Le bon orgueil et le mauvais orgueil

Tout comme le cholestérol, l’orgueil (aussi appelé amour-propre) est quelque chose que la société a un jour étiqueté comme étant indésirable chez l’individu.  Pourtant, de nos jours, tout le monde sait qu’il y a une différence entre le bon et le mauvais cholestérol.  Il en va de même pour l’orgueil: il y a le bon orgueil, et le mauvais orgueil. Voici comment les différencier:

Le Mauvais Orgueil: On va commencer par celui-là puisqu’il est le plus répandu, le plus détesté, donc le plus remarqué.  Le mauvais orgueil, c’est celui qui va faire sans cesse obstacle, non seulement à celui qui le possède, mais également à son entourage.  Voici quelques traits de caractères que l’on retrouve chez les gens qui le possèdent:

  • Un sens de l’auto-importance démesuré.  Il prétend valoir bien plus qu’en réalité, aussi bien aux autres qu’à soi-même.
  • Un désir de toujours rabaisser les autres plus bas que soi.
  • Une tendance à toujours se sentir en compétition, à voir le succès des autres comme étant une atteinte contre nos propre capacités.
  • Ce qui les motivent à mettre de l’effort dans un projet: Dépasser les autres, leur prouver que l’on est meilleurs qu’eux.
  • Une intolérance à toute critique ou remarque négative dirigée contre soi.
  • Une envie constante de toujours remettre à sa place quiconque attirant l’attention.
  • Se sentir constamment insultés, rabaissés et attaqués, même sur des sujets qui ne les concernent pas.
  • Toujours sur la défensive, toujours sur la contre-attaque.
  • Refuser de reconnaître ses propres erreurs.
  • Refuser de s’améliorer sur nos faiblesses et nos torts, puisque ça équivaudrait à admettre nos faiblesses et nos torts.

Le Bon Orgueil, c’est celui qui va permettre d’abattre les obstacle qui se dressent non seulement devant celui qui le possède, mais également devant son entourage.  Voici quelques traits de caractères que l’on retrouve chez les gens qui le possèdent:

  • Un sens de l’auto-importance réaliste.  Il sait ce qu’il vaut, rien de plus, rien de moins, il connait son potentiel, et ne prétend pas autrement.
  • Un désir de toujours se monter plus haut.
  • Une tendance à voir le succès des autres comme étant un bon exemple, un modèle à suivre.
  • Ce qui les motive à mettre de l’effort dans un projet: Se dépasser soi-même, se prouver que l’on peut s’améliorer.
  • Une capacité d’écouter toute critique ou remarque négative dirigée contre soi.
  • Sait faire la différence entre les sujets qui les concernent ou non.
  • Explique ses erreurs, sans les défendre ni y trouver d’excuses.
  • Reconnaît volontiers ses propres erreurs, afin de pouvoir…
  • … s’améliorer sur ses faiblesses et ses torts.

La seule raison pourquoi l’orgueil, bon comme mauvais, est mal vu en société, c’est parce qu’il est étroitement lié à l’égocentrisme et au narcissisme.  Et en effet, dans les deux orgueils, ce qui prédomine, c’est non seulement le Moi, c’est également le désir de ne pas se satisfaire de ce que l’on est.  C’est un besoin de toujours vouloir être plus que notre valeur actuelle.  Or, alors que le bon orgueil pousse les gens à faire des efforts dans ce but, le mauvais orgueil, bien au contraire, prêche l’inaction.  Afin de mieux comprendre, voici une charte montrant comment réagit le bon orgueil et le mauvais orgueil face à la même situation:

Bref, Avoir du bon orgueil, C’est être capable de faire la différence entre une critique pertinente et une qui ne l’est pas, c’est reconnaître volontiers sa propre imperfection, et c’est la volonté de travailler sur soi-même.  Et cela ne peut qu’apporter du positif dans tous les aspects de sa vie, sociale, amoureuse, carrière, financière, santé, etc.

Bref, Avoir du mauvais orgueil, c’est juger impertinentes toutes critiques contre soi, c’est refuser de se croire autrement que parfait, et c’est le refus de travailler sur soi-même.  Et par conséquent, c’est s’assurer de foutre la merde de façon répétitive et perpétuelle dans tous les aspects de sa vie, sociale, amoureuse, carrière, financière, santé, etc.

Un autre aspect non-négligeable entre le bon orgueil et le mauvais, c’est que celui qui fait preuve de mauvais orgueil devient une cible facile pour les manipulateurs.  La raison est simple: Celui qui possède du bon orgueil ne ressent le besoin de se prouver des choses qu’à lui-même.  Par contre, celui qui possède le mauvais orgueil ressent toujours le besoin de se prouver aux autres.  Ainsi, si dans les autres il y a une personne manipulatrice, elle pourra aisément prévoir comment le mauvais orgueilleux va réagir face à certains gestes et à certaines paroles.  À partir de là, la personne qui possède le mauvais orgueil peut se faire manipuler, sans jamais s’en rendre compte, tout en ayant l’impression qu’elle agit de son propre gré.  Et ça, c’est quelque chose que savait parfaitement l’un des plus grand général de guerre de l’Histoire. 

Pour une existence saine dans tous les aspects de notre vie, il n’y a pas que la charité bien ordonnée qui commence par soi-même.  L’orgueil, lorsque bien ordonné, peut être le plus puissant de nos alliés.

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Le fils maltraité patient. (Une parabole)

Un homme vivait en retrait des autres avec son fils unique.

Le père était un homme qui ne pouvait supporter l’idée de ne pas avoir le contrôle sur tout. C’est la raison pourquoi il vivait à l’écart des autres en obligeant son fils à avoir le moins de contacts possibles avec le reste du monde. Il avait aussi un esprit soupçonneux. Ne pouvant être partout à la fois, donc ne pouvant pas surveiller tous les gestes de son fils, il se disait : « Qu’est-ce qui l’empêche de faire des choses incorrectes lorsque je ne le vois pas ? »  Aussi, il songea à un moyen de lui faire passer le goût de même songer à l’indiscipline. Dès que le fils atteint l’âge de cinq ans, tous les soirs, le père lui donna une fessée. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à dix ans, le fils était déjà trop grand pour continuer à recevoir la fessée. Le père changea donc de tactique.

