Le tatouage que je n’aurai jamais

Il y a une douzaine d’années, je fréquentais plusieurs forums.  Sur l’un d’eux, une personne a posté une photo.  C’était trois mots qu’elle venait de se faire tatouer sur le dos.  J’ai photoshoppé la chose de mémoire:

Rêve, espoir, chance.  En voyant ça, ma nature jugementale a trouvé que ça sonnait comme un hymne à la paresse morale, intellectuelle et physique.  Il est vrai que ça sonne comme : 

  • Je RÊVE d’être riche.  J’ESPÈRE gagner à la loterie.  Avec de la CHANCE, je gagnerai.  
  • Je RÊVE du prince charmant.  J’ESPÈRE le rencontrer.  Avec de la CHANCE, il s’intéressera à moi.
  • Je RÊVE d’avoir une meilleure vie.  J’ESPÈRE avoir une meilleure vie.  J’aimerais avoir la CHANCE d’avoir une meilleure vie.   

Ça a vraiment l’air de quelqu’un qui a cessé de faire des efforts, qui a renoncé à faire quelque chose de son existence, qui a baissé les bras.  Une personne qui se contente juste d’attendre que les choses viennent à elle. 

Ceci dit, c’était une femme d’une trentaine d’année, mère monoparentale de deux enfants de deux pères différents, sans emploi, fumeuse, obèse, passant toutes ses journées sur les forums, sites de chats et de webcam.  On a beau avoir l’esprit ouvert et être conciliant, on voit tout de suite que c’est le genre de personne qui a le don de toujours faire des mauvais choix de vie.  Dans ce temps-là, on peut comprendre qu’elle se contente de rêver, d’espérer, de compter sur la chance.  Qui sait, dans son cas,  étant donné le nombre de mauvaises décisions qu’elle accumule, être passive est probablement la meilleure décision qu’elle prendra de toute sa vie.

N’empêche, c’est une chose de vivre sa vie de cette manière, c’en est une autre de l’accepter totalement au point de se le faire tatouer.  Il me semble que tant qu’à se faire tatouer trois mots sur le corps, aussi bien que ce soit quelque chose qui inspire, qui permette d’avancer, de s’élever au-dessus de notre condition, de se dépasser.

Justement, à l’époque, j’avais terminé Défi Diète 2008 depuis peu.  J’étais déterminé à poursuivre les bonnes habitudes de vie apprises lors de ce programme de remise en forme.  Et justement, quelques années plus tôt, j’avais décidé de vivre ma vie selon trois principe : Courage, ténacité et sagesse. 

Bon, à l’origine, le 2e mot était détermination, avant que je réalise que la détermination se retrouve surtout dans la planification, alors que la ténacité se voyait plutôt lors de l’exécution.  Mais-z’enfin-bref :

  • Le courage : C’est ce dont on a besoin pour entreprendre un projet, quel qu’il soit.  Ça peut être rénover sa maison, se remettre en forme, retourner aux études, changer de métier.  Peu importe le projet, tout changement demande du courage pour sortir de sa zone de confort et faire quelque chose de nouveau.
  • La ténacité.  C’est faire ce que l’on a à faire pour atteindre notre but, continuer  tant que l’on ne l’a pas atteint, et ne jamais abandonner.
  • La sagesse.  C’est de garder les yeux ouvert et toujours voir les choses de manière réaliste.  C’est être capable de remettre en question à tout moment tous les aspects du projet, incluant soi-même.  C’est voir, à tout moment, si le projet est (toujours) à notre portée.  Bref, c’est savoir faire la différence entre un but réaliste, une inutile perte de temps, ou une catastrophe imminente. 

 Je réalise maintenant, quel hasard, que ces trois vertus font partie du collier de Rahan.

Aussi, en prenant exemple sur cette femme, je me suis dit que, histoire de ne jamais oublier ces principes, je pourrais très bien me les faire tatouer­.  Mais il y a un truc que je ne comprendrai jamais au sujet des tatouages: Où est la logique de se les faire mettre dans le dos?  Si c’est une image, passe encore, je peux comprendre qu’il s’agisse d’une œuvre d’art que l’on veuille montrer.  Mais pourquoi prendre la peine de se faire écrire trois mots en permanence sur le corps, si c’est pour ne jamais être capable de les lire?

Dans mon cas, je me ferais tatouer les mots courage, ténacité, sagesse, sur le côté gauche de la poitrine, en caractère de dactylo classique genre Courrier New, à l’encre bleue, en taille modérée, et à l’envers comme dans un miroir.  L’idée étant justement de pouvoir les lire à l’endroit lorsque je me vois dans le miroir le matin.  Je me suis Photoshoppé la chose pour vous donner une idée:

Après avoir jonglé avec l’idée pendant quelque jours, j’ai finalement décidé de m’en abstenir. 

C’est que j’en suis arrivé à la conclusion que si j’ai besoin de me faire écrire ces trois vertus sur la peau, ça signifie que je ne les possède pas.  Et si je les possédais, alors je n’aurais nul besoin d’avoir une note collée sur moi pour le reste de mes jours pour me les rappeler.  Bref, d’une façon comme d’une autre, ce tatouage serait inutile.

 Et puis, si jamais un jour je décide moi aussi de baisser les bras, de vivre aux crochets de la société, de cesser de faire ce que j’ai à faire pour améliorer ma vie, mon sort et ma santé, et que je me laisse aller au point de doubler mon poids en masse de gras, j’aurai l’air fin, tiens, avec un tatouage qui dit courage, ténacité et sagesse.

À ce moment-là, aussi bien me faire tatouer Rêve, espoir, chance. 

Les 12 risques d’avoir une relation en milieu de travail

De tous les endroits où l’on puisse rencontrer son partenaire amoureux et/ou sexuel, le plus risqué reste le milieu de travail. Autant par observation que par expérience personnelle, j’ai pu répertorier les douze risques les plus communs dans cette situation.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables.

RISQUE 1 : Ça peut être vu/traité comme étant du harcèlement.
À moins que les deux personnes impliquées vivent un moment magique dans lequel, simultanément, ils se regardent, réalisent soudain qu’ils sont attirés l’un par l’autre et s’embrassent passionnément, ça va plutôt se passer de manière un peu plus normale : L’un va faire savoir à l’autre son attirance, et attendre sa réaction.

Or, il arrive trop souvent que, pour toutes sortes de raisons, la personne sollicitée ne réagisse pas, en espérant que l’autre comprenne que son manque de réaction équivaut à un NON. Pendant ce temps-là, la personne intéressée considère que son manque de réaction peut être dû à l’une de ces raisons :

  • Elle n’a pas compris qu’elle se fait draguer.
  • Elle croit que ce sont des blagues.
  • Elle est trop timide pour dire oui.
  • Elle a oublié qu’il l’a draguée.
  • Elle attend qu’il continue, car qui ne dit mot consent.
  • Elle ne lui oppose qu’une résistance passive de principe.
  • Elle n’est pas intéressée.

Mais puisque cette dernière option ne représente que 14.3% des possibilités, il y a donc 85.7% de chance qu’il soit dans l’erreur. Il se sent donc obligé de revenir à la charge, ne serait-ce que pour la pousser à lui dire franchement si oui ou non elle est intéressée. Et si elle ne l’est pas, mais espère qu’en restant silencieuse « il finisse par comprendre », alors son insistance devient malaisant pour elle. Elle confie donc son désarroi à une collègue, qui lui tord le bras aussitôt pour qu’elle dépose plainte contre lui pour harcèlement en milieu de travail. Par conséquent :

RISQUE 2 : Ça détruit vos réputations.
À partir de maintenant, le gars est vu comme étant un harceleur de qui il faut se tenir loin. Et la fille ne s’en tire pas tout-à-fait blanche comme neige non plus. Il y aura quelques personnes médisantes qui vont lui en vouloir d’avoir causé des problèmes au gars, et/ou qui n’hésiteront pas à l’accuser d’être une allumeuse, une agace qui a couru après.

