Autopsie du Loser

IMPORTANT: Beaucoup de gens font l’erreur d’écrire Looser au lieu de Loser. Loser avec un seul O signifie perdant. Ça vient du mot lose, signifiant perdre. Looser avec deux O signifie qui est relâché, qui a du jeu, ou en bon québécois qui est plus slack. Ça vient du mot loose, qui n’a pas d’équivalent en français, sinon dans l’expression jouale lousse. Bref, écrire looser au lieu de loser, c’est loser!

Ceci étant précisé, passons à l’article.

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Êtes-vous votre propre pire ennemi?
Être malchanceux, c’est le fruit du hasard.  Être loser, c’est aider le hasard à nous rendre malchanceux. La preuve:

En amitié :
Le loser n’a pas d’amis, ou alors très peu.  À chaque fois qu’il commence à lier d’amitié avec des gens brillants et intéressants, c’est toujours la même chose.  Au début, tout va bien.  Puis, à mesure que le temps passe et que ces gens apprennent à le connaître, ils se désintéressent de lui et le laissent de côté.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais personne n’est capable de lui donner une réponse claire à ce sujet.

Dans son image personnelle :
Le Loser est un être qui aime étaler au grand jour les défauts des autres.  C’est que, puisqu’il n’arrive pas à égaler ou à dépasser les autres, il compense en démontrant que les autres ne valent pas mieux que lui. Il est capable de faire une liste exhaustive de tous les écarts de conduite et des erreurs qu’a fait quelqu’un durant les cinq dernières années si cette personne a osé faire une remarque négative au Loser. C’est que Le Loser ne supporte pas que quelqu’un possédant de pires défauts que lui ose lui faire la morale. Or, à ces yeux, ça représente 99.999999999999999999999% de la population.

Dans ses études :
À l’école, le loser se distingue par une caractéristique particulière :  Il lui manque toujours quelque chose. Toujours le dernier à se procurer un livre important, celui-ci est souvent épuisé lorsqu’il vient pour se le procurer.  Ainsi, en classe, c’est celui qui est pris pour suivre avec un autre. Il se retrouve souvent sans crayons et sans feuilles lorsqu’il y a des notes à prendre. Oublie son numéro de cadenas. Oublie de faire ses devoirs.  Et s’il les fait, il les oublie chez lui. Oublie d’étudier.  Et s’il le fait, ce ne sera pas le bon livre.  Se trompe dans son horaire.  Dans les dates importantes de son agenda, il notera les dates de partys et écrira des réflexions sur des filles sur qui il a l’oeil, plutôt que de noter les devoirs ou dates d’examen. D’ailleurs, il sera toujours surpris d’apprendre, en entrant en classe, qu’il y a un examen, alors que tous les autres n’ont pas cessé de se préparer durant toute la semaine.

Souvent, à la fin de la session, le Loser ne se donne même pas la peine de se présenter à ses examens finaux.  Il n’aime qu’une chose à l’école :  La vie sociale.  Or, il se trouve bien désemparé lorsque ses amis et connaissances réussissent, avancent dans leurs études et changent d’école alors que lui reste là.  Privé de la seule chose qui le garde à l’école, le Loser finit par décrocher.

Dans son look :
Il s’habille de façon remarquable, dans le sens qu’il se fait remarquer par son habillement.  Par exemple, si le Loser porte des lunettes, ce sera d’un modèle qui est passé de mode depuis au moins cinq ans.  La plupart du temps, le Loser, s’il a de plus de 25 ans, s’habille et se coiffe encore comme il le faisait quand il avait 15 ans car il n’a pas remarqué que la mode a évolué.

Parfois, le loser a un petit côté artistique qui le pousse à se créer lui-même son propre style. Il fait ça dans le but de se donner une image de hyper cool de non-conformiste. Hélas, dans son cas, ça foire lamentablement.  Il faut dire que, pour des raisons encore mal définies, un style, une pièce de vêtement ou une coiffure qui paraît bien sur quelqu’un d’autre devient automatiquement horrible lorsque portée par le Loser.

Le Loser étant mal à l’aise en société, il se jette parfois de tout son âme dans les séries de fiction.  Celles-ci influencent parfois sa garde-robe.  Ainsi, on le verra souvent arborer des vêtements à l’effigie de telles séries, quand ce n’est pas carrément copier le look d’un personnage particulier.  Non pas dans le cadre d’un événement spécial, mais bien dans la vie de tous les jours.

On dirait parfois que les Losers partagent une conscience collective, car nombreux sont ceux qui se créent exactement le même look, et ce sans jamais avoir su que d’autres l’arborent: Le style Fedora-Neckbeard.  Il y a quelques variantes d’une personne à l’autre, mais dans l’ensemble, on y retrouve une combinaison de la majorité des éléments suivants, qu’ils portent à toute occasion, à l’intérieur comme à l’extérieur :

  • Chapeau Fedora ou Trilby.
  • Barbe en collier.
  • Long imperméable.
  • Chemise et cravate.
  • Veston de soirée.
  • T-shirt à l’effigie d’un dessin animé.

C’est un look qui, croit-il, fait original, classe, badass.  Or, sans le savoir, il a en fait recréé l’uniforme officiel du Loser.  Celui qui permet au reste de la population de voir au premier coup d’oeil qu’il en est un, car il n’y a qu’eux qui arborent ce style.












