15 signes démontrant qu’une relation mieux-que-rien est une relation pire-que-tout!

Il y a des gens qui ne supportent pas le célibat.  Pour eux, être seul, ça signifie ne pas être aimé, donc être rejeté, donc être loser.  Il doivent absolument être en couple, c’est un besoin vital.

Leur premier but dans la vie étant d’être en couple, ils choisissent n’importe qui, sans se soucier d’avoir des affinités avec cette personne.  Pour eux, tant que tu es célibataire et que ton orientation sexuelle est compatible avec la leur, vous avez tout pour être ensemble.

Mais voilà, le couple, ça ne fonctionne pas comme ça.   Sans affinités, tu ne pourras pas répondre à ses attentes, ses besoins et ses envies en matière de partenaire.  Alors à partir du moment où la relation commence, la personne te traite comme une obligation et non un désir.  Ce qui fait que l’autre te fait vivre sa frustration d’être dans une relation qui ne lui convient pas.  De la part de la personne qui t’a draguée, c’est un comble.

Voici 15 signes qui prouvent sans l’ombre d’un doute que tu es dans ce genre de relation avec ce genre de personne.

SIGNE 1 :   La personne n’a pas l’air de vouloir être avec toi.
Tu es là mais tu fais partie du décor.  Plus souvent qu’autrement tu as l’impression de déranger.  Même quand l’autre t’invite à son domicile, tu passes après son temps de jeu, ses épisodes de séries, sa lecture et réponse à ses mails, son Facebook, ses appels…

SIGNE 2 :   La personne semble toujours frustrée et contrariée.
Certains jours où vous êtes ensemble, la personne est distante, semble contrariée, frustre silencieusement contre tout, mais ne va jamais te dire ce qui ne va pas.  Une fois, passe encore.  Mais ça arrive tellement souvent que tu finis par te demander si c’est ta présence qui dérange.  Le lui demander rapporte généralement une réponse évasive du style de : « Ben non… Tu comprends pas… Laisse faire! »

SIGNE 3 :   Tu dois lui rembourser la relation.
Même si tu payes ta part des dépenses quand vous sortez, voilà que l’autre commence à dire, de façon sérieuse et légèrement irritée, que de sortir avec toi, ça lui coûte cher.  Il y a l’essence pour l’auto.  Et puis, tout ce que tu manges quand tu es à son logement, ça gonfle sa facture d’épicerie.  Sans oublier les sorties.  Parce que bon, tu as beau payer ta part, n’empêche qu’il ne ferait pas ces sorties et ces dépenses s’il n’était pas en couple avec toi, hm!?

SIGNE 4 :   L’autre fait tout pour cacher votre relation.
Qu’il/elle ne veuille pas changer son statut de  célibataire pour  en couple sur Facebook passe encore.  Mais qu’il/elle ne veuille faire aucune activité en groupe.  Qu’il/elle ne te présente pas à ses amis, et encore moins aux membres de sa famille.  Qu’il/elle ne veut même pas que vous soyez vus ensemble en public, du moins pas dans son quartier.  Rendu là, il est évident que quelque chose ne tourne pas rond dans la relation.  

SIGNE 5 :   Et il/elle ne veut rien savoir de ton entourage non plus.
C’est comme s’il/elle avait peur que votre relation soit vue comme étant officielle aux yeux des autres.  En tout cas, à force de parler à ton entourage d’un partenaire de couple qu’ils ne voient jamais, ils vont finir par croire que tu l’as inventé.

SIGNE 6 :   Tous tes amis et les membres de ta famille désapprouvent votre relation.
C’est sûr que votre relation, c’est de vos affaires, pas les leurs.  Et peu importe avec qui tu sortiras, il y en aura toujours un ou deux qui vont désapprouver.  Mais là on ne parle pas juste d’une coupl’ de personnes.  On parle de la majorité d’entre eux.  Et même s’il y en a qui restent neutres, ils vont se contenter de dire « C’est ta relation, pas la mienne! »,  Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’ils diraient si tu étais dans une relation saine qu’ils approuvent.

SIGNE 7 :   Il ne veut rien faire sauf baiser.  (Et ta présence n’est plus requise une fois ce but atteint.)
Oui, je dis « il » parce que bon, ça a beau être un cliché, les clichés existent pour une raison.  Mais au-delà de la généralisation disant que les hommes ne pensent qu’au sexe, il reste que si c’est tout ce qu’il veut faire avec toi, alors ça veut dire que la seule utilité qu’il te trouve dans le couple est sexuelle, donc que c’est la seule valeur que tu as à ses yeux.  Si vous aviez des choses en commun, vous feriez des activités en dehors du lit.  Mais là?  Non!  Rien!  La preuve, c’est qu’il perd même intérêt en ta présence une fois ses pulsions satisfaites.

SIGNE 8 :  Elle fait tout pour repousser à plus tard le sexe promis.
Oui, je dis « elle », parce que bon, ça a beau être un cliché, les clichés existent pour une raison.  Mais au-delà de la généralisation disant que les femmes font des promesses  sexuelles vides pour manipuler les hommes à avoir de l’intérêt pour elles, il reste que si elle agit ainsi, c’est parce qu’elle-même est incapable de voir de quelle autre façon elle pourrait être intéressante à tes yeux.  Ce qui démontre vraiment à quel point vous n’avez rien à faire ensemble.  Preuve de plus : Même sexuellement, malgré le fait qu’elle va délibérément t’allumer, elle n’a aucun intérêt pour toi.

SIGNE 9 :   Tu n’as jamais l’impression que votre relation est normale.
Quand tu regardes autour de toi, tu vois les autres couples agir.  Ils parlent.  Ils rient.  Ils se donnent la main.  Ils se donnent des signes d’affection.  Ils sont complices.  Ils font des choses ensemble.  Et surtout; Ils ont l’air heureux d’être ensemble.  Et toi, qui regarde ça, tu ne reconnais pas du tout ton couple là-dedans.

SIGNE 10 :   L’autre ne donne des signes d’affection que rarement, et ce n’est toujours qu’au moment où tu  arrives au bout de ta patience.
Par exemple, après avoir passé plusieurs heures à t’ignorer, l’autre rend compte que tu es à deux doigts de te lever et partir.  L’autre t’approche, t’embrasse et s’excuse, c’est juste qu’il/elle est très préoccupé(e) en ce moment.  Mais un peu de patience et il/elle sera à toi bientôt.  Rassuré et surtout soulagé de voir que ton calvaire prendra bientôt fin, tu restes.  Mais ça ne change rien à rien.  Et la situation se répète encore et toujours.

SIGNE 11 :   Tu passes toujours après ses amis.
Tu lui propose une activité à deux.  Pas de chance, il avait réservé ce temps avec ses amis.  Bon, une fois de temps en temps, ça peut arriver.  Ce qui est plus décevant, c’est quand ça arrive a répétition.  Ou pire encore: Quand vous aviez quelque chose de prévu, mais qu’il annule parce que des amis lui ont ensuite proposé autre chose.  Et ce sont toujours des choses dans lesquelles tu es exclus.

En tant que partenaire de couple, dans la hiérarchie sociale, tu serais logiquement supposé te situer à au moins une coche au-dessus de ses amis.  Ou au pire, à leur égalité.  Pas plusieurs niveaux en-dessous.

SIGNE 12 :   L’autre te garde à sa disposition toute la journée, juste au cas-où.
10:00 am.  Vous avez congé tous les deux.  Allez-vous passer la journée ensemble?  Ben, ça dépend.  L’autre a deux-trois petites choses à faire, des gens à appeler… Il/elle ne sait pas trop.   L’autre te demande de lui envoyer un texto dans quelques heures.  On verra bien à ce moment-là.

Après quelques heures et quelques textos de ta part qui ont droit à une réponse vague (si réponse il y a pour commencer), tu décides en milieu d’après-midi de lui dire de laisser faire.  Pour celle-là, par contre, la réponse arrive sans tarder, te demandant un peu de patience s’il te plait.  Alors tu restes sur la touche.  Jusqu’à ce que, rendu à 19:00, tu reçois un texto de sa part, disant qu’après la journée qu’il/elle a eu(e), il/elle a besoin de se reposer et décompresser.  Tu as donc perdu ton temps à attendre, sans avoir eu le droit de faire quoi que ce soit de toute ta journée.  Pour rien!

Déjà que passer après tout le monde, c’est rabaissant.  Ceci est un niveau encore plus bas :  Avoir laissé passer tout le monde devant toi, pour ensuite ne pas te laisser passer du tout.

SIGNE 13 :   L’autre créé des situations de conflits totalement cul-de-sac à partir des choses les plus basiques, dans lequel c’est toi qui est le gros méchant.
Avec ce genre de partenaire, tu as toujours l’impression que tu déranges.  Et même si tu prends bien soin de ne jamais rien faire de mal, alors tu auras droit à des reproches sur des choses ridicules.  Et l’autre prendra bien soin de ne choisir que des choses inévitables pour en faire des sujets de discorde.  Par exemple, si tu vas à la toilette la nuit, le bruit de la chasse d’eau va réveiller les voisins et il se fera engueuler par ta faute.  Si tu proposes alors de ne pas tirer la chasse, alors tu es dégueulasse.  D’ailleurs, ce va-et-vient dans le lit le réveille.  Déjà que le son de ta respiration l’empêche de dormir.  Et dire que si tu as passé la nuit là, c’était sur son invitation.

