L’année 2015 à travers les photos de profil Facebook

Au début de l’année, nous étions Charlie.

Pendant l’été, il était politically correct de manifester notre support au droit du mariage gai en appliquant un filtre arc-en-ciel sur notre photo de profil.

En anticipation du film Peanuts en 3D, nous avons eut droit à un logiciel capable de nous transformer en avatar charliebrownesque.

Et suite aux attentats de Paris, nous avons montré notre support à la France.

Puis, en novembre, c’est le Movember, où on affiche notre support pour la recherche contre le cancer des valseuses.

Pour ensuite, à la sortie de l’épisode VII, nous afficher en tant que fans de Star Wars.

Et tout ceci sans oublier les mignons minions qui ont fait sentir leur présence durant toute l’année, aussi bien en illustrant des pensées du jour qu’en photos de profils.

Ça fait beaucoup d’images pour comprimer un an de modes passagères facebookiennes. Aussi, il me fait plaisir de vous offrir:
L’ULTIME PHOTO DE PROFIL DE FACEBOOK DE L’ANNÉE 2015:

2014 en révision

De mes 5 articles les plus lus cette année, aucun n’a été écrit en 2014.  En fait, le plus récent date de juillet 2012. Les autres datent de 2010 et 2011.

Aussi bien dire que ça fait deux ans que je n’écris plus rien de bon.  Ou du moins, que je n’ai rien écrit de grand public. Les lutins statisticiens de WordPress.com ont ceci à dire sur le sujet: Certains de vos articles les plus populaires ont été écrits avant 2014.  Pensez à aborder ces sujets à nouveau. Donc, ce qui intéresse le plus les gens, c’est les relations entre hommes et femmes, et Facebook.

Ils disent également ceci:

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 100 000 fois en 2014. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 4 ans pour que chacun puisse la voir. Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Je sais bien que je suis pourri en maths, mais je ne vois pas la logique dans cette statistique.

Mon année 2013 (2/4)

AVRIL 2013

Mon article 30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook  fait encore des siennes et mes visites atteignent leur record absolu le 7 de ce mois :

Évidemment, il y a toujours des gens pour nous donner des leçons de morale en nous condamnant sur nos gestes, même si elles ne se sont pas d’abord donné la peine de lire jusqu’au bout, comme par exemple cette Madame Cardinal qui me traite de « tache qui s’expose à des poursuites judiciaires », parce qu’elle n’a pas lu mes remerciements à la fin de l’article.

Ce même mois, en allant ouvrir un mur pour faire une réparation de plomberie, j’y trouve une bouteille de Pepsi apparemment oubliée là depuis 1964. J’avais déjà la même dans ma collection de vieillerie, mais celle provenant du mur est en bien meilleur état.

Mon amante devient de plus en plus pénible. Je peux bien passer par dessus ses déprimes interminables comme quoi le gars sur qui elle trippe depuis 3-4 ans ne l’aime pas.  Je peux également passer par dessus son alcoolisme, qui la pousse à ouvrir ma bouteille neuve de rhum de luxe à 100$, pendant mon absence, pour se faire tellement de rhum & coke qu’elle se rend malade.  Par contre, qu’elle mette des efforts à me transformer en genre de gars qu’elle déteste, ça, je suis un peu moins tolérant.

Comme bien des gens, elle fait quelques complexes sur son physique. Je ne la condamne pas. Je comprends à quel point il est difficile d’être une femme dans une société où la beauté extrême et la minceur est montrée comme étant la norme. Sauf que moi, je ne suis pas le genre de gars qui recherche sans cesse la perfection physique, surtout si la dite idée de ce que devrait être cette perfection m’est imposée par les autres et se base sur des standards qui ne sont pas les miens. Mais voilà, à tout bout de champs, que ce soit au sujet de filles que nous croisons dans la rue ou bien qui passent à la télé, elle me demande « T’as trouves-tu belle, elle? » Et franchement, je ne sais pas quoi répondre à ça. Surtout que, la plupart du temps, je n’ai même pas remarqué la fille sur qui elle me pose cette question.  Anyway, mon amante, je la trouve très bien. Et maintenant que je l’ai dans ma vie, je ne regarde pas les autres filles. J’veux dire, je ne regarde même pas la beauté des autres filles quand je suis célibataires, alors je ne vais certainement pas commencer à faire ça maintenant que j’ai une amante. De plus, peut-être parce que ce n’est pas de ma génération, mais le look Jersey Shore, ça m’a toujours laissé indifférent. Et de toute façon, à moins qu’une fille soit extrêmement laide et/ou négligée, le physique n’entre pas en ligne de compte pour moi. Ce qui m’attire, c’est la personnalité et nos compatibilités. Aussi, je trouve quelque peu aberrant que, plutôt que d’être reconnaissante de ne pas être avec un gars qui va la comparer aux autres filles, comme le firent quelques-uns de ses ex, elle me demande de devenir ce genre de gars.

C’est ça le problème avec les filles qui ne fréquentent que des trous de cul: Elles s’imaginent que c’est le seul genre de gars qui existe. Alors quand elles ont la chance d’en fréquenter un qui n’est pas comme ça, elles ne comprennent plus rien et tentent de recréer les situations auquel elles sont habituées. Parce que même si les dites situations leur sont désagréables, celles-là au moins, elles les comprennent.


