Avoir de l’ambition -VS- ambitionner

Il y a quelques mois, j’ai publié ici un billet intitulé Les derniers seront les premiers.  Dans celui-ci, j’explique que lorsque l’on prend ce principe au premier degré, et qu’on l’utilise adéquatement, on peut grandement augmenter notre chance d’être choisi, que ce soit pour un emploi, un concours, ou quelques autres situations qui nous mettent en compétition avec d’autres.

Le concept est simple :  Lorsque l’on attend à la dernière minute pour se manifester, ça nous donne le charme de la nouveauté, et tous les détails de notre candidature sont encore tout frais dans leur mémoire au moment de prendre une décision.  Ceci peut faire toute la différence entre une candidature rejetée et une approuvée.

En relisant ce billet, j’ai constaté une chose : Dans les quatre exemples que je donne dans lequel ce concept a fonctionné pour moi, il n’y en a qu’un seul dans lequel je l’ai délibérément appliqué.  C’était dans un concours de BD, et ça m’a rapporté mille dollars.  Les trois autres fois, c’était le fait du hasard. J’ai juste constaté par la suite que ça entrait dans cette situation.

Et si je recommençais?  Et si j’appliquais de nouveau ce principe délibérément.  Non pas pour gagner un concours, mais pour améliorer ma carrière et mes finances?

Tout d’abord, petit récapitulatif de mon ascension récente dans le domaine de l’emploi.  Elle se divise en cinq situations :

  1. Il y a huit ans, j’étais artiste et auteur à mon compte et sans emploi.
  2. Il y a sept ans, j’ai commencé au bas de l’échelle en allant faire du ménage dans un garage de bus.
  3. Il y a six ans, cette expérience m’a permis de décrocher un emploi comme concierge résident.
  4. Il y a quatre ans, cette expérience m’a permis de décrocher un emploi comme surintendant.
  5. Il y a deux ans, cette expérience m’a permis de décrocher un travail de bureau pour une grande firme, emploi que j’occupe depuis.

En regardant cette liste, je constate une chose :  La seule raison pour laquelle j’ai passé du 4 au 5, c’est à cause qu’une vilaine chute dans un escalier verglacé m’a fendu une vertèbre, m’interdisant le travail manuel.

Si ça n’avait pas été du fait que j’ai été obligé d’évoluer, j’aurais passé le reste de ma vie comme ça, à vivre modestement d’un travail manuel qui me rapportait de quoi vivre sans avoir à me plaindre, mais sans plus.   Autrement dit, je ne me croyais pas capable de faire mieux.  Dans ma tête, j’avais atteint le sommet de mon potentiel.

Et pourtant, me voilà, depuis presque deux ans, avec un travail assis, à faire du support technique informatique, en gagnant assez pour me permettre de vivre dans un 5½, ne manquer de rien, et faire des placements avec mon excédent.  Le genre de travail et de salaire que je ne m’imaginais pas réussir à obtenir un jour.  Mon échelon supérieur à vie.

Et je réalise soudain que là encore, je n’ai jamais cherché à faire mieux.  Parce que là encore, j’ai l’impression d’avoir atteint mon sommet. J’ai beau vivre une situation qui fait de moi un winner, je constate que je continue d’avoir cette mentalité de loser.  Celle qui démontre que dans le fond, je n’ai pas vraiment confiance en moi, ni en mes capacités.  Il est vrai que les vieilles habitudes ont la vie dure, surtout lorsqu’elles sont mauvaises.  C’est comme l’alcoolisme.  Quand on a ça, on est condamné à devoir faire attention pour le reste de notre vie.  Sinon, sans s’en rendre compte, on y glisse de nouveau.

Eh bien là, ça fait deux ans que je glisse.  Il est temps que je recommence à monter.

Si je suis pour changer de carrière et devoir encore déménager, aussi bien que ça en vaille la peine.  J’ai fait quelques recherches, et j’ai trouvé quelques boulots qui paient de une fois et demi à plus du double de mon salaire actuel.  Je veux dire, tant qu’à ambitionner, let’s go all the way!

Je n’ai pas tout à fait les qualifications demandées.  Mais bon, pourquoi est-ce que je me laisserais arrêter par ça?  Je n’avais pas non plus celles requises pour passer d’artiste à concierge.  Ni pour passer de concierge à surintendant.  Ni pour passer de surintendant à support technique pour une grande firme.  Pourtant, j’y suis arrivé.  Et à chaque fois, je les ai acquises, ces qualifications.

Si je décide à la place des employeurs que je n’ai pas ce qu’il faut pour avoir le travail, alors en effet, je ne l’aurai pas.  Mais ce n’est pas à moi de décider ça.  C’est à eux!

Si j’ose.
Si je fais application.
Si je réécris le même genre de lettre de présentation, originale sans être ridicule, qui m’a aidé à obtenir mon emploi actuel.
Si j’applique ma technique des derniers qui finissent les premiers.
Si j’attends la date de tombée avant d’envoyer ma candidature.
Si j’ai le charme de la nouveauté.
Si mon CV et ma lettre de présentation sont toutes fraîches dans leur mémoire quand viendra le temps de faire un choix.

Ça ne garantit pas que je vais réussir. Mais au moins, ça va me mettre parmi les candidats en tête de course.

Qu’est-ce que j’ai à perdre? Rien!  Ce n’est pas du gambling.  Il n’y a aucun risque d’impliqué.  Si je n’y arrive pas, alors rien ne changera dans ma vie.  J’aurai toujours mon boulot actuel, avec mon salaire actuel, à vivre dans mon appartement actuel.  Mais si je réussis, alors là, je pourrai vivre le même train de vie qui était naturel chez mes baby-boomers de parents, même dans la classe pauvre : Maison, terrain, véhicule.

Afin de ne pas me faire torpiller, je ne dirai évidemment pas ici de quoi il s’agit, ni le poste, ni l’employeur.  J’ai vu trop de gens imprudent s’auto-saboter de cette façon, en vendant la peau de l’ours publiquement.  De toute façon, si ça ne marche pas avec cet employeur-là, eh bien j’essaierai ailleurs, voilà tout.  Et je vais recommencer, tant et aussi longtemps que ça ne fonctionnera pas.

De tous les billets que j’ai écrit durant les onze ans d’existence de ce blog, voici en quoi celui-ci se distingue de la majorité.  C’est l’un des rares où le sujet principal n’est pas une réussite de mon passé, mais bien l’effort que je mets actuellement pour une réussite future.  Une que je pourrais aussi bien ne jamais atteindre.  Mais bon, si tout ce que je risque est mon orgueil, je peux vivre avec ça.

Est-ce que j’ai de l’ambition ou est-ce que j’ambitionne?  Une seule chose saura répondre à cette question, et c’est si je réussis ou non.

(À suivre)

Une autre faille dans le concept d’aller refaire sa vie ailleurs

Au mois de mars dernier, j’ai écrit un billet de blog intitulé Se présenter comme étant l’inverse de ce que l’on est.  Si je le déplace ici aujourd’hui, avec ce nouveau titre et quelques modifications, c’est parce qu’il décrit très bien l’une des raisons qui fait foirer le concept d’aller refaire sa vie ailleurs.  Et cette raison est: On ne peut pas éternellement faire semblant d’être autre chose que ce que l’on est.

J’ai rencontré plusieurs personnes qui agirent ainsi.  Je n’en nommerai que quatre.

GENEVIÈVE, la coloc de l’enfer.
Le changement d’univers:  À 18 ans, elle est partie d’Abitibi pour aller vivre à Montréal.
La présentation : 
Elle a fui cette région pour venir à Montréal pour pouvoir enfin étudier et être elle-même, sans devoir subir le harcèlement constant de ses proches.  Elle a des relations tendues avec sa mère, distantes avec son père, et abusives avec son frère qui, bien qu’il soit de deux ans son cadet, la méprise et la maltraite. Elle a passé une partie de son adolescence en refuge pour jeunes filles abusées.  Elle n’a pas d’amis.  Elle est toujours jugée, méprisée, repoussée, sans raisons valables.
Le naturel qui revint au galop : Deux mois plus tard, et pour le reste du temps où elle était dans mon entourage, elle fut rabaissante, méprisante, violente, malhonnête, hypocrite, voleuse, calomnieuse, conflictuodépendanteBref, loin d’être la victime, elle était à 100% l’agresseur.   J’ai déjà écrit une longue série de billets à son sujet.
Le retour à l’expéditeur:  Après ses études, elle est retourné en Abitibi où elle a coincé un homme dans une relation en lâchant la pilule sans lui dire.  Aux dernières nouvelles, elle était tellement mère indigne que la DPJ lui a retiré la garde complète de sa fille cadette.

