La Foi

Les gens qui me connaissent, ne serait-ce que via mes écrits, savent que je suis une personne logique, réfléchie et allergique à la bullshit. Voilà pourquoi le billet qui suit risque d’en surprendre plus d’un puisqu’il y est question de ma foi en Dieu.

Oui, Je suis croyant. Je crois en l’existence de Dieu. Le problème, c’est que généralement, tout athée à qui l’on parle de notre foi va presque toujours nous poser la question suivante : «Quelles preuves as-tu que Dieu existe?» L’affaire, c’est que c’est justement l’absence de preuves qui définit la croyance. Voyez plutôt:

Est-ce que Dieu existe? Si je le savais, je serais un savant. Mais moi je crois, je suis donc un croyant. La foi et la science sont deux choses qui n’ont absolument pas rapport entre elles. Tenter d’utiliser l’un pour justifier l’autre est aussi illogique que d’essayer d’utiliser des règles de grammaires pour résoudre une équation mathématique.

L’athéiste explique généralement son manque de foi en disant que dans la vie tout s’explique car tout est logique. Par exemple, selon la logique, tout a un début et tout a une fin. Par conséquent, le concept de l’infini est illogique. On s’entend jusque là?  Très bien! Alors laissez-moi vous poser ces questions-ci, questions qui ne sont ni philosophiques ni symboliques mais bien concrètes et en rapport avec la réalité:

Puisque le concept de l’infini est illogique, comment l’univers dans lequel on vit peut-il être infini? Pas besoin d’être un savant pour répondre. Utilisez seulement votre imagination et votre logique pour essayer de vous figurer comment l’univers peut s’étendre sur des milliards de milliards de milliards de milliards de kilomètres sans jamais s’arrêter. Comment quelque chose peut exister sans avoir de début ni de fin? Certains savant ont émit la théorie comme quoi l’univers serait une sphère… D’accord, mais cette sphère serait située où au juste? Dans un plus grand vide encore plus infini? Non seulement ce ne sont que des théories, la chose reste illogique, donc impossible.

Si Dieu n’existe pas parce que c’est un concept illogique, alors l’univers ne peut pas non plus exister car c’est un concept encore plus illogique. Pourtant, l’univers n’est pas un concept. C’est une réalité. Une réalité que l’on ne peut nier, puisque c’est celle dans laquelle on vit. La logique ne pouvant pas prouver que l’univers existe, on ne peut donc pas utiliser la logique pour prouver la non-existence de Dieu.

Évidemment, prouver que l’univers est aussi illogique que le concept d’un créateur tout-puissant, ce n’est pas prouver que Dieu existe. C’est seulement dire « Pourquoi pas? » Sauf que ma foi ne se base pas sur un simple « Why not, s’tie? ».  Ma foi me vient en fait d’une expérience personnelle dont je suis peu porté à parler, de crainte de passer pour un illuminé. Mais bon, puisque ma foi est plus grande que mon orgueil, j’ai choisi aujourd’hui de le faire:

Je n’ai jamais vraiment songé à la mort avant que j’apprenne celle d’un ancien camarade d’école secondaire que j’avais perdu de vue depuis plusieurs années. Celui-ci est décédé à la suite d’un cancer qui l’a foudroyé en six mois. Étant parfois un peu trop empathique pour mon propre bien, j’ai essayé de me mettre à sa place afin de comprendre ce que l’on ressent, de voir la mort arriver. Je me suis imaginé l’impuissance, la rage, le déni, mais surtout les questionnement. Et puisque je suis une personne logique et réfléchie, plus je réfléchissais à la question, et plus la logique ne m’apportait qu’une seule issue lors de la mort : Rien! Et quand je dis rien, je ne veux pas dire que l’on se retrouve dans le vide. Non, ce dont je parle, c’est de la destruction totale de nos souvenirs, de notre conscience, bref tout ce que l’on est. Je parle de cesser d’exister.

