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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

Mon année 2012, 1ere partie

Étant donné que la vie ne repart pas à zéro le premier de l’an, ce que l’on vit en janvier est bien souvent la suite et la fin de choses qui ont pris naissance le mois précédent.  Voilà pourquoi je vais commencer par :


DÉCEMBRE 2011

Après avoir subi un douloureux traitement pour une verrue plantaire qui résiste à tout depuis quatre ans,  j’ai de la difficulté à marcher sur mon pied droit.  Aussi, pour l’épargner un peu, je décide de me déplacer dans ma cuisine en sautillant sur le pied gauche.  Mal m’en pris, une douleur foudroyante envahit aussitôt mon pied gauche. Me voilà incapable de marcher. Le podiatre me diagnostique une fasciite plantaire aiguë aux deux pieds.

Mieux encore, il parait que j’ai les deux pieds et une jambe croches. Cet incident aura au moins le mérite de m’expliquer enfin pourquoi j’ai passé mon enfance et mon adolescence à être nul en sports. N’empêche que je resterai deux mois sans pouvoir marcher autrement qu’avec des béquilles, incapable de faire mon travail d’employé d’entretien dans un garage de bus.  Travail qui, soit dit en passant, fut l’élément déclencheur de ce mal.

Maigre consolation : La forme de mes pieds est tellement originale que désormais, maintenant que les podiatres en ont un moulage, elle portera officiellement mon nom. Quel pied!

Après 12½ ans ensemble, Karine et moi mettons fin notre couple. Nous décidons de garder la chose secrète pour six mois, histoire de nous donner le temps de s’occuper de la séparation des biens. Nous tenions surtout à éviter que des gens trop bien intentionnés se mêlent de nos affaires, ce qui aurait fait plus de tort que de bien. Elle déménagera en juillet 2012.  Je songe à garder l’appartement. Je pourrais me le permettre, bien que j’arriverais serré dans mon budget.


JANVIER 2012

Les béquilles louées au Jean Coutu n’ont aucun rembourrage par-dessus leurs poignées de plastique rigide dentelé. Je me fais des ampoules et des plaies dans les paumes juste à me déplacer. Par conséquent, je dois encore plus limiter mes déplacements.  Je suis vraiment prisonnier de mon handicap.

Le propriétaire a reçu une subvention de la Ville afin de rénover l’appartement. Les rénovations devraient durer du 1er avril au 1er juillet.  Nous sommes donc forcés de libérer les lieux pour trois mois.  Mais voilà, bien que la loi nous permette de rester encore un an ou deux sans augmentation de loyer, le propriétaire viens nous voir et nous demande gentiment de ne pas revenir en juillet. S’il a acheté ce bloc de trois étages l’année dernière, c’est dans le but d’y habiter avec toute sa famille. Puisque Karine et moi nous nous séparons, et qu’elle ne reviendra pas ici anyway, et que le loyer serait quand même difficile pour mon budget maintenant que je  n’ai aucune idée de l’état de mes finances futures à cause de mon handicap, nous acceptons tous les deux de partir pour de bon dans le courant du mois de mars qui vient.

Je perds ma blonde après 12 ans, mon appartement après 8 ans , ma capacité de travailler après seulement 6 mois, parce que j’ai perdu ma capacité de marcher après toute une vie à mettre mes pieds sous tension à cause d’un handicap que j’ignorais avoir.  Ah, et après 30 ans à porter des verres de contact, mon oeil gauche ne peut plus en endurer davantage sans faire des orgelet format familial. L’année ne commence vraiment pas bien pour moi.


FÉVRIER 2012

Une recherche sur Kijiji pour un appartement se montre fructueuse : Je trouve un 2½ pas trop cher dans un sous-sol, situé à 12 minutes à vélo de mon travail. Et la proprio est très exigeante, ce qui fait que je suis assuré d’avoir des voisins corrects et tranquilles. La locataire actuelle part la première semaine de février, ce qui me permet de déménager sans trop me presser pendant février et mars. Ça me force à trier et me débarrasser d’une tonne de stock. Bien obligé, je passe d’un 6½ à un 2½, et c’était mon stock qui occupait le 2/3 de la place.

$850.00 de traitements et d’orthèses plus tard, je recommence à marcher progressivement. Maintenant, mon poids est réparti sur toute la surface de mes pieds au lieu de sur le côté extérieur. Ça reste une habitude à prendre, parce que c’est comme marcher avec des talons hauts. J’ai légèrement tendance à vouloir planter par en avant à chaque fois que je me lève. Mes ex m’ont toujours dit que j’étais un peu déséquilibré.

Je recommence à travailler progressivement aussi, soit 3 jours par semaine.  Un heureux hasard fait que février est pour moi un mois à trois payes, ce qui fait que j’arrive dans mon budget même si je fais du temps partiel.  Il y a du nouveau à ma job, sous forme d’une nouvelle collègue de travail : Rhonda, une black de 50 ans, 5 pieds de haut, obèse quasi morbide, unilingue anglaise, mère de 5 enfants, avec une voix forte et nasillarde qui porte loin et qui étire les syllabes, et dont le passe-temps quotidien est de chialer pour démontrer à quel point ses collègues de travail font mal la job.  Quand une fille comme ça commence à te dessiner des coeurs sur les fenêtres du bus avec son nettoyant en mousse, y’é temps de t’inventer une nouvelle blonde fictive pour la tenir à distance.  Ce que je fis.

Mais j’y pense, pourquoi devrait-elle être fictive? Je tente le coup et m’inscris sur MonClasseur. Je m’y fais aussitôt approcher par une fille qui était déjà dans mes amis Facebook (parce que amie de certains de mes amis) qui s’intéresse à moi depuis deux ans, mais qui n’a pas osé en parler parce que j’étais en couple. Puisque ce n’est plus le cas, elle tente sa chance. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette situation flatte mon ego, comme le démontre cette image que je fis à ce moment-là pour commémorer la chose:

S’en suit une courte relation dans laquelle on se rend compte assez rapidement que nous sommes totalement incompatibles. Malgré tout, je ne regrette rien, et ce pour trois raisons :

  • Avoir une nouvelle relation m’a permis d’amortir ma chute de ma relation précédente.
  • Cette incompatibilité m’a démontré que finalement, être en couple, c’était surtout une habitude pour moi, et pas vraiment un besoin réel.
  • On a eu quelques bons moments, quand même. Bref,  j’en avais besoin!

MARS 2012

Le premier mois dans mon nouvel appartement, je me sens misérable. Normal : J’ai passé d’un 6½ qui occupait tout le 3e et dernier étage bien éclairé parce que fenêtres partout, à un 2½ sombre dans un sous-sol mal éclairé par ses deux fenêtres, dont une qui donne directement sur le mur de la maison d’à côté. Et non seulement on n’a encore que peu de lumière en cette saison, le temps est toujours gris, sombre, pluvieux.

