Ingrid; Cinq jours parmi les loups.

J’ai beau être un gars, je ne comprendrai jamais comment certain d’entre nous sont capables de ressentir un coup de foudre pour une fille juste en la regardant pour la première fois.  Jamais ne me suis-je dit « Woah! Qu’elle est belle! » en croisant une passante.  Jamais ne me suis-je retourné sur son sillage pour l’admirer.  Bref, jamais n’ai-je ressenti de crush pour une inconnue.  

J’ai beau être un homme hétéro, la beauté féminine n’a jamais eu ce genre d’emprise sur moi. Par conséquent, les inconnues m’ont toujours laissé indifférent.  C’est ce qui m’a permis d’observer, non sans un certain sentiment d’aberration, l’anecdote qui va suivre.  Elle se passe à l’époque où je travaillais au centre d’appel d’une compagnie que je suis probablement mieux de ne pas nommer, histoire que leur réputation ne se fasse pas entacher par le comportement des employés que je vais décrire.

Nous sommes une vingtaine de techniciens dans le bureau où je travaille.  Tous sont propres et bien mis, chemise, cravate, coiffure soignée.  Ils sont programmeurs, analystes, répartiteurs, et démontrent en général avoir du sérieux et une certaine classe.  Parmi nous, il n’y a que trois femmes. Elles sont jeunes, jolies, charmantes. Deux d’entre elles sont célibataires, mais aucune des trois n’a jamais subi le moindre harcèlement à notre bureau.  Ceci est mon premier travail, disons, haut de gamme, si on le compare à mes anciens emplois de pâtisserie au Dunkin Donuts ou dans la plonge de resto.  Aussi, à voir combien ces hommes-ci sont bien éduqués, il me semble normal qu’ils sachent se tenir.

Du moins, c’était le cas, jusqu’à cette étrange semaine-là.

LUNDI.
Je suis à ma table de travail, à entrer des données dans l’ordinateur.  Arrive notre patronne avec une nouvelle employée.  Appelons-là Ingrid.  Mon regard se pose machinalement dessus, avant de retourner sur mon travail.  La patronne lui fait faire le tour du bureau, lui expliquant chaque fonction de chaque section, la présentant à chaque chef de département.  Je remarque tout à coup que le volume ambiant des voix diminue rapidement alors qu’une bonne partie de celles-ci se taisent.  Je lève les yeux et constate que plusieurs de nos collègues regardent silencieusement dans la direction de la patronne et de la nouvelle venue.  Histoire de comprendre leur réaction, je l’observe plus attentivement.

Ingrid doit bien être dans le début de la vingtaine.  Elle est grande, mince, blonde, a de courts cheveux bouclés coiffés à la perfection, retenus de chaque côtés de son visage par des barrettes.  Elle se déplace avec la délicatesse du chat.  Elle a une expression au visage qui, aujourd’hui, me fait penser à Bella de la série Twilight, avec la bouche et les yeux mi-clos en permanence.  Elle porte une chemise blanche à manches courtes qui, comme le veut la mode à ce moment-là, s’arrête entre les seins et le nombril, lui dénudant le ventre et la taille.  Elle porte un jeans impeccable et bien ajusté de taille basse.  Ce qui fait que, lorsqu’elle nous tourne le dos, on peut voir le tatouage de papillon entouré de deux roses sur sa chute de reins, chose que l’on n’appelait pas encore un tramp stamp à l’époque.  Et bien que maquillée sobrement, il reste que son visage est couvert d’une base qui en cache la moindre imperfection, si elle en a.  Bref, elle a le physique et le look de ces jeunes femmes que l’on retrouve dans les magazines, dans les films, à la télé.  Le genre que l’on ne croise presque jamais au quotidien, et qu’on s’attend encore moins à voir comme téléphoniste en centre d’appel.

« Coudonc!  Y’ont jamais rien vu! », me dis-je en roulant des yeux, en remettant mon attention à mon travail.  Elle est belle, d’accord!  Mais je ne vois pas en quoi ça mérite la paralysie spontanée de la moitié de nos effectifs.

