Le Complexe de Super-HOT-ité

J’me trouvais pas mal hot dans mon chandail de Superboy

Normal, r’gardez-le: On se ressemble tellement que j’aime bien m’imaginer des fois que j’lui ai servi de modèle.

J’ai donc eu l’idée de chercher des images de Superboy pour les comparer à des photos de moi afin de montrer à tous à quel point chus aussi hot que lui.

Sur que-c’est que je tombe t’y pas? Un set de photos sur ce site de cosplay montrant que c’te gars-là est 100 fois plus hot que moi, autant dans son physique que dans sa ressemblance Superboyesque.

Ça a ben l’air que j’me trouvais pas mal plus hot que je l’étais en réalité. Voilà qui porte un dur coup à mon fragile Ego.

Fa que, j’fais quoi à c’t’heure? Eh bien, j’ai deux options:

OPTION A) M’apitoyer sur mon sort.
OPTION B) M’entraîner jusqu’à ce que je sois aussi hot et super-ressemblant que l’autre gars.

Est-ce que je vais avoir la volonté et la discipline pour le faire, ou bien est-ce que je vais abandonner en chemin?  Nous aurons vous et moi la réponse à ces questions le 1er mai 2011. Oui, parce que c’est pas tout de se donner des buts. Faut y aller de façon réaliste aussi.

C’est que je viens de réaliser un truc important: Depuis que mon blog existe, je suis là à vous faire la morale et à vous donner des conseils sur comment faire les bons choix dans la vie, comment réussir, comment mettre du coeur à l’ouvrage, comment utiliser tous les éléments de notre vie incluant le négatif comme source de motivation, et comment l’échec n’est souvent dû qu’à une cause extérieure sur laquelle on n’a aucun contrôle.

… Sauf que, jusqu’à maintenant, je n’ai absolument rien de concret à vous montrer pour backer mes écrits. Tout dans la théorie, rien dans la pratique.

Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre 6 mois afin de prouver aux autres, mais d’abord à moi-même, que je ne suis pas yink un nom dans la déjà trop longue liste des gros parleurs petits faiseurs. J’ai décidé de le faire de la façon la plus crédible possible: En améliorant mon physique.

Il y a plusieurs raisons pourquoi j’ai choisi cette voie. D’abord, parce que perdre du gras et prendre du muscle, c’est quelque chose que personne ne peut faire à ta place. Il me serait donc impossible de faker les résultats. Inversement, à moins de subir un accident t’incapacitant physiquement, rien ni personne ne peut saboter tes efforts en t’empêchant de travailler sur ton physique. En choisissant un sujet sur lequel personne d’autre que moi ne peut avoir le contrôle sur la réussite, je ne me donne aucune excuse derrière laquelle me cacher en cas d’échec.

… Mais surtout, avec un ego comme le mien, ma plus grande raison est: Quoi de plus motivant comme but que d’entreprendre un projet qui va m’assurer d’entrer dans l’été de mes 43 ans dans la meilleure forme de ma vie? 

J’me trouve super hot avec mes prétentions de sagesse? Eh ben on va voir si chus capable de les utiliser pour me rendre vraiment super hot dans la vraie vie.


(À la mémoire d’Édouard Carpentier qui fut une grande influence dans ma vie en me faisant réaliser, lorsque j’avais 13 ans, que vieillir ne signifie pas nécessairement perdre  santé et en forme)

Les 13 malédictions de l’Halloween

Il y a toujours eu un genre de malédiction entre l’Halloween et moi, ce qui fait que je n’ai jamais pu vraiment apprécier cette fête correctement. C’est pas du chialage, c’est du témoignage de faits vécus.

oK, ok, c’est aussi du chialage. Mais bon, l’un n’empêche pas l’autre. Gne!

1) Halloween qui me prend par surprise
Quand on souffre de déficit d’attention, ce qui était mon cas dans ma jeunesse, même quand on sait que l’Halloween s’en vient, c’est en voyant plein de gens déguisés qui se promènent qu’on se dit avec surprise « Hein ? C’t’à soir!? »  On réalise alors qu’on est seul, sans déguisements, sans avoir d’endroit où aller le fêter ni personne avec qui le faire.

La première fois que ça m’est arrivé, j’avais 9 ans et j’étais seul à la maison alors que mes parents étaient chez un voisin. Ça a cogné à la porte, j’ai ouvert, je me suis retrouvé face à une gang de déguisés qui me tendaient leurs sacs, et j’ai immédiatement compris que j’avais manqué la fête cette année-là.

2) Toujours seul avec mes parents.
Quand, comme moi, on a des parents qui refusent de nous laisser passer l’Halloween en gang avec les autres enfants pour diverses raisons d’angoisses de mère-poule, et qu’on est le seul de son groupe d’âge dans sa famille (si on ne compte pas les enfants qui habitent au foyer d’accueil de mon grand-père à Ste-Thérèse de Blainville à 2h30 de route de chez moi, donc trop loin pour s’y joindre) alors c’est en compagnie de nos propres parents qu’on le passe. Dans ce temps-là, se dire « C’est mieux que rien« , c’est une faible consolation. Ok, je passais aux maisons, et ok, je récoltais des bonbons. N’empêche que j’aurais préféré vivre Halloween socialement. Surtout que…

3) Je n’ai jamais été bien friand, côté bonbons.
Enfant, je n’aimais que les Fun Dip, les Sweet Tarts et les cigarettes Popeye. Une fois ça terminés, tout le reste se retrouvait aux poubelles

4) Jamais de bons déguisements
Un des premiers déguisement que j’ai eu, c’était un masque de clown en plastique rigide qui tenait avec un élastique broché chaque côté.  L’élastique trop court m’écrasait le masque dans la face, m’égratignait les oreilles avec les broches, m’empêchait de bien cligner des yeux parce que trop près de mes cils, et j’me pétais la yeule parce que j’avais de la misère à voir à travers les trous des yeux si petits qu’un crayon n’y aurait pas passé. Mais bon, je ne souffrais pas trop longtemps, vu que ça prenait environs 15 minutes avant que l’élastique, dans lequel il n’y avait aucun noeud, se libère de la broche.

Mes parents ne pouvaient pas me payer un déguisement. Par contre, ils me permettaient d’en faire un moi-même. Dans les années 70, les sacs d’épicerie étaient en papier. Je m’étais donc fait une face de Frankenstein sur un sac que je me suis mis en cagoule. Apparemment, le sac d’épicerie Steinberg, ça n’attire pas le respect, parce que souvent les adultes qui m’ouvraient la porte disaient « Tiens? C’est qui ça? » et m’enlevaient ma cagoule pour voir.

Encore plus enrageant, c’était les madames qui répétaient la question après m’avoir démasqué parce qu’elle ne me connaissaient pas, qui ne me connaissaient pas plus quand je disais mon nom, et qui avaient d’l’air ben contrariées de donner des bonbons à un enfant qui n’était pas du quartier.

… Sans compter que je suis tombé une coupl’ de fois dans des escaliers, là encore pour cause de vision limitée.

Une fois, ma mère m’a refilé des vieux draps et son nécessaire à couture. Mais puisque j’étais enfant, je n’avais pas le droit à la machine à coudre. Je me suis donc fait un costume de Batman… Du moins, le genre de costume que Batman aurait fait s’il avait 10 ans, aucun talent pour la couture, rien d’autre que du tissus rigide blanc, et une interdiction d’avoir un masque, rapport aux accidents relatés plus tôt.

À 11 et 12 ans, je me suis contenté d’un simple masque de papier à la Zorro collé sur mes lunettes.

Mon premier vrai beau déguisement, là encore fait moi-même, fut en 1984, à l’âge de 16 ans. C’était l’époque où les concours de sosies de vedettes de la chanson étaient très populaires. Puisque je ne ressemblais à personne en particulier, ni à Sting ni à Michael Jackson ni à George Michael ni à Corey Hart, j’ai choisi l’artiste le plus déguisé de son époque, donc celui dont le look est le plus facile à reproduire : Boy George.

Vous pouvez deviner ce que ça fait à la réputation d’un gars qui ne pogne pas trop d’avance auprès des filles, de se déguiser en drag queen. J’ai eu à en souffrir jusqu’à la fin de l’année scolaire, qui, heureusement, était mon secondaire 5.

5) Ado, mes amis trouvent l’Halloween quétaine
Mes amis s’enflaient la tête à prétendre qu’ils avaient de la classe.  Traduction: Ils snobaient tout ce qui était populaire.  Halloween étant populaire, c’était donc socialement tabou.  Ce qui fait que les rares années où j’avais une gang d’amis, il ne faisaient pas de party d’Halloween.

6) La température imprévisible
La majorité des représentations du soir de l’Halloween que nous font les médias (Films, pub, TV, magazines) ont ou bien été tournées aux USA où la température est plus chaude qu’au Québec, ou bien localement mais plusieurs semaines avant l’Halloween alors qu’il fait encore plus ou moins estival dehors, ou alors en studio où la température est contrôlée. Mais dans la réalité, et surtout dans notre situation géographique, y’a rien de plus imprévisible que la température de la fin d’octobre. J’ai vécu Halloween à 15°C tout comme à -8°C, Halloween sous la petite pluie fine tout comme dans la grosse averse, Halloween sec à température agréable tout comme Halloween humide et glacial, sous la tombée de sloshe, dans le vent terrible, sous la neige poudreuse, etc, mais très rarement à température confortable.

Ah, et l’Halloween à 15°C dont je parle plus haut? C’était vraiment le soir d’Halloween idéal, puisque, en plus de son ciel dégagé, celui-là tombait un vendredi.  Mais je n’ai pas pu en profiter puisque c’était l’une des fois où il y a eu… :

7) Les partys d’Halloweens d’où je fus délibérément exclus.
Ailleurs dans ce blog, je parle parfois de Geneviève la coloc de l’enfer.  Pour faire d’une trop longue histoire courte: J’avais des amis, j’ai rencontré cette fille, j’ai sorti avec, je l’ai introduit à mes amis, elle a cassé, elle a convaincu mes amis de ne plus m’inviter aux activités en gang parce que ma présence lui causerait un malaise car elle se sentirait surveillée. Par conséquent, j’ai passé le soir de cet Halloween seul chez moi, puisqu’elle est partie la fêter avec SES amis.