Bien que j’ai reçu une éducation religieuse Catholique, et plus tard Chrétienne, je n’ai jamais pu croire à tous ces concepts de la vie après la mort telle qu’on me les a enseignés: Les portes du paradis, St-Pierre, le purgatoire, le grand livre du nom des gens sauvés, la demeure au paradis et les rues pavées d’or… Juste l’idée de passer l’éternité au paradis… À faire quoi, au juste, à part accueillir les membres de ta famille qui décèdent après toi? Et là encore, ça ne fait qu’un temps parce que tôt ou tard, tu finis par arriver à court de famille vivante. Non, ce concept est trop ridicule pour être crédible.

Quant aux moyens plus «physiques», faute d’un autre terme, pour survivre après la mort, ça n’apportait rien de rassurant non plus. Si, comme je le crois, nous ne sommes que le produit de ce qu’une vie a emmagasiné dans les neurones de notre cerveau, alors notre âme se retrouverait détruite en même temps que le cerveau. Et si l’âme quittait le corps en étant projetée dans le cosmos lors du décès, en voyageant éternellement, comme une onde sonore ou un rayon de lumière? Les ondes et la lumière finissent éventuellement par terminer leur course sur un objet céleste où elle cessent d’exister. Continuer d’exister en fantômes, alors? Quand on n’a ni oreilles pour entendre, ni yeux pour voir ni bouche pour parler, ni cerveau pour stocker les informations constituant ce que nous sommes, on ne peut pas être fantôme tel que représenté dans les œuvres de fiction.

Et tiens, même s’il était possible de trouver le moyen de vivre éternellement, ça ne change rien au fait que selon les théories de la science, l’univers finira bien par se contracter pour un nouveau Big Bang. Bref, rien, pas même les concepts les plus farfelus, ne permettent d’échapper à notre destruction totale. Plus j’y réfléchissais, plus j’en étais convaincu, et plus s’installait en moi la peur de la mort.

Plus qu’une peur, c’était en fait une angoisse terrible, épouvantable, puisqu’elle était née du fait que je savais que tôt où tard, j’allais y passer moi aussi, et que l’idée de cesser d’exister, peu importe sous quelle forme, était insupportable. J’ai vécu ainsi pendant plusieurs longues années à faire tout en mon possible pour ne plus y penser. Peine perdue, évidemment. On ne peut s’empêcher de penser à quelque chose, puisqu’il faut d’abord penser à la chose afin de savoir à quoi il faut ne pas penser, ce qui est impossible car on ne peut à la fois y penser et ne pas y penser.

Il m’arrivait d’en être distrait sur de longues périodes, soit de passer des semaines, voire des mois, sans que l’idée de la mort ne soit présente dans ma tête. Mais quand elle revenait, cette angoisse était terriblement insupportable.

La chose a atteint son paroxysme lors d’une nuit où je fus incapable de trouver le sommeil, tellement j’étais terrifié. En repassant dans ma tête les enseignements religieux de ma jeunesse, je me suis alors rappelé l’un des dix commandements. Celui qui dit «Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain.».

Je me suis alors posé cette question: Et si c’était vrai, que ce n’est jamais en vain que l’on s’adresse à lui? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : Le faire!

Je me suis donc adressé à Dieu. Je lui ai demandé que, s’il existait vraiment, de prendre pitié de moi et de mon angoisse car je ne suis plus capable de vivre dans cette peur. Je ne lui demande qu’une chose, une seule: Un signe. Une preuve de son existence. N’importe quoi, pourvu que ça me démontre qu’il existe vraiment, de façon à ce  que je puisse cesser d’avoir peur de la mort, ce qui me permettra enfin de connaître la paix. Jamais je n’avais été aussi désespéré. Jamais je n’avais été si bas. Jamais je n’avais été aussi humble. Et par conséquent, jamais je n’avais été aussi sincère dans une parole adressée à Dieu.

Et c’est là, dans le silence qui a suivi ma demande, sans savoir à quoi m’attendre, que j’ai vécu ce qui, pour moi, n’est explicable autrement que par un miracle: De nulle part, un sentiment de paix est apparu en moi. D’abord tout petit, ce sentiment a grandi, réduisant simultanément ma sensation de peur. En une dizaine de secondes, le transfert était complet. Ma peur et mon angoisse avaient totalement disparus pour faire place à la paix et la confiance, le tout à ma surprise et à mon incompréhension la plus totale, aussi bien pendant le transfert qu’une fois celui-ci complété.

