7 questions que se pose une fille quand son mec regarde de la porno

Situation classique: Tu es une fille en couple, lui aime regarder de la porno et ça te dérange.  Tu te demande pourquoi il fait ça? Le problème, c’est que tu cherches une explication rationnelle à quelque chose qui ne se mesure pas en intellect ni en émotions, mais plutôt en instinct. Voici donc ce que toute fille devrait savoir au sujet de l’intérêt que nous, les gars, avons pour la porno, en répondant aus sept questions que j’ai le plus souvent entendues sur le sujet.

1- Pourquoi mon mec se branle en regardant d’autres filles?
Ton chum regarde pas d’autres filles, il regarde de la porno.  Il se trouve que la porno pour gars hétéro, ça ne se fait pas sans filles. C’est quand même mieux que s’il regardait des films gais ou zoophiles, non?  N’oublie pas que cette fille qu’il regarde, comme tu dis, a été filmée il y a au moins un an, et ce dans une ville où ton chum n’est probablement jamais allé, qu’il ne risque donc pas de la rencontrer un jour, et que des milliers d’hommes font pareil que lui devant le même film. Et aucun de ces gars ne se fait d’illusion sur une possibilité de relation avec cette actrice dans la vraie vie.

2- Je ne suis pas assez belle pour lui, c’est ça?
Si c’était le cas, il ne sortirait pas avec toi.  Que ce soit dans la porno ou les vrais films hollywoodien, les actrices sont choisies parce qu’elles sont exceptionnellement belles.  Alors avant de vous faire des complexes par comparaison, sachez que c’est pareil pour les hommes: Les acteurs pornos sont choisis parce qu’ils ont des bites à nous donner des complexes.  Mais voilà, ce n’est pas la qualité du physique que l’on regarde, c’est l’action.

3- À qui / à quoi il pense quand il regarde ces films là?
En voilà, une question stupide!  Et toi, quand tu regardes une émission à la télé ou un film au cinéma, à qui et quoi tu penses? À rien, puisque ton attention est absorbée par ce que tu regardes. Le but premier de la télé, du cinéma, de la radio, de la littérature, etc, n’est-il pas de nous distraire?  Ben voilà: Quand on est distrait, on ne pense pas. C’est aussi simple que ça.

4- S’il m’aimait vraiment, il ne ferait pas ça, non?
Je vais t’en apprendre une bonne: Nous autre, les gars, nous avons cette étrange capacité de pouvoir séparer l’amour de l’excitation sexuelle. Si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’est pas obligatoirement relié à l’autre. S’il fallait que les gars ne soient excités sexuellement que par les filles avec qui ils sont en amour, ça voudrait dire que tous les hommes qui regardent des films de cul sont en amour avec les actrices. Ça causerait de sacrés problèmes.

5- Est-ce qu’il préférerait que je fasse toutes les cochonneries que font ces filles-là?
Peut-être, mais ça ne l’empêche pas de t’aimer. Il est vrai que la fille sur l’écran est bisexuelle tout en aimant se faire prendre dans 4 de ses 7 orifices naturels, ce qui est autre chose que les 20 minutes de missionnaire hebdomadaires auquel il est habitué. Mais si ça peut te rassurer:  Au lieu de se mettre à la recherche d’un autre qui ferait tout ça, il préfère rester avec toi, se contentant de soulager ses impulsions une fois de temps en temps sur ce qu’il n’aura jamais..

6- Pourquoi est-ce qu’il regarde des films pornos alors qu’il sort avec moi?
Tant qu’à faire: Pourquoi est-ce qu’il regarde le hockey à la TV plutôt que d’aller y jouer lui-même ? Pas rapport ! S’il fallait qu’un homme couche avec sa blonde à chaque fois qu’il a envie de sexe, elle déclarerait forfait au bout d’une semaine. Ou pire encore: Elle l’accuserait d’être dans cette relation juste pour le sexe.

7- Je n’arrive pas à le satisfaire, c’est ça?
Oui, exactement!  Et alors?  Tu te crois seule dans ton cas?  Sais-tu seulement ce que ça prend pour satisfaire un gars lorsqu’il a l’âge d’être au sommet de ses hormones?  Il en aurait trois fois par jour.  Et s’il pouvait glisser des petites vites entre ces séances, c’est à dire une baise rapide sans préliminaires qui se concluent en cinq minutes, il le ferait 2, 5, 10 fois par jour.  Vous savez, des fois, on a juste envie de s’offrir un petit plaisir spontané, rapidement, sans devoir amener l’autre à vouloir baiser, sans perdre de temps aux préliminaires, sans avoir à mettre de condoms, sans avoir à prendre le temps de procurer du plaisir à l’autre, sans avoir a prendre une douche et laver les draps après.

Le problème de beaucoup de femmes, c’est qu’elles idéalisent leurs relations amoureuses. Le gars ne devrait pas se contenter d’être fidèle de coeur et de corps. Oh que non: Pour satisfaire madame, il faudrait qu’il le soit également dans la tête et dans l’instinct. Non seulement c’est impossible dans le dernier cas, mais en désirant ce genre d’homme, vous ne faites que nous donner l’impression que nous sommes incapable de vous plaire ou de vous satisfaire à 100%

Mais en faisant ça, est-ce que ça ne vous rend pas coupable de ce que vous nous accusez justement de faire, c’est à dire d’être insatisfaite du mec que vous avez, et de fantasmer d’en avoir un du genre que vous préféreriez?

Les 4 règles du succès

Je ne suis pas homme à copier les textes des autres. J’ai déjà bien assez de choses à dire comme ça sans avoir besoin de prendre mon inspiration ailleurs. Je vais cependant faire exception aujourd’hui parce que j’ai récemment lu un truc qu’il vaut vraiment la peine de partager.

Cracked.com a beau être un site d’humour, certains de leurs articles sont très pertinents. Celui-ci en particulier: The 10 Most Important Things They Didn’t Teach You In School, par David Wong. Si vous comprenez l’anglais, allez le lire au complet. C’est long mais ça vaut la peine. De toutes façons, je ne compte vous entretenir ici que du sujet numéro 6 qui résume en trois courts points ce que ça prend pour réussir sa vie en général et sa carrière en particulier. Dans ce qui suit, ce qui est rouge italique est traduit et adapté de l’article de Cracked. Le reste, c’est de moi:

Vous savez, ces gens que vous voyez qui ont la grosse maison, la bagnole de l’année, l’écran télé géant et le gros salaire qui peut leur payer tout ça? Environs 100% d’entre eux se sont rendus là où ils sont dans la vie parce qu’ils ont eu quatre choses qui ont joué en leur faveur:

1- Ils ont du talent
2- Ils ont travaillé fort.
3- Ils ont eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.
4 (ou 3b)- … et ils ne les ont pas fait chier.

Pourquoi ai-je coupé le point 3 en deux parties?
Comme je dis plus haut, dans l’article de Cracked, il n’y a que trois points. Le 3e et dernier va comme suit: Randomly meeting the right people and not pissing them off. Dès que j’ai lu ce point, j’ai vu que Mr Wong a fait une petite erreur: Il aurait dû en faire deux points plutôt qu’un seul, car ce sont deux choses très différentes. Parce que si l’un demande de la chance, l’autre demande de l’intelligence et un bon jugement.

Au sujet du point 3 : Avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes
Lorsque ces gens qui ont réussi dans la vie racontent leurs histoires à succès, peu d’entre eux osent parler de ce point. Et c’est normal puisque le public a toujours tendance à croire que quand tu as eu cette chance-là, ça signifie automatiquement que tu n’as jamais eu besoin du points 1 (talent) ni du point 2 (travail).

Pourtant, il n’y a rien de plus faux. On n’a jamais vu un sans-talent avoir une carrière durable juste parce qu’il a de bons contacts. Même si demain René Angelil me signait un contrat de disque, ça ne change rien au fait que je n’ai aucun talent en tant que chanteur.

Exemple pertinent: Jacques Villeneuve. Il a eu tous les contacts requise pour faire un CD de chansons. Est-ce que ça lui a ouvert une carrière de chanteur? Oh que non!

