Un rendez-vous traumatisant

Aujourd’hui, puisque je vous propose un long texte, je vais commencer par la conclusion, au cas où vous seriez trop impatient de savoir où je veux en venir:

EN CONCLUSION: Oubliez tout ce que vous savez au sujet du lien entre la personnalité et le look. Les réalités de la vie à ce sujet sont :

  • Une belle fille peut être bitch avec les gars à cause que le pouvoir que sa beauté lui apporte sur les hommes lui est monté à la tête.
  • Tout comme une belle fille peut être gentille avec les gars parce que sa beauté la rend heureuse et rend également aimables les gens qui l’entourent.
  • Une fille laide peut être une bitch avec les gars parce qu’elle ne s’aime pas elle-même à cause de son physique.
  • Tout comme une fille laide peut être gentille avec les gars parce qu’elle veut être aimée malgré son physique.
  • Tout comme la personnalité peut n’avoir absolument rien à voir avec le physique.
  • C’est la même chose sur le plan sexuel.
  • C’est la même chose en inversant les sexes.

Maintenant qu’on a la morale de l’histoire, passons à l’histoire elle-même. Il s’agit d’un rendez-vous traumatisant que j’ai vécu à l’époque où internet faisait ses débuts dans nos foyers.

1998. J’avais 30 ans. Je me tenais sur un site appelé La Jasette, sur la page web de l’émission Pignon sur Rue, le premier show réalité du Québec, mais qui avait passé à peu près inaperçu parce que diffusé sur Télé Québec, donc non-promotionné par l’empire Québécor.

Sur ce site de jasette, une fille de 28 ans du nom de Dominique me drague. On se jase une coupl’ de semaines. Elle est sympathique et on s’entend bien. On finit par se suggérer une rencontre.

À l’époque, à part pour les sites de rencontres, peu d’endroits demandaient une photo ou un avatar dans ton profil. Je ne savais donc pas de quoi elle avait l’air, et elle non plus à mon sujet. Encore peu de gens avaient un scanner ou un moyen de se prendre digitalement en photo. On s’était cependant décrits pour s’assurer qu’on se reconnaisse.

Je propose un plan de match pour la mettre à l’aise: On se rencontre au métro, on va souper au resto, on parle, puis on rentre chacun chez soi. Si on s’est plu, tant mieux, on se le dira sur MSN et on va plus loin dans notre relation. Sinon, y’a pas de malaise ni obligations et on reste amis.  Je n’ai pas précisé que si on se plaisait ce soir-là qu’on pouvait très bien passer au lit après le souper, mais ça me semblait aller de soi que si on est victime d’un coup de foudre réciproque drette-là, ce serait idiot de remettre ça à plus tard.

Le jour de la rencontre, je me pointe à la station de métro choisie. Elle y est déjà. C’est elle qui me reconnaît en premier. C’est là que j’ai mon premier turn-off.  Elle m’avait bien dit qu’elle était un ti-peu ronde. J’étais bien ok avec ça. Par contre, elle aurait pu me préciser que c’était une géante de plus de six pieds avec des épaules comme un joueur de football. Je ne fais que 5’7″ et j’étais loin d’être un athlète. Et bien qu’elle était quand même trop petite pour souffrir de gigantisme, elle en avait quand même quelques caractéristiques physiques, comme le front large, le menton surdéveloppé et un sourire qui montre deux fois plus de gencives que de dents. Je sais bien que c’est pas de sa faute et qu’on est comme on est, je ne peux m’empêcher d’avoir un mouvement de recul, mental tout le moins. À ce moment là, bien que je n’ai pas baisé depuis un bon moment, je réalise que finalement je pourrais très bien attendre encore un peu.

Tandis que l’on se marche vers le resto en jasant, j’ai l’impression d’être un hypocrite.  Dans le fond, je ne suis pas correct de la trouver physiquement repoussante. Je sais bien ce que c’est, que de me faire mettre de côté pour mon apparence.  J’ai assez souffert de ça avant mes 25 ans, à l’époque où j’étais si maigre qu’on disait que j’avais l’air d’un sidéen en phase avancée. Et aujourd’hui, je lui fais à elle ce que j’ai toujours reproché aux autres de me faire?  Moi, le gars qui a toujours dit que la vraie beauté est intérieure?  Je me ressaisis donc, en me disant que je devrais plutôt mettre en pratique ce que je prêche.

