Le manque de confiance en soi n’est qu’une mauvaise habitude

Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit ici, et j’ai la flemme de fouiller dans une décennie de billets de blogs.  Mais lorsque j’étais enfant et jeune ado, j’étais le plus maigre et faible des garçons de la classe.  Je me souviens d’un jour de printemps, alors que j’avais 10 ans, en 5e année du primaire.  Le prof d’éducation physique a fait sortir les quatre classes de 5e.  Tous ensemble, nous avons eu à faire un sprint d’un bout à l’autre de la cour d’école.  Je suis arrivé l’avant-dernier, devant Manon la fillette rachitique.

Une autre fois, peut-être la même année, peut-être la suivante, je ne sais plus…  Même scénario, dans le sens que toutes les classes du même cycle furent réunies dans le gymnase, dans le but de créer plusieurs équipes pour un tournoi olympique.  Avez-vous déjà vécu la situation humiliante d’être choisi en dernier pour une équipe sportive?  Même humiliation ici, mais multipliée à l’infini, du fait que c’est devant tous les élèves de ton cycle, rendant du même coup ta honte universelle parmi tes pairs. 

Ce genre d’expérience m’a donné une sainte horreur des événements sportifs.  De toute façon, ce n’est pas comme si je pouvais en pratiquer un seul.  Mes parents étaient trop pauvres pour m’acheter des patins, un bat de baseball, un ballon de basket, un skate…  Pour vous donner une idée, ce n’est qu’à l’âge de onze ans, lorsque mon père travaillait à la Baie James à l’époque de la construction des grands barrages, que j’ai eu mon premier vélo. 

Ce vélo fut l’un des points les plus positifs de ma vie à ce moment-là.  À une époque où la télé n’avait que trois chaines francophones, et où les optométristes croyaient que regarder la télé plus d’une heure par jour causait la myopie chez l’enfant, je n’avais pas grand distraction.  Internet n’existait pas encore, et même si c’eut été le cas, nous n’avions pas le budget pour une connexion et encore moins un ordinateur.  Aussi, pour me distraire, je suis devenu explorateur urbain.  Je parcourais le quartier, puis la ville, la montagne, les villes environnantes.  Et puisque c’était ma seule distraction, je passais la majorité de mes temps libres sur ce vélo, de la fonte des neiges au printemps jusqu’à la première neige de l’hiver suivant.

Petit saut, trois ans plus tard.   J’ai 14 ans et je suis à la Polyvalente en secondaire III.  Pendant le cours d’éducation physique, notre prof nous amène dehors sur le terrain de sport.  Sur celui-ci, il y a une piste à deux voies pour faire des sprints sur une distance d’environ vingt-cinq mètres.  On me jumelle avec Dominic, le petit sportif toujours premier en tout.  On s’installe sur les blocs de départs.  Le prof nous donne le signal.  Je pars comme une flèche.  Je cours et…  Je m’arrête soudain, frappé par le doute.  Dominic me dépasse et termine le sprint, transformant mon doute en incompréhension.  Le prof me demande :

« Eh bien?  Pourquoi t’as arrêté? »
«  Ben… Je pensais avoir fait un faux départ. »

Je suis revenu sur mes pas, m’interrogeant encore sur ce qui venait de se passer.  Le prof m’a jumelé avec un autre.  J’ai refait le sprint, cette fois-ci en courant au maximum de mes capacités.  Et je l’ai terminé d’un bon trois mètres avant l’autre gars.

Je n’en revenais pas.  J’étais devenu rapide.  Bon, je n’avais toujours pas la résistance cardio pour être capable de faire un marathon ou un cross-country.  Mais sur de courtes distances, j’étais maintenant un remarquable sprinteur.  Et c’est avec un sentiment de surprise autant que d’incrédulité que j’ai vu mon nom en tête de la liste des coureurs, en tant que celui qui a réalisé le meilleurs temps.   Ça n’a eu que peu d’importance au bout du compte, car la moyenne de la note était établie sur une dizaine d’activités dans lesquelles j’étais toujours aussi médiocre.  Mais je m’en foutais.  Car pour la première fois de ma vie, j’étais le premier de classe dans une discipline sportive.  Après toute une vie à avoir été le gars le moins athlétique de toute l’école, le sentiment était euphorisant.

N’empêche que je me suis demandé en quel honneur est-ce que j’avais fait un bond si spectaculaire dans cette discipline sportive en particulier, et pas du tout dans les autres.  Il ne m’a pas fallu réfléchir longtemps pour comprendre que ça avait rapport à mes trois dernières années d’utilisation de mon vélo.  C’est que Saint-Hilaire, ma ville d’origine, est à flanc de montagne.  Alors évidemment, à part quelques plateaux, le terrain est tout en pentes.  Ça prend beaucoup plus d’efforts pour parcourir la place que sur terrain plat.  Ainsi, sans m’en rendre compte, j’ai musclé mes jambes et j’en ai augmenté la force.

La meilleure, c’est que si j’avais commencé à faire du vélo dans le but de renforcer mes jambes, je me serais probablement découragé au bout de quelques jours, voire quelques semaines.  Mais le fait que mon but unique était l’exploration, je ne me rendais pas compte de l’effort que je donnais.  Et ainsi, cette amélioration n’a été qu’un heureux bonus surprise.  Et surprise est le bon mot, car à ce moment-là, dans ma tête, il était tout à fait normal que je me fasse dépasser et distancer dès le départ.  Ça avait toujours été le cas.  Alors quand je n’ai pas vu Dominic devant moi, jamais je n’ai pensé que j’étais en train de le battre.  J’ai automatiquement cru que j’avais fait un faux départ.  Ce qui signifie qu’au sujet de la course, je n’avais aucune confiance en moi.  Et c’est normal.  Je ne faisais pas que me croire inférieur.  Je me savais inférieur.  J’avais de eu nombreuses expériences humiliantes dans mon passé pour me le prouver.

J’ai appris ce jour-là que quelque chose qui est la vérité absolue à une période de notre vie peut se transformer en impression erronée quelques temps plus tard.

Que l’on s’en rende compte ou non, nous sommes constamment sujet à l’évolution.  Souvent dans le négatif, il est vrai.  Mais parfois aussi dans le positif.  C’est exactement ce qui s’est passé ici :  Si le prof ne m’avait pas obligé à courir, jamais n’aurais-je essayé de le faire, et jamais n’aurais-je appris que j’étais devenu bon sprinteur.  J’aurais passé le reste de ma vie à penser que j’étais nul en course.

26 ans plus tard, je portais la flamme olympique

 Ce qui démontre qu’il ne faut jamais avoir d’idée préconçues à son propre sujet.  Surtout si cette idée est négative.  La mauvaise confiance en soi, c’est juste une mauvaise habitude qui ne fait que dresser devant nous des obstacles inutiles, et trop souvent sans pertinence.  Voilà pourquoi c’est une habitude qu’il faut s’efforcer à perdre.

Comment naît la confiance en soi

Montréal, automne 1995.  J’ai 27 ans et je suis de retour au études, au cégep, après dix ans de vie adulte.  J’ai passé la dernière moitié de cette décennie à être coincé dans une relation abusive avec la mère de mes enfants, dans laquelle je fus toujours rabaissé dans toutes les facettes de ce que je suis.

