Et sinon, du côté du dating ?

Lors de mon voyage à Paris de juin dernier, j’ai été surpris de constater qu’en Europe, Facebook Rencontre (ou Facebook Dating) n’existe pas. Alors pour les gens du vieux continent, qui constituent 86,4% de mon lectorat, je vous explique le principe.

Ici, en Amérique, lorsque l’on ouvre Facebook sur le téléphone, on peut voir un coeur sur la barre d’outils tout en bas de l’écran.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une app de rencontre pour les membres de Facebook. Il n’est pas accessible sur ordinateur, laptop ou tablette. Seulement sur téléphone. On s’y fait un profil dans lequel on peut mettre jusqu’à 12 photos, et un texte de présentation d’un maximum de 500 mots.

Comme je l’ai déjà expliqué sur quelques billets déjà, ma formule gagnante pour attirer l’attention sur les sites et apps de rencontres est un texte rigolo + des photos dans lesquelles je fais le beau (dans le sens non-canin du terme.) Et ça donne ceci :

Puis, on peut aller sur la page principale. Et celle-ci nous montre les profils de gens qui correspondent avec les préférences que l’on a inscrit dans l’engin de recherche. Dans mon cas personnel : Femme, 35 à 60 ans, proximité de 100 km, non-fumeuse.

Pas sûr que l’age corresponde à la réalité.

En bas à droite de la photo, il y a un coeur et un X. J’appuie sur le bouton qui correspond à mon intérêt, ou à mon manque de. Et voilà !

Et lorsque des femmes visitent mon profil et cliquent sur le coeur, ou bien m’envoient un message (ce qui est automatiquement enregistré comme un J’aime), ou bien répondent positivement à mon approche, je reçois une notification.

À partir de là, il n’en tient qu’à moi d’y donner suite ou non.

Comme le savent mes lecteurs de longue date, je suis célibataire et j’ai passé les dernières années sur différents sites de rencontres. Mais cette année, je me contente de Facebook Rencontre, puisque celui-ci a deux avantages sur les autres. De un, c’est gratuit. Et de deux, un tiers de la planète est sur Facebook. Ce ne sont donc pas les candidates qui manquent.

L’Amour est dans le champs de patates, la suite.
Bien que mon but premier dans l’exercice de ces rencontres n’est pas de m’accumuler du nouveau matériel pour la suite de mon livre, je dois reconnaître que depuis le début de l’année, mes différentes expériences ne me donnent que ça.

Mais avant d’aborder le sujet…

Il faut prendre en considération un fait important, et c’est que bien des choses ont changé en moi depuis le début du 21e siècle. D’abord, physiquement. En 2008, l’année de mes 40 ans, j’avais une libido à tout casser. Il faut dire que c’était au moment de ma toute première remise en forme, musculaire, alimentaire et cardio, suite à Défi Diète 2008. J’étais beau. J’avais la cote chez les femmes. Et j’avais l’énergie pour en profiter à fond.

J’avais toujours eu une libido d’ado, mais cette année-là elle atteignait des sommets jusque-là inégalés. Alors je prennais chaque opportunité qui passait, en plus de draguer moi-même, chose qui n’est pourtant pas dans mes habitudes. Le résultat : dix différentes partenaires cet été-là. Jeunes, vieilles, belles, laides, minces, obèses, célibataires, mariés, en couple ouvert, en couple fermé, de mon quartier, à 750 km de chez moi. Aucun obstacle de temps, d’argent ou de distance ne pouvait se mettre entre moi et une opportunité de baiser.

Malheureusement, de l’autre côté de la médaille, le fait de prendre n’importe qui fait que l’on se retrouve avec n’importe quoi. La quasi-totalité de ces partenaires ne me convenaient pas, au-delà du sexe, pour diverses raisons d’incompatibilité. Et la moitié de celles-ci avaient des défauts de caractères et de personnalités qui les ont transformées en méprisantes ennemies, suite à mon refus de rendre officielles nos relations.

Depuis autour-de-2013, mon corps a peu à peu diminué sa production de testostérone, jusqu’à ne presque plus en produire en 2024, année où j’ai constaté que ma libido était morte. Constat réalisé lorsque j’ai pris avec nonchalance les avances de Noémie, 25 ans, l’une des rares jeunes femmes qui fantasment sur des hommes de l’âge de leur père, tout en ayant un look de mannequin d’OnlyFans.

Image de mannequin, libre de droit, mais qui ressemble à la vraie Noémie.