VICKY.
Le changement d’univers:
À 26 ans, elle est partie des Îles-de-la-Madeleine pour aller vivre à Sherbrooke.  
La présentation :
  Elle a fui un ex violent et rabaissant, et une famille manipulatrice.  Elle se montre tout de suite à moi comme étant une véritable Manic Pixie Dream Girl.  Il n’y a pas de traduction officielle pour cette expression, mais ce qui s’en rapproche le plus selon moi serait  « Fille de tes rêves, fée-marraine, survoltée. »   Dans les films, ce personnage apparaît de nulle part dans l’existence terne et ennuyante d’un homme pour transformer sa vie en lui apportant la joie de vivre par sa présence, son humour, ses compliments et les activités qu’elle concocte pour faire avec lui.  J’ai vécu exactement ça avec Vicky.  Dès le départ, elle dit qu’elle trouve que je n’ai pas vraiment vécu, et elle m’écrit une liste de 14 activités à faire ensemble.  Nous sommes vite devenus bons amis et complices.
Le naturel qui revint au galop : Au cours des trois mois qui ont suivi,
 Vicky s’est vite révélée comme étant une personne déprimée, négative, angoissée au point d’avoir besoin de prescriptions de médicaments.  Et elle traînait dans la boue nos collègues dans nos conversations sur Messenger, tout en leur étant amicale et chaleureuse en personne.  Elle a annulé tous nos plans de sorties et activités à la dernière minutes, sauf trois.  Et ces trois-là furent ennuyants et courts, puisqu’elle n’avait jamais la tête à ça, et elle les a interrompus.  Elle est le sujet de mon récent billet, Mon année 2019, 1 de 3, dans lequel je décris comment elle a porté son choix amoureux et sexuel sur un collègue que tout le monde savait violent et manipulateur. Elle-même manipulatrice, elle cessa aussitôt de me parler et tenta de me causer des problèmes au travail.  Ça s’est retourné contre elle lorsque tous les aspects de sa personnalité merdique furent exposés.  Elle s’est fait  renvoyer, et quatre autres collègues ont cessé de travailler là par sa faute.
Le retour à l’expéditeur:  La dernière chose qu’elle a dit à nos collègues avant de disparaître, c’est que maintenant que plus rien ne la retenait ici, elle repart aux Îles-de-la-Madeleine.

RHONDA
Le changement d’univers:
Un nouvel emploi.
La présentation : Femme de 50 ans et collègue lorsque je travaillais de nuit pour un garage de bus.  Elle se présente comme une bonne mère de cinq, catholique pratiquante, respectueuse envers les gens qui l’entourent, qui considère le sexe hors du mariage comme étant une aberration.
Le naturel qui revint au galop :
Au bout de trois semaines, elle commence à me parler de sa vie sexuelle avec son amant, avec qui elle n’est pas mariée.  4e semaine, elle m’envoie de subtiles invitations à se voir hors du travail.  Quant à l’évolution de ses paroles, eh bien…
6e semaine : 
« Ok, je vais faire un somme pendant la pause.  Profites-z-en pas pour me violer. »
7e semaine : « Tu sais, quand la fille est consentante, c’est pas un viol! »
8e semaine :« Si tu me laisse dormir une heure de plus, je te fais une pipe à mon réveil. »
À force de rester impassible ou à décliner ses offres, elle a fini par comprendre.  Elle a aussi viré en mode full bitch.  Parce que bon, c’est bien connu que l’enfer n’est rien comparé à la furie d’une femme repoussée.
Le retour à l’expéditeur:  Ses frustrations sexuelles la rendirent d’humeur tellement insupportable avec tout le monde qu’elle s’est fait renvoyer. 

MANON
Le changement d’univers:
Passer de Granby à Montréal, où elle s’est décroché un nouvel emploi.  Elle fuyait son lieu d’origine où, depuis l’école secondaire, quelques gars lui ont fait une très nuisible réputation de salope infidèle.
La présentation :
 Dès que l’on commence à travailler ensemble, elle se décrit comme étant en couple, fiancée, et de nature calme, sage et peu portée sur le sexe.
Le naturel qui revint au galop : Au bout d’un mois ou deux, elle me parle d’un ménage-à-trois qu’elle a vécu la veille avec un couple, sans son fiancé.  Et pour les quelques mois où nous travaillerons ensemble, elle ne cesse de me parler de sexe, me faisant des propositions malvenues, allant même jusqu’à m’agresseren s’arrangeant pour me faire passer pour le coupable aux yeux de nos collègues.
Le retour à l’expéditeur: 
Elle est retournée à Granby après que son conjoint lui ait montré la porte, après avoir appris qu’elle le trompait non-stop depuis le début de leur relation.

Et voilà pourquoi, dans leurs cas, leur nouvel univers s’est si vite écroulé.  Quand on se présente comme étant l’inverse de ce que l’on est vraiment, on attire des gens qui apprécient cette façade.  Alors lorsque cette façade s’écroule, ils ne reconnaissent plus en nous la personne qu’ils ont aimé.  Normal, puisque cette personne n’a jamais existé.  

Il est vrai qu’en théorie ça a l’air facile, de changer d’attitude.  Quand on va là où personne ne nous connaît, là où personne ne peut nous empêcher d’évoluer.  Ainsi, les gens qui changent d’univers ont souvent le réflexe de se présenter non pas comme ils sont, mais plutôt comme ils voudraient être.  Fonceurs quand ils sont angoissés.  Prudes quand ils sont obsédés.  Victimes quand ils sont agresseurs.  Intéressants quand ils sont ennuyeux.  Actifs quand ils sont sédentaires.  Or, changer pour le mieux, ça ne s’improvise pas.  Ça demande un long travail d’introspection.  Mais surtout, ça prend beaucoup d’honnêteté et d’humilité pour être capable de reconnaître soi-même ses propres défauts, et ça prend ensuite de la volonté et de la bonne foi pour être capable de vraiment changer.

 

Mon année 2019, 1 de 3

Bien que l’année reparte à zero à chaque premier janvier, il n’en est pas de même pour notre vie, car plusieurs histoires et anecdotes qui se déroulent en janvier ont commencé à l’année précédente.  2019 ne fait pas exception. 

AUTOMNE 2018
Au boulot, on me demande d’entraîner une nouvelle.   Vicky fait preuve d’un grand humour décapant qui ressemble au mien.  Le premier jour, elle me demande mon adresse, et l’inscrit dans l’engin de recherche Google sous « Steve Requin’s House of Shame. »   On devient rapidement amis et complices.  Elle m’a même faite une liste de 14 activités qu’elle voulait que l’on fasse ensemble.

Elle tombe cependant dans l’œil de Sébastien, un collègue à un niveau au-dessus du nôtre.  Il lui tourne autour, au point où elle le surnomme le loser creep.  Un jour, alors que j’étais en pause, il vient lui demander si tout va bien dans son entraînement.  Elle lui dit que oui, et qu’on l’a jumelée à moi.  La réaction de Sébastien?  Crier devant toute mon équipe :

« Pas Johnson?  C’t’un estie d’cave!  Y connait rien! »

Atteinte à la réputation en milieu de travail, devant toute mon équipe.  Wow! 

C’est fou, quand même.  Un gars peut faire tout ce qu’il a à faire pour effectuer son boulot correctement, se tenir loin des gens à problèmes, éviter les conflits, ne jamais être mêlé à la moindre intrigue.  Mais il s’agit que notre patron me demande d’entraîner une nouvelle, et voilà, un gars haut-placé s’intéresse à elle et se montre déjà jaloux possessif en tentant de me discréditer.  Et pas juste à ses yeux à elle, mais aussi à ceux de mon équipe.  Et après ça, les gens diront que quand quelqu’un se retrouve avec des problèmes au boulot, c’est parce qu’il l’a cherché.  C’est n’importe quoi!

En tout cas, ceci ne fait rien pour améliorer l’opinion de Vicky envers Sébastien.  Les semaines qui suivent, elle ne cesse de me parler contre lui, comme quoi c’est un loser frustré de ses trois ans de célibat.  Elle me rapporte même que tous les autres collègues qui parlent de lui n’ont que du négatif à dire à son sujet.  Le mot qui revient le plus souvent pour le décrire est asshole.  Elle rajoute qu’il perd son temps avec elle car même s’il avait une personnalité moins chiante et moins creepy, jamais elle ne sera désespérée au point de se taper un gros chauve barbu comme lui.

En voyant que nous aimons tous les deux écrire de la poésie tordue, elle créé un groupe de ce nom sur Facebook et me nomme administrateur.  Elle y poste des trucs et invite de ses amis et de nos collègues à joindre.  Je compte bien participer mais pour le moment je manque d’inspiration.

À part ça, durant les trois derniers mois de l’année, je constate, un peu déçu, que Vicky ressemble de moins en moins à l’image qu’elle m’a donnée d’elle-même en septembre.  De joyeuse, pleine d’entrain et insouciante, elle se montre en fait nerveuse, déprimée, angoissée à en prendre des prescriptions de pilules. De plus, elle ne cesse de prendre de mauvaises décisions de vie.  Par exemple, en un mois, elle avait dépensé la moitié de son revenu mensuel en restos, commandes pour emporter et livraisons.   Puis, elle m’a un jour parlé de son désir de se procurer une auto en répondant à une annonce alléchante qui était en fait un piège à cons.  C’est pour l’en dissuader que j’ai écrit le billet L’art de se faire rouler, dans lequel je dénonce les magouilles de ce genre de contrat.   Quant à sa liste de 14 activités, à chaque fois que je venais pour en avoir une avec elle, elle annulait toujours.  En fait, nous n’en avons faites que trois, toutes courtes, ennuyantes et interrompues.

Sinon, de mon côté personnel, depuis que ma rupture de vertèbre de février 2018 m’empêchait la moindre activité physique, mon poids a monté à 222.6 lbs / 100.96 kg.  Aussi, en octobre, novembre et décembre, j’ai essayé plusieurs fois de me remettre à la course à pied.  Mais il y avait toujours quelque chose pour m’empêcher d’y être assidu, et ça ne fonctionnait juste pas. 

