6 raisons (fallacieuses) pourquoi on snobe la St-Valentin

À chaque année, c’est la même chose.  Dès qu’approche la St-Valentin, on peut entendre une tonne de gens dire qu’ils n’y participeront pas, voire même qu’ils détestent l’événement.

Pour expliquer leur sentiments anti-St-Valentin, ces gens évoquent généralement l’une ou plusieurs des six mêmes raisons que voici:

RAISON 1: La St-Valentin, c’est trop commercial.
Trop commercial? Vraiment? En comparaison avec quelle autre fête, au juste? Voyons voir:

  • Pâques? Lors de cette fête, on offre des chocolats et/ou des cartes, non seulement à la personne que l’on aime, mais aussi à la famille et aux amis. C’est comme la St-Valentin, sentiment amoureux en moins et dépenses en plus
  • Halloween? Il faut acheter/distribuer/récolter plus de bonbons en un soir qu’il est humainement possible d’en consommer en un mois. Sans compter les décorations et/ou le costume.
  • Noël? Hum… Est-ce que je dois vraiment vous décrire les dépenses reliées à celle-là?
  • La Fête des Mères / La Fête des Pères? Ha! Essayez-donc de négliger ces fêtes-là, si vous osez.
  • Les anniversaires? La seule différence entre les fêtes commerciales et celles des gens qui vous entourent, c’est que ces dernières ne sont pas affichées dans les médias et les commerces. Est-ce que ça signifie pour autant que vous les négligez, sous prétexte que anniversaires = cadeaux = achats = commercial?

Alors pourquoi est-ce que vous iriez boycotter la St-Valentin sous le prétexte idiot que celle-là est commerciale? Les autres le sont toutes autant, sinon plus. La St-Valentin, au moins, est faite pour que vous ne fêtiez qu’une seule personne: Celle que vous aimez. Si vous participez volontairement à toutes les autres fêtes dans laquelle vous donnez à tout le monde, où est la logique de refuser de le faire pour la personne que vous prétendez aimer?

On continue:

RAISON 2: Je n’ai pas besoin d’une fête spéciale pour montrer à mon amoureux/reuse que je l’aime.
Jusqu’à maintenant, la majorité des personnes que j’ai entendu dire ça, ce sont justement ceux qui ont de la difficulté à montrer leur appréciation à leur amoureux/reuse le reste de l’année. Par contre, les couples qui s’aiment et se le démontrent à l’année longue, eux, voient la St-Valentin arriver avec grande hâte. Est-ce qu’on peut dire ici qu’il s’agit d’un besoin? Pas du tout! Ça prouve que ceux qui disent ne pas avoir besoin d’une fête spéciale sont au contraire ceux dont le couple en aurait le plus besoin.

RAISON 3: Je n’aime pas que l’on me mette de la pression pour que j’exprime mon amour.
Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas personnel, quand je suis en amour, je ne ressens aucune pression à le lui faire savoir. Pour qu’il y ait de la pression, il faut qu’il y ait de la résistance. Si je l’aime, pourquoi résisterais-je à l’idée de le lui exprimer? Que l’idée vienne de moi ou bien de la suggestion des autres, rien ne me rend plus heureux que d’exprimer mon amour à la personne que j’aime.

RAISON 4: Je suis célibataire.
C’est une bonne raison pour ne pas y participer, en effet. Par contre, puisque ça ne te concerne pas, pourquoi critiquer négativement cette fête et/ou ceux qui l’apprécient? Laisse-moi deviner: Parce qu’en tant que célibataire, tu n’aimes pas te faire rentrer dans la gorge le bonheur des autres, c’est ça?  Jaloux et envieux! Bravo, belle personnalité. Faut peut-être pas chercher plus loin les raisons de ton célibat.

RAISON 5: La St-Valentin est une fausse obligation crée par la société.
Les gens se plaignent sans cesse comme quoi la société est froide, inhumaine, sans compassion et sans le moindre respect pour l’individu. Alors ne devriez-vous pas au contraire vous réjouir que quelque chose qu’aussi beau que l’Amour soit reconnu par la société, au point de lui consacrer un jour de fête officielle?