Désormais, il fit mettre le fils, torse nu, contre le mur de la maison et il lui administra dix coups de sa ceinture de cuir rigide sur le dos. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à quinze ans, après sa correction quotidienne, le fils se dit : « À tous les jours depuis dix ans, mon père me bat. À tous les jours depuis dix ans, je lui demande pourquoi. À tous les jours depuis dix ans, il me répond que je sais pourquoi. Or, j’ai beau réfléchir, j’ai beau chercher, je ne vois rien dans mon comportement qui ait jamais mérité telle punition. Je suis poli. Je suis respectueux. Je suis obéissant et j’exécute mes tâches sans rechigner. De plus, il n’a jamais hésité à s’exprimer long et fort sur ce qui lui déplaît. Comment se fait-il alors qu’il soit incapable de me dire pourquoi il me bat?  Une seule réponse possible : Il n’a aucune raison de me punir, et il le sait. Pourquoi le fait-il quand même alors? Une seule réponse possible:  Mon père est une brute insensée. Je ne devrais pas accepter d’endurer ses sévices. Hélas, je suis encore trop petit, trop faible pour lui résister. Je pourrais m’enfuir, aller demander la protection des autres contre lui, et même le faire payer pour ses abus. Mais non, ce serait trop facile comme solution. Un jour, je serai assez fort pour être capable de le confronter. Un jour, je le ferai payer pour tout ce qu’il m’a fait.  Et j’aurai la fierté de pouvoir me dire que je l’aurai fait moi-même, sans avoir besoin de l’aide des autres. En attendant, je vais prendre mon mal en patience. En attendant, je vais, peu à peu bâtir mes forces, moralement, psychologiquement et physiquement. »

Rendu à vingt ans, le fils était maintenant un homme dans la force de l’âge. Il était grand. Il était fort. Il s’était conditionné à ne plus avoir peur de son père. Aussi, le premier soir de ses vingt ans, lorsque le père approcha avec sa ceinture et ordonna de se mettre face au mur, le fils fit quelque chose qu’il n’avait jamais osé faire avant. Il se tint debout, droit devant son père, bras croisé.  Il le regarda droit dans les yeux, et il lui répondit « Non! » 

Le père, sous le choc, s’arrêta net. Avec de grands yeux surpris, il demanda : « Qu’est-ce que tu as osé me répondre ? » le fils comprit alors que sa résistance avait porté fruit. Il lui répéta donc fièrement « Non ! » Le père prit cette double indiscipline comme une gifle au visage. Sa surprise fit place à une colère noire. Il se mit à ruer son fils de coups de ceinture.  Et il frappa, frappa, frappa, avec violence, colère, frustration, perdant totalement le contrôle de lui même.  Mais son fils, après quinze ans à supporter de tels sévices, était habitué et ne broncha pas. Plus le père frappait, moins ça avait d’effet. Le père avait beau frapper, ses coups se faisaient de moins en moins violents. C’est qu’il était maintenant un vieil homme, et l’effort requis était plus que ce que son corps usé ne pouvait fournir.  Bientôt, il dut s’arrêter, à bout de souffle, épuisé.

Le fils, malgré ses blessures, n’avait pas bronché.  Il était était toujours debout, les bras croisés, toujours à le fixer du regard. Pour la première fois, il vit son père tel qu’il était vraiment. Un minable! Un lâche! Un homme faible qui a tellement peur des autres qu’il cherche à s’imposer par la peur à plus faible que lui. Le fils compris à ce moment-là qu’il n’aurait plus jamais peur de son père. Calmement, le fils dit: « Pendant quinze ans, tu m’as battu. Pendant quinze ans, j’ai eu à endurer quotidiennement les coups de ta main ou de ta ceinture. Pendant ces quinze ans, tu m’as infligé en tout 5475 sévices, dont pas un seul n’était mérité. Non seulement ça prends fin aujourd’hui, c’est également aujourd’hui que tu va commencer à payer pour tes abus. Et nous allons le faire selon tes propres règles, celles que tu m’as si cruellement imposées durant le dernier trois quart de ma vie. Et moi, au moins, lorsque je te dirais « Tu le sais, pourquoi » , on saura tous les deux que ce sera vrai: Ce sera la juste punition pour tes abus. »

Le père dut se rendre à l’évidence : Il avait perdu le contrôle sur son fils. Il avait perdu le contrôle sur sa propre vie. Il allait devoir payer pour tous ses abus. Le père pris donc son fusil et tira son fils en plein cœur, le tuant net. Il enterra profondément son corps loin dans le bois, et vécut le reste de son existence paisiblement sans jamais avoir eu à payer pour ses crimes.

MORALE : Lorsque tu vis avec une personne qui t’isole et te soumet à une discipline non-méritée, c’est un abuseur. On ne peut pas raisonner avec un abuseur car un abuseur n’est pas un être raisonnable. On ne peut pas retourner les propres règles de l’abuseur contre lui car un abuseur ne respecte aucune règle, même pas les siennes. Face à un abuseur, fuir et demander de l’aide est la seule option. Toutes les autres options te feront perdre ton temps, et possiblement ta vie.

Et ça vaut aussi bien pour les relation de famille que de couple.

30 gars typiques de sites de rencontres.

La plupart de mes lecteurs étant des lectrices, je me suis souvent fait demander par celles-ci de répertorier le genre de gars que l’on retrouve sur les sites de rencontres. En particulier ceux qui ont un comportement peu appréciable. Voici donc, à la demande générale, 30 gars typiques de ce genre de sites:

1- Le Copieur-Colleur
Il t’a envoyé un mot gentil et tout plein de compliments? Bien! Est-ce qu’il y a au moins une chose dans son message qui te décrit personnellement? Ne serait-ce que ton nom? Non? Dans ce cas, les chances sont grandes qu’il t’a juste copié-collé le même message qu’il a envoyé à un grand nombre de filles. Tu peux t’en rendre compte assez vite quand tu en parles à tes amies du site, et qu’elles te disent qu’elles ont reçu exactement le même message du même gars.

2- Le CONtre-Argumenteur
Pas besoin d’avoir mis des photos sexy sur ton profil.  Le simple fait d’être de sexe féminin suffit pour attirer cet excité du gland qui va vite te suggérer d’allumer ta cam pour lui montrer tes seins ou ton entrecuisse. Tu déclines?  Il insiste, d’abord gentiment. Puis il va te demander pourquoi tu refuses. À chaque argument que tu sors, il aura un contre-argument car à ses yeux aucune de tes raisons de lui refuser n’est bonne. Et il va insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et il va se montrer très déçu que ton non ne se transforme pas en oui et il va conclure en tentant de discréditer publiquement sur ce qui, pour lui, est un manque de cohérence de ta part, avec des phrases du genre de « Mais kess’tu fous sur un site de cul si tu veux pas le montrer?  »

3- Le Jeckyl et Hyde
Il est vrai que l’amour et la haine sont des sentiments très près l’un de l’autre. La preuve: Ce gars-là va t’approcher en parfait gentleman respectueux et irréprochable. Puis, il va te faire tout plein de compliments: Tu es gentille jolie, intéressante, intelligente, etc. Et si tu as un surplus de poids, aucun problème. Bien au contraire, il sait apprécier la beauté des femmes bien en chair et ne se gène pas pour te le dire. Voici le moment où il te sens mure pour recevoir ses propositions sexuelles. Mais voilà, le gars ne te plaît pas, alors tu déclines.  Peu importe la raison que tu lui donnes pour refuser ses avances, le fait est que tu refuses ses avances. Et ça, il ne le prend pas. Il change alors complètement son opinion sur toi, te disant que tu n’es qu’une  grosse vache laide à en vomir qui devrait le remercier à genoux d’avoir daigné s’abaisser à t’accorder son attention. Le bout un peu étrange, c’est qu’il va te traiter de salope parce que tu refuses d’avoir du sexe. Mais bon, quand on est frustré, on ne regarde pas à la logique de nos insultes.

