6 faits mensongers que l’on nous conditionne à croire

Si le récent scandale de Wikileak m’a appris quelque chose, c’est que la population générale voit d’un bon oeil le fait d’étaler la vérité, et ce peu importe les dommages que cette vérité peut causer à la société. Alors pourquoi ne pas m’y mettre moi aussi? Voici donc toute la vérité sur six faits complètement bullshit que l’on nous conditionne à croire:

La bullshit : Le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours. (ou bien nous revient trois fois.)
La réalité : À moins que l’on soit victime d’une vengeance personnelle, les malheurs que l’on reçoit sont indépendants de ceux que l’on cause aux autres. La preuve: Combien de gens se plaignent de malheurs non-mérités parce qu’ils n’ont jamais rien fait de mal contre autrui? Sans compter que ce trois fois est un chiffre pris au hasard qui ne repose sur rien de concret.
Exemple : Il n’y a qu’à voir à quel point une personne abusive arrive à se tirer sans peine des conséquences méritées de ses multiples abus, juste parce que la peur qu’elle fait naitre chez les autres lui apporte le respect. Un respect qui fait que même quand quelqu’un a les couilles de faire en sorte que justice soit faite, tout le monde, victimes inclues, tentent de le dissuader et se rangent du côté de l’abusif.

La bullshit : Deux négatifs ne font pas un positif.
La réalité : La vie n’est pas une équation mathématique. Par conséquent, oui, très souvent, une seconde action négative peut sauver plusieurs gens des conséquences catastrophiques de la première.
Exemple : Exemple simplet et vécu: Quand j’étais petit, je me faisais souvent réprimander pour avoir oublié de verrouiller le porte de l’auto quand j’en sortais.  (C’était avant l’existence du verrouillage automatique).  Un jour, premier truc négatif, ma mère en est sortie en laissant ses clés sur le contact.  Or, second truc négatif, j’avais encore oublié de verrouiller ma porte.  Ma mère a donc pu entrer et récupérer ses clés.  Ainsi, deux négatifs ont fait un positif.

Exemple plus élaboré: Un gars a un jour cédé à la tentation de tromper sa blonde une fois. Ce sera un écart de conduite malsain, certes, mais qui ne se reproduira plus. S’il commet un second geste négatif, soit de le lui cacher pour toujours, leur vie de couple restera harmonieuse. Mais s’il commet l’erreur de vouloir faire la chose honorable en lui avouant tout, qu’est-ce qui risque de se passer? Potentiellement:  La femme se sentira trahie, ne voudra plus lui faire confiance, sera enragée, détruira la réputation de l’autre femme, il y aura dispute, probablement rupture, divorce, sans oublier comment cela va affecter les enfants s’ils en ont. Et si en plus il pousse la stupidité à faire une confession publique (Vive Facebook), il sera vu comme étant adultère par tous pour le reste de ses jours. En quoi est-ce que le fait d’apporter autant de problème dans la vie de tant de gens peut être perçu comme étant un geste honorable? Le geste honorable, c’est au début qu’il aurait fallu qu’il le fasse, en choisissant de ne pas la tromper. Une fois son choix fait et le geste commis, il est trop tard pour revenir en arrière.  Par contre, il n’est pas trop tard pour limiter les dégâts.

Que tu suives les lois en traversant la rue au feu vert (geste irréprochable) ou bien que tu brises la loi en choisissant de traverser au feu rouge (geste reprochable) parce qu’un rapide coup d’oeil t’a montré que tu peux le faire, la seule chose de sure, c’est que dans les deux cas, si tu hésites et t’arrêtes au milieu du chemin, c’estque tu vas avoir des problèmes. Parce que ce qui perd son homme, c’est d’abord et avant tout de faire les choses à moitié. Quand tu choisis de commencer quelque chose d’une façon, et que tout fonctionne bien jusque là, alors termine-là de la même façon.

La bullshit : Tout finit par se savoir.
La réalité : Peu importe ce que tu as fait, il n’y a que dans trois cas où ça puisse être appris : Tu en a parlé, tu as eu un témoin ou tu as laissé des traces.
Exemple : John Allen Muhammad, le tueur de Washington qui a tiré sur 17 personnes en octobre 2002, tuant 11 et blessant 6. Il avait bricolé son auto de façon à pouvoir tirer les gens de loin sans être vu ni entendu à partir du coffre de son véhicule. Ne jamais sortir de l’auto lui permettait de ne laisser aucune trace sur le terrain ni douille de projectile. Il aurait pu ne jamais être trouvé. Mais voilà, il en a parlé via appels téléphoniques dans le but de provoquer la police. Il a ensuite délibérément poussé la provocation en laissant des traces à la police près de ses victimes, sous forme de douilles, cartes de tarot et notes écrites de sa main. Enfin, il avait un témoin sous la forme d’un complice qui, pour sauver sa propre peau, a témoigné contre lui, lui valant ainsi la peine de mort. Il fut exécuté en 2009.

Pour beaucoup de gens, il ne suffit pas de savoir qu’ils sont plus malin que les autres. Il veulent aussi que les autres reconnaissent et confirment leur génie.  Alors quand ils ont utilisé leur intelligence pour commettre un geste condamnable, ils se condamnent eux-même via vantardise, témoins et  traces.  Comme quoi le fait de vouloir démontrer que l’on est intelligent, c’est souvent la plus grande preuve de sa stupidité. C’est que l’orgueil aussi perd souvent son homme.

La bullshit : Faute avouée est à moitié pardonnée.
La réalité : C’est vrai quand tu es enfant, car il faut bien te conditionner à y croire. Par contre, une fois que tu es rendu adulte, cette croyance n’est rien d’autre qu’un piège à cons.
Exemple : J’ai vu assez d’émissions de crime sur Canal D pour voir que ceux qui cèdent à leurs remords de conscience ne trouvent dans l’auto-dénonciation ni le pardon ni la paix intérieure qu’ils souhaitaient avoir. Normal: Comment peux-tu trouver la paix quand ta seule récompense pour ce geste honorable sont les ennuis judiciaires et un casier qui te suivra toute ta vie?

La bullshit : Karma is a bitch.
La réalité : Le karma n’existe pas. La seule raison pourquoi la vie te remet tes mauvaises actions, c’est à cause de ta négligence et de tes mauvaises décisions, telles que citées en exemple plus haut. Une personne prudente qui se protège adéquatement peut faire tout ce qu’elle veut sans jamais se faire prendre.
Exemple : Je ne peux évidemment pas vous donner un exemple de quelqu’un qui cache bien son jeu, puisque le fait qu’il le cache bien fait que je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu faire de pas correct. Tout comme jamais je ne parlerai de mes propres gestes incorrects passés que je suis le seul à connaître. De toutes façons, je crois que la majorité d’entre nous avons déjà commis quelques gestes isolés qui, s’ils étaient connus de tous, nous vaudraient un casier judiciaire.

Il arrive parfois qu’une personne commette délibérément un geste mesquin contre un autre, en citant cette phrase.  À moins que Karma soit l’un des noms écrit sur ton certificat de naissance et que tu te qualifies toi-même de bitch, ça n’a aucun rapport.

La bullshit : Une personne peut échapper à la justice, mais elle ne peut jamais échapper à sa conscience.
La réalité : Si la personne avait une conscience, elle n’aurait jamais commis le délit en question pour commencer.
Exemple : Qui a tué JonBenét Ramsay? Où est Jimmy Hoffa? Pourquoi y a t’il plus de 350 meurtres non-résolus répertoriés sur Wikipedia? Tout simplement parce que les coupables vivent  avec leur secret, ne le divulguant jamais à personne. C’est tout ce que ça prend pour échapper aux ennuis et à la justice.

Et vous savez quoi? C’est justement pour nous empêcher d’un jour devenir une personne comme ces derniers, ceux qui s’en tirent à bon compte, que l’on essaye de nous convaincre depuis notre plus tendre enfance que le mal que l’on fait aux autres nous revient toujours, que deux négatifs ne font pas un positif, que tout finit par se savoir, que faute avouée est à moitié pardonnée, que karma is a bitch et que l’on ne peut jamais échapper à notre conscience. Parce que ceux qui tentent de nous manipuler dans le but de nous faire accroire ces idioties savent que dans bien des cas, si ce n’était du fait qu’ils nous ont conditionnés à ressentir l’envie de nous dénoncer nous-mêmes, jamais ils ne réussiraient autrement à avoir la moindre preuve contre nous.

Et voilà! La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, amen. Et si personne ne semble se soucier si c’en est une qui est bonne à dire ou non, alors personne ne devrait venir chialer non plus d’avoir à en subir les conséquences par la suite .

DÉNOMMÉ-SURPRENANT : mon texte le plus populaire

Si vous êtes sur internet depuis 1997, alors vous avez probablement lu ce qui fut le premier texte viral québécois sur internet.

LE DÉCOMPTE REQUIN ROLL
des noms de famille composés les plus difficiles à assumer.

20- Labelle-Binette. Qu’y soit beau ou non y va s’faire niaiser.
19- Lavoie-Ferré. Toujours le train-train quotidien.
18- Desjardins-Fleury. Profession: Jardinier.
17- Dupont-Davignon. Danse t’il tout en rond ?
16- Boileau-Desfossés. Pas ben ben hygiénique.
15- Jetté-Lapierre. Que celui qui n’a jamais péché…
14- Morand-Voyer. Y’é souvent malade de boisson.
13- Tétreault-Cauchon. C’est pour ça qu’aucune fille ne veut sortir avec.
12- Lalumière-Dufour. Elle est toujours dans des endroits HOT et est facile à allumer.
11- Sanschagrins-D’amours. Tout va bien dans sa vie de couple.
10- Legros-Rathé. C’t’un hostie d’loser !
9- Laporte-Barré. Il oublie souvent ses clés.
8- Lebeau-Fyfe. Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je rencontre un beau gars, y’est aux hommes ?
7- Legrand-Brulé. Pyromane victime d’un accident de travail.
6- Beausoleil-Brillant. Y’est bright !
5- Leboeuf-Hachey. Y’a d’l’avenir dans l’McDo.
4- Hétu-Guay. Non, chu straight !
3- Viens-Sansregrets. Il trompe sa blonde sans remords.
2- Lemoyne-Allaire. Un exibitionniste.
1- Parent-Dostie. Mets-en, pour nous faire hériter de noms composés aussi idiots!