Même quelque chose d’aussi insignifiant que de vouloir prendre un verre d’eau peut dégénérer en la proverbiale tempête.  Je le sais, je l’ai vécu.  J’étais chez cette fille, et alors que je me dirigeais vers sa cuisine, elle me demande:

« Où tu vas? »
« Boire de l’eau! »
« Tu vas quand même pas boire l’eau du robinet!? »
« Ben oui, pourquoi pas?! »
« Elle est dégueulasse. »
« Ah!?  Pourtant, l’eau de Montréal est réputée pour être l’une des meilleures au Québec. »
« R’garde, si tu dois absolument boire, je vais te refiler une bouteille d’eau. »
« Ok! »

Elle va me chercher une bouteille d’eau.  Je l’ouvre et je bois sous son regard sévère.  Alors que je viens d’en avaler le deux-tiers, elle me dit sur un ton amer :

« Mes chats et moi, on n’aura rien à boire demain.  Mais bon, c’est pas grave! »
« Ben là!?  Pourquoi tu me l’as pas dit? »
« À t’entendre, il fallait ABSOLUMENT que tu boives. »
« Bon, regarde, c’est pas si grave.  Je vais aller à l’épicerie du coin et t’en acheter d’autres, c’est tout. »
« Y’ont pas la marque que je bois! »
« Où est-ce que tu les achète, tes bouteilles? »
« Au Costco! »
« Bon ben allons-y! »
« J’ai pas d’argent. »
« Moi oui!  Je vais t’en acheter une nouvelle caisse. »
« Non!  J’aime pas que les autres paient pour moi. »
« Quand est-ce que tu vas avoir de l’argent? »
« Mercredi, dans trois jours. »
« Et tu essayes de me faire accroire que tes chats et toi alliez vivre sur une seule bouteille d’eau pendant trois jours? »
« Ben non! Ma mère va m’avancer l’argent demain. »
« Ah bon!?  Il me semblait que t’aimais pas que les autres payent pour toi! »
« C’pas pareil, c’est ma mère! »
« Bon ben voilà, problème réglé! »
« Sauf qu’elle finit de travailler à 17 :00 demain, ce qui va nous laisser 24 heures sans rien à boire. »
« Pardon?  Premièrement, j’ai vu dans ton frigo que tu as du lait et des jus, t’auras qu’à boire ça.  Quant à tes chats, tiens, reprends donc la bouteille, il en reste un tiers, c’est suffisant, ils mourront pas de soif.  Alors avant de dire que tes chats et toi aurez rien à boire… »
« J’respecte mes chats.  J’leurs donne pas de l’eau usagée.   Et je tiens trop à leur santé pour leur refiler de l’eau pleine des microbes des autres! »

Ses chats, comme tous les chats de la planète, se servent de leurs propres langues comme papier-cul.  Alors elle ne me fera pas accroire qu’un atome de ma salive sur un rebord de goulot va les empoisonner.  Mais bon, quand la personne tient à ce que tu sois le problème, elle tient mordicus à ce qu’il n’y ait pas de solution.

SIGNE 14: L’autre évite toute tentative de ta part pour discuter de son comportement à problème.
Personne n’aime la confrontation, et encore moins être la personne qui se fait confronter, surtout si tu as des raisons pertinentes de le faire, contre lesquelles l’autre ne pourra pas se défendre.  Alors dès que tu essayes de lui en parler, oups, un instant, il faut que l’autre aille aux toilettes.  En ressortant, une minutes s’il-te-plaît, l’autre est au téléphone.  L’appel est fini?  Bien!  Là vous allez pouvoir parl-Un instant SVP!  L’autre doit absolument aller chercher le courrier / parler au propriétaire / demander un truc au voisin.  Et à son retour, minute, il a ce mail très important à lire.

Si l’autre n’arrive pas à t’avoir à l’usure et que tu réussis à le confronter avec tout ce qu’il/elle te fait subir, alors tu recevras des accusations d’exagérer, ou d’avoir une idée trop parfaite de ce que devrait être une relation, probablement influencé par tes lectures ou les séries que tu regardes. 

« Dans la vraie vie, ce genre de couple n’existe pas, alors redescends un peu sur terre, veux-tu!? »

SIGNE 15 : L’autre ne s’intéresse à toi qu’à partir du moment où tu mets fin à la relation.
Éventuellement, tu finis par en avoir ras le bol de cette situation et tu mets fin à la relation.  L’autre se met soudain à te traiter comme si tu étais la chose la plus précieuse au monde, et te demande de revenir sur ta décision.  Mais à partir du moment où tu le fais, tout recommence, rien ne change.

C’est que, vois-tu, peu importe à quel point le fait de sortir avec toi rend  l’autre personne malheureuse, il n’y a qu’une seule chose qui puisse la rendre encore plus misérable, et c’est d’être célibataire.

Cette personne est un problème pour lequel tu ne seras jamais une solution.

20 personnalités qui ne font pas long feu au travail

J’ai occupé toutes sortes de boulots dans ma vie : De la cuisine, de la conciergerie, du travail de bureau, des arts et des lettres… Mais peu importe le domaine, à chaque fois que l’on a des nouveaux collègues, il y en a toujours qui ne feront que passer.

Ce n’est pas nécessairement une question de savoir faire le travail ou non. Ça aurait plutôt rapport avec l’attitude de la personne. Avec le temps, j’ai fini par pouvoir les repérer dès le départ, ce qui m’a permis de les répertorier en vingt personnalités distinctes.

1- L’insatisfaite.
Cette personne ne s’intéresse qu’à ce que le travail peut faire pour elle : Bonus, primes, avantages sociaux, etc, et elle en exige toujours plus. Les avantages n’étant pas à la hauteur de ses attentes démesurées, elle ne cesse de se plaindre qu’on l’a embauché en lui promettant une licorne, et elle passe ses heures de travail à visiter les sites d’annonces d’emplois.

2- Le voleur.
Surtout présent en restauration, où il va carrément se servir dans les frigos et le stock-room pour ramener chez lui la moitié de son épicerie de la semaine. La meilleure, c’est qu’il ne s’en cache pas à ses collègues. Et c’est ça, autant que son manque de modération dans la quantité de ses vols, qui cause rapidement sa perte.

3- La ragoteuse.
Elle parle à toi contre tout le monde, et elle parle à tout le monde contre toi. Éventuellement, tout le monde se rend compte qu’elle parle contre tout le monde, et elle se met tout le monde à dos.

4- La militante cherchant une cause.
Dès sa première journée au travail, elle voit tout de suite à quel point l’employeur est un abuseur : Le café n’est pas gratuit, les pauses ne sont pas assez longues, les salles de bains sont cisgenrées, etc. Elle passe la première semaine à interroger les collègues pour chercher des poux à l’employeur, et dès la 2e semaine elle parle déjà de syndicat. Il lui arrive même de parler du président-directeur-général-fondateur, en glissant son prénom dans la conversation comme si elle le connaissait personnellement, histoire de mettre les patrons en malaise.  À force de mordre la main qui la nourrit, littéralement, elle finit par se mettre la direction à dos qui lui montrera la porte.

5- Le cock dans le poulailler.
Généralement masculin, peu importe qu’il soit gai ou hétéro, la première chose qui l’intéresse, et ce dès son premier jour, c’est de repérer les collègues les plus baisables, en se donnant bien comme mission de les avoir dans son lit le plus tôt possible. Or, quand on mêle le sexe avec le travail, ça fucke notre carrière.

6- Le vacancier absentéiste.
Dès ses premiers mois au travail, il utilise rapidement tous ses congés de maladie payés. Il multiplie ensuite les retards et les situations d’urgences qui l’obligent à quitter le travail. Et s’il ne se fait pas mettre dehors, il finit par juste ne plus rentrer.

7- L’attention whore.
Elle n’a qu’un but : attirer l’attention, les compliments, et se faire draguer. Dans ce dernier cas, jamais elle ne répondra positivement aux avances. Mais attention : ça ne veut pas dire pour autant qu’elle veut que les attentions arrêtent. Et s’il y a un homme dans le lot qui n’a pas l’air de s’intéresser à elle, alors elle s’arrangera pour provoquer son intérêt. … Sans pour autant y répondre lorsque celui-ci se développera. Elle causera ainsi beaucoup de jalousies et de frustrations romantiques et sexuelles qui finiront par exploser entre collègues. Ça lui donnera une réputation désagréable qui lui deviendra trop lourde à porter, et elle remettra sa démission.

8- Le provocateur auto-victimisateur.
C’est l’employé non-blanc qui va faire exprès pour mal faire son travail et crier au racisme à chaque réprimande. Même scénario avec le gai, sauf qu’il va crier à l’homophobie. Même scénario avec la femme, sauf qu’elle va crier à la misogynie. Même scénario avec l’handicapé, sauf qu’il va crier à … euh… l’handicapophobie? Et oui, même scénario aussi avec l’homme blanc, sauf que lui va crier au harcèlement moral. Et dans tous les cas, ça se termine avec une poursuite aux normes du travail et/ou en Cour, dans l’espoir d’extorquer une jolie somme à l’employeur.

9- Le têtu méthodique.
Celui-là a des idées bien arrêtées sur la manière de faire son travail. Et peu importe le nombre de fois où il se fera répéter de travailler en utilisant la méthode officielle, il n’en fera qu’à sa tête.

10- La moitié d’un couple toxique.
Toutes ses pauses et tout son temps de diner est consacré à échanger, par texto ou téléphone avec sa pas-si-tendre moitié. Et comme si ça ne suffisait pas, ils continuent leurs échanges houleux pendant les heures de travail, négligeant le boulot. Éventuellement, à force de se mettre entre son travail et lui, son couple vient à bout de sa carrière.

11- Le négligeant.
Il coupe les coins ronds, va pour la solution facile, fait le travail à moitié, et de cette moitié il y en a le trois quart qui est à refaire. Plutôt que de faire avancer la machine, il la ralentit.

12- Le joyeux insolent.
Il a un grand sens de l’humour. Hélas, dans sa tête, l’humour se limite à rabaisser autrui. Ainsi, toutes ses conversations, toutes ses remarques, toutes ses blagues, tous ses commentaires, sont dans le but de se moquer de son interlocuteur. Et ça inclut les patrons.

13- Le donneur de leçons.
Toujours à donner ses conseils non-sollicités, son côté arrogant fait que pour lui, il n’y a que deux manières de travailler : Ou bien de sa façon à lui, ou bien de la mauvaise façon. Là où ça lui cause des problèmes, c’est qu’il n’hésite pas à agir ainsi envers ses supérieurs hiérarchiques.

14- Le militant non-conformiste.
Quand le travail de bureau demande à porter des pantalons une chemise et une cravate, il s’agit de l’employé qui décide de faire la guerre à ce règlement particulier. Et il le fera en prenant bien soin de toujours respecter le règlement, de manière à faire un pied-de-nez à l’autorité : Il portera une chemise à carreaux et une cravate à pois, de manière à faire le pire des agencements. Parfois il portera une jupe pour ne pas porter de pantalon, ou d’une robe pour ne pas porter la cravate. Les patrons, en effet, le laisseront faire, car comme l’employé e vante de le dire, rien dans les règlements officiels n’empêchent ceci. Mais par ses agissements, non seulement il se met la direction à dos à cause de sa personnalité merdique, il devient vite la risée du bureau pour son accoutrement, chose qu’il ne supportera pas, et il partira.

15- Le panier percé.
Celle-là, c’est la grande gueule hors du bureau, où elle révèle à son entourage des détails importants de son travail, en particulier sur des sujets sur lesquels on lui a fait pourtant signer une entente de confidentialité. Une fois sur deux, ça revient aux oreilles des patrons, et ça va parfois jusqu’à saboter le projet. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le renvoi assuré.

16- Monsieur Social.
Au lieu de faire son boulot, il va faire la conversation à ses collègues. Ce qui fait que non seulement il ne travaille pas, il ralentit le travail des autres.

17- L’impaChiant.
Il fait son travail à la perfection, ou du moins il s’arrange pour en avoir l’air. Et il demande la même perfection de tous ceux qui l’entourent. Son impatience envers la moindre faille se manifeste en multipliant les remarques et commentaires aussi négatifs que brutaux. Avant de quitter volontairement et/ou se faire renvoyer, il sera la cause de quelques démissions, de gens à qui il aura rendu insupportable l’atmosphère de travail.

