Se présenter comme étant l’inverse de ce que l’on est

Contrairement à ce que ce blog pourrait laisser croire, je n’ai pas réponse à tout.  Il m’arrive de constater un comportement similaire chez plusieurs personnes, et ne pas avoir la moindre idée du comment ni du pourquoi de ces agissements.  Et c’est justement le cas avec le thème de ce billet : Les gens qui se présentent comme étant l’inverse de ce qu’ils sont.

J’en ai rencontré plusieurs.  Je n’en nommerai que quatre.

GENEVIÈVE, la coloc de l’enfer.
La présentation : E
lle a des relations tendues avec sa mère, distantes avec son père, et abusives avec son frère qui, bien qu’il soit de deux ans son cadet, la méprise et la maltraite. Elle a passé une partie de son adolescence en refuge pour jeunes filles abusées.  Elle n’a pas d’amis.  Elle est toujours jugée, méprisée, repoussée…  Oh, il y a bien Lucien qui lui court après, mais il est loin de lui plaire.

La réalité : Deux mois plus tard, et pour le reste du temps où elle était dans mon entourage, elle fut rabaissante, méprisante, violente, malhonnête, hypocrite, voleuse, calomnieuse, conflictuodépendanteBref, loin d’être la victime, elle était à 100% l’agresseur.   Ah, et 48 heures après m’avoir dit que l’idée d’une relation intime avec Lucien la faisait vomir, elle couchait avec lui, en amorçant chose elle-même.  J’ai déjà écrit une longue série de billets à son sujet

VICKY.
La présentation :
  Une véritable Manic Pixie Dream Girl.  Il n’y a pas de traduction officielle pour cette expression, mais ce qui s’en rapproche le plus selon moi serait  « Fille de tes rêves, fée-marraine, survoltée. »   Elle apparaît de nulle part dans l’existence terne et ennuyante d’un homme pour transformer sa vie en lui apportant la joie de vivre par sa présence, son humour, ses compliments et les activités qu’elle concocte pour faire avec lui.  J’ai vécu exactement ça avec Vicky.  Dès le départ, elle dit qu’elle trouve que je n’ai pas vraiment vécu, et elle m’écrit une liste de 14 activités à faire ensemble.  Nous sommes vite devenus bons amis et complices.

La réalité : Vicky s’est vite révélée comme étant une personne, déprimée, négative, angoissée au point d’avoir besoin de prescriptions de médicaments.  Et elle traînait dans la boue nos collègues dans nos conversations sur Messenger, tout en leur étant amicale et chaleureuse en personne.  Elle a annulé tous nos plans de sorties et activités à la dernière minutes, sauf trois.  Et ces trois-là furent ennuyants et courts, puisqu’elle n’avait jamais la tête à ça, et elle les a interrompus.  Elle m’a parfois reproché de lui donner l’impression de ne jamais être assez bien à mes yeux, alors qu’en réalité je n’ai jamais fait que chercher en elle la Vicky qu’elle m’avait décrit être au début.  Elle a fini par cesser de me parler et tenta de me causer des problèmes au travail, avant de disparaître.

RHONDA
La présentation : Femme de 50 ans et collègue lorsque je travaillais de nuit pour un garage de bus.  Elle se présente comme une bonne mère de cinq, catholique pratiquante, respectueuse envers les gens qui l’entourent, qui considère le sexe hors du mariage comme étant une aberration. 

La réalité : Au bout de trois semaines, elle commence à me parler de sa vie sexuelle avec son amant, avec qui elle n’est pas mariée.  4e semaine, elle m’envoie de subtiles invitations à se voir hors du travail.  Quant à l’évolution de ses paroles, eh bien…
6e semaine : 
« Ok, je vais faire un somme pendant la pause.  Profites-z-en pas pour me violer. »
7e semaine : « Tu sais, quand la fille est consentante, c’est pas un viol! »
8e semaine :« Si tu me laisse dormir une heure de plus, je te fais une pipe à mon réveil. » 

À force de rester impassible ou à décliner ses offres, elle a fini par comprendre.  Elle a aussi viré en mode full bitch.  Parce que bon, c’est bien connu que l’enfer n’est rien comparé à la furie d’une femme repoussée.

MANON
La présentation :
 Dès que l’on commence à travailler ensemble, elle se décrit comme étant en couple, fiancée, et de nature calme, sage et peu portée sur le sexe.

La réalité : Au bout d’un mois ou deux, elle me parle d’un ménage-à-trois qu’elle a vécu la veille avec un couple, sans son fiancé.  Et pour les quelques mois où nous travaillerons ensemble, elle ne cesse de me parler de sexe, allant même jusqu’à m’agresseren s’arrangeant pour me faire passer pour le coupable aux yeux de nos collègues.

Je veux bien croire que les gens évoluent avec le temps Mais avoir la personnalité qui fait un 180° au bout de 30 à 90 jours, ça ressemble beaucoup plus au naturel qui revient au galop qu’à une évolution.  Surtout qu’une fois que cette « nouvelle » personnalité est arrivée, elle est là pour rester.  Ce qui démontre bien que cette seconde personnalité est la vraie, donc que la première qu’ils m’ont présenté n’était qu’une façade.

Mais pourquoi agir ainsi J’avoue que pour ceci, mon intuition me fait défaut.  N’ayant jamais ressenti moi-même le besoin de me présenter comme étant autrement que ce que je suis, je ne peux pas comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux qui le font. 

Je ne parle pas de gens qui exagèrent à leur propre sujet, genre gonflant leurs revenus, se vantant de choses fausses, ou tout autre mensonge classique.  Je parle ici de gens qui vont se présenter spécifiquement comme étant à l’opposé de ce qu’ils sont.  Fonceurs quand ils sont angoissés.  Prudes quand ils sont obsédés.  Victimes quand ils sont agresseurs.  Intéressants quand ils sont ennuyeux.  Actifs quand ils sont sédentaires.

Est-ce dans un désir de mieux paraître?  Est-ce dans l’espoir qu’en se présentant comme une meilleure personne, ils finiront par le devenir vraiment?  Est-ce parce qu’ils voient dans cette nouvelle amitié l’opportunité de repartir à neuf en faisant table-rase de leurs erreurs passées?  Ou est-ce le simple mécanisme de défense de quelqu’un qui sait trop bien qu’elle sera perçue comme étant désagréable et/ou stupide si les gens apprennent dès le départ ce qu’elle est vraiment?

