J’ai voulu faire un billet au sujet de la manipulation et les façons de reconnaitre une personne manipulatrice, mais on l’a fait avant moi, et bien mieux que ce que j’aurais pu faire:
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On ne peut pas aider une victime volontaire
Il y a environs un an, une amie nommée Sophie a cessé tout contact avec moi, et ce à la demande de son nouveau conjoint.
Toute sa vie, cette fille a été attirée par les hommes violents, manipulateurs, contrôlants et exploiteurs. En voici une liste abrégée:
- Un de ses premiers ami de coeur la forçait à avoir des relations sexuelles.
- Le suivant, sachant qu’elle avait le vertige en général et peur des hauteurs en particulier, lui a fait traverser un long pont à pied, seule. Il ne l’a pas forcée en personne. Il lui a juste dit par téléphone de le faire.
- Il y a quelques années, via internet, elle s’est fait un amoureux au Pakistan qu’elle n’a jamais rencontré. Quand il lui a demandé de lui révéler les mots de passe de tout ce qu’elle avait en ligne, elle l’a fait. Quand il lui a dit d’éliminer tous ses contacts masculins de ses comptes en ligne, elle l’a fait.
Puis, je suis arrivé dans sa vie. Elle avait une solide fixation sur moi. Elle voulait un bon gars, et apparemment j’en étais un. Changer de blonde n’étant pas dans mes plans de vie de couple de sitôt, elle perdait son temps. Cependant, je voyais bien qu’elle répétait avec moi les mêmes patterns négatifs qui avaient toujours empoisonnés son existence: Aller vers des relations pénibles et/ou impossibles. Non seulement nous étions tous les deux en couple (elle était mariée), elle habite les Maritimes alors que je suis à Montréal.
N’empêche que je ne pouvais pas rester là à rien faire alors que je voyais une amie ruiner sa vie sans arrêt. Pendant un an et demi, je l’ai aidé. Je lui ai montré le chemin à suivre pour trouver les sources de ses problèmes afin de pouvoir mieux les comprendre et en guérir, prendre confiance en elle-même, avoir le courage de s’exprimer, exiger le respect de la part des autres, en commençant par avoir le respect de soi-même, suivre une thérapie qui était payée par les assurances de son boulot, etc. Ça a pris du temps mais elle a fini par se métamorphoser. Au début de l’an 2010, c’était une femme fonceuse, qui s’exprimait, qui s’affirmait, qui savait se tenir sur ses pieds en ne se laissant plus marcher sur ceux-ci.
Puis elle s’est fait un nouveau conjoint, un violent manipulateur contrôlant et exploiteur dont le passe-temps favori est de briser des couples en révélant à l’un que l’autre l’a trompé, et ce qu’il ait des preuves de ce qu’il avance ou non. Il agit ainsi sous prétexte/excuse qu’une de ses ex l’a un jour trompé, ce qui fait qu’il dit être maintenant incapable de supporter l’adultère. Notez qu’à ce moment-là, Sophie était non seulement mariée, elle habitait encore avec son mari, chose que son nouveau mec savait parfaitement.
Ça démontre que quand tu es le genre de gars qui aime rabaisser tes copines, tu t’arranges pour en choisir une qui a un comportement qui va te donner une raison valable de le faire. Quand vous savez tous les deux que ses agissements passés te permettent d’avoir un doute raisonnable sur sa fidélité, tu peux la contrôler en te montrant soupçonneux. Pour te prouver sa bonne foi et calmer tes doutes, elle va vite s’empresser de faire tout ce que tu lui dis, que ce soit un ordre direct ou bien juste une suggestion à demi-mot.
Bref, trois semaines plus tard, c’est exactement ce qui est arrivé: Il lui a dit de couper tout contact avec moi, et elle l’a fait!
Comment est-ce qu’une personne peut, en trois petites semaines, régresser ainsi en foutant en l’air un an et demi de travail sur soi et de progrès? Vous pouvez imaginer à quel point mon incompréhension a pu être totale. Totale et longue, car depuis ce jour, pas une semaine n’a passé sans que j’y pense, ni que j’arrive à trouver la moindre logique derrière ce revirement aussi soudain que négatif.
Eh bien c’est hier que j’ai fini par comprendre. La réponse est simple : Elle n’a jamais fait le moindre progrès parce qu’en réalité elle n’a jamais cessé d’être ce qu’elle était vraiment : Une soumise. Voyez plutôt :
Quand son premier mec lui dit de s’écarter les cuisses, elle le fait.
Quand le suivant lui dit de prendre le pont, elle le fait.
Quand son pakistanais lui dit de lui donner ses mots de passe et d’éliminer les hommes de ses amis sur le net, elle le fait.
Quand je lui dis d’améliorer ses conditions de vie sociale, elle le fait.
Et quand son nouveau conjoint lui dit qui avoir ou non comme ami, elle le fait.
La vérité, c’est qu’elle ne s’est jamais améliorée. Elle a juste agi avec moi comme elle l’a toujours fait avec les hommes à qui elle cherche à plaire : Se soumettre à eux en faisant tout ce qu’ils lui disent de faire.
J’ai sincèrement cru que je l’avais aidé à changer sa vie pour le mieux. Ce n’était hélas qu’une illusion née du fait que mes exigences envers elle étaient d’améliorer sa vie, alors que les exigences des autres étaient dans le but de l’exploiter. Mais en réalité, que tu sois soumise à une bonne ou à une mauvaise personne, ça ne change rien au fait qu’à la base, tu restes une soumise. Le simple fait qu’elle se laissait contrôler par téléphone (pour le pont) ou via internet (par son pakistanais) prouve qu’elle n’a pas besoin d’être intimidée physiquement pour être une victime. Elle en est une parce qu’elle choisit volontairement de l’être. Parce que telle est sa nature profonde.
Et quand la nature profonde d’une personne la pousse à aller se mettre en position de victime soumise, elle ne peut pas se sentir bien à 100% auprès de quelqu’un qui n’est pas violent, manipulateur, contrôlant et exploiteur. Prétendre vouloir un bon gars et le vouloir vraiment, c’est deux.
Voilà pourquoi on ne peut pas aider une victime volontaire. C’est démoralisant mais c’est ça!
EDIT: 26 janvier 2012. Aujourd’hui, je reçois ceci:

Elle s’excuse? Comme ça? Tout d’un coup? Deux ans plus tard? Qu’est-ce qui se passe, ils ne sont plus ensemble? Vérifions-donc un peu, le temps de la retirer temporairement de ma liste noire de FB:
Comme de fait! Depuis 36 heures…

Son sans arrière pensées aurait sonné beaucoup moins faux si ses excuses avaient été envoyées alors qu’elle était encore avec lui.
Dans la vie, il y a des gens qui considèrent que tu n’existes que lorsqu’ils sont malheureux, déprimés, et surtout SEULS! Quand ils sont bien entourés et heureux par contre, (ou du moins lorsqu’ils se croient bien entourés, comme ce fut son cas) tout ce que tu as de leur part, c’est un gros fuck you!
Ben voilà! Fuck you too! J’ai déjà donné, et bien plus que ma part.
La manipulation amoureuse
Aujourd’hui, je vais répondre à une question que se posent tous les bons gars depuis les 60 dernières années: Comment est-ce qu’un salaud qui se fout des filles arrive à en attirer autant? Non, ce n’est pas nécessairement parce que les filles sont folles et/ou que le gars est manipulateur.