Une opportunité pareille, si on ne la saisit pas au moment où elle s’offre, on la perd pour toujours. Je ne l’ai pas saisie. Son désir pour moi est tombé et ne s’est plus jamais relevé. Quinze ans plus tôt, aucun obstacle de temps, d’argent ou de distance ne pouvait se mettre entre moi et une opportunité de baiser. Et là, je venais d’en laisser filer une, de la part d’une candidate qui représente le wet dream ultime de tous les vieux pervers hétéros.

Depuis, je suis en traitement de remplacement de la testostérone. Ma libido a ressuscitée. Or, il y a une différence majeure. En jouant habilement sur mon dosage, ça me permet de controler ma libido, plutôt que d’être controlé par celle-ci. Et ceci fait toute la différence, car ça me permet de mieux saisir les Red Flags que soulèvent certaines femmes lors de nos premiers contacts.

Bon, en fait, j’ai toujours été capable de les voir, ces Red Flags. C’est juste qu’il fut une époque où mon désir de baiser me poussait à m’en foutre. Tandis que maintenant, je suis beaucoup plus sélectif. Ce qui est une bonne chose, lorsque l’on voit les spécimen de célibat qui s’offrent à moi ces temps-ci. Par exemple :

Celle qui m’insulte dès le tout premier message.
L’expérience m’a appris à la dure que lorsque le premier contact commence de cette façon, non seulement le reste de la relation suit le même pattern, les choses ne vont que de pire en pire.

Dans ce temps-là, je règle la question sans tarder.

Celle qui confond ses correspondants.
Difficile de sentir spécial pour une personne qui entretient plusieurs correspondances en même temps.

Celle pour qui le positif est un signe de négatif.
Au mois d’août dernier, je jase pendant quelques jours avec une femme sur Facebook Rencontre. Elle traverse un mauvais moment, alors je suis à son écoute, je la rassure. Elle est même agréablement surprise que je lui fasse remarquer certaines choses, qui peuvent être à la source de certains de ses problèmes. Et surtout, je lui fais prendre conscience que rien de ce qui lui arrive n’est de sa faute. Et ceci lui procure un sentiment de soulagement.

Puis elle m’annonce qu’elle va mettre fin à nos communications. Elle a parlé de moi à sa coach de vie. Et celle-ci lui a dit de se méfier de moi, car mon comportement, c’est à 100 % du pervers narcissique qui fait semblant d’être à l’écoute, de manière à ce qu’elle baisse sa garde face à moi, ce qui va me permettre de mettre le grappin dessus, et de l’exploiter de toutes les façons.

Alors voilà, mesdames et messieurs, nous avons fini par faire le tour. La bienveillance masculine est désormais un Red Flag.

Celle qui est à 100% négative et à 0% informative.
Elle m’écrit : « Salut. » Je vais voir son profil. Je vois ceci:

Aucune description personnelle. Aucune description de ce qu’elle recherche. Rien que du négatif. Next !

Celle dont la correspondance est incompréhensible.
Elle m’écrit en premier. Côté positif, c’est une très belle et mince jeune femme. Du côté négatif, eh bien…

Quelle étude ?

Quelles recherches sur FB ?

Mais c’est quoi, ces réponses incohérentes ? Remarquez que ses questions et ses affirmations ne sont pas mieux. Vous savez quoi ? À l’âge où je suis rendu, il ne me reste pas assez d’années pour avoir le temps de comprendre. Bloquée !

Après le Speed Dating, voilà le Speed Hating. Ou : celle qui s’attend au pire de ma part… Avant même notre première rencontre.

J’entre au restaurant et me dirige, tout souriant, vers ma correspondante, que je reconnais aisément.

« Bonsoir! T’es bien Émilie? »

Elle me regarde avec un air pas amusé du tout.

« J’aime mieux te prévenir tusuite : si c’est yink pour du cul ou ben si t’es pour me ghoster, aussi ben arrêter là. »
« Euh… je vois ! »
« Ben oui, tu vois une fille qui est écœurée de se faire niaiser. C’pas dur à comprendre. »

Je la regarde pendant quelques secondes, encore un peu déstabilisé du fait que je ne m’attendais pas à ce genre d’accueil. Puis…

« D’accord ! Bonne soirée. »

J’ai tourné les talons. Je suis parti. La plus courte rencontre de toute ma vie. Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir.

