement, c’est un an de VIP. Premièrement, ayant une blonde, je n’ai pas besoin d’être membre d’un site de rencontres, VIP ou pas. (Remarquez qu’il m’a bien fallu m’y ouvrir un compte, afin de pouvoir les contacter) Ensuite, son VIP pour un an, ça vaut 87$. Alors même si j’avais voulu de son offre, ça reste du cheap labor. Il ne cède pas. Je quitte le site.

MAI 2009
-La Wii Fit entre dans la maison, par conséquent je cesse d’aller au gym. C’est que la Wii Fit donne un workout comparable à ceux des gyms, et ce en 30 minutes quotidiennes dans mon salon. 30 minutes, c’est le temps que ça me prend juste pour me rendre au gym. Sans compter que tout le kit, Wii + jeu Wii Fit + la step a coûté dans les 400$, soit le prix d’un abonnement d’un an pour une personne. Et nous, on est 2 à l’utiliser. Nos abonnements au gym expirent le 6 juin anyway, alors on n’y retourne plus.

JUIN 2009
-Je fais des débuts prometteurs sur Cracked.com en tant qu’auteur d’articles, ce qui me rapporterait plus que des chibis pour moins de travail. Le problème, c’est que autant je suis félicité par la direction pour mes sujets et mon style, autant chaque soumission se trouve finalement refusée. Au bout de 12 articles et 12 refus en un mois, je laisse tomber. C’est que même s’ils m’en prenaient un maintenant, ça ne me ferait que 50$ de revenu après avoir effectué pour 600$ de travail. Si c’est comme ça que ça va se passer à chaque mois, alors ça ne vaut ni le coup ni le coût. Il y a une différence entre être déterminé, et être obstiné parce qu’on est trop cave pour être capable de reconnaître une cause perdue.

-Depuis l’automne 2008, j’ai une amie bien gentille rencontrée sur l’un des 3 sites où je me tenais. Elle a juste un gros défaut, un qui est hélas trop répandu chez les gens qui ont passé toute leur adolescence et leurs vies de jeunes adultes sur le net: Elle considère qu’insulter ses amis, c’est une forme d’humour normale et acceptable. Même que des fois, ses commentaires sur mon FB sont d’une telle bassesse que 3 ou 4 de mes amis m’ont écrit en privé pour me demander quel était son problème avec moi. Je l’aide à déménager d’un 3e étage à un autre 3e étage tandis qu’elle me bitche tout le long, et ce sans même transporter elle-même une seule boîte. Bonne chose qu’on était plusieurs à l’aider, ça m’a donné quelques répits. N’empêche que je réalise que je n’ai pas besoin de quelqu’un comme ça dans ma vie et je décide de prendre mes distances.

JUILLET 2009
-En voyant que je prends mes distances, elle me confronte à ce sujet. Vous vous souvenez de ce site où j’étais membre dans le but de proposer mes services comme caricaturiste chibi? Eh bien le lendemain, cette chère ex-amie y dénonce ma présence auprès de certains autres membres… Ceux qui me cherchaient du trouble sur les 3 autres sites à la fin de l’année dernière. Le proprio, qui ne m’appréciait pas vraiment suite à mon refus de lui faire pour 250$ à 375$ de job contre un VIP qui ne lui aurait coûté 0$ et 0¢, m’a envoyé quelques engueulades à ce sujet avant de fermer mon compte sur son site et m’y rendre persona non grata à vie. Ok, je n’y allais plus, mais quand même. Cette ex amie a aussi passé la semaine à me blaster sans arrêt, plusieurs fois par jour, sur son statut de FB, avant de me mettre enfin dans sa liste de bannis.

-Je tire leçon de cette mésaventure et prends la résolution de ne plus jamais me laisser marcher sur les pieds. En fait, d’avoir zéro tolérance là-dessus au début de la relation, point. Je donne toujours mon respect au gens dès le départ, et si la personne fait quelque chose qui me déplait, je lui dit calmement et poliment. Mais si elle insiste, alors fuck that! Ces gens-là sont des pitbulls. Quand ils ont en tête de t’attaquer, tu ne peux pas négocier avec eux. Ou bien tu les laisse t’attaquer à loisir, ou bien tu les élimines. Il n’y a aucune raison au monde qui puisse justifier ni rendre acceptable un abus, et ce de quelque façon que ce soit.