Ce qui était plus blessant, par contre, c’était la fois où j’étais en couple officiel avec une fille, qu’elle fut invitée à un party d’Halloween, et ce plusieurs jours avant le dit party, qu’il y avait plein de nos amis communs qui y étaient également invités, qu’elle y est allée…  Et que jamais elle ne m’a invité à l’y accompagner.  

Geneviève était une ex.  On peut donc comprendre pourquoi elle ne voulait pas m’y voir.  Mais de la part de ma conjointe?  Pendant la relation?  Sans raison aucune pour expliquer ça?  Imaginez l’humiliation de ne pas savoir quoi répondre lorsque nos amis communs présents au party me demandaient plus tard la raison de mon absence.

8 ) Les bonbons drogués
Ce qui suit est un extrait d’un long texte que j’avais mis sur ma toute première page web sur Geocities.
« Étant encore accro au jeu, La belle-mère rêve de pouvoir retourner au casino maintenant qu’elle est en visite à Montréal.  Le problème, c’est que son mari, qui avait prévu le coup, refuse de lui laisser le moindre argent. La belle-mère essaye alors de convaincre Kim de me voler ma carte bancaire dont elle connaît le NIP, mais Kim refuse.  Ne réussissant toujours pas à convaincre son mari, La belle-mère avale une surdose de sa prescription de médicaments contre la dépression, profitant que son mari et Kim étaient partis faire des courses.

Lorsque Kim et son père sont revenus, ils ont trouvés les deux garçons malades et en proie à des crises d’hallucinations, les bouteilles de pilules de la belle-mère ouvertes, et le sac de bonbons d’halloween répandu sur la table. Au nombre de fois où on entend parler de cas de bonbons d’halloween drogués, ceux qu’ils ont mangé ce soir là ont été suspectés, mais on n’a jamais pu établir hors de tout doute laquelle des deux était la source des hallucinations. »

9 ) L’émission Légendes Urbaines sur Canal D
2005 : Une recherchiste pour l’émission Légendes Urbaines qui fera ses débuts l’année suivante sur Canal D a trouvé mon texte et me demande en entrevue pour l’émission spéciale sur les bonbons d’Halloween drogués. J’accepte.

L’émission est tournée dans un bar sur St-Denis. En attendant que tout soit prêt, je jase avec quelques personnes présentes. C’est là que j’en apprends une bonne: À cause de la loi qui interdit de filmer les gens sans leur accord, tous les clients du bar sont des figurants fournis par une agence de casting.  Et non seulement ils mangent et boivent gratos, ils sont payés pour être là. Alors entre les figurants payés à ne rien foutre, et l’équipe de Canal D qui sont évidemment tous salariés, je suis le seul à recevoir zéro dollar et zéro cenne pour ma participation, malgré le fait que sans moi il n’y aurait pas de reportage, donc aucune raison pour eux d’être ici, et encore moins d’être payés.

2006: L’émission est diffusée sur Canal D, je suis le seul qui a un témoignage à apporter, et l’épisode se conclut avec un policier qui dit quelque chose du style de « À chaque fois qu’on nous a rapporté un tel cas, l’enquête a toujours démontré, sans exception, que c’était les parents qui avaient inventés cette histoire, souvent en sabotant eux-mêmes les bonbons, juste pour faire parler d’eux-autres dans les médias. » … Juste assez de sous-entendus pour salir ma réputation à travers le Québec à chaque fois que l’émission passe en reprise, mais pas assez pour que ce soit une accusation officielle demandant poursuite, réparation ou même juste arrêt de diffusion de l’émission.

10) Les enfants malades
Premier Halloween du premier fiston. On l’installé, déguisé, dans son siège d’auto, et on part. Au bout de quelques minutes, BLEUARK! … Solo de vomi du petit.  On se range sur le côté, on arrête l’auto, on ouvre la porte, on nettoie bébé du mieux qu’on peut, vidant la seule boite de Kleenex que l’on a. On roule jusqu’à trouver une poubelle pour se débarrasser des mouchoirs full de barf. On repart avec une désagréable odeur de renvoyage dans l’char. Il fait hélas trop froid pour ouvrir une fenêtre pour aérer. Deux coins de rues plus loin: BLEUARK! … Solo de vomi en rappel! On soupire, on abandonne et on retourne à la maison.

11) Les adultes malades
10 ans plus tard, ma blonde et moi on organise une rencontre entre amis: Une activité de visite guidée halloweenesque au Vieux Port de Montréal. On devait être dix personnes. La moitié se désiste à la dernière minute, un autre a le rhume, un autre a la grippe, ce qui fait qu’il ne reste plus que ma blonde, moi et une amie.  Non seulement je n’ai pas chaud dans mon costume Ash de Army of Darkness malgré mon imper qui me le cache, le 2/3 des gens me confondent avec Leatherface de Massacre à la Tronçonneuse, ce que je trouvais un peu frustrant.

Et l’amie en question souffrait d’obésité, ce qui fait qu’elle avait du mal à marcher et à suivre le groupe.  Et, ce soir-là, souffait de diarrhée, ce qui l’obligeait à s’arrêter dans les restos pour utiliser leurs toilettes, ce qui fait que l’on a fini par perdre le groupe.


12) Halloween le dimanche, lundi, mardi, mercredi, et jeudi.
Sérieusement, puisqu’il s’agit d’une événement qui se fête le soir, c’est loin d’être commode lorsque ça ne tombe pas un soir où on peut se coucher tard.  Pourquoi est-ce que l’on ne fait pas comme pour le Vendredi Saint, qui change de date à chaque année pour que ça tombe un vendredi?

Question comme ça: À qui est-ce que je pourrais bien suggérer ça?  Qui, sur la planète, régit une fête comme l’Halloween? 

13) Noël le lendemain de l’halloween
Du premier novembre jusqu’au 25 décembre, soit pendant sept semaines et demi, il sera impossible d’aller dans les magasins sans que tout soit décoré pour Noël, le tout accompagné de la musique qui va avec. Ça fait qu’il ne faut pas trop magasiner, sinon on se fait imprégner de l’atmosphère magique du temps des fêtes trop tôt, au point où, lorsque le 25 décembre arrive, on est blasé de la chose, et ça n’a plus le charme que ça devrait avoir.

Je ne suis pas un vrai mec, part 1: Je ne lui mens pas assez!

Aujourd’hui sur MSN, section Style de Vie, il y a un amusant article signé par l’un des 8624 hommes au Québec à s’appeler « Éric Paquette »: 10 mensonges que les hommes servent aux femmes.

Cet article est très éclairant sur un point important de ma vie de couple. Vous vous demandez comment ça se fait qu’on vit en harmonie depuis les 11 dernières années, ma blonde et moi? Apparemment, ça aurait rapport au fait que je ne lui ai jamais servi ces mensonges-là:

MENSONGE 1 : «Chérie, je suis là dans cinq minutes»
Je ne me suis jamais trouvé dans une situation dans laquelle elle attendait après moi. Et quand on a de quoi à faire ensemble, on ne se booke pas autre chose le même jour.

MENSONGE 3 (Oui, le 3 passe avant le 2 dans l’article): «Je n’ai bu que deux bières!»
Je ne bois pas. Et les rares fois que je fais du social alcoolisé, (de 2 à 4 fois maximum par année) je ne me cache jamais de combien j’ai bu. Anyway, j’ai une faible tolérance à l’alcool. Une demi bière et je chante du Elvis, deux bières pis chus full chaudasse.

MENSONGE 2 : «Je te jure, mon cellulaire n’avait plus de batterie! J’ai oublié de le charger hier»
Je n’ai pas de cell. En plus, ça fait 10 ans qu’on habite ensemble. Pourquoi devrait-on s’appeler pour se parler?

MENSONGE 4 : «Je n’ai joué que 15 minutes…»
Chez nous, les jeux, c’est à elle. WoW, Wii, Xbox, Xbox 360, Gameboy, Gameboy Advance, et d’autres que j’oublie, c’est elle la gameuse. Je joue parfois à Mario Galaxie, mais le seul jeu auquel je me consacrais une heure ou + par jour, avant que ma belle-sœur nous l’emprunte, c’était Wii Fit. Alors non seulement je ne mens jamais sur mon temps de jeu, je n’ai absolument aucune raison de le faire.

MENSONGE 5 : «Je pense toujours à toi»
Euh… Avant de lire cette phrase, l’idée qu’on puisse se dire ça ne m’était encore jamais venue. Il est évident autant pour elle que pour moi que l’un pense à l’autre. Tk, une chose est certaine, si on n’a jamais pensé à se le dire, ça ne peut pas devenir un mensonge.

MENSONGE 6 : «[T’as] pas [pris] un gramme!»
Je m’amuse parfois à dire à ma blonde «T’as pris quoi, 5 lbs depuis que je t’ai connu en 1999?». D’abord parce que c’est vrai, et ensuite pour se moquer du mythe disant que toutes les filles sont full préoccupées par leur poids. Ma blonde a toujours été une mince d’une famille de minces. Non seulement elle ne se préoccupe pas pantoute de son poids, elle est assez logique et réaliste pour être capable de lire elle-même son poids sur la balance et faire ce qu’elle a à faire si ça la dérange. Alors non seulement elle ne me pose jamais de questions en rapport à son poids, pourquoi est-ce que je lui mentirais si elle le faisait? Ça n’a aucun sens!

Anyway, dans notre couple, c’est moi qui a le complexe du poids.

MENSONGE 7 : «C’est la première fois que ça m’arrive [de ne pas avoir le zouiz qui fait Heil Hitler pendant l’acte]
Ok, réglons quelque chose immédiatement: Qu’on le veuille ou non, y’a toujours une première fois. Et quand c’est la première fois que le gars a une panne de libido, dire «C’est la première fois que ça m’arrive!» n’est pas un mensonge. Je ne l’ai dit qu’une seule fois dans ma vie, et c’était vrai. Les fois suivantes, au contraire, je la rassurais comme quoi que non, ce n’était pas la première fois, donc qu’elle n’est pas en cause.