Mon chat s’adapte mal d’avoir perdu l’un de ses maitres et son grand appartement. Il passe son temps à tourner en rond et miauler. Et il hurle encore plus aux chats qui, à l’extérieur, viennent le narguer, maintenant qu’il vit au  ras du sol, ce qui me met à bout de nerfs. Je roule des yeux lorsque j’entends la « solution » que me proposent certaines personnes, soit de condamner les fenêtres avec du carton et du duct tape. C’est ça, en plein ce que j’ai besoin : Encore moins de lumière.  Brillant!

En plus, à chaque fois que je finis de vider et ranger des boites, il m’en arrive toujours d’autres de l’ancien appartement. J’ai l’impression que le fouillis n’en finira jamais.

Dès le premier mars,  je recommence à travailler à temps plein.  Or, ma job a ceci de particulier : Il ne faut avoir aucune vie sociale pour y travailler.  Car en effet, mon horaire est ou bien de soir (3pm à 11h30pm) ou bien de nuit (10h30 pm à 7am), et mes jours de congés sont mardi et mercredi, ou bien mercredi et jeudi. Et même encore, il m’arrive souvent de devoir faire du temps supplémentaire à cause de collègues absents, malades ou bien qui démissionnent du jour au lendemain. Je n’ai jamais enfilé autant de 24 heures éveillé de suite dans la même semaine. Ça va sauver mon budget, n’empêche que mentalement je ne me sens plus tout là.

Cependant, je termine moi-même le mois avec une bonne raison d’être absent : Trois jours à subir l’effet purgatif d’un empoisonnement alimentaire. C’est là que j’ai appris la leçon qui suit : Il ne faut jamais manger des framboises et bleuets recouverts de chocolat blanc enrobés d’une coquille de sucre rouge ou bleu, le tout emballés des petits sachets fancy en provenance d’une boutique de souvenirs d’un coin touristique. On ne sait jamais depuis combien de temps ça traine sur le comptoir avant de trouver preneur.  Par conséquent, une fois achetés, les fruits ne sont plus de première fraîcheur.

NEXT: Ça commence à aller mieux.

GARANTIE PROLONGÉE: Savoir résister aux requins

Après sept ans d’usage, mon ordinateur commençait à avoir des ratés que je ne pouvais plus contourner.  Je suis donc allé au Best Buy du Carrefour Angrignon, accompagné de ma BFF Stéphanie, afin de m’en acheter un nouveau.  Stéphanie est experte en informatique, tandis que moi je suis tellement  peu calé en la matière que je risquais de ressortir de là avec un toaster.  On demande donc à un vendeur de nous amener dans le coin des ordis, on les examine et on fait notre choix.  Il appelle alors un collègue pour conclure la vente, un petit monsieur chauve et bronzé.

Dès le départ, il est clair dans ma tête que je ne veux pas la garantie prolongée du magasin.  Et pour cause: voici dix liens qui prouvent que c’est une dépense totalement inutile. (Chaque mot en bleu est un lien différent.)

INSISTANCE #1: Monsieur dit qu’il va tout de même nous expliquer la différence entre être couvert et non-couvert par la garantie du magasin.
La technique qu’il utilise: Il rajoute qu’il fait ça pour nous parce qu’il n’est pas à commission.
C’est supposé marcher parce que: S’il n’est  pas à commission, alors il ne fait pas ça pour l’argent. Donc, il nous passe comme message qu’il a nos intérêts à coeur.
Et ça a raté parce que:  Mon idée de ne pas la prendre était faite. Alors dès qu’il a fini son speech, j’ai tout de go répondu Non merci.

Apparemment, monsieur le vendeur a l’air d’ignorer qu’ici la loi est non c’est non, et qu’insister plus d’une fois est considéré comme du harcèlement. Alors il continue:

INSISTANCE #2: Il nous dit qu’il a lui-même un laptop de ce même fabriquant et qu’il a eu des problèmes avec au bout de six mois, et que s’il n’avait pas eu la garantie du magasin, il aurait été bien mal pris, car il lui aurait alors fallu envoyer son ordi à la compagnie et payer les frais d’expéditions.
La technique qu’il utilise:  Démontrer que même lui, un vendeur d’ordi de Best Buy, n’est pas à l’abri d’un défaut de fabrication.
C’est supposé marcher parce que: Ça nous met en tête l’impression que si même à lui ça arrive, imaginez nous autres, pauvres petits consommateurs sans défense.
Et ça a raté parce que:  Cet argument puait la bullshit. Comme si un employé de Best Buy ne pouvait pas faire arranger son ordi sur place gratuitement.  Voyons donc!  J’ai donc répondu que non merci, puisque j’ai eu deux ordinateurs dans ma vie et ils ont chacun fonctionné pendant sept ans sans problèmes.

Stéphanie lui dit alors que c’est normal qu’il ait eu un problème: Les laptops étant des ordinateurs portatifs, ils sont plus aisément sujets aux accidents. Mais moi, ce n’est pas un laptop que je veux, c’est un desktop.

INSISTANCE #3: Il dit que ça n’a aucun rapport, puisque lui, son laptop, il l’a installé sur son bureau, et il ne le déplace jamais. De toutes façons, avec ces ordinateurs là, il faut s’attendre à avoir des problèmes au bout de six mois.
La technique qu’il utilise: Démontrer que peu importe l’ordi que l’on choisit, il va briser, c’est immanquable.
C’est supposé marcher parce que: Puisqu’il va briser au bout de six mois, ce serait idiot de ne pas prendre la garantie.
Et ça a raté parce que:  Stéphanie, voyant clair dans sa bullshit, lui a répondu: « Vous dites que tous les ordinateurs de cette compagnie là fuckent au bout de six mois, et que la compagnie n’a jamais effectuée de rappels? »

Après trois secondes de silence dans lequel il ne sait pas quoi répliquer, il prend une boite en disant « Bon! Ceci est le modèle que vous avez choisi. On va passer à la caisse. »  Nous le suivons entre les rayons.  Soudain, il s’arrête.  Il se retourne et nous regarde.

INSISTANCE #4: Il dit: « Et s’il brise au bout de six mois, qu’est-ce que vous allez faire? »
La technique qu’il utilise: Poser une question piège dans laquelle on n’a que deux seuls choix: Ou bien être d’accord avec lui, ou bien passer pour un idiot.
C’est supposé marcher parce que: Qui veut passer pour un idiot? Nous sommes donc manipulés à dire oui.
Et ça a raté parce que:  Lorsqu’un manipulateur prend le contrôle de la conversation, rien ne nous oblige à le lui laisser, ce contrôle. J’ai donc changé le sujet en lui répondant par une question: « À vous entendre, tous les ordinateurs que vous vendez ici sont de la merde.  Pourquoi est-ce qu’un ordinateur nouveau serait moins bon qu’un d’il y a sept ans et un d’il y a quatorze ans? »  Il me répond que, vous savez, ces machines sont faites par d’autres machines sur des chaines de montages, et que les erreurs sont possibles.  Bizarre, moi j’ai toujours entendu dire L’erreur est humaine.  Par conséquent, je suis bien plus porté à me fier à une machine. Je lui dis donc que c’est un risque que je suis prêt à prendre.

