Elle sera soumise ou abusive, mais jamais égalitaire

Depuis plus de 3 ans, je consomme du contenu masculiniste Red Pill. Ça a commencé par curiosité éducative.  Il est vrai qu’après une décennie complète à me faire exclusivement bourrer le crâne de contenu féministe, il me semblait logique d’étudier l’autre facette de la vision des relations hommes-femmes.  

Je ne crois pas que cela ait influencé mon comportement ni ma mentalité. J’ai constaté que beaucoup de revendications masculinistes sont à base de frustrations de la part d’hommes qui veulent dominer les femmes de manière abusive.  Par exemple Andrew Tate qui affirme que chaque femme qui entre en relation avec un homme devient automatiquement sa propriété, tout juste bonne à être exploité sexuellement et financièrement. Cependant, certaines choses, dites par certains autres influenceurs font du sens, afin d’éviter, inversement, les abus des femmes contre les hommes. Bref, j’en prends et j’en laisse. 

Il y a quelques jours, dans un podcast masculiniste, j’ai entendu une phrase qui m’a fait l’effet d’une gifle dans une douche froide. De tout le contenu masculiniste auquel j’ai pu être exposé, ceci est la phrase la plus intelligente et la plus révélatrice que j’ai entendu. Cette phrase est : Aucune femme ne respecte l’homme qu’elle peut dominer.

La raison pour laquelle cette phrase fut pour moi une révélation, c’est qu’elle m’a permis de comprendre pourquoi la majorité de mes relations se déroulent de la même manière, dans ces neuf étapes.

1. La femme m’approche.
2. Période de flirt.
3. Elle s’offre comme étant soumise.
4. Je la rassure comme quoi elle n’a pas besoin de se soumettre à moi pour m’intéresser, puisque je veux une relation égalitaire.
5. À mesure que la relation avance, elle perd peu à peu son respect envers moi.
6. Elle me méprise et/ou abuse de moi.
7. Je la confronte immédiatement pour son mépris et ses abus, en lui rappelant que je ne tolérerai rien d’autre qu’une relation égalitaire.
8. Elle réagit violemment comme si mes revendications d’égalité étaient le pire des abus envers elle.
9. Rupture chaotique.

Chacune des relations comporte sa petite variante. N’empêche qu’en gros, ouais, ça correspond. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Parmi ceux que je vais vous donner, certains seront nouveaux, tandis que d’autres seront des femmes dont j’ai déjà parlé sur ce blog.

Geneviève la coloc de l’enfer (Lien plus bas)
On se rencontre. Elle se montre fragile et me dit être victime d’abus de son entourage familial. Nous devenons amis. Je l’invite pour un weekend. En accord avec la convention sociale du Si tu viens, tu couches, comme quoi inviter chez soi une personne hétéro du sexe opposé, c’est une invitation au sexe. Et y aller, c’est dire oui au sexe. (Lien plus bas) Elle croit que je planifie de la baiser. En voyant que je ne fais aucune tentative d’approche, elle prend les devants et m’offre sa virginité. Après coup, elle est surprise d’apprendre que jamais je n’avais eu d’intentions cachées à son sujet en l’invitant. Dès le lendemain et pour le reste de la relation, elle sera méprisante, méchante et abusive. Tout ça parce que je la traitais avec égalité, et non en dominant qui la soumet.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Nathalie
Un jour, je reçois une demande de contact sur Facebook de la part d’une ancienne camarade de classe de l’école primaire et secondaire. Durant les onze ans où nous avions fréquentés les mêmes écoles et les mêmes classes, on ne s’est jamais échangé un mot. Et là, 33 ans plus tard, voilà qu’elle m’écrit comme si nous étions d’anciens amis qui s’étaient perdus de vue. Elle a flirté avec moi, et j’ai répondu de manière positive.

Dès nos premières rencontres, elle s’est tout de suite dévoilée en tant que quelque chose que bien des gens qualifieraient de Pick-Me Girl. (Lien plus bas) Elle m’a dit qu’elle ne croit pas du tout au féminisme. Que pour qu’une relation soit harmonieuse, il faut que la femme suive l’homme, point final. Et la première fois que nous avons pris son véhicule, elle m’a remis ses clés, en disant que la place de l’homme dans une auto, c’est en tant que conducteur.

