Mon année 2013 (1/4)

Puisque la vie ne repart pas à zéro le premier janvier, beaucoup d’histoires qui se concluent une année ont débuté l’année précédente.  Aussi…


FIN 2012

En avril 2012, je déplorais le fait que j’avais très peu de potentiel pour séduire une fille, puisque j’habitais dans un sous-sol petit et sombre, que je travaillais dans un garage, que mon seul moyen de transport était un vélo des années 60 pour filles un peu trop petit pour moi, et que mon salaire était si serré que le 50$ requis pour une sortie à deux était suffisant pour débalancer mon budget pour un mois.  Mais là, depuis septembre, les choses avaient changé : Bon salaire, beau grand appartement, rien à payer à part Videotron + me nourrir.  Je pouvais maintenant partir à la recherche d’une partenaire afin de satisfaire ma libido qui, étrangement, reprenait du service depuis que tous les autres aspects de ma vie s’étaient améliorés.

Après un premier contact vraiment pas vargeux, une seconde fille m’écrit.  Sa photo ne montre pas son visage, mais j’accepte néanmoins d’aller la rencontrer le soir-même dans un bar.  En la voyant, je suis agréablement surpris : 36 ans, full mignonne, joli sourire, beaux cheveux bouclés comme je les aime, un petit côté hipster incluant les lunettes de geekette,  vêtements habillant avec style ses superbes courbes… Et ce n’était pas une BS. Son travail lui permettait de se payer un appartement au centre-ville.  J’ai fini la soirée chez elle et dans son lit. Nous sommes devenus amants.  Puisque notre relation n’en était pas une officielle, elle m’a demandé d’en garder le secret, d’où le fait que je n’en ai pas parlé jusqu’à aujourd’hui.


JANVIER 2013

Je me décide enfin à écrire ce vieux projet de livre autobiographique sous forme de billets de blogs : Surveiller Nathalie : Dans la tête d’un harceleur.  Sinon, je partage mon temps entre ma BFF Stéphanie, l’émission The Big Bang Theory dont je suis devenu un grand fan, et mon amante.

On me plagie et ça m’insulte.  Non pas parce qu’on me vole mes textes, mais bien parce que ceux qui le font sont des cons, et que ceux qui les admirent le sont encore plus.  Voici le texte original, tiré de mon blog. Portez votre attention à la phrase surlignée:

Maintenant, la version plagiée sur un site de poésie. Voyez la même phrase:

Je veux bien croire que plagier est un signe de paresse intellectuelle, mais quand t’es même pas capable d’enlever une phrase qui ne décrit même plus le format du texte une fois qu’il a été copié-collé…

Et regardez comment il écrit « Oui je sais, il est un peu long » :

Comment est-ce que tu peux réclamer de façon crédible la paternité d’un texte quasi-impeccable quand tu n’es même pas capable d’enligner huit mots sans faire quatre fautes? Et surtout, pourquoi est-ce que ceux qui l’admirent ne se rendent même pas compte de ça? Ça me dépasse!

Un ex-ami qui a décidé de me bannir de partout un an et demi plus tôt essaye maintenant de se remettre ami avec mes amies (qu’il avait banni sans raison en même temps que moi) en jouant sur les mots de façon hypocrite afin de donner l’impression que nous nous sommes réconciliés.

Évidemment, puisqu’elles me fréquentent, elles connaissent la vérité.  Elles savent que son  « J’ai eu quelques nouvelles de Steve » ne veut pas dire que nous nous sommes parlés, mais bien qu’il a lu mes billets de blog où je raconte ma nouvelle vieElles ne sont donc pas dupes de son hypocrisie pour une seule seconde. Mais ça nous amuse de voir ce qu’il cherche si pathétiquement à accomplir, alors on joue le jeu, ce qui nous permet d’en apprendre des belles.  Entre autres qu’il ne cesse de colporter l’idée comme quoi je suis celui qui a mis fin à la série 1 Gay 1 Hétéro, malgré le fait que c’était sa décision à lui, chose qu’il avait annoncé lui-même son propre wall de Facebook.