Et on repart en direction de la caisse. J’achète également un programme à installer.  Il me demande si je veux que leurs techniciens l’installent, pour un supplément minime de $. Je dis non merci. Stéphanie rajoute que c’est elle-même qui va me l’installer.

INSISTANCE #5: Il regarde Stéphanie avec un air qui démontre à la fois de la surprise et un sentiment d’incrédulité.  Puis, il me regarde avec le même air.
La technique qu’il utilise:  Son expression faciale en disait long sur le fait qu’il me passait le message comme quoi laisser une femme toucher mon ordi, ce n’est rien de moins qu’une aberration.
C’est supposé marcher parce que: Ça fait appel à mon orgueil de mâle.  Pensez donc: Avoir besoin d’une fille pour arranger mon ordi. Horreur!
Et ça a raté parce que:  Même si un homme est misogyne, ça ne l’empêchera pas de faire appel à quelqu’un qui s’y connait en ordinateurs quand il en a besoin, peu importe le sexe de la dite personne. J’ai donc confirmé que oui, elle allait le faire.

Tandis qu’il entre les codes dans la caisse, il prend une nouvelle attitude:

INSISTANCE #6:  Air bête et regard méprisant.
La technique qu’il utilise: Culpabilité. Parce que s’il est dans cette humeur en ce moment, c’est de ma faute.
C’est supposé marcher parce que: La majorité des gens n’aiment pas décevoir les autres. Alors quand la personne que l’on déçoit n’a jamais rien fait que démontrer vouloir nous aider à sauver de l’argent, qu’est-ce que ça fait de nous une personne ingrate, alors. Ingrate et stupide, parce qu’il faut être stupide en #! »/$%?& de ne pas vouloir sauver de l’argent.
Et ça a raté parce que:  Le gars ne respecte nullement mes choix.  Pourquoi est-ce que je devrais ressentir de la culpabilité envers quelqu’un comme ça?  Son attitude merdique ne le mérite pas du tout.  Le gars essaye de me voler puisque la garantie prolongée est non seulement inutile, elle rajoute jusqu’à 40% de mon prix d’achat sur ma facture. Pourquoi devrais-je me sentir mal de refuser ça?

Surtout que, s’il frustre en ce moment, c’est à cause qu’il a insisté. S’il avait accepté mon refus dès le départ, il n’aurait pas accumulé cinq revers en ligne.  Mais il a choisi de le refuser. Tant pis pour lui!

Il finit d’entrer tous les codes et arrive le moment du paiement.  Mais avant d’appuyer sur la dernière touche, il revient à la charge pour une ultime tentative:

INSISTANCE #7: Il me demande: « Est-ce que c’est parce que vous avez déjà eu une mauvaise expérience avec les garanties prolongées? »
La technique qu’il utilise: De deux choses l’une: Ou bien il cherche à avoir mon argument dans le but de le démolir, ou bien il veut savoir où se situe l’erreur dans sa méthode qui fait que ça n’a pas fonctionné sur moi. Ça va le rassurer qu’il ne refera pas cette erreur avec ses prochains clients.
C’est supposé marcher parce que: À ce point-ci, alors que l’achat est pratiquement terminé, me poser cette question, c’est comme s’il me disait que j’avais gagné. Je suis donc supposé relâcher mes défenses, fier de moi, et me vanter de comment j’ai pu lui tenir tête.
Et ça a raté parce que: Celui qui ne me donne que ses mensonges ne mérite pas de recevoir ma vérité. J’ai donc choisi de le laisser dans le noir total, en lui donnant une réponse qui met en doute son intelligence en démontrant à quel point sa question était stupide: « Vous ne m’écoutez pas?  Je n’arrête pas de vous dire que je ne prend jamais les garanties prolongées.  Comment aurais-je pu avoir des mauvaises expériences avec quelque chose que je n’ai jamais pris? »

La vente s’est finalisée là! Bonne chose parce que s’il insistait une fois de plus, je demandais à voir le gérant pour porter plainte.  Parce que j’ai beau être patient, il y a quand même bien des limites.

Ce que la majorité des consommateurs ignorent, c’est qu’il existe une garantie de base appelée « Garantie Légale » qui couvre tous les biens et services vendus ou loués. Cette garantie dit clairement que ce bien/service doit avoir une durée de vie raisonnable en fonction de son prix et de l’usage qui est lui est prévu.  Mieux encore: Selon l’article 228 de la Loi de la protection du consommateur, un commerçant a l’obligation de vous décrire verbalement et de vous fournir par écrit la garantie légale incluant toutes ses conditions. Ensuite, il peut essayer de vous vendre sa garantie prolongée. S’il ne procède pas de cette façon, c’est votre droit légal de porter plainte contre ce commerçant à l’Office de la Protection du Consommateur.

Rendez vous service, allez sur la page de la Loi sur la Protection du Consommateur et prenez le temps de lire ce que les vendeurs ont le droit ou non de vous dire. Et si, comme le mien, ils vous mentent, insistent et ont une attitude hostile, ils entrent en infraction avec l’article 219 de la Loi de la protection du consommateur. Les dénoncer n’est donc pas un acte mesquin de vengeance; C’est la loi.

45 éléments classiques du temps des fêtes au Québec.

D’abord, un grand classique pour se mettre dans l’ambiance:

Et maintenant, voici 45 éléments classiques du temps des fêtes!

1- Le beau linge propre que l’on met une fois par an et qui nous semble avoir rétréci depuis l’année dernière.

2- Le seul espace de stationnement situé à 3.7 kilomètres de la personne que l’on visite.

3- La nouvelle blonde du grand cousin, une air bête qui ne dit pas un mot de toute la soirée.

4- La mémé qui te pince pis t’étire les joues.

5- Les 8624 bibelots sur les bibliothèque de matante Thérèse.

6- Le lit de grand-maman qui sert de vestiaire, dans la sinistre chambre mal éclairée qui sent bizarre, aux murs grisâtres sur lequel sont accrochés des crucifix, images religieuses, portraits d’ancien papes et cadres de photos noir et blanc de membres de la famille morts depuis plusieurs décennies.

7- La matante qui te dit « Comme ça, t’es enfin devenue une grande fille! », ce qui signifie que ta mère a raconté à toute la famille que tu as eu tes premières règles.

8- Les lumières du sapin qui décident de foquer, après que l’on a mis deux heures à poser toutes les décorations par dessus.

9- Les remarques à la « Eh qu’ça a grandi c’t’enfant-là! » qu’on te disait en te tapotant le haut de la tête.

10- Les remarques à la « Eh qu’ça a grandi c’t’enfant-là! » qu’on te dit en te tapotant le bedon, maintenant que tu es adulte.

11- Les souhaits de bonne année, bonne santé pis du succès dans tes études.

12- Les questions embêtantes à la Où c’qu’à l’est, ta blonde? T’avas-tu peur qu’on te la vole? alors que, au choix:

  • Tu t’es disputée avec elle et n’a pas envie d’en parler.
  • Tu souffres d’être célibataire.
  • Tu es gai.

