6 faits mensongers que l’on nous conditionne à croire

Si le récent scandale de Wikileak m’a appris quelque chose, c’est que la population générale voit d’un bon oeil le fait d’étaler la vérité, et ce peu importe les dommages que cette vérité peut causer à la société. Alors pourquoi ne pas m’y mettre moi aussi? Voici donc toute la vérité sur six faits complètement bullshit que l’on nous conditionne à croire:

La bullshit : Le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours. (ou bien nous revient trois fois.)
La réalité : À moins que l’on soit victime d’une vengeance personnelle, les malheurs que l’on reçoit sont indépendants de ceux que l’on cause aux autres. La preuve: Combien de gens se plaignent de malheurs non-mérités parce qu’ils n’ont jamais rien fait de mal contre autrui? Sans compter que ce trois fois est un chiffre pris au hasard qui ne repose sur rien de concret.
Exemple : Il n’y a qu’à voir à quel point une personne abusive arrive à se tirer sans peine des conséquences méritées de ses multiples abus, juste parce que la peur qu’elle fait naitre chez les autres lui apporte le respect. Un respect qui fait que même quand quelqu’un a les couilles de faire en sorte que justice soit faite, tout le monde, victimes inclues, tentent de le dissuader et se rangent du côté de l’abusif.

La bullshit : Deux négatifs ne font pas un positif.
La réalité : La vie n’est pas une équation mathématique. Par conséquent, oui, très souvent, une seconde action négative peut sauver plusieurs gens des conséquences catastrophiques de la première.
Exemple : Exemple simplet et vécu: Quand j’étais petit, je me faisais souvent réprimander pour avoir oublié de verrouiller le porte de l’auto quand j’en sortais.  (C’était avant l’existence du verrouillage automatique).  Un jour, premier truc négatif, ma mère en est sortie en laissant ses clés sur le contact.  Or, second truc négatif, j’avais encore oublié de verrouiller ma porte.  Ma mère a donc pu entrer et récupérer ses clés.  Ainsi, deux négatifs ont fait un positif.

Exemple plus élaboré: Un gars a un jour cédé à la tentation de tromper sa blonde une fois. Ce sera un écart de conduite malsain, certes, mais qui ne se reproduira plus. S’il commet un second geste négatif, soit de le lui cacher pour toujours, leur vie de couple restera harmonieuse. Mais s’il commet l’erreur de vouloir faire la chose honorable en lui avouant tout, qu’est-ce qui risque de se passer? Potentiellement:  La femme se sentira trahie, ne voudra plus lui faire confiance, sera enragée, détruira la réputation de l’autre femme, il y aura dispute, probablement rupture, divorce, sans oublier comment cela va affecter les enfants s’ils en ont. Et si en plus il pousse la stupidité à faire une confession publique (Vive Facebook), il sera vu comme étant adultère par tous pour le reste de ses jours. En quoi est-ce que le fait d’apporter autant de problème dans la vie de tant de gens peut être perçu comme étant un geste honorable? Le geste honorable, c’est au début qu’il aurait fallu qu’il le fasse, en choisissant de ne pas la tromper. Une fois son choix fait et le geste commis, il est trop tard pour revenir en arrière.  Par contre, il n’est pas trop tard pour limiter les dégâts.

Que tu suives les lois en traversant la rue au feu vert (geste irréprochable) ou bien que tu brises la loi en choisissant de traverser au feu rouge (geste reprochable) parce qu’un rapide coup d’oeil t’a montré que tu peux le faire, la seule chose de sure, c’est que dans les deux cas, si tu hésites et t’arrêtes au milieu du chemin, c’estque tu vas avoir des problèmes. Parce que ce qui perd son homme, c’est d’abord et avant tout de faire les choses à moitié. Quand tu choisis de commencer quelque chose d’une façon, et que tout fonctionne bien jusque là, alors termine-là de la même façon.