Ou peut-être êtes-vous plus familiers avec la version image:

Cette liste, on la retrouve aujourd’hui sur des centaines de blogs et de forums, et elle a été envoyée des milliers, voire des millions de fois sous forme de courriel de blagues. Elle est souvent précédée de l’en-tête suivante: « Ce sont de vrais noms de québécois!!! Le Décompte des noms de famille composés les plus difficiles à assumer. Ce décompte a paru originalement dans le journal étudiant Vox Populi du Cégep André-Laurendeau en mars 1995. » Cet en-tête est erroné à deux endroits.

Historique de ce texte
Février 1996. J’ai 27 ans et je suis de retour aux études. Je fais partie du journal étudiant.  J’ai laissé mon poste de rédacteur en chef en janvier, mais je conserve mes autres fonctions de journaliste, illustrateur, et j’ai une page complète que je remplis de textes et dessins d’humour : La Page Requin Roll.  Récemment divorcé, je suis temporairement de retour chez mes parents à St-Hyacinthe.  À la recherche d’idées d’articles rigolos à mettre dans le numéro de mars 96, je feuillette une copie de mon fanzine auto-publié Requin Roll qui date d’avril 1995. Je m’arrête à une page dans laquelle j’avais écrit une liste de sept de ces noms, intitulée « Le décompte des noms de famille composés les plus honteux à avoir » et dont le punch final est « Dion-Angelil ».  Ce gag, qui serait de mauvais goût aujourd’hui, vient du fait que cette liste a été écrite à l’époque où ce couple a décidé d’avouer leur relation au monde entier. Une idée qui, dans le temps, nous faisait quelque peu sourciller.

Voyant qu’il y aurait peut-être là matière à creuser, je me suis assis à ma table de travail et j’ai commencé à feuilleter le bottin téléphonique de St-Hyacinthe. Celui-ci est beaucoup moins volumineux que celui de Montréal, en plus de ne contenir que peu de noms non-québécois. Ça facilitait grandement ma tâche. J’ai pris en note tous les noms qui me semblaient avoir du potentiel pour faire un jeu de mots. Quelques heures plus tard, mélangeant mes nouvelles trouvailles aux anciennes, j’avais ma liste de vingt noms. 

Première erreur de l’en-tête
La première erreur, c’est moi-même qui l’ai commise, suite à l’erreur de la graphiste du Vox Populi. C’est que, bien que mon décompte fut publié dans le numéro de mars 1996, la date au-dessus de La Page Requin Roll disait effectivement Mars 1995.

Deux ans plus tard, en automne 1997, je créais sur Geocities ma toute première page web. Histoire de meubler, j’y ai créé une section dans laquelle j’ai reproduit tous les Décomptes Requin Roll que j’avais écrit, en mentionnant pour chacune leur premier lieu et date de publication. C’est ainsi que sur celle des noms de famille, j’ai bêtement écrit « Ce décompte a paru originalement dans le journal étudiant Vox Populi du Cégep André-Laurendeau en mars 1995 » en me fiant à la date sur ma page et non sur celle en couverture. Je ne me doutais pas que cette erreur allait faire partie de l’histoire.

Vers 1999, une lectrice de ma page web m’a signalé que, à la fin des années 60, lorsque les enfants ont commencé à porter les noms de famille de ses deux parents, l’humoriste Yvon Deschamps s’était amusé à imaginer ce que ça donnerait au bout de quelques générations :  « Moreau Bordeleau Lemoine Allaire Durant Lacasse Dubois Léger Auger Gagné Legros Montant Moran Voyer Leboeuf Haché ». Le hasard a voulu que trois des noms de famille composés de ma liste s’y retrouvaient. La coïncidence m’a amusé et j’ai rajouté ce fait en bas de la page de ce décompte.

À la fin de l’été 2002, une amie que je n’avais pas vu depuis le cégep me signale qu’on lui a envoyé ma liste par courriel… En fait, elle l’a reçue trois fois lors des deux années précédentes.

Seconde erreur de l’en-tête
« Ce sont de vrais noms de québécois!!! » C’est fou comment les gens aiment pouvoir se dire que quelque chose de bizarre puisse être vrai. On dirait que ça met plus d’impact dans la chose. Bon, techniquement, oui, chacun des noms de famille avant combinaison sont vrais. Mais composés tels quel, à part pour le fait que j’ai créé ces combinaisons moi-même, je doute!

En tapant « Labelle-Binette » sur Google, je me suis vite rendu compte à quel point ma liste avait, par elle-même, acquis une popularité qui dépassait ce que j’avais pu imaginer, en voyant que plus de 800 pages en parlent. Au fil des années, j’ai aussi pu voir de mes propres yeux ma liste dépasser les frontières d’internet et être publiée dans divers journaux et magazines, parfois en article et parfois en courrier des lecteurs. Mieux encore: En 2003, Marc-André Labrosse l’a citée lors de son émission de soirée à CKMF / Radio Énergie / NRJ.  En 2005, ce fut Patrice Lécuyer dans son émission du midi à CKOI. Elle a même passé à la télé dans l’émission du matin Salut Bonjour en 2005. Aussi récemment que 2011, on l’a citée en ondes et sur la page web de NRJ.   Et je ne parle ici que ce dont j’ai été moi-même témoin.

Histoire de montrer que je suis toujours aussi habile dans la composition de jeu de mots, j’ai continué de faire à temps perdu d’autres listes de noms composés rigolos. Ceux-ci sont beaucoup moins connus mais ont été créés avec la même imagination et écrits dans le même style que la première.

LISTE 2
Montpetit-Brindamour: Les filles sont folles de lui.
Avard-Fortuné: Y’a pas plus gratteux.
Larivière-Richelieu: Elle a tendance à se jeter dans l’fleuve.
Desbiens-Pesant: Le cauchemar des déménageurs
Dubois-Brûlé: Il résidait dans un foyer.
Dulac- St-Jean: On le reconnais à son accent.
Laframboise-Deschamps: A tendance à virer tarte.
Beauregard-Daigle: Il a une vue perçante.
Gemme-Laliberté: Un célibataire endurci de St-Amable.
Lemaire-Veilleux: C’est un bon gars.
Malo-Talon: Il devrait consulter un podiatre.
Gagnon-Lapalme: Un winner.
Taillon-Lahaie: Profession: horticulteur.
Ducas-Ross: Il se promène en char de luxe.
Baril-Léger: Il est complètement vidé.
Chiasson-Bacon: Après l’avoir bien digéré.
Plouffe-Aubin: Il adore aller se laver.
Moreau-Roy: Il préfère la démocratie.
Paiement-Audette: Elle rend toujours son dû.
Comte-Aubut: Il arrive toujours à scorer.

LISTE 3
Auclair-Dupuis:
Elle est rafraîchissante.

Lara-Courcy: Une amputée des deux jambes.
Lamarre-Dallaire: Y’a encore des propriétaires de chiens qui ne la ramassent pas.
Noël-Leblanc: He’s… dreaming of a white… Christmas…
Racine-Carré: Il est peu aimé, on ne songe qu’à l’extraire.
Savard-Boucher: Alors mieux vaut racheter du débouche-évier.
Gravel-Duchemin: Un rocker rural.
Beaugrand-Perron: Y’é bien bâti.
Arpin-Lamontagne: Ça va lui faire une méchante facture de peinture.
Beauchamp-Pion: Il arrive premier dans tout.
Labbé-Bell: Les enfants l’aiment beaucoup.
Lido-Desautels: N’importe-qui peut coucher avec.
Ouellet-Talon: Dans l’écurie, probablement.
Halley-Curie: Oui, c’est là où est l’étalon.

Viens-Lavallée: Dialogue de film porno.
Petit-St-Gelais: Y’a l’air d’un affreux p’tit macaque
Meilleurs-Champagne: Alcolo, d’accord! Mais quelle classe.
Boisonneau-Potvin: C’est pour éviter ça aux invités de la noce de Cana qu’on y a invité Jésus.
Santerre-Gall: Elle est à 100% naturelle.
Delage-Gingras: Il a hâte d’être adulte.
LISTE 4
Tremblay-Vandal:
La terreur des délinquants.

Labranche-Duchesne: Il ne plie pas facilement.
Dupire-Marchand: Y’a pas plus crosseur
Laforce-Desrochers: Il est dûr à faire bouger.
Beaulac-Desnoyers: Disparu lors d’une séance de patinage en juillet.
Lejeune-Sansoucy: Un ado irresponsable.
Lagacé-Bell: Forcément qu’elle est belle, ce serait dur d’être agace sinon.
Lepré-Paré: Comme un scout, toujours prêt.
Richer-Joly: Toujours les mêmes qui ont toutte.
Lamarre-Chaput: Un nettoyeur d’escaliers.
Lafond-Dery: Il travaille le métal.
Lamie-Gall: Elle t’attire dans sa toile.
Toutant-Plante: Elle vedge!
Légaré-Delisle: Il a tendance à se perdre dans les rues de Montréal.
Dupré-Stone: Toujours dans les moteurs.
Patry-Potter: Il garde ses mains pour lui
Latendresse-Duguay: C’est toujours eux autres les plus fins.
Bécotte-Lacroix: Un catholique pratiquant.
Hétu-Dion: Il donne le bon exemple en classe.
Brosseau-Champagne: Y’é saoul raide.

LISTE 5
Latour-Niquette:
Un grand étourdi.

Lafleur-Delage: Il est jeune et vigoureux.
Voyer-Laperrière: Ia veille, il était au bar topless.
Legendre-Bienheureux: Sa belle-mère est morte.
St-Paul – Hervieux: Elle vient de se faire refaire la poitrine.
Dussault-Monrose: Il sent le poisson.
Paiement-Tardif: Il a de la misère à payer ses factures.
Lefour-Millier: Un insectivore.
Lapointe-Dumas: Il atteint des sommets.
Allarie-Dugas: Elle aime les jokes sexistes
Déry-Daudelin: Il est toujours à sa fenêtre.
Boulanger-Dumoulin: Il fait son pain à l’ancienne.
Riendeau-Tailleur: Il a cherché partout.
Lefranc-Masson: Il est membre d’une fraternité.
Mondoux-Seigneur: On est découragé de lui.
Tessier-Dutronc: On lui a amputé la moitié du corps.
Bellefeuille-Duchesne: Un arboriculteur.
Morency-Berri: Une autre victime du régime communiste.
Sauvé-Lebrun: Elle vient de s’épargner 100$.
Talon-Chaussé: Profession: Cordonnier.

