Vie de bloggeur

Petite BD de l’époque où je faisais un webcomic nommé Collège Artiztech.

Les cinq niveaux de l’ignorance

Il y a plusieurs façons d’être ignorant. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne sont pas toutes déshonorables.

L’ignorance innocente. C’est lorsque tu ignores être ignorant.  Ça arrive généralement lorsque tu as déjà tout su sur un sujet, mais que les choses ont changé sans que tu t’en t’en sois rendu compte. Ou bien quand tu crois que l’on t’a tout dit, mais qu’on t’a caché des détails. C’est tolérable.

L’ignorance repentante. C’est lorsque tu prends le temps de faire des recherches et de poser des questions afin de cesser d’être ignorant. C’est honorable.

L’ignorance imposée. C’est lorsque ceux qui connaissent les réponses à tes questions choisissent de te maintenir dans l’ignorance en refusant de te les donner. C’est excusable. (Dans ton cas, du moins)

L’ignorance négligente. C’est lorsque tu sais être ignorant mais que tu t’en fous, parce que chercher les vrais faits demanderait trop d’effort, et poser des questions démontreraient ton ignorance, ce que tu es trop orgueilleux pour admettre. Ou pire encore: lorsque tu sens que te renseigner prouverait que tu es dans l’erreur, ce qui te forcerait ensuite ou bien à te rétracter, ou bien à persister de mauvaise foi, là encore des options que ton orgueil t’interdit. C’est méprisable.

Enfin, il y a L’ignorance feinte. Ça, c’est quand tu fais semblant de ne pas savoir, parce que si les gens savaient que tu savais, ça irait à l’encontre de tes intérêts. Ceci n’étant pas de l’ignorance mais bien de la stratégie, ça peut, comme toutes les stratégies, être utilisé autant à des fins positives que négatives.  Ça peut donc être justifiable, explicable ou exécrable. Bref, c’est variable.

10 raisons qui expliquent l’incompétence des travailleurs sociaux

À l’automne de 2009, j’ai écrit un court sketch qui, s’il est fortement caricatural, décrit des situations qui ne sont hélas que trop réelles lorsque nous avons affaire aux travailleurs sociaux. On le trouve ici. Pour ceux qui comprendraient mal l’anglais ou qui n’ont pas envie de se le taper, l’esprit du texte se résume bien dans l’illustration suivante:

Ainsi que dans celle-ci:

La liste de ce que je leur reproche est longue:

  • N’écoutent pas ce qu’on leur dit.
  • Ont des jugements erronés.
  • Refusent de voir la réalité en face.
  • Lancent n’importe quand et n’importe comment des slogans préfabriqués sans même avoir assez de jugement pour voir si ça s’applique ou non à la situation.
  • Posent des questions qui sont en fait des accusations déguisées.
  • Tournent les phrases de façon à te laisser le choix entre être d’accord avec eux ou bien passer pour [insérer qualificatif jugemental négatif au choix].
  • Donnent des conseils propres à créer de nouveaux problèmes au lieu d’arranger celui que tu as.
  • Refusent d’être clairs dans leurs conseils et leurs attentes.
  • Feignent l’ignorance.
  • Sont rabaissants.
  • Sont insultants.
  • ET SURTOUT refusent d’admettre qu’ils puissent avoir tort de procéder ainsi.

Ce que je viens de décrire ici, ça s’applique à la –majorité- totalité des travailleurs sociaux à qui j’ai eu affaire dans ma vie.

Reconnaissons-le: Pour devenir travailleur social, ça prend un haut niveau d’intelligence. Et c’est justement ça, le problème: Leur intellect fait qu’il est impossible pour eux de ne pas se rendre compte que leur façon d’agir fait plus de tort que de bien, autant à leurs patients qu’à leur propre réputation. Alors pourquoi agissent-ils ainsi? Pourquoi est-ce que ces gens. qui sont supposés nous aider, vont préférer faire le contraire en choisissant délibérément la voie de l’incompétence?

Après avoir beaucoup réfléchi à la question, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a neuf raisons possibles pouvant expliquer l’incompétence des travailleurs sociaux.

RAISON 1: Ils n’ont pas la réponse à ton problème.
Tout le monde s’attend à ce que les travailleurs sociaux aient réponse à tout. Quand ce n’est pas le cas, ça les met dans l’embarras. Si toi, le patient, tu te rends compte de son impuissance à t’aider, tu pourrais croire que c’est un incompétent. Et se faire juger comme tel par un inférieur intellectuel, c’est inacceptable pour leur orgueil. Alors ils essaient de te faire accroire que ton problème est autre chose que ce qu’il est vraiment. Car cet autre problème qu’ils affirment à tort que tu as, c’en est un qu’ils sont capables de régler. Voilà pourquoi c’est celui-là qu’ils ont choisi d’essayer de te faire accroire que tu as.

RAISON 2: Il s’agit de gens dont la personnalité fait qu’ils ont besoin de rabaisser les autres pour se sentir mieux avec eux-mêmes, et ne supportent pas qu’on les en empêche.
Ils ont donc besoin d’avoir une bonne raison pour justifier leur hostilité. Voilà pourquoi ils choisissent un métier qui va les mettre au dessus de tout soupçons de méchanceté, un dont le but (sur papier) est d’aider les gens. Comme ça, en tant que travailleurs sociaux, peu importe les vacheries qu’ils nous lancent, on n’a pas à protester. Parce que s’ils font ça, au bout du compte, c’est pour notre bien, n’est-ce pas!?

RAISON 3: Certaines personnes choisissent un métier qui compense pour les carences de leurs vies.
La preuve: Combien y a t-il d’esthéticiennes vraiment belles? De conseillers matrimoniaux mariés? De spécialistes en enfance qui ont eux-mêmes des enfants? Et regardez de quoi ont l’air la majorité des gynécologues, ou même des photographes érotiques. Si ce n’était de leur métier, combien de femmes se déshabilleraient devant ça?  
Quand tu n’as pas ce qu’il faut pour vivre une situation socialement, tu es porté à choisir un métier qui oblige ces situations à venir à toi. 

RAISON 4: On cherche toujours à aider les autres à réussir là où on a nous-mêmes échoué.
Il est hélas impossible d’exceller professionnellement dans quelque chose où tu n’as fait qu’échouer dans ta vie privée.  Exemple concret, cette conseillère matrimoniale poignardée à mort par son mari.

Une personne a passé une enfance merdique dans la violence, l’abus verbal, physique, sexuel, etc, tout en étant impuissante à y changer quoi que ce soit? Alors elle va vouloir un métier dans lequel elle pourra redresser chez d’autres victimes les torts qu’elle a elle-même subi. Elle devient donc travailleuse sociale.  Jusque là, rien à redire, c’est un noble objectif.

Le problème, c’est que si elle a passé sa vie à être abusée, alors elle a passé sa vie à être conditionnée à craindre les abuseurs. Comment peut-elle exorciser ses démons alors? Simple: Elle va cibler un homme inoffensif et le traiter comme s’il était un abuseur, en l’accusant de toutes sortes de choses aussi mensongères que farfelues. Puisqu’il est inoffensif, elle n’est pas conditionnée à le craindre, lui. Elle pourra alors le détruire sans retenue.