4- Le ContraDictateur
Sa fiche dit qu’il s’agit d’un couple bi de 60 ans qui habite Québec et qui recherche une femme bi de 30-60 ans, de leur région, pour trips de sexe. Ta fiche dit que tu es une femme hétéro de 25 ans de Montréal, qui recherche une relation sérieuse avec un homme de Montréal dans la vingtaine. Il te contacte pour une soirée de sexe. Tu déclines en lui expliquant qu’ils ne sont pas ce que tu cherches. Il insiste. Tu lui dit que, selon leur fiche, toi non plus tu n’es pas ce qu’ils cherchent. Il te répond que seuls les fous ne changent pas d’idée, et continue d’insister. Donc, non seulement il insiste malgré le manque total de compatibilité entre vous, ils se permet de te traiter de folle.

5- Le cunnilinguiste

La toute première chose qu’il te dit sur le site (ou la deuxième, s’il a la patience de te saluer avant), c’est « J’aimerais te manger la chatte!  »  Il ne faut pas s’en étonner. C’est que nous autres, les gars, avons maintes fois entendu des filles se plaindre que leurs partenaires passés et/ou présents n’aiment pas leur faire plaisir oralement. On en vient donc à la conclusion logique qu’offrir la chose, c’est la baise assurée.  Et lorsqu’il essuie un refus, il est totalement confus.  C’est qu’il n’arrive pas à comprendre que même quand une fille a une folle envie de se faire servir oralement, ça ne signifie pas pour autant qu’elle est prête à laisser n’importe quel inconnu le lui faire.  Ceci dit, lorsqu’un gars utilise cette suggestion comme première approche, c’est surtout parce qu’il se doute bien qu’il n’a pas grand chose d’autre pour réussir à plaire. 

6- Le Drogué Raide

Ça, c’est le gars qui t’approche en te disant « Hé, ça te dit de baiser toute la nuit? J’ai pris du Viagra et/ou de l’XTC et j’en ai pour une semaine à avoir la pine d’acier!  » Comment voulez-vous que la fille se sente excitante et désirée si la première chose que lui dit le gars est qu’il a besoin de se doper pour se la garder raide avec elle? Turn-off total.

7- L’Analpha-Bête
Dragueur que l’on nomme ainsi ou bien parce qu’il ne sait pas lire, ou bien il est trop bête pour comprendre quand tu dis sur ton profil ne pas chercher quelqu’un comme lui.

8- Le Membre Fantôme
Un jour, un membre dont  tu n’as jamais entendu parler avant t’écrit en privé qu’il te trouve intéressante et aimerait bien te connaître plus. Tu visites son profil, histoire d’en savoir plus. Il n’a pas de photo, son nombre de messages dans la place est de zéro, et il y est membre depuis trois ans et demi. WTF?

9- L’Amoureux Instantané
Il commence par t’envoyer un mot gentil et amical, et il va rester gentil et amical jusqu’au moment où vous aller passer aux conversations privées.  Il passe alors d’amical, à dragueur en blagues, à dragueur de moins en moins en blagues, à totalement amoureux full-accro qui te supplie de le rencontrer, et ce moins de 48 heures après votre premier contact.

10- Le Tape-d’une-main
Vous échangez de façon courtoise pour une période pouvant aller de quelques minutes à quelques heures.  Puis, il te révèle qu’il n’a pas cessé de se branler tout le long de votre conversation, malgré le fait que tu n’as rien fait d’autre que de lui parler de ta journée au boulot et de ce que tu prépares pour souper.

11- Le Respectueux Extrémiste

Ça, c’est le gars qui s’est rendu compte que beaucoup de femmes se plaignent que les gars ne respectent pas leurs limites. Par conséquent, il croit avoir trouvé la formule pour être un gars parfait: Le Respect! Il n’arrête jamais d’attirer l’attention sur le fait qu’il va toujours rester à sa place et que jamais il ne forcera une femme à faire quoi que ce soit car il est respectueux, lui. Le problème, c’est que puisque son respect est juste une façade qu’il se donne pour séduire, il ne sait pas où s’arrêter. Alors si une femme lui fait des proposition, il va les décliner, en rajoutant fièrement qu’il refuse par respect pour elle. Il aura bien du mal à comprendre pourquoi, suite à cette douche froide, elle s’éloigne de lui, puisqu’il l’a pourtant toujours traitée avec respect.

12- Le Malléable
Ça, c’est celui qui prendra n’importe qui, de n’importe quel site, habitant n’importe où, voulant n’importe quoi, n’importe quand. Au lieu de se décrire tel qu’il est, il te dira plutôt ce qu’il n’est pas: Il n’est pas jaloux, il n’est pas drogué, il n’est pas infidèle, bref, tous les défauts que les femmes détestent chez les hommes, il ne l’est pas. Il va te poser tout plein de questions sur tes goûts et activités, de façon à pouvoir s’y conformer en répondant « Je suis pareil!  », chose qu’il n’aurait pas pu prétendre s’il s’était décrit en premier. Ça ne l’empêchera pas d’affirmer que tu es spéciale pour lui car il n’est pas désespéré.

13- L’ÉnerVantard
Tout ce dont il parle, c’est he, himself and him. Il a tout vu, il a tout fait, et beaucoup mieux que les autres. Il ne dialogue pas avec toi, il monologue!  Il est tellement pris dans sa mission de t’éblouir qu’il se fout complètement de ce que toi tu as à dire.

14- Le ProfessioNul
Les femmes et le sexe, il connait ça! Il a tout lu, tout étudié, et tout appris pour devenir l’amant parfait, et a utilisé ses vastes connaissances afin de développer sa propre formula gagnante sexuelle : D’abord, préliminaires d’embrassades et de caresses pendant 10 minutes. Ensuite, cunnilingus pendant 10 minutes. Ensuite, pénétration, stimulation du point G et changement de position aux 10 minutes. Répéter tant qu’il ne t’aura pas procuré au moins 3 orgasmes. C’est bien!  Mais il faut avouer que parfois, ce n’est pas la peine qu’il se donne autant de mal, puisque tu es tellement allumée que tu n’as pas besoin de préliminaires.  Dans ces moments-là, tu as juste envie de te déculotter et te faire enfiler immédiatement sans ménagement. Et ça…

  • A) il ne le comprends pas, parce qu’il n’a appris à baiser que de sa façon technique.
  • B) il est pris au dépourvu parce que tu lui empêches de montrer à quel point c’est un bon baiseur expérimenté et adroit.
  • C) il se demande si tu te fous de sa gueule, parce qu’il est convaincu qu’aucune fille n’aime se faire baiser avec force et passion.
  • D) il frustre, prétend qu’il sait mieux que toi ce que tu aimes vraiment, et insiste pour te baiser à SA façon.

Autrement dit, même s’il prétend être attentif aux besoins sexuels des femmes, en réalité la seule chose qui l’intéresse c’est son image d’amant parfait. Sauf que s’il était vraiment l’amant parfait, il t’écouterait au lieu d’en faire à sa tête.