Mais admettons que ça se passe bien, que l’attirance est mutuelle et que vous formez un couple. Alors :

RISQUE 3 : Ça rend envieux et jaloux les collègues.
À moins d’avoir un physique particulièrement disgracieux et/ou avoir un certain âge, chaque femme au boulot est le sujet des fantaisies amoureuses et/ou sexuelle d’un ou plusieurs de ses collègues. Alors de savoir qu’elle est maintenant en couple, avec un collègue en plus, c’est difficile pour eux à accepter. Aussi… :

RISQUE 4 : Ça créé la médisance.
Ça va du « Qu’est-ce qu’il a de plus que moi, lui? » au « Mais qu’est-ce qu’elle fait avec un con pareil? », sans oublier la classique « Quelle pute, il lui les faut tous! », votre relation est le sujet des conversations des commères de bureau.  Sans oublier ceux et celles qui vont oser venir vous avertir de vous méfier de l’autre, à cause de son passé.

Afin d’éviter ça, certains nouveaux couples de bureau décident de garder leur relation secrète. Cependant :

RISQUE 5 : Il est impossible de garder ça secret.
Dans un couple, il arrive que celui qui se fait suggérer le secret par l’autre ne le prenne pas très bien.  La première pensée qui lui vient en tête est « Pourquoi?  A-tu honte de moi? Veux-tu continuer de te faire passer pour libre pour pouvoir me tromper? »   Avec ou sans l’accord de l’autre, cette personne insécure révélera alors leur relation dans les 48 heures. 

Autre scénario: L’un de vous se confie à une personne de confiance qui, quel hasard, est un(e) de vos collègue.  Or, une personne de confiance ne l’est jamais tout-à-fait. Elle va en parler à une amie qui travaille ailleurs, et ce sans retenue puisque ce n’est pas une collègue. Celle-ci en parlera à tout son entourage. Entourage qui inclut une personne proche d’un de vos collègues, à qui il se fera un plaisir de tout raconter.  Et bientôt, tout le monde au travail le sait et les ennuis commencent.

RISQUE 6 : En général, ça ne dure pas.
Le problème le plus fréquent en matière de drague, c’est que l’on se met ensemble avant de se connaître vraiment.  Alors quand on se rends compte que nous ne sommes pas compatibles, la relation est déjà commencée, il faut donc y mettre fin.  Au moins, chez les couples qui se sont rencontrés n’importe où, c’est simple: Quand on cesse d’être un couple, on cesse de se voir.  Mais vous deux, vous travaillez ensemble.  Ainsi… :

RISQUE 7 : Les choses deviennent malaisantes pour l’un, pour l’autre ou pour les deux.
Il est rare qu’une rupture soit une décision mutuelle et harmonieuse. Aussi, après la relation, il est souvent difficile d’être obligé de côtoyer l’autre huit heures par jour, cinq jours par semaine. Surtout si l’un est encore un peu accro à l’autre.  Par conséquent… :

RISQUE 8 : Ça affecte le rendement et la performance.
Difficile de se consacrer à notre travail quand on ne pense qu’à l’autre.  En plus, on ressent le besoin d’en parler au lieu de travailler.  Et le/la collègue à qui vous vous confiez vous écoute au lieu de travailler.  Et si l’un harcèle l’autre, ça en fait une de plus qui ne travaille pas.  Ni le patron ni les collègues ne risquent d’apprécier. 

RISQUE 9 : Ça détruit la vie sociale.
Pendant la planification d’un 5 à 7, il suffit qu’elle leur dise qu’elle se sentirait mal à l’aise à cause de votre présence, puisque vous êtes son ex. Il n’en faut pas plus que vous vous retrouviez persona non grata sans autre forme de procès. Vous êtes désormais exclus de toute activité entre collègues et amis.

RISQUE 10 : Tout le monde connait vos secrets les plus intimes.
Quand la relation finit mal –Que dis-je : Même quand tout se passe bien— il est quasiment inévitable que l’un ou l’autre raconte tout au sujet de votre vie sexuelle : Elle demande la fessée, il a besoin de se faire sodomiser pendant l’acte, elle exige d’uriner sur son partenaire, il est pédosadozoophile, etc.

Vous vous rappelez ce que je disais plus haut, au sujet de la personne de confiance?  Ben voilà! En un rien de temps, tout le monde sait tout, et plus personne ne vous regarde du même oeil.

RISQUE 11 : On est à la merci des désirs de vengeance.
À partir du moment où l’autre te fait connaitre son intérêt pour toi, tu es à risque.

  • Tu étais en relation avec cette personne et ça a mal tourné? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Tu n’as jamais été en relation avec cette personne car tu as décliné ses avances? Elle peut te faire la vie dure au travail pour se venger.
  • Et même si l’autre ne te cause pas de misère, aux yeux de collègues jaloux, tu as commis le crime de lui plaire?  Ils peuvent te faire la vie dure au travail pour se venger.

RISQUE 12 : Vous perdez votre emploi.
Ou bien vous êtes renvoyé, ou bien vous démissionnez parce que c’est la seule option qui puisse mettre fin à tous ces problèmes.

En fin de compte, le seul moyen d’être en couple avec un(e) collègue de travail, sans que ça cause de problèmes, c’est d’être déjà en couple ensemble avant de vous faire tous les deux embaucher.

C’est sûr que comme dans toutes les situations il y a des exceptions.  Mais pour ma part, je considère que de risquer ma vie professionnelle, financière et sociale en échange de quelques orgasmes, ça n’en vaut vraiment pas la peine.

 

Quand l’autre devient soudainement déraisonnable, illogique et nébuleux.

Dans ce texte, les sexes sont interchangeables puisque j’ai pu observer ce comportement autant chez les hommes que chez les femmes.

Tu es en couple. Ça peut être depuis cinq semaines, cinq mois ou cinq ans, peu importe.   Vous avez du plaisir ensemble.  Il te complimente.  Il est attentif. Il veut passer le reste de sa vie avec toi.  Il n’y a jamais de temps mort dans la discussion.  Vous faites des plans, des projets à deux.  Votre quotidien est harmonieux et la communication entre vous passe comme un savon huileux sur de la glace mouillée.

Puis, du jour au lendemain, sans qu’il y ait le moindre signe avant-coureur, son attitude change.  Il multiplie les comportements nouveaux, étranges et inexplicables. 

Par exemple :

COMPORTEMENT 1 : Il est soudainement distant physiquement.
Il entre dans l’appartement, tu lui sautes au cou et l’embrasse.  C’est à peine s’il bouge ou te rend ton signe d’affection. 

COMPORTEMENT 2 : Il est soudainement distant en regard et en paroles.
Tu lui parles, il répond avec une voix basse, fatiguée, tout en ayant le regard fuyant.  Mentalement, il n’a pas l’air d’être là avec toi.

COMPORTEMENT 3 : Il cesse avec toi toute interaction.
Au fil des heures et des jours, tu constates que tu es maintenant la seule personne du couple qui entame une conversation avec l’autre, qui embrasse l’autre, qui touche l’autre.

COMPORTEMENT 4 : Il ne te donne pas signe de vie pour un temps exceptionnellement long, comparé à vos habitudes.
Celle-là arrive si vous n’habitez pas ensemble :  Pas de conversation, pas un mail, rien, pendant des jours.  Ou alors un court message évoquant une situation surprise/exceptionnelle qui réclame son attention et sa présence.

COMPORTEMENT 5 : Il est « un peu fatigué en ce moment! »
Tu lui demandes si quelque chose ne va pas.  Il répond de manière évasive que non, ça va, tu n’as pas à t’inquiéter, c’est juste qu’il est un peu fatigué en ce moment.  Si tu insistes, il va évoquer un problème au travail / avec la famille / avec des amis, toujours de manière vague. 

COMPORTEMENT 6 : Son supposé « moment de fatigue » n’a pas l’air de vouloir prendre fin.
Les jours passent, les semaines, mais rien ne change.  Il garde sa nouvelle attitude évasive et silencieuse 24/7.