On entre au resto et on s’assoit à une banquette, face à face. À l’heure qu’il est, il n’y a que trois autres tables d’occupées. En attendant la serveuse, elle commence à me jaser au sujet des études:

ELLE: T’as étudié dans quoi?
MOI: Lettres, pour me diriger dans…
ELLE: BON! Un autre loser qui savait tellement pas quoi faire de sa vie qui s’est allé en Arts et Lettres.
MOI: Euh… Mais non, je sais ce que je veux faire.
ELLE: Ben oui: Être su’l’BS comme tous les autres diplômés du Cégep du Vieux Montréal.
MOI: Je ne suis pas allé au Cégep du Vieux.
ELLE: Attend… T’as même pas été capable de te faire accepter au Cégep du Vieux? LE cégep qui prennent tout l’monde, même les plus losers!? Même eux-autres, y’ont pas voulu de toi!?
MOI: J’ai jamais appliqué là, chus allé à André Laurendeau.
ELLE: Pourquoi t’es allé là?
MOI: C’était celui l’plus proche de chez moi.
ELLE: Attend… T’as choisi ton cégep non pas en fonction de leur spécialité, mais bien pour marcher moins loin? Tu joues ton avenir complet pour une raison aussi épaisse? C’est donc ben cave!
MOI: Y’ m’semblait que l’Cégep du Vieux, c’tait pour les losers, que tu disais.
ELLE: J’ai dit que s’en aller en Arts et Lettres c’était loser, mais tant qu’à faire un choix de vie loser, c’est déjà moins loser quand tu vas à l’école qui se spécialise dans ce que tu veux faire.

Huh? C’est quoi cette attaque qui sort de nulle-part? J’ai le sens de l’humour et de l’autodérision et je sais que pour certaines personnes, insulter les gens est une forme maladroite d’humour utilisée, disent-ils, pour détendre l’atmosphère. N’empêche que je me demande bien ce qu’elle essaye d’accomplir en insistant pour prouver que mon choix d’études et de carrière fait de moi un loser su’l’BS. Surtout que je travaillais à l’époque au centre d’appel de la page web d’Air Canada, avec un très bon salaire, et elle le savait.

La serveuse arrive. Elle prend d’abord la commande de Mam’zelle, puis se tourne vers moi. Je lui dit:

MOI: Je vais prendre un club sandwich avec frites, avec un Diet Pepsi, s’il vous plaît.

Dominique fait alors quelque chose à laquelle je ne me serais jamais attendu de la part d’une adulte: Elle m’imite avec une voix niaiseusement nasillarde:

ELLE: « Ne vas pnende un cnub sanwitss avec fnites, avec un Diet Pepsi, s’in vous pnaît. »... Quétaine jusque dans son choix de bouffe.
MOI: Euh… C’est parce que ‘me semble que le but premier quand on est dans un resto, c’est de manger kek’chose qu’on aime, et non essayer d’impressionner l’autre.
ELLE: Pfff… T’as rien pour impressionner personne, mon pauvre p’tit gars.

Le serveuse finit de prendre ses notes, me dit « Ok! » et repart en faisant semblant de rien. Mais dans un métier où il est de bon ton de sourire aux clients et d’être un peu plus jasante que ça, c’est justement le fait qu’elle faisait semblant de rien qui démontrait le malaise. Nul doute qu’elle est allé raconter ça au reste du staff parce que pour le reste de la soirée, à chaque fois que je levais la tête pour regarder autour, il y en avait toujours un ou deux, au loin, en retrait, debout, immobiles, qui regardaient dans notre direction. Ils n’ont pas dû être déçus de la suite.

J’ai fait quelques tentatives de détourner la conversation vers elle, histoire qu’elle me lâche un peu. Voici les deux exemples dont je me souviens du foirage que ça a donné:

MOI: Tu travailles dans quoi?
ELLE: En quoi ça te regarde?

MOI: Tu restes dans quel coin?
ELLE: Pas d’tes calice d’affaires. C’est notre première rencontre, j’te connais pas, je l’sais pas quel genre de gars que t’es.  M’as pas donner mon adresse à un violeur potentiel.

Et ça continue comme ça, jusqu’au moment où elle décide de donner un virage sexuel à la conversation. Elle le fait avec cette question:

ELLE: T’as-tu déjà baisé avec des gars?

Et voilà! LA conversation classique que j’ai eu à subir des dizaines de fois par le passé. Je la connais tellement par coeur que je peux prévoir exactement ce qui va se passer, à quelques variantes près.  Et c’est parti pour un autre tour:

MOI: Non, je ne suis pas gai.
ELLE: Comment tu le sais?
MOI: J’ai couché avec 20 filles, zéro gars, et j’ai 4 enfants
ELLE: Avoir des enfants, c’est pas une preuve. Tu peux être bisexuel.
MOI: Non, chu hétéro.
ELLE: Tu peux pas en être sûr à 100%.
MOI: Ben oui j’peux. Je sais que j’aime les femmes, et je sais ce que je n’aime pas les hommes. Par conséquent, je sais que chu hétéro.
ELLE: Comment tu peux savoir que t’aimes pas ça si tu l’a jamais fait?
MOI: Je le sais parce que les hommes ne m’attirent pas.
ELLE: Ça veut pas dire que t’aimerais pas ça.
MOI: J’aimerais pas ça parce que l’idée de me faire toucher par un homme dans un but sexuel, c’est suffisant pour me faire perdre ma libido. Je me souviens de la première fois où je me suis retrouvé dans une soirée orgiaque. Pour la première fois de ma vie, ce soir là, j’ai eu des problèmes d’érection. La présence d’autres gars tout nus me dérangeait.
ELLE: Je trouve que tu te défend beaucoup. Qui c’est que t’essayes de convaincre ici? Moi, ou bien toi-même?