Les psychologues s’entendent pour dire que beaucoup de manipulateurs adoptent une attitude manipulatrice sans s’en rendre compte eux-mêmes. On ne peut donc pas parler ici de manipulation per se. Et je le sais bien parce que c’est quelque chose que j’ai moi-même fait plusieurs fois dans ma vie sans même savoir que je le faisais. Parce que, à la base, mon but n’était pas de les manipuler et encore moins de les rendre amoureuses de moi.
Avant mes 27 ans, j’ai toujours été le genre de gars qui perdait ses moyens face aux filles qui m’attiraient. Je rentrais donc dans sa zone amis seulement pour ne plus jamais en ressortir, ou bien elle finissait par s’éloigner en me donnant des signes comme quoi elle ne voulait plus rien savoir de moi, même pas en ami.
D’un autre côté, il y avait ces filles qui ne m’intéressaient pas au-delà de la simple amitié. Les deux premières semaines, j’étais amical, gentil, poli, amusant… Puis, à la longue, je réalisais que je ne voulais rien savoir de ces filles-là. Parfois, c’était parce qu’on était trop différents. Parfois c’était parce qu’elle me tombait sur les nerfs. Hey, parfois c’était même parce que la fille me plaisait mais que j’avais l’impression que je n’avais aucune chance de finir avec, et que je voulais juste m’éviter de languir. Mais bon, peu importe la raison pourquoi je ne voulais plus les avoir dans ma vie, le fait est que je ne voulais plus les avoir dans ma vie. Alors je cessais tout simplement d’agir comme je l’avais fait avec elles jusque-là.
Mais attention : Je ne devenais pas soudainement salaud. Je ne les maltraitais nullement, ni leur manquais-je de respect. Je faisais juste m’éloigner, prendre mes distances, en arrêtant de m’adresser à elles. Et si nous étions dans la même pièce, à l’école par exemple, alors je faisais juste éviter de regarder dans leur direction. Je ne leur servais pas le traitement de silence, je cessais juste de leur parler en premier. Si elles venaient me parler, je restais aussi respectueux, gentil et souriant qu’avant. Sauf qu’il y avait quelques différences subtiles dans mon comportement: Pas de compliments, pas de plaisanteries, pas de questions de ma part, ne me contentant que de répondre aux siennes. Et après de une à quatre minutes, je coupais court en prétextant devoir aller ailleurs ou bien avoir quelque chose à faire.
Puisque beaucoup de filles utilisent cette méthode pour passer le message en douce aux gars de qui elles se désintéressent, je croyais sincèrement qu’elles étaient les mieux placées pour voir les signes, les reconnaître et les comprendre. Pour environs un tiers d’entre elles, ça marchait. Pour le reste, par contre, cette méthode ne faisait que les rendre full accro à moi.
En général, c’est après trois semaines à côtoyer un gars que la fille se rend compte si elle veut de lui en tant que chum ou en tant qu’ami. Moi, pendant les deux premières semaines, je les habituais à ma gentillesse, mon respect, mon humour, mon intérêt. Puis, je les coupais brusquement de tout ça avant même qu’elles sachent elles-même quelle genre de relation elles voulaient avoir avec moi. En les privant de ce à quoi elles étaient habituées, je créais en elles une sensation de manque. Ça les mettait dans une zone d’incompréhension et de panique au niveau du subconscient. Elles réagissaient donc instinctivement en cherchant à recapturer ce que l’on avait jusque-là.
Si je leur avait dit carrément que je ne voulais plus me tenir avec elles en leur expliquant pourquoi, elles auraient compris et m’auraient laissé tranquille. Probablement en étant ben fru, mais elles auraient compris. Sauf que là, en étant simplement un ami qui semble inexplicablement s’éloigner, tout ce que je leur montrais, c’était que la seule façon qu’elles avaient de retrouver une parcelle du positif que nous avions, c’était seulement en prenant elles-même l’initiative de venir me parler. Mais là encore, c’était insuffisant. D’abord parce que ce n’était qu’une parcelle, et ensuite parce qu’elles n’arrivaient jamais à garder mon attention plus de quelques minutes.
Cette parcelle qu’elles obtenaient leur donnait espoir qu’elles étaient sur le bon chemin, de prendre l’initiative envers moi. Alors elles poussaient la chose de plus en plus loin, devenant de plus en plus obsédées avec moi, démontrant de plus en plus d’intérêt, faisant de plus en plus de choses pour attirer mon attention, stimuler mon intérêt, faire naître du désir, allant même jusqu’à me déclarer leur amour.
J’étais honnête : je leur avouais immédiatement n’avoir aucun sentiment amoureux pour elles. Je rajoutais même que, ne ressentant pas d’amour, le plus que je pouvais offrir, c’était amitié + sexe.
En sachant à quel point les filles qui mettent leur priorité dans l’amour disent refuser toutes relations uniquement charnelle, je croyais naïvement que ça allait les faire fuir. À ma grande surprise, elles ont au contraire toutes accepté d’avoir avec moi une relation amitié + sexe sans attaches. En tant que jeune homme normalement constitué au niveau sexuel et hormonal, je ne pouvais qu’accepter. De toute façon, en un sens, j’étais coincé. En me prenant au mot, elle me forçait à m’y tenir ou bien à m’exposer moi-même comme étant un menteur. Entre passer pour un menteur, ou avoir du sexe quand j’en veux, la question du choix se pose t’elle? Donc, dans ce cas-ci, la personne manipulatrice, c’était elle.
Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’une personne amoureuse d’une autre va s’accrocher à tout ce qui pourrait lui donner une chance d’atteindre son but. Et quand la chose en question lui permet d’être aussi intime avec celui qu’elle aime, elle ne laissera pas une telle occasion lui échapper.
Laissez-moi vous dire que quand une fille utilise le sexe pour essayer de séduire un gars, elle devient rapidement, et ce de sa propre initiative, la plus géniale des partenaires sexuelles. Elles m’offraient tout, faisaient tout, aimaient tout, incluant des choses qu’elles avaient toujours refusé de faire avec leurs ex.
Les cyniques vont dire que cette méthode de séduction fonctionne surtout auprès des grosses et des laides. Eh bien devinez quoi? Presque toutes celles dont je vous parle étaient de minces et belles cégepiennes. C’est que ces filles ne sont pas aussi populaires qu’on peut le croire. C’est sûr que beaucoup de gars les désirent amoureusement ou sexuellement. Sauf que la majorité de ceux-ci font comme moi je le faisais face à une fille qui m’attirait : Perdre leurs moyens et ne jamais oser rien faire. Si la fille n’est pas du genre fonceuse, elle ne fera pas les premiers pas non plus. Elle se demandera bien pourquoi les gars les plus gentils ne semblent pas vouloir être plus qu’amis avec elle, et contentera de ceux qui osent lui montrer vouloir d’elle : Les fonceurs. Et puisque pour être un salaud il faut à la base être un fonceur, les bons gars (qui préfèrent ne pas foncer par respect pour elles) se demandent pourquoi ces filles-là choisissent des salauds.
Et c’est aussi pourquoi, quand un bon gars décide de devenir lui aussi un salaud avec les filles parce qu’il croit stupidement qu’elles aiment être maltraitées, il pogne encore moins auprès d’elles. Il vit alors l’incompréhension la plus totale, frustre du fait qu’à ses yeux ça marche avec tous les gars sauf avec lui, et il finit par nourrir une haine envers la gent féminine qui le rendra irrécuperablement misogyne.