COMPORTEMENT 7 : Il est sur la défensive.
Tu lui demandes encore ce qui ne va pas.  Mais au lieu de te répondre, il te reproche de lui poser cette question.  Tu l’énerves.  Aussi, tu n’oses plus ramener le sujet, et tu continues de subir son attitude distante.

COMPORTEMENT 8 : Il a soudain des amis que tu n’as jamais vu et dont il ne t’a jamais parlé avant, et qui l’invitent, SEUL.
Des sorties, des réunions pour un projet spécial, des réservations avec liste hermétique d’invités, une fin de semaine en gang dans le chalet du père d’une des personnes du groupe, pour participer à des événements pour lequel il n’avait jamais démontré le moindre intérêt avant. Ses absences se multiplient.

COMPORTEMENT 9 : Il a soudainement un horaire super-rempli…
… dans lequel il n’y a plus de temps libre pour faire quoi que ce soit avec toi.   Mais bon, il te rassure que ce n’est que temporaire.  Il te demande juste un peu de patience.

COMPORTEMENT 10 : Il t’exclut de toutes ses activités, mêmes lorsqu’il est seul.
Alors qu’avant, vous alliez au cinéma, maintenant il va au cinéma.  Alors qu’avant, vous alliez prendre un café, maintenant il va prendre un café.  Alors qu’avant, vous sortiez prendre un verre, maintenant il sort prendre un verre.   

COMPORTEMENT 11 : Il reste neutre à tes demandes/suggestions de l’accompagner à tel ou tel truc.
Ses réponses manquent d’enthousiasmes.  Il te sert du « T’es pas obligée! », « Si tu veux! », « Si tu y tiens vraiment. »

COMPORTEMENT 12 : (Suite du précédent) Il annule le truc où tu l’as convaincu de te laisser l’accompagner.
Ça ne lui tente plus.  Il a la migraine.  C’est annulé.  Il vient de réaliser que son budget ne le lui permet pas. Etc. 

COMPORTEMENT 13 : Il te fait part de son admiration sur certaines choses que l’on retrouve chez plusieurs autres filles.
Et ce sont toutes des choses que tu n’as pas et que tu ne pourrais jamais avoir : Sa grandeur, sa voix, son origine ethnique, son emploi, ses diplômes, sa famille, ses connexions, son talent artistique / musical / athlétique…  Tout pour te faire sentir inadéquate.

COMPORTEMENT 14 : Il te compare défavorablement à d’autres gens.
Tu as réussi dans la vie?  Alors il ne peut pas te respecter.  Une personne privilégiée comme toi ne sais pas ce que c’est que la misère.  Tu as de la misère?  Alors il ne peut pas te respecter, car tu ne sais pas ce c’est que d’être capable de réussir dans la vie.

COMPORTEMENT 15 : Il te trouve plein de défauts que tu ignorais avoir.
Et mieux encore : À l’entendre, tout le monde les voit, ces défauts.  C’est juste qu’il est « la seule personne assez honnête pour oser te le dire en face. »

COMPORTEMENT 16 : Il prétend maintenant être énervé par des choses qui ne le dérangeaient pas jusque-là.
La façon dont tu ris.  La manière dont tu prononces son nom.  La façon dont tu cuisines.  Tes vêtements.  Tes moindres habitudes de vie.  Et elles ont toutes ceci en commun : Ce sont toutes des petites choses insignifiantes.

COMPORTEMENT 17 : Il te pose des questions pièges « pour te tester ».
Il te demande ton opinion sur divers sujets.  Dès que tu as répondu, il te révèle que c’était juste un test,  « pour voir le genre de personne que tu es vraiment. »  Et il se montre déçu, blessé, scandalisé, désapprobateur, de ce qu’il entend.

COMPORTEMENT 18 : Il commence à évoquer la possibilité d’aller vivre seul.
En se justifiant avec d’étranges raisons.  Comme par exemple en disant qu’il ne se sent pas vraiment chez lui, avec ta présence constante dans cet appartement. « Avant toi, je vivais avec mes parents et/ou avec mon ex. Je n’ai jamais eu droit à un vrai chez-moi. J’ai besoin d’avoir MA place. »

COMPORTEMENT 19 : Il dit les phrases qui, peu importe comment on les retourne, évoquent une rupture.
« Je ne suis plus vraiment sûr de ce que je veux dans la vie! » « Je suis mêlé dans ma tête en ce moment! »  « J’ai besoin de temps pour réfléchir sur nous deux! »  « Une séparation temporaire ne peut que nous faire du bien. »  

COMPORTEMENT 20 : Bizarrement, « réfléchir sur vous deux pour le bien de votre couple », ça exclut toute intervention de ta part.
Vous avez beau être deux dans le couple, il n’y a que lui qui a le droit de « réfléchir sur vous deux. »  Pourtant, avec tout ce qu’il te reproche, logiquement ce serait vous deux qui auraient besoin d’y réfléchir ensemble et d’en discuter.

COMPORTEMENT 21 : Il devient impatient.
Depuis quelques temps, il faut marcher sur des œufs en sa présence.  Non seulement il perd patience à la moindre petite chose imparfaite que tu fais, on dirait que tu ne sais plus rien faire correctement. 

COMPORTEMENT 22 : Il n’a pas l’air de vouloir entendre les solutions à votre problème
Elles sont pourtant simples, ces solutions.  Il suffirait de vous en parler pour lui faire entendre raison.  Mais voilà, il n’a pas l’air de vouloir trouver de solution, ni les entendre, et encore moins les appliquer.

COMPORTEMENT 23 : Il te dit que si tu veux casser, il respecterait ta décision.
Tout en affirmant qu’il ne veut PAS casser.  En fait, il te rassure que non, au contraire, il veut que vous restiez ensemble.  Il t’aime encore.  La preuve : Est-ce qu’il perdrait son temps à réfléchir sur votre couple, si son but était de casser?  Tu le vois bien, qu’il fait des efforts pour sauver la relation.  Mais bon, casser, si c’est ce que tu veux…

COMPORTEMENT 24 : Quoi que tu fasses, c’est de ta faute s’il s’éloigne.
Tu t’accroches?  Il dit que tu l’étouffes, voilà pourquoi il prend ses distances.  Tu lui laisses son espace?  Il dit que tu lui donnes l’impression de t’en foutre, voilà pourquoi il prend ses distances.  

Quand on est dans cette situation, on vit un véritable enfer.  Et on a beau chercher la source du problème, on ne trouve rien.  Par conséquent, on a beau tout faire pour essayer de sauver la situation, rien ne fonctionne.  Ce mélange de frustration et de désespoir occupe nos pensées à chaque moment du jour et de la nuit.  C’en est rendu insoutenable.  C’est à vous rendre fou. Si seulement on pouvait savoir où se situe le problème, au juste.

Il est où le problème?  Je vais te le dire, moi : Il a rencontré quelqu’un qui lui plaît plus que toi.  Et si ça se trouve, leur relation est déjà commencée.  Ce qui fait que dans sa tête, vous deux, c’est terminé.

Ce n’est pas un préjugé, ni un jugement facile.  Tout le long de ma vie, une bonne vingtaine de fois, j’ai vu et/ou vécu cette situation.  Et je peux vous affirmer que dans 100% des cas, à chaque fois qu’une personne avait cette attitude, c’était toujours ça. Il y a une autre personne dans sa vie amoureuse.

Maintenant que tu le sais, repense à ses nombreux comportements étranges, tu verras que ça explique tout.

Mais pourquoi agir ainsi au lieu de le dire franchement et mettre fin à la relation de façon claire, nette et rapide?  Ça peut être parce qu’il est lâche, et/ou irresponsable, et/ou honteux, et/ou parce qu’il ne veut pas avoir le mauvais rôle en étant celui qui détruit le couple.  Hey, c’est peut-être même parce qu’il veut juste te mettre au congélateur, pour revenir vers toi si ça ne marche pas avec l’autre.  Mais que ce soit l’une ou plusieurs de ces raisons, ça explique le fait qu’il s’éloigne.  Ça explique le fait qu’il ne veut mettre aucun effort pour sauver la relation.  Ça explique toutes ces sorties / événements / absences, tout ce qu’il fait maintenant sans toi.  Et surtout, ça explique pourquoi ses raisons de se plaindre de toi sonnent bidon.  Normal : Ce SONT des raisons bidons.  Et c’est pour ça qu’il a un comportement aussi illogique, aussi impossible à comprendre.