Criminaliser un innocent pour se racheter de laisser un coupable tranquille, ça lui permet de fermer les yeux sur sa propre lâcheté, tout en se donnant un ersatz de la satisfaction qu’elle pourrait ressentir si un jour elle trouvait en elle assez de courage pour rendre justice contre ceux qui le mériteraient vraiment.

RAISON 5: Certaines personnes sont tellement orgueilleuses qu’elles sont incapable de reconnaître qu’elles puissent avoir tort.
Et c’est encore plus vrai chez ceux qui ont choisi d’occuper une position sociale dans laquelle ils sont supposés avoir toujours raison. Un travailleur social, c’est comme un politicien: Lorsqu’il fait mal son travail, il ne va ni l’admettre ni changer sa façon de travailler, puisque ça équivaudrait à l’admettre. Dans ce temps-là… :

  • Ou bien il s’empresse d’effacer toutes traces de son erreur.
  • S’il ne le peut pas, alors ils essaye de te convaincre que c’est toi qui n’a pas été en mesure de comprendre que là n’a jamais été le sujet de la discussion.
  • Ou alors il va se dissimuler derrière le contenu de ses livres, de façon à essayer de te faire accroire qu’il est impossible pour lui de se tromper à ton sujet.
  • Et si aucun des 3 trucs précédent ne fonctionne, alors il refuse d’aborder le sujet, te disant: « Je n’ai pas à me justifier. » …Et en rajoutant parfois « à toi! » à la fin de cette phrase, s’ils souffre en plus d’un complexe de supériorité.

Ça donne des travailleurs sociaux qui mettent plus de valeur dans leur orgueil que dans le fait d’être à l’écoute et au service de leurs patients.

RAISON 6: Cette personne a une basse estime d’elle-même.
Connaissez-vous ce sketch de François Pérusse dans lequel le personnage téléphone à un autre en se disant: « J’vais pas attendre que le prochain malheur me tombe dessus, ‘m’en va le provoquer moi-même. »? C’est similaire, sauf qu’au lieu de malheur, il s’agit ici de protestation.

Cette travailleuse sociale vit dans l’impression constante que son travail ne sera pas apprécié. Comment peut-elle le savoir avant même d’avoir dit quoi que ce soit à son patient?  Eh bien voilà, c’est ça, la mauvaise estime de soi.

Au lieu de vivre l’angoisse de ne pas savoir si elle va être appréciée ou non, elle va pour la solution facile: S’arranger dès le départ à être dépréciée par son patient. Puisqu’il est beaucoup plus facile de déplaire au gens que de leur plaire, alors ÇA, au moins, elle a le contrôle là-dessus.  Elle commence dont son travail en lui disant « Je sais que tu n’aimeras pas ce que je vais te dire », et ce dès sa toute première intervention, et ce avant même d’avoir dit le moindre mot au sujet de son intervention.

En t’envoyant un reproche non-mérité parce que lancé d’avance, elle fait semblant que la personne qui a une faible opinion sur elle et son travail, ce n’est pas elle-même, c’est toi. Par conséquent, la seule personne à qui elle cherche à prouver le contraire, ce n’est pas à toi, c’est à elle-même.

En te manipulant de la sorte, il n’y a que deux choses qui puissent arriver:

  • Ou bien tu te la ferme et accepte tout ce qu’elle dit, et ce qu’elle ait raison ou tort.  Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.
  • Ou bien tu vois clair dans son jeu et proteste, ce qui lui permet de (se) dire qu’elle avait raison à ton sujet, depuis le début, en disant que vous ne l’apprécieriez pas. Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.

En allant dans la prophétie auto-réalisatrice, elle se met elle-même à l’abri du moindre sentiment de comme quoi elle fait mal son métier, chose qui serait trop difficile à vivre pour elle.

Enfin, le plus grand problème que cette méthode cause: Quand on veut vraiment aider les gens, alors on ne se montre pas hostile dès le tout premier contact envers la personne que l’on prétend vouloir aider. Commencer par accuser le patient de ne pas aimer ce qu’on va lui dire, avant même de lui avoir dit quoi que ce soit, c’est un préjugé.  C’est apporter dès le départ un sentiment agressif dans une relation qui est supposée être de confiance entre l’aidant et l’aidé. L’aidant devient donc lui-même rien d’autre qu’un nouvel agresseur pour l’aidé. Et ça, ça ne porte pas le patient à collaborer. Par conséquent, les probabilité que son problème se règle se trouvent fortement diminuées, sinon carrément annulées.

Mais ça, c’est une situation parfaitement acceptable aux yeux des travailleurs sociaux, puisque ça assure qu’en cas d’échec, la seule personne qui en sera tenue responsable, ce sera le patient, puisqu’il a été (manipulé à devenir) réticent à collaborer dès le départ.

RAISON 7: Ils le font pour l’argent (A).
Un travailleur social, ce n’est pas payé au nombre de cas réglés. Ça l’est à sa charge de travail.  Si vos problèmes se règlent, vous n’aurez plus besoin de leurs services.  Et si la demande d’aide diminue, certains postes se verront coupés.  Il y va donc de leurs intérêts à ce que vos problèmes ne se règlent jamais.

RAISON 8: Ils le font pour l’argent (B).
Beaucoup de gens sont attirés par la profession pour le salaire, et non pas parce qu’ils ont la capacité d’être à l’écoute des gens. Voilà pourquoi autant de postes de travailleur sociaux sont occupés par des gens qui n’ont aucune affinités naturelles (écoute, empathie, sympathie) avec le domaine.

RAISON 9: Si la travailleuse sociale incompétente et hostile n’entre dans aucune des catégories précédentes, alors elle entre automatiquement dans celle-ci:
Ceux qui aiment rabaisser autrui sans autre raison que pour le plaisir de le faire. Mais ça, ce n’est pas le propre du travail social puisque c’est le genre de personne que l’on peut retrouver partout, tous métiers confondus.

Et enfin, RAISON 10: Les dossiers changent de mains sur une base annuelle.
C’est ce que j’ai constaté avec mes propres enfants: Dix ans de services sociaux, dix travailleurs sociaux différents, dont les neuf derniers qui ne tenaient jamais compte du travail de leurs prédécesseurs.  Remarquez que ça leur apporte une excellente excuse pour expliquer pourquoi une année ils affirment que la source du problème est un truc, et que l’année suivante ils affirment exactement le contraire.  De là à penser que le processus d’échange de dossier n’existe justement que pour expliquer leur incompétence à trouver la vraie source du problème, il n’y a qu’un pas.

 IMPORTANT: C’est sûr qu’il y a des travailleurs sociaux qui sont compétents.  Ici, on ne fait qu’expliquer pourquoi beaucoup d’entre eux ne le sont pas, voilà tout.

Les 7 étapes de la fantaisie sexuelle

Dans le domaine de la sexualité, il y a des fantaisies que, lorsqu’on a l’occasion d’en faire une réalité, constituent un grand changement dans nos habitudes sexuelles : Le ménage à trois, le sexe en groupe, la bisexualité, les partenaires multiples, etc. Comme partout ailleurs, un virement radical de nos habitudes, ça a tendance à bousculer notre vie. L’expérience personnelle et l’observation d’autrui m’ont appris que l’on peut alors passer à travers six étapes. Je dis bien peut, car on a tout le loisir de s’arrêter ou d’abandonner à chacune des étapes. Elles sont:

ÉTAPE 1, La fantaisie : C’est quand vous avez un scénario sexuel qui revient souvent dans votre imagination lors de vos séances de sexe et/ou de masturbation. Ceci est la phase de la curiosité, dans laquelle vous réalisez que vous aimeriez vivre ce genre de situation. Mais pour que ça arrive, il faut qu’une opportunité se présente à vous d’elle-même ou bien que vous la recherchiez activement, sinon vous ne dépasserez pas cette étape.