18- L’entrepreneur.
Bien qu’il soit employé, il a son propre business, qu’il gère sur ses heures de travail. Inutile de dire que dans ce temps-là, il gère mal le travail pour lequel on l’a embauché.

19- Le boss des bécosses.
Nommé ainsi car non seulement il agit en superviseur, il est chiant. Même si sa connaissance du travail est moindre, même s’il vient à peine d’être embauché, et surtout même s’il est au même niveau que toi, il va toujours te parler comme si tu avais des comptes à lui rendre sur ta manière de travailler et/ou sur ta performance au travail. Il se ramasse généralement avec plusieurs plaintes auprès de la direction, ou avec une bonne baffe sur la gueule. Ou du moins, puisque cette dernière est illégale, une engueulade bien sentie.

20- L’intravailleur.
Lui, il n’est pas là pour travailler. Non seulement il en fait le moins possible, il se plaint souvent qu’il s’ennuie à ne rien faire, et passe son temps à chercher comment passer le temps. Le genre d’employé à ne pas mettre sur le quart de soir ou de nuit car on ne peut jamais le laisser sans surveillance. Le genre à dormir sur l’ouvrage, au sens propre.

Bref, dans tous les cas, les employés qui ne font pas long feu, ce sont toujours ceux qui mettent la priorité sur autre chose (c’est-à-dire sur eux-mêmes, généralement) que sur le travail.

30 raisons d’avoir peur de la femme qui drague

Ça fait au moins trente ans que, autour de moi, je constate ces trois situations :

  •  Une femme qui ne drague pas sera sujette a beaucoup de drague non-sollicitée de la part des hommes.
  • Une femme qui joue à la séductrice se fera draguer peu, mais aura beaucoup d’hommes à ses pieds qui resteront à distance respectueuse.
  • Une femme qui drague directement et sans détours, ça fait reculer l’homme, le rendant hésitant, ne serait-ce que quelques instants.  Et dans certains cas, son attitude lui fera même peur.

Étrange, non?  Je veux dire, un homme qui drague peut être bien des choses, allant de lourd à ridicule à charmant.  Mais la femme?  À tous les coups, elle est intimidante.

Et je me suis rendu compte que la peur de la femme qui drague, ça nous vient probablement de la manière dont elle est représentée dans la culture.  Que ce soit à la télé, au cinéma, la littérature, les BD, et même dans quelques chansons, la drague féminine n’est jamais représentée sous un angle positif.  Par exemple, il y a : 

1) La pute.  Une belle femme drague un homme.  Il est charmé.  Il finissent au lit.  Pour lui, c’est l’amour, le coup de foudre.  Une fois l’acte consommé, elle lui annonce ses tarifs.  Et là, les ennuis commencent pour lui.

2) L’infidèle.  Elle drague l’homme, l’homme est séduit.  Il l’aime d’un amour pur.  Mais voilà, en allant la rejoindre par surprise pour lui faire sa déclaration, il la voit avec son mari et leurs enfants, et constate qu’elle était en couple tout ce temps-là.

3) La libertine.  Elle le drague, il est séduit.  Puis elle le jette, et passe à un autre, puisque c’est une dragueuse en série.

4) La moitié d’un couple ouvert.  Chose qu’elle lui a caché au début, évidemment.

5) La grosse laide affamée de mâle.  Toujours habillée de manière ridicule, qui court (littéralement) après le pauvre homme qui n’est pas désespéré à ce point-là.

6) La moqueuse.  Le gars la dégoûte, mais elle sait qu’elle lui fait effet.  Alors elle le drague dans le but de se moquer de lui.

7) La bitch.  Elle drague un gars pour faire chier son mec. 

8) La dangereuse.  Elle drague un gars pour faire chier son mec, qui se trouve à être un homme extrêmement violent.

9) La voleuse faussement perverse.  Elle menotte l’homme au lit.  Il s’attend à une séance de baise mémorable.  Mais elle se rhabille, le dépouille et part, l’abandonnant là, toujours attaché. 

10) L’obsédée harceleuse.  Celle qui drague non-stop un homme qui s’en fout bien.  Révèle parfois qu’elle le prend en photo / le filme / l’espionne / l’enregistre / s’introduit chez lui, toujours à son insu.  Souvent jouée en comédie. 

11) La détective.  Elle drague activement l’homme.  Au début il résiste, mais il finit par céder.  Au moment de passer à l’acte, elle arrête tout, sort son badge et montre qu’elle a tout filmé depuis le début.  C’est une détective, engagée par l’épouse de monsieur pour le prendre en flagrant délit d’adultère.

12) La revancharde.  Elle l’a dragué.  Il a osé lui dire non.  Elle lui fera payer cette humiliation.

13) La revancharde abandonnée.  Elle l’a dragué.  Il est marié.  Il a cédé.  Il ne veut plus recommencer.  Elle le prend mal.  Elle leur fera payer cette trahison, à lui et sa famille.

14) La journaliste.  Ils se rencontrent via agence matrimoniale.  (Les scénaristes ne connaissent pas Tinder, apparemment.) Il est ébloui par une telle femme.  Il en tombe amoureux fou.  Elle est donc obligée de lui révéler qu’elle s’était inscrite dans cette agence, juste pour faire un reportage au sujet des hommes qui utilisent ce genre de service.

15) La poursuivante-fuyarde.  La classique fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.

16) La dragueuse tardive.  Elle attend que l’homme trouve enfin la femme parfaite pour lui, pour enfin se déclarer, en général autour de la date de son mariage.  Ce qui fait que l’homme s’en va se marier sans plus trop savoir laquelle de ces deux femme il veut vraiment.

17) L’humiliante fausse fantasmeuse.  Elle drague un gars en webcam / Skype / Facetime en lui faisant accroire que rien ne l’allume plus que de regarder un gars qui se branle habillé en tutu avec un balai dans le cul.  Lorsqu’il s’exécute, elle lui montre alors qu’elle n’est pas seule.  Derrière elle, leur 57 camarades de classe et/ou collègues de travail n’ont rien perdu de la scène.

18) La femme fatale (version classique).  Qui drague un homme, en fait sa marionnette, se fait tout lui payer, avant de le jeter.

19) La femme fatale (version moderne). Qui drague un homme, le marie, tombe enceinte de lui, pour ensuite le quitter, prendre la majorité de ses biens, et lui coller au cul une abusive pension alimentaire.

20) La cougar.  Belle femme mature qui drague le jeune homme, par jeu.  Il est séduit, mais elle le largue, elle n’a jamais été sérieuse.

21) La vieille peau. Pareil que l’exemple précédent, sauf qu’elle est sérieuse, très vieille et ridée, et le jeune homme est épouvanté.

22) La déshabilleuse faussement exhibitionniste.  Elle drague un homme dans un parc, une plage, ou tout autre endroit public, et l’incite à se mettre nu.  Puis, elle lui vole ses vêtements et fuit, le laissant là, à tenter de rentrer chez lui tout en évitant les gens et la police.

23) L’ivre déprimée.  Elle drague l’homme.  S’il résiste, elle lui fait une crise de déprime.  S’il cède, elle l’accuse le lendemain d’en avoir abusé.

24) La trans pré-opération.  Jamais l’homme ne s’est fait draguer par une si belle jeune femme.  Il en tombe amoureux fou.  Au moment de passer à l’acte, surprise : Elle est encore plus virile que lui.

25) Celle qui tombe enceinte.  Ou bien elle ne veut rien savoir de l’homme qui veut pourtant prendre ses responsabilités envers elle car il l’aime.  Ou bien au contraire elle piège l’homme dans une relation, alors qu’il n’en voulait que comme histoire d’un soir.

26) La mineure secrète.  Ils se rencontrent, elle le drague, elle lui ment sur son âge.  Ils finissent ensemble.  Éventuellement, les autorités et/ou de la famille de la fille apprennent à l’homme qu’elle est mineure, et là ses ennuis commencent.

27) La résignée.  Lorsque cet homme l’a draguée, elle lui a ri au nez.  Elle en préfère un (ou plusieurs) autres.  Lorsque celui (ou ceux) qu’elle préfère(nt) la rejette, elle se résigne à aller draguer le premier homme, juste parce qu’il est mieux que rien.

28) La résignée temporaire.  Comme la précédente, à ceci près que maintenant qu’elle est en couple avec lui, elle revient à sa mentalité précédente lorsqu’elle a une opportunité avec le genre de gars qui lui plaît vraiment.

29) La petite jeune salope briseuse de ménage.  C’est une superbe nymphette nympho de 18 ans et trois minutes.  Contre toute logique, elle drague cet homme, père, marié et de 20 ans son ainé, et elle ne fait pas dans la subtilité.  En général, elle le drague en se mettant nue avant d’aller le rejoindre par surprise au lit / dans la douche / au supermarché.  Il cède.  Ça s’apprend, et il perd tout : Femme, enfants, maison, amis, carrière…

Ça m’étonnerait qu’il y ait beaucoup de femmes parmi les scénaristes qui écrivent ce genre de personnages.  Ceci dit, il n’y a pas que dans la fiction que la femme qui drague est présentés sur un angle négatif.  Par exemple, deux ou trois fois par année, dans les médias, on nous parle de:

30) L’éphébophile.  C’est à dire l’institutrice qui a eu une liaison avec l’un de ses élèves mineurs.

Ça nous fait constater que depuis la naissance, nous avons été bombardés d’exemples montrant que lorsque la femme drague, ce n’est jamais dans un cadre moral, ni pour des raisons positives.  Et quand un homme se laisse draguer par une femme, il finit toujours par le regretter amèrement. 

À force d’être conditionné à voir la femme sous cet angle tout le long de sa vie, il n’est pas étonnant que l’homme puisse avoir le réflexe de se méfier du désir féminin.  Et même, dans certains cas, de développer une peur envers la femme qui drague.

Par conséquent, lorsqu’il a envie d’amour et de sexe, il s’impose à la femme qui ne drague pas. Donc une qui n’est probablement pas intéressée.  Et puisque la même culture populaire qui nous apprend à fuir la femme qui drague nous apprend également à insister auprès de la femme non-intéressée jusqu’à ce qu’elle cède, c’est là que l’on réalise que l’on nous apprend en fait à à fuir le consentement sous toutes ses formes.

Bref, que la culture populaire est en fait une culture de viol.

Les 12 risques d’avoir une relation en milieu de travail

De tous les endroits où l’on puisse rencontrer son partenaire amoureux et/ou sexuel, le plus risqué reste le milieu de travail. Autant par observation que par expérience personnelle, j’ai pu répertorier les douze risques les plus communs dans cette situation.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables.