MAI 2013

Samedi le 25 mai, lors d’un party entre amis, je rencontre une charmante jeune fille qui, comme premières paroles, me dit timidement : « Allo! Euh… Je lis souvent ton blog. » Bien que nous ne jasons que sporadiquement pendant la soirée, je constate que nous avons beaucoup en commun. Énormément, même! À la fin de la veillée, je la trouve assez charmante pour la demander en contact Facebook, mais elle me coupe l’herbe sous le pied en me le demandant en premier. Sur le chemin du retour, je dis à ma BFF Stéphanie : «Tu sais quoi? C’est une fille exactement comme celle-là qu’il me faudrait. À l’âge que je suis rendu, je ne devrais plus me contenter de compromis. J’en ai assez de fréquenter des filles avec qui je n’ai rien en commun. » De retour chez moi, je constate qu’elle m’a écrit un petit mot tellement anodin que ça ne peut pas être autre chose qu’une excuse pour me jaser.

Depuis que je l’ai rencontré, j’ai perdu tout intérêt amoureux ou sexuel envers les autres filles.  En fait, 28 heures après ma rencontre avec elle, je suis totalement convaincu d’avoir rencontré mon âme soeur.  Un coup de foudre dans ce genre-là, c’est quelque chose que je n’ai jamais ressenti de ma vie.  Et c’est d’autant plus spectaculaire quand on sait que je suis extrêmement indépendant en amour depuis que je suis guéri de ma dépendance affective en 1995.  Aussi, ma décision est prise:  Je me fous si ça signifie passer le reste de ma vie célibataire si elle ne m’aime pas, ce sera elle ou personne.  J’écris donc ce petit mot à mon amante:

Ma (désormais ex) amante décide de ne pas se donner la peine de me revoir une dernière fois, et me bloque de son FB. Nous ne nous reverrons plus. Au moins, son bref passage dans ma vie aura contribué à enrichir ma culture contemporaine, ne serait-ce qu’en m’apprenant qui sont Snooki et JWoww.


BIENTÔT: Juin, juillet et aout

Mon année 2013 (1/4)

Puisque la vie ne repart pas à zéro le premier janvier, beaucoup d’histoires qui se concluent une année ont débuté l’année précédente.  Aussi…


FIN 2012

En avril 2012, je déplorais le fait que j’avais très peu de potentiel pour séduire une fille, puisque j’habitais dans un sous-sol petit et sombre, que je travaillais dans un garage, que mon seul moyen de transport était un vélo des années 60 pour filles un peu trop petit pour moi, et que mon salaire était si serré que le 50$ requis pour une sortie à deux était suffisant pour débalancer mon budget pour un mois.  Mais là, depuis septembre, les choses avaient changé : Bon salaire, beau grand appartement, rien à payer à part Videotron + me nourrir.  Je pouvais maintenant partir à la recherche d’une partenaire afin de satisfaire ma libido qui, étrangement, reprenait du service depuis que tous les autres aspects de ma vie s’étaient améliorés.

Après un premier contact vraiment pas vargeux, une seconde fille m’écrit.  Sa photo ne montre pas son visage, mais j’accepte néanmoins d’aller la rencontrer le soir-même dans un bar.  En la voyant, je suis agréablement surpris : 36 ans, full mignonne, joli sourire, beaux cheveux bouclés comme je les aime, un petit côté hipster incluant les lunettes de geekette,  vêtements habillant avec style ses superbes courbes… Et ce n’était pas une BS. Son travail lui permettait de se payer un appartement au centre-ville.  J’ai fini la soirée chez elle et dans son lit. Nous sommes devenus amants.  Puisque notre relation n’en était pas une officielle, elle m’a demandé d’en garder le secret, d’où le fait que je n’en ai pas parlé jusqu’à aujourd’hui.


JANVIER 2013

Je me décide enfin à écrire ce vieux projet de livre autobiographique sous forme de billets de blogs : Surveiller Nathalie : Dans la tête d’un harceleur.  Sinon, je partage mon temps entre ma BFF Stéphanie, l’émission The Big Bang Theory dont je suis devenu un grand fan, et mon amante.

On me plagie et ça m’insulte.  Non pas parce qu’on me vole mes textes, mais bien parce que ceux qui le font sont des cons, et que ceux qui les admirent le sont encore plus.  Voici le texte original, tiré de mon blog. Portez votre attention à la phrase surlignée:

Maintenant, la version plagiée sur un site de poésie. Voyez la même phrase:

Je veux bien croire que plagier est un signe de paresse intellectuelle, mais quand t’es même pas capable d’enlever une phrase qui ne décrit même plus le format du texte une fois qu’il a été copié-collé…

Et regardez comment il écrit « Oui je sais, il est un peu long » :

Comment est-ce que tu peux réclamer de façon crédible la paternité d’un texte quasi-impeccable quand tu n’es même pas capable d’enligner huit mots sans faire quatre fautes? Et surtout, pourquoi est-ce que ceux qui l’admirent ne se rendent même pas compte de ça? Ça me dépasse!