LISTE 6
Godbout-Sanchez:
Il n’a aucun talent à la chaise musicale.

Perdue-Montcalm: Toujours en SPM.
Leroux-Loranger: Il s’est fait remettre à sa place par son pâtissier.
Sauvé-Monplaisir: Un sexologue.
Épars-Pion: Il ne reste pas en place.
Paul-Hus -Sillon: Il se fout de l’environnement.
Déry-Hervieux: C’t’un vieux trou d’…
Carrière-Ratté: Il a manqué sa vocation.
Amiot-Ouellette: Il fréquente des gens chiants.
Larue-Barbe: Elle est parfois acide.
Monette-Talon: Éleveur de chevaux.
Chabot-Théroux: En effet, comme on a pu le voir dans Shrek, il est roux.
Legrand-Lachapelle: Ça prend un lâche comme lui pour casser par téléphone.
Monet-Royal: Il fait beaucoup d’argent.
Desmarteau-Pilon: Ça casse où il passe.
Levert-Derome: Il aime l’alcool jamaïcain.
Hart-Rose: Il a des problèmes d’articulations.
Pageau-Lee: La nature ne l’a pas gâtée.
Allaire-Thérrien: Il ne veut rien ébruiter.
Comte-Fleurette: Un flirteur.

LISTE 7
Labelle-Villeneuve:
Un globetrotter.

Reddy-Lemoyne: On le surnomme « Viagra ».
Turmel-Auclair: Un nettoyeur de piscine.
Méthot-Matte: Un producteur de ketchup.
Lemire-Wathier: Il fabrique des miroirs.
Plante-Chrétien: Un athée militant.
Lecavalier-Laporte: Livreur à cheval.
Lagarde-Dery: Elle aime beaucoup les enfants.
Lamoureux-Dugas: Encore un gai.
Lara-Massé: Une tombeuse
Patry-Hotte: Québécois pure laine.
Doré-Paré: Il a vu un bon chiro.
Tétreault-Comtois: Sa stupidité dépasse les bornes.
Leroux-Pion: Il fait la sieste
Mercier-Bienvenu: Un gars poli.
Garant- Thivierge: Elle peut se marier en blanc.
Beaujoie-Levert: Elle a mauvais caractère
Croteau-Bordeleau: Il habite près d’une sortie d’égout.
Lépine-Hotte: Prénom: A. Rachid?
Beaunoyer-DeLafontaine: Un assoiffé qui a perdu le contrôle.

LISTE 8
Leloup-Berger: Il y a un traitre parmi nous.
Boudreau-Binet: Fournisseur de pièces de plomberie.
Laprès-Sillon: Un stressé.
Painchaud-Dufour: C’t’un p’tit frais.
Vinet-Grenon: Il préfère ses frites nature.
Martineau-Paradis: L’album final de la série.
Lamarche-Guay: Il parade fièrement.
Grosjean-Bon: Il est un peu cochon.
Lecor-Morand: C’t’une cervelle d’oiseau.
Gagné-Lacoursière: Elle a remporté le marathon la veille.
Leboeuf-Bourgignon: Il a un air de boeuf.
Brûlé-Ducap: Il aurait dû mettre un condom.
Meunier-Tudor: Son moulin va trop vite.
Dumas-Thériault: Menuisier avec piètre grammaire.
Dessault-Méthiller: On dit qu’il n’y en a pas.
Perron-Déglise: Une grenouille de bénitier.
Lapalme-D’or: Un winner!
Cyr-Lamarche: Il glisse dans les escaliers.
Dubois-Joly:  Il court, il court, le furet…
Degrace-Viens: Sa blonde est frigide

LISTE 9:
Santerre-Mercier: un ingrat.
Lurette-Boucher: il fais des pierres au reins.
Lecoq-Auvin:  Il est à croquer.
Viau-Paradis: C’était un homme bon.

Les quatre règles évitant la facilité

1) C’est sûr que je pourrais probablement allonger ma liste d’une centaine d’autres combinaisons juste en réutilisant sans cesse Lebeau, Legros ou Legrand comme premier nom, mais ça deviendrait vite redondant

2) Si je me suis permis d’utiliser quelques rares noms anglais et un espagnol avec Ross, Lee et Sanchez, je me suis tout de même limité à des noms très connus de la population francophone du Québec.

3) Je n’utilise pas des noms trop exotiques. Par exemple Saal-Konar qui sont deux vrais noms tamoul. D’abord parce que, avant de les lire ici, vous ne saviez probablement même pas que c’était des noms. Ensuite, pour autant que je sache, le phénomène des deux noms de famille, c’en est un de culture québécoise et non tamoule.

4) Enfin, ne pas utiliser de prénoms, bien que certains comme Jean ou Benoit sont aussi des noms de famille.

Je sais bien que sans ces quatre règles, je pourrais faire d’amusantes combinaisons telles Jean-Kuhle, Cox-Hucker, Masse-Turban, Dérek-Sillon, mais ce que je perd en vulgarité, je le gagne en originalité. N’empêche que malgré ces règles, j’ai déjà trouvé 165 noms (les listes + le titre) à moi seul, ce qui est déjà remarquable.

Faudrait que je trouve le moyen de me faire verser des droits d’auteur sur ma première liste. Ça me rapporterait probablement de quoi me payer un mois de loyer ou deux.

Les cinq niveaux de l’ignorance

Il y a plusieurs façons d’être ignorant. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne sont pas toutes déshonorables.

L’ignorance innocente. C’est lorsque tu ignores être ignorant.  Ça arrive généralement lorsque tu as déjà tout su sur un sujet, mais que les choses ont changé sans que tu t’en t’en sois rendu compte. Ou bien quand tu crois que l’on t’a tout dit, mais qu’on t’a caché des détails. C’est tolérable.

L’ignorance repentante. C’est lorsque tu prends le temps de faire des recherches et de poser des questions afin de cesser d’être ignorant. C’est honorable.

L’ignorance imposée. C’est lorsque ceux qui connaissent les réponses à tes questions choisissent de te maintenir dans l’ignorance en refusant de te les donner. C’est excusable. (Dans ton cas, du moins)

L’ignorance négligente. C’est lorsque tu sais être ignorant mais que tu t’en fous, parce que chercher les vrais faits demanderait trop d’effort, et poser des questions démontreraient ton ignorance, ce que tu es trop orgueilleux pour admettre. Ou pire encore: lorsque tu sens que te renseigner prouverait que tu es dans l’erreur, ce qui te forcerait ensuite ou bien à te rétracter, ou bien à persister de mauvaise foi, là encore des options que ton orgueil t’interdit. C’est méprisable.

Enfin, il y a L’ignorance feinte. Ça, c’est quand tu fais semblant de ne pas savoir, parce que si les gens savaient que tu savais, ça irait à l’encontre de tes intérêts. Ceci n’étant pas de l’ignorance mais bien de la stratégie, ça peut, comme toutes les stratégies, être utilisé autant à des fins positives que négatives.  Ça peut donc être justifiable, explicable ou exécrable. Bref, c’est variable.

10 raisons qui expliquent l’incompétence des travailleurs sociaux

À l’automne de 2009, j’ai écrit un court sketch qui, s’il est fortement caricatural, décrit des situations qui ne sont hélas que trop réelles lorsque nous avons affaire aux travailleurs sociaux. On le trouve ici. Pour ceux qui comprendraient mal l’anglais ou qui n’ont pas envie de se le taper, l’esprit du texte se résume bien dans l’illustration suivante:

Ainsi que dans celle-ci:

La liste de ce que je leur reproche est longue:

  • N’écoutent pas ce qu’on leur dit.
  • Ont des jugements erronés.
  • Refusent de voir la réalité en face.
  • Lancent n’importe quand et n’importe comment des slogans préfabriqués sans même avoir assez de jugement pour voir si ça s’applique ou non à la situation.
  • Posent des questions qui sont en fait des accusations déguisées.
  • Tournent les phrases de façon à te laisser le choix entre être d’accord avec eux ou bien passer pour [insérer qualificatif jugemental négatif au choix].
  • Donnent des conseils propres à créer de nouveaux problèmes au lieu d’arranger celui que tu as.
  • Refusent d’être clairs dans leurs conseils et leurs attentes.
  • Feignent l’ignorance.
  • Sont rabaissants.
  • Sont insultants.
  • ET SURTOUT refusent d’admettre qu’ils puissent avoir tort de procéder ainsi.

Ce que je viens de décrire ici, ça s’applique à la –majorité- totalité des travailleurs sociaux à qui j’ai eu affaire dans ma vie.

Reconnaissons-le: Pour devenir travailleur social, ça prend un haut niveau d’intelligence. Et c’est justement ça, le problème: Leur intellect fait qu’il est impossible pour eux de ne pas se rendre compte que leur façon d’agir fait plus de tort que de bien, autant à leurs patients qu’à leur propre réputation. Alors pourquoi agissent-ils ainsi? Pourquoi est-ce que ces gens. qui sont supposés nous aider, vont préférer faire le contraire en choisissant délibérément la voie de l’incompétence?

Après avoir beaucoup réfléchi à la question, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a neuf raisons possibles pouvant expliquer l’incompétence des travailleurs sociaux.

RAISON 1: Ils n’ont pas la réponse à ton problème.
Tout le monde s’attend à ce que les travailleurs sociaux aient réponse à tout. Quand ce n’est pas le cas, ça les met dans l’embarras. Si toi, le patient, tu te rends compte de son impuissance à t’aider, tu pourrais croire que c’est un incompétent. Et se faire juger comme tel par un inférieur intellectuel, c’est inacceptable pour leur orgueil. Alors ils essaient de te faire accroire que ton problème est autre chose que ce qu’il est vraiment. Car cet autre problème qu’ils affirment à tort que tu as, c’en est un qu’ils sont capables de régler. Voilà pourquoi c’est celui-là qu’ils ont choisi d’essayer de te faire accroire que tu as.