RISQUE 1 : Ça peut être vu/traité comme étant du harcèlement.
À moins que les deux personnes impliquées vivent un moment magique dans lequel, simultanément, ils se regardent, réalisent soudain qu’ils sont attirés l’un par l’autre et s’embrassent passionnément, ça va plutôt se passer de manière un peu plus normale : L’un va faire savoir à l’autre son attirance, et attendre sa réaction.

Or, il arrive trop souvent que, pour toutes sortes de raisons, la personne sollicitée ne réagisse pas, en espérant que l’autre comprenne que son manque de réaction équivaut à un NON. Pendant ce temps-là, la personne intéressée considère que son manque de réaction peut être dû à l’une de ces raisons :

  • Elle n’a pas compris qu’elle se fait draguer.
  • Elle croit que ce sont des blagues.
  • Elle est trop timide pour dire oui.
  • Elle a oublié qu’il l’a draguée.
  • Elle attend qu’il continue, car qui ne dit mot consent.
  • Elle ne lui oppose qu’une résistance passive de principe.
  • Elle n’est pas intéressée.

Mais puisque cette dernière option ne représente que 14.3% des possibilités, il y a donc 85.7% de chance qu’il soit dans l’erreur. Il se sent donc obligé de revenir à la charge, ne serait-ce que pour la pousser à lui dire franchement si oui ou non elle est intéressée. Et si elle ne l’est pas, mais espère qu’en restant silencieuse « il finisse par comprendre », alors son insistance devient malaisant pour elle. Elle confie donc son désarroi à une collègue, qui lui tord le bras aussitôt pour qu’elle dépose plainte contre lui pour harcèlement en milieu de travail. Par conséquent :

RISQUE 2 : Ça détruit vos réputations.
À partir de maintenant, le gars est vu comme étant un harceleur de qui il faut se tenir loin. Et la fille ne s’en tire pas tout-à-fait blanche comme neige non plus. Il y aura quelques personnes médisantes qui vont lui en vouloir d’avoir causé des problèmes au gars, et/ou qui n’hésiteront pas à l’accuser d’être une allumeuse, une agace qui a couru après.

Mais admettons que ça se passe bien, que l’attirance est mutuelle et que vous formez un couple. Alors :

RISQUE 3 : Ça rend envieux et jaloux les collègues.
À moins d’avoir un physique particulièrement disgracieux et/ou avoir un certain âge, chaque femme au boulot est le sujet des fantaisies amoureuses et/ou sexuelle d’un ou plusieurs de ses collègues. Alors de savoir qu’elle est maintenant en couple, avec un collègue en plus, c’est difficile pour eux à accepter. Aussi… :

RISQUE 4 : Ça créé la médisance.
Ça va du « Qu’est-ce qu’il a de plus que moi, lui? » au « Mais qu’est-ce qu’elle fait avec un con pareil? », sans oublier la classique « Quelle pute, il lui les faut tous! », votre relation est le sujet des conversations des commères de bureau.  Sans oublier ceux et celles qui vont oser venir vous avertir de vous méfier de l’autre, à cause de son passé.

Afin d’éviter ça, certains nouveaux couples de bureau décident de garder leur relation secrète. Cependant :

RISQUE 5 : Il est impossible de garder ça secret.
Dans un couple, il arrive que celui qui se fait suggérer le secret par l’autre ne le prenne pas très bien.  La première pensée qui lui vient en tête est « Pourquoi?  A-tu honte de moi? Veux-tu continuer de te faire passer pour libre pour pouvoir me tromper? »   Avec ou sans l’accord de l’autre, cette personne insécure révélera alors leur relation dans les 48 heures. 

Autre scénario: L’un de vous se confie à une personne de confiance qui, quel hasard, est un(e) de vos collègue.  Or, une personne de confiance ne l’est jamais tout-à-fait. Elle va en parler à une amie qui travaille ailleurs, et ce sans retenue puisque ce n’est pas une collègue. Celle-ci en parlera à tout son entourage. Entourage qui inclut une personne proche d’un de vos collègues, à qui il se fera un plaisir de tout raconter.  Et bientôt, tout le monde au travail le sait et les ennuis commencent.

RISQUE 6 : En général, ça ne dure pas.
Le problème le plus fréquent en matière de drague, c’est que l’on se met ensemble avant de se connaître vraiment.  Alors quand on se rends compte que nous ne sommes pas compatibles, la relation est déjà commencée, il faut donc y mettre fin.  Au moins, chez les couples qui se sont rencontrés n’importe où, c’est simple: Quand on cesse d’être un couple, on cesse de se voir.  Mais vous deux, vous travaillez ensemble.  Ainsi… :

RISQUE 7 : Les choses deviennent malaisantes pour l’un, pour l’autre ou pour les deux.
Il est rare qu’une rupture soit une décision mutuelle et harmonieuse. Aussi, après la relation, il est souvent difficile d’être obligé de côtoyer l’autre huit heures par jour, cinq jours par semaine. Surtout si l’un est encore un peu accro à l’autre.  Par conséquent… :

RISQUE 8 : Ça affecte le rendement et la performance.
Difficile de se consacrer à notre travail quand on ne pense qu’à l’autre.  En plus, on ressent le besoin d’en parler au lieu de travailler.  Et le/la collègue à qui vous vous confiez vous écoute au lieu de travailler.  Et si l’un harcèle l’autre, ça en fait une de plus qui ne travaille pas.  Ni le patron ni les collègues ne risquent d’apprécier. 

RISQUE 9 : Ça détruit la vie sociale.
Pendant la planification d’un 5 à 7, il suffit qu’elle leur dise qu’elle se sentirait mal à l’aise à cause de votre présence, puisque vous êtes son ex. Il n’en faut pas plus que vous vous retrouviez persona non grata sans autre forme de procès. Vous êtes désormais exclus de toute activité entre collègues et amis.

RISQUE 10 : Tout le monde connait vos secrets les plus intimes.
Quand la relation finit mal –Que dis-je : Même quand tout se passe bien— il est quasiment inévitable que l’un ou l’autre raconte tout au sujet de votre vie sexuelle : Elle demande la fessée, il a besoin de se faire sodomiser pendant l’acte, elle exige d’uriner sur son partenaire, il est pédosadozoophile, etc.

Vous vous rappelez ce que je disais plus haut, au sujet de la personne de confiance?  Ben voilà! En un rien de temps, tout le monde sait tout, et plus personne ne vous regarde du même oeil.

RISQUE 11 : On est à la merci des désirs de vengeance.
À partir du moment où l’autre te fait connaitre son intérêt pour toi, tu es à risque.

  • Tu étais en relation avec cette personne et ça a mal tourné? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Tu n’as jamais été en relation avec cette personne car tu as décliné ses avances? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Et même si l’autre ne te cause pas de misère, aux yeux de collègues jaloux, tu as commis le crime de lui plaire?  Ils peuvent te faire la vie dure au travail pour se venger.

RISQUE 12 : Vous perdez votre emploi.
Ou bien vous êtes renvoyé, ou bien vous démissionnez parce que c’est la seule option qui puisse mettre fin à tous ces problèmes.

En fin de compte, le seul moyen d’être en couple avec un(e) collègue de travail, sans que ça cause de problèmes, c’est d’être déjà en couple ensemble avant de vous faire tous les deux embaucher.

C’est sûr que comme dans toutes les situations il y a des exceptions.  Mais pour ma part, je considère que de risquer ma vie professionnelle, financière et sociale en échange de quelques orgasmes, ça n’en vaut vraiment pas la peine.

 

40 gars typiques de sites de rencontres.

Ce billet est le dixième de la série (Més)aventures sur sites de rencontres.  En fait, c’est un vieux billet que j’ai retravaillé en rajoutant plein de nouveaux exemples.

La plupart de mes lecteurs étant des lectrices, je me suis souvent fait demander par celles-ci de répertorier le genre de gars que l’on retrouve sur les sites de rencontres. En particulier ceux qui ont un comportement peu appréciable. Voici donc, à la demande générale, 40 gars typiques de ce genre de sites:

1- L’Homme de peu de mots.
Une coupl’ de pics, aucun texte.  Et voilà, mesdemoiselles, qui sera l’heureuse élue?

2- L’Emojiste
Au lieu de trouver les mots justes, l’émojiste se décrira ainsi:
 » 6’2 fr/an 🐶🍦🍹🚤 »
Traduction : Je fais 6’2 je suis bilingue, j’ai/j’aime les chiens la bonne bouffe les plaisirs l’alcool voyager et la plage pis je fais du snow, cherche fille tellement simple qu’elle ne lit que les emojis.

3- Le Dixhuitophile de longue durée.
Ça, c’est le gars entre 26 et 38 ans qui n’écrit qu’à des filles qui en ont 18.  En général, il finit par se calmer lorsqu’il arrive à la veille de la quarantaine.  Il commence alors à  s’intéresser à des filles plus vieilles. Genre, celles qui en ont 20.  Voire même 21. 

4- Le Recherchiste Facebookien.
Sur le site de rencontres, il voit ta photo, ton prénom, ta ville et ta profession.  Afin de se démarquer de la compétition du site, il va sur Facebook, entre ton prénom et ta profession dans l’engin de recherche, reconnait ta photo, et te contacte là.   

5- Le Copieur-Colleur
Il t’a envoyé un mot gentil et tout plein de compliments? Bien! Est-ce qu’il y a au moins une chose dans son message qui te décrit personnellement? Ne serait-ce que ton nom? Non? Dans ce cas, les chances sont grandes qu’il t’a juste copié-collé le même message qu’il a envoyé à un grand nombre de filles. Tu peux t’en rendre compte assez vite quand tu en parles à tes amies du site, et qu’elles te disent qu’elles ont reçu exactement le même message du même gars.

6- Le CONtre-Argumenteur
Pas besoin d’avoir mis des photos sexy sur ton profil.  Le simple fait d’être de sexe féminin suffit pour attirer cet excité du gland qui va vite te suggérer d’allumer ta cam pour lui montrer tes seins ou ton entrecuisse. Tu déclines?  Il insiste, d’abord gentiment. Puis il va te demander pourquoi tu refuses. À chaque argument que tu sors, il aura un contre-argument car à ses yeux aucune de tes raisons de lui refuser n’est bonne. Et il va insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et il va se montrer très déçu que ton non ne se transforme pas en oui et il va conclure en tentant de discréditer publiquement sur ce qui, pour lui, est un manque de cohérence de ta part, avec des phrases du genre de « Mais kess’tu fous sur un site de cul si tu veux pas le montrer?  »

7- Le Jeckyl et Hyde
Il est vrai que l’amour et la haine sont des sentiments très près l’un de l’autre. La preuve: Ce gars-là va t’approcher en parfait gentleman respectueux et irréprochable. Puis, il va te faire tout plein de compliments: Tu es gentille jolie, intéressante, intelligente, etc. Et si tu as un surplus de poids, aucun problème. Bien au contraire, il sait apprécier la beauté des femmes bien en chair et ne se gène pas pour te le dire. Voici le moment où il te sens mure pour recevoir ses propositions sexuelles. Mais voilà, le gars ne te plaît pas, alors tu déclines.  Peu importe la raison que tu lui donnes pour refuser ses avances, le fait est que tu refuses ses avances. Et ça, il ne le prend pas. Il change alors complètement son opinion sur toi, te disant que tu n’es qu’une  grosse vache laide à en vomir qui devrait le remercier à genoux d’avoir daigné s’abaisser à t’accorder son attention. Le bout un peu étrange, c’est qu’il va te traiter de salope parce que tu refuses d’avoir du sexe. Mais bon, quand on est frustré, on ne regarde pas à la logique de nos insultes.