Un ex-ami qui a décidé de me bannir de partout un an et demi plus tôt essaye maintenant de se remettre ami avec mes amies (qu’il avait banni sans raison en même temps que moi) en jouant sur les mots de façon hypocrite afin de donner l’impression que nous nous sommes réconciliés.

Évidemment, puisqu’elles me fréquentent, elles connaissent la vérité.  Elles savent que son  « J’ai eu quelques nouvelles de Steve » ne veut pas dire que nous nous sommes parlés, mais bien qu’il a lu mes billets de blog où je raconte ma nouvelle vieElles ne sont donc pas dupes de son hypocrisie pour une seule seconde. Mais ça nous amuse de voir ce qu’il cherche si pathétiquement à accomplir, alors on joue le jeu, ce qui nous permet d’en apprendre des belles.  Entre autres qu’il ne cesse de colporter l’idée comme quoi je suis celui qui a mis fin à la série 1 Gay 1 Hétéro, malgré le fait que c’était sa décision à lui, chose qu’il avait annoncé lui-même son propre wall de Facebook.

Mais bon, ces révélations expliquent enfin pourquoi je reçois ce genre de courrier haineux environs 2 fois par année.

Ses insinuations à mon endroit, et surtout les insultes que ça me rapporte, m’ont fortement donnés envie d’écrire l’histoire authentique de notre collaboration, appuyée de capture d’écrans et d’échanges de messages. Et un jour, si je continue de recevoir ce genre de mail, je le mettrai en ligne. (EDIT: J’ai commencé.)


FÉVRIER 2013

Un locataire aux prises avec des punaises de lit me fait transporter et jeter ses deux matelas.  Je suppose qu’il a dû m’en tomber dans les cheveux ou sur mes vêtements, car j’en contamine mon divan-lit.  Du coup, mon gluteus maximus devient buffet à volonté pour ces saletés.  Je me vois obligé de m’en débarrasser, ainsi que la majorité de mes tapis et meubles contenant du tissus. Un peu plate, puisque ça ne faisait même pas quatre mois que je les avais.

Tant qu’à devoir me remeubler, vous vous rappelez de cette table des années 50 en parfait état que je m’étais procuré? Je dois me rendre à l’évidence : Ce meuble de métal, chrome et plastique jure avec l’appartement qui n’est que bois.  Je décide d’être généreux et la revendre 50$ à une amie FB qui la convoitait.  Mais voilà, au bout de deux mois, non seulement elle n’avait pas encore réussi à accumuler cet argent, elle n’était pas sûre non plus de comment elle allait la transporter chez elle. J’ai laissé tomber et l’ai revendue pour 150$ en moins de 24 heures sur Kijiji. Le lendemain, elle m’enlevait de ses amis FB et chialait contre moi sur son Twitter.


MARS 2013

Mon patron me convoque.  Voilà maintenant six mois que je travaille comme concierge / plombier / électricien / menuisier pour l’édifice où j’habite.  Ma période d’essai est donc terminée.  Le verdict : Il n’entend que du bon à mon sujet.  Par conséquent, il fait de moi employé permanent, avec augmentation. Il me dit que la seule plainte qu’il a eue provient d’une lettre anonyme qu’il a reçue le mois dernier.  Celle-ci démontrait que quelques-uns de mes statuts Facebook décrivaient des conneries que j’ai eu à subir de la part de certains locataires.  Comme par exemple celle-ci, que je recyclerai quelques mois plus tard en gag pour le webcomic Les Colocopines:

Mais puisque rien dans mes statuts ne peut identifier ceux de qui je parle, puisque que je n’ai jamais rien écrit de mauvais sur mes collègues et patrons, et puisque la lettre ne provient même pas d’un résident, elle n’a aucune pertinence à ses yeux. Il l’a donc jetée, en me recommandant toutefois de faire le ménage de mes amis FB, ce que je fis.

Ma BFF Stéphanie et moi, on décide d’essayer d’être un peu plus social (sociaux?).  On commence à faire quelques sorties avec mon amante et ses ami(e)s: Resto, bar, karaoke, etc.  Hélas, le jour de la St-Patrick, l’une d’elle a tellement fêté la veille qu’elle se lève et nous rejoint super en retard, ce qui fait que quand on arrive enfin pour assister à la parade, on arrive juste à temps pour admirer le dernier char et demi.  On va donc noyer notre chagrin à un bar dont la terrasse est exceptionnellement ouverte, et où on a consommé de la bière verte.  C’est aussi dégueu que ça sonne.

Dans une semaine: Avril, mai et juin.
…Pass’que oui, en décrivant trois mois par semaine, décembre aura le temps de terminer quand viendra le temps d’en parler.

Mon année 2012, partie 3: Enrique!

Cette anecdote se passe en juin 2012 (du moins, sa conclusion) mais mérite sa propre entrée individuelle.

Depuis qu’il a commencé à travailler au garage, Enrique n’a de cesse d’afficher trois traits qui lui sont propres: Son homosexualité, son narcissisme, et son désir de prouver à tous qu’il vaut mieux que nous. Et il le fait de la façon classique des losers: En essayant de caler plus bas que lui les autres, parce que c’est bien plus facile que de mettre l’effort pour leur être vraiment supérieur.