Dans son travail :
Lorsque le Loser ne vit pas aux crochets du chômage / du BS / de ses parents / de sa blonde, il occupe le genre d’emploi qu’obtient habituellement un ado en vacances: Livreur d’épicerie, laveur de vaisselle, classeur de marchandises sur les tablettes, employé de ménage au McDo… Même s’il aimerait pouvoir trouver mieux, il ressent quand même une petite fierté, car ce sont des boulots qu’il n’arrivait même pas à décrocher quand il était ado, tellement il était déjà loser à cette époque. Aujourd’hui, son âge et son expérience de vie étant plus grande que ses collègues de travail, il leur est au moins supérieur sur ce point. Pas étonnant qu’il se sent bien à travailler là, même si ce boulot est loin d’être son idéal.

Parfois, la chance lui permet de lire une petite annonce au sujet d’un emploi génial, le genre qu’il a toujours rêvé d’avoir.  Si l’annonce dit que tous les CV reçus après vendredi le 27 ne seront pas considérés, le Loser laissera bêtement le temps passer.  Samedi le 28, il réalisera soudain que ce qu’il fait là est stupide car il possède toutes les qualités que ce travail demande et que ce serait trop bête de laisser passer une opportunité pareille. Il consacrera la fin de semaine complète à travailler fiévreusement sur son CV, ramassant toutes sortes de preuves au sujet de ses compétences.  Il y inclura une lettre dont une des premières phrases sera :  « Je sais que j’ai dépassé la limite de temps que vous avez fixé pour l’envoi de CV mais si vous vous donnez la peine de jeter un œil à mon envoi, vous verrez que je réunis toutes les compétences qui…» Le Loser sera malheureux car il ne sera jamais rappelé.

Dans ses projets :
Le Loser sait qu’il est destiné à un avenir fabuleux où la gloire et la richesse l’attendent. Le problème, c’est justement ça :  Peu importe le temps qui passe, c’est toujours dans l’avenir que ça l’attend.  Jamais dans le présent.

Le Loser ne s’abaisse pas à faire les mêmes efforts que tout le monde pour réussir.  Il sait déjà comment faire.  Par exemple, s’il est un graphiste talentueux, il se dira qu’il est inutile de devoir perdre temps et argent aux études car lorsqu’il montrera ses œuvres aux employeurs potentiels, ceux-ci le verront bien de leurs yeux qu’il a du talent.  De toute façon, peu importe la discipline qu’il a choisi, le Loser sait qu’il a du talent.  Il ne voit pas la logique de s’endetter de quelques milliers de dollars étendus sur quelques années d’études afin d’obtenir un papier disant : «Oui, cher futur employeur potentiel, ce gars là a du talent!»

Le Loser a toujours des projets extraordinaires.  Il en commence beaucoup mais en finit peu. Ceux qu’il choisit de finir sont habituellement ceux qui ont le plus de chances d’être voués à l’échec.  Le loser, c’est souvent celui qui est en train d’écrire un scénario de film alors qu’il n’y connaît absolument rien dans l’industrie du cinéma.  Même s’il arrive vraiment à écrire le scénario du siècle, il restera pris avec car il ne saura même pas où, à qui et comment le placer.  En fait, il ne saura même pas comment se renseigner pour l’apprendre.

Le Loser est un autodidacte. Il lit beaucoup et sait énormément de chose sur une tonne de sujets que la population générale ignore.  De ce fait, le Loser gagne souvent lorsqu’il joue à Quelques Arpents de Pièges. Par contre, les connaissances pouvant lui permettre de réussir à faire quelque chose de bien de sa vie, il ne les a pas car étrangement, à l’école, aucune matière importante ne lui rentre convenablement dans la tête.

Dans ses communications:
Souffrant d’un sentiment d’infériorité dans tous les domaines, le Loser se rassure dans le fait que là où ça compte vraiment, c’est à dire intellectuellement, c’est lui qui est supérieur. Ainsi, dans ses textes, au lieu d’écrire « Malgré son air bête, l’inquiétant millionnaire fit un sourire », il optera plutôt pour « Nonobstant sa mine renfrognée, le patibulaire cossu esquissa un rictus. » Il est tellement occupé à étaler son intelligence qu’il en oublie d’avoir l’intelligence de comprendre que lire de tel textes, c’est comme marcher avec des raquettes quand on est enfoncé dans deux pieds de sloshe: Faisable, mais inutilement pénible. Alors si en plus le Loser parle de la même façon qu’il écrit, il a beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi ses interlocuteurs tiennent rarement à avoir une seconde conversation avec lui.

Ceci dit, il arrive aussi que le Loser s’exprime clairement sur le net. En personne, par contre, peu habitué à l’interaction face-à-face, il est un piètre interlocuteur. Il bafouille, cherche ses mots, transforme tout en blague et dit souvent des conneries. Il est le champion de la remarque qui apporte (accidentellement) le malaise. Étrangement, s’il est francophone, il s’exprimera mieux en anglais puisque c’est une langue seconde qu’il a eu à apprendre sur le tard. N’ayant jamais eu le temps d’apprendre convenablement toutes les subtilités de celles-ci, il n’aura d’autre choix que de s’exprimer clairement lorsqu’il l’utilise.

Et puisque l’on parle de langue seconde : Lorsqu’il a envie d’apprendre une nouvelle langue, le loser ne choisit jamais l’espagnol qui est la 3e langue la plus parlée en Amérique. Non, il choisira plutôt l’allemand ou le japonais, deux langues qui ne lui serviront jamais à rien, que ce soit dans sa vie privée ou dans son travail. De toutes façons, ce n’est pas comme s’il allait vraiment réussir à l’apprendre, peu importe les années qu’il va y mettre.