Si ça se trouve, peut-être que c’est moi, le problème.  Peut-être que, dans mon langage parlé et corporel, je donne l’impression qu’il faut être parfait et irréprochable pour me fréquenter.  Je ne sais pas trop.  Je ne dois quand même pas être la seule personne au monde qui rencontre des gens qui se présentent à eux comme étant l’inverse de ce qu’ils sont. 

Vous avez vécu ça?  Ou vous avez déjà agi ainsi?  J’aimerais avoir vos témoignages.

La galanterie excessive

Sans pour autant me coller l’étiquette de galant, lorsque je suis avec une fille, il y a quelques trucs que je fais tout naturellement : Je lui ouvre la porte quand je suis devant elle, ou bien je lui porte quelques uns de ses sacs quand elle en a plus que moi, ou quand elle en a trop lourd pour sa petite taille. Ou bien tiens, mon ex au printemps dernier, on s’est retrouvé dehors au froid et à la pluie, je lui ai refilé mon manteau car elle avait oublié le sien. Mais bon, ex ou non, je n’appelle pas ça de la galanterie. C’est juste de la décence de base.

Et puis, il y a ceux qui poussent la galanterie un peu trop loin. Je parle des Nice Guys, évidemment célibataires, qui jouent à fond la carte de la galanterie afin de se démarquer et de séduire. Hélas, il n’y a rien de mieux pour se donner l’air d’un loser désespéré pour plaire. C’est parce qu’en posant ces gestes, ils lancent aux femmes le message suivant: « Constate quel bon esclave je suis. Aime moi et je te servirai ainsi 24/7. »

Un exemple au hasard : un ami que j’ai perdu de vue il y a quelques années, mais qui faisait exactement ça dès le premier rendez-vous: Baise-main à la rencontre, passe devant pour lui ouvrir toutes les portes y compris celles du taxi, lui tire la chaise au resto, se lève lorsqu’elle quitte la table pour aller aux toilettes et l’y accompagne jusque devant la porte, qu’il lui ouvre également. Évidemment, il paye pour les deux. Et la soirée terminée, avant de la quitter, il lui offre un cadeau préparé d’avance: Une rose blanche et un poème à son intention, écrit sur parchemin. Poème qui décrit combien il a été heureux de passer cette soirée avec elle…  Ce qui sonne pas mal bidon, puisqu’il l’a forcément écrit avant la dite soirée.

Il fait ça à tous ses premiers rendez-vous. Et il n’y a jamais de 2e.

Si ce premier exemple poussait la chose un peu trop loin, il avait au moins le mérite de poser ses gestes en contexte. Parce que j’ai connu un autre gars dont le problème était qu’il essayait trop de s’imposer en tant que galant, n’importe quand, n’importe comment et avec n’importe qui. Il nous avait d’ailleurs un jour partagé l’anecdote qui suit:

C’est l’hiver. Une fille vient pour entrer au centre d’achats. Il se presse pour passer devant elle pour lui ouvrir la porte. Elle entre sans le regarder. Il entre ensuite derrière elle, il court pour la contourner pour aller lui ouvrir la seconde porte. Mais trop pressé, il glisse dans une grosse flaque de sloshe gris-brun foncé, tombe à la renverse et s’étale de tout son long dedans.

La fille continue son chemin sans le regarder et entre dans le centre d’achats. Honteux et confus, il n’avait plus qu’à rentrer chez lui se changer.

En racontant cette histoire, il conclut en se plaignant comme quoi la fille aurait pu au moins démontrer de la compassion, un sourire, n’importe quoi, en échange de sa galanterie et des problèmes qu’il s’est donné pour elle. Mais non, aucune reconnaissance, aucun signe, rien.

Les gars de ce genre là sont portés à se plaindre comme quoi c’est injuste, surtout après tout ce qu’il a fait pour elle, et ce par pure bonté de coeur. Mais voilà, par sa réaction, et surtout sa plainte de n’avoir rien eu en retour de la part de la fille, il prouve qu’au contraire, sa galanterie extrême était loin d’être désintéressée. Il faisait ça pour  avoir quelque chose en retour. D’où le fait que je dis que si tu mets tous tes espoirs de séduction non pas dans ta personnalité ou dans vos compatibilités mais bien dans le simple fait d’être galant, surtout avec n’importe qui dans n’importe quel contexte, en y mettant autant d’efforts, alors ça fait loser désespéré.

Surtout que, en agissant ainsi, il divise les filles de son entourage en deux catégories: Celles qui vont se tenir loin de cet énergumène qui essaye très fort à faire accroire qu’il possède encore des vertus qui le poussent à avoir des agissements dépassés depuis quelques siècles. Et les bitchs profiteuses. Normal, il n’y a que celles-là qui pourraient s’intéresser à avoir un esclave qui s’offre si volontairement à se faire exploiter.

On ne veut pas connaitre la vérité. On veut juste avoir raison.

Fin des années 90, résidences étudiantes de mon cégep.  Ça frappe à la porte.  J’ouvre.  Deux résidents me donnent une liste de signatures et un stylo.

« Ouais, c’est une pétition pour que le propriétaire baisse le prix d’la laveuse pis d’la sécheuse.  C’est ben qu’trop cher! »

Face à pareille ignorance, je décide de leur expliquer quelques petits faits de la vie :

« Ok, je vois!  Je suppose que les résidences étudiantes, c’est votre premier appartement?  Vous êtes habitués à avoir votre lavage gratis chez vos parents, c’est ça?  Vous n’avez jamais eu à faire votre lavage dans une buanderie publique, hm?   Eux-autres, ils chargent  $1.75 par lavage alors qu’ici c’est $1.25.  Et c’est $1.25 par séchage contre 1$ ici.  Et savez-vous seulement combien ça coûte, trois laveuses et trois sécheuses?  Ça va de 400$ à 600$ par appareil.  Ça veut dire que le propriétaire a payé environs $3 000.00 pour que l’on aille ces machines-là à notre disposition.  Et c’est pas comme si ça fonctionnait gratuitement.  L’électricité pour faire marcher le moteur de la laveuse, pour l’eau chaude, et surtout pour la sécheuse… Hydro Québec, c’est pas gratuit.  C’est pas comme si le propriétaire faisait du profit en nous chargeant $2.25 par brassée.  En fait, il est probablement en déficit.  Fa que non, désolé, mais le prix qu’il nous charge, c’est pas cher pantoute.  Au contraire, on a probablement la buanderie la moins chère en ville. »

Les deux gars restent silencieux quelques secondes, ayant l’air de peser mes paroles.  Puis, ils reprennent leur liste et leur stylo en disant :

« Ouais, ok!  Bonne journée!”