RAISON 6: La St-Valentin, c’est juste une invention des compagnies de cartes et de chocolat, créé rien que pour nous faire acheter leurs produits.
Totalement faux! Le pape Gélase 1er  a officiellement célébré la première Saint-Valentin le 14 février de l’an 496. Ensuite, même si c’était vrai, et alors? Vous pouvez être un rebelle et militer contre les règles de la société autant que vous voulez. C’est vos affaires. Je ne comprends juste pas pourquoi la personne que vous prétendez aimer devrait être négligée et privée de vos signes d’affection, juste parce que vous ressentez le besoin de prouver un point. Surtout si ceux à qui vous voulez le prouver (Les compagnies de cartes, celles de chocolats et la société en général) n’en ont rien à cirer, parce qu’ils ne savent même pas que vous existez pour commencer.

Quand on est en amour, tous les jours sont spéciaux. C’est juste que le jour de la St-Valentin est un peu plus spécial que les autres, voila tout.

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Pour conclure, je vous invite à aller jeter un oeil sur une amusante collection de cartes de St-Valentin les plus bizarres qui soient, sur la page Unfortunate Valentines Card, au http://www.capnwacky.com/valentines/valcard1.html

Mon chum se comporte en ado attardé

Les filles, réjouissez-vous d’avoir un ado attardé comme chum. D’abord, le fait que vous sortez avec prouve déjà que ce n’est pas si grave puisque vous êtes capable de le supporter. Soyez juste reconnaissante qu’il ne prenne pas trop à coeur vos remarques à ce sujet.

Parce que moi, le jour où je me suis tanné de me faire dire que j’agissais comme un ado attardé, j’ai décidé qu’à partir de ce moment-là je serai irréprochable. Je m’en souviens bien, j’avais 17 ans.

Attack of the Gars Irréprochable
Faites une longue liste de tout ce que vous pouvez reprocher à un homme, et vous pouvez être certaine que rien de cette liste s’adressait à moi. Je faisais de grands efforts constants pour être le plus irréprochable possible. Ça me permettait de séduire des filles qui sortaient justement avec des ados attardés, puisqu’elles ne retrouvaient pas chez moi ce qu’elles n’aimaient pas chez leurs chums. Normal: Puisque je ne faisais rien, je ne pouvais donc rien faire de mal.

Le parfait enfer
Les filles qui ont sorti avec moi durant ce que j’appelle mes années irréprochables ont vécu un véritable enfer. Puisque personne n’est parfait, je trouvais toujours de quoi à redire contre elles, des défauts, des mauvaises habitudes, etc… Tout ce que je pouvais trouver, je le pointais. Et elles ne pouvaient jamais riposter parce qu’elles n’avaient rien à dire contre moi. À moins, bien sûr, d’exagérer ou d’inventer. …Ce qui me donnait encore plus de bonnes raisons de leur remettre leur imperfections dans leurs faces, en les forçant à reconnaitre leurs exagérations et mensonges.

Ce désir de me montrer plus parfait qu’elles allait même jusqu’à affecter notre vie sexuelle. Un jour où c’est elle qui a fait les premiers pas, j’étais mindé sur autre chose alors je lui ai dit que ce n’était pas le moment. Elle m’a dit: « Ben là… Pour une fois que c’est moi qui en a envie! » J’ai répondu « Comment ça se fait que quand une fille dit non parce qu’elle n’a pas envie de sexe, c’est normal et qu’il faut l’accepter, mais que quand c’est le gars qui dit non, ça fait un gros drame? » Elle n’a rien trouvé à répondre et a rattaché sa robe de chambre, la tête basse.

À l’époque, j’avais 22 ans et une libido à la limite de l’obsession sexuelle. Pourtant, mon désir de lui prouver que mon comportement était meilleur que le sien, c’était encore plus fort que mes pulsions. C’est dire à quel point je prenais plaisir à les rabaisser. Remarquez que c’est normal: La seule façon de montrer qu’on a un comportement irréprochable, c’est de le comparer à un comportement reprochable. Et quand la fille est la seule personne avec qui on peut se comparer, ben voila.

Un style de vie
J’ai dû passer un bon 10 à 15 ans à démontrer à mon entourage qu’ils valaient moins qu’une merde. Et je ne le faisais jamais sans raisons, toujours avais-je preuves à l’appui.  Et celles qui ont eu le plus à souffrir ça, ce sont les filles avec qui j’ai sorti. Et tout ça parce qu’un jour, j’en ai eu ras le bol que l’on me fasse des reproches sur de petits détails insignifiants dans mon comportement.