Sexuellement, elle était performative, au point où elle en faisait trop. Histoire de se montrer extrèmement sensuelle, elle prenait son temps. Beaucoup trop de temps. C’était la première fois de ma vie que j’avais envie de dire à une partenaire de conclure parce que je commence à trouver le temps long. De plus, lors de nos discussions précédentes, elle m’avait expliqué avoir certaines pratiques sexuelles en horreur, en rapport à certains de ses ex-partenaires qui avaient abusés d’elle de cette manière. Pour, peu après, me les faire de son propre chef, en disant adorer le faire parce que c’était avec moi.

Lorsqu’une femme se plaint d’avoir toujours été abusée par ses ex, un homme tant soit peu décent n’a pas envie de faire partie du problème. Aussi, considérant que c’est son attitude de soumise qui lui attirait tout naturellement les abuseurs, j’avais avec elle une attitude égalitaire.

Après un an de relation à distance, dans laquelle on ne se voyait que les weekends, elle m’a invité à aller habiter avec elle et son fils qui avait des besoins particuliers. À partir de ce moment-là, je devais m’occuper de son fils, du ménage, des repas, et de toute autre tâche ménagère, en plus de contribuer financièrement. Et en retour, je recevais reproches, insatisfaction, blâmes et insultes. Et lorsqu’elle ne trouvait rien à me reprocher, elle en inventait. Elle a pourri ma réputation partout, histoire de s’assurer que je sois isolé. Le tout sous menace sous-entendue de m’expulser de chez elle, ce qui ferait de moi un itinérant. Ce qui a quand même fini par arriver le premier jour de l’été 2020.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Nadia
Elle m’avait contacté à l’époque du site MonClasseur. Lors de nos premières correspondances, alors que nous n’avions pas encore couché ensemble, elle m’écrit ceci :

Voilà qui est intéressant. Mais le soir venu, alors que je la cajole, elle me tourne le dos,, sans jamais bouger. Une statue. Je comprends qu’elle a changé d’idée. Alors j’arrête, me retourne et m’endors.

Quelques jours plus tard, un soir où on ne peut pas se voir, elle m’écrit ceci :

À notre rencontre suivante, même scénario. Elle me tourne le dos. Je la cajole. Cette fois, je pousse la chose plus loin, en glissant ma main dans sa petite culotte. Je la caresse intimement pendant quelques minutes. Jusqu’au moment où, par sa respiration, je vois qu’elle commence à ressentir les premiers signes d’un orgasme naissant.

… Et c’est à ce moment précis qu’elle agrippe ma main, la retire de sa culotte, et me dit :

« N’allons pas trop loin ! »

Euh… QUOI ?  C’est elle qui m’a affirmé que nous allions coucher ensemble. C’est elle qui m’a affirmé qu’elle ne changerait pas d’idée. Et la masturber, c’est aller trop loin?

J’ai souvent entendu des filles et des femmes se plaindre que leur homme est égoîste au lit, qu’il ne pense qu’à son plaisir à lui, négligeant celui de sa partenaire. Mais c’était la première fois (et la dernière aussi) que je voyais une femme qui s’empêche d’avoir un orgasme, en arrêtant son partenaire alors qu’il s’en va lui en donner un, afin de ne pas aller trop loin.

Mais bon! Insister sexuellement auprès d’une fille qui a dit non, c’est immoral, mais c’est surtout illégal. Je la lâche donc, et je me retourne pour peu après m’endormir.

Le lendemain matin, nous vivons cette scène, alors que alors que je me dirige vers sa cuisine. Elle me demande:

« Où tu vas? »
« Boire de l’eau! »
« Tu vas quand même pas boire l’eau du robinet!? »
« Ben oui, pourquoi pas?! »
« Elle est dégueulasse. »
« Ah!?  Pourtant, l’eau de Montréal est réputée pour être l’une des meilleures au Québec. »
« R’garde, si tu dois absolument boire, je vais te refiler une bouteille d’eau. »
« Ok! »

Elle va me chercher une bouteille d’eau.  Je l’ouvre et je bois sous son regard sévère.  Alors que je viens d’en avaler le deux-tiers, elle me dit sur un ton amer :

« Mes chats et moi, on n’aura rien à boire demain.  Mais bon, c’est pas grave! »
« Ben là!?  Pourquoi tu me l’as pas dit? »
« À t’entendre, il fallait ABSOLUMENT que tu boives. »

Depuis quand est-ce qu’un besoin aussi de-base que de boire de l’eau puisse être un sujet de reproches ? Mais bon, à chaque problème sa solution, que je lui propose :