Être un beau jeune bronzé naturel ne lui suffit pas pour se sentir sécure dans sa capacité de séduire dans sa vie privée.  Il faut que même au travail, il se mette en mode dragueur en beach party: Lunettes soleil, cellulaire, iPad, shorts, cheveux toujours superbement coiffés et gelés, bracelets, pendentif, parfum… Et même s’il porte la chemise de l’uniforme réglementaire, il n’en attache que le bouton au niveau du nombril, histoire d’arborer fièrement son chest fraichement épilé à la cire et son piercing au mamelon gauche. Apparemment, il n’a pas encore compris qu’il y a un temps et une place pour chaque chose.

Je suppose que ça fait peu de temps qu’il a découvert et accepté son homosexualité parce qu’il se comporte en nouveau gay typique, soit en ne manquant pas une occasion de parler de sa vie sexuelle. Ainsi, bien malgré moi,  j’ai appris que:

  • Il suce et avale.
  • Il a souvent trompé son fiancé.
  • Fiancé qui a la plus grosse bite qu’il a eu la chance de voir de sa vie.
  • Bite qui ramollit vite après l’orgasme, d’où le fait que la veille, en se retirant, il lui a laissé le condom au fond du trou d CENSURÉ 
  • Il trouve particulièrement excitant de voir son ex fiancé frencher avec son fiancé actuel dans les soirées d’orgies qu’il se font des fois.

Enrique a le genre de sens de l’humour qui fait fureur dans les forums du net: Insulter les autres pour ensuite prétendre que c’est yink des jokes et que c’est nous qui n’avons pas le sens de l’humour.  Par exemple, un soir où je stationne le bus légèrement décalé de la plaque d’égout où on vide la toilette chimique, il me dit: « J’comprends pas comment t’as pu faire 4 enfants alors que t’es pas capable de bien viser le trou . »  J’ai droit à ce genre de craques de 5 à 10 fois par nuit.

De plus, loin de nous aider, son comportement ne fait que nous nuire dans notre travail. Quelques exemples :

Je viens pour entrer dans un bus pour l’amener au garage.  Enrique, me voyant faire, s’empresse de s’installer au volant.  Comprenant qu’il veut l’y amener lui-même, j’arrête et j’attends.  Il prend le volant à deux mains et ne bouge pas.  Il reste immobile pendant 10 secondes.  Puis, il me demande ce que je fais là. Je lui réponds que j’attends qu’il amène le bus dans le garage.  Il part à rire, débarque et me dit : « Voyons, à quoi tu penses? J’ai pas mon permis! »

Depuis qu’il est entré, il a convaincu son père du bien fondé de nous faire tous trainer un walkie-talkie, encombrante pièce d’équipement pour moi qui a à faire maintes acrobaties dans les bus, sur et sous les bancs, pour faire le nettoyage. Ça tire sur le linge, ça accroche, ça tombe… Et surtout, ça a le démérite de sonner souvent. Il faut alors que je lâche tout, au sens propre comme au figuré, que je me relève et que je réponde. Et c’est toujours Enrique pour poser des questions stupides ou bien faire des remarques inutiles. Celle-là en particulier me hérisse sans bon sens: Il me demande la liste des bus que j’ai nettoyé. Je prends donc ma liste de 12 bus, et lui lis ceux que j’ai rayés, soit du second au huitième.

LUI: Pis le 83888 (le premier sur la liste), pourquoi tu l’as pas fait?
MOI: Y’é pas encore arrivé.
LUI: Ah? C’est bizarre! Comment ça s’fait que je le vois, moi, sur l’écran du GPS?

Cette tentative de me faire passer pour un menteur ou pour un incompétent me fait bouillir le sang. Surtout que j’ai zéro compte à rendre, encore moins à lui, au sujet des bus nettoyés. Je lui explique donc les faits pourtant évidents:

MOI: Parce que y’é arrivé pendant que j’en lavais un autre, comme ça arrive souvent, franchement! Tu saurais ça si tu te servais de ta logique.

Puis je ferme l’appareil, le rempoche et ré-empoigne mon balai, pas mal moins de bonne humeur qu’avant son appel. Le walkie-talkie sonne de nouveau. Je lâche tout de nouveau.

MOI: Quoi?
LUI: Oublie pas de faire le 83888, là!
MOI: Heille, t’as-tu fini de m’interrompre pour dire des messages inutiles?
LUI: I love you! 😀

Oui, c’est une habitude qu’il a pris: À chaque fois qu’il voit qu’il arrive à me faire perdre patience, il fait un petit sourire insolent, me dit « I love you! 😀 « , et il part, fier de son coup. Comme la dernière d’une des nombreuses fois qu’il a fait exprès de m’appeler alors que j’étais au volant d’un bus que je m’apprêtais à rentrer au garage. Ça sonne, je m’arrête, répond, et me fais dire: « Accroche pas le bord de la porte du garage, là! » En sortant, je lui brandit furieusement mon walkie-talkie en disant d’une voix fortement impatiente que cet appareil n’est pas un jouet. Sa réponse: Petit sourire insolent suivi d’un « I love you! 😀 « 

Quand un de mes collègues de travail commet un oubli, par exemple de remettre le bouchon du réservoir d’huile, et que je m’en aperçois, j’agis de la façon normale: Je remets le bouchon moi-même, et je le lui dis (ou non) plus tard. Temps écoulé : 5 secondes. Mais si je travaille avec Enrique et que moi  j’oublie de remettre le bouchon, voici ce qui se passe :