Vicky, qui s’est abonnée au gym en début de novembre, crée un groupe de remise en forme sur Facebook dans lequel elle nous invite, quelques collègues et moi, dans le but de s’encourager et de parfois aller s’entrainer ensemble.   Je participe en parlant de mes réussites de pertes de poids passées et de mes tentatives présentes de revenir à la course.  Puis, un jour, sans prévenir, le groupe disparait.  Vicky l’a effacé.  La raison?  Hélène, sexy collègue de travail et membre de notre groupe, prenait l’initiative de contacter d’autre membres, pour organiser des rencontres au gym.  Voyant Hélène comme une rivale qui lui piquait ses partenaires de gym, Vicky a réagi en détruisant le groupe.

Le 30 décembre, réalisant après la disparition du groupe que je ne pourrais jamais compter que sur moi-même, je décide de joindre le cliché : Je m’inscris au gym pour la nouvelle année.  Mon objectif : Redevenir jeune et beau pour l’été 2019.  Juste à regarder ma photo de membre prise ce jour-là, on voit qu’il y aura du boulot.

JANVIER 2019
Je commence ma toute première semaine de l’année au lit, grippé, ne consommant rien d’autre que du Neo Citran
 et de la soupe, incapable d’aller travailler, et encore moins d’aller au gym.  Ce régime radical m’allège cependant de 4 lbs, me faisant passer de 222 à 218.  Voilà qui m’encourage à travailler fort au gym, non seulement pour éviter de reprendre le poids perdu, mais aussi pour continuer dans ma lancée.  J’en profite pour commencer quelque chose que j’aurais dû faire dès mon accident de vertèbre : Je change mon alimentation.  Et pour être sûr de ne jamais abandonner, je me créé un journal de remise en forme sous forme de blog, Diesel Ego.

Vicky, qui s’était abonnée au gym deux mois avant moi, n’y va presque pas.  Elle me suggère par trois fois que nous y allions ensemble.  Mais comme d’habitude, elle annule toujours au dernier moment.  Nouvelle mauvaise décision de vie : Alors que nous avons la chance d’avoir un travail facile, bien payé, avec une tonne de bonus et d’avantages sociaux, voilà qu’elle visite le site Emploi Quebec, sur ses heures de travail, sur son poste de travail, à la recherche d’un autre emploi, ne cessant de se plaindre de combien elle déteste travailler ici.

Succès : Je finis le mois avec 210 lbs, soit douze en moins que le mois précédent.  Pour rajeunir mon look, je prends la suggestion de Vicky en revenant à la courte barbe et en recommençant à me teindre.

FÉVRIER 2019
En me regardant dans le miroir, bien que je sois fier de ma nouvelle perte de poids, je reste cependant déçu.  J’ai commencé à m’entraîner chez moi il y a seize ans, et je fréquente les gyms depuis les quatorze dernières années.  De façon irrégulière, certes, n’empêche que depuis le temps que je travaille mes muscles, il me semble que je devrais être beaucoup plus athlétique que ça. 

À tout hasard, je vais sur Google et je cherche Best exercises for muscle gain .  En retranchant ce que disent les différents sites listés, je découvre sept exercices qui reviennent toujours.  Et parmi eux, il y en a six que je n’avais jamais fait de ma vie.  Il s’agit d’exercices composés, qui travaillent plusieurs groupes de muscles à la fois.  Toutes ces années, je ne faisais que des exercices d’isolation, un muscle à la fois.  Voilà pourquoi mes gains furent aussi lents que ridicules. 

Frustré d’avoir perdu mon temps pendant une décennie et demie, je ne consacre février qu’à la musculation, laissant tomber le cardio.  Par conséquent, tout le mois, j’ai le poids qui va en dents de scie. Et je termine février avec seulement 1.8 lbs en moins.  Par contre, mon corps subit une radicale transformation.  Sans exagérer, je crois avoir fait autant de progrès en un mois avec ces nouveaux exercices qu’en un an avec mes anciens.

Nouveau mauvais choix de vie de la part de Vicky : Elle sort maintenant avec Sébastien.  Eh oui! Celui qu’elle traitait de loser et de creep.  Celui que tous nos collègues qualifient de asshole.  Celui qui a porté atteinte à ma réputation devant mon équipe.  Jusque-là, Vicky était présente dans tous les aspects de vie sociale. Mais puisqu’elle sort avec Sébastien et que ce dernier ne m’aime pas, alors voilà, je suis désormais exclus de toute activité en groupe, que ce soit avec les collègues ou les amis.  Je n’ai plus de vie sociale, c’est fini.

Étant donné que c’est quelque chose que j’ai déjà vécu à trois reprise dans les années 90 et début 2000, lorsque j’étais à Montréal, j’en fais l’un des trois sujets de mon billet On ne veut pas connaitre la vérité, on veut juste avoir raison

MARS 2019 
Vicky, déjà lectrice de mon blog, lit mon billet.  Elle en parle à Sébastien.  Et bien que je précise dans ce billet qu’il s’agit d’anciennes collèges de Montréal d’il y a 15 à 25 ans dans le passé, il la pousse à porter plainte contre moi à notre chef de département, comme quoi je l’insulte dans mon billet.  Par conséquent, le chef m’expulse de mon équipe et me change de table de travail.  

Ça, de la part de Vicky, c’était une mauvaise décision de trop.

Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai toujours eu deux comptes sur Facebook.  Mon principal, avec mon nom d’artiste, où je me laisse aller sans retenue.  Et un autre avec mon vrai nom, clean et irréprochable, pour la famille et les collègues de travail.  C’est là que j’y ai mes contacts avec des collègues de La Firme.  Cette fin de semaine-là, j’ai perdu cinq contacts.  Le lundi suivant, au travail, plus personne ne me parle.  Et lorsque je croise un collègue jusque-là amical, il regarde ailleurs, feint de m’ignorer.

Je suis peut-être naïf mais je ne suis pas idiot, quand même.  Ça ne signifie qu’une chose, et c’est que Vicky et Sébastien racontent je-ne-sais-trop quelle merde à mon sujet.  Et puisque c’est une femme qui se plaint contre un homme, ben voilà, personne ne la remet en question, tout le monde la croit, personne n’est intéressé à connaître mon côté de l’histoire.

Le lendemain, j’apprends qu’un second chef de département est allé raconter cette merde mensongère à mon sujet à notre grand patron. 

Alors là, fini de rester impassible en attendant que ça se tasse.  Quand un chef se plaint contre toi au grand patron, ta carrière est en jeu.  J’ai trop travaillé durant ces sept dernières années, passant de concierge travaillant dans la merde à support technique pour une grande firme, pour laisser Miss Mauvaise-Décisions & Mister Asshole  ruiner ma carrière et ma vie.

Entre mes appels, je passe l’après-midi à composer une plainte officielle au grand patron, non seulement pour atteinte à la réputation, mais aussi pour harcèlement.  Parce que, entre maintenant et le moment où il m’a traité de cave devant mon équipe, il s’est écoulé trois ou quatre mois.  Je pense bien qu’après trois ou quatre mois, on puisse parler de harcèlement.  Je signale dans ma plainte qu’il est illégal de me faire subir des conséquences au travail (mon déménagement de bureau) pour quelque chose qui a zéro rapport avec le travail ou les employés (mon billet de blog).  Je raconte ce qu’ont fait les deux chefs de départements, le mien et le second, et comment ça contribue à ternir ma réputation, puisque les gens se disent que si j’ai été changé de place, ce n’est sûrement pas pour rien.

Le patron a demandé à me voir.  Je lui ai tout expliqué.  Il s’est montré très humain et compréhensif.  Mais voilà, il faut faire les choses dans les règles.  S’il doit déposer un rapport défavorable aux ressources humaines contre tous ces gens, il avait besoin de preuves, de témoignage. 

Et ça, il se trouve que je n’en manque pas.

Voyez-vous, ça fait peut-être cinq jours que Vicky parle contre moi à tout le monde.  Mais avant ça, elle a passé cinq mois à parler contre tout le monde… À moi!   Et je ne parle pas de bouche à oreille.  Je parle de  conversations sur Facebook, Messenger, ineffaçables, disponible pour faire du copier-coller ou des captures d’écran.  

J’ai d’abord envoyé au patron des captures d’écran de la conversation dans laquelle Vicky disait que Sébastien m’a traité de cave, en citant deux de nos collègues comme témoins.  Ainsi, celle qui m’a trahi pour Sébastien devient celle qui me fournit les preuves nécessaires pour déposer plainte officielle contre lui.  Un ironique retour de karma qui n’est certainement pas pour me déplaire. 

J’en profite pour signaler que si les Ressources Humaines consultent l’historique de son poste de travail, ils verront que ça fait trois mois qu’elle consulte Emploi Québec.  Et elle ne le cache pas.  Elle ne cesse de répéter à qui veut l’entendre qu’elle déteste travailler ici.  Ce qui signifie que je me fais rabaisser et humilier aux yeux des membres de mon équipe par un membre qui n’attend que la première opportunité de la quitter, l’équipe.

Quant au second chef de département qui a tenté de me salir aux yeux du grand patron sans vérifier les dires de Vicky, j’ai décidé de m’occuper de son cas personnellement.  Vous vous rappelez tout à l’heure, quand je vous ai glissé un mot au sujet d’Hélène, sexy collègue de travail?  Eh bien un mois plus tôt, Vicky m’avait envoyé des captures d’écran concernant Hélène et le second chef de département.  Je les ai donc envoyées au second chef de département avec l’explication suivante :

« Hélène envoie à Vicky des captures d’écran de vos conversations intimes. Vicky trouve ça drôle et partage ça à plein de gens, incluant au travail, en la traitant de salope.  Et puisque je n’approuve pas qu’elle humilie une collègue et un chef de département auprès des employés de La Firme, j’ai cessé de me fréquenter, d’où le fait qu’elle frustre, d’où le fait qu’elle cherche à me faire perdre mon emploi.  Je ne voulais pas avoir à en parler, ni à toi ni au grand patron.  Mais en même temps, quand un chef de département comme toi dépose plainte contre moi auprès de lui, ma carrière est en jeu.  Ce n’est pas comme si tu me laissais le choix.»