Le point 3 est aussi détesté par ceux qui s’obstinent à croire que seuls le talent et le travail donnent de la valeur à ta réussite.
Par exemple, en 2006-2007, lorsque j’allais à l’École Nationale de l’Humour, programme Auteur, certains de nos profs se vantaient d’avoir plein de connections. À chaque fois que quelqu’un lui demandait de les partager, la réponse de ces profs étaient toujours la même: « Non, je ne peux pas faire ça. Ce serait trop facile. Ce ne serait pas te rendre service, de te donner tout cuit dans le bec tes connections de carrière. Pense à la fierté que tu vas ressentir de pouvoir te dire que si tu as réussi, c’est entièrement par toi-même. »

Le problème, c’est que mon talent, c’est l’écriture, pas l’auto-gérance ni les relations publiques.  Je sais écrire, je sais faire des blagues, la seule chose que je ne sais pas c’est où et comment présenter mes projets.  J’écris professionnellement de l’humour dans les magazines depuis juin 1988. La seule raison pourquoi je me suis endetté de $12 000.00 pour aller à cette école-là, c’était justement pour les contacts.  Laissez-moi vous dire qu’à chaque fois que j’ai du mal à payer mon prêt étudiant, dette totalement inutile au bout du compte, ou bien mon loyer et autres dépenses obligatoires de la vie, je ne trouve pas vraiment consolation dans le fait que si j’avais la carrière me permettant de payer tout ça, je ne ressentirais aucune fierté parce que « je les aurais obtenus par la voie facile ».

Au sujet du point 4 : Ne pas les faire chier
Celle-là, je suis particulièrement bien placé pour savoir que c’est vrai. C’est la raison pour laquelle la phrase Randomly meeting the right people and not pissing them off m’a frappé à ce point-là.

Plusieurs fois dans ma vie je me suis trouvé à collaborer avec des gens qui auraient pu faire de ma carrière un succès. Qu’est-ce que j’ai fait? Je les ai fait chier en pointant les failles dans leur comportement et leurs décisions de business. Et à chaque fois, j’apportais des preuves concrètes de ce que j’avançais afin de leur montrer que ce n’était pas qu’une simple opinion mais bien des faits. Des exemples:

Technicien en informatique pour une grosse compagnie informatique.  Mon supérieur immédiat faisait preuve d’incompétence et de mauvaise foi, en plus de saboter mon travail. J’ai déposé plainte un échelon plus haut que lui. Ma plainte fut ignorée. J’ai donc porté plainte plus haut contre le fautif et contre celui qui m’a ignoré. À chaque fois que ma plainte était ignorée, je portais la plainte toujours plus haut. Jusqu’au jour où j’ai fini par faire chier tous les dirigeants de la place. En revanche, ils ont fait de ma vie un enfer.  Ils n’ont pas le droit, me direz vous? Exact! Voilà pourquoi s’en est suivi une bataille juridique de 7 ans qui s’est terminée sur un match nul, mais qui assure que plus jamais je ne pourrai espérer y faire carrière de nouveau.

Le monde de la bande dessinée: Les bédéistes se plaignent de nos conditions de travail. Je trouve des solutions et je pars un mouvement pour faire valoir nos droits. Les bédéistes virent lâches et reculent. Pourtant, si on était solidaires, les dirigeants n’auraient autre choix que de céder. Je leur démontre donc que la seule raison pourquoi ils endurent les situations dont ils se plaignent, c’est parce qu’ils sont trop lâches pour se tenir debout. J’ai donc fait chier à la fois les travailleurs et les employeurs. Et comme le milieu est petit et que tout l’monde connait tout l’monde, je peux dire adieu à toute carrière dans le domaine.

L’École de l’Humour: On nous donne des humoristes professionnels comme professeurs. Or, être humoriste professionnel talentueux, ça ne fait pas de toi automatiquement un professeur compétent. J’ai démontré ce fait, point par point, à la direction, afin de les aider à améliorer la façon dont ils donnent leurs classes. Le résultat: Je n’ai jamais eu le stage qu’on m’avais promis à la fin des classes et toutes mes demandes d’emploi dans le domaines ne m’ont jamais rapporté un seul appel de retour.

Les éditeurs: Quand un éditeur refuse mes manuscrit, j’accepte le refus sans discuter. Mais quand il me donne une liste de raisons pourquoi il l’a refusé, et que ces raisons sont bidons, je ne me gène pas pour leur faire savoir que je n’avale pas leur bullshit.  Et quand, en décembre dernier, l’un d’eux a accepté de publier mon roman Miki contre les Forces Occultes, mais que son correcteur faisait une job de merde qui empirait mon manuscrit au lieu de l’améliorer (enlevait des détails importants, introduisait des erreurs de continuités, gâchait des punchs en les annonçant d’avance, enlevait des gags, etc), et que l’éditeur se rangeait du côté de son correcteur, je leur ai démontré, preuve à l’appui, l’incompétence dont ils faisaient preuve. Pensez-vous vraiment que je vais un jour pouvoir être publié si je continue de me mettre les éditeurs à dos comme ça?

Forum et site social : Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai fréquenté ce genre de site et que je me suis hissé à un poste, pour le perdre quelques semaines plus tard et être banni de la place, parce qu’il semblerait que je suis le seul qui a les couilles de faire quelque chose contre les fauteurs de trouble. Sauf que, pour appuyer mon point, je le faisais en démontrant que la direction qui avait pourtant le pouvoir de régler le problème, préférait ne rien faire et laisser la marde envahir la place. Et c’était pire lorsque les fauteurs de trouble en question étaient modérateurs.

Dans chacun de ces cas, mon but n’a jamais été rien d’autre que d’améliorer les conditions de vie et de travail du milieu. Sauf que les gens au pouvoir, eux, même s’ils voyaient le bien de mes efforts, même s’ils voyaient que j’avais raison, ça ne change rien au fait qu’en exposant leurs failles, je les insultais car je démontrait qu’ils étaient incompétents. Et ça, ça ne porte pas la personne à t’appuyer, que tu ais raison ou non.

Dans un monde où la justice règne, où les gens font ce qu’ils ont à faire, et où seuls ceux-là peuvent avancer dans leur carrière, ma vie serait un Succes Story. Mais nous ne vivons pas dans ce monde-là. Dans la réalité, la compétence et l’intégrité vont te rapporter beaucoup plus d’obstacles que de bienfaits. Surtout quand tu es au bas de l’échelle et que tu te permet d’appliquer ta compétence et ton intégrité aux échelons supérieurs afin de démontrer que ceux qui les occupent n’ont pas d’affaire là.

Le succès, ce n’est pas une question d’avoir raison.
Je donnais un exemple imaginaire au début de ce billet: René Angelil me signant un hypothétique contrat, en disant que je n’ai hélas pas de talents dans le domaine. Imaginez que je lui réponde: « Et toi? En avais-tu, du talent, quand tu copiais les chansons des Beatles, en te contentant de les traduire pour ton groupe, Les Baronnets? Non seulement ça t’as pas empêché d’avoir la carrière que t’as aujourd’hui, c’est grâce à ça que tu l’as eue. » J’ai raison parce que c’est la vérité. Tout le monde le sait. Sauf que, le lui dire dans sa face, pensez-vous que ça va le convaincre de me signer un contrat? Ou bien est-ce que je vais juste le faire chier, m’assurant ainsi que la seule chose qu’il fasse pour moi dans le milieu, c’est m’empêcher d’y faire carrière?

En conclusion, la chose à ne jamais oublier:
Quand la personne à qui tu parles a le pouvoir de faire de toi une réussite ou un échec, ce n’est jamais une bonne idée de lui démontrer que tu vaux mieux que lui. Ou pire encore: De lui prouver qu’il ne vaut pas mieux que toi.

Quand j’étais stupide…

I Used to be Stupid est le nom d’une page web dont l’adresse est http://www.iusedtobestupid.com/. Enfin un site où on peut rire de la stupidité des autres sans insulter personne, puisque ce sont des confessions volontaires. Il se trouve que j’ai été coupable de beaucoup de stupidités dans ma jeunesse avant de m’en guérir. Des stupidités du genre de…:

Lost in translation
Quand j’étais enfant, avant de connaitre l’anglais, je croyais que Best Seller était le nom d’un écrivain célèbre, à cause des pubs du Club du Livre qui annoncaient le nouveau best seller.