Vous voyez le genre de mentalité? Si tu ne te défends pas, c’est parce que tu l’es. Si tu te défends, ça veut dire que tu l’es, mais essaye de le cacher. Peu importe ce que tu leur dis, à ces filles-là, rien ne leur fera changer d’idée à ton sujet.

L’expérience m’a appris une chose importante dans ce genre de situation: Quand une fille insiste à mort comme quoi tu es bi, si tu ne veux pas gâcher la soirée, alors dis-lui ce qu’elle veut entendre. La date ayant déjà assez mal commencé comme ça à mon goût, ça ne me tente pas d’en rajouter en la contrariant. Je lui donne donc ce qu’elle veut:

MOI: Oui, une fois, quand j’habit…

Elle fait immédiatement une moue de dégoût et m’interrompt en disant:

ELLE: YARK! T’es ben dégueulasse!

Eh oui, son insistance à me faire avouer une relation fifosexuelle n’était pas pour tester mon ouverture d’esprit. C’était juste dans le but de pouvoir me descendre verbalement encore une fois.  J’ai déjà subi des attaques totalement gratuites dans le passé, mais c’était la première fois qu’on prenait la peine de mettre autant d’effort pour me tendre un tel piège.

Sérieusement là, rendu à ce point-là de la soirée, « Je veux baiser cette fille » était la dernière chose que j’avais en tête, tout de suite en dessous de « Je me masturberais bien avec du papier sablé à gros grains, avec du tabasco comme lubrifiant. » J’ai enduré le reste du souper tout en restant poli et amical parce que ma maman m’a appris qu’en public vaut mieux agir en être civilisé que de faire scandale. Malheureusement, beaucoup de gens abusifs confondent ma patience pour de la soumission, d’où gros scandale inévitable lors de ma défense et/ou contre-attaque et/ou retraite.

Quand finalement nous sortons du resto, elle me dit la dernière chose à laquelle je m’attendais d’entendre:

ELLE: J’reste à côté, tu viens-tu?

QUOI?  Non mais sérieusement, là… La fille a passé l’heure et demi de notre rencontre à rire de moi, m’insulter, m’humilier… Et moi, comme un cave, j’irais la récompenser en lui donnant du sexe? Fuck that! Je n’ai jamais compris la logique derrière la mentalité « Tu m’agresses, donc je te respecte et te désire », alors je ne vais certainement pas y adhérer. De toute façon, le plan de la soirée que j’avais proposé et qu’elle avait accepté était que l’on se rencontre, qu’on jase, qu’on se quitte, et qu’on se dise ensuite VIA INTERNET si on s’est plu ou non. C’est à ça que je m’accroche pour décliner son offre.

MOI: Euh… Merci mais je vais m’en tenir au plan.
ELLE: Ben là…!? C’est quoi la joke? C’est-tu à cause de c’que j’t’ai dit au resto? T’es donc ben fif, estie.

Heille, c’est bandant, ça, encore!

Je lui ai dit que comme, suivant le plan original, je ne m’attendais pas à ce que l’on passe la soirée ensemble. J’ai donc prévu d’autres trucs pour la soirée avec des amis qui m’attendent. C’était faux, bien sûr. Revenu chez moi, je me suis logué et je l’ai bloquée et ignorée de partout.

Et c’est ainsi que j’ai appris que si la beauté véritable est à l’intérieur, alors il existe des gens beaucoup plus laids qu’ils en ont l’air. C’est sûr que j’aurais pu essayer de comprendre pourquoi elle agissait ainsi. Mais voilà, j’étais sa date et non son psy.  Et franchement, ça ne me tentais pas de le devenir.

Et c’est pour toutes ces raisons que cette soirée qui s’enlignait pour se conclure sexuellement fut la rencontre la plus turn-off de toute ma vie de célibataire de moins en moins endurci.

Pourquoi agissait-elle ainsi? Selon le cliché, on aurait pu s’attendre à ce qu’une grosse laide soit gentille. Or, que les choses se passent ainsi en général ne signifie pas qu’elles se passent ainsi tout le temps.   Qui sait, peut-être que, consciemment ou non, elle se disait: « Chus grosse, chus lette, fa que si en plus chus chiante pis que le gars y survit, c’est probablement l’homme de ma vie. » Ça expliquerait son offre pour passer ensuite chez elle.

Ou peut-être que, s’étant fait niaiser toute sa vie par les gars pour son physique, elle a développé le réflexe d’attaquer en premier en s’attendant à ce que le gars la repousse juste à la voir. Ça expliquerait son invitation de l’après-repas. Elle a vu qu’elle m’avait mal jugé et elle a essayé de rattraper le coup.