RAISON 2: Il s’agit de gens dont la personnalité fait qu’ils ont besoin de rabaisser les autres pour se sentir mieux avec eux-mêmes, et ne supportent pas qu’on les en empêche.
Ils ont donc besoin d’avoir une bonne raison pour justifier leur hostilité. Voilà pourquoi ils choisissent un métier qui va les mettre au dessus de tout soupçons de méchanceté, un dont le but (sur papier) est d’aider les gens. Comme ça, en tant que travailleurs sociaux, peu importe les vacheries qu’ils nous lancent, on n’a pas à protester. Parce que s’ils font ça, au bout du compte, c’est pour notre bien, n’est-ce pas!?

RAISON 3: Certaines personnes choisissent un métier qui compense pour les carences de leurs vies.
La preuve: Combien y a t-il d’esthéticiennes vraiment belles? De conseillers matrimoniaux mariés? De spécialistes en enfance qui ont eux-mêmes des enfants? Et regardez de quoi ont l’air la majorité des gynécologues, ou même des photographes érotiques. Si ce n’était de leur métier, combien de femmes se déshabilleraient devant ça?  
Quand tu n’as pas ce qu’il faut pour vivre une situation socialement, tu es porté à choisir un métier qui oblige ces situations à venir à toi. 

RAISON 4: On cherche toujours à aider les autres à réussir là où on a nous-mêmes échoué.
Il est hélas impossible d’exceller professionnellement dans quelque chose où tu n’as fait qu’échouer dans ta vie privée.  Exemple concret, cette conseillère matrimoniale poignardée à mort par son mari.

Une personne a passé une enfance merdique dans la violence, l’abus verbal, physique, sexuel, etc, tout en étant impuissante à y changer quoi que ce soit? Alors elle va vouloir un métier dans lequel elle pourra redresser chez d’autres victimes les torts qu’elle a elle-même subi. Elle devient donc travailleuse sociale.  Jusque là, rien à redire, c’est un noble objectif.

Le problème, c’est que si elle a passé sa vie à être abusée, alors elle a passé sa vie à être conditionnée à craindre les abuseurs. Comment peut-elle exorciser ses démons alors? Simple: Elle va cibler un homme inoffensif et le traiter comme s’il était un abuseur, en l’accusant de toutes sortes de choses aussi mensongères que farfelues. Puisqu’il est inoffensif, elle n’est pas conditionnée à le craindre, lui. Elle pourra alors le détruire sans retenue.

Criminaliser un innocent pour se racheter de laisser un coupable tranquille, ça lui permet de fermer les yeux sur sa propre lâcheté, tout en se donnant un ersatz de la satisfaction qu’elle pourrait ressentir si un jour elle trouvait en elle assez de courage pour rendre justice contre ceux qui le mériteraient vraiment.

RAISON 5: Certaines personnes sont tellement orgueilleuses qu’elles sont incapable de reconnaître qu’elles puissent avoir tort.
Et c’est encore plus vrai chez ceux qui ont choisi d’occuper une position sociale dans laquelle ils sont supposés avoir toujours raison. Un travailleur social, c’est comme un politicien: Lorsqu’il fait mal son travail, il ne va ni l’admettre ni changer sa façon de travailler, puisque ça équivaudrait à l’admettre. Dans ce temps-là… :

  • Ou bien il s’empresse d’effacer toutes traces de son erreur.
  • S’il ne le peut pas, alors ils essaye de te convaincre que c’est toi qui n’a pas été en mesure de comprendre que là n’a jamais été le sujet de la discussion.
  • Ou alors il va se dissimuler derrière le contenu de ses livres, de façon à essayer de te faire accroire qu’il est impossible pour lui de se tromper à ton sujet.
  • Et si aucun des 3 trucs précédent ne fonctionne, alors il refuse d’aborder le sujet, te disant: « Je n’ai pas à me justifier. » …Et en rajoutant parfois « à toi! » à la fin de cette phrase, s’ils souffre en plus d’un complexe de supériorité.

Ça donne des travailleurs sociaux qui mettent plus de valeur dans leur orgueil que dans le fait d’être à l’écoute et au service de leurs patients.

RAISON 6: Cette personne a une basse estime d’elle-même.
Connaissez-vous ce sketch de François Pérusse dans lequel le personnage téléphone à un autre en se disant: « J’vais pas attendre que le prochain malheur me tombe dessus, ‘m’en va le provoquer moi-même. »? C’est similaire, sauf qu’au lieu de malheur, il s’agit ici de protestation.

Cette travailleuse sociale vit dans l’impression constante que son travail ne sera pas apprécié. Comment peut-elle le savoir avant même d’avoir dit quoi que ce soit à son patient?  Eh bien voilà, c’est ça, la mauvaise estime de soi.

Au lieu de vivre l’angoisse de ne pas savoir si elle va être appréciée ou non, elle va pour la solution facile: S’arranger dès le départ à être dépréciée par son patient. Puisqu’il est beaucoup plus facile de déplaire au gens que de leur plaire, alors ÇA, au moins, elle a le contrôle là-dessus.  Elle commence dont son travail en lui disant « Je sais que tu n’aimeras pas ce que je vais te dire », et ce dès sa toute première intervention, et ce avant même d’avoir dit le moindre mot au sujet de son intervention.

En t’envoyant un reproche non-mérité parce que lancé d’avance, elle fait semblant que la personne qui a une faible opinion sur elle et son travail, ce n’est pas elle-même, c’est toi. Par conséquent, la seule personne à qui elle cherche à prouver le contraire, ce n’est pas à toi, c’est à elle-même.

En te manipulant de la sorte, il n’y a que deux choses qui puissent arriver:

  • Ou bien tu te la ferme et accepte tout ce qu’elle dit, et ce qu’elle ait raison ou tort.  Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.
  • Ou bien tu vois clair dans son jeu et proteste, ce qui lui permet de (se) dire qu’elle avait raison à ton sujet, depuis le début, en disant que vous ne l’apprécieriez pas. Ce qui fait qu’elle s’en tire gagnante.

En allant dans la prophétie auto-réalisatrice, elle se met elle-même à l’abri du moindre sentiment de comme quoi elle fait mal son métier, chose qui serait trop difficile à vivre pour elle.

Enfin, le plus grand problème que cette méthode cause: Quand on veut vraiment aider les gens, alors on ne se montre pas hostile dès le tout premier contact envers la personne que l’on prétend vouloir aider. Commencer par accuser le patient de ne pas aimer ce qu’on va lui dire, avant même de lui avoir dit quoi que ce soit, c’est un préjugé.  C’est apporter dès le départ un sentiment agressif dans une relation qui est supposée être de confiance entre l’aidant et l’aidé. L’aidant devient donc lui-même rien d’autre qu’un nouvel agresseur pour l’aidé. Et ça, ça ne porte pas le patient à collaborer. Par conséquent, les probabilité que son problème se règle se trouvent fortement diminuées, sinon carrément annulées.

Mais ça, c’est une situation parfaitement acceptable aux yeux des travailleurs sociaux, puisque ça assure qu’en cas d’échec, la seule personne qui en sera tenue responsable, ce sera le patient, puisqu’il a été (manipulé à devenir) réticent à collaborer dès le départ.

RAISON 7: Ils le font pour l’argent (A).
Un travailleur social, ce n’est pas payé au nombre de cas réglés. Ça l’est à sa charge de travail.  Si vos problèmes se règlent, vous n’aurez plus besoin de leurs services.  Et si la demande d’aide diminue, certains postes se verront coupés.  Il y va donc de leurs intérêts à ce que vos problèmes ne se règlent jamais.

RAISON 8: Ils le font pour l’argent (B).
Beaucoup de gens sont attirés par la profession pour le salaire, et non pas parce qu’ils ont la capacité d’être à l’écoute des gens. Voilà pourquoi autant de postes de travailleur sociaux sont occupés par des gens qui n’ont aucune affinités naturelles (écoute, empathie, sympathie) avec le domaine.

RAISON 9: Si la travailleuse sociale incompétente et hostile n’entre dans aucune des catégories précédentes, alors elle entre automatiquement dans celle-ci:
Ceux qui aiment rabaisser autrui sans autre raison que pour le plaisir de le faire. Mais ça, ce n’est pas le propre du travail social puisque c’est le genre de personne que l’on peut retrouver partout, tous métiers confondus.

Et enfin, RAISON 10: Les dossiers changent de mains sur une base annuelle.
C’est ce que j’ai constaté avec mes propres enfants: Dix ans de services sociaux, dix travailleurs sociaux différents, dont les neuf derniers qui ne tenaient jamais compte du travail de leurs prédécesseurs.  Remarquez que ça leur apporte une excellente excuse pour expliquer pourquoi une année ils affirment que la source du problème est un truc, et que l’année suivante ils affirment exactement le contraire.  De là à penser que le processus d’échange de dossier n’existe justement que pour expliquer leur incompétence à trouver la vraie source du problème, il n’y a qu’un pas.

 IMPORTANT: C’est sûr qu’il y a des travailleurs sociaux qui sont compétents.  Ici, on ne fait qu’expliquer pourquoi beaucoup d’entre eux ne le sont pas, voilà tout.

Les 7 étapes de la fantaisie sexuelle

Dans le domaine de la sexualité, il y a des fantaisies que, lorsqu’on a l’occasion d’en faire une réalité, constituent un grand changement dans nos habitudes sexuelles : Le ménage à trois, le sexe en groupe, la bisexualité, les partenaires multiples, etc. Comme partout ailleurs, un virement radical de nos habitudes, ça a tendance à bousculer notre vie. L’expérience personnelle et l’observation d’autrui m’ont appris que l’on peut alors passer à travers six étapes. Je dis bien peut, car on a tout le loisir de s’arrêter ou d’abandonner à chacune des étapes. Elles sont:

ÉTAPE 1, La fantaisie : C’est quand vous avez un scénario sexuel qui revient souvent dans votre imagination lors de vos séances de sexe et/ou de masturbation. Ceci est la phase de la curiosité, dans laquelle vous réalisez que vous aimeriez vivre ce genre de situation. Mais pour que ça arrive, il faut qu’une opportunité se présente à vous d’elle-même ou bien que vous la recherchiez activement, sinon vous ne dépasserez pas cette étape.

ÉTAPE 2, l’opportunité:  Une opportunité de vivre votre fantaisie sexuelle vient de se présenter à vous. Maintenant arrive le moment de vérité : Vous pouvez l’accepter ou bien prendre le temps d’y penser. Mais souvenez-vous de ceci : Si vous la laissez passer, elle ne se représentera peut-être jamais. Trop souvent, il n’y a pas de prochaine fois.

