Avatar de Inconnu

A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

Méfiez-vous des prophètes auto-réalisateurs

– Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– Moi? Ben non! En voilà une idée!
– Essayes pas! Je l’sais qu’tu m’trouves fatiquant.
– J’viens d’te dire que non.
– Tu m’trouves fatiquant.
– D’où ça sort c’t’accusation là?
– Tu m’trouves fatiquant.
– J’ai-tu dit de quoi pour te faire penser ça?
– Tu m’trouves fatiquant.
– Franchement, là…
– Tu m’trouves fatiquant.
– Je…
– Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant. Tu m’trouves fatiquant.
– HOSTIE QU’T’ES FATIQUANT!
– Tu vois? Je l’savais!

De l’anglais self-fulfilling prophecy, la prophétie auto-réalisatrice est une méthode de manipulation qui consiste à lancer une accusation d’avance dans le but d’influencer autrui à adopter le comportement dont on l’accusait, jusque-là, à tort. La cible de cette provocation se retrouve donc dans une situation dans laquelle elle n’a que deux choix: Subir éternellement cette accusation mensongère, ou bien l’accomplir ce qui en fait automatiquement une prophétie. Donc, quoi qu’il fasse, il perd.

EXEMPLE 1: Le gars qui accuse à tort sa blonde de vouloir le quitter, et qui lui fait des histoires à cause de ça. Si la fille tient à lui montrer qu’il a tort, alors elle est manipulée à rester dans cette relation abusive dans laquelle elle subit ces accusations à répétitions. Si elle finit par en avoir assez de ces soupçons non-mérités et qu’elle le quitte, il peut alors crier haut et fort qu’il avait raison à son sujet tout ce temps-là.

Voilà pourquoi on parle de prophétie auto-réalisatrice: Cette prophétie ne se serait pas accomplie si elle n’avait pas d’abord existé.

Et là où c’est parfois de la manipulation, c’est que pendant que la fille est occupée à tout faire pour ne pas donner à son conjoint l’impression qu’elle veut le quitter, elle n’a pas le temps de remarquer les défauts qu’il a. Des défauts qui pourraient vraiment lui donner de vraies bonnes raisons de le quitter.  Des défauts qu’il sait trop bien qu’il possède. Des défauts qu’il préfère camoufler en accusant sa blonde de ce qu’elle ferait si elle les remarquait, et ce avant même qu’elle les remarque.

EXEMPLE 2: Celle qui accuse son chum de vouloir la frapper, et qui fera tout pour l’exaspérer, poussant même la provocation en allant jusqu’à l’agresser physiquement elle-même. Le gars se retrouve dans le même dilemme que dans mon exemple précédent : Céder à la provocation et ainsi devenir ce dont il a été si longtemps accusé à tort d’être, ou endurer des abus qui n’en finiront jamais.

Heureusement, dans ce cas-ci, il a aussi le 3e choix de la quitter pour de bon. Elle peut alors se plaindre à raison que seuls les hommes violents s’intéressent à elle, les autres la laissent tomber. Normal: Avec son attitude, ou bien elle attire les hommes violents, ou bien elle transforme l’homme doux en homme violent, ou bien elle repousse les hommes qui sont trop doux pour pouvoir virer violents. Elle est donc elle-même la seule et unique cause de la situation dont elle se plaint.

Il n’y a pas que dans les relations de couple que les prophètes autoréalisateurs font des ravages. J’ai quelquefois eu à subir les accusations non-fondées d’une amie qui m’accusait de vouloir qu’elle s’en aille, me laisse tranquille, disparaisse de ma vie. Je vivais la chose comme du harcèlement et de la manipulation. Harcèlement parce que je me faisais sans cesse accuser faussement, et toujours de la même chose. Manipulation parce qu’elle me forçait à lui dire que j’appréciais sa présence, et ce tout juste après m’avoir frustré contre elle avec ses accusations mensongères, donc juste au moment ou je l’appréciais le moins, celui où j’avais le moins envie de sa présence.