Je me connais assez pour savoir que ce n’est pas un cas d’avoir craqué psychologiquement sous la pression. Genre, face à une peur qui risquait de me rendre fou, mon cerveau aurait décidé de cesser de la ressentir. Si c’était aussi simple, le cerveau aurait capacité d’auto-guérison et les maladies mentales n’existeraient pas. Non, la seule chose qui aurait pu me débarrasser de cette peur, c’était la preuve de l’existence de Dieu par un signe de sa part. En recevant le second, j’ai obtenu la preuve du premier.

Et vous ne savez pas la meilleure? Je me suis rendu compte plus tard que j’avais interprété «Tu n’utiliseras pas le nom de ton Dieu en vain» de travers. Ce que ce commandement veut dire, c’est qu’il ne faut pas évoquer le nom de Dieu pour des choses sans rapport à la divinité, ou bien pour utilisation douteuse et négative. Vous savez, comme par exemple dans les jurons français du style de «Nom de Dieu de bordel de merde!», et l’équivalent dans toutes les langues. L’interprétation que j’en ai faite cette nuit-là était peut-être une erreur, mais c’en était une si sincère et si pure que Dieu l’a acceptée de la façon que je l’avais comprise, et il l’a prouvé en exauçant ma demande.

Et ce fut la seule et unique demande que je lui ai fait. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je considère que si une situation de détresse n’a pas une importance aussi vitale que celle pour laquelle il m’a aidé, alors faire appel à lui serait utiliser son nom en vain. Et ça, c’est quelque chose que je ne veux pas faire. Je sens que ce serait autant un manque de respect qu’un manque de gratitude.

L’après-témoignage: Now what?  Les gens qui apprennent cette histoire en la lisant pour la première fois aujourd’hui vont probablement me regarder d’un autre œil maintenant car ils risquent de penser que je ne suis plus le gars qu’ils ont connu. Ce serait une erreur. Ce que je n’ai pas mentionné, c’est que j’ai commencé à craindre la mort en 1993, et que j’ai vécu mon expérience avec Dieu au printemps de 2003. Non seulement je suis toujours le même, ceux et celles qui me fréquentent depuis bien avant 2003 n’ont jamais vu la différence. Normal: Je suis toujours aussi logique, réfléchi et allergique à la bullshit. La seule différence, c’est que je sais maintenant que Dieu existe, et que je n’ai plus peur de la mort. Pas au point de faire exprès pour avoir une attitude suicidaire, évidemment, parce que j’ai toujours le même instinct de survie que n’importe quelle créature vivante. Non, c’est juste que le jour où la mort me sera inévitable, je l’accepterai sans crainte car j’ai maintenant confiance que la vie ne s’arrête pas là.

J’ai aussi accepté le fait que, tout comme le concept de l’univers, ‘il y a des choses qui ne peuvent s’expliquer. Donc, inutile de me poser des questions telles Si Dieu existe, pourquoi permet-il les injustices?, ou bien Quelle est la meilleure religion à suivre? ou alors Qui a raison entre la Création et l’Évolution?, ou surtout Comment peux-tu te prétendre croyant si tu fais/ne fais pas X-Y-Z? Peu importe le genre de question que l’on pose à un croyant, je vous répond tout de suite : Je ne le sais pas! La seule et unique chose que je sais, c’est que Dieu existe. Sous quelle forme existe t-il? Est-ce une personne, une énergie, de la magie ou l’univers lui-même? Je ne saurais le dire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai demandé la faveur la plus importante de ma vie à cette chose que j’ai appelé Dieu, et que cette chose que j’ai appelé Dieu me l’a accordée. C’est suffisant pour que ma foi en Dieu soit pour toujours inébranlable, et ce peu importe le genre de questions que l’on me posera pour me la mettre à l’épreuve.

