Mon année 2012, partie 3: Enrique!

Cette anecdote se passe en juin 2012 (du moins, sa conclusion) mais mérite sa propre entrée individuelle.

Depuis qu’il a commencé à travailler au garage, Enrique n’a de cesse d’afficher trois traits qui lui sont propres: Son homosexualité, son narcissisme, et son désir de prouver à tous qu’il vaut mieux que nous. Et il le fait de la façon classique des losers: En essayant de caler plus bas que lui les autres, parce que c’est bien plus facile que de mettre l’effort pour leur être vraiment supérieur.

Être un beau jeune bronzé naturel ne lui suffit pas pour se sentir sécure dans sa capacité de séduire dans sa vie privée.  Il faut que même au travail, il se mette en mode dragueur en beach party: Lunettes soleil, cellulaire, iPad, shorts, cheveux toujours superbement coiffés et gelés, bracelets, pendentif, parfum… Et même s’il porte la chemise de l’uniforme réglementaire, il n’en attache que le bouton au niveau du nombril, histoire d’arborer fièrement son chest fraichement épilé à la cire et son piercing au mamelon gauche. Apparemment, il n’a pas encore compris qu’il y a un temps et une place pour chaque chose.

Je suppose que ça fait peu de temps qu’il a découvert et accepté son homosexualité parce qu’il se comporte en nouveau gay typique, soit en ne manquant pas une occasion de parler de sa vie sexuelle. Ainsi, bien malgré moi,  j’ai appris que:

  • Il suce et avale.
  • Il a souvent trompé son fiancé.
  • Fiancé qui a la plus grosse bite qu’il a eu la chance de voir de sa vie.
  • Bite qui ramollit vite après l’orgasme, d’où le fait que la veille, en se retirant, il lui a laissé le condom au fond du trou d CENSURÉ 
  • Il trouve particulièrement excitant de voir son ex fiancé frencher avec son fiancé actuel dans les soirées d’orgies qu’il se font des fois.

Enrique a le genre de sens de l’humour qui fait fureur dans les forums du net: Insulter les autres pour ensuite prétendre que c’est yink des jokes et que c’est nous qui n’avons pas le sens de l’humour.  Par exemple, un soir où je stationne le bus légèrement décalé de la plaque d’égout où on vide la toilette chimique, il me dit: « J’comprends pas comment t’as pu faire 4 enfants alors que t’es pas capable de bien viser le trou . »  J’ai droit à ce genre de craques de 5 à 10 fois par nuit.

De plus, loin de nous aider, son comportement ne fait que nous nuire dans notre travail. Quelques exemples :

Je viens pour entrer dans un bus pour l’amener au garage.  Enrique, me voyant faire, s’empresse de s’installer au volant.  Comprenant qu’il veut l’y amener lui-même, j’arrête et j’attends.  Il prend le volant à deux mains et ne bouge pas.  Il reste immobile pendant 10 secondes.  Puis, il me demande ce que je fais là. Je lui réponds que j’attends qu’il amène le bus dans le garage.  Il part à rire, débarque et me dit : « Voyons, à quoi tu penses? J’ai pas mon permis! »

Depuis qu’il est entré, il a convaincu son père du bien fondé de nous faire tous trainer un walkie-talkie, encombrante pièce d’équipement pour moi qui a à faire maintes acrobaties dans les bus, sur et sous les bancs, pour faire le nettoyage. Ça tire sur le linge, ça accroche, ça tombe… Et surtout, ça a le démérite de sonner souvent. Il faut alors que je lâche tout, au sens propre comme au figuré, que je me relève et que je réponde. Et c’est toujours Enrique pour poser des questions stupides ou bien faire des remarques inutiles. Celle-là en particulier me hérisse sans bon sens: Il me demande la liste des bus que j’ai nettoyé. Je prends donc ma liste de 12 bus, et lui lis ceux que j’ai rayés, soit du second au huitième.

LUI: Pis le 83888 (le premier sur la liste), pourquoi tu l’as pas fait?
MOI: Y’é pas encore arrivé.
LUI: Ah? C’est bizarre! Comment ça s’fait que je le vois, moi, sur l’écran du GPS?

Cette tentative de me faire passer pour un menteur ou pour un incompétent me fait bouillir le sang. Surtout que j’ai zéro compte à rendre, encore moins à lui, au sujet des bus nettoyés. Je lui explique donc les faits pourtant évidents:

MOI: Parce que y’é arrivé pendant que j’en lavais un autre, comme ça arrive souvent, franchement! Tu saurais ça si tu te servais de ta logique.