Et puisque c’est un lâche irresponsable, il rend la relation de plus en plus pénible pour toi, dans le but que tu finisses par en avoir ras-le-bol, de façon à ce que ce soit TOI  qui y mette fin.  Comme ça, il pourrait reprendre sa liberté tout en se gardant le beau rôle.  Ce ne serait pas lui qui te laisse tomber pour une autre.  Ce serait toi qui le repousse car tu es « incapable de faire face à la vérité sur ton propre sujet, vérité qu’il est le seul à oser te dire. »

Ceci dit, il y a un autre avantage à prétendre d’avoir besoin de temps pour réfléchir au sujet de nous deux:  Si ça me marche pas avec l’autre, eh bien il pourra toujours revenir vers toi en prétendant que voilà, son processus de réflexion est terminé. 

Se faire rejeter d’une manière aussi irresponsable, ça peut avoir des conséquences terrible sur l’estime de soi.  Parce que dans son besoin de faire semblant que tu étais la personne fautive, il a eu à mettre beaucoup d’effort pour te faire croire que tu étais inadéquate dans ta personnalité, dans tes manies, dans ta façon de vivre, dans ton travail, dans tes décisions, en tant qu’être humain, et surtout en tant que moitié d’un couple. 

Tout ceci fait que tu te remets en question.  Mais puisqu’en réalité, tu ne fais rien de mal, tu ne peux pas trouver où se situe ton problème.  Mais puisqu’il t’a convaincu du contraire, le fait de ne pas le trouver t’enlève tout espoir de le régler.  

Alors tu n’oses plus croire en toi, en tes capacités, en tes valeurs.  Et c’est quelque chose qui va affecter négativement ton travail et tes relations pour les prochaines années à venir.

POUR RIEN!

Tout ça parce que l’autre était trop lâche pour assumer sa décision de te laisser tomber pour quelqu’un d’autre.

La résistance de principe, et la nécessité de la respecter.

Lors du dernier temps des fêtes, il y a eu un scandale d’internet au sujet d’une chanson de Noël, un classique (que je n’avais encore jamais entendu), Baby it’s Cold Outside.  Chanté en duo par un homme et une femme, l’homme insiste pour que la femme passe la nuit chez lui car il fait trop froid dehors pour la laisser partir. Tout le long de la chanson, elle émet des objections.  Aucune ne venant d’elle-même, cependant.  Ce n’est que du : Ma mère va s’inquiéter, mon père va rager, mes tantes vont me juger, qu’est-ce que les voisins vont penser, etc.  Et lui, à chaque argument, il insiste pour qu’elle reste. 

Il faut comprendre que la chanson a été écrite en 1944, une époque à laquelle, comme le démontrent les paroles, une femme devait toujours cacher ses désirs sexuels pour ne pas faire de scandale social.  Elle devait donc offrir une résistance de principe, et c’était à l’homme d’insister.  Et afin de démontrer que c’est bien le cas ici, elle ne dit jamais que ça ne lui tente pas.  Elle propose elle-même de rester encore un peu pour une dernière cigarette, un dernier drink…  D’où la ligne qui a parti le scandale, « Hey, what’s in that drink? », ce qui, de nos jours, a vite été interprété comme étant un hymne à la drogue de viol.  Aussi, quelques articles sur le sujet ont plutôt démontré que blâmer l’alcool était l’excuse classique qu’utilisait la femme pour sauver la face à l’époque dans cette situation.

Si cette chanson a causé un scandale, la raison est bien simple : À notre époque moderne, insister auprès d’une femme qui dit non, c’est légalement du harcèlement.  Et c’est une très bonne chose.  Car entre une fille qui veut mais qui oppose une résistance de principe, et une fille qui ne veut vraiment pas mais qui est trop timide/craintive pour oser trop résister, la différence peut être imperceptible. 

En fait, la différence ne se voit qu’après l’acte, alors que la première va s’en vanter et l’autre s’en plaindre.

Comment  faire la différence entre une résistance de principe et une résistance sincère?
Même à notre époque moderne, il y a encore des filles qui s’amusent à utiliser la résistance de principe.  Je ne peux plus compter le nombre de fois où, depuis mon adolescence, j’ai respecté le NON d’une fille, pour qu’elle se moque aussitôt de moi pour mon manque de persévérance.  Ce genre de comportement ne fait que convaincre encore plus les hommes que le NON féminin est juste un OUI qui a besoin d’insistance. 

L’extrait qui suit est tiré de mon roman autobiographique en ligne 52 jours à Montréal, aussi connu sous son titre original Sept semaines en appartement.   Dans ce chapitre, une ex m’explique que durant toute l’année et demie que nous sommes sortis ensemble, (alors que j’avais de 17 à 19 ans, et elle de 15 à 17), elle m’avait opposé une résistance sexuelle de principe.  Et elle me révèle que si j’avais insisté, alors elle aurait cédé et nous l’aurions fait. 

(Début de l’extrait)_____________________________
Je ne suis pas très cool face à ces aveux de sa part.  En fait, j’en suis extrêmement frustré.

« J’ai passé ma vie à entendre les femmes et les filles affirmer que quand elles disent non, ça veut dire non! Pourtant, je ne peux même plus compter l’estie de Christ de calice de tabarnak de nombre de fois où une fille m’a dit que pour obtenir ce qu’on veut avec elle, il faut juste insister. D’un côté vous dites toutes que non c’est non. De l’autre, vous nous montrez que non, ça veut dire oui. Pis après ça, vous vous plaignez quand vous vous faites violer. Pis pendant ce temps-là, nous autres les gars, on a le choix entre vous forcer, ce qui fait de nous des agresseurs, ou bien vous respecter, ce qui fait de nous des imbéciles. À QUOI ÇA SERT DE VOUS RESPECTER SI TOUT CE QUE ÇA NOUS RAPPORTE, C’EST D’ÊTRE LOSERS, HEIN? »  

Julie semble avoir des regrets de m’en avoir dit autant.

« Je l’savais que t’allais réagir comme ça. »
« Ah oui? Félicitations, Sherlock! Ça prend du génie pour deviner que j’allais être frustré, d’apprendre que non seulement tu m’as menti tout ce temps-là au sujet de tes désirs sexuels, tu aurais été correcte avec l’idée que je ne respecte pas tes limites. »

Nous restons silencieux quelques secondes. Ça me laisse le temps de me calmer. C’est avec une voix beaucoup moins frustrée, que je reprends la parole.

« Désolé! Je sais bien que je t’ai juré de ne pas me fâcher. Mais d’apprendre ça, après tous les efforts que j’ai mis pour me contrôler et pour te respecter… »
« Ben… Comme je te l’ai dit, je ne suis pas une sainte. Moi aussi j’ai des envies.  Et à cause de ça, je n’ai peut-être pas toujours agi comme j’aurais dû le faire. »

Peut-être pas, qu’elle dit! Je soupire.  Je me sens tellement découragé en ce moment.  Je ne sais plus où j’en suis.

« S’il te plait, éclaire-moi : Comment est-ce que je suis supposé savoir la différence entre une fille qui oppose une résistance de principe, et une qui oppose une résistance sincère? Comment est-ce qu’un gars peut savoir quand est-ce que c’est correct d’insister, et quand est-ce que ça ne l’est pas?»

Je ne suis pas le premier gars à me poser cette question et je ne serai certainement pas le dernier. Julie comprend mon désarroi et essaye de m’éclairer du mieux qu’elle peut.