Je maitrisais quand même quelques mots d’anglais. Assez pour penser que Chevy Chase était une course automobile avec des Chevrolets.

Bon sang!
En regardant dans le linge sale, je vois que les bobettes de ma mère sont tachés de sang. Je lui demande pourquoi. Elle me répond qu’à tous les mois, elle a ses règles. J’imaginais donc qu’elle pondait mensuellement des règles à mesurer. Et à voir les taches de sang, ça ne me semblait pas confortable.

Une logique terre à terre
Mon oncle regarde le moteur de son char et dit « Fuck, la batterie est à terre. » Alors moi, je me couche à côté du char pour regarder en dessous pour la ramasser. Je m’attendais à voir une p’tite pile carrée de 9 volts.

King size
C’est quand j’étais enfant, au début des années 70, que le Québec a peu à peu passé des unités de mesures impériales anglaises aux unités de système métriques. Notre prof de maths nous expliquais que les vieilles mesures anglaises telles le pied et le pouce s’appelaient ainsi parce que c’était la longueur du pouce d’un roi et la longueur du pied d’un autre roi, j’me souviens plus lesquels.

…J’en suis donc arrivé à la conclusion logique que la verge (le yard, qui mesure 90 centimètres) devait appartenir à un roi amanché pour veiller particulièrement tard.

Flyé
À 11 ans, je planifiais faire un jour un voyage à Bagdad pour acheter un tapis volant, m’en faire un costume de super-héros et ainsi pouvoir voler avec. Faut avouer que ça aurait pu être ingénieux… Si les tapis volants avaient vraiment existés.

The Amazing Cancer-Boy
À l’école primaire, on avait un jour visité un laboratoire de science. Un des chercheurs nous a fait une démonstration de compteur Geiger avec des matériaux radioactifs. J’ai essayé de piquer un échantillon de radium. C’est qu’à force de lire des histoires où des gens obtiennent des super pouvoirs en étant exposés à des radiations (Spider-Man, Hulk, Fantastic Four), on finit par y croire. Heureusement que les échantillons étaient étroitement surveillés.

D’la broue dans l’toupet
Ado, j’étais pas une lumière non plus. C’était dans la première moitié des années 80 et on avait des coiffures pas possibles, gonflées à la mousse. J’étais en secondaire 2 ou 3, j’sais pu… Un soir, avant un party, je manque de mousse coiffante pour me puffer la moumoute. Je me dis stupidement que puisque la mousse à raser a la même texture et la même couleur, ça doit faire pareil. Je me frictionne donc les cheveux avec une boule de crème à barbe de la taille d’un pamplemousse. On aurait dit que je m’étais broché sur la tête un colley noyé dans d’la crème fouettée. J’en fut quitte pour me rincer les cheveux. J’aurais dû me refaire un shampooing parce qu’on m’a fait remarquer 2-3 fois pendant le party que je dégageais une forte arôme de crème à barbe. Pas fort

Pour rester dans les cheveux: J’avais du péroxyde en crème 20 volumes pour me faire des mèches, mais je trouvais la temps d’attente trop long. Pour la booster, je décide de la mélanger avec la bouteille de 10 volumes pour faire de la 30. Mon ami Guy, qui ne ratais jamais une occasion de me pointer ma stupidité, m’a alors dit: « Pis si tu met de la 20 dans de la 20, tu penses-tu que ça va te faire de la 40? » C’est là que j’ai compris que mon mélange, au lieu d’augmenter la puissance de la 20, l’avait plutôt diminuée à 15 à cause de la loi des moyennes. Gne!

Capotant!
On n’avait pas de cours d’éducation sexuelle à l’école dans mon temps. Au plus, quelques notions de sexo dans un chapitre du cour de biologie, mais qui ne faisaient que couvrir les fonctions reproductrices de l’appareil sexuel. Heureusement, il y avait quelques magazines d’ados qui en parlaient. Un jour, je lis un article sur les condoms, avec photos illustrant le tout. (Et dessins lorsque ça devenait plus explicite) J’ai longtemps cherché ce modèle de condoms que j’y avait vu, un tout court qui ne recouvrait que le gland au lieu de couvrir la verge complète. Je me suis rendu compte plus tard que l’illustration montrait un condom de côté AVANT qu’il soit déroulé. Gne!

Une farce qui laisse froid
Un truc stupide que j’ai fait à 15 ans: J’étais dans le vestiaire de la patinoire avec mon ami André. On mets nos patins. Je vois la tuque d’André sur le banc. Je décide de lui jouer un tour. Je prend la tuque et la dissimule dans mon manteau. L’affaire, c’est que je souffrais aussi de déficit d’attention, alors le temps de me repencher et de finir de lâcer mes patins, j’avais déjà oublié ma farce. On patine une heure ou deux, puis on rentre chacun chez soi. En me déshabillant, la tuque tombe de mon manteau. En la voyant, non seulement ma farce me revient en tête, mais je me rappelle tout à coup qu’André ne porte jamais de tuque. J’avais donc volé la tuque d’un parfait inconnu qui a donc bien dû se demander où elle a pu s’envoler. Oops!

Gaston et la gaffe
Quand j’avais 23 ans, il y avait une émission intitulée Les Midis Fous à CKOI, animée par Richard Z Sirois, Anthony Cavanaugh, Pierre Brassard et Jacques Chevalier Longueuil, et ils permettaient aux auditeurs de venir assister aux émissions en studio. Fa que, j’y vais avec mon ami Daniel. Avec d’autres auditeurs, on attend dans le portique qu’on nous ouvre.

Arrive un grand monsieur, maigre, ridé, en imper et chapeau gris style Indiana Jones, qui passe à côté de nous et se dirige vers la porte devant laquelle on attendait tous. En ricanant, je dis à Dan: « Check, y’a l’air de Gaston Lepage! » Le monsieur tourne la tête et me regarde avec un air bête et sévère. Il m’avait entendu. Rouge comme une tomate, je lui bafouille un « Euh… S’cusez, j’ai pas voulu vous insulter. » À ce moment là, arrive l’animateur d’une autre émission qui lui ouvre la porte et dit « Ah, Gaston, entre, on va aller au studio au fond. »

C’ÉTAIT Gaston Lepage! Et je venais de lui dire dans sa face que ça pouvait être insultant de ressembler à Gaston Lepage.  J’ai passé toute l’émission des Midis Fous bien tranquille, à me faire oublier, accoté contre le mur d’un rouge presque aussi prononcé que celui de ma face.

En CONclusion:
Je pense que la chose la plus stupide que j’ai fait, je devais avoir 18 ans. Et quand je dis stupide, je parle ici d’un geste totalement nowhere, sans raison d’être ni aucune utilité positive possible.

Une de mes ex m’avait amené au nouvel appartement de sa famille (elle vivait chez ses parents). À un moment donné, on est 3 assis sur des chaises sur le balcon avant: Mon ex, sa soeur et moi. Mon regard pogne le fixe sur le grillage en fer forgé, en particulier sur le morceau désigné par la flèche:

Je me pose bêtement la question idiote « C’tu solide, ça? ».  Histoire de vérifier, je me penche, j’agrippe le morceau et je tire en va et vient. D’un coup sec, le morceau décolle. La seule chose qui la retenait encore au barreau, c’était la (multiple épaisseur de) peinture noire. Ça faisait comme une penture sur une porte. Je replace vivement le morceau qui tient toujours grâce à la peinture en remerciant le ciel que les deux filles ne m’ont pas vu faire. Puis je me rassois promptement. J’ai l’air de rien, mais dans ma tête je me traite de cave sur tous les tons.  Et j’avais raison parce que, come on, j’essayais de faire quoi, au juste? C’était quoi, mon but, de vouloir « voir si c’était solide »? Comment est-ce que je pouvais agir de façon aussi irréfléchie, aussi stupide?