Évidemment, aucune fille ne veut d’un salaud. C’est pourquoi elles s’intéressent aussi aux bons gars qui se montrent amicaux, gentils, polis, amusants. Mais quand ils cessent soudain de l’être, ça force ces filles à devenir fonceuses afin de ne pas perdre ce qu’ils ont. Et comme ça se passe avant la fin des trois semaines qui décident du reste de la relation, elles croient à tort ou à raison que leur propre réaction envers l’éloignement de ce gars signifie qu’elle en sont amoureuses.
Pour beaucoup de gens, lors de mes dernières années de célibat, je n’étais rien d’autre qu’un salaud qui attire plein de filles dont il se fout. En réalité, je n’ai jamais cessé d’être un bon gars. D’accord, je n’étais pas amoureux, mais je leur donnait néanmoins affection et respect. C’est juste que je les faisais travailler pour.
Et si elles se montraient aussi volontaire de le faire, c’est probablement parce que, comme avec toute chose pour laquelle on met de l’effort pour l’obtenir, mon affection avait beaucoup plus de valeur à leurs yeux que celle de tous ces gars qui donnaient la leurs sans qu’elles aient à lever le petit doigt.
6 faits mensongers que l’on nous conditionne à croire
Si le récent scandale de Wikileak m’a appris quelque chose, c’est que la population générale voit d’un bon oeil le fait d’étaler la vérité, et ce peu importe les dommages que cette vérité peut causer à la société. Alors pourquoi ne pas m’y mettre moi aussi? Voici donc toute la vérité sur six faits complètement bullshit que l’on nous conditionne à croire:
La bullshit : Le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours. (ou bien nous revient trois fois.)
La réalité : À moins que l’on soit victime d’une vengeance personnelle, les malheurs que l’on reçoit sont indépendants de ceux que l’on cause aux autres. La preuve: Combien de gens se plaignent de malheurs non-mérités parce qu’ils n’ont jamais rien fait de mal contre autrui? Sans compter que ce trois fois est un chiffre pris au hasard qui ne repose sur rien de concret.
Exemple : Il n’y a qu’à voir à quel point une personne abusive arrive à se tirer sans peine des conséquences méritées de ses multiples abus, juste parce que la peur qu’elle fait naitre chez les autres lui apporte le respect. Un respect qui fait que même quand quelqu’un a les couilles de faire en sorte que justice soit faite, tout le monde, victimes inclues, tentent de le dissuader et se rangent du côté de l’abusif.
La bullshit : Deux négatifs ne font pas un positif.
La réalité : La vie n’est pas une équation mathématique. Par conséquent, oui, très souvent, une seconde action négative peut sauver plusieurs gens des conséquences catastrophiques de la première.
Exemple : Exemple simplet et vécu: Quand j’étais petit, je me faisais souvent réprimander pour avoir oublié de verrouiller le porte de l’auto quand j’en sortais. (C’était avant l’existence du verrouillage automatique). Un jour, premier truc négatif, ma mère en est sortie en laissant ses clés sur le contact. Or, second truc négatif, j’avais encore oublié de verrouiller ma porte. Ma mère a donc pu entrer et récupérer ses clés. Ainsi, deux négatifs ont fait un positif.
Exemple plus élaboré: Un gars a un jour cédé à la tentation de tromper sa blonde une fois. Ce sera un écart de conduite malsain, certes, mais qui ne se reproduira plus. S’il commet un second geste négatif, soit de le lui cacher pour toujours, leur vie de couple restera harmonieuse. Mais s’il commet l’erreur de vouloir faire la chose honorable en lui avouant tout, qu’est-ce qui risque de se passer? Potentiellement: La femme se sentira trahie, ne voudra plus lui faire confiance, sera enragée, détruira la réputation de l’autre femme, il y aura dispute, probablement rupture, divorce, sans oublier comment cela va affecter les enfants s’ils en ont. Et si en plus il pousse la stupidité à faire une confession publique (Vive Facebook), il sera vu comme étant adultère par tous pour le reste de ses jours. En quoi est-ce que le fait d’apporter autant de problème dans la vie de tant de gens peut être perçu comme étant un geste honorable? Le geste honorable, c’est au début qu’il aurait fallu qu’il le fasse, en choisissant de ne pas la tromper. Une fois son choix fait et le geste commis, il est trop tard pour revenir en arrière. Par contre, il n’est pas trop tard pour limiter les dégâts.
Que tu suives les lois en traversant la rue au feu vert (geste irréprochable) ou bien que tu brises la loi en choisissant de traverser au feu rouge (geste reprochable) parce qu’un rapide coup d’oeil t’a montré que tu peux le faire, la seule chose de sure, c’est que dans les deux cas, si tu hésites et t’arrêtes au milieu du chemin, c’est là que tu vas avoir des problèmes. Parce que ce qui perd son homme, c’est d’abord et avant tout de faire les choses à moitié. Quand tu choisis de commencer quelque chose d’une façon, et que tout fonctionne bien jusque là, alors termine-là de la même façon.
La bullshit : Tout finit par se savoir.
La réalité : Peu importe ce que tu as fait, il n’y a que dans trois cas où ça puisse être appris : Tu en a parlé, tu as eu un témoin ou tu as laissé des traces.
Exemple : John Allen Muhammad, le tueur de Washington qui a tiré sur 17 personnes en octobre 2002, tuant 11 et blessant 6. Il avait bricolé son auto de façon à pouvoir tirer les gens de loin sans être vu ni entendu à partir du coffre de son véhicule. Ne jamais sortir de l’auto lui permettait de ne laisser aucune trace sur le terrain ni douille de projectile. Il aurait pu ne jamais être trouvé. Mais voilà, il en a parlé via appels téléphoniques dans le but de provoquer la police. Il a ensuite délibérément poussé la provocation en laissant des traces à la police près de ses victimes, sous forme de douilles, cartes de tarot et notes écrites de sa main. Enfin, il avait un témoin sous la forme d’un complice qui, pour sauver sa propre peau, a témoigné contre lui, lui valant ainsi la peine de mort. Il fut exécuté en 2009.
Pour beaucoup de gens, il ne suffit pas de savoir qu’ils sont plus malin que les autres. Il veulent aussi que les autres reconnaissent et confirment leur génie. Alors quand ils ont utilisé leur intelligence pour commettre un geste condamnable, ils se condamnent eux-même via vantardise, témoins et traces. Comme quoi le fait de vouloir démontrer que l’on est intelligent, c’est souvent la plus grande preuve de sa stupidité. C’est que l’orgueil aussi perd souvent son homme.
La bullshit : Faute avouée est à moitié pardonnée.
La réalité : C’est vrai quand tu es enfant, car il faut bien te conditionner à y croire. Par contre, une fois que tu es rendu adulte, cette croyance n’est rien d’autre qu’un piège à cons.
Exemple : J’ai vu assez d’émissions de crime sur Canal D pour voir que ceux qui cèdent à leurs remords de conscience ne trouvent dans l’auto-dénonciation ni le pardon ni la paix intérieure qu’ils souhaitaient avoir. Normal: Comment peux-tu trouver la paix quand ta seule récompense pour ce geste honorable sont les ennuis judiciaires et un casier qui te suivra toute ta vie?