  • Enrique vient me rejoindre alors que je fais whatever autre job.
  • Il me demande si je n’ai pas oublié quelque chose. Je dois prendre le temps de réfléchir.  Mais puisque je l’ai oublié, c’est normal que je ne m’en souviens pas, hm? Je lui réponds alors que non.
  • Il insiste pour que je me rappelle.  Mais rien à faire.  Il ré-insiste comme ça 2-3-4-5 fois, me donnant des indices très vagues qui n’aident pas du tout.
  • Démontrant d’un air fendant qu’il s’amuse de mon manque d’intelligence, il me demande de le suivre.
  • Il m’amène à l’arrière du véhicule. Le panneau d’accès au moteur est fermé. Il me dit : « Pis là? »
  • Je regarde tout l’arrière du bus mais ne vois rien de spécial. Ou alors je vois des trucs qui ont zéro rapport.
  • Après m’avoir fait niaiser comme ça pendant plusieurs longues minutes, il se décide à me dire « Le moteur! »
  • J’ouvre le panneau mais ne vois pas grand chose car on travaille de nuit et la lumière arrière du garage ne tombe pas dans le bon angle pour permettre de distinguer tous les détails d’un moteur noirci par la crasse huileuse.
  • Je dois donc aller chercher ma lampe de poche, revenir, et regarder partout jusqu’à ce que, enfin, je vois que le bouchon d’huile n’est pas remis correctement, sous les railleries condescendante de Enrique amusé que ça m’ait pris autant de temps pour allumer.

Temps écoulé : 5 à 10 minutes.

Maintenant répétez ce comportement de 5 à 10 fois par nuit, sans oublier que lui non plus ne travaille pas pendant qu’il m’empêche de travailler, et vous comprendrez aisément comment il peut nous faire perdre de une à deux heures de travail par shift avec ses niaiseries.

Arrive le 24 juin 2012 au soir.  À ce moment-là, je travaille sur le quart de soir, de 3:00 pm à 11:30 pm. Cependant, le quart de nuit commence à 10:30 pm. Par conséquent, même si je ne travaille plus avec lui, je passe quand même ma dernière heure de travail avec Enrique qui commence le sien.

LUI : Qu’est-ce que tu fais à minuit?
MOI : Je dors!
LUI : Tu ne veux pas rester?
MOI : Pourquoi faire?
LUI : Il y a les feux d’artifices ce soir.
MOI : Et alors?
LUI : On pourrait aller sur le pont pour les admirer en amoureux.

En amoureux?  Il faut vraiment qu’il ne doute de rien pour penser que son physique est suffisant pour séduire un hétéro qui est de 26 ans son ainé. Et si je dis son physique, c’est parce que ce n’est certainement pas avec une personnalité aussi merdique qu’il va me faire reconsidérer mon orientation sexuelle. Il se prend pour le boss, donne des ordres, nous dérange, ne fait que des remarques rabaissantes et condescendantes, ne cherche qu’à prouver que nous sommes des incompétents, nous fait perdre notre temps… Même si j’avais été gay, comment voulez-vous que je ressente de l’attirance pour un petit loser frais chié dans son genre!?

Alors que je termine le ménage de mon dernier bus et que j’en sors pour retourner chez moi, Enrique m’appelle au walkie-talkie et me demande de rester en prétextant qu’ils ont trop de bus pour être capable de les faire tous cette nuit.  J’en regarde le nombre.  Rhonda (la black malcommode) et moi en faisions plus que ça les nuits où nous étions seuls tous les deux. Et là, lui, il veut me faire accroire qu’à trois gars cette nuit, ils n’y arriveront pas? « C’est ça, ouais! » C’est d’ailleurs ce que je réponds avant d’éteindre le walkie talkie pour la nuit. De toutes façons, son père et le grand boss sont les deux seules personnes qui ont le pouvoir de dire qui a le droit de faire du temps supplémentaire ou non. J’ai bien le droit de prendre l’initiative de rester si des employés du shift suivant ne se présentent pas, mais ce n’est pas le cas ce soir.

En arrivant chez moi à 11:42 pm, je constate que mon téléphone ne cesse pas de sonner. C’est Enrique qui me laisse full de messages me demandant où je suis, pourquoi je ne suis pas resté, et de SVP revenir au travail.  Je ne répond pas. Rendu à une heure du matin, je suis obligé de débrancher le téléphone si je veux parvenir à dormir parce qu’il continue d’appeler.

Son comportement et surtout son harcèlement me mettent dans un état de rage pas possible. Et ce qui fait le plus chier, c’est que mes plaintes à son père et à notre grand boss n’ont rien donné. Il me reste quelle option maintenant? La violence physique? Le problème, c’est qu’il a quatre choses en sa faveur qui m’empêchent de riposter:

  1. C’est un mineur. Si je lui met mon pied au cul, j’ai la police sur moi.
  2. Il est homosexuel. Il s’agit qu’un avocat fasse passer mon geste pour un cas de violence haineuse homophobe et je suis fait. Parce qu’en tant qu’homme de 43 ans employé dans un garage, j’aurai assez peu de crédibilité pour faire croire le contraire.
  3. Il est espagnol. Je suis blanc. Si je lui cause des problèmes, je suis un raciste.
  4. Enfin, c’est le fils de mon supérieur immédiat. Si je fais du trouble à son fils, il faut que je m’attende à avoir des problèmes à ma job en retour.