 

8- Le ContraDictateur
Sa fiche dit qu’il s’agit d’un couple bi de 60 ans qui habite Québec et qui recherche une femme bi de 30-60 ans, de leur région, pour trips de sexe. Ta fiche dit que tu es une femme hétéro de 25 ans de Montréal, qui recherche une relation sérieuse avec un homme de Montréal dans la vingtaine. Il te contacte pour une soirée de sexe. Tu déclines en lui expliquant qu’ils ne sont pas ce que tu cherches. Il insiste. Tu lui dit que, selon leur fiche, toi non plus tu n’es pas ce qu’ils cherchent. Il te répond que seuls les fous ne changent pas d’idée, et continue d’insister. Donc, non seulement il insiste malgré le manque total de compatibilité entre vous, ils se permet de te traiter de folle.

9- Le cunnilinguiste

La toute première chose qu’il te dit sur le site (ou la deuxième, s’il a la patience de te saluer avant), c’est « J’aimerais te manger la chatte!  »  Il ne faut pas s’en étonner. C’est que nous autres, les gars, avons maintes fois entendu des filles se plaindre que leurs partenaires passés et/ou présents n’aiment pas leur faire plaisir oralement. On en vient donc à la conclusion logique qu’offrir la chose, c’est la baise assurée.  Et lorsqu’il essuie un refus, il est totalement confus.  C’est qu’il n’arrive pas à comprendre que même quand une fille a une folle envie de se faire servir oralement, ça ne signifie pas pour autant qu’elle est prête à laisser n’importe quel inconnu le lui faire.  Ceci dit, lorsqu’un gars utilise cette suggestion comme première approche, c’est surtout parce qu’il se doute bien qu’il n’a pas grand chose d’autre pour réussir à plaire. 

10- Le Drogué Raide

Ça, c’est le gars qui t’approche en te disant « Hé, ça te dit de baiser toute la nuit? J’ai pris du Viagra et/ou de l’XTC et j’en ai pour une semaine à avoir la pine d’acier!  » Comment voulez-vous que la fille se sente excitante et désirée si la première chose que lui dit le gars est qu’il a besoin de se doper pour se la garder raide avec elle? 

11- L’Analpha-Bête
Dragueur que l’on nomme ainsi ou bien parce qu’il ne sait pas lire, ou bien il est trop bête pour comprendre quand tu dis sur ton profil ne pas chercher quelqu’un comme lui.

12- Le Membre Fantôme
Un jour, un membre dont  tu n’as jamais entendu parler avant t’écrit en privé qu’il te trouve intéressante et aimerait bien te connaître plus. Tu visites son profil, histoire d’en savoir plus. Il n’a pas de photo, son nombre de messages dans la place est de zéro, et il y est membre depuis trois ans et demi. WTF?

13- L’Amoureux Instantané
Il commence par t’envoyer un mot gentil et amical, et il va rester gentil et amical jusqu’au moment où vous aller passer aux conversations privées.  Il passe alors d’amical, à dragueur en blagues, à dragueur de moins en moins en blagues, à totalement amoureux full-accro qui te supplie de le rencontrer, et ce moins de 48 heures après votre premier contact.

14- L’Ortho-Grave
lui sé selui ki écrit telman mal que si il baize comm e qui écri sa esplique pkoi yé sélibaterre lollllllllllll

15- Le Grosse-o-phobe
Toute femme avec le moindre surplus de poids a un jour eu à faire avec ce triste individu qui a utilisé son poids pour l’insulter.  Et ce, peu importe l’argument.  Par exemple:

  • Tu t’apprêtes à aller dîner: « C’est ça, va donc te remplir la face de McDo, crisse de grosse conne! »
  • Tu déclines ses avances: « Penses-tu qu’une grosse laide comme toi peut se permettre d’être sélective? »
  • Tu es bonne en maths: « Tu peux ben avoir le temps d’étudier. Grosse comme que t’es, c’est pas comme si tu pouvais avoir une vie sociale et sexuelle. » 

16- Le Tape-d’une-main
Vous échangez de façon courtoise pour une période pouvant aller de quelques minutes à quelques heures.  Puis, il te révèle qu’il n’a pas cessé de se branler tout le long de votre conversation, malgré le fait que tu n’as rien fait d’autre que de lui parler de ta journée au boulot et de ce que tu prépares pour souper.

17- Le Respectueux Extrémiste

Ça, c’est le gars qui s’est rendu compte que beaucoup de femmes se plaignent que les gars ne respectent pas leurs limites. Par conséquent, il croit avoir trouvé la formule pour être un gars parfait: Le Respect! Il n’arrête jamais d’attirer l’attention sur le fait qu’il va toujours rester à sa place et que jamais il ne forcera une femme à faire quoi que ce soit car il est respectueux, lui. Le problème, c’est que puisque son respect est juste une façade qu’il se donne pour séduire, il ne sait pas où s’arrêter. Alors si une femme lui fait des proposition, il va les décliner, en rajoutant fièrement qu’il refuse par respect pour elle. Il aura bien du mal à comprendre pourquoi, suite à cette douche froide, elle s’éloigne de lui, puisqu’il l’a pourtant toujours traitée avec respect.

18- Le Malléable
Celui-là est prêt à prendre n’importe qui, de n’importe quel site, habitant n’importe où, voulant n’importe quoi, n’importe quand. Au lieu de se décrire tel qu’il est, il te dira plutôt ce qu’il n’est pas: Il n’est pas jaloux, il n’est pas drogué, il n’est pas infidèle, bref, tous les défauts que les femmes détestent chez les hommes, il ne l’est pas. Il va te poser tout plein de questions sur tes goûts et activités, de façon à pouvoir s’y conformer en répondant « Je suis pareil!  », chose qu’il n’aurait pas pu prétendre s’il s’était décrit en premier. Ça ne l’empêchera pas d’affirmer que tu es spéciale pour lui car il n’est pas désespéré.

19- L’ÉnerVantard
Tout ce dont il parle, c’est he, himself and him. Il a tout vu, il a tout fait, et beaucoup mieux que les autres. Il ne dialogue pas avec toi, il monologue!  Il est tellement pris dans sa mission de t’éblouir qu’il se fout complètement de ce que toi tu as à dire.

20- Le ProfessioNul
Les femmes et le sexe, il connait ça! Il a tout lu, tout étudié, et tout appris pour devenir l’amant parfait, et a utilisé ses vastes connaissances afin de développer sa propre formula gagnante sexuelle : D’abord, préliminaires d’embrassades et de caresses pendant 10 minutes. Ensuite, cunnilingus pendant 10 minutes. Ensuite, pénétration, stimulation du point G et changement de position aux 10 minutes. Répéter tant qu’il ne t’aura pas procuré au moins 3 orgasmes. C’est bien!  Mais il faut avouer que parfois, ce n’est pas la peine qu’il se donne autant de mal, puisque tu es tellement allumée que tu n’as pas besoin de préliminaires.  Dans ces moments-là, tu as juste envie de te déculotter et te faire enfiler immédiatement sans ménagement. Et ça…

  • A) il ne le comprends pas, parce qu’il n’a appris à baiser que de sa façon technique.
  • B) il est pris au dépourvu parce que tu lui empêches de montrer à quel point c’est un bon baiseur expérimenté et adroit.
  • C) il se demande si tu te fous de sa gueule, parce qu’il est convaincu qu’aucune fille n’aime se faire baiser avec force et passion.
  • D) il frustre, prétend qu’il sait mieux que toi ce que tu aimes vraiment, et insiste pour te baiser à SA façon.

Autrement dit, même s’il prétend être attentif aux besoins sexuels des femmes, en réalité la seule chose qui l’intéresse c’est son image d’amant parfait. Sauf que s’il était vraiment l’amant parfait, il t’écouterait au lieu d’en faire à sa tête.

21- Le SexTremiste
Il se vante que la nature a été généreuse avec lui, ce qui lui permet de pouvoir garder une femme éveillée toute la nuit car qu’il est aussi insatiable que résistant. Lorsque tu lui laisses la chance de le prouver, tu constates qu’il se limite à la pénétration et que tu n’as pas senti grand chose de sa bite de schtroumpf durant les huit minutes qu’ont duré la baise.

22- Mister Dick Pics
Parce que les gars s’excitent à voir une photo d’entre-jambe de fille, il pense que c’est pareil en inversant les sexes.  Alors il t’envoie une photo sur laquelle il a le zgeg qui fait Heil Hitler, en croyant que ça va te rendre automatiquement glissante jusqu’aux chevilles.

23- L’AlphaBite
Il a une grosse bite, il est convaincu que ça fait de lui un mâle alpha, alors tout tourne autour de ça: Sa photo de profil est sa bite. Ses galeries sont des photos de sa bite. Sa cam est braquée sur sa bite. Et il ne parle que de sa bite.

24- Le Vif du Sujet
Avec lui, pas de temps à perdre! Son premier message est court et droit au but: Quand ce n’est pas « On baise quand?  », c’est quelque chose d’aussi rapide disant sensiblement la même chose . Et si tu ne lui réponds pas, il est fort possible qu’il ne s’en rendra jamais compte, puisqu’il a envoyé le même message à 8624 autres filles.

25- Le ConPétiteur
Dès qu’il voit un autre gars attirer l’attention d’une (ou plusieurs) des filles du site, il ne le digère pas. Il part alors en croisade contre celui qu’il voit maintenant comme un adversaire, dans le but de le rabaisser dans l’estime des filles. Pour ce faire, il prendra la moindre parcelle d’information à son sujet et la déformera de façon négative afin d’étaler au grand jour, dira t-il, la vraie nature de l’autre gars. En fait, en agissant ainsi, c’est plutôt sa propre nature qu’il étale: Insécure, jaloux, mesquin, envieux, menteur, manipulateur, etc.