MENSONGE 8 : «C’était ma dernière brosse!»
J’ai été saoul raide deux fois dans ma vie, une fois en 1993, l’autre en 2008. Dans les deux cas, j’avais avalé du fort un peu trop vite dans un party où la boisson était a volonté. Puisque ce n’est pas dans mes habitudes de me paqueter la yeule, je n’ai pas besoin de prendre une résolution anti-alcool. Et encore moins de mentir en la prenant.

MENSONGE 9 : «La porno [qui apparait de façon] magique [sur l’ordi]»
Ha! Ha! Celle-là, j’en suis coupable à deux niveaux, mais pas de la façon classique. Oui, je suis allé sur des sites xXx, mais sans pour autant lui affirmer fièrement, je ne lui ai jamais caché. Ensuite, les fois où je mens sur le sujet, c’est quand elle me pogne en train de regarder des clips sur YouTube de chatons et chiots qui font les cutes. À ce moment-là, je dis : « Oops! Non, t’as mal vu. Je regardais… euh… de la porno !» Elle trouve ça cute que j’essaye de lui cacher mon côté beubélala.

MENSONGE 10 : «Le regard qui trahit»
Regarder le cul des femmes qui passent en ayant un regard de macaque qui veut se faire peler la banane? Je l’faisais même pas quand j’étais célibataire. Veux-tu ben m’dire pourquoi je le ferais maintenant que j’ai une blonde? Franchement! Donc, pas besoin de lui mentir sur le sujet.

Et en rapport avec ce dernier point : J’ai été élevé dans un environnement presque exclusivement féminin. J’ai toujours eu plein d’amies de filles et presque pas de gars. C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais vu les filles comme étant des proies.

Et c’est peut-être pour ça que l’idée de lui mentir sur ces sujets ne m’est jamais venue en tête.

Méfiez-vous des prophètes auto-réalisateurs

– Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– Moi? Ben non! En voilà une idée!
– Essayes pas! Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– J’viens d’te dire que non.
– Tu m’trouves fatiquant.
– D’où ça sort c’t’accusation là?
– Tu m’trouves fatiquant.
– J’ai-tu dit de quoi pour te faire penser ça?
– Tu m’trouves fatiquant.
– Franchement, là…
– Tu m’trouves fatiquant.
– Je…
– Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant.
– HOSTIE QU’T’ES FATIQUANT!
– Tu vois? Je l’savais!

De l’anglais self-fulfilling prophecy, la prophétie auto-réalisatrice est une méthode de manipulation qui consiste à lancer une accusation d’avance dans le but d’influencer autrui à adopter le comportement dont on l’accusait, jusque-là, à tort. La cible de cette provocation se retrouve donc dans une situation dans laquelle elle n’a que deux choix: Subir éternellement cette accusation mensongère, ou bien l’accomplir ce qui en fait automatiquement une prophétie. Donc, quoi qu’il fasse, il perd.

EXEMPLE 1: Le gars qui accuse à tort sa blonde de vouloir le quitter, et qui lui fait des histoires à cause de ça. Si la fille tient à lui montrer qu’il a tort, alors elle est manipulée à rester dans cette relation abusive dans laquelle elle subit ces accusations à répétitions. Si elle finit par en avoir assez de ces soupçons non-mérités et qu’elle le quitte, il peut alors crier haut et fort qu’il avait raison à son sujet tout ce temps-là.

Voilà pourquoi on parle de prophétie auto-réalisatrice: Cette prophétie ne se serait pas accomplie si elle n’avait pas d’abord existé.

Et là où c’est parfois de la manipulation, c’est que pendant que la fille est occupée à tout faire pour ne pas donner à son conjoint l’impression qu’elle veut le quitter, elle n’a pas le temps de remarquer les défauts qu’il a. Des défauts qui pourraient vraiment lui donner de vraies bonnes raisons de le quitter.  Des défauts qu’il sait trop bien qu’il possède. Des défauts qu’il préfère camoufler en accusant sa blonde de ce qu’elle ferait si elle les remarquait, et ce avant même qu’elle les remarque.

EXEMPLE 2: Celle qui accuse son chum de vouloir la frapper, et qui fera tout pour l’exaspérer, poussant même la provocation en allant jusqu’à l’agresser physiquement elle-même. Le gars se retrouve dans le même dilemme que dans mon exemple précédent : Céder à la provocation et ainsi devenir ce dont il a été si longtemps accusé à tort d’être, ou endurer des abus qui n’en finiront jamais.

Heureusement, dans ce cas-ci, il a aussi le 3e choix de la quitter pour de bon. Elle peut alors se plaindre à raison que seuls les hommes violents s’intéressent à elle, les autres la laissent tomber. Normal: Avec son attitude, ou bien elle attire les hommes violents, ou bien elle transforme l’homme doux en homme violent, ou bien elle repousse les hommes qui sont trop doux pour pouvoir virer violents. Elle est donc elle-même la seule et unique cause de la situation dont elle se plaint.

Il n’y a pas que dans les relations de couple que les prophètes autoréalisateurs font des ravages. J’ai quelquefois eu à subir les accusations non-fondées d’une amie qui m’accusait de vouloir qu’elle s’en aille, me laisse tranquille, disparaisse de ma vie. Je vivais la chose comme du harcèlement et de la manipulation. Harcèlement parce que je me faisais sans cesse accuser faussement, et toujours de la même chose. Manipulation parce qu’elle me forçait à lui dire que j’appréciais sa présence, et ce tout juste après m’avoir frustré contre elle avec ses accusations mensongères, donc juste au moment ou je l’appréciais le moins, celui où j’avais le moins envie de sa présence.

De par son attitude, elle avait transformé nos fréquentations. Ce qui était un plaisir au départ était devenu une obligation. Ce qui était positif était devenu négatif.

Les prophètes autoréalisateurs de relations souffrent de trois choses

  • Un grand manque de confiance en soi. Ces gens ne croient pas être capable d’obtenir ce qu’ils veulent autrement que dans une situation dans laquelle l’autre n’a nul autre choix que de la lui donner. L’amitié, l’amour, la fidélité, la douceur, etc.
  • Une très basse estime d’eux-mêmes. Quand tu crois que la seule façon pour toi d’obtenir amitié, amour et respect c’est en forçant l’autre à t’en donner, c’est parce que tu ne crois pas être capable de le mériter.
  • Un complexe de persécution. Ça se voit dans ses accusations non-fondées : On veut la quitter, on veut la frapper, on veut la tromper, etc. Bref, à l’entendre, on ne lui veux que du mal et/ou la rejeter.

Les prophètes autoréalisateurs se retrouvent aussi chez les provocateurs qui cherchent à ternir l’image des autres. Cette méthode est alors appliquée afin de les insulter à loisir sans leur laisser le droit de réplique.

Exemple vécu : Un voisin que j’ai eu il y a deux ans. Jeune noir full arrogant qui se la joue avec un petit sourire insolent permanent. Dès qu’il a aménagé au 3e étage d’un bloc voisin ce juillet-là, et ce jusqu’à ce qu’il fasse trop froid pour sortir, son fun était de se poster au balcon, seul ou avec ses ami, et d’insulter les gens qu’il voyait dans les cours arrières de la ruelle, en ne manquant pas de les accuser d’être des racistes qui cherchent juste à se plaindre contre les noirs.

Les forums et autres lieux d’échanges publics sur le net sont aussi riches en provocateurs qui, après avoir lancés insultes et accusations fantaisistes, vont vite s’empresser d’accuser d’avance les gens de ne pas aimer ce qu’il disent, ou les modérateurs de vouloir le bannir. J’en parlais déjà dans mon billet Devenez Membre de la CIA.

« Tu vois bien? Je te l’avais dit que ça ne marcherait pas. »
Comme on a pu le voir dans mon autre billet Autopsie du Loser, on retrouve beaucoup de prophètes autoréalisateurs chez les gens négatifs. Peu habitué à réussir dans la vie, il finit par adopter la personnalité hautaine du gars capable de prévoir qu’il ne réussira pas parce que telle ou telle personne ne voudra pas lui laisser sa chance. Il aura ensuite face à cette personne une attitude qui va lui garantir cet insuccès qu’il avait prédit. Par exemple en draguant une fille ou en faisant application pour un travail tout en accusant l’autre de façon sous-entendue de ne pas être intéressé par un gars comme lui. Cette attitude est aussi connue sous un autre terme: Créer soi-même ses propres malheurs.

Rajoutons à ça les gens rabaissants qui utilisent la prophétie autoréalisatrices afin de te manipuler car ils ont une mentalité qui se traduit par « je vais toujours penser le pire de toi, c’est à toi de me prouver sans cesse le contraire », et vous comprendrez pourquoi il faut se tenir loin des prophètes autoréalisateurs.

La Foi

Les gens qui me connaissent, ne serait-ce que via mes écrits, savent que je suis une personne logique, réfléchie et allergique à la bullshit. Voilà pourquoi le billet qui suit risque d’en surprendre plus d’un puisqu’il y est question de ma foi en Dieu.

Oui, Je suis croyant. Je crois en l’existence de Dieu. Le problème, c’est que généralement, tout athée à qui l’on parle de notre foi va presque toujours nous poser la question suivante : «Quelles preuves as-tu que Dieu existe?»   Eh bien justement, il se trouve que c’est l’absence de preuves qui définit la croyance. Voyez plutôt:

Est-ce que Dieu existe? Si je le savais, je serais un savant. Mais moi je crois, je suis donc un croyant. La foi et la science sont deux choses qui n’ont aucun rapport entre elles. Tenter d’utiliser l’un pour justifier l’autre est aussi illogique que d’essayer d’utiliser des règles de grammaires pour résoudre une équation mathématique.