« Bon, regarde, c’est pas si grave.  Je vais aller à l’épicerie du coin et t’en acheter d’autres, c’est tout. »
« Y’ont pas la marque que je bois! »
« Où est-ce que tu les achète, tes bouteilles? »
« Au Costco! »
« Bon ben allons-y! »
« J’ai pas d’argent. »
« Moi oui!  Je vais t’en acheter une nouvelle caisse. »
« Non!  J’aime pas que les autres paient pour moi. »
« Quand est-ce que tu vas avoir de l’argent? »
« Mercredi, dans trois jours. »
« Et tu essayes de me faire accroire que tes chats et toi alliez vivre sur une seule bouteille d’eau pendant trois jours? »
« Ben non! Ma mère va m’avancer l’argent demain. »
« Ah bon!?  Il me semblait que t’aimais pas que les autres payent pour toi! »
« C’pas pareil, c’est ma mère! »
« Bon ben voilà, problème réglé! »
« Sauf qu’elle finit de travailler à 17 :00 demain, ce qui va nous laisser 24 heures sans rien à boire. »
« Pardon?  Premièrement, j’ai vu dans ton frigo que tu as du lait et des jus, t’auras qu’à boire ça.  Quant à tes chats, tiens, reprends donc la bouteille, il en reste un tiers, c’est suffisant, ils mourront pas de soif.  Alors avant de dire que tes chats et toi aurez rien à boire… »
« J’respecte mes chats.  J’leurs donne pas de l’eau usagée.   Et je tiens trop à leur santé pour leur refiler de l’eau pleine des microbes des autres! »

Ses chats, comme tous les chats de la planète, se servent de leurs propres langues comme papier-cul.  Alors elle ne me fera pas accroire qu’un atome de ma salive sur un rebord de goulot va les empoisonner.  Mais bon, quand la personne tient à ce que tu sois le problème, elle tient mordicus à ce qu’il n’y ait pas de solution.

À partir de ce jour-là, à ses yeux, je ne pouvais plus rien faire de correct. Tout était sujet aux reproches. Aller aux toilettes. Me laver. Manger. Vouloir la voir. Ne pas vouloir la voir. Et ceci a vite fait de mettre fin à la relation, qui n’aura duré que six semaines. Au final, il semblerait que ce qui lui a déplu, c’est le fait que j’ai respecté son manque d’enthousiasme sexuel. Pour lui plaire, il aurait fallu que je la prenne de force. Et puisque je suis un partisan de relation égalitaire, ce qui implique un respect de ses limites, alors voilà, je ne l’ai pas fait. Par conséquent, je n’avais plus droit qu’à son mépris.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Mégane la mystique qui nie la réalité. (Lien plus bas)
On se rencontre dans notre classe de formation de préposés aux bénéficiaires. Je lui tombe dans l’œil. Elle me fait des avances. Dans celles-ci, elle multiplie les « Qu’est-ce que tu me fais, vilain !? Tu m’ensorcelles et me contrôles, Witcher ! » Comme si c’était moi qui allais vers elle, alors que c’était l’inverse.

Nous devenons amants.  Elle désire la fessée, elle désire être attachée, elle désire être fouettée.  Et, aussi paradoxal que je ça puisse sonner, elle désire que je la prenne contre son gré.

Mais ce n’est pas moi, ça. Je ne veux rien savoir d’une relation dans laquelle l’un de nous deux sera soumis à l’autre. Je veux une relation égalitaire, dans le respect de nos désirs et de nos limites. En constatant que je ne remplis pas le rôle du mâle dominant qu’elle m’avait réservé, elle a commencé à me manquer de respect, avant de me laisser tomber pour un homme abusif de qui elle se plaint sans cesse, mais de qui elle reste volontairement la chose.

Elle tenait cependant à me garder dans sa vie, mais pour un rôle bien précis : larbin et commanditaire. Un bel exemple se trouve dans l’une de nos dernières communications, datant de l’année dernière.

Oui, c’est elle-même qui a liké son commentaire.

Mon refus d’accepter ce rôle s’est conclus par une grosse crise de frustration de sa part, qui a mené à la fin de nos contacts.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Violaine
Cette relation a duré environ un an. On se contacte via un site adulte à la MeetMeat. La rencontre dans un motel fut un mélange de fougue, de passion et de douceur. Au point où, ce qui ne devait être qu’une rencontre sexuelle, est devenue à ses yeux un possible point de départ pour une relation plus sérieuse. Malheureusement…

Qu’est-ce qui est arrivé à la notion de faire l’amour avec tendresse?