26- Le Moqueur-Agressif
Lui, il ne perd pas de temps à jouer au bon gars.  Sur le forum ou le t’chat, il fait tout plein de blagues sexistes.  Ces remarques vont faire que…

  • 50% des filles vont l’ignorer.
  • 35% vont le trouver cave, et le dire publiquement.
  • 10% vont le trouver drôle, et même que…
  • 5% vont le défendre contre celles le trouvant cave.

On pourrait penser que cette attitude est stupide comme technique d’approche. Pourtant, ça marche. La preuve: Quel membre gentil et respectueux peut se vanter d’avoir réussi à  attirer l’attention et mettre de son bord 15% des membres féminines du site, comme lui vient de le faire?

27- L’impaChiant
N’arrête pas de se plaindre que ça fait 36 heures qu’il est membre ici, il a envoyé 97 demandes de contacts, et il n’a toujours pas une seule fille intéressée par lui… CE SITE EST UNE MERDE!

28- Le Cliché Cliché.
Sa photo de profil entre dans l’une de ces très typiques catégories:

  • Le mec et sa bagnole.
  • La bagnole SANS le mec.
  • Le mec et sa moto.
  • Le mec et son chien.
  • Le mec qui a la main de son ex sur l’épaule (il a découpé le reste).
  • Le mec à casquette et verres fumés.
  • Le mec torse nu.
  • Le mec encordé en activité d’escalade.
  • Le mec en bermudas au Beachclub de Pointe-Calumet avec une foule de douchettes en arrière-plan. 
  • Le mec sportif, habillé de tout l’équipement du randonneur, en plein bois ou en montagne.
  • Le selfie en situation dangereuse.
  • Les photos de voyage, le mec devant la Tour Eiffel, le Sphinx, le Parthénon, le panneau routier nommant une ville, etc. 
  • Le selfie pris de beaucoup trop près, sous un mauvais angle, qui fait apparaître ses trois mentons, son acné, la petite guédille dans sa narine gauche et son air vraiment trop motivé à séduire
  • La photo inexistante.

29- Le Tout-Faux
Il est gentil et charmant, mais c’est bien la seule chose chez lui qui est vraie.  Pour le reste: Sa photo de profil date d’il y a plus de 5 ans.  Il dit avoir 29 ans mais il est dans la quarantaine. Il dit ne pas avoir d’enfants alors qu’il en a déjà deux.  Il est toujours prêt à te rencontrer mais jamais chez lui car, bien sûr, il se dit célibataire alors qu’il est en couple et habite avec sa conjointe. Lorsqu’il sera finalement démasqué au bout de deux ou trois mois, il braillera qu’il n’avait pas le choix de s’inventer une vie parce que, étrangement, personne ne l’aime tel qu’il est vraiment.  La preuve: Maintenant que tu sais la vérité à son sujet, tu as perdu intérêt pour lui.

30- L’habitué
Sa fiche dit qu’il est membre de la place depuis plus de cinq ans. Ça peut vouloir dire trois choses:

  1. Ou bien il n’a vraiment rien pour plaire.
  2. Ou bien il est en chasse permanente.
  3. Ou bien il a été membre ici il y a longtemps, il a eu une relation, et maintenant que celle-ci est terminée, il est de retour.  Ce qui veut dire qu’il s’attendait à ce que la relation ne dure pas, et à avoir à revenir.

D’une façon comme d’une autre, on ne peut pas dire qu’il constitue du bon matériel pour une relation monogame.

31- L’Esthète-de-noeud
Les photos de sa liste d’amis ne sont qu’une collection de filles de style mannequins et douchebaguettes. Voilà qui en dit long sur ses préférences, donc sur sa personnalité.

32- Le N’importe-Quoi-Pourvu-que-ça-Baise
L’inverse du précédent. Grand croyant de la rumeur populaire comme quoi les vieilles, les grosses et les laides sont les plus allumées et/ou les plus désespérées, c’est celles-là qu’il approche. Par conséquent, s’il ne s’occupe pas de toi, c’est ironiquement parce qu’il te croit trop bien pour lui.

33- L’accro grave.
Un soir, tu as eu envie d’un plan cul sans prise de tête.  Tu as visité son profil.  Tu as aimé ses photos.  Tu as aimé sa description.  Il a l’air sympathique.  Vous jasez.  Il n’a rien d’un douchebag.  Tu l’invites.  Vous baisez.  Voilà, c’était bien, à un de ces jours, ou non, peut-être, whatever, bye.  Moins d’un quart d’heure après vous être quittés, il te texte comme quoi il a adoré votre séance et a déjà hâte de te revoir.  Il te téléphone.  Il te laisse full de messages sur ta boite vocale.  Il te retrace sur Facebook.  En trois jours, le ton de ses très nombreux messages va de gentil (compliments, hâte de te revoir), à interrogateur (Pourquoi tu ne me donnes pas signe de vie?), à plaintif (Pourquoi ce silence? Qu’est-ce que je t’ai fait?) à suppliant (Laisse-moi une chance, je suis une bonne personne), à pitoyable (J’ai de la peine ). 

34- Le Passif Non-Agressif
Il te fait une demande de contact, tu l’acceptes, et vous vous échangez quelques messages.  Il est gentil, drôle, mais plus les jours passent plus tu réalises qu’il ne te dit que des banalités. Il ne montre aucun signe d’intérêt particulier pour toi, même que sa conversation devient de plus en plus courte et insipide.  Tu finis par ne plus lui répondre, et il cessera de te donner signe de vie pendant une semaine ou deux. Puis, il te relance, toujours sur des banalités, et tu te demandes bien pourquoi il te dérange ainsi pour rien.

En fait, il cherche à se faire draguer.  Il veut que tout vienne de toi: Les premier pas, les propositions de rencontres, les propositions de baise, et ce sans jamais rien faire pour t’en donner envie.

35- Le multiplicateur.
Il a 3-4-5-6 profils sur le même site, nicks différents mais mêmes photos et sensiblement la même description.   À se demander pourquoi il a fait l’effort de se donner plusieurs identités.

36- Le Nique-ma-Race
Trois éléments invariables:

  1. Il est d’une autre race / couleur / culture que toi.
  2. Il t’aborde et te fait des propositions sexuelles.
  3. « Tu refuses? Mais t’es raciste, salope! »

Faut juste pas confondre.  Ceci n’est pas un comportement ethnique. C’est simplement un comportement de con.  Et des cons, on en retrouve partout, dans toutes les races / couleurs / cultures.

37- Le ghosteur
Vous vous contactez, vous échangez des messages, vous vous jasez sur messagerie.  Le courant passe à merveille, vous vous entendez super bien, vous discutez même d’une rencontre bientôt. Puis, sans prévenir, il te bloque de partout sans le moindre mot d’explication, et tu n’en entendras plus jamais parler pour le reste de ta vie.

38- L’Apparition Interrogatrice
Vous vous jasez sur une période allant de quelques heures à quelques jours.  Et puis, pour une raison X, tu ne lui réponds plus pendant 48 heures.  C’est là que tu as la désagréable surprise de le voir se pointer en personne sur ton lieu de travail, en te demandant des explications sur ton silence.  Ou pire encore: À ton domicile.

39- Le Mature Responsable Intense et Tourmenté
Il est beau, athlétique, il est séparé/divorcé et a au moins un enfant. Il vit seul et il partage son temps entre travailler, tenir maison propre et assumer ses responsabilités paternelles. C’est un miracle qu’il arrive à trouver du temps libre pour être sur un site de rencontres. La preuve: Ça fait au moins deux ans qu’il n’a pas baisé. Mais ça ne le dérange pas outre-mesure. Ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche. Et il n’a pas le temps pour une romance non plus. Il cherche juste quelqu’un à qui parler.

Il est si mature, si responsable, et en même temps si victime des circonstances qui ne sont pas de sa faute à lui… Quelle fille ne craquerait pas pour un tel homme? Alors tu t’en rapproches, tu deviens vite son ami, vous passez vos soirées à jaser.  Il trouve un trou dans son horaire pour une rencontre.  Vous passez une excellente soirée ensemble et une très géniale nuit de baise. Tu te sens honorée d’être sa toute première baise en deux ans, baise dans laquelle il t’a avoué avoir ressenti avec toi des sentiments qu’il ne croyait plus être capable d’avoir. Tu es certaine d’avoir trouvé l’homme de ta vie et te sens prête à partager la sienne, incluant responsabilités et tourments.

Mais dès le lendemain et pour les jours suivants, il devient distant et utilise son travail et ses responsabilités paternelles comme excuses pour annuler vos rendez-vous l’un après l’autre, jusqu’au jour où il disparaît de tes contacts et de ta vie. Normal: Il est maintenant occupé à faire son numéro de mature responsable intense et tourmenté à une autre fille qui craque pour lui. Une fille qui sera très honorée d’être sa toute première baise en deux ans.

40- L’inévitable Nice Guy.
Vous connaissez le genre.

C’est tout?
Bah ouais, que voulez-vous, en tant qu’homme hétéro, je n’ai pas tellement l’expérience de l’interaction avec les gars de sites de rencontres.  Mais j’ai quand même observé ceux-là.

Avez-vous déjà eu à faire avec ces types de comportements?  En avez-vous constatés d’autres?  Parlons-en dans les commentaires.

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(Contributrices: Sara C, Cindy RJ, Rachel H, Tania DG)

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26 clichés dans les profils de sites de rencontres

Ce billet est le huitième de la série (Més)aventures sur sites de rencontres.  Parce que quand je pars sur un thème, je ne compresse pas le citron qu’à moitié.

Il y a plusieurs clichés que l’on retrouve d’un profil à l’autre.  J’en ai recensé 26 qui sont particulièrement utilisés.

CLICHÉ 1:  J’aime les bons vins.
Premièrement, je doute que quelqu’un aime les mauvais vins. Ensuite, ce cliché est tellement répandu que je vais finir par croire que ces sites ne sont fréquentés que par des alcolos. Ou du moins des diplômés en expertise vinicole, puisqu’ils prétendent tous savoir ce que c’est, un bon vin.

CLICHÉ 2:  J’aime les bons repas.
Tu aimes manger des trucs qui goûtent bon?  Ah ben ça alors!

CLICHÉ 3:   Je ne mord pas… Sauf si on le demande LOL. 
Mon Dieu, quel humour original, ça fait seulement quatre fois que je la lis cette semaine, celle-là.

CLICHÉ 4:  J’aime sortir en bonne compagnie. 
Le jour où je lirai que quelqu’un aime faire des sorties avec des gens qui les font chier, je serai vraiment surpris.

CLICHÉ 5:  Je cherche une fille souriante et bien dans sa peau. 
Tout comme le cliché précédent, j’ai du mal à imaginer qu’un gars cherche une morose  complexée.

CLICHÉ 6: Je suis une personne simple, qui accepte les autres dans leurs différences. 
Bref, tu as zéro personnalité et tu es prêt à t’adapter à la sienne si ça peut t’aider à mettre fin à ton célibat.