L’athée explique généralement son manque de foi en disant que dans la vie, tout s’explique car tout est logique. Par exemple, selon la logique, tout a un début et tout a une fin. Par conséquent, le concept de l’infini est illogique. On s’entend jusque là?  Très bien!  Alors laissez-moi vous poser ces questions-ci, questions qui ne sont ni philosophiques ni symboliques mais bien concrètes et en rapport avec la réalité:

Puisque le concept de l’infini est illogique, comment l’univers dans lequel on vit peut-il être infini? Pas besoin d’être un savant pour répondre. Utilisez seulement votre imagination et votre logique pour essayer de vous figurer comment l’univers peut s’étendre sur des milliards de milliards de milliards de milliards de kilomètres sans jamais s’arrêter. Comment quelque chose peut exister sans avoir de début ni de fin? Certains savant ont émit la théorie comme quoi l’univers serait une sphère… D’accord, mais cette sphère serait située où au juste? Dans un plus grand vide encore plus infini? Non seulement ce ne sont que des théories, la chose reste illogique, donc impossible.

Si Dieu n’existe pas parce que c’est un concept illogique, alors l’univers ne peut pas non plus exister car c’est un concept encore plus illogique. Pourtant, l’univers n’est pas un concept. C’est une réalité. Une réalité que l’on ne peut nier, puisque c’est celle dans laquelle on vit. La logique ne pouvant pas prouver que l’univers existe, on ne peut donc pas utiliser la logique pour prouver la non-existence de Dieu.

Évidemment, prouver que l’univers est aussi illogique que le concept d’un créateur tout-puissant, ce n’est pas prouver que Dieu existe. C’est seulement dire « Pourquoi pas? » Sauf que ma foi ne se base pas sur un simple « Why not, s’tie? ».  Ma foi me vient en fait d’une expérience personnelle dont je suis peu porté à parler, de crainte de passer pour un illuminé. Mais bon, puisque ma foi est plus grande que mon orgueil, j’ai choisi aujourd’hui de le faire.

Je n’ai jamais vraiment songé à la mort avant que j’apprenne celle d’un ancien camarade d’école secondaire que j’avais perdu de vue depuis plusieurs années. Celui-ci est décédé à la suite d’un cancer qui l’a foudroyé en six mois. Étant parfois un peu trop empathique pour mon propre bien, j’ai essayé de me mettre à sa place afin de comprendre ce que l’on ressent, de voir la mort arriver. Je me suis imaginé l’impuissance, la rage, le déni, mais surtout les questionnement. Et puisque je suis une personne logique et réfléchie, plus je réfléchissais à la question, et plus la logique ne m’apportait qu’une seule issue lors de la mort : Rien! Et quand je dis rien, je ne veux pas dire que l’on se retrouve dans le vide. Non, ce dont je parle, c’est de la destruction totale de nos souvenirs, de notre conscience, bref tout ce que l’on est. Je parle de cesser d’exister.

Bien que j’ai reçu une éducation religieuse Catholique, et plus tard Chrétienne, je n’ai jamais pu croire à tous ces concepts de la vie après la mort telle qu’on me les a enseignés: Les portes du paradis, Saint-Pierre, le purgatoire, le grand livre du nom des gens sauvés, la demeure au paradis et les rues pavées d’or… Juste l’idée de passer l’éternité au paradis… À faire quoi, au juste, à part accueillir les membres de ta famille qui décèdent après toi? Et là encore, ça ne fait qu’un temps parce que tôt ou tard, tu finis par arriver à court de famille vivante. Non, ce concept est trop ridicule pour être crédible.

Quant aux moyens plus «physiques», faute d’un autre terme, pour survivre après la mort, ça n’apportait rien de rassurant non plus. Si, comme je le crois, nous ne sommes que le produit de ce qu’une vie a emmagasiné dans les neurones de notre cerveau, alors notre âme se retrouverait détruite en même temps que le cerveau. Et si l’âme quittait le corps en étant projetée dans le cosmos lors du décès, en voyageant éternellement, comme une onde sonore ou un rayon de lumière? Les ondes et la lumière finissent éventuellement par terminer leur course sur un objet céleste où elle cessent d’exister. Continuer d’exister en fantômes, alors? Quand on n’a ni oreilles pour entendre, ni yeux pour voir ni bouche pour parler, ni cerveau pour stocker les informations constituant ce que nous sommes, on ne peut pas être fantôme tel que représenté dans les œuvres de fiction.

Et tiens, même s’il était possible de trouver le moyen de vivre éternellement, ça ne change rien au fait que selon les théories de la science, l’univers finira bien par se contracter pour un nouveau Big Bang. Bref, rien, pas même les concepts les plus farfelus, ne permettent d’échapper à notre destruction totale. Plus j’y réfléchissais, plus j’en étais convaincu, et plus s’installait en moi la peur de la mort.

Plus qu’une peur, c’était en fait une angoisse terrible, épouvantable, puisqu’elle était née du fait que je savais que tôt où tard, j’allais y passer moi aussi, et que l’idée de cesser d’exister, peu importe sous quelle forme, était insupportable. J’ai vécu ainsi pendant plusieurs longues années à faire tout en mon possible pour ne plus y penser. Peine perdue, évidemment. On ne peut s’empêcher de penser à quelque chose, puisqu’il faut d’abord penser à la chose afin de savoir à quoi il faut ne pas penser, ce qui est impossible car on ne peut à la fois y penser et ne pas y penser.

Il m’arrivait d’en être distrait sur de longues périodes, soit de passer des semaines, voire des mois, sans que l’idée de la mort ne soit présente dans ma tête. Mais quand elle revenait, cette angoisse était terriblement insupportable.

La chose a atteint son paroxysme lors d’une nuit où je fus incapable de trouver le sommeil, tellement j’étais terrifié. En repassant dans ma tête les enseignements religieux de ma jeunesse, je me suis alors rappelé l’un des dix commandements. Celui qui dit «Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain.».

Je me suis alors posé cette question: Et si c’était vrai, que ce n’est jamais en vain que l’on s’adresse à lui? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : Le faire!

Je me suis donc adressé à Dieu. Je lui ai demandé que, s’il existait vraiment, de prendre pitié de moi et de mon angoisse car je ne suis plus capable de vivre dans cette peur. Je ne lui demande qu’une chose, une seule: Un signe. Une preuve de son existence. N’importe quoi, pourvu que ça me démontre qu’il existe vraiment, de façon à ce  que je puisse cesser d’avoir peur de la mort, ce qui me permettra enfin de connaître la paix. Jamais je n’avais été aussi désespéré. Jamais je n’avais été si bas. Jamais je n’avais été aussi humble. Et par conséquent, jamais je n’avais été aussi sincère dans une parole adressée à Dieu.

Et c’est là, dans le silence qui a suivi ma demande, sans savoir à quoi m’attendre, que j’ai vécu ce qui, pour moi, n’est explicable autrement que par un miracle: De nulle part, un sentiment de paix est apparu en moi. D’abord tout petit, ce sentiment a grandi, réduisant simultanément ma sensation de peur. En une dizaine de secondes, le transfert était complet. Ma peur et mon angoisse avaient totalement disparus pour faire place à la paix et la confiance, le tout à ma surprise et à mon incompréhension la plus totale, aussi bien pendant le transfert qu’une fois celui-ci complété.

Je me connais assez pour savoir que ce n’est pas un cas d’avoir craqué psychologiquement sous la pression. Par exemple, face à une peur qui risquait de me rendre fou, mon cerveau aurait décidé de cesser de la ressentir. Si c’était aussi simple, le cerveau aurait capacité d’auto-guérison et les maladies mentales n’existeraient pas. Non, la seule chose qui aurait pu me débarrasser de cette peur, c’était la preuve de l’existence de Dieu par un signe de sa part. En recevant le second, j’ai obtenu la preuve du premier.

Et vous ne savez pas la meilleure? Je me suis rendu compte plus tard que j’avais interprété de travers «Tu n’utiliseras pas le nom de ton Dieu en vain.»  Ce que ce commandement veut dire, c’est qu’il ne faut pas évoquer le nom de Dieu pour des choses sans rapport à la divinité, ou bien pour utilisation douteuse et négative. Vous savez, comme par exemple dans les jurons français du style de «Nom de Dieu de bordel de merde!», et l’équivalent dans toutes les langues. L’interprétation que j’en ai faite cette nuit-là était peut-être une erreur.  Mais mon interprétation était si sincère et si pure, que Dieu l’a acceptée de la façon que je l’avais comprise, et il l’a prouvé en exauçant ma demande.

Et ce fut la seule et unique demande que je lui ai fait. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je considère que si une situation de détresse n’a pas une importance aussi vitale que celle pour laquelle il m’a aidé, alors faire appel à lui serait utiliser son nom en vain. Et ça, c’est quelque chose que je ne veux pas faire. Je sens que ce serait autant un manque de respect qu’un manque de gratitude.

L’après-témoignage: Et maintenant?  Les gens qui apprennent cette histoire en la lisant pour la première fois aujourd’hui vont probablement me regarder d’un autre œil maintenant car ils risquent de penser que je ne suis plus le gars qu’ils ont connu. Ce serait une erreur. Ce que je n’ai pas mentionné, c’est que j’ai commencé à craindre la mort en 1993, et que j’ai vécu mon expérience avec Dieu au printemps de 2003. Non seulement je suis toujours le même, ceux et celles qui me fréquentent depuis bien avant 2003 n’ont jamais vu la différence. Normal: Je suis toujours aussi logique, réfléchi et allergique à la bullshit. La seule différence, c’est que je sais maintenant que Dieu existe, et que je n’ai plus peur de la mort. Pas au point de faire exprès pour avoir une attitude suicidaire, évidemment, parce que j’ai toujours le même instinct de survie que n’importe quelle créature vivante. Non, c’est juste que le jour où la mort me sera inévitable, je l’accepterai sans crainte car j’ai maintenant confiance que la vie ne s’arrête pas là.

