Cinq personnes qui te garderont toujours à distance dans votre couple.

AVERTISSEMENT HABITUEL.  Puisque je suis un homme hétérosexuel, je ne peux parler que de la perspective d’un homme au sujet de femmes.  N’y voyez pas de la misogynie.  Je suis parfaitement conscient qu’en inversant les genres, une femme va vivre des situations similaires ou bien pire.

Que ce soit en personne ou bien via les apps de rencontres, il y a des signes qui ne trompent pas, comme quoi l’autre va toujours garder une certaine distance envers toi.  Heureusement, ça se voit habituellement dès le départ, dès vos premières conversations.  Si ce n’est pas carrément dans la description de son profil.  Il y en a cinq qui se démarquent en particulier dans cette pratique. Il s’agit de…

Celle qui ne se présente pas. (À part son nom.)
Lorsque l’on s’intéresse à une personne, on lui fait une présentation dans laquelle on dévoile certaines facettes de soi-même.  « J’habite à tel endroit.  J’aime ceci.  Je pratique tel sport.  J’aime tel animal.  Je travaille dans tel domaine.  Et toi ? Parle-moi donc un peu de toi ? »  Pour toute réponse, celle qui ne se présente pas te dira: « Si tu veux savoir quelque chose, pose des questions. » 

Le premier problème avec ce genre de comportement, c’est que c’est à nous de deviner ce qu’il faut poser comme question. Par exemple, il ne te viendra probablement pas à l’idée de lui demander si elle parle couramment l’Espagnol. Alors si c’est le cas, elle ne te le dira jamais, puisque tu ne lui as pas demandé. Ainsi, Toute sa famille le sait, tous ses amis le savent, probablement ses collègues de travail aussi. Mais pas toi. Parce que « tu ne le lui a jamais demandé. »

Le second problème, c’est que cet échange que vous avez entre vous, ce n’est pas un dialogue. C’est un questionnaire. Si elle se contente de répondre aux questions sans rien dire de plus, la conversation ne peut juste pas exister. 

Ainsi, non seulement dois-tu lui donner ton attention, c’est également à toi de solliciter la sienne.  Alors que dans les couples normaux, chaque personne a eu à faire 50% du chemin, elle te donne 100% de la charge morale de votre relation.  Ceci démontre que son intérêt n’est pas envers toi.  Il est envers elle-même.  Et les rares fois où elle démarrera les conversations, ce sera en faisant de toi la cible de ses sarcasmes et/ou de ses insinuations farfelues. 

En faisant ceci, elle se met en position supérieure à toi, elle en tant que juge envers qui tu dois sans cesse te justifier, et toi en inférieur en quête constante de son approbation. Et cette dynamique ne changera nullement si vous finissez par être en couple.  Au contraire.  Le simple fait que tu as consenti à aller dans une relation avec elle après la manière dont elle t’a traité, ça lui démontre que son comportement est la formule gagnante.  Pourquoi irait-elle changer ça?

Celle qui annonce dès le départ que son enfant sera toujours sa priorité.
Entendons-nous bien : je ne dis pas qu’il est anormal ou incorrect qu’un enfant soit la priorité de sa mère.  Au contraire, cette situation va de soi.  Cependant, tous les psychologues vous le diront : l’amour maternel et l’amour romantique sont deux choses totalement différentes, et vécues indépendamment l’une de l’autre.  C’est le fait qu’elle les met tous les deux au même niveau, ET en compétition, ET en annonçant dès le départ que tu ne seras toujours que le numéro deux, qui est anormal et incorrect. 

C’est le genre de femme qui va souvent dire à son entourage « Si ma fille / mon fils ne l’aime pas, alors il n’y aura rien entre nous. »  Il est impossible d’avoir une relation de couple normale avec une femme qui se laisse dicter sa vie amoureuse par un enfant qui n’a ni la maturité émotionnelle ni l’expérience de vie requise pour prendre ce genre de décision.  Et même si ses enfants étaient adultes, ça les regarde en quoi? Ce que cette attitude démontre surtout, c’est un refus de sa part de prendre ses responsabilités en matière de couple.

Une chose est sure, c’est qu’avec elle, tu seras toujours mis à l’écart.  Il y aura EUX, il y aura TOI, mais il n’y aura jamais de VOUS.

Celle qui annonce d’avance sa négativité et sa toxicité.
J’en ai ici un excellent exemple, tiré de ma dernière expérience sur Facebook Rencontres l’année dernière.

Le doigt d’honneur.  La mention BITCH sur ses vêtements.  Aucune description de ce qu’elle aime.  Longue liste de ce qu’elle déteste.  Revendications colériques. Et surtout, pour seule et unique description de soi, la mention qu’elle a des idées merdiques, qu’elle est sarcastique, et qu’elle cherche un homme capable d’accepter ses abus.  Pour elle, tu ne seras jamais la tendre moitié de son couple.  Tu ne seras rien d’autre qu’une merde, et elle ne cessera jamais de te traiter comme tel.

Celle qui a une meilleure amie qui est sa sœur spirituelle.
L’amitié, c’est important.  Mais si elle te parle, en ces termes, de son amitié avec cette autre femme, alors oublie toute forme de vie privée.  Tout ce que tu dis, tout ce que tu fais, toutes vos activités romantiques, amoureuses, sexuelles, tout ce qui est supposé être le jardin secret de deux personnes amoureuses, lui sera aussitôt divulgué dans les moindres détails.  Et celle-ci ne manquera pas de te juger sur tous les points. 

Ce qui soulève particulièrement un Red Flag, c’est lorsque tu rencontres son amie et qu’elle te dit un truc dans le genre de : « J’aime mieux te prévenir tout de suite : si j’entends que tu lui fais du mal, alors ça va aller mal pour toi. »  Et même si ces menaces qu’elle te fait ne se concrétiseront jamais, deux choses restent certaines.  La première, c’est que peu importe comment on retourne la chose, il reste qu’il s’agit de menaces, donc d’intimidation, ce qui est illégal, voire criminel.  Et la seconde, même dans le plus harmonieux des couples, tôt ou tard, il va arriver un malentendu qui peut dégénérer en dispute.  C’est inévitable, et ce pour tout le monde.  Elle va aussitôt en parler à cette amie, et probablement aussi à sa famille complète.  À partir de ce point, et pour le reste de ta relation avec cette femme, ne t’attend jamais à être accepté dans son univers.  Tu y seras seulement toléré, tandis qu’ils attendent avec impatience le jour où elle va enfin se débarrasser de toi.

Celle qui n’est pas en relation avec toi, mais plutôt avec l’idée négative qu’elle a décidé d’avoir de toi.
Un ou plusieurs de ses ex l’ont trompée? Elle est influencée par les voix misandres qui dépeignent tout homme comme étant un abuseur? Elle souffre d’un complexe de persécution? Peu importe la raison, il reste qu’avant même de te rencontrer, elle avait déjà une idée très négative des hommes. Votre relation commence donc dans la méfiance et les soupçons. Et lorsque l’on se méfie d’une personne que l’on soupçonne des pires choses, on n’est certainement pas portés à s’investir émotionnellement dans le couple. Au premier conflit entre vous (qu’elle provoquera elle-même avec ses soupçons injustifiés) attends-toi à te faire jeter comme un déchet.

Un couple est supposé être basé sur une relation amoureuse. L’amour, c’est se dévoiler et se donner à l’autre sans retenue. Une personne qui garde ses distances, ou qui te garde à distance, ne peut ni se dévoiler ni se donner, et donc n’est pas amoureuse. C’est aussi simple que ça.

Plus c’est riche, moins c’est logique

Lorsque l’on évolue dans un milieu saturé par de grosses sommes d’argent, c’est comme être dans un autre monde.  Un univers dans lequel les règles sont non-seulement abusives, elles ne font aucun sens pour le reste de la population.

Cette anecdote remonte à l’année 1997 et se passe au Casino de Montréal, alors ouvert depuis quatre ans.  Elle est arrivée à Cédric, un ami que j’ai perdu de vue depuis.

Je venais de terminer deux ans de cégep et je travaillais depuis peu pour La Boite, une compagnie d’informatique.  Puisque je n’en étais qu’à mes premières semaines, j’y gagnais $11 de l’heure avec promesse (qu’ils tiendront) que ça allait monter à $14 si je faisais l’affaire une fois ma formation terminée.  À une époque où le salaire minimum était $6.80, le mien était fort honorable, même s’il n’était encore qu’à $11.

Un soir, Cédric m’appelle pour me faire l’offre suivante :

« Ça te tentes-tu de torcher des bécosses à seize piasses de l’heure a’ec moé ? »

Il m’apprend qu’il vient de se faire embaucher au Casino de Montréal en tant que préposé au ménage.  Et bien que le travail ne consistât pas seulement qu’à nettoyer des toilettes, comme il me l’avait si poétiquement décrit dans son offre, le travail payait effectivement $16 l’heure.  Et puisque c’était $5 de plus que mon travail à La Boite, il a pensé à me référer afin que nous puissions travailler ensemble.

Bien que le travail de concierge était moins stressant, moins compliqué et beaucoup plus payant que celui que j’allais avoir à faire pour La Boite, j’ai décliné.  Il faut préciser qu’à l’époque, j’avais des idées de grandeur qui me donnaient un côté snob, limite discriminatoire. Dans ma tête, être concierge, je ne pouvais pas imaginer plus bas de gamme comme métier. Alors même si le salaire était extrêmement concurrentiel, je préférais garder mon travail de bureau.  Parce que celui-là, au moins, je pouvais en être fier.  (Si on m’avait dit à ce moment-là que je deviendrais moi-même concierge de 2012 à 2018, je ne l’aurais jamais cru.)

Histoire de m’influencer à changer de carrière, Cédric allait m’appeler quotidiennement afin de me raconter ses expériences de travail. Il ne s’attendait juste pas à ce que ces expériences soient aussi mauvaises.

LA CONCIERGERIE AU CASINO, JOUR 1.
Peu après la fin de son heure de diner, Cédric est convoqué au bureau des ressources humaines.  Ils ont reçu des plaintes contre lui.  À quel sujet ?  Eh bien, pendant son heure de diner, il est allé faire un brin de conversation avec des préposé(e)s aux tables de jeux, également en pause de diner. 

« Un employé du ménage n’a pas à s’adresser aux employés situés aux échelons supérieurs, et encore moins aller s’asseoir à leurs tables.  Au fond de la salle à diner, il y a une porte sur laquelle c’est écrit SECTION RÉSERVÉE AUX EMPLOYÉS D’ENTRETIEN. Tiens-toi-le pour dit ! »

Et c’est ainsi que Cédric apprit que les employés du Casino n’étaient pas tous égaux. L’élitisme et la ségrégation régnait entre eux, et ce avec l’approbation de la Direction.

