3 questions classiques avec des réponses (qui me semblent) pourtant simples.

Avez vous remarqué que la majorité des soi-disantes questions sans réponses ONT une réponse, lorsque l’on prend le temps d’y réfléchir?  Des questions comme…

1- Pourquoi est-ce que l’on cache toute scène de sexe à la télé afin de ne pas traumatiser nos enfants, mais que c’est ok de leur montrer des scènes de meurtre?

Pour autant que je sache, nous avons tous des organes génitaux, nous avons presque tous l’instinct sexuel, et nous allons presque tous nous livrer aux plaisirs du sexe plusieurs fois dans notre vie.

Par contre, nous n’avons pas tous des armes à feu, très peu d’entre nous possédons l’instinct de tuer, et ça m’étonnerait que la majorité de la population se livrera aux plaisirs (?) du meurtre plusieurs fois dans leurs vies.

Par conséquent, voir des scènes de sexe peut nous donner envie d’en faire autant.  Nous sommes déjà tous équipés pour le faire.  

Par contre, voir des scènes de meurtre ne donnera qu’à très peu de gens l’envie d’en faire autant.  Et même à ceux à qui ça donne envie, ils n’ont pas tous accès aux armes.

 En conclusion : Il est donc beaucoup moins dangereux pour la société de montrer des scènes de meurtre que des scènes de sexe.

En tout cas, ça me semble logique.

2- Pourquoi est-ce que l’eau chaude, dans un moule à glaçons, va geler plus vite que l’eau froide?

Il parait que même la communauté scientifique internationale n’arrive pas à comprendre ce phénomène.  Eh bien moi, suite à une observation banale, j’ai développé une théorie à ce sujet. 

Il y a quelques années, alors que je tournais dans un film amateur, un personnage tout habillé devait subir des brûlures alors qu’il se faisait verser du thé brûlant sur le dos.  Évidemment, l’eau n’était pas vraiment chaude.  Or, j’ai constaté que ça paraissait immédiatement à l’écran.  C’est que si on verse de l’eau bouillante sur une chemise, le liquide sera mat et le tissus va l’absorber au contact.  Et si l’eau est froide, elle sera plus compacte, reluisante, et le tissus va prendre plus de temps pour se mouiller.  J’en suis donc arrivé à la conclusion qu’en chauffant, l’espace entre les molécules d’eau augmente, ce qui rend l’eau moins compacte, et ainsi passe plus facilement entre les tissus de chemise. 

Donc, avec plus d’espace entre ses molécules, l’air froid d’un congélateur peut beaucoup plus facilement pénétrer la masse d’eau, et ainsi plus rapidement la congeler.

En tout cas, ça me semble logique.

3- Pourquoi est-ce qu’un artiste se fait souvent demander de travailler gratuitement, alors que jamais on ne demanderait la même chose à un restaurateur?

Voici un bel exemple de comparaison entre des pommes et des pneus de tracteur.  On ne peut pas comparer ces deux métiers car ils n’ont pour ainsi dire rien en commun. 

Le restaurateur ne peut pas créer lui-même sa nourriture.  Il doit l’acheter.  Ensuite, il doit payer des gens pour l’apprêter, des gens pour la servir, des gens pour nettoyer la vaisselle, les ustensiles et autres instruments utilisés à ces fins, il doit acheter ou louer un espace commercial, payer toutes sortes de permis et de licences, etc.

Le dessinateur?  Il créé lui-même son illustration, sans que ça lui coûte un sou.  Bon, d’accord, il y a le coût du papier et des crayons, mais ce n’est pas ça qui va le ruiner.

On sait que le produit est coûteux pour le restaurateur.  On comprend donc qu’il est justifié de charger un coût X, car dès le départ, le produit a une valeur réelle.  Par conséquent, s’il ne vend pas son produit, il perd de l’argent, car il a déjà eu à le payer.  Tandis que le dessin, qui n’a rien coûté à faire, n’a que la valeur que l’artiste a choisi de lui donner.  Et voilà pourquoi un artiste se fait souvent demander de travailler gratuitement, alors que jamais on ne demanderait la même chose à un restaurateur. 

Attention : Je ne dis pas que c’est justifié, de penser que le travail de l’artiste ne vaut rien.  Je dis juste que ça me semble logique, que les gens pensent comme ça, même s’ils sont dans l’erreur de le faire.

 

30 gars typiques de sites de rencontres.

La plupart de mes lecteurs étant des lectrices, je me suis souvent fait demander par celles-ci de répertorier le genre de gars que l’on retrouve sur les sites de rencontres. En particulier ceux qui ont un comportement peu appréciable. Voici donc, à la demande générale, 30 gars typiques de ce genre de sites:

1- Le Copieur-Colleur
Il t’a envoyé un mot gentil et tout plein de compliments? Bien! Est-ce qu’il y a au moins une chose dans son message qui te décrit personnellement? Ne serait-ce que ton nom? Non? Dans ce cas, les chances sont grandes qu’il t’a juste copié-collé le même message qu’il a envoyé à un grand nombre de filles. Tu peux t’en rendre compte assez vite quand tu en parles à tes amies du site, et qu’elles te disent qu’elles ont reçu exactement le même message du même gars.

2- Le CONtre-Argumenteur
Pas besoin d’avoir mis des photos sexy sur ton profil.  Le simple fait d’être de sexe féminin suffit pour attirer cet excité du gland qui va vite te suggérer d’allumer ta cam pour lui montrer tes seins ou ton entrecuisse. Tu déclines?  Il insiste, d’abord gentiment. Puis il va te demander pourquoi tu refuses. À chaque argument que tu sors, il aura un contre-argument car à ses yeux aucune de tes raisons de lui refuser n’est bonne. Et il va insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et il va se montrer très déçu que ton non ne se transforme pas en oui et il va conclure en tentant de discréditer publiquement sur ce qui, pour lui, est un manque de cohérence de ta part, avec des phrases du genre de « Mais kess’tu fous sur un site de cul si tu veux pas le montrer?  »

3- Le Jeckyl et Hyde
Il est vrai que l’amour et la haine sont des sentiments très près l’un de l’autre. La preuve: Ce gars-là va t’approcher en parfait gentleman respectueux et irréprochable. Puis, il va te faire tout plein de compliments: Tu es gentille jolie, intéressante, intelligente, etc. Et si tu as un surplus de poids, aucun problème. Bien au contraire, il sait apprécier la beauté des femmes bien en chair et ne se gène pas pour te le dire. Voici le moment où il te sens mure pour recevoir ses propositions sexuelles. Mais voilà, le gars ne te plaît pas, alors tu déclines.  Peu importe la raison que tu lui donnes pour refuser ses avances, le fait est que tu refuses ses avances. Et ça, il ne le prend pas. Il change alors complètement son opinion sur toi, te disant que tu n’es qu’une  grosse vache laide à en vomir qui devrait le remercier à genoux d’avoir daigné s’abaisser à t’accorder son attention. Le bout un peu étrange, c’est qu’il va te traiter de salope parce que tu refuses d’avoir du sexe. Mais bon, quand on est frustré, on ne regarde pas à la logique de nos insultes.

4- Le ContraDictateur
Sa fiche dit qu’il s’agit d’un couple bi de 60 ans qui habite Québec et qui recherche une femme bi de 30-60 ans, de leur région, pour trips de sexe. Ta fiche dit que tu es une femme hétéro de 25 ans de Montréal, qui recherche une relation sérieuse avec un homme de Montréal dans la vingtaine. Il te contacte pour une soirée de sexe. Tu déclines en lui expliquant qu’ils ne sont pas ce que tu cherches. Il insiste. Tu lui dit que, selon leur fiche, toi non plus tu n’es pas ce qu’ils cherchent. Il te répond que seuls les fous ne changent pas d’idée, et continue d’insister. Donc, non seulement il insiste malgré le manque total de compatibilité entre vous, ils se permet de te traiter de folle.

5- Le cunnilinguiste

La toute première chose qu’il te dit sur le site (ou la deuxième, s’il a la patience de te saluer avant), c’est « J’aimerais te manger la chatte!  »  Il ne faut pas s’en étonner. C’est que nous autres, les gars, avons maintes fois entendu des filles se plaindre que leurs partenaires passés et/ou présents n’aiment pas leur faire plaisir oralement. On en vient donc à la conclusion logique qu’offrir la chose, c’est la baise assurée.  Et lorsqu’il essuie un refus, il est totalement confus.  C’est qu’il n’arrive pas à comprendre que même quand une fille a une folle envie de se faire servir oralement, ça ne signifie pas pour autant qu’elle est prête à laisser n’importe quel inconnu le lui faire.  Ceci dit, lorsqu’un gars utilise cette suggestion comme première approche, c’est surtout parce qu’il se doute bien qu’il n’a pas grand chose d’autre pour réussir à plaire. 

6- Le Drogué Raide

Ça, c’est le gars qui t’approche en te disant « Hé, ça te dit de baiser toute la nuit? J’ai pris du Viagra et/ou de l’XTC et j’en ai pour une semaine à avoir la pine d’acier!  » Comment voulez-vous que la fille se sente excitante et désirée si la première chose que lui dit le gars est qu’il a besoin de se doper pour se la garder raide avec elle? Turn-off total.

7- L’Analpha-Bête
Dragueur que l’on nomme ainsi ou bien parce qu’il ne sait pas lire, ou bien il est trop bête pour comprendre quand tu dis sur ton profil ne pas chercher quelqu’un comme lui.

8- Le Membre Fantôme
Un jour, un membre dont  tu n’as jamais entendu parler avant t’écrit en privé qu’il te trouve intéressante et aimerait bien te connaître plus. Tu visites son profil, histoire d’en savoir plus. Il n’a pas de photo, son nombre de messages dans la place est de zéro, et il y est membre depuis trois ans et demi. WTF?