CLICHÉ 7:  Je suis une épicurienne. 
Comme ça, tu aimes les plaisirs de la vie?  Et moi qui croyait que tout le monde était maso.  Quelle exception tu es, dis donc.

CLICHÉ 8: Je  n’aime pas les drames ni les complications. 
Malheureusement, beaucoup des gens qui disent ceci sont passés champions dans l’art d’interpréter de travers ce que les autres disent, afin de les accuser justement de chercher le conflit.  Ce qui fait que, ironiquement, ce sont eux, ceux qui se disent allergiques aux drames et aux complications, qui font des drames et qui compliquent tout.

CLICHÉ 9:  Je veux une femme qui prend soin d’elle,  ou Je veux que tu sois en forme.
Compris: Tu ne veux pas de grosses, mais t’as pas les couilles pour le dire franchement.

CLICHÉ 10: Je suis maniaque de la photographie. 
Prendre 50 selfies par jour, c’est être maniaque, mais pas de la photo.

CLICHÉ 11:  Je vis l’instant présent. 
C’est sûr que quand on n’a aucune ambition et aucun but dans la vie, ça parait mieux de faire passer ça comme un esprit libre et bohème.

CLICHÉ 12:  J’ai l’esprit ouvert, sans préjugés. 
Traduction: Je suis tellement désespéré(e) que je prendrais n’importe qui, même si on a zéro point en commun.

CLICHÉ 13:  Je suis jeune de coeur / J’ai gardé mon coeur d’enfant. 
Traduction: Je suis vieille de corps / Je suis immature

CLICHÉ 14:  Je cherche un gars généreux et fidèle. 
Compris: Tu es matérialiste, profiteuse et possessive.

CLICHÉ 15:  Je suis quelqu’un de très sociable qui cherche à se faire de nouveaux amis. 
Je pense qu’une personne vraiment sociable arriverait à se faire de nouveaux amis sans devoir passer par un site de rencontres, mais c’est peut-être juste moi.

CLICHÉ 16:  L’essentiel est invisible pour les yeux
Traduction: Je suis loin d’être une Barbie, et il y a 9 chance sur 10 que je sois trop inculte pour savoir que cette phrase est tirée des pages de Le Petit Prince.

CLICHÉ 17:  La femme n’est pas faite pour être comprise mais bien pour être aimée.
Traduction: Je suis un nice guy désespéré et prêt à tout accepter pour ne pas finir ma vie seul, et il y a 9 chance sur 10 que je sois trop inculte pour savoir que cette phrase, qui se voulait sarcastique, a été écrite par Oscar Wilde… qui était homosexuel.

CLICHÉ 18:  Je suis ronde / j’ai des enfants.  Alors si ça ne te plait pas, passe à une autre fiche. 
Traduction: J’ai une personnalité de merde qui explique mon célibat.  Mais par orgueil, je préfère me faire accroire que c’est parce que je suis ronde / que j’ai des enfants.

CLICHÉ 19:  Je déteste les hypocrites. 
Traduction:  Je ne veux surtout pas que tu apprennes mes défauts de la bouche d’un autre.

CLICHÉ 20: Je ne perdrai pas mon temps à me décrire… 
Ça peut avoir deux significations selon le sexe de la personne.  Si c’est une femme, ça veut dire: Je n’ai ni l’imagination ni la cohérence requise pour écrire un texte à mon sujet. Si c’est un homme, ça veut dire: J’me suis inscrit icite pour du sexe, pas pour perdre mon temps à remplir des fiches.

…personne ne lit les profils anyway. 
Traduction: Pour détourner le fait que je suis trop lâche pour prendre le temps d’écrire à mon sujet, je blâme les autres en disant que c’est de leur faute. Car oui, je suis irresponsable en plus.

CLICHÉ 21:  Ça ne me servirait à rien de me décrire parce qu’on ne peut pas vraiment connaitre quelqu’un via le net. 
Traduction: Si tu savais dès le départ ce que je suis, tu passerais à une autre fiche. 

CLICHÉ 22:  Ce que je suis? c’est à toi de le découvrir. 
Dites, pourquoi est-ce que je devrais mettre l’effort de prendre des heures / des jours / des semaines pour « découvrir » quelqu’un qui n’est même pas capable de prendre quelques minutes pour se décrire?  

CLICHÉ 23:  Ce que je suis? Si tu veux le savoir, écrit-moi. 
Traduction: À la réception de ton message privé, si ta photo me plaît, j’irai lire ton profil et je me baserai là-dessus pour te faire accroire qu’on a plein de points communs.

CLICHÉ 24:  Je vais là où la vie (ou bien le vent) me pousse.
Ça sonne comme une personne sans emploi, sans amis, sans loisirs, sans buts.

CLICHÉ 25: Je ne recherche rien pour l’instant. 
Traduction: Je cherche un gars beau, athlétique et riche, et en attendant de le trouver j’veux rien savoir des crapets qui constituent 99% des membres de ce site.

Enfin, le cliché le plus répandu de tous dans les profils de femmes,
CLICHÉ 26 Mentionner le yoga comme activité.
Et ça m’a amené à faire une découverte scientifique majeure au sujet du célibat féminin:

Sérieusement, il n’y a aucune autre explication logique pourquoi tant de femmes qui pratiquent le yoga puissent être célibataires.  Il faut que ce soit une cause à effet.

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Merci à Tania DG, Cindy RJ et Rachel H pour leurs désopilantes contributions.

21 raisons pourquoi on vous coupe la parole.

Quoi de plus énervant que de se faire couper la parole.  On ne le croirait pas comme ça, mais même des gestes aussi déplaisants que celui-là ont leurs raisons d’être.  Bon, pas toujours des bonnes raisons, mais des raisons quand même.  J’en ai recensé 21 : 

RAISON 1:  Pour corriger votre vocabulaire.
C’est quelque chose que l’on voit souvent chez certaines jeunes femmes passives-agressives de 16 à 25 ans (Ou plus, si manque de maturité).  Elles agissent comme si ça les dérangeait, que certains gars ne se plient pas aux règles du bon vocabulaire français.  Alors elles se permettent de les interrompre pour les corriger à chaque écart de langage.  Ça donne une conversation dans le genre de… :

LUI: J’va aller au buffet me…
ELLE: « JE VAIS aller au buffet. »
LUI: Oui, je vais aller me prendre une sandwich, et
ELLE: « UN sandwich. »
LUI: … Et me prendre un drink au bar.  Tu veux-tu que je te ramène…
ELLE: « VOUDRAIS-TU que je te ramène. »
LUI:  (Irrité), Dis donc, toi, si j’aurais su que t’…
ELLE:  « Si J’AVAIS su. »
LUI:  HEY, VA DONC CHIER, TABARNAK!
ELLE:  « TaBERnacle.« 

Évidemment, si le gars leur plaît, alors là elles se montrent pas mal plus conciliantes. 

RAISON 2:  Pour raconter le punch (la chute) à ta place.
Tu racontes une blague ou bien une anecdote vécue, en présence de plusieurs personnes.  Et lui, fort amusé par cette blague ou anecdote qu’il connait déjà, a tellement hâte que tu arrives à sa conclusion qu’il ne peut s’empêcher de t’interrompre en la récitant à ta place.  C’est toi qui a pris la peine d’attirer l’attention des gens, qui a raconté tout le contexte, mais c’est lui qui reçoit rires et admirations pour en avoir délivré la fin. 

RAISON 3:  Parce qu’on ne t’écoute pas (en privé).
Voilà dix minutes que tu parles à ton conjoint de quelque choses de significatif pour toi, que tu as vécu dans ton enfance.  Et voilà qu’au beau milieu d’une phrase, il t’interrompt pour te dire un truc tellement sans rapport que tu comprends immédiatement qu’il ne t’écoutait pas du tout.  Que le sujet de l’intéresse pas, soit, ça arrive.  Mais qu’il démontre à ce point-là combien il se fout que ce soit important pour toi, ça blesse.

RAISON 4:  Parce qu’on ne t’écoute pas (en public).
Même situation que la précédente, mais cette fois-ci en groupe.  C’est encore plus humiliant parce que cette fois-ci, lorsque l’on t’interrompt, ce n’est pas en s’adressant à toi.  On se sent encore plus insignifiant.

RAISON 5:  Parce qu’on a toujours le mot pour rire.
Lors d’une conversation en groupe, il ne trouve rien pour y contribuer.  Ça peut être parce qu’il ne connait rien au sujet, ou tout simplement parce qu’il a la personnalité d’un clown de la classe.  D’une façon comme d’une autre, il ne veut pas être tenu à l’écart de la discussion, alors il va l’interrompre à tout bout de champ pour faire un jeu de mots avec quelque chose qui vient d’être dit, ou alors il posera une question délibérément stupide, juste pour faire rigoler.  Bref, dans son cas, c’est moins « toujours le mot pour rire » que « jamais le mot pour être sérieux. »

RAISON 6:  Pour pointer des défauts insignifiants.
Un peu comme le précédent, il ne trouve rien pour contribuer de façon positive à la conversation.  Alors, il va en pointer les défauts, aussi insignifiants soient-ils. 

C’est que, de façon inconsciente, il se dit que s’il est incapable d’améliorer le sujet, alors il va pointer aux autres ce qu’ils ont à améliorer.  Ça lui donne l’impression d’être au moins utile pour quelque chose, et ça lui permet de dénoncer la mauvaise foi de ceux qui seraient irrités par ses interruptions négatives constantes, puisque techniquement, ces points, sont vraiment négatifs. 

Une faute de phrape

RAISON 7:  Pour faire chier.
Ça, c’est lorsque tu essayes de dire quelque chose, et que cette personne t’interromps à chaque phrase pour te poser une question insignifiante, faire une remarque idiote, ou soulever un point que tu allais aborder un peu plus loin.  Et tu peux parfaitement voir dans son visage ou son intonation de voix que ça l’amuse beaucoup, donc qu’il ne fait ça que pour te tourner au ridicule. 

Et c’est encore pire lorsque tu essayes de t’adresser à plusieurs personnes, car il te met dans une situation cornélienne dans laquelle quoi que tu fasses, tu perds la face: 

  • Tu l’ignores? Tu es impoli.
  • Tu lui réponds gentiment? Tu le laisses t’interrompre à répétition.
  • Tu te fâches? OMG QUE TU ES SUSCEPTIBLE!

RAISON 8:  Par faute d’avoir la capacité d’attirer l’attention sur soi par ses propres moyens.
Il y a des gens qui n’arrivent pas à attirer sur eux l’attention des autres, ou qui n’osent juste pas essayer par peur de l’échec.  À ce moment-là, il est beaucoup plus facile d’aller vers une personne qui a l’attention des autres, et de tenter de lui voler cette place en  l’interrompant. 