ÉTAPE 2, l’opportunité:  Une opportunité de vivre votre fantaisie sexuelle vient de se présenter à vous. Maintenant arrive le moment de vérité : Vous pouvez l’accepter ou bien prendre le temps d’y penser. Mais souvenez-vous de ceci : Si vous la laissez passer, elle ne se représentera peut-être jamais. Trop souvent, il n’y a pas de prochaine fois.

ÉTAPE 3, La réalisation : Vous l’avez fait, mais ça a été un peu étrange. Vous êtes un peu déçu parce que les choses ne se sont pas tout à fait passées telles que vous l’aviez imaginé. Ou alors oui, ça a été à la hauteur de vos attentes, mais c’est vous qui étiez mal à l’aise dans cette situation tellement c’était nouveau. À partir de là, la suite n’en tient qu’à vous. Vous pouvez le refaire plus tard, histoire de voir si ça va mieux se passer cette fois-là. Tout comme vous pouvez arrêter là et vous souvenir de cette expérience sexuelle comme étant votre seule et unique.

ÉTAPE 4, En faire un style de vie : Vous avez décidé de le refaire et ça s’est mieux passé. Cette fois, vous étiez plus confortable avec la situation, plus à l’aise avec votre sexualité. Vous le refaites encore et chaque expérience est magique. Vous vous sentez bien. Vous vous sentez libre. Vous vous sentez épanoui(e).

ÉTAPE 5, La routine :  Au fil des mois à vivre vos fantaisies sexuelles, vous constatez que quelque chose a changé.  Plusieurs choses, en fait.  Le charme de la nouveauté s’est estompé.  La routine s’est installée. Et surtout, votre relations avec le/la/les partenaire(s) n’est plus la même, maintenant que vous avez appris à mieux vous connaître. Ce n’est donc plus aussi génial que lors de vos premières fois.

ÉTAPE 6 : La redescente :  Au début, vous arriviez à garder votre vie sociale et votre vie fantaisiste séparées.  Mais peu à peu, votre vie fantaisiste est devenue votre principale vie sociale.  L’attitude des gens avec qui vous le faites ont changé. Il commence à y avoir des répercutions imprévues dans votre vie quotidienne.  À part pour le sexe, cet univers au départ si magique et positif contient maintenant plus d’aspects négatifs que votre vie sociale d’origine. Vous commencez à vous demander si vous êtes vraiment fait pour ce genre de milieu. Vous pouvez donc continuer, ou bien vous pouvez terminer avec…

L’ÉTAPE 7 : Le retour à la normale : Fini les fantaisies, vous revenez au bon vieux traditionnel ménage à deux. Malgré vos déceptions, vous n’avez aucun regret parce que vous l’aurez vécu.  N’empêche que la réalité ne s’est pas montrée à la hauteur de vos fantaisies. Voilà pourquoi c’est sans le moindre regret que vous y mettez fin.

Il y a une douzaine d’années, j’ai moi-même passé à travers ces sept étapes. Je ne regrette rien, non seulement parce que j’ai vécu de très bons moments, j’en ai vécu assez pour me rendre compte que ce genre de vie ne me convenait pas à long terme. Je ne passerai donc pas le reste de ma vie à me demander  « Et si–!?», et je pourrai continuer de vivre ma vie de couple en harmonie sans jamais ressentir la frustration d’avoir une fantaisie sexuelle non-assouvie.

Se battre pour la vérité

Ok, je vais essayer d’expliquer ça le plus clairement possible parce qu’il faut que je décrive la place qui a changé après les récentes rénovations.

Il y a quelques années, les éléments d’une des entrées du métro Guy Concordia étaient disposés en file de cette façon: Quelques tourniquets, la cabine-guichet de l’employé, un tourniquet, un mur. C’est ce tourniquet unique, placé entre la cabine et le mur dont il est question.

Donc, j’entre dans la station, descends les escaliers et je m’apprête à faire un U-turn en longeant le mur pour arriver aux guichets. Je connaissais bien la place, alors au lieu de regarder devant moi, mon attention est sur mon portefeuille d’où je tire une liasse de petits tickets. J’en sépare un de la liasse au moment ou j’arrive devant le tourniquet situé entre le mur et le guichet. Là encore, je ne regarde pas devant moi, mes yeux sont fixés sur la fente du tourniquet où j’enfile le billet. Le tourniquet fait KLONK, montrant qu’il a accepté mon billet. Je traverse donc et… Je me retrouve devant une barricade en bois peint en bleu.

Eh oui, il était interdit aux usagers de sortir par ce tourniquet. Cependant il n’y avait aucune barrière de l’autre côté pour empêcher les gens d’y entrer. Rien d’autre à faire que d’enjamber la barrière de bois alors. Je le fais.

Je n’ai le temps que de faire 5 pas que l’employé sort de sa cabine et me pogne par l’épaule.

LUI: HEILLE!!! Tu vas payer ton passage.
MOI: Je l’ai déjà payé.
LUI: Niaise-moé donc. La barrière marche pas.
MOI: À marche puisque j’ai mis mon ticket pis qu’à l’a pris.
LUI: TU L’AS DANS’ MAIN TON TICKET!!
MOI: Ah, ben, justement! Tu penses-tu que j’aurais sorti ma liasse de mon portefeuille si j’planifiais de pas payer?
LUI: Donne-moé ça!
MOI: Rouvre ta machine, tu va ben voir que mon ticket y’é dedans.
LUI: Ton nom y’é pas écrit dessus.
MOI: Non mais son numéro suit ou précède ceux que j’ai dins mains. C’t’une preuve ça!
LUI: M’as appeler la sécurité.
MOI: Parfait, ils vont pouvoir ouvrir la machine, trouver mon ticket pis prouver que j’ai payé.
LUI: T’as pas l’droit de passer là, y’a une barrière.
MOI: Premièrement j’l’ai pas vu parce que je regardais la slot du tourniquet quand j’mettais mon billet. Pis si on n’a pas l’droit d’entrer par là, pourquoi y’a pas de barrière de l’autre bord?
LUI: Tabarnak, m’as appeler la police!
MOI: Parfait, comme ça ils vont vous forcer à ouvrir la machine pis voir que mon billet est bien dedans.

Le gars se pogne la tête à deux mains, hurle RAAAAAAAAAAHHH!!!, tourne les talons, frustré au max et retourne s’enfermer dans sa cabine.

D’un côté j’peux le comprendre. Il a sûrement dû se faire niaiser plus d’une fois par du monde sautant les barrières et qui descendaient ensuite les escaliers en courant, et il ne peut quand même pas quitter son poste pour les poursuivre jusqu’aux quais. Pour une fois qu’il croyait avoir la chance de pogner un fraudeur, il était dans l’erreur.