Puis je ferme l’appareil, le rempoche et ré-empoigne mon balai, pas mal moins de bonne humeur qu’avant son appel. Le walkie-talkie sonne de nouveau. Je lâche tout de nouveau.

MOI: Quoi?
LUI: Oublie pas de faire le 83888, là!
MOI: Heille, t’as-tu fini de m’interrompre pour dire des messages inutiles?
LUI: I love you! 😀

Oui, c’est une habitude qu’il a pris: À chaque fois qu’il voit qu’il arrive à me faire perdre patience, il fait un petit sourire insolent, me dit « I love you! 😀 « , et il part, fier de son coup. Comme la dernière d’une des nombreuses fois qu’il a fait exprès de m’appeler alors que j’étais au volant d’un bus que je m’apprêtais à rentrer au garage. Ça sonne, je m’arrête, répond, et me fais dire: « Accroche pas le bord de la porte du garage, là! » En sortant, je lui brandit furieusement mon walkie-talkie en disant d’une voix fortement impatiente que cet appareil n’est pas un jouet. Sa réponse: Petit sourire insolent suivi d’un « I love you! 😀 « 

Quand un de mes collègues de travail commet un oubli, par exemple de remettre le bouchon du réservoir d’huile, et que je m’en aperçois, j’agis de la façon normale: Je remets le bouchon moi-même, et je le lui dis (ou non) plus tard. Temps écoulé : 5 secondes. Mais si je travaille avec Enrique et que moi  j’oublie de remettre le bouchon, voici ce qui se passe :

  • Enrique vient me rejoindre alors que je fais whatever autre job.
  • Il me demande si je n’ai pas oublié quelque chose. Je dois prendre le temps de réfléchir.  Mais puisque je l’ai oublié, c’est normal que je ne m’en souviens pas, hm? Je lui réponds alors que non.
  • Il insiste pour que je me rappelle.  Mais rien à faire.  Il ré-insiste comme ça 2-3-4-5 fois, me donnant des indices très vagues qui n’aident pas du tout.
  • Démontrant d’un air fendant qu’il s’amuse de mon manque d’intelligence, il me demande de le suivre.
  • Il m’amène à l’arrière du véhicule. Le panneau d’accès au moteur est fermé. Il me dit : « Pis là? »
  • Je regarde tout l’arrière du bus mais ne vois rien de spécial. Ou alors je vois des trucs qui ont zéro rapport.
  • Après m’avoir fait niaiser comme ça pendant plusieurs longues minutes, il se décide à me dire « Le moteur! »
  • J’ouvre le panneau mais ne vois pas grand chose car on travaille de nuit et la lumière arrière du garage ne tombe pas dans le bon angle pour permettre de distinguer tous les détails d’un moteur noirci par la crasse huileuse.
  • Je dois donc aller chercher ma lampe de poche, revenir, et regarder partout jusqu’à ce que, enfin, je vois que le bouchon d’huile n’est pas remis correctement, sous les railleries condescendante de Enrique amusé que ça m’ait pris autant de temps pour allumer.

Temps écoulé : 5 à 10 minutes.

Maintenant répétez ce comportement de 5 à 10 fois par nuit, sans oublier que lui non plus ne travaille pas pendant qu’il m’empêche de travailler, et vous comprendrez aisément comment il peut nous faire perdre de une à deux heures de travail par shift avec ses niaiseries.

Arrive le 24 juin 2012 au soir.  À ce moment-là, je travaille sur le quart de soir, de 3:00 pm à 11:30 pm. Cependant, le quart de nuit commence à 10:30 pm. Par conséquent, même si je ne travaille plus avec lui, je passe quand même ma dernière heure de travail avec Enrique qui commence le sien.

LUI : Qu’est-ce que tu fais à minuit?
MOI : Je dors!
LUI : Tu ne veux pas rester?
MOI : Pourquoi faire?
LUI : Il y a les feux d’artifices ce soir.
MOI : Et alors?
LUI : On pourrait aller sur le pont pour les admirer en amoureux.

En amoureux?  Il faut vraiment qu’il ne doute de rien pour penser que son physique est suffisant pour séduire un hétéro qui est de 26 ans son ainé. Et si je dis son physique, c’est parce que ce n’est certainement pas avec une personnalité aussi merdique qu’il va me faire reconsidérer mon orientation sexuelle. Il se prend pour le boss, donne des ordres, nous dérange, ne fait que des remarques rabaissantes et condescendantes, ne cherche qu’à prouver que nous sommes des incompétents, nous fait perdre notre temps… Même si j’avais été gay, comment voulez-vous que je ressente de l’attirance pour un petit loser frais chié dans son genre!?