De par son attitude, elle avait transformé nos fréquentations. Ce qui était un plaisir au départ était devenu une obligation. Ce qui était positif était devenu négatif.

Les prophètes autoréalisateurs de relations souffrent de trois choses

  • Un grand manque de confiance en soi. Ces gens ne croient pas être capable d’obtenir ce qu’ils veulent autrement que dans une situation dans laquelle l’autre n’a nul autre choix que de la lui donner. L’amitié, l’amour, la fidélité, la douceur, etc.
  • Une très basse estime d’eux-mêmes. Quand tu crois que la seule façon pour toi d’obtenir amitié, amour et respect c’est en forçant l’autre à t’en donner, c’est parce que tu ne crois pas être capable de le mériter.
  • Un complexe de persécution. Ça se voit dans ses accusations non-fondées : On veut la quitter, on veut la frapper, on veut la tromper, etc. Bref, à l’entendre, on ne lui veux que du mal et/ou la rejeter.

Les prophètes autoréalisateurs se retrouvent aussi chez les provocateurs qui cherchent à ternir l’image des autres. Cette méthode est alors appliquée afin de les insulter à loisir sans leur laisser le droit de réplique.

Exemple vécu : Un voisin que j’ai eu il y a deux ans. Jeune noir full arrogant qui se la joue avec un petit sourire insolent permanent. Dès qu’il a aménagé au 3e étage d’un bloc voisin ce juillet-là, et ce jusqu’à ce qu’il fasse trop froid pour sortir, son fun était de se poster au balcon, seul ou avec ses ami, et d’insulter les gens qu’il voyait dans les cours arrières de la ruelle, en ne manquant pas de les accuser d’être des racistes qui cherchent juste à se plaindre contre les noirs.

Les forums et autres lieux d’échanges publics sur le net sont aussi riches en provocateurs qui, après avoir lancés insultes et accusations fantaisistes, vont vite s’empresser d’accuser d’avance les gens de ne pas aimer ce qu’il disent, ou les modérateurs de vouloir le bannir. J’en parlais déjà dans mon billet Devenez Membre de la CIA.

« Tu vois bien? Je te l’avais dit que ça ne marcherait pas. »
Comme on a pu le voir dans mon autre billet Autopsie du Loser, on retrouve beaucoup de prophètes autoréalisateurs chez les gens négatifs. Peu habitué à réussir dans la vie, il finit par adopter la personnalité hautaine du gars capable de prévoir qu’il ne réussira pas parce que telle ou telle personne ne voudra pas lui laisser sa chance. Il aura ensuite face à cette personne une attitude qui va lui garantir cet insuccès qu’il avait prédit. Par exemple en draguant une fille ou en faisant application pour un travail tout en accusant l’autre de façon sous-entendue de ne pas être intéressé par un gars comme lui. Cette attitude est aussi connue sous un autre terme: Créer soi-même ses propres malheurs.

Rajoutons à ça les gens rabaissants qui utilisent la prophétie autoréalisatrices afin de te manipuler car ils ont une mentalité qui se traduit par « je vais toujours penser le pire de toi, c’est à toi de me prouver sans cesse le contraire », et vous comprendrez pourquoi il faut se tenir loin des prophètes autoréalisateurs.

Les Trois Raisons Possibles de l’Échec

Des formules comme Quand on veut, on peut, ou bien La vie est ce que l’on en fait sont supposés être des outils de motivations avant et pendant que l’on entreprend un projet. Hélas, c’est surtout utilisé par les autres afin de nous rabaisser, et ce après que le projet se soit soldé par un échec.  Dans ce temps-là, ils vous disent qu’« on n’a qu’à ne pas se laisser arrêter par cet obstacle » ou alors qu’« il n’y a qu’à le contourner ».

Eh bien moi, je n’ai qu’une chose à répondre à ça, et c’est Bullshit!