9- L’Amoureux Instantané
Il commence par t’envoyer un mot gentil et amical, et il va rester gentil et amical jusqu’au moment où vous aller passer aux conversations privées.  Il passe alors d’amical, à dragueur en blagues, à dragueur de moins en moins en blagues, à totalement amoureux full-accro qui te supplie de le rencontrer, et ce moins de 48 heures après votre premier contact.

10- Le Tape-d’une-main
Vous échangez de façon courtoise pour une période pouvant aller de quelques minutes à quelques heures.  Puis, il te révèle qu’il n’a pas cessé de se branler tout le long de votre conversation, malgré le fait que tu n’as rien fait d’autre que de lui parler de ta journée au boulot et de ce que tu prépares pour souper.

11- Le Respectueux Extrémiste

Ça, c’est le gars qui s’est rendu compte que beaucoup de femmes se plaignent que les gars ne respectent pas leurs limites. Par conséquent, il croit avoir trouvé la formule pour être un gars parfait: Le Respect! Il n’arrête jamais d’attirer l’attention sur le fait qu’il va toujours rester à sa place et que jamais il ne forcera une femme à faire quoi que ce soit car il est respectueux, lui. Le problème, c’est que puisque son respect est juste une façade qu’il se donne pour séduire, il ne sait pas où s’arrêter. Alors si une femme lui fait des proposition, il va les décliner, en rajoutant fièrement qu’il refuse par respect pour elle. Il aura bien du mal à comprendre pourquoi, suite à cette douche froide, elle s’éloigne de lui, puisqu’il l’a pourtant toujours traitée avec respect.

12- Le Malléable
Ça, c’est celui qui prendra n’importe qui, de n’importe quel site, habitant n’importe où, voulant n’importe quoi, n’importe quand. Au lieu de se décrire tel qu’il est, il te dira plutôt ce qu’il n’est pas: Il n’est pas jaloux, il n’est pas drogué, il n’est pas infidèle, bref, tous les défauts que les femmes détestent chez les hommes, il ne l’est pas. Il va te poser tout plein de questions sur tes goûts et activités, de façon à pouvoir s’y conformer en répondant « Je suis pareil!  », chose qu’il n’aurait pas pu prétendre s’il s’était décrit en premier. Ça ne l’empêchera pas d’affirmer que tu es spéciale pour lui car il n’est pas désespéré.

13- L’ÉnerVantard
Tout ce dont il parle, c’est he, himself and him. Il a tout vu, il a tout fait, et beaucoup mieux que les autres. Il ne dialogue pas avec toi, il monologue!  Il est tellement pris dans sa mission de t’éblouir qu’il se fout complètement de ce que toi tu as à dire.

14- Le ProfessioNul
Les femmes et le sexe, il connait ça! Il a tout lu, tout étudié, et tout appris pour devenir l’amant parfait, et a utilisé ses vastes connaissances afin de développer sa propre formula gagnante sexuelle : D’abord, préliminaires d’embrassades et de caresses pendant 10 minutes. Ensuite, cunnilingus pendant 10 minutes. Ensuite, pénétration, stimulation du point G et changement de position aux 10 minutes. Répéter tant qu’il ne t’aura pas procuré au moins 3 orgasmes. C’est bien!  Mais il faut avouer que parfois, ce n’est pas la peine qu’il se donne autant de mal, puisque tu es tellement allumée que tu n’as pas besoin de préliminaires.  Dans ces moments-là, tu as juste envie de te déculotter et te faire enfiler immédiatement sans ménagement. Et ça…

  • A) il ne le comprends pas, parce qu’il n’a appris à baiser que de sa façon technique.
  • B) il est pris au dépourvu parce que tu lui empêches de montrer à quel point c’est un bon baiseur expérimenté et adroit.
  • C) il se demande si tu te fous de sa gueule, parce qu’il est convaincu qu’aucune fille n’aime se faire baiser avec force et passion.
  • D) il frustre, prétend qu’il sait mieux que toi ce que tu aimes vraiment, et insiste pour te baiser à SA façon.

Autrement dit, même s’il prétend être attentif aux besoins sexuels des femmes, en réalité la seule chose qui l’intéresse c’est son image d’amant parfait. Sauf que s’il était vraiment l’amant parfait, il t’écouterait au lieu d’en faire à sa tête.

15- Le SexTremiste
Il se vante que la nature a été généreuse avec lui, ce qui lui permet de pouvoir garder une femme éveillée toute la nuit car qu’il est aussi insatiable que résistant. Lorsque tu lui laisses la chance de le prouver, tu constates qu’il se limite à la pénétration et que tu n’as pas senti grand chose de sa bite de schtroumpf durant les huit minutes qu’ont duré la baise.

16- L’AlphaBite
Il a une grosse bite, il est convaincu que ça fait de lui un mâle alpha, alors tout tourne autour de ça: Sa photo de profil est sa bite. Ses galeries sont des photos de sa bite. Sa cam est braquée sur sa bite. Et il ne parle que de sa bite.

17- Le Vif du Sujet
Avec lui, pas de temps à perdre! Son premier message est court et droit au but: Quand ce n’est pas « On baise quand?  », c’est quelque chose d’aussi rapide disant sensiblement la même chose . Et si tu ne lui réponds pas, il est fort possible qu’il ne s’en rendra jamais compte, puisqu’il a envoyé le même message à 8624 autres filles.

18- Le ConPétiteur
Dès qu’il voit un autre gars attirer l’attention d’une (ou plusieurs) des filles du site, il ne le digère pas. Il part alors en croisade contre celui qu’il voit maintenant comme un adversaire, dans le but de le rabaisser dans l’estime des filles. Pour ce faire, il prendra la moindre parcelle d’information à son sujet et la déformera de façon négative afin d’étaler au grand jour, dira t-il, la vraie nature de l’autre gars. En fait, en agissant ainsi, c’est plutôt sa propre nature qu’il étale: Insécure, jaloux, mesquin, envieux, menteur, manipulateur, etc.

19- Le Moqueur-Agressif
Lui, il ne perd pas de temps à jouer au bon gars.  Sur le forum ou le t’chat, il fait tout plein de blagues sexistes.  Ces remarques vont faire que…

  • 50% des filles vont l’ignorer.
  • 35% vont le trouver cave, et le dire publiquement.
  • 10% vont le trouver drôle, et même que…
  • 5% vont le défendre contre celles le trouvant cave.

On pourrait penser que cette attitude est stupide comme technique d’approche. Pourtant, ça marche. La preuve: Quel membre gentil et respectueux peut se vanter d’avoir réussi à  attirer l’attention et mettre de son bord 15% des membres féminines du site, comme lui vient de le faire?

20- L’impaChiant
N’arrête pas de se plaindre que ça fait 36 heures qu’il est membre ici, il a envoyé 97 demandes de contacts, et il n’a toujours pas une seule fille intéressée par lui… CE SITE EST UNE MERDE!

21- Le Cliché Cliché.
Sa photo de profil entre dans l’une de ces très typiques catégories:

  • Le mec et sa bagnole.
  • Le mec et sa moto.
  • Le mec et son chien.
  • Le mec qui a la main de son ex sur l’épaule (il a découpé le reste).
  • Le mec à casquette et verres fumés.
  • Le mec torse nu.
  • Le mec sportif, habillé de tout l’équipement du randonneur, en plein bois ou en montagne.
  • Le selfie en situation dangereuse.

22- Le Tout-Faux
Il est gentil et charmant, mais c’est bien la seule chose chez lui qui est vraie.  Pour le reste: Sa photo de profil date d’il y a plus de 5 ans.  Il dit avoir 29 ans mais il est dans la quarantaine. Il dit ne pas avoir d’enfants alors qu’il en a déjà deux.  Il est toujours prêt à te rencontrer mais jamais chez lui car, bien sûr, il se dit célibataire alors qu’il est en couple et habite avec sa conjointe. Lorsqu’il sera finalement démasqué au bout de deux ou trois mois, il braillera qu’il n’avait pas le choix de s’inventer une vie parce que, étrangement, personne ne l’aime tel qu’il est vraiment.  La preuve: Maintenant que tu sais la vérité à son sujet, tu as perdu intérêt pour lui.

23- L’habitué
Sa fiche dit qu’il est membre de la place depuis plus de cinq ans. Ça peut vouloir dire trois choses:

  1. Ou bien il n’a vraiment rien pour plaire.
  2. Ou bien il est en chasse permanente.
  3. Ou bien il a été membre ici il y a longtemps, il a eu une relation, et maintenant que celle-ci est terminée, il est de retour.  Ce qui veut dire qu’il s’attendait à ce que la relation ne dure pas, et à avoir à revenir.

D’une façon comme d’une autre, on ne peut pas dire qu’il constitue du bon matériel pour une relation monogame.

24- L’Esthète-de-noeud
Les photos de sa liste d’amis ne sont qu’une collection de filles de style mannequins et douchebaguettes. Voilà qui en dit long sur ses préférences, donc sur sa personnalité.

25- Le N’importe-Quoi-Pourvu-que-ça-Baise
L’inverse du précédent. Grand croyant de la rumeur populaire comme quoi les vieilles, les grosses et les laides sont les plus allumées et/ou les plus désespérées, c’est celles-là qu’il approche. Par conséquent, s’il ne s’occupe pas de toi, c’est ironiquement parce qu’il te croit trop bien pour lui.