Dans son physique :
Le Loser est né avec un physique défectueux.  Il est ou bien trop grand, ou trop petit, ou trop maigre, ou trop gros, ou trop laid, ou juste trop plain. Il rêve du jour où il sera beau, grand et fort. Étant pauvre, il ne peut se permettre de s’inscrire à un gym ni de s’acheter de l’équipement. Il ne peut donc que se contenter d’en rêver.  Le loser a quelquefois fait des push-ups ou bien des haltères en cachette mais le plus longtemps qu’il en a fait avant d’abandonner fut deux mois.  Le loser qui arrive à s’acheter de l’équipement sportif le laisse prendre la poussière au bout de quelques semaines et n’y retouche plus, sauf lors de déménagements. Et quand le Loser peut se permettre un abonnement d’un an au gym, il y va à tous les jours lors des deux premières semaines, puis trois autres fois pour le reste de l’année, avant d’abandonner définitivement.

Le Loser se déplace surtout à bicyclette car étant pauvre, il ne peut se permettre d’avoir un auto ou une titre de transports en commun.  Qu’importe, le Loser est fier de sa situation de cycliste.  Puisqu’il fait beaucoup de vélo, il se vante que cette activité le tient en grande forme physique.  Étrangement, tous les amis du Loser qui eux ont des autos sont en meilleure forme que lui.

De toutes façons, le loser ne garde jamais son vélo longtemps car il se le fait toujours voler.  Même s’il le laisse parmi 8624 vélos attachés, le seul qui se fera voler, ce sera le sien.  À moins que ce soit une vieille scrap.  À ce moment-là, il ne se le fera pas voler. Il se le fera seulement vandaliser.

Dans son passé amoureux et/ou sexuel:
Le manque de confiance que le Loser a toujours ressenti envers lui-même a fait qu’à l’époque de ses premiers désirs amoureux et/ou sexuels, il était trop intimidé par les filles de son âge.  Il se sentait inadéquat, puisque ces filles étaient attirées par les gars plus beau, plus athlétiques, plus sérieux que lui.  Les seules filles avec qui il se sentait à l’aise, c’était les pré-pubères, voire les enfants.  Puisqu’elles étaient encore trop jeunes pour ressentir de l’attirance pour le sexe opposé, elles ne le mettaient pas en compétition avec les autres gars.  Le Loser, sans comprendre pourquoi puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, confondra cette aisance pour du sentiment et du désir.  Et c’est ainsi qu’il fantasmera pendant plusieurs années sur des situations imaginaires dans lesquelles il se verra vivre des amourettes avec de jeunes filles telles que…

  • Jolie jeune immigrante perdue et confuse dans ce nouvel environnement, à qui il servira d’abord de guide social, avant de devenir, à sa demande à elle, son guide amoureux et/ou sexuel. (De ce fantasme particulier, le Loser caucasien gardera parfois toute sa vie une attirance marquée vers noires et asiatiques.)
  • Petite voisine qui l’admire juste parce qu’à ses jeunes yeux, il est grand et fort, ce qui fait qu’elle finira par vouloir faire de lui son initiateur amoureux et/ou sexuel.
  • Jeune adolescente récemment jetée dans la rue sans famille ni amis, qu’il recueillera chez lui (dans un appartement lui aussi imaginaire, puisqu’il reste encore chez ses parents), avant qu’elle le récompense pour sa générosité en lui offrant d’être sa chose amoureuse et/ou sexuelle.
  • La petite cousine.  Ou pire encore, la petite soeur, car, situation familiale oblige, ils sont toujours en contact.  Ce qui fait que, lorsqu’elle ressentira ses premiers désirs pour le sexe opposé, elle se tournera vers le premier mâle de son environnement, celui le plus proche de leur groupe d’âge: Lui-même, son oni-chan (grand-frère).

Ce dernier fantasme peut devenir problématique si le Loser a vraiment une petite soeur.  C’est que ce fantasme-là est particulièrement à portée de main en été, alors que les parents travaillent et que les enfants et ados sont en vacances, en ayant pour eux-seuls la maison.  Le Loser pourrait alors être tenté de faire de son fantasme une réalité.  Dans ses fantasmes énoncés plus haut, on constate que dans tous les cas, c’est toujours la jeune fille qui initie la relation amoureuse et/ou sexuelle.  Mais dans la réalité, ce serait l’inverse, et il le sait.  À partir de là, ce qu’il fera ou non dépendra de plusieurs facteurs de sa personnalité, du degré de ses désirs et de sa force morale.

Ironiquement, bien que dans ce cas-ci il agit en pur pédophile, dans 90% des cas, le Losers ne l’est même pas.  Il s’en rend compte, en constatant qu’il ne trouve pas dans ces premières relations ce qu’il cherche.  Aussi, il y perd intérêt et son focus passe vers les filles de son âge.  Hélas, pour ses jeunes victimes s’il y en a, le mal est fait. 

Avec les filles :
Il y a un genre de filles que le Loser attire tout particulièrement : Celles qui ne voudraient jamais sortir avec lui.  Le Loser ressent de la frustration envers ces filles qui veulent que leur relation soit amis seulement, alors qu’ils ont tant de choses en commun. … Enfin, quand je dis tant de choses en commun, en général, ça se limite à « Nous sommes tous les deux hétéros et célibataires. »  C’est que le loser croit dur comme fer à l’adage qui dit qu’en amour, nos différences n’ont aucune importance.  C’est sa façon à lui de justifier le fait qu’il sortirait avec n’importe qui, pourvu que ce soit une fille.