« Ben, je ne prétends pas parler au nom de toutes les filles, là, mais… Tsé, des fois, pour toutes sortes de raisons, comme la religion, l’éducation, ou comme moi les principes moraux, il arrive qu’une fille soit coincée entre ses valeurs et ses désirs. Elles veulent vraiment céder à leurs envies, mais si elles le font, c’est comme si elles se résignaient à reconnaitre qu’elles sont des hypocrites, des filles sans morale, voire des salopes. Dans ce temps-là, elles ont besoin d’un gars qui va les forcer. Ben, techniquement, il ne la forcera pas pour de vrai, puisque qu’il lui fera faire quelque chose qu’elle a vraiment envie. N’empêche que c’est lui qui va prendre la décision à sa place. Comme ça, la fille peut avoir ce qu’elle veut, et toujours avoir la conscience tranquille en se disant que ce n’est pas de sa faute à elle, puisque c’est lui qui a décidé. Tu comprends? »

Je comprends. Ça fait du sens. Ça explique pourquoi ma colocataire se cache derrière l’excuse du « J’ai pas eu le choix, il a insisté! » pour justifier le fait qu’elle couche encore avec Hans malgré le fait qu’elle ne cesse de dire du mal de lui.

« Maintenant, quant à savoir qui veut se faire forcer et qui ne le veut pas… Je ne pourrais pas le dire parce que ça va toujours dépendre de la fille, donc que c’est du cas par cas.  Mais dans mon cas personnel, t’étais bien placé pour voir que j’en avais envie. Quand tu me caressais là, je te laissais toujours faire sans résister, pendant une heure ou deux, et je mouillais à chaque coup.  Si tu avais été attentif aux signes, tu aurais compris que j’en avais vraiment envie, même si je disais non. »

Ah, les filles et leurs maudite manie de ne jamais être claires.  « Montrer des signes » … « Espérer que le gars comprenne le message »… Elles restent tellement vagues que quoi que l’on fasse, on risque de faire erreur.
___________________________________(Fin de l’extrait)

Cette explication que m’a donné Julie avait beau être éclairante sur les raisons pourquoi certaines filles sont excitées à l’idée de se faire forcer, ça ne permet pas plus à l’homme de savoir faire la différence entre une résistance sincère et une résistance de principe. Et puisqu’il est impossible de faire la différence, j’ai compris que je ne serais jamais à l’abri de faire erreur.  J’ai donc cessé de perdre mon temps sur la question.  J’ai plutôt porté mon attention sur l’autre aspect du sujet : Les conséquences de la faire, cette erreur.

Si la fille offre une résistance sincère, mais que je fais erreur en insistant :

  • Je commet du harcèlement.
  • Je commet un viol.
  • Je ruine ma réputation.
  • Je m’expose à des ennuis judiciaires.
  • Et à de la prison.
  • Et à un casier judiciaire qui me suivra toute ma vie

Si la fille offre une résistance de principe, mais que je fais erreur en la respectant :

  • Elle se moque de ma naïveté, et je passe pour un cave.

… Et c’est tout!

C’est pour ce genre de situation qu’a été créé le dicton disant que « De deux maux, il faut choisir le moindre. »  J’ai donc fait mon choix.  J’ai toujours respecté le NON d’une fille. 

Et quelques années plus tard, j’ai compris qu’à ce sujet, « Qui ne dit mot consent! » , ce n’est qu’un mythe.  Aussi, j’ai ajusté ma façon de penser, et c’est devenu : « Si ce n’est pas un OUI explicite en gestes et/ou paroles, alors c’est un NON. »  

Lorsque je faisais face à une résistance de principe (souvent sans me rendre compte que ce n’était pas une résistance sincère) et que j’arrêtais aussitôt sans insister, voici ce qui se passait, selon la fille :

  • La fille, croyant/voyant que je n’avais pas compris, me faisait alors savoir clairement son intérêt.  C’était positif, car aucun risque de faire erreur.
  • La fille, croyant/voyant que je n’étais pas intéressé, n’insistait pas.  C’était positif, car qu’est-ce que vous voulez que je fasse d’une fille qui n’est même pas capable de me montrer son intérêt? Désolé mais dans un couple / chez les amants / dans un one-night, une personne ne peut pas être la seule des deux à montrer de l’intérêt à l’autre.
  • La fille, croyant/voyant que je n’avais pas compris, me traitait de cave.  C’était positif car ça me montrait dès le départ à quel point sa personnalité était désagréable. Ça me permettait de l’éviter, et ainsi de m’épargner une relation toxique.
  • La fille, croyant qu’il était impossible qu’un homme ne veuille pas d’elle, m’accusait d’être gai.  C’était positif car ça me montrait dès le départ qu’elle croit que tout homme hétéro désire baiser n’importe quelle femme.  Ça me permettait d’éviter une relation cahoteuse faite de crises de jalousie non-méritées.

Je ne vous cacherai pas que ça peut parfois être très frustrant quand la fille nous montre qu’il aurait pu y avoir quelque chose entre nous si on avait réagi correctement à ses attentes.  Mais il ne faut jamais oublier que face à la Loi, lorsqu’il s’agit de sexe, quand la fille s’obstine à rester floue dans ses attentes et ses désirs, la seule réaction correcte, c’est de s’abstenir.  De toute façon, être cave ou être gai, ça a le mérite d’être légal.  Ce n’est pas le cas quand on est harceleur, et encore moins violeur.  Juste pour ça, ça vaut la peine de ne jamais prendre de risques face à une fille qui oppose de la résistance.

À notre époque moderne où le refus sexuel doit toujours être pris au sérieux, toute résistance doit être vue comme étant sincère. Il n’y a plus de place dans la société pour la résistance de principe.  Si les hommes sont capables de comprendre ça, les femmes le devraient aussi.

_____
Y’A LIENS LÀ, tous en rapport au sujet:

Motel California.  Après trois semaines de relation platonique, Christine m’invite au motel en me disant clairement que c’est dans le but de baiser, allant jusqu’à payer la chambre elle-même.  Dès que nous y sommes, elle ne cesse de me mettre des obstacles pour m’en empêcher, pour aussitôt m’inciter à continuer à chaque fois que je m’arrête. 

La convention sociale du « Si tu viens, tu couches! » Il s’agit de la règle sociale non-écrite qui dit qu’inviter chez soi une personne compatible avec notre orientation sexuelle, c’est une invitation au sexe.  Et accepter l’invitation, c’est dire oui au sexe.  

Daniella l’amie seulement.  Une fille m’invite à passer la nuit chez elle, en précisant que ça sera en amis.  Je me le tiens pour dit, même lorsqu’elle a un comportement qui pourrait faire croire qu’elle a changé d’idée.

Océane.  Elle vient chez moi, me dit qu’elle doit partir tôt, est en couple, me dit que se toucher entre amis n’est rien d’autre pour elle que signe d’amitié… Et passe le reste de la soirée à me provoquer et s’offrir à moi, rester plus tard que prévu, pour ensuite mettre un terme à notre amitié car je refusais de me jeter dans cette situation trop floue. 

Elle a dit OUI par peur des conséquences de dire NON.  La raison pourquoi j’ai cessé de croire à « Qui ne dit mot consent! »

Pourquoi embaucher une femme?

Prosper, un collègue, travaille jusqu’à 16 :00.  Ce jour-là, au lieu de partir chez lui, il est allé au poste de travail de Carolane, qui elle travaille jusqu’à 17 :00.  Et je ne sais pas au juste comment la discussion s’est rendue là, mais Prosper a commencé à lui expliquer qu’il ne comprend pas pourquoi La Firme prend le risque d’embaucher des jeunes femmes. 

Par exemple, Carolane étant une jeune femme fraîchement sortie de l’université, il est évident qu’elle va un jour trouver mari, fonder une famille, et voudra s’occuper de ses enfants.  Donc, La Firme s’expose au risque qu’elle quitte le travail, ou du moins qu’ils aient à lui payer un congé de maternité.  Autrement dit, La Firme devra lui verser un salaire pour un travail qu’elle ne fera pas.  Dans de telles conditions, il est beaucoup plus avantageux pour La Firme d’embaucher des hommes.