Quelques minutes plus tard, après avoir fait le tour, la patronne et Ingrid quittent la pièce.  Vincent, programmeur-analyste dans le début de la trentaine, toujours le regard fixé vers la porte où Ingrid a disparu depuis quelques secondes, fait une confidence à mon voisin de bureau :

« Hostie que j’la mettrais dans l’cul, elle! »

Je suis sous le choc.  Jamais je n’aurais imaginé qu’un gars qui s’est toujours montré classy à la limite du snob puisse dire pareille énormité.

MARDI.
Ingrid commence son travail.  Aujourd’hui et les jours qui vont suivre, elle est habillée plus sobrement, comme il sied à une employée de bureau.  N’empêche que son tatouage est resté dans la mémoire et l’imaginaire de nos collègues masculins.  Dans le cours de la journée, j’entendrai trois différents gars en parler.  Et deux d’entre eux ne se gênent pas pour dire qu’ils aimeraient bien le revoir, ce tatoo, mais dans un contexte bien plus intime.  Genre, en levrette.

Dans l’avant-midi, c’est la patronne qui se charge de la formation d’Ingrid.  Et au retour de la pause de midi, elle en sait assez pour travailler seule.  Elle n’en a cependant pas tellement l’occasion alors qu’à plusieurs reprises, l’un ou l’autre de nos collègues vont la voir pour lui offrir leur aide, au cas où il y aurait quelque aspect de son travail avec lequel elle aurait de la difficulté.

MERCREDI.
L’Ingrid-fest bat son plein alors que toute la journée, elle a du mal à faire son travail, tellement elle est interrompue souvent par des collègues qui vont lui jaser.  Collègues qui, par conséquent, ne travaillent pas non plus.  Ayant pris soin de mettre leur téléphone sur la touche occupé, leurs appels sont tous détournés vers mon poste, et j’ai bien du mal à fournir.  

Au milieu de l’après-midi, la patronne vient me demander des comptes sur le fait que mon téléphone ne dérougit pas.  Beaucoup d’appelants abandonnent car l’attente est trop longue, ce qui nuit à la performance du service.  Loin de moi le désir de créer le conflit au bureau, il reste que je suis bien obligé de lui expliquer la situation.  Au début, elle me regarde avec un mélange de choc et d’incrédulité.  Elle va même me demander si je la niaise, tellement mon explication lui semble farfelue.  Surtout qu’en voyant la patronne entrer, mes collègues sont soudainement tous bien à leur affaire.  Après être allé vérifier mes dires sur l’ordinateur qui enregistre le volume d’appels et leur répartition, elle a bien vu que je disais vrai.  Un par un, elle a invité mes cinq collègues fautifs dans son bureau afin de leur faire la leçon comme quoi ils ont été embauchés pour travailler et non pour se mettre en pause prolongée, et encore moins pour draguer.

JEUDI.
Aujourd’hui, Ingrid a pu travailler sans être interrompue.  N’empêche que tout le long de la journée, les commentaires à son sujet parviennent à mes oreilles.  Le plus aberrant fut le collègue qui a carrément raconté à son voisin de table qu’il fantasmait à l’idée de sa femme et d’Ingrid qui s’embrasseraient, et qu’il aimerait se branler pour leur venir simultanément au visage, alors qu’elles continueraient de se frencher dans sa décharge.  Je ne pouvais sérieusement pas croire que j’entendais des trucs pareils.  Ça faisait près d’un an que je travaillais là, et jamais je n’y ai entendu autant de vulgarités que lors de ces quatre derniers jours.

À 17h00, alors que tous quittent le bureau et qu’arrive la squelettique équipe de soir pour le service d’appel 24h, George se terre dans la salle de bain.  Il en ressort à 18h00, rassuré qu’à cette heure-ci, tous les patrons et chefs d’équipe ont quitté l’endroit.  Il s’installe alors au bureau de la secrétaire-réceptionniste.  Après un quart d’heure, il trouve ce qu’il cherchait.