J’ai joint le journal étudiant, sans trop y croire au début, en tant qu’illustrateur et chroniqueur humoristique.  Et là, après deux mois de collaboration, à ma grande surprise, l’équipe m’offre le poste de rédacteur en chef.

Cette situation, me voir comme le patron, le dirigeant, le chef, c’est quelque chose que j’ai toujours rêvé.  Mais entre le rêve et la réalité, il y a une marge.  Notamment, le fait que jamais ce genre de truc ne m’était déjà arrivé dans la vraie vie.   Aussi, être rêveur ne m’a jamais empêché d’être réaliste.  Je leur ai donc posé la question suivante :

« Pourquoi moi? »

Ils m’ont alors dit les choses qu’ils voyaient en moi : Maturité.  Assiduité.  Sérieux.  Logique.  Et la capacité d’écrire des textes intéressants et intelligents, d’une manière assez simple pour être compréhensifs.

Et ce sont toutes des qualités que je ne me voyais pas moi-même posséder.

Flatté et ravi, j’ai accepté leur offre.  Mais un quart d’heure plus tard, je leur demandais de nouveau s’ils étaient sûrs de me vouloir comme rédacteur en chef.  Là encore, j’ai eu droit à un témoignage de mes mérites. 

Trente minutes plus tard, alors que je m’apprêtais à prendre place au bureau du rédacteur en chef, j’ai ressenti de nouveau l’impulsion de leur demander s’ils étaient vraiment sûrs et certains qu’ils voulaient bien de moi à la tête du journal.

Et c’est là que, plutôt que de leur balancer la même question une troisième fois, j’ai posé l’un des gestes les plus intelligents de ma vie :  Au lieu de les questionner eux, je me suis questionné MOI!   Non pas en me demandant pourquoi est-ce qu`ils veulent de moi.  Mais plutôt en me demandant pourquoi est-ce que j’ai tant de difficulté à y croire.  

Et c’est là que je me suis dit :  « Tous ces gens voient en moi des capacités et du mérite.  Pourquoi est-ce que je n’arriverais pas à reconnaître moi-même que je les ai, ces capacités et ce mérite?  Ils ont confiance en moi.  Pourquoi est-ce que je ne n’aurais pas moi-même confiance en moi? »

Et puis, soyons sérieux: Qu’est-ce qui risque d’arriver si je continue de leur poser cette question?  Je vais juste leur donner l’impression que je crois qu’ils ont fait erreur de me choisir.  Je vais leur mettre en tête des doutes à mon sujet.  Pour une fois que j’ai dans mon entourage des gens qui croient en moi et en mes capacités, pourquoi est-ce que j’irais agir de manière à saboter ça?

J’ai alors compris que, après avoir passé ma vie à survivre dans le mépris des autres, je n’avais jamais appris à vivre avec leur respect.  Dans de telles conditions, je peux comprendre pourquoi j’ai été aussi désemparé de ces témoignages positifs à mon égard.

Ayant réalisé ceci, j’ai décidé de ne plus les questionner, d’accepter les faits, et de me montrer digne de leur confiance.  Si à leurs yeux j’ai ce qu’il faut pour être un leader, alors je serai ce leader.  Puisque le journal m’a porté au pouvoir, alors j’allais faire tout en mon pouvoir pour offrir au cégep et à ses étudiants le meilleur journal que l’on puisse produire. 

Un mois plus tard, en voyant qu’un prof de philosophie du cégep utilisait l’un de mes articles comme sujet de devoir, alors là, plus de doute possible.  J’avais du talent, et j’avais du mérite.  Il fallait juste que je prenne mes distance avec les gens qui, tout le long de ma vie, m’ont toujours fait croire que je n’en avais aucun.  Et j’ai commencé en quittant la mère de mes enfants, mettant fin à cette relation abusive qui n’avait que trop duré.

Évidemment, après toute une vie à se faire conditionner à croire que l’on n’est pas assez bien, on ne peut pas se débarrasser de ces complexes du jour au lendemain.  Et croire que l’on a ce qu’il faut pour diriger un journal, c’est autre chose que de croire que l’on a ce qu’il faut pour plaire à une personne bien.  Je m’en suis douloureusement rendu compte l’année suivante.

Automne 1996.  J’ai 28 ans.  J’en suis à ma seconde et dernière année de Cégep.  Libéré de l’emprise de mon ex, j’habite maintenant aux résidences étudiantes, dont la construction fut achevée l’été dernier.  Ma meilleure amie, c’est Océane, une camarade de classe du cours d’Espagnol.  Une intelligente et jolie jeune femme de 19 ans avec qui j’ai énormément de goûts en commun et de passions artistiques partagées.

Un soir, chez moi, après un mois et demi de grande amitié, Océane m’a démontré qu’elle me désirait.  Je n’arrivais pas à y croire.  Elle était de neuf ans ma cadette.  Elle était déjà dans une relation.   Une relation abusive dont elle voulait se tirer, certes, mais dans une relation quand même.  Nous étions amis depuis les deux derniers mois, ce qui fait que pour moi, sans m’être jamais posé la question, il était clair que j’étais friendzoné.  Et elle m’avait dit devoir partir à 21:00, et il était déjà 21:30.  Et elle avait bu.  Dans ma tête, tout ça me démontrait qu’elle ne pouvait pas vraiment me vouloir.

Hélas, cette fois-là, je n’ai pas pensé à agir comme je l’avais fait un an plus tôt au journal.  Je ne me suis pas questionné moi.  Je l’ai questionné ELLE.  Face à mes questions trop claires et trop directes, questions qui sous-entendaient des faits et gestes immoraux de sa part, elle n’a pas su quoi me répondre.  Au final, elle s’est juste sentie idiote, ivrogne, salope, repoussée et humiliée.  Non seulement j’avais ruiné ma chance de vivre ce qui avait le potentiel d’être l’une des plus géniales et passionnées relations de ma vie, je venais également de gâcher pour toujours notre si parfaite amitié.

Et tout ça parce que, à cause de mes complexes d’infériorité, j’ai décidé à sa place qu’elle ne pouvait pas vouloir de moi.

La vie m’avait tellement conditionné à croire que j’étais un loser que je ne me posais même pas la question.  Pour moi, je l’étais.  C’était une fatalité que j’avais accepté depuis longtemps.  La vie n’avait plus besoin de m’envoyer des obstacles pour me saboter.  J’étais parfaitement capable de me saboter moi-même.  C’est ce que j’avais failli faire avec le journal l’année d’avant, et c’est ce que je venais de faire avec Océane.

Voyez-vous, plus tôt dans ce billet, lorsque je disais qu’être rêveur ne m’a jamais empêché d’être réaliste, en fait, réaliste n’est pas le bon mot.  Oui, je me croyais réaliste à ce moment-là.  Mais dans les faits, ce que j’étais vraiment, c’était défaitiste.  J’étais tellement habitué à subir des échecs et des revers, d’être un perdant, que j’ai fini par accepter ma condition d’inférieur social.  Dans ce temps-là, par réflexe de survie, un gars apprend à « ne pas s’en faire accroire. »  Il apprend à « rester à sa place. »  Sauf que dans sa tête, « sa place », c’est toujours en dernier, toujours en-dessous des autres.  Ce n’est jamais à leur égalité.  Et ce n’est surtout pas plus haut qu’eux.

