Le premier Bon Gars

(Pour rester dans le thème Astérix et Cléopâtre du billet précédent)
Selon les archéologues, la première apparition du soi-disant Bon Gars remonte à 50 avant Jésus Christ, en Égypte.




Numérofif n’est qu’un architecte minable, pauvre, petit, laid, et il est tellement lâche qu’il n’est même pas capable de démontrer ses sentiments à celle qu’il aime.  Tandis que César est grand, beau, charismatique, et il a tellement de drive que non seulement il est empereur de Rome, il a conquis la quasi-totalité du globe. Numérofif est un esclave volontaire, César est un conquérant. Devrait-on se surprendre que Cléopâtre préfère César?

Mais ça, le Bon Gars ne le voit pas.  À ses yeux, César n’a rien de plus que lui.  Alors dans sa vision étroite, la seule différence entre César et lui, c’est dans leurs façons de traiter Cléopâtre.  Et voilà comment les soi-disant Bons Gars commettent la même erreur de jugement que Numérofif, en arrivant à la même conclusion stupide comme quoi pour plaire aux filles, il suffit de les maltraiter.

Parce qu’en réalité, Cléopâtre a beaucoup plus de raisons d’être tombée en amour avec un gars intéressant comme César qu’elle n’en aurait d’aimer un ennuyant comme Numérofif.  Ce qui fait que, contrairement à ce que pense Numérofif, elle n’aime pas César à cause  que c’est un douchebag.  Elle l’aime malgré le fait qu’il en est un.

Ce que m’a appris Astérix et Cléopâtre

Pour la 31e année de suite, Ciné-Cadeau repasse pour le temps des fêtes les grands classiques du dessin animé européen que sont les Lucky Luke et les Astérix. Astérix et Cléopâtre, en particulier m’a appris un important fait de la vie. (Pour l’occasion, j’ai doublé le dialogue en Québécois)









La preuve que ça marche, c’est que même les gaulois, ses pires ennemis, sont fiers d’aider à le lui construire, son palais.

Mon année 2013 (2/4)

AVRIL 2013

Mon article 30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook  fait encore des siennes et mes visites atteignent leur record absolu le 7 de ce mois :

Évidemment, il y a toujours des gens pour nous donner des leçons de morale en nous condamnant sur nos gestes, même si elles ne se sont pas d’abord donné la peine de lire jusqu’au bout, comme par exemple cette Madame Cardinal qui me traite de « tache qui s’expose à des poursuites judiciaires », parce qu’elle n’a pas lu mes remerciements à la fin de l’article.

Ce même mois, en allant ouvrir un mur pour faire une réparation de plomberie, j’y trouve une bouteille de Pepsi apparemment oubliée là depuis 1964. J’avais déjà la même dans ma collection de vieillerie, mais celle provenant du mur est en bien meilleur état.

Mon amante devient de plus en plus pénible. Je peux bien passer par dessus ses déprimes interminables comme quoi le gars sur qui elle trippe depuis 3-4 ans ne l’aime pas.  Je peux également passer par dessus son alcoolisme, qui la pousse à ouvrir ma bouteille neuve de rhum de luxe à 100$, pendant mon absence, pour se faire tellement de rhum & coke qu’elle se rend malade.  Par contre, qu’elle mette des efforts à me transformer en genre de gars qu’elle déteste, ça, je suis un peu moins tolérant.

Comme bien des gens, elle fait quelques complexes sur son physique. Je ne la condamne pas. Je comprends à quel point il est difficile d’être une femme dans une société où la beauté extrême et la minceur est montrée comme étant la norme. Sauf que moi, je ne suis pas le genre de gars qui recherche sans cesse la perfection physique, surtout si la dite idée de ce que devrait être cette perfection m’est imposée par les autres et se base sur des standards qui ne sont pas les miens. Mais voilà, à tout bout de champs, que ce soit au sujet de filles que nous croisons dans la rue ou bien qui passent à la télé, elle me demande « T’as trouves-tu belle, elle? » Et franchement, je ne sais pas quoi répondre à ça. Surtout que, la plupart du temps, je n’ai même pas remarqué la fille sur qui elle me pose cette question.  Anyway, mon amante, je la trouve très bien. Et maintenant que je l’ai dans ma vie, je ne regarde pas les autres filles. J’veux dire, je ne regarde même pas la beauté des autres filles quand je suis célibataires, alors je ne vais certainement pas commencer à faire ça maintenant que j’ai une amante. De plus, peut-être parce que ce n’est pas de ma génération, mais le look Jersey Shore, ça m’a toujours laissé indifférent. Et de toute façon, à moins qu’une fille soit extrêmement laide et/ou négligée, le physique n’entre pas en ligne de compte pour moi. Ce qui m’attire, c’est la personnalité et nos compatibilités. Aussi, je trouve quelque peu aberrant que, plutôt que d’être reconnaissante de ne pas être avec un gars qui va la comparer aux autres filles, comme le firent quelques-uns de ses ex, elle me demande de devenir ce genre de gars.