13- Le mononc’ cochon dont le regard ne te lâche pas les rondeurs hautes-avant et basses-arrière.

14- Les ti-cousins morons qui foutent le bordel dans tes affaires.

15- La cousine cégepienne qui snobe Noël et tout ce que ça représente car elle traverse sa phase rebelle à la conscience (anti)sociale profonde, engagée et militante, en se croyant originale d’avoir exactement les mêmes réflexions sur le sujet qu’ont déjà eu tous les ados des 60 dernières années.

16- Le bitchage plus ou moins subtil entre belles-sœurs.

17- Les engueulades entre beaux-frères au sujet de sport ou de politique.

18- La vieille frustrée qui en profite pour régler ses comptes publiquement en faisant des remarques amères au sujet de combien sa famille sont des ingrats, après tout ce qu’elle a fait pour eux.

19- Les nouveaux cousins / nouvelles cousines, pour cause de familles reconstituées, que tu trouves ben hot mais que tu ne peux rien faire avec parce que c’est maintenant de la famille.

20- Le chum de ta nièce, un Ti-Jo-Connaissant dont les conseils non-sollicités démontrent qu’il est convaincu qu’il saurait bien mieux que toi comment gérer ta carrière, gérer tes finances, élever tes enfants, etc.

21- La matante qui te fait honte en ressortant le vieil album photo de votre party de Noël d’il y a 10 ans, avec plein de pics sur lesquelles tu fais dur en ta!

22- Les petits hors d’oeuvres servis au salon et qui disparaissent le temps de poser le plateau, tellement tout l’monde est affamé.

23- Les chaises dépareillées, la chaise berçante, les chaises pliantes, la chaise d’ordi et le pouf que l’on sort afin de pouvoir asseoir tout le monde.

24- La table autour duquel on a de la misère à placer tout le monde.

25- Les adultes qui insistent pour que les garçons enfants et ados prennent de la bière et du vin en disant Enwèye, mon ti-gars, fa un homme de toé!

26- Les farces épicées de mauvais goût de mononc’ Roland.

27- La farce épicée de mauvais goût de la dinde.

28- Le p’tit kid difficile qui n’aime que le 1/10e de ce qu’il y a dans son assiette.

29- La bûche de Noël cheap, sèche et sans goût achetée au Wal Mart.

30- La bûche de Noël à la crème glacée riche et ultra-chère dont personne ne veut pour cause de régime, de diabète ou d’avoir déjà assez mangé.

31- Les enfants malades d’avoir trop mangé.

32- Les ados malades d’avoir trop bu.

33- Les enfants qui arrachent le papier d’emballage de leurs cadeaux en 0.03 secondes.

34- Les adultes qui déballent précautionneusement leur cadeaux en 8 minutes dans le but de pouvoir un jour réutiliser le papier.

35- Les jouets piles non-incluses que les adultes offrent aux enfants en oubliant d’acheter des piles.

36- Le jouet pour enfants que tu reçois à 15-16 ans de la part de la mémé qui ne s’est pas encore rendu compte que tu n’es plus un enfant depuis un maudit boutte.

37- La collection d’emballages-cadeaux sous forme de sacs multicolores métallisés non-recyclables qui va encombrer le débarras pour des années à venir.

38- Le linge que tu reçois en cadeau et que tu n’apprécie pas vraiment parce que, au choix :

  • C’est trop petit.
  • C’est trop grand.
  • C’est trop laid.
  • C’est du linge, ciboire!

39- L’émission Bye Bye [année qui se termine] aux sketchs ou bien plates ou bien vulgaires qui ne font jamais rire personne à part les enfants.

40- La cousine qui va se cacher dans son coin pour brailler au sujet de Dieu-sait-quoi.

41- La matante fofolle qui pense avoir gardé son coeur d’enfant mais qui en fait traumatise ses neveux et nièces avec son exubérance et son rire à fendiller les fenêtres panoramiques.

42- Ciné Cadeau qui présente « C’est Astérix et la Ballade de Garfield au Temple de Cléopâtre à Daisy Town, Charlie Brown » pour la 35e année de suite.

43- Le colportage de rumeurs comme quoi « On peut même pu dire « Noël » pour pas choquer les esties d’immigrés », qui ne se base sur rien de vraiment concret. 

44- le vieil oncle qui s’endort assis sur le fauteuil du salon.

44- La visite qui ne part plus.

45- Le char qui ne part plus.

46- Les restants de bouffe que des enfants ont caché un peu partout parce qu’ils n’osaient pas dire qu’il n’aimaient pas ça, que l’on retrouve lors du ménage suivant.

47- Les restants du réveillon qui ne semblent pas vouloir diminuer, et ce peu importe combien de fois on en mange, et qui vont traîner dans le frigo jusqu’à la mi-janvier.

48- Les résolutions du nouvel an qui prennent le bord de la poubelle plus vite que les restants du réveillon.

Petite pause

Il semblerait que pour la 4e année de suite, l’automne est une période non-inspirante pour moi. Donc, de retour en décembre ou janvier, comme d’habitude.

Une rupture harmonieuse, c’est possible.

Au début de la relation en 1999, nous avions presque tout en commun. Nous finissions tous les deux le cégep, nous commencions à travailler pour deux grandes compagnies (Air Canada et Météomedia), nous n’avions encore jamais rencontrés un membre de l’autre sexe avec qui nous nous entendions aussi bien, elle sortait de chez ses parents, je sortais de chez mon ex, et surtout nous avions tous les deux des aspirations artistiques (Je commençais à Safarir, elle commençait à illustrer des livres pour enfants.) Bref, nous étions faits l’un pour l’autre.

Puis, peu à peu, avec les années, nous avons, chacun de notre côté, accumulés des goûts, des projets, des passe-temps, et des passions qui ne plaisaient qu’à l’un mais pas à l’autre. Qu’importe! Nous étions fiers de dire que la réussite de notre vie de couple se basait sur le respect de l’individualité:

  • Elle avait son univers, avec ses amis, ses activités, les choses qu’elle aime.
  • J’avais mon univers, avec mes amis, mes activités, les choses que j’aime.
  • Et nous avions notre univers commun avec nos amis commun, nos activités communes, les choses que nous aimons en commun.

Sauf que, avec les années, notre univers commun a de plus en plus diminué, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus grand chose. Sans que l’on s’en aperçoive, ça a influencé notre vie de couple. De deux personnes sincèrement amoureuses, nous sommes peu à peu devenus, lors deux ou trois dernières années ensemble, rien de plus que grands amis proches et colocs. Lorsqu’elle a réalisé qu’elle était en train de tomber en amour avec un autre, nous n’avons pas eu le choix de constater ce changement. Après quelques jours de réflexion, nous avons décidé qu’il ne servait à rien de continuer de vivre en tant que couple. Nous y avons donc mis officiellement fin.  Entre nous!