Il arrive parfois qu’une de ses amies particulièrement en manque ou désespérée consente à avoir une relation plus intime avec le Loser.  Elle y posera cependant une condition :  Leur relation devra rester secrète.  Elle invoquera toutes sortes de raisons que le Loser gobera ou non mais qu’il acceptera quand même puisque c’est ça ou bien rester célibataire.  Elle ne lui avouera jamais que la vraie raison, c’est parce qu’elle aurait honte que les autres sachent qu’elle sort avec lui.

En amour :
Les amours du Loser commencent souvent de la même façon que n’importe qui. Par exemple: Il rencontre une fille dans une fête entre amis, ils se plaisent, ils commencent à se rapprocher. Ils peuvent même passer la soirée à se bécoter et la nuit à baiser. Puis, après quelques jours, si ce n’est pas dès le lendemain, elle s’en détache, s’en désintéresse et ne veut plus rien savoir de lui, même en ami.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais là encore personne n’est capable de lui répondre ou n’a envie de le faire.  Tout ce qu’il sait, c’est que ce qu’il entend dire à ce sujet n’a jamais rapport avec ce que la fille lui a dit.  Par exemple, si elle lui dit qu’elle ne se sent pas prête à embarquer dans une relation à ce point-ci de sa vie, les autres lui rapportent plutôt qu’elle lui trouvait tout un tas de défauts, dont certains que le Loser ne savait même pas qu’il avait.  Le Loser part alors en croisade à la recherche de la vérité, ce qui ne fera qu’empirer son cas et lui donner l’impression que tous l’ont trahi et lui ont menti.  Surtout qu’une fois sur deux, la fille se retrouve embarquée dans une nouvelle relation moins de deux semaines après avoir rompu avec le Loser.

Lorsqu’il ne s’agit pas de ses amours personnelles, le Loser est un grand observateur.  Il est capable de dire si la relation débutante d’un(e) de ses ami(e) va durer ou non.  En fait, il dira toujours que c’est non, que cette relation est condamnée d’avance, qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre, qu’ils sont trop différents.   Lorsque la relation sera terminée, que ce soit au bout de dix jours, dix semaines, dix mois ou bien dix ans, il sera fier de clamer haut et fort qu’il savait depuis le début que ça ne marcherait pas.

Le loser ne plait pas. Pourtant, en amour, c’est un être courageux qui n’a pas peur des obstacles.  La preuve: La fille sur qui il jette son dévolu est toujours ou bien déjà en amour avec un autre, ou bien trop jeune, ou bien trop vieille, ou bien lesbienne, ou bien d’un style de vie / de look / de mentalité / de milieu trop différent de lui, ou bien mariée, ou bien habitant à plus de 500 km de chez lui, ou bien qui ne veut rien savoir de lui, quand ce n’est pas une combinaison de plusieurs de ces éléments.  S’il arrive tout de même à sortir avec cette fille, le Loser vivra une relation cahoteuse qui sera négative et décevante du début à la fin.

Ceci dit, le Loser n’est pas forcément un être désespéré. Parfois, il est capable d’attendre La Bonne. Tandis que ses amis vont d’une relation à l’autre et vivent toute une gamme d’émotions, ont du plaisir, des loisirs et de la baise, le Loser ne sort jamais avec personne. Il a une idée très précise sur son idéal féminin et il s’est  juré que tant et aussi longtemps qu’il ne l’aura pas rencontré, il se gardera pur pour elle. S’il finit par la trouver, et que par miracle elle accepte de sortir avec, (souvent après avoir été poursuivie des années par le Loser) leur relation sera de courte durée. Normal: Un gars qui n’a jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, ça n’a aucune expérience du comportement amoureux et sexuel. Ça fait que même si elle est son idéal féminin, en revanche il est loin d’être son idéal masculin.

Enfin, certains losers sont plus fins stratèges: D’abord, ils repèrent une fille qui est déjà en couple avec un gars qui a un physique et/ou un style semblable à lui.  Il s’arrange pour devenir bon ami avec cette fille.  Puis, il deviendra son confident, histoire d’apprendre ce qu’elle aime ou non chez son chum, et qui ne va pas dans le couple.  Armé de ces informations, le Loser peut donc montrer à la fille qu’il a en lui tout ce qu’elle aime chez son chum actuel, MOINS ses défauts.  Et c’est comme ça que dans 75% des cas, il arrive à finir avec la fille.

Et avant de penser que, puisqu’il a réussi, il n’est donc pas si loser que ça, considérez ceci: La seule façon qu’il a trouvé pour réussir à plaire, ce n’est pas en restant lui-même.  Non, c’est en se donnant les qualités de l’autre gars, en évitant d’avoir les défauts de l’autre gars.  Bref, il n’a réussi à plaire qu’en se faisant comparer à pire que lui.

Dans son couple:
Lorsque le Loser a une relation stable, sérieuse et à long terme, c’est avec une fille qui est loin d’être un modèle de beauté et/ou d’intelligence et/ou d’amabilité.  Voilà pourquoi il a trop honte pour s’afficher avec elle en public, surtout en tant que son conjoint.  Qu’est-ce qu’il fait avec elle, alors?  Pas le choix, c’est la seule qui veut de lui.  Le loser classera cette relation sous le dossier « En attendant de trouver mieux », et essayera sans cesse de la tromper.  Or, les rares fois qu’il y réussira, il ne trouvera vraiment pas mieux que sa blonde actuelle.  Et si par miracle, oui, il trouve vraiment mieux qu’elle, ça va se terminer en catastrophe…  Non seulement parce que le Loser a une blonde, mais souvent à cause qu’il habite avec elle.