Ma motivation pour partir n’était pas que je ne planifiait que de l’utiliser pour du cul avant de la ghoster. C’est le fait que je m’enlignais pour devoir prouver ma bonne foi à une personne qui refuse tellement d’y croire qu’elle le nie avant même que l’on se soit rencontrés. Ce qui me manipulerait à devoir montrer des signes d’intérêt envers une personne qui n’en aurait aucun pour moi. Et surtout, de devoir payer pour ce que d’autres hommes lui on fait. Ce qui n’est pas ma responsabilité.

Celle qui n’en est pas à sa première vie.
Au mois de mai, j’ai eu rendez-vous avec une femme dans la quarantaine. En fait, c’est surtout mon statut d’auteur publié qu’il l’a attiré vers moi.

On commence à jaser de choses et d’autres. Et voilà qu’elle me confie qu’elle est réincarnée. Bon, pas de quoi en faire un plat, beaucoup de gens croient en la réincarnation. Mais attention, elle, c’est spécial. Elle m’affirme qu’elle est la réincarnation d’un des chats de Simone de Beauvoir.

Elle m’a demandé si j’avais des contacts avec des maisons d’édition de la France. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a proposé de co-écrire avec elle sa biographie féline. Car elle a des révélations à faire qui vont complètement bouleverser ce que l’on croit savoir au sujet de la relation de Simone avec le philosophe Jean-Paul Sartre. Un sujet qui risque de moins intéresser les Québécois que les Européens, d’où sa question.

Je lui ai répondu qu’il y a quelques années, après vérification, j’ai constaté que les maisons d’édition de chaque pays ne prennent pas les manuscrits en provenance de pays étranger. Ce qui est vrai. Elle a trouvé ça vraiment dommage.

Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours avec les crackpots ?

Celle qui ne recevra pas de sitôt le trophée Maman de l’Année.
Je jase quelques fois par jours avec cette femme, mère de trois filles. Et là je reçois un message vocal. Je l’écoute.

« Quand tu te doigtes, tu prends combien de doigts ? Hi Hi ! « 

Aussitôt, je me glace d’horreur. C’était la voix d’une fillette qui ne devait pas avoir plus que dix ans. Donc l’une des filles de cette femme

Je l’efface aussi sec, et je dis à cette femme de ne plus jamais refaire ça. Parce que, de 1, en tant qu’homme de 57 ans (à ce moment-là), je suis très-très-très mal à l’aise avec le concept de faire des jokes de cul avec une mineure. Et de 2, avec ce vocal dans mon messenger, il suffirait d’un policier zelé pour me faire coller au fion une accusation de possession de matériel trop louche pour être honnête. Et ça risque d’être encore pire pour elle, pour production et distribution de ce même matériel.

La femme me fait le coup de la mère épouvantée, de se rendre compte de ce qu’elle venait de faire. Elle me dit qu’elle ne pensait pas à mal. Que c’est le genre de chose qu’elle fait tout le temps avec ses amis de gars, et que c’est juste drôle.

Et une heure plus tard, elle coupe et tout contact avec moi, en disant que d’une certaine manière, mon humour est toxique pour elle. Parce que je l’incite à faire de l’humour également, mais que ça faisait ressortir le pire en elle.

Alors voilà ! C’est elle qui incite sa fille de dix ans à dire des cochonneries à un homme de 57, mais c’est moi qui suis un monstre. NEXT !

Celle qui n’assume pas son physique.
Je me rend à un premier rendez-vous à un café. Je ne reconnais pas ma correspondante parmi les clients. Il n’y a qu’une femme seule dans ce café. La première chose qui me vient en tête en la voyant est:

« Oh shit ! J’espère que c’est pas elle. »

Aussitôt, elle me salue en m’appellant par mon nom.

À quoi je m’attendais, aussi, avec une photo de profil retouchée par I.A.

Je n’ai rien contre les femmes qui sont en surpoids. Mais quand elle est légèrement grassette en photo, et qu’en personne elle a la silhouette de Barbapapa… Ça donne un choc, disons.

Pas Barbamaman. BARBAPAPA !

Il y a des hommes qui sont amateurs de ce genre de chose. Si elle pouvait assumer son physique, alors elle les trouverait plus facilement qu’en se présentant comme autre chose que ce qu’elle est vraiment.

Celle qui m’éblouit (temporairement) par son haut niveau d’éducation.
Je suis impressionné. Une femme de ma génération, célibataire, sans enfants, de ma région, et qui possède un PhD.

Pour les non-initiés, un PhD est le diplôme de troisième cycle universitaire, nommé Philosophiæ Doctorate par les anglophones. C’est le diplôme d’études le plus full méga Einstein-esque atteignable, et ce uniquement dans les insititutions d’études de niveau supérieur.