26- Le Passif Non-Agressif
Il te fait une demande de contact, tu l’acceptes, et vous vous échangez quelques messages.  Il est gentil, drôle, mais plus les jours passent plus tu réalises qu’il ne te dit que des banalités. Il ne montre aucun signe d’intérêt particulier pour toi, même que sa conversation devient de plus en plus courte et insipide.  Tu finis par ne plus lui répondre, et il cessera de te donner signe de vie pendant une semaine ou deux. Puis, il te relance, toujours sur des banalités, et tu te demande bien pourquoi il te dérange ainsi pour rien.

La réponse est simple: Il cherche à se faire draguer.  Il veut que tout vienne de toi: Les premier pas, les propositions de rencontres, les propositions de baise, et ce sans jamais rien faire pour t’en donner envie.

27- Le Nique-ma-Race
Trois éléments invariables:

  1. Il est d’une autre race / couleur / culture que toi.
  2. Il t’aborde et fait des propositions sexuelles.
  3. « Tu refuses? Mais t’es raciste, salope! »

Faut juste pas confondre.  Ceci n’est pas un comportement ethnique. C’est simplement un comportement de con.  Et des cons, on en retrouve partout!

28- Le 180 Degrés de Séparation
Vous vous contactez, vous échangez des messages, vous vous jasez sur messagerie.  Le courant passe à merveille, vous vous entendez super bien, vous discutez même d’une rencontre bientôt. Puis, sans prévenir, il te fait un 180°: Il te met sur sa liste noire de Skype, de Facebook, de son courriel, du site que vous fréquentez. Il t’a banni de sa vie pour toujours, et ce sans le moindre mot d’explication.

29- Le Mature Responsable Intense et Tourmenté
Il est beau, athlétique, il est séparé/divorcé et a au moins un enfant. Il vit seul et il partage son temps entre travailler, tenir maison propre et assumer ses responsabilités paternelles. C’est un miracle qu’il arrive à trouver du temps libre pour être sur un site de rencontres. La preuve: Ça fait au moins deux ans qu’il n’a pas baisé. Mais ça ne le dérange pas outre-mesure. Ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche. Et il n’a pas le temps pour une romance non plus. Il cherche juste quelqu’un à qui parler.

Il est si mature, si responsable, et en même temps si victime des circonstances qui ne sont pas de sa faute à lui… Quelle fille ne craquerait pas pour un tel homme? Alors tu t’en rapproches, tu deviens vite son ami, vous passez vos soirées à jaser.  Il trouve un trou dans son horaire pour une rencontre.  Vous passez une excellente soirée ensemble et une très géniale nuit de baise. Tu te sens honorée d’être sa toute première baise en deux ans, baise dans laquelle il t’a avoué avoir ressenti avec toi des sentiments qu’il ne croyait plus être capable d’avoir. Tu es certaine d’avoir trouvé l’homme de ta vie et te sens prête à partager la sienne, incluant responsabilités et tourments.

Mais dès le lendemain et pour les jours suivants, il devient distant et utilise son travail et ses responsabilités paternelles comme excuses pour annuler vos rendez-vous l’un après l’autre, jusqu’au jour où il disparaît de tes contacts et de ta vie. Normal: Il est maintenant occupé à faire son numéro de mature responsable intense et tourmenté à une autre fille qui craque pour lui. Une fille qui sera très honorée d’être sa toute première baise en deux ans.

30- L’inévitable Nice Guy.
Vous connaissez le genre.

C’est tout?
Bah ouais, que voulez-vous, en tant qu’homme hétéro, je n’ai pas tellement l’expérience de l’interaction avec les gars de sites de rencontres.  Mais j’ai quand même observé ceux-là.

Avez-vous déjà eu à faire avec ces types de comportements?  En avez-vous constatés d’autres?  Parlons-en dans les commentaires.

————-

J’ai mis un lien vers cet article-ci dans le section des commentaires sur un billet intitulé Les Sites de Rencontres et l’Humiliation, même combat Un très bon article (quoi que un peu court) signé Sylvie Savard, du site Mitsou.com.

Nouveau lecteur, nouvelle lectrice? Joignez le groupe Facebook de Mes Prétentions de Sagesse.

12 raisons pour ne pas occuper trop longtemps un emploi en bas de l’échelle.

Il y a dix-huit ans, en 1999, je travaillais au centre d’appel du service à la clientèle pour Air Canada.  À une époque où le salaire minimum au Québec était $6.90, j’y gagnais $14.00 de l’heure.  C’était un bon moment pour songer à faire des investissements.

Me voici donc à la banque, au bureau de mon conseiller financier.  Après m’avoir posé quelques questions au sujet de mon travail, mon revenu et mes dépenses, celui-ci me demande combien je veux placer par mois.  Je lui donne le montant, qui était le maximum que je pouvais y mettre à ce moment-là.  Celui-ci me répond alors quelque chose je ne m’attendais vraiment pas: « Je vous le déconseille, parce que vous ne garderez pas votre travail longtemps.« 

J’étais choqué.  J’étais insulté.  Moi qui étais fier de lui avoir raconté que, dix ans plus tôt, je travaillais à laver de la vaisselle au resto Le Commensal, travail que j’ai continué tout en retournant aux études, avant de décrocher cet emploi où j’ai commencé à $10.00 de l’heure, et que j’occupe toujours ce poste deux ans plus tard à $14.00.  Moi qui me suis fait un point à lui montrer que je suis travaillant, sérieux, avec la débrouillardise pour m’élever d’un minable travail manuel au salaire minimum à un travail de bureau qui me rapporte plus du double.  Qu’est-ce que c’est, que ces préjugés totalement gratuits à mon égard, comme quoi je serais incapable de garder ma place? Ses insinuations étaient insultantes et injustifiées.  

Il a alors précisé sa pensée en ces termes: « Vous savez, le marché de l’emploi, ce n’est plus comme dans le temps de nos parents.  Eux autres, pouvaient passer toute leur vie au même travail et c’était normal.  Dans ce temps-là, les employés autant que les patrons recherchaient surtout la stabilité, la loyauté.  Ou bien tu restais toujours à la même position, ou bien tu grimpais l’échelle, mais toujours au même endroit.  Mon père a commencé à l’âge de quinze ans à balayer le plancher à la Banque Royale du Canada.  Après ça, la banque lui a donné la formation pour devenir caissier.  Ensuite il est devenu leur comptable.  Vingt ans plus tard, il était gérant, une position qu’il a occupé jusqu’à sa retraite. »

Son histoire était crédible.  Moi-même, ma mère a décroché un travail de caissière à la Banque Canadienne Nationale à l’âge de dix-neuf ans ans, en finissant l’école, malgré le fait qu’elle avait redoublé deux ou trois années.  Et à elle aussi on lui avait éventuellement offert une promotion avec de plus grandes responsabilités.  Par manque de confiance en elle-même, et parce qu’elle ressentait de la sécurité dans son travail routinier, elle a décliné.  Ils l’ont donc laissée à son poste, qu’elle a gardé jusqu’à ce qu’elle se marie et fonde une famille, comme il était coutume à l’époque.     

« Mais de nos jours, ça ne se passe plus comme ça.  Pour chaque position, quand on n’a pas les études, oublie ça, rien à faire pour grimper les échelons.  Soyons francs, téléphoniste, dans une grosse compagnie comme Air Canada, c’est un poste en bas de l’échelle.  Les gens qui y sont engagés, c’est généralement pour avoir un pied dans la place, en attendant que le poste qu’ils convoitent se libère.  Un poste plus haut placé, pour lequel ils sont diplômés. »

Le reste de son explication, ainsi que ce que j’ai pu moi-même observer depuis, lui a donné raison.  Depuis les années 90, non seulement la stabilité n’est plus une qualité recherchée dans le milieu de travail, c’est même un handicap.  Surtout si c’est pour occuper le genre de poste qui entre dans la catégorie Premier travail d’une personne sans expérience.  c’est à dire téléphoniste, plongeur dans un resto, caissière dans un supermarché, et plusieurs autres petite boulots du genre.  Et non seulement est-ce un handicap de carrière, c’en est un social et moral.  Voici les douze raisons:

RAISON 1: Tu es la seule personne stable dans un environnement créé pour être instable.
C’est fou comment, sans pour autant le penser consciemment, on a toujours l’impression que notre nouvel environnement de travail a toujours été le statu quo de la place. Tu es embauché.  Tu apprends à connaitre tes collègues de travail.  Vous vous entendez bien.  Pour toi, ceci est l’univers stable où tu vas passer le reste de tes jours.  Puis, un collègue part occuper de plus hautes fonctions.  Arrive donc le petit nouveau, que tu perçois comme étant l’ovni de la place.  Et étrangement, tu n’es pas vraiment porté à développer d’affinités avec celui-là.  Mais bien vite, tu constates que, un à un, tes premiers collègues font places à de nouveaux.  Un an plus tard, il ne reste plus personne du temps où tu as été embauché.  Tu te sens encore comme le petit nouveau, mais c’est toi qui est l’ancien.  C’est toi, maintenant, l’ovni de la place, car… 

RAISON 2: Tu as de moins en moins d’affinités avec tes collègues.
Au début, le courant passe toujours avec les nouveaux.  Mais après cinq ans sur le marché du travail, le temps a assez passé pour que tu sois totalement décroché des modes, expressions et tendances actuelles que suivent les jeunes qui sortent de l’école.  Ils ont maintenant plus d’affinités entre eux qu’avec toi.  Ce qui fait que plus le temps passe, et plus c’est toi, le vieux con que l’on met de côté.