C’est ça le problème avec les filles qui ne fréquentent que des trous de cul: Elles s’imaginent que c’est le seul genre de gars qui existe. Alors quand elles ont la chance d’en fréquenter un qui n’est pas comme ça, elles ne comprennent plus rien et tentent de recréer les situations auquel elles sont habituées. Parce que même si les dites situations leur sont désagréables, celles-là au moins, elles les comprennent.


MAI 2013

Samedi le 25 mai, lors d’un party entre amis, je rencontre une charmante jeune fille qui, comme premières paroles, me dit timidement : « Allo! Euh… Je lis souvent ton blog. » Bien que nous ne jasons que sporadiquement pendant la soirée, je constate que nous avons beaucoup en commun. Énormément, même! À la fin de la veillée, je la trouve assez charmante pour la demander en contact Facebook, mais elle me coupe l’herbe sous le pied en me le demandant en premier. Sur le chemin du retour, je dis à ma BFF Stéphanie : «Tu sais quoi? C’est une fille exactement comme celle-là qu’il me faudrait. À l’âge que je suis rendu, je ne devrais plus me contenter de compromis. J’en ai assez de fréquenter des filles avec qui je n’ai rien en commun. » De retour chez moi, je constate qu’elle m’a écrit un petit mot tellement anodin que ça ne peut pas être autre chose qu’une excuse pour me jaser.

Depuis que je l’ai rencontré, j’ai perdu tout intérêt amoureux ou sexuel envers les autres filles.  En fait, 28 heures après ma rencontre avec elle, je suis totalement convaincu d’avoir rencontré mon âme soeur.  Un coup de foudre dans ce genre-là, c’est quelque chose que je n’ai jamais ressenti de ma vie.  Et c’est d’autant plus spectaculaire quand on sait que je suis extrêmement indépendant en amour depuis que je suis guéri de ma dépendance affective en 1995.  Aussi, ma décision est prise:  Je me fous si ça signifie passer le reste de ma vie célibataire si elle ne m’aime pas, ce sera elle ou personne.  J’écris donc ce petit mot à mon amante:

Ma (désormais ex) amante décide de ne pas se donner la peine de me revoir une dernière fois, et me bloque de son FB. Nous ne nous reverrons plus. Au moins, son bref passage dans ma vie aura contribué à enrichir ma culture contemporaine, ne serait-ce qu’en m’apprenant qui sont Snooki et JWoww.


BIENTÔT: Juin, juillet et aout

Une semaine sur Facebook lors du décès d’une personnalité publique

LUNDI
On apprend la nouvelle.


MARDI
Plein de statuts colportent la nouvelle


MERCREDI
Apparition des premières blagues au sujet de la personne défunte, la moitié de celles-ci étant sur le thème « Faisons semblant qu’on ne sait pas de qui on parle ».


JEUDI
Apparition des premières comparaisons moralisatrices.


VENDREDI
Une autre personnalité publique meurt


SAMEDI
Les nouveaux statuts R.I.P.

…et la triste constatation que ce disparu-là est moins connu qu’il devrait l’être.


DIMANCHE
Apparition d’un autre genre de comparaison moralisatrice.


LUNDI
Plus personne ne parle des deux défunts, l’attention du public étant maintenant tournée vers une nouvelle tragédie.

Mon année 2013 (1/4)

Puisque la vie ne repart pas à zéro le premier janvier, beaucoup d’histoires qui se concluent une année ont débuté l’année précédente.  Aussi…


FIN 2012

En avril 2012, je déplorais le fait que j’avais très peu de potentiel pour séduire une fille, puisque j’habitais dans un sous-sol petit et sombre, que je travaillais dans un garage, que mon seul moyen de transport était un vélo des années 60 pour filles un peu trop petit pour moi, et que mon salaire était si serré que le 50$ requis pour une sortie à deux était suffisant pour débalancer mon budget pour un mois.  Mais là, depuis septembre, les choses avaient changé : Bon salaire, beau grand appartement, rien à payer à part Videotron + me nourrir.  Je pouvais maintenant partir à la recherche d’une partenaire afin de satisfaire ma libido qui, étrangement, reprenait du service depuis que tous les autres aspects de ma vie s’étaient améliorés.