Au final, dans son cas, PHD, c’était pour Polyvalente Hyacinthe-Delorme. Pas tout à fait du même niveau, mettons. Pourquoi perdre son temps à discuter philosophie quand on peut s’interroger sur les futures éliminations des candidats de la télé-réalité populaire du moment, pas vrai ?

Dans la série Pas l’temps d’niaiser !

Je me suis fait aussitôt ghoster. Pourtant, j’ai été on-ne-peut-plus conciliant.

Celle qui me fait des propositions en commentaire déplacé.
Déplacé, car le sujet dans lequel elle m’a abordé, c’était l’annonce du décès de mon oncle par infarctus.

Non pas que j’aurais répondu autrement à ce genre de message s’il m’eut été envoyé ailleurs.

Concluons avec Celle qui amorce le contact en me servant une tonne métrique de bullshit.
Bullshit
, littéralement caca de taureau, est un mot anglais qui signifie foutaise ou baratin. Ce terme est utilisé pour qualifier des propos mensongers ou bidon. Et c’est exactement ce que m’a offert ce plus récent spécimen, en m’envoyant une demande de messages sur Facebook.

Un Stéphane, mon véritable prénom. De Québec, ville où j’ai habité de juillet l’an dernier jusqu’a la fin de juin de cette année. Qui a un profil drôle sur Facebook Rencontre, ce qui est mon cas. Et qui liste Steve Requin sur Facebook dans la catégorie Famille, alors que je n’ai aucune famille à part mon alter ego sur Facebook ? De qui pourrait-il donc bien s’agir, d’après vous ?

Effectivement, je me souviens de cette femme qui m’avait dit avoir fait erreur en n’ayant pas vérifié ma ville sur mon profil de FB Rencontre. Je me souviens également qu’elle trouvait dommage que la distance soit un obstacle. Mais là s’arrêtent les faits. Car tout ce qu’elle affirme par la suite n’est que pure foutaise. Aussi …

Logiquement, elle a pourtant tout pour m’intéresser. Une femme qui a fait l’effort de cliquer sur l’option Voir le profil sur Facebook Rencontre, ce qui l’a amené à mon profil de Stéphane Lussier Johnson de Facebook, ce qui lui a permis de parcourir ma liste d’amis, ce qui l’a amené à mon compte de Steve Requin… Une femme qui prend la peine de me dire que je représente ce qu’elle recherche car je suis célibataire et drôle. Une femme qui va même me dire qu’elle me trouve sexy. Une femme qui, même si elle ne m’a pas reconnu d’un compte à l’autre, m’a tout de même choisi les deux fois. Ce qui signifie que, physiquement, je correspond au type d’homme qu’elle préfère. Une femme qui habite à proximité, maintenant que je suis de retour sur la Rive-Sud de Montréal.

Il y a dix ans et plus, voilà une opportunité de baise assurée, voire de relation sérieuse, que je n’aurais certainement pas laissé passer. Car en partant de la logique comme quoi ses mensonges n’étaient que dans le but de se rapprocher de moi, je les lui aurais pardonnés.

Or, peu importe la raison pourquoi elle m’a menti dans son tout premier message, il reste qu’elle m’a menti dans son tout premier message. Un mensonge qui n’était absolument pas nécessaire. Un mensonge totalement gratuit, de son propre chef, car je ne lui ai rien demandé. Alors effectivement, si j’ai droit à ça dès le tout premier contact, ça promet pour la suite. Ce n’est pas la paranoïa qui parle. C’est l’expérience. Une expérience acquise à la dure, à l’époque où je fermais les yeux devant ce genre de Red Flags.

Finalement, pour les sorties, mieux vaut me contenter de mes bonnes amies qui sont fières d’être vues en ma compagnie.

Comme ici, mais fières.

Mais pour le reste, comme le dit le proverbe, mieux vaut être seul que mal accompagné.

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Y’A LIENS LÀ

Juste si vous êtes curieux, puisque j’ai fait référence à certains sujets déjà traité dans ce blog:

Noémie, ou le rêve devenu réalité. C’est le premier d’une série de six billets à son sujet.
L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration. Le premier de trois billets, qui expliquent pourquoi Noémie ne m’a pas pardonné ma nonchalance face à ses avances.
Le lobe frontal et l’effrontée, au sujet de Marieke, qui m’a qualifié de nouille dans son tout premier message.