Car oui, nous avions décidé de garder la chose secrète pendant quelques mois. C’est parce qu’après douze ans et demi ensemble, notre vie commune ne peut pas cesser d’être commune du jour au lendemain. Les réécritures de testaments, les assurances-vies, la séparation des biens, tout ça demande temps, réflexion et travail. Et sans vouloir pointer du doigt qui que ce soit, il reste que les gens qui entourent les deux ex ont trop souvent le réflexe de les monter l’un contre l’autre, juste au moment où ce genre de chose pourrait leur être le plus nuisible. Aussi, nous tenions à ce que la transition se fasse en douceur et en harmonie. Donc, entre nous, personne d’autre.

Le hasard a fait en sorte que nous perdions au même moment une importante partie de notre vie de couple des huit années précédentes: Notre logement. Notre nouveau propriétaire a reçu une subvention pour rénover le bloc en entier, il aurait donc fallu quitter la place pendant trois mois. Cependant, il nous a demandé de lui faire une faveur, soit de ne pas revenir, car il souhaiterait y loger de sa famille immédiate. Nous sommes donc partis chacun de notre côté, chacun dans son nouveau logement.

Même si l’amour que nous ressentions l’un pour l’autre n’existe plus, il n’a jamais été remplacé par de la haine, du ressentiment, de la frustration ou des regrets. Il a juste disparu, c’est tout. Nous sommes encore amis très proche, et nous nous considérons toujours comme étant membres d’une même famille. Nous avons chacun les clés de chez l’autre, ce qui fait que je me suis occupé de ses poubelles et son courrier pendant ses vacances, et qu’elle s’est occupée de mon chat (anciennement notre chat) pendant les miennes.

Aujourd’hui, chacun habitués à sa nouvelle routine de vie individuelle, nous continuons de communiquer et nous sommes toujours autant en harmonie. Elle a été ma meilleure relation. Elle est devenue ma meilleure séparation. Je pense que, selon les circonstances, je ne peux rien demander de plus.

On considère que le couple, c’est un travail d’équipe. On l’a construit avec patience, une étape à la fois, et c’est de cette même façon que nous l’avons déconstruit. Parce que le contraire de « Construire », ce n’est pas obligé d’être « Détruire ».

30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook

COMPORTEMENT 1: Être nébuleux dans un statut… Et le rester!

En faisant un statut délibérément vague, cette personne le sait bien que ça va attirer l’attention, et surtout les questions. Alors quand elle nous fait le coup de répondre « J’ai pas vraiment envie d’en parler! », ça frustre. Heille, si tu voulais pas en parler, fallait pas mettre ça sur le site internet le plus populaire au monde, moron!


COMPORTEMENT 2: Écrire ses statuts avec le CAPS LOCK enfoncé:

Ça fait depuis qu’Internet existe que les utilisateurs savent que les majuscules, c’est l’équivalent de crier. Alors lire un truc pareil, ça nous donne la désagréable impression que ça va nous rendre sourd des yeux.


COMPORTEMENT 3: Sermonner ses contacts en comparant des trucs anodins à la pire misère qui soit:

Sensibiliser les gens sur un problème, ou bien faire un appel à l’aide pour une cause, c’est acceptable. Mais quand c’est fait sous ce ton moralisateur qui veut nous faire sentir cheap, en nous reprochant de vouloir des choses alors qu’il y a tant de gens qui sont moins privilégiés que nous… Disons que cette technique de manipulation, pour nous forcer à partager ça sur notre mur, ne nous donne pas vraiment envie de nous rallier à la cause en question.


COMPORTEMENT 4: Mettre au défi (et en doute) l’amitié de tes contacts:

C’est ironique que l’on puisse demander des preuves d’amitié sincère aux autres, en les forçant à le faire d’une façon aussi pénible. Parce que quand on fait ça, on démontre que l’on n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un ami.


COMPORTEMENT 5: Ne rien faire à part mettre des LIKE et dire des LOL partout:

En réponse à des trucs amusants, d’accord.

En réponse à des trucs anodins, passe encore.

Mais quand il s’agit de trucs tristes…

ou carrément tragiques…

…alors on est en droit de se demander si cette personne n’est pas un peu psychopathe sur les bords.


COMPORTEMENT 6: Ne pas se décider entre 48 photos semblables, et toutes les poster finalement:

Sérieux là, quand la différence d’angle entre quatre douzaines de gros plans de ta face est d’un quart de poil de scrotum de mouche à fruits, ça ne devrait pas être si difficile d’en choisir une seule.


COMPORTEMENT 7: Les #@$%?& de pokes / salutations:

Y’a rien qui exprime plus JE SAIS PAS QUOI TE DIRE MAIS JE VEUX ATTIRER TON ATTENTION SUR MOI!!!! que cette satanée application de mes deux.


COMPORTEMENT 8: Les pages FB dont tous les statuts/photos sont entièrement consacrés à un seul sujet:

La personne est un nouveau parent? Alors elle écrit 15 statuts par jour au sujet de son bébé, ne poste que des photos de son bébé, et a même changé sa photo de profil pour un bébé. Pour une folle aux chats, même phénomène, en remplaçant le bébé par ses chats. Même chose pour un fou de la moto, un maniaque des jeux FB, une dépendante affective et son nouveau chum… J’ai justement un excellent exemple de ce dernier cas, sous forme d’un billet intitulé Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective. (Attention: TL;DR-ogène)


COMPORTEMENT 9: Les statuts météorologiques:

En janvier, c’est :

En juillet c’est:

C’est tellement original que j’ai 207 autres amis sur Facebook qui écrivent la même chose le même jour.


COMPORTEMENT 10: Aimer ses propres statuts:

Ça va de soi que si ton statut ne t’avais pas plu, tu ne l’aurais pas écrit pour commencer. Alors préciser ça, c’est aussi informatif que de dire « L’eau est humide. »


COMPORTEMENT 11: Changer le statut d’un ami qui a oublié de se déloguer:

Voilà une pratique qui a cessé d’être drôle le 6 janvier 2004, soit deux jours après la création de Facebook.

Et le pire: Changer le statut d’un autre pour la classique « je suis gai » dans le but de faire rire, c’est considérer qu’être homosexuel est ridicule. Comme quoi il y a encore du monde qui pensent ça de nos jours.


COMPORTEMENT 12: Répliquer sur le mur au lieu d’utiliser la section des commentaires:

Je suppose que pour certains, les mots Commenter et Votre commentaire ne sont pas écrit assez gros.


COMPORTEMENT 13: Écrire sur un mur, à la vue de tous, un message qui aurait dû être privé:

Pour la défense de ceux qui l’on fait, c’est une erreur facile lorsque l’on texte via mobile pendant qu’on est pressé.