Trop parfait, c’est vraiment comme pas assez.
J’ai fini par me calmer, quoi que je continue toujours à descendre sauvagement, preuves à l’appui, quiconque faisant exprès de me prendre à rebrousse-poil de façon un peu trop insistante. N’empêche que, entre un gars à qui vous pouvez reprocher des trucs une fois de temps en temps, et un complètement irréprochable qui vous fait sentir mal avec vos moindre travers, je pense sincèrement que vous êtes bien mieux avec le premier.

La leçon à tirer de ceci: Chialer contre son chum pour rien, c’est le pousser à chialer contre vous pour quelque chose.

Découragement –ou- Gros Bon Sens?

À l’époque où je faisais partie de Défi Diète 2008, le motivateur professionnel Guy Bourgeois nous montrait la différence entre ce qui nous fait réussir ou bien échouer. Loin de moi l’idée de contester ses enseignements, mais il y a un truc qu’il nous a dit qui m’a fait tiquer. Dans la liste des comportements qui mènent à l’échec, il a mis un mot que j’ai en horreur. Ce mot, c’est découragement.

Pourquoi est-ce que j’ai ce mot en horreur? Parce que c’est un mot que l’on a trop souvent utilisé contre moi à tort et à travers tout le long de ma vie, de la part de gens qui ne savaient pas faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.

D’abord, Analysons un brin les deux comportements:

  • Découragement: Dé-courage-ment… Cesser d’avoir du courage. Abandonner, par manque de volonté, un projet qui pourrait réussir sinon.
  • Gros bon sens: Capacité d’analyse logique. C’est avoir la volonté de continuer, tout en étant capable de reconnaître si une option est vouée à la réussite ou à l’échec. Attention: Je dis bien une option, et pas nécessairement le projet complet.

Vous saisissez la différence?

Voici l’exemple le plus fragrant de la mauvaise utilisation du mot découragement contre moi, de la mauvaise influence que ça a eu dans ma vie, et des conséquences que ça m’a fait subir:

Déjà enfant, j’ai su que je voulais faire carrière dans l’humour. Rendu adolescent, j’ai tout fait, tout essayé en ce sens: Théâtre, improvisation, stand-up, textes, bandes dessinées… Les deux derniers étaient fort appréciées par les gens, adultes comme ados. Par contre, côté interprétation, quoi que je faisais, je foirais lamentablement. Et puis, un jour, je me suis dit: « Ce n’est pas parce que Plamondon écrit les meilleures chansons que ça fait de lui un chanteur. » Malheureusement, j’étais entouré de gens bien-pensants qui me condamnaient pour ce qu’ils jugeaient comme étant du découragement. J’ai eu droit au grands slogans classiques du genre de Quand on veut, on peut. Un gagnant ne lâche jamais, un lâcheur ne gagne jamais. À coeur vaillant, rien d’impossible, et plusieurs autres du même genre.

Lâcheur, découragé, non-vaillant… Qui veut être vu comme tel? J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai insisté, et j’ai continué, et je n’ai pas lâché. J’ai persévéré.  De 1985 à 2005. Oui, pendant 20 ans, je me suis essayé à être humoriste, malgré le fait que je suis sujet au trac, que je n’ai pas assez de mémoire pour retenir mes textes, que je ne sais pas jouer naturel, que je n’ai aucun sens du timing, et que j’ai une voix trop basse et monotone. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des shows d’humour amateur. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des activités qui m’auraient mis en avant scène. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, je suis allé passé une audition comme humoriste à l’école Nationale de l’humour. Je n’ai jamais été pris.

Quand tu essuies un échec et que tu continues, on peut parler de courage. Mais quand ça fait vingt ans que tu accumules les échecs dans un domaine, est-ce qu’on peut encore parler de courage, ou bien il faut se rendre à l’évidence que ça fait longtemps que c’est rendu de la stupidité?

En 2005, je décide de faire les choses à ma façon. Je passe une audition à l’École Nationale de l’Humour. Je ne le fais pas en tant qu’humoriste. Je le fais en tant qu’auteur. Je suis pris immédiatement.

Lorsqu’une personne de ton entourage t’encourage dans la voie de l’échec, alors ça me peut dire que trois choses:

  1. C’est un con, car il n’a pas assez de jugeote pour être capable de faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.
  2. C’est un salopard, car au lieu de t’aider à régler ton problème, il veut te forcer à rester dans une situation d’échec.
  3. C’est un manipulateur, car il essaye de jouer sur ton orgueil de façon à te forcer à faire des choses à l’encontre de ton bon jugement.