LA CONCIERGERIE AU CASINO, JOUR 2.
Ce jour-là, il pleuvait.  Alors que Cédric faisait sa ronde à l’extérieur afin de ramasser les déchets sur les pelouses longeant le bâtiment, il constata un problème à une gouttière.  Le tuyau qui descendait d’un mur était courbé au sol et continuait un mètre plus loin, où il se terminait au-dessus de la grille d’un égout. Or, à 50 cm au-dessus du sol, le tuyau était brisé.  L’eau en sortait en une cascade sur la pelouse, ce qui menaçait de l’abimer et d’éroder une partie du terrain.  En bon employé soucieux d’éviter des frais à son patron, Cédric a remis en place la section brisée du tuyau, qu’il a consolidé avec le ruban adhésif Duct Tape qu’il avait sur lui. L’eau coulait de nouveau dans son tuyau jusqu’à l’égout sans toucher à la pelouse. 

Il avait presque terminé son quart de travail lorsqu’il fut convoqué au bureau des ressources humaines.  Ils ont reçu des plaintes contre lui.  À quel sujet ? Le fait qu’il a réparé la gouttière.

« En faisant ça, tu as enlevé du travail au menuisier en l’empêchant de changer la tuyauterie, et au paysagiste en lui enlevant des dégâts de terrain à arranger.  Ces hommes auraient été supposés faire du temps supplémentaire pour réparer les dégâts.  Et maintenant, à cause de toi, ils n’ont rien à faire.  En te mêlant de ce qui ne te regarde pas, tu les as privés de leurs revenus.  C’est une faute très grave. »

Et c’est ainsi que Cédric apprit que les employés du Casino n’avaient pas à éviter des frais à leur employeur.  Ils devaient s’en tenir à leurs définitions de tâches, rien de plus.

LA CONCIERGERIE AU CASINO, JOUR 3.
De nos jours, le Casino est ouvert 24h.  Mais à l’époque, il était fermé la nuit de 03:00 à 06:00.  Pendant sa pause de diner, alors qu’il attendait à la caisse, Cédric a entendu un bout de conversation entre deux hommes qui faisaient partie du personnel administratif. Ils discutaient du fait que les cinq membres du boys band The Backstreet Boys étaient en tournée à Montréal.  Et qu’ils avaient demandés, et obtenus, la permission de venir visiter le Casino la nuit, pendant les heures de fermeture.

De retour au boulot après diner, le chef du personnel convoque les employés de ménage.  Il leur demande d’être particulièrement méticuleux ce soir, en faisant bien en sorte que tout reluise.  Afin de démontrer son sérieux et rassurer son chef, Cédric répond fièrement :

« C’est sûr que pour la visite des Backstreet Boys, on va mettre les bouchées doubles pour que tout soit impeccable. »

Trente minutes plus tard, Cédric est convoqué au bureau des ressources humaines.  Ils ont reçu une plainte contre lui.  À quel sujet ? Son commentaire sur la visite des Backstreet Boys.

« Quoi ? Parce que j’étais pas supposé en parler ? »
« Non ! Parce que t’étais pas supposé le savoir ! »

 » Ben là! C’est les deux gars du personnel administratif qui en ont parlé dans la cafétéria. C’est quand même pas de ma faute si je les ai entendus. « 
 » Oui ! Si tu étais resté dans la section réservée au personnel de l’entretient ménager comme je t’ai dit de le faire hier, tu n’aurais pas entendus des renseignements qui ne te concernaient pas.  »

 » On faisait tous les trois la queue à la caisse avec nos plateaux de repas. Ils étaient juste derrière moi. J’étais supposé faire quoi? Me boucher les oreilles jusqu’à ce que j’arrive dans ma section? « 
 » Ça ne change rien au fait que c’est la troisième plainte sur ton dossier en trois jours. Conformément aux réglements de Loto-Québec et de la Régie des Loteries et Courses du Québec, après trois avertissements, c’est un renvoi. « 

On lui a aussitôt confisqué ses clés, sa carte d’accès, son uniforme. C’est sous escorte étroite de deux membres de la sécurité qu’on l’a raccompagné jusqu’à son casier pour qu’il récupère ses affaires avant qu’on l’expulse des lieux en lui rappelant bien qu’il lui sera interdit de revenir au Casino pendant deux ans sous peine de poursuite judiciaire. (Un réglement crée afin d’éviter que des ex-employés frustrés reviennent se venger.)

Et c’est ainsi que Cédric apprit que la logique n’a aucun poids sur la balance de la justice lorsque d’un côté il y a deux membres du personnel administratif, et de l’autre il n’y a qu’un concierge embauché l’avant-veille, dont le dossier comporte déjà deux plaintes à son actif.

Comme quoi les boulots les plus payants viennent trop souvent des règles qui, dans le monde extérieur, ne font absolument aucun sens. Et c’est ce qui rend ces boulots très faciles à perdre. Je ne pouvais que me féliciter d’avoir gardé mon travail à La Boite qui ne me payait pour l’instant « que » $11 de l’heure.

Le réflèxe de se défouler sur les innocents

Camélia fut une courte relation que j’ai eu lors de mon retour aux études. J’avais 28 ans et elle 20. C’est elle qui a fait les premiers pas, en me violant presque. Il est inutile que je vous raconte les détails des premières semaines de notre relation, sinon que je croyais avoir trouvé celle qui me réconcilierait avec la vie de couple. Elle était gentille, mince, très jolie avec sa peau couleur amande au miel grillé. Et elle avait ce petit look d’étudiante d’école privée (Lunettes, chemise blanche, jupe rouge à carreaux et longs bas blancs) qui éveillait certaines perversions que j’ignorais encore avoir en moi à ce moment-là.

Malheureusement, elle était aussi d’une grande maladresse. Durant les quelques mois qu’a duré notre relation, elle a massacré la moitié de mes verres, assiettes, ainsi que plusieurs autres de mes trucs cassants. Malgré ma réticences à endurer les contrariétés de la vie de couple, je me contentais de simplement soupirer de résignation lorsque de tels accidents arrivaient. Elle ne le faisait pas exprès après tout.

Je dois avouer que Camélia et moi n’avions pas grand chose en commun.  Les discussions ne tournaient qu’autour de sujets généraux d’une ennuyante banalité.  Élevée dans la soie dans une famille de riches, elle ne connaissait rien de la vie et avait zéro débrouillardise.  Par exemple, un soir où elle m’aidait à faire le repas, je lui ai refilé mon ouvre-boite manuel.  Elle me regarde, confuse, en me demandant qu’est-ce que je voulais qu’elle fasse avec ça.  À 20 ans, elle n’avait jamais vu un ouvre-boite non-électrique de sa vie.  

La raison pourquoi j’endurais son ignorance et sa maladresse, c’est que jusque-là, de toute ma vie, jamais n’avais-je eu une si belle jeune femme de si bonne famille tomber amoureuse de moi. Et surtout, le faire sans que je la drague. Et sexuellement, elle était au top. Elle faisait tout, elle aimait faire tout, elle en avait envie à tout moment, prenait la pilule, et avait la capacité d’avoir des orgasmes répétitifs avec ou sans mon aide. Le genre de partenaire sexuelle que l’on puisse considérer comme l’idéal lorsque, comme moi à l’époque, on est un très fringuant jeune homme.

Mais voilà, le sexe a beau être important dans la vie de couple, on ne peut pas passer nos journées à baiser.  Ça prend donc bien plus que ça pour vivre en harmonie.

La maladresse de Camélia n’était pas que physique. Il lui arrivait de passer quelques heures dans mon appartement aux résidences étudiantes lorsque j’étais absent. Parfois, je revenais chez moi et elle me disait que quelqu’un m’avait laissé un message sur mon répondeur, mais ne pouvais pas me dire qui car elle avait effacé le message avant de le prendre en note. Le temps de trouver un crayon et un papier dans mes affaires, elle ne se souvenait plus du nom ni du numéro de l’appelant.

Parfois, elle me demandait des explications sur des choses qu’elle avait trouvé dans mes tiroirs. Je n’avais rien à lui cacher, mais je commençais à trouver un peu lassant de toujours lui expliquer que telle ou telle photo de moi avec une fille a été prise il y a des années, et non depuis que nous sommes en couple. Surtout sur des photos sur lesquelles je n’arbore pas du tout la même coupe de cheveux que celle que j’ai adopté depuis qu’elle me connait.

La pire violation de ma vie privée m’est arrivée un soir où, dès que j’ai ouvert la porte, elle me tombe en sanglots dans les bras.  La cause : Ma demande d’inscription pour une 3e année au cégep avait été refusée. Elle avait trouvé ma clé de boite à lettres et était allé chercher mon courrier. Jusque-là, pas de problèmes. Qu’elle ait ouvert la lettre provenant du cégep, j’accepte encore. Mais elle s’était permise en plus d’ouvrir la lettre personnelle que m’avait envoyé un lecteur de ma série de bandes dessinée nommée Requin Roll. Pour celle-là, je trouvais qu’elle dépassait un peu les limites. Sa réponse :

« Ben là, on est un couple. Quand on s’aime et qu’on est sincère, on n’est pas supposé avoir de secrets l’un pour l’autre.« 

Je veux bien le croire. Mais tout de même.

(J’ouvre une parenthèse afin de préciser que l’anecdote qui va suivre se passe à l’époque pré-tout-l’monde-a-un-téléphone-portable. Mon téléphone était branché au mur chez moi, tout comme mon répondeur téléphonique. Par conséquent, il nous était impossible de s’appeler ou bien de se texter à n’importe quelle heure, comme c’est le cas aujourd’hui.)

L’incident qui allait sonner le début de la fin pour notre couple est survenu un matin de printemps. C’est que la veille au soir, j’étais allé chez un ami et j’en suis parti à trois heure du matin, donc bien trop tard pour prendre le dernier métro. Le problème est que je devais aller chez Camélia au matin vers 8:00. Je fais un rapide calcul mental : Mon rendez-vous est dans cinq heures. Attendre le bus de nuit et le prendre jusque chez moi prendrait deux heures. Ensuite, le temps de m’habiller, partir et me rendre au terminus, c’est encore une heure. Enfin, le bus qui m’amènera chez ses parents à Kirkland prend une heure. Il ne me resterait alors qu’une seule heure de sommeil. Dormir si peu ne servirait qu’à m’abrutir pour le reste de la journée. J’ai donc décidé de renoncer au sommeil et traverser la ville à pied jusqu’au terminus. C’est la meilleure façon de tuer le temps tout en restant éveillé.