Carolane lui répond alors que ce qu’il dit là, ce ne sont que des fausses valeurs artificielles crées par la société.  Et surtout, ce sont des valeurs dépassées, du moins au Canada où nous sommes.  Mais il n’en démordait pas.

« Ce n’est pas une question de valeurs.  C’est biologique.  C’est la nature qui veut ça! »

Et même lorsqu’elle lui répondait que bien des femmes de carrière n’ont aucune intention d’avoir des enfants, il continuait de lui dire que oui, d’accord, peut-être qu’elle est convaincue maintenant qu’elle n’en veut pas.  Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne changera jamais d’idée.

« Pour l’instant, tu es jeune et tu penses à ta carrière et à ta liberté.  C’est normal que tu t’imagines que tu ne voudras jamais d’enfants.  Mais le jour où tu vas rencontrer un homme, que vous allez être vraiment amoureux, et que ça va être le bon, c’est évident que vous voudrez fonder une famille.  C’est biologique.  C’est la nature qui veut ça! »

Peu importe l’argument qu’elle lui donnait, il revenait toujours à la charge, ne démordant pas du fait qu’il se basait sur des faits aussi (bio)logiques que sociaux.  

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est DevoirSocial_zpsyc7yhoyw.jpg

À ses yeux, non seulement La Firme perd son temps et perdra son argent à embaucher une femme, Carolane a également perdu temps et argent à poursuivre ses études.

« À quoi ils vont te servir, tes diplômes, dans ta cuisine, à t’occuper de tes enfants? »

Leur discussion a même attiré l’attention de deux de leurs voisins de table, qui se sont mêlés à la conversation, multipliant par trois le nombre d’employés qui n’étaient plus concentrés sur leur travail.  À un moment donné, l’un d’eux essaye de m’y entrainer en me demandant :

« Imagine que tu es patron.  À compétence égale, qui est-ce que tu embaucherais?  Une femme, qui risque de partir un jour pour maternité, ou un homme? »

J’ai répondu que puisque je ne serai jamais patron, je ne perds pas mon temps à discuter inutilement sur des trucs qui n’arriveront jamais.  Leur discussion a donc continué entre eux.

La raison pour laquelle je n’ai pas voulu y prendre part, c’est qu’il y a des sujets pour lesquels peu importe ce que tu dis, tu vas te faire condamner pour ton étroitesse d’esprit.  Par exemple, il y a quelques années, j’ai écrit un billet intitulé Ingrid, cinq jours parmi les loups, qui remonte à l’époque où je travaillais à La Boite.  Une superbe jeune femme avait rejoint notre département.  Cette semaine-là, six des dix-sept hommes du bureau négligeaient le travail pour aller lui parler.  Et il y en a même un qui a utilisé illégalement le poste de travail de la réceptionniste pour trouver l’adresse d’Ingrid pour se pointer chez elle sans y avoir été invité.  Au bout d’une semaine, n’en pouvant plus, elle a démissionné. 

Imaginez le dilemme du patron, maintenant :  S’il embauche une femme, ça va distraire les hommes, ce qui fait que la performance de La Boite va tomber en chute libre.  Et la Boite va s’exposer à des plaintes pour harcèlement en milieu de travail. 

Évidemment, blâmer une femme pour le comportement immoral des hommes, ça ne se fait pas.  Alors le patron devra payer pour embaucher des gens pour monter des ateliers de prévention.  Il devra y envoyer tous ses employés masculin pendant une heure ou deux.  Employés à qui il devra payer cette heure ou deux.  Et non seulement ça ne garantit pas que ces hommes vont suivre ces règlements, chaque nouvel employé mâle à partir de ce point n’aura pas passé par cet atelier, il y a donc risque que lui refasse ces comportements contre lesquels il n’a pas été prévenu.

Ou bien, pour s’éviter tous ces ennuis et toutes ces dépenses, il prend la solution la plus simple : Il n’embauche que des hommes.  Mais en faisant ça, il est automatiquement sexiste, il s’expose à des plaintes aux Normes du Travail, ce qui signifie enquêtes, réprimandes, amendes, et mauvaise réputation.  Voilà ce que je voulais dire, en parlant de situations pour laquelle quoi que l’on fasse, on perd.  Et voilà pourquoi j’évite comme la peste ce genre de sujets.

Mais ce soir-là, en revenant chez moi, en y repensant, j’ai trouvé la réponse parfaite à cette question :

On ne verra jamais une femme (et encore moins six femmes en même temps) quitter son poste de travail pour aller draguer un collègue, l’empêchant lui aussi de travailler.  On ne verra jamais une femme harceler un nouvel employé jusque chez lui.  Et surtout, on ne verra jamais une femme aller au poste de travail d’un homme pour passer plus d’une heure à essayer de le convaincre que sa place n’est pas au travail, mais bien chez lui, à se marier et faire des enfants.  Ce comportement est exclusivement masculin.  Et c’est ce comportement masculin qui cause tous les problèmes au travail mentionnés plus haut.  

Alors à compétence égale, qui est-ce que j’embaucherais entre un homme ou une femme si j’étais patron?  La femme, à tout coup, sans la moindre hésitation. 

Parce que, d’après ce que j’ai pu constater par moi-même au cours des années, il doit bien y avoir cent fois plus de harcèlement masculin (sexuel ou non) en milieu de travail que de congés de maternité.

Dick Pics: La chanson des pénis laids

Inspiré d’un phénomène trop souvent vécu par les filles et les femmes, voici la chanson Pénis laid du populaire groupe Les Bite Seules.

Un pénis laid vient d’apparaître dans ma conversation
Sans que ça ait rapport à notre discussion
Il l’a sorti et l’a pris en photo
Pour me dire « Allo! »

Ce matin c’était un autre gars, cette fois sur Tinder
Qui me montrait qu’il était prêt, déjà d’bonne heure
En pensant que ça ferait mon bonheur
Pourquoi font-ils ça? C’est loser!

Pénis laid, t’es dans ma face, t’es sur mon cell
C’est c’qu’envoient ces gars à toutes les filles
Pour dire qu’ils les trouvent belles.

Un pénis laid, c’est un pompier qui me montre son boyau.
C’est un artiste qui voudrait tremper son pinceau
C’est un boucher qui veux j’goûte sa saucisse
C’est gossant en Christ!

(Bout musical où s’enchaînent plein de dick picks)

Pénis laid, au garde-à vous, j’te vois partout
Sur facebook dans messenger
Mais pourquoi? C’est loser!

Derrière les arbres au beau milieu d’un parc achalandé
Un comptable est en train de se déculotter
Il se déplace pour me montrer qu’il est,
En train d’se branler

Dans son auto un monsieur vient me demander son chemin,
Tandis qu’il tient son engin bien dur à la main,
On dirait que ça l’excite de m’faire peur.
Pourquoi font-ils ça? C’est loser!

Penis laid, partout où j’vais, tu apparais
Le pâtissier qui montre la baguette
L’étalage de quéquettes

Penis laid qui veut me montrer qu’il est gros
Le plombier qui me montre son tuyau
Penis laid!

Nouveau blog de remise en forme

Les lecteurs de Mes Prétentions de Sagesse n’étant pas tous fans d’activité physique, je serais malvenu de leur imposer ma nouvelle remise en forme. Aussi, les gens intéressés peuvent venir me suivre sur Diesel Ego

On dirait une étiquette de marque de jeans.

En plus de mes progrès, retranscrits sur une base hebdomadaire, je vais y reprendre la majorité des billets d’exercices et d’alimentations déjà publiés ici ces dix dernières années. Comme ça, ceux qui s’intéressent à ce genre de chose n’auront plus à devoir fouiller ici partout.

Évolution personnelle: Où trouver la motivation?

Il y a environs deux mois, un lecteur nommé Alexandre m’a écrit ceci:

Bonjour Steve,

Je laisse ce commentaire sur ton post le plus récent. Je suis récemment tombé sur tes écrits par hasard et je les trouve assez intéressants. Ta progression et ton évolution, comment tu es parti de rien, c’est assez impressionnant comme travail personnel je dois avouer.