ÉTAPE 3, La réalisation : Vous l’avez fait, mais ça a été un peu étrange. Vous êtes un peu déçu parce que les choses ne se sont pas tout à fait passées telles que vous l’aviez imaginé. Ou alors oui, ça a été à la hauteur de vos attentes, mais c’est vous qui étiez mal à l’aise dans cette situation tellement c’était nouveau. À partir de là, la suite n’en tient qu’à vous. Vous pouvez le refaire plus tard, histoire de voir si ça va mieux se passer cette fois-là. Tout comme vous pouvez arrêter là et vous souvenir de cette expérience sexuelle comme étant votre seule et unique.

ÉTAPE 4, En faire un style de vie : Vous avez décidé de le refaire et ça s’est mieux passé. Cette fois, vous étiez plus confortable avec la situation, plus à l’aise avec votre sexualité. Vous le refaites encore et chaque expérience est magique. Vous vous sentez bien. Vous vous sentez libre. Vous vous sentez épanoui(e).

ÉTAPE 5, La routine :  Au fil des mois à vivre vos fantaisies sexuelles, vous constatez que quelque chose a changé.  Plusieurs choses, en fait.  Le charme de la nouveauté s’est estompé.  La routine s’est installée. Et surtout, votre relations avec le/la/les partenaire(s) n’est plus la même, maintenant que vous avez appris à mieux vous connaître. Ce n’est donc plus aussi génial que lors de vos premières fois.

ÉTAPE 6 : La redescente :  Au début, vous arriviez à garder votre vie sociale et votre vie fantaisiste séparées.  Mais peu à peu, votre vie fantaisiste est devenue votre principale vie sociale.  L’attitude des gens avec qui vous le faites ont changé. Il commence à y avoir des répercutions imprévues dans votre vie quotidienne.  À part pour le sexe, cet univers au départ si magique et positif contient maintenant plus d’aspects négatifs que votre vie sociale d’origine. Vous commencez à vous demander si vous êtes vraiment fait pour ce genre de milieu. Vous pouvez donc continuer, ou bien vous pouvez terminer avec…

L’ÉTAPE 7 : Le retour à la normale : Fini les fantaisies, vous revenez au bon vieux traditionnel ménage à deux. Malgré vos déceptions, vous n’avez aucun regret parce que vous l’aurez vécu.  N’empêche que la réalité ne s’est pas montrée à la hauteur de vos fantaisies. Voilà pourquoi c’est sans le moindre regret que vous y mettez fin.

Il y a une douzaine d’années, j’ai moi-même passé à travers ces sept étapes. Je ne regrette rien, non seulement parce que j’ai vécu de très bons moments, j’en ai vécu assez pour me rendre compte que ce genre de vie ne me convenait pas à long terme. Je ne passerai donc pas le reste de ma vie à me demander  « Et si–!?», et je pourrai continuer de vivre ma vie de couple en harmonie sans jamais ressentir la frustration d’avoir une fantaisie sexuelle non-assouvie.

Les 13 malédictions de l’Halloween

Il y a toujours eu un genre de malédiction entre l’Halloween et moi, ce qui fait que je n’ai jamais pu vraiment apprécier cette fête correctement. C’est pas du chialage, c’est du témoignage de faits vécus.

oK, ok, c’est aussi du chialage. Mais bon, l’un n’empêche pas l’autre. Gne!

1) Halloween qui me prend par surprise
Quand on souffre de déficit d’attention, ce qui était mon cas dans ma jeunesse, même quand on sait que l’Halloween s’en vient, c’est en voyant plein de gens déguisés qui se promènent qu’on se dit avec surprise « Hein ? C’t’à soir!? »  On réalise alors qu’on est seul, sans déguisements, sans avoir d’endroit où aller le fêter ni personne avec qui le faire.

La première fois que ça m’est arrivé, j’avais 9 ans et j’étais seul à la maison alors que mes parents étaient chez un voisin. Ça a cogné à la porte, j’ai ouvert, je me suis retrouvé face à une gang de déguisés qui me tendaient leurs sacs, et j’ai immédiatement compris que j’avais manqué la fête cette année-là.

2) Toujours seul avec mes parents.
Quand, comme moi, on a des parents qui refusent de nous laisser passer l’Halloween en gang avec les autres enfants pour diverses raisons d’angoisses de mère-poule, et qu’on est le seul de son groupe d’âge dans sa famille (si on ne compte pas les enfants qui habitent au foyer d’accueil de mon grand-père à Ste-Thérèse de Blainville à 2h30 de route de chez moi, donc trop loin pour s’y joindre) alors c’est en compagnie de nos propres parents qu’on le passe. Dans ce temps-là, se dire « C’est mieux que rien« , c’est une faible consolation. Ok, je passais aux maisons, et ok, je récoltais des bonbons. N’empêche que j’aurais préféré vivre Halloween socialement. Surtout que…

3) Je n’ai jamais été bien friand, côté bonbons.
Enfant, je n’aimais que les Fun Dip, les Sweet Tarts et les cigarettes Popeye. Une fois ça terminés, tout le reste se retrouvait aux poubelles

4) Jamais de bons déguisements
Un des premiers déguisement que j’ai eu, c’était un masque de clown en plastique rigide qui tenait avec un élastique broché chaque côté.  L’élastique trop court m’écrasait le masque dans la face, m’égratignait les oreilles avec les broches, m’empêchait de bien cligner des yeux parce que trop près de mes cils, et j’me pétais la yeule parce que j’avais de la misère à voir à travers les trous des yeux si petits qu’un crayon n’y aurait pas passé. Mais bon, je ne souffrais pas trop longtemps, vu que ça prenait environs 15 minutes avant que l’élastique, dans lequel il n’y avait aucun noeud, se libère de la broche.

Mes parents ne pouvaient pas me payer un déguisement. Par contre, ils me permettaient d’en faire un moi-même. Dans les années 70, les sacs d’épicerie étaient en papier. Je m’étais donc fait une face de Frankenstein sur un sac que je me suis mis en cagoule. Apparemment, le sac d’épicerie Steinberg, ça n’attire pas le respect, parce que souvent les adultes qui m’ouvraient la porte disaient « Tiens? C’est qui ça? » et m’enlevaient ma cagoule pour voir.

Encore plus enrageant, c’était les madames qui répétaient la question après m’avoir démasqué parce qu’elle ne me connaissaient pas, qui ne me connaissaient pas plus quand je disais mon nom, et qui avaient d’l’air ben contrariées de donner des bonbons à un enfant qui n’était pas du quartier.

… Sans compter que je suis tombé une coupl’ de fois dans des escaliers, là encore pour cause de vision limitée.

Une fois, ma mère m’a refilé des vieux draps et son nécessaire à couture. Mais puisque j’étais enfant, je n’avais pas le droit à la machine à coudre. Je me suis donc fait un costume de Batman… Du moins, le genre de costume que Batman aurait fait s’il avait 10 ans, aucun talent pour la couture, rien d’autre que du tissus rigide blanc, et une interdiction d’avoir un masque, rapport aux accidents relatés plus tôt.

À 11 et 12 ans, je me suis contenté d’un simple masque de papier à la Zorro collé sur mes lunettes.

Mon premier vrai beau déguisement, là encore fait moi-même, fut en 1984, à l’âge de 16 ans. C’était l’époque où les concours de sosies de vedettes de la chanson étaient très populaires. Puisque je ne ressemblais à personne en particulier, ni à Sting ni à Michael Jackson ni à George Michael ni à Corey Hart, j’ai choisi l’artiste le plus déguisé de son époque, donc celui dont le look est le plus facile à reproduire : Boy George.

Vous pouvez deviner ce que ça fait à la réputation d’un gars qui ne pogne pas trop d’avance auprès des filles, de se déguiser en drag queen. J’ai eu à en souffrir jusqu’à la fin de l’année scolaire, qui, heureusement, était mon secondaire 5.

5) Ado, mes amis trouvent l’Halloween quétaine
Mes amis s’enflaient la tête à prétendre qu’ils avaient de la classe.  Traduction: Ils snobaient tout ce qui était populaire.  Halloween étant populaire, c’était donc socialement tabou.  Ce qui fait que les rares années où j’avais une gang d’amis, il ne faisaient pas de party d’Halloween.

6) La température imprévisible
La majorité des représentations du soir de l’Halloween que nous font les médias (Films, pub, TV, magazines) ont ou bien été tournées aux USA où la température est plus chaude qu’au Québec, ou bien localement mais plusieurs semaines avant l’Halloween alors qu’il fait encore plus ou moins estival dehors, ou alors en studio où la température est contrôlée. Mais dans la réalité, et surtout dans notre situation géographique, y’a rien de plus imprévisible que la température de la fin d’octobre. J’ai vécu Halloween à 15°C tout comme à -8°C, Halloween sous la petite pluie fine tout comme dans la grosse averse, Halloween sec à température agréable tout comme Halloween humide et glacial, sous la tombée de sloshe, dans le vent terrible, sous la neige poudreuse, etc, mais très rarement à température confortable.

Ah, et l’Halloween à 15°C dont je parle plus haut? C’était vraiment le soir d’Halloween idéal, puisque, en plus de son ciel dégagé, celui-là tombait un vendredi.  Mais je n’ai pas pu en profiter puisque c’était l’une des fois où il y a eu… :

7) Les partys d’Halloweens d’où je fus délibérément exclus.
Ailleurs dans ce blog, je parle parfois de Geneviève la coloc de l’enfer.  Pour faire d’une trop longue histoire courte: J’avais des amis, j’ai rencontré cette fille, j’ai sorti avec, je l’ai introduit à mes amis, elle a cassé, elle a convaincu mes amis de ne plus m’inviter aux activités en gang parce que ma présence lui causerait un malaise car elle se sentirait surveillée. Par conséquent, j’ai passé le soir de cet Halloween seul chez moi, puisqu’elle est partie la fêter avec SES amis.

Ce qui était plus blessant, par contre, c’était la fois où j’étais en couple officiel avec une fille, qu’elle fut invitée à un party d’Halloween, et ce plusieurs jours avant le dit party, qu’il y avait plein de nos amis communs qui y étaient également invités, qu’elle y est allée…  Et que jamais elle ne m’a invité à l’y accompagner.  