Ou peut-être que, incapable d’assumer son physique, elle avait besoin d’une meilleure excuse pour s’expliquer ses rejets. Tsé, comme ça elle pouvait se dire « S’il ne voulait pas de moi, c’est parce qu’il n’a pas aimé ce que je lui ai dit, voilà tout! » Il est vrai que c’est un réflexe que développent beaucoup de gens reject: Tant qu’à être mis à l’écart, aussi bien se donner l’illusion que c’est parce qu’on l’a voulu, donc qu’on a le contrôle sur la situation.

Ou peut-être que je perds mon temps à essayer de lui trouver des excuses et qu’elle était juste vraiment bitch dans sa nature profonde. Ce qui signifie que j’ai eu d’autant plus raison de décliner son offre. Quand une personne cherche juste à rire de toi en t’attaquant sur tous tes aspects possibles, c’est vraiment courir après l’humiliation que d’aller ensuite se mettre délibérément tout-nu devant elle.

Méfiez-vous des prophètes auto-réalisateurs

– Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– Moi? Ben non! En voilà une idée!
– Essayes pas! Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– J’viens d’te dire que non.
– Tu m’trouves fatiquant.
– D’où ça sort c’t’accusation là?
– Tu m’trouves fatiquant.
– J’ai-tu dit de quoi pour te faire penser ça?
– Tu m’trouves fatiquant.
– Franchement, là…
– Tu m’trouves fatiquant.
– Je…
– Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant.
– HOSTIE QU’T’ES FATIQUANT!
– Tu vois? Je l’savais!

De l’anglais self-fulfilling prophecy, la prophétie auto-réalisatrice est une méthode de manipulation qui consiste à lancer une accusation d’avance dans le but d’influencer autrui à adopter le comportement dont on l’accusait, jusque-là, à tort. La cible de cette provocation se retrouve donc dans une situation dans laquelle elle n’a que deux choix: Subir éternellement cette accusation mensongère, ou bien l’accomplir ce qui en fait automatiquement une prophétie. Donc, quoi qu’il fasse, il perd.

EXEMPLE 1: Le gars qui accuse à tort sa blonde de vouloir le quitter, et qui lui fait des histoires à cause de ça. Si la fille tient à lui montrer qu’il a tort, alors elle est manipulée à rester dans cette relation abusive dans laquelle elle subit ces accusations à répétitions. Si elle finit par en avoir assez de ces soupçons non-mérités et qu’elle le quitte, il peut alors crier haut et fort qu’il avait raison à son sujet tout ce temps-là.

Voilà pourquoi on parle de prophétie auto-réalisatrice: Cette prophétie ne se serait pas accomplie si elle n’avait pas d’abord existé.

Et là où c’est parfois de la manipulation, c’est que pendant que la fille est occupée à tout faire pour ne pas donner à son conjoint l’impression qu’elle veut le quitter, elle n’a pas le temps de remarquer les défauts qu’il a. Des défauts qui pourraient vraiment lui donner de vraies bonnes raisons de le quitter.  Des défauts qu’il sait trop bien qu’il possède. Des défauts qu’il préfère camoufler en accusant sa blonde de ce qu’elle ferait si elle les remarquait, et ce avant même qu’elle les remarque.

EXEMPLE 2: Celle qui accuse son chum de vouloir la frapper, et qui fera tout pour l’exaspérer, poussant même la provocation en allant jusqu’à l’agresser physiquement elle-même. Le gars se retrouve dans le même dilemme que dans mon exemple précédent : Céder à la provocation et ainsi devenir ce dont il a été si longtemps accusé à tort d’être, ou endurer des abus qui n’en finiront jamais.

Heureusement, dans ce cas-ci, il a aussi le 3e choix de la quitter pour de bon. Elle peut alors se plaindre à raison que seuls les hommes violents s’intéressent à elle, les autres la laissent tomber. Normal: Avec son attitude, ou bien elle attire les hommes violents, ou bien elle transforme l’homme doux en homme violent, ou bien elle repousse les hommes qui sont trop doux pour pouvoir virer violents. Elle est donc elle-même la seule et unique cause de la situation dont elle se plaint.

Il n’y a pas que dans les relations de couple que les prophètes autoréalisateurs font des ravages. J’ai quelquefois eu à subir les accusations non-fondées d’une amie qui m’accusait de vouloir qu’elle s’en aille, me laisse tranquille, disparaisse de ma vie. Je vivais la chose comme du harcèlement et de la manipulation. Harcèlement parce que je me faisais sans cesse accuser faussement, et toujours de la même chose. Manipulation parce qu’elle me forçait à lui dire que j’appréciais sa présence, et ce tout juste après m’avoir frustré contre elle avec ses accusations mensongères, donc juste au moment ou je l’appréciais le moins, celui où j’avais le moins envie de sa présence.

De par son attitude, elle avait transformé nos fréquentations. Ce qui était un plaisir au départ était devenu une obligation. Ce qui était positif était devenu négatif.