RAISON 3: Plus tu prends de l’ancienneté, plus ça engendre le mépris.
Normal: De quoi est-ce que ça a l’air, de passer sa vie au bas de l’échelle, à occuper le genre de poste qu’un étudiant occupe  -et quitte-  avant ses vingt ans?  On se fait donc coller l’étiquette de « Pas capable de trouver mieux que ça. »  On a beau se défendre en répliquant « Moi, au moins, je travaille! », cet argument confirme que ta position est tout juste au-dessus des chômeurs, des BS, des parasites et des sans-abris.  Autrement dit, au plus bas du marché du travail, ce qui porte les gens à te juger.  Et même quand ils sont positifs envers toi, c’est encore pire car…  

RAISON 4: Même les encouragements sont décourageants.
Il y a des gens pleins de bonnes intentions, qui vont justement te dire ça:  « Bah, au moins, tu travailles, hein!?  C’est l’important! »   Ils veulent juste t’encourager.  Malheureusement, en disant ça, ils expriment justement le fait qu’à leurs yeux, occuper un tel emploi, c’est quelque chose considéré comme étant décourageant.  C’est suffisant pour donner des complexes.  Et voilà pourquoi… 

RAISON 5: La clientèle fidèle te déprime.
Une cliente régulière a quinze ans, est à l’école secondaire, est célibataire, habite chez ses parents.  Tu as vingt ans, caissière, célibataire, habite seule dans un 3½.
Dix ans plus tard, cette même cliente régulière a vingt-cinq ans, est à l’université et habite un 3½ avec son chum. Tu as trente ans, caissière, célibataire, habite seule dans un 3½.
Encore dix ans plus tard, cette même cliente régulière a trente-cinq ans, est partenaire senior dans un important bureau d’avocats et habite sa propre maison avec son mari et ses deux enfants. Tu as quarante ans, caissière, célibataire, habite seule dans un 3½.
Par conséquent…

RAISON 6: Tu n’as pas l’impression d’évoluer.
C’est un constat qui peut être très déprimant.  Heureusement, ton salaire évolue, lui.  Car plus longtemps tu travailles au même endroit, plus tu accumules les augmentations.  C’est la loi.  Et c’est justement ça le problème suivant, car…

RAISON 7: Tu finis par coûter trop cher.
Admettons qu’une caissière de supermarché occupe ce poste pendant vingt ans.  En 1997, le salaire était $6.80. Tout dépendant de ton employeur, tu as droit à 50¢ d’augmentation à tous les 6 ou 12 mois.  Faisons donc la moyenne, et disons que notre caissière a eu droit à 75¢ annuellement.  Au bout de vingt ans, ça fait $15.00, qui se rajoute à son salaire initial de $6.80, pour un total de $21.80 de l’heure.  Ça représente plus du double du salaire minimum actuel qui est $10.75.  Ça en fait donc l’employée la mieux payée de la place, tout de suite après le gérant (possiblement même au-dessus du gérant), alors qu’elle occupe pourtant le poste le plus en bas de l’échelle.  Et à cause de ça…

RAISON 8: Ta simple présence dérange tout le monde.
Plus tu travailles longtemps à un endroit, plus il est difficile de garder le secret sur ton salaire.  Surtout s’il est aussi élevé pour un poste si bas.  C’est le genre de chose qui choque le gérant et/ou son comptable, qui en parle à un collègue, qui le répète à d’autres, et c’est ainsi que chaque nouvel employé apprends tôt ou tard que tu gagnes si cher pour faire si peu.  Dans le cas d’une caissière dans un marché d’alimentation, ça t’apportes le ressentiment du boulanger, du boucher, des emballeurs, des étalagistes, des concierges, et bien évidemment des autres caissières qui prennent mal que tu puisses gagner double salaire pour travail égal.  Par conséquent, tout le monde te déteste.  Incluant le gérant qui sait très bien que, pour ce qu’il te paye, il pourrait embaucher deux nouvelles, plus jeunes et plus jolies, qui feront aussi bien que toi après une ou deux semaines d’entrainement.   Ce qui n’aide pas ton cas, c’est que souvent, l’ancienneté te pousse à avoir des comportements qui dérangent.  Par exemple: …

RAISON 9: Tu développes une familiarité qui engendre de mauvaises habitudes.
Parfois, le fait d’occuper un poste depuis très longtemps, ça nous porte à agir comme si la place nous appartenait, et on se permet des gestes et des paroles qui ne sont pas appropriés.  Par exemple, l’été dernier, j’ai eu un contrat temporaire dans une clinique de physiothérapie où je remplaçais les concierges employés permanents pendant leurs semaines de vacances.  Durant mes cinq semaines à cet emploi, 80% du staff et des clients m’ont parlé contre l’un des concierges, qui occupait ce poste depuis dix-neuf ans.  Depuis le temps, non seulement connait-il tout le monde, docteurs autant que patients, il est celui qui a le plus d’ancienneté dans la bâtisse.  Aussi, il se permet de cinq à dix pauses-cigarettes par jour, ce qui représente entre une heure et une heure et demie à être payé sans travailler, il se mêle de toutes les conversations entre réceptionnistes, docteurs et patients, et il va même jusqu’à ouvrir le rideau pour entrer dans les isoloirs pour aller jaser avec les patients pendant leur séance de physio.  Totalement sans-gêne, le gars.  Voilà pourquoi, depuis le début de l’année, il avait reçu deux avertissements de la part de la direction, précisant qu’à la troisième offense, il serait renvoyé.   Bref…

RAISON 10: On cherche la première excuse valable pour te congédier.
Vous vous souvenez de cette caissière de Provigo qui a été congédiée pour avoir dit à un client qu’un fromage était en spécial au Wal Mart? Ça faisait dix-huit ans qu’elle occupait ce poste.  Il y a aussi celle-ci, qui a été congédiée du Mc Donald’s, après avoir payé de sa poche le repas de pompiers qui venaient de combattre un incendie. Mère de deux enfants, qui occupait deux emplois, elle n’avait pas le profil typique d’une caissière de McDo.

Il est vrai que c’est le genre de travail où, si on veut être accepté lorsque l’on n’entre pas dans les critères, il faut s’en démarquer de manière extrême.  Comme madame Go Gwek Eng qui, à 92 ans, est la plus vieille employée de Mc Donald’s au monde.  Juste pour ça, elle est assurée d’occuper cet emploi tout en étant respectée jusqu’à la fin de ses jours.

Ceci dit, quand je parle de première excuse valable pour se débarrasser de toi, j’ai un excellent exemple: Je ne sais pas si ça existe en Europe, mais ici au Québec, il y a des dépliants publicitaires gratuits qui sont accrochés aux boites à lettres, dans un sac en plastique.  Ça s’appelle un Publisac.  En général, ils traînent là, sans que personne ne les ouvre, et se retrouvent aux poubelles ou au recyclage lors du passage suivant du camion de ces derniers.  Bref, c’est plus dérangeant qu’utile.  C’est dire à quel point ça n’a aucune valeur aux yeux des gens.  La raison pourquoi j’en parle?  Parce que j’ai connu une femme dont la familiarité au travail la poussait à faire de plus en plus de commentaires chiants à ses collègues.  La direction a donc sauté à pieds joints sur la première excuse pour s’en débarrasser: Avoir volé un Publisac.  Sûr, c’est une excuse ridicule.  Mais techniquement, le Publisac n’avait pas été livré chez elle, donc techniquement il ne lui appartenait pas, donc techniquement c’était un vol, donc techniquement ça en faisait une excuse valable pour s’en débarrasser.

Et à la lumière de tout ceci, tu constates que… 

RAISON 11:  Plus grand est ton passé, plus angoissant est ton présent, car plus incertain est ton avenir.
Résumons la situation: Tu occupes un travail que n’importe qui pourrait faire, tu gagnes trop cher au goût de tous, tu n’as rien en commun avec tes collègues, tu es méprisé, mis de côté, tu déranges, et tu dois sans cesse marcher sur des oeufs car, pour toutes ces raisons, tu sais trop bien que l’on cherche la moindre excuse pour te congédier.  Tu vis donc dans une angoisse constante, dans un environnement à atmosphère négative.  Et il faut que tu l’endures.  Tu n’as pas le choix, car…

RAISON 12: Il te serait impossible de retrouver un tel emploi, et encore moins à tel salaire.
Trop vieux, payé trop cher, et n’a que ce travail-là à mettre dans son CV.  Quel employeur voudrait de ça?  Et bonne chance pour avoir du chômage si la raison du congédiement donnée par l’employeur tombe dans l’une des catégories qui n’y donnent pas droit.  Et même là, les chèques de chômage ne sont pas éternels.

Et même si, exceptionnellement, on arrive à garder notre poste en évitant tous ces problèmes avec nos collègues et patrons…  Vous en connaissez beaucoup, des commerces qui arrivent à exister pendant plus de vingt ans?  C’est sûr qu’il y en a.  Mais tôt ou tard, parmi ceux qui prennent la place des anciens à la présidence, il y en aura un qui n’aura pas le talent de son prédécesseur pour garder la compagnie prospère.  Ou pire encore: Oui, il l’a…  Mais le marché change, et le produit et service n’a plus sa place, et la compagnie finit par fermer.   

Et c’est ainsi que, pour avoir eu la fierté d’être une personne stable, on se peinture dans un coin, s’écrasant de plus en plus dans le mur du fond du cul-de-sac de notre emploi.  Jusqu’à ce que quelque chose cède: le mur, ou nous.

C’est bien beau d’avoir de vieilles valeurs, telles la stabilité en emploi.  Mais si ces valeurs sont qualifiées de vieilles, c’est généralement parce qu’elles n’ont plus leur place à notre époque moderne où, ce qui était hier décrié comme étant instabilité, est aujourd’hui louangé comme étant évolution

6 raisons pourquoi je ne suis pas nostalgique de mes 18 ans.