15- Le SexTremiste
Il se vante que la nature a été généreuse avec lui, ce qui lui permet de pouvoir garder une femme éveillée toute la nuit car qu’il est aussi insatiable que résistant. Lorsque tu lui laisses la chance de le prouver, tu constates qu’il se limite à la pénétration et que tu n’as pas senti grand chose de sa bite de schtroumpf durant les huit minutes qu’ont duré la baise.

16- L’AlphaBite
Il a une grosse bite, il est convaincu que ça fait de lui un mâle alpha, alors tout tourne autour de ça: Sa photo de profil est sa bite. Ses galeries sont des photos de sa bite. Sa cam est braquée sur sa bite. Et il ne parle que de sa bite.

17- Le Vif du Sujet
Avec lui, pas de temps à perdre! Son premier message est court et droit au but: Quand ce n’est pas « On baise quand?  », c’est quelque chose d’aussi rapide disant sensiblement la même chose . Et si tu ne lui réponds pas, il est fort possible qu’il ne s’en rendra jamais compte, puisqu’il a envoyé le même message à 8624 autres filles.

18- Le ConPétiteur
Dès qu’il voit un autre gars attirer l’attention d’une (ou plusieurs) des filles du site, il ne le digère pas. Il part alors en croisade contre celui qu’il voit maintenant comme un adversaire, dans le but de le rabaisser dans l’estime des filles. Pour ce faire, il prendra la moindre parcelle d’information à son sujet et la déformera de façon négative afin d’étaler au grand jour, dira t-il, la vraie nature de l’autre gars. En fait, en agissant ainsi, c’est plutôt sa propre nature qu’il étale: Insécure, jaloux, mesquin, envieux, menteur, manipulateur, etc.

19- Le Moqueur-Agressif
Lui, il ne perd pas de temps à jouer au bon gars.  Sur le forum ou le t’chat, il fait tout plein de blagues sexistes.  Ces remarques vont faire que…

  • 50% des filles vont l’ignorer.
  • 35% vont le trouver cave, et le dire publiquement.
  • 10% vont le trouver drôle, et même que…
  • 5% vont le défendre contre celles le trouvant cave.

On pourrait penser que cette attitude est stupide comme technique d’approche. Pourtant, ça marche. La preuve: Quel membre gentil et respectueux peut se vanter d’avoir réussi à  attirer l’attention et mettre de son bord 15% des membres féminines du site, comme lui vient de le faire?

20- L’impaChiant
N’arrête pas de se plaindre que ça fait 36 heures qu’il est membre ici, il a envoyé 97 demandes de contacts, et il n’a toujours pas une seule fille intéressée par lui… CE SITE EST UNE MERDE!

21- Le Cliché Cliché.
Sa photo de profil entre dans l’une de ces très typiques catégories:

  • Le mec et sa bagnole.
  • Le mec et sa moto.
  • Le mec et son chien.
  • Le mec qui a la main de son ex sur l’épaule (il a découpé le reste).
  • Le mec à casquette et verres fumés.
  • Le mec torse nu.
  • Le mec sportif, habillé de tout l’équipement du randonneur, en plein bois ou en montagne.
  • Le selfie en situation dangereuse.

22- Le Tout-Faux
Il est gentil et charmant, mais c’est bien la seule chose chez lui qui est vraie.  Pour le reste: Sa photo de profil date d’il y a plus de 5 ans.  Il dit avoir 29 ans mais il est dans la quarantaine. Il dit ne pas avoir d’enfants alors qu’il en a déjà deux.  Il est toujours prêt à te rencontrer mais jamais chez lui car, bien sûr, il se dit célibataire alors qu’il est en couple et habite avec sa conjointe. Lorsqu’il sera finalement démasqué au bout de deux ou trois mois, il braillera qu’il n’avait pas le choix de s’inventer une vie parce que, étrangement, personne ne l’aime tel qu’il est vraiment.  La preuve: Maintenant que tu sais la vérité à son sujet, tu as perdu intérêt pour lui.

23- L’habitué
Sa fiche dit qu’il est membre de la place depuis plus de cinq ans. Ça peut vouloir dire trois choses:

  1. Ou bien il n’a vraiment rien pour plaire.
  2. Ou bien il est en chasse permanente.
  3. Ou bien il a été membre ici il y a longtemps, il a eu une relation, et maintenant que celle-ci est terminée, il est de retour.  Ce qui veut dire qu’il s’attendait à ce que la relation ne dure pas, et à avoir à revenir.

D’une façon comme d’une autre, on ne peut pas dire qu’il constitue du bon matériel pour une relation monogame.

24- L’Esthète-de-noeud
Les photos de sa liste d’amis ne sont qu’une collection de filles de style mannequins et douchebaguettes. Voilà qui en dit long sur ses préférences, donc sur sa personnalité.

25- Le N’importe-Quoi-Pourvu-que-ça-Baise
L’inverse du précédent. Grand croyant de la rumeur populaire comme quoi les vieilles, les grosses et les laides sont les plus allumées et/ou les plus désespérées, c’est celles-là qu’il approche. Par conséquent, s’il ne s’occupe pas de toi, c’est ironiquement parce qu’il te croit trop bien pour lui.

26- Le Passif Non-Agressif
Il te fait une demande de contact, tu l’acceptes, et vous vous échangez quelques messages.  Il est gentil, drôle, mais plus les jours passent plus tu réalises qu’il ne te dit que des banalités. Il ne montre aucun signe d’intérêt particulier pour toi, même que sa conversation devient de plus en plus courte et insipide.  Tu finis par ne plus lui répondre, et il cessera de te donner signe de vie pendant une semaine ou deux. Puis, il te relance, toujours sur des banalités, et tu te demande bien pourquoi il te dérange ainsi pour rien.

La réponse est simple: Il cherche à se faire draguer.  Il veut que tout vienne de toi: Les premier pas, les propositions de rencontres, les propositions de baise, et ce sans jamais rien faire pour t’en donner envie.

27- Le Nique-ma-Race
Trois éléments invariables:

  1. Il est d’une autre race / couleur / culture que toi.
  2. Il t’aborde et fait des propositions sexuelles.
  3. « Tu refuses? Mais t’es raciste, salope! »

Faut juste pas confondre.  Ceci n’est pas un comportement ethnique. C’est simplement un comportement de con.  Et des cons, on en retrouve partout!

28- Le 180 Degrés de Séparation
Vous vous contactez, vous échangez des messages, vous vous jasez sur messagerie.  Le courant passe à merveille, vous vous entendez super bien, vous discutez même d’une rencontre bientôt. Puis, sans prévenir, il te fait un 180°: Il te met sur sa liste noire de Skype, de Facebook, de son courriel, du site que vous fréquentez. Il t’a banni de sa vie pour toujours, et ce sans le moindre mot d’explication.