Après un premier contact vraiment pas vargeux, une seconde fille m’écrit.  Sa photo ne montre pas son visage, mais j’accepte néanmoins d’aller la rencontrer le soir-même dans un bar.  En la voyant, je suis agréablement surpris : 36 ans, full mignonne, joli sourire, beaux cheveux bouclés comme je les aime, un petit côté hipster incluant les lunettes de geekette,  vêtements habillant avec style ses superbes courbes… Et ce n’était pas une BS. Son travail lui permettait de se payer un appartement au centre-ville.  J’ai fini la soirée chez elle et dans son lit. Nous sommes devenus amants.  Puisque notre relation n’en était pas une officielle, elle m’a demandé d’en garder le secret, d’où le fait que je n’en ai pas parlé jusqu’à aujourd’hui.


JANVIER 2013

Je me décide enfin à écrire ce vieux projet de livre autobiographique sous forme de billets de blogs : Surveiller Nathalie : Dans la tête d’un harceleur.  Sinon, je partage mon temps entre ma BFF Stéphanie, l’émission The Big Bang Theory dont je suis devenu un grand fan, et mon amante.

On me plagie et ça m’insulte.  Non pas parce qu’on me vole mes textes, mais bien parce que ceux qui le font sont des cons, et que ceux qui les admirent le sont encore plus.  Voici le texte original, tiré de mon blog. Portez votre attention à la phrase surlignée:

Maintenant, la version plagiée sur un site de poésie. Voyez la même phrase:

Je veux bien croire que plagier est un signe de paresse intellectuelle, mais quand t’es même pas capable d’enlever une phrase qui ne décrit même plus le format du texte une fois qu’il a été copié-collé…

Et regardez comment il écrit « Oui je sais, il est un peu long » :

Comment est-ce que tu peux réclamer de façon crédible la paternité d’un texte quasi-impeccable quand tu n’es même pas capable d’enligner huit mots sans faire quatre fautes? Et surtout, pourquoi est-ce que ceux qui l’admirent ne se rendent même pas compte de ça? Ça me dépasse!

Un ex-ami qui a décidé de me bannir de partout un an et demi plus tôt essaye maintenant de se remettre ami avec mes amies (qu’il avait banni sans raison en même temps que moi) en jouant sur les mots de façon hypocrite afin de donner l’impression que nous nous sommes réconciliés.

Évidemment, puisqu’elles me fréquentent, elles connaissent la vérité.  Elles savent que son  « J’ai eu quelques nouvelles de Steve » ne veut pas dire que nous nous sommes parlés, mais bien qu’il a lu mes billets de blog où je raconte ma nouvelle vieElles ne sont donc pas dupes de son hypocrisie pour une seule seconde. Mais ça nous amuse de voir ce qu’il cherche si pathétiquement à accomplir, alors on joue le jeu, ce qui nous permet d’en apprendre des belles.  Entre autres qu’il ne cesse de colporter l’idée comme quoi je suis celui qui a mis fin à la série 1 Gay 1 Hétéro, malgré le fait que c’était sa décision à lui, chose qu’il avait annoncé lui-même son propre wall de Facebook.

Mais bon, ces révélations expliquent enfin pourquoi je reçois ce genre de courrier haineux environs 2 fois par année.

Ses insinuations à mon endroit, et surtout les insultes que ça me rapporte, m’ont fortement donnés envie d’écrire l’histoire authentique de notre collaboration, appuyée de capture d’écrans et d’échanges de messages. Et un jour, si je continue de recevoir ce genre de mail, je le mettrai en ligne. (EDIT: J’ai commencé.)


FÉVRIER 2013

Un locataire aux prises avec des punaises de lit me fait transporter et jeter ses deux matelas.  Je suppose qu’il a dû m’en tomber dans les cheveux ou sur mes vêtements, car j’en contamine mon divan-lit.  Du coup, mon gluteus maximus devient buffet à volonté pour ces saletés.  Je me vois obligé de m’en débarrasser, ainsi que la majorité de mes tapis et meubles contenant du tissus. Un peu plate, puisque ça ne faisait même pas quatre mois que je les avais.

Tant qu’à devoir me remeubler, vous vous rappelez de cette table des années 50 en parfait état que je m’étais procuré? Je dois me rendre à l’évidence : Ce meuble de métal, chrome et plastique jure avec l’appartement qui n’est que bois.  Je décide d’être généreux et la revendre 50$ à une amie FB qui la convoitait.  Mais voilà, au bout de deux mois, non seulement elle n’avait pas encore réussi à accumuler cet argent, elle n’était pas sûre non plus de comment elle allait la transporter chez elle. J’ai laissé tomber et l’ai revendue pour 150$ en moins de 24 heures sur Kijiji. Le lendemain, elle m’enlevait de ses amis FB et chialait contre moi sur son Twitter.