Cette année, le 21 juillet, j’aurai quarante-huit ans.  Puisque c’est à dix-huit ans que l’on devient légalement adulte, je fêterai cette année le trentième anniversaire de ma majorité.

En général, lorsque l’on est adolescent, on a très hâte d’arriver à dix-huit ans pour être enfin un homme et avoir droit à tout ce qui nous était interdit jusque-là, soit la liberté, l’argent, le respect, et tout ce qui est relié au sexe, sans que l’on puisse nous réprimander.  L’anecdote que je vous offre aujourd’hui raconte la façon dont j’ai passé cette journée.  C’est une fidèle reproduction d’un texte que j’ai écrit dans un cahier Canada le jour suivant, puisque j’ai toujours eu comme habitude d’écrire ce qui m’arrivait.  Le texte original est rouge vin italique, mes commentaires sont en texte noir normal. C’est parti:

22 JUILLET 1986

Hier comme cadeau de fête, je me suis offert une sortie à l’Expo Agricole de St-Hyacinthe. Pour l’occasion, une grande partie du terrain du centre culturel est transformée en parc d’attraction genre La Ronde, en plus cheap côté manèges et en plus cher côté prix d’entrée. Je suis seul car Carl et le reste de mes amis sont trop snobs pour s’abaisser à une sortie aussi quétaine, comme il dit.

Il fait chaud. Le soleil tape fort. J’ai soif. J’ai envie d’aller me prendre un coke à 2$ (le double du prix hors-expo), mais mon attention est attirée par un stand en forme de citron géant où il est écrit: « Limonade à l’ancienne: $4.00 » ($4.00, c’était également le salaire minimum de l’heure à ce moment-là, ce qui vous donne une idée du prix aujourd’hui.) C’est cher, mais à force d’entendre dire que les choses étaient tellement mieux faites dans l’ancien temps, on finit par y croire. Je me dis donc que cette limonade vaut probablement un tel prix.

Je me rend au stand, et demande une limonade à la madame.  La madame prend un citron, le coupe en 2, dépose une moitié de ce citron dans un gros verre en carton, y met une cuillerée de sucre, remplis le reste du verre à ras bord de glace, puis remplis le peu d’espace vide qui reste avec de l’eau. Elle y sacre une paille et me tend le tout en réclamant mon argent.  J’étais atterré par la cheap-esse de la chose.  Comme je me l’imaginais, ça ne m’a pas pris plus que 4 gorgées pour le finir. Et peu importe la température, plus tu as soif, moins les glaçons fondent vite. J’abandonnais mon verre glace/citron dans la première poubelle, une poubelle remplie à déborder de verres de limonade à l’ancienne achetés par d’autres qui se sont faits avoir avant moi. Je me sens humilié de ne pas avoir remarqué ce détail plus tôt. Si j’avais été plus attentif, j’aurais compris l’arnaque et je n’y aurais pas laissé mon cash. Je me jure que désormais, lorsque j’aurai vraiment soif, je vais m’en tenir aux choses que je connais. (Une leçon que je pratique encore aujourd’hui, incluant avec la nourriture.)

Tout en déambulant entre les allées, mon oeil est attiré par un manège nommé Le Zipper. J’sais pas trop comment le décrire… L’important c’est de savoir que chaque cabine est une sorte de siège-cage dans lequel on se fait enfermer deux par deux.

Je regarde la courte file d’attente. Il y a un groupe de 4 gars, suivi d’un groupe de 3 filles. Je vois bien qu’ils ne se connaissent pas car les gars parlent ensemble, les filles parlent ensemble, et il y a une distance entre les deux groupes. J’ai soudain une idée géniale. Je cours me mettre en file derrière elles, en me disant que puisqu’il faut embarquer deux par deux, il y en a forcément une des trois qui sera avec moi. Je suis arrivé juste à temps d’ailleurs, une dizaine de personnes arrivent derrière moi et attendent leur tour.

Puis arrive le moment tant attendu: Le manège s’arrête et l’employé de l’expo en fait descendre les gens pour les remplacer par ceux de la file d’attente.

À ce moment là, surgi de nulle part, arrive un ti-cul de 10-11 ans qui court vers moi. Il s’arrête et me demande:

– T’es-tu tout seul ?

Fuck ! Qu’est-ce que vous vouliez que je réponde à ça ? Je ne pouvais tout de même pas répondre « Non, je suis avec elles ! », je ne voulais pas prendre le risque que ces filles se retournent vers moi et me démentent ou pire encore: Qu’elles rajoutent: « Toi ? avec nu-z’autres ? Ah ouache! Ça va pas? » C’est que les filles entre 15 et 20 ans peuvent être très cruelles, vous savez. J’ai donc pas le choix de lui dire que oui, chus tout seul. Il me dit:

– Cool! J’monte avec toi!

Tabarnak! Un si bon plan, si génial, si parfait, que j’ai réussi à monter en quelques secondes, démoli par ce jeune crétin qui voulait juste s’éviter de faire la file. Je vois les 2 premières filles monter ensemble, la 3e monter seule, et je me suis retrouvé enfermé dans la cage avec ce p’tit casseux d’party. Pour la première fois de ma vie, j’avais hâte de débarquer d’un manège avant même d’avoir embarqué dedans.

Et on se retrouve à monter, à tournoyer, à tourbillonner durant quelques minutes. Et puis, ça s’arrête tandis que nous sommes tout en haut. On s’imagine qu’en bas l’employé est en train de changer les clients. J’ai très hâte que ce soit mon tour, parce que cette petite merde assise a mes côtés n’arrête pas de me parler. Et malgré le fait que je ne lui répond qu’à peine, il me parle comme si nous étions en grande conversation.

Les minutes s’étirent et on ne bouge toujours pas. Nous sommes mal situé pour voir ce qui se passe en bas, mais j’entend ce que dis l’un des occupants d’une nacelle voisine, qui eux peuvent voir tout:

– Oops… Quelqu’un a été malade, en bas. Va faloir attendre qu’ils nettoyent !

FUCK!!! On a été pogné en haut comme ça pendant vingt minutes. Et tout ce temps là, je n’avais qu’une envie et c’était d’étrangler le sale trouble-fête à mes côtés. S’il n’était pas venu me gâcher mon plan, c’est avec une jolie fille que j’aurais été enfermé ici, 25-30 minutes en tout.

Le pire là dedans, c’est qu’après avoir débarqué, le p’tit sacrament avait décidé de me coller au cul. Il m’a demandé quel manège ON allait faire ensuite. Je n’avais certainement pas envie de passer la journée en compagnie d’un enfant, et encore moins de ce p’tit crisse qui m’a cassé mes plans de drague. J’ai essayé de m’en débarrasser en allant aux toilettes et de m’enfuir lorsqu’il entrerait dans un cabinet, mais rien à faire. Il n’est pas entré, il m’a juste attendu devant la seule porte d’entrée.

Histoire de m’en débarrasser, j’ai voulu lui faire accroire que je m’en allais. Je n’ai pas eu d’autre choix que de le faire pour de vrai, car il m’a raccompagné jusqu’à la sortie.

Ma sortie snobbée par mes chums, mon argent arnaqué, ma soif non-épanchée, mon plan de drague ruiné, ma paix troublée, mon séjour écourté… Joyeux dix-huitiemme anniversaire, kâlisse!

FIN

À l’époque, mon but en écrivant ce texte était de démontrer à quel point j’ai été malchanceux ce jour-là.  Mais en le relisant aujourd’hui, je vois bien que ce n’était pas la malchance, mon problème.  J’avais beau être devenu légalement un homme, dans les faits j’étais loin d’en être un.  C’était ça, mon vrai problème.  Un manque de couilles total!  Et c’est à cause de ça, que…

RAISON 1)  J’étais infidèle par frustration, et fidèle par désespoir.  
Car oui, je me suis bien gardé de l’écrire dans mon texte original, mais ça faisait trois mois que je sortais avec Julie, âgée de quinze ans, habitant chez ses parents à Saint-Hyacinthe, d’où ma présence en cette ville ce jour-là. J’avais planifié que l’on se voit et que l’on passe la journée à l’expo agricole ensemble.  Mais voilà, deux obstacle se dressaient entre mes plans et moi.  Le premier: Julie travaillait à temps plein chez un opticien aux Galeries Saint-Hyacinthe.  Elle ne peut donc pas faire cette sortie avec moi le jour.  Quant au soir, impossible également.  Le temps qu’elle finisse de travailler, se rendre chez elle, soupe en famille et finisse d’aider à la vaisselle, il sera déjà 19:00. Et là se dresse le second obstacle: Ses parents.  Ceux-ci n’ont aucune confiance de laisser leur fille de quinze ans avec un gars de dix-sept ans, maintenant dis-huit, seuls, le soir, à l’extérieur.  Tous mes amis avaient le droit d’avoir une blonde qu’ils peuvent voir quand ils veulent, de faire ce qu’ils veulent.  Mais moi? Non! Interdit! 

Et ce qui ajoutait à ma frustration, c’est qu’avant Julie, j’ai eu une relation d’un an avec une fille de Montréal-Nord dans lequel j’étais sexuellement actif, et ce dès la première semaine.  Julie, par contre, n’avait pas l’air de vouloir amener la relation à l’étape sexuelle.  Et en effet, lorsqu’elle cassera avec moi, ce sera au bout d’un an et demi d’une relation platonique.  Et voilà ce qui me frustrait: Ne pas avoir le droit de faire des activités normales, et même d’avoir une une relation normale. Mettre de la pression sur l’autre pour la forcer à avoir du sexe, ça n’a jamais été dans ma nature.  Alors de telles conditions, on peut comprendre pourquoi je cherchais mieux ailleurs.  On peut désapprouver, mais au moins on peut comprendre. 