Ce que ça signifie, c’est que si Océane avait été célibataire, d’accord, j’aurais eu quelques difficultés à croire qu’elle voulait de moi.  Mais j’aurais fini par y croire.  Dans mon inconscient, j’aurais cru que le fait de sortir avec moi, ça aurait été pour elle mieux que rien.  Mais là?  Puisqu’elle était déjà en couple?  Alors là, je ne suis plus seulement mieux que rien.  Je suis mieux que quelque chose.  Je suis mieux que lui!  Et encore, je n’étais pas en compétition avec lui, comme deux candidats pour obtenir le poste d’amoureux officiel d’Océane.  J’allais prendre la place de celui qui occupait ce poste depuis déjà un an.  Ça me mettait en position de supériorité sur ce gars-là.  Or, quand tu as de la misère à te croire égal aux autres, il est encore plus difficile d’imaginer que tu puisses être leur supérieur.

J’étais tellement préoccupé avec l’idée de rester à ma place, que je ne me rendais pas compte que ça faisait des années que ma place n’était plus aussi basse que j’avais été conditionné à le croire.

On ne se doute jamais des dommages collatéraux que notre propre manque de confiance en soi peut causer chez les gens qui nous entourent.  Si j’avais cru mériter le désir et l’amour d’Océane, elle aurait trouvé en nous la force de se libérer de cette relation abusive dans laquelle elle était coincée.  À la place, en la repoussant, je lui ai juste fait croire qu’elle ne méritait pas mieux que lui.  Elle a donc continué d’être en couple avec ce gars abusif.  Bref, en ayant une basse estime de moi, je lui ai donné une basse estime d’elle-même.  En n’ayant aucune confiance en moi, j’ai miné sa propre confiance en elle.

Perdre Océane, mais surtout réaliser que j’ai contribué à la conditionner à accepter d’être dans une relation malheureuse, ce fut l’une des plus dures leçons de ma vie.  Et je me suis juré que je ne l’oublierai jamais.  Voilà pourquoi j’en parle encore, aujourd’hui, vingt-trois ans plus tard.

À partir de ce moment, je me suis juré que plus jamais je manquerai de confiance en moi et en mes capacités. 

Et justement, vingt-trois ans plus tard, vous voulez voir ce que c’est capable de faire, un homme qui a confiance en lui et en ses capacités? Me voici, l’année dernière, du début du mois d’août jusqu’à la fin de décembre. 

50 ans.  222 lbs / 100,7 kgs.  Obèse.  Une jambe et les deux pieds croches.  Une fasciite plantaire aux deux pieds qui risque de m’incapaciter à marcher si j’essaye de me remettre au jogging.  Une pression sanguine qui est à la limite d’être trop basse.  Et avec une vertèbre brisée qui a demandé une convalescence qui a duré dix mois.

Comme le disent ceux qui utilisent mal cette expression, j’aurais pu choisir de vieillir avec grâce.  C’est-à-dire travailler sur mon intellect, m’habiller mieux, avoir de la classe, et ne pas me préoccuper de détails insignifiants comme l’âge et le physique.  Après tout, j’avais toutes les raisons de croire que mes meilleures années étaient derrière moi.  Tout le monde sait qu’il est impossible d’être sexy une fois que l’on a atteint la cinquantaine.

Mais voilà : J’ai confiance en moi et en mes capacités.

À la fin de décembre, une fois ma convalescence terminée, je me suis inscrit au gym.  J’ai fait des recherches sur l’alimentation.  J’ai fait des recherches sur les exercices cardio.  J’ai fait des recherches sur les exercices de musculation.  J’ai appliqué dans mon quotidien ce que j’ai appris.  J’ai créé Diesel Ego, mon blog de remise en forme.   J’ai appliqué à mon programme les trois principes qui régissent ma vie, soit le courage, la ténacité et la sagesse.  Et me voici, aujourd’hui, quatre mois plus tard.

Impossible d’être sexy après 50 ans, hm?  

Maintenant, ÇA, c’est ce que j’appelle vieillir avec grâce.  Et ça ne m’a pas pris plus que quatre mois.  En seize petites semaines, j’ai réussi là où la majorité des gens passent des années à échouer.  Et ce, malgré mon âge et mes handicaps physiques. 

La différence?  J’ai confiance en moi et en mes capacités.

Comment naît la confiance en soi?  Fais de ton mieux.  Ait le courage de toujours faire en sorte de t’améliorer.  Ait la ténacité de ne jamais abandonner.  Mais ait la sagesse de savoir ralentir quand il le faut, récupérer au besoin, ou abandonner si la cause est perdue, pour ensuite passer à autre chose.  En accumulant les réussites et en évitant habilement les échecs, tes mérites seront reconnus.  Les gens vont croire en toi.  Et quand les gens croient en nous, il est beaucoup plus facile d’y croire soi-même.  Et dès que l’on y croit, surtout après avoir fait nos preuves, alors là, tous les buts réalistes sont à notre portée.

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Y’A LIENS LÀ :

Dans ce billet, je décris de manière claire le raisonnement erroné qui m’a fait repousser Océane, et pourquoi elle a réagi comme elle l’a fait.

Sinon, vous avez ici l’histoire détaillée de ma relation avec Océane, et comment ça m’a appris ces dures leçons que j’applique encore aujourd’hui.

Diesel Ego, mon blog de remise en forme, dans lequel je décris tout mon programme d’exercice de 16 semaines, pendant que je l’ai suivi.

Autopsie du loser.  Une très grande remise en question, une auto-analyse que j’ai commencé à l’age de 25 ans et que j’ai terminée à 30.  C’est ce qui m’a fait prendre conscience de tout ce qui n’allait pas chez moi.

Et son indispensable complément, la série Pas obligé de rester loser.  Une douzaine de billets dans lequel j’explique, un sujet à la fois, comment j’ai cessé d’en être un.

Évolution personnelle: Où trouver la motivation?

Il y a environs deux mois, un lecteur nommé Alexandre m’a écrit ceci:

Bonjour Steve,

Je laisse ce commentaire sur ton post le plus récent. Je suis récemment tombé sur tes écrits par hasard et je les trouve assez intéressants. Ta progression et ton évolution, comment tu es parti de rien, c’est assez impressionnant comme travail personnel je dois avouer.

Je me rappelle qu’adolescent, je te lisais dans Safarir.

Il y a cependant un truc qui me chicote – et c’est probablement matière à un post en entier, peut-être…

Comment trouvais-tu et maintenais-tu ta motivation pour continuer ton évolution? Par exemple, tu mentionnes t’être mis à la course à pied. En ligne droite le plus loin possible, à chaque jour.

Comment gardais-tu ta motivation pour t’assurer de continuer à faire les efforts nécessaires pour atteindre tes objectifs?

Tes écrits ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Bien qu’il y ait certain sujets sur lesquels j’ai une opinion différente (c’est un peu normal; nous n’avons pas le même background et expériences de vie), je trouve tes écrits en général très enrichissants et vais tenter d’intégrer certaines leçons à ma vie.

Merci pour tout.