21 :30, chez Ingrid.  Ça cogne à la porte.  Elle ouvre.  La surprise qu’elle ressent en voyant George est sincère.  Celle de George, par contre, est totalement feinte.

« Hein?  Ingrid?  Tu restes ici?  Wow!  Tu parles d’une coïncidence!  Chus allé cogner à une porte au hasard pass’que mon char vient de tomber en panne.  Est-ce que je pourrais utiliser ton téléphone pour appeler mon… »

Ingrid l’interrompt et pointe du doigt vers la petite épicerie au coin de la rue.

« Non! Il y a un téléphone public au dépanneur, juste là. »

Sur ce, elle lui ferme la porte au nez et la verrouille.

VENDREDI.
Pendant les deux premières heures, mes collègues s’interrogent de l’absence d’Ingrid.  Puis, la patronne entre dans la salle, suivie par un homme, puis par Ingrid, et enfin autre homme, qui tient une boite de carton vide.  Il s’agit du père et de l’oncle d’Ingrid.  Ils sont grands, ils sont gros, ils sont imposants, et ils nous balayent d’un regard meurtrier qui démontre clairement qu’il vaut mieux se tenir à distance.  Ils escortent Ingrid jusqu’à son poste de travail.  Elle ramasse ses affaires, les met dans la boite, et ils ressortent tous les quatre sous nos regards médusés et silencieux. 

On ne la reverra plus jamais.

Ce n’est que la semaine suivante, au fil des dires et rumeurs, que j’ai fini par apprendre toute l’histoire: Jeudi soir, immédiatement après la visite de George, Ingrid a téléphoné à la patronne pour expliquer ce qui venait de se passer.  Ce qui fait que vendredi matin, la patronne a consulté les caméras de surveillances de la veille, ainsi que le log des activités du poste de la secrétaire-réceptionniste, pour voir comment George s’y était pris.  Voilà pourquoi Ingrid a remis sa démission, et voilà pourquoi elle était accompagnée de gardes du corps.  Les loups se ruent toujours sur une proie qui s’enfuit.  Il fallait la protéger, le temps qu’elle récupère ses affaires.

À l’époque, il n’y avait pas d’atelier préventifs au sujet du comportement acceptable ou non au bureau, ni de mesures disciplinaires au sujet du harcèlement, qu’il soit moral, sexuel ou autre.  Ainsi, George a juste passé devant la patronne et une représentante des ressources humaines.  Pour avoir utilisé un ordinateur qui n’était pas celui qui lui était assigné, et pour avoir cherché des informations qui n’avaient rien à voir avec son travail, il s’est fait taper sur les doigts pour usage abusif du matériel corporatif.  Mais il a pu conserver son emploi et son poste.

J’ai beau être un gars, je ne comprendrai jamais comment certain d’entre nous sont capable de désirer une fille sans rien connaitre d’elle que son allure.  Ni comment ce désir est capable de transformer un gars pourtant brillant en con, au point qu’il puisse s’imaginer que son histoire de « quelle coïncidence totale que je tombe en panne devant chez toi » puisse être crédible.  Et je m’explique encore moins comment les autres ont pu  régresser mentalement à l’état d’animal, laissant leur libido contrôler leurs gestes et paroles, les poussant à dire les pires vulgarités, les faisant totalement oublier l’environnement dans lequel ils se trouvent.  Je veux dire, avoir des fantasmes sexuels sur une collègue de travail, passe encore.  Mais les exprimer de vive voix, sans retenue, aux autres collègues, sur le lieu de travail, pendant que la fille est dans la même pièce à quelques mètres de là?  Voyons donc!

Et pourtant, aux dires de plusieurs, ce comportement masculin est supposé être typique et normal.  Je ne sais pas si ça signifie que mon ADN manque de testostérone, ou s’il y a une connexion dans mon cerveau qui ne se fait pas.  Qui sait, ça vient peut-être du fait que j’ai été élevé dans un environnement presque exclusivement féminin.  Par conséquent, même si je suis un homme hétéro, j’ai toujours vu les filles comme des égales et non des proies.