Trois heures de marche plus tard, j’arrive au terminus et prend le bus vers chez Camélia. Lorsque j’arrive devant la porte de la maison de ses parents, je regarde ma montre. Il est 7:45. Je suis un peu en avance, mais je suppose que ce ne sera pas si grave si jamais je la réveille. Je sonne. Le père m’ouvre la porte et il sort, suivi de la mère, qui s’en vont tous les deux travailler. J’entre et vois Camélia en robe de chambre en haut de l’escalier. Aussi surprise qu’enragée, elle me crie :

« QU’EST-CE QUE TU FAIS LÀ ? »

Je fige de surprise. Je suis quinze minutes en avance, mais ce n’est quand même pas une raison pour se fâcher contre moi. Elle me demande où est-ce que j’étais ce matin.  Je lui raconte donc ma soirée d’hier, comment j’ai raté le métro, ma décision de rester éveillé, et ma nuit de marche à travers Montréal. Pourquoi cette question ?

Il se trouve que lorsqu’elle s’est réveillée ce matin vers 6:30, elle a eu l’idée de m’appeler pour s’assurer que je me lèverais bien à temps pour notre rendez-vous. Comme je ne répondais pas, alors la première (et la seule) conclusion à laquelle elle est arrivée, c’était que j’avais décidé de faire la grasse matinée, que j’avais déconnecté la ligne, et que je m’en foutais si ça ruinait nos plans. Elle m’a donc rappelé pour m’engueuler sur mon répondeur. Cinq fois. Elle m’a laissé cinq messages d’insultes. Elle me traite de pourri, d’égoïste, de salaud, de menteur, d’écœurant qui ne pense qu’à lui, de sale plein de marde qui se fout d’elle, et autres gentils compliments de ce genre.

Après avoir écouté tous ses messages à distance sous son regard gêné et angoissé, je regarde l’heure. Il est 7:58. Le regard que je lui lance en raccrochant en dit long sur mon humeur.

« Merci ! Merci, c’est très gentil. Et après que j’ai pris la peine de ne pas dormir, justement pour être ici à l’heure. C’est l’fun de voir que j’ai une blonde qui apprécie les efforts que je fais pour elle. Que tu penses des affaires de-même à mon sujet alors que je ne t’ai jamais donné de raisons de le faire, c’est déjà assez insultant…« 

« Ben… Tu répondais pas. Les apparences…« 

« Les apparences ? R’GARDE L’HORLOGE ! Y’É MÊME PAS ENCORE HUIT HEURE, TABARNAK!  C’était tellement important pour toi de m’accuser de ne pas venir ici que t’as même pas attendu que je sois en retard pour le faire.« 

Elle éclate en sanglots et se confond en excuses. Faisant de grands efforts pour regagner mon calme, je lui dis :

« Après l’affront que tu viens de me faire, je devrais juste m’en aller chez moi pour dormir. Mais voilà, ça ferait juste te donner raison comme quoi je préfère dormir plutôt que de passer l’avant-midi avec toi.  Alors voilà ce qu’on va faire : Moi je vais monter prendre une douche pour m’aider à me garder réveillé. Pendant ce temps-là, toi tu prépares nos lunchs. Ça va nous permettre de passer à autre chose, et ensuite on prendra les vélos et on ira passer l’avant midi et le diner aux parcs sur le bord de l’eau, comme on l’avait prévu.« 

Elle a accepté. La journée se passa telle que prévue. Bien que je n’ai plus reparlé de l’incident pour le reste de la journée, et que je démontrais une humeur positive comme si rien ne s’était passé, il était clair dans ma tête que je ne voulais plus rien savoir de continuer ma relation avec elle. Je sors d’une pénible relation avec Kim, la mère de mes enfants qui m’a accusé faussement de vouloir la tromper pendant toutes les années où nous étions ensemble.  La dernière chose que j’ai envie est une autre relation de couple avec une soupçonneuse.

Ne voulant pas prendre une telle décision à la légère, réalisant que ma frustration pouvait être amplifiée par la fatigue que je ressentais, j’ai décidé de dormir là-dessus et laisser passer quelques jours.

Trois jours plus tard, après m’être bien reposé et avoir bien réfléchi, ma décision n’avait pas changé. Même le meilleur sexe au monde ne vaut pas le manque de respect pour ma vie privée, la destruction physique régulière du peu que je possède, et le fait d’être la cible de soupçons non-fondés, pour lesquels elle me fait payer d’avance, sans preuves. Mon ex, au moins, craignait seulement que je la trompe. Tandis que Camélia, elle, me démontrait qu’elle me soupçonnait négativement sur TOUT.

Lors de sa visite suivante chez moi, je lui ai fait part de ma décision de mettre un terme à notre relation.  Je m’attendais à ce que ça l’attriste, mais j’étais loin d’être préparé pour sa réaction : Elle a pleuré de manière incontrôlable pendant près d’une heure, et si fort que je suis certain que la moitié des locataires de l’étage pouvaient l’entendre. Entre les sanglots, elle ne faisait que répéter la raison de sa détresse, comme quoi notre rupture lui démontrait qu’elle allait passer sa vie seule car elle n’a pas ce qu’il faut pour garder un bon gars.  Il aura fallu ça pour qu’elle reconnaisse enfin que j’en étais un.

À sa demande, j’ai accepté de continuer de la fréquenter en tant qu’ami, et même de continuer de coucher avec elle, jusqu’au jour où elle se trouverait un nouvel amoureux. On a donc eu une harmonieuse relation d’amitié + sexe durant quelques mois, jusqu’à ce que ses parents (à qui elle a stupidement tout raconté) décident de s’en mêler.  Son père m’a pris dans une arnaque financière et m’a fait perdre mon travail afin de me ruiner (Voir la série Général Menteurs), faisant de moi le genre de personne trop pauvre pour encore pouvoir plaire à sa fille.  Ça a marché. 

Aux dernières nouvelles, Camélia avait le bon mari au métier d’architecte, l’enfant, la maison, l’hypothèque, la cour, le gazon plus vert que chez l’voisin, la piscine, le chien, le barbecue… Bref l’univers dans lequel elle avait été élevée. Je me demande si lui aussi l’abuse et l’intimide, comme les autres hommes dans sa vie avant moi. Probablement, puisqu’avec elle il n’y a pas d’entre deux. Ou bien son amoureux en abuse, ou bien c’est elle qui abuse de son amoureux.

Qu’est-ce qui n’allait pas chez elle ?
Camélia était-elle l’une de ces bitchs psychopathes de qui tant d’hommes se plaignent? Je ne crois pas. Camélia était beaucoup trop naïve pour être capable de monter avec intelligence des plans propres à gâcher tous les aspects de la vie d’un homme. De plus, elle était d’un naturel gentil et positif.  Mais les relations qu’elle a eu avec les hommes l’ont rendue très méfiante.  Son père, son frère, ses ex, tous la traitaient sans le moindre respect. Elle était toujours contrôlée, sous-estimée, insultée, discréditée, réduite au silence, rabaissée.

Et puis, voilà que j’arrive dans sa vie.  Je la traite avec respect.  Je la traite en égale. Je suis le premier à lui donner confiance en elle et en ses capacités.  Elle ne savait donc pas comment dealer avec un gars comme moi. La vie ne l’avait tout simplement pas préparée à ça.  En ayant seulement appris à survivre dans la discorde, elle n’avait jamais appris à vivre dans l’harmonie. 

Se sentir opprimée par les hommes, c’est tout ce qu’elle a vécu avec eux. Elle a eu toute sa vie pour apprendre que les hommes sont des salopards, menteurs, égoïstes et hypocrites.  Elle ne croyait pas qu’un homme puisse être différent.  À ses yeux, puisque je n’étais pas salopard, menteur, égoïste ni hypocrite en sa présence, ça voulait juste dire que j’étais salopard, menteur, égoïste et hypocrite en cachette.  Par conséquent, à chaque opportunité qu’elle avait de croire que je préparais un mauvais coup, elle réagissait comme si c’était le cas, sans même attendre d’en avoir des preuves. Pour elle, je n’étais pas un gars bien. J’étais aussi merdique que tous les autres.  La seule différence, c’est que je cachais mieux mon jeu. Par conséquent, elle était d’autant plus sur ses gardes, du fait qu’avec moi, elle ne pouvait pas voir venir les coups. Normal, puisque je ne lui en réservais pas.

Le syndrome de Lépine.  Ou : Pourquoi se défouler sur ceux qui n’ont rien fait pour le mériter ?
La réponse est tristement simple : Les gens abusifs sont intimidants.  Les gens intididants font peur.  Une personne qui n’abuse pas est inoffensive.  Les gens inoffensifs ne font pas peur.  Après toute une vie de frustrations envers les hommes, j’étais, pour elle, le premier homme contre qui elle n’avait pas peur de se défouler des abus qu’elle avait subi de mes semblables.

Cette réaction, c’est ce que j’appelle Le Syndrome de Lépine. Selon ce que j’ai pu comprendre, Marc Lépine avait de mauvaises relations avec les femmes qui avaient abusé de lui moralement, comme sa mère, ses tantes, sa sœur, et les amies de cette dernière.  Lorsqu’il a décidé de prendre sa revanche en tuant des femmes, est-ce qu’il s’est attaqué à celles qui avaient abusé de lui ?  Du tout !  Il s’est plutôt rendu à l’école Polytechnique de Montréal, où il a tué quatorze femmes au hasard.  C’était plus facile pour lui se défouler sur elles, puisque celles-là ne l’avaient jamais dominé.

À la lumière de ceci, je pouvais comprendre pourquoi Camélia violait ma vie privée à en ouvrir mon courrier, me soupçonnait négativement de n’importe quoi, pourquoi elle réagissait automatiquement à son moindre soupçon, et pourquoi elle le faisait avec une telle haine. Or, j’avais beau comprendre son comportement, je ne pouvais pas l’accepter pour autant.

Il est inacceptable de payer pour des gestes que l’on n’a pas commis, juste parce que la personne offensée n’a pas la force morale de faire face à ceux qui lui ont causé du tort.

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QUELQUES LIENS

Depuis la création de ce blog en 2009, j’ai parlé de Camélia à plusieurs reprises. Entre autres:

– Lorsque je dis qu’elle a fait les premiers pas vers moi en me violant quasiment, c’est parce que j’ignorais La convention sociale du « Si tu viens, tu couches »

– Un autre exemple d’elle qui fouille dans mes tiroirs pour y trouver des renseigmenents qui ne la concernent pas. Et comment, en parlant ouvertement de ces renseignements à tous, elle a mis la pagaille dans la famille d’une amie commune et ruiné ma vie sociale: Quand l’autre fait de toi la Cassandre du couple.