MARS 2013

Mon patron me convoque.  Voilà maintenant six mois que je travaille comme concierge / plombier / électricien / menuisier pour l’édifice où j’habite.  Ma période d’essai est donc terminée.  Le verdict : Il n’entend que du bon à mon sujet.  Par conséquent, il fait de moi employé permanent, avec augmentation. Il me dit que la seule plainte qu’il a eue provient d’une lettre anonyme qu’il a reçue le mois dernier.  Celle-ci démontrait que quelques-uns de mes statuts Facebook décrivaient des conneries que j’ai eu à subir de la part de certains locataires.  Comme par exemple celle-ci, que je recyclerai quelques mois plus tard en gag pour le webcomic Les Colocopines:

Mais puisque rien dans mes statuts ne peut identifier ceux de qui je parle, puisque que je n’ai jamais rien écrit de mauvais sur mes collègues et patrons, et puisque la lettre ne provient même pas d’un résident, elle n’a aucune pertinence à ses yeux. Il l’a donc jetée, en me recommandant toutefois de faire le ménage de mes amis FB, ce que je fis.

Ma BFF Stéphanie et moi, on décide d’essayer d’être un peu plus social (sociaux?).  On commence à faire quelques sorties avec mon amante et ses ami(e)s: Resto, bar, karaoke, etc.  Hélas, le jour de la St-Patrick, l’une d’elle a tellement fêté la veille qu’elle se lève et nous rejoint super en retard, ce qui fait que quand on arrive enfin pour assister à la parade, on arrive juste à temps pour admirer le dernier char et demi.  On va donc noyer notre chagrin à un bar dont la terrasse est exceptionnellement ouverte, et où on a consommé de la bière verte.  C’est aussi dégueu que ça sonne.

Dans une semaine: Avril, mai et juin.
…Pass’que oui, en décrivant trois mois par semaine, décembre aura le temps de terminer quand viendra le temps d’en parler.

Je viens de terroriser un solliciteur téléphonique

Depuis quelques semaines, mon afficheur téléphonique me montre plusieurs appels d’un monsieur XXX JC (Je vais quand même lui donner l’anonymat pour m’éviter des problèmes légaux). Alors lundi dernier, j’ai fait une recherche sur Canada411. Dès que j’ai eu son nom complet et son adresse, je suis allé du côté de Google Map Street View, histoire de jeter un œil à son domicile.  J’ai pris note de tout ça.

Ce soir, le téléphone sonne. L’afficheur montre que c’est XXX JC.  Je prends mes notes et je réponds :

MOI : Bonsoir monsieur Jean-Claude XXX. Qu’est-ce que je peux faire pour vous?
LUI : … (5 secondes de silence) … On se connait?
MOI : L’afficheur téléphonique, ça sert à ça. Qu’est-ce que je peux faire pour vous?

Il me baratine donc comme quoi il représente Mastercard et m’offre une enquête de dossier de crédit pour aussi peu que 20$, me dit que tout peut se faire par téléphone, que cet appel est enregistré, et que j’ai juste à lui dire « Je suis d’accord » et l’enregistrement fait comme si on avait signé un contrat tangible.  Et pour me prouver que ce n’est pas un scam (dit-il) il me récite mon adresse complète. On m’a déjà fait le coup alors je connais.  Je sais parfaitement qu’il omet délibérément de me préciser que le 20$, c’est une facture mensuelle et non unique.

MOI : Ben, vous comprendrez que si la sécurité me tient à cœur, je ne suis pas tellement à l’aise de faire affaire avec un inconnu par téléphone. Par contre, si vous voulez, on pourrait se rencontrer.
LUI : Ah, je comprends, mais ce n’est pas comme ça que l’on fait affaire.
MOI : Non? Pourtant vous avez mon adresse, vous venez de me la réciter.  On pourrait se rencontrer chez moi.
LUI : Malheureusement, se déplacer ne fait pas partie de notre travail.
MOI : Ah, mais y’a pas d’problème, alors.  Je veux bien me déplacer, moi. Habitez-vous toujours au XXX de la Rue de XXX?
LUI :
MOI : Je parle du duplex blanc, situé juste dans la courbe, là où j’ai souvent vu une auto bleue de stationnée.
LUI :
MOI : Avez-vous encore le petit lampadaire noir dans votre escalier? Celui avec votre numéro de porte dessus?

5 secondes de silence… ET IL RACCROCHE!!!

Plus de 25 ans de frustrations contre les appels de sollicitations viennent enfin d’être vengées. ET HOSTIE QUE ÇA FAIT DU BIEN!!!  Et la meilleure: Et il ne peut pas revenir contre moi de façon judiciaire, parce que même si l’appel est enregistré, je ne lui ai pas fait la moindre menace. Et si c’est légal pour lui de connaitre mon numéro de téléphone et mon adresse, alors il n’y a pas de raisons pourquoi ce serait illégal pour moi de connaître les siens.

Ça fait des années que je veux faire un truc du genre contre ces empoisonneurs téléphoniques. Et là, enfin, la technologie domestique qu’est Internet le permet. PHOQUE YEAH!!! 😀

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