Loin de moi l’idée de blâmer la victime, puisque jamais Ingrid n’a posé le moindre geste ou langage provocateur.  N’empêche qu’il y avait quelque chose en elle qui réveillait l’animal chez ces hommes.  Une chose que l’on ne retrouvait pas chez nos trois autres collègues féminines, qui étaient pourtant très jolies.  Puisque le charme d’Ingrid ne fonctionnait pas sur moi, je ne sais pas trop quoi en dire.  En repensant à son allure, ses gestes, ses paroles, je peux juste émettre la théorie comme quoi la chose se passait en deux temps: Dans un premier temps, son look de déesse de magazines attirait l’attention de ces hommes.  Et dans un second temps, son langage corporel timide et délicat lançait probablement un message dans l’inconscient de mes collègues comme quoi elle se comportais en proie, réveillant ainsi en eux le côté prédateur que, dit-on, tout homme possède.

Je suis bien placé pour savoir que non, nous ne sommes pas tous comme ça.   N’empêche que, sur les dix-sept hommes de ce bureau, il y en a six qui se sont comportés comme des chiens en chaleur, n’ayant plus aucune retenue, oubliant où ils étaient, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils étaient.  Ça représente plus d’un tiers de la masse masculine présente.

J’espère que notre bureau n’était qu’un cas isolé qui ne représente en rien le reste de la population. Parce que j’ai beau ne pas être une fille, je trouve ça inquiétant.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Ces gars à éviter, Dose de Réalité, Fait vécu, Je ne suis pas un vrai mec, Psychologie et comportement social. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Ingrid; Cinq jours parmi les loups.

  1. Simon dit :

    Si un tiers des hommes dans ce bureau se comportaient sans retenue et qu’il n’y a pas de raison de penser que ce bureau soit vraiment particulier, je dirais que malheureusement il y a des chances (enfin si l’on peut dire) que ce soit plus ou moins pareil dans beaucoup d’autres bureaux (ou dans la rue, les transports, ou ailleurs), sinon pourquoi autant de femmes s’en plaindraient ? Il y a sûrement des hommes qui ne se retiennent que par « peur du gendarme » et d’autres qui, tout en ressentant les mêmes pulsions, n’ont pas pour autant une âme de prédateur et se retiennent peut-être par honte. La pulsion continue d’exister malgré tout et on peut difficilement faire comme si elle n’existait pas, ce qui peut demander un effort permanent. Quant aux fantasmes, tant qu’ils restent dans la tête ils ne font de tort à personne, sinon…

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  2. planetenais dit :

    C’est bien de voir qu’il n’y a pas que les femmes qui soient choquées par ce genre de comportement. Et je pense que plus qu’une question de pulsion, c’est une question d’éducation. En France par exemple à part quelques maigres heures en SVT y a pas d’éducation sexuelle du tout, et les parents sont pas forcément les meilleurs conseillers, du coup la notion de respect, de désir, de consentement, y a des mecs qui savent pas ce que c’est, qui confondent tout, et qui acceptent la notion de pulsion selon laquelle il faut sauter sur les femmes « bonnes », parce que c’est ça être « un homme ». Pourtant, c’est pas compliqué à comprendre que : le désir n’est pas un besoin irrépressible, d’ailleurs faut quand même avoir peu d’esprit d’analyse pour penser : femme bonne = moi coucher avec sans respect. Dans un imaginaire beaucoup trop présent encore aujourd’hui pourtant, ce stéréotype est une réalité, et ce n’est que mon avis, mais les films (porno ou pas) n’y sont pas pour rien, ainsi que la pub, les média de manière générale, qui transmettent des idées insidieuses qui paraissent alors légitimes puisque « vu à la télé », dans les journaux, etc. Honnêtement, j’ai déjà vu beaucoup plus de femmes que d’hommes à poil à l’écran, et même en étant hétéro, force est de reconnaître que les femmes sont bien plus « mise en valeur », enfin en tout cas leur potentialité sexuelle…
    Et se battre contre ça, c’est d’autant plus compliqué que la plupart des gens ne voient pas où est le problème. Et cet aspect sexuel n’est qu’une branche du problème.