Dans sa mentalité :
Le Loser est un être réfléchi.  Il pense beaucoup.  On dirait même qu’il pense trop, car tandis qu’il réfléchit, il n’agit pas.  Adolescent, il observe ses amis qui s’amusent en buvant, fumant, prenant de la drogue, allant d’une relation non-sérieuse à une autre.  Le Loser se dit que faire tout ça est tellement inutile puisque cela ne leur servira pas dans leur avenir.  Le Loser, qui s’exclut ainsi volontairement des autres, s’emmerde tout seul dans son coin.  Pendant ce temps là, les autres s’amusent et vivent pleinement leur vie de jeunesse en groupe.  Rendu adulte, tous ces ex-saoulons et ces drogués repentis arrivent à trouver travail et âme sœur facilement tandis que le Loser qui s’est abstenu n’y arrive pas.  Peut-être que ça a à voir au fait que les employeurs et âmes sœurs sont eux aussi des trippeux repentis, donc des gens avec qui le loser a peu de choses en commun.

Le Loser a beaucoup de bonnes raisons pour expliquer ses échecs.  À l’entendre, il y a toujours quelqu’un quelque part qui sabote ses efforts.  Le pire, c’est que c’est souvent le cas, car puisqu’il projette une image de victime, il attire tout naturellement vers lui les agresseurs et fauteurs de troubles à la recherche de victimes.  Mais comme il est loser, personne ne va le croire ou bien ne voudra lui venir en aide.

Dans sa morale et sa moralité:
Le Loser a bonne conscience et une grande capacité de sacrifice dicté par un code d’honneur strict. Par exemple, s’il a abandonné un travail payant, c’est parce qu’il savait qu’il n’était pas assez qualifié pour ce travail et qu’il prenait la place d’un autre qui, lui, la méritait mieux et saurait donner un meilleur rendement à son patron.  S’il a cassé avec sa blonde, c’est parce qu’il l’aimait.  Il savait qu’il n’était pas assez bien pour elle, elle méritait beaucoup mieux que lui. Si une connaissance lui propose une entrée via contacts dans un bon travail, il va refuser car il ne pourra ressentir de fierté puisqu’il n’aura pas réussi à avoir la job par lui-même. Le Loser tire beaucoup de vanité du fait d’avoir un code d’honneur.  C’est d’ailleurs la seule chose dont il peut en tirer.  Il a beau se dire qu’il a bonne conscience d’agir ainsi, il est toujours malheureux des décisions que son code d’honneur lui a dicté. C’est normal puisque tout ce que ce code lui dicte, ce ne sont jamais des choses qui lui permettent d’avancer. Ce sont, au contraire, toujours des choses qui vont le ralentir, lui faire obstacle et le saboter.

Dans ses plans de vie :
Le loser est un extrémiste. Il passe 50% de son temps à nous expliquer joyeusement quelconque plan à dormir debout devant lui assurer fortune, gloire, amour et richesse, et 50% de son temps à se plaindre parce que ça ne marche pas.  

Il faut dire que le Loser a la très mauvaise habitude de vendre la peau de l’ours.  Par exemple, s’il est obèse et s’inscrit à un gym à l’automne, il se vante dès le départ qu’il saura perdre 60 lbs / 28 kgs en six mois, et il n’hésite pas à parler de tous les plans qu’il fait pour lorsqu’il aura enfin son physique idéal.  En se vantant et en éblouissant ses amis, il obtient immédiatement la satisfaction du travail bien fait.  Il ne lui reste plus qu’à le faire, ce dit travail.  Or, cette situation dans laquelle il vient de se coincer, c’est similaire à recevoir d’avance six mois de salaire, et de l’avoir tout dépense avant de commencer à travailler.  Ce n’est plus du tout motivant pour faire le dit travail.  Alors lorsqu’il échouera, ce sera d’autant plus humiliant, puisque tout le monde le saura.

D’ailleurs, le plus grand ennemi du Loser, ça reste sa grande gueule.  Quand il médit contre un autre, ses paroles sont rapportées et ça lui retombe sur le nez.  Quand il planifie quelque chose, le fait d’en parler donne tous les renseignements nécessaires à ses ennemis pour lui couper l’herbe sous le pied.  Si, à son travail, il a à signer une entente de confidentialité sur un projet dont la réussite dépend grandement du silence, il en parlera et fera échouer le projet.  Et même s’il prend la peine de confier quelque chose sous le sceau du secret, ça se sait en un rien de temps.  C’est que le Loser n’a pas l’air d’être capable de comprendre que le principe du secret, c’est de ne pas en parler.

Dans ses victoires :
Comme tout le monde, il arrive parfois que le Loser ait de la chance.  Or, il est tellement peu habitué à en avoir que lorsqu’il en a, il a tendance à adopter un comportement qui sabote tout, tellement il est méfiant ou pris au dépourvu.  Par exemple, si une belle et brillante fille lui montre des signes comme quoi elle s’intéresse à lui, il reste là sans bouger comme s’il avait de la difficulté à croire que ça lui arrive vraiment.  Il attendra d’autres signes de la part de la fille mais à chaque fois que ceux-ci arriveront, il aura toujours un doute et en attendra un autre.  Voyant qu’il ne répond pas à ses signes répétés, la fille finit par se lasser et se désintéresse de lui.  Le loser passera alors des mois, voire des années, à tenter de rattraper le coup et à se morfondre d’avoir laissé passer une chance pareille mais il sera alors trop tard.  Devant son idéal, le Loser attend toujours qu’il soit trop tard pour agir.