Voilà qui ne ressemble en rien à la relation égalitaire à laquelle j’aspirais. Mais sinon, dans la vie de tous les jours, nos personnalités étaient tellement compatibles, il eut été dommage de dire non à une relation harmonieuse juste à cause de quelques divergences sexuelles,

J’ai bien essayé de jouer le jeu. Mais quand le coeur n’y est pas, ce n’est pas agréable. Et puisqu’il est impossible de maintenir une facade éternellement, plus je revenais à mon naturel, et plus nos séances sexuelles la laissaient insatisfaite. Nous étions en couple ouvert, alors elle pouvait aller chercher ailleurs ce qu’elle ne trouvait pas en moi. Mais parallellement, j’ai eu droit à de plus en plus de reproches, sur tout, sur rien, sur n’importe quoi. Ça a évolué à un point où, peu importe ce que je lui disais, elle me répondait en riant « Pourquoi tu me racontes ça ? » démontrant qu’elle se foutait totalement de toute tentative de ma part de maintenir une communication entre nous. Et le jour où elle m’a dit que plus jamais nous n’allons baiser ensemble, j’ai vu que mon rôle dans sa vie n’était plus que colocataire, guichet automatique lorsqu’elle n’arrivait pas dans son budget, et celui qui assumait 50% des tâches ménagères et des dépenses. Bref, un larbin à son service. Le jour-même, je faisais mes bagages. Le lendemain matin je la quittais.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Océane (Lien plus bas)
On se rencontre dans notre classe d’Espagnol. Elle a 19 ans, moi 28. Nous devenons de plus en plus amis. Mais elle est déjà en couple, alors je comprends que ça n’ira pas plus loin.

Un soir, elle vient chez moi, en me sous-entendant qu’elle a un peu trop bu de vin. (Lien plus bas) Puis, elle me donne un signe direct comme quoi elle me désire sexuellement. Avant de fermer les yeux en restant là, soumise, offerte. Le message est clair : Je dois la prendre, la posséder, en faire ma chose. Puisqu’elle est en couple et (apparemment) saoule, je refuse d’en profiter. Je l’accompagne plutôt à l’arrêt de bus.

Dès le lendemain, elle devient froide, distante. Elle ne me parle plus que pour me faire des remarques condescendantes. Et elle me fait croire qu’un cours que nous avions avait été annulé. Ce qui était faux. Ce qui en a provoqué mon absence. Bref, elle me soumettait à son mépris.

Parce que pour être dans sa vie, je devais ou bien être le dominant, ou bien le soumis. Il n’y avait aucune autre option à part ces deux extrèmes.

Je pourrais donner d’autres exemples, mais ceux-là sont déjà bien suffisants. Et toujours, à la fin de la relation, je suis dans l’incompréhension la plus totale. Comment est-ce qu’une personne peut passer de soumise à abusive, et ce aussi rapidement ?  Et surtout, pourquoi est-ce que la notion d’égalité dans le couple semble à être aussi difficile, voire impossible pour ces femmes-là ? Pourquoi vivent-elles dans un extrême ou dans l’autre, mais jamais dans le juste milieu ?

Est-ce à dire que toutes les femmes sont incapables de vivre dans une relation égalitaire ? J’ai déjà posé la question sur un forum.  Et toutes les femmes qui m’ont répondu avaient la même réplique à me donner : « Eh bien moi j’ai une relation à 100 % égalitaire avec mon conjoint, et ça fait 5-10-15-20 ans que nous sommes ensemble. »

Cette réponse me démontre deux choses. D’abord, que oui, il y a des femmes qui sont capable d’avoir une relation égalitaire. Mais l’autre chose, c’est justement le fait que celles-là sont en couple stable à long terme. Ça me porte à croire qu’il y a cause à effet. Ce qui signifie que c’est justement leur personnalité égalitaire qui fait que ça dure aussi longtemps.

Quant aux autres, celles qui restent, ce sont celles qui sont convaincues que dans un couple, la notion d’égalité n’existe pas. À leurs yeux, il faut absolument que l’un domine l’autre.  Et dans leur vision étroite de ce qu’est le couple, si un homme n’est pas dominateur, alors il est soumis. Et si c’est ce qu’elle pense/croit à son sujet, alors elle va automatiquement tenter de le dominer avec son mépris et ses abus. Ce qui fait que la relation ne dure pas. D’où célibat.

Parce que, tel que mentionné plus haut, aucune femme ne respecte l’homme qu’elle peut dominer.

_______
Y’A LIENS LÀ

Geneviève la coloc de l’enfer
La convention sociale du « Si tu viens, tu couches ».
La Pick-Me Girl sur Wikipedia.
Mégane la mystique qui nie la réalité.
Océane
Pourquoi est-ce que Femme + Alcool = Drague ?