Voyez-vous, à La Firme où je travaille, il est formellement interdit pour un chef de département d’avoir une relation avec un(e) subordonné(e).  C’est pour éviter plusieurs problèmes sociaux et légaux : Harcèlement sexuel par chantage, favoritisme, partage de renseignements confidentiels, etc.  Voilà pourquoi leur relation devait rester secrète.  Enfin, ça, et aussi parce qu’Hélène était déjà en couple officiel avec un autre.              

J’aurais aimé voir le visage du second chef au moment où il a lu ça, et qu’il a réalisé toutes les erreurs de jugement qu’il avait commises :

  • Avoir au travail une relation qui y est explicitement interdite. 
  • Faire confiance à Hélène, qui l’a trahi en parlant de leur relation secrète, et ce depuis les tout débuts. 
  • Et qui en a parlé à Vicky, une collègue de travail. 
  • Faire confiance à Vicky, qui leur faisait une belle façon de face, mais qui s’amusait à utiliser ces renseignements pour les humilier tous les deux dans leurs dos. 
  • Croire aveuglément en la parole de Vicky contre moi. 
  • Aller colporter ces mensonges au plus haut échelon. 

Désolé mec, mais ce qui va t’arriver, tu l’auras cherché.

Je peux sonner cruel.  Et en effet, je reconnais que je le suis.  Mais ce n’est pas de la cruauté gratuite.  Je suis un gars patient et compréhensif.  Et un test psychologique que j’avais eu à passer lorsque je travaillais pour La Boite il y a 20 ans me décrivait comme ayant un sens du pardon qui monte bien au-dessus la moyenne des gens.  Mais le jour où tu deviens un danger pour moi en menaçant mon couple, ma famille ou ma carrière, alors là c’est bien simple, il n’y a plus de pardon.  Je te mets hors d’état de me nuire.  Légalement, selon les règles, mais je le fais, sans la moindre pitié. Tout le long de ma vie, beaucoup de personnes délibérément abusives ont appris à leurs dépens qu’il ne faut pas prendre ma compréhension pour de la lâcheté, ni ma patience pour de la soumission.  Et là, il y en avait cinq de plus qui allaient bientôt apprendre cette leçon à la dure.

Le patron m’a remercié de ma collaboration, et m’a dit de désormais laisser ça entre ses mains.  Il m’a rassuré que mon emploi n’était pas en jeu.  Je dois juste ne plus rien faire à partir de ce point, ne plus rien dire, et laisser les Ressources Humaines faire leur travail.  Ce que je fis. 

Le lendemain, le second chef de département, ayant eu à rendre des comptes au sujet de sa relations illicite et ses agissements allant à l’encontre des règles de La Firme, remettait sa démission.

Cinq jours plus tard, Vicky perdait son emploi.  Elle s’est fait dire de terminer son quart de travail et de ne plus prendre la peine de rentrer.  Elle n’a pas attendu la fin de sa journée.  Elle a juste ramassé ses affaires et elle est partie.  C’est arrivé pendant ma pause-café de l’après-midi, alors j’ai raté ça.  Par contre, du mur vitré de la cafétéria, en me rendant compte qu’elle partait bien avant le temps, j’ai compris ce qui venait de se passer.  J’ai pu la filmer tandis qu’elle s’éloigna lentement sur le long trottoir désert, avant de tourner le coin et de disparaître de ma vie et du décor pour toujours. 

Ce qui avait commencé six mois plus tôt avec mon House of Shame venait de se terminer avec son Walk of Shame.

Le lendemain, mon propre chef de département s’est fait renvoyer.  Celle-là m’a totalement prise par surprise.  Apparemment, il avait déjà eu quelques plaintes à son sujet, pour comportement inadéquat envers plusieurs femmes du bureau.  Il se trouve qu’en me déplaçant de mon poste de travail, lui aussi sans vérifier les dires de Vicky, il a commis une faute grave.  Car même si j’avais été coupable, les chefs de départements n’ont pas le droit d’appliquer des conséquences aux employés.  C’est le travail des Ressources Humaines, chose qu’ils ne font qu’après enquête.  Le fait qu’il m’avait fait subir ça sans même en parler au grand patron, ça a été le coup de grâce pour son dossier déjà chargé.  Avec lui parti, on m’a réintégré dans mon équipe, et réinstallé à mon poste de travail d’origine. 

Quant à Sébastien, avec le départ de deux chefs de départements, il aurait pu poser sa candidature pour prendre la place de l’un d’eux.  Mais voilà, les règles de La Firme sont très sévères.  Si tu as un cas de RH sur ton dossier, tu ne peux pas solliciter un poste plus haut placé.  Par ses agissements, il a mis sa propre carrière dans un cul-de-sac.  Il a donc remis sa démission.  Le 2 avril, un mois et un jour après avoir conseillé à Vicky de me causer des problèmes au boulot, Sébastien devenait la 4e à ne plus faire partie de La Firme.

Conformément à ce que m’avait demandé le patron, j’ai gardé le silence complet sur cette affaire.  Malheureusement pour Hélène notre sexy collègue, cette histoire était trop grosse et trop pleine de rebondissements pour que tout le monde soit capable d’en faire autant.  En un rien de temps, tout le monde savait qu’elle avait couché avec notre ex-second-chef, alors qu’elle était déjà en couple, que ça avait obligé le second chef à démissionner, et qu’elle avait activement pris part à une mensongère campagne de salissage contre moi, campagne qui s’est avérée fausse de A à Z, captures d’écran comme preuves à l’appui.  Cette situation d’humiliation quotidienne la porta à donner sa démission elle-même dix jours plus tard, sans même attendre de s’être trouvé un autre boulot.   

Deux renvois et trois démissions, tout ça parce qu’en convoitant Vicky, Sébastien n’a rien trouvé de mieux comme stratégie que de me rabaisser en me traitant de cave devant mon équipe.  Bravo, champion!  Remarquez, en un sens, ça lui a réussi, puisqu’il a tout de même fini avec elle.  N’empêche que chacun d’eux fut responsable de la perte de l’emploi de l’autre, lui en conseillant à Vicky de porter plainte pour des raisons non-pertinentes, et elle en me fournissant des preuves des insultes de Sébastien.  Je me demande si leur relation a duré longtemps après ça.  Personnellement, j’espère que oui.  Il se méritent l’un-l’autre.  Et pendant qu’ils sont ensembles, ils foutent la paix aux gens biens.

Bien que j’aille été blanchi, il resta quand même deux personnes qui préféraient faire preuve de mauvaise foi en continuant d’agir avec moi comme si j’avais été coupable.  Ce qui, ironiquement, prouve le point que je soulève dans mon billet  On ne veut pas connaitre la vérité, on veut juste avoir raison.  Mais bon, ça m’a pas duré longtemps.  En mai, le premier s’est fait brusquement renvoyer et escorter hors de l’édifice par la sécurité.  La seconde a juste cessé de rentrer travailler en juillet.  Et un collègue qui, sans y être mêlé, s’amusait beaucoup de cette situation, vit lui-même en ce moment ses propres problèmes disciplinaires au boulot pour faits, gestes et paroles posés devant nombreux témoins.  Enfin, le grand patron a lui-même pris sa retraite le mois dernier.  Il ne reste donc plus personne dans La Firme qui est relié de près ou de loin à cette histoire.

Être blanchi des calomnies.  Obtenir justice.  Voir ceux qui voulaient ma perte plutôt causer leurs propres pertes.  Vraiment, en cette fin d’hiver 2018-2019, si j’avais été une personne passive-agressive, j’en aurais vécu l’ultime wet dream

Ah, un dernier truc:  Vous vous rappelez, au début, de ce billet, quand Vicky a créé sur Facebook le groupe Poésie Tordue?  Non seulement ai-je constaté que j’y étais toujours modérateur, le fait qu’elle m’a bloqué sur Facebook faisait qu’il lui était impossible de voir ce que je pouvais y publier.  Ça m’a donné une idée à laquelle je ne voulais juste pas résister.  J’y ai publié ma première (et dernière) poésie tordue :


C’est resté là 40 minutes avant que quelqu’un le lui signale.  Elle a donc été obligé de me débloquer afin d’effacer mon post et m’expulser du groupe.  Mais ce n’est pas grave.  Mon message a eu amplement le temps de passer à tous ses amis et à tous nos collègues.

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BIENTÔT : Le printemps et l’été.

 

 

 

 

Quand la persévérance devient de l’acharnement et du harcèlement.

Persévérer –VS– s’acharner.
Dans ma jeunesse, on m’a bourré le crâne de belles phrases préfabriquées qui devaient être les clés du succès :

Quand on veut, on peut.
Il ne faut pas se décourager.
Un gagnant ne lâche jamais, un lâche ne gagne jamais.
Il ne faut jamais abandonner.

Si tout le monde me le disait, ça devait être vrai.  J’y ai donc cru.  À quinze ans, âge où on est généralement portés à rêver d’un travail qui ne sera qu’un passe-temps qui nous rendra riche, j’ai choisi quel sera mon métier : Humoriste.  Si je le voulais, je le pouvais.  J’avais juste à ne jamais me décourager ni abandonner car si un gagnant ne lâche jamais, un lâche ne gagne jamais, n’est-ce pas!?