Toute la journée du lendemain, je songe à l’option légale qui est recommandée de prendre lorsque l’on est victime de harcèlement au travail: Demander à un collègue de te servir de témoin, aller voir la personne fautive, et lui demander de cesser son comportement harcelant, incluant sexuel, en concluant par un avertissement comme quoi toute insistance de sa part lui vaudra une poursuite aux tribunaux.  C’est bien joli, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.  Je doute que je puisse trouver un collègue qui aura envie d’être témoin d’une situation qui causera le malaise entre eux au travail.  Ensuite,  soyons réalistes… Un homme de 43 ans au physique moyen qui se plaint de harcèlement sexuel de la part d’un beau jeune de 17 ans déjà en couple et fiancé? Pas vraiment crédible! Si ça se trouve, la majorité des gens vont croire que la situation est en réalité l’inverse.

À une heure de la fin de mon quart de travail, je n’ai d’autre choix que de constater que la situation est cul-de-sac pour moi. Peu importe ce que je fais, je vais empirer mon cas au lieu de l’améliorer. De toutes façons, il a beau agir en cave, il n’est sûrement pas idiot. En voyant que j’ai refusé de rester hier et que je n’ai ni répondu ni retourné ses appels, il a bien dû comprendre le message comme quoi ça ne lui sert à rien de continuer de me harceler. Conclusion: Il serait bien plus sage de ma part de ne rien faire, d’oublier ça et de passer à autre chose.

À ce moment, il entre dans le bus.

LUI : Heille, t’as fait un dégât.
MOI : Où ça?
LUI : Les poubelles, dehors. Y’a un sac qui s’est ouvert!
MOI : Ah bon!
LUI : Tu comptes faire quoi?

Je craque!

Après son harcèlement de la veille, cette nouvelle tentative de se prendre pour un boss à qui j’ai des comptes à rendre, tout en me faisant passer pour un incompétent, c’est de trop. Je lâche mon sac de vidanges et je lui dit :

MOI : Fa que là, quoi? Faudrait que j’interrompe mon nettoyage pour aller ramasser les vidanges dehors, choses que je vais faire anyway à la fin de mon shift?

J’aurais pu arrêter là. Mais voilà, une brèche s’était ouverte dans le barrage de ma patience, ça a donc continué de couler :

MOI : T’es-tu capable de faire autre chose que nous faire perdre notre temps avec tes remarques négatives, tes questions stupides, pis les conneries que tu nous lances 10 fois par soirs via les walkie-talkies?

La brèche s’agrandit. Je me lève.

MOI : Sérieusement là, qu’est-ce tu fais icite? Tu nous aides pas, tu nous nuis! Linda pis moi, on a constaté que les nuits qu’on travaillais seuls elle pis moi, on faisait entre 16 et 18 bus. Quant tu travailles avec nous autres, on en fait juste entre 12 et 14. T’es-tu capable de faire autre chose que de nous interrompre pis nous ralentir dans notre job?

Je vois qu’il est étonné.  Il ouvre la bouche pour répondre. Je ne lui en laisse pas le temps. Je marche vers lui et mon ton de voix monte d’une coupl’ de coches.

MOI : À chaque fois que j’essaye de t’en parler, ça sert à rien. Tu réponds quoi? « I love you ! » COUDONC, T’ÉCOUTES-TU DES FOIS QUAND ON TE PARLE, OU TU FAIS YINK TE CALISSER DE TOUT CE QU’ON TE DIT?

Rendu là, je suis dans sa face et je lui crie carrément après sans plus aucune retenue, tellement qu’il en baisse la tête et la détourne :

MOI : LÀ, LÀ, ÇA VA FAIRE. JE ME SUIS PLAINT À TON PÈRE, JE ME SUIS PLAINT À PIERRE (notre grand boss), À PARTIR DE MAINTENANT TU VIENS PU CHEZ NOUS PIS TU M’APPELLES PU, C’TU CLAIR? PARCE QUE LA PROCHAINE PLAINTE, C’EST PAS À PIERRE NI À TON PÈRE QUE M’AS LA FAIRE, C’T’À LA POLICE. LE HARCÈLEMENT, C’EST PAS DES JOKES. T’AS-TU COMPRIS, TABARNAK?

Et c’est là qu’il a répondu doucement « ok », la mine basse, en descendant les escaliers du bus.

Et voilà ce qui arrive lorsque l’on commet l’erreur de confondre ma patience avec de la soumission.  Tôt ou tard, une petite merde comme lui me pousse trop loin et apprend la différence assez raide merci! Il est très rare que je me fâche et que j’engueule quelqu’un comme du poisson pourri, mais y’a quand même ben des hosties de limites.

Je ne m’étais pas rendu compte que la scène avait eu des témoins. En descendant moi-même du bus quelques minutes plus tard, un de nos collègues  me fait signe, le pouce en l’air, avec un grand sourire, et me dit « Like a boss! »  Apparemment, je n’étais pas le seul qui en avais assez de son comportement, et il semblait bien heureux que je l’ais remis à sa place. Je rentre chez moi avec le sentiment de satisfaction du devoir accompli.