Aussi, à l’époque, je n’avais pas ce qu’il faut pour que la majorité des employeurs veulent de moi.  Alors ou bien on ne m’embauchait pas, ou alors on me casait dans des horaires de merde, de soir, de nuit, majoritairement seul, avec des jours de congés qui ne tombaient jamais les fins de semaines.  Comme cet été-là, où je travaille à laver de la vaisselle le soir, cinq jours semaine, avec congé lundi et mardi, soirs où personne avec horaire de travail normal n’a envie de sortir.  Mon horaire ne correspondant pas avec ceux de ma blonde ni de mes amis, ça mettait obstacle à ma vie sociale.  

Et voilà ce que je veux dire par infidèle par frustration, fidèle par désespoir: Infidèle par frustration, parce que tout le long où j’étais avec elle, je cherchais mieux.  Et fidèle par désespoir, parce que si j’ai continué de sortir avec elle tout ce temps, c’est parce que j’étais incapable de trouver mieux.  Et c’est un comportement que j’avais aussi avec mon employeur.

Ce qui a changé: Avec les années, en devenant plus vaillant et plus athlétique, j’ai commencé à être intéressant, autant pour les employeurs que pour les filles.  Alors depuis que j’ai vingt-sept ans, il arrive que l’un ou l’autre s’offre sans que j’aille à le demander.  Et dans les deux cas, je ne suis plus désespéré au point de rester dans une relation de travail ou de couple si celle-ci ne me convient pas, puisque je suis maintenant capable de trouver mieux.  

RAISON 2)  J’étais un Fedora-Neckbeard.
Bon, je ne portais pas la barbe en collier. N’empêche que j’étais un loser, et que  j’en portais fièrement l’uniforme officiel. Il est vrai que la nature ne m’a pas gâté.  Je suis frêle, peu attrayant, rien pour attirer les regards admiratifs. J’aurais pu faire des efforts; aller au gym, faire du sport, avoir un travail physique afin de me renforcer.  Mais non; j’essayais plutôt de camoufler mon physique non-remarquable sous des vêtements qui l’étaient.  J‘essayais de compenser par mon look, en cherchant à montrer que j’avais de la classe, moi! 

Habillé de la sorte un 21 juillet, j’avais chaud.  J’endurais parce que j’étais convaincu que j’avais une classe folle.  Et soyons franc, en 1986, oui, ce look faisait à la fois artiste et classe.  Mais il l’aurait fait dans une soirée de gala en automne.  Par contre, de jour, à l’extérieur, par un bel après-midi chaud et ensoleillé du milieu de l’été, à l’expo agricole de Saint-Hyacinthe, j’avais l’air d’un clown.  Pas surprenant que la seule personne qui s’est trouvée attirée par mon allure, c’était un enfant. 

Ce qui a changé: C’est à l’automne de l’année suivante, en 1987, à dix-neuf ans, lors de ma rupture avec Julie, toujours ma blonde et toujours platonique, quelle me fera comprendre que mon look était ridicule, en plus de me révéler ce que les gens pensaient de moi dès qu’ils me voyaient. Je considère que j’ai eu de la chance de l’avoir appris à ce moment-là, donc assez tôt pour que ça ne puisse avoir le temps de ruiner ma vie davantage. J’ai alors commencé à m’habiller de façon plus masculine, et surtout plus normale. 

RAISON 3: J’étais désespéré.
À cette époque et jusqu’à mes 25 ans, mon ambition première était d’être en couple. N’importe qui, pourvu que ce soit une fille. Et puisque j’étais timide, je saisissais chaque opportunité dans laquelle il y en ait une qui n’ait pas le choix de me parler, faisant ainsi les premiers pas. Tel que je l’ai déjà mentionné dans mon roman autobio Surveiller Nathalie, voici ce qu’était ma mentalité à ce sujet:   « Oui, j’ai de la misère à me trouver une blonde.  Oui, je m’essaye après toutes les filles célibataires que je peux trouver.  Et à cause de ça, on pense que je suis un fou des filles, un maniaque de la conquête, un obsédé sexuel.  Mais dans les faits, tout ce que je cherche vraiment, c’est avoir une relation amoureuse et sexuelle normale, sérieuse, saine et monogame. Je ne veux pas toutes les filles.  J’en veux une!  Je cherche la bonne, celle avec qui je serai compatible sur tous les points.  Sauf que, si je veux la trouver un jour, je n’ai pas le choix d’être constamment en chasse aux filles célibataires, au cas où l’une d’elle soit celle-là. »   C’est bien plus tard que j’ai réalisé que courir après toutes les filles en étant célibataire, et rechercher mieux lorsque j’étais en couple, c’était exactement l’attitude d’un gars désespéré.

Ce qui a changé: Mon physique. Je suis allé au gym, j’ai fait du sport, j’ai choisi du travail physique afin de me renforcer. Je sais bien que le message que je passe en disant ceci n’est pas politically correct en cette époque où le body shaming est tabou. N’empêche que c’est un fait: En développant mes muscles et en prenant juste assez de gras pour transformer mon visage de laideron squelettique en quelque chose que les filles sont capables de regarder sans avoir de nausées, je suis devenu attrayant. 

Et à partir du moment où je suis devenu attrayant, j’ai commencé à attirer beaucoup plus d’amoureuses potentielles, et ainsi je n’avais plus besoin de désespérément m’accrocher à toute fille célibataire qui passait.

RAISON 4:  J’étais un nice guy, donc un passif.
Comme la majorité des soi-disant bons gars, je considérais que ne rien faire du tout, c’était la meilleure façon de ne rien faire de reprochable. Les filles se plaignent souvent de s’être fait approcher et/ou draguer par des inconnus.  Aussi, histoire d’éviter de mal paraître, le nice guy ne draguera jamais.  Oh, il veut séduire, mais sans prendre le risque de faire les premiers pas. Il a tellement peur du rejet qu’au lieu d’approcher les filles en tant qu’amoureux potentiel, il espère que les circonstances vont les rapprocher. Voilà pourquoi je me suis précipité dans la queue en voyant qu’il y avait un nombre impair de filles qui attendaient leur tour. Quand on est verrouillés dans une cage métallique et isolés à plusieurs mètres d’altitude, quoi de plus normal d’échanger quelques mots avec la personne qui partage notre nacelle?  Je pourrais donc lui parler sans qu’elle pense que c’est pour la draguer.  Ça me laisserait le temps de me montrer intéressant, d’abord via mon look démontrant que j’avais de la classe, et ensuite en lui démontrant mon intelligence par mes paroles.  Il ne me resterait plus qu’à espérer qu’elle m’invite ensuite à les accompagner.

Ce qui a changé: D’abord, tel qu’expliqué au point précédent, j’ai commencé à plaire vers 1995.  Donc, je savais que je pouvais aisément me mettre en couple si je voulais.  Donc, être rejeté n’était plus pour moi un signe que je passerais ma vie célibataire.  Donc, j’ai cessé d’avoir peur du rejet.  Donc, j’ai commencé à choisir celles qui me convenaient le mieux. Et donc, je me suis permis de leur exprimer mon intérêt pour elles.  Ma relation à long terme actuelle, ainsi que la précédente qui a duré 12½ ans, c’est moi qui les ai draguées.  Le simple fait que ce furent mes plus sérieuses relations démontre qu’en effet, choisir activement vaut bien mieux que se laisser choisir passivement.

RAISON 5: J’étais une victime volontaire.
J’ai préféré écourter ma journée et ainsi la laisser se gâcher, plutôt que de dire à ce petit garçon d’arrêter de me suivre. 

Ce qui a changé: J’ai cessé d’être un lâche. Car en effet:

RAISON 6:  J’étais un lâche.
Sérieux, là! Je venais d’avoir 18 ans, et j’ai fui devant un enfant de 10 ou 11 ans, comme une jeune fille qui fuit devant un potentiel agresseur sexuel.

Ce qui a changé:  Ça a pris du temps, mais j’ai fini par apprendre à m’affirmer. Depuis l’âge de 30 ans, je n’ai aucun scrupule à exprimer mon désaccord si une situation me dérange.  Bon, j’avoue que j’ai eu une période dans laquelle j’ai perdu le contrôle de mon franc-parler, et que certaines personnes que j’ai humiliées de cette façon sont devenues de rancuniers ennemis.  Ça m’a pris un autre 10 ans afin d’apprendre à faire la différence entre un désaccord contre lequel il est important de protester, et un que l’on peut très bien laisser passer.

N’empêche que si aujourd’hui je verrais par sa préparation à quel point un verre de limonade est cheap, je n’hésiterais pas à annuler ma commande et épargner $10.75. (Le salaire minimum au moment où j’écrit cet article.) Et si un inconnu venait me demander si je suis seul dans un file d’attente, je lui pointerais la fin de la file en répondant calmement mais fermement: « Tu ne m’utiliseras pas pour passer avant tout l’monde. »

Beaucoup d’hommes prennent de l’âge en regrettant leurs 18 ans.  Je ne serai jamais de ceux-là.  Car comme je le fais depuis plus de vingt-cinq ans, je continue à travailler sur moi-même, aussi bien de corps et d’esprit, pour toujours évoluer positivement en améliorant ce que je suis.

Parce que notre passé ne devrait jamais être meilleur que notre présent, et encore moins notre avenir.

Le premier texte viral québécois fête ses 20 ans

Un joueur de poker ne se demande jamais qui a dessiné le valet, la reine et le roi sur ses cartes.  Personne, en déjeunant, n’a jamais regardé sa bouteille de sirop en se demandant qui a peint Aunt Jemima.  Et la majorité des gens qui s’envoient les mêmes blagues qui circulent sur le net depuis 1997 ne se demandent jamais qui les a écrites.  Ça fait tellement partie de notre décor qu’il ne nous vient pas en tête qu’à l’origine, il y a une personne qui a créée ça.   