Et ils repartent.  Alors que je referme la porte, je les entends cogner à celle d’en face.  J’ouvre la porte et je vois les mêmes deux gars devant le voisin qui leur ouvre. Ils lui donnent la liste de signatures et le stylo.

« Ouais, c’est une pétition pour que le propriétaire baisse le prix d’la laveuse pis d’la sécheuse.  C’est ben qu’trop cher! »

Ils n’ont même pas pris une seconde pour remettre en question leur démarche. Je referme la porte, en aberration devant ce qui vient de se passer.  

Mais pourquoi est-ce qu’ils continuent de faire ça, alors que je viens tout juste de leur expliquer clairement qu’ils sont dans l’erreur?  Qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris dans mon explication?  Tout ce que je leur ai dit est pourtant la plus stricte vérité.  Pourquoi font-ils comme si ce n’était pas le cas?

Comment peut-on faire preuve d’une telle mauvaise foi?

C’est que certaines personnes sont tellement orgueilleuses qu’elle supportent très mal l’idée de faire erreur.  Dans ce temps-là, savoir que quelqu’un d’autre sache qu’elle fait erreur, ça leur est insupportablement humiliant. Juste en m’ignorant dès que je fermais ma porte, ça réglait mon cas.  N’empêche qu’à partir de ce moment-là, ils connaissaient la vérité.  Ils ont délibérément choisi de l’ignorer pour faire comme s’ils avaient toujours raison.

Dès le départ, je comprends, leur cause était noble.  Ils croyaient que le proprio était un exploiteur.  Ils ont décidé de prendre les choses en main.  De devenir les chevaliers sauveteurs des résidences étudiantes.  Ça leur donnait une cause sociale, une fonction.  Ils avaient enfin l’occasion d’améliorer la société en combattant les injustices et les abus.  Ils sont heureux et fiers, car même s’ils n’ont pas pris le temps de vérifier les faits, ils croient très fort avoir raison.   

… Et dès qu’ils cognent à ma porte, je leur apprends qu’ils sont dans l’erreur, qu’ils ne connaissent rien sur le sujet, que leur cause n’a aucune raison d’être.  Bref, qu’ils sont aussi ignorants qu’insignifiants.  Et en exigeant que le proprio diminue le coût des appareils, alors qu’il a tant dépensé pour eux, ça fait d’eux les abuseurs, et ça fait du proprio l’abusé.  Bref, ça fait d’eux exactement ce qu’ils prétendent combattre.  Ça inverse les rôles, leur donnant celui du méchant.

 Il y a des vérités que l’orgueil est incapable de reconnaître.  Ceci, pour eux, en était une.  Ils ont donc fait comme si je n’avais rien dit, pour continuer de vivre leur illusion de justiciers sociaux.

Ceci dit, ce n’était pas la première fois que j’étais témoin de ce genre de situation.  Par exemple, dans les années 90 et dans la première moitié des années 2000, lorsque j’habitais encore à Montréal, j’ai vécu par trois fois le genre de situation qui m’a inspiré pour mon récent billet Les 12 risques d’avoir une relation en milieu de travail. 

J’occupe un emploi.  Je ne drague jamais au travail, mais il m’arrive de devenir bon ami avec une collègue.  En général, elle est déjà en couple, alors il n’y a pas d’ambiguïté entre nous.   Et le gars n’a aucun problème avec notre relation d’amitié.   On se voit en dehors des heures de bureau, on s’appelle, on fait des activités sociales avec des amis et des collègues.

Puis, il y a rupture, son couple prend fin.  Et c’est là que je me rend compte que c’est le genre de fille qui prendrait n’importe qui, tellement elle est incapable de vivre sans avoir de relation, car pour les trois semaines suivante, elle enchaîne les relations courtes les unes après les autres.  Jusqu’au jour où elle me confie qu’elle a l’oeil sur un de nos collègues.

D’habitude, je ne me mêle pas de ses relations.  Mais pour celle-là, je lui fait la liste des risques auquel elle s’expose:  Le fait que c’est impossible de garder ça secret, les collègues jaloux, le fait que ça ne durera pas (Normal, quand on prend n’importe qui plutôt qu’une personne avec qui on est vraiment compatibles), et, à la fin de la relation, les problèmes que ça lui causera au travail, d’être obligé de revoir son ex cinq jours par semaine, etc.

À chaque fois, la fille n’en faisait qu’à sa tête, en me disant qu’elle sait ce qu’elle fait.  Alors elle commence à sortir avec lui.  Dès le départ, le gars n’aime pas trop voir que sa nouvelle blonde a un ami masculin proche, surtout au travail.  Inévitablement, elle lui dit que je l’ai mise en garde de sortir avec lui.  Il la convainc alors qu’il vaut mieux s’éloigner de moi car je suis «  celui qui qui essaye de l’empêcher d’être heureuse ».  À partir de là, je ne suis plus invité à rien.  Ni sorties ni party ni la moindre activité en groupe.  Et puisque mes amis sont ses amis, ça détruit totalement ma vie sociale.

Éventuellement, les problèmes que j’avais prédit (tels que listés ici) commencent à arriver.  Plutôt de reconnaître que j’avais raison, ces filles faisaient exprès pour faire tout le contraire de ce que je leur conseillait.  Parce que pour elles, tout faire pour essayer de prouver que je me trompais, c’était plus important que de s’épargner des ennuis en entendant raison. 

Je peux comprendre pourquoi elles ne voulaient pas m’écouter: Lorsqu’elles m’ont annoncé leurs futures relations, ces filles étaient joyeuses, sur un nuage.  Alors quand je leur faisait mes avertissements, en soulignant bien que je parlais par expérience et observation, elle ne voyaient pas que je voulais les aider.  Elle voyaient juste que… :

  • Je pète leurs bulles, je gâche leurs joies, je détruis leurs rêves.  Bref, je leur dis quelque chose qu’elle n’avaient vraiment pas envie d’entendre.