Dans ses projets comme dans ses amours comme dans sa mentalité, non seulement le Loser ne craint pas les obstacles, il les recherche.  Et pour cause.  En tant que Loser, consciemment ou non, il sait qu’il ne peut pas gagner à armes égales contre les autres.  S’en aller vers un but hors de sa portée, c’est d’abord s’assurer que ce but est également hors de la portée de la majorité des gens.  Déjà là, ça élimine la compétition, donc l’humiliation de de faire battre par un autre.  Ensuite, si par miracle le Loser réussit à atteindre son but, il sait qu’on va l’admirer d’avoir réussi malgré tous les obstacles.  Sa réussite sera extraordinaire et il en tirera beaucoup de satisfaction.  Enfin, s’il ne réussit pas à atteindre son but, il sait que personne ne pourra l’en blâmer car comme le dit le proverbe, à l’impossible, nul n’est tenu.  Malheureusement,  celui qui se fixe toujours des buts impossibles ne fait que s’assurer qu’il va passer le reste de sa vie à subir échec sur échec sur échec….

De toute façon, peu importe le sujet, lorsque le Loser arrive enfin à obtenir quelque chose qu’il a toujours voulu avoir, il s’arrange pour le perdre d’une façon ou d’une autre.  C’est que même si le Loser déteste être un loser, c’est tout ce qu’il sait être.  S’il devient un winner du jour au lendemain, il ne saura ni comment réagir ni quoi faire pour le rester.  Et même s’il le sait en théorie, en pratique il n’est pas habitué à être un winner. Il pratique son attitude et sa personnalité de loser depuis tellement d’années que c’est rendu naturel chez lui d’en être un.  Or, chassez le naturel…

Dans sa famille:
Il faut dire que dès le départ, le Loser n’a pas eu de chance dans son milieu de vie.  Il est né dans une famille qui n’était ni assez riche ni assez influente pour pouvoir lui fournir les connections nécessaires pour pouvoir réussir dans la vie, contrairement à la majorité des gens qu’il connaît.  De toutes façons, même s’ils étaient influents, ses parents ne croient ni en lui ni en ses capacités de réussir. Ainsi, il est né avec un handicap qui lui fournira l’excuse nécessaire pour expliquer les échecs qui se vont se succéder tout le long de sa vie, peu importe le domaine.

Et quand le loser finit par quitter sa famille pour en fonder une nouvelle, c’est immanquable: Il se retrouve toujours avec une conjointe, une belle-famille et des enfants qui lui feront vivre exactement le même genre de problème qu’il a toujours vécu du temps où il vivait chez ses parents. Sauf que s’il est normal et acceptable socialement de quitter ses parents, ça l’est beaucoup moins de quitter sa femme et ses enfants. Et même s’il le fait, la pension alimentaire et les ennuis judiciaire qui y sont reliés seront là pour s’assurer qu’il ne puisse jamais se tirer de la merde dans lequel il est pris.

S’il est vrai que le succès attire le succès, il en va de même pour l’inverse. Puisqu’il met dans la tête des gens qui l’entourent qu’il est une victime, un malchanceux, et un abusé, alors ce sera en victime, en malchanceux, et en abusé que les gens vont le traiter.  C’est pour ça que le Loser ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il a toujours été : Un Loser!

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article, publié dans Dose de Réalité, Les bons gars, Psychologie et comportement social, SÉRIE: Pas obligé de rester loser, Succès et Échec, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

39 commentaires pour Autopsie du Loser

  1. Ping : Méfiez-vous des prophètes autoréalisateurs |

  2. Ping : Le fameux « Hommage aux Bons Gars … et ce que j’en dis ! « Mes Prétentions de Sagesse

  3. Lyvius dit :

    Allo, je viens de lire votre article et je dois dire que pour ce qui est des femmes (ma vie universitaire et professionnelle se porte bien et je suis très sportif), je me suis reconnu dedans comme si c’était ma biographie, je n’en tire aucune fierté car tout récemment j’ai eu la chance de rencontrer une fille [collègue] avec qui j’ai tout gâcher comme si c’était programmé et je suis passé pour le parfait cave/loser encore une fois. Je suis tombé par hasard sur votre blog que je trouve intéressant du fait que je souhaite rattraper le coup avec cette fille 1 mois après avoir joué au parfait débile, elle tourne la tête en me croisant. Bref, je suis conscient que mes chances sont très grandes de passer pour un loser/needy, qu’en pensez-vous? Merci d’avance et merci encore pour votre article, ça permet de mieux réfléchier sur soi-même 🙂

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  4. Ping : Hommage à soi-même « Mes Prétentions de Sagesse

  5. Avant de lire cet article je me prenais pour un looser , mais mtn je me vois différemment , un looser c’est vraiment un être répugnant qui n’est d’aucune utilité c’est un bon à rien ! Moi j’ai du succès dans plusieurs trucs , j’ai plein d’amis je m’amuse fort avec eux , je me fais beaucoup de relations , je passe une adolescence au top !
    Le seul truc qui marchait pas chez moi je crois c’est le manque de confiance en soi et je viens de le découvrir maintenant grâce à dieu et grâce à ton article , merci infiniment monsieur l’auteur 😀

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  6. Steve Requin dit :

    L’origine de ce texte remonte au début des années 90, lorsque je me suis mis à réfléchir sur tout ce qui n,allait pas chez moi, en comparant chaque point avec d’autres gens qui eux y réussissaient. Il s’agit donc d’une longue auto-analyse. Depuis, le loser en moi est mort, d’où le « Autopsie » du titre.