Et dans le cas du plus ancien texte viral québécois sur le net, cette personne, eh bien, c’est moi! 

Février 1996, Saint-Hyacinthe.  Dans ma chambre, chez mes parents, je me creuse la tête sur un travail d’école.  Pas une étude ni un devoir.  Non, je parle d’un truc vraiment important pour le jeune wannabe-riche-et-célèbre prétentieux que je suis : Ma chronique humoristique dans le journal étudiant Vox Populi du Cégep André-Laurendeau.  

Mes trois premiers textes n’avaient récoltés qu’indifférence des lecteurs.  Le 4e et dernier, par contre, intitulé 20 éléments sans lesquels Noël ne serait pas ce qu’il est ne cesse de me rapporter des félicitations.  Je comprends alors qu’un texte humoristique sous la forme d’une courte liste est une formule gagnante.  Je rebaptise ma chronique Le Décompte Requin Roll.  Il ne me reste plus qu’à en trouver le prochain sujet. 

Presque un an plus tôt, j’avais commencé une liste de sept noms de famille composés qui forment d’amusants jeux de mots.  Je prends le bottin téléphonique local et note les patronymes francophones qui me semblent avoir du potentiel pour en faire d’autres.  En quelques heures, ma liste passe de sept à vingt.  Je rajoute un petit commentaire amusant après chaque nom composé, et la soumet au Vox le lendemain.  Un mois plus tard, elle est publiée. 

1997: Je fais mes débuts sur le net en construisant ma première page web personnelle sur Geocities.  J’y expose mes meilleurs textes et dessins, incluant les sept Décomptes Requin Roll que j’ai écrits. 

1998: On me signale que trois de mes noms composés ont déjà été faits dans les années 70  par l’humoriste Yvon Deschamps.  Je demande plus de détails à ce sujet à mes lecteurs-z-et-lectrices.  L’une d’elle me répond qu’à l’époque où les enfants ont commencé à porter les noms de famille de leurs deux parents, il s’était amusé à imaginer ce que ça donnerait au bout de quelques générations :  « Moreau Bordeleau Lemoine Allaire Durant Lacasse Dubois Léger Auger Gagné Legros Montant Moran Voyer Leboeuf Haché ».  La coïncidence m’a amusé et j’ai rajouté ce fait en bas de la page de ce décompte.

Geocities et ses couleurs pétantes.

1999: Avant l’existence de Facebook, c’est via courriel que l’on gossait nos contacts avec des pensées du jour, des légendes urbaines, des textes drôles, ainsi que des chaines de lettres promettant que Bill Gates et Walt Disney Jr nous récompenseraient de les rediffuser.  C’est ainsi que j’ai eu la surprise de recevoir un jour mon propre texte de noms de familles.  Un visiteur anonyme de ma page l’avait copié-collé et envoyé à tous ses contacts, dont certains l’ont à leur tour envoyé à tous leurs contacts, et ainsi de suite.  Éventuellement, une de mes amies a fini par le recevoir, et me l’a envoyée. 

À l’an 2000, plusieurs connaissances me disent avoir reçu mon texte.  Sur le populaire engin de recherche AltaVista, je trouve une cinquantaine de pages web et forums qui l’affichent.  En les parcourant, je constate qu’il en existe maintenant différentes versions :

  • La version originale, avec en-tête expliquant sa provenance.
  • Une version avec un en-tête affirmant « Ce sont de vrais noms de québécois. »
  • Une version avec les noms seulement, sans les commentaires.
  • Des versions censurées, sans les combinaisons vulgaires.
  • Des versions retravaillées, sans vulgarités et en bon français.
  • Des versions allongées, qui y ont rajouté les classiques « Marin-Gouin » et « Yoland-Gingras »bien que Yoland soit un prénom.
  • Et des versions dans lesquelles d’autres s’approprient la paternité de mon texte.  

Ces dernières m’amusent moins.  Aussi, puisque de toute façon aucun de ces posts n’inclut mon nom, je commencé à écrire à chaque webmaster pour lui signaler que j’en suis l’auteur, avec lien vers l’original sur ma page.  Certains me créditent, d’autre non, alors que d’autres encore effacent juste le texte.   

En 2005, l’Université du Québec à Trois-Rivières publie sur son site une étude sur les aptonymes (nom de famille d’une personne qui est étroitement lié à son métier ou à ses occupations).  Elle y présente ma liste de nom comme étant le fruit d’une recherche sérieuse.  Je leur écris et rétablis les faits.  Le lendemain, leur texte est modifié.  Ils qualifient maintenant ma liste de canular d’étudiant.  Ou bien ils n’ont rien compris, ou alors mes révélations ont froissé quelqu’un.

Le début des années 2000 m’a permis de voir mon texte déborder des frontières du net et envahir d’autres médias, alors que le magazine Délire le publie dans son courrier des lecteurs.

En 2003, l’animateur Marc-André Labrosse la cite dans son émission du soir sur CKMF / Radio Énergie / NRJ. En 2005, c’est Patrice Lécuyer dans son émission du midi à CKOILa même année, ma mère m’appelle pour me dire qu’elle l’a entendue à la télé, à l’émission du matin Salut Bonjour.

En octobre 2003, un chroniqueur du journal l’Œil Régional la publie

En septembre 2004, le même Bozo la publie une seconde fois, mais en version extrêmement écourtée. 

Un lecteur anonyme découpera du journal cette version, la scannera et mettra l’image résultante sur le net. 

En 2012, cette image permettra à un autre chroniqueur de se faire lui aussi une poignée de change sur mon talent.

Comment est-ce qu’on se sent d’avoir créé un texte viral partagé des millions de fois dans toute la francophonie de la planète?
Tout d’abord, étonné.  Je l’ai seulement écrit, jamais distribué.  Alors qu’il ait ainsi pris vie par lui-même, ça a de quoi surprendre. 

Ensuite, je dois avouer que me suis toujours senti un peu floué.  C’est quand même chiant de voir qu’après avoir envoyé en vain mes CV à la radio, la télé et autres médias, ce sont ceux qui occupent déjà ces postes qui s’y font de l’argent avec mes écrits.   

Et malgré tout, il reste le sentiment de fierté.  Ma création est quand même active non-stop dans médias sous toutes leurs formes depuis près de vingt ans, ce qui en fait l’un des plus viraux des textes viraux, l’un des premiers à être francophones, et le tout premier d’origine québécoise. 

Et puis, ce n’est pas comme si j’avais à me plaindre.  J’ai quand même écrit régulièrement de 1988 à 2008 dans des publications telles que Wow!Safarir, Le Journal de Montréal et Summum, pour ne nommer que les plus connus.  Alors si j’arrive à vendre ce texte-ci à Urbania, non seulement je pourrai le rajouter dans mon CV, j’aurai quand même bien fini par me faire $125.00 grâce à ma liste de noms composés. 

C’est sûr que si on divise ça par vingt ans, ça ne fait pas cher de l’heure.  Mais bon, ce serait déjà ça.

Ajout de nouveaux liens.

Sous ma bannière, l’ancien lien Requinesqueries Online a disparu, remplacé par deux liens plus spécifiques, qui sont Mes romans et Mes BD. Voici la chose:


Mes romans:

Récits autobiographiques

Sept Semaines en Appartement.

En 1987, un bien naïf jeune homme de 19 ans qui habite au sous-sol de chez ses parents à Mont Saint-Hilaire part vivre pour la première fois à Montréal, en colocation avec une femme qu’il connait à peine.  Une superbe jamaïcaine de 27 ans qui travaille comme danseuse du Club Super Sexy.

Surveiller Nathalie.

En 1989, deux ans après Sept Semaines en Appartement. À l’aube de ses 21 ans, un bien naïf jeune homme qui habite encore dans le sous-sol de la maisonnette de ses parents commence une relation avec une fille de 20 ans. Lorsqu’elle tentera de mettre fin à la relation en mettant plein d’obstacles à celle-ci, il ne comprendra pas le message. Et lorsqu’elle y mettra fin clairement, il refusera de la laisser aller.


Fiction

RiverStock:

Roman pour jeunes adultes.
À l’aube du 21e siècle, un jeune homme apprend que son père est une ex-vedette New Wave des années 80 et qu’il a encore tout plein de connections dans le monde du show business pour faire de son fils une vedette instantanée.

Miki contre les Forces Occultes.
Roman ado.
Miki, 15 ans, a toujours été la petite faible pas trop belle mise de côté. Se retrouvant involontairement mêlée à un rituel occulte où elle devait servir de sacrifice, elle devient au contraire la seule personne qui puisse arrêter les forces du mal de surgir de l’Enfer et d’envahir notre monde.


Interrompu mais toujours en ligne.

Un Été à Saint-Ignace-de-Montrouge.

Roman en épisodes à suivre.
Vous connaissez le thème classique de l’homme qui en a assez de son quotidien, alors il décide un jour de tout abandonner afin d’aller recommencer sa vie ailleurs? Eh bien, Un été à St-Ignace-de-Montrouge pourrait être classé dans cette catégorie, car c’est plus ou moins ce qui arrive à Simon Hotte, montréalais d’origine qui se retrouve coincé par hasard dans une petite municipalité à plus de 500 kilomètres au Nord de Montréal. Ce qui rend son histoire différente, c’est que dans son cas à lui, partir et se retrouver ailleurs n’était ni planifié ni décidé. Il est sans transport, sans argent, sans cartes ni cellulaire ni rien ne pouvant l’identifier ni permettre à son entourage de le retracer. Il est coincé dans cet endroit si différent de l’univers dans lequel il a passé sa vie. C’est bien contre son gré qu’il devra se mêler à la communauté afin de survivre, en attendant de pouvoir être capable de décider de ce qu’il fera de sa vie à partir de là.