Il faut me comprendre: Depuis quelques temps, les différents aspects de ma vie qui allaient mal ont tous fini par se régler.  En ce moment, tout va très bien dans le meilleur des mondes, et il n’y avait que lui qui venait me saboter mon bien-être. Aussi, faut que je l’avoue, je suis assez fier d’avoir réglé le problème de façon aussi implacable.

Ce sont les caves comme lui qui donnent une mauvaise réputation à la communauté gaie. Rassurez-vous, je sais faire la différence. J’ai très vite compris que ce n’était pas le comportement typique d’un homosexuel.  C’est juste le comportement typique d’un imbécile. Même si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’a aucun rapport avec l’autre.

En tout cas, cette fois, il a compris.  Tout fils de boss, mineur, ethnie et gay qu’il est, mon explosion de colère contre lui me ne rapportera aucun ennui, et plus jamais je n’aurai à endurer ses conneries. Comme quoi il est idiot de penser que la compréhension vaut toujours mieux que la colère.

Cette expérience m’aura au moins permis de comprendre ce que peuvent ressentir bien des femmes, puisqu’elles sont plus souvent victimes d’attention non-sollicitée que les hommes. Et le moins que je puisse dire, c’est que ce n’est vraiment pas plaisant.

NEXT: Juillet et aout

Mon année 2012, 1ere partie

Étant donné que la vie ne repart pas à zéro le premier de l’an, ce que l’on vit en janvier est bien souvent la suite et la fin de choses qui ont pris naissance le mois précédent.  Voilà pourquoi je vais commencer par :


DÉCEMBRE 2011

Après avoir subi un douloureux traitement pour une verrue plantaire qui résiste à tout depuis quatre ans,  j’ai de la difficulté à marcher sur mon pied droit.  Aussi, pour l’épargner un peu, je décide de me déplacer dans ma cuisine en sautillant sur le pied gauche.  Mal m’en pris, une douleur foudroyante envahit aussitôt mon pied gauche. Me voilà incapable de marcher. Le podiatre me diagnostique une fasciite plantaire aiguë aux deux pieds.

Mieux encore, il parait que j’ai les deux pieds et une jambe croches. Cet incident aura au moins le mérite de m’expliquer enfin pourquoi j’ai passé mon enfance et mon adolescence à être nul en sports. N’empêche que je resterai deux mois sans pouvoir marcher autrement qu’avec des béquilles, incapable de faire mon travail d’employé d’entretien dans un garage de bus.  Travail qui, soit dit en passant, fut l’élément déclencheur de ce mal.

Maigre consolation : La forme de mes pieds est tellement originale que désormais, maintenant que les podiatres en ont un moulage, elle portera officiellement mon nom. Quel pied!

Après 12½ ans ensemble, Karine et moi mettons fin notre couple. Nous décidons de garder la chose secrète pour six mois, histoire de nous donner le temps de s’occuper de la séparation des biens. Nous tenions surtout à éviter que des gens trop bien intentionnés se mêlent de nos affaires, ce qui aurait fait plus de tort que de bien. Elle déménagera en juillet 2012.  Je songe à garder l’appartement. Je pourrais me le permettre, bien que j’arriverais serré dans mon budget.


JANVIER 2012

Les béquilles louées au Jean Coutu n’ont aucun rembourrage par-dessus leurs poignées de plastique rigide dentelé. Je me fais des ampoules et des plaies dans les paumes juste à me déplacer. Par conséquent, je dois encore plus limiter mes déplacements.  Je suis vraiment prisonnier de mon handicap.

Le propriétaire a reçu une subvention de la Ville afin de rénover l’appartement. Les rénovations devraient durer du 1er avril au 1er juillet.  Nous sommes donc forcés de libérer les lieux pour trois mois.  Mais voilà, bien que la loi nous permette de rester encore un an ou deux sans augmentation de loyer, le propriétaire viens nous voir et nous demande gentiment de ne pas revenir en juillet. S’il a acheté ce bloc de trois étages l’année dernière, c’est dans le but d’y habiter avec toute sa famille. Puisque Karine et moi nous nous séparons, et qu’elle ne reviendra pas ici anyway, et que le loyer serait quand même difficile pour mon budget maintenant que je  n’ai aucune idée de l’état de mes finances futures à cause de mon handicap, nous acceptons tous les deux de partir pour de bon dans le courant du mois de mars qui vient.

Je perds ma blonde après 12 ans, mon appartement après 8 ans , ma capacité de travailler après seulement 6 mois, parce que j’ai perdu ma capacité de marcher après toute une vie à mettre mes pieds sous tension à cause d’un handicap que j’ignorais avoir.  Ah, et après 30 ans à porter des verres de contact, mon oeil gauche ne peut plus en endurer davantage sans faire des orgelet format familial. L’année ne commence vraiment pas bien pour moi.