    Aimé par 1 personne

  3. Kelly dit :

    Oui, j’ai lu l’histoire au complet et c’est très intéressant. Personnellement, je me suis tenue quasiment qu’avec des gars pendant toute ma vie et je n’ai pas rencontré souvent d’hommes de ce genre. Probablement parce que les «bad boys» et les «douchebags» me dégoûtent au plus au point. D’autant plus que je suis une fille très cultivée et qui m’intéresse très peu aux futilités.

    Malheureusement, ce genre de comportement est dû à l’instinct du mâle. Un instinct qui est maintenant rejeté par la société, et merci mon Dieu! Ce n’est pas pour rien que le stéréotype de l’homme qui pense avec sa queue a fait le tour du monde. C’est à cause d’hommes dans ce genre qu’il y a autant de discrimination dans le monde masculin et autant de haine envers les hommes faites par des centaines de femmes qui ont été victimes de ce genre de mesquineries.

    Même si aujourd’hui on en voit beaucoup moins qu’avant puisque il y a eu beaucoup de compagne de sensibilisation ou encore de scandales, on en voit encore un peu partout. Mais juste qu’une bonne partie a appris à se taire.

    Maintenant le plus gros problème c’est les réseaux sociaux, ce genre de psychopathe à la queue plus importante que le respect se trouvent maintenant à envahir les réseaux sociaux et à agir en vrai connards. Autant que dans la vraie vie je n’en vois que très peu, sur les réseaux sociaux, ils sont innombrables et deviennent un véritable problème. Ils sont même rendus une source de haine et de préjugé envers les hommes en général pour beaucoup de femmes. Ce qui disons, n’aide pas la cause des hommes et ni des féministes en ce moment qui tourne dans une cercle vicieux.

    Combien de femmes ai-je entendu généralisé que les hommes sont tous dégoûtants à cause de ces gars-là qui s’amusent à agir en vrai connard? Malheureusement, maintenant ce genre de réputation commence à salir grandement l’image de l’homme. C’est même rendu «normale» de dire qu’un homme ne pense qu’avec sa queue. Ce qui est selon moins, pas correct.

    Les réseaux sociaux permettent aux gens sales de se défouler sans être réprimander, et ça devient une haine constante. Il y a rien de mieux que les réseaux sociaux pour démarrer un cercle vicieux sans fin, débutant sur la haine d’un groupe qui se manifeste trop souvent avec des propos dégoûtants.

    Je dirais que pour le côté des femmes ce n’est pas mieux, si l’on parle des féminazis qui sortent des propos déroutants sur les réseaux sociaux pour attirer l’attention et finissent par attirer la haine des hommes qui vont ensuite, eux aussi, agir en vrais salopards envers toutes les féministes, attaquant aussi celles qui sont correct et devenant eux-mêmes extrémistes. C’est un cercle vicieux sans fin…

    Bref au final, je trouve tout ça dommage. Dans la vraie vie, les gens ont appris à se taire. Mais les réseaux sociaux sont pour eux une échappatoire à tout ce respect. Pour eux, la haine illogique, les propos dégueulasses et leurs fantasmes n’ont plus à être retenus. Après tout, personne ne sait qui ils sont sur les réseaux sociaux. Et c’est là que se trouve presque tout l’harcèlement maintenant, ce qui est vraiment très très problématique. Puisque là, ces problèmes d’hommes et de femmes deviennent pratiquement une guerre sans fin. Avant les réseaux sociaux, tout ça n’existait pas. Cette haine envers les deux genres n’étaient pas aussi présents. Mais c’est à cause d’hommes et de femmes agissant avec des propos haineux, et ajoutant de l’huile sur le feu que maintenant ça devient un vrai carnage sur les réseaux sociaux.

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