Les prophètes autoréalisateurs de relations souffrent de trois choses

  • Un grand manque de confiance en soi. Ces gens ne croient pas être capable d’obtenir ce qu’ils veulent autrement que dans une situation dans laquelle l’autre n’a nul autre choix que de la lui donner. L’amitié, l’amour, la fidélité, la douceur, etc.
  • Une très basse estime d’eux-mêmes. Quand tu crois que la seule façon pour toi d’obtenir amitié, amour et respect c’est en forçant l’autre à t’en donner, c’est parce que tu ne crois pas être capable de le mériter.
  • Un complexe de persécution. Ça se voit dans ses accusations non-fondées : On veut la quitter, on veut la frapper, on veut la tromper, etc. Bref, à l’entendre, on ne lui veux que du mal et/ou la rejeter.

Les prophètes autoréalisateurs se retrouvent aussi chez les provocateurs qui cherchent à ternir l’image des autres. Cette méthode est alors appliquée afin de les insulter à loisir sans leur laisser le droit de réplique.

Exemple vécu : Un voisin que j’ai eu il y a deux ans. Jeune noir full arrogant qui se la joue avec un petit sourire insolent permanent. Dès qu’il a aménagé au 3e étage d’un bloc voisin ce juillet-là, et ce jusqu’à ce qu’il fasse trop froid pour sortir, son fun était de se poster au balcon, seul ou avec ses ami, et d’insulter les gens qu’il voyait dans les cours arrières de la ruelle, en ne manquant pas de les accuser d’être des racistes qui cherchent juste à se plaindre contre les noirs.

Les forums et autres lieux d’échanges publics sur le net sont aussi riches en provocateurs qui, après avoir lancés insultes et accusations fantaisistes, vont vite s’empresser d’accuser d’avance les gens de ne pas aimer ce qu’il disent, ou les modérateurs de vouloir le bannir. J’en parlais déjà dans mon billet Devenez Membre de la CIA.

« Tu vois bien? Je te l’avais dit que ça ne marcherait pas. »
Comme on a pu le voir dans mon autre billet Autopsie du Loser, on retrouve beaucoup de prophètes autoréalisateurs chez les gens négatifs. Peu habitué à réussir dans la vie, il finit par adopter la personnalité hautaine du gars capable de prévoir qu’il ne réussira pas parce que telle ou telle personne ne voudra pas lui laisser sa chance. Il aura ensuite face à cette personne une attitude qui va lui garantir cet insuccès qu’il avait prédit. Par exemple en draguant une fille ou en faisant application pour un travail tout en accusant l’autre de façon sous-entendue de ne pas être intéressé par un gars comme lui. Cette attitude est aussi connue sous un autre terme: Créer soi-même ses propres malheurs.

Rajoutons à ça les gens rabaissants qui utilisent la prophétie autoréalisatrices afin de te manipuler car ils ont une mentalité qui se traduit par « je vais toujours penser le pire de toi, c’est à toi de me prouver sans cesse le contraire », et vous comprendrez pourquoi il faut se tenir loin des prophètes autoréalisateurs.

Internet et le déclin des valeurs sociales

Eh oui. Si les vieilles valeurs sont en déclin, c’est là faute à Internet. Ça peut sembler simple comme affirmation, pourtant…

La Fidélité: Avant, un gars qui voulait tromper sa blonde devait faire l’effort de sortir de chez lui et aller cruiser. Aujourd’hui, internet amène les occasions de drague chez lui. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Respect: C’est pareil: Avant, un gars qui voulait manquer de respect à autrui avait rarement les couilles de le faire dans sa face. Au pire, il le faisait dans son dos. Aujourd’hui, internet permet d’insulter directement qui tu veux, bien à l’abri derrière ton écran. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Courage: Avant, un gars qui disait quelque chose en public avait le courage d’affirmer ses opinions, et ce en son propre nom. Aujourd’hui, internet lui permet de dire n’importe quoi, sous une fausse identité, et de se rétracter derrière l’excuse comme quoi « C’est yink internet, c’est pas la vraie vie » lorsqu’il refuse de prendre la responsabilité de ses faits, gestes et paroles.

La Pertinence: Avant, lorsque tu voulais gagner un argument, tu devais avoir recours à ta logique et à ton intelligence. Aujourd’hui, sur internet, peu importe le sujet de la dispute, celui qui perd conclut en traitant l’autre de loser pas de vie qui perd son temps à argumenter sur le net alors qu’y fait beau dehors, un argument qui a zéro rapport au sujet de discussion.