Il y a bien des choses que je pourrais répondre à ça. Tout d’abord, la réponse air-bête: « J’en ai déjà parlé. C’est sur mon blog. Cherche! » Mais bon, après 9 ans et ¾ d’existence et 426 billets, je comprends que la tâche puisse être pénible. Aussi, je répondrai à ta question ici, avec lien lorsque je citerai un vieux billet.

Seconde réponse air-bête: « La motivation est là où elle est! » C’est quelque chose que je prêchais déjà il y a onze ans, lorsque j’ai posé ma candidature pour Défi Diète 2008 avec ce vidéo. Dans celui-ci, je dis carrément que si je cherche à perdre du poids, ce n’est pas pour « améliorer ma santé » ni pour « m’assurer que mes petits enfants aient la chance de connaître leur grand-père », et encore moins parce que « ma femme et/ou mes enfants s’inquiètent de moi. » Non! Moi, si je veux perdre du poids, c’est parce que je veux être beau. Eh bien ma vidéo, autant que son titre et ma déclaration ont fait de moi le premier candidat choisi, tellement je détonnais sur les autres.

Trois mois plus tard, à la fin de Défi Diète, j’avais perdu 22 lbs.

Extrait de mon billet Témoignage d’un ex-gros, 2 de 2.
[Le] 14 janvier 2009. Une grande photo couleur de moi trône au centre de la page 45 du Journal de Montréal. C’est Défi Diète qui invite le public à poser leur candidature pour l’édition 2009, en m’ayant choisi en tant qu’exemple de participant de l’année dernière à qui le programme a été profitable.

Le reportage s’intitule Que sont-ils devenus? et a été fait à partir d’entrevues téléphoniques dans lequel ils nous posaient quelques questions sur notre vie post-Défi Diète 2008. En particulier au sujet de où nous en étions rendus avec notre poids. Voici le bilan pour les dix candidats:

  • 1 a repris 0.8 lbs.
  • 1 a repris 3 lbs.
  • 1 a repris 4.5 lbs.
  • 1 a repris 10 lbs.
  • 1 a repris 15 lbs.
  • 1 n’a pas pu être rejoint pour en parler (J’ai appris plus tard qu’il avait repris plus que ce qu’il avait perdu.)
  • 1 est resté au même poids.
  • 1 a perdu 2 autres lbs.
  • 1 a perdu 10 autres lbs.
  • Et moi, avec mon 196 contre les 208 de la fin de Défi Diète 2008 j’ai perdu 12 autres lbs. [Fin de l’extrait]

La différence entre eux et moi? Je ne me suis pas préoccupé de bien paraître aux yeux des autres en ayant une motivation politically correct socialement acceptable. Ma motivation, devenir beau, venait de moi, et non d’une source extérieure. Les six premiers candidats sur les dix que nous étions étaient motivés par tout l’entourage que nous avions à Défi Diète: Les entraineurs, les motivateurs, la nutritionniste, les reportages… Dès qu’ils ont perdu tout ça, ils n’avaient plus de motivation. Mais dans mon cas personnel, puisque ma motivation était en moi, je n’ai jamais pu la perdre.

Mais voilà, je me suis déjà fait dire: « L’orgueil et la vanité, ce sont des défauts. Est-ce vraiment une bonne idée de se motiver avec quelque chose de négatif? » À ça, je réponds: Quand on dit motivation négative, il y a celui qui va accrocher au mot motivation, et il y a celui qui va accrocher au mot négatif. Le premier va avancer. Le second va rester sur place.

Extrait de mon billet Tout passe par le physique
Les défauts sont-ils obligés d’être des défauts?
C’est là que je me suis posé la question suivante: Et si, au lieu d’essayer de se débarrasser des défauts de notre personnalité comme le voudrait une société trop bien-pensante, on les accepterait plutôt comme étant partie intégrante de soi-même? Mieux encore: Et si on utilisait plutôt toute l’énergie physique et mentale contenue dans nos défauts pour l’investir dans quelque chose de positif?

Je suis orgueilleux et vaniteux? Ok alors, voilà ma source de motivation mentale pour changer mon apparence. Je suis jaloux et envieux du physique des gars qui plaisent? Voilà la source de ma motivation physique pour faire de l’exercice. Je suis frustré d’avoir été rejeté par des filles qui disaient préférer des bons gars comme moi, mais qui s’en allaient toujours vers des gros machos violents qui auraient pu m’envoyer à l’hôpital d’une pichenette? Voilà ma source de rage, ce qui me fournit en énergie, qui me pousse à aller toujours plus loin, à faire de plus en plus d’efforts.
[…]
Orgueilleux, vaniteux, jaloux, envieux et frustré. Cinq traits de caractère qui auraient pu me pousser à commettre des gestes négatif envers mon entourage et moi-même. Cinq défauts qui auraient pu me détruire. Je les ai plutôt utilisés pour me construire.
[Fin de l’extrait]

Mais voilà, c’est une chose d’avoir la motivation de commencer, c’en est une toute autre d’avoir la motivation de ne pas lâcher en cours de route. Ce qui décourage les gens, c’est que, peu importe le temps qu’ils consacrent à leur but, celui-ci a beau se rapprocher, il reste qu’il ne se rapproche qu’à à pas de tortue amputée de trois pattes. Quelle est la solution, alors? Simple: Mettre son focus sur le travail plutôt que sur le résultat du travail.

Extrait de mon billet S’entrainer avec sagesse.
L’AUTRE : Son objectif: Perdre 60 lbs / 27 kgs.  Par conséquent, son but était encore très loin.
MOI : Mon objectif: Aller au gym de 2 à 4 fois par semaines, faire 10 exercices, trois sets de 10 répétitions, jamais les mêmes exercices que le jour précédent.  Donc, à tous les jours où je revenais du gym, j’étais satisfait car j’avais atteint mon but.  Donc, tandis que…

L’AUTRE : Met son focus sur la perte de poids, donc sur le résultat de l’exercice…
MOI :  Je mets mon focus sur l’exercice.  Non seulement ça m’apporte la satisfaction quotidienne d’avoir atteint mon but, le résultat sous forme de perte de gras et de gains musculaires ne devient plus qu’un bonus, une prime qui se rajoute agréablement à la satisfaction du travail bien fait.
[Fin de l’extrait]

J’élabore davantage:

Extrait de mon billet Ajuster ses résolutions du nouvel an.
À chaque année, c’est la même chose:  On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre. (Si on est artiste)

… et à chaque année, on est déçu de ne pas avoir réussi.  Mais ce n’est pas grave.  Voici la nouvelle année.  Cette fois, c’est dit: On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre.  (Si on est artiste.)

Vous savez ce qui ne va pas dans ces résolutions?  Très simple : Ce ne sont pas des actions.  Ce sont des résultats d’actions. Voilà pourquoi ça ne marchera pas plus cette année que l’année d’avant.

Vous ne voyez pas la différence? D’accord, je précise : Si je vous dis : Perds du poids! Maintenant!  Là! Tout de suite!  Vas-y!  Go! Allez, maigris!  Êtes-vous capable faire ça sur commande? Non, hein!?

Par contre, si je dis :  Fais du jogging!  Vous pouvez vous lever et courir immédiatement.  Si je dis Mange moins et mange mieux.  Vous pouvez vous préparer sur le champ un truc bon pour la santé et n’en manger qu’une portion raisonnable.