Alors que je termine le ménage de mon dernier bus et que j’en sors pour retourner chez moi, Enrique m’appelle au walkie-talkie et me demande de rester en prétextant qu’ils ont trop de bus pour être capable de les faire tous cette nuit.  J’en regarde le nombre.  Rhonda (la black malcommode) et moi en faisions plus que ça les nuits où nous étions seuls tous les deux. Et là, lui, il veut me faire accroire qu’à trois gars cette nuit, ils n’y arriveront pas? « C’est ça, ouais! » C’est d’ailleurs ce que je réponds avant d’éteindre le walkie talkie pour la nuit. De toutes façons, son père et le grand boss sont les deux seules personnes qui ont le pouvoir de dire qui a le droit de faire du temps supplémentaire ou non. J’ai bien le droit de prendre l’initiative de rester si des employés du shift suivant ne se présentent pas, mais ce n’est pas le cas ce soir.

En arrivant chez moi à 11:42 pm, je constate que mon téléphone ne cesse pas de sonner. C’est Enrique qui me laisse full de messages me demandant où je suis, pourquoi je ne suis pas resté, et de SVP revenir au travail.  Je ne répond pas. Rendu à une heure du matin, je suis obligé de débrancher le téléphone si je veux parvenir à dormir parce qu’il continue d’appeler.

Son comportement et surtout son harcèlement me mettent dans un état de rage pas possible. Et ce qui fait le plus chier, c’est que mes plaintes à son père et à notre grand boss n’ont rien donné. Il me reste quelle option maintenant? La violence physique? Le problème, c’est qu’il a quatre choses en sa faveur qui m’empêchent de riposter:

  1. C’est un mineur. Si je lui met mon pied au cul, j’ai la police sur moi.
  2. Il est homosexuel. Il s’agit qu’un avocat fasse passer mon geste pour un cas de violence haineuse homophobe et je suis fait. Parce qu’en tant qu’homme de 43 ans employé dans un garage, j’aurai assez peu de crédibilité pour faire croire le contraire.
  3. Il est espagnol. Je suis blanc. Si je lui cause des problèmes, je suis un raciste.
  4. Enfin, c’est le fils de mon supérieur immédiat. Si je fais du trouble à son fils, il faut que je m’attende à avoir des problèmes à ma job en retour.

Toute la journée du lendemain, je songe à l’option légale qui est recommandée de prendre lorsque l’on est victime de harcèlement au travail: Demander à un collègue de te servir de témoin, aller voir la personne fautive, et lui demander de cesser son comportement harcelant, incluant sexuel, en concluant par un avertissement comme quoi toute insistance de sa part lui vaudra une poursuite aux tribunaux.  C’est bien joli, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.  Je doute que je puisse trouver un collègue qui aura envie d’être témoin d’une situation qui causera le malaise entre eux au travail.  Ensuite,  soyons réalistes… Un homme de 43 ans au physique moyen qui se plaint de harcèlement sexuel de la part d’un beau jeune de 17 ans déjà en couple et fiancé? Pas vraiment crédible! Si ça se trouve, la majorité des gens vont croire que la situation est en réalité l’inverse.

À une heure de la fin de mon quart de travail, je n’ai d’autre choix que de constater que la situation est cul-de-sac pour moi. Peu importe ce que je fais, je vais empirer mon cas au lieu de l’améliorer. De toutes façons, il a beau agir en cave, il n’est sûrement pas idiot. En voyant que j’ai refusé de rester hier et que je n’ai ni répondu ni retourné ses appels, il a bien dû comprendre le message comme quoi ça ne lui sert à rien de continuer de me harceler. Conclusion: Il serait bien plus sage de ma part de ne rien faire, d’oublier ça et de passer à autre chose.

À ce moment, il entre dans le bus.

LUI : Heille, t’as fait un dégât.
MOI : Où ça?
LUI : Les poubelles, dehors. Y’a un sac qui s’est ouvert!
MOI : Ah bon!
LUI : Tu comptes faire quoi?

Je craque!

Après son harcèlement de la veille, cette nouvelle tentative de se prendre pour un boss à qui j’ai des comptes à rendre, tout en me faisant passer pour un incompétent, c’est de trop. Je lâche mon sac de vidanges et je lui dit :

MOI : Fa que là, quoi? Faudrait que j’interrompe mon nettoyage pour aller ramasser les vidanges dehors, choses que je vais faire anyway à la fin de mon shift?