Geneviève était une ex.  On peut donc comprendre pourquoi elle ne voulait pas m’y voir.  Mais de la part de ma conjointe?  Pendant la relation?  Sans raison aucune pour expliquer ça?  Imaginez l’humiliation de ne pas savoir quoi répondre lorsque nos amis communs présents au party me demandaient plus tard la raison de mon absence.

8 ) Les bonbons drogués
Ce qui suit est un extrait d’un long texte que j’avais mis sur ma toute première page web sur Geocities.
« Étant encore accro au jeu, La belle-mère rêve de pouvoir retourner au casino maintenant qu’elle est en visite à Montréal.  Le problème, c’est que son mari, qui avait prévu le coup, refuse de lui laisser le moindre argent. La belle-mère essaye alors de convaincre Kim de me voler ma carte bancaire dont elle connaît le NIP, mais Kim refuse.  Ne réussissant toujours pas à convaincre son mari, La belle-mère avale une surdose de sa prescription de médicaments contre la dépression, profitant que son mari et Kim étaient partis faire des courses.

Lorsque Kim et son père sont revenus, ils ont trouvés les deux garçons malades et en proie à des crises d’hallucinations, les bouteilles de pilules de la belle-mère ouvertes, et le sac de bonbons d’halloween répandu sur la table. Au nombre de fois où on entend parler de cas de bonbons d’halloween drogués, ceux qu’ils ont mangé ce soir là ont été suspectés, mais on n’a jamais pu établir hors de tout doute laquelle des deux était la source des hallucinations. »

9 ) L’émission Légendes Urbaines sur Canal D
2005 : Une recherchiste pour l’émission Légendes Urbaines qui fera ses débuts l’année suivante sur Canal D a trouvé mon texte et me demande en entrevue pour l’émission spéciale sur les bonbons d’Halloween drogués. J’accepte.

L’émission est tournée dans un bar sur St-Denis. En attendant que tout soit prêt, je jase avec quelques personnes présentes. C’est là que j’en apprends une bonne: À cause de la loi qui interdit de filmer les gens sans leur accord, tous les clients du bar sont des figurants fournis par une agence de casting.  Et non seulement ils mangent et boivent gratos, ils sont payés pour être là. Alors entre les figurants payés à ne rien foutre, et l’équipe de Canal D qui sont évidemment tous salariés, je suis le seul à recevoir zéro dollar et zéro cenne pour ma participation, malgré le fait que sans moi il n’y aurait pas de reportage, donc aucune raison pour eux d’être ici, et encore moins d’être payés.

2006: L’émission est diffusée sur Canal D, je suis le seul qui a un témoignage à apporter, et l’épisode se conclut avec un policier qui dit quelque chose du style de « À chaque fois qu’on nous a rapporté un tel cas, l’enquête a toujours démontré, sans exception, que c’était les parents qui avaient inventés cette histoire, souvent en sabotant eux-mêmes les bonbons, juste pour faire parler d’eux-autres dans les médias. » … Juste assez de sous-entendus pour salir ma réputation à travers le Québec à chaque fois que l’émission passe en reprise, mais pas assez pour que ce soit une accusation officielle demandant poursuite, réparation ou même juste arrêt de diffusion de l’émission.

10) Les enfants malades
Premier Halloween du premier fiston. On l’installé, déguisé, dans son siège d’auto, et on part. Au bout de quelques minutes, BLEUARK! … Solo de vomi du petit.  On se range sur le côté, on arrête l’auto, on ouvre la porte, on nettoie bébé du mieux qu’on peut, vidant la seule boite de Kleenex que l’on a. On roule jusqu’à trouver une poubelle pour se débarrasser des mouchoirs full de barf. On repart avec une désagréable odeur de renvoyage dans l’char. Il fait hélas trop froid pour ouvrir une fenêtre pour aérer. Deux coins de rues plus loin: BLEUARK! … Solo de vomi en rappel! On soupire, on abandonne et on retourne à la maison.

11) Les adultes malades
10 ans plus tard, ma blonde et moi on organise une rencontre entre amis: Une activité de visite guidée halloweenesque au Vieux Port de Montréal. On devait être dix personnes. La moitié se désiste à la dernière minute, un autre a le rhume, un autre a la grippe, ce qui fait qu’il ne reste plus que ma blonde, moi et une amie.  Non seulement je n’ai pas chaud dans mon costume Ash de Army of Darkness malgré mon imper qui me le cache, le 2/3 des gens me confondent avec Leatherface de Massacre à la Tronçonneuse, ce que je trouvais un peu frustrant.

Et l’amie en question souffrait d’obésité, ce qui fait qu’elle avait du mal à marcher et à suivre le groupe.  Et, ce soir-là, souffait de diarrhée, ce qui l’obligeait à s’arrêter dans les restos pour utiliser leurs toilettes, ce qui fait que l’on a fini par perdre le groupe.


12) Halloween le dimanche, lundi, mardi, mercredi, et jeudi.
Sérieusement, puisqu’il s’agit d’une événement qui se fête le soir, c’est loin d’être commode lorsque ça ne tombe pas un soir où on peut se coucher tard.  Pourquoi est-ce que l’on ne fait pas comme pour le Vendredi Saint, qui change de date à chaque année pour que ça tombe un vendredi?

Question comme ça: À qui est-ce que je pourrais bien suggérer ça?  Qui, sur la planète, régit une fête comme l’Halloween? 

13) Noël le lendemain de l’halloween
Du premier novembre jusqu’au 25 décembre, soit pendant sept semaines et demi, il sera impossible d’aller dans les magasins sans que tout soit décoré pour Noël, le tout accompagné de la musique qui va avec. Ça fait qu’il ne faut pas trop magasiner, sinon on se fait imprégner de l’atmosphère magique du temps des fêtes trop tôt, au point où, lorsque le 25 décembre arrive, on est blasé de la chose, et ça n’a plus le charme que ça devrait avoir.

Je ne suis pas un vrai mec, part 1: Je ne lui mens pas assez!

Aujourd’hui sur MSN, section Style de Vie, il y a un amusant article signé par l’un des 8624 hommes au Québec à s’appeler « Éric Paquette »: 10 mensonges que les hommes servent aux femmes.

Cet article est très éclairant sur un point important de ma vie de couple. Vous vous demandez comment ça se fait qu’on vit en harmonie depuis les 11 dernières années, ma blonde et moi? Apparemment, ça aurait rapport au fait que je ne lui ai jamais servi ces mensonges-là:

MENSONGE 1 : «Chérie, je suis là dans cinq minutes»
Je ne me suis jamais trouvé dans une situation dans laquelle elle attendait après moi. Et quand on a de quoi à faire ensemble, on ne se booke pas autre chose le même jour.

MENSONGE 3 (Oui, le 3 passe avant le 2 dans l’article): «Je n’ai bu que deux bières!»
Je ne bois pas. Et les rares fois que je fais du social alcoolisé, (de 2 à 4 fois maximum par année) je ne me cache jamais de combien j’ai bu. Anyway, j’ai une faible tolérance à l’alcool. Une demi bière et je chante du Elvis, deux bières pis chus full chaudasse.

MENSONGE 2 : «Je te jure, mon cellulaire n’avait plus de batterie! J’ai oublié de le charger hier»
Je n’ai pas de cell. En plus, ça fait 10 ans qu’on habite ensemble. Pourquoi devrait-on s’appeler pour se parler?

MENSONGE 4 : «Je n’ai joué que 15 minutes…»
Chez nous, les jeux, c’est à elle. WoW, Wii, Xbox, Xbox 360, Gameboy, Gameboy Advance, et d’autres que j’oublie, c’est elle la gameuse. Je joue parfois à Mario Galaxie, mais le seul jeu auquel je me consacrais une heure ou + par jour, avant que ma belle-sœur nous l’emprunte, c’était Wii Fit. Alors non seulement je ne mens jamais sur mon temps de jeu, je n’ai absolument aucune raison de le faire.

MENSONGE 5 : «Je pense toujours à toi»
Euh… Avant de lire cette phrase, l’idée qu’on puisse se dire ça ne m’était encore jamais venue. Il est évident autant pour elle que pour moi que l’un pense à l’autre. Tk, une chose est certaine, si on n’a jamais pensé à se le dire, ça ne peut pas devenir un mensonge.

MENSONGE 6 : «[T’as] pas [pris] un gramme!»
Je m’amuse parfois à dire à ma blonde «T’as pris quoi, 5 lbs depuis que je t’ai connu en 1999?». D’abord parce que c’est vrai, et ensuite pour se moquer du mythe disant que toutes les filles sont full préoccupées par leur poids. Ma blonde a toujours été une mince d’une famille de minces. Non seulement elle ne se préoccupe pas pantoute de son poids, elle est assez logique et réaliste pour être capable de lire elle-même son poids sur la balance et faire ce qu’elle a à faire si ça la dérange. Alors non seulement elle ne me pose jamais de questions en rapport à son poids, pourquoi est-ce que je lui mentirais si elle le faisait? Ça n’a aucun sens!

Anyway, dans notre couple, c’est moi qui a le complexe du poids.

MENSONGE 7 : «C’est la première fois que ça m’arrive [de ne pas avoir le zouiz qui fait Heil Hitler pendant l’acte]
Ok, réglons quelque chose immédiatement: Qu’on le veuille ou non, y’a toujours une première fois. Et quand c’est la première fois que le gars a une panne de libido, dire «C’est la première fois que ça m’arrive!» n’est pas un mensonge. Je ne l’ai dit qu’une seule fois dans ma vie, et c’était vrai. Les fois suivantes, au contraire, je la rassurais comme quoi que non, ce n’était pas la première fois, donc qu’elle n’est pas en cause.

MENSONGE 8 : «C’était ma dernière brosse!»
J’ai été saoul raide deux fois dans ma vie, une fois en 1993, l’autre en 2008. Dans les deux cas, j’avais avalé du fort un peu trop vite dans un party où la boisson était a volonté. Puisque ce n’est pas dans mes habitudes de me paqueter la yeule, je n’ai pas besoin de prendre une résolution anti-alcool. Et encore moins de mentir en la prenant.

MENSONGE 9 : «La porno [qui apparait de façon] magique [sur l’ordi]»
Ha! Ha! Celle-là, j’en suis coupable à deux niveaux, mais pas de la façon classique. Oui, je suis allé sur des sites xXx, mais sans pour autant lui affirmer fièrement, je ne lui ai jamais caché. Ensuite, les fois où je mens sur le sujet, c’est quand elle me pogne en train de regarder des clips sur YouTube de chatons et chiots qui font les cutes. À ce moment-là, je dis : « Oops! Non, t’as mal vu. Je regardais… euh… de la porno !» Elle trouve ça cute que j’essaye de lui cacher mon côté beubélala.