La bullshit : Tout finit par se savoir.
La réalité : Peu importe ce que tu as fait, il n’y a que dans trois cas où ça puisse être appris : Tu en a parlé, tu as eu un témoin ou tu as laissé des traces.
Exemple : John Allen Muhammad, le tueur de Washington qui a tiré sur 17 personnes en octobre 2002, tuant 11 et blessant 6. Il avait bricolé son auto de façon à pouvoir tirer les gens de loin sans être vu ni entendu à partir du coffre de son véhicule. Ne jamais sortir de l’auto lui permettait de ne laisser aucune trace sur le terrain ni douille de projectile. Il aurait pu ne jamais être trouvé. Mais voilà, il en a parlé via appels téléphoniques dans le but de provoquer la police. Il a ensuite délibérément poussé la provocation en laissant des traces à la police près de ses victimes, sous forme de douilles, cartes de tarot et notes écrites de sa main. Enfin, il avait un témoin sous la forme d’un complice qui, pour sauver sa propre peau, a témoigné contre lui, lui valant ainsi la peine de mort. Il fut exécuté en 2009.

Pour beaucoup de gens, il ne suffit pas de savoir qu’ils sont plus malin que les autres. Il veulent aussi que les autres reconnaissent et confirment leur génie.  Alors quand ils ont utilisé leur intelligence pour commettre un geste condamnable, ils se condamnent eux-même via vantardise, témoins et  traces.  Comme quoi le fait de vouloir démontrer que l’on est intelligent, c’est souvent la plus grande preuve de sa stupidité. C’est que l’orgueil aussi perd souvent son homme.

La bullshit : Faute avouée est à moitié pardonnée.
La réalité : C’est vrai quand tu es enfant, car il faut bien te conditionner à y croire. Par contre, une fois que tu es rendu adulte, cette croyance n’est rien d’autre qu’un piège à cons.
Exemple : J’ai vu assez d’émissions de crime sur Canal D pour voir que ceux qui cèdent à leurs remords de conscience ne trouvent dans l’auto-dénonciation ni le pardon ni la paix intérieure qu’ils souhaitaient avoir. Normal: Comment peux-tu trouver la paix quand ta seule récompense pour ce geste honorable sont les ennuis judiciaires et un casier qui te suivra toute ta vie?

La bullshit : Karma is a bitch.
La réalité : Le karma n’existe pas. La seule raison pourquoi la vie te remet tes mauvaises actions, c’est à cause de ta négligence et de tes mauvaises décisions, telles que citées en exemple plus haut. Une personne prudente qui se protège adéquatement peut faire tout ce qu’elle veut sans jamais se faire prendre.
Exemple : Je ne peux évidemment pas vous donner un exemple de quelqu’un qui cache bien son jeu, puisque le fait qu’il le cache bien fait que je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu faire de pas correct. Tout comme jamais je ne parlerai de mes propres gestes incorrects passés que je suis le seul à connaître. De toutes façons, je crois que la majorité d’entre nous avons déjà commis quelques gestes isolés qui, s’ils étaient connus de tous, nous vaudraient un casier judiciaire.

Il arrive parfois qu’une personne commette délibérément un geste mesquin contre un autre, en citant cette phrase.  À moins que Karma soit l’un des noms écrit sur ton certificat de naissance et que tu te qualifies toi-même de bitch, ça n’a aucun rapport.

La bullshit : Une personne peut échapper à la justice, mais elle ne peut jamais échapper à sa conscience.
La réalité : Si la personne avait une conscience, elle n’aurait jamais commis le délit en question pour commencer.
Exemple : Qui a tué JonBenét Ramsay? Où est Jimmy Hoffa? Pourquoi y a t’il plus de 350 meurtres non-résolus répertoriés sur Wikipedia? Tout simplement parce que les coupables vivent  avec leur secret, ne le divulguant jamais à personne. C’est tout ce que ça prend pour échapper aux ennuis et à la justice.

Et vous savez quoi? C’est justement pour nous empêcher d’un jour devenir une personne comme ces derniers, ceux qui s’en tirent à bon compte, que l’on essaye de nous convaincre depuis notre plus tendre enfance que le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours, que deux négatifs ne font pas un positif, que tout finit par se savoir, que faute avouée est à moitié pardonnée, que karma is a bitch et que l’on ne peut jamais échapper à notre conscience. Parce que ceux qui tentent de nous manipuler dans le but de nous faire accroire ces idioties savent que dans bien des cas, si ce n’était du fait qu’ils nous ont conditionnés à ressentir l’envie de nous dénoncer nous-mêmes, jamais ils ne réussiraient autrement à avoir la moindre preuve contre nous.