J’étais toujours en train de m’engueuler mentalement lorsque, 30 secondes plus tard, je vois avec horreur la peinture céder, le morceau se détacher et tomber non pas sur le balcon mais bien en bas de celui-ci.  Il tombe sur le ciment, deux étages plus bas, dans un « KAKLANG » qui n’avait rien de discret… AUX PIEDS DU PROPRIÉTAIRE QUI PASSAIT JUSTEMENT LÀ À CE MOMENT PRÉCIS!!!

J’ai eu beau faire semblant de ne pas comprendre ce qui s’était passé et de dire que j’avais juste vu le morceau tomber tout seul (appuyé par la soeur de mon ex qui, elle aussi, l’a vu se détacher du barreau tout seul), mais laissez-moi vous dire que ça ne sert à rien d’essayer de s’expliquer en français quand tu te fais engueuler par un bonhomme grec dans sa langue natale.

C’est depuis ce temps là que je ne fais plus rien sans y réfléchir avant, et que je me permet de remettre les erreurs des autres dans leurs faces quand ils ne prennent pas la peine de le faire. Évidemment, ça fait que j’ai passé de « stupide » à « chiant ». Mais bon, on peut pas tout avoir.

Ma philosophie

Essayer, c’est réussir ou échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Ça s’fait pas! est un mode de pensée qui condamne à l’anonymat. La preuve, c’est que l’Histoire ne retient que le nom de ceux qui l’ont fait!

Si une personne exagère dans un sens, renseigne-le, c’est un ignorant. S’il répond en exagérant dans l’autre sens, oublie-le, c’est un imbécile.

La mauvaise réputation, c’est ce que les gens avec une vie ennuyante donnent aux gens qui ont une vie intéressante.

Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.

On ne peut raisonner seulement qu’avec des gens raisonnables.

On cherche toujours à aider les autres à réussir dans un aspect de leur vie avec lequel nous avons nous-mêmes échoué dans la notre.

L’amour éternel ne peut exister que si ta priorité est de te consacrer à l’amour plutôt qu’à te demander comment le rendre éternel.

Pour acquérir la confiance et l’estime d’autrui, dire la vérité ne suffit pas. Encore faut-il maîtriser l’art de savoir quand la dire, à qui la dire, mais surtout laquelle il faut dire. Car trop souvent, la seule vérité que les gens veulent entendre, c’est celle dont ils peuvent tirer espoir, orgueil ou profit.

Quand le droit à la liberté d’expression est la seule et unique chose que tu peux trouver pour justifier une opinion, ça démontre la valeur réelle de la dite opinion, c’est à dire aucune.

Aide à se relever quelqu’un que l’on a toujours fait tomber, éventuellement il te fera un croche-pied. Normal, c’est tout ce qu’il a appris dans sa vie en guise de méthode pour avancer et dépasser les autres.

Timide et mal à l’aise en public, torride pendant la baise en privé.

L’optimiste ne doute pas de réussir, alors pour lui le mot essayer ne fait même pas partie de son vocabulaire.
Le pessimiste est convaincu qu’il va échouer alors il n’essaye même pas.
Le réaliste sait qu’en essayant il peut réussir ou échouer, et ainsi est prêt à faire face à ces deux éventualités.

Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.

La subtilité, c’est l’art d’essayer de passer comme étant plus intelligent que notre interlocuteur, en le mettant au défi de comprendre quelque chose que l’on rend délibérément obscur, parce que l’on est trop lâche pour être capable de s’exprimer franchement et clairement.

« Get à life! »: Ce que disent ceux qui ne font rien d’autre de leurs vies que de regarder comment les autres vivent la leur.

Courage de commencer.
Sagesse de pouvoir reconnaître si on peut réussir ou si c’est voué à l’échec.
Détermination de continuer dans le premier cas.
Humilité de s’arrêter dans le second.
Qui n’a pas ces quatre vertus se condamne à une vie de médiocrité.

Qui attaque sans preuve s’en justifie sans crédibilité.

Qui reconnaît ses torts descendra à court terme dans l’estime des sots, mais montera à long terme dans l’estime des sages. Qui refuse de reconnaître ses torts vivra l’inverse.

Avant que les gens puissent croire en nous, il faut d’abord croire en soi-même.

Le sage qui se sait entouré de chiens affamés laissera tomber un petit os une fois de temps en temps. Tandis que les chiens s’acharnent dessus avec satisfaction, ils sont trop distraits pour songer à chercher la viande.

Seul un idiot va se permettre de dire T’as du temps à perdre! à ceux qui ont fait quelque chose de leur temps, au lieu de justement l’avoir perdu à ne rien faire.

Le sage sait que la confiance en soi est la première étape à franchir avant d’avancer vers les étapes suivantes. Le sot croit que la confiance en soi est la seule et unique étape, et il ne fera aucun effort pour aller plus loin.

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Je ne cite personne, c’est 100% de moi. Ceci dit, je n’aime pas utiliser le mot philosophie pour décrire ma façon de penser. Trop souvent, la philosophie est utilisée dans le but de rendre acceptable une situation qui ne l’est pas. Il s’agit donc d’un mode de pensée dont le mot d’ordre est de nier la réalité. Elle utilise la voie facile, celle disant que la meilleure façon de se débarrasser d’un problème, c’est de faire comme si le dit problème ne nous dérangeait en rien. Il y a plusieurs autre mots pour décrire cette mentalité, les deux plus descriptifs étant négligence et lâcheté. Voilà pourquoi mes mots d’ordre ne se basent que sur du concret.

La Lâcheté Davidienne

Tout le monde connait l’histoire de David et Goliath telle que relatée dans l’Ancien Testament. Du moins, ceux de ma génération. Puisque je ne suis pas sûr pour les autres, la voici:

Goliath était un soldat géant philistin. Selon les documents historiques, il ne mesurait que 6 pieds 7, mais on suppose que ça passait comme imposant à une époque où les hommes dépassaient rarement 5 pieds.

Deux fois par jour, Goliath s’amusait à lancer un défi à l’armée israëlite: Un combat, seul à seul, contre n’importe lequel de leurs soldats, et l’issue de la bataille serait déterminée par ce combat singulier. Faut croire que la circoncision n’enlevait pas que le prépuce dans ce temps-là car nulle part ne trouvait-on de soldat juif ayant assez de couilles pour relever le défi.

Arrive donc le fameux David, un maigre berger adolescent qui se vantait de n’avoir peur de rien. Il le prouva en relevant le défi. Tout en restant à distance prudente du puissant géant, il lui lança un caillou.  Goliath le reçut en plein front et il tomba par terre, assommé. Profitant de l’incapacité de son adversaire à se défendre, David courut vers lui, lui prit son épée et le décapita. Impressionné par un tel courage, l’armée juive attaqua l’armée philistine tandis qu’elle était sous le choc, et la chassa hors du territoire.

Mais voilà, pour David, c’était gagné d’avance.  Dès que David s’est attaqué à Goliath, deux choses pouvaient arriver:
A) David gagnait, ce qui faisait de lui un héros, donc un symbole de courage de s’être attaqué à beaucoup plus grand et plus fort que lui, ralliant ainsi le peuple contre l’ennemi.
B) David perdait, ce qui faisait de lui un martyr, donc un symbole de courage de s’être attaqué à beaucoup plus grand et plus fort que lui, ralliant ainsi le peuple contre l’ennemi.

Peu importe l’issue du combat, à partir du moment où il s’est fait attaquer par plus faible que lui, Goliath avait perdu d’avance. En jouant la carte du Regardez, pauvre petit moi a est confronté à une grosse brute, quelle injuste inégalité, David s’assurait de manipuler la masse de façon à ce qu’ils se mettent tous avec lui et tous contre l’autre. Voilà ce que c’est, la Lâcheté Davidienne.

Voici six situations modernes de Lâcheté Davidienne:
1- Le délinquant qui, lors de la manifestation contre la brutalité policière, va lancer des briques dans les vitrines d’un poste de police.
2- La femme de 100 lbs qui va agresser physiquement et verbalement, sans la moindre retenue, son conjoint de 250 lbs.
3- Le mineur qui va insulter gratuitement un adulte.
4- Le membre de forum qui va s’attaquer aux modos.
5- Celui qui attaque sans relâche les grandes institutions telles Microsoft, McDonald’s, et même le Gouvernement.
6- La féministe qui va s’attaquer à tous les hommes.