Et sinon, du côté du dating ?

Lors de mon voyage à Paris de juin dernier, j’ai été surpris de constater qu’en Europe, Facebook Rencontre (ou Facebook Dating) n’existe pas. Alors pour les gens du vieux continent, qui constituent 86,4% de mon lectorat, je vous explique le principe.

Ici, en Amérique, lorsque l’on ouvre Facebook sur le téléphone, on peut voir un coeur sur la barre d’outils tout en bas de l’écran.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une app de rencontre pour les membres de Facebook. Il n’est pas accessible sur ordinateur ou laptop. Seulement sur téléphone. On s’y fait un profil dans lequel on peut mettre jusqu’à 12 photos, et un texte de présentation d’un maximum de 500 mots.

Comme je l’ai déjà expliqué sur quelques billets déjà, ma formule gagnante pour attirer l’attention sur les sites et apps de rencontres est un texte rigolo + des photos dans lesquelles je fais le beau (dans le sens non-canin du terme.) Et ça donne ceci :

Puis, on peut aller sur la page principale. Et celle-ci nous montre les profils de gens qui correspondent avec les préférences que l’on a inscrit dans l’engin de recherche. Dans mon cas personnel : Femme, 35 à 60 ans, proximité de 100 km, non-fumeuse.

Pas sûr que l’age corresponde à la réalité.

En bas à droite de la photo, il y a un coeur et un X. J’appuie sur le bouton qui correspond à mon intérêt, ou à mon manque de. Ce qui me permet de passer au profil suivant. Et ainsi de suite.

Et lorsque des femmes visitent mon profil et cliquent sur le coeur, ou bien m’envoient un message (ce qui est automatiquement enregistré comme un J’aime), ou bien répondent positivement à mon approche, je reçois une notification.

À partir de là, il n’en tient qu’à moi d’y donner suite ou non.

Comme le savent mes lecteurs de longue date, je suis célibataire et j’ai passé les dernières années sur différents sites de rencontres. Mais cette année, je me contente de Facebook Rencontre, puisque celui-ci a deux avantages sur les autres. De un, c’est gratuit. Et de deux, un tiers de la planète est sur Facebook. Ce ne sont donc pas les candidates qui manquent.

L’Amour est dans le champs de patates, la suite.
Bien que mon but premier dans l’exercice de ces rencontres n’est pas de m’accumuler du nouveau matériel pour la suite de mon livre, je dois reconnaître que depuis le début de l’année, mes différentes expériences ne me donnent que ça.

Mais avant d’aborder le sujet…

Il faut prendre en considération un fait important, et c’est que bien des choses ont changé en moi depuis le début du 21e siècle. D’abord, physiquement. En 2008, l’année de mes 40 ans, j’avais une libido à tout casser. C’était au moment de ma toute première remise en forme, musculaire, alimentaire et cardio, suite à Défi Diète 2008. J’étais beau. J’avais la cote chez les femmes. Et j’avais l’énergie pour en profiter à fond.

J’avais toujours eu une libido d’ado, mais cette année-là elle atteignait des sommets jusque-là inégalés. Alors je prennais chaque opportunité qui passait, en plus de draguer moi-même, chose qui n’est pourtant pas dans mes habitudes. Le résultat : dix différentes partenaires cet été-là. Jeunes, vieilles, belles, laides, minces, obèses, célibataires, mariés, en couple ouvert, en couple fermé, de mon quartier, à 750 km de chez moi. Aucun obstacle de temps, d’argent ou de distance ne pouvait se mettre entre moi et une opportunité de baiser.

Malheureusement, de l’autre côté de la médaille, le fait de prendre n’importe qui fait que l’on se retrouve avec n’importe quoi. La quasi-totalité de ces partenaires ne me convenaient pas, au-delà du sexe, pour diverses raisons d’incompatibilité. Et la moitié de celles-ci avaient des défauts de caractères et de personnalités qui les ont transformées en méprisantes ennemies, suite à mon refus de rendre officielles nos relations.

Depuis autour-de-2013, mon corps a peu à peu diminué sa production de testostérone. Rendu en 2024, il n’en produisait presque plus. Ma libido était morte. Constat réalisé peu après avoir pris avec nonchalance les avances de Noémie, 25 ans, l’une des rares jeunes femmes qui fantasment sur des hommes de l’âge de leur père, tout en ayant un look de mannequin d’OnlyFans.

Image de modèle libre de droit, mais qui ressemble à la vraie Noémie.