Petite dose de réalité: Prétendre que chacun est la seule et unique cause de sa propre réussite ou son propre échec, c’est aussi irréaliste que stupide.

Prenons, comme exemple, quelqu’un qui a réussi dans la vie: François Pérusse. Pour ses capsules d’humour, il fait tout: Le texte, les différentes voix, la musique, les effets sonores, le mixage et l’enregistrement. Vous direz que son succès, il ne le doit à personne parce que lui seul a tout fait de A à Z? Désolé mais non, c’est une erreur. Si aucun dirigeant de maison de disque n’avait voulu de son produit, tous ses efforts et tout son travail lui  auraient valu un beau zéro. Le plus qu’il pouvait faire, c’était d’essayer de rendre son produit le plus attrayant possible.  Là s’arrêtait sa responsabilité sur son succès. Le reste dépendait des autre.

Quant à sa carrière d’auteur de capsules humoristiques, ce n’est pas comme s’il l’avait planifiée d’avance. Ça lui est tombé dessus par hasard, comme on peut le voir sur sa page de Wikipédia: « En 1990, il réalise une publicité pour l’album Sauvez mon âme de Luc De Larochellière. Cette capsule publicitaire humoristique suggère que le disque de De Larochellière permet d’entendre, si on le fait jouer à l’envers, des messages subliminaux diaboliques : cela attire l’attention de la station CKOI-FM qui l’embauche pour créer ses 2 minutes du peuple. »

C’est bien beau, la philosophie de la pensée positive et le concept comme quoi chacun est le seul et unique maître de son destin afin d’expliquer les échecs. C’est bien beau les théories comme quoi on n’a qu’à ne pas se laisser arrêter par les obstacles, et qu’il s’agit tout simplement de les contourner.  Mais si on lâchait un peu les théories philosophiques et qu’on parlait un peu du concret, hm? Si on parlait de faits vécus?

FAIT VÉCU 1 : Mes efforts pour être embauché au gym. À l’entrevue, on m’apprend que certains cours de formation se donnent au cégep. Or, à cause que mon ex m’a fait abandonner le cégep une fois de trop il y a 15 ans, je n’ai plus le droit de m’y réinscrire. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 2 : L’armée, quand je me suis enrôlé comme steward dans les marines, un poste difficile à obtenir parce que rare. Ils ne prennent pas les gens sous probation, ce que j’étais à cause que mon ex m’a trainé en cour. Ensuite c’est 3 ans d’attente avant d’avoir le droit de me réinscrire. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 3 : Il y a quelques semaines, ma blonde m’a fait comprendre que mon projet de livre pour enfant ne pourra pas se produire parce que l’auteur n’a pas le droit d’illustrer son propre texte. Eh non, à cause de certaines lois qui protègent les illustrateurs,  il doit être dessiné par un dessinateur à l’emploi de l’éditeur. Or, pour être illustrateur, il faut être membre de Illustrations Québec, ce qui coûte de $183.96 à $344.93. Et payer ces frais qui dépassnt largement tout profit que je ferais dans les ventes ne garantit en rien que je serai embauché par l’éditeur, et encore moins que je sois assigné à illustrer mon propre livre. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 4 : Je n’ai rien pour entreprendre une grande carrière? Ok, je me résigne: Je viens d’appliquer pour une job au salaire minimum au Rona de mon quartier. Je me suis fait refaire le même coup qu’au PFK l’an passée, c’est à dire me faire dire par le gérant que mon CV démontre que j’ai trop de potentiel pour le perdre dans ce genre de job, donc qu’il ne me rendrait pas service de m’embaucher. Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

FAIT VÉCU 5 : D’accord, être embauché, ça dépend des autres. Alors je choisis une activité dans lequel je suis le seul maître de ma réussite: M’entraîner à la course dans le but de courir le marathon: Après cinq mois d’entraînement, j’ai développé une fasciite plantaire, ce qui limite désormais, et pour le reste de ma vie, le temps que je dois passer debout. Un handicap permanent qui m’empêche de courir à tout jamais.  Comment est-ce que je pourrais « ne pas me laisser arrêter par ça » ou bien « contourner cet obstacle »?