J’ai aussi accepté le fait que, tout comme le concept de l’univers dans lequel nous vivons, il y a des choses qui ne peuvent s’expliquer. Donc, inutile de me poser des questions telles Si Dieu existe, pourquoi permet-il les injustices?, ou bien Quelle est la meilleure religion à suivre? ou alors Qui a raison entre la Création et l’Évolution?, ou surtout Comment peux-tu te prétendre croyant si tu fais/ne fais pas X-Y-Z? Peu importe le genre de question que l’on pose à un croyant, je vous répond tout de suite : Je ne le sais pas! La seule et unique chose que je sais, c’est que Dieu existe. Sous quelle forme existe t-il? Est-ce une personne, une énergie, de la magie ou l’univers lui-même? Je ne saurais le dire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai demandé la faveur la plus importante de ma vie à cette chose que j’ai appelé Dieu, et que cette chose que j’ai appelé Dieu me l’a accordée. C’est suffisant pour que ma foi en Dieu soit pour toujours inébranlable, et ce peu importe le genre de questions que l’on me posera pour me la mettre à l’épreuve.

Et voilà pourquoi, malgré le fait que moi, personnellement, j’ai eu la preuve que Dieu existe, je ne peux pas affirmer détenir de preuve puisque la mienne n’est ni tangible ni visible. C’est la raison pour laquelle, malgré cette expérience qui a changé ma vie pour le mieux, je ne prêche jamais les gens à y croire. Tout ce que je peux faire, c’est vous raconter mon histoire en espérant que vous me croyiez sur parole. Autrement dit : Vous demander d’avoir… La Foi!

Sauf que la Foi, ça ne s’enseigne pas. C’est un cheminement qui ne peut se vivre que personnellement. Je n’ai donc aucun droit de vous imposer ma croyance. Le plus que je peux faire, c’est déclarer ceci publiquement: Sur mon âme et sur ma réputation, je vous jure que tout ce que je dis avoir vécu dans ce billet est vrai. Libre à vous de me croire ou non, et surtout libre à vous de m’en faire part ou non. Je ne vous demande rien, je ne fais que témoigner de ma foi et expliquer la raison de celle-ci, tout simplement. Vous demander si vous me croyez ou non, ce serait vous manipuler à vous prononcer sur votre propre foi avant que vous soyez prêt à le faire, donc de façon non-sincère. Et ça, ce n’est pas souhaitable, ni pour moi ni pour vous.

Sans compter que ne pas vous demander votre avis, ça m’évite de recevoir la classique et sarcastique « Tout ce que je crois, c’est que tu crois vraiment avoir vécu ceci », ce qui reste encore la façon la plus polie que puisse utiliser un athée pour sous-entendre que la foi du croyant n’est rien d’autre qu’un problème mental. Mais bon, je savais à quelles mesquineries m’attendre en publiant ce billet, et ça ne m’a pas arrêté.

Parce que, entre témoigner de ma reconnaissance pour ce Dieu qui m’a sauvé d’une vie d’angoisse, ou tenter de ne pas déplaire à des gens mesquins qui cherchent à me ridiculiser, je pense que la question sur mon choix ne se pose même pas. Le simple fait que ce billet de blog existe montre clairement laquelle des deux options j’ai choisi.

Quand j’étais stupide…

I Used to be Stupid est le nom d’une page web dont l’adresse est http://www.iusedtobestupid.com/. Enfin un site où on peut rire de la stupidité des autres sans insulter personne, puisque ce sont des confessions volontaires. Il se trouve que j’ai été coupable de beaucoup de stupidités dans ma jeunesse avant de m’en guérir. Des stupidités du genre de…:

Lost in translation
Quand j’étais enfant, avant de connaitre l’anglais, je croyais que Best Seller était le nom d’un écrivain célèbre, à cause des pubs du Club du Livre qui annoncaient le nouveau best seller.

Je maitrisais quand même quelques mots d’anglais. Assez pour penser que Chevy Chase était une course automobile avec des Chevrolets.

Bon sang!
En regardant dans le linge sale, je vois que les bobettes de ma mère sont tachés de sang. Je lui demande pourquoi. Elle me répond qu’à tous les mois, elle a ses règles. J’imaginais donc qu’elle pondait mensuellement des règles à mesurer. Et à voir les taches de sang, ça ne me semblait pas confortable.

Une logique terre à terre
Mon oncle regarde le moteur de son char et dit « Fuck, la batterie est à terre. » Alors moi, je me couche à côté du char pour regarder en dessous pour la ramasser. Je m’attendais à voir une p’tite pile carrée de 9 volts.

King size
C’est quand j’étais enfant, au début des années 70, que le Québec a peu à peu passé des unités de mesures impériales anglaises aux unités de système métriques. Notre prof de maths nous expliquais que les vieilles mesures anglaises telles le pied et le pouce s’appelaient ainsi parce que c’était la longueur du pouce d’un roi et la longueur du pied d’un autre roi, j’me souviens plus lesquels.

…J’en suis donc arrivé à la conclusion logique que la verge (le yard, qui mesure 90 centimètres) devait appartenir à un roi amanché pour veiller particulièrement tard.

Flyé
À 11 ans, je planifiais faire un jour un voyage à Bagdad pour acheter un tapis volant, m’en faire un costume de super-héros et ainsi pouvoir voler avec. Faut avouer que ça aurait pu être ingénieux… Si les tapis volants avaient vraiment existés.

The Amazing Cancer-Boy
À l’école primaire, on avait un jour visité un laboratoire de science. Un des chercheurs nous a fait une démonstration de compteur Geiger avec des matériaux radioactifs. J’ai essayé de piquer un échantillon de radium. C’est qu’à force de lire des histoires où des gens obtiennent des super pouvoirs en étant exposés à des radiations (Spider-Man, Hulk, Fantastic Four), on finit par y croire. Heureusement que les échantillons étaient étroitement surveillés.

D’la broue dans l’toupet
Ado, j’étais pas une lumière non plus. C’était dans la première moitié des années 80 et on avait des coiffures pas possibles, gonflées à la mousse. J’étais en secondaire 2 ou 3, j’sais pu… Un soir, avant un party, je manque de mousse coiffante pour me puffer la moumoute. Je me dis stupidement que puisque la mousse à raser a la même texture et la même couleur, ça doit faire pareil. Je me frictionne donc les cheveux avec une boule de crème à barbe de la taille d’un pamplemousse. On aurait dit que je m’étais broché sur la tête un colley noyé dans d’la crème fouettée. J’en fut quitte pour me rincer les cheveux. J’aurais dû me refaire un shampooing parce qu’on m’a fait remarquer 2-3 fois pendant le party que je dégageais une forte arôme de crème à barbe. Pas fort

Pour rester dans les cheveux: J’avais du péroxyde en crème 20 volumes pour me faire des mèches, mais je trouvais la temps d’attente trop long. Pour la booster, je décide de la mélanger avec la bouteille de 10 volumes pour faire de la 30. Mon ami Guy, qui ne ratais jamais une occasion de me pointer ma stupidité, m’a alors dit: « Pis si tu met de la 20 dans de la 20, tu penses-tu que ça va te faire de la 40? » C’est là que j’ai compris que mon mélange, au lieu d’augmenter la puissance de la 20, l’avait plutôt diminuée à 15 à cause de la loi des moyennes. Gne!

Capotant!
On n’avait pas de cours d’éducation sexuelle à l’école dans mon temps. Au plus, quelques notions de sexo dans un chapitre du cour de biologie, mais qui ne faisaient que couvrir les fonctions reproductrices de l’appareil sexuel. Heureusement, il y avait quelques magazines d’ados qui en parlaient. Un jour, je lis un article sur les condoms, avec photos illustrant le tout. (Et dessins lorsque ça devenait plus explicite) J’ai longtemps cherché ce modèle de condoms que j’y avait vu, un tout court qui ne recouvrait que le gland au lieu de couvrir la verge complète. Je me suis rendu compte plus tard que l’illustration montrait un condom de côté AVANT qu’il soit déroulé. Gne!

Une farce qui laisse froid
Un truc stupide que j’ai fait à 15 ans: J’étais dans le vestiaire de la patinoire avec mon ami André. On mets nos patins. Je vois la tuque d’André sur le banc. Je décide de lui jouer un tour. Je prend la tuque et la dissimule dans mon manteau. L’affaire, c’est que je souffrais aussi de déficit d’attention, alors le temps de me repencher et de finir de lâcer mes patins, j’avais déjà oublié ma farce. On patine une heure ou deux, puis on rentre chacun chez soi. En me déshabillant, la tuque tombe de mon manteau. En la voyant, non seulement ma farce me revient en tête, mais je me rappelle tout à coup qu’André ne porte jamais de tuque. J’avais donc volé la tuque d’un parfait inconnu qui a donc bien dû se demander où elle a pu s’envoler. Oops!

Gaston et la gaffe
Quand j’avais 23 ans, il y avait une émission intitulée Les Midis Fous à CKOI, animée par Richard Z Sirois, Anthony Cavanaugh, Pierre Brassard et Jacques Chevalier Longueuil, et ils permettaient aux auditeurs de venir assister aux émissions en studio. Fa que, j’y vais avec mon ami Daniel. Avec d’autres auditeurs, on attend dans le portique qu’on nous ouvre.

Arrive un grand monsieur, maigre, ridé, en imper et chapeau gris style Indiana Jones, qui passe à côté de nous et se dirige vers la porte devant laquelle on attendait tous. En ricanant, je dis à Dan: « Check, y’a l’air de Gaston Lepage! » Le monsieur tourne la tête et me regarde avec un air bête et sévère. Il m’avait entendu. Rouge comme une tomate, je lui bafouille un « Euh… S’cusez, j’ai pas voulu vous insulter. » À ce moment là, arrive l’animateur d’une autre émission qui lui ouvre la porte et dit « Ah, Gaston, entre, on va aller au studio au fond. »

C’ÉTAIT Gaston Lepage! Et je venais de lui dire dans sa face que ça pouvait être insultant de ressembler à Gaston Lepage.  J’ai passé toute l’émission des Midis Fous bien tranquille, à me faire oublier, accoté contre le mur d’un rouge presque aussi prononcé que celui de ma face.

En CONclusion:
Je pense que la chose la plus stupide que j’ai fait, je devais avoir 18 ans. Et quand je dis stupide, je parle ici d’un geste totalement nowhere, sans raison d’être ni aucune utilité positive possible.