COMPORTEMENT 14: Avoir « C’est compliqué » comme statut de relation:

Regarde la liste. À part celui-là, il y a tous les autres statuts de relations possibles :

Dans de telles conditions, dire que ta relation est compliquée, c’est l’équivalent de dire Je suis dans une relation mais je suis obligé de la cacher. Or, à notre époque où quasiment n’importe quoi est accepté et/ou toléré, les seules raisons pourquoi une relation devrait être cachée sont: Pédophilie, inceste, relations avec une personne déjà en couple, ou avoir comme partenaire une personne qui aurait trop honte d’avouer publiquement qu’elle est désespérée au point de t’avoir comme amant(e)…

Enfin, la dernière raison pouvant justifier un tel statut de couple, c’est quand ta relation avec quelqu’un est tellement houleuse que tu as le choix entre alterner Célibataire, En couple, Célibataire, En couple plusieurs fois par semaine, ou juste mettre C’est compliqué en attendant que ça se simplifie. …Sauf que ça ne se simplifie jamais.

Bref, dans tous les cas, C’est compliqué = C’est loser.


COMPORTEMENT 15: Faire partie de groupes haineux:

On dirait que dans l’esprit des membres de ces groupes, le meurtre ou la mutilation est acceptable, pourvu que ce ne soit appliqué qu’à certaines catégories de gens. Par exemple, les pédophiles:

On peut comprendre pourquoi les déviants sexuels attirent autant de haine. Cependant, ne serait-il pas plus logique, et surtout plus productif, de les dénoncer à la justice, au lieu d’agir comme un psycho à la recherche d’une bonne excuse pour tuer quelqu’un? Faisons une recherche, pour voir combien il y a de groupes sur FB qui font ça:

C’est bien ce que je craignais 😦


COMPORTEMENT 16: Chialer contre les changements que fait Facebook:

Jamais Facebook n’est revenu à une version précédente de son interface, alors il ne faut pas s’attendre à ce que votre groupe y change quelque chose.


COMPORTEMENT 17: Les statuts passifs-agressifs:

Sérieusement, quand on est trop lâche pour s’adresser directement à la personne à qui on a quelque chose à reprocher, on ne devrait pas avoir le droit de polluer les notifications de nos contacts avec des statuts aussi médiocres.


COMPORTEMENT 18: Lire des articles au prix de perdre le contrôle de nos applications:

Un(e) ami(e) FB a lu un article de grand intérêt social.

On clique sur le lien. Mais au lieu de l’article, ceci apparaît:

Je ne sais pas ce qui est le plus aberrant: Le fait que, si tu veux lire l’article, il faut d’abord accepter que Yahoo t’installe une barre de tâches full de logiciels-espions qui vont enregistrer tes habitudes du net (1), avoir accès à toutes tes infos (2) et publier des choses en ton nom (3) … Ou bien le fait que plusieurs dizaines de tes amis ont accepté de le faire (4). Tout ça pour un article que tu peux trouver aisément, sans rien céder en retour, en cherchant son titre sur Google.


COMPORTEMENT 19: Noyer le mur de vos amis Facebook d’invitations à jouer aux mêmes jeux que vous.

Non seulement vous énervez tout le monde avec ça, vous leur démontrez à quel point vous n’avez pas de vie, à jouer sans cesse à toutes ces applications attardées.


COMPORTEMENT 20: Faire exprès pour écrire des statuts qui choquent le plus de gens possibles, histoire d’attirer l’attention.

En faisant ça, vous attirez surtout l’attention sur le fait que vous êtes tellement désespéré d’avoir de l’interaction que vous allez pour la solution facile: Choquer!  Parce qu’il est en effet beaucoup plus facile de déplaire aux gens que de leur plaire.


COMPORTEMENT 21: Diffuser des chaines de lettres au sujet de geste charitable pour une cause bidon.

D’accord, ça part d’un bon sentiment. Vous voulez aider une personne dans le besoin. C’est honorable.

…mais sérieusement, comment croyez-vous que les choses se passent dans les hôpitaux?


COMPORTEMENT 22: Publier des tonnes de pensées du jour illustrées.

Surtout si à chaque fois vous faites un commentaire à la « OMG c’est tellement trop vrai ça!!!!!!1!!! » (Bonus de 10 points d’insignifiance si vos posts se contredisent)


COMPORTEMENT 23 : Utiliser l’application qui vous situe géographiquement à toute heure du jour.

Pas brillant! D’abord, parce que savoir quand vous n’êtes pas à la maison, c’est extrêmement utile aux cambrioleurs potentiels. Et ensuite, parce que vous n’avez pas toujours intérêt à ce que l’on sache où vous êtes.


COMPORTEMENT 24: Les statuts TMI (Too Much Information)

Parce que oui, des fois, il y en a qui ont tendance à mettre un peu trop de détails dans ce qu’ils partagent.


COMPORTEMENT 25: Être un peu trop militant

Il y a des gens qui veulent tellement que l’on sache qu’ils se consacrent à une bonne cause sociale, qu’ils n’hésitent pas à attaquer leurs amis FB pour le démontrer. Généralement, en faisant exprès pour interpréter de travers de travers ce que l’autre a dit.


COMPORTEMENT 26: Être trop orgueilleux pour être capable de reconnaitre que l’on était dans l’erreur.

Personne n’aime montrer publiquement s’être trompé. C’est compréhensible. Mais quand on persiste à affirmer avoir raison malgré l’évidence du contraire, c’est qu’on fait preuve d’une mauvaise foi en béton.

… Et ça, c’est 100 fois pire que montrer que l’on s’est trompé.


COMPORTEMENT 27: Demander l’avis des gens sur un sujet, pour descendre sans merci tous ceux dont l’opinion divergent de la votre.

Surtout quand on utilise des arguments qui vont à l’encontre du bon sens commun.

Bonne façon de s’assurer de ne pas garder ses amis FB longtemps.


COMPORTEMENT 28: Avoir plusieurs comptes Facebook.

En avoir deux, passe encore. Moi-même, j’en ai un pour mes amis où je me permet de déconner sans retenue, et un pour mes collègues de travail et ma famille où je suis ennuyeux mais irréprochable. Mais lorsque l’on en a plus que ça, ça frôle la schizophrénie.


COMPORTEMENT 29: N’avoir rien à dire… Et le dire quand même!


COMPORTEMENT 30: Être un LIKE-eur en série.

Vous faites une demande d’amitié FB, et la personne vous accepte.

Vous parcourez son Facebook, et après quelques minutes, le compteur de ses notifications commence à monter de façon effrayante.

Et pour cause:

Ne vous posez pas la question pourquoi, bientôt, vous ne pouvez plus voir le Facebook de votre nouvel ami.

Vous voici rendus à la fin de l’article.  Et si ça ne vous a pas suffi, il y a une suite:  30 autres comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook.


Steve Requin est un auteur dont les textes humoristiques et parfois les dessins sont apparus dans de nombreux journaux et magazines depuis 1988, tels que Wow!, MensuHell, Summum et surtout Safarir. Il est co-auteur et comédien de la série 1 Gay, 1 Hétéro et aimerait bien faire le saut en télé ou à la radio un jour si ça adonne. Son texte le plus connu et le plus populaire demeure cette liste de noms de famille composés. Pour plus de détails, voir sa biographie sur Wikipeda.