Une opportunité pareille, si on ne la saisit pas au moment où elle s’offre, on la perd pour toujours. Je ne l’ai pas saisie. Son désir pour moi est tombé et ne s’est plus jamais relevé. Quinze ans plus tôt, aucun obstacle de temps, d’argent ou de distance ne pouvait se mettre entre moi et une opportunité de baiser. Et là, je venais d’en laisser filer une, de la part d’une candidate qui représente le wet dream ultime de tous les vieux pervers hétéros.

Depuis, je suis en traitement de remplacement de la testostérone. Ma libido a ressuscitée. Or, il y a une différence majeure entre maintenant et jadis. En jouant habilement sur mon dosage, ça me permet de controler ma libido, plutôt que d’être controlé par celle-ci. Et ceci fait toute la différence, car ça me permet de mieux saisir les Red Flags que soulèvent certaines femmes lors de nos premiers contacts.

Bon, en fait, j’ai toujours été capable de les voir, ces Red Flags. C’est juste qu’il fut une époque où mon désir de baiser me poussait à m’en foutre. Tandis que maintenant, je suis beaucoup plus sélectif. Ce qui est une bonne chose, lorsque l’on voit les spécimen de célibat qui s’offrent à moi ces temps-ci. Par exemple :

Celle qui m’insulte dès le tout premier message.
L’expérience m’a appris à la dure que lorsque le premier contact commence de cette façon, non seulement le reste de la relation suit le même thème, ce genre de chose a tendance à empirer avec le temps.

Dans ce temps-là, je règle la question sans tarder.

Celle qui confond ses correspondants.
Difficile de sentir spécial pour une personne qui entretient plusieurs correspondances en même temps.

Celle pour qui le positif est un signe de négatif.
Au mois d’août dernier, je jase pendant quelques jours avec une femme sur Facebook Rencontre. Elle traverse un mauvais moment, alors je suis à son écoute, je la rassure. Elle est même agréablement surprise que je lui fasse remarquer certaines choses, qui peuvent être à la source de certains de ses problèmes. Et surtout, je lui fais prendre conscience que rien de ce qui lui arrive n’est de sa faute. Et ceci lui procure un sentiment de soulagement.

Puis elle m’annonce qu’elle va mettre fin à nos communications. Elle a parlé de moi à sa coach de vie. Et celle-ci lui a dit de se méfier de moi, car mon comportement, c’est à 100 % du pervers narcissique qui fait semblant d’être à l’écoute, de manière à ce qu’elle baisse sa garde face à moi, ce qui va me permettre de mettre le grappin dessus, et de l’exploiter de toutes les façons.

Alors voilà, mesdames et messieurs, nous avons fini par faire le tour. La bienveillance masculine est désormais un Red Flag.

Celle qui est à 100% négative et à 0% informative.
Elle m’écrit : « Salut. » Je vais voir son profil. Je vois ceci:

Aucune description personnelle, à part le fait qu’elle a le feu au cul, mais dans son cas c’est sous forme d’inflammation de l’intestin. Sinon, elle n’offre aucune description de ce qu’elle recherche. Rien que du négatif. Next !

Celle dont la correspondance est incompréhensible.
Elle m’écrit en premier. Côté positif, c’est une très belle et mince jeune femme. Du côté négatif, eh bien…

Quelle étude ?

Quelles recherches sur FB ?

Mais c’est quoi, ces réponses qui n’ont rapport en rien de ce que je lui demande ? Remarquez que ses questions et ses affirmations ne sont pas mieux. Vous savez quoi ? À l’âge où je suis rendu, il ne me reste plus assez d’années de vie pour avoir le temps de déchiffrer son vocabulaire. Bloquée et next !

Après le Speed Dating, voilà le Speed Hating. Ou : celle qui s’attend au pire de ma part… Avant même notre première rencontre.

J’entre au restaurant et me dirige, tout souriant, vers ma correspondante, que je reconnais aisément.

« Bonsoir! T’es bien Émilie? »

Elle me regarde avec un air pas amusé du tout.

« J’aime mieux te prévenir tusuite : si c’est yink pour du cul ou ben si t’es pour me ghoster, aussi ben arrêter là. »
« Euh… je vois ! »
« Ben oui, tu vois une fille qui est écœurée de se faire niaiser. C’pas dur à comprendre. »

Je la regarde pendant quelques secondes, encore un peu déstabilisé du fait que je ne m’attendais pas à ce genre d’accueil. Puis…

« D’accord ! Bonne soirée. »

J’ai tourné les talons. Je suis parti. La plus courte rencontre de toute ma vie. Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir.