L’exemple ultime de lâcheté davidienne serait une fille, mineure, petite, noire, immigrante, juive, lesbienne, obèse et handicapée qui s’en prend à un homme, mature, grand, blanc, québécois de souche, catholique (ou athée), hétéro, en forme et bien portant. Peu importe les vacheries qu’elle lui lancera, elle sait que s’il ose répliquer, alors elle pourra rallier le peuple derrière elle pour étiqueter son adversaire de sexiste, raciste, intolérant, homophobe, etc.

Quand tu t’arrange de façon à ce que le plus de gens possible t’aident à démolir ton adversaire, tu ne fais pas preuve de courage. Tu fais preuve que tu es rabaissant. Tu fais preuve que tu es contrôlant. Tu fais preuve que tu es manipulateur. Tu fais preuve que tu es abusif. Mais surtout, tu fais preuve que tu es lâche.

Et voilà pourquoi, lorsque l’on est attaqué par une personne inférieure en force, en âge, etc, la meilleure chose à faire, c’est de répondre: « Puisque ______(nom de la personne)_______ est protégée par la Clause de la Lâcheté Davidienne, je suis obligé de déclarer forfait. »

Et si on vous demande ce que c’est que la lâcheté davidienne, vous n’avez qu’à mettre un lien vers ce billet de blog.

Pour en finir avec les disputes de forums

Récemment, sur un des forums que je fréquente, il y a eu un sujet intitulé Arrêtez-donc de vous disputer su’l’forum! Je me suis penché sur la question. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il existe une solution très simple pour empêcher ce genre de chose d’arriver. Voici comment:

À la base, pour qu’il y ait une dispute, il faut deux personnes. Simple logique, puisqu’une personne seule ne peut pas entrer en conflit avec elle-même. C’est seulement à partir du moment où une seconde personne est en désaccord avec la première que la chicane pogne.

Exemple: Une usagère du nom de RespecTueuse (nom fictif) décide de s’amuser aux dépends d’un autre usager nommé P€d0_Phil (nom, je l’espère, fictif aussi). Elle écrit alors: « P€d0_Phil est un mangeux d’bat de caniche qui se crosse en regardant des photos de tracteurs tout en se rentrant un toaster à 4 tranches dans l’cul. » Tant que le monde va la trouver drôle, ou bien s’abstenir de répondre, tout ira bien. Par contre, si P€d0_Phil ose protester, ah ben là, là, ça y est, la chicane va être pognée. Et puisque c’est P€d0_Phil qui aporte la dispute en protestant, la majorité va se ranger du bord de RespecTueuse, parce que elle, au moins, n’a apporté rien d’autre que de l’amusement.

Donc, pour ne pas se disputer sur le forum, la solution est simple: Laissez-vous abuser, insulter et niaiser sans rien dire. Pas de protestation, donc pas de conflits d’opinion, donc pas de chicane. Évidemment, je n’ai jamais dit que les abus allaient arrêter. Seulement les disputes. C’est ça le sujet du billet.

Z’êtes pas d’accord avec ce que je viens de dire? Alors vous avez le choix: Ou bien appliquer cette méthode, ou bien apporter la dispute en commentant.

Nous sommes injustes envers la vie.

On se lève le matin et tout porte à penser qu’il s’agit d’une journée comme les autres. Puis, arrive une série de petits malheurs. Il n’y a pas d’eau chaude pour la douche. Le lait a caillé. L’ordinateur cesse de fonctionner. L’auto a un problème de moteur et/ou une crevaison. Et tout ça arrive dans le pire des moments. Et on est là, découragé, à se demander pourquoi la vie est aussi injuste avec nous.

Sauf que dans les faits, c’est le contraire. Ce sont nous, les êtres humains, qui sommes injustes avec la vie, et ce depuis que la civilisation existe.

Voyez comment les choses fonctionnent depuis que le monde et l’humanité existe. Dès la naissance, la mort guette déjà bébé qui n’a absolument aucune capacité à survivre par lui-même. Il devait compter sur ses néandertaliens de parents pour réussir à vivre assez vieux pour procréer, et la nature ne faisait rien pour leur venir en aide : Épidémies, températures qui ne sont toujours pas clémentes, nourriture rare et difficile à se procurer, végétaux empoisonnés, prédateurs, etc. Pas étonnant que l’on mourrait de vieillesse entre 20 et 30 ans dans ce temps-là.

L’humain a réussi, peu à peu, à prendre des éléments de la nature et à les transformer de façons dont la nature n’a jamais permis. Ça a commencé par les maisons, les vêtements, l’agriculture, l’élevage. Les siècles ont passé, la science a progressé, et nous avons continué de transformer le monde. Nous l’avons fait de façon à s’offrir d’abord des conditions de survie, puis de vie, puis de luxe. Nous avons aujourd’hui les maisons, l’électricité, l’automobile et mille autre choses qui font partie de notre quotidien, et ce depuis notre naissance.

Et c’est justement le fait que nous avons ceci depuis notre naissance qui fait que pour beaucoup, la vie, le naturel, c’est ça : Un univers dans lequel tout fonctionne à merveille. Un univers où les autos roulent sans problème, ou l’électricité ne manque jamais, où on n’a jamais faim, jamais froid, où on ne s’ennuie jamais. Et à cause de ça, on a de la difficulté à comprendre qu’il est contre-nature que toutes ces choses non-naturelles fonctionnent. La nature, c’est le métal qui rouille. C’est caoutchouc qui s’assèche et s’effrite. Ce sont les composantes d’une pile qui corrodent. Le bois qui moisit. La terre qui bouge et fait craquer l’asphalte et les fondations de maison.

Et il ne s’agit pas que des choses matérielles. L’humain est un animal. Les animaux ont l’instinct de se battre, de tuer. Alors, pour aller contre notre nature, nous avons créé des lois pour empêcher ça. Et pour beaucoup d’hommes et de femmes, être monogame n’est pas dans leur nature. Nous avons donc crée des règles de société qui nous obligent moralement à la fidélité. Mais là encore, parfois, nous devenons victime lorsqu’une personne près de notre entourage tombe en panne morale. Une amitié se brise. Un couple cesse de fonctionner.

À chaque fois que quelque chose brise, tombe en panne, cesse de fonctionner, ce n’est pas la vie qui est injuste envers nous. C’est nous qui avons, pour un instant, cessé d’être injuste envers la vie. Une vie qui ne fait rien d’autre que suivre son cours et qui, en défaisant ce que nous avons fait contre son gré, ne fait que reprendre ses droits.

Ceci n’est pas une vision pessimiste de la vie. C’est tout simplement quelque chose à se souvenir à chaque fois que l’on ressent de la frustration lorsque quelque chose qui aurait dû fonctionner ne fonctionne pas. Parce que dans les faits, justement, ça n’aurait jamais dû fonctionner pour commencer.

Alors au lieu de frustrer contre quelque qui ne fonctionne plus, il faudrait au contraire être reconnaissant que ça ait fonctionné le temps que ça l’a fait.

Internet et le déclin des valeurs sociales

Eh oui. Si les vieilles valeurs sont en déclin, c’est là faute à Internet. Ça peut sembler simple comme affirmation, pourtant…

La Fidélité: Avant, un gars qui voulait tromper sa blonde devait faire l’effort de sortir de chez lui et aller cruiser. Aujourd’hui, internet amène les occasions de drague chez lui. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Respect: C’est pareil: Avant, un gars qui voulait manquer de respect à autrui avait rarement les couilles de le faire dans sa face. Au pire, il le faisait dans son dos. Aujourd’hui, internet permet d’insulter directement qui tu veux, bien à l’abri derrière ton écran. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Courage: Avant, un gars qui disait quelque chose en public avait le courage d’affirmer ses opinions, et ce en son propre nom. Aujourd’hui, internet lui permet de dire n’importe quoi, sous une fausse identité, et de se rétracter derrière l’excuse comme quoi « C’est yink internet, c’est pas la vraie vie » lorsqu’il refuse de prendre la responsabilité de ses faits, gestes et paroles.