Une de mes ex m’avait amené au nouvel appartement de sa famille (elle vivait chez ses parents). À un moment donné, on est 3 assis sur des chaises sur le balcon avant: Mon ex, sa soeur et moi. Mon regard pogne le fixe sur le grillage en fer forgé, en particulier sur le morceau désigné par la flèche:

Je me pose bêtement la question idiote « C’tu solide, ça? ».  Histoire de vérifier, je me penche, j’agrippe le morceau et je tire en va et vient. D’un coup sec, le morceau décolle. La seule chose qui la retenait encore au barreau, c’était la (multiple épaisseur de) peinture noire. Ça faisait comme une penture sur une porte. Je replace vivement le morceau qui tient toujours grâce à la peinture en remerciant le ciel que les deux filles ne m’ont pas vu faire. Puis je me rassois promptement. J’ai l’air de rien, mais dans ma tête je me traite de cave sur tous les tons.  Et j’avais raison parce que, come on, j’essayais de faire quoi, au juste? C’était quoi, mon but, de vouloir « voir si c’était solide »? Comment est-ce que je pouvais agir de façon aussi irréfléchie, aussi stupide?

J’étais toujours en train de m’engueuler mentalement lorsque, 30 secondes plus tard, je vois avec horreur la peinture céder, le morceau se détacher et tomber non pas sur le balcon mais bien en bas de celui-ci.  Il tombe sur le ciment, deux étages plus bas, dans un « KAKLANG » qui n’avait rien de discret… AUX PIEDS DU PROPRIÉTAIRE QUI PASSAIT JUSTEMENT LÀ À CE MOMENT PRÉCIS!!!

J’ai eu beau faire semblant de ne pas comprendre ce qui s’était passé et de dire que j’avais juste vu le morceau tomber tout seul (appuyé par la soeur de mon ex qui, elle aussi, l’a vu se détacher du barreau tout seul), mais laissez-moi vous dire que ça ne sert à rien d’essayer de s’expliquer en français quand tu te fais engueuler par un bonhomme grec dans sa langue natale.

C’est depuis ce temps là que je ne fais plus rien sans y réfléchir avant, et que je me permet de remettre les erreurs des autres dans leurs faces quand ils ne prennent pas la peine de le faire. Évidemment, ça fait que j’ai passé de « stupide » à « chiant ». Mais bon, on peut pas tout avoir.

Ma philosophie

Essayer, c’est réussir ou échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Ça s’fait pas! est un mode de pensée qui condamne à l’anonymat. La preuve, c’est que l’Histoire ne retient que le nom de ceux qui l’ont fait!

Si une personne exagère dans un sens, renseigne-le, c’est un ignorant. S’il répond en exagérant dans l’autre sens, oublie-le, c’est un imbécile.

La mauvaise réputation, c’est ce que les gens avec une vie ennuyante donnent aux gens qui ont une vie intéressante.

Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.

On ne peut raisonner seulement qu’avec des gens raisonnables.

On cherche toujours à aider les autres à réussir dans un aspect de leur vie avec lequel nous avons nous-mêmes échoué dans la notre.

L’amour éternel ne peut exister que si ta priorité est de te consacrer à l’amour plutôt qu’à te demander comment le rendre éternel.

Pour acquérir la confiance et l’estime d’autrui, dire la vérité ne suffit pas. Encore faut-il maîtriser l’art de savoir quand la dire, à qui la dire, mais surtout laquelle il faut dire. Car trop souvent, la seule vérité que les gens veulent entendre, c’est celle dont ils peuvent tirer espoir, orgueil ou profit.

Quand le droit à la liberté d’expression est la seule et unique chose que tu peux trouver pour justifier une opinion, ça démontre la valeur réelle de la dite opinion, c’est à dire aucune.

Aide à se relever quelqu’un que l’on a toujours fait tomber, éventuellement il te fera un croche-pied. Normal, c’est tout ce qu’il a appris dans sa vie en guise de méthode pour avancer et dépasser les autres.

Timide et mal à l’aise en public, torride pendant la baise en privé.

L’optimiste ne doute pas de réussir, alors pour lui le mot essayer ne fait même pas partie de son vocabulaire.
Le pessimiste est convaincu qu’il va échouer alors il n’essaye même pas.
Le réaliste sait qu’en essayant il peut réussir ou échouer, et ainsi est prêt à faire face à ces deux éventualités.

Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.

La subtilité, c’est l’art d’essayer de passer comme étant plus intelligent que notre interlocuteur, en le mettant au défi de comprendre quelque chose que l’on rend délibérément obscur, parce que l’on est trop lâche pour être capable de s’exprimer franchement et clairement.

« Get à life! »: Ce que disent ceux qui ne font rien d’autre de leurs vies que de regarder comment les autres vivent la leur.

Courage de commencer.
Sagesse de pouvoir reconnaître si on peut réussir ou si c’est voué à l’échec.
Détermination de continuer dans le premier cas.
Humilité de s’arrêter dans le second.
Qui n’a pas ces quatre vertus se condamne à une vie de médiocrité.

Qui attaque sans preuve s’en justifie sans crédibilité.

Qui reconnaît ses torts descendra à court terme dans l’estime des sots, mais montera à long terme dans l’estime des sages. Qui refuse de reconnaître ses torts vivra l’inverse.

Avant que les gens puissent croire en nous, il faut d’abord croire en soi-même.

Le sage qui se sait entouré de chiens affamés laissera tomber un petit os une fois de temps en temps. Tandis que les chiens s’acharnent dessus avec satisfaction, ils sont trop distraits pour songer à chercher la viande.

Seul un idiot va se permettre de dire T’as du temps à perdre! à ceux qui ont fait quelque chose de leur temps, au lieu de justement l’avoir perdu à ne rien faire.

Le sage sait que la confiance en soi est la première étape à franchir avant d’avancer vers les étapes suivantes. Le sot croit que la confiance en soi est la seule et unique étape, et il ne fera aucun effort pour aller plus loin.

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Je ne cite personne, c’est 100% de moi. Ceci dit, je n’aime pas utiliser le mot philosophie pour décrire ma façon de penser. Trop souvent, la philosophie est utilisée dans le but de rendre acceptable une situation qui ne l’est pas. Il s’agit donc d’un mode de pensée dont le mot d’ordre est de nier la réalité. Elle utilise la voie facile, celle disant que la meilleure façon de se débarrasser d’un problème, c’est de faire comme si le dit problème ne nous dérangeait en rien. Il y a plusieurs autre mots pour décrire cette mentalité, les deux plus descriptifs étant négligence et lâcheté. Voilà pourquoi mes mots d’ordre ne se basent que sur du concret.

La meilleure raison pour accepter le rejet

Des fois, les gens n’ont aucune raison de refuser ce qu’on leur propose.  En fait, si. Ils en ont une, de raison: Ça ne les intéresse pas. Or, donner « ne pas être intéressé » comme raison, c’est immédiatement s’exposer à se faire demander pourquoi. Le problème, c’est que ne pas aimer quelque chose, c’est une question de goût. Et le goût, ben, ça ne s’explique pas. Ça se vit. Ça se ressent. Ça se limite à deux choses: Ou bien on aime, ou bien on n’aime pas. C’est tout!

Sauf que, en général, y’a pas grand monde qui considèrent que « ne pas être intéressé » est une raison acceptable. La personne qui rejette est alors obligée d’inventer des explications. Et quand une explication est inventée, elle sonne bidon.

La raison pour laquelle j’écris un billet sur le sujet, c’est qu’il y a quelques mois, j’ai écrit un roman: Miki Contre les Forces Occultes, tome 1. On peut le lire online en cliquant sur le titre. En mars 2010, après dernières vérifications et quelques minimes modifications, je l’ai imprimé et je l’ai envoyé à quelques éditeurs. L’un d’eux (appelons-le « l’éditeur de mars 2010 ») m’a envoyé une lettre de rejet par la poste que j’ai reçu vendredi dernier.

D’abord, je leur dois des remerciements pour ce geste. Oui, je suis sincère. C’est qu’il m’est déjà arrivé par le passé d’envoyer des manuscrits à des maisons d’éditions et de n’en avoir plus jamais entendu parler par la suite. Je me souviens également d’un éditeur qui m’a écrit au bout de 14 semaines pour me dire qu’ils ne l’ont pas lu et ne le liront pas car ils ne publient pas de manuscrits non-sollicités. J’ai également reçu une lettre d’un autre éditeur disant « nous avons lu et relu votre roman mais malgré ses indéniables qualités… » Le problème, c’est que je leur avais juste envoyé un courriel décrivant le roman en 3 ou 4 phrases, histoire de vérifier s’ils publiaient de ce genre d’histoire, afin de ne pas leur envoyer un manuscrit par la poste pour rien. Comme vous le voyez, beaucoup d’éditeurs sont assez étrangers à la notion de respect envers l’auteur.

Avec l’éditeur de mars 2010, au moins, tout a été réglo: Ils l’ont vraiment lu, comme le prouve les passages cités dans la lettre qu’ils m’ont envoyé. Ils n’ont mis que 2 semaines avant de me répondre. Et leur lettre de refus n’était pas une lettre standard impersonnelle qu’ils envoient à tous en changeant juste le nom du destinataire. Bref, malgré le refus, je suis presque satisfait de leur façon de traiter les auteurs.

Pourquoi je dis presque? Parce que j’aurais préféré 1000 fois me faire juste dire « désolé, nous ne sommes pas intéréssés » plutôt que de me faire servir les explications qu’ils m’ont donné pour leur refus. Voici un extrait de la lettre:

La raison de [notre refus] concerne principalement vos références sociales qui sont quelques peu dépassées si on considère l’âge de vos lecteurs. Citons entre autres The Matrix, Star Trek et le magazine Mad.

Bien! Examinons la chose cas par cas:

The Matrix:
La mention dans le roman: « T’as-tu vu sur pathéclips.ca le vidéo où c’qu’y s’est filmé en imitant des scènes d’action de The Matrix? C’est ben en masse suffisant pour faire rire de lui. De toute façon, c’t’un nerd! »
Pourquoi c’est une raison bidon: Le personnage dont il est question dans cette scène est un nerd. Un geek. Or, il est de notoriété publique que les nerds geeks aiment les films de science fiction, et ce peu importe leur date de sortie. The Matrix étant un classique en son genre, le fait qu’il soit sorti en 1999 n’empêche en aucun cas un gars de 15 ans d’aimer ce film si c’est un nerd geek. Et devinez quoi? C’est exactement ce qu’il est! Au moins, je n’ai pas utilisé le classique cliché « nerd qui trippe sur Star Wars », film qui date de 1977.