  • Lorsque je leur disait qu’agir ainsi, c’était faire erreur, elle prenaient ça comme une insulte.  Comme si j’affirmais qu’elles étaient irréfléchies, ignorantes, stupides…  Vont-elle vouloir écouter une personne qui les fait sentir comme ça?  Oh que non!  Elles vont donc faire tout le contraire.
  • Et à chaque fois qu’arrivait l’un des problèmes que je leurs avait prédit, ça les enrageaient.  Car elles ne voulaient PAS que j’aille raison.
  • Alors elles se forçaient à rester dans cette relation catastrophique, pour me pas m’accorder la victoire.  Mais en faisant ça, elle prolongeaient leurs problèmes.  Des problèmes qu’elle ne subirait plus si elle mettaient fin à la relation.  Mais elles ne veulent surtout pas se faire humilier, si jamais je leurs disait: « Qu’est-ce que je t’avais dit? » 

 Eh oui, elles me jugeaient en m’accusant mensongèrement de les juger.  Ça avait beau n’être que dans leurs imaginations, elles réagissaient tout de même envers moi comme si ça avait été le cas pour de vrai.   

À partir de ce point, peu importe l’issue de leurs relations, une chose était certaine :  Pour avoir commis le crime d’avoir voulu les aider à éviter tous ces ennuis, j’avais transformé de bonnes amies proches en ennemies acharnées qui ont tout fait pour me rabaisser aux yeux de notre entourage, détruisant du même coup ma vie sociale.  Et, dans un cas, ma carrière, car il a fallu que je démissionne, tellement je n’en pouvais plus du harcèlement constant dont j’étais victime.

Pour sauver leur orgueil, ces filles pouvaient faire semblant d’ignorer la vérité.  Elles pouvaient cacher la vérité aux autres.  Mais moi, je la savais, la vérité, depuis le tout début.  Voilà pourquoi j’étais pour elles l’homme à abattre.  Car comme le dit le cliché : J’en savais trop. 

 Allez, un dernier exemple: 

 Il y a quelques années, j’avais écrit une série de billets au sujet des gens conflictuodépendants, soit ceux qui ne peuvent s’empêcher de rechercher le conflit.  Et je citais souvent en exemple une certaine Maryse Aubry, nom fictif, qui représentait parfaitement ce genre de personnalité.  Tôt ou tard, tous les gens constituant son entourage font les frais de sa personnalité.  Aussi, il est inévitable qu’avec le temps, elle reçoive de plus en plus de commentaires au sujet de son comportement désagréable et/ou que le nombre de gens avec qui elle se met en froid augmente.   Éventuellement, même si elle continue d’essayer de se le nier à elle-même, il est impossible qu’elle ne s’en rende pas compte. Dans ce temps-là, il se produit parfois un miracle: Elle donne l’impression qu’elle puisse être prête à avoir l’esprit ouvert sur le sujet :


… Mais ce n’était qu’une illusion.

Tous ces gens-là ne voulaient pas connaitre la vérité.  Ils voulaient juste avoir raison.  Et à défaut d’avoir raison, leur orgueil les a poussé à tout faire pour au moins maintenir l’illusion qu’ils étaient dans le vrai.  C’est le genre de situation pour laquelle existe la question « Qui est-ce que vous essayez de convaincre ici, les autres ou bien vous-mêmes? »

Pour beaucoup trop de gens, la seule vérité qui importe, c’est celle qui va dans le sens de leurs intérêts.  Parce que sinon, la vérité, ils n’en ont rien à faire.  Et dans ce temps-là, malheur à qui, dans leur entourage, la connait, la vérité.

Les 12 risques d’avoir une relation en milieu de travail

De tous les endroits où l’on puisse rencontrer son partenaire amoureux et/ou sexuel, le plus risqué reste le milieu de travail. Autant par observation que par expérience personnelle, j’ai pu répertorier les douze risques les plus communs dans cette situation.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables.

RISQUE 1 : Ça peut être vu/traité comme étant du harcèlement.
À moins que les deux personnes impliquées vivent un moment magique dans lequel, simultanément, ils se regardent, réalisent soudain qu’ils sont attirés l’un par l’autre et s’embrassent passionnément, ça va plutôt se passer de manière un peu plus normale : L’un va faire savoir à l’autre son attirance, et attendre sa réaction.

Or, il arrive trop souvent que, pour toutes sortes de raisons, la personne sollicitée ne réagisse pas, en espérant que l’autre comprenne que son manque de réaction équivaut à un NON. Pendant ce temps-là, la personne intéressée considère que son manque de réaction peut être dû à l’une de ces raisons :

  • Elle n’a pas compris qu’elle se fait draguer.
  • Elle croit que ce sont des blagues.
  • Elle est trop timide pour dire oui.
  • Elle a oublié qu’il l’a draguée.
  • Elle attend qu’il continue, car qui ne dit mot consent.
  • Elle ne lui oppose qu’une résistance passive de principe.
  • Elle n’est pas intéressée.

Mais puisque cette dernière option ne représente que 14.3% des possibilités, il y a donc 85.7% de chance qu’il soit dans l’erreur. Il se sent donc obligé de revenir à la charge, ne serait-ce que pour la pousser à lui dire franchement si oui ou non elle est intéressée. Et si elle ne l’est pas, mais espère qu’en restant silencieuse « il finisse par comprendre », alors son insistance devient malaisant pour elle. Elle confie donc son désarroi à une collègue, qui lui tord le bras aussitôt pour qu’elle dépose plainte contre lui pour harcèlement en milieu de travail. Par conséquent :

RISQUE 2 : Ça détruit vos réputations.
À partir de maintenant, le gars est vu comme étant un harceleur de qui il faut se tenir loin. Et la fille ne s’en tire pas tout-à-fait blanche comme neige non plus. Il y aura quelques personnes médisantes qui vont lui en vouloir d’avoir causé des problèmes au gars, et/ou qui n’hésiteront pas à l’accuser d’être une allumeuse, une agace qui a couru après.

Mais admettons que ça se passe bien, que l’attirance est mutuelle et que vous formez un couple. Alors :

RISQUE 3 : Ça rend envieux et jaloux les collègues.
À moins d’avoir un physique particulièrement disgracieux et/ou avoir un certain âge, chaque femme au boulot est le sujet des fantaisies amoureuses et/ou sexuelle d’un ou plusieurs de ses collègues. Alors de savoir qu’elle est maintenant en couple, avec un collègue en plus, c’est difficile pour eux à accepter. Aussi… :

RISQUE 4 : Ça créé la médisance.
Ça va du « Qu’est-ce qu’il a de plus que moi, lui? » au « Mais qu’est-ce qu’elle fait avec un con pareil? », sans oublier la classique « Quelle pute, il lui les faut tous! », votre relation est le sujet des conversations des commères de bureau.  Sans oublier ceux et celles qui vont oser venir vous avertir de vous méfier de l’autre, à cause de son passé.