Ma motivation pour partir n’était pas que je ne planifiait que de l’utiliser pour du cul avant de la ghoster. C’est le fait que je m’enlignais pour devoir prouver ma bonne foi à une personne qui refuse tellement d’y croire qu’elle le nie avant même que l’on se soit rencontrés. Ce qui me manipulerait à devoir montrer des signes d’intérêt envers une personne qui n’en aurait aucun pour moi. Et surtout, de devoir payer pour ce que d’autres hommes lui on fait. Ce qui n’est pas ma responsabilité.

Celle qui n’en est pas à sa première vie.
Au mois de mai, j’ai eu rendez-vous avec une femme dans la quarantaine. En fait, c’est surtout mon statut d’auteur publié qu’il l’a attiré vers moi.

On commence à jaser de choses et d’autres. Et voilà qu’elle me confie qu’elle est réincarnée. Bon, pas de quoi en faire un plat, beaucoup de gens croient en la réincarnation. Mais attention, elle, c’est spécial. Elle m’affirme qu’elle est la réincarnation d’un des chats de Simone de Beauvoir.

Elle m’a demandé si j’avais des contacts avec des maisons d’édition de la France. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a proposé de co-écrire avec elle sa biographie féline. Car elle a des révélations à faire qui vont complètement bouleverser ce que l’on croit savoir au sujet de la relation de Simone avec le philosophe Jean-Paul Sartre. Un sujet qui risque de moins intéresser les Québécois que les Européens, d’où sa question.

Je lui ai répondu qu’il y a quelques années, après vérification, j’ai constaté que les maisons d’édition de chaque pays ne prennent pas les manuscrits en provenance de pays étranger. Ce qui est vrai. Elle a trouvé ça vraiment dommage.

Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours avec les crackpots ?

Celle qui ne recevra pas de sitôt le trophée Maman de l’Année.
Je jase quelques fois par jours avec cette femme, mère de trois filles. Et là je reçois un message vocal. Je l’écoute.

« Quand tu te doigtes, tu prends combien de doigts ? Hi Hi ! « 

Aussitôt, je me glace d’horreur. C’était la voix d’une fillette qui ne devait pas avoir plus de dix ans. Donc l’une des filles de cette femme

Je l’efface aussi sec, et je dis à cette femme de ne plus jamais refaire ça. Parce que, de 1, en tant qu’homme de 57 ans (à ce moment-là), je suis très mal à l’aise avec le concept de faire des jokes de cul avec une mineure. Et de 2, avec ce vocal dans mon messenger, il suffirait d’un policier zelé pour me faire coller au fion une accusation de possession de matériel trop louche pour être honnête. Et ça risque d’être encore pire pour cette femme, pour production et distribution de ce même matériel.

La femme me fait le coup de la mère épouvantée, de se rendre compte de ce qu’elle venait de faire. Elle me dit qu’elle ne pensait pas à mal. Que c’est le genre de chose qu’elle fait tout le temps avec ses amis de gars, et que c’est juste drôle.

Et une heure plus tard, elle coupe et tout contact avec moi, en disant que d’une certaine manière, mon humour est toxique pour elle. Parce que je l’incite à faire de l’humour également, mais que ça faisait ressortir le pire en elle.

Alors voilà ! C’est elle qui incite sa fille de dix ans à dire des cochonneries à un homme de 57, mais c’est moi qui suis un monstre. NEXT !

Celle qui n’assume pas son physique.
Je me rend à un premier rendez-vous à un café. Je ne reconnais pas ma correspondante parmi les clients. Il n’y a qu’une femme seule dans ce café. La première chose qui me vient en tête en la voyant est:

« Oh shit ! J’espère que c’est pas elle. »

Aussitôt, elle me salue en m’appellant par mon nom.

À quoi je m’attendais, aussi, avec une photo de profil retouchée par I.A.

Je n’ai rien contre les femmes qui sont en surpoids. Mais quand elle est légèrement grassette en photo, et qu’en personne elle a la silhouette de Barbapapa… Ça donne un choc, disons.

Pas Barbamaman. BARBAPAPA !

Il y a des hommes qui sont amateurs de ce genre de chose. Si elle pouvait assumer son physique, alors elle les trouverait plus facilement qu’en se présentant comme autre chose que ce qu’elle est vraiment.

Celle qui m’éblouit (temporairement) par son haut niveau d’éducation.
Je suis impressionné. Une femme de ma génération, célibataire, sans enfants, de ma région, et qui possède un PhD.

Pour les non-initiés, un PhD est le diplôme de troisième cycle universitaire, nommé Philosophiæ Doctorate par les anglophones. C’est le diplôme d’études le plus full méga Einstein-esque atteignable, et ce uniquement dans les insititutions d’études de niveau supérieur.