Ce genre de chose ne peut plus arriver parce que depuis qu’ils ont enlevé les vieux tourniquets pour les remplacer par les versions Opus, ils en ont profité pour tasser la cabine directement sur le mur. N’empêche que y’avait vraiment l’air en  STM SPM, du début à la fin, et son hurlement de rage m’a vraiment fait penser pendant une seconde qu’il allait me frapper.  Bah, ça m’aurait juste permis de poursuivre la STM en dommages et intérêts.

Et vous savez pourquoi j’étais prêt à me battre jusqu’au bout, peu importe les conséquences? Parce que j’étais accusé à tort. Parce que je savais qu’au bout du compte, j’allais gagner. Parce que la vérité était de MON côté.

J’assume toutes mes gaffes et je reconnais toujours mes erreurs, à la personne concernée si c’est personnel, ou publiquement si l’erreur a été publique pour commencer. Par contre, j’en exige autant de tout mon entourage, ce qui fait hélas de moi la personne la plus gossante qu’ils ont jamais connu.

Je suppose que ça vient de mon enfance où j’étais souvent accusé de choses dont je n’ai jamais ni fait, ni même pensé à faire. Me faire ordonner de me taire par mes parents et d’endurer cette situation non-méritée pour ne pas faire durer le conflit était l’une des situations les plus frustrantes de ma vie. Voilà pourquoi, depuis que j’ai cessé d’être sous leur emprise, toute personne qui m’accuse à tort de quoi que ce soit se voit aussitôt confrontée par ma détermination à lui faire ou bien prouver son point ou bien devoir admettre qu’il/elle disait n’importe quoi.

Et pourtant, une fois, de mon plein gré, j’ai déjà reconnu un tort que je n’avais pas, justement dans le but de ne pas faire de la chicane inutile. C’était en 1990, alors que j’habitais chez la mère de ma blonde de l’époque. Travailler de nuit 5 jours semaine faisait que je trouvais rarement le sommeil avant 4am lors de mes jours de congé.

Une de ces nuits d’insomnie, pour ne pas réveiller ma blonde, je suis descendu à la cuisine pour lire. Au bout d’une dizaine de minutes, j’entends un BANG! provenant d’en face de moi. Je relève la tête. C’était la bibliothèque-étagère Ikea cheap de ma belle mère. Elle en avait stuffée toutes les tablettes à full-capacité de gros livres lourds. Et c’est à ce moment-là que les 4 pins en plastique retenant la tablette du haut ont cédé. En tombant sur la 2e tablette, le surplus de poids en fait péter les pins également, ce qui fait que les tablettes 1 et 2 tombent sur la 3e, lui pétant les pins également, et ainsi de suite dans une belle série de BANG! BANG! BANG! BANG! BANG!

Constatant le dégât, j’ai réalisé un truc… Mettez-vous à la place de la belle-mère: Sa bibliothèque qui pète, comme ça, au beau milieu de la nuit, sans aucune raison, pendant que son gendre, la seule personne encore réveillée à cette heure-là, se trouve justement dans cette pièce…  J’aurais eu ben de la difficulté à être crédible en prétendant que je n’y étais pour rien.

Mon choix se résumait donc à deux options. Ou bien je dis la vérité en niant, et je perd ma crédibilité auprès de la femme qui me loge gratis, créant des tensions mère/fille, belle-mère/beau-fils, chum/blonde.  Ou bien je mens en faisant accroire que c’était moi qui l’avait pété en essayant de ranger un livre de plus sur la tablette d’au-dessus, et on me pardonne vu la fragilité des pins et du fait que les étagères étaient déjà surchargées.

J’ai été pour la 2e option. Comme ça tout était clair, logique, satisfaisant, l’incident a été balayé comme étant un simple accident non-responsabilisant, et la belle-mère en fut quitte pour se procurer des pins en métal pour quelques sous.

Même si, aujourd’hui, je continue encore et toujours de me battre sans relâche pour clairer mon nom lorsque je suis accusé à tort, j’ai appris une leçon importante cette nuit-là il y a 20 ans. Il y a des moments dans la vie où il faut savoir prévoir les conséquences de la vérité, et peser le pour et le contre avant de voir si ça vaut vraiment la peine de se battre pour. Dans ce cas-ci, les circonstances faisaient que j’aurais eu zéro crédibilité en le niant, faisant de moi une personne louche de qui se méfier dans l’avenir. De l’autre côté, en prenant le blâme, j’avais juste droit à un « C’pas d’ta faute, c’est des choses qui arrivent », qui non seulement réglait automatiquement le conflit, ma réputation s’en trouvait même honorée.

C’est facile de dire La vérité c’est la vérité pis faut toujours la dire parce que faut en assumer les conséquences pis c’est ça qui est ça, pis point final , parce que appliquer aveuglément cette règle en toutes circonstances ne demande aucun effort de réflexion. Mais dans la réalité, même en admettant que le mensonge a des conséquences plus néfastes que la vérité dans 99% des cas, il reste quand même 1% où c’est le contraire.

Le gros défi là-dedans, c’est d’avoir l’intelligence de savoir faire la différence.

Quand l’adultère est acceptable

Posez à n’importe quelle fille la question suivante : Est-ce que tu accepterais que ton chum ait une relation amoureuse et sexuelle avec une autre femme? À moins qu’elle soit adepte de l’échangisme, elle va vous répondre une variante de Tabarnaquement que non pis y’é mieux de jamais s’essayer, l’estie!

Pourtant, quand une femme est, en toute connaissance de cause, l’amante d’un gars déjà casé, elle accepte le fait que son chum ait une relation amoureuse et sexuelle avec cette autre femme. Voilà pourquoi elle (se) répète des grandes classiques comme:

  • Oui, mais là, c’est pas pareil!
  • Au moins, moi, je le sais qu’il en a une autre dans sa vie, contrairement à son épaisse de femme qui s’doute de rien.
  • Tous les hommes trompent leurs femmes, alors aussi bien que le mien trompe la sienne avec moi.
  • Il ne me trompe pas avec elle; Il la trompe elle avec moi!
  • S’il est avec elle, c’est par obligations. Mais s’il est avec moi, c’est par choix!

Peu importe comment elle essaye de rationaliser la situation, ça ne change rien au fait que son chum a deux femmes dans sa vie, chose qu’elle continue quand même de prétendre qu’elle n’accepterait jamais.

Et le pire là-dedans, c’est qu’elle y croit sincèrement. Ou du moins, elle veut y croire. Parce que c’est plus facile pour elle à accepter que de regarder la réalité en face. Et cette réalité, c’est qu’on a beau lancer aux quatre vents le proverbe Mieux vaut être seule que mal accompagnée, la solitude est parfois quelque chose de très très difficile à supporter. Dans ce temps-là, on est prêt à faire quelques concessions. Alors quand l’amour / l’attention / l’affection / le sexe vient avec un prix, il y a des gens qui sont prêt à le payer.

Parce qu’il y a des gens pour qui la réalité est que mieux vaut être mal accompagnés que seuls.

L’interdiction légale de se défendre quand on est père.