De mes quinze à trente-trois ans, j’ai essayé à d’innombrables reprises de devenir humoriste.  Tout y est passé : L’École nationale de l’humour, les Lundis des Ha-Ha, Laval qui Rit, les Mard’hilarants, des émissions de variétés à la télé, des spectacles amateurs, des concours…  J’ai écrit je ne sais plus combien de monologues sur divers sujets.  Après chaque audition, j’étais refusé. 

En fait, ce n’est pas tout à fait exact.  Pendant ces dix-huit ans d’essai, j’ai été choisi deux fois pour faire partie de spectacles.   La première, c’était dans un spectacle de Noël dans lequel les organisateurs n’avaient pas fait passer d’auditions.  Ils auraient dû!  J’étais tellement mauvais qu’on m’a coupé le micro sur scène au 2/3 de mon monologue. 

La seconde fois où j’ai été pris, c’était à Cégeps en Spectacle, lors de mon retour aux études.  Cette fois-là j’avais été habile.  J’ai changé totalement mon style d’humour et de numéro.  Habillé en Rockabilly et guitare à la main, au lieu de parler aux gens, je chantais un pot-pourri de parodies de chanson des années 50.  J’ai eu un grand succès, autant à l’audition que lors du spectacle. 

À partir de là, j’aurais pu continuer à persévérer car selon toute apparence, j’avais enfin trouvé la formule gagnante.  Mais voilà, ça n’était en effet que ça : Une apparence.  J’avais payé des musiciens et un studio pour avoir une musique préenregistrée, car je ne suis pas du tout musicien.  Comme chanteur, je suis très moyen, avec une voix baryton-basse monotone.  Enfin, pour un numéro dans un spectacle de variété, mon truc pouvait passer.  Mais jamais je n’aurais pu faire tout un spectacle juste de ça, et encore moins une carrière.  Me rendre compte de ceci m’a enfin permis de remettre les pieds sur terre et de quitter cette voie qui était pour moi sans issue.

Une chose qui a influencé ma décision, c’est qu’au début des années 2000, j’ai vu sur le net l’une des plus pertinentes pensées qu’il m’ait été donnée de lire.  C’était en anglais mais je vous la traduis : Un lâcheur ne gagne jamais.  Un gagnant ne lâche jamais.  Mais quand tu ne gagnes jamais et ne lâches jamais, tu es juste stupide. 

Et en effet, dans mon cas, voilà longtemps que c’était rendu de la stupidité.  Je n’ai réussi à pondre qu’un seul bon numéro en dix-huit ans de travail.  Et pour y parvenir, il a fallu que je prétende être deux choses que je ne suis pas : Musicien et chanteur.  Ce qui signifie que non seulement je n’avais pas ce qu’il faut pour réussir, même lorsque j’ai réussi je n’avais toujours pas ce qu’il faut.   

Je venais de comprendre qu’il y avait une différence entre persévérer et s’acharner.  Persévérer, ça permet de réussir dans un domaine qui est à notre portée.  Tandis que s’acharner, c’est perdre son temps sur une cause perdue.  Il y a des humoristes qui ont eu le temps de démarrer leur carrière, de l’exercer et de prendre leur retraite, dans le temps que ça m’a pris pour ne pas réussir à commencer la mienne. 

Le problème, c’est qu’on ne m’avait jamais appris que pour réussir, il ne suffit pas que de vouloir quelque chose.  Il faut d’abord avoir ce qu’il faut pour l’obtenir.  Même le travail non-artistique qui ne demande aucun talent spécial est soumis à cette règle.  Par exemple, il y a sept ans, si j’avais essayé d’obtenir mon boulot actuel, je n’y serais jamais parvenu.  J’ai donc commencé au bas de l’échelle : J’ai passé d’artiste à gars de ménage dans un garage de bus.  Cette expérience m’a permis de devenir concierge résident.  Cette expérience m’a permis de devenir surintendant.  Cette expérience m’a permis de devenir employé de bureau.

La différence entre cette réussite qui m’a pris sept ans, et mes dix-huit ans d’échecs dans l’humour?  C’est que cette fois, j’ai mis ma persévérance au bon endroit, c’est-à-dire dans l’apprentissage.  Et j’ai appris des choses qui étaient à ma portée.  Je ne pouvais pas apprendre à être drôle, par contre je pouvais apprendre la plomberie, l’électricité, la menuiserie, et le travail de bureau.  

Être persévérant –VS– être harceleur.
S’il y a un sujet dans lequel la persévérance n’a pas sa place, c’est dans le cliché fort répandu où un homme poursuit une femme qui ne s’intéresse pas à lui.  Voilà bien longtemps que je ne suis plus un téléspectateur, mais je me souviens que cette aberration était utilisée beaucoup trop souvent dans les séries, en particulier dans les comédies.

Que ce soit dans Family Matters dans les années 80, Friends dans les années 90 ou The Big Bang Theory dans les années 2000, on nous y montrait sans cesse que pour obtenir la fille, l’homme doit juste faire preuve de persévérance.  Ils ont beau ne rien avoir en commun, elle a beau ne pas être attirée par lui, ça n’a aucune importance.  Tout ce qui compte, c’est qu’elle soit belle et gentille.  Ça fait d’elle le but à obtenir, le prix à gagner, le trophée de la vie de ce gars-là.  Peu importe le nombre de saisons qu’il y mettra, il finira par l’avoir à l’usure.  Et, chose extrêmement rare dans la vraie vie mais constante à la télé, elle en tombera profondément amoureuse après des années de fréquentation en tant que simples amis platoniques.

Mais voilà, dans la vraie vie, ça ne marche pas comme ça.  Une personne, ce n’est pas une chose.  Par conséquent, elle ne doit jamais être un but.  Et pour être franc, le concept même de la séduction, c’est quelque chose qui n’est pas naturel.  Faire l’effort de séduire quelqu’un, c’est utiliser des ruses calculées dans le but de lui donner l’illusion que vous êtes la personne qui lui convient.  Tandis que si vous avez de vraies affinités, alors là vous serez attirés l’un par l’autre tout naturellement.  Et cette attirance-là ne sera jamais à sens unique. 

Évidemment, ça n’empêche en rien de faire les premiers pas quand le rapprochement n’est ni instantané ni mutuel.  Par exemple, en 2013, j’ai rencontré Flavie.  Mignonne, artiste, ex-mannequin, de 20 ans ma cadette.  Nous avions beaucoup en commun alors nous sommes vite devenus amis et on se voyait plusieurs fois par semaine.  Plus je la connaissais, plus je la trouvais intéressante.  Alors à la fin de la 3e semaine de fréquentation, j’ai tenté ma chance.  Devant mes avances, elle a reculé.  J’ai alors arrêté et j’ai fait machine arrière.  Je lui ai fait mes excuses, lui disant que j’avais cru voir dans ses gestes et paroles quelque chose qui n’y était pas.  Mais que c’était mon erreur et non la sienne.  Elle a compris et la relation a continué dans la même atmosphère de grande amitié qu’elle avait eue jusque-là.

(Deux semaines plus tard, Flavie changeait d’idée à mon sujet et m’a fait sa déclaration d’amour.  Et ça, c’est quelque chose qui ne serait pas arrivé si j’avais persévéré à la harceler.)

Il ne suffit pas de savoir faire la différence entre la persévérance et l’acharnement et/ou le harcèlement.  Il faut aussi être capable de faire la différence entre le découragement et le bon sens.  Abandonner face à une cause perdue, ce n’est pas un signe de lâcheté.  C’est faire preuve d’intelligence et de logique.

15 signes démontrant qu’une relation mieux-que-rien est une relation pire-que-tout!

Il y a des gens qui ne supportent pas le célibat.  Pour eux, être seul, ça signifie ne pas être aimé, donc être rejeté, donc être loser.  Il doivent absolument être en couple, c’est un besoin vital.

Leur premier but dans la vie étant d’être en couple, ils choisissent n’importe qui, sans se soucier d’avoir des affinités avec cette personne.  Pour eux, tant que tu es célibataire et que ton orientation sexuelle est compatible avec la leur, vous avez tout pour être ensemble.

Mais voilà, le couple, ça ne fonctionne pas comme ça.   Sans affinités, tu ne pourras pas répondre à ses attentes, ses besoins et ses envies en matière de partenaire.  Alors à partir du moment où la relation commence, la personne te traite comme une obligation et non un désir.  Ce qui fait que l’autre te fait vivre sa frustration d’être dans une relation qui ne lui convient pas.  De la part de la personne qui t’a draguée, c’est un comble.

Voici 15 signes qui prouvent sans l’ombre d’un doute que tu es dans ce genre de relation avec ce genre de personne.