La bullshit : Karma is a bitch.
La réalité : Le karma n’existe pas. La seule raison pourquoi la vie te remet tes mauvaises actions, c’est à cause de ta négligence et de tes mauvaises décisions, telles que citées en exemple plus haut. Une personne prudente qui se protège adéquatement peut faire tout ce qu’elle veut sans jamais se faire prendre.
Exemple : Je ne peux évidemment pas vous donner un exemple de quelqu’un qui cache bien son jeu, puisque le fait qu’il le cache bien fait que je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu faire de pas correct. Tout comme jamais je ne parlerai de mes propres gestes incorrects passés que je suis le seul à connaître. De toutes façons, je crois que la majorité d’entre nous avons déjà commis quelques gestes isolés qui, s’ils étaient connus de tous, nous vaudraient un casier judiciaire.
Il arrive parfois qu’une personne commette délibérément un geste mesquin contre un autre, en citant cette phrase. À moins que Karma soit l’un des noms écrit sur ton certificat de naissance et que tu te qualifies toi-même de bitch, ça n’a aucun rapport.
La bullshit : Une personne peut échapper à la justice, mais elle ne peut jamais échapper à sa conscience.
La réalité : Si la personne avait une conscience, elle n’aurait jamais commis le délit en question pour commencer.
Exemple : Qui a tué JonBenét Ramsay? Où est Jimmy Hoffa? Pourquoi y a t’il plus de 350 meurtres non-résolus répertoriés sur Wikipedia? Tout simplement parce que les coupables vivent avec leur secret, ne le divulguant jamais à personne. C’est tout ce que ça prend pour échapper aux ennuis et à la justice.
Et vous savez quoi? C’est justement pour nous empêcher d’un jour devenir une personne comme ces derniers, ceux qui s’en tirent à bon compte, que l’on essaye de nous convaincre depuis notre plus tendre enfance que le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours, que deux négatifs ne font pas un positif, que tout finit par se savoir, que faute avouée est à moitié pardonnée, que karma is a bitch et que l’on ne peut jamais échapper à notre conscience. Parce que ceux qui tentent de nous manipuler dans le but de nous faire accroire ces idioties savent que dans bien des cas, si ce n’était du fait qu’ils nous ont conditionnés à ressentir l’envie de nous dénoncer nous-mêmes, jamais ils ne réussiraient autrement à avoir la moindre preuve contre nous.
Et voilà! La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, amen. Et si personne ne semble se soucier si c’en est une qui est bonne à dire ou non, alors personne ne devrait venir chialer non plus d’avoir à en subir les conséquences par la suite .
Être!
Entre ce que tes parents voulaient faire de toi, ce que tes amis veulent que tu sois, ce que la société t’oblige à être, ce que tes amours auraient voulu que tu sois, ce que les circonstances t’ont fait devenir, et ce que tu voudrais être, il n’y a guère de place pour la personne que tu es vraiment.
Je me souviens du jour où je me suis rendu compte de ce fait. J’avais 28 ans, et jusqu’à ce moment-là, jamais je n’avais vraiment été moi-même, aussi bien avec les autres qu’avec moi. J’ai décidé à ce moment-là que ma philosophie allait être I gotta be me. En cessant d’agir dans le but de plaire à tous, en cessant d’être ce que les règles me dictaient, et surtout en cessant de chercher à bien paraître à mes propres yeux, j’ai commencé à être à l’écoute de moi-même. Je me suis découvert tel que j’étais, avec mes qualités, mes véritables traîts de caractères, mes goûts, mes envies. Et surtout mes défauts.
Est-ce vraiment une mauvaise chose, d’avoir des côtés moins reluisants? Il ne faut pas oublier que, tout comme j’ai déjà dit au printemps dernier, il y a moyen de Tirer profit de ses défauts. Que nous le voulions ou non, nous sommes le total de tous les côtés de notre personnalité, le bon comme le mauvais. Ce qui est vraiment important, ce n’est ni de nier ces mauvais côtés, ni d’essayer de les détruire. C’est tout simplement de les utiliser en temps et lieu afin d’en tirer du positif.
Être mis au congélateur
Laissez-moi vous parler un peu de Rock. Non pas le genre de musique, mais plutôt un gars qui porte ce prénom.
Rock pouvait être chiant des fois. Ah, c’est sûr, c’était un bien bon gars, gentil, jovial et tout. Je m’entendais très bien avec et jamais il n’y a eu le moindre accrochage entre nous. Mais voilà : Quand on sortait dans un bar en groupe et qu’il y avait une table de billard dans la place, on y jouait. Et quand on y jouait, Rock nous massacrait tous.
C’est que Rock était un champion du billard. Aussi champion qu’on puisse l’être sans être un joueur professionnel. Le truc qui était chiant n’était pas le fait qu’il gagnait tout le temps. Son talent, il l’avait mérité à force de pratique. Il n’y avait donc aucun sens d’injustice ni de jalousie d’impliqué. Non, le problème, c’était une technique qu’il utilisait. Chaque fois qu’il avait une boule à lui arrêtée devant un trou, il la laissait là et portait son attention sur ses autres boules. Lors d’une partie que je disputais contre lui, trois des six trous étaient ainsi bloquées par ses boules.
MOI : Ben là, fuck, come on, t’en a trois faciles. Qu’est-ce t’attends pour les rentrer?
LUI : Stratégie, mon chum! Ces trois boules-là, c’est des choses sures. Je l’sais que je peux les rentrer quand je veux. Alors, en attendant, je les met au congélateur pis je m’essaye avec les autres. Quand j’aurai pu l’choix parce que j’en aurai pu d’autres à jouer, alors m’as les sortir du congélateur pis les jouer.
Puis, avec un petit sourire, il conclut avec le côté chiant de sa stratégie :
LUI : Sans compter que ça t’empêche à toi de jouer ces trous-là. Ça te cause un handicap supplémentaire.
Ça m’a pris quelques années avant de faire le lien entre cette stratégie et une situation que vivent beaucoup de gens, peu importe leur sexe ou leur orientation sexuelle : Être mis au congélateur. Ça ne m’est personnellement jamais arrivé, mais j’ai vu ça assez souvent chez d’autres personnes pour savoir que la situation existe. Pour vous expliquer, je vais prendre comme exemple une relation entre un gars et une fille. Et puis tiens, histoire de faire changement un peu, c’est au gars que je vais donner le mauvais rôle cette fois-ci.
Il existe trois situations dans laquelle on peut se faire mettre au congélateur:
SITUATION 1 : La fille est amoureuse du gars. Elle est plus ou moins timide. Pas trop, ce qui lui permet de lui faire savoir clairement qu’elle le veut. Mais juste assez pour ne pas lui mettre de pression avec ça. Parce que la dernière chose qu’elle veut, c’est de faire en sorte de lui tomber sur les nerfs, ce qui réduirait ses chance d’être un jour avec lui.
Le gars, de son côté, est flatté de savoir qu’il plaît à la fille. La fille lui plaît aussi, mais quand même moins que plusieurs autres. Alors en sachant d’avance que cette fille est une chose sure, il la met au congélateur.