Ça parait simple, anodin, voire ridicule comme ajustement.  Pourtant, c’est ce petit changement qui va faire toute la différence. Voyez plutôt: Si votre focus est de perdre 10 kgs / 20 lbs, alors ça prendra 2, 3, 4, 5 mois avant de pouvoir enfin ressentir la satisfaction. D’ici à ce que vous atteigniez votre but, vous risquez de trouver le temps long, ce qui augmente les possibilités d’abandonner en chemin.

Par contre, si votre but est de faire du jogging trois fois par semaine, alors ce sera trois fois par semaine que vous ressentirez la satisfaction de l’avoir atteint, ce but. Focussez sur bien manger, et vous ressentirez en plus cette même satisfaction trois fois par jour.  Non seulement la satisfaction d’avoir atteint son objectif sera quotidienne et multiple, la perte de poids ne deviendra qu’un effet secondaire, un  bonus qui se rajoute à tout le positif que l’on a déjà vécu. Avouez que c’est bien plus encourageant comme ça.
[Fin de l’extrait]

C’est sûr qu’ici, on parle d’exercice. Il reste que c’est une mentalité que j’applique également dans toutes les facettes de mon existence.

Et c’est reparti pour 2019
Comme je le répète souvent, depuis que je me suis brisé une vertèbre il y a dix mois, j’ai eu à cesser toute activité physique. J’aurais cependant dû ajuster ma diète, car je suis remonté à 218 lbs. Je reste encore loin des 232 lbs pré-Défi-Diète-2008, surtout que j’ai pris un peu de muscle ces onze dernières années, mais ça reste 20 de trop que ma normale. Et bien je m’y remet cette année, et je posterai le journal de mes progrès ici à toutes les deux semaines. Ça permettra de voir en direct comment je me motive dans un environnement nouveau.

L’évolution du point de vue (1ère partie)

Lorsque je regarde celui que j’étais dans la jeune vingtaine, je constate que je ne suis plus du tout la même personne.  En particulier de la façon dont je vois les choses.

 Par exemple :

Héros à l’époque, pitoyable aujourd’hui.
Jetez un oeil à cette vidéo d’une course de cinq kilomètres, dans laquelle un homme s’écroule d’épuisement à dix mètres de la ligne d’arrivée, distance qu’il met ensuite trois minutes à franchir. 

Cette vidéo n’existait pas lorsque j’étais dans la vingtaine, mais j’ai déjà été témoin d’une scène semblable.

Ma mentalité à l’époque :   Le fait qu’il a déployé un effort physique surhumain qui l’a vidé de toutes ses forces, et qu’il trouvait malgré tout assez de volonté pour se traîner jusqu’à la ligne d’arrivée par ses propres moyens, en refusant toute aide.  Quelle détermination.  Quel courage. Ce gars-là était mon héros.  Un modèle à suivre.

Ma mentalité maintenant :  Je trouve ce gars stupide, voire carrément pitoyable. 

Qu’est-ce qui a changé en moi? Plusieurs choses.  Avant, je n’étais nullement athlétique.  Tout le long de mon école primaire et secondaire, j’étais toujours le dernier en gym.  Alors pour moi, le fait que tout le reste de la population était plus en forme que moi, c’était mon quotidien.  C’était une fatalité que, même si je détestais, j’avais toujours acceptée.  Voilà pourquoi j’étais porté d’instinct à me reconnaître en ce gars-là, pour qui c’est cent fois plus difficile que pour tout le monde de réussir.  

Il y a huit ans, plutôt que d’avoir du ressentiment envers les bons coureurs, j’ai décidé d’en devenir un.  Je me suis renseigné sur la façon de commencer à m’entraîner.  J’ai investi l’effort physique et mental requis.  Je me suis mis à la course de façon intelligente, de manière à me renforcer, plutôt que de m’endommager.  Et, peu à peu, je suis devenu capable de courir sur de plus en plus longues distances sans mettre ma santé en jeu.  En trois mois et demi d’entrainement, ma distance de course non-stop a passé de 200 mètres à 5.2 km.     

Ce qui fait que maintenant, lorsque je visionne cette vidéo, au lieu de ne regarder que lui, je regarde les 86 autres personnes qui le dépassent (je ne blague pas, je les ai vraiment comptés) et qui terminent leur cross-country sans pour autant être incommodés.  Si tous ces gens sont capables de le faire en étant à peine essoufflés, alors pourquoi est-que lui est sur le bord de crever?  Tout ce que cette situation démontre, c’est que contrairement à eux, il ne s’est pas préparé adéquatement. 

Lorsque j’ai découvert cette vidéo il y a dix ans, j’avais une curieuse sensation en regardant cette scène.  Quelque chose me dérangeait.  Je n’aurais pas pu dire quoi exactement, mais j’avais la vague impression que quelque chose ne collait pas.  Comme s’il y avait un illogisme en quelque part.  Il faut dire qu’à ce moment-là, ça prendra encore deux ans avant que je me mette moi-même à la course.

Aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai en course, lorsque je regarde de nouveau cette scène, je vois immédiatement d’où me venait cette impression :  S’il avait été le dernier à arriver, je ne me serait pas posé de question.  Sa position parmi les coureurs aurait concordé avec sa piètre condition physique.

Mais LÀ, il se fait dépasser par 86 personne au final, et il y en a encore plein d’autres qui passent la ligne d’arrivée après lui.  Si ce gars-là est aussi faible, vous ne trouvez pas ça étrange que, tout le long de la course, il se trouvait devant tous ces gens-là? 

Ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose : Tandis qu’eux courraient à rythme modéré afin de conserver leur énergie, lui a dû sprinter tout le long pour tous les dépasser.  Ça explique pourquoi il était devant eux, ça explique son état d’épuisement total, et ça confirme que comme bien des gens qui ne connaissent rien au sport dans lequel ils ont décidé de se démarquer, il croyait probablement qu’il lui suffirait juste de se pousser à fond non-stop avec volonté et détermination pour montrer à tous qu’il est capable de faire bien mieux qu’eux.  Il était convaincu que les préparatifs et l’entrainement n’étaient qu’une stupide et inutile perte de temps. Je suppose que le fait que quelques personnes aient franchis la ligne d’arrivée après lui, ça lui a permis de se vanter qu’il a tout de même eu raison de le penser. 

S’il s’était préparé correctement, s’il avait couru de la bonne manière, il n’aurait pas fini cette course au bout du rouleau.  Ce qui en revient à dire que les problèmes qu’il a subi durant cette course, c’est lui-même qui se les ai causés.  Ce gars-là a été lui-même son propre obstacle. 

Hier, quand j’étais encore ignorant, ce gars-là était mon héros.  Aujourd’hui, un gars qui a besoin de se pousser à l’épuisement physique total  pour faire égal ou mieux qu’une personne qui ne sera que légèrement fatiguée d’avoir accompli la même tâche, je n’appelle plus ça un modèle à suivre.  C’est plutôt le modèle parfait de tout ce qu’il ne faut pas faire. C’est le parfait exemple du loser qui a quelque chose à (se) prouver.