SIGNE 1 :   La personne n’a pas l’air de vouloir être avec toi.
Tu es là mais tu fais partie du décor.  Plus souvent qu’autrement tu as l’impression de déranger.  Même quand l’autre t’invite à son domicile, tu passes après son temps de jeu, ses épisodes de séries, sa lecture et réponse à ses mails, son Facebook, ses appels…

SIGNE 2 :   La personne semble toujours frustrée et contrariée.
Certains jours où vous êtes ensemble, la personne est distante, semble contrariée, frustre silencieusement contre tout, mais ne va jamais te dire ce qui ne va pas.  Une fois, passe encore.  Mais ça arrive tellement souvent que tu finis par te demander si c’est ta présence qui dérange.  Le lui demander rapporte généralement une réponse évasive du style de : « Ben non… Tu comprends pas… Laisse faire! »

SIGNE 3 :   Tu dois lui rembourser la relation.
Même si tu payes ta part des dépenses quand vous sortez, voilà que l’autre commence à dire, de façon sérieuse et légèrement irritée, que de sortir avec toi, ça lui coûte cher.  Il y a l’essence pour l’auto.  Et puis, tout ce que tu manges quand tu es à son logement, ça gonfle sa facture d’épicerie.  Sans oublier les sorties.  Parce que bon, tu as beau payer ta part, n’empêche qu’il ne ferait pas ces sorties et ces dépenses s’il n’était pas en couple avec toi, hm!?

SIGNE 4 :   L’autre fait tout pour cacher votre relation.
Qu’il/elle ne veuille pas changer son statut de  célibataire pour  en couple sur Facebook passe encore.  Mais qu’il/elle ne veuille faire aucune activité en groupe.  Qu’il/elle ne te présente pas à ses amis, et encore moins aux membres de sa famille.  Qu’il/elle ne veut même pas que vous soyez vus ensemble en public, du moins pas dans son quartier.  Rendu là, il est évident que quelque chose ne tourne pas rond dans la relation.  

SIGNE 5 :   Et il/elle ne veut rien savoir de ton entourage non plus.
C’est comme s’il/elle avait peur que votre relation soit vue comme étant officielle aux yeux des autres.  En tout cas, à force de parler à ton entourage d’un partenaire de couple qu’ils ne voient jamais, ils vont finir par croire que tu l’as inventé.

SIGNE 6 :   Tous tes amis et les membres de ta famille désapprouvent votre relation.
C’est sûr que votre relation, c’est de vos affaires, pas les leurs.  Et peu importe avec qui tu sortiras, il y en aura toujours un ou deux qui vont désapprouver.  Mais là on ne parle pas juste d’une coupl’ de personnes.  On parle de la majorité d’entre eux.  Et même s’il y en a qui restent neutres, ils vont se contenter de dire « C’est ta relation, pas la mienne! »,  Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’ils diraient si tu étais dans une relation saine qu’ils approuvent.

SIGNE 7 :   Il ne veut rien faire sauf baiser.  (Et ta présence n’est plus requise une fois ce but atteint.)
Oui, je dis « il » parce que bon, ça a beau être un cliché, les clichés existent pour une raison.  Mais au-delà de la généralisation disant que les hommes ne pensent qu’au sexe, il reste que si c’est tout ce qu’il veut faire avec toi, alors ça veut dire que la seule utilité qu’il te trouve dans le couple est sexuelle, donc que c’est la seule valeur que tu as à ses yeux.  Si vous aviez des choses en commun, vous feriez des activités en dehors du lit.  Mais là?  Non!  Rien!  La preuve, c’est qu’il perd même intérêt en ta présence une fois ses pulsions satisfaites.

SIGNE 8 :  Elle fait tout pour repousser à plus tard le sexe promis.
Oui, je dis « elle », parce que bon, ça a beau être un cliché, les clichés existent pour une raison.  Mais au-delà de la généralisation disant que les femmes font des promesses  sexuelles vides pour manipuler les hommes à avoir de l’intérêt pour elles, il reste que si elle agit ainsi, c’est parce qu’elle-même est incapable de voir de quelle autre façon elle pourrait être intéressante à tes yeux.  Ce qui démontre vraiment à quel point vous n’avez rien à faire ensemble.  Preuve de plus : Même sexuellement, malgré le fait qu’elle va délibérément t’allumer, elle n’a aucun intérêt pour toi.

SIGNE 9 :   Tu n’as jamais l’impression que votre relation est normale.
Quand tu regardes autour de toi, tu vois les autres couples agir.  Ils parlent.  Ils rient.  Ils se donnent la main.  Ils se donnent des signes d’affection.  Ils sont complices.  Ils font des choses ensemble.  Et surtout; Ils ont l’air heureux d’être ensemble.  Et toi, qui regarde ça, tu ne reconnais pas du tout ton couple là-dedans.

SIGNE 10 :   L’autre ne donne des signes d’affection que rarement, et ce n’est toujours qu’au moment où tu  arrives au bout de ta patience.
Par exemple, après avoir passé plusieurs heures à t’ignorer, l’autre rend compte que tu es à deux doigts de te lever et partir.  L’autre t’approche, t’embrasse et s’excuse, c’est juste qu’il/elle est très préoccupé(e) en ce moment.  Mais un peu de patience et il/elle sera à toi bientôt.  Rassuré et surtout soulagé de voir que ton calvaire prendra bientôt fin, tu restes.  Mais ça ne change rien à rien.  Et la situation se répète encore et toujours.

SIGNE 11 :   Tu passes toujours après ses amis.
Tu lui propose une activité à deux.  Pas de chance, il avait réservé ce temps avec ses amis.  Bon, une fois de temps en temps, ça peut arriver.  Ce qui est plus décevant, c’est quand ça arrive a répétition.  Ou pire encore: Quand vous aviez quelque chose de prévu, mais qu’il annule parce que des amis lui ont ensuite proposé autre chose.  Et ce sont toujours des choses dans lesquelles tu es exclus.

En tant que partenaire de couple, dans la hiérarchie sociale, tu serais logiquement supposé te situer à au moins une coche au-dessus de ses amis.  Ou au pire, à leur égalité.  Pas plusieurs niveaux en-dessous.

SIGNE 12 :   L’autre te garde à sa disposition toute la journée, juste au cas-où.
10:00 am.  Vous avez congé tous les deux.  Allez-vous passer la journée ensemble?  Ben, ça dépend.  L’autre a deux-trois petites choses à faire, des gens à appeler… Il/elle ne sait pas trop.   L’autre te demande de lui envoyer un texto dans quelques heures.  On verra bien à ce moment-là.

Après quelques heures et quelques textos de ta part qui ont droit à une réponse vague (si réponse il y a pour commencer), tu décides en milieu d’après-midi de lui dire de laisser faire.  Pour celle-là, par contre, la réponse arrive sans tarder, te demandant un peu de patience s’il te plait.  Alors tu restes sur la touche.  Jusqu’à ce que, rendu à 19:00, tu reçois un texto de sa part, disant qu’après la journée qu’il/elle a eu(e), il/elle a besoin de se reposer et décompresser.  Tu as donc perdu ton temps à attendre, sans avoir eu le droit de faire quoi que ce soit de toute ta journée.  Pour rien!

Déjà que passer après tout le monde, c’est rabaissant.  Ceci est un niveau encore plus bas :  Avoir laissé passer tout le monde devant toi, pour ensuite ne pas te laisser passer du tout.

SIGNE 13 :   L’autre créé des situations de conflits totalement cul-de-sac à partir des choses les plus basiques, dans lequel c’est toi qui est le gros méchant.
Avec ce genre de partenaire, tu as toujours l’impression que tu déranges.  Et même si tu prends bien soin de ne jamais rien faire de mal, alors tu auras droit à des reproches sur des choses ridicules.  Et l’autre prendra bien soin de ne choisir que des choses inévitables pour en faire des sujets de discorde.  Par exemple, si tu vas à la toilette la nuit, le bruit de la chasse d’eau va réveiller les voisins et il se fera engueuler par ta faute.  Si tu proposes alors de ne pas tirer la chasse, alors tu es dégueulasse.  D’ailleurs, ce va-et-vient dans le lit le réveille.  Déjà que le son de ta respiration l’empêche de dormir.  Et dire que si tu as passé la nuit là, c’était sur son invitation.

Même quelque chose d’aussi insignifiant que de vouloir prendre un verre d’eau peut dégénérer en la proverbiale tempête.  Je le sais, je l’ai vécu.  J’étais chez cette fille, et alors que je me dirigeais vers sa cuisine, elle me demande:

« Où tu vas? »
« Boire de l’eau! »
« Tu vas quand même pas boire l’eau du robinet!? »
« Ben oui, pourquoi pas?! »
« Elle est dégueulasse. »
« Ah!?  Pourtant, l’eau de Montréal est réputée pour être l’une des meilleures au Québec. »
« R’garde, si tu dois absolument boire, je vais te refiler une bouteille d’eau. »
« Ok! »

Elle va me chercher une bouteille d’eau.  Je l’ouvre et je bois sous son regard sévère.  Alors que je viens d’en avaler le deux-tiers, elle me dit sur un ton amer :

« Mes chats et moi, on n’aura rien à boire demain.  Mais bon, c’est pas grave! »
« Ben là!?  Pourquoi tu me l’as pas dit? »
« À t’entendre, il fallait ABSOLUMENT que tu boives. »
« Bon, regarde, c’est pas si grave.  Je vais aller à l’épicerie du coin et t’en acheter d’autres, c’est tout. »
« Y’ont pas la marque que je bois! »
« Où est-ce que tu les achète, tes bouteilles? »
« Au Costco! »
« Bon ben allons-y! »
« J’ai pas d’argent. »
« Moi oui!  Je vais t’en acheter une nouvelle caisse. »
« Non!  J’aime pas que les autres paient pour moi. »
« Quand est-ce que tu vas avoir de l’argent? »
« Mercredi, dans trois jours. »
« Et tu essayes de me faire accroire que tes chats et toi alliez vivre sur une seule bouteille d’eau pendant trois jours? »
« Ben non! Ma mère va m’avancer l’argent demain. »
« Ah bon!?  Il me semblait que t’aimais pas que les autres payent pour toi! »
« C’pas pareil, c’est ma mère! »
« Bon ben voilà, problème réglé! »
« Sauf qu’elle finit de travailler à 17 :00 demain, ce qui va nous laisser 24 heures sans rien à boire. »
« Pardon?  Premièrement, j’ai vu dans ton frigo que tu as du lait et des jus, t’auras qu’à boire ça.  Quant à tes chats, tiens, reprends donc la bouteille, il en reste un tiers, c’est suffisant, ils mourront pas de soif.  Alors avant de dire que tes chats et toi aurez rien à boire… »
« J’respecte mes chats.  J’leurs donne pas de l’eau usagée.   Et je tiens trop à leur santé pour leur refiler de l’eau pleine des microbes des autres! »

Ses chats, comme tous les chats de la planète, se servent de leurs propres langues comme papier-cul.  Alors elle ne me fera pas accroire qu’un atome de ma salive sur un rebord de goulot va les empoisonner.  Mais bon, quand la personne tient à ce que tu sois le problème, elle tient mordicus à ce qu’il n’y ait pas de solution.