Une fois, ça peut passer pour un malentendu. Deux fois, passe encore pour une erreur. Mais après trois fois, je pense que je n’ai pas le choix de le reconnaître. La loi empêche le père de se défendre lorsqu’il est victime d’abus de la part de son ex. Ce n’est pas du délire de pôvre pôpa frustré. C’est un fait. C’est TROIS faits:


FAIT VÉCU #1
Il y a 4 ans, j’ai eu à passer en Cour à Québec afin de produire un document prouvant que la poursuite à laquelle j’étais sujet de la part du Gouvernement au sujet de mon ex était abusive, donc n’avait pas de raison d’être. J’y suis allé, je l’ai prouvé, tout fut réglé. Puisque j’ai prouvé que le Gouvernement n’avait eu aucune raison valable de me convoquer en Cour à Québec, j’ai donc demandé le remboursement de mes frais de transports de $83.00 pour l’aller-retour Montréal / Québec. La réponse du médiateur pour expliquer le rejet de ma demande: « Cette dépense, c’est VOUS qui avez décidé de la faire, car c’est VOUS qui avez décidé de vous défendre. Vous n’étiez pas obligé. Vous aviez le choix de venir vous défendre ou non. »

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à ne pas me défendre et perdre en Cour, ou bien à me défendre et perdre de l’argent.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est une poursuite abusive, donc illégale, et celui qui accuse doit payer les frais encourus par l’accusé. En fait, le principe du « Paye sinon tu vas le regretter », il y a un terme légal pour ça: Extorsion. Ce qui est un crime.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste une poursuite abusive, mais c’est légal, donc le demandeur n’a pas à payer les frais encourus par le défendeur.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?


FAIT VÉCU #2
Janvier 2008. Je dois me produire au poste de police de Clermont à 9am et en Cour à La Malbaie à 11am parce que mon ex me réclame le remboursement de $260.00. Il n’y a que trois bus par jour qui font le trajet Montréal / La Malbaie. Le premier de la journée ne me ferait arriver que vers midi. Ça signifie que, pour pouvoir me présenter au poste de police de Clermont au matin, je dois me rendre à La Malbaie la veille. Et puisque je ne peux évidemment pas être logé chez mon ex, il y aura d’autres frais. Cela signifie, en dépenses:

– $ 134.00 pour le billet de bus aller-retour.
– $ 120.00 de chambre d’hôtel
– $ 12.00 environs de transport en taxi pour me rendre de la chambre d’hôtel jusqu’au poste de police. Le double si je dois me rendre du poste de police de Clermont au Palais de Justice de La Malbaie par mes propres moyens.

Bref, une dépense minimum totale d’environs $ 326.00, pour me faire dire en Cour de rembourser $ 260.00 à mon ex. C’est abusif et ridicule. Sans compter que, par les années passées, lorsque l’on allait au palais de justice de La Malbaie pour réviser la pension, il arrivait parfois que l’on attende là toute la journée et qu’il fallait revenir à une date ultérieure car ils n’avaient pas eu le temps de nous passer. Donc, possibilité que je doive débourser $ 652.00, soit deux fois et demi ce que je lui dois, en plus du $ 260.00.

Étant trop pauvre pour me permettre ces dépenses inutiles, je suis allé voir un avocat de l’Aide Juridique et j’ai demandé à ce que mes passages au poste de police et en Cour se fassent à Montréal. Il a appelé au poste de police, où on lui a répondu que la loi permet de faire ceci, mais seulement à condition que je plaide coupable.

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à plaider coupable et payer $260.00, ou bien plaider non-coupable et devoir payer entre $326.00 et $652.00… + le $260.00 si j’étais reconnu coupable anyway.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est du chantage, donc illégal.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste du chantage, mais c’est légal.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?



FAIT VÉCU #3
Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, mon ex a envoyé notre fils ainé au Centre Jeunesse de Québec. Puisque c’est elle qui en a la garde légale, elle seule a pris cette décision, elle seule a pris cette entente avec eux et elle seule a signé les papiers dans lequel elle demande d’avoir ce service. Or, comme elle est sur le BS, c’est à moi qu’ils envoient les factures. Je n’y échappe qu’en leur produisant ma déclaration de revenus annuelle prouvant que je gagne sous le seuil de la pauvreté, ce qui m’exempte de cette responsabilité.

…sauf que, pourquoi devrais-je accepter que l’on me colle la responsabilité d’une entente que je n’ai jamais prise avec eux? De quel droit est-ce que le Centre Jeunesse peut-il me réclamer de l’argent pour un service que je ne leur ai jamais demandé? J’ai fait la recherche sur le site de la Loi sur les services de santé et des services sociaux, au http://www.canlii.org/fr/qc/legis/lois/lrq-c-s-4.2/derniere/lrq-c-s-4.2.html . Voici ce que j’y ai trouvé:

La contribution est exigée par un établissement ou par le ministre. Les usagers eux-mêmes sont tenus de la verser; toutefois, dans le cas d’un usager mineur, la contribution peut être exigée de son père, de sa mère, de l’un et l’autre conjointement ou de toute autre personne déterminée par le règlement; dans le cas d’un usager marié ou uni civilement, la contribution peut être exigée de son conjoint et dans le cas d’un membre d’une communauté religieuse, la contribution peut être exigée de sa communauté.

Ainsi, non seulement mon ex peut demander tous les services gouvernementaux payants qu’elle veut pour nos enfants, le fait qu’elle est sur le BS fait que c’est moi qui va se ramasser avec toutes les factures, et ce même si je n’ai jamais signé la moindre entente avec eux. Et si je ne peux pas payer? Et si ils décident abusivement que je n’ai pas droit à l’exemption? Simple: Ce sera à ma conjointe actuelle de ramasser la facture. Même si elle a zéro lien de parenté avec mes enfants.

Considérant que cette loi est abusive, j’étais prêt à la contester en Cour. Mais voilà, au nombre de fois où mon ex m’a elle-même traîné en Cour, je suis sous probation. Et cette probation dit bien que je ne dois garder la paix et ne pas avoir des démêlés avec la justice. Or, contester cette loi, C’EST « avoir des démêlés avec la justice. » Donc, si je tente de me défendre contre cet abus, on me mettra en prison pour bris de conditions.

Oui, vous avez bien lu. Mon choix se limitait à payer pour un service que je n’ai jamais demandé, ou bien me défendre et me retrouver automatiquement en prison.

Quand c’est un citoyen qui fait ça à un autre citoyen, c’est de l’extorsion, du chantage, du harcèlement, de l’intimidation, donc illégal.
Quand c’est le Gouvernement qui fait ça à un père, ça reste de l’extorsion, du chantage, du harcèlement, de l’intimidation… Mais c’est légal.

C’est la loi. Mais est-ce qu’on peut parler ici de justice?

Le Complexe de Super-HOT-ité

J’me trouvais pas mal hot dans mon chandail de Superboy

Normal, r’gardez-le: On se ressemble tellement que j’aime bien m’imaginer des fois que j’lui ai servi de modèle.

J’ai donc eu l’idée de chercher des images de Superboy pour les comparer à des photos de moi afin de montrer à tous à quel point chus aussi hot que lui.

Sur que-c’est que je tombe t’y pas? Un set de photos sur ce site de cosplay montrant que c’te gars-là est 100 fois plus hot que moi, autant dans son physique que dans sa ressemblance Superboyesque.

Ça a ben l’air que j’me trouvais pas mal plus hot que je l’étais en réalité. Voilà qui porte un dur coup à mon fragile Ego.

Fa que, j’fais quoi à c’t’heure? Eh bien, j’ai deux options:

OPTION A) M’apitoyer sur mon sort.
OPTION B) M’entraîner jusqu’à ce que je sois aussi hot et super-ressemblant que l’autre gars.