Je me rappelle qu’adolescent, je te lisais dans Safarir.

Il y a cependant un truc qui me chicote – et c’est probablement matière à un post en entier, peut-être…

Comment trouvais-tu et maintenais-tu ta motivation pour continuer ton évolution? Par exemple, tu mentionnes t’être mis à la course à pied. En ligne droite le plus loin possible, à chaque jour.

Comment gardais-tu ta motivation pour t’assurer de continuer à faire les efforts nécessaires pour atteindre tes objectifs?

Tes écrits ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Bien qu’il y ait certain sujets sur lesquels j’ai une opinion différente (c’est un peu normal; nous n’avons pas le même background et expériences de vie), je trouve tes écrits en général très enrichissants et vais tenter d’intégrer certaines leçons à ma vie.

Merci pour tout.

Il y a bien des choses que je pourrais répondre à ça. Tout d’abord, la réponse air-bête: « J’en ai déjà parlé. C’est sur mon blog. Cherche! » Mais bon, après 9 ans et ¾ d’existence et 426 billets, je comprends que la tâche puisse être pénible. Aussi, je répondrai à ta question ici, avec lien lorsque je citerai un vieux billet.

Seconde réponse air-bête: « La motivation est là où elle est! » C’est quelque chose que je prêchais déjà il y a onze ans, lorsque j’ai posé ma candidature pour Défi Diète 2008 avec ce vidéo. Dans celui-ci, je dis carrément que si je cherche à perdre du poids, ce n’est pas pour « améliorer ma santé » ni pour « m’assurer que mes petits enfants aient la chance de connaître leur grand-père », et encore moins parce que « ma femme et/ou mes enfants s’inquiètent de moi. » Non! Moi, si je veux perdre du poids, c’est parce que je veux être beau. Eh bien ma vidéo, autant que son titre et ma déclaration ont fait de moi le premier candidat choisi, tellement je détonnais sur les autres.

Trois mois plus tard, à la fin de Défi Diète, j’avais perdu 22 lbs.

Extrait de mon billet Témoignage d’un ex-gros, 2 de 2.
[Le] 14 janvier 2009. Une grande photo couleur de moi trône au centre de la page 45 du Journal de Montréal. C’est Défi Diète qui invite le public à poser leur candidature pour l’édition 2009, en m’ayant choisi en tant qu’exemple de participant de l’année dernière à qui le programme a été profitable.

Le reportage s’intitule Que sont-ils devenus? et a été fait à partir d’entrevues téléphoniques dans lequel ils nous posaient quelques questions sur notre vie post-Défi Diète 2008. En particulier au sujet de où nous en étions rendus avec notre poids. Voici le bilan pour les dix candidats:

  • 1 a repris 0.8 lbs.
  • 1 a repris 3 lbs.
  • 1 a repris 4.5 lbs.
  • 1 a repris 10 lbs.
  • 1 a repris 15 lbs.
  • 1 n’a pas pu être rejoint pour en parler (J’ai appris plus tard qu’il avait repris plus que ce qu’il avait perdu.)
  • 1 est resté au même poids.
  • 1 a perdu 2 autres lbs.
  • 1 a perdu 10 autres lbs.
  • Et moi, avec mon 196 contre les 208 de la fin de Défi Diète 2008 j’ai perdu 12 autres lbs. [Fin de l’extrait]

La différence entre eux et moi? Je ne me suis pas préoccupé de bien paraître aux yeux des autres en ayant une motivation politically correct socialement acceptable. Ma motivation, devenir beau, venait de moi, et non d’une source extérieure. Les six premiers candidats sur les dix que nous étions étaient motivés par tout l’entourage que nous avions à Défi Diète: Les entraineurs, les motivateurs, la nutritionniste, les reportages… Dès qu’ils ont perdu tout ça, ils n’avaient plus de motivation. Mais dans mon cas personnel, puisque ma motivation était en moi, je n’ai jamais pu la perdre.

Mais voilà, je me suis déjà fait dire: « L’orgueil et la vanité, ce sont des défauts. Est-ce vraiment une bonne idée de se motiver avec quelque chose de négatif? » À ça, je réponds: Quand on dit motivation négative, il y a celui qui va accrocher au mot motivation, et il y a celui qui va accrocher au mot négatif. Le premier va avancer. Le second va rester sur place.

Extrait de mon billet Tout passe par le physique
Les défauts sont-ils obligés d’être des défauts?
C’est là que je me suis posé la question suivante: Et si, au lieu d’essayer de se débarrasser des défauts de notre personnalité comme le voudrait une société trop bien-pensante, on les accepterait plutôt comme étant partie intégrante de soi-même? Mieux encore: Et si on utilisait plutôt toute l’énergie physique et mentale contenue dans nos défauts pour l’investir dans quelque chose de positif?

Je suis orgueilleux et vaniteux? Ok alors, voilà ma source de motivation mentale pour changer mon apparence. Je suis jaloux et envieux du physique des gars qui plaisent? Voilà la source de ma motivation physique pour faire de l’exercice. Je suis frustré d’avoir été rejeté par des filles qui disaient préférer des bons gars comme moi, mais qui s’en allaient toujours vers des gros machos violents qui auraient pu m’envoyer à l’hôpital d’une pichenette? Voilà ma source de rage, ce qui me fournit en énergie, qui me pousse à aller toujours plus loin, à faire de plus en plus d’efforts.
[…]
Orgueilleux, vaniteux, jaloux, envieux et frustré. Cinq traits de caractère qui auraient pu me pousser à commettre des gestes négatif envers mon entourage et moi-même. Cinq défauts qui auraient pu me détruire. Je les ai plutôt utilisés pour me construire.
[Fin de l’extrait]

Mais voilà, c’est une chose d’avoir la motivation de commencer, c’en est une toute autre d’avoir la motivation de ne pas lâcher en cours de route. Ce qui décourage les gens, c’est que, peu importe le temps qu’ils consacrent à leur but, celui-ci a beau se rapprocher, il reste qu’il ne se rapproche qu’à à pas de tortue amputée de trois pattes. Quelle est la solution, alors? Simple: Mettre son focus sur le travail plutôt que sur le résultat du travail.

Extrait de mon billet S’entrainer avec sagesse.
L’AUTRE : Son objectif: Perdre 60 lbs / 27 kgs.  Par conséquent, son but était encore très loin.
MOI : Mon objectif: Aller au gym de 2 à 4 fois par semaines, faire 10 exercices, trois sets de 10 répétitions, jamais les mêmes exercices que le jour précédent.  Donc, à tous les jours où je revenais du gym, j’étais satisfait car j’avais atteint mon but.  Donc, tandis que…

L’AUTRE : Met son focus sur la perte de poids, donc sur le résultat de l’exercice…
MOI :  Je mets mon focus sur l’exercice.  Non seulement ça m’apporte la satisfaction quotidienne d’avoir atteint mon but, le résultat sous forme de perte de gras et de gains musculaires ne devient plus qu’un bonus, une prime qui se rajoute agréablement à la satisfaction du travail bien fait.
[Fin de l’extrait]

J’élabore davantage:

Extrait de mon billet Ajuster ses résolutions du nouvel an.
À chaque année, c’est la même chose:  On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre. (Si on est artiste)

… et à chaque année, on est déçu de ne pas avoir réussi.  Mais ce n’est pas grave.  Voici la nouvelle année.  Cette fois, c’est dit: On se donne des résolutions dans le style de…

  • Perdre du poids.
  • Se mettre en couple.
  • Avoir un bon travail.
  • Devenir riche.
  • Devenir célèbre.  (Si on est artiste.)

Vous savez ce qui ne va pas dans ces résolutions?  Très simple : Ce ne sont pas des actions.  Ce sont des résultats d’actions. Voilà pourquoi ça ne marchera pas plus cette année que l’année d’avant.