MENSONGE 10 : «Le regard qui trahit»
Regarder le cul des femmes qui passent en ayant un regard de macaque qui veut se faire peler la banane? Je l’faisais même pas quand j’étais célibataire. Veux-tu ben m’dire pourquoi je le ferais maintenant que j’ai une blonde? Franchement! Donc, pas besoin de lui mentir sur le sujet.

Et en rapport avec ce dernier point : J’ai été élevé dans un environnement presque exclusivement féminin. J’ai toujours eu plein d’amies de filles et presque pas de gars. C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais vu les filles comme étant des proies.

Et c’est peut-être pour ça que l’idée de lui mentir sur ces sujets ne m’est jamais venue en tête.

Les Trois Raisons Possibles de l’Échec

Des formules comme Quand on veut, on peut, ou bien La vie est ce que l’on en fait sont supposés être des outils de motivations avant et pendant que l’on entreprend un projet. Hélas, c’est surtout utilisé par les autres afin de nous rabaisser, et ce après que le projet se soit soldé par un échec.  Dans ce temps-là, ils vous disent qu’« on n’a qu’à ne pas se laisser arrêter par cet obstacle » ou alors qu’« il n’y a qu’à le contourner ».

Eh bien moi, je n’ai qu’une chose à répondre à ça, et c’est Bullshit!

Petite dose de réalité: Prétendre que chacun est la seule et unique cause de sa propre réussite ou son propre échec, c’est aussi irréaliste que stupide.

Prenons, comme exemple, quelqu’un qui a réussi dans la vie: François Pérusse. Pour ses capsules d’humour, il fait tout: Le texte, les différentes voix, la musique, les effets sonores, le mixage et l’enregistrement. Vous direz que son succès, il ne le doit à personne parce que lui seul a tout fait de A à Z? Désolé mais non, c’est une erreur. Si aucun dirigeant de maison de disque n’avait voulu de son produit, tous ses efforts et tout son travail lui  auraient valu un beau zéro. Le plus qu’il pouvait faire, c’était d’essayer de rendre son produit le plus attrayant possible.  Là s’arrêtait sa responsabilité sur son succès. Le reste dépendait des autre.

Quant à sa carrière d’auteur de capsules humoristiques, ce n’est pas comme s’il l’avait planifiée d’avance. Ça lui est tombé dessus par hasard, comme on peut le voir sur sa page de Wikipédia: « En 1990, il réalise une publicité pour l’album Sauvez mon âme de Luc De Larochellière. Cette capsule publicitaire humoristique suggère que le disque de De Larochellière permet d’entendre, si on le fait jouer à l’envers, des messages subliminaux diaboliques : cela attire l’attention de la station CKOI-FM qui l’embauche pour créer ses 2 minutes du peuple. »

C’est bien beau, la philosophie de la pensée positive et le concept comme quoi chacun est le seul et unique maître de son destin afin d’expliquer les échecs. C’est bien beau les théories comme quoi on n’a qu’à ne pas se laisser arrêter par les obstacles, et qu’il s’agit tout simplement de les contourner.  Mais si on lâchait un peu les théories philosophiques et qu’on parlait un peu du concret, hm? Si on parlait de faits vécus?

FAIT VÉCU 1 : Mes efforts pour être embauché au gym. À l’entrevue, on m’apprend que certains cours de formation se donnent au cégep. Or, à cause que mon ex m’a fait abandonner le cégep une fois de trop il y a 15 ans, je n’ai plus le droit de m’y réinscrire. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 2 : L’armée, quand je me suis enrôlé comme steward dans les marines, un poste difficile à obtenir parce que rare. Ils ne prennent pas les gens sous probation, ce que j’étais à cause que mon ex m’a trainé en cour. Ensuite c’est 3 ans d’attente avant d’avoir le droit de me réinscrire. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 3 : Il y a quelques semaines, ma blonde m’a fait comprendre que mon projet de livre pour enfant ne pourra pas se produire parce que l’auteur n’a pas le droit d’illustrer son propre texte. Eh non, à cause de certaines lois qui protègent les illustrateurs,  il doit être dessiné par un dessinateur à l’emploi de l’éditeur. Or, pour être illustrateur, il faut être membre de Illustrations Québec, ce qui coûte de $183.96 à $344.93. Et payer ces frais qui dépassnt largement tout profit que je ferais dans les ventes ne garantit en rien que je serai embauché par l’éditeur, et encore moins que je sois assigné à illustrer mon propre livre. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 4 : Je n’ai rien pour entreprendre une grande carrière? Ok, je me résigne: Je viens d’appliquer pour une job au salaire minimum au Rona de mon quartier. Je me suis fait refaire le même coup qu’au PFK l’an passée, c’est à dire me faire dire par le gérant que mon CV démontre que j’ai trop de potentiel pour le perdre dans ce genre de job, donc qu’il ne me rendrait pas service de m’embaucher. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 5 : D’accord, être embauché, ça dépend des autres. Alors je choisis une activité dans lequel je suis le seul maître de ma réussite: M’entraîner à la course dans le but de courir le marathon: Après cinq mois d’entraînement, j’ai développé une fasciite plantaire, ce qui limite désormais, et pour le reste de ma vie, le temps que je dois passer debout. Un handicap permanent qui m’empêche de courir à tout jamais.  Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

Je pourrais continuer longtemps comme ça, j’ai des douzaines d’exemples. Alors allez-y, expliquez-moi comment je peux «ne pas laisser» mon ex me causer des problèmes avec la loi, «ne pas laisser» les règlements de l’armée m’empêcher de m’enrôler,  «ne pas laisser» un éditeur refuser de me publier puisque j’illustre mes propres histoires, «ne pas laisser» un Rona refuser de m’embaucher, «ne pas laisser» un handicap physique se développer?

Donc, désolé pour tous les bien-pensants qui nous font la morale avec leur réponse universelle comme quoi tout est de notre responsabilité, mais non, les échecs ne s’expliquent pas tous par une seule et unique raison. La réalité, c’est que ça peut être dû à une, deux ou bien les trois raisons suivantes.

Les trois raisons possibles de l’échec:

  • Ta propre faute: Un abandon, de mauvaise décisions, de la négligence, une gaffe, créer des tensions, avoir choisi un projet irréaliste ou hors de sa portée, etc. Consciemment ou non, beaucoup de gens se sabotent eux-mêmes.
  • La faute des autres: Il est très rare que l’on n’ait à compter sur personne d’autres que nous-mêmes pour réussir. Et quand celui qui a le pouvoir d’en faire une réussite ou un échec décide que ce sera un échec, alors rien à faire, ce sera un échec. Et ça, c’est sans compter ceux qui vont délibérément te saboter.
  • Le hasard. Il arrive que des hasards malheureux et imprévus se produisent et ont comme conséquence de saboter ton projet. Une panne. Un problème de santé. Un accident. Ce sont des choses qui arrivent sans que rien ni personne ne puissent les prévenir, les contrôler ou les contourner.

Parce que quand on commence à croire que tout ce qui nous arrive, sans aucune exception, est toujours de notre faute, on finit par perdre contact avec la réalité. Comme tous ceux qui sont d’accord avec le livre Le Secret lorsque celui-ci affirme que si vous recevez des factures d’électricité, de téléphone, de câble, de loyer et de carte de crédit, ce n’est pas parce que vous avez l’électricité, le téléphone, le câble, un loyer et une carte de crédit, mais bien parce que votre imagination fait surgir ces factures de nulle part. Voyez plutôt:

Vous en voulez, une formule à la fois réaliste et non-pessimiste au sujet de la réussite ou de l’échec d’un projet que l’on entreprend? La voici: Essayer, c’est réussir ou bien échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Et ça, c’est tout ce que l’on peut se permettre d’affirmer à ce sujet.

La malédiction du bon gars gentil et sauveteur

Vous les connaissez, les bons gars ?
Vous savez, ces bons amis de gars que les filles apprécient tant, mais jamais au point de sortir avec? Ces gars qui comprennent si bien les filles mais qui se retrouvent toujours célibataires?  Peut-être en êtes-vous un vous-mêmes.  Si c’est le cas, vous vous reconnaitrez dans cet exemple typique: Un gars va commencer à fréquenter une fille qui est tombée très bas émotivement et psychologiquement suite à une rupture avec un ex abusif. Le bon gars va l’aider, la remonter, lui faire prendre plus de confiance en elle, bref il va lui permettre de s’épanouir comme jamais personne d’autre n’a pu (ou voulu) le faire avant.

Sa récompense: Dans une période allant de quelques mois à 2 ans plus tard, la fille se met à le bitcher et à l’haïr, avant de souvent retourner avec son ex, ou du moins commencer une relation avec le même genre de gars.

Pourquoi agit-elle ainsi après tout ce que tu as fait pour elle?
Inutile de lui poser la question. Elle ne saura pas quoi répondre, car elle-même ne le sait pas. Tout cela se déroule au niveau de l’inconscient. Elle ne fait qu’obéir à son instinct et à ses tripes.

Mais de quoi est constitué ces instinct et ces tripes, et qu’est-ce qu’ils lui dictent? Tout cela se déroule en 5 étapes successives:

ÉTAPE 1: La dualité sentiments VS logique

Ses sentiments font qu’elle n’aime que lui, d’instinct. Sa logique lui dit que dans le fond, c’est un gars dans ton genre qui lui faudrait. En prenant le temps d’accepter sa logique, en se forçant elle-même, en se disant que c’est pour le mieux, elle peut se conditionner à avoir des sentiments pour toi. Mais l’attirance, ce n’est pas quelque chose qui se contrôle par la logique. Aussi, dès que l’ex revient dans le décor et qu’elle est remise sur pied, donc prête à l’ affronter, la logique prend le bord, ainsi que ses sentiments pour toi qui en sont nés.