Pendant des mois, sinon des années, la fille voit le gars passer d’une relation à l’autre. À chaque fois qu’il est célibataire, elle voit sa chance arriver. Elle se prépare mentalement, repasse mille fois les détails de sa stratégie de peur de rater son coup, et quand elle se décide enfin à foncer: Trop tard, il a déjà commencé une nouvelle relation. La fille attend donc patiemment la prochaine période de célibat du gars pour s’essayer de nouveau.
De son côté, le gars se permet de s’essayer sur le genre de filles qui l’intéressent vraiment. Il ne craint pas l’échec, puisque la fille qu’il garde au congélateur lui garantit qu’elle sera toujours là en cas de besoin. Il ne se retrouvera donc jamais seul à 100%, même en cas d’échec. C’est le principe de la chasse : Le chasseur ne se garde de la viande au congélateur que pour le jour où il n’arrivera plus à en ramener à la maison. Il ne la consommera alors que parce qu’il n’a plus le choix. Parce que c’est mieux que rien.
Cette première situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :
- Il finit par sortir la fille du congélateur et accepte enfin d’être en couple avec elle lorsqu’il a fini par épuiser toutes ses ressources et que plus personne d’autre ne veut de lui.
- Il laissera la fille dans le congélateur pour toujours, puisqu’il a réussi à trouver l’amour véritable et la relation à long terme avec une fille qui lui plaît vraiment.
- Ou pire encore : Il sort la fille du congélateur après avoir passé toutes les autres, sort avec elle, constate que finalement il aurait encore une chance ailleurs, casse avec, et la remet au congélateur.
SITUATION 2 : Même chose que la précédente, sauf qu’ici la fille ne l’intéresse vraiment pas. Au lieu de lui dire franchement et clairement, il la laisse se faire des espoirs. Lorsqu’il est célibataire, il lui donne des excuses comme quoi il n’est pas prêt pour l’instant à se lancer dans une nouvelle relation. Sauf que, quel hasard incroyable, à chaque fois qu’il devient soudainement prêt, c’est toujours une autre qui se trouve au bon endroit au bon moment pour en profiter.
Le gars peut avoir plusieurs raisons pour agir ainsi envers la fille, et aucune n’est vraiment gratifiante. Ça peut être parce que son Ego a besoin de se sentir désiré, même quand c’est par quelqu’un qui ne lui plaît pas. Ça peut être parce qu’il considère que cette fille-là pourrait encore être acceptable en dernier recours. Mais voilà : Il n’est pas encore à son dernier recours. Ça peut être parce qu’il sait que la fille le veut tellement qu’elle va sauter sur chaque opportunité qu’elle aura d’essayer de l’avoir, ne serait-ce qu’en lui montrant quelle bonne baise elle peut être. La fille peut donc l’attendre ainsi pendant des mois, des années, voire des décennies.
Cette seconde situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons:
- Il ne sortira jamais la fille du congélateur.
- Il ne la sortira qu’à certaines conditions, l’une d’elle étant que leur relation doit rester secrète. Et ce ne sera jamais une relation sérieuse. Tout au plus sexuelle.
SITUATION 3 : Ici, la relation a commencé sans d’abord passer par l’étape de la congélation. Sauf que, après avoir commencé à sortir avec elle, le gars constate qu’il pourrait avoir des chances avec une autre qui correspond mieux avec ses désirs. Il casse donc avec la fille en prétendant l’excuse bullshit classique comme quoi il a besoin de réfléchir à leur relation, ainsi que une séparation momentanée ne peut que leur faire du bien. Il la met donc au congélateur, histoire de pouvoir profiter de sa liberté sans qu’elle puisse faire pareil de son bord.
Cette troisième situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :
- Il ne sortira jamais la fille du congélateur parce qu’il aura trouvé mieux ailleurs en permanence.
- Il va la ressortir car ça n’a pas marché avec l’autre. Ça fait qu’en un sens, il n’a pas menti : S’il dit avoir besoin de réfléchir, c’est afin de savoir s’il doit se résigner à se contenter de la fille ou bien s’il est capable d’avoir celle qu’il désire vraiment. Et là où la séparation momentanée ne peut que leur faire du bien, c’est que s’il voit par expérience qu’aucune autre ne veut de lui, alors il va se résigner à la fille et ne perdra plus de temps à espérer trouver mieux ailleurs.
Ce que les gens mis au congélateur oublient trop souvent, c’est qu’ils ne sont pas obligés de laisser l’autre mettre leurs vies en suspens. Ils ont tous la capacité d’en sortir afin d’aller chercher ailleurs la chaleur que jamais ne leur donnera celui ou celle qui les y a enfermés.
Hélas, les gens qui acceptent de se laisser mettre au congélateur en toute connaissance de cause se justifient souvent en disant qu’ils n’ont pas à avoir honte de la situation. En fait, ils en sont même fiers. Parce qu’en agissant ainsi, ils ne font que prouver que leur amour pour l’autre est véritable et à l’épreuve de tout. Ils vivent dans l’espoir que l’autre finisse par s’en rendre compte. Ils récolteront alors enfin l’amour et le respect auquel ils ont droit.
Le problème, c’est que tu passes ta vie à vouer un amour véritable à une personne qui se fout de toi, ou bien qui te fais passer en dernier parce qu’elle considère que tu es tout juste mieux que rien. Et ça, tu le sais très bien.
Comment peux-tu espérer quand tu es aussi désespéré?
Comment peux-tu être aimé quand tu n’as aucun amour-propre?
Comment peux-tu être respecté si tu a zéro respect pour toi-même?
Comment peux-tu être fier de n’avoir aucune fierté?
Sans compter qu’être au congélateur, ça t’empêche d’avoir des relations avec les autres. Ce qui, comme disait Rock, te cause un handicap supplémentaire.
La Fille en Détresse Éternelle
Avez-vous remarqué que les bons gars, ou du moins ceux qui prétendent l’être, se retrouvent toujours avec des filles à problèmes qui sont sans cesse dans des situations de détresse? Je suppose que les sexes peuvent être inversés dans certains cas. Mais puisque je suis un gars hétéro qui parle d’après expérience personnelle, et pour faciliter la lecture, je vais m’en tenir au style gars qui parle de femmes.
Il y a deux raisons qui font qu’un gars se retrouve avec ce genre de filles. La première, c’est quand il va volontairement vers elles. J’en ai déjà parlé dans un autre billet intitulé La malédiction du bon gars gentil et sauveteur. La seconde, c’est l’inverse: C’est quand le gars attire involontairement ce genre de filles. Il est gentil, courtois, amical, toujours prêt à aider. Bref, le genre de gars toujours prêt à voler au secours d’une demoiselle en détresse. Alors quand la fille veut attirer son attention, quoi de mieux que de jouer sur son sens de la solidarité et de son humanisme!?
Utiliser la détresse afin d’attirer mon attention, on m’a fait le coup trop souvent. Selon le cas, ça pouvait impliquer l’un des quatre genres de détresse qui existent. Ils sont:
La détresse inévitable: La fille est toujours dans la merde à cause qu’elle est coincée dans une situation dont il est impossible pour elle de se tirer. Je ne peux donc rien faire pour elle. Elle passe alors notre relation à se plaindre à moi de quelque chose pour laquelle je ne peux rien. C’est plate, ça pompe l’énergie morale, et c’est une perte de temps.