La génération de l’irresponsabilité
L’argument le plus stupide que prennent les gens pour se déresponsabiliser de leurs paroles négatives, blessantes et gratuitement cheap, c’est la grande classique citée plus haut « C’est yink le net, c’est pas la vraie vie. » Pourquoi est-ce un argument stupide? Parce que les paroles négatives dont il est question, est-ce internet qui a décidé de son propre chef de l’écrire?  Non! C’est une personne dans la vraie vie qui s’est assise devant l’ordinateur qu’il possède dans la vraie vie en tapant ce texte avec les doigts qu’il a dans la vraie vie sur le clavier qu’il a dans la vraie vie.  Mais voilà, en quinze ans à vivre quotidiennement une partie de leurs temps libre de façon virtuelle, la nouvelle génération de jeunes adultes a été exposée quotidiennement au concept de déresponsibilisation qu’amène le net.  Influencée par celle-ci, elle est maintenant la génération qui a le moins le sens des responsabilités, et ce même dans la vraie vie.

Le courage du lâche
Quand un lâche se sait à l’abri, alors il joue à se faire accroire qu’il est courageux. Et il le fait en faisant chier les autres. Normal: Quand on n’a aucune estime de soi, notre premier réflexe n’est pas d’essayer de s’élever au dessus de la masse. C’est plutôt essayer de caler la masse plus bas que soi-même.

Vous voulez un exemple tiré de la vraie vie? Ok: Est-ce qu’il y a vraiment une différence entre une personne qui se permet de dire n’importe quoi sur le net pour ensuite se cacher derrière « C’est le net, c’est pas la vraie vie » et un jeune de 5-13 ans qui, bien a l’abri dans la fenêtre du logement de ses parents au 3e étage, se permet de lancer des insultes aux passants parce qu’il peut se cacher derrière « Chus un kid, tu peux pas me frapper », « Chus dans un appartement, tu peux pas rentrer », « Chus un enfant, tu peux pas me poursuivre », « J’ai 10-20-30-40 ans de moins que toi, fa que si tu perds ton temps à argumenter avec moi, t’es immature en estie », etc?

Quand tu insultes, que ce soit en personne, par téléphone, ou sur le net, ça ne change rien au fait que la personne qui insulte, c’est TOI! Si tu n’es pas capable de prendre tes responsabilités pour tes faits, gestes, paroles ou messages écrits, alors tu es aussi bien de lâcher le net parce que t’as pas fini de te les faire remettre dans ta face. Parce que si dans la vraie vie les paroles s’envolent, sur le net les écrits restent. Et se copient-collent.

Le net ne créé pas les les infidèles, les irrespectueux, les lâches et les imbéciles: Il ne fait que leur permettre de confirmer leur existence. C’est simpliste comme analyse, mais c’est justement le propre des agissements négatifs: Être simple.

Il faut douze minutes pour écrire un texte pertinent et bien structuré exprimant ton respect pour pour une personne et ses qualités, ou bien pour lui exprimer ton opinion en amenant des points clairs et pertinents, mais ça prend seulement douze secondes pour l’envoyer chier en le traitant de loser. Pas étonnant que les imbéciles soient les gens les plus négatifs du net: Il ne font que choisir l’option simple. Non seulement c’est ce qui est le plus facile pour eux, c’est généralement la seule option qui est à la portée de leur intellect.

Si, sur le Net, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Des chialeux, des gens qui cherchent à humilier les autres en leur prêtant des intentions négatives, des gens qui déforment les paroles des autres et ceux qui essayent de les faire passer pour des caves et des insignifiants, ça constitue la majorité des usagers actifs des forums. Voilà pourquoi, même si tu dis un truc aussi anodin que « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Un 1er va répondre: Comme ça, tu passes tes journées à rien faire à part rester étendu au soleil du matin au soir?

Un 2e va répondre: J’ai pas besoin d’une notification spéciale pour me rappeler qu’il y a du soleil.

Un 3e va répondre: J’peux profiter du soleil à tous les jours, j’ai pas besoin d’une date spéciale pour le faire.

Un 4e va répondre: Qui a parlé de tirer profit du soleil? Comme si on étais tous des profiteurs. 

Un 5e va répondre: Je n’aime pas me faire mettre de la pression pour me faire dicter de quand j’ai envie de profiter du soleil ou non.

Un 6e va répondre: Le soleil est juste une arnaque pour faire vendre des crèmes solaires. Je n’entre pas dans ce jeu-là.

Un 7e va répondre: Si toi t’as absolument besoin du soleil pour vivre, à chacun ses buts dans la vie.

Un 8e va répondre: Pff, le soleil, le soleil… R’garde, si j’veux d’la lumière, j’ai juste à allumer les ampoules chez moi et voilà.

Un 9e va répondre: Ben oui, y’a du soleil. Fait donc quelque chose de ta vie au lieu de rester assis devant ton écran à t’en plaindre, ça va déjà être plus constructif.

Un 10e va répondre: Eh oui, y’a du soleil. Trèèèèès drôle! Comme quoi il y en a qui ont besoin de rabaisser et se moquer de n’importe quoi pour se sentir supérieur. 

Un 11e va répondre: Si vous pensez qu’il n’y a que le soleil qui procure du bonheur dans la vie, vous êtes vraiment pauvre en valeurs morale. L’amour, les enfants, la famille, le travail, ça aussi ça compte. Vous en faites quoi?