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Bientôt: Généreux altruiste à l’époque, dépensier irresponsable aujourd’hui.  

 

Ajuster ses résolutions du nouvel an. Ou: Cesser de penser négatif.

À chaque année, c’est la même chose:  On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre. (Si on est artiste)

… et à chaque année, on est déçu de ne pas avoir réussi.  Mais ce n’est pas grave.  Voici la nouvelle année.  Cette fois, c’est dit: On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre.  (Si on est artiste.)

Vous savez ce qui ne va pas dans ces résolutions?  Très simple : Ce ne sont pas des actions.  Ce sont des résultats d’actions. Voilà pourquoi ça ne marchera pas plus cette année que l’année d’avant.

Vous ne voyez pas la différence? D’accord, je précise : Si je vous dis : Perds du poids! Maintenant!  Là! Tout de suite!  Vas-y!  Go! Allez, maigris!  Êtes-vous capable faire ça sur commande? Non, hein!?

Par contre, si je dis :  Fais du jogging!  Vous pouvez vous lever et courir immédiatement.  Si je dis Mange moins et mange mieux.  Vous pouvez vous préparer sur le champ un truc bon pour la santé et n’en manger qu’une portion raisonnable.

Ça parait simple, anodin, voire ridicule comme ajustement.  Pourtant, c’est ce petit changement qui va faire toute la différence. Voyez plutôt: Si votre focus est de perdre 10 kgs / 20 lbs, alors ça prendra 2, 3, 4, 5 mois avant de pouvoir enfin ressentir la satisfaction. D’ici à ce que vous atteigniez votre but, vous risquez de trouver le temps long, ce qui augmente les possibilités d’abandonner en chemin.

Par contre, si votre but est de faire du jogging trois fois par semaine, alors ce sera trois fois par semaine que vous ressentirez la satisfaction de l’avoir atteint, ce but. Focussez sur bien manger, et vous ressentirez en plus cette même satisfaction trois fois par jour.  Non seulement la satisfaction d’avoir atteint son objectif sera quotidienne et multiple, la perte de poids ne deviendra qu’un effet secondaire, un  bonus qui se rajoute à tout le positif que l’on a déjà vécu. Avouez que c’est bien plus encourageant comme ça.

Pour rester dans le sujet de la perte de poids: 

Il y a un autre truc qui nous décourage toujours un peu au niveau du subconscient : Le mot perdre !  De tous les temps, dans tout ce qu’il entreprend, l’être humain cherche à réussir.  Aussi, le concept de perdre, c’est contre-nature pour lui.  Normal, le mot perdre est associé à un nombre incalculable d’expressions toutes aussi négatives les unes que les autres: Perdre son travail, perdre son argent, perdre sa copine, perdre ses clés, perdre son portefeuille, perdre son chemin, perdre son temps, perdre un match, perdre la partie, perdre la raison, perdre la face, etc.  Dans la vie, il n’y a pas plus grande honte que d’être étiqueté comme étant un loser, un perdant. Voilà pourquoi c’est le qualificatif le plus populaire chez ceux qui dénigrent les autres: Dans une société basée sur la réussite, se faire traiter de perdant, c’est l’insulte suprême.  Alors qu’on le veuille ou non, même s’il est suivi des mots du poids, quand le premier mot de notre but est perdre, il ne faut pas être surpris que ce but soit rarement atteint.  Et quand on échoue à perdre, on est doublement loser.

Et si on focussait plutôt sur gagner? Et si au lieu de guetter notre perte de poids, on constatait plutôt que l’on gagne de bonnes habitudes alimentaires?  Que l’on gagne de bonnes habitudes de vie? Que l’on gagne un meilleur rythme cardiaque? Que l’on gagne des muscles? Que l’on gagne quelques mètres de plus à chaque fois que l’on court? Que l’on gagne de la vitesse?

Mieux encore: Au lieu de compter à rebours, pourquoi ne pas aller de l’avant? Par exemple, pour rester dans le sujet de la course, admettons que votre but est de courir non-stop sur une distance d’au moins 200 mètres.  La majorité vont focusser sur leur fin de course de cette manière: « Plus que cinq mètres… Quatre… Trois… Deux… Un… Zéro! »  Agir ainsi est une erreur, et ce pour trois raisons:

  1. Vous ne gagnez pas de la distance pour arriver vers votre objectif de deux-cent mètres.  Au contraire, vous partez de votre objectif de deux-cent mètres et vous en perdez. Vous partez donc sur une note négative.
  2. Peu importe la distance que vous arriverez à parcourir, que ce soit deux-cent mètres ou vingt kilomètres, compter de cette façon fait qu’au bout du compte, vous arrivez toujours à zéro. Mettre autant d’effort pour toujours être à zéro, ça diminue le sentiment d’accomplissement. Un sentiment que vous gagneriez si, au contraire, vous vous voyiez évoluer, de deux cent mètres à vos débuts à vingt kilomètres quelques mois plus tard.
  3. Zéro, ça vous force à arrêter, et ce même si vous avez l’énergie d’aller plus loin. Normal, vous n’allez quand même pas continuer en disant « Moins un, moins deux, moins trois… » Zéro est donc une limite que vous vous imposez.  Mais si vous comptez à partir de zéro, et que vous arrivez à deux-cent, alors rien ne vous empêche de dépasser vos limites en faisant deux-cent dix, deux cent vingt, deux-cent-cinquante mètres. Il faut reconnaître que ça améliore la performance, et surtout le résultat.


Bref, tout ça pour dire que la meilleure façon d’atteindre ses objectifs, c’est non seulement de savoir choisir l’action plutôt que le résultat de l’action, il faut également agir de façon positive.

Et ça, c’est aussi vrai pour l’amaigrissement que pour n’importe quel autre objectif de vie.

S’entraîner avec sagesse.

Voici à quoi ça ressemble, au bout de six mois, une résolution du nouvel an qui n’est pas abandonnée en cours de route.  À l’aube de mes 49 ans, me voilà dans la meilleure forme de ma vie, et c’est sans la moindre appréhension que je vois arriver la cinquantaine. 

Ce qu’il y a de bien, lorsque l’on fait sans cesse des efforts afin de s’améliorer non-stop, c’est que l’on n’a jamais besoin de ressentir de la nostalgie pour ce que l’on a déjà été.

Bien que l’on voit déjà l’amélioration, je ne suis encore qu’à mi-chemin avant d’atteindre l’objectif que je me suis fixé, c’est à dire atteindre mon plein potentiel personnel de force et d’endurance.  Ensuite, je passerai à l’étape plus relaxe, celui de l’entretien.  C’est à dire passer de l’entrainement intense et régime modéré actuel, à l’entrainement modéré et régime relax.  Prendre mon poids une fois par semaine, et ajuster entrainement et nourriture de la semaine à ce moment-là, pour m’assurer de garder stable la bonne forme.  

