Pas obligé de rester loser, 4e partie : La nécessité de changer d’amis

Un gars vit une rupture après avoir passé 3-4-5 ans en couple. Quel est le premier réflexe de son entourage? Chercher à lui présenter une autre fille. Pendant ce temps-là, dans le même cercle d’amis, il y a celui qui cherche désespérément à mettre fin à son célibat depuis des années, et ça tout le monde le sait. Mais lui, par contre, y’en a pas un estie pour l’aider. Ainsi, le winner reste un winner sans qu’il ait à faire d’efforts pour le rester, et le loser reste un loser peu importe l’effort qu’il met pour y remédier.

Une personne souffrant d’embonpoint décide de perdre du poids.  Quel est le premier réflexe de son entourage?  Lui servir ces charmantes répliques:

  • Franchement, t’es pas si gros que ça.
  • Tout ça c’est dans ta tête!
  • On est fait comme on est fait, faut apprendre à s’accepter.
  • À quoi ça te servirait de perdre du poids? Tu vas tout le reprendre.
  • Et même si tu réussissais, y’aura toujours kek’chose qui va te déplaire en toi, tu pourras jamais tout arranger.
  • Un anorexique c’est laid.
  • Un gars full musclé c’est laid.
  • C’est la personnalité qui compte, le look c’est d’la merde.
  • Pfff… Tu vas être motivé pendant 2-3 semaines, et ensuite tu vas tout laisser tomber.
  • Si les autres ne t’acceptent pas tel que tu es, ce sont eux qui sont cons.
  • Tu veux vraiment perdre ta qualité de vie en te privant de ce que t’aimes, juste pour perdre quelques kilos?
  • C’est ça, et moi j’aimerais être plus grand, avoir les dents droites et gagner 100 millions à la loterie. On n’a pas toujours tout c’qu’on veut dans la vie.

Dans le chapitre 2 de la série Harceler Nathalie, je raconte comment je me suis fait aborder par une fille dans un party.  Ça ne faisait même pas cinq minutes que l’on se parlait que mon bon copain Carl (Oui, celui de la BD de la partie 1) a tenté de m’humilier aux yeux de celle-ci. Au chapitre suivant, mieux encore : Il récidive à répétition : Nathalie et moi passons les heures suivantes à continuer à jaser ensemble de tout et de rien. Nos conversations se font cependant interrompre quelques fois par Carl qui a toujours une remarque rabaissante en joke à dire à mon sujet. Ce n’est pas la première fois qu’il essaye de saboter mes premiers contacts avec une fille. Des fois, je pense que ça fait tellement longtemps qu’il me connait en tant que loser, particulièrement dans mes relations avec les filles, qu’il aurait de la difficulté à s’adapter à un tel changement dans le status quo. De toute façon, il n’est pas le seul de la gang à avoir une allergie à l’idée que je puisse être heureux en amour. Par exemple, Cynthia, la blonde de Loïc, est grandement responsable de ma rupture avec Julie l’année dernière.

Ces situations vous rappellent t-elles des souvenirs pour les avoir déjà vues ou peut-être vécues? Il ne faut pas le prendre personnel. C’est qu’en matière de changement, l’être humain en société est un paradoxe: Autant il cherche à évoluer, autant il déteste l’évolution dans ce qui constitue son univers. Pour lui, les choses doivent rester telles qu’il les a toujours connues. Il tient à ses petites habitudes. La stabilité est sa religion, le status quo est son Dieu.

Quand on a des amis, c’est parce que ceux-ci nous acceptent tel que l’on est.  Ils sont confortables avec nous et avec ce que nous sommes.  Hélas, pour le loser, ça signifie non seulement qu’ils connaissent son statut de loser, c’est comme ça qu’ils l’apprécient. C’est le rôle qu’on lui a assigné dans le groupe, et toute tentative d’en changer ne fera que les déranger, puisque ça les tirera hors de leur zone de confort.  Leur premier réflexe sera alors de tenter de garder les choses telles qu’ils les ont toujours connues. C’est là qu’on se rend compte à quel point les gens qui nous entourent ont le pouvoir de décision sur notre réussite et nos échecs.  Un pouvoir dont ils se sont emparés sans notre consentement, et dont ils usent et abusent sans retenue ni considération.

Et ça, ça signifie que tant et aussi longtemps qu’on les aura dans notre entourage, ils ne nous laisseront jamais évoluer. La seule option qui s’offre à nous est de cesser de les fréquenter.  C’est peut-être beaucoup plus facile à dire qu’à faire, c’est cependant un fait incontournable.  Une fois ces personnes nuisibles loin de vous, vous pourrez exploiter votre plein potentiel et améliorer votre vie.  Par conséquent, les prochains amis que vous vous ferez ne vous auront jamais connus comme étant un loser, et ainsi ne seront jamais portés à vous pousser à le redevenir.

À suivre

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Dose de Réalité, Fait vécu, Psychologie et comportement social, SÉRIE: Pas obligé de rester loser, Succès et Échec. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Pas obligé de rester loser, 4e partie : La nécessité de changer d’amis

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