-Pour une fois, une pub sur FB fait bien mon affaire: Le groupe Archambault organise un concours intitulé Nouvel Auteur. J’ai justement un projet de roman que j’ai créé en septembre 2007 et qui traine depuis. Je m’y met, ce qui me permet de mettre instantanément derrière moi les problèmes que cette ex-amie m’a causé, et qui n’étaient, dans le fond, qu’une dernière manifestation de ceux que j’ai eu à la fin de l’année passée.

-J’pogne mes 41 ans.

AOUT 2009
-Je finis d’écrire les 80% du roman qu’il me restait encore à faire et je le soumet au concours.

SEPTEMBRE 2009
-Je ferme mon compte et quitte définitivement le dernier forum sur lequel je me tenais encore, celui pour qui j’ai fait mes premiers chibis. Je suis en désaccord avec leur politique qui donne plus de respect à la liberté d’expression des trolls et des abuseurs qu’aux droit des autres membres à pouvoir fréquenter l’endroit dans la paix et l’harmonie.

-La femme d’un de mes amis, une travailleuse sociale aussi manipulatrice que méprisante envers autrui, me traine dans la boue de façon tout à fait gratuite sur un de mes billets dont le sujet n’avait même pas rapport avec ce qu’elle déblatérait. Je lui exprime ma façon de penser à ce sujet, ce qui fait que la poignée de personnes de la communauté BD qui me parlaient encore me tournent maintenant le dos. Ce qui est, dans le fond, une bonne chose, puisque leur réaction face à ça démontrent qu’à leurs yeux, ou bien je dois accepter les abus aussi cheaps qu’hypocrites, ou bien je suis mis de côté. Sérieusement, qui a besoin d’amis de ce genre-là? Bon débarras! Et ce n’est pas une opinion, c’est un fait!

-L’armée du Salut me permet de trouver, à peu de frais, une tonne de vieux cossins pour ma collection de vieilleries, ce qui me permet de transformer ma pièce de travail en véritable musée.

-Début de la série «1 Gay 1 Hétéro», projet de mon ami Daniel. Le projet avait un an d’âge, c’est juste qu’il devait originalement être sous forme de sketchs vidéo, ce qui aurait pris beaucoup trop de temps a réaliser. En transformant ça en photoroman de 4 à 6 images, non seulement ça se fait rapidement, c’est plus aisément facile d’accès, et on peut se permettre de le faire bilingue.

OCTOBRE 2009
– C’est une époque marquant les débuts du net dans la communauté qui prend fin le 26 octobre, lors que les nouveaux propriétaires de Geocities décident de ne plus offrir que des services payants et de détruire les pages gratuites. Après 6 ans d’existence, je choisis de ni payer Geocities ni accepter les offres de transfert et hébergement gratuit que je reçois de certains amis, laissant ainsi La Zone Requin disparaitre du net. Cette décision s’accorde avec un changement qui s’effectue peu à peu dans ma façon de penser, dans lequel je vois de moins en moins l’intérêt de garder actif tout ce qui est négatif dans ma vie, que ce soit passé ou présent. Anyway, le but premier de La Zone Requin était de démontrer, aussi bien aux autres qu’à moi-même, que peu importe les raisons de mes problèmes, la lâcheté et le découragement n’en font pas partie. Je n’ai plus rien à prouver. La Zone Requin a donc fait son temps. C’est sans regret que je la laisse disparaître dans les limbes du net.

-Mon manuscrit ne fait pas partie des 5 choisis au concours Nouvel Auteur. J’m’en sacre, l’important, c’est que je l’ai enfin fini. Je décide de ne pas y revenir ni y penser pendant un mois, puis de le relire pour correction finale avant de le proposer à d’autres maisons d’éditions.

NOVEMBRE 2009
-Histoire de me mettre en forme pour le relai du flambeau olympique qui arrivera dans 6 semaines, je m’entraine à fond, et ce à tous les jours. À ma grande surprise, je constate qu’un entrainement intensif quotidien me donne l’équivalent de 6 mois de travail de la façon modérée que j’utilisais avant. Voilà qui est très intéressant à savoir.