Je pourrais continuer longtemps comme ça, j’ai des douzaines d’exemples. Alors allez-y, expliquez-moi comment je peux «ne pas laisser» mon ex me causer des problèmes avec la loi, «ne pas laisser» les règlements de l’armée m’empêcher de m’enrôler,  «ne pas laisser» un éditeur refuser de me publier puisque j’illustre mes propres histoires, «ne pas laisser» un Rona refuser de m’embaucher, «ne pas laisser» un handicap physique se développer?

Donc, désolé pour tous les bien-pensants qui nous font la morale avec leur réponse universelle comme quoi tout est de notre responsabilité, mais non, les échecs ne s’expliquent pas tous par une seule et unique raison. La réalité, c’est que ça peut être dû à une, deux ou bien les trois raisons suivantes.

Les trois raisons possibles de l’échec:

  • Ta propre faute: Un abandon, de mauvaise décisions, de la négligence, une gaffe, créer des tensions, avoir choisi un projet irréaliste ou hors de sa portée, etc. Consciemment ou non, beaucoup de gens se sabotent eux-mêmes.
  • La faute des autres: Il est très rare que l’on n’ait à compter sur personne d’autres que nous-mêmes pour réussir. Et quand celui qui a le pouvoir d’en faire une réussite ou un échec décide que ce sera un échec, alors rien à faire, ce sera un échec. Et ça, c’est sans compter ceux qui vont délibérément te saboter.
  • Le hasard. Il arrive que des hasards malheureux et imprévus se produisent et ont comme conséquence de saboter ton projet. Une panne. Un problème de santé. Un accident. Ce sont des choses qui arrivent sans que rien ni personne ne puissent les prévenir, les contrôler ou les contourner.

Parce que quand on commence à croire que tout ce qui nous arrive, sans aucune exception, est toujours de notre faute, on finit par perdre contact avec la réalité. Comme tous ceux qui sont d’accord avec le livre Le Secret lorsque celui-ci affirme que si vous recevez des factures d’électricité, de téléphone, de câble, de loyer et de carte de crédit, ce n’est pas parce que vous avez l’électricité, le téléphone, le câble, un loyer et une carte de crédit, mais bien parce que votre imagination fait surgir ces factures de nulle part. Voyez plutôt:

Vous en voulez, une formule à la fois réaliste et non-pessimiste au sujet de la réussite ou de l’échec d’un projet que l’on entreprend? La voici: Essayer, c’est réussir ou bien échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Et ça, c’est tout ce que l’on peut se permettre d’affirmer à ce sujet.

Les gaffes du premier rendez-vous

Lorsque l’on rencontre une fille, il y a des erreurs à éviter à tout prix.  Par exemple:

Faire de l’humour sexiste. Exemple:  Tu sais-tu combien ça prends de blondes pour changer une ampoule?  Non?  Ah, ok, t’as les cheveux teint? Non seulement ce n’est pas recommandé, c’est encore pire si vous faites de la fille la cible de votre joke plate.

Faire un commentaire rapport à son habillement. Exemple: Pas pire, tes 8624 bracelets de métal.  C’est-tu toi qui veut te donner un style particulier, ou ben ce sont les années 80 qui font un retour? À moins que ce soit pour lui faire un compliment court et direct, évite de parler de son allure.

Parler en mal contre ton ex. Exemple: Ma maudite bitch d’ancienne blonde a cassé avec moi après m’avoir surpris dans sa sœur. Peu importe ce qui n’allait pas entre elle et vous, le simple fait que vous parlez d’elle dans des termes peu gracieux, ça lui donne une idée négative de quel genre d’ex vous êtes, donc quel genre de chum vous risquez d’être.