Star Trek:
La mention dans le roman: « …tandis que la main continue de bouger, faisant tour à tour un signe de peace, de devil et le salut de Monsieur Spock de la série Star Trek. »
Pourquoi c’est une raison bidon: J’ai rêvé ou bien y’é sorti un film de Star Trek sur les écrans de cinéma en 2009, soit l’année-même où j,ai écrit mon roman? Un film de Star Trek dans lequel Monsieur Spock était le personnage principal? Un film de Star Trek avec DEUX Monsieur Spock, soit l’original (Leonard Nimoy) et la relève pour la nouvelle génération (Zachary Quinto)? Alors en quoi est-ce que cette référence culturelle est « quelque peu dépassée »?

Le magazine Mad:
La mention dans le roman: « Il est dessinateur pour le magazine Rigolo, dont les bureaux sont situés à Montréal et qui est surtout reconnu pour n’être qu’une pâle copie du magazine satyrique américain Mad. »
Pourquoi c’est une raison bidon: D’accord, le magazine a passé de mensuel à trimestriel en juin 2009. Ça ne change rien au fait que Mad existe toujours et est toujours publié. Alors en quoi est-ce que cette référence culturelle est « quelque peu dépassée »?

Ensuite, une autre raison du refus est donnée quant à la la forme du récit: Afin de mieux plaire à votre public cible, il serait préférable de favoriser les dialogues et non les longues descriptions qui ralentissent le rythme du récit.

Et le premier Harry Potter, pour prendre un exemple connu de tous? Il n’a pas plus de descriptions que de dialogues, peut-être? Qui plus est, le volume de texte est quatre fois plus long que celui de mon roman.

Ensuite, il n’y a aucune indication dans mon roman comme quoi c’est une histoire qui s’adresse uniquement aux jeunes. D’accord, mon personnage principal est une fille de 15 ans. Mais dans la lettre de présentation qui vient avec le manuscrit, je prends la peine de dire que, tout comme dans Harry Potter, les lecteurs la verront grandir et devenir adulte. Et ce n’est pas comme si mon récit manquait de personnages adultes: Les parents de Miki et le psychologue sont des personnages très présent et très importants.

Et puis d’abord, si c’était vrai que les lecteurs ne lisent que des romans dans lesquels ils peuvent se reconnaitre, alors dites-moi donc pourquoi le plus grand bassin de lecteurs de Harry Potter sont des femmes de 20 à 40 ans? Expliquez-moi, en détail, comment une femme québécoise adulte arrive à se reconnaitre dans un garçon adolescent, d’Angleterre, sorcier?

En décembre 2009, je m’étais trouvé un éditeur qui était prêt à publier mon roman. Cependant, il tenait à ce que je fasse quelques changements, genre réécrire les 2 premiers chapitres afin de mettre toutes les descriptions de l’univers du récit dans le chapitre 2, de façon à ce que le reste du récit coule sans ralentissement. Je l’ai fait. Et là, je devrais croire que la seule raison pourquoi l’éditeur de mars 2010 refuse de le publier, c’est à cause de trois « mentions culturelles dépassées »? Et même s’il n’était pas dans l’erreur de faire cette affirmation, je suis sensé croire qu’un éditeur préfère ne pas publier un livre plutôt que de demander à l’auteur de modifier trois petits détails anodins?

Enfin, autant l’éditeur de mars 2010 trouve le récit lourd, autant l’éditeur de décembre 2009 le trouvait trop léger. À tel point qu’il l’a fait réécrire à 60% par un de ses correcteurs, transformant un récit simple à lire en quelque chose de pénible à parcourir. (C’est là où j’ai fait casser le contrat, refusant de me soumettre à ça.) Quand l’opinion d’un éditeur professionnel est à l’extrême opposé de l’opinion d’un autre éditeur professionnel, et ce sur le même sujet, c’est là que tu réalises que ces opinions ne sont, dans le fond, vraiment rien d’autre que ça: De simples opinions. Des opinions qui ne sont pas des faits.

Et ce sont les raisons pour lesquelles je déplore que les gens demandent toujours une explication logique pour accepter un refus qui est né d’un sentiment. Parce que tant qu’à me faire servir de la telle bullshit en guise de raison d’avoir été rejeté, j’aurais de beaucoup préféré me faire dire « Nous ne sommes pas intéressés », tout simplement.

C’est la même chose dans les relations interpersonnelles. Quand l’autre ne veut pas de toi, peu importe la raison, le fait est que cette personne ne veut pas de toi. Juste ça, c’est suffisant comme raison pour accepter le refus et passer à autre chose.

Les 22 genres de filles entreprenantes

Tel que décrit dans un billet intitulé La Révolution Féministe de 93-2003, le nombre de femmes qui se montrent entreprenantes a fait un bond spectaculaire depuis 2004. Cette situation arrange beaucoup les hommes qui n’ont pas la personnalité de dragueurs, ainsi que ceux qui en ont marre de cette réputation de prédateur qui vient automatiquement avec le chromosome Y.

Ayant moi-même été autant témoin que cible de filles entreprenantes, autant dans la vraie vie que sur le net, je peux les diviser dans ces 22 catégories:

1- L’Entreprenante Moqueuse
De 12 à 25 ans, j’étais athlétique comme un bâton de Popsicle, en plus d’être maigre et laid. Aussi, quand une fille se montrait entreprenante avec moi, c’était toujours en public, de façon beaucoup trop caricaturale pour être vraie. En plus, c’était toujours en présence de ses amies qui, un peu plus loin, nous regardaient avec l’air amusé de gens qui écoutent une blague en attendant le punch d’une seconde à l’autre. Donc, il s’agit d’une bitch qui cherche à humilier publiquement un gars en l’insultant sur son physique, puisque la joke de lui faire croire qu’il est séduisant, c’est seulement réservé pour ceux que l’on considère repoussants.

2- L’Entreprenante Faussement Attirée
Quand elle est à distance prudente (téléphone, internet) alors là, tu es la personne qu’elle désire le plus au monde. Elle va même jusqu’à te faire des propositions sexuelles crues. Mais en personne, oh qu’elle fait tout pour éviter le sujet.

3- L’Entreprenante Agace Stratégique
Celle-là, elle ne se montre entreprenante que lorsqu’elle sait que vos horaires
divergent trop pour vous permettre de vous rencontrer. Et quand vous êtes libre tous les deux, elle évitera le sujet du sexe comme la peste.

Les premières fois, ça peut passer pour une coïncidence, mais on finit vite par constater le pattern. La preuve que c’est une agace stratégique: Quand elle te fait des propositions sexuelles crues en disant que c’est dommage que tu sois trop occupé car elle a envie de sexe , là, alors dis-lui que ça tombe bien puisque tu viens de recevoir un appel de cancellation et que tu es libre finalement. Tu la verras alors enfiler les excuses en chaîne, dont la plupart ne seront pas crédible, pour se désister. Genre en invoquant des situations qui ne l’avaient pourtant jamais dérangées jusqu’à maintenant.

4- L’Entreprenante Anti-Agace
Une agace dit oui en paroles, et démontre que non en geste. L’anti-agace, c’est le contraire: Elle dit non en paroles mais se montre entreprenante en gestes. Sauf que moi, j’ai toujours respecté le non d’une fille. Résultat: Puisque la prudence me dictait de ne pas me laisser tenter par ses gestes, elle me faisait une réputation de taouin trop cave pour comprendre quand une fille lui envoie des signes.

5- L’Entreprenante Moi-Sur-Le-Net-C’est-Pas-Moi-Dans-La-Vraie-Vie
Dans ce cas-ci: Entreprenante sur le net, timide maladive en personne. Trois
fois dans ma vie, je me suis fait draguer sur le net par des filles qui m’ont dit qu’elle passeraient me voir lors d’événements publics auquel je participerais (Exposition artistique, lancement de livre, gros party GT). Les trois fois, j’ai attendu en vain les filles qui ne se sont jamais montrées la face, et les trois fois, le lendemain, elles m’écrivaient pour le dire: « Oui, j’étais là, je t’ai vu, tu as [insérer la description d’un truc que j’ai vraiment fait ce soir-là], mais j’ai pas osé aller te voir. J’voulais pas te déranger. »

6- L’Entreprenante Confuse
La fille est jeune, belle et active sexuellement sans pour autant être libertine. Elle est bonne amie proche avec un gars depuis au moins un an, mais jamais le sujet du sexe entre eux n’a été abordé.

Sans s’en rendre compte consciemment, et encore moins pouvoir en comprendre la raison, quelque chose l’intrigue et la dérange dans cette relation platonique. Elle est jolie et sexy, il est hétéro, et pourtant, contrairement aux autres hommes hétéros qu’elle connaît, celui-ci n’a jamais démontré un intérêt autre que amical envers elle. Elle commence à ressentir l’envie de lui confier ses aventures sexuelles. Elle prend bien soin de décrire combien ses amants ont des points commun avec lui, histoire de lui passer en douce le message qu’il aurait peut-être des chances avec elle. Rien à faire, le gars reste l’oreille attentive qu’il a toujours été, sans rien de plus.

Alors un soir, devant son manque de réaction, elle devient entreprenante et lui fait une proposition sexuelle bien claire. D’abord surpris, le gars accepte. Ils se fixent une date de rencontre. Elle est rassurée et heureuse.

… Jusqu’à ce qu’elle réalise, généralement le lendemain, que tout compte fait, l’idée de coucher avec ne lui semble plus du tout attrayante. Elle cancellera tous les rendez-vous qu’ils se donnent à ce sujet, et lui va trouver frustrant qu’elle choke à répétition alors que c’est elle qui a insisté pour transformer leur relation d’amis en amants.