ÉTAPE 2: L’orgueil:

Sans savoir pourquoi, une fille va se sentir de plus en plus mal à l’aise, et avoir de plus en plus de ressentiments envers celui qui l’a aidé. Plus tu l’as ramassée à la petite cuillère et l’a remontée, et plus ses sentiments envers toi vont se gâter. Pourquoi? Parce que tu l’as vu/connu, au moment où elle était le plus vulnérable, le plus bas, celle où elle était le plus démolie. Or, personne n’aime montrer ses faiblesses, et personne ne connait autant ses faiblesses que toi. Cette situation finit par faire naître le point suivant:

ÉTAPE 3: La haine:
Son orgueil va finir par faire escalader le sentiment de malaise face à toi, son sauveur, au point où ça deviendra insupportable pour elle. Elle aura cette sensation, cette impression, que, comme tu l’as connu dans un moment faible, tu penses qu’elle est faible, chétive, instable, incapable de faire quoi que ce soit par elle-même, et surtout incapable de survivre aux mauvais côtés de la vie. Coincée avec la reconnaissance qu’elle te doit, mais ne veut pas te devoir à cause de l’humiliation de s’être montrée en tant que lavette à tes yeux, son psyché déploie le seul mécanisme de défense qu’il peut trouver pour régler son angoisse due à ce conflit: Te haïr pour mieux te fuir, et ainsi fuir ce sentiment d’humiliation insupportable. Puisqu’elle n’a pas de raisons véritables de te haïr, elle tentera sans cesse de te prendre en défaut, et réagira 100 fois plus négativement au moindre soupçons non-fondé qu’elle peut avoir à ton sujet, qu’à une vraie vacherie claire, nette et directe de son ex. Ce qui en vient à l’étape suivante:

ÉTAPE 4: La rébellion:

Non seulement elle cesse d’écouter tes conseils, elle commence à faire le contraire, juste pour te prouver qu’elle est maintenant une grande fille capable de prendre ses propres décisions. Hélas, la seule façon de te montrer qu’elle peut prendre SES décisions, c’est en ne prenant pas les tiennes. À cause de ça, elle en prendra des mauvaises, ce qui renforcera son humiliation et son ressentiment face à toi qui lui avait pourtant dit de ne pas faire ça. Elle n’arrêtera pas pour autant: Plus tu la préviendras contre son ex, plus tu lui remettra en face tout ce qu’il lui a fait, et plus elle va avoir envie de te montrer que tu te trompes. Elle enfile les sophismes en chaîne pour te comparer défavorablement à son ex, afin d’essayer à se prouver à elle-même qu’elle a raison d’agir ainsi avec toi. En manque de bonnes raisons, elle devient sournoise, menteuse, traître, bitch. Puisque, en guise de réponse, tu ne peux que lui montrer, preuve à l’appui, que c’est elle l’hypocrite qu’elle t’accuse d’être, la situation atteint son point culminant: Elle coupe tout contact avec toi. Ainsi, elle enlève de ses épaules la tâche impossible de se justifier auprès de toi, et également se justifier auprès d’elle-même, pour ses agissements illogiques, immoraux et ingrats envers celui qui ne lui a jamais rien fait que du bien. Cette étape est connue aussi sous un autre nom:

ÉTAPE 5: Le meurtre:

Elle ne te voit pas comme son sauveur, elle te voit comme le gars de la période où elle était rendue très bas. Et personne n’aime quoi que ce soit qui leur rappelle leur période très basse. Comme le veut le cliché: Elle doit t’éliminer car tu en sais trop ! Je n’ai pas étudié Freud, mais j’ai entendu parler de sa théorie, celle qu’il appelle le meurtre du père : Éliminer de sa vie celui qui l’a mis au monde et l’a soutenu dans les moments les plus faibles. L’éliminer afin de se débarrasser de l’impression qu’il nous empêche de grandir. Tu as vu cette fille dans son côté le plus bas et le plus humiliant? Alors que tu le veuille ou non, elle associe maintenant ton image à cet état dans lequel elle était. Elle doit se prouver à elle-même qu’elle n’est plus la petite fille sans défense que tu as connu, et c’est la seule façon par lequel elle est capable de le faire.

Voilà pourquoi celui qui aime jouer au sauveur de filles en détresse ne se ramasse jamais qu’avec ça: des filles en détresse, qui cessent de vouloir de lui lorsque le moment de détresse est passé.

Les Neuf Clichés les plus Détestables de la Télé

CLICHÉ #1 : Tout gros changement positif dans la vie d’un personnage ne durera même pas jusqu’à la fin de l’épisode.
Un gars sans charme devient soudain un grand séducteur? Il va vite redevenir sans charme. Un cave devient plus brillant que Steven Hawkins et Einstein réunis? Il redeviendra vite le gros épais que l’on connait. Un pauvre va gagner un million à la loterie? Alors, au choix :

  • Il va se faire voler l’argent.
  • Il va perdre le billet.
  • Il va faire un mauvais placement qui lui fera tout perdre.
  • Les numéros de son billet vont correspondre mais ce sera dans le tirage du journal de la semaine passée.
  • Il se verra obligé de donner cet argent pour une raison quelconque.

Bref, une belle façon de dire aux gens que ça ne sert à rien d’espérer s’améliorer. Il faut se résigner à être un loser toute notre vie.

CLICHÉ #2 : Le personnage qui gaspille sa chance unique de devenir mannequin/ chanteur / acteur.
Dans la série, une adolescente qui n’a jamais suivi de cours spéciaux ni passé d’audition se fait découvrir par hasard par un producteur d’émission de TV qui veut en faire une vedette. Au début c’est ben l’fun, mais finalement elle va décider de renoncer à ça de son plein gré parce que, au choix:

  • Parents et amis lui font remarquer que depuis qu’elle est vedette de la TV, elle n’est plus la même.
  • Les exigences du métier (texte à apprendre, horaires difficiles, etc) sont trop durs.
  • Elle réalise que cet univers n’est pas aussi beau et magique qu’elle l’avait toujours imaginé.

Elle redevient donc la pauvre petite inconnue qu’elle a toujours été. Ce cliché est particulièrement détestable pour deux raisons: D’abord parce que 90% de ceux qui regardent l’émission donneraient tout pour avoir eu une telle chance. Mais surtout: Si c’est vraiment aussi pourri que ça, la vie d’actrice pour la télé, pourquoi est-ce que cette comédienne joue dans cette série pour commencer?

CLICHÉ #3: Le couple infernal éternel.
D’abord, ils sont ensemble, tout va bien. Puis, ils se chicanent, ils se séparent, ils reviennent ensemble, ça va mal, ils se re-séparent, ils reviennent ensemble… Lorsque ensemble, ils ne peuvent pas se supporter, mais lorsque séparés, ils ne peuvent s’empêcher de ressentir de quoi l’un pour l’autre! AAARGH !

Tout le long que durera cette série, d’autres couples vont se former et se séparer plus tard sans problèmes. Alors pourquoi pas eux? Simple : parce qu’ils étaient déjà en couple dès le premier épisode. Juste pour ça, ils ne pourront jamais se séparer, et si oui ce ne sera jamais pour de bon. Ça se termine généralement par un mariage et/ou un bébé dans l’épisode final de la saison finale, genre la 4e ou 5e. Cependant, si la série continue, les problèmes reprendront bien vite.

CLICHÉ #4 : L’homogénéisation des personnages.
Si, dans la saison 1, les quatre personnages principaux sont un riche classy, un nerd, une goth et un voyou aux cheveux longs, on peut être certain que rendu à la saison 5, tout ce beau monde là se sera assagi et portera du Giorgio Armani. Et bien que l’ex voyou a encore les cheveux longs, ils sont maintenant coiffés à la perfection.

CLICHÉ #5 : L’éternel cégépien.
Quand un personnage est cégépien au début de la série, et que le personnage en question devient populaire auprès des téléspectateurs, il ne sortira jamais du cégep. Si après cinq saisons et autant d’années les scripteurs trouvent qu’il étire ses études un peu trop longtemps, ils lui feront se trouver une job… dans ce même cégep. Il deviendra invariablement conseiller étudiant, parce que concierge ne serait pas assez glamour, et devenir prof (sauf peut-être suppléant à l’occasion) manquerait trop de crédibilité.

CLICHÉ #6 : Le noir pis la grosse.
Quand on introduit ces deux personnages dans la série, généralement dans la 2e ou 3e saison, on peut être certain qu’ils auront chacun à dealer avec le fait d’être une grosse victime de railleries et d’être un noir victime de racisme. Une fois qu’ils auront passé le message social comme quoi la discrimination envers les noirs et les grosses est inacceptable, la raison d’être de ces personnages sera passée. Ils se feront donc renvoyer de la série qui n’a rien a faire d’un noir et une grosse. Ça jure trop avec le reste du casting de beaux blancs.

CLICHÉ #7 : La série qui tourne autour d’un but que le personnage principal n’atteindra jamais.
Si le personnage est un animateur de radio communautaire de Sainte-Yvonne-du-Porcelet qui rêve de travailler pour une grosse radio commerciale montréalaise, il n’y arrivera pas. Pourquoi? Parce que tant que le public va aimer le voir se démener avec ses collègues de la radio communautaire, la série va pogner, alors les producteurs vont le laisser là où il est. Et le jour où la série va commencer à décliner, elle sera cancellée sans même leur laisser le temps de produire un épisode où il réalise enfin son rêve.

CLICHÉ #8: L’infernale petite sœur du détestable méchant qui s’est assagi.
Au début de la série, il y avait un bum rebelle. Or, ce personnage étant devenu de plus en plus populaire, il a fallu peu à peu l’assagir afin qu’il ne puisse pas donner le mauvais exemple. Que faire alors? Simple; on introduit dans la série sa petite soeur de 14-17 ans, prostituée, danseuse nue, pusher avec 16 tatouages et 74 piercings, bref 100 fois pire que son frère l’a jamais été. Et c’est lui qui lui fera la morale pour essayer de la remettre sur le droit chemin.

CLICHÉ #9: L’épisode patchwork.
Sans joke là, qu’est-ce qui peut bien faire penser aux producteurs que les gens vont apprécier un épisode où les personnages se réunissent pour une occasion spéciale où il ne peut pas y avoir d’action (Funérailles, salle d’attente d’hôpital, ascenseur en panne, etc), et qui se remémorent tour à tour des extraits d’épisodes passés? Si on a vu les épisodes en question, on est frustré car on se fait refiler du réchauffé. Si on n’a pas vu les épisodes, on est frustré car on en voit juste un court extraits.

D’mandez-vous pas pourquoi j’regarde presque pu la TV.