SIGNE 14: L’autre évite toute tentative de ta part pour discuter de son comportement à problème.
Personne n’aime la confrontation, et encore moins être la personne qui se fait confronter, surtout si tu as des raisons pertinentes de le faire, contre lesquelles l’autre ne pourra pas se défendre.  Alors dès que tu essayes de lui en parler, oups, un instant, il faut que l’autre aille aux toilettes.  En ressortant, une minutes s’il-te-plaît, l’autre est au téléphone.  L’appel est fini?  Bien!  Là vous allez pouvoir parl-Un instant SVP!  L’autre doit absolument aller chercher le courrier / parler au propriétaire / demander un truc au voisin.  Et à son retour, minute, il a ce mail très important à lire.

Si l’autre n’arrive pas à t’avoir à l’usure et que tu réussis à le confronter avec tout ce qu’il/elle te fait subir, alors tu recevras des accusations d’exagérer, ou d’avoir une idée trop parfaite de ce que devrait être une relation, probablement influencé par tes lectures ou les séries que tu regardes. 

« Dans la vraie vie, ce genre de couple n’existe pas, alors redescends un peu sur terre, veux-tu!? »

SIGNE 15 : L’autre ne s’intéresse à toi qu’à partir du moment où tu mets fin à la relation.
Éventuellement, tu finis par en avoir ras le bol de cette situation et tu mets fin à la relation.  L’autre se met soudain à te traiter comme si tu étais la chose la plus précieuse au monde, et te demande de revenir sur ta décision.  Mais à partir du moment où tu le fais, tout recommence, rien ne change.

C’est que, vois-tu, peu importe à quel point le fait de sortir avec toi rend  l’autre personne malheureuse, il n’y a qu’une seule chose qui puisse la rendre encore plus misérable, et c’est d’être célibataire.

Cette personne est un problème pour lequel tu ne seras jamais une solution.

La différence entre la fierté et l’orgueil

Je m’amuse souvent à me qualifier moi-même d’orgueilleux.  Il faut dire que j’ai toujours eu du mal à gérer les compliments.  Ça vient du fait que dans les vingt-sept premières années de ma vie, j’ai appris à survivre dans la discorde plutôt que de vivre dans l’harmonie.  Alors lorsque je me fais complimenter, je ne sais pas trop comment réagir.  Par exemple, ces temps-ci, lorsque l’on me rencontre, je me fais généralement complimenter sur le fait que j’ai l’air beaucoup plus jeune que mes 51 ans.  J’ai donc développé une routine qui m’empêche de perdre mes moyens : Lorsqu’on me dit ça, je me passe la main dans la barbe et les cheveux en répondant :

« Ah ça, c’est grâce à Miss Clairol.  Mais bon, que voulez-vous, chuis orgueilleux comme ça! »

Ça fait sourire, on jase un peu sur le sujet, et on passe à autre chose.  Bon, si j’étais vraiment orgueilleux, jamais je n’irais avouer me teindre, et encore moins avec des produits pour femmes.  Mais en même temps, si vous lisez ce blog depuis longtemps, vous m’avez vu de nombreuses fois montrer de mes photos avant-après à chaque fois que je mets l’effort de travailler sur ma santé, ma forme physique et mon look.  J’ai même créé un autre blog, Diesel Ego, pour chroniquer en temps réel ma remise en forme du printemps 2019.  Alors puisque je m’attends toujours à me faire traiter d’orgueilleux, je prends les devants.  Après tout, on ne peut pas me faire honte sur un point de ma personnalité si c’en est un que je reconnais déjà volontiers.

Ceci dit, je me suis rendu compte avec les années que la différence entre la fierté et l’orgueil est toute simple :

  • La fierté, c’est un sentiment que l’on ressens envers soi-même, pour soi-même.  On ne ressens pas le besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.
  • Tandis que l’orgueil, c’est quelque chose qui demande un public.  C’est ressentir le besoin irrésistible de voir nos mérites reconnus par les autres.  

Dans cette optique, l’orgueilleux peut facilement se faire contrôler par toute personne manipulatrice.

Exemple vécu il y a une vingtaine d’années : J’étais à une sortie en petit groupe d’amis.  Ayant besoin d’avoir momentanément les mains libres pour remettre de l’ordre dans sa tenue, une amie me refile son grand sac à bandoulières.  Puis on poursuit notre chemin tandis qu’elle me laisse son sac.  Quatre ou cinq minutes plus tard, comme si elle se rappelait soudain me l’avoir refilé, elle se retourne presque en sursaut, et me dit :

« Oh! J’m’excuuuuse!  Si c’est trop lourd, je vais le reprendre, si tu veux. » 

Je suppose que j’étais un brin orgueilleux, ou alors qu’elle était une excellente manipulatrice, ou bien les deux.  Mais son attitude et sa phrase ont créé en moi deux sentiments simultanés :  Celui de me sentir injustement diminué à ses yeux, et celui de vouloir lui remettre les pendules à l’heure en lui démontrant qu’elle se trompait à mon sujet.  Mon réflexe spontané fut donc de vouloir continuer à lui porter son sac en la rassurant comme quoi j’en étais capable.

Avant même que les mots sortent de ma bouche, j’ai senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cette situation.  De un, avant qu’elle me dise ceci, j’avais juste hâte qu’elle le reprenne, son sac.  Le fait que j’aille soudainement envie de le lui porter, c’était un illogisme flagrant dans lequel je ne me reconnaissais pas.  Et de deux, sans pour autant être un athlète, j’avais quand même un physique costaud, tandis qu’elle passait souvent pour une anorexique.  Il était donc impossible qu’elle puisse vraiment croire son sac plus lourd pour moi que pour elle. 

J’ai donc compris qu’elle cherchait à me manipuler à lui servir volontairement d’esclave.  Sur le coup, j’étais furieux qu’elle me croit aussi crédule.  Mais ça n’était rien à côté du sentiment de déception que je ressentais.  De la trahison, de voir qu’une personne que je croyais mon amie puisse me considérer comme un imbécile manipulable juste bon à exploiter. 

Consciemment ou non, en me faisant ça devant nos amis, elle avait bien calculé son coup.  Si je garde son sac, je subis l’humiliation personnelle d’être son larbin.  Si je lui rends son sac, je subis l’humiliation publique  de confirmer son affirmation qu’il est trop lourd pour moi.  Et si je la confronte sur cette tentative de manipulation, je subis l’humiliation publique et privée d’être le parano qui met une mauvaise ambiance dans notre sortie entre amis, ce qui fait qu’ils risquent d’y repenser à deux fois avant de m’inclure de nouveau dans nos activités de groupe.  Elle croyait donc probablement m’avoir peinturé dans un coin.

C’était mal me connaitre. 

En courbant l’échine, j’ai retiré son sac de mes épaules en tremblotant comme s’il pesait des tonnes.  Je lui ai dit avec une voix faible et essoufflée :

« Oh!  Oui!  Ton sac est tellement louuuuurd.  Par pitié, vient en aide à la pauvre petite lavette que je suis. »

Devant les regards amusés de nos amis, elle n’a eu d’autre choix que de reprendre le sac que je lui tendais.  Ce qui m’a permis de rajouter un truc avec une voix admirative, ce qui a bien fait rigoler tout le monde.

« Woah! Toi t’es un homme!  Un vrai! »

Si j’avais été orgueilleux, j’aurais eu peur de passer pour une mauviette, et je le lui aurais volontairement porté, son sac.  Mais voilà, je n’étais pas orgueilleux.  J’étais fier.  Trop fier pour accepter de me laisser manipuler.  Et puis sérieusement, juste à nous regarder, personne ne pouvait vraiment s’imaginer que j’étais plus faible qu’elle.  Je n’avais donc rien à prouver à qui que ce soit, et encore moins à moi-même.

D’autres membres de ma famille ne sont hélas pas aussi auto-observateurs.  Par conséquent ils se font exploiter sans limite.  Par exemple, mon oncle Armand et sa femme Diane.  Armand est menuisier et Diane a un frère qui a toujours une rénovation ou une autre à faire dans les nombreuses propriétés qu’il possède.  Alors il embauche Armand pour rénover un appartement, repeindre une maison, construire un patio, etc.  Il s’entendent sur un tarif en-dessous du salaire minimum parce que bon, en famille, faut bien s’entraider hein!?  Mais quand le travail est terminé et que vient le temps de payer, le beau-frère le fait, mais en chialant comme quoi il les a logés, nourris, qu’ils ont pris des douches quotidiennes et fait du lavage, donc utilisé de l’électricité, et que rien de tout ça n’est gratuit.  Diane, insultée, lui remet alors son argent en lui disant que s’il est avare à ce point-là, qu’il le garde donc, son argent.  Ils repartent, furieux, mais fiers de lui avoir démontré que moralement, ils valent mieux que lui.