Il y a une personne, ex-connaissance à moi, qui avait aussi comme résolution l’amélioration physique pour l’été de 2017.  Et cette personne a échoué en un an ce que j’ai réussi en six mois.  Il faut dire que notre approche de l’entrainement est très différente.  Et c’est en l’observant que j’ai compris pourquoi certaines méthodes fonctionnent alors que d’autres non.  Par exemple, tandis que…

L’AUTRE : Se plaignait sans cesse comme quoi il y avait toujours foule au gym, et que ça lui est un turn-off total.
MOI : Je faisais partie de la foule.  Mieux encore: J’utilisais la foule.  À chaque fois qu’une machine que je voulais était occupée, au lieu d’attendre et/ou de chialer, j’allais à la première machine libre que je voyais.  Machine que, autrement, je n’aurais pas été porté à utiliser.  Ça a diversifié mon entrainement.  Ça a même rajouté à ma routine des exercices que je n’aurais pas découvert autrement.

L’AUTRE : Courait sur les tapis roulants et les elliptiques.  Or, quand on court pour aller nulle-part, faut pas être surpris de ne pas atteindre son but.
MOI : La course, je la faisais deux fois : De chez moi en allant au gym, et ensuite du gym en allant chez moi, ce qui est beaucoup moins ennuyant. D’ailleurs…

L’AUTRE : Recherchait sans cesse une personne pour l’accompagner dans ses exercices, car elle trouvait l’entrainement ennuyant.
MOI : Je ne m’ennuie pas.  Au contraire, le fait d’observer, de penser à chaque exercice, de les planifier, de les diversifier, de me concentrer sur ce que je fais, fait que je n’ai pas besoin d’une personne pour me distraire.  Parce que c’est tout ce que ça ferais, justement: Me distraire de mes exercices, ce qui serait contre-productif.

L’AUTRE : N’utilisait pas ce que le gym pouvait vraiment offrir.
MOI : Car en effet, la course, le cardio, on peut faire ça partout à l’extérieur.  Par contre, les poids, haltères et autres machines à travailler les muscles, on ne peut pas trouver ça dans la rue.  C’est donc là-dessus que je travaille lorsque je vais au gym.

L’AUTRE : Ne faisait que du cardio.
MOI : Je fais de tout: Bras, jambes, poitrine, ventre, dos, muscu, cardio, force, résistance, endurance… Le corps brûle les gras et prend du muscle beaucoup mieux lorsque toutes les parties sont sollicitées, surtout de toutes les façons.  

L’AUTRE : Se vante d’avance de ses résultats à venir.  C’est une très mauvaise idée, car une fois que l’on a conditionné tout notre entourage à attendre nos résultats, ça nous met de la pression.  Ça transforme en corvée obligatoire ce qui aurait dû être une activité volontaire, et ça devient d’autant plus humiliant si on échoue dans nos objectifs.  
MOI : Je suis resté humble et discret.  Ainsi, ma victoire actuelle est une annonce agréable et positive qui prend tout le monde par surprise.  Et si j’avais échoué, alors personne ne l’aurait su.

L’AUTRE : Son objectif: Perdre 60 lbs / 27 kgs.  Par conséquent, son but était encore très loin.
MOI : Mon objectif: Aller au gym de 2 à 4 fois par semaines, faire 10 exercices, trois sets de 10 répétitions, jamais les mêmes exercices que le jour précédent.  Donc, à tous les jours où je revenais du gym, j’étais satisfait car j’avais atteint mon but.  Donc, tandis que…

L’AUTRE : Met son focus sur la perte de poids, donc sur le résultat de l’exercice…
MOI :  Je mets mon focus sur l’exercice.  Non seulement ça m’apporte la satisfaction quotidienne d’avoir atteint mon but, le résultat sous forme de perte de gras et de gains musculaires ne devient plus qu’un bonus, une prime qui se rajoute agréablement à la satisfaction du travail bien fait.  Par conséquent…

L’AUTRE :  Changeait de succursale, recherchant le gym qui lui conviendrait, sans jamais vraiment le trouver.
MOI :  Je m’adapte! Non mais sérieux, là, le principe de faire de l’exercice, c’est de forcer le corps et l’esprit à s’adapter à des situations qui ne lui sont pas familières, d’où évolution à tous les niveaux.  On va au gym pour chercher le challenge, l’inconfort.  Si tu y vas pour chercher ton petit confort, c’est perdu d’avance.

L’AUTRE : Bon, j’avoue, je ne connais rien de son régime alimentaire.  Tout ce que je peux dire, c’est que pour bien des gens, un régime consiste à manger moins, et à abandonner toute la junk food qui lui faisait tant envie.  Elle se retrouve donc à vivre sur une nourriture qui ne lui est pas familière, à quantité insatisfaisante, et à déprimer au sujet de tous ces mets qu’elle ne pourra plus jamais se permettre.
MOI :  J’ai utilisé une méthode en trois facettes:
– Facette 1: Je ne change pas la quantité de nourriture à laquelle je suis habitué.  Mais bon, au départ, je ne mangeais pas comme un ogre non plus.
– Facette 2: Six jours semaines, que des fruits, des légumes, peu de volaille, presque pas de viande, pas de pain ni ses dérivés.
– Facette 3: Le samedi, je mange tout ce que je veux, la quantité que je veux.  Car en effet, renoncer à la poutine et à la pizza pour toujours, ce serait déprimant.  Il m’est beaucoup plus facile moralement de me dire que samedi s’en vient.

L’AUTRE : Y a renoncé, préférant maintenant nier la réalité, se mentant à soi-même au sujet de son poids, changeant sa mentalité pour adhérer au mouvement Fierté Ronde, criant au FAT SHAMING contre tous ceux qui lui rappellent qu’elle a passé des années à chercher à en perdre.
MOI : Je continue le cardio, la bonne alimentation, la musculation, l’endurance, et, par conséquent, l’évolution positive.

Mais je crois que la plus grande différence, c’est le fait que pour…

L’AUTRE : Les exercices et la bonne alimentation sont un mal nécessaire, une obligation planifiée pour n’être que temporaire, le temps d’atteindre la bonne forme.
MOI : Les exercices et la bonne alimentation sont un bien nécessaire, quelque chose de volontiers, que je planifie bien garder pour le reste de ma vie, pour garder la bonne forme longtemps.

Ceci dit, si ma tendance habituelle se maintient, d’ici quatre ans, j’aurai repris le poids perdu.  Je ne crois pas que ça va arriver.  Mais même si c’est le cas, et alors?  Premièrement, j’aurai toujours les gains musculaires obtenus.  Ensuite, je n’aurai qu’à recommencer, et je réussirai de nouveau, voilà tout.

 


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10 réalités d’être né avec une densité osseuse anormalement élevée.

Parfois, la nature donne aux gens certaines particularités physiques qui les distinguent du reste de la population.  Je songe à Alexis Lapointe, dit Le Trotteur, à qui la nature a donné un système cardiaque et des jambes exceptionnellement fortes.  Non seulement pouvait-il courir comme le cheval, il pouvait maintenir ce rythme pendant des heures sans fatiguer. 

Mais parfois, la nature donne à notre physique un détail particulier qui, sans être vraiment un handicap, n’en est pas une bénédiction pour autant.  Dans mon cas personnel, il s’agit de ma densité osseuse.  J’ai, en effet, une densité osseuse anormalement élevée.