La détresse optionnelle: Même chose que la précédente, sauf que la différence est qu’elle pourrait s’en sortir si elle allait chercher de l’aide là où elle est supposée, car il existe des moyens mis en place pour venir en aide aux femmes prises dans le même genre de situation qu’elle. Elle choisis plutôt l’option de ne rien faire et de se contenter de se plaindre. Non seulement c’est plate, ça pompe l’énergie morale et c’est une perte de temps comme dans le cas précédent, c’est enrageant.
La détresse provoquée: Ici, La fille fait exprès de se mettre dans des situations pénibles, juste parce qu’elle veut que je lui donne de l’attention en venant à son secours. Si je le fais, elle comprends que ça marche, alors elle s’arrange pour rester dans la merde le plus longtemps possible, afin de prolonger l’attention que je lui porte. J’en ai amèrement eu la preuve des dizaines de fois: Quand j’en ai assez et que je pars, la situation à problème qui était pourtant sans issue se règle automatiquement d’elle-même.
La détresse simulée: Contrairement à l’exemple précédent, elle n’est jamais en détresse ni en danger de quelconque façon que ce soit. Elle fait juste semblant. Elle invente. Elle ment. Vous ne le croirez probablement pas, mais tout le long de ma vie, il y a eu très exactement huit filles qui m’ont fait accroire qu’elles avaient été agressées sexuellement. C’est seulement après que j’ai agi comme tout bon citoyen normal, soit en insistant pour qu’il y ait démarches de thérapie, dénonciations et procédures légales, que ça s’était avéré avoir été inventé de A à Z.
Vous vous rendez compte? HUIT FILLES QUI ONT FAIT SEMBLANT D’AVOIR VÉCU UN VIOL! Il me semble que quand ton but est quelque chose d’aussi banal que de vouloir l’attention d’un gars, tu ne va pas inventer une accusation ayant des implications sociales et légales aussi grave. Et pourtant…
Donc, en résumé:
- Problème qui ne peut pas se régler
- Problème qu’elle refuse de régler
- Problème qu’elle se créé volontairement
- Et problème qui n’existe pas.
Dans les quatre cas, je devais subir inutilement une détresse pour laquelle je perdais mon temps à angoisser et à me casser la tête, tout en me soumettant à un sentiment d’impuissance qui me mettait moralement à terre.
Et puis, un jour, j’en suis arrivé à prendre la décision suivante: Quand j’aide une personne, c’est pour la sortir de la merde, et non pour me faire entrainer dans la sienne. Parce que, jusqu’à maintenant, j’ai vécu ce genre de situation de mes 18 à mes 40 ans. Quand ça fait 22 ans qu’un gars se dit qu’il ne doit pas prendre le risque de négliger ce qui pourrait s’avérer être un vrai problème, au cas où il pourrait vraiment aider la fille à s’en sortir, et à toujours réaliser en fin de compte qu’il a perdu son temps à chaque estie de fois, il finit par se dire FUCK IT! J’ai assez de problèmes dans ma propre vie sans avoir en plus à me mettre ceux des autres sur le dos. Surtout si ces problèmes sont toujours impossible à régler.
Et c’est là que j’ai créé une façon de faire que je décris dans ce billet de blog intitulé « Ma Philosophie » et que je vous reproduit ici:
Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.
Et c’est pour ça que, dès que je constate plusieurs signes comme quoi la fille est du genre à être en situation de détresse éternelle, je coupe tout contact. Les filles de ce genre-là, on ne peut être que deux choses avec elles: Ou bien abusés, ou bien abuseurs. Après mon ex, je me suis juré que je ne serai plus jamais le premier. Et a force d’exaspération envers ce genre d’agissements, elles me donnent envie de devenir le 2e. Et ça non plus, je me suis juré que je ne le serai jamais.
—
(Voir une précision importante dans la section des commentaires)
10 raisons qui expliquent l’incompétence des travailleurs sociaux
À l’automne de 2009, j’ai écrit un court sketch qui, s’il est fortement caricatural, décrit des situations qui ne sont hélas que trop réelles lorsque nous avons affaire aux travailleurs sociaux. On le trouve ici. Pour ceux qui comprendraient mal l’anglais ou qui n’ont pas envie de se le taper, l’esprit du texte se résume bien dans l’illustration suivante:

Ainsi que dans celle-ci:

La liste de ce que je leur reproche est longue:
- N’écoutent pas ce qu’on leur dit.
- Ont des jugements erronés.
- Refusent de voir la réalité en face.
- Lancent n’importe quand et n’importe comment des slogans préfabriqués sans même avoir assez de jugement pour voir si ça s’applique ou non à la situation.
- Posent des questions qui sont en fait des accusations déguisées.
- Tournent les phrases de façon à te laisser le choix entre être d’accord avec eux ou bien passer pour [insérer qualificatif jugemental négatif au choix].
- Donnent des conseils propres à créer de nouveaux problèmes au lieu d’arranger celui que tu as.
- Refusent d’être clairs dans leurs conseils et leurs attentes.
- Feignent l’ignorance.
- Sont rabaissants.
- Sont insultants.
- ET SURTOUT refusent d’admettre qu’ils puissent avoir tort de procéder ainsi.
Ce que je viens de décrire ici, ça s’applique à la –majorité- totalité des travailleurs sociaux à qui j’ai eu affaire dans ma vie.
Reconnaissons-le: Pour devenir travailleur social, ça prend un haut niveau d’intelligence. Et c’est justement ça, le problème: Leur intellect fait qu’il est impossible pour eux de ne pas se rendre compte que leur façon d’agir fait plus de tort que de bien, autant à leurs patients qu’à leur propre réputation. Alors pourquoi agissent-ils ainsi? Pourquoi est-ce que ces gens. qui sont supposés nous aider, vont préférer faire le contraire en choisissant délibérément la voie de l’incompétence?
Après avoir beaucoup réfléchi à la question, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a neuf raisons possibles pouvant expliquer l’incompétence des travailleurs sociaux.
RAISON 1: Ils n’ont pas la réponse à ton problème.
Tout le monde s’attend à ce que les travailleurs sociaux aient réponse à tout. Quand ce n’est pas le cas, ça les met dans l’embarras. Si toi, le patient, tu te rends compte de son impuissance à t’aider, tu pourrais croire que c’est un incompétent. Et se faire juger comme tel par un inférieur intellectuel, c’est inacceptable pour leur orgueil. Alors ils essaient de te faire accroire que ton problème est autre chose que ce qu’il est vraiment. Car cet autre problème qu’ils affirment à tort que tu as, c’en est un qu’ils sont capables de régler. Voilà pourquoi c’est celui-là qu’ils ont choisi d’essayer de te faire accroire que tu as.
RAISON 2: Il s’agit de gens dont la personnalité fait qu’ils ont besoin de rabaisser les autres pour se sentir mieux avec eux-mêmes, et ne supportent pas qu’on les en empêche.
Ils ont donc besoin d’avoir une bonne raison pour justifier leur hostilité. Voilà pourquoi ils choisissent un métier qui va les mettre au dessus de tout soupçons de méchanceté, un dont le but (sur papier) est d’aider les gens. Comme ça, en tant que travailleurs sociaux, peu importe les vacheries qu’ils nous lancent, on n’a pas à protester. Parce que s’ils font ça, au bout du compte, c’est pour notre bien, n’est-ce pas!?
RAISON 3: Certaines personnes choisissent un métier qui compense pour les carences de leurs vies.