Est-ce que je vais avoir la volonté et la discipline pour le faire, ou bien est-ce que je vais abandonner en chemin?  Nous aurons vous et moi la réponse à ces questions le 1er mai 2011. Oui, parce que c’est pas tout de se donner des buts. Faut y aller de façon réaliste aussi.

C’est que je viens de réaliser un truc important: Depuis que mon blog existe, je suis là à vous faire la morale et à vous donner des conseils sur comment faire les bons choix dans la vie, comment réussir, comment mettre du coeur à l’ouvrage, comment utiliser tous les éléments de notre vie incluant le négatif comme source de motivation, et comment l’échec n’est souvent dû qu’à une cause extérieure sur laquelle on n’a aucun contrôle.

… Sauf que, jusqu’à maintenant, je n’ai absolument rien de concret à vous montrer pour backer mes écrits. Tout dans la théorie, rien dans la pratique.

Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre 6 mois afin de prouver aux autres, mais d’abord à moi-même, que je ne suis pas yink un nom dans la déjà trop longue liste des gros parleurs petits faiseurs. J’ai décidé de le faire de la façon la plus crédible possible: En améliorant mon physique.

Il y a plusieurs raisons pourquoi j’ai choisi cette voie. D’abord, parce que perdre du gras et prendre du muscle, c’est quelque chose que personne ne peut faire à ta place. Il me serait donc impossible de faker les résultats. Inversement, à moins de subir un accident t’incapacitant physiquement, rien ni personne ne peut saboter tes efforts en t’empêchant de travailler sur ton physique. En choisissant un sujet sur lequel personne d’autre que moi ne peut avoir le contrôle sur la réussite, je ne me donne aucune excuse derrière laquelle me cacher en cas d’échec.

… Mais surtout, avec un ego comme le mien, ma plus grande raison est: Quoi de plus motivant comme but que d’entreprendre un projet qui va m’assurer d’entrer dans l’été de mes 43 ans dans la meilleure forme de ma vie? 

J’me trouve super hot avec mes prétentions de sagesse? Eh ben on va voir si chus capable de les utiliser pour me rendre vraiment super hot dans la vraie vie.


(À la mémoire d’Édouard Carpentier qui fut une grande influence dans ma vie en me faisant réaliser, lorsque j’avais 13 ans, que vieillir ne signifie pas nécessairement perdre  santé et en forme)

Les 13 malédictions de l’Halloween

Il y a toujours eu un genre de malédiction entre l’Halloween et moi, ce qui fait que je n’ai jamais pu vraiment apprécier cette fête correctement. C’est pas du chialage, c’est du témoignage de faits vécus.

oK, ok, c’est aussi du chialage. Mais bon, l’un n’empêche pas l’autre. Gne!

1) Halloween qui me prend par surprise
Quand on souffre de déficit d’attention, ce qui était mon cas dans ma jeunesse, même quand on sait que l’Halloween s’en vient, c’est en voyant plein de gens déguisés qui se promènent qu’on se dit avec surprise « Hein ? C’t’à soir!? »  On réalise alors qu’on est seul, sans déguisements, sans avoir d’endroit où aller le fêter ni personne avec qui le faire.

La première fois que ça m’est arrivé, j’avais 9 ans et j’étais seul à la maison alors que mes parents étaient chez un voisin. Ça a cogné à la porte, j’ai ouvert, je me suis retrouvé face à une gang de déguisés qui me tendaient leurs sacs, et j’ai immédiatement compris que j’avais manqué la fête cette année-là.

2) Toujours seul avec mes parents.
Quand, comme moi, on a des parents qui refusent de nous laisser passer l’Halloween en gang avec les autres enfants pour diverses raisons d’angoisses de mère-poule, et qu’on est le seul de son groupe d’âge dans sa famille (si on ne compte pas les enfants qui habitent au foyer d’accueil de mon grand-père à Ste-Thérèse de Blainville à 2h30 de route de chez moi, donc trop loin pour s’y joindre) alors c’est en compagnie de nos propres parents qu’on le passe. Dans ce temps-là, se dire « C’est mieux que rien« , c’est une faible consolation. Ok, je passais aux maisons, et ok, je récoltais des bonbons. N’empêche que j’aurais préféré vivre Halloween socialement. Surtout que…

3) Je n’ai jamais été bien friand, côté bonbons.
Enfant, je n’aimais que les Fun Dip, les Sweet Tarts et les cigarettes Popeye. Une fois ça terminés, tout le reste se retrouvait aux poubelles

4) Jamais de bons déguisements
Un des premiers déguisement que j’ai eu, c’était un masque de clown en plastique rigide qui tenait avec un élastique broché chaque côté.  L’élastique trop court m’écrasait le masque dans la face, m’égratignait les oreilles avec les broches, m’empêchait de bien cligner des yeux parce que trop près de mes cils, et j’me pétais la yeule parce que j’avais de la misère à voir à travers les trous des yeux si petits qu’un crayon n’y aurait pas passé. Mais bon, je ne souffrais pas trop longtemps, vu que ça prenait environs 15 minutes avant que l’élastique, dans lequel il n’y avait aucun noeud, se libère de la broche.

Mes parents ne pouvaient pas me payer un déguisement. Par contre, ils me permettaient d’en faire un moi-même. Dans les années 70, les sacs d’épicerie étaient en papier. Je m’étais donc fait une face de Frankenstein sur un sac que je me suis mis en cagoule. Apparemment, le sac d’épicerie Steinberg, ça n’attire pas le respect, parce que souvent les adultes qui m’ouvraient la porte disaient « Tiens? C’est qui ça? » et m’enlevaient ma cagoule pour voir.

Encore plus enrageant, c’était les madames qui répétaient la question après m’avoir démasqué parce qu’elle ne me connaissaient pas, qui ne me connaissaient pas plus quand je disais mon nom, et qui avaient d’l’air ben contrariées de donner des bonbons à un enfant qui n’était pas du quartier.

… Sans compter que je suis tombé une coupl’ de fois dans des escaliers, là encore pour cause de vision limitée.

Une fois, ma mère m’a refilé des vieux draps et son nécessaire à couture. Mais puisque j’étais enfant, je n’avais pas le droit à la machine à coudre. Je me suis donc fait un costume de Batman… Du moins, le genre de costume que Batman aurait fait s’il avait 10 ans, aucun talent pour la couture, rien d’autre que du tissus rigide blanc, et une interdiction d’avoir un masque, rapport aux accidents relatés plus tôt.

À 11 et 12 ans, je me suis contenté d’un simple masque de papier à la Zorro collé sur mes lunettes.

Mon premier vrai beau déguisement, là encore fait moi-même, fut en 1984, à l’âge de 16 ans. C’était l’époque où les concours de sosies de vedettes de la chanson étaient très populaires. Puisque je ne ressemblais à personne en particulier, ni à Sting ni à Michael Jackson ni à George Michael ni à Corey Hart, j’ai choisi l’artiste le plus déguisé de son époque, donc celui dont le look est le plus facile à reproduire : Boy George.

Vous pouvez deviner ce que ça fait à la réputation d’un gars qui ne pogne pas trop d’avance auprès des filles, de se déguiser en drag queen. J’ai eu à en souffrir jusqu’à la fin de l’année scolaire, qui, heureusement, était mon secondaire 5.