Un 11e va répondre: Et le but de ce sujet, c’est…?

Un 12e va répondre: C’est pas mal démagogique de ta part de nous imposer cette température-là, je trouve.

Un 13e va répondre: Je sais pas d’où tu tires tes renseignements mais moi ça fait 15 ans que je travaille au soleil et j’ai jamais vu aucune indication comme quoi y’en aurait aujourd’hui.

Un 14e va répondre: Il n’y a que toi pour démarrer un autre sujet ennuyant de ce genre-là.

Un 15e va répondre: T’as l’air de t’y connaitre pas mal en soleil, pour quelqu’un qui ne travaille pas en météo. C’est louche.  Aurais-tu quelque chose à avouer?

Un 16e va répondre: Ben moi en tout cas, j’ai déjà eu un coup de soleil. J’ai eu ma leçon.

Un 17e va répondre: Belle mentalité que t’as là! Tu sais qui d’autres adoraient le soleil? Les Mayas! Tellement qu’ils lui sacrifiaient de façon sanglante hommes, femmes et enfants par milliers à chaque année.

Un 18e va répondre: C’est pas les Mayas, c’est les Incas, inculte.

Un 19e va répondre: Pis les Aztèques, t’en fais quoi?

Un 20e va répondre: History FAIL lol

Un 21e va répondre: C’est incroyable le nombre de gens qui n’ont pas de vie!

Un 22e va répondre: Tu senbles expert en matière de ne pas avoir de vie. Ça explique tes 8624 posts.

Un 23e va répondre: Dis-moi, je suis curieux…  Tu nous suggères d’aller au soleil parce que tu veux savoir quelle maison sera déserte pour aller la cambrioler, ou bien pour savoir quelle fille d’ici tu pourras agresser et la violer dès qu’elle sera sortie?

Un 24e va répondre: Accuser le gars d’être un cambrioleur ou un violeur parce qu’il dit qu’aujourd’hui y’a du soleil… Comme on dit: Ça en prend un pour en reconnaître un autre.

Le 23e va revenir répondre: J’accuse pas, je pose une question. J’essaye juste de comprendre.

Un 25e va répondre: Sujet déjà traité dans un autre thread.

Un 26e va répondre: Perso, moi, j’préfère la lune.

Un 27e va répondre: C’est quoi la pertinence de parler de la lune dans un thread sur le soleil? Je ne vois pas ce que ce post apporte au sujet.

Un 28e va répondre: C’est un forum de discussion, si t’es pas capable d’endurer les opinions qui vont à contre-courant, personne ne te retient ici.

Un 29e va répondre: C’est ça, va donc au soleil pour attrapper des mélanomes pour te faire ensuite soigner aux frais de l’état avec nos taxes, comme l’irresponsable que tu es.

Un 30e va répondre: Mourir de ça ou mourir de d’autre chose…

Un 31e va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour venir lui faire de la pub ici?

Un 32e va répondre: Mariez-vous ou lâchez-vous mais endurez-vous.

Un 33e va répondre: Moi ce que je me demande, c’est: Qu’est-ce qui te fait penser que quelqu’un ici a quelque chose à chier de s’il fait soleil ou non?

Un 34e va répondre:  S’intéresser au soleil et au bronzage, ça fait vieille tante grosse et ridée / vieil oncle à petit pénis qui bande mal.

Un 35e va répondre: Et pendant que vous perdez votre temps à débattre s’il faut profiter du soleil ou non, plein de pauvres enfants au Pôle Nord sont privés de soleil 6 mois par année.

Un 36e va répondre: Wow! Merci du renseignement, Mère Théresa.

Un 37e va répondre: Franchement, le gars a pas insulté personne. Y’a juste dit qu’y’avait du soleil aujourd’hui. Le monde de c’te forum-ci sont donc ben chialeux.

Un 40e va répondre: Bon, tout de suite les préjugés. Juste parce qu’il y a quelques personnes chiantes ici, alors nous sommes TOUS chiants.

Un 41e va répondre: T’es qui pour te permettre de juger les autres?

Un 42e va répondre: Accuser quelqu’un de juger les autres, c’est juger les autres. Alors t’es pas mieux.

Un 43e va répondre: Tu es sacrément sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif.

Un 44e va répondre: Faut juste pas oublier que sans le soleil, il n’y aurait pas de vie sur terre pour commencer.

Un 45e va répondre: Sans sexe non plus, c’est pas une raison pour fourrer tout ce qui bouge.

Un 46e va répondre: C’est qui que t’essayes de convaincre qu’aujourd’hui il y a du soleil? Les autres, ou bien toi-même?

Un 47e va répondre: Je ne vois pas à qui tu t’adresses, mais sommes-nous supposés se reconnaître là-dedans?

Un 48e va répondre: Ouain, tellement original, ton sujet. (Voir lien: ICI)

Un 49e va répondre: Ok, wow! Réagir comme ça pour une simple phrase? Lâchez le forum avant de faire une dépression.

