Aujourd’hui, trois sujets.
SUJET 1 : La facture finale.
Alors voilà ! Lundi le 30 mars, la notaire m’a remis les certificats de recherches testamentaires effectuées auprès du Barreau du Québec, ainsi qu’à l’Ordre des Notaires. Et elle m’a même fourni une copie toute neuve du testament de mon père, puisque l’exemplaire produit en 2001 par le fondateur du bureau Handfield avait été tellement mal photocopié qu’il était invalide. Tout est donc terminé de ce côté là. Je n’ai plus besoin de leurs services. D’où ce courriel qui m’a été expédié le lendemain de notre rencontre finale.
Quand on a besoin de leur services, il faut appeler, puis attendre douze jours pour un retour d’appel, ensuite c’est dix jours pour un rendez-vous téléphonique, puis un mois et demi avant rencontre en personne. Donc, deux mois entre le moment où tu appelles pour un rendez-vous, et le jours où tu l’obtiens. Par contre, quand il s’agit de les payer, tu reçois la facture en 24h, avec notification de la régler sans délais.
Alors voilà la facture finale, qui inclut le montant avant taxes, les taxes, le montant après taxes, et les avertissements et menaces légales auquelles ils faut s’attendre de la part de ce genre d’entreprise.
Pourquoi est-ce que le montant avant taxes est de 925 $ plutôt que le 901 $ initial, tel que montré ici à quelques reprises dans les chapitres précédents ? Parce que, comme je disais, il a fallu que la notaire me produise une copie neuve du testament, puisque la version fournie par ce même bureau il y a 25 ans était invalide. Ce sont eux qui ont commis cette erreur. Mais c’est moi qui dois la leur payer.
Eh ouais !
SUJET 2 : Retraite Québec (Anciennement la Régie des Rentes du Québec.)
Tel que mentionné dans les chapitres précédents, la procédure pour souscrire à la pension de veuve aurait été déjà trop compliqué pour ma mère, même si elle avait toute sa tête. Ça l’est encore plus maintenant que son état cognitif est diminué. C’est donc moi qui doit s’en occuper. Or, je ne possède pas la procuration qui me permettrait de faire cette demande pour elle. Ils m’ont donné jusqu’au 8 avril pour l’obtenir.

Et puisque la carte de RAMQ (assurance maladie) de ma mère est expirée, ça va prendre un mois avant de recevoir la nouvelle. Ajoutons à ça le temps de prendre rendez-vous avec son médecin de famille, d’y aller et d’obtenir l’évaluation requise, je ne dois pas m’attendre à l’avoir avant juin ou juillet. Et à partir de là, allez savoir combien de temps ça va prendre pour recevoir la procuration. À l’Halloween, peut-être !?
Voici donc un résumé de la situation, incluant ma tentative de régler le problème, ainsi que le résultat.
- Retraite Québec me demande une procuration si je veux m’occuper des affaires de ma mère.
- Je ne pourrai pas l’obtenir pour la date limite.
- J’appelle Retraite Québec pour demander de reculer la date limite.
- Puisqu’il s’agit du dossier de ma mère, et que je n’ai pas la procuration qui me permettrait de leur faire cette demande, ils ne peuvent donc pas y répondre. Même si la demande est dans le but d’obtenir la dite procuration.
Eh ouais !
SUJET 3 : Le destin essaie-t-il de me passer un message ?
Je suis revenu chez moi à Québec, après huit jours à me démener en Montérégie pour la succession de mon père et les affaires de ma mère. Ayant quelques bagages à sortir de l’auto, j’ai posé l’un de mes sacs sur le toit du véhicule. Aussitôt, une bourrasque se manifeste. Le sac tombe par terre. Sous l’impact, le sac s’ouvre. La chemise à dossier contenant les documents de succession et des affaires de ma mère en tombe. La chemise s’ouvre. Les documents partent aux quatres vents et se dispersent dans un rayon d’une trentaine de mètres. Et voilà l’acte de décès de mon père, le testament fraichement imprimé, le registre de recherche testamentaire, celui du mariage, qui atterissent dans la neige, sur l’asphalte humide et poussiereuse, dans une flaque, dans la boue… Tous ces documents que je devrai présenter à la Caisse Desjardins dans huit jours alors que ma mère signera l’acte final pour le transfert de l’argent de mon père dans son compte à elle, sont ruinés.
Eh ouais !
Il y a quelques années, j’ai écrit ici une série de billets intitulés Un câble d’acier ombilical. Dans ceux-ci, j’explique que mes parents entrent dans la catégorie des parents hélicoptères. À une terrible variante près : alors que les parents hélicoptères « normaux » sont surprotecteurs afin d’assurer la réussite de leur enfant, les miens ont toujours tout mis en oeuvre pour saboter ma vie, me faisant perdre amis, conjointes, vie sociale, logis, santé, réputation, argent et carrières. Le but étant de me rendre éternellement dépendant d’eux. C’est la raison pour laquelle, le 5 mai 2021, j’ai renié mes parents et je me suis enfui en Gaspésie, à 700 km de chez eux. Ce qui m’a permis, à l’âge de 52 ans, d’atteindre enfin la prospérité après toute une vie d’efforts et de travail acharné. Et, incidemment, de pouvoir enfin me procurer mon premier véhicule, à l’âge où, en général, on en est à notre 5e ou 6e.
En apprenant il y a trois mois que mon père vivait ses derniers jours, ainsi que l’état cognitif de ma mère, j’ai décidé de m’en occuper. Et depuis, comme on le constate en lisant cette série de billets, voilà trois mois que je ne travaille plus, que je me démène pour ne faire que rencontrer obstacles par-dessus contrariétés par-dessus problèmes. J’ai vidé mon compte de banque, et je ne fais que payer encore et encore. Bref, je suis en train de revivre le même sabotage de vie que m’ont fait subir mes parents pendant cinquante ans.
Dans de telles conditions, vous pouvez certainement comprendre pourquoi je commence à penser que le destin a essayé de me passer un message, en tentant de faire disparaitre tous les documents de la succession et des affaires de ma mère. Je veux dire, un gars a beau être raisonnable, réaliste et cartésien… Il vient un moment où il est en droit de se poser de sérieuses questions, lorsque tout autour de lui se met en oeuvre pour l’empêcher d’avancer dans la tâche qu’il tente d’accomplir.
Surtout quand la dite tâche ne se bute jamais à un tel nombre d’obstacles lorsque c’est n’importe qui d’autre qui s’y met.
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Je dirais bien À CONCLURE, mais je suis
rendu un peu pessimiste sur le sujet.




