Les manipulateurs sont très intelligents.  Ce qui aide le beau-frère à manipuler Diane à rendre l’argent, c’est justement le fait qu’ils commencent à s’entendre sur un salaire de misère.  Si le beau-frère payait Armand le véritable tarif, alors là ce serait plusieurs milliers de dollars qui seraient en cause.  Diane serait beaucoup plus réticente à y renoncer.  Son frère s’en doute bien.   Mais là?  Quand il ne s’agit que trois ou quatre cent dollars?  Sur lesquels il rechigne ensuite sur le coût des repas et de l’électricité?  C’est beaucoup plus facile pour elle de se scandaliser de son avarice et de tout lui remettre sur un coup de tête.  Le beau-frère a donc eu tous les services de menuiserie et de rénovation dont il avait besoin, et ça ne lui a coûté que quelques repas maison.

Le problème, c’est qu’Armand et Diane ne sont pas fiers.  Ils sont orgueilleux.  S’ils avaient de la fierté, ils refuseraient de se faire exploiter, et ils prendraient leur juste dû.  Mais puisqu’ils sont orgueilleux, leur premier (et unique) réflexe est de faire la leçon de morale au beau-frère.  Leçon qui n’a autant d’effet qu’un coup d’épée dans l’eau, puisque quand on est exploiteur on se fout bien de la morale.  

De quelques mois à quelques années plus tard, le beau-frère récidive en réembauchant Armand et Diane pour d’autres travaux.  Et eux, éternelles bonnes poires, s’imaginent qu’il a honte de son comportement passé et qu’il ne récidivera pas.  Et ça se termine encore et toujours de la même façon.  Et ça fait cinquante ans que ça dure!

La fierté naît de la confiance en soi et en ses propres capacités.  On sait ce que l’on vaut, ni plus, ni moins, et on ne laisse pas les autres décider de notre valeur à notre place.  Inversement, l’orgueil est le symptôme d’un manque total de confiance en soi.  En étant incapable de se rassurer soi-même sur sa propre valeur, l’orgueilleux a toujours besoin de se comparer favorablement à d’autres, et à recevoir l’approbation des autres. 

Et c’est ce besoin vital de trouver grâce aux yeux des autres qui fait de l’orgueilleux une personne aussi facile à manipuler et à exploiter.

Le manque de confiance en soi n’est qu’une mauvaise habitude

Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit ici, et j’ai la flemme de fouiller dans une décennie de billets de blogs.  Mais lorsque j’étais enfant et jeune ado, j’étais le plus maigre et faible des garçons de la classe.  Je me souviens d’un jour de printemps, alors que j’avais 10 ans, en 5e année du primaire.  Le prof d’éducation physique a fait sortir les quatre classes de 5e.  Tous ensemble, nous avons eu à faire un sprint d’un bout à l’autre de la cour d’école.  Je suis arrivé l’avant-dernier, devant Manon la fillette rachitique.

Une autre fois, peut-être la même année, peut-être la suivante, je ne sais plus…  Même scénario, dans le sens que toutes les classes du même cycle furent réunies dans le gymnase, dans le but de créer plusieurs équipes pour un tournoi olympique.  Avez-vous déjà vécu la situation humiliante d’être choisi en dernier pour une équipe sportive?  Même humiliation ici, mais multipliée à l’infini, du fait que c’est devant tous les élèves de ton cycle, rendant du même coup ta honte universelle parmi tes pairs. 

Ce genre d’expérience m’a donné une sainte horreur des événements sportifs.  De toute façon, ce n’est pas comme si je pouvais en pratiquer un seul.  Mes parents étaient trop pauvres pour m’acheter des patins, un bat de baseball, un ballon de basket, un skate…  Pour vous donner une idée, ce n’est qu’à l’âge de onze ans, lorsque mon père travaillait à la Baie James à l’époque de la construction des grands barrages, que j’ai eu mon premier vélo. 

Ce vélo fut l’un des points les plus positifs de ma vie à ce moment-là.  À une époque où la télé n’avait que trois chaines francophones, et où les optométristes croyaient que regarder la télé plus d’une heure par jour causait la myopie chez l’enfant, je n’avais pas grand distraction.  Internet n’existait pas encore, et même si c’eut été le cas, nous n’avions pas le budget pour une connexion et encore moins un ordinateur.  Aussi, pour me distraire, je suis devenu explorateur urbain.  Je parcourais le quartier, puis la ville, la montagne, les villes environnantes.  Et puisque c’était ma seule distraction, je passais la majorité de mes temps libres sur ce vélo, de la fonte des neiges au printemps jusqu’à la première neige de l’hiver suivant.

Petit saut, trois ans plus tard.   J’ai 14 ans et je suis à la Polyvalente en secondaire III.  Pendant le cours d’éducation physique, notre prof nous amène dehors sur le terrain de sport.  Sur celui-ci, il y a une piste à deux voies pour faire des sprints sur une distance d’environ vingt-cinq mètres.  On me jumelle avec Dominic, le petit sportif toujours premier en tout.  On s’installe sur les blocs de départs.  Le prof nous donne le signal.  Je pars comme une flèche.  Je cours et…  Je m’arrête soudain, frappé par le doute.  Dominic me dépasse et termine le sprint, transformant mon doute en incompréhension.  Le prof me demande :

« Eh bien?  Pourquoi t’as arrêté? »
«  Ben… Je pensais avoir fait un faux départ. »

Je suis revenu sur mes pas, m’interrogeant encore sur ce qui venait de se passer.  Le prof m’a jumelé avec un autre.  J’ai refait le sprint, cette fois-ci en courant au maximum de mes capacités.  Et je l’ai terminé d’un bon trois mètres avant l’autre gars.

Je n’en revenais pas.  J’étais devenu rapide.  Bon, je n’avais toujours pas la résistance cardio pour être capable de faire un marathon ou un cross-country.  Mais sur de courtes distances, j’étais maintenant un remarquable sprinteur.  Et c’est avec un sentiment de surprise autant que d’incrédulité que j’ai vu mon nom en tête de la liste des coureurs, en tant que celui qui a réalisé le meilleurs temps.   Ça n’a eu que peu d’importance au bout du compte, car la moyenne de la note était établie sur une dizaine d’activités dans lesquelles j’étais toujours aussi médiocre.  Mais je m’en foutais.  Car pour la première fois de ma vie, j’étais le premier de classe dans une discipline sportive.  Après toute une vie à avoir été le gars le moins athlétique de toute l’école, le sentiment était euphorisant.

N’empêche que je me suis demandé en quel honneur est-ce que j’avais fait un bond si spectaculaire dans cette discipline sportive en particulier, et pas du tout dans les autres.  Il ne m’a pas fallu réfléchir longtemps pour comprendre que ça avait rapport à mes trois dernières années d’utilisation de mon vélo.  C’est que Saint-Hilaire, ma ville d’origine, est à flanc de montagne.  Alors évidemment, à part quelques plateaux, le terrain est tout en pentes.  Ça prend beaucoup plus d’efforts pour parcourir la place que sur terrain plat.  Ainsi, sans m’en rendre compte, j’ai musclé mes jambes et j’en ai augmenté la force.

La meilleure, c’est que si j’avais commencé à faire du vélo dans le but de renforcer mes jambes, je me serais probablement découragé au bout de quelques jours, voire quelques semaines.  Mais le fait que mon but unique était l’exploration, je ne me rendais pas compte de l’effort que je donnais.  Et ainsi, cette amélioration n’a été qu’un heureux bonus surprise.  Et surprise est le bon mot, car à ce moment-là, dans ma tête, il était tout à fait normal que je me fasse dépasser et distancer dès le départ.  Ça avait toujours été le cas.  Alors quand je n’ai pas vu Dominic devant moi, jamais je n’ai pensé que j’étais en train de le battre.  J’ai automatiquement cru que j’avais fait un faux départ.  Ce qui signifie qu’au sujet de la course, je n’avais aucune confiance en moi.  Et c’est normal.  Je ne faisais pas que me croire inférieur.  Je me savais inférieur.  J’avais de eu nombreuses expériences humiliantes dans mon passé pour me le prouver.

J’ai appris ce jour-là que quelque chose qui est la vérité absolue à une période de notre vie peut se transformer en impression erronée quelques temps plus tard.

Que l’on s’en rende compte ou non, nous sommes constamment sujet à l’évolution.  Souvent dans le négatif, il est vrai.  Mais parfois aussi dans le positif.  C’est exactement ce qui s’est passé ici :  Si le prof ne m’avait pas obligé à courir, jamais n’aurais-je essayé de le faire, et jamais n’aurais-je appris que j’étais devenu bon sprinteur.  J’aurais passé le reste de ma vie à penser que j’étais nul en course.

26 ans plus tard, je portais la flamme olympique

 Ce qui démontre qu’il ne faut jamais avoir d’idée préconçues à son propre sujet.  Surtout si cette idée est négative.  La mauvaise confiance en soi, c’est juste une mauvaise habitude qui ne fait que dresser devant nous des obstacles inutiles, et trop souvent sans pertinence.  Voilà pourquoi c’est une habitude qu’il faut s’efforcer à perdre.