Afin d’éviter ça, certains nouveaux couples de bureau décident de garder leur relation secrète. Cependant :

RISQUE 5 : Il est impossible de garder ça secret.
Dans un couple, il arrive que celui qui se fait suggérer le secret par l’autre ne le prenne pas très bien.  La première pensée qui lui vient en tête est « Pourquoi?  A-tu honte de moi? Veux-tu continuer de te faire passer pour libre pour pouvoir me tromper? »   Avec ou sans l’accord de l’autre, cette personne insécure révélera alors leur relation dans les 48 heures. 

Autre scénario: L’un de vous se confie à une personne de confiance qui, quel hasard, est un(e) de vos collègue.  Or, une personne de confiance ne l’est jamais tout-à-fait. Elle va en parler à une amie qui travaille ailleurs, et ce sans retenue puisque ce n’est pas une collègue. Celle-ci en parlera à tout son entourage. Entourage qui inclut une personne proche d’un de vos collègues, à qui il se fera un plaisir de tout raconter.  Et bientôt, tout le monde au travail le sait et les ennuis commencent.

RISQUE 6 : En général, ça ne dure pas.
Le problème le plus fréquent en matière de drague, c’est que l’on se met ensemble avant de se connaître vraiment.  Alors quand on se rends compte que nous ne sommes pas compatibles, la relation est déjà commencée, il faut donc y mettre fin.  Au moins, chez les couples qui se sont rencontrés n’importe où, c’est simple: Quand on cesse d’être un couple, on cesse de se voir.  Mais vous deux, vous travaillez ensemble.  Ainsi… :

RISQUE 7 : Les choses deviennent malaisantes pour l’un, pour l’autre ou pour les deux.
Il est rare qu’une rupture soit une décision mutuelle et harmonieuse. Aussi, après la relation, il est souvent difficile d’être obligé de côtoyer l’autre huit heures par jour, cinq jours par semaine. Surtout si l’un est encore un peu accro à l’autre.  Par conséquent… :

RISQUE 8 : Ça affecte le rendement et la performance.
Difficile de se consacrer à notre travail quand on ne pense qu’à l’autre.  En plus, on ressent le besoin d’en parler au lieu de travailler.  Et le/la collègue à qui vous vous confiez vous écoute au lieu de travailler.  Et si l’un harcèle l’autre, ça en fait une de plus qui ne travaille pas.  Ni le patron ni les collègues ne risquent d’apprécier. 

RISQUE 9 : Ça détruit la vie sociale.
Pendant la planification d’un 5 à 7, il suffit qu’elle leur dise qu’elle se sentirait mal à l’aise à cause de votre présence, puisque vous êtes son ex. Il n’en faut pas plus que vous vous retrouviez persona non grata sans autre forme de procès. Vous êtes désormais exclus de toute activité entre collègues et amis.

RISQUE 10 : Tout le monde connait vos secrets les plus intimes.
Quand la relation finit mal –Que dis-je : Même quand tout se passe bien— il est quasiment inévitable que l’un ou l’autre raconte tout au sujet de votre vie sexuelle : Elle demande la fessée, il a besoin de se faire sodomiser pendant l’acte, elle exige d’uriner sur son partenaire, il est pédosadozoophile, etc.

Vous vous rappelez ce que je disais plus haut, au sujet de la personne de confiance?  Ben voilà! En un rien de temps, tout le monde sait tout, et plus personne ne vous regarde du même oeil.

RISQUE 11 : On est à la merci des désirs de vengeance.
À partir du moment où l’autre te fait connaitre son intérêt pour toi, tu es à risque.

  • Tu étais en relation avec cette personne et ça a mal tourné? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Tu n’as jamais été en relation avec cette personne car tu as décliné ses avances? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Et même si l’autre ne te cause pas de misère, aux yeux de collègues jaloux, tu as commis le crime de lui plaire?  Ils peuvent te faire la vie dure au travail pour se venger.

RISQUE 12 : Vous perdez votre emploi.
Ou bien vous êtes renvoyé, ou bien vous démissionnez parce que c’est la seule option qui puisse mettre fin à tous ces problèmes.

En fin de compte, le seul moyen d’être en couple avec un(e) collègue de travail, sans que ça cause de problèmes, c’est d’être déjà en couple ensemble avant de vous faire tous les deux embaucher.

C’est sûr que comme dans toutes les situations il y a des exceptions.  Mais pour ma part, je considère que de risquer ma vie professionnelle, financière et sociale en échange de quelques orgasmes, ça n’en vaut vraiment pas la peine.

 

Quand l’autre devient soudainement déraisonnable, illogique et nébuleux.

Dans ce texte, les sexes sont interchangeables puisque j’ai pu observer ce comportement autant chez les hommes que chez les femmes.

Tu es en couple. Ça peut être depuis cinq semaines, cinq mois ou cinq ans, peu importe.   Vous avez du plaisir ensemble.  Il te complimente.  Il est attentif. Il veut passer le reste de sa vie avec toi.  Il n’y a jamais de temps mort dans la discussion.  Vous faites des plans, des projets à deux.  Votre quotidien est harmonieux et la communication entre vous passe comme un savon huileux sur de la glace mouillée.

Puis, du jour au lendemain, sans qu’il y ait le moindre signe avant-coureur, son attitude change.  Il multiplie les comportements nouveaux, étranges et inexplicables. 

Par exemple :

COMPORTEMENT 1 : Il est soudainement distant physiquement.
Il entre dans l’appartement, tu lui sautes au cou et l’embrasse.  C’est à peine s’il bouge ou te rend ton signe d’affection. 

COMPORTEMENT 2 : Il est soudainement distant en regard et en paroles.
Tu lui parles, il répond avec une voix basse, fatiguée, tout en ayant le regard fuyant.  Mentalement, il n’a pas l’air d’être là avec toi.

COMPORTEMENT 3 : Il cesse avec toi toute interaction.
Au fil des heures et des jours, tu constates que tu es maintenant la seule personne du couple qui entame une conversation avec l’autre, qui embrasse l’autre, qui touche l’autre.