-Je relis mon manuscrit, corrige les dernières fautes, et je l’envoie à une dizaine de maisons d’éditions, soit celles qui publient ce genre de roman, ET qui acceptent les soumissions via internet. Alors que, par la poste, c’est de 2 à 6 mois d’attente, souvent pour se faire dire «Désolé, nous ne lisons pas les manuscrits non-sollicités», j’obtiens une réponse positive de la part d’un éditeur en 3 jours. Un seul truc cependant: Je devrai réécrire les 2 premiers chapitres afin de les rendre plus simples à parcourir. J’accepte. Je reconnais moi-même après coup que cette nouvelle version est beaucoup mieux comme ça.

DÉCEMBRE 2009
-Je signe le contrat avec l’éditeur lors du lancement d’un de leurs livres.

-Je fais la rencontre de Diana qui prêtera ses traits au personnage principal de mon roman sur la couverture ainsi que sur la page web que je planifie faire pour ma série.

-Je me rend à St-Lin Laurentides afin de participer au relais du flambeau olympique, en compagnie de Karine et de mes parents qui sont tous très fiers de moi.

-Après la refonte des 2 premiers chapitres, les corrections orthographiques et l’ajustement de la syntaxe, le correcteur réécrit dans son style à lui de 40% à 60% de mon manuscrit. Je ne peux pas être plus précis que ça, rapport que je n’ai pas pu le relire au complet tellement le texte était rendu trop pénible à parcourir. C’est aussi l’avis de ceux à qui j’en ai montré des extraits. L’éditeur défend le travail de son correcteur et me suggère de lui produire un document dans lequel je lui copie-colle les corrections avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et que j’explique pourquoi ma version serait supposément meilleure. Sans exagérer, si je fais ça, ça va me donner un document d’au moins 150 pages. Est-ce que j’ai vraiment du temps à perdre au point de devoir justifier 60% du contenu de mon manuscrit? Il y a un truc que nous a dit François Morency dans le temps où j’allais à l’École nationale de l’humour, qui va à peu près comme suit: «Si tu as à expliquer ta joke pour la justifier, alors oublie-là, c’est parce qu’à vaut pas d’la marde!» Alors de deux choses l’une: Ou bien mon manuscrit ne vaut vraiment pas d’la marde, ou bien c’est ce que pense mon éditeur anyway. Dans un cas comme dans l’autre, je n’ai ni envie ni raisons valable de me soumettre à ça. Je lui dit que dans ces conditions, je refuse de faire affaire avec lui, et que s’il veut me poursuivre pour bris de contrat, rien ne l’en empêche. M’as juste plaider coupable, payer l’amende, pis ça va finir là! Devant ma résolution, il accepte d’annuler le contrat sans pénalité. Tout comme pour le projet Sexe Drague Requin Roll, je préfère 1000 fois le voir avorter que de voir mon nom associé avec la merde que c’était devenu. Je n’ai aucun regret!

-Afin de bien commencer l’année qui s’en vient, je décide de me débarrasser d’1/3 de mon stock archivé sur mon ordi. Il ne s’agit, pour la plupart que de bagage inutile et négatif dont je ne peux tirer rien de bon, et des mauvais souvenirs qu’il vaut mieux laisser s’oublier. Après cette purge radicale dans mes textes et mes images, je classe et grave ce qui me reste sur 3 CD.

-J’efface mon laptop et y réinstalle le contenu original. Il redevient aussi performant qu’à ses débuts. J’y remet quelques rares dossiers personnels. Ils ne contiennent que ce sur quoi je travaille maintenant.

-Je commence à travailler sur mes résolutions de 2010. La toute première sur ma liste fait suite à ce que j’ai commencé à faire en 2009, soit de ne plus garder la moindre source de négativité dans ma vie, et ce sous quelque forme que ce soit. Et ça, ça inclut attaquer la source du problème, c’est à dire éviter les situations et les gens qui ont démontrés être source de problèmes. Je me suis donc débarrassés du négatif du passé, ceux du présent, et ce ce qui avait le potentiel de me causer la majorité de ceux du futurs.

Adieu 2009, tu m’as bien servi. Grâce à toi, 2010 et les années suivantes n’en seront que meilleures.

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