29- Le Mature Responsable Intense et Tourmenté
Il est beau, athlétique, il est séparé/divorcé et a au moins un enfant. Il vit seul et il partage son temps entre travailler, tenir maison propre et assumer ses responsabilités paternelles. C’est un miracle qu’il arrive à trouver du temps libre pour être sur un site de rencontres. La preuve: Ça fait au moins deux ans qu’il n’a pas baisé. Mais ça ne le dérange pas outre-mesure. Ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche. Et il n’a pas le temps pour une romance non plus. Il cherche juste quelqu’un à qui parler.

Il est si mature, si responsable, et en même temps si victime des circonstances qui ne sont pas de sa faute à lui… Quelle fille ne craquerait pas pour un tel homme? Alors tu t’en rapproches, tu deviens vite son ami, vous passez vos soirées à jaser.  Il trouve un trou dans son horaire pour une rencontre.  Vous passez une excellente soirée ensemble et une très géniale nuit de baise. Tu te sens honorée d’être sa toute première baise en deux ans, baise dans laquelle il t’a avoué avoir ressenti avec toi des sentiments qu’il ne croyait plus être capable d’avoir. Tu es certaine d’avoir trouvé l’homme de ta vie et te sens prête à partager la sienne, incluant responsabilités et tourments.

Mais dès le lendemain et pour les jours suivants, il devient distant et utilise son travail et ses responsabilités paternelles comme excuses pour annuler vos rendez-vous l’un après l’autre, jusqu’au jour où il disparaît de tes contacts et de ta vie. Normal: Il est maintenant occupé à faire son numéro de mature responsable intense et tourmenté à une autre fille qui craque pour lui. Une fille qui sera très honorée d’être sa toute première baise en deux ans.

30- L’inévitable Nice Guy.
Vous connaissez le genre.

C’est tout?
Bah ouais, que voulez-vous, en tant qu’homme hétéro, je n’ai pas tellement l’expérience de l’interaction avec les gars de sites de rencontres.  Mais j’ai quand même observé ceux-là.

Avez-vous déjà eu à faire avec ces types de comportements?  En avez-vous constatés d’autres?  Parlons-en dans les commentaires.

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J’ai mis un lien vers cet article-ci dans le section des commentaires sur un billet intitulé Les Sites de Rencontres et l’Humiliation, même combat Un très bon article (quoi que un peu court) signé Sylvie Savard, du site Mitsou.com.

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Ce que vivent les femmes sur les sites de rencontres (sur l’air de « Je l’aime à mourir »)

Tout le monde connait le grand classique Je l’Aime à Mourir de Francis Cabrel. Pour une raison quelconque, je me suis amusé à en faire une version qui décrit ce qu’une fille vit généralement lorsqu’elle fréquente un site de rencontres. Ça va comme suit:

(allumez musique pour l’ambiance)

Chuis célibataire
et je me suis inscrit
À un site dans lequel
Il y a plein de gars qui
Essayent de séduire

Ils peuvent bien m’écrire
tout ce qui leur plaira
Si leurs profils n’a rien
qu’des pics de leur gros bras
Je n’vais pas mentir :
Ça va me faire fuir
Oui je vais m’enfuir

Il y a ceux qui disent
Vouloir de l’amitié
Et dès la troisième phrase
Ils parlent de me baiser
Qu’est-ce qu’ils me font rire

Il y a les gars casés
Avec des filles pas belles
Et qui espèrent trouver
Sur ce site, bien mieux qu’elles
Alors qu’eux mêmes ils
Alors qu’eux mêmes ils
Sont laids à vomir

Au lieu d’se taire
Ces gens vulgaires
S’imaginent que c’est comme ça qu’il
Faut agir pour
Pouvoir nous plaire
Et trouver… de l’amour ainsi.

Il y a aussi les cons
Qui croient que pour séduire,
En baissant leur caleçon
Ça va leur réussir
C’est loin de m’faire jouir

Il y a ces fiches qu’on
Ne peut pas déchiffrer
Aucune ponctuation
Et des fautes par milliers
C’est trop dur à lire
C’est trop dur à lire
Ils savent pas écrire

Enfin, il y a ceux qui
Se disent « des bons gars »
Qui voudraient me séduire
Mais ne font rien pour ça
C’est ceux-là les pires

Eux, ils restant à l’écart
Et s’permettent de juger
Mon envie de vouloir
Un gars déterminé
Qui va me choisir
Qui va réussir
Lui, à me ravir

Au lieu d’se taire
Ces gens vulgaires
S’imaginent que c’est comme ça qu’y
Faut agir pour
Pouvoir nous plaire
Et trouver… de l’amour ainsi

Chuis célibataire
et je me suis inscrit
À un site dans lequel
Il y a plein de gars qui
M’ennuient à mourir

Après tellement de temps
Perdu sur ces sites-là
Voilà que finalement
J’apprécie l’célibat
Je vais m’désinscrire
Et je vais partir
Ne plus revenir.

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Il se croyait irrésistible.

Subir le harcèlement sexuel d’un collègue de travail, ça m’est arrivé à moi aussi.  Je n’oublierai jamais ma première fois. Il était jeune.  Il était beau.  Il se croyait irrésistible.  Il était le fils de mon supérieur immédiat. Et dès qu’il a commencé à travailler, il a eu l’œil sur moi, chose qui n’était pas réciproque.  Tous les éléments étaient en place pour une belle catastrophe.

Les premières semaines, il restait à distance respectueuse.  Puis, ça a commencé doucement.  Un compliment anodin par-ci.  Une remarque coquine isolée par-là.  Je n’en faisais pas de cas.  Ça semblait juste être son humour particulier.  

Au fil des semaines, ses commentaires devinrent libidineux.  Ceux-ci devinrent ensuite de plus en plus nombreux.  Il prenait bien soin de toujours les dire à la blague, pour que ça passe mieux.  Je les ignorais délibérément.  J’espérais qu’en ne me voyant pas embarquer dans son jeu, il finisse par se lasser.  En attendant, je devais juste faire preuve de patience.  

Est-ce que ça a fonctionné?  Eh non!  

Ne pouvant concevoir que je ne succombe point à ses avances, il en arriva à la conclusion que mon manque de réaction signifiait que j’étais juste trop stupide pour me rendre compte que l’on me drague.  Il a donc opté pour me déclarer sa flamme de façon directe, en m’expliquant que quand un homme agit comme lui l’a fait envers moi, c’est parce qu’on l’intéresse.  Alors c’est ça, le mansplaining?  Je l’ai trouvée bien malvenue, cette façon condescendante de mettre en doute mon intelligence.

Ceci dit, j’avais quelques raisons de décliner ses avances.  D’abord, nous n’avions pas la même orientation sexuelle. Déjà là, c’est un obstacle assez incontournable.  Et ensuite, il était déjà en couple, imaginez.  Et même s’il n’y avait pas eu ces deux faits, ce n’est pas avec une personnalité aussi désagréable que la sienne qu’il aurait réussi à me séduire.  Je lui ai fait part des deux premières raisons.  Pas de la troisième.  Il faut bien garder une ambiance harmonieuse en milieu de travail.  Mais qu’importe, mon message était passé.  Nous pouvions maintenant tourner la page et passer à autre chose.  