– Un autre exemple d’elle qui m’accuse de n’importe quoi pourvu que ça soit négatif. Alors que je viens pour acheter une automobile, voilà qu’elle prétend que je vais démissioner de ma job en informatique, parce que je n’aime pas ma job (Quoi?) parce que je suis un artiste. Et ce, devant le vendeur d’auto. General Menteurs 2e partie, un piège à cons.

Le moment qui décide du reste de notre vie

Je me suis déjà amusé un jour à retracer le point tournant de ma vie, celui sans lequel mon existence aurait été radicalement différente.  

Ce point tournant, je l’ai vécu il y a 35 ans, à l’été de 1988.  J’avais 19 ans, à la veille d’en avoir 20, et j’habitais encore chez mes parents.  Au début du mois de juin, ils se sont payé un emplacement sur un terrain de camping situé à St-Mathias, pas trop loin de St-Hilaire où nous habitions.

L’emplacement du terrain était parfait pour le timide introverti que j’étais à l’époque.  Car tout introverti que j’étais, je mourrais d’envie de socialiser.  Je ne savais juste pas comment briser la glace. Heureusement pour moi, dès que l’on a pris possession du terrain, mon père s’est vite lié d’amitié avec les voisins.  Ceux-ci avaient tous des enfants de 14 à 20 ans.  En se tenant ensemble, ils allaient forcément me parler, et ainsi je pourrai lier d’amitié avec des jeunes de ma génération.  Nous étions situés à côté de l’entrée du terrain de jeu, donc autre proximité de jeunes de mon groupe d’âge. Mieux encore : Le soleil se levant derrière le terrain de jeu, une aire dégagée, nous avions du soleil du matin au soir. 

… Et c’est justement là que se situait le problème.

Ma mère a une peau très pâle qui brûle facilement au soleil, et elle n’est pas du genre à vouloir se crémer des pieds à la tête pour sortir. D’ailleurs, en 1988, ce n’était pas encore dans les mœurs sociales de le faire. Il lui fallait donc de l’ombre, ce que notre terrain n’avait pas. Sous l’insistance de ma mère, mon père est allé demander à l’administration de changer leur emplacement actuel pour un terrain plus ombragé. Nous avons reçu le seul terrain encore disponible à cette date-là : Le tout dernier au fond du plus récent chemin à peine défriché. Peu importe l’heure du jour, ce terrain était à l’ombre. Le seul soleil qui passait entre les arbres n’éclairait qu’une partie du chemin. Et à cause de son côté encore sauvage, les rares emplacements prêts n’étaient occupés que par des vieux à la retraite qui recherchaient tranquillité et isolation. 

Vous devinez que de passer du plus cool emplacement du terrain au plus ennuyant m’a causé une grande déception.  Ce terrain de camping qui devait m’aider à socialiser est devenu un endroit de plus où je me retrouvais encore une fois isolé des autres, avec mes parents pour toute compagnie.

Mes parents sont devenus amis avec Jean-Jacques et Monique, leurs voisins d’en face. C’était un couple dans la fin-cinquantaine qui consommaient cigarettes et bière en chaine du matin au soir, ne portant rien d’autre comme vêtements que gougounes et maillots trop petits pour contenir leurs chairs flasques.

Leurs sujets de conversation étaient très variés.  Ça allait de parler de cul, à faire des blagues de cul. Quand, comme moi à l’époque, on est un jeune snob intello à prétentions culturelles et artistiques, on ne peut pas imaginer endroit où on est le moins à sa place que celui-là. J’ai donc cessé d’accompagner mes parents au terrain de camping.  Tant qu’à être isolé, aussi bien l’être dans la maison familiale, là où je n’aurai pas à souffrir de la présence envahissante parentale. 

Puis, est arrivée une remarquable série de coïncidences qui allaient tracer ma vie jusqu’à aujourd’hui.

Par un très beau jour chaud et ensoleillé de mi-juillet, je décide exceptionnellement d’aller au camping, histoire de profiter de la piscine. Jean-Jacques a reçu ce jour-là la visite de sa sœur Alice. Alice était accompagnée de son conjoint Roger. Roger a eu deux enfants d’un mariage précédent. Les enfants habitent chez leur mère mais il se trouve qu’ils étaient justement en visite chez Alice et Roger cette fin de semaine-là. Ils sont donc venus avec eux au camping. 

À peine débarque-t-on de l’auto que Monique m’accroche et me présente aux enfants.  André a 14 ans, et sa grande sœur Édith en a 16.  Elle me charge de leur faire visiter le terrain, et de les amener à la piscine.  Je m’exécute avec joie.

Il y a tout de suite attirance réciproque entre Édith et moi.  Mais ça ne va pas loin puisqu’elle est déjà en couple, qu’elle est fidèle. Nous gardons quand même le contact via téléphone et Postes Canada. Pas plus que quelques semaines hélas, comme ça arrivait trop souvent dans la période pré-internet.

Un an s’écoule. Elle me rappelle à la fin de l’été 1989. Elle est célibataire. On commence à sortir ensemble. Elle me trouve un travail au Dunkin Donuts où elle est employée à Montréal, dans le quartier Ville-Émard. Je déménage à Montréal et habite avec elle chez sa mère. Nous formerons un couple pendant deux ans et demi. Notre relation s’effrite lorsqu’elle part étudier à l’Université Laval à Québec.

Au Dunkin, je rencontre Kim avec qui j’ai 4 enfants, chose qui m’a forcé à vivre sous le seuil de la pauvreté jusqu’à mes 48 ans, en 2017.  Et c’est suite à ça, comme je l’ai maintes fois raconté sur ce blog, que j’ai enfin pu commencer à grimper les échelons sociaux et financiers, jusqu’à ce que je devienne le préposé aux bénéficiaires que je suis en ce moment.

Si ma mère avait apprécié le soleil, on n’aurait pas changé d’emplacement.  Mes parents n’auraient pas connu Jean-Jacques et Monique.  Je n’aurais pas rencontré Édith.  Je ne serais pas déménagé à Montréal.  Je n’aurais pas travaillé dans un Dunkin Donuts à Ville-Émard.  Je n’y aurais pas rencontré Kim.  Je n’aurais pas eu quatre enfants avec elle, qui ne m’auraient pas fait quatre petits-enfants.  Et ma vie professionnelle aurait été complètement différente.

Est-ce que ma vie aurait-elle été mieux ? Aurait-elle été pire ? Je ne le sais pas. Tout ce que je peux dire, c’est que rien n’aurait été pareil.

Et tout ça à cause du détail anodin que ma mère n’aimait pas le soleil.

Reconnaître le manque d’intérêt de l’autre à ton sujet

S’il y a une catégorie de personnes avec qui il ne faut surtout pas perdre son temps, ce sont ceux qui ne ressentent aucun intérêt pour nous.  Hélas, comme le dit le cliché, c’est plus facile à dire qu’à faire.  C’est surtout à cause que peu de gens auront l’honnêteté ou le courage de nous avouer franchement leur manque d’intérêt.   

Il y a une trentaine d’années, j’ai appris à la dure à faire la différence entre une personne intéressée et une qui ne l’est pas. Et les années qui ont suivi ont confirmé mes conclusions à l’effet que le manque d’intérêt se voit dans plusieurs de leurs comportements.  L’un des signes les plus clairs, et incidemment le plus frustrant, c’est la contradiction entre leur manière d’agir avec nous, et leurs agissements avec une autre personne. Par exemple:

La personne intéressée excuse.
La personne non-intéressée accuse.
C’est quelque chose que l’on voit souvent chez ceux et celles qui s’intéressent à une personne peu recommandable. Ils vont trouver toutes sortes d’excuses pour les frasques et autres mauvais comportements de cette personne.  Tout ça pour se justifier de l’aimer. Inversement, lorsque ces gens ne sont pas intéressés à une personne, ils vont lui trouver tout un tas de défauts, quitte à exagérer, et même en inventer s’ils n’ont rien de pertinent à lui reprocher. Tout ça pour se justifier de ne pas l’aimer.

La personne intéressée t’invite.
La personne non-intéressée t’évite.
Ça se voit dans plusieurs situations. Par exemple, la personne qui organise une sortie dans laquelle elle invite tout le monde, sauf toi. Ou dans le couple, comme je l’ai déjà vécu autrefois, alors que ma copine a radicalement changé de comportement avec moi. Par exemple, au début de la relation, elle me disait des « NOUS irons au cinéma, NOUS irons au bar, NOUS irons à une fête » … Et quelques semaines plus tard, son discours était « JE vais aller au cinéma, JE vais aller au bar, JE vais aller à une fête. »

Il se trouve qu’elle avait rencontré un type qui lui plaisait plus que moi, et qu’elle avait commencé une relation avec lui, sans me le dire. Alors pour ne pas « être la méchante de l’histoire » en me laissant tomber pour un autre, elle a préféré me ghoster dans le couple, histoire que je m’écoeure de la situation et ce soit moi qui casse.

Évidemment, moi, trop naïf pour imaginer son manque d’honnêteté, je ne comprennais pas pourquoi elle s’éloignait. J’ai passé deux mois à souffrir moralement de la voir s’éloigner, et à tout faire pour comprendre son changement de comportement, et à tout essayer pour la faire revenir à de meilleurs sentiments. Je lui ai même offert une porte de sortie, en lui disant que si elle n’était plus intéressée à ce que l’on soit en couple, elle n’avait qu’à me le dire. Je vais comprendre et accepter, sans même lui demander de se justifier. Et le lui ai offert non pas une, mais bien deux fois. À chaque fois, elle me répondait les excuses classiques comme quoi « elle était surmenée en ce moment », et que « j’imaginais son éloignement » et que « tout était dans ma tête. » Il a fallu qu’une amie que nous avions en commun prenne pitié de moi, après m’avoir vu me me démener dans cette situation sans issue pendant deux mois, pour enfin mettre fin à ma torture morale en venant me révéler la situation réelle.

La personne intéressée suggère.
La personne non-intéressée va se taire.
Tu suggères une sortie à une date précise.  L’autre personne te répond être désolée mais elle a un autre truc à son horaire ce jour-là.  Ce n’est pas nécessairement un signe de manque d’intérêt.  Les horaires conflictuels, ça arrive.  Cependant, si l’autre ne te suggère aucune autre date et/ou activité en retour, c’est parce qu’elle n’est pas intéressée.

Depuis, plus rien.

En fait, même lorsqu’elle te suggère une activité de rechange, si elle garde le silence à ce sujet jusqu’à la date où devrait se dérouler la dite activité, c’est parce qu’elle n’a toujours aucun intérêt à la faire avec toi. Elle n’a suggéré cette date ultérieuse que parce qu’elle cherchait à gagner du temps, en espérant que tu oublies.