La Pertinence: Avant, lorsque tu voulais gagner un argument, tu devais avoir recours à ta logique et à ton intelligence. Aujourd’hui, sur internet, peu importe le sujet de la dispute, celui qui perd conclut en traitant l’autre de loser pas de vie qui perd son temps à argumenter sur le net alors qu’y fait beau dehors, un argument qui a zéro rapport au sujet de discussion.

La génération de l’irresponsabilité
L’argument le plus stupide que prennent les gens pour se déresponsabiliser de leurs paroles négatives, blessantes et gratuitement cheap, c’est la grande classique citée plus haut « C’est yink le net, c’est pas la vraie vie. » Pourquoi est-ce un argument stupide? Parce que les paroles négatives dont il est question, est-ce internet qui a décidé de son propre chef de l’écrire?  Non! C’est une personne dans la vraie vie qui s’est assise devant l’ordinateur qu’il possède dans la vraie vie en tapant ce texte avec les doigts qu’il a dans la vraie vie sur le clavier qu’il a dans la vraie vie.  Mais voilà, en quinze ans à vivre quotidiennement une partie de leurs temps libre de façon virtuelle, la nouvelle génération de jeunes adultes a été exposée quotidiennement au concept de déresponsibilisation qu’amène le net.  Influencée par celle-ci, elle est maintenant la génération qui a le moins le sens des responsabilités, et ce même dans la vraie vie.

Le courage du lâche
Quand un lâche se sait à l’abri, alors il joue à se faire accroire qu’il est courageux. Et il le fait en faisant chier les autres. Normal: Quand on n’a aucune estime de soi, notre premier réflexe n’est pas d’essayer de s’élever au dessus de la masse. C’est plutôt essayer de caler la masse plus bas que soi-même.

Vous voulez un exemple tiré de la vraie vie? Ok: Est-ce qu’il y a vraiment une différence entre une personne qui se permet de dire n’importe quoi sur le net pour ensuite se cacher derrière « C’est le net, c’est pas la vraie vie » et un jeune de 5-13 ans qui, bien a l’abri dans la fenêtre du logement de ses parents au 3e étage, se permet de lancer des insultes aux passants parce qu’il peut se cacher derrière « Chus un kid, tu peux pas me frapper », « Chus dans un appartement, tu peux pas rentrer », « Chus un enfant, tu peux pas me poursuivre », « J’ai 10-20-30-40 ans de moins que toi, fa que si tu perds ton temps à argumenter avec moi, t’es immature en estie », etc?

Quand tu insultes, que ce soit en personne, par téléphone, ou sur le net, ça ne change rien au fait que la personne qui insulte, c’est TOI! Si tu n’es pas capable de prendre tes responsabilités pour tes faits, gestes, paroles ou messages écrits, alors tu es aussi bien de lâcher le net parce que t’as pas fini de te les faire remettre dans ta face. Parce que si dans la vraie vie les paroles s’envolent, sur le net les écrits restent. Et se copient-collent.

Le net ne créé pas les les infidèles, les irrespectueux, les lâches et les imbéciles: Il ne fait que leur permettre de confirmer leur existence. C’est simpliste comme analyse, mais c’est justement le propre des agissements négatifs: Être simple.

Il faut douze minutes pour écrire un texte pertinent et bien structuré exprimant ton respect pour pour une personne et ses qualités, ou bien pour lui exprimer ton opinion en amenant des points clairs et pertinents, mais ça prend seulement douze secondes pour l’envoyer chier en le traitant de loser. Pas étonnant que les imbéciles soient les gens les plus négatifs du net: Il ne font que choisir l’option simple. Non seulement c’est ce qui est le plus facile pour eux, c’est généralement la seule option qui est à la portée de leur intellect.

Témoignage d’un ex-gros, 1 de 2

(AVIS : le texte qui suit contient des marques déposées, des noms de commerces et autres institutions. Ce n’est ni dans le but de leur faire de la publicité ni celui de leur nuire, mais bien par simple soucis de l’authenticité des faits.)

Aujourd’hui, j’en ai gros à raconter.
Normal: Je vais parler des variations de poids, en particulier de l’obésité, et de comment je l’ai vécue.

J’ai commencé ma vie naturellement maigre.

Ma mère pesait 98 lbs pour 5’2 » quand elle m’a eu. Elle fait dans les 140 aujourd’hui. Mon père se balade autours de 150-160 pour 5’1″. Il est menuisier de métier, alors même s’il mange beaucoup et un peu n’importe comment, il brûle le gras sans l’accumuler. L’obésité n’a jamais fait partie de ma famille. Jusqu’à mes 25 ans, j’étais tellement maigre qu’on pensait que j’étais anorexique. Voyez ma photo de finissant comparé à une récente:



Nos habitudes alimentaires.

À la maison, on ne portait pas d’attention particulière à ce que l’on mangeait. Des fois c’était santé, des fois c’était junk. Pour nous, toutes nourritures se valaient. On ne la choisissait simplement qu’en se basant au goût.

Moi, personnellement, j’ai passé les 32 premières années de ma vie à manger comme un cochon. À la maison, j’me faisais des pâtes en sauces riches, et ce à la tonne. En plus de tout ce que je pouvais piger dans le frigo entre les repas. À l’extérieur, c’était frites, poutine, pizza, hot-dogs, burgers, McDo régulièrement, etc.

Photobucket

Pourquoi est-ce que je mangeais à ce point-là?
Je n’ai jamais considéré que je mangeais mes émotions. Il reste que manger était le seul plaisir constant et fidèle dans ma vie. L’amour, ça vient et ça repart. L’argent ça vient et ça repart. La chance, ça vient et ça repart. En fait, tout ce qui est positif dans la vie ne fait que passer. Le plaisir de se régaler, par contre, c’est toujours là. C’est la seule constante à laquelle on peut se fier.

Comment suis-je resté mince si longtemps?
Non, je ne faisais pas de sports. En fait, j’étais le plus piètre sportif de mon école. Mais voilà, quand tu habites St-Hilaire qui est une ville majoritairement en pente à cause que c’est situé entre une montagne et une rivière, et que tu es trop pauvre pour te déplacer autrement qu’à pied ou à vélo, à une époque où personne n’avait internet, et où on était trop pauvre pour avoir un Nintendo, ben voilà! Pour moi, la maison familiale était surtout un dortoir-cafétéria où je passais peu de temps. Le reste, c’était: marche, vélo, escalade de la montagne, randonnée dans la nature, etc.

Comment ais-je commencé à grossir?

Mes habitudes de vie ont changé. Je suis allé vivre à Montréal. Je me faisais sans cesse voler mes vélos, alors je me suis rabattu sur le transport en commun. Enfin, je me retrouve avec une job de bureau. Mes 24 heures se divisent désormais ainsi: 8 heures de sommeil + 8 heures de travail assis + 2 heures de transport en commun assis + 4 heures chez moi assis devant la télé, assis devant l’ordi ou assis à ma table à dessin, ça totalise 22 heures sur 24 assis ou couché, à bouger à peine.

Mes habitudes alimentaires, par contre, sont restées les mêmes. La cafétéria était fermée puisque je travaillais de soir. Alors souvent je commandais chez Vincent Sous-Marins et je prenais leur spécial Achetez un sous-marin 14 pouces et obtenez un 7 pouces supplémentaire gratuit. Très souvent, je mangeais les 21 pouces au complet avec deux canettes de Pepsi, la version non-diète.

C’est sûr qu’on ne devient pas obèse du jour au lendemain, surtout si ton organisme est habitué à dealer avec une grande quantité de nourriture. J’en ai donc pris lentement entre mes 22 et 30 ans. Le gras s’est déposé partout sur mon corps de façon uniforme. Et la meilleure, c’est que comme j’étais trop maigre en partant, le fait de prendre du poids m’embellissait. Vous comprendrez donc pourquoi je n’étais pas alarmé de voir mon poids augmenter.