La preuve: Combien y a t-il d’esthéticiennes vraiment belles? De conseillers matrimoniaux mariés? De spécialistes en enfance qui ont eux-mêmes des enfants? Et regardez de quoi ont l’air la majorité des gynécologues, ou même des photographes érotiques. Si ce n’était de leur métier, combien de femmes se déshabilleraient devant ça? Quand tu n’as pas ce qu’il faut pour vivre une situation socialement, tu es porté à choisir un métier qui oblige ces situations à venir à toi.
RAISON 4: On cherche toujours à aider les autres à réussir là où on a nous-mêmes échoué.
Il est hélas impossible d’exceller professionnellement dans quelque chose où tu n’as fait qu’échouer dans ta vie privée. Exemple concret, cette conseillère matrimoniale poignardée à mort par son mari.

Une personne a passé une enfance merdique dans la violence, l’abus verbal, physique, sexuel, etc, tout en étant impuissante à y changer quoi que ce soit? Alors elle va vouloir un métier dans lequel elle pourra redresser chez d’autres victimes les torts qu’elle a elle-même subi. Elle devient donc travailleuse sociale. Jusque là, rien à redire, c’est un noble objectif.
Le problème, c’est que si elle a passé sa vie à être abusée, alors elle a passé sa vie à être conditionnée à craindre les abuseurs. Comment peut-elle exorciser ses démons alors? Simple: Elle va cibler un homme inoffensif et le traiter comme s’il était un abuseur, en l’accusant de toutes sortes de choses aussi mensongères que farfelues. Puisqu’il est inoffensif, elle n’est pas conditionnée à le craindre, lui. Elle pourra alors le détruire sans retenue.
Criminaliser un innocent pour se racheter de laisser un coupable tranquille, ça lui permet de fermer les yeux sur sa propre lâcheté, tout en se donnant un ersatz de la satisfaction qu’elle pourrait ressentir si un jour elle trouvait en elle assez de courage pour rendre justice contre ceux qui le mériteraient vraiment.
RAISON 5: Certaines personnes sont tellement orgueilleuses qu’elles sont incapable de reconnaître qu’elles puissent avoir tort.
Et c’est encore plus vrai chez ceux qui ont choisi d’occuper une position sociale dans laquelle ils sont supposés avoir toujours raison. Un travailleur social, c’est comme un politicien: Lorsqu’il fait mal son travail, il ne va ni l’admettre ni changer sa façon de travailler, puisque ça équivaudrait à l’admettre. Dans ce temps-là… :
- Ou bien il s’empresse d’effacer toutes traces de son erreur.
- S’il ne le peut pas, alors ils essaye de te convaincre que c’est toi qui n’a pas été en mesure de comprendre que là n’a jamais été le sujet de la discussion.
- Ou alors il va se dissimuler derrière le contenu de ses livres, de façon à essayer de te faire accroire qu’il est impossible pour lui de se tromper à ton sujet.
- Et si aucun des 3 trucs précédent ne fonctionne, alors il refuse d’aborder le sujet, te disant: « Je n’ai pas à me justifier. » …Et en rajoutant parfois « à toi! » à la fin de cette phrase, s’ils souffre en plus d’un complexe de supériorité.
Ça donne des travailleurs sociaux qui mettent plus de valeur dans leur orgueil que dans le fait d’être à l’écoute et au service de leurs patients.
RAISON 6: Cette personne a une basse estime d’elle-même.
Connaissez-vous ce sketch de François Pérusse dans lequel le personnage téléphone à un autre en se disant: « J’vais pas attendre que le prochain malheur me tombe dessus, ‘m’en va le provoquer moi-même. »? C’est similaire, sauf qu’au lieu de malheur, il s’agit ici de protestation.
Cette travailleuse sociale vit dans l’impression constante que son travail ne sera pas apprécié. Comment peut-elle le savoir avant même d’avoir dit quoi que ce soit à son patient? Eh bien voilà, c’est ça, la mauvaise estime de soi.
Au lieu de vivre l’angoisse de ne pas savoir si elle va être appréciée ou non, elle va pour la solution facile: S’arranger dès le départ à être dépréciée par son patient. Puisqu’il est beaucoup plus facile de déplaire au gens que de leur plaire, alors ÇA, au moins, elle a le contrôle là-dessus. Elle commence dont son travail en lui disant « Je sais que tu n’aimeras pas ce que je vais te dire », et ce dès sa toute première intervention, et ce avant même d’avoir dit le moindre mot au sujet de son intervention.
En t’envoyant un reproche non-mérité parce que lancé d’avance, elle fait semblant que la personne qui a une faible opinion sur elle et son travail, ce n’est pas elle-même, c’est toi. Par conséquent, la seule personne à qui elle cherche à prouver le contraire, ce n’est pas à toi, c’est à elle-même.
En te manipulant de la sorte, il n’y a que deux choses qui puissent arriver:
- Ou bien tu te la ferme et accepte tout ce qu’elle dit, et ce qu’elle ait raison ou tort. Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.
- Ou bien tu vois clair dans son jeu et proteste, ce qui lui permet de (se) dire qu’elle avait raison à ton sujet, depuis le début, en disant que vous ne l’apprécieriez pas. Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.
En allant dans la prophétie auto-réalisatrice, elle se met elle-même à l’abri du moindre sentiment de comme quoi elle fait mal son métier, chose qui serait trop difficile à vivre pour elle.
Enfin, le plus grand problème que cette méthode cause: Quand on veut vraiment aider les gens, alors on ne se montre pas hostile dès le tout premier contact envers la personne que l’on prétend vouloir aider. Commencer par accuser le patient de ne pas aimer ce qu’on va lui dire, avant même de lui avoir dit quoi que ce soit, c’est un préjugé. C’est apporter dès le départ un sentiment agressif dans une relation qui est supposée être de confiance entre l’aidant et l’aidé. L’aidant devient donc lui-même rien d’autre qu’un nouvel agresseur pour l’aidé. Et ça, ça ne porte pas le patient à collaborer. Par conséquent, les probabilité que son problème se règle se trouvent fortement diminuées, sinon carrément annulées.
Mais ça, c’est une situation parfaitement acceptable aux yeux des travailleurs sociaux, puisque ça assure qu’en cas d’échec, la seule personne qui en sera tenue responsable, ce sera le patient, puisqu’il a été (manipulé à devenir) réticent à collaborer dès le départ.
RAISON 7: Ils le font pour l’argent (A).
Un travailleur social, ce n’est pas payé au nombre de cas réglés. Ça l’est à sa charge de travail. Si vos problèmes se règlent, vous n’aurez plus besoin de leurs services. Et si la demande d’aide diminue, certains postes se verront coupés. Il y va donc de leurs intérêts à ce que vos problèmes ne se règlent jamais.
RAISON 8: Ils le font pour l’argent (B).
Beaucoup de gens sont attirés par la profession pour le salaire, et non pas parce qu’ils ont la capacité d’être à l’écoute des gens. Voilà pourquoi autant de postes de travailleur sociaux sont occupés par des gens qui n’ont aucune affinités naturelles (écoute, empathie, sympathie) avec le domaine.
RAISON 9: Si la travailleuse sociale incompétente et hostile n’entre dans aucune des catégories précédentes, alors elle entre automatiquement dans celle-ci:
Ceux qui aiment rabaisser autrui sans autre raison que pour le plaisir de le faire. Mais ça, ce n’est pas le propre du travail social puisque c’est le genre de personne que l’on peut retrouver partout, tous métiers confondus.