Et ne croyez surtout pas qu’elle a simplement oublié. Une personne qui ressens de l’intérêt pour quelqu’un ne va jamais oublier une activité prévue avec cette personne.

La personne intéressée accepte.
La personne non-intéressée s’objecte.
La personne qui t’intéresse a certaines préférences en matière de candidat potentiel pour le couple. Qui n’en a pas!? Mais lorsque tu réponds parfaitement à ces critères, et qu’elle ne démontre toujours aucun intérêt pour toi, il faut se rendre à l’évidence comme quoi ce n’était qu’une excuse bidon.

Il correspond pourtant au critère qu’elle lui a imposé.

Ce qui est le plus frustrant, c’est lorsque l’on voit cette même personne s’en aller ensuite dans une relation avec quelqu’un qui ne possède nullement ces critères qu’elle t’imposait. Cette situation a au moins l’avantage de te montrer clairement à quel point tu perds ton temps à tenter de poursuivre toute forme de relation avec cette personne.

La personne intéressée t’implique.
La personne non-intéressée t’isole.
C’est quelque chose que l’on voit dans les couples, lorsque l’un demande à l’autre de faire une pause car il/elle « a besoin de réfléchir au sujet de nous deux. » Autant par observation que par expérience personnelle, dans 100% des cas, la personne qui donne cette raison vient de rencontrer quelqu’un qui l’intéresse plus que la personne avec qui elle est déjà en couple. Ce temps de réflexion qu’elle demande, c’est en fait du temps pour s’essayer de séduire l’autre.

Soyons réalistes : si tu es intéressé à sauver ton couple, tu va impliquer dans le processus de réflexion la personne avec qui tu sors, non? Si tu ne veux pas l’impliquer, c’est parce que tu cherches un moyen de fuir cette relation, n’est-ce pas? Ben voilà! C’est pareil pour tout le monde.

En conclusion, si la personne démontre un manque d’intérêt pour toi : Décroche! Ne confronte pas la personne. Ne lui fais pas de reproches. Ne la force pas à tenir ses promesses. Ne lui demande pas de se justifier. Ne salis pas sa réputation. N’en parle pas. Évite le sujet. Peu importe la raison pourquoi la personne n’est pas intéressés à toi, le fait demeure qu’elle n’est pas intéressée à toi. À partir de ce moment-là, tout ce que tu ferais à ce sujet te donnerait le mauvais rôle, voire une réputation entachée par accusations de harcèlement. Avoir de l’intéret ou non pour quelqu’un, ça ne se contrôle pas. Personne ne devrait se faire reprocher, et encore moins se justifier, de ne pas ressentir d’intérêt pour autrui. Alors l’option la plus pertinente dans ce cas-là, la seule en fait, c’est : Décroche!

Et n’oublie jamais cette vérité universelle :
La personne intéressée va trouver des solutions.
La personne non-intéressée va trouver des obstacles.

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D’autres articles complémentaires sur ce sujet.

7 raisons pourquoi il est difficile de dire « Non merci! »  explique pourquoi la majorité des gens vont prendre mille détours « dans le but que l’autre comprenne le message » plutôt que de leur dire franchement ne pas être intéressés.

Les gens attrayants ont toutes les qualités,
tandis que les gens moins attrayants ont tous les défauts. Et ce, même lorsqu’ils ont exactement le même comportement.

Quand l’autre devient soudainement déraisonnable, illogique et nébuleux, c’est un signe indéniable de la diminution de son intérêt pour toi, voire même de la disparition de cet intérêt.

Sexe: Homme, femme et autre

Avec la rentrés à nos portes, je me souviens de mes premiers jours d’école du début des années 80. L’année scolaire commençait souvent avec des questionnaires à remplir. Ceux-ci avaient tous des questions à choix multiples, qui se terminaient par l’option « autre. »

Il n’a fallu que peu de temps pour que mes amis et moi pensions à faire la même blague. Lorsque l’on recevait de ces questionnaires, et que l’une des premières cases à cocher était « SEXE: Homme. Femme », on s’amusait à dire à voix haute: « SEXE: Homme? Femme? Autre? », et on se trouvait très drôle de notre gag absurde.

Eh bien aujourd’hui, beaucoup de ces questionnaires le demandent, « Homme? Femme? Autre? », et ça n’a plus rien d’absurde.

On m’a déjà demandé mon opinion sur ce fait. Pour être franc, je n’ai pas d’opinion. Je n’ai pas à en avoir. Étant homme, donc ni femme ni autre, le sujet ne me concerne pas.

Ce que je sais, pas contre, c’est que si j’étais « autre », je crois bien que je serais heureux que le monde reconnaisse enfin mon existence en tant que personne, et non en tant que chute d’une blague parce que l’on me croit trop absurde pour exister.

La théorie de l’évolution sociale

Comme d’habitude, je vais écrire d’un point de vue masculin, puisqu’il s’agit d’une expérience personnelle. Mais ce dont je parle s’applique à tous les genres.

Il y a un problème récurrent que j’ai eu dans la majorité de mes relations de couple. À quelques rares exceptions près, mes partenaires n’étaient pas à l’aise avec l’idée que je puisse évoluer. Dans certains cas, ça allait jusqu’à les faire paniquer. Ça pouvait être pour des décisions importantes, comme perdre du poids ou réorienter ma carrière. Elles me disaient alors que je n’ai pas besoin d’être maigre ou bien riche pour être heureux. Ou alors c’était pour des choses de moindre importance, comme me teindre les cheveux ou faire arranger ma dentition. Là encore, je me faisais dire que ce que je cherchais à améliorer ne dérangeait personne d’autre que moi. Mais parfois les réactions étaient beaucoup plus violentes, comme la mère de mes enfants qui était tellement contre l’idée que je puisse améliorer ma santé et ma forme, qu’elle jetait, brisait ou donnait mon équipement de sport.

Je me suis souvent demandé quelle était la raison de ce comportement anti-évolution. Et c’était d’autant plus incompréhensible du fait que ces femmes avaient toutes des personnalités différentes. La seule chose qu’elles avaient en commun, c’était moi. Dans ce temps-là, vous connaissez le cliché : Si tu as un problème dans une seule de tes relations, le problème vient de l’autre. Mais si tu as le même problème dans toutes tes relations, alors le problème vient de toi.

Je veux bien le croire. En tant que solutionnaire, j’ai toujours été homme à faire face à mes travers, car les reconnaitre est la première étape qui permet de les corriger. N’empêche que j’avais beaucoup de difficulté à comprendre où se situait mon problème de comportement, au juste. En quoi est-ce que le fait de vouloir évoluer et d’améliorer ma situation et la majorité des aspects de ce que je suis, puisse être aussi tabou aux yeux de toutes ces femmes? Et pas seulement celles avec qui j’ai été en couple. Prenez par exemple ce bout de conversation que j’ai eu il y a dix mois, au début de l’automne dernier, avec cette femme de 46 ans contactée sur Facebook Rencontre

Certaines personnes ne verront jamais autre chose que du négatif dans tes plus beaux projets.

En quoi est-ce que le fait de vouloir rembourser mes dettes et améliorer ma forme puisse être le signe comme quoi je suis en revirement, en recherche de soi, en manque à combler et en souffrance, comme elle dit? Ces insinuations sont à la limite de l’insulte.

Je n’avais juste pas encore constaté à ce moment-là l’existence des trois règles psychosociales que voici.

  • Lorsque tu es adolescent et jeune adulte, il est normal et surtout souhaitable d’évoluer. Les gens s’attendent à ça. 
  • Lorsque tu as entre 25 et 30 ans et que tu es en évolution (en retournant aux études, par exemple), tu retardes un peu sur la majorité des gens. Mais ça demeure acceptable aux yeux de la société.
  • Lorsque tu atteint la trentaine, tu es supposé être ce que tu seras pour le reste de ta vie. Parce que si tu n’es pas stable, alors tu es un instable, ce qui est très mal vu.

Alors oui, dans de telles conditions, je suppose que quand un homme de 54 ans cherche à améliorer plusieurs aspects de sa vie, on puisse s’imaginer que quelque chose ne va pas chez lui.

Le statu quo est roi.
Lorsqu’une femme tombe en amour avec toi, elle ne craque pas pour celui que tu étais avant, ni celui que tu deviendra plus tard. Ce qui l’intéresse, c’est celui que tu es maintenant. Et si tu es un adulte de plus de 30 ans, elle s’attend instinctivement à ce que ta situation de carrière, financière et ton physique restent stable jusqu’à l’âge de ta retraite. Elle t’accepte comme tu es, elle est confortable avec ce que tu es, et elle t’aime tel que tu es. Alors lorsque tu dis vouloir évoluer, tu lui annonces que tu vas lui enlever sa confortable stabilité pour la remplacer par de l’inconnu. C’est une situation avec laquelle très peu de gens sont à l’aise.

Dans mon cas personnel, pour diverses raisons que j’ai déjà expliqué ici (Entre autres, dans la série de billets un câble d’acier ombilical) je n’ai pas pu évoluer au même rythme que le reste des gens. Oui, j’ai évolué dans le positif, mais ce fut dans la trentaine, la quarantaine, et ça continue maintenant que je suis dans la cinquantaine.

Le but de l’évolution, qu’elle soit sociale financière ou physique, c’est d’atteindre notre summum personnel. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que l’on obtient la stabilité. Ce qui signifie que tant que je n’aurai pas atteint ce plateau, il me sera inutile de chercher à me mettre en couple. Car la femme qui serait confortable avec ce que je suis maintenant ne le sera pas nécessairement avec celui que je serai demain.

On pourrait croire que la solution est simple : Je n’ai qu’à me trouver une femme qui serait elle aussi en constante évolution. Comme Flavie l’a été, en retournant aux études il y a six ans, alors que nous étions en couple. Mais ceci a eu comme conséquence de mettre de la distance entre nous, alors que nos deux vies ont pris des chemins totalement différents. Je dois donc me rendre à l’évidence : si je veux avoir une vie de couple stable je dois d’abord avoir une vie stable.

Il y a quelques billets de cela, je disais qu’après trois ans en tant que préposé aux bénéficiaire, je me sentais prêt à passer à l’échelon supérieur, en suivant une formation de quatorze mois pour devenir infirmier auxiliaire. Avant de m’y lancer, je me suis renseigné. J’ai demandé à une collègue qui a suivi cette formation de m’en parler un peu, et de me refiler ses livres et notes de cours. 