Pour le suivre: twitter.com/steverequin, ou bien sur Facebook à  https://www.facebook.com/MesPretentionsDeSagesse.

REMERCIEMENTS (par ordre alphabétique) à tous ceux qui ont accepté de se prêter à cette mascarade sur Facebook, histoire de me fournir des captures d’écrans, soit: Nadia Bastien, P.A. Beaulieu, Viviane Belec, Hyacinthe Blais-Marceau, Cendra Chauvin, Martin Desbiens-Leclerc, Marc Desaulniers, Stéphanie Gagnon, Marie-Josée Gallant, Natalie Garon, Johanne Gignac, Martine Hinse, Val Kyrie, Virginie Kuy, André Martin, Dave Martin, Daniel Morency, Valérie Parent, Laura Pereyra Woof, Émilie Potter-Tanguay, Caroline Schmidt, Jennifer Stiver Viktor Vilekrow et Matthew White.

Ma Philosophie (6)

Ceux qui jugent et conseillent ne sont pas ceux qui payent.

Dans un monde où tout n’est qu’illusion, être désillusionné  signifie se retrouver seul au milieu de nulle-part.

Quand tu fais des efforts pour plaire, tu plais pour ce que tu essayes de faire croire que tu es. Quand tu ne fais rien pour plaire, tu plais pour ce que tu es.

Une personne qui n’est pas capable d’accorder sa confiance n’est pas prête à être dans une relation.

Quelle est la différence entre un amour pur et une obsession malsaine? Si l’autre partage tes sentiments, c’est le premier. Sinon, c’est le deuxième.

Lorsque quelqu’un a besoin de suivre un code moral pour faire le bien, ça signifie que faire le bien n’est pas dans sa nature.

On peut faire semblant que nos problèmes n’existent pas. Ça n’empêchera à pas nos problèmes de savoir que l’on existe.

Juste parce que l’on ne voit pas les choses, ça ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont pas là et qu’elles ne peuvent pas nous affecter.

Ce n’est pas le fait d’être tombé qui détermine le genre de personne que tu es. C’est ce que tu fais ensuite. Celui qui se relève se donne la chance de vivre gagnant. Celui qui reste à terre meurt perdant.

Dans un société de tricheurs, c’est celui qui tient à respecter les règles qui est mis à l’écart du jeu.

Le mythe de la grosse cochonne désespérée

AVERTISSEMENT HABITUEL : Ben oui, je joue dans les clichés, et les gens décrits ne sont pas tous de même, et gnagnagna… ‘E L’SAIS! Mais bon, il y en a tellement pour qui c’est le cas que je peux me permettre d’en parler.
SECOND AVERTISSEMENT: Oui, dans ce texte, j’utilise le mot « grosses », parce que même si j’utilisais des termes comme « rondes », « tailles fortes », « BBW » ou autres, c’est quand même à ce terme de base que les gens vont penser. Fa que, inutile de faire semblant .

Il existe trois mythes persistants au sujet des grosses.

MYTHE 1 : Les grosses sont cochonnes.
Tout le monde connait ce cliché. N’empêche qu’il y a une raison pourquoi ce cliché existe: Il y a du vrai là-dedans. La preuve: Allez sur des sites de rencontres, sur des forums, sur des sites de chat et de webcam, et observez les femmes.

  • La majorité de celles qui sont en déshabillé semi-transparent, ce sont qui? Les grosses.
  • La majorité de celles donnent des shows de webcam, ce sont qui? Encore les grosses.
  • La majorité de celles qui font les propositions sexuelles en premier, ce sont qui? Toujours les grosses.

La grosse cochonne n’est pas qu’un cliché, c’est un fait. Et je le sais bien pour l’avoir personnellement vécu, car dans toute ma vie, à une seule exception près, toutes les femmes qui m’ont fait de rapides propositions sexuelles étaient des grosses.

Sauf que… On prend les faits à l’envers.
Ressentir le besoin de séduire, c’est normal, et ce peu importe notre sexe. Par conséquent, une fille qui drague, c’est une fille normale. Ce sont celles qui ne draguent pas qui n’entrent pas dans la norme. En fait, il n’y a que trois genres de filles qui ne draguent pas :

  1.   Celles pour qui trouver l’âme sœur n’est pas une priorité dans leurs vies.
  2.   Celles trop timides pour faire les premiers pas.
  3.   Les minces et belles qui, à cause de leur physique qui correspond à l’image médiatique de ce qui est sexy, croient qu’elles n’ont pas besoin de faire l’effort de draguer pour attirer les hommes.

Et voilà pourquoi je dis que l’on prend les faits à l’envers. Les grosses qui draguent ne sont pas nécéssairement des cochonnes. Elles sont tout aussi normales que toutes les autres personnes qui draguent, tous sexes et tailles confondus. Si elles ont l’air cochonnes, c’est seulement à cause qu’on est porté à les comparer aux filles minces et belles qui ne font pas l’effort de draguer.

Et s’il est vrai que sur les sites de chat/webcam, ce sont les grosses qui sont les plus cochonnes, elles ne le sont que parmi les femmes.  Parce que pour chaque femme qui va pour l’approche sexuelle directe, il y a de 5 à 20 hommes qui font pareil. Comme quoi même les cochonnes sont un faible nombre comparés aux cochons.

Enfin, ce n’est pas parce que la majorité des cochonnes sur ces sites sont grosses que ça signifie automatiquement que les grosses sont toutes cochonnes.

MYTHE 2 : Les grosses sont désespérées
Chez les grosses, comme chez tous les autres, il y a les gens qui sont bien dans leur peau, et il y a des désespérés qui feraient tout pour être désirés et aimé. Et inversement, je connais beaucoup de grosses qui sont très sélectives sur le genre de chums qu’elles veulent. Mais celles-là, on les ignore, parce que ce comportement étant normal, il ne se démarque pas.  Voilà pourquoi on ne remarque que les grosses désespérées, et que l’on pense qu’elles sont toutes comme ça.

Les dommages que causent le mythe de la grosse désespérée
Je n’ai accès à aucune statistique sur le sujet. Je ne sais même pas s’il y en a pour commencer. Tout ce que je peux dire, c’est que le tiers des grosses que j’ai connu dans ma vie ont été un jour victime d’agressions sexuelles. Et ça, ce sont celles qui m’en ont parlé.*  Parce que je me doute bien que ce n’est pas quelque chose dont on aime se vanter.

Les gens sont portés à penser que ce sont plutôt les belles minces sexy qui sont le plus souvent cibles d’agression sexuelles. Pourtant, non. Normal : Les belles filles minces et sexy n’attirent que deux extrêmes : Les bons gars losers qui vont se tenir à l’écart parce qu’il croient ne pas être digne d’être aimés par une fille comme elle. Ou les assholes qui, grâce à leur personnalité troudeculesque, sont également des fonceurs, donc n’hésitent pas à dire à la fille qu’elle l’intéresse.