Un 50e va répondre: Pourquoi tu restes ici alors, puisque tu as l’air de considérer que ceux qui postent ici sont des losers qui ont du temps à perdre?

Un 51e va répondre: Si tu veux pas que le public critique ce que t’écris, t’as juste à ne pas écrire en public.

Un 52e va répondre: À voir comment la majorité de ceux qui ont répondu ici l’ont fait entre 9:00 et 16:00 en semaine, ça fait beaucoup de chômeurs.  Depuis combien de temps êtes-vous sans emploi, et est-ce que vos agents savent que vous préférez perdre vos journées ici plutôt que de vous chercher du travail?

Un 53e va répondre: Ils sont pas tous sans emploi. La majorité fraudent leur patron en perdant leur temps ici lorsqu’ils sont au bureau, au lieu de faire ce pourquoi ils sont payés.

Un 54e va répondre: T’es qui toi pour affirmer qu’y’a du soleil aujourd’hui? Sur quoi tu te bases? C’est quoi tes sources?

Un 55e va répondre: Vous trouvez pas que son obsession pour le soleil, ça fait un peu pédophile qui cherche juste à aller se branler en reluquant les enfants en maillot dans les parcs publics?

Un 56e va répondre: Faut vraiment avoir du temps à perdre pour s’engueuler sur un forum alors qu’il y a du soleil dehors.

Un 57e va répondre: LLLOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLL!!!!!!!!111!!!!1!! en citant un ou plusieurs des messages précédents.

Un 58e va répondre: tl;dr

Et un modo va répondre: Bon, bon, bon, les enfants, puisque vous êtes trop immatures pour être capable de vous entendre, je suis obligé de fermer le sujet.

C’est pas mal pour ça que je ne me tiens plus sur les forums. Peu importe l’endroit, peu importe le sujet, les attitudes de merde et les réponses qui viennent avec sont toujours pareilles.

5 insultes anglaises qui sont en fait des compliments

Il y a des insultes classiques que les gens se balancent à la gueule depuis tellement longtemps qu’ils en ont oublié le sens profond. Un sens que, quand on s’arrête à y penser, n’a rien d’insultant. Même que c’est souvent un compliment. J’en ai répertorié cinq:

Insulte #1: Fucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur!
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Dans une société ou le succès de l’homme est jugé, entre autres, selon sa vie sexuelle, en quoi est-ce que le fait d’être un baiseur serait une insulte? Ce serait plutôt l’absence de vie sexuelle qui en est une. Parce que quand t’es un fucker, t’es un winner.

Insulte #2: Motherfucker!
Ce que ça veut dire: Baiseur de mamans.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Où, dans le mot motherfucker, est-ce que ça précise que c’est ta mother que tu fucke? Nulle part! Donc, le fait de baiser une mère peut vouloir dire 3 choses:

  • C’est la mère de tes enfants. Donc, tu baises avec une femme qui t’aime tellement qu’elle est partie en famille avec toi. En quoi est-ce une insulte?
  • Tu n’es pas le père de son enfant. Donc, si tu baises avec elle, c’est que tu vaux mieux que son ex. Là encore, où est l’insulte?
  • C’est une MILF! Man, tu scores avec une femme full expérimentée qui est dans son peak sexuel. C’pas une insulte, c’t’un méga fuckin’ WIN!!!

Insulte #3: Dick!
Ce que ça veut dire: Pénis.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Le pénis est, chez l’homme, la source de son plaisir sexuel, en plus d’être celui de pas mal de ses partenaires. En quoi est-ce que se faire comparer à la source de tant de plaisir sexuel est une insulte?

Insulte #4: Douche ou Douchebag.
Ce que ça veut dire: Douche vaginale, ou poire de douche vaginale.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: Une douche vaginale est constituée d’un petit tuyau rigide que les femmes se rentrent profondément dans le vagin, ne le ressortant que lorsqu’il s’y est vidé la poche. Quel homme hétérosexuel normalement constitué au niveau du désir et des organes génitaux ne serait pas honoré d’être ça?

Insulte #5: Arguing on the net is like running on the Special Olympics. Even if you win, you’re still retarded.
Ce que ça veut dire: Argumenter sur le net, c’est comme courir dans les olympiades pour handicapés. Même si tu gagnes, t’es quand même un attardé.
Pourquoi est-ce que ce n’est pas vraiment une insulte: D’habitude, la personne qui te balance cette phrase, c’est celui qui vient de perdre un argument contre toi. Sauf que, en disant ça, il déclare que vous êtes tous les deux des attardés, puisque vous argumentiez tous les deux. Dans ce contexte, en déclarant que tu es un gagnant attardé, alors il se déclare automatiquement lui-même comme étant un perdant attardé. Bref, il te traite de winner et il se traite lui-même de loser. Il faut vraiment être un attardé pour considérer ça comme une insulte.