5) Ado, mes amis trouvent l’Halloween quétaine
Mes amis s’enflaient la tête à prétendre qu’ils avaient de la classe.  Traduction: Ils snobaient tout ce qui était populaire.  Halloween étant populaire, c’était donc socialement tabou.  Ce qui fait que les rares années où j’avais une gang d’amis, il ne faisaient pas de party d’Halloween.

6) La température imprévisible
La majorité des représentations du soir de l’Halloween que nous font les médias (Films, pub, TV, magazines) ont ou bien été tournées aux USA où la température est plus chaude qu’au Québec, ou bien localement mais plusieurs semaines avant l’Halloween alors qu’il fait encore plus ou moins estival dehors, ou alors en studio où la température est contrôlée. Mais dans la réalité, et surtout dans notre situation géographique, y’a rien de plus imprévisible que la température de la fin d’octobre. J’ai vécu Halloween à 15°C tout comme à -8°C, Halloween sous la petite pluie fine tout comme dans la grosse averse, Halloween sec à température agréable tout comme Halloween humide et glacial, sous la tombée de sloshe, dans le vent terrible, sous la neige poudreuse, etc, mais très rarement à température confortable.

Ah, et l’Halloween à 15°C dont je parle plus haut? C’était vraiment le soir d’Halloween idéal, puisque, en plus de son ciel dégagé, celui-là tombait un vendredi.  Mais je n’ai pas pu en profiter puisque c’était l’une des fois où il y a eu… :

7) Les partys d’Halloweens d’où je fus délibérément exclus.
Ailleurs dans ce blog, je parle parfois de Geneviève la coloc de l’enfer.  Pour faire d’une trop longue histoire courte: J’avais des amis, j’ai rencontré cette fille, j’ai sorti avec, je l’ai introduit à mes amis, elle a cassé, elle a convaincu mes amis de ne plus m’inviter aux activités en gang parce que ma présence lui causerait un malaise car elle se sentirait surveillée. Par conséquent, j’ai passé le soir de cet Halloween seul chez moi, puisqu’elle est partie la fêter avec SES amis.

Ce qui était plus blessant, par contre, c’était la fois où j’étais en couple officiel avec une fille, qu’elle fut invitée à un party d’Halloween, et ce plusieurs jours avant le dit party, qu’il y avait plein de nos amis communs qui y étaient également invités, qu’elle y est allée…  Et que jamais elle ne m’a invité à l’y accompagner.  

Geneviève était une ex.  On peut donc comprendre pourquoi elle ne voulait pas m’y voir.  Mais de la part de ma conjointe?  Pendant la relation?  Sans raison aucune pour expliquer ça?  Imaginez l’humiliation de ne pas savoir quoi répondre lorsque nos amis communs présents au party me demandaient plus tard la raison de mon absence.

8 ) Les bonbons drogués
Ce qui suit est un extrait d’un long texte que j’avais mis sur ma toute première page web sur Geocities.
« Étant encore accro au jeu, La belle-mère rêve de pouvoir retourner au casino maintenant qu’elle est en visite à Montréal.  Le problème, c’est que son mari, qui avait prévu le coup, refuse de lui laisser le moindre argent. La belle-mère essaye alors de convaincre Kim de me voler ma carte bancaire dont elle connaît le NIP, mais Kim refuse.  Ne réussissant toujours pas à convaincre son mari, La belle-mère avale une surdose de sa prescription de médicaments contre la dépression, profitant que son mari et Kim étaient partis faire des courses.

Lorsque Kim et son père sont revenus, ils ont trouvés les deux garçons malades et en proie à des crises d’hallucinations, les bouteilles de pilules de la belle-mère ouvertes, et le sac de bonbons d’halloween répandu sur la table. Au nombre de fois où on entend parler de cas de bonbons d’halloween drogués, ceux qu’ils ont mangé ce soir là ont été suspectés, mais on n’a jamais pu établir hors de tout doute laquelle des deux était la source des hallucinations. »

9 ) L’émission Légendes Urbaines sur Canal D
2005 : Une recherchiste pour l’émission Légendes Urbaines qui fera ses débuts l’année suivante sur Canal D a trouvé mon texte et me demande en entrevue pour l’émission spéciale sur les bonbons d’Halloween drogués. J’accepte.

L’émission est tournée dans un bar sur St-Denis. En attendant que tout soit prêt, je jase avec quelques personnes présentes. C’est là que j’en apprends une bonne: À cause de la loi qui interdit de filmer les gens sans leur accord, tous les clients du bar sont des figurants fournis par une agence de casting.  Et non seulement ils mangent et boivent gratos, ils sont payés pour être là. Alors entre les figurants payés à ne rien foutre, et l’équipe de Canal D qui sont évidemment tous salariés, je suis le seul à recevoir zéro dollar et zéro cenne pour ma participation, malgré le fait que sans moi il n’y aurait pas de reportage, donc aucune raison pour eux d’être ici, et encore moins d’être payés.

2006: L’émission est diffusée sur Canal D, je suis le seul qui a un témoignage à apporter, et l’épisode se conclut avec un policier qui dit quelque chose du style de « À chaque fois qu’on nous a rapporté un tel cas, l’enquête a toujours démontré, sans exception, que c’était les parents qui avaient inventés cette histoire, souvent en sabotant eux-mêmes les bonbons, juste pour faire parler d’eux-autres dans les médias. » … Juste assez de sous-entendus pour salir ma réputation à travers le Québec à chaque fois que l’émission passe en reprise, mais pas assez pour que ce soit une accusation officielle demandant poursuite, réparation ou même juste arrêt de diffusion de l’émission.

10) Les enfants malades
Premier Halloween du premier fiston. On l’installé, déguisé, dans son siège d’auto, et on part. Au bout de quelques minutes, BLEUARK! … Solo de vomi du petit.  On se range sur le côté, on arrête l’auto, on ouvre la porte, on nettoie bébé du mieux qu’on peut, vidant la seule boite de Kleenex que l’on a. On roule jusqu’à trouver une poubelle pour se débarrasser des mouchoirs full de barf. On repart avec une désagréable odeur de renvoyage dans l’char. Il fait hélas trop froid pour ouvrir une fenêtre pour aérer. Deux coins de rues plus loin: BLEUARK! … Solo de vomi en rappel! On soupire, on abandonne et on retourne à la maison.

11) Les adultes malades
10 ans plus tard, ma blonde et moi on organise une rencontre entre amis: Une activité de visite guidée halloweenesque au Vieux Port de Montréal. On devait être dix personnes. La moitié se désiste à la dernière minute, un autre a le rhume, un autre a la grippe, ce qui fait qu’il ne reste plus que ma blonde, moi et une amie.  Non seulement je n’ai pas chaud dans mon costume Ash de Army of Darkness malgré mon imper qui me le cache, le 2/3 des gens me confondent avec Leatherface de Massacre à la Tronçonneuse, ce que je trouvais un peu frustrant.

Et l’amie en question souffrait d’obésité, ce qui fait qu’elle avait du mal à marcher et à suivre le groupe.  Et, ce soir-là, souffait de diarrhée, ce qui l’obligeait à s’arrêter dans les restos pour utiliser leurs toilettes, ce qui fait que l’on a fini par perdre le groupe.


12) Halloween le dimanche, lundi, mardi, mercredi, et jeudi.
Sérieusement, puisqu’il s’agit d’une événement qui se fête le soir, c’est loin d’être commode lorsque ça ne tombe pas un soir où on peut se coucher tard.  Pourquoi est-ce que l’on ne fait pas comme pour le Vendredi Saint, qui change de date à chaque année pour que ça tombe un vendredi?