Pour les grosses, par contre, quand un gars l’approche en étant convaincu que c’est une désespérée, il peut se sentir très insulté et frustré de son refus.


(© 2012 par Humon, cliquez sur l’image pour voir l’original)

Ceci dit, quand un gars croit que seule une fille désespérée puisse vouloir de lui, ça en dit long sur la perception qu’il a de lui-même.

MYTHE 3 : Les grosses n’ont pas de succès auprès des hommes.
Au contraire, je dirais même que le fait qu’elles ne sont pas physiquement des déesses de magazines, ça fait que les gars sont plus à l’aise avec elles, ce qui fait qu’ils ne craignent pas de s’en rapprocher, ce qui leur permet d’apprendre à les connaître, de les apprécier, en enfin de sortir avec.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que plus elles sont minces et belles, et plus elles sont malheureuses en amour? Observez et vous verrez : Généralement, les grosses trouvent l’amour véritable et fondent une famille alors qu’elles sont dans la vingtaine, alors que les minces et belles vont d’une relation décevante à l’autre et ne sont toujours pas casées à 40 ans. Voilà pourquoi les minces et belles devraient prendre exemple sur les grosses. Parce que les grosses, elles, lorsqu’elles draguent, elles choisissent leur hommes, au lieu de rester passivement à attendre de se faire choisir par n’importe qui.

Alors d’où vient ce mythe? Simple: Ce sont certaines grosses elles-mêmes qui le colportent. C’est que, voyez vous, là encore, chez les grosses comme partout ailleurs, chaque personne a sa propre personnalité. Il y a des gens aimables, comme il y en a qui sont insupportables. Mais voilà, lorsqu’une grosse a une personnalité négative, elle essaye souvent de se convaincre, et de convaincre les autres, que son manque de popularité est dû à son poids. Il est vrai que c’est une excuse facile quand on n’a pas la force morale de faire face à ses propres travers de personnalité, et/ou qu’il nous manque la volonté et la détermination de s’améliorer.

Et ça aussi, ça se retrouve chez les gens, peu importe le sexe ou le poids. Comme quoi, à part la perception que l’on peut avoir d’elles, les grosses ne sont en rien différentes des autres.

____

(*Je ne tiens pas compte de celles qui ont inventé une histoire de viol dans le but d’attirer l’attention et la pitié, sinon ça aurait été le ¾.)

Pourquoi les filles n’apprécient pas les bons gars?

Le Bon Gars cherche à séduire avec ses qualités de bon gars.  C’est parce que, consciemment ou non, à tort ou à raison, il croit qu’il n’a rien d’autre en lui qui puisse plaire à une fille.

Se sentant incapable de se prouver meilleurs que les autres gars, sa seule option afin de bien paraître est de se comparer à des gars qui sont pires que lui. Or, pour réussir ça, il est obligé de n’approcher que des filles qui fréquentent des assholes. Normal : Il n’y a qu’elles qui pourront être en mesure de les comparer.

Et c’est là, à la base de son raisonnement, que réside le premier fail de sa stratégie : Elle est une fille qui est attirée par les assholes. Il est un bon gars. Comment est-ce qu’il peut croire qu’il peut séduire une fille qui aime les assholes puisqu’il n’en est pas un?

Et le second fail de sa stratégie : Il ne s’intéresse qu’aux filles qui aiment les assholes. Par conséquent, ces filles constituent 100% de celles qu’il fréquente. Il croit donc que toutes les filles au monde sont des préféreuses de assholes. Il croit qu’aucune fille n’apprécie les bons gars.

En réalité, oui, un nombre incalculable de filles préfèrent les bons gars comme lui. C’est juste que lui, il préfère porter son attention exclusivement sur celles qui n’aiment pas, et n’aimeront jamais, le bon gars qu’il est.

En amour, le pire ennemi du bon gars, c’est trop souvent lui-même.

Ne pas respecter le statut de couple

Comme d’habitude, les sexes utilisés dans ce texte ne sont qu’à base d’exemple, et peuvent aisément s’inverser.

C’est bien beau, les principes disant On ne touche pas à une fille / un gars qui est déjà en couple, et gnagnagna…  Mais au-delà de la question de principe, on oublie le plus important: L’attirance et la compatibilité entre les deux personnes.  Si une fille ressent de l’attirance envers quelqu’un de plus compatible avec elle que son partenaire actuel, pourquoi devrait-elle respecter le fait qu’elle est en couple avec quelqu’un qui ne lui convient pas? Un couple se doit d’être basé sur les sentiments et la compatibilité, et non sur une question de principes.  Et puis, soyons réalistes: On n’a qu’une seule vie à vivre, alors aussi bien la passer avec la personne qui nous plaît le mieux.

Un des premiers mariages auquel j’ai assisté, c’était celui de mon ami Ghyslain. Sa femme était déjà mariée lorsqu’il l’a rencontré quatre ans plus tôt. Dès qu’elle a été sûre de ses sentiments envers lui, et qu’elle a vu que ces sentiments étaient partagés par Ghyslain, alors elle a divorcé de son premier mari.  Aujourd’hui, douze ans plus tard, Ghyslain et sa femme ont deux enfants et sont très heureux.

Évidemment, tout le long de leur relation, beaucoup de gens bien-pensants se sont empressés de les mettre en garde l’un contre l’autre.  Lui se faisait dire: « Fais attention, si elle a quitté son mari pour toi, elle peut te quitter pour un autre. »  Quant à elle, elle a entendu plusieurs variantes de: « Attention, s’il a couru après une femme mariée, ça prouve qu’il n’a aucun respect pour le mariage, donc qu’il peut chercher ailleurs même s’il est marié avec toi. »  Ces commentaires , ils les considèrent comme autant de stupidités. Car quand on s’aime comme eux le font, l’idée de voir ailleurs ou de se quitter ne leur vient même pas à l’esprit.

C’est que, à la base, lorsqu’ils sont tombés en amour ensemble, ils avaient deux choix:

CHOIX A) Écouter les autres, rester célibataire pour lui, rester dans un mariage sans amour pour elle.

CHOIX B) Avoir confiance en leurs sentiments et envers l’un-l’autre et vivre heureux ensemble.

Ils ont fait le second choix.  Et c’est bien dommage pour le premier mari de cette femme, mais je considère qu’ils ont fait le bon choix. De toutes façons, on s’entend que dans ce genre de situation, il n’existe aucune solution qui soit à la fois satisfaisante et morale. Parce que, aux yeux des autres…

  •  Si tu restes avec ton mari que tu n’aimes pas, tu es une conne.
  •  Si tu quittes ton mari pour un autre homme, tu es une salope.
  •  Si tu cours après une femme mariée, tu es un salopard.
  •  Si tu laisses tomber l’amour de ta vie parce qu’elle est déjà mariée, tu es un mou pas-de-couilles.

Peu importe la décision que tu prendras, elle sera potentiellement décriée et rabaissée par des gens qui ne sont même pas concernés. Alors tu es aussi bien d’en faire à ta tête et de suivre ton coeur.