Mon principal atout dans mon évolution, c’est que je connais parfaitement mes forces et mes faiblesses. C’est ce qui m’a permis en onze ans de passer d’artiste à homme de ménage, à concierge, à surintendant, à employé de bureau pour la BAnQ, à support technique pour la banque de Montréal, et enfin à préposé aux bénéficiaires. Mais au bout d’une semaine à parcourir les documents de la formation d’infirmier auxiliaire, il a fallu que je me rende à l’évidence. Cette formation est trop compliquée pour moi. Et pas juste pour moi. Dans les chiffres officiels, 40% de ceux qui l’ont prise en même temps que ma collègue l’ont coulé.  

Ce qui signifie qu’après toutes ces années, j’ai atteint mon plein potentiel côté carrière. Je suis préposé aux bénéficiaires et je le resterai. Cette partie de ma vie est maintenant stable, et elle le restera jusqu’à ce que j’arrive à l’âge de la retraite. Et puisque je n’ai plus de dettes, mon évolution sera maintenant financière, alors que je vais pouvoir investir mes gains dans divers placements afin de m’assurer de vieux jours confortables.

Il n’y a plus que du côté du physique que je puisse encore faire preuve d’évolution, en atteignant mon plein potentiel de santé, de force et de développement musculaire. Comme je l’ai démontré dans le billet précédent, je suis sur la bonne voie. Aussi, je crois que dans une période allant de 6 à 12 mois, j’aurai là aussi atteint mon summum personnel. À ce moment-là je serai enfin à mesure d’offrir la stabilité que cherche une femme mature chez un homme de mon groupe d’âge. Ce qui fait que la prochaine femme qui tombera en amour avec moi sera assurée que je serai toujours celui qui l’aura seduit.  

Ce qui signifie que ma prochaine relation sera fort probablement la bonne.

L’orgueilleux complexé, cet ennemi inévitable et éternel.

N’accepte jamais de te faire rabaisser par quelqu’un de ton entourage, surtout en blagues.  Parce qu’en l’acceptant, tu lui passes le message comme quoi tu es d’accord pour être dans une relation abusive dans laquelle tu seras la victime éternelle de ses remarques rabaissantes. Et pire encore, ça passe le message à tout ton entourage comme quoi il est normal de te manquer de respect et d’abuser de toi.

La raison pour laquelle je dis surtout en blagues plutôt que même en blagues, c’est parce que toute personne qui ressent le besoin vital de rabaisser un ami va immanquablement utiliser l’humour comme véhicule pour ses insultes, dans le but de les rendre acceptables.  On désigne généralement cette pratique sous le nom de sarcasme.  Or, qu’est-ce que c’est, dans le fond, qu’un sarcasme, hm?  C’est une remarque que l’on fait dans le but de déstabiliser l’autre, de l’insulter en douce, d’exercer un certain pouvoir sur lui, voire de manifester un genre de contrôle. 

Il est normal d’user de sarcasmes contre un ennemi, une connaissance quelconque ou un étranger.  En revanche, le sarcasme n’a pas sa place dans une relation d’amitié. Il y a une différence entre la simple taquinerie légère et la remarque condescendante lourde. Peu importe si cette remarque est dite avec sérieux ou sur le ton de la blague, ça ne change rien au fait que :

  1. Cette idée négative à ton sujet lui est venue en tête.  Un véritable ami n’aura jamais ce genre de pensée pour toi.
  2. C’est une remarque rabaissante, donc une insulte. Une personne respectueuse n’insulte pas les autres, et encore moins celui de qui il se prétend l’ami.
  3. S’il ne peut s’empêcher de t’exprimer cette chose négative qu’il pense de toi, c’est parce qu’il est très important pour lui de te convaincre que tu es aussi inférieur qu’il a besoin que tu sois.

Quel genre de personne agit ainsi avec son entourage, incluant ceux et celles qu’elle prétend apprécier et/ou aimer?  En deux mots : L’orgueilleux complexé.  Ou l’orgueilleuse complexée si c’est une femme. Mais pour alléger le texte, je vais m’en tenir au genre masculin.

L’orgueilleux complexé est ainsi nommé car il s’agit d’une personne qui, pour diverses raisons, ressent un profond complexe d’infériorité.  Au niveau de l’inconscient, il n’a pas l’impression qu’il est à la hauteur des autres, et il ne croit pas non plus avoir ce qu’il faut pour s’élever à leur niveau.  Ce complexe d’infériorité combiné à ce sentiment d’impuissance à y changer quelque chose est insupportable pour son orgueil.  Aussi, par instinct de survie moral, il développe le réflexe compensatoire de se penser meilleur que les autres. Mais puisqu’il n’a aucune raison valable de le croire, la seule façon pour lui de confirmer cette pensée, c’est en rabaissant les autres plus bas que lui. 

Pour ressentir le besoin de te rabaisser, il faut qu’il te considère instinctivement comme étant supérieur à lui. Or, quand une personne a un complexe d’infériorité, tout le monde lui semble supérieur. Incluant ses amis.

Non seulement l’orgueilleux complexé te rabaisse sur la moindre chose que tu fais, dis, aime, etc, son besoin de te trouver des défauts le pousse à t’en inventer : Soupçons fantaisistes, sous-entendus aberrants, interprétations négativement biaisée des faits, opinions impertinentes. Ceci créé une dynamique dans laquelle il se place en position supérieure, en tant que personne à qui tu as toujours des comptes à rendre. Ce qui l’encourage encore plus à se moquer de toi avec condescendance.

À ce sujet, l’orgueilleux complexé tentera parfois de se justifier, en disant que ses blagues insultantes à ton sujet, c’était seulement un test qu’il te passait.  C’était pour voir le genre de personne que tu es vraiment.  Pour voir si tu es fort, capable d’en prendre, ou un snowflake fragile.  Effectivement, il te teste sans cesse. Sauf qu’en réalité, c’est pour voir jusque où il peut aller pour satisfaire son besoin de te trainer dans la boue.  Et parfois, histoire de te t’encourager à endurer, il te dira la phrase classique « Quand on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand-chose. »  Une phrase qui exprime clairement que la seule et unique valeur que tu as à ses yeux, c’est en tant que sujet de ridicule.

Rabaisser les autres est tellement important pour le bien-être moral de l’orgueilleux complexé que ça lui est nécessaire, voire même vital.  La preuve, c’est qu’au moment où tu lui étales en face ce comportement négatif, il va se sentir envahi par un grand sentiment de malaise comparable à celui d’un claustrophobe réalisant qu’il se fait enterrer.  Alors qu’une personne normale va s’excuser si tu lui dis qu’il t’a blessé, l’orgueilleux complexé va prendre tes paroles comme une attaque personnelle et il va te péter une crise d’hystérie. Il contre-attaque promptement en te lançant des jugements négatifs, en t’accusant d’être susceptible, frustré, insécure, fragile. 

C’est ce qu’on appelle faire de la projection. Car en effet, en agissant de la sorte, c’est plutôt lui qui fait preuve de ce dont il t’accuse.  Être insulté de se faire demander d’arrêter ses abus, c’est être susceptible.  En lui demandant de cesser de t’abuser, tu le frustres dans son besoin de le faire.  D’ailleurs, ce besoin constant de rabaisser les autres plus bas que soi, il n’y a pas plus grand signe d’insécurité.  Enfin, faut-il être fragile pour péter un câble, juste parce qu’on lui demande de s’abstenir d’insulter autrui.

Face à ton refus de subir ses abus, son réflexe d’inverser les rôles fera qu’il se donne l’image de la victime tout en t’accusant toi d’être la personne toxique du duo puisque, prétend-t-il, tu essaies de le faire passer pour le méchant. Cette petite BD que j’ai fait il y a quelques années illustre bien ce phénomène.

Aux yeux de l’orgueilleux complexé, ce que tu lui as fait est tout simplement impardonnable. Ça fera de lui ton ennemi acharné pour le reste de ses jours.  Ça peut sembler exagéré à dire, ça n’en demeure pas moins un fait.  Il ressentira pour toi une haine féroce et une rancoeur éternelle qui le poussera à parler et agir contre toi pendant dix, vingt, trente ans après cette seule et unique confrontation entre vous deux.  Une dans lequel ton seul crime a été de dire non à ses abus.

L’une des choses dont l’orgueilleux complexé a besoin pour sa survie morale, c’est l’appui et le support des autres.  Voilà pourquoi il tentera de convaincre votre entourage commun de lui servir d’armée personnelle dans sa croisade contre toi.  Pour ce faire, il va médire éternellement à ton sujet.

Le plus pathétique dans tout ceci, c’est qu’à ceux qui lui demanderont ce qu’il te reproche au juste, jamais l’orgueilleux complexé ne dira la vraie raison.  C’est parce qu’en tant qu’orgueilleux, il est incapable d’avouer ses torts et ses travers. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’il explique que « Je prends très mal le fait qu’il voit bien que je suis un complexé qui a besoin de rabaisser les autres afin de me sentir mieux avec moi-même. »  Pour se justifier, il est donc obligé de t’inventer toutes sortes de défauts que tu n’as jamais eu, te prêtant des motivations que tu n’as jamais ressentis, en t’accusant de gestes que tu n’as jamais commis. Trois choses dans lesquelles vos amis en commun ont bien du mal à te reconnaître.

Et voilà pourquoi dans le titre de ce billet, je dis que c’est un ennemi inévitable et éternel.  Inévitable parce que l’on n’a hélas aucun contrôle sur les gens que le hasard met sur notre chemin. Et éternel, parce qu’une fois que l’orgueilleux complexé est dans ta vie, tu n’as que deux choix : Le subir en tant qu’ennemi qui s’affiche en tant qu’ami et qui met beaucoup d’efforts pour te descendre avec joie.  Ou bien le subir en tant qu’ennemi qui s’affiche comme tel et qui met beaucoup d’efforts pour te descendre avec haine.

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Pour lire davantage sur le sujet:


Il y a beaucoup de similitude entre le comportement d’un orgueilleux complexé et celui d’une personne conflictuodépendante (pour qui le bien-être dépend des conflits), au point qu’une personne peu très bien être les deux à la fois. Voyez le billet 40 signes pour détecter d’avance une personne conflictuédépendante, et voyez si ça s’applique.

Puisqu’il s’agit de rabaisser autrui pour se sentir mieux avec soi-même, voici 9 sujets insignifiants qu’utilisent certaines personnes pour se sentir supérieures aux autres.

En rapport à ce que je dis plus haut, voici une explication de ce qu’est Le réflexe compensatoire.

Et ici, j’explique pourquoi ces gens ont recours à La prétention par réflexe de survie.

Et ici, vous avez le liens vers tous les autres billets de la SÉRIE: La conflictuodépendance 

Le négatif, le positif, l’illusionniste et le réaliste 

Lorsqu’il s’agit de faire face aux problèmes, la personnalité des gens se divise en quatre catégories. 