FÉVRIER 2012

Une recherche sur Kijiji pour un appartement se montre fructueuse : Je trouve un 2½ pas trop cher dans un sous-sol, situé à 12 minutes à vélo de mon travail. Et la proprio est très exigeante, ce qui fait que je suis assuré d’avoir des voisins corrects et tranquilles. La locataire actuelle part la première semaine de février, ce qui me permet de déménager sans trop me presser pendant février et mars. Ça me force à trier et me débarrasser d’une tonne de stock. Bien obligé, je passe d’un 6½ à un 2½, et c’était mon stock qui occupait le 2/3 de la place.

$850.00 de traitements et d’orthèses plus tard, je recommence à marcher progressivement. Maintenant, mon poids est réparti sur toute la surface de mes pieds au lieu de sur le côté extérieur. Ça reste une habitude à prendre, parce que c’est comme marcher avec des talons hauts. J’ai légèrement tendance à vouloir planter par en avant à chaque fois que je me lève. Mes ex m’ont toujours dit que j’étais un peu déséquilibré.

Je recommence à travailler progressivement aussi, soit 3 jours par semaine.  Un heureux hasard fait que février est pour moi un mois à trois payes, ce qui fait que j’arrive dans mon budget même si je fais du temps partiel.  Il y a du nouveau à ma job, sous forme d’une nouvelle collègue de travail : Rhonda, une black de 50 ans, 5 pieds de haut, obèse quasi morbide, unilingue anglaise, mère de 5 enfants, avec une voix forte et nasillarde qui porte loin et qui étire les syllabes, et dont le passe-temps quotidien est de chialer pour démontrer à quel point ses collègues de travail font mal la job.  Quand une fille comme ça commence à te dessiner des coeurs sur les fenêtres du bus avec son nettoyant en mousse, y’é temps de t’inventer une nouvelle blonde fictive pour la tenir à distance.  Ce que je fis.

Mais j’y pense, pourquoi devrait-elle être fictive? Je tente le coup et m’inscris sur MonClasseur. Je m’y fais aussitôt approcher par une fille qui était déjà dans mes amis Facebook (parce que amie de certains de mes amis) qui s’intéresse à moi depuis deux ans, mais qui n’a pas osé en parler parce que j’étais en couple. Puisque ce n’est plus le cas, elle tente sa chance. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette situation flatte mon ego, comme le démontre cette image que je fis à ce moment-là pour commémorer la chose:

S’en suit une courte relation dans laquelle on se rend compte assez rapidement que nous sommes totalement incompatibles. Malgré tout, je ne regrette rien, et ce pour trois raisons :

  • Avoir une nouvelle relation m’a permis d’amortir ma chute de ma relation précédente.
  • Cette incompatibilité m’a démontré que finalement, être en couple, c’était surtout une habitude pour moi, et pas vraiment un besoin réel.
  • On a eu quelques bons moments, quand même. Bref,  j’en avais besoin!

MARS 2012

Le premier mois dans mon nouvel appartement, je me sens misérable. Normal : J’ai passé d’un 6½ qui occupait tout le 3e et dernier étage bien éclairé parce que fenêtres partout, à un 2½ sombre dans un sous-sol mal éclairé par ses deux fenêtres, dont une qui donne directement sur le mur de la maison d’à côté. Et non seulement on n’a encore que peu de lumière en cette saison, le temps est toujours gris, sombre, pluvieux.

Mon chat s’adapte mal d’avoir perdu l’un de ses maitres et son grand appartement. Il passe son temps à tourner en rond et miauler. Et il hurle encore plus aux chats qui, à l’extérieur, viennent le narguer, maintenant qu’il vit au  ras du sol, ce qui me met à bout de nerfs. Je roule des yeux lorsque j’entends la « solution » que me proposent certaines personnes, soit de condamner les fenêtres avec du carton et du duct tape. C’est ça, en plein ce que j’ai besoin : Encore moins de lumière.  Brillant!

En plus, à chaque fois que je finis de vider et ranger des boites, il m’en arrive toujours d’autres de l’ancien appartement. J’ai l’impression que le fouillis n’en finira jamais.

Dès le premier mars,  je recommence à travailler à temps plein.  Or, ma job a ceci de particulier : Il ne faut avoir aucune vie sociale pour y travailler.  Car en effet, mon horaire est ou bien de soir (3pm à 11h30pm) ou bien de nuit (10h30 pm à 7am), et mes jours de congés sont mardi et mercredi, ou bien mercredi et jeudi. Et même encore, il m’arrive souvent de devoir faire du temps supplémentaire à cause de collègues absents, malades ou bien qui démissionnent du jour au lendemain. Je n’ai jamais enfilé autant de 24 heures éveillé de suite dans la même semaine. Ça va sauver mon budget, n’empêche que mentalement je ne me sens plus tout là.

Cependant, je termine moi-même le mois avec une bonne raison d’être absent : Trois jours à subir l’effet purgatif d’un empoisonnement alimentaire. C’est là que j’ai appris la leçon qui suit : Il ne faut jamais manger des framboises et bleuets recouverts de chocolat blanc enrobés d’une coquille de sucre rouge ou bleu, le tout emballés des petits sachets fancy en provenance d’une boutique de souvenirs d’un coin touristique. On ne sait jamais depuis combien de temps ça traine sur le comptoir avant de trouver preneur.  Par conséquent, une fois achetés, les fruits ne sont plus de première fraîcheur.

NEXT: Ça commence à aller mieux.

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