Personne n’a besoin d’un con salopard manipulateur dans son entourage. Débarrassez-vous de ça au plus vite, votre vie ne s’en portera que mieux.

5 insultes anglaises qui sont en fait des compliments

Il y a des insultes classiques que les gens se balancent à la gueule depuis tellement longtemps qu’ils en ont oublié le sens profond. Un sens que, quand on s’arrête à y penser, n’a rien d’insultant. Même que c’est souvent un compliment. J’en ai répertorié cinq:

Insulte #1: Fucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur!
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Dans une société ou le succès de l’homme est jugé, entre autres, selon sa vie sexuelle, en quoi est-ce que le fait d’être un baiseur serait une insulte? Ce serait plutôt l’absence de vie sexuelle qui en est une. Parce que quand t’es un fucker, t’es un winner.

Insulte #2: Motherfucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur de mamans.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Où, dans le mot motherfucker, est-ce que ça précise que c’est ta mother que tu fucke? Nulle part! Donc, le fait de baiser une mère peut vouloir dire 3 choses:

  • C’est la mère de tes enfants. Donc, tu baises avec une femme qui t’aime tellement qu’elle est partie en famille avec toi. En quoi est-ce une insulte?
  • Tu n’es pas le père de son enfant. Donc, si tu baises avec elle, c’est que tu vaux mieux que son ex. Là encore, où est l’insulte?
  • C’est une MILF! Man, tu scores avec une femme full expérimentée qui est dans son peak sexuel. C’pas une insulte, c’t’un méga fuckin’ WIN!!!

Insulte #3: Dick!
Ce que ça veut dire: Pénis.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Le pénis est, chez l’homme, la source de son plaisir sexuel, en plus d’être celui de pas mal de ses partenaires. En quoi est-ce que se faire comparer à la source de tant de plaisir sexuel est une insulte?

Insulte #4: Douche ou Douchebag.
Ce que ça veut dire: Douche vaginale, ou poire de douche vaginale.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Une douche vaginale est constituée d’un petit tuyau rigide que les femmes se rentrent profondément dans le vagin, ne le ressortant que lorsqu’il s’y est vidé la poche. Quel homme hétérosexuel normalement constitué au niveau du désir et des organes génitaux ne serait pas honoré d’être ça?

Insulte #5: Arguing on the net is like running on the Special Olympics. Even if you win, you’re still retarded.
Ce que ça veut dire: Argumenter sur le net, c’est comme courir dans les olympiades pour handicapés. Même si tu gagnes, t’es quand même un attardé.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: D’habitude, la personne qui te balance cette phrase, c’est celui qui vient de perdre un argument contre toi. Sauf que, en disant ça, il déclare que vous êtes tous les deux des attardés, puisque vous argumentiez tous les deux. Dans ce contexte, en déclarant que tu es un gagnant attardé, alors il se déclare automatiquement lui-même comme étant un perdant attardé. Bref, il te traite de winner et il se traite lui-même de loser. Il faut vraiment être un attardé pour considérer ça comme une insulte.

Les maladresses de la drague

Je vais vous faire un aveu; Je suis vraiment le pire des dragueurs. En bon québécois, j’ai pas l’tour pantoute pantoute. Et c’est pour ça que, depuis que je suis adulte, je ne drague pratiquement jamais. Quand je cruise une fille qui me plaît, c’est parce que c’est elle qui a commencé à me montrer des signes d’intérêt.

Ça commence à l’adolescence
Ado, j’avais en moi un mélange de timidité maladive et d’orgueil qui prenait très mal l’humiliation d’un échec draguesque. Mais comme j’avais horreur d’être timide, je m’efforçais de combattre ma nature en essayant d’être quelque chose que je n’étais pas, soit un gars qui a confiance en lui et en ses capacités de cruise. Grave erreur! Une fois, dans un party, je me dis que, logiquement, aucune fille n’osera jamais dire non à un gars qui lui demandera de danser un slow avec, et ce que le gars lui plaise ou non.  Parce que, dans un contexte de joie, de fun et de positivisme qu’est un party, dire non à une telle demande, c’est mettre du négatif dans l’atmosphère, ce qui créé un malaise, et personne ne veut jeter le malaise dans un party.