Le négatif va regarder les faits. Il va les accepter tel quel, en tant que fatalité. Et il ne fera aucun effort pour changer ces faits, ni pour tenter d’améliorer les choses. Pour lui, il s’agit tout simplement d’une cause perdue.

Le positif refusera de voir les faits comme étant quelque chose de négatif. Il ne fera aucun effort pour changer ces faits, ni pour tenter d’améliorer les choses. Il va tout simplement faire preuve de mauvaise foi constante en niant la problématique, affirmant plutôt qu’il s’agit de quelque chose de positif, de pertinent, voire même de nécessaire.

L’illusionniste va regarder les faits. Il refusera de les accepter. Il tentera d’améliorer les choses, mais sans pour autant y mettre l’effort requis. À la place, il va tricher, maquiller, arranger, mentir, dissimuler, prendre tous les raccourcis imaginables pour donner l’illusion aux autres, mais surtout à lui-même, que les choses s’améliorent. Ce qui va immanquablement lui ajouter de nouveaux problèmes. 

Le réaliste va regarder les faits. Il fera appel à sa logique afin de juger chaque chose avec objectivité et réalisme. Il a la capacité de voir lesquels de ces faits qui doivent être modifiés, améliorés, voire éliminés, et quels autres ne peuvent aucunement changer. Il va s’attaquer à la racine du problème. Il mettra le temps et l’effort requis afin d’atteindre ses objectifs.  

Le réaliste est la personnification vivante de cette phrase du philosophe Marcus Aurelius «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.»  Aussi connue en tant que prière de la sérénité : « Mon Dieu, donne moi la force d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence. »

Puisque je me considère comme étant un réaliste, cette école de pensée rejoint ma propre formule gagnante : Courage, ténacité, sagesse. Le courage d’entreprendre quelque chose. La ténacité d’y mettre un effort à long terme. Et la sagesse de voir, à tout moment, si cet objectif est toujours viable ou non. Car parfois les faits changent en cours de route, ce qui demande une capacité d’adaptation afin de modifier nos objectifs et la manière de les atteindre, si c’est encore possible. 

L’une des plus grandes sources de déception chez un réaliste, c’est de constater qu’il sera toujours entouré de gens négatifs, positifs et illusionnistes. Trois catégories de gens qui non seulement ne font rien pour améliorer leur sort, ils seront toujours là pour donner de mauvais conseils aux autres. 

Exemple de mauvais conseils : Un jour, le réaliste constate qu’en prenant de l’âge, il prend aussi du ventre et il perd du souffle et de la force. Il reconnait les faits, comme quoi il s’est négligé au niveau santé et physique. Il n’aime pas les conséquences que cette négligence lui a apporté. Pour être de nouveau bien avec lui-même, il doit perdre de la masse de gras, prendre de la masse musculaire, et travailler son système cardiovasculaire. Il s’y met donc : Gym, poids, haltères, course, vélo, meilleure alimentation et diminution des portions. À partir de là… 

  • Le négatif va lui dire que ça ne sert à rien. Que l’on est tel que la nature nous a fait. Qu’il faut s’accepter tel que l’on est.  
  • Le positif va lui dire que tout est dans sa tête. Qu’il n’est pas gros du tout. Et qu’il devrait se mettre au principe du Body Positivity en refusant de plier aux normes sociales en matière de santé, en prétendant que son corps est déjà parfait tel qu’il est. 
  • L’illusionniste lui suggérera plutôt quelques solutions alternatives parfois coûteuses: Gaine, corset, liposuccion, implants, botox, etc. Des options qui ne règlent pas du tout le problème réel (oisiveté, mauvaise alimentation) mais qui en donnent l’illusion. Encore faut-il que ça donne les résultats escomptés, ce qui n’est pas du tout garanti. En plus d’ajouter d’autres genres de problèmes. 

Le problème avec le négatif, le positif et l’illusionniste, c’est qu’ils sont incapables de faire la part des choses. Pour eux, tout va dans le même panier. Chez le négatif, chaque problème est insurmontable. Chez le positif, chaque problème est nié. Chez l’illusionniste, chaque problème est dissimulé. À l’opposé, le réaliste va trouver le problème, reconnaître son existence, et l’étudier à fond pour voir s’il y a moyen de le régler. Et si oui, il fera ce qu’il a à faire pour y parvenir.

Ce qui fait qu’au bout du compte, chez le réaliste, le problème finit par disparaitre. Tandis que chez le négatif, le positif et l’illusionniste, le problème perdure éternellement.

Mes lecteurs de longue date savent que j’ai passé la majorité de ma vie adulte à me battre contre l’embonpoint. Je sais ce que j’ai à faire pour perdre du poids, et je l’ai appliqué souvent. En général, il ne me faut que trois à quatre mois pour atteindre cet objectif. Je m’y maintiens pour une période allant de quelques mois à quelques années. Puis, peu à peu, sans trop m’en rendre compte, mon naturel revient et mon poids remonte. 

Cependant, ce que je ne crois pas vous avoir déjà avoué, c’est que toute ma vie, j’ai rêvé posséder un corps plus athlétique et musclé que la moyenne. J’ai eu à faire face à plusieurs obstacles qui m’en ont empêché ou qui ont ralenti mes progrès : La génétique qui m’a fait chétif. La râclée que m’a donnée mon père lorsque j’avais sept ans, me brisant un fémur et deux vertèbres, déformant mon physique assez pour m’handicaper au point de ne pouvoir pratiquer aucun sport dans ma jeunesse. Les conjointes qui jettent, donnent, brisent, mon équipement de gym, de peur que si je deviens plus sexy, je les quitte pour des femmes plus sexy. La pauvreté qui m’a empêché pendant de nombreuses années de me payer le gym. L’ignorance de quels exercices choisir et la bonne façon de les faire. Et surtout, mon propre découragement. Par exemple, à de nombreuses reprises, ma mise en forme était un plan en deux parties. La première partie était de perdre du gras. Et la seconde partie était d’ensuite prendre du muscle. Or, à chaque fois que j’avais atteint mon premier but au bout de trois ou quatre mois, je n’avais plus tellement envie de repartir à zéro et à donner de nouveaux efforts dans un nouveau programme, cette fois d’exercices musculaires. 

Suite à mon dernier embonpoint, j’ai regardé le problème de manière réaliste et j’ai trouvé la solution: inverser ma méthode. Cette fois, j’allais commencer par prendre du muscle. Ensuite, je ferai fondre ma graisse pour les voir.

De nos jours, pas besoin de se payer un entraineur privé pour connaitre la bonne façon de s’exercer, Youtube regorge de tutoriels gratuits. J’ai fait mes recherches et je me suis créé un nouveau programme. Depuis décembre dernier, c’est à dire depuis les sept derniers mois, je mets le focus sur le gain musculaire. Bonus inattendu : l’exercice musculaire brûle aussi du gras. Ce qui fait que dans cinq mois, lorsque je cesserai la musculation (anaérobie) pour commencer le cardio (aérobie), une bonne partie de mon travail sera déjà accompli. 

Le 21 juillet dernier, j’ai eu 55 ans. Bien que je sois encore très loin d’avoir un physique de compétition, ça ne change rien au fait que je suis en ce moment dans la meilleure forme physique de ma vie jusqu’à maintenant. 

Mon corps est encore bien imparfait puisqu’il n’est, à ce point-ci, qu’un projet en cours de réalisation. J’ai toujours du gras à la taille et je suis encore loin de mon objectif musculaire. Mais je suis sur la bonne voie et je ne compte pas m’arrêter là. Je sais ce que j’ai à faire. Et j’ai la volonté de le faire 

Deadlift / Soulevé de terre, avec un poids de 200 lb / 91 kg + la barre

Pendant ce temps, parmi les négatifs, les positifs et les illusionnistes que j’ai côtoyé durant toute ma vie, et qui eux aussi rêvaient du physique parfait, aucun d’entre eux n’a atteint mon niveau de forme, de force et de résistance. Et de ceux qui sont autour de mon âge, plus de la moitié ont maintenant des problèmes d’articulations, de cholestérol, de pression, de cœur, de diabète…  

Dans ce billet, je ne donne que la santé et le physique comme exemple. Mais lorsque l’on a une approche toute aussi réaliste pour l’éducation, le travail, les finances, les habitudes, la personnalité, les amours, etc, tout ne peut que s’améliorer. Je le sais car c’est ce que je fais, et tels sont mes résultats dans ces mêmes aspects de ma vie.  

Car c’est en étant réaliste que l’on accumule les réalisations.

Que feriez-vous à ma place?

Il y a quatre ans, lorsque je travaillais pour La Firme, mon premier contrat était de numériser des documents pour la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.  C’est en ayant accès à ces archives que j’ai pu créer ma page Autour du Mont-Saint-Hilaire d’autrefois qui a plus de 7 400 abonnés au moment où j’écris ces lignes. J’ai encore de bons contacts avec certains de mes ex-collègues de la BAnQ. 

Ce qui suit est ma conversation d’hier avec l’un d’eux.  Le tout est reproduit (et condensé) avec sa permission.  Afin d’en faciliter la compréhension, j’inclurai des images que je n’avais pas sous la main au moment de l’échange original.

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LUI: Les bibliothèques mettent à la disposition du public des postes internet.  Ça fait plusieurs années que l’on reçoit des plaintes à l’effet que des gens les utilisent dans des buts illicites.  La BAnQ a décidé d’y mettre fin.  Puisque tout ce qui se passe sur ces ordinateurs publics est enregistré, on nous a chargé d’y retracer les usagers qui en font un usage illégal et criminel.  Par exemple, si on entre « pornographie juvénile » on voit tout de suite quel usager a écrit ces mots, à quelle bibliothèque, sur quel terminal, à quel jour et à quelle heure. Il ne reste plus qu’à scruter à la loupe le backlog des activités de cette personne sur ces ordis.

MOI: D’accord.

LUI: Est-ce que tu connais un gars nommé K███ B███████ ?

MOI: Bah ouais!  C’était un collègue, du temps où je faisais de la bande dessinée.

LUI: De novembre à janvier dernier, il a vandalisé à de très nombreuses reprises ta page sur Wikipedia, la française et l’anglaise.

Cliquez pour agrandir.

MOI: Ah bon?

LUI: Il a commencé par t’accuser de violence conjugale.  Attend, je vais t’envoyer d’autres images.

LUI: Avant de changer ça pour attouchements sur des enfants.

LUI: Pour finalement prétendre que tu aurais fait de la prison en 1995 pour possession de pornographie juvénile. 

LUI: C’est justement parce qu’il a écrit ça que son nom est apparu dans nos recherches.

MOI: Je n’ai jamais fait de prison, pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais fait de violence conjugale, ni d’attouchements sur des enfants, et je n’ai jamais possédé de porno juvénile non plus.