Et enfin, RAISON 10: Les dossiers changent de mains sur une base annuelle.
C’est ce que j’ai constaté avec mes propres enfants: Dix ans de services sociaux, dix travailleurs sociaux différents, dont les neuf derniers qui ne tenaient jamais compte du travail de leurs prédécesseurs. Remarquez que ça leur apporte une excellente excuse pour expliquer pourquoi une année ils affirment que la source du problème est un truc, et que l’année suivante ils affirment exactement le contraire. De là à penser que le processus d’échange de dossier n’existe justement que pour expliquer leur incompétence à trouver la vraie source du problème, il n’y a qu’un pas.
IMPORTANT: C’est sûr qu’il y a des travailleurs sociaux qui sont compétents. Ici, on ne fait qu’expliquer pourquoi beaucoup d’entre eux ne le sont pas, voilà tout.
Les 7 étapes de la fantaisie sexuelle
Dans le domaine de la sexualité, il y a des fantaisies que, lorsqu’on a l’occasion d’en faire une réalité, constituent un grand changement dans nos habitudes sexuelles : Le ménage à trois, le sexe en groupe, la bisexualité, les partenaires multiples, etc. Comme partout ailleurs, un virement radical de nos habitudes, ça a tendance à bousculer notre vie. L’expérience personnelle et l’observation d’autrui m’ont appris que l’on peut alors passer à travers six étapes. Je dis bien peut, car on a tout le loisir de s’arrêter ou d’abandonner à chacune des étapes. Elles sont:
ÉTAPE 1, La fantaisie : C’est quand vous avez un scénario sexuel qui revient souvent dans votre imagination lors de vos séances de sexe et/ou de masturbation. Ceci est la phase de la curiosité, dans laquelle vous réalisez que vous aimeriez vivre ce genre de situation. Mais pour que ça arrive, il faut qu’une opportunité se présente à vous d’elle-même ou bien que vous la recherchiez activement, sinon vous ne dépasserez pas cette étape.
ÉTAPE 2, l’opportunité: Une opportunité de vivre votre fantaisie sexuelle vient de se présenter à vous. Maintenant arrive le moment de vérité : Vous pouvez l’accepter ou bien prendre le temps d’y penser. Mais souvenez-vous de ceci : Si vous la laissez passer, elle ne se représentera peut-être jamais. Trop souvent, il n’y a pas de prochaine fois.
ÉTAPE 3, La réalisation : Vous l’avez fait, mais ça a été un peu étrange. Vous êtes un peu déçu parce que les choses ne se sont pas tout à fait passées telles que vous l’aviez imaginé. Ou alors oui, ça a été à la hauteur de vos attentes, mais c’est vous qui étiez mal à l’aise dans cette situation tellement c’était nouveau. À partir de là, la suite n’en tient qu’à vous. Vous pouvez le refaire plus tard, histoire de voir si ça va mieux se passer cette fois-là. Tout comme vous pouvez arrêter là et vous souvenir de cette expérience sexuelle comme étant votre seule et unique.
ÉTAPE 4, En faire un style de vie : Vous avez décidé de le refaire et ça s’est mieux passé. Cette fois, vous étiez plus confortable avec la situation, plus à l’aise avec votre sexualité. Vous le refaites encore et chaque expérience est magique. Vous vous sentez bien. Vous vous sentez libre. Vous vous sentez épanoui(e).
ÉTAPE 5, La routine : Au fil des mois à vivre vos fantaisies sexuelles, vous constatez que quelque chose a changé. Plusieurs choses, en fait. Le charme de la nouveauté s’est estompé. La routine s’est installée. Et surtout, votre relations avec le/la/les partenaire(s) n’est plus la même, maintenant que vous avez appris à mieux vous connaître. Ce n’est donc plus aussi génial que lors de vos premières fois.
ÉTAPE 6 : La redescente : Au début, vous arriviez à garder votre vie sociale et votre vie fantaisiste séparées. Mais peu à peu, votre vie fantaisiste est devenue votre principale vie sociale. L’attitude des gens avec qui vous le faites ont changé. Il commence à y avoir des répercutions imprévues dans votre vie quotidienne. À part pour le sexe, cet univers au départ si magique et positif contient maintenant plus d’aspects négatifs que votre vie sociale d’origine. Vous commencez à vous demander si vous êtes vraiment fait pour ce genre de milieu. Vous pouvez donc continuer, ou bien vous pouvez terminer avec…
L’ÉTAPE 7 : Le retour à la normale : Fini les fantaisies, vous revenez au bon vieux traditionnel ménage à deux. Malgré vos déceptions, vous n’avez aucun regret parce que vous l’aurez vécu. N’empêche que la réalité ne s’est pas montrée à la hauteur de vos fantaisies. Voilà pourquoi c’est sans le moindre regret que vous y mettez fin.
Il y a une douzaine d’années, j’ai moi-même passé à travers ces sept étapes. Je ne regrette rien, non seulement parce que j’ai vécu de très bons moments, j’en ai vécu assez pour me rendre compte que ce genre de vie ne me convenait pas à long terme. Je ne passerai donc pas le reste de ma vie à me demander « Et si–!?», et je pourrai continuer de vivre ma vie de couple en harmonie sans jamais ressentir la frustration d’avoir une fantaisie sexuelle non-assouvie.
Quand l’adultère est acceptable
Posez à n’importe quelle fille la question suivante : Est-ce que tu accepterais que ton chum ait une relation amoureuse et sexuelle avec une autre femme? À moins qu’elle soit adepte de l’échangisme, elle va vous répondre une variante de Tabarnaquement que non pis y’é mieux de jamais s’essayer, l’estie!
Pourtant, quand une femme est, en toute connaissance de cause, l’amante d’un gars déjà casé, elle accepte le fait que son chum ait une relation amoureuse et sexuelle avec cette autre femme. Voilà pourquoi elle (se) répète des grandes classiques comme:
- Oui, mais là, c’est pas pareil!
- Au moins, moi, je le sais qu’il en a une autre dans sa vie, contrairement à son épaisse de femme qui s’doute de rien.
- Tous les hommes trompent leurs femmes, alors aussi bien que le mien trompe la sienne avec moi.
- Il ne me trompe pas avec elle; Il la trompe elle avec moi!
- S’il est avec elle, c’est par obligations. Mais s’il est avec moi, c’est par choix!
Peu importe comment elle essaye de rationaliser la situation, ça ne change rien au fait que son chum a deux femmes dans sa vie, chose qu’elle continue quand même de prétendre qu’elle n’accepterait jamais.
Et le pire là-dedans, c’est qu’elle y croit sincèrement. Ou du moins, elle veut y croire. Parce que c’est plus facile pour elle à accepter que de regarder la réalité en face. Et cette réalité, c’est qu’on a beau lancer aux quatre vents le proverbe Mieux vaut être seule que mal accompagnée, la solitude est parfois quelque chose de très très difficile à supporter. Dans ce temps-là, on est prêt à faire quelques concessions. Alors quand l’amour / l’attention / l’affection / le sexe vient avec un prix, il y a des gens qui sont prêt à le payer.
Parce qu’il y a des gens pour qui la réalité est que mieux vaut être mal accompagnés que seuls.