Toute bonne chose à une fin:
Le problème, c’est que continuer de grossir ne pouvais pas m’embellir éternellement. Rendu à 31 ans, même si je me voyais enfler, je ne pouvais pas l’accepter. J’essayais beaucoup de me mentir à moi-même à faisant tout pour camoufler la chose: Porter du linge foncé, me rentrer le ventre, porter mes jeans plus hautes en utilisant la ceinture pour me compresser le bedon…

Voir la réalité en face.
Je ne me souviens plus pourquoi exactement (Je crois que c’était pour prendre une photo pour une fausse pub) mais à l’été de 2001 il a fallu que je me rase la poitrine. Pour la première fois depuis mes 12 ans, je me suis regardé dans le miroir, torse sans poils. C’est là que j’ai réalisé que ces poils, la nature les avaient placés de façon à donner l’illusion que j’avais des pectoraux légèrement découpés. En réalité, j’avais le torse mou, sans formes.

Sous le choc de la déception, j’ai voulu savoir la vérité. Pour la première fois en trois ans, je me suis permis de relâcher mon ventre devant un miroir. C’est là que j’ai vu de quoi j’avais vraiment l’air.

De ÇA!

J’étais sérieusement dégoûté. Oh, c’est sûr que puisque j’avais déjà ma blonde actuelle, je n’avais pas besoin d’être beau puisque je n’avais pas besoin de plaire. N’empêche que j’avais quasiment envie de vomir devant l’espèce de quille flasque que je m’étais laissé devenir.

Zéro support de ton entourage.
Hostie que c’est facile de dire « T’as yink à te prendre en main », sauf que quand tu commences à faire de l’exercice et à mieux t’alimenter, ton entourage le voit bien que tu fais quelque chose d’inhabituel. As-tu déjà essayé d’annoncer publiquement que tu voulais perdre du poids? Si oui, alors tu as dû entendre l’une de ces charmantes répliques:

  • Franchement, t’es pas si gros que ça.
  • C’est toutt’ dans ta tête!
  • On est fait comme on est fait, faut apprendre à s’accepter.
  • À quoi ça te sert de perdre du poids? Tu vas toutt’ le reprendre.
  • Pis même si tu réussissais, y’aura toujours kek’chose qui va te déplaire en toi, tu pourras jamais tout arranger.
  • Un anorexique c’est lette.
  • Un gars full musclé c’est lette.
  • C’est la personnalité qui compte, le look c’est d’la marde.
  • Pfff… Tu vas être ben crinqué pendant 2-3 semaines pis après ça tu vas toutt’ laisser tomber.
  • Si l’monde t’accepte pas tel que t’es, c’t’eux autres les caves.
  • Tu veux vraiment perdre ta qualité de vie en te privant de ce que t’aimes, juste pour perdre une coupl’ de lbs?
  • Ben oui, pis moi j’aimerais être plus grand, avoir les dents drettes pis gagner 100 millions à la loterie. On n’a pas toujours toute c’qu’on veut dans’ vie.

Oui, on me les a toutes servies, ces phrases-là. Mes parents, mes amis, mes collègues de travail, mon ex, même ma blonde… Tout le monde était contre ma décision. Alors non, quand tu veux perdre du poids, il ne s’agit pas seulement de combattre ta paresse, combattre ta gourmandise, combattre tes mauvaises habitudes de vie. Il faut aussi combattre ton entourage. Un entourage qui ne se gênera pas de te passer des commentaires négatifs tout le long de ton travail sur toi, et ce même si tu ne leurs a rien demandé.

Dans mon cas personnel, j’ai eu la chance (?) de passer ma jeunesse dans un environnement hostile et rabaissant. Par habitude, j’étais donc immunisé à la critique, ce qui fait que je ne me suis nullement laisser influencer. J’en ai fait à ma tête et en un an et demi, j’ai passé de 230 lbs à 185.

Qui perd (re)gagne.
Problème #1 : C’est que n’ayant personne pour m’encourager, je n’avais pas non plus personne pour me guider. Alors pendant deux ans, je me suis improvisé une diète à base de privations. Les résultats parlent d’eux-mêmes:

Problème #2 : C’est que tu ne peux pas passer ta vie à te priver. Surtout que souvent, la joie d’avoir atteint ton poids santé fait que tu te sens invulnérable. Tu as réussi, tu as atteint ton but, alors tu te permet une exception alimentaire une fois. Et une autre exception. Et une autre. Et une autre. Ça m’a pris un an et demi pour perdre 45 lbs? Et bien ça m’a pris deux ans pour en reprendre 35.

Problème #3 : La première fois que j’ai pris du poids, ça c’est fait doucement, en se répandant partout sur mon corps, de manière uniforme, sur une période d’une dizaine d’années. Cette fois-ci, en deux ans, au lieu d’en reprendre de partout, ça s’est seulement accumulé à ma taille. Par conséquent, même si j’étais encore 10 lbs plus léger qu’en 2001, j’avais l’air encore plus gros.



Support tardif de l’entourage:

En janvier 2008, j’étais revenu à mon poids initial de 230 lbs. Vous vous souvenez de tous les commentaires décourageants que j’avais de mon entourage, tout le long de ma diète? Eh bien ce même entourage a fait un 180 degrés. Les commentaires étaient maintenant devenus:

  • Pourquoi tu t’es laissé allé? T’étais si beau avant.
  • Come on, làche pas, t’es capable.
  • Une bedaine de même, c’est lette. Fais de quoi.
  • etc.

Défi Diète 2008
Ma blonde, qui était elle aussi contre mon idée de maigrir au début, était maintenant devenue la première à déplorer mon retour à l’obésité. Aussi, en janvier 2008, c’est elle qui m’a suggéré de m’inscrire à Défi Diète en voyant dans le Journal de Montréal qu’ils prenaient les candidatures. Pour peu que je sois parmi les 10 choisis, Défi Diète m’offrait gratuitement trois mois de suivi par un entraineur privé, une nutritionniste et un motivateur. On pouvait poser notre candidature sous forme de texte, de photos ou de vidéo. J’ai choisi la vidéo.

En faisant quelque chose de drôle, court, et surtout original car j’ai été le seul de tous les candidats qui a avoué sans retenue que son but premier était de devenir beau, j’ai été choisi. Mon ventre et moi avons même fait la couverture du Journal de Montréal.

À toutes les semaines, durant les trois mois qu’à duré Défi Diète, leurs lecteurs ont pu suivre nos progrès sous forme de reportage hebdomadaire.

(Pensiez-vous vraiment que je m’appelais Steve Requin?)

Avec eux, j’ai enfin appris à manger correctement, sans me priver, et à m’exercer de la bonne façon. J’ai terminé avec 22 lbs de moins, et nous avons fait la couverture du numéro de juin du magazine Dernière Heure.

L’après Défi Diète
En gardant les bonnes habitudes, j’ai réussi à descendre jusqu’à 187 lbs… Et c’est là que j’ai vu que j’étais allé trop loin. C’est que mon ossature du visage est mince. Plus je perdais de poids, et plus je recommençais à ressembler à ma photo de finissants. J’avais encore une bonne couche de gras aux abdominaux. J’aurais bien voulu avoir un de ces corps de rêve full athlétique, avec des abdos saillants en six-pack. Malheureusement, j’avais oublié un détail important: Je n’avais plus 34 ans, comme la dernière fois où j’ai pesé 185 lbs. J’en avais maintenant 40. Continuer de maigrir pour obtenir le corps parfait, ça aurait été au prix d’un visage fatigué et enlaidi par les rides qui se faisaient de plus en plus nombreuses.

À quoi bon avoir un beau corps quand ta face laide enlève aux autres l’envie de le voir?

Alors j’ai fait mon choix. J’ai relâché quelque peu mes bonnes habitudes, et je suis remonté à un poids qui convenait mieux à mon orgueil : 195 lbs. Ce poids me donnait la parfaite balance entre la minceur physique et la beauté du visage. Je ne serai jamais le bel athlète finement ciselé, mais là, enfin, je pouvais sincèrement dire que j’étais bien dans ma peau.