LUI: Voilà pourquoi il n’avait aucune preuve à apporter. Les modérateurs de Wikipedia ont effacé plusieurs fois ses modifications.  Il a écrit à l’un d’eux personnellement en lui jurant que tu avais fait ce dont il t’accuse.  Et dans le même message, il menace d’utiliser les réseaux sociaux afin de continuer de salir ta réputation le plus possible.

Cliquez pour agrandir.

MOI: Oui mais plusieurs personnes utilisent vos terminaux. Comment savez-vous que c’est bien K███ B███████ qui a fait ça?  Par sa carte de bibliothèque quand il se logue?

LUI: Ça ne suffirait pas.  Trop de gens écrivent leur NIP dessus.  Ça leur permettrait de prétendre s’être fait voler leur carte.  Mais puisqu’ils se loguent dans leur Facebook et leur courriels officiels en même temps qu’ils posent ces gestes illégaux, là ils ne peuvent plus prétendre qu’ils sont victimes d’une erreur sur la personne. 

(Sur ce, il m’envoie une capture d’écran de la page Facebook de K███ B███████, que je ne vous montrerai pas ici pour des raisons évidentes.)

LUI : C’est bien lui?

MOI : C’est son style de dessin en tout cas.  À partir de quelle bibliothèque est-ce qu’il a modifié mon Wiki?

LUI : La Grande Bibliothèque du métro Berri-UQÀM à Montréal.

MOI : Ce qui fait du sens puisqu’il habite à quelques minutes de marche de là. Qu’est-ce que vous allez faire avec ces renseignements?

LUI : On va envoyer les dossiers au département de sécurité qui va vérifier les caméras du lieu, de la date et de l’heure qui correspondent au moment où les contrevenants ont utilisé du matériel gouvernemental (les ordis de la BAnQ) à des fins criminelles (Dans son cas, harcèlement, intimidation et atteinte à la réputation), et ça leur donne un visuel des contrevenant pour compléter les dossiers.  Il ne leur reste plus qu’à envoyer le tout aux autorités. 

MOI: D’accord.  Et comment allez-vous procéder aux arrestations des contrevenants?  Ça va être chez eux?  Ou aux bibliothèques, la prochaine fois qu’ils s’y loguent?

LUI: Je n’ai pas la liberté d’en parler.  Mais toi, qu’est-ce que tu vas faire avec ça?  K███ B███████ affirme clairement qu’il répand ces mensonges partout, pas juste sur ton Wiki.

MOI: Je peux facilement m’en disculper.  Afin de pouvoir occuper un travail de haute sécurité, j’ai eu à me procurer un document produit par la GRC qui déclare que je n’ai pas de dossier judiciaire.  Je ne peux donc pas avoir fait de prison.

MOI: Remarque, je suppose qu’il y en a qui vont dire que j’aurais pu recevoir un pardon.

LUI: Non. La GRC inscrit les pédophiles sur Le Registre national des délinquants sexuels (RNDS) et ça les suit toute leurs vies. Si tu en avais été trouvé coupable, tu n’aurais jamais pu obtenir un pardon.

MOI: De plus, en 1993-94-95, j’étais de retour aux études au Centre Saint-Paul pour finir mon secondaire. Ensuite, en 1995-96-97, je poursuivais mes études au Cégep André-Laurendeau.  Et j’ai les relevés de notes du Ministère de l’Éducation avec les dates pour le prouver. 

MOI: Et de août 1997 à avril 2000, j’étais employé à CGI, ce que confirment mes rapports d’impôts. 

MOI: Alors contrairement à ce qu’il jure aux modérateurs de Wikipedia, je ne pouvais pas « être en prison pour dix-huit mois à partir de 1995 », comme il dit.

LUI: Effectivement.

MOI: De toute façon, en 1995, j’étais très actif dans le monde de la BD.  Si j’étais disparu pendant un an et demi pour faire de la prison, ça se serait su.

LUI: Mais est-ce que tu compte passer ta vie à trainer avec toi ton papier de la GRC, ton relevé de notes et tes déclarations d’impôts pour te blanchir de cette accusation à chaque fois que tu vas rencontrer quelqu’un?  Ça n’a pas de sens.

MOI : Ouais, j’avoue!

LUI : Pourquoi est-ce qu’il te fait subir ça?  Et pourquoi cette accusation-là en particulier?

MOI: Le simple fait qu’il a rédigé 2-3 accusations différentes sur Wiki avant de s’arrêter sur celle-là démontre quelque chose que mes proches ont déjà constaté depuis des années : il ne sais pas de quoi m’accuser. Il ne trouve rien de pertinent à me reprocher, alors il est obligé d’inventer: violence, obsession sexuelle, misogynie… Tu sais que Flavie a toujours été une militante féministe engagée. Je n’aurais certainement pas pu être en couple avec elle de 2013 à 2018 si j’étais tel que K███ B███████ me dépeint.

LUI: Ha! Ha! C’est vrai.

MOI : Et pourquoi cette accusation-là en particulier? Parce que nous sommes à l’époque de #DénonceTonPorc, #MoiAussi, #OnVousCroit. Face à ce genre d’accusations, pas besoin de preuves, tout le monde est porté à le croire. C’est à l’accusé de faire la preuve de son innocence. 

LUI: Et même quand il la fait, il reste toujours un doute dans la tête des gens.

MOI: Voilà! Quant à savoir pourquoi il est sur mon cas, aucune idée.  On a été amis de 1997 à 2003.  Il a décidé à ce moment-là de faire un 180 degrés en commençant à s’attaquer à ma réputation, et il n’a jamais arrêté depuis.  Je n’ai jamais su pourquoi.  Remarque, je n’ai jamais posé la question non plus.

LUI: Depuis 2003? Mais il a quel âge?

MOI: Il a deux ans de plus que moi, ça lui en fera donc 57 le mois prochain.

LUI: HEIN? T’es pas sérieux? Il agit encore comme ça à son âge?  Et ça fait 20 ans?  Pas non-stop, quand même?

MOI: Oui!  Au fil des années, sans que je ne le demande, quelques uns de nos amis en commun m’ont envoyé des captures d’écran de ce qu’il écrit à mon sujet.  J’ai pu voir que c’est quelque chose de régulier chez lui.

Contexte : J’étais à une table avec quatre amies, et je n’ai jamais bougé de là.  Tandis que lui se levait souvent de sa table pour aller déambuler autour de nous.
Contexte : Roosh V était un influenceur extrêmement misogyne.
Contexte: Il a écrit un roman à clé afin de « faire des révélations sur certains auteurs de BD« , auteurs qu’il liste ici.

MOI : Et ce n’est pas la première fois qu’il s’affiche comme étant désireux de « répandre la vérité » à mon sujet.

MOI : Ceux qui m’ont envoyé ces captures d’écran sont très amusés par les conflits.  Je suppose qu’ils s’attendaient à une réaction de ma part.  Ils ont dû être déçus.

LUI: Qu’est-ce que tu as fait?

MOI: Rien! Tu connais la méthode classique que tous les adultes recommandent à chaque enfant et ado qui est victime d’un harceleur? « Laisse-le faire, ne réagis pas, et il va finir par se lasser et s’arrêter. »  Ben voilà, depuis le début, je suis cette consigne à la lettre.

LUI: T’es pas sérieux?  Ça fait 20 ans que tu l’ignores, ET IL N’ARRÊTE PAS? Rendu à ce point-ci, on ne peut plus parler de harcèlement.  Il y a longtemps que ça a passé au stade de l’obsession malsaine et dangereuse.  Le gars a un sérieux problème mental.

MOI: Je ne crois pas que toi ou moi sommes qualifiés pour émettre ce genre de diagnostic.

LUI: Pas besoin d’être un psy pour voir que son comportement n’est pas normal, franchement. Ça se voit tout seul. Porte plainte, dénonce-le, poursuis-le.

MOI: Ça ne servirait à rien.  Le gars vit en dessous du seuil de la pauvreté.  Ce n’est pas comme s’il pouvait me payer des dommages et intérêts.

LUI: Je ne parle pas d’une poursuite au civil.  Je parle d’une poursuite au criminel.

MOI: C’est quoi la différence?

LUI: Une poursuite au civil, c’est lorsqu’un citoyen se sent lésé et poursuit une personne ou une entreprise afin d’obtenir réparation et compensation financière.  Une poursuite au criminel, c’est quand une personne a commis un crime.  À ce moment-là, cette personne est poursuivie en Justice par La Couronne (Le Gouvernement) qui se chargera de faire la preuve de sa culpabilité, et qui appliquera la sentence appropriée.

MOI: D’après ce que tu me dis, vous montez déjà un dossier sur lui pour utilisation illicite de matériel gouvernemental à des fins criminelles.  Je n’ai pas besoin d’en rajouter sur son dossier.

LUI:  Oui, mais ça va nous prendre quelques temps avant de passer à travers ça.  T’as pas idée du nombre de dossiers que l’on a accumulé depuis janvier.  Et dans son cas, à part d’être banni à vie de la BAnQ, il n’aura qu’un dossier judiciaire sans possibilité de demander pardon avant cinq ou sept ans.  

MOI: Bon ben voilà.  Il est trop pauvre pour avoir internet, alors ça règle mon problème.

LUI: Penses-tu vraiment qu’un gars qui a passé 20 ans à te harceler et à attaquer ta réputation va cesser tout geste contre toi s’il perd son accès au net?  S’il ressent à ce point-là l’impulsion de te nuire, il sera incapable de s’arrêter là.  Sauf que s’il ne peut plus le faire en virtuel, il ne lui restera plus que le réel.  Demande à n’importe quel psychologue, il te dira que tu te mets en danger, à rester passif comme tu le fais.

MOI: Qu’est-ce que tu suggères?

LUI: Avec les preuves que tu as déjà et celles que je te donne qui sont officielles car elles proviennent de la BAnQ, tu as harcèlement, atteinte à la réputation, menaces, intimidation.  Il s’agit de crimes reconnus par la loi.  Ce n’est pas une opinion, ce sont des faits.

MOI: Je ne sais pas trop…

LUI:  Une chose est sure, c’est qu’il aura droit à une évaluation psychologique.  Ça, personne ne peut nier qu’il en a besoin.  C’est anormal d’être obsédé à ce point-là sur toi.  Surtout si tu n’as jamais rien fait pour le provoquer.  Et ce, je le répète, PENDANT VINGT ANS.

MOI: M’ouais…

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Alors voilà la chose.  Comme vous le voyez, c’est un sujet assez sérieux. Et c’est la raison pour laquelle j’ai besoin de votre opinion. 

Que feriez-vous à ma place?