COMPORTEMENT 4 : Il ne te donne pas signe de vie pour un temps exceptionnellement long, comparé à vos habitudes.
Celle-là arrive si vous n’habitez pas ensemble :  Pas de conversation, pas un mail, rien, pendant des jours.  Ou alors un court message évoquant une situation surprise/exceptionnelle qui réclame son attention et sa présence.

COMPORTEMENT 5 : Il est « un peu fatigué en ce moment! »
Tu lui demandes si quelque chose ne va pas.  Il répond de manière évasive que non, ça va, tu n’as pas à t’inquiéter, c’est juste qu’il est un peu fatigué en ce moment.  Si tu insistes, il va évoquer un problème au travail / avec la famille / avec des amis, toujours de manière vague. 

COMPORTEMENT 6 : Son supposé « moment de fatigue » n’a pas l’air de vouloir prendre fin.
Les jours passent, les semaines, mais rien ne change.  Il garde sa nouvelle attitude évasive et silencieuse 24/7.

COMPORTEMENT 7 : Il est sur la défensive.
Tu lui demandes encore ce qui ne va pas.  Mais au lieu de te répondre, il te reproche de lui poser cette question.  Tu l’énerves.  Aussi, tu n’oses plus ramener le sujet, et tu continues de subir son attitude distante.

COMPORTEMENT 8 : Il a soudain des amis que tu n’as jamais vu et dont il ne t’a jamais parlé avant, et qui l’invitent, SEUL.
Des sorties, des réunions pour un projet spécial, des réservations avec liste hermétique d’invités, une fin de semaine en gang dans le chalet du père d’une des personnes du groupe, pour participer à des événements pour lequel il n’avait jamais démontré le moindre intérêt avant. Ses absences se multiplient.

COMPORTEMENT 9 : Il a soudainement un horaire super-rempli…
… dans lequel il n’y a plus de temps libre pour faire quoi que ce soit avec toi.   Mais bon, il te rassure que ce n’est que temporaire.  Il te demande juste un peu de patience.

COMPORTEMENT 10 : Il t’exclut de toutes ses activités, mêmes lorsqu’il est seul.
Alors qu’avant, vous alliez au cinéma, maintenant il va au cinéma.  Alors qu’avant, vous alliez prendre un café, maintenant il va prendre un café.  Alors qu’avant, voussortiez prendre un verre, maintenant il sort prendre un verre.   

COMPORTEMENT 11 : Il reste neutre à tes demandes/suggestions de l’accompagner à tel ou tel truc.
Ses réponses manquent d’enthousiasmes.  Il te sert du « T’es pas obligée! », « Si tu veux! », « Si tu y tiens vraiment. »

COMPORTEMENT 12 : (Suite du précédent) Il annule le truc où tu l’as convaincu de te laisser l’accompagner.
Ça ne lui tente plus.  Il a la migraine.  C’est annulé.  Il vient de réaliser que son budget ne le lui permet pas. Etc. 

COMPORTEMENT 13 : Il te fait part de son admiration sur certaines choses que l’on retrouve chez plusieurs autres filles.
Et ce sont toutes des choses que tu n’as pas et que tu ne pourrais jamais avoir : Sa grandeur, sa voix, son origine ethnique, son emploi, ses diplômes, sa famille, ses connexions, son talent artistique / musical / athlétique…  Tout pour te faire sentir inadéquate.

COMPORTEMENT 14 : Il te compare défavorablement à d’autres gens.
Tu as réussi dans la vie?  Alors il ne peut pas te respecter.  Une personne privilégiée comme toi ne sais pas ce que c’est que la misère.  Tu as de la misère?  Alors il ne peut pas te respecter, car tu ne sais pas ce c’est que d’être capable de réussir dans la vie.

COMPORTEMENT 15 : Il te trouve plein de défauts que tu ignorais avoir.
Et mieux encore : À l’entendre, tout le monde les voit, ces défauts.  C’est juste qu’il est « la seule personne assez honnête pour oser te le dire en face. »

COMPORTEMENT 16 : Il prétend maintenant être énervé par des choses qui ne le dérangeaient pas jusque-là.
La façon dont tu ris.  La manière dont tu prononces son nom.  La façon dont tu cuisines.  Tes vêtements.  Tes moindres habitudes de vie.  Et elles ont toutes ceci en commun : Ce sont toutes des petites choses insignifiantes.

COMPORTEMENT 17 : Il te pose des questions pièges « pour te tester ».
Il te demande ton opinion sur divers sujets.  Dès que tu as répondu, il te révèle que c’était juste un test,  « pour voir le genre de personne que tu es vraiment. »  Et il se montre déçu, blessé, scandalisé, désapprobateur, de ce qu’il voit en toi.

COMPORTEMENT 18 : Il commence à évoquer la possibilité d’aller vivre seul.
En se justifiant avec d’étranges raisons.  Comme par exemple en disant qu’il ne se sent pas vraiment chez lui, avec ta présence constante dans cet appartement. « Avant toi, je vivais avec mes parents et/ou avec mon ex. Je n’ai jamais eu droit à un vrai chez-moi. J’ai besoin d’avoir MA place. »

COMPORTEMENT 19 : Il dit les phrases qui, peu importe comment on les retourne, évoquent une rupture.
« Je ne suis plus vraiment sûr de ce que je veux dans la vie! » « Je suis mêlé dans ma tête en ce moment! »  « J’ai besoin de temps pour réfléchir sur nous deux! »  « Une séparation temporaire ne peut que nous faire du bien. »  

COMPORTEMENT 20 : Bizarrement, « réfléchir sur vous deux pour le bien de votre couple », ça exclut toute intervention de ta part.
Vous avez beau être deux dans le couple, il n’y a que lui qui a le droit de « réfléchir sur vous deux. »  Pourtant, avec tout ce qu’il te reproche, logiquement ce serait vous deux qui auraient besoin d’y réfléchir ensemble et d’en discuter.

COMPORTEMENT 21 : Il devient impatient.
Depuis quelques temps, il faut marcher sur des œufs en sa présence.  Non seulement il perd patience à la moindre petite chose imparfaite que tu fais, on dirait que tu ne sais plus rien faire correctement. 

COMPORTEMENT 22 : Il n’a pas l’air de vouloir entendre les solutions à votre problème
Elles sont pourtant simples, ces solutions.  Il suffirait de vous en parler pour lui faire entendre raison.  Mais voilà, il n’a pas l’air de vouloir trouver de solution, ni les entendre, et encore moins les appliquer.