Deux fois par mois, tandis que nos chèques étaient envoyés automatiquement à la banque, on nous distribuait nos bordereaux personnellement. Ce jour-là, je n’ai pas reçu le mien.  J’ai compris pourquoi, quelques heures plus tard, lorsque l’on frappa à la porte chez moi.  J’ai regardé par le judas.  Surprise!  C’était lui, mon bordereau en main.  Il l’avait volé afin d’y trouver mon adresse.  Je n’en croyais pas mon œil.  J’ai reculé doucement pour éviter que le plancher craque et trahisse ainsi ma présence.  Après dix minutes à cogner périodiquement sans que j’ouvre, il abandonna. Bien que ressentant du soulagement de le voir partir, je trouvais aberrant qu’il ait osé poser de tels gestes.

À cette époque, j’étais dans une situation économique précaire dans laquelle chaque sou comptait. Un jour, après le boulot, j’ai décidé d’utiliser la cabine de douche disponible au travail, une option dont aucun autre employé ne se prévalait.  Ceci fait, plutôt que de remettre mon savon humide dans mon sac, je l’ai laissé sur place.  De retour chez moi, j’ai pu éteindre mon réservoir d’eau chaude.

Quelques heures plus tard, il frappait encore à ma porte.  Cette fois, c’est mon savon qu’il avait en main.  Je n’ai pas répondu.  Après ce coup-là, je n’ai plus osé utiliser la douche au travail.

Avoir été à sa place, si j’avais essuyé deux échecs après m’être présenté deux fois chez une personne sans invitations, j’aurais compris le message et laissé tomber.  Surtout si elle m’avait dit clairement ne pas être intéressée.  Mais voilà, je ne suis pas le genre de personne qui va aller s’imposer chez autrui.  Aussi, l’idée qu’il puisse persévérer ne m’a pas effleurée l’esprit.  

Un soir, il a commencé à m’appeler.  Je suppose qu’il a trouvé mon numéro sur le cellulaire de son père. Je n’ai pas répondu.  Il a rappelé à toutes les quinze à vingt minutes.  J’ai laissé sonner, en espérant qu’il finisse par se lasser.  À une heure du matin, il a fallu que je déconnecte le téléphone afin de pouvoir dormir.

Il m’empêchait d’épargner sur l’eau chaude.  Je risquais de manquer un appel important si je laissais le téléphone débranché.  Je ne pouvais plus sortir sans craindre qu’il passe « par hasard » sur ma rue au même moment.  Endurer le harcèlement au travail, c’est une chose.  Mais faire perturber ma vie privée à répétition dans mon propre logement, ça, non. 

L’option légale recommandée dans ces cas-là, c’est de prendre un collègue de travail comme témoin, aller voir la personne fautive, lui demander de cesser son comportement harcelant, et conclure par un avertissement comme quoi toute insistance de sa part lui vaudra plainte et poursuite. En théorie c’est bien joli, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.  De un, ça m’étonnerait qu’un collègue accepte d’être témoin d’une situation qui causera un malaise entre eux.  Ensuite, en étant dans l’obligation d’expliquer à chaque témoin potentiel pourquoi j’en ai besoin, plus j’essuierais de refus, plus de collègues sauraient l’histoire, et plus grand serait le risque qu’on m’accuse de salir la réputation du fils de notre supérieur immédiat.  Il valait mieux y renoncer.

J’ai décidé de lui accorder le bénéfice du doute.   Il sait qu’il ne m’intéresse pas.  Il a bien vu qu’aucune de ses tentatives pour se rapprocher de moi ne fonctionne. C’est une cause qu’il sait perdue d’avance.  Le gars n’est sûrement pas idiot. Selon le bon sens, il devrait arrêter.

Mais voilà, je lui créditais trop de bon sens.  C’était un idiot.  Il n’a pas arrêté. 

Puis, un jour, devant nos collègues, il me lança un reproche sarcastique au sujet d’une erreur sans importance dans mon travail.  En un éclair, j’ai compris ce qui était en train de se passer.  Probablement frustré par ses échecs à me séduire, il allait désormais tenter de m’humilier publiquement, voire de saboter ma carrière, en commençant à sous-entendre mon incompétence à nos collègues. 

Je me doutais qu’il ne s’agirait pas d’un incident isolé. 
Je connaissais trop bien sa persistance. 
Je savais qu’il ne s’arrêterait pas là.   

Trop c’est trop.  J’ai craqué.

De tels récits, vous en avez déjà entendu par dizaines, de la part de filles et de femmes qui se font harceler de cette manière depuis qu’elles sont en âge de travailler.  Cependant, mon histoire à moi se démarque sur un point important.

Ce point est : Je suis un homme.  

Homme, blanc, hétéro, de quarante-deux ans, catholique, cisgenre, et d’environ 35 kg de plus massif que mon harceleur.  Je n’ai pas eu à fuir.  Je n’ai pas eu à donner ma démission.  Je n’ai pas eu à me terrer chez moi sans plus jamais oser sortir jusqu’à ce que je sois obligé de changer d’adresse et de numéro de téléphone.  Non!  Je l’ai confronté.  Debout, face-à-face, je l’ai engueulé sans retenue, avec comme témoin ces mêmes collègues devant qui il venait d’essayer de me discréditer.  J’ai dénoncé son harcèlement, tant au travail que chez moi.  Ses commentaires, ses avances, son vol de mon bordereau de chèque de paie, ses visites, ses appels.  J’ai tout étalé, là, en public, et j’ai conclu en lui lançant cet ultimatum : Ou bien il arrête, ou bien je le fais arrêter.  

Il n’a pas répliqué.  Il a juste baissé le regard, tourné les talons, et il a calmement quitté la pièce.

J’entends parfois des femmes raconter comment, après en avoir eu assez, elles ont réagi exactement comme je l’ai fait.  Mais la suite de leurs histoires me montre à chaque fois que le fait d’être un homme, ça ne m’a pas seulement servi qu’à intimider physiquement mon harceleur.  Ça m’a aussi évité de me faire dire que je l’avais peut-être provoqué.  Ça m’a épargné les théories comme quoi je m’habillais possiblement trop sexy.  Personne n’a utilisé de termes comme hystérique, mal baisé ou SPM pour expliquer ma réaction.  Mieux encore, je n’ai même pas eu à aller me plaindre aux patrons.  La nouvelle de notre confrontation leur est juste parvenue aux oreilles.  Ce fut suffisant pour qu’ils prennent la chose au sérieux.  Ils l’ont aussitôt déplacé vers un autre quart de travail, et je ne l’ai plus jamais revu.  Et bien qu’il soit le fils de mon supérieur immédiat, je n’en ai subi aucune conséquence. 