Au final, dans son cas, PHD, c’était pour Polyvalente Hyacinthe-Delorme. Pas tout à fait du même niveau, mettons. Pourquoi perdre son temps à discuter philosophie quand on peut s’interroger sur les futures éliminations des candidats de la télé-réalité populaire du moment, pas vrai ?

Dans la série Pas l’temps d’niaiser !

Je me suis fait aussitôt ghoster. Pourtant, j’ai été on-ne-peut-plus conciliant.

Celle qui me fait des propositions en commentaire déplacé.
Déplacé, car le sujet dans lequel elle m’a abordé, c’était l’annonce du décès de mon oncle par infarctus.

Non pas que j’aurais répondu autrement à ce genre de message s’il m’eut été envoyé ailleurs.

Concluons avec Celle qui amorce le contact en me servant une tonne métrique de bullshit.
Bullshit
, littéralement caca de taureau, est un mot anglais qui signifie foutaise ou baratin. Ce terme est utilisé pour qualifier des propos mensongers ou bidon. Et c’est exactement ce que m’a offert ce plus récent spécimen, en m’envoyant une demande de messages sur Facebook.

Un Stéphane, mon véritable prénom. De Québec, ville où j’ai habité de juillet l’an dernier jusqu’a la fin de juin de cette année. Qui a un profil drôle sur Facebook Rencontre, ce qui est mon cas. Et qui liste Steve Requin sur Facebook dans la catégorie Famille, alors que je n’ai aucune famille à part mon alter ego sur Facebook ? De qui pourrait-il donc bien s’agir, d’après vous ?

Effectivement, je me souviens de cette femme qui m’avait dit avoir fait erreur en n’ayant pas vérifié ma ville sur mon profil de FB Rencontre. Je me souviens également qu’elle trouvait dommage que la distance soit un obstacle. Mais là s’arrêtent les faits. Car tout ce qu’elle affirme par la suite n’est que pure foutaise. Aussi …

Logiquement, elle a pourtant tout pour m’intéresser. Une femme qui a fait l’effort de cliquer sur l’option Voir le profil sur Facebook Rencontre, ce qui l’a amené à mon profil de Stéphane Lussier Johnson de Facebook, ce qui lui a permis de parcourir ma liste d’amis, ce qui l’a amené à mon compte de Steve Requin… Une femme qui prend la peine de me dire que je représente ce qu’elle recherche car je suis célibataire et drôle. Une femme qui va même me dire qu’elle me trouve sexy. Une femme qui, même si elle ne m’a pas reconnu d’un compte à l’autre, m’a tout de même choisi les deux fois. Ce qui signifie que, physiquement, je correspond au type d’homme qu’elle préfère. Une femme qui habite à proximité, maintenant que je suis de retour sur la Rive-Sud de Montréal.

Il y a dix ans et plus, voilà une opportunité de baise assurée, voire de relation sérieuse, que je n’aurais certainement pas laissé passer. Car en partant de la logique comme quoi ses mensonges n’étaient que dans le but de se rapprocher de moi, je les lui aurais pardonnés.

Or, peu importe la raison pourquoi elle m’a menti dans son tout premier message, il reste qu’elle m’a menti dans son tout premier message. Un mensonge qui n’était absolument pas nécessaire. Un mensonge totalement gratuit, de son propre chef, car je ne lui ai rien demandé. Ce qui en fait fort probablement une menteuse compulsive. Alors effectivement, si j’ai droit à ça dès le tout premier contact, ça promet pour la suite. Ce n’est pas la paranoïa qui parle. C’est l’expérience. Une expérience acquise à la dure, à l’époque où je fermais les yeux devant ce genre de Red Flags.

Finalement, pour les sorties, mieux vaut me contenter de mes bonnes amies qui sont fières d’être vues en ma compagnie.

Comme ici, mais fières.

Mais pour le reste, comme le dit le proverbe, mieux vaut être seul que mal accompagné.

_______
Y’A LIENS LÀ

Juste si vous êtes curieux, puisque j’ai fait référence à certains sujets déjà traité dans ce blog:

Noémie, ou le rêve devenu réalité. C’est le premier d’une série de six billets à son sujet.
L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration. Le premier de trois billets, qui expliquent pourquoi Noémie ne m’a pas pardonné ma nonchalance face à ses avances.
Le lobe frontal et l’effrontée, au sujet de Marieke, qui m’a qualifié de nouille dans son tout premier message.