Question comme ça: À qui est-ce que je pourrais bien suggérer ça?  Qui, sur la planète, régit une fête comme l’Halloween? 

13) Noël le lendemain de l’halloween
Du premier novembre jusqu’au 25 décembre, soit pendant sept semaines et demi, il sera impossible d’aller dans les magasins sans que tout soit décoré pour Noël, le tout accompagné de la musique qui va avec. Ça fait qu’il ne faut pas trop magasiner, sinon on se fait imprégner de l’atmosphère magique du temps des fêtes trop tôt, au point où, lorsque le 25 décembre arrive, on est blasé de la chose, et ça n’a plus le charme que ça devrait avoir.

L’altruisme égocentrique

Altruisme: Qui se consacre aux autres.
Égocentrisme: Qui se consacre à soi-même.
Altruisme égocentrique: Prétendre se consacrer autres, mais en réalité ne se consacrer qu’à soi-même.

Je ne parle pas des gens qui, malgré des motifs d’orgueil, rendent quand même véritablement service aux autres. Non, je parle plutôt de… Comment dirais-je?  Tenez, voici trois anecdotes réelles qui vont mieux montrer de quoi je parle :

ANECDOTE 1 : Le graphiste trop bien pour son client
Il y a quelques années, un ancien collègue de travail avait été engagé pour compléter un storyboard pour une agence de pub. Son travail consistait à continuer et terminer les illustrations en reproduisant le style du dessinateur précédent. Boulot simple, classique, typique de ce milieu de travail.

Mais voilà, en voyant les dessins de son prédécesseur, il a refusé de continuer un tel travail de marde qui ne lui permettrait pas de montrer à l’agence de pub ce qu’il était capable de faire, disait-il.  Alors, afin de leur donner la meilleure qualité de travail possible, il a complété la chose dans son style à lui.

Il a été remercié de ses services (se faire renvoyer, belle façon de dire merci) et a passé les semaines suivantes à se plaindre comme quoi les dirigeants de l’agence de pub n’étaient que des cons incapable d’apprécier l’effort et le talent.

ANECDOTE 2: La programmeuse qui sait mieux que le prof
Celle-là date de quand j’étais étudiant à l’École Nationale de l’Humour, programme Auteur. Pour notre cours Humour et Nouveaux Médias, il fallait créer une page web humoristique. Mon plan avait été lu, corrigé et approuvé par notre professeur. Il ne me restait plus qu’à faire la chose pour pouvoir la présenter comme travail de fin de session. En l’apprenant, une de mes amies insiste pour s’occuper de programmer la page web.  Cette reproduction de mémoire de notre conversation MSN résume bien le reste:

ELLE: Tu as choisi exactement les couleurs que je n’utiliserais jamais. Quant aux photos de la bannière, c’est vraiment à chier.
MOI: C’est pour une page d’humour.
ELLE: On s’en fiche. Personne ne va vouloir aller sur une page aussi laide.
MOI: Mais il faut qu’elle ait l’air de ça. Ça fitte avec le thème.
ELLE: Il y a moyen de faire une page d’humour sans qu’elle ait l’air aussi scrap.
MOI: C’est ce que le prof veut.
ELLE: T’auras vraiment pas une bonne note si tu lui remets cette merde.
MOI: Regarde: Notre prof nous a expliqué que la page web doit être un reflet de son sujet. Il nous a montré comme exemple la page promotionnelle du film de Borat. Puisque Borat est un crétin et un ignorant, le site du film ressemble aux pages personnelles de débutants que les gens faisaient sur Geocities et Angelfire à la fin des années 90: Mauvais montage, fond blanc, lettrage en couleurs fluos agressantes pour l’oeil, gifs animés cheap… Tu penses bien que Hollywood possède la technologie et le budget pour lui faire une page full high-tech. Sauf que c’est pas une question de technologie ni de budget. C’en est une de respecter le thème de ton sujet.

Devant une explication aussi complète, elle ne peut que comprendre pourquoi la page doit être faite selon mon plan, plan qui a été approuvé par le prof. Sa réponse:

ELLE: T’es pas Borat!

J’en fus quitte pour m’arranger tout seul en créant sur Photoshop de fausses captures d’écran de page web que j’ai présenté en classe, et endurer une coupl’ de semaines de bouderies de mon amie qui prenait mal le fait que je l’avais empêché de montrer ce qu’elle était capable de faire.

ANECDOTE 3 : Les Dents de l’Amère
Petit trip nostalgique (?) vers mes dernières années de célibat. J’étais au lit avec cette fille rencontrée le jour-même après quelques semaines de jasette sur le net. Elle utilisait ses dents pendant la fellation. Bon, chacun ses trips, c’est juste pas le mien, voilà tout. En plus, elle insistait pour me mettre une forte pression sous le scrotum avec ses doigts, ce qui était franchement inconfortable.  Je lui suggère donc de rétracter la dentition un ti-peu et de cesser de me presser le sous-sac, ça ne me fera que mieux apprécier sa job de siphonnage phallique.

Elle se retourne, insultée, et me dit:  « Heille! Je l’sais, moé, c’est quoi que les gars aiment qu’on leur fassent! » … Et elle se remet aussitôt à l’ouvrage en ne changeant pas sa technique le moins du monde.

Sous le choc, il a bien fallu que je me rende à l’évidence: Elle est tellement convaincue de savoir mieux que moi ce que j’aime que toute suggestion qui en déroge va m’exposer à sa rage. Il a donc fallu que je me ferme les yeux et que je fantasme très fort sur des scènes imaginaires particulièrement full-cochonne pour pouvoir conclure.

Dans les trois cas, ces personnes avaient toutes un point en commun : Elles tenaient mordicus à montrer ce qu’elles étaient capable de faire. Le graphiste voulait montrer qu’il était capable de faire bien mieux que des dessins simplets. La programmeuse  voulait montrer qu’elle était capable de faire une page web ultra-technique en alliant 1000 options sophistiquées à un graphisme full design. La partenaire sexuelle tenait à démontrer qu’elle valait mieux que la moyenne des femmes au lit.

Malheureusement, dans les trois cas, la seule chose que ces personnes ont réussi à montrer, c’est qu’elles n’étaient pas capable de faire ce qu’on leur demande.

Être à l’écoute des gens, ça ne signifie pas se taire quand on voit que l’autre a pris une décision idiote.  Ça ne signifie pas non plus lui imposer son point de vue. C’est l’écouter, dans le doute lui poser des questions et/ou offrir autre chose, et ensuite respecter sa décision finale. Et ça, ça vaut autant au travail que dans les relations interpersonnelles.


Et maintenant, quelques remerciements pour VRAIS services rendus:
Avec mon amie Stéphanie qui a décidé de tagger mes articles sur Digg et avec l’article à mon sujet sur The Guy Whisperer, j’me tape maintenant aux alentours de 100 visites uniques par jour. Ça bat les 4-à-17 que j’avais avant.. Merci à vous deux, ça me crinque pour de nouveaux articles, d’où celui d’aujourd’hui. Ça m’a aussi influencé à soigner ma présentation, ce qui fait que désormais (depuis hier, en fait) mes articles seront illustrés.