Avoir été une femme, ça ne se serait certainement pas aussi bien passé. Mais voilà; Je suis un homme, moi!   N’empêche que cette expérience fut l’une des plus désagréables, des plus malaisantes et des plus angoissantes que j’ai vécues de toute ma vie.  Puisque je suis un homme, je sais que ne repasserai probablement plus jamais à travers ça.  Ça me permet de comprendre que je ne vivrai jamais ce qu’est l’ambiance au travail pour une femme.  Je comprends qu’on ne me fera jamais vivre les choses de la même façon que si j’étais une femme  Donc, je comprends que je ne pourrai jamais comprendre à 100% le quotidien d’une femme en milieu de travail.

Mais pendant une courte période, j’en ai eu un aperçu.  Et cet aperçu, je l’ai trouvé terrifiant.   

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Petit exemple d’amitié toxique

C’est symbolique, bien sûr. Et, comme d’habitude, les sexes sont interchangeables. Mais sinon, ouais, on en a tous connus au moins une de ce genre-là:

Ingrid; Cinq jours parmi les loups.

J’ai beau être un gars, je ne comprendrai jamais comment certain d’entre nous sont capables de ressentir un coup de foudre pour une fille juste en la regardant pour la première fois.  Jamais ne me suis-je dit « Woah! Qu’elle est belle! » en croisant une passante.  Jamais ne me suis-je retourné sur son sillage pour l’admirer.  Bref, jamais n’ai-je ressenti de crush pour une inconnue.  

J’ai beau être un homme hétéro, la beauté féminine n’a jamais eu ce genre d’emprise sur moi. Par conséquent, les inconnues m’ont toujours laissé indifférent.  C’est ce qui m’a permis d’observer, non sans un certain sentiment d’aberration, l’anecdote qui va suivre.  Elle se passe à l’époque où je travaillais au centre d’appel d’une compagnie que je suis probablement mieux de ne pas nommer, histoire que leur réputation ne se fasse pas entacher par le comportement des employés que je vais décrire.

Nous sommes une vingtaine de techniciens dans le bureau où je travaille.  Tous sont propres et bien mis, chemise, cravate, coiffure soignée.  Ils sont programmeurs, analystes, répartiteurs, et démontrent en général avoir du sérieux et une certaine classe.  Parmi nous, il n’y a que trois femmes. Elles sont jeunes, jolies, charmantes. Deux d’entre elles sont célibataires, mais aucune des trois n’a jamais subi le moindre harcèlement à notre bureau.  Ceci est mon premier travail, disons, haut de gamme, si on le compare à mes anciens emplois de pâtisserie au Dunkin Donuts ou dans la plonge de resto.  Aussi, à voir combien ces hommes-ci sont bien éduqués, il me semble normal qu’ils sachent se tenir.

Du moins, c’était le cas, jusqu’à cette étrange semaine-là.

LUNDI.
Je suis à ma table de travail, à entrer des données dans l’ordinateur.  Arrive notre patronne avec une nouvelle employée.  Appelons-là Ingrid.  Mon regard se pose machinalement dessus, avant de retourner sur mon travail.  La patronne lui fait faire le tour du bureau, lui expliquant chaque fonction de chaque section, la présentant à chaque chef de département.  Je remarque tout à coup que le volume ambiant des voix diminue rapidement alors qu’une bonne partie de celles-ci se taisent.  Je lève les yeux et constate que plusieurs de nos collègues regardent silencieusement dans la direction de la patronne et de la nouvelle venue.  Histoire de comprendre leur réaction, je l’observe plus attentivement.

Ingrid doit bien être dans le début de la vingtaine.  Elle est grande, mince, blonde, a de courts cheveux bouclés coiffés à la perfection, retenus de chaque côtés de son visage par des barrettes.  Elle se déplace avec la délicatesse du chat.  Elle a une expression au visage qui, aujourd’hui, me fait penser à Bella de la série Twilight, avec la bouche et les yeux mi-clos en permanence.  Elle porte une chemise blanche à manches courtes qui, comme le veut la mode à ce moment-là, s’arrête entre les seins et le nombril, lui dénudant le ventre et la taille.  Elle porte un jeans impeccable et bien ajusté de taille basse.  Ce qui fait que, lorsqu’elle nous tourne le dos, on peut voir le tatouage de papillon entouré de deux roses sur sa chute de reins, chose que l’on n’appelait pas encore un tramp stamp à l’époque.  Et bien que maquillée sobrement, il reste que son visage est couvert d’une base qui en cache la moindre imperfection, si elle en a.  Bref, elle a le physique et le look de ces jeunes femmes que l’on retrouve dans les magazines, dans les films, à la télé.  Le genre que l’on ne croise presque jamais au quotidien, et qu’on s’attend encore moins à voir comme téléphoniste en centre d’appel.

« Coudonc!  Y’ont jamais rien vu! », me dis-je en roulant des yeux, en remettant mon attention à mon travail.  Elle est belle, d’accord!  Mais je ne vois pas en quoi ça mérite la paralysie spontanée de la moitié de nos effectifs.

Quelques minutes plus tard, après avoir fait le tour, la patronne et Ingrid quittent la pièce.  Vincent, programmeur-analyste dans le début de la trentaine, toujours le regard fixé vers la porte où Ingrid a disparu depuis quelques secondes, fait une confidence à mon voisin de bureau :

« Hostie que j’la mettrais dans l’cul, elle! »

Je suis sous le choc.  Jamais je n’aurais imaginé qu’un gars qui s’est toujours montré classy à la limite du snob puisse dire pareille énormité.

MARDI.
Ingrid commence son travail.  Aujourd’hui et les jours qui vont suivre, elle est habillée plus sobrement, comme il sied à une employée de bureau.  N’empêche que son tatouage est resté dans la mémoire et l’imaginaire de nos collègues masculins.  Dans le cours de la journée, j’entendrai trois différents gars en parler.  Et deux d’entre eux ne se gênent pas pour dire qu’ils aimeraient bien le revoir, ce tatoo, mais dans un contexte bien plus intime.  Genre, en levrette.

Dans l’avant-midi, c’est la patronne qui se charge de la formation d’Ingrid.  Et au retour de la pause de midi, elle en sait assez pour travailler seule.  Elle n’en a cependant pas tellement l’occasion alors qu’à plusieurs reprises, l’un ou l’autre de nos collègues vont la voir pour lui offrir leur aide, au cas où il y aurait quelque aspect de son travail avec lequel elle aurait de la difficulté.

MERCREDI.
L’Ingrid-fest bat son plein alors que toute la journée, elle a du mal à faire son travail, tellement elle est interrompue souvent par des collègues qui vont lui jaser.  Collègues qui, par conséquent, ne travaillent pas non plus.  Ayant pris soin de mettre leur téléphone sur la touche occupé, leurs appels sont tous détournés vers mon poste, et j’ai bien du mal à fournir.  