Et voilà pourquoi, malgré le fait que moi, personnellement, j’ai eu la preuve que Dieu existe, je ne peux pas affirmer détenir de preuve puisque la mienne n’est ni tangible ni visible. C’est la raison pour laquelle, malgré cette expérience qui a changé ma vie pour le mieux, je ne prêche jamais les gens à y croire. Tout ce que je peux faire, c’est vous raconter mon histoire en espérant que vous me croyiez sur parole. Autrement dit : Vous demander d’avoir… La Foi!

Sauf que la Foi, ça ne s’enseigne pas. C’est un cheminement qui ne peut se vivre que personnellement. Je n’ai donc aucun droit de vous imposer ma croyance. Le plus que je peux faire, c’est déclarer ceci publiquement: Sur mon âme et sur ma réputation, je vous jure que tout ce que je dis avoir vécu dans ce billet est vrai. Libre à vous de me croire ou non, et surtout libre à vous de m’en faire part ou non. Je ne vous demande rien, je ne fais que témoigner de ma foi et expliquer la raison de celle-ci, tout simplement. Vous demander si vous me croyez ou non, ce serait vous manipuler à vous prononcer sur votre foi avant que vous soyez prêt à le faire, donc de façon non-sincère. Et ça, ce n’est pas souhaitable, ni pour moi ni pour vous.

Sans compter que ne pas vous demander votre avis, ça m’évite de recevoir la classique et sarcastique « Tout ce que je crois, c’est que tu crois vraiment avoir vécu ceci », ce qui reste encore la façon la plus polie que puisse utiliser un athée pour sous-entendre que la foi du croyant n’est rien d’autre qu’un problème mental. Mais bon, je savais à quelles mesquineries m’attendre en publiant ce billet, et ça ne m’a pas arrêté.

Parce que, entre témoigner de ma reconnaissance pour ce Dieu qui m’a sauvé d’une vie d’angoisse, ou tenter de ne pas déplaire à des gens mesquins qui cherchent à me ridiculiser, je pense que la question sur mon choix ne se pose même pas. Le simple fait que ce billet de blog existe montre clairement laquelle des deux options j’ai choisi.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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5 commentaires pour La Foi

  1. P.A. Beaulieu dit :

    En te lisant, je me rappelle un extrait d’un film de science-fiction, « Red Planet ». Ç’a beau n’être qu’un film mais en le voyant en 2001 l’un des personnages m’a amené à réfléchir.

    Terrence Stamp y jouait un scientifique, Bud Chantilas, qui va explorer Mars, et qui est le philosophe de l’équipage. Lorsqu’on lui demande pourquoi il croit en Dieu, lui qui est un scientifique de haut niveau, il répond quelque chose comme « J’ai fini par découvrir que la science ne répond à aucune question fondamentale de la vie, alors je me suis tourné vers la philosophie, vers Dieu. » (Enfin, c’était quelque chose comme ça, j’y vais de mémoire!)

    Je me considère toujours athée simplement parce que je ne suis peut-être pas encore prêt à passer au niveau de croire en Dieu. Ce que je crois important dans tout ça, c’est que les gens soient capables d’une part de ne pas imposer leurs croyances aux autres et aussi de respecter les différences au niveau des croyances. Le problème est que cela manque à trop de gens, autant des athées que des croyants.

    Voilà, c’était mon grain de sel!

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  2. Dominic dit :

    Steve,

    Ton billet m’a été suggéré par une amie qui a pensé à moi en le lisant. Après m’être prétendu athée pendant une douzaine d’année, j’ai reçu il y a quelques mois un signe de l’existence de Dieu. Moi qui riait presque des croyants, qui tentait de tout expliquer par les sciences, me voilà maintenant parlant au big boss chaque soir, faisant appel à lui lors de passages difficile de ma vie, le remerciant aussi pour tout le bien qu’il fait pour moi. Et il m’écoute le dude en haut! Ça me jette encore à terre chaque fois que je reçois un message pour me guider juste au bon moment!