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  7. Joulia dit :

    Ce qui contredit la dernière phrase du billet: « C’est pour ça que le Loser ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il a toujours été ».

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  8. Joulia dit :

    A part ça, blog excellent, je sous soufflé 🙂 Merci.

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  9. Sven dit :

    C’est certain que si le loser ne fera rien pour améliorer sa vie, il restera toujours le même 🙂

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  10. hugues dit :

    en fait on a tous une part de loser en nous 🙂

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  11. unbelgegeek dit :

    Je suis encore en partie un loser mais je m’améliore chaque jour ! Il y a vraiment certaines phrases où je me reconnais totalement.

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  12. Tony lei dit :

    je suis tombé sur ce blog, pas par hasard mais parce que je me pose quelques bonnes questions depuis peu. j’ai 40 ans, mais il n’y a pas d’âge pour se remettre en question. en effet, depuis toujours j’ai souffert de mes échecs dans tous les domaines, sauf celui du travail. d’ailleurs à ce sujet, je n’ai jamais vraiment réussi à travailler pour un patron puisque je suis un loser. alors je me suis affirmé sur le travail en étant mon propre patron. je me suis toujours posé un tas de questions, pourquoi j’avais tel et tel soucis avec mon réseau social, les filles, les plans foireux de la vie quotidienne. mais ce n’est que maintenant que je viens sur internet en cherchant la définition de loser! et là, je découvre que j’en suis bien un! Au moins, déjà je sais dans quoi me cataloguer et sur quoi je dois travailler. merci pour ce blog, ca va être un long combat avant de relever la tête!

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  13. Steve Requin dit :

    Ça alors! C’est pourtant vrai, ça: Pourquoi est-ce que je n’ai jamais songé à écrire une suite à ce texte, dans lequel je décrirais point par point comment je m’en suis tiré. Ça a beau faire plus de 25 ans que j’ai écrit la première ébauche de cette autopsie, l’idée ne m’était jamais venue encore.

    Bon ben Toni, devine quoi? Tu vas avoir ta réponse, mais elle va prendre quelques jours. C’est qu’elle sera tellement longue qu’il va falloir que j’en fasse un billet de blog. C’est normal après tout: Un billet pour exposer les symptômes, un autre pour en guérir. C’était pourtant logique.

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  14. Sven dit :

    J’ai hâte de lire le blog de guérison!! Étant passé par là c’est, j’aimerai dire qu’il faut affronter ses peurs aux prochains défis, des obstacles cumulées tout au long de la vie vont resurgir car ce processus est déjà en place mais il faut saisir les occasions qui vont se présenter (sans les chercher) pour apprendre et faire des essais/erreurs tout en restant focusé sur l’apprentissage et l’amélioration continue. La façon dont nous surmontons une épreuve et l’attitude positive qui va avec détermine notre avancement dans la vie. C’est notre manière de réagir aux évènements qui fait qui nous sommes aujourd’hui et qui nous allons être plus tard. Bonne chance à tous, la vie est une superbe course à obstacles 🙂

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    • toni mancuzo dit :

      Très bien comme Sven j’ai très hâte de lire ton analyse lol par contre je me pose quelques questions, tout d’abord qu’esqu’il prouve que tu as vraiment réussi a te sortir de ce guépier ? Honnetement je ne vois pas comment on peut changer la nature d’un homme, par contre je pense qu’on peut plus ou moins améliorer ses conditons de vie. ( C’est mon avis de lOser, je pense être le numéro 1, fils de loser a 100%) Je t’avoue que je reste sceptique concernant ta guérison … Ca parait trop beau pour être vrai lol En théorie je sais exactement ce j’ai à faire mais je n’arrive pas à appliquer tu dois voir de quoi je parle. Dernière question, pour qu’un loser arrive à rester en couple doit-il se poser avec une loseuse ?

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      • Steve Requin dit :

        >pour qu’un loser arrive à rester en couple doit-il se poser avec une loseuse ?

        Deux personne en couple qui ont un comportement qui fera tout foirer. Très mauvaise idée!

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  15. Sven dit :

    Toni, tu le dis dans de meilleurs mots: s’améliorer, ne serait-ce que dans un premier temps, car changer radicalement d’un coup n’est pas si simple et pourrait même cacher un faux changement et là un nouveau cycle de loserisme va reprendre lol Pis des gens parfaits y’en a pas, chacun à quelque chose à améliorer tout au long de sa vie.
    D’abord, il faut arrêter de dire « Je suis un loser » mais plutôt « À date, j’ai agi comme un loser mais dorénavant ça va changer », car il faut se valoriser et rester focusé sur les faits: les actions du passé étaient celle d’un loser mais ce n’est toi qui est loser, ta perception de toi-même doit être réaliste mais valorisante envers ta personne car se dénigrer n’est pas réaliste non plus mais juste une émotion négative donc les faits et juste les faits, ces derniers t’aideront à devenir une meilleure version de toi-même.
    Pour ce qui de l’appliquer, prends cela comme un défi et évite de trainer avec ceux qui agissent comme des losers car ils seront des boulets au pied t’empêchant d’avancer. Les filles « louseuses » comme tu dis sont à éviter aussi car elles draineront l’énergie dont tu as besoin pour t’améliorer, si un fille correcte te plaît prends le défi de la séduire, ce sera tough au début mais il faut dépasser cela en se préparant à tomber parfois, comme on dit: « Tombe sept fois, relève-toi huit fois ». On a toujours des choix à faire: rester dans sa zone de confort ou en sortir car la vie commence en dehors de notre zone de confort.