COMPORTEMENT 23 : Il te dit que si tu veux casser, il respecterait ta décision.
Tout en affirmant qu’il ne veut PAS casser.  En fait, il te rassure que non, au contraire, il veut que vous restiez ensemble.  Il t’aime encore.  La preuve : Est-ce qu’il perdrait son temps à réfléchir sur votre couple, si son but était de casser?  Tu le vois bien, qu’il fait des efforts pour sauver la relation.  Mais bon, casser, si c’est ce que tu veux…

COMPORTEMENT 24 : Quoi que tu fasses, c’est de ta faute s’il s’éloigne.
Tu lui laisses son espace?  Il dit que tu lui donnes l’impression de t’en foutre, voilà pourquoi il prend ses distances.  Tu t’accroches?  Il dit que tu l’étouffes, voilà pourquoi il prend ses distances.

Quand on est dans cette situation, on vit un véritable enfer.  Et on a beau chercher la source du problème, on ne trouve rien.  Par conséquent, on a beau tout faire pour essayer de sauver la situation, rien ne fonctionne.  Ce mélange de frustration et de désespoir occupe nos pensées à chaque moment du jour et de la nuit.  C’en est rendu insoutenable.  C’est à vous rendre fou. Si seulement on pouvait savoir où se situe le problème, au juste.

Il est où le problème?  Je vais te le dire, moi : Il a rencontré quelqu’un qui lui plaît plus que toi.  Et si ça se trouve, leur relation est déjà commencée.  Ce qui fait que dans sa tête, vous deux, c’est terminé.

Ce n’est pas un préjugé, ni un jugement facile.  Tout le long de ma vie, une bonne vingtaine de fois, j’ai vu et/ou vécu cette situation.  Et je peux vous affirmer que dans 100% des cas, à chaque fois qu’une personne avait cette attitude, c’était toujours ça. Il y a une autre personne dans sa vie amoureuse.

Maintenant que tu le sais, repense à ses nombreux comportements étranges, tu verras que ça explique tout.

Mais pourquoi agir ainsi au lieu de le dire franchement et mettre fin à la relation de façon claire, nette et rapide?  Ça peut être parce qu’il est lâche, et/ou irresponsable, et/ou honteux, et/ou parce qu’il ne veut pas avoir le mauvais rôle en étant celui qui détruit le couple.  Hey, c’est peut-être même parce qu’il veut juste te mettre au congélateur, pour revenir vers toi si ça ne marche pas avec l’autre.  Mais que ce soit l’une ou plusieurs de ces raisons, ça explique le fait qu’il s’éloigne.  Ça explique le fait qu’il ne veut mettre aucun effort pour sauver la relation.  Ça explique toutes ces sorties / événements / absences, tout ce qu’il fait maintenant sans toi.  Et surtout, ça explique pourquoi ses raisons de se plaindre de toi sonnent bidon.  Normal : Ce SONT des raisons bidons.  Et c’est pour ça qu’il a un comportement aussi illogique, aussi impossible à comprendre.

Et puisque c’est un lâche irresponsable, il rend la relation de plus en plus pénible pour toi, dans le but que tu finisses par en avoir ras-le-bol, de façon à ce que ce soit TOI  qui y mette fin.  Comme ça, il pourrait reprendre sa liberté tout en se gardant le beau rôle.  Ce ne serait pas lui qui te laisse tomber pour une autre.  Ce serait toi qui le repousse car tu es « incapable de faire face à la vérité sur ton propre sujet, vérité qu’il est le seul à oser te dire. »

Ceci dit, il y a un autre avantage à prétendre d’avoir besoin de temps pour réfléchir au sujet de nous deux:  Si ça me marche pas avec l’autre, eh bien il pourra toujours revenir vers toi en prétendant que voilà, son processus de réflexion est terminé. 

Se faire rejeter d’une manière aussi irresponsable, ça peut avoir des conséquences terrible sur l’estime de soi.  Parce que dans son besoin de faire semblant que tu étais la personne fautive, il a eu à mettre beaucoup d’effort pour te faire croire que tu étais inadéquate dans ta personnalité, dans tes manies, dans ta façon de vivre, dans ton travail, dans tes décisions, en tant qu’être humain, et surtout en tant que moitié d’un couple. 

Tout ceci fait que tu te remets en question.  Mais puisqu’en réalité, tu ne fais rien de mal, tu ne peux pas trouver où se situe ton problème.  Mais puisqu’il t’a convaincu du contraire, le fait de ne pas le trouver t’enlève tout espoir de le régler.  

Alors tu n’oses plus croire en toi, en tes capacités, en tes valeurs.  Et c’est quelque chose qui va affecter négativement ton travail et tes relations pour les prochaines années à venir.

POUR RIEN!

Tout ça parce que l’autre était trop lâche pour assumer sa décision de te laisser tomber pour quelqu’un d’autre.

Pourquoi embaucher une femme?

Prosper, un collègue, travaille jusqu’à 16 :00.  Ce jour-là, au lieu de partir chez lui, il est allé au poste de travail de Carolane, qui elle travaille jusqu’à 17 :00.  Et je ne sais pas au juste comment la discussion s’est rendue là, mais Prosper a commencé à lui expliquer qu’il ne comprend pas pourquoi La Firme prend le risque d’embaucher des jeunes femmes. 

Par exemple, Carolane étant une jeune femme fraîchement sortie de l’université, il est évident qu’elle va un jour trouver mari, fonder une famille, et voudra s’occuper de ses enfants.  Donc, La Firme s’expose au risque qu’elle quitte le travail, ou du moins qu’ils aient à lui payer un congé de maternité.  Autrement dit, La Firme devra lui verser un salaire pour un travail qu’elle ne fera pas.  Dans de telles conditions, il est beaucoup plus avantageux pour La Firme d’embaucher des hommes.

Carolane lui répond alors que ce qu’il dit là, ce ne sont que des fausses valeurs artificielles crées par la société.  Et surtout, ce sont des valeurs dépassées, du moins au Canada où nous sommes.  Mais il n’en démordait pas.

« Ce n’est pas une question de valeurs.  C’est biologique.  C’est la nature qui veut ça! »

Et même lorsqu’elle lui répondait que bien des femmes de carrière n’ont aucune intention d’avoir des enfants, il continuait de lui dire que oui, d’accord, peut-être qu’elle est convaincue maintenant qu’elle n’en veut pas.  Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne changera jamais d’idée.