Ais-je réussi à me stabiliser à ce poids?
Oui, pendant près d’un an. Puis, j’ai recommencé à en reprendre quelque peu. Mais ça, c’est une histoire que je vous réserve pour la suite.

36 phrases clichés que l’on retrouve dans les profils de tous les sites de rencontres

Il existe deux genres de clichés dans les profils que l’on retrouve dans les réseaux sociaux:

GENRE 1: Ceux auquel on peut répondre afin d’en démontrer l’insignifiance.

J’aime les bons vins.
Premièrement, je doute que quelqu’un aime les mauvais vins. Ensuite, ce cliché est tellement répandu que je vais finir par croire que ces sites ne sont fréquentés que par des alcolos. Ou du moins des diplômés en expertise vinicole, puisqu’ils prétendent tous savoir ce que c’est, un bon vin.

J’aime les bons repas.
Tu aimes manger des trucs qui goûtent bon? Ah ben, ça c’est rare!

Je ne mord pas… Sauf si on le demande LOL.
Ayoye, mes côtes! C’est juste la 4e fois que je la lis cette semaine, celle-là.

J’aime sortir avec mes amis.
Ah ouain? Wow! Moi qui croyais que le monde aimaient faire des sorties avec des gens qui les font chier. Tu m’en apprends.

Je suis bisexuelle.
Avoir embrassé une fille quelconque dans un party alors que t’étais saoule, juste pour le fun d’allumer les gars présents, ça ne fait pas de toi une bi.

Je cherche une fille souriante et bien dans sa peau.
J’imagine mal un gars chercher une air bête full complexée.

Pis moi le monde qui font yink voter des 1/10, tk, si ça vous amuse, mais moi ça m’dérange pas pantoute tellement c’est insignifiant.
En effet, c’est tellement insignifiant pour toi que tu n’en parles même pas dans ton profil. … Oh, wait!?

GENRE 2: Ceux que les gens vont interpréter autrement.

Je suis une personne simple.
Traduction: J’ai zéro personnalité et je suis prêt à m’adapter à la tienne si ça peut m’aider à pogner.

Je suis une épicurienne.
Traduction: Je suis obèse.

J’aime pas les hypocrites.
Traduction: J’ai full de défauts pis ça m’fait chier que le monde le remarque et en parlent entre eux, juste pour vérifier s’ils sont les seuls à les voir et/ou à les subir.

Je vis l’instant présent.
Traduction: Je n’ai aucune ambition et aucun but dans la vie, mais ça parait mieux de faire passer ça comme un esprit libre et bohème.

J’ai l’esprit ouvert, sans préjugés.
Traduction: Je suis tellement désespéré(e) que je prendrais n’importe qui, même si on a zéro point en commun.

Je ne suis pas ici pour _____
Je n’aime pas_____
Si tu es ______, ben passe à une autre fiche.
Traduction: Je ne sais tellement pas moi-même ce que je suis et ce que j’aime que chuis juste capable de pouvoir te dire ce que je ne suis pas et ce que je n’aime pas. Ce qui est ironique parce que généralement, ces fiches-là contiennent aussi la phrase Chus d’même pis j’changerai pas pour personne.

Je suis jeune de coeur.
Traduction: Je suis vieille de corps.

J’ai gardé mon coeur d’enfant.
Traduction: Je suis un immature mal à l’aise dans sa vie d’adulte.

J’aime les plaisirs simples: Vélo, randonnée, etc.
Traduction: Je suis trop pauvre pour me payer les mêmes loisirs que les gens de mon âge.

Je cherche un gars généreux et fidèle.
Traduction: J’veux me faire gâter par un gars qui n’ira pas vérifier si les autres filles sont aussi exigeantes que moi.

J’aime écouter un bon film collé avec mon chum.
Traduction: Je suis cheap, antisociale et préfère ne pas te présenter à mon entourage car je suis aussi jalouse que possessive.

Je suis quelqu’un de très sociable qui cherche à se faire de nouveaux amis.
Traduction: Je suis incapable de me faire des amis dans la vraie vie, c’est pour ça que j’en cherche sur le net.

Ça ne me servirait à rien de me décrire parce qu’on ne peut pas vraiment connaitre qqn via le net.
Traduction: Je suis trop insécure et allergique à la critique pour oser dire en public ce que je suis vraiment.

Ce que je suis? Si tu veux le savoir, écrit-moi.
Traduction: À la réception de ton message privé, si ta photo me plaît, j’irai lire ton profil et je me baserai là-dessus pour te faire accroire qu’on a plein de points communs.

L’essentiel est invisible pour les yeux.
Traduction: Chus grosse pis chus laide pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase est tirée des pages de Le Petit Prince.

La femme n’est pas faite pour être comprise mais bien pour être aimée.
Traduction: Chus petit, chus lette, j’ai rien pour pogner physiquement fa que je joue la carte du romantisme, pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase, qui se voulait sarcastique, a été écrite par Oscar Wilde… qui était homosexuel.

Pis si ça te plait pas, passe à une autre fiche.
Traduction: J’ai tellement peu d’estime de soi que je m’attends à me faire flusher. Alors aussi bien faire semblant que c’est voulu.

Mon attitude envers toi dépend de la tienne envers moi.
Ou: Je peux être ta meilleure amie ou bien ta pire ennemie.
Ou: Je serai ton rêve le plus doux ou ton pire cauchemar.
Ou toute autre variante voulant dire la même chose, en y rajoutant parfois des « Il n’en tient qu’à toi. ». « C’est toi qui choisis. » « ¨Ça va dépendre entièrement de toi. », etc.
Traduction: Je suis une passive-agressive.

Je ne perdrai pas mon temps à me décrire…
Ça peut avoir deux significations selon le sexe de la personne.  Si c’est une femme, ça veut dire: Je n’ai ni l’imagination ni la cohérence requise pour écrire un texte à mon sujet. Si c’est un homme, ça veut dire: J’me suis inscrit icite pour me pogner une plote, pas pour perdre mon temps à remplir des fiches.

…personne ne lit les profils anyway.
Traduction: Pour détourner le fait que je suis trop lâche pour prendre le temps d’écrire à mon sujet, je blâme les autres en disant que c’est de leur faute. Car oui, je suis irresponsable en plus.

Je vais là où la vie (ou bien le vent) me pousse.
Traduction: Je suis sans emploi, et/ou j’ai pas d’amis, pas de loisirs, pas de vie, pas rien, alors propose-moi de quoi, je suis sans but et désespéré(e).

Je suis une personne directe qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense.
Traduction: J’aime insulter les autres, alors j’utilise l’excuse de « ne faire rien d’autre que dire la vérité » et/ou « ne faire qu’exercer mon droit à la liberté d’expression » afin de leur chier dessus à loisir.

Je suis une personne amicale et sympathique, mais si tu me cherches tu vas me trouver.
Traduction: Je ne comprends pas pourquoi mais je suis toujours impliqué dans toutes sortes de chicanes, alors aussi bien faire accroire que c’est à la fois voulu ET de la faute des autres.

Je suis sarcastique.
Traduction: Je suis insultante et susceptible. 

Ça a l’air qu’une fille fonceuse qui sait ce qu’à veut, ça fait peur aux gars. LOL
ou: Hostie que les gars sont superficiels, y’a pas yink les barbies dans’ vie.
Ce serait trop difficile pour moi d’accepter le fait que c’est ma personnalité de marde qui fait que je suis célibataire, alors j’aime mieux mettre ça sur la faute des gars ou de mon embonpoint.

Pis les gars, arrêtez donc d’agir en trou de cul en donnant de faux espoirs aux filles.
Traduction: Je suis une dépendante affective qui pense que chaque gars qui lui parle est automatiquement un chum potentiel, et qui frustre ben raide lorsque même le fait de lui montrer mes boules dans les 15 premières minutes ou lui dire que j’aime avaler ne réussit pas à le séduire.

Je ne recherche rien pour l’instant.
Traduction: Je cherche un gars beau, athlétique et riche, et en attendant de le trouver j’veux rien savoir des crapets qui constituent 99% des membres de ce site.