J’aurais pu arrêter là. Mais voilà, une brèche s’était ouverte dans le barrage de ma patience, ça a donc continué de couler :

MOI : T’es-tu capable de faire autre chose que nous faire perdre notre temps avec tes remarques négatives, tes questions stupides, pis les conneries que tu nous lances 10 fois par soirs via les walkie-talkies?

La brèche s’agrandit. Je me lève.

MOI : Sérieusement là, qu’est-ce tu fais icite? Tu nous aides pas, tu nous nuis! Linda pis moi, on a constaté que les nuits qu’on travaillais seuls elle pis moi, on faisait entre 16 et 18 bus. Quant tu travailles avec nous autres, on en fait juste entre 12 et 14. T’es-tu capable de faire autre chose que de nous interrompre pis nous ralentir dans notre job?

Je vois qu’il est étonné.  Il ouvre la bouche pour répondre. Je ne lui en laisse pas le temps. Je marche vers lui et mon ton de voix monte d’une coupl’ de coches.

MOI : À chaque fois que j’essaye de t’en parler, ça sert à rien. Tu réponds quoi? « I love you ! » COUDONC, T’ÉCOUTES-TU DES FOIS QUAND ON TE PARLE, OU TU FAIS YINK TE CALISSER DE TOUT CE QU’ON TE DIT?

Rendu là, je suis dans sa face et je lui crie carrément après sans plus aucune retenue, tellement qu’il en baisse la tête et la détourne :

MOI : LÀ, LÀ, ÇA VA FAIRE. JE ME SUIS PLAINT À TON PÈRE, JE ME SUIS PLAINT À PIERRE (notre grand boss), À PARTIR DE MAINTENANT TU VIENS PU CHEZ NOUS PIS TU M’APPELLES PU, C’TU CLAIR? PARCE QUE LA PROCHAINE PLAINTE, C’EST PAS À PIERRE NI À TON PÈRE QUE M’AS LA FAIRE, C’T’À LA POLICE. LE HARCÈLEMENT, C’EST PAS DES JOKES. T’AS-TU COMPRIS, TABARNAK?

Et c’est là qu’il a répondu doucement « ok », la mine basse, en descendant les escaliers du bus.

Et voilà ce qui arrive lorsque l’on commet l’erreur de confondre ma patience avec de la soumission.  Tôt ou tard, une petite merde comme lui me pousse trop loin et apprend la différence assez raide merci! Il est très rare que je me fâche et que j’engueule quelqu’un comme du poisson pourri, mais y’a quand même ben des hosties de limites.

Je ne m’étais pas rendu compte que la scène avait eu des témoins. En descendant moi-même du bus quelques minutes plus tard, un de nos collègues  me fait signe, le pouce en l’air, avec un grand sourire, et me dit « Like a boss! »  Apparemment, je n’étais pas le seul qui en avais assez de son comportement, et il semblait bien heureux que je l’ais remis à sa place. Je rentre chez moi avec le sentiment de satisfaction du devoir accompli.

Il faut me comprendre: Depuis quelques temps, les différents aspects de ma vie qui allaient mal ont tous fini par se régler.  En ce moment, tout va très bien dans le meilleur des mondes, et il n’y avait que lui qui venait me saboter mon bien-être. Aussi, faut que je l’avoue, je suis assez fier d’avoir réglé le problème de façon aussi implacable.

Ce sont les caves comme lui qui donnent une mauvaise réputation à la communauté gaie. Rassurez-vous, je sais faire la différence. J’ai très vite compris que ce n’était pas le comportement typique d’un homosexuel.  C’est juste le comportement typique d’un imbécile. Même si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’a aucun rapport avec l’autre.

En tout cas, cette fois, il a compris.  Tout fils de boss, mineur, ethnie et gay qu’il est, mon explosion de colère contre lui me ne rapportera aucun ennui, et plus jamais je n’aurai à endurer ses conneries. Comme quoi il est idiot de penser que la compréhension vaut toujours mieux que la colère.

Cette expérience m’aura au moins permis de comprendre ce que peuvent ressentir bien des femmes, puisqu’elles sont plus souvent victimes d’attention non-sollicitée que les hommes. Et le moins que je puisse dire, c’est que ce n’est vraiment pas plaisant.

NEXT: Juillet et aout

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Ces gars à éviter, Fait vécu, Revue de l'année. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Mon année 2012, partie 3: Enrique!

  1. Le harcèlement est un véritable fléau …et pas seulement sexuel, je dirais même que c’est encore plus fréquent psychologiquement! Et c’est très subtil parfois, donc difficile à cerner, hein!

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  2. Oui! Malheureusement!

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