Qu’est-ce que ça change à ma vie, à comparer au reste de la population?  Eh bien…

1- Je ne me suis jamais brisé un seul os de ma vie.
Et pourtant, comme tous les enfants, j’ai eu plus que ma part de chûtes : Accidents de vélos, chutes en bas d’arbres, plantage solide dans les terrains de jeux, et même renversé par une auto une fois.  J’ai subi des impacts qui m’ont disloqué un pied, déplacé une côté, brisé une dent.  Mais jamais ne me suis-je brisé ni fêlé le moindre nonosse.  Mon squelette est, pour ainsi dire, incassable.  Ou du moins, ça prendrait un impact considérable pour en rompre un os.

Mais cela est le seul et unique point positif que cette particularité a apportée dans ma vie.  Pour le reste…

2- Être l’équivalent de Wolverine,  Kick-Ass, Bruce Willis dans Unbreakable? Eh non, ça ne marche pas comme ça.
Avoir des os super solides, ça ne donne pas de super-force.  Ça ne rend pas plus insensible aux coups.  Ça ne diminue en rien la douleur.  Le seul point en commun que j’ai avec Wolverine, (Bon, le 3e, si on compte que je suis canadien et assez poilu), c’est que…

3- Mon poids est plus élevé que la moyenne. 
À l’école primaire, où on nous pesait à chaque début d’année scolaire, j’ai toujours pesé plus que 90% des autres élèves, malgré le fait que j’étais toujours l’un des trois plus petits de la classe. Depuis que je suis adulte, je pèse de 25 à 35 lbs de plus que quiconque ayant une grandeur et taille similaire à la mienne.  Par conséquent…

4- Ça cause certaines déformations physiques.
Enfant, mon physique était disproportionné.  Petits bras, corps maigre, grosses cuisses, gros mollets.  Normal, puisque mes jambes devaient supporter tout ce poids. Aussi…

5- Ça peut créer des malformations.
Les os des jambes ont beau être super-solides, lorsque l’on est enfant, ils grandissent.  C’est comme un arbre, quoi.  Or, même l’arbre au bois le plus dur va pousser de travers si un obstacle l’empêche de grandir tout droit.  C’est ainsi que mon poids anormalement élevé pour mon âge fit que j’ai maintenant les deux jambes et un pied croche, ce qui m’a causé quelques problèmes en 2011, me faisant développer une fasciite plantaire alors que je m’entraînais pour le marathon.

6- Ton poids devient un obstacle social.
Vous êtes-vous déjà inscrits sur un site de rencontres, dans lequel ils demandent des détails tels la taille et le poids?  Écris ton poids réel, et tu te feras accuser d’avoir mis une fausse photo dans ton profil, ou du moins une vieille photo.

7- Ton poids devient un obstacle dans tes loisirs.
Adolescent, j’ai essayé le breakdance. Alors que les autres tournaient comme des toupies sur le dos, je n’ai jamais réussi à faire un tour complet.  Dans les glissades d’eau, à moins que la pente soit particulièrement à pic, mon poids m’immobilise dans la glissade, et je risque de prendre le glisseur suivant en pleine tronche.  J’ai essayé une fois la chute libre intérieure, dans un tube de verre avec un ventilo géant au plancher.  Avec ma maigreur, je n’accrochais pas dans le vent.  Avec mon poids, je n’ai pas dépassé 10 centimètres d’altitude.  On m’a remboursé, c’est déjà ça.

8- Ton poids devient un obstacle sportif.
Lorsque tu as des os à densité supérieure, tu peux oublier la moindre carrière athlétique.  Par exemple :

  • Les arts martiaux : On pourrait s’attendre à ce que mon poids me rende plus difficile à projeter en l’air, donc soit un avantage pour moi.  Hélas, il n’y a que dans les films et la bande dessinés que l’on voit des gens faire ça.  Dans la réalité, dans les tournois d’arts martiaux, le vainqueur est celui qui arrive à plaquer son adversaire au sol.  Dans de telles conditions, mon poids, loin de m’avantager, avantage plutôt mon adversaire, en l’aidant à me descendre.
  • La course :  Un surplus de poids sabote tous les genres de courses qui existent.  En sprint, ça me ralentit, et en marathon, ça bousille les genoux et les pieds.
  • La natation : Je sais nager et je me maintiens à la surface de l’eau, mais croyez-moi qu’il faut que je me donne à fond non-stop pour ne pas couler.  Je suis incapable de faire la planche.  Alors pour ce qui est de faire compétition…
  • La boxe : Surtout pas!  Savez-vous que les boxeurs sont classés selon leurs poids, et n’affrontent que des adversaires de leur propre catégorie?  En décembre dernier, à 215 lbs, Malgré un physique de catégorie moyen, j’entrais dans la catégorie poids lourd.  Et aux olympiades?  Je suis un super-lourd.  Vous savez quel autre boxeur entre dans cette catégorie? Mike Tyson.  Alors moi, boxeur? Je me ferais massacrer dès le premier jab. 

9- Ton poids devient un obstacle au boulot.
Bon, ça dépend du boulot.  Par exemple, j’ai des amies qui gagnent de 2000$ à 4000$ par mois, juste à tester des médicaments dans des laboratoires pharmaceutiques.  Premier problème : Tu dois avoir un poids santé.  Il y en a qui vont me dire « Ben là, quand le docteur va te rencontrer, il va bien voir que tu as un physique moyen normal. »  En théorie, oui, en effet.  Mais dans la réalité, l’inscription se fait en ligne.  Dès que tu inscrits ton poids, tu es automatiquement éliminé, et ce sans jamais avoir eu le loisir d’expliquer à qui que ce soit pourquoi ton poids fait de toi une exception.

Et même si je mentais sur mon poids à l’inscription, le médecin qui me rencontrerait par le suite constaterait mon vrai poids, serait obligé de l’inscrire dans mon dossier, et serait obligé de m’éliminer. Parce que je doute qu’il soit autorisé à mentir sur le poids des candidats.

10- Ton poids devient un obstacle à… Ta perte de poids.
En 2010, je faisais des exercices sur Wii Fit.  Voici de quoi j’avais l’air, et voici comment le jeu me représentait, en se basant sur ma grandeur et mon poids. (5’7″, 195 lbs / 173 cm, 88.5 Kg)

C’était toujours un peu déprimant, lors de la pesée au début de chaque séance, de voir mon Mii (le personnage dans l’écran) gonfler plus que je ne l’étais, et d’entendre ensuite le jeu me dire « You’re obese! »

En 2011, à force d’exercice, de régime et de travail physique intense, j’ai réussi le tour de force de descendre mon poids à 179 lbs / 81 kg.  J’étais maigre comme je ne l’avais pas été depuis mon adolescence.  Et comme à cette époque, je rentrais de nouveau dans des pantalons de taille 32.  Or, selon l’indice corporel de masse, un homme de mon âge et de ma grandeur devait peser entre 145 et 160 lbs J’avais les joues creuses, un cou de poulet, presque plus de gras sur le corps… Et on me demandait de perdre encore 19 lbs pour avoir « un poids santé »?  euh… Non!

Mais bon, il y a des avantages à tout.  Si un jour je retourne aux États Unis, j’essaierai de trouver une de ces foires foraines, dans lequel il y a un kiosque où on essaie de deviner ton poids, avant de te peser pour vérifier.  Plus ils se trompent, plus grand est le prix que tu te mérites.  Par conséquent, je devrais revenir avec une Cadillac.