7- L’Entreprenante Quand ce n’est Plus le Temps
Celle-là, c’est celle qui te jase en amie pendant des mois. Et le jour où tu es en couple, alors là elle te dit: « C’est dommage que tu t’es fait une blonde, je te trouvais de mon goût. », et elle commence à multiplier les témoignages d’attirance.

L’une d’elle m’a avoué un jour que la raison pourquoi elle ne disait rien quand j’étais libre, c’était par peur du refus.  Mais que maintenant que j’étais inaccessible, elle n’avais plus rien à perdre. Elle se trompait: Elle a perdu mon amitié. Parce que, songez-y un instant: Elle m’a privé d’une relation car elle a décidé à ma place que je n’en voudrais pas. J’ai horreur qu’on prenne mes décisions importantes à ma place sans même me consulter. C’est un manque flagrant de respect.

8- L’Entreprenante qui Cherche un Substitut
Cette fille n’ose pas exprimer son attirance aux gars qui l’intéressent
vraiment, alors elle vient vers toi et te fais des propositions. Elle est à l’aise car, puisqu’elle ne ressent rien pour toi, tu ne serais pas un échec si terrible si tu refuses. Par contre, si tu dis oui, alors attends-toi à ce qu’elle essaye de changer ton style et tes goûts dans une tentative de faire de toi la copie conforme de son idéal masculin.

9- L’Entreprenante FauxMelle
Mot-valise de faux et femelle (J’en parle dans mon billet Le genre de monde que l’on rencontre sur le net ), il s’agit d’un gars qui se fait faussement passer pour une fille afin de te prendre au piège, juste pour le fun de te niaiser. Tout comme l’entreprenante moqueuse, elle est facile à repérer car sa perfection au niveau de son physique et de sa personnalité n’a d’égale que la vitesse folle à laquelle elle te drague. Bref, elle est trop belle pour être vraie.

10- L’Entreprenante Africaine
Elle vient du Maroc, de la Côte d’Ivoire ou d’un autre petit pays de ce continent (Oui, l’Afrique est un continent et non un pays, erreur que font beaucoup de gens) et elle essaye de faire accroire qu’elle s’inscrit dans un site de rencontres québécois sans but autre que l’amitié et l’amour. Parlez-en à tous les hommes qui sont tombés dans ce piège, pour voir si leur relation a duré longtemps après que la fille ait obtenu son visa et ses papiers d’immigration grâce à sa relation avec lui.

Sérieusement, là!  Même si la fille ne cherchait pas à t’utiliser pour immigrer, ça voudrait dire qu’elle est incapable de se trouver un amoureux dans son propre pays, voire son propre continent.  Juste ça, ça devrait être suffisant pour  allumer une alarme dans ta tête.

11- L’Entreprenante FauxMelle Africaine
Combinaison des deux précédentes, quoi que généralement plus en provenance des pays de l’Est que de l’Afrique. Il s’agit d’un homme qui se fait passer pour une très superbe femme (toujours blonde) qui te joue le grand jeu du Je être amour avec toi et please envoyer moi 600 Euros pour visa et avion billet pour je rejoindre tu.  Si tu penses vraiment que tu peux séduire une déesse européenne alors que tu n’arrives même pas à plaire à une fille moyenne locale, tu mérites de te faire arnaquer.

12- L’Entreprenante Parce qu’Elle se Croit à l’Abri
Elle habite à plus de 100 kilomètres, elle est mariée, elle a des enfants, et elle
commence à te draguer en jeu. Elle est 1000 fois plus fonceuse sur le net qu’elle le serait dans la vraie vie, car elle a toutes les raisons de se penser à l’abri, étant donné tous les obstacles.

…Sauf qu’elle finit par se prendre à son propre jeu, et elle tombe vraiment en amour avec toi. Répondre positivement à ses propositions, ça donne une relation frustrante dans laquelle on ne peut pas se voir à cause de la distance, et tu es vu par tout son entourage comme étant l’écoeurant de chien sale qui a brisé son ménage, ruiné la vie de famille, celle de ses enfants, etc.

13- L’Entreprenante Monopolisatrice d’Attention
Elle, elle veut ton attention, se montrant de plus en plus entreprenante pour l’avoir. Dès qu’elle l’a, elle perd intérêt pour toi et part à la conquête du suivant. Si tu perd intérêt pour elle, ce qui est normal puisque vous savez bien tous les deux que ce ne sera jamais réciproque, ne lui fait surtout pas savoir; Elle va frustrer au max.

14- L’Entreprenante Grosse Cochonne
Bien qu’il est vrai que les grosses ne sont pas nécessairement toutes des cochonnes, il est également vrai qu’il y en a qui le sont. Sinon, ce cliché n’existerait pas. Elle est extrêmement à l’aise avec sa sexualité, c’est une fantastique partenaire de baise qui fait tout et qui aime tout, en plus d’être une jouisseuse en chaine.

Hélas, pour beaucoup d’entre elles, le pouvoir que leur sexualité leur donne sur les hommes leur est un peu monté à la tête, et elles adoptent une attitude de déesse capricieuse. Elle peut bien se le permettre: Au nombre d’hommes qu’elle a à ses pieds, pourquoi donnerait-elle le moindre effort à te garder toi s’il y a insatisfaction dans votre relation?

15- L’Entreprenante Traumatisée par ses Rejets de Jeunesse
Version négative de la précédente. Durant l’adolescence, période dans laquelle les gars ne trippent que sur les filles au physique glamour comme on en voit à la télé et dans les magazines, elle était la petite grosse laide qui ne pognait pas. Rendue adulte, elle est toujours petite, encore plus grosse, et beaucoup plus laide, puisque le corps perd beaucoup plus rapidement sa fermeté lorsqu’il souffre d’embonpoint. Mais qu’importe: Tout le monde a entendu cette rumeur comme quoi les grosses seraient supposément plus cochonnes que la moyenne. Et puisque tous les hommes ne pensent rien qu’au sexe, alors elle s’affiche en tant que grosse cochonne afin de pouvoir attirer leur attention.

Mais voilà, on ne peut pas prétendre et être vraiment: Si le gars accepte ses avances, elle choke car elle est complexée et n’a pas envie qu’on la voit nue. Si le gars décline ses avances, elle braille comme quoi il lui fait revivre ses rejets de jeunesse.

16- L’Entreprenante Voulant Venger ses Rejets de Jeunesse
Repoussée et/ou maltraitée par les gars pendant sa jeunesse, elle passe le plus clair de son temps sur les sites de rencontres à attendre qu’un gars s’intéresse à elle. Et s’il n’y en a pas, alors c’est elle qui se montre entreprenante afin de capter son attention. Une fois qu’elle l’a eu, elle le repousse en le traitant comme s’il était la pire des merdes.

Elle a tellement peu d’estime d’elle-même qu’elle est convaincue, souvent à tort, qu’il va la maltraiter et/ou la repousser. Alors elle prend sa revanche contre lui en avance. C’est la raison pourquoi sa liste de bannis, qu’elle update quotidiennement, est 97 fois plus longue que sa liste d’amis.

17- L’Entreprenante qui Fait Semblant d’Ignorer le « NON »
Même si le gars a l’excellente excuse de déjà avoir une blonde et de vouloir lui rester fidèle, même quand c’est la fille qui a un chum et que le gars a des principes moraux, même si le gars ne la trouve tout simplement pas de son goût… Peu importe la raison, le gars n’est pas intéressé. Ça arrive! Mais la fille, elle, refuse de reconnaître l’existence de son refus. Normal; Accepter le refus,  c’est reconnaître qu’elle s’est fait rejeter.  Et ça, il y a des gens qui ne sont pas capable de l’assumer.  Alors elle continue sa drague comme si de rien n’était.

18- L’Entreprenante Trop Orgueilleuse
Celles-là, c’est la pire.  Elle est comme la précédente, sauf que pour elle, il n’y a rien de plus insultant que de se faire dire non. Ton refus fait que l’attirance que cette fille ressent pour toi se transforme en haine féroce. Tout dépendant de sa capacité haineuse, sa vengeance peut aller de simplement te donner une mauvaise réputation en mentant sur ton cas (Généralement en inversant les rôles au sujet de qui a dragué/repoussé qui), en passant par stalker le gars partout sur le net pour le harceler et lui donner la pire des réputation, qui sera fausse de A à Z, et elle peut même pousser ça dans la vraie vie.

19- L’Entreprenante Manipulatrice Contrôlante Violente
Vous savez, ce genre d’homme de qui les femmes se cachent lorsqu’elles se réfugient dans un foyer d’accueil? Ben c’est le même genre, mais en inversant les sexes. C’est que quand tu es une personne contrôlante, manipulatrice et violente, lors tu as ce qu’il faut pour être entreprenante.

20- L’Entreprenante Anorgasmique
Elle te suggère une rencontre, et démontre lors de celle-ci sa hâte de passer au lit. Tout le long de la baise, elle n’en a jamais assez. Et pour cause: Peu importe ce que tu fais, peu importe le temps que tu y mets, tu tomberas épuisé sans réussir à lui procurer le moindre orgasme.  Elle te rassure comme quoi elle ne jouit que très très rarement avec un partenaire. La seule manière pour elle d’y arriver, c’est par elle-même, avec son dildo à 7 vitesses et 4 points de stimulation, en regardant de la porn… Et seule chez elle.  Bref, la partenaire parfaite pour les gars égoïstes au lit.  Pour les autres, par contre…

21- L’Entreprenante Multitasking
Celle-là, elle drague sans problème, sans gêne, sans retenue, sans limite…  Sauf qu’elle en drague plusieurs à la fois, et se retrouve ainsi à devoir jongler avec de multiples amants.

Est-ce à dire qu’une fille entreprenante, c’est automatiquement une fake, une anormale, une salope ou une personne à problème mental et/ou physique? Bien sûr que non.  Car heureusement, il existe aussi celle-ci:

22- L’Entreprenante Idéale
Ça, c’est celle qui est allé chercher, a conquis et a marié un seul homme, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. J’en ai vu et j’en connais personnellement.

C’est juste que pour chacune de celles-ci, il y a hélas les 21 autres citées plus haut qui viennent tout gâcher.

Le ménage du printemps