Et voilà! La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, amen. Et si personne ne semble se soucier si c’en est une qui est bonne à dire ou non, alors personne ne devrait venir chialer non plus d’avoir à en subir les conséquences par la suite .

Ma Philosophie (2)

Ce billet est la suite de Ma philosophie. Certaines de ces pensées ont servi de base ou de conclusion pour d’autres textes passés.

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Si en amitié c’est Qui se ressemblent s’assemblent, en amour c’est plutôt Les contraires s’attirent.

Commencer à agir au lieu d’attendre après un oui. Cesser d’agir après avoir reçu un non. C’est comme ça que l’on fait preuve d’un caractère fonceur, d’un bon esprit de décision, de spontanéité, et de respect.

Chez ceux qui veulent du tort à autrui, il y a deux mots pour décrire la prudence. Lorsque qu’ils en ont eux-mêmes, ils appellent ça de la prévention. Lorsque les autres en ont, ils appellent ça de la paranoïa.

Lorsque quelqu’un ne cesse d’insinuer le pire de toi en te mettant au défi de lui prouver le contraire, ignore-le. Pourquoi voudrais-tu perdre ton temps à essayer de plaire à une personne qui démontre sans cesse son manque de respect envers toi?

Pour illustrer le principe du compromis, rien ne vaut l’exemple du temps passé à faire des exercices. On s’y épuise, mais ça nous rend endurant. On s’y affaiblit, mais ça nous endurcit. Et surtout, on accepte d’y avoir l’air temporairement ridicule, mais ça nous fait ensuite bien paraître à long terme.

La valeur que tu dois donner aux opinions d’autrui à ton sujet doit être égale à la valeur que tu as à ses yeux. Si tu ne vaut rien pour lui, alors ses opinions devraient automatiquement ne rien valoir pour toi.

Ne pas être abusif, ça ne signifie pas qu’il faut accepter d’être abusé.  Pas plus que le fait de refuser d’être abusé signifie qu’il faut devenir abusif. Il y a cette chose située entre les deux que l’on appelle le respect. Ais-en pour les autres, et exiges-en autant pour toi-même. Une relation dans laquelle le respect n’est pas réciproque n’a aucune raison d’être.

De tous ceux qui exigent de toi la perfection, peu d’entre eux ont intérêt à ce que tu l’atteignes. Pour beaucoup trop de gens, tes imperfections ont une importance capitale dans leurs vies. Ça les réconforte sur ce qu’ils sont, et ça les justifie pour ce qu’ils font.

L’homme qui toujours obéit sans questionner se fait sacrifier et détruire au profit de la majorité.
L’homme qui toujours questionne sans obéir sacrifie et détruit la majorité pour son propre profit.
L’homme qui toujours a l’intelligence de comprendre quand questionner ou non saura quand obéir ou non pour le plus grand profit de tous.

Entre ce que tes parents voulaient faire de toi, ce que tes amis veulent que tu sois, ce que la société t’oblige à être, ce que tes amours auraient voulu que tu sois, ce que les circonstances t’ont fait devenir, et ce que tu voudrais être, il n’y a guère de place pour la personne que tu es vraiment.

Quand la personne à qui tu parles a le pouvoir de faire de toi une réussite ou un échec, ce n’est jamais une bonne idée de lui démontrer que tu vaux mieux que lui. Ou pire encore: De lui prouver qu’il ne vaut pas mieux que toi.

Il y a des choses qui peuvent s’obtenir par la voie facile. Un boulot, par exemple, via connections. Et il y a des choses qui ne s’obtiennent uniquement que par la voie difficile. Genre, avoir un corps d’athlète. Évidemment, on ne peut pas obtenir un corps d’athlète en utilisant nos connections de travail, ni trouver un boulot en levant des poids. Mais si tu démontres assez de sagesse et de logique pour être capable de choisir la voie qui convient à chacun de tes buts, tu les obtiendras. Par contre, si ta lâcheté t’empêche de prendre la voie difficile lorsque obligé, ou si ton orgueil t’empêche de prendre la voie facile lorsque disponible, alors tu t’imposes toi-même des obstacles qui vont te condamner à vivre inutilement beaucoup d’échecs.