Un slow commence à joue. Je fake une attitude de gars qui a l’air sûr de lui, je m’approche de la fille, je la demande à danser, elle dit non. Sous le choc, je reste planté là, à côté d’elle, comme le tarla que j’étais, sans rien oser rajouter, ni même partir.

C’est comme ça que j’ai appris à la dure que la seule personne qui ressent un malaise dans cette situation, c’est celui qui se fait repousser. Parce que ni elle ni personne d’autre n’a eu l’air d’en ressentir.

La vie d’adulte
La première fois que je suis allé en appartement, à 19 ans, en 1987, je sortais beaucoup. Ma forte libido me poussait à combattre mon naturel timide. Mais puisque l’attitude de drague n’était pas naturelle chez moi, j’ai accumulé grand nombre d’échecs suite à des tentatives maladroites. En vrac:

  • La fille à qui je demande si c’est à elle, la pince à cheveux que je viens de trouver entre nous deux, elle qui dit non, et moi qui ne trouve rien d’autre pour enchainer que de continuer à lui demander si elle est bien sûre… Elle part.
  •  L’ex camarade de classe sur qui j’avais l’oeil 2 ans plus tôt, qui me voit, me reconnait, vient me saluer et me demande ce que je fais de bon. Et moi, full macho, qui lui sors un condom de ma poche en lui disant « Eh bien comme tu vois, je suis en chasse. » Elle m’a souhaité bonne chance, a cessé d’être chaleureuse, et quelques minutes plus tard sortait de ma vie pour toujours.
  • La fille sur la piste de danse qui se fait aller de façon déchainée, et moi qui m’approche derrière elle afin d’entamer le dialogue en la complimentant sur sa façon de danser. Mais comme je suis arrivé dans son angle mort, POW, elle me sacre un coup de derrière de tête s’a yeule. Je saigne. Je pars aux toilettes. Quand je reviens, elle a disparu.
  •  Je spotte une fille au bar, je travaille mentalement sur ce que je dois lui dire pour l’aborder. Je fonce et commence à lui parler. Elle se retourne et dit: « What? » Constatant que c’est une anglaise, donc qu’elle n’a rien compris de ce que j’ai mis 15 minutes à trouver le courage de lui dire, je repars sans mot dire.
  • Il ne faut pas croire que tout le monde a le sens de l’humour, surtout quand tu fais des jokes sur leurs pratiques sexuelles. Un ami super full beau dragueur nous avait pogné 2 filles bi qui étaient amantes maitresse-esclave. J’ai dit une niaiserie du genre de: « Vous autres, les sadomasochistes, vous êtes du monde spécial! J’imagine que ton plus grand fantasme c’est d’être attaché de la tête au pieds pendant qu’on te casse les doigts un par un, hein !? Hé! Hé! » Dois-je préciser qu’après avoir dit ça, le trip à 4 vers lequel on s’enlignait jusque là, n’est jamais arrivé?

C’était le (pas si) bon temps
En 1987, les gens étaient beaucoup moins ouvert sexuellement qu’aujourd’hui, et c’était 8 ans avant que le net commence à envahir tous les foyers. Je venait de foquer une occasion exceptionnelle, une occasion unique, surtout avec ce dont j’avais l’air dans le temps.  Mais bon, j’avais 19 ans, et c’était la première fois que je sortais de mon village de St-Hilaire pour la grand’ville de Mourial.

Bref, voilà pourquoi j’ai cessé de draguer. À 20 ans, j’ai décidé que désormais j’allais me laisse approcher et je déciderais ensuite si je répond à ses avances ou non. De toutes façons, depuis la révolution féministe de 1993-2003, il est malvenu pour l’homme de se risquer à une drague non-sollicitée.

Un bonus surprise
Ça m’a pris quelques années avant de me rendre compte d’un truc: En cessant de draguer, j’ai automatiquement cessé de chercher à plaire à l’autre. Donc, j’ai cessé de jouer un jeu, j’ai cessé d’essayer d’être le genre de gars qui lui plaît. Bref, je suis resté moi-même. Par conséquent, quand une fille m’approchait par la suite, c’est parce qu’elle était vraiment attirée par moi, et non par par quelque chose que j’essayais de lui faire accroire faussement que j’étais.

Avoir su plus tôt qu’il suffisait de rester soi-même pour trouver quelqu’un qui aime ce que l’on est, je me serais évité pas mal d’humiliations.

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