Vous ne voyez pas la différence? D’accord, je précise : Si je vous dis : Perds du poids! Maintenant!  Là! Tout de suite!  Vas-y!  Go! Allez, maigris!  Êtes-vous capable faire ça sur commande? Non, hein!?

Par contre, si je dis :  Fais du jogging!  Vous pouvez vous lever et courir immédiatement.  Si je dis Mange moins et mange mieux.  Vous pouvez vous préparer sur le champ un truc bon pour la santé et n’en manger qu’une portion raisonnable.

Ça parait simple, anodin, voire ridicule comme ajustement.  Pourtant, c’est ce petit changement qui va faire toute la différence. Voyez plutôt: Si votre focus est de perdre 10 kgs / 20 lbs, alors ça prendra 2, 3, 4, 5 mois avant de pouvoir enfin ressentir la satisfaction. D’ici à ce que vous atteigniez votre but, vous risquez de trouver le temps long, ce qui augmente les possibilités d’abandonner en chemin.

Par contre, si votre but est de faire du jogging trois fois par semaine, alors ce sera trois fois par semaine que vous ressentirez la satisfaction de l’avoir atteint, ce but. Focussez sur bien manger, et vous ressentirez en plus cette même satisfaction trois fois par jour.  Non seulement la satisfaction d’avoir atteint son objectif sera quotidienne et multiple, la perte de poids ne deviendra qu’un effet secondaire, un  bonus qui se rajoute à tout le positif que l’on a déjà vécu. Avouez que c’est bien plus encourageant comme ça.
[Fin de l’extrait]

C’est sûr qu’ici, on parle d’exercice. Il reste que c’est une mentalité que j’applique également dans toutes les facettes de mon existence.

Et c’est reparti pour 2019
Comme je le répète souvent, depuis que je me suis brisé une vertèbre il y a dix mois, j’ai eu à cesser toute activité physique. J’aurais cependant dû ajuster ma diète, car je suis remonté à 218 lbs. Je reste encore loin des 232 lbs pré-Défi-Diète-2008, surtout que j’ai pris un peu de muscle ces onze dernières années, mais ça reste 20 de trop que ma normale. Et bien je m’y remet cette année, et je posterai le journal de mes progrès ici à toutes les deux semaines. Ça permettra de voir en direct comment je me motive dans un environnement nouveau.

Vouloir vaut mieux que mériter

Tous le long de notre vie, on a vécu à plusieurs reprises un sentiment d’injustice lorsque l’on ne recevait pas ce que nous méritions.  Mais ça, ce n’est rien à côté du sentiment d’injustice ressenti lorsque l’on voit une personne recevoir quelque chose de positif qu’il n’a rien fait pour mériter.

Il y a quelques années, alors que je traversais une mauvaise passe dans ma vie, je regardais tous les efforts que j’avais fait, tout le chemin que j’avais parcouru, et comment le hasard et certaines gens sont venus s’en mêler et, par conséquent, comment mon bilan de vie n’était guère brillant.  (Tel que raconté dans la saga General Menteurs) Et là, comme tout le monde, je me suis dit la phrase classique : « Je mérite mieux que ça! »

Ce n’était pas la première fois que je me disais cette phrase.  Et ce n’était pas la première fois non plus que je nourrissais mon amertume envers mon triste sort en pensant ensuite à tous ceux qui, dans mon entourage, l’avaient plus facile que moi, et ce sans l’avoir mérité.

… Sauf que cette fois-là, au lieu de simplement nourrir ma frustration, cette pensée m’a apporté une révélation aussi soudaine qu’illuminatrice.  Je me suis levé de mon fauteuil et, encore à moitié secoué par ce que je venais de comprendre, je me suis dit à voix haute : « Non!  Je ne mérite pas mieux que ça.  Je VEUX mieux que ça!  Je le veux, au point d’aller le chercher moi-même.»

C’est que je venais de comprendre une grande vérité :  Mériter, c’est être passif.  C’est attendre que les autres fassent l’effort de te donner quelque chose, en retour de tes faits et gestes passés.   Tandis que vouloir, c’est être actif.  C’est aller s’emparer soi-même de son but, en y travaillant, et en le faisant maintenant.

Et ceci m’a fait réaliser que la vie en général et la société en particulier n’en avaient rien à foutre, du principe du mérite.  Personne ne te doit rien.  Et même lorsque l’on te doit quelque chose, personne ne se sent vraiment obligé de te le donner.   Et voilà pourquoi la dite récompense ne va pas au plus méritant, mais bien à celui qui va la prendre.

C’est là que j’ai réalisé que, dans le fond, le principe du mérite, de la récompense, c’est un concept artificiel créé par la société. Un principe que l’on nous endoctrine dès la petite école.  Je pense par exemple aux prix Méritas, remis aux enfants pour leur excellente performance, ou pour leur améliorations digne de mention.  Je comprends que le but de remettre ces prix, c’est d’encourager les jeunes à améliorer leurs notes.  Hélas, le concept ne peut fonctionner, et ce pour les six raisons suivantes :

  • Raison 1: Un étudiant studieux et sérieux, ça n’a pas besoin d’un prix Méritas pour être studieux et sérieux.  Ça l’est naturellement.  Dans cette optique, le Méritas ne sert à rien.
  • Raison 2: La récompense de leur efforts, ils l’ont déjà, sous forme de bonnes notes, qui vont leur assurer le nombre de crédits requis pour avoir leur diplômes. Dans cette optique, le Méritas ne sert à rien.
  • Raison 3: Un cancre ne va pas soudainement devenir un génie, juste parce ce que les génies sont récompensés.  Dans cette optique, le Méritas ne sert à rien.
  • Raison 4:  Parmi ceux qui ne reçoivent pas et ne recevront jamais de Méritas, il y aura les envieux qui ne manqueront pas de passer leur frustrations sur ceux qui s’en sont mérités un.  Et ceci risque plutôt de décourager les élèves méritants à poursuivre cet effort qui fait d’eux des cibles.  Dans cette optique, le Méritas est contre-productif.
  • Raison 5: Celui qui sera vraiment alléché par l’idée de recevoir cette récompense, au point de vraiment faire des efforts pour l’avoir, aura inévitablement au moins un bien-pensant dans son entourage, qui lui fera la morale comme quoi faire des efforts dans le but d’avoir une récompense, c’est mettre ses priorités à la mauvaise place, et que les efforts il faut les faire pour soi, pas pour recevoir un mérite.  Dans cette optique, le Méritas lui ayant apporté le mépris, il y renonce aussitôt.  Et par le fait même, renonce à faire des efforts.  Ce qui rend le Méritas contre-productif.
  • Raison 6: Afin d’éviter tout ça, il y a quelques années, certaines écoles ont commencé à récompenser tout le monde, histoire de ne laisser personne exclus.  Mais quand tu vois que ceux qui font zéro efforts sont récompensés de la même manière que ceux qui en font, deux choses peuvent se passer: Ceux qui font des efforts dont dégoûtés de le faire. Et ceux qui n’en font pas exigent maintenant d’obtenir les mêmes mérites que les gens vraiment méritants.

Et si le principe de la récompense ne marche même pas à l’école, là où on vous la doit pour travail bien fait, comment voulez-vous que ça fonctionne dans la vraie vie, là où personne ne vous doit rien?  Ce qui prouve bien que c’est un concept bidon.

Alors plutôt que d’être passif en espérant qu’on te donne quelque chose pour des faits du passé, soit actif pour t’emparer toi-même d’un but futur. 

Disputasseries Facebookiennes

Les disputes sur Facebook, c’est toujours pareil, et tout le monde le sait.  La preuve: En mars 2018, je me suis amusé à faire semblant de partir un débat scandaleux.  Et à ma grande et agréable surprise, plein de mes contacts ont compris et embarqué.  L’ayant redécouvert hier alors que je parcourais mon année 2018 sur Facebook pour faire ma rétrospective annuelle, j’ai décidé de partager avec vous le désopilant résultat.

C’est parti:

Ça démontre bien que sur internet, peu importe le sujet, les réactions seront toujours les mêmes.