Mais bon, ces révélations expliquent enfin pourquoi je reçois ce genre de courrier haineux environs 2 fois par année.

Ses insinuations à mon endroit, et surtout les insultes que ça me rapporte, m’ont fortement donnés envie d’écrire l’histoire authentique de notre collaboration, appuyée de capture d’écrans et d’échanges de messages. Et un jour, si je continue de recevoir ce genre de mail, je le mettrai en ligne. (EDIT: J’ai commencé.)


FÉVRIER 2013

Un locataire aux prises avec des punaises de lit me fait transporter et jeter ses deux matelas.  Je suppose qu’il a dû m’en tomber dans les cheveux ou sur mes vêtements, car j’en contamine mon divan-lit.  Du coup, mon gluteus maximus devient buffet à volonté pour ces saletés.  Je me vois obligé de m’en débarrasser, ainsi que la majorité de mes tapis et meubles contenant du tissus. Un peu plate, puisque ça ne faisait même pas quatre mois que je les avais.

Tant qu’à devoir me remeubler, vous vous rappelez de cette table des années 50 en parfait état que je m’étais procuré? Je dois me rendre à l’évidence : Ce meuble de métal, chrome et plastique jure avec l’appartement qui n’est que bois.  Je décide d’être généreux et la revendre 50$ à une amie FB qui la convoitait.  Mais voilà, au bout de deux mois, non seulement elle n’avait pas encore réussi à accumuler cet argent, elle n’était pas sûre non plus de comment elle allait la transporter chez elle. J’ai laissé tomber et l’ai revendue pour 150$ en moins de 24 heures sur Kijiji. Le lendemain, elle m’enlevait de ses amis FB et chialait contre moi sur son Twitter.


MARS 2013

Mon patron me convoque.  Voilà maintenant six mois que je travaille comme concierge / plombier / électricien / menuisier pour l’édifice où j’habite.  Ma période d’essai est donc terminée.  Le verdict : Il n’entend que du bon à mon sujet.  Par conséquent, il fait de moi employé permanent, avec augmentation. Il me dit que la seule plainte qu’il a eue provient d’une lettre anonyme qu’il a reçue le mois dernier.  Celle-ci démontrait que quelques-uns de mes statuts Facebook décrivaient des conneries que j’ai eu à subir de la part de certains locataires.  Comme par exemple celle-ci, que je recyclerai quelques mois plus tard en gag pour le webcomic Les Colocopines:

Mais puisque rien dans mes statuts ne peut identifier ceux de qui je parle, puisque que je n’ai jamais rien écrit de mauvais sur mes collègues et patrons, et puisque la lettre ne provient même pas d’un résident, elle n’a aucune pertinence à ses yeux. Il l’a donc jetée, en me recommandant toutefois de faire le ménage de mes amis FB, ce que je fis.

Ma BFF Stéphanie et moi, on décide d’essayer d’être un peu plus social (sociaux?).  On commence à faire quelques sorties avec mon amante et ses ami(e)s: Resto, bar, karaoke, etc.  Hélas, le jour de la St-Patrick, l’une d’elle a tellement fêté la veille qu’elle se lève et nous rejoint super en retard, ce qui fait que quand on arrive enfin pour assister à la parade, on arrive juste à temps pour admirer le dernier char et demi.  On va donc noyer notre chagrin à un bar dont la terrasse est exceptionnellement ouverte, et où on a consommé de la bière verte.  C’est aussi dégueu que ça sonne.

Dans une semaine: Avril, mai et juin.
…Pass’que oui, en décrivant trois mois par semaine, décembre aura le temps de terminer quand viendra le temps d’en parler.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Fait vécu, Revue de l'année. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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