    Personellement, je crois que la science et la religion ne s’excluent pas l’un l’autre. Je crois toujours à l’évolution…mais je me dis qu’en quelque part il doit bien y avoir quelqu’un qui a pesé sur le piton ON de tout ça!

    Bref, merci d’avoir partagé ça! J’suis content de voir que je ne suis pas le seul ovni en ville!

    Dominic

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  3. Évariste dit :

    Bonjour,

    La croyance en Dieu est un sujet éminemment personnel. Tellement personnel que, très justement, tu exposes ta situation sans faire de prosélytisme. Il serait en effet vain de vouloir « convaincre » quelqu’un de croire ou ne pas croire. Seule l’expérience personnelle aboutit à une conclusion ou à l’autre.

    Il y a cependant un point que je souhaitais commenter. Tu dis « Par exemple, selon la logique, tout a un début et tout a une fin. Par conséquent, le concept de l’infini est illogique. » Je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. La logique n’est pas liée au concept de début ou de fin. C’est plutôt un outil permettant de déterminer si un raisonnement est vrai ou faux. Le fait que l’univers soit fini ou infini ne relève pas de la logique. Aucune des deux proposition n’est plus logique que l’autre. L’existence (d’une chose quelconque, d’une droite en mathématique, de Dieu) n’est pas non plus liée à la logique. Prenons l’exemple d’une droite parfaite (ou d’un cercle parfait, le raisonnement est le même). L’esprit humain peut concevoir sa nature (une droite infiniment longue, sans début ni fin), peut établir tout un tas de règles à son sujet (cf. nos souvenirs de géométrie et d’algèbre) et pour autant il est peu probable qu’une telle droite se rencontre dans la nature. Pour autant, son existence est indéniable car l’esprit humain la crée. Le cheminement qui conduit l’être humain à imaginer Dieu relève selon moi de la même démarche. Se pose alors la question de l’universalité de Dieu. Puisque Dieu semble être une émanation de l’esprit humain (nous ignorons si les autres êtres vivants ont une conscience de Dieu mais ce qui est sûr c’est que cela ne ressort pas clairement du comportement des animaux) et dès lors, de deux choses l’une : soit Dieu, appréhendé par l’esprit humain, transcende cet esprit humain et nous sommes donc une espèce particulièrement privilégiée puisque nous avons conscience de son existence, soit il est limité à notre esprit et n’interagit donc pas avec l’univers physique qui nous entoure. La première possibilité a donné naissance au principe anthropique (attention, pas le principe entropique des physiciens…). Dans cette théorie audacieuse, toute la création de l’univers a pour but ultime l’arrivée de l’homme au bout de la chaîne de la vie en tant qu’être pensant et intelligent capable de formuler cette même théorie. S’il y a eu un but, ne fallait-il pas une volonté ? Et s’il y eut une volonté, peut-elle être autre que celle de Dieu ? Personnellement, je n’ai jamais réussi à me faire une opinion à ce sujet 🙂

    À+, Évariste

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  4. Simon dit :

    Je pense que l’important n’est tellement affaire de nom, ce pourrait être « Dieu », « le Guide suprême » ou un autre nom (tout dépend de nos propres références culturelles), l’important étant la croyance en une instance supérieure à soi-même et qui nous sert de modèle vers lequel on veut tendre. Charles Duhigg, dans son livre « Le pouvoir des habitudes », cite l’exemple du fondateur des Alcooliques anonymes qui, à la suite d’une expérience similaire de « contact avec Dieu », ne toucha plus jamais à l’alcool (alors qu’il était alcoolique à un haut degré). Et en effet ce genre d’expérience est éminemment subjective et personnelle, et difficile à transmettre (même si des explications neurologiques sont sûrement possibles, il faut l’avoir vécu pour le vraiment le « comprendre » intérieurement). La logique n’a guère à faire là-dedans. J’ai déjà vécu des expériences de ce genre, encore qu’à un degré moindre probablement, où toute pensée mauvaise disparaît brusquement pour faire place à l’instant présent, où l’on se sent détaché de tout (ce brusque « sentiment de paix » qui s’empare de soi).

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