    Long message pour dire que oui, il s’agit de s’améliorer étape par étape, sois aussi ouvert à l’apprentissage tel un écolier et toujours patient et déterminé.

    Un truc qui aide le mental aussi: entraine-toi pour faire une course à obstacles, l’effet positif sur le mental est très puissant 😉

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  16. Steve Requin dit :

    La première étape, c’est de s’en rendre compte. Et en effet, non seulement on ne passe pas de loser à winner du jour au lendemain, on ne devient pas un « Winner ». On devient une « personne normale », c’est à dire quelqu’un qui en gagne et qui en perd.

    C’est un long apprentissage, et il se trouve que le mien a commencé il y a 20 ans cette année. Et j’ai mis la chose sous forme de BD: http://requinroll.wordpress.com/2013/08/15/page-001/

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  17. Ping : Pas obligé de rester loser, 1e partie : Le mythe du winner | Mes Prétentions de Sagesse

  18. Ping : Pas obligé de rester loser, 2e partie: Tout passe par le physique | Mes Prétentions de Sagesse

  19. Ping : Pas obligé de rester loser, 3e partie : Parler pour ne rien dire. | Mes Prétentions de Sagesse

  20. Ping : Pas obligé de rester loser, 5e partie: … et de ne plus revoir ces vieux amis. | Mes Prétentions de Sagesse

  21. Ping : Pas obligé de rester loser, 6e partie: Évitez l’uniforme officiel du loser. | Mes Prétentions de Sagesse

  22. Ping : Pas obligé de rester loser, 8e partie: Peut-on vraiment changer pour le mieux? | Mes Prétentions de Sagesse

  23. Ping : Pas obligé de rester loser, 9e partie: Améliorer son approche dans les relations | Mes Prétentions de Sagesse

  24. Steve Requin dit :

    Bon ben voilà! Ça aura pris 14 billets, mais j’ai fini par pouvoir expliquer comment j’ai fait pour m’en tirer. Si vous avez une coupl’ d’heures à perdre, et toute une vie à sauver, voir SÉRIE: Pas obligé de rester loser

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  25. Ping : Être accro à l’idée de plaire | Mes Prétentions de Sagesse

  26. Ping : Christine, première partie: La moitié de mon âge. | Mes Prétentions de Sagesse

  27. Ping : La Conflictuodépendance: L’estime de soi par instinct de survie. | Mes Prétentions de Sagesse

  28. Woqchi dit :

    Woaw, cet article est un mur. C’est dur de s’y cogner dedans, mais bon dieu que ça fait du bien. C’est le mètre étalon de ce que je suis parfois, et du coup ce que je ne veux surtout pas être. Il faut des encouragements pour se remonter, mais il faut je pense aussi savoir creuser au plus profond de soi-même, jusqu’au moment où cela devient absurde. Regarder cette crasse en face et dire qu’on la déteste et que tout le monde nous déteste à cause de ça, à causes de fausses qualités qui sont en réalité des plaies sociales et vitales.

    Merci pour cet article cruel et défoulant.

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  29. JP dit :

    Bon article qui donne à réfléchir, j’adore votre blogue auss.
    Sans me prétendre psychologue, je suggère de lire le livre Le syndrome de Peter Pan, certains (comme moi) y trouveront probablement des réponses et des conseils pour s’améliorer.
    Il y a des hauts et des bas mais c’est pas dramatique, la vie est belle!!

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  30. IV dit :

    Je ne suis pas pyschologue non plus mais j »ajouterai le livre « L’intelligence émotionnelle » de Daniel Goleman 🙂

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  31. Apache dit :

    Je me retrouve (en partie) dans ce portrait, que je trouve plutôt positif. Le  »succès » tel que vous le décrivez est une norme et on peut très bien la refuser et être heureux quand même. Ne pas avoir de travail à responsabilité, être habillé comme on le désire et ne pas fonder de famille peut être un choix. Vous dites que le  »loser » est un rêveur, c’est une belle qualité je trouve, qu’il faudrait beaucoup plus valoriser. Il ne faut pas oublier que nous vivons dans un monde d’une rare violence, où il faut faire preuve d’une bonne dose d’agressivité (et de bcp de chance à la naissance) pour réussir. Le courage ne fait pas tout et certaines personnes préfèrent se poser en observateur et essayiste récidiviste plutôt que d’être guerrier. Relisez les Essais de Montaigne ou les Confessions de Rousseaux, c’étaient des losers comme vous le décrivez, et pourtant ils ont contribué à faire évoluer la société dans laquelle ils vivaient. Les nuls sont utiles, arrêtez cette discrimination. Allez voir mon texte sur les Nuls dans Mes Brouillons du dimanche (tumblr), j’en parle.

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  32. Ping : Choisir celles qui n’ont pas le choix | Mes Prétentions de Sagesse

  33. Ping : Le fameux « Hommage aux Bons Gars … et ce que j’en dis ! | «Mes Prétentions de Sagesse

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