« Pour l’instant, tu es jeune et tu penses à ta carrière et à ta liberté.  C’est normal que tu t’imagines que tu ne voudras jamais d’enfants.  Mais le jour où tu vas rencontrer un homme, que vous allez être vraiment amoureux, et que ça va être le bon, c’est évident que vous voudrez fonder une famille.  C’est biologique.  C’est la nature qui veut ça! »

Peu importe l’argument qu’elle lui donnait, il revenait toujours à la charge, ne démordant pas du fait qu’il se basait sur des faits aussi (bio)logiques que sociaux.  

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À ses yeux, non seulement La Firme perd son temps et perdra son argent à embaucher une femme, Carolane a également perdu temps et argent à poursuivre ses études.

« À quoi ils vont te servir, tes diplômes, dans ta cuisine, à t’occuper de tes enfants? »

Leur discussion a même attiré l’attention de deux de leurs voisins de table, qui se sont mêlés à la conversation, multipliant par trois le nombre d’employés qui n’étaient plus concentrés sur leur travail.  À un moment donné, l’un d’eux essaye de m’y entrainer en me demandant :

« Imagine que tu es patron.  À compétence égale, qui est-ce que tu embaucherais?  Une femme, qui risque de partir un jour pour maternité, ou un homme? »

J’ai répondu que puisque je ne serai jamais patron, je ne perds pas mon temps à discuter inutilement sur des trucs qui n’arriveront jamais.  Leur discussion a donc continué entre eux.

La raison pour laquelle je n’ai pas voulu y prendre part, c’est qu’il y a des sujets pour lesquels peu importe ce que tu dis, tu vas te faire condamner pour ton étroitesse d’esprit.  Par exemple, il y a quelques années, j’ai écrit un billet intitulé Ingrid, cinq jours parmi les loups, qui remonte à l’époque où je travaillais à La Boite.  Une superbe jeune femme avait rejoint notre département.  Cette semaine-là, six des dix-sept hommes du bureau négligeaient le travail pour aller lui parler.  Et il y en a même un qui a utilisé illégalement le poste de travail de la réceptionniste pour trouver l’adresse d’Ingrid pour se pointer chez elle sans y avoir été invité.  Au bout d’une semaine, n’en pouvant plus, elle a démissionné. 

Imaginez le dilemme du patron, maintenant :  S’il embauche une femme, ça va distraire les hommes, ce qui fait que la performance de La Boite va tomber en chute libre.  Et la Boite va s’exposer à des plaintes pour harcèlement en milieu de travail. 

Évidemment, blâmer une femme pour le comportement immoral des hommes, ça ne se fait pas.  Alors le patron devra payer pour embaucher des gens pour monter des ateliers de prévention.  Il devra y envoyer tous ses employés masculin pendant une heure ou deux.  Employés à qui il devra payer cette heure ou deux.  Et non seulement ça ne garantit pas que ces hommes vont suivre ces règlements, chaque nouvel employé mâle à partir de ce point n’aura pas passé par cet atelier, il y a donc risque que lui refasse ces comportements contre lesquels il n’a pas été prévenu.

Ou bien, pour s’éviter tous ces ennuis et toutes ces dépenses, il prend la solution la plus simple : Il n’embauche que des hommes.  Mais en faisant ça, il est automatiquement sexiste, il s’expose à des plaintes aux Normes du Travail, ce qui signifie enquêtes, réprimandes, amendes, et mauvaise réputation.  Voilà ce que je voulais dire, en parlant de situations pour laquelle quoi que l’on fasse, on perd.  Et voilà pourquoi j’évite comme la peste ce genre de sujets.

Mais ce soir-là, en revenant chez moi, en y repensant, j’ai trouvé la réponse parfaite à cette question :

On ne verra jamais une femme (et encore moins six femmes en même temps) quitter son poste de travail pour aller draguer un collègue, l’empêchant lui aussi de travailler.  On ne verra jamais une femme harceler un nouvel employé jusque chez lui.  Et surtout, on ne verra jamais une femme aller au poste de travail d’un homme pour passer plus d’une heure à essayer de le convaincre que sa place n’est pas au travail, mais bien chez lui, à se marier et faire des enfants.  Ce comportement est exclusivement masculin.  Et c’est ce comportement masculin qui cause tous les problèmes au travail mentionnés plus haut.  

Alors à compétence égale, qui est-ce que j’embaucherais entre un homme ou une femme si j’étais patron?  La femme, à tout coup, sans la moindre hésitation. 

Parce que, d’après ce que j’ai pu constater par moi-même au cours des années, il doit bien y avoir cent fois plus de harcèlement masculin (sexuel ou non) en milieu de travail que de congés de maternité.

Dick Pics: La chanson des pénis laids

Inspiré d’un phénomène trop souvent vécu par les filles et les femmes, voici la chanson Pénis laid du populaire groupe Les Bite Seules.

Un pénis laid vient d’apparaître dans ma conversation
Sans que ça ait rapport à notre discussion
Il l’a sorti et l’a pris en photo
Pour me dire « Allo! »

Ce matin c’était un autre gars, cette fois sur Tinder
Qui me montrait qu’il était prêt, déjà d’bonne heure
En pensant que ça ferait mon bonheur
Pourquoi font-ils ça? C’est loser!

Pénis laid, t’es dans ma face, t’es sur mon cell
C’est c’qu’envoient ces gars à toutes les filles
Pour dire qu’ils les trouvent belles.

Un pénis laid, c’est un pompier qui me montre son boyau.
C’est un artiste qui voudrait tremper son pinceau
C’est un boucher qui veux j’goûte sa saucisse
C’est gossant en Christ!

(Bout musical où s’enchaînent plein de dick picks)

Pénis laid, au garde-à vous, j’te vois partout
Sur facebook dans messenger
Mais pourquoi? C’est loser!

Derrière les arbres au beau milieu d’un parc achalandé
Un comptable est en train de se déculotter
Il se déplace pour me montrer qu’il est,
En train d’se branler

Dans son auto un monsieur vient me demander son chemin,
Tandis qu’il tient son engin bien dur à la main,
On dirait que ça l’excite de m’faire peur.
Pourquoi font-ils ça? C’est loser!

Penis laid, partout où j’vais, tu apparais
Le pâtissier qui montre la baguette
L’étalage de quéquettes

Penis laid qui veut me montrer qu’il est gros
Le plombier qui me montre son tuyau
Penis laid!