RAISON 9:  Parce que vous êtes une femme.
Plusieurs études sérieuses ont démontré que les femmes se font couper la parole de trois à huit fois plus souvent que les hommes.  Même celles qui occupent le poste de juge, et ce pendant les procès.

RAISON 10:  Vous allez dire une vérité que l’autre ne veut pas entendre.
Chose assez typique chez les conflictuodépendants.  Ils sont capable de vous faire la leçon pendant des heures au sujet de quelconques failles, souvent farfelues, qu’ils sont généralement les seuls à voir en vous.  Mais dès que vous essayez de leur parler de leurs propres défauts, ceux-là véritables, attendez-vous à ce qu’ils vous interrompent afin de fuir cette conversation, incluant physiquement.

RAISON 11:  Parce que l’on saute aux conclusions négatives trop vite.
Tu commences en abordant un sujet à controverse.  Tu n’as même pas le temps de dire que tu es contre, que tu te fais immédiatement tomber dessus comme si tu étais pour.  Et ne va pas dire à la personne qu’elle se trompe sur tes intentions.  Tu lui dis qu’elle est dans l’erreur, ce qui la met encore plus en fureur contre toi, ce qui fait qu’elle ne veut encore moins entendre.

C’est encore plus remarquable lorsque ça arrive sur un blog, chose que j’ai déjà expérimenté moi-même quelquefois. 

Par exemple, il y a un peu plus de deux ans, j’ai écrit un article intitulé La convention sociale du « Si tu viens, tu couches! »  J’y explique que pour beaucoup de gens, inviter chez soi une personne du sexe opposé, c’est une invitation à la baise.  Et accepter cette invitation, c’est l’équivalent de dire oui à cette proposition de baise.  Je donne même plusieurs exemples (vécus personnellement) dans lesquels des filles furent surprises / déçues / frustrées que mes invitations à passer chez moi n’avaient aucun but sexuel. 

Le billet était à peine posté que j’ai eu droit à un commentaire incendiaire à la « Je n’ai pas pris la peine de tout lire mais je n’ai pas besoin de le faire pour voir parfaitement où ce billet de merde s’en va.  C’est à cause de salauds dans ton genre qui sont toujours prêts à excuser et à appuyer les prédateurs que tant de femmes se font violer.  Je te souhaite que toi et les autres pourritures dans ton genre se retrouvent en prison où ils se feront copieusement sodomiser sans leur consentement. » 

Si elle avait pris la peine de lire jusqu’au bout, elle aurait vu ma conclusion qui est:

J’en reviens à la fille dont je parle au début, qui accepte sans cesse des invitation chez des inconnus, pour être ensuite surprise d’être sollicitée sexuellement à chaque coup.  Rassurez-vous, mon but en écrivant ce billet n’est pas de la blâmer sur le fait qu’elle ignore la convention sociale du si tu viens, tu couches.  Ce serait très hypocrite de ma part puisque moi-même, ce n’est qu’à l’âge de 45 ans que j’ai fini par découvrir qu’elle existait, cette règle non-écrite-et-non-dite. 

En fait, mon but, c’est d’abord de dire que cette règle existe, et ensuite de dire qu’elle ne devrait pas exister. 

Ceci dit, si vous visitez ce billet, n’allez pas y chercher le commentaire de la dame.  Au sujet des répliques de mes lecteurs, je n’ai qu’une seule règle, et c’est que tout commentaire qui commence par « Je n’ai pas pris la peine de tout lire » s’assure automatiquement que je ne prendrai pas la peine de le publier.

RAISON 12:  Parce que vous parlez peut-être un peu trop lentement.
Faut bien se l’avouer, des fois, ce n’est pas facile pour les autres de savoir si on a fini de parler.  Par conséquent, les interruptions ne sont pas toujours de mauvaises foi.  Elles sont parfois accidentelles.

Et parler trop lentement, ça amène également le truc suivant : 

RAISON 13:  Pour finir vos phrases.
Impatiente de vous voir aboutir, la personne termine votre phrase. Malheureusement, dans 90% des cas, elle se trompe de sujet, et vous recommencez la phrase au complet, ce qui prend encore plus de temps que si elle ne vous avait pas interrompu pour commencer. 

RAISON 14:  Pour finir vos phrases avec des sous-entendus navrants.
Il y a des gens comme ça qui ont l’air de penser le pire de toi.  Et rien ne le démontre aussi bien que lorsqu’ils terminent tes phrases de cette façon.  J’ai quelques exemples vécus personnellement: 

À l’époque où j’étais concierge résident.  En voulant raconter qu’en me levant ce matin-là, j’ai constaté une panne d’électricité. 
MOI: « En me levant ce matin, j’ai vu que… »
ELLE: « … t’avais pesé sur « snooze » trop souvent, fa que t’étais en retard pour la job? »

Non seulement n’ai-je jamais utilisé la fonction snooze de ma vie (Bouton qui permet de remettre la sonnerie du réveil dix minutes plus tard, pour dormir un peu plus), qu’est-ce que c’est que cette tentative de me faire passer pour un mauvais employé? 

En passant sur la rue Ste-Catherine en galante compagnie, je vois un resto chinois de l’autre côté de la rue.  J’y attire l’attention de la demoiselle pour lui suggérer d’y dîner, car j’aime beaucoup leurs soupes-repas.
MOI: « J’aime beaucoup… »
ELLE: « … gaspiller ton argent pour aller te branler dans des cabinets de films pornos? »

Je veux bien croire qu’il y avait un commerce de peepshows à proximité du resto, mais tout de même.

En attachant mes souliers, je viens pour exprimer la difficulté que j’ai à réussir à me trouver des souliers à prix abordables dans lesquelles je puisse y mettre mes orthèses.
MOI: « J’ai beaucoup de difficulté à… »
ELLE: « … endurer les gens qui ont des opinions différentes des tiennes? »

C’était tellement gratuit et venant de nulle-part, celle-là, que j’ai failli lui montrer la porte, tellement cette insinuation était insultante. 

En tout cas, puisqu’il y a des avantages à tout, ce qu’il y a de bien d’être la cible de ce genre de truc, c’est que ça nous en permet de savoir long sur la personnalité de l’autre, et surtout de ce qu’elle pense de nous.  Ça nous permet de savoir de qui il vaut mieux maintenir ses distances.

RAISON 15:  Vous avez accidentellement dit un mot qui rappelle à l’autre un sujet qui lui tient particulièrement à coeur.
VOUS:  « …Et c’est là que le médecin a dit que le cancer de mon fils ne pourrait… »
L’AUTRE: « OH! Tu savais que mon fiancé est un cancer?  On m’avait dit que ça ne pouvait pas s’entendre avec une sagittaire.  Quelle foutaise!  Notre première nuit, il m’a tellement fait jouir que … »

RAISON 16:  Pour vous faire sentir inutile, invisible et insignifiant.
C’est quelque chose que l’on constate surtout lorsqu’une personne a du ressentiment envers vous.  Par exemple, d’avoir un jour refusé ses avances.  Cette personne fait donc exprès d’agir comme si vous n’existiez pas, et ça inclut faire semblant de ne pas vous entendre parler.  Là où sa passivité devient franchement agressive, c’est lorsque cette personne fait exprès de vous interrompre pour répéter exactement ce que vous alliez dire.

RAISON 17:  Pour faire semblant de remettre les gens sur le droit chemin.
C’est quelque chose que l’on voit souvent, lors d’une discussion publique, en groupe d’amis, en classe, etc.  Par exemple, si la discussion commence au sujet des salaires de grandes entreprises.  Arrive l’inévitable dénonciation des femmes qui gagnent moins que les hommes.  Et, au fil des diverses interventions, on en vient à jaser des différences sociales entre les hommes et les femmes.  Et on constate que le sujet passionne vraiment tout le monde, car tout le monde a quelque chose à y apporter.

… sauf UNE personne, qui n’a pas encore prise part à la conversation.  Lorsqu’elle se décide enfin à le faire, c’est pour tout interrompre, en disant: « Dites, c’est parce que le sujet, c’est les salaires des entreprises, ou bien la différence entre les hommes et les femmes? »  Ceci a comme effet de jeter quelques sacs de sable dans les engrenages d’une conversation jusque-là bien huilée.  Ayant réussi à avoir l’attention de tous, tout en influençant les échanges, la personne se tait de nouveau, pour tout le restant du débat. 

Ce qui démontre que dans le fond, elle n’en avait rien à cirer du sujet véritable.  Elle a juste vu une opportunité d’intervenir en ayant techniquement raison contre tous, et elle en a profité. 

RAISON 18: Pour vraiment remettre les gens dans le droit chemin. Les gens ne nous interrompent pas toujours dans un but mesquin et/ou narcissique.  Il arrive parfois que l’interruption soit nécessaire.Parce que bon, faut bien se l’avouer, des fois on commence par dire un truc et on diverge et finalement on perd le fil et le but de ce que l’on voulait dire.

RAISON 19:  Pour enculer des mouches.
Il y en a qui ressentent toujours le besoin de corriger les autres sur les choses les plus insignifiantes qui soient.  Pour eux, la moindre virgule mal placée est suffisante pour faire accroire qu’un message pourtant clair devient incompréhensible, ou pour qu’une phrase pourtant anodine prenne un sens répréhensible.

RAISON 20:  Vous êtes en train de dire quelque chose qui va mettre le malaise.
Pour celle-là, j’ai un exemple personnel qui est assez spectaculaire, dans le vrai sens du terme. 

J’avais environs 25 ans, et un organisme charitable de l’église du quartier planifiait faire un spectacle de Noël.  Je m’y propose, avec un monologue de dix minutes au sujet des réveillons en famille.  Mon texte, récité du point de vue d’un jeune de 15-à-25-ans, se moquait ouvertement des vieux qui nous reçoivent, de la décoration chez eux, de leurs habitudes de vie, etc.  Or, dans show donné dans un sous-sol d’église, devinez de quoi était constitué 90% du public?  Exactement ceux de qui je me moquais dans mon monologue.  Je ne l’avais pas prévue, celle-là!   

L’animateur, constatant que j’insultais copieusement son public, m’a coupé le micro au bout de trois minutes.  Voyant que je ne m’en était pas rendu compte et que je ne m’arrêtais pas, il est venu m’interrompre, annonçant avec son micro, bien branché celui-là: « Et c’était Monsieur Requin! On l’applaudit! »  C’était probablement la dernière fois qu’ils acceptaient un numéro sans d’abord l’avoir entendu. 

RAISON 21:  Par simple narcissisme naturel.
Pour bien des gens, c’est comme s’il n’y avait qu’eux-mêmes qui existaient.  Par conséquent, ils n’ont pas l’air de se rendre compte que d’autres parlent. Ainsi, ils ne se rendent même pas compte qu’ils interrompent.