Au milieu de l’après-midi, la patronne vient me demander des comptes sur le fait que mon téléphone ne dérougit pas.  Beaucoup d’appelants abandonnent car l’attente est trop longue, ce qui nuit à la performance du service.  Loin de moi le désir de créer le conflit au bureau, il reste que je suis bien obligé de lui expliquer la situation.  Au début, elle me regarde avec un mélange de choc et d’incrédulité.  Elle va même me demander si je la niaise, tellement mon explication lui semble farfelue.  Surtout qu’en voyant la patronne entrer, mes collègues sont soudainement tous bien à leur affaire.  Après être allé vérifier mes dires sur l’ordinateur qui enregistre le volume d’appels et leur répartition, elle a bien vu que je disais vrai.  Un par un, elle a invité mes cinq collègues fautifs dans son bureau afin de leur faire la leçon comme quoi ils ont été embauchés pour travailler et non pour se mettre en pause prolongée, et encore moins pour draguer.

JEUDI.
Aujourd’hui, Ingrid a pu travailler sans être interrompue.  N’empêche que tout le long de la journée, les commentaires à son sujet parviennent à mes oreilles.  Le plus aberrant fut le collègue qui a carrément raconté à son voisin de table qu’il fantasmait à l’idée de sa femme et d’Ingrid qui s’embrasseraient, et qu’il aimerait se branler pour leur venir simultanément au visage, alors qu’elles continueraient de se frencher dans sa décharge.  Je ne pouvais sérieusement pas croire que j’entendais des trucs pareils.  Ça faisait près d’un an que je travaillais là, et jamais je n’y ai entendu autant de vulgarités que lors de ces quatre derniers jours.

À 17h00, alors que tous quittent le bureau et qu’arrive la squelettique équipe de soir pour le service d’appel 24h, George se terre dans la salle de bain.  Il en ressort à 18h00, rassuré qu’à cette heure-ci, tous les patrons et chefs d’équipe ont quitté l’endroit.  Il s’installe alors au bureau de la secrétaire-réceptionniste.  Après un quart d’heure, il trouve ce qu’il cherchait.

21 :30, chez Ingrid.  Ça cogne à la porte.  Elle ouvre.  La surprise qu’elle ressent en voyant George est sincère.  Celle de George, par contre, est totalement feinte.

« Hein?  Ingrid?  Tu restes ici?  Wow!  Tu parles d’une coïncidence!  Chus allé cogner à une porte au hasard pass’que mon char vient de tomber en panne.  Est-ce que je pourrais utiliser ton téléphone pour appeler mon… »

Ingrid l’interrompt et pointe du doigt vers la petite épicerie au coin de la rue.

« Non! Il y a un téléphone public au dépanneur, juste là. »

Sur ce, elle lui ferme la porte au nez et la verrouille.

VENDREDI.
Pendant les deux premières heures, mes collègues s’interrogent de l’absence d’Ingrid.  Puis, la patronne entre dans la salle, suivie par un homme, puis par Ingrid, et enfin autre homme, qui tient une boite de carton vide.  Il s’agit du père et de l’oncle d’Ingrid.  Ils sont grands, ils sont gros, ils sont imposants, et ils nous balayent d’un regard meurtrier qui démontre clairement qu’il vaut mieux se tenir à distance.  Ils escortent Ingrid jusqu’à son poste de travail.  Elle ramasse ses affaires, les met dans la boite, et ils ressortent tous les quatre sous nos regards médusés et silencieux. 

On ne la reverra plus jamais.

Ce n’est que la semaine suivante, au fil des dires et rumeurs, que j’ai fini par apprendre toute l’histoire: Jeudi soir, immédiatement après la visite de George, Ingrid a téléphoné à la patronne pour expliquer ce qui venait de se passer.  Ce qui fait que vendredi matin, la patronne a consulté les caméras de surveillances de la veille, ainsi que le log des activités du poste de la secrétaire-réceptionniste, pour voir comment George s’y était pris.  Voilà pourquoi Ingrid a remis sa démission, et voilà pourquoi elle était accompagnée de gardes du corps.  Les loups se ruent toujours sur une proie qui s’enfuit.  Il fallait la protéger, le temps qu’elle récupère ses affaires.

À l’époque, il n’y avait pas d’atelier préventifs au sujet du comportement acceptable ou non au bureau, ni de mesures disciplinaires au sujet du harcèlement, qu’il soit moral, sexuel ou autre.  Ainsi, George a juste passé devant la patronne et une représentante des ressources humaines.  Pour avoir utilisé un ordinateur qui n’était pas celui qui lui était assigné, et pour avoir cherché des informations qui n’avaient rien à voir avec son travail, il s’est fait taper sur les doigts pour usage abusif du matériel corporatif.  Mais il a pu conserver son emploi et son poste.

J’ai beau être un gars, je ne comprendrai jamais comment certain d’entre nous sont capable de désirer une fille sans rien connaitre d’elle que son allure.  Ni comment ce désir est capable de transformer un gars pourtant brillant en con, au point qu’il puisse s’imaginer que son histoire de « quelle coïncidence totale que je tombe en panne devant chez toi » puisse être crédible.  Et je m’explique encore moins comment les autres ont pu  régresser mentalement à l’état d’animal, laissant leur libido contrôler leurs gestes et paroles, les poussant à dire les pires vulgarités, les faisant totalement oublier l’environnement dans lequel ils se trouvent.  Je veux dire, avoir des fantasmes sexuels sur une collègue de travail, passe encore.  Mais les exprimer de vive voix, sans retenue, aux autres collègues, sur le lieu de travail, pendant que la fille est dans la même pièce à quelques mètres de là?  Voyons donc!

Et pourtant, aux dires de plusieurs, ce comportement masculin est supposé être typique et normal.  Je ne sais pas si ça signifie que mon ADN manque de testostérone, ou s’il y a une connexion dans mon cerveau qui ne se fait pas.  Qui sait, ça vient peut-être du fait que j’ai été élevé dans un environnement presque exclusivement féminin.  Par conséquent, même si je suis un homme hétéro, j’ai toujours vu les filles comme des égales et non des proies.

Loin de moi l’idée de blâmer la victime, puisque jamais Ingrid n’a posé le moindre geste ou langage provocateur.  N’empêche qu’il y avait quelque chose en elle qui réveillait l’animal chez ces hommes.  Une chose que l’on ne retrouvait pas chez nos trois autres collègues féminines, qui étaient pourtant très jolies.  Puisque le charme d’Ingrid ne fonctionnait pas sur moi, je ne sais pas trop quoi en dire.  En repensant à son allure, ses gestes, ses paroles, je peux juste émettre la théorie comme quoi la chose se passait en deux temps: Dans un premier temps, son look de déesse de magazines attirait l’attention de ces hommes.  Et dans un second temps, son langage corporel timide et délicat lançait probablement un message dans l’inconscient de mes collègues comme quoi elle se comportais en proie, réveillant ainsi en eux le côté prédateur que, dit-on, tout homme possède.

Je suis bien placé pour savoir que non, nous ne sommes pas tous comme ça.   N’empêche que, sur les dix-sept hommes de ce bureau, il y en a six qui se sont comportés comme des chiens en chaleur, n’ayant plus aucune retenue, oubliant où ils étaient, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils étaient.  Ça représente plus d’un tiers de la masse masculine présente.

J’espère que notre bureau n’était qu’un cas isolé qui ne représente en rien le reste de la population. Parce que j’ai beau ne pas être une fille, je trouve ça inquiétant.

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