Ma philosophie

Essayer, c’est réussir ou échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Ça s’fait pas! est un mode de pensée qui condamne à l’anonymat. La preuve, c’est que l’Histoire ne retient que le nom de ceux qui l’ont fait!

Si une personne exagère dans un sens, renseigne-le, c’est un ignorant. S’il répond en exagérant dans l’autre sens, oublie-le, c’est un imbécile.

La mauvaise réputation, c’est ce que les gens avec une vie ennuyante donnent aux gens qui ont une vie intéressante.

Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.

On ne peut raisonner seulement qu’avec des gens raisonnables.

On cherche toujours à aider les autres à réussir dans un aspect de leur vie avec lequel nous avons nous-mêmes échoué dans la notre.

L’amour éternel ne peut exister que si ta priorité est de te consacrer à l’amour plutôt qu’à te demander comment le rendre éternel.

Pour acquérir la confiance et l’estime d’autrui, dire la vérité ne suffit pas. Encore faut-il maîtriser l’art de savoir quand la dire, à qui la dire, mais surtout laquelle il faut dire. Car trop souvent, la seule vérité que les gens veulent entendre, c’est celle dont ils peuvent tirer espoir, orgueil ou profit.

Quand le droit à la liberté d’expression est la seule et unique chose que tu peux trouver pour justifier une opinion, ça démontre la valeur réelle de la dite opinion, c’est à dire aucune.

Aide à se relever quelqu’un que l’on a toujours fait tomber, éventuellement il te fera un croche-pied. Normal, c’est tout ce qu’il a appris dans sa vie en guise de méthode pour avancer et dépasser les autres.

Timide et mal à l’aise en public, torride pendant la baise en privé.

L’optimiste ne doute pas de réussir, alors pour lui le mot essayer ne fait même pas partie de son vocabulaire.
Le pessimiste est convaincu qu’il va échouer alors il n’essaye même pas.
Le réaliste sait qu’en essayant il peut réussir ou échouer, et ainsi est prêt à faire face à ces deux éventualités.

Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.

La subtilité, c’est l’art d’essayer de passer comme étant plus intelligent que notre interlocuteur, en le mettant au défi de comprendre quelque chose que l’on rend délibérément obscur, parce que l’on est trop lâche pour être capable de s’exprimer franchement et clairement.

« Get à life! »: Ce que disent ceux qui ne font rien d’autre de leurs vies que de regarder comment les autres vivent la leur.

Courage de commencer.
Sagesse de pouvoir reconnaître si on peut réussir ou si c’est voué à l’échec.
Détermination de continuer dans le premier cas.
Humilité de s’arrêter dans le second.
Qui n’a pas ces quatre vertus se condamne à une vie de médiocrité.

Qui attaque sans preuve s’en justifie sans crédibilité.

Qui reconnaît ses torts descendra à court terme dans l’estime des sots, mais montera à long terme dans l’estime des sages. Qui refuse de reconnaître ses torts vivra l’inverse.

Avant que les gens puissent croire en nous, il faut d’abord croire en soi-même.

Le sage qui se sait entouré de chiens affamés laissera tomber un petit os une fois de temps en temps. Tandis que les chiens s’acharnent dessus avec satisfaction, ils sont trop distraits pour songer à chercher la viande.

Seul un idiot va se permettre de dire T’as du temps à perdre! à ceux qui ont fait quelque chose de leur temps, au lieu de justement l’avoir perdu à ne rien faire.

Le sage sait que la confiance en soi est la première étape à franchir avant d’avancer vers les étapes suivantes. Le sot croit que la confiance en soi est la seule et unique étape, et il ne fera aucun effort pour aller plus loin.

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Je ne cite personne, c’est 100% de moi. Ceci dit, je n’aime pas utiliser le mot philosophie pour décrire ma façon de penser. Trop souvent, la philosophie est utilisée dans le but de rendre acceptable une situation qui ne l’est pas. Il s’agit donc d’un mode de pensée dont le mot d’ordre est de nier la réalité. Elle utilise la voie facile, celle disant que la meilleure façon de se débarrasser d’un problème, c’est de faire comme si le dit problème ne nous dérangeait en rien. Il y a plusieurs autre mots pour décrire cette mentalité, les deux plus descriptifs étant négligence et lâcheté. Voilà pourquoi mes mots d’ordre ne se basent que sur du concret.