Blog officiel

Mes Prétentions de Sagesse


Mes BD

Requin Roll, toutes mes BD, en ligne.
Toutes les BD que j’ai pu faire, passées et présentes. Publie trois fois par semaine.

Les Colocopines
 Courte série au sujet de trois copines colocataires.

1 Gay 1 Hetero
Deux colocataires, l’un est gay, l’autre est hétéro.

ComicOrama, chroniques sur la BD en général.

Deviant Art, ma galerie en ligne.

Et voilà!  C’est que j’en ai produit, du stock, en 19 ans sur le net.

Les 11 étapes de la création d’un quartier huppé

Il y a 26 ans cette semaine, à l’âge de 21 ans, je partais de mon petit village de Mont Saint-Hilaire, Qc, Canada, pour aller m’installer à Montréal.  Dès cette première phrase, on imagine généralement que suivra une de ces anecdote qu’on a entendu mille fois, dans laquelle le jeune homme vit le charme d’avoir un premier appartement dans la grande ville.  Un logis quelque peu délabré et pauvre, certes, mais riche en Histoire. Et c’est là qu’il découvre peu à peu les différentes facettes de la vie de l’adulte qu’il est en train de devenir.  

Ça sonne un peu moins glamour quand je précise que dans mon cas, je suis juste allé trouvé refuge chez la mère de ma blonde de l’époque, après qu’une dispute de trop avec mon père se soit soldée par mon expulsion de la maison familiale.  Mais bon, quand on est sans le sou, on vit du bon-vouloir du maître des lieux.  Dans ce temps-là, la vie est rarement ce que l’on en fait, et bien plus souvent ce que nous imposent ceux qui sont plus puissants que nous.

Depuis que je suis montréalais, le hasard a fait que ma vie a presque toujours tourné autour du Canal (de) Lachine, qui est la première ligne bleue sur ce bout de carte où j’ai marqué d’un point (20 points, en fait) les endroits où j’ai habité, étudié et travaillé.

Habiter l’endroit pendant 25 ans, soit de 1990 à 2015, m’a permis de le voir évoluer, ce qui m’a permis de constater qu’il y a onze étapes qui permettent de transformer un coin pauvre en quartier huppé.

ÉTAPE 1) Un quartier est industriel. Beaucoup de travail disponible, beaucoup de travailleurs y vivent.
de 1865 à 1970, le Canal Lachine était en opération.  Ainsi, tout le long de ses deux rives, se sont multipliées les industries et commerces vivant du cargo des innombrables bateaux de transports de marchandises et de matières premières qui passaient par là.  Évidemment, de nombreuses maisons et édifices à logements se sont bâties à proximité afin de loger tous ces travailleurs et leurs familles.

ÉTAPE 2) Le travail déménage à un endroit plus économique / plus moderne / mieux adapté aux récentes tendances du marché.
C’est ainsi qu’en 1970, le Canal Lachine a fermé, en ouvrant ses écluses pour de bon, ce qui a cessé de retenir l’eau, rendant le passage impraticable aux bateaux. Lorsque je suis arrivé dans le quartier Ville-Émard 20 ans plus tard, en 1990, l’eau y ruisselait en cours tellement minces par endroits que l’on pouvait le traverser à pied.


ÉTAPE 3) Sans travail, le quartier est déserté par les travailleurs qui vont vivre ailleurs.
Normal! Il faut aller là où le boulot est.  N’empêche que ça fait bien des logements vides, tout ça.

ÉTAPE 4) Les propriétaires sont obligés de laisser les loyers peu coûteux s’ils veulent avoir des locataires qui vont daigner y vivre.
Et moins les loyers rapportent, moins les propriétaires peuvent se permettre de rénover.  Et plus l’endroit se délabre, et plus les loyers restent généralement au même prix pendant une décennie ou deux, tandis que le reste du coût de la vie augmente.

ÉTAPE 5) Les loyers les moins chers attirent les gens pauvres.
Quand on parle de gens pauvres, on songe tout de suite à ceux qui ne peuvent pas se trouver un bon emploi pour diverses raisons, aucune vraiment édifiantes: Peu éduqués, alcooliques, violents, criminels, consommateurs et/ou revendeurs de drogues, délinquants de toutes sortes, problèmes psychologiques, BS chroniques…  Mais aussi, et c’est là l’ingrédient vital de la transformation de l’endroit: Les artistes amateurs, donc sans le sou, tels peintres, sculpteurs, jongleurs, musiciens, chanteurs, bédéistes, qui commencent à occuper le quartier.

ÉTAPE 6) Le quartier devient une communauté artistique.  Il y nait plusieurs artistes, mouvements artistiques et tendances qui percent au grand public.
Le roman Bonheur d’Occasion et le film qui en fut tiré raconte la vie du quartier ouvrier de Saint-Henri, qui longe le Canal Lachine.


Vous connaissez Yvon Deschamps? Il est lui aussi originaire du quartier Saint-Henri, un endroit qui a influencé ses monologues dans lequel il décrivait la vie moyenne du canadien-français d’un milieu ouvrier.  La comédienne Marina Orsini vient du quartier voisin, Ville Émard, ainsi que, comme son nom l’indique, le légendaire Ville Émard Blues Band.  Au printemps de 2001, Bran Van 3000 tourna une bonne partie du vidéoclip de leur chanson Astounded sur le bord du Canal de Lachine à Saint-Henri.  

Du reste, pour connaître les personnalités artistiques qui en sont originaires ou qui y ont habitées, il n’y a qu’à consulter les pages Wikipédia de Ville Émard, Verdun, Saint-Henri et Lasalle.

ÉTAPE 7) Le quartier est remarqué par les riches qui sont attirés par son côté artistique, donc très branché.
Que ce soit à la télé, les journaux, les magazines ou la radio, la majorité de ce que l’on y voit, lit et entend a rapport aux artistes.  Donc, forcément, le lieu d’origine de l’artiste peut être fascinant pour les fans.

ÉTAPE 8) Les riches envahissent la place, démolissant les logements pauvres pour y construire des condos.

Quand on n’a pas le talent pour être un artiste, on essaye de s’approprier son univers.  Et puisqu’il s’agit de gens riches, ils ne vont certainement pas accepter d’habiter des taudis.  Bref, ils vont vouloir observer la vie du pauvre, mais du point de vue d’un riche.  … Et sans la présence du pauvre, si possible.  C’est normal: Depuis 2002, le Canal Lachine est de nouveau ouvert à la navigation, afin que les riches puissent y installer des quais pour leurs bateaux.  Ils ne veulent certainement pas les voir se faire couvrir de tags et graffitis.  Aussi:

ÉTAPE 9) Le quartier devient trop riche pour que les pauvres puissent encore y vivre.
Les propriétaires pauvres demandent des subventions pour rénover leurs édifices à logements, puisque la présence des condos de riches démontrent que le quartier a un soudain potentiel économique qui promet.  Mais voilà, les banques ne prêtent qu’aux riches.  Les proprios pauvres tentent alors d’augmenter les loyers.  Les locataires pauvres ne peuvent plus y vivre et partent.  Mais personne ne veut payer cher pour un loyer délabré, le voilà donc avec un édifice délabré et déserté.  La présence des riches font que les taxes des propriétés font un bond spectaculaire que le propriétaire pauvre ne peut se permettre.  Les riches lui rachètent son édifice pour une bouchée de pain, et obtiennent aisément les subventions pour le rénover, ou bien pour tout raser et construire d’autres condos.  

Pour les commerces, même scénario: Les grandes chaines s’installent et paient aisément un loyer exorbitant, qui devient soudain le barème  pour les commerçants déjà établis.  Incapables d’assumer une telle hausse, ils doivent fermer boutique.

ÉTAPE 10) Les pauvres quittent le quartier à la recherche d’un autre coin pauvre où ils pourront recommencer à vivre et à créer artistiquement.
En ce moment, c’est surtout Hochelaga-Maisonneuve qui a pris la relève des berges du Canal Lachine.  La preuve, c’est que depuis environs cinq ans, il commence à y pousser des condos.  Et les restos chics commencent peu à peu à y remplacer les patateries pas chères, une gentrification qui ne plaît pas à tout le monde.


ÉTAPE 11) Une fois les pauvres partis, les riches mettent partout dans le quartier des plaques commémoratives historiques racontant fièrement les réalisations des gens qu’ils en ont chassés.
Le pauvre vit l’Histoire.  Le riche se l’approprie.

Bref, pour qu’un quartier devienne huppé, ça prend tout d’abord des gens pauvres.  Des pauvres qui, après avoir créé de l’intérêt ayant enrichi le quartier à plus d’un niveau, s’en voient expulsés.  Ce fut le cas pour le Plateau Mont Royal dans les années 70-80, du Canal Lachine dans les années 90-2000, et c’est ce qui est en train de se passer à Hochelaga-Maisonneuve qui commence à se faire surnommer HoMa.  Tout comme South Houston qui est devenu SoHo Car oui, tout ce que je viens de vous raconter au sujet du Canal Lachine, c’est arrivé à SoHo 30 ans plus tôt.

Mais bon, comme je disais plus haut: Quand on est sans le sou, on vit du bon-vouloir du maître des lieux.  Dans ce temps-là, la vie est rarement ce que l’on en fait, et bien plus souvent ce que nous imposent ceux qui sont plus puissants que nous.

Previous Older Entries

%d blogueurs aiment cette page :