Parler de tes problèmes de famille. Exemple: Ma tante veut pu me voir depuis la fois où je me suis masturbé dans sa boîte de All Bran. Quelqu’un qui donne l’idée qu’il ne s’entend pas avec sa propre famille, ça ne dit rien de très positif sur sa personnalité.

Parler de tes problèmes de santé. Exemple: Je pisse brun pâle depuis ma dernière orgie bisexuelle non-protégée. Une fille doit-elle connaître les pires détails de votre existence dès le premier jour?

Et, comme s’il fallait le préciser, il faut éviter de donner trop rapidement des détails sur notre vie sexuelle.

Dire du mal de son entourage à elle, même si c’est pour la complimenter. Exemple: Tu es vraiment la meilleure chose qui soit sorti de cette famille de tarés. En impliquant que sa famille et ses amis sont des caves, elle est supposée se sentir comment, puisqu’elle les aime et se sent bien avec eux?

L’erreur que commet le plus souvent l’homme lors d’une première rencontre, c’est de parler trop de lui-même. C’est normal de vouloir vendre sa salade et de croire que c’est en parlant que l’on peut communiquer nos mérites.  Cependant, la fille n’est pas là pour acheter un char ni pour souscrire à une police d’assurance.  Son fun, ce qui l’accroche, c’est de pouvoir découvrir l’autre par elle-même.  Il ne faut donc pas lui dire le plus vite possible ce que l’on est, il faut lui donner l’envie de le découvrir.  Pour ça, il faut se montrer modeste, attentif et intéressé.

Modeste comment? En parlant peu de vous.  Je ne dis pas qu’il faut garder le silence et le mystère complet, vous aurez l’air d’avoir quelque chose à cacher, ou bien d’être renfermé.  Non, je veux dire qu’il faut juste vous présenter et donner les informations banales d’usage: Nom, age, nombre de frères et sœurs, études, travail.  Une fois cela fait, lui demander Et toi?, et la laisser parler.  Si elle veut en savoir plus sur vous, elle te posera des questions plus tard.

Attentif comment? En a laissant parler d’elle, sans l’interrompre.  Et par sans l’interrompre, je ne veux pas dire de garder le silence complet et total, elle va vous prendre pour un air bête ou pour un gars plate sans conversation.  On peut très bien répondre et appuyer ce qu’elle dit.

Intéressé comment? Tout simplement en la questionnant pour qu’elle vous en dise plus sur un sujet dont elle vient de vous parler.  Par exemple, si elle vous a raconté ses études pour devenir esthéticienne, vous pouvez lui dire: T’as dit quelque chose tantôt…  J’entends souvent ce mot là mais je ne sais pas ce que c’est…  « Émulsion faciale »? Non seulement ça va la rassurer que vous écoutez ce qu’elle dit, elle sera ravie de voir que ça vous intéresse.

C’est pourtant pas compliqué.

Autopsie du Loser

IMPORTANT: Beaucoup de gens font l’erreur d’écrire Looser au lieu de Loser. Lose avec un seul O signifie perdre. Tandis que Loose avec deux O signifie relâché, qui a du jeu, ou en bon québécois lousse, ou de l’anglais slack. Bref, écrire looser au lieu de loser, c’est loser!

Ceci étant précisé, passons à l’article.

________________

Êtes-vous votre propre pire ennemi?
Être malchanceux, c’est le fruit du hasard.  Être loser, c’est aider le hasard à nous rendre malchanceux. La preuve:

En amitié :
Le loser n’a pas d’amis, ou alors très peu.  À chaque fois qu’il commence à lier d’amitié avec des gens brillants et intéressants, c’est toujours la même chose.  Au début, tout va bien.  Puis, à mesure que le temps passe et que ces gens apprennent à le connaître, ils se désintéressent de lui et le laissent de côté.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais personne n’est capable de lui donner une réponse claire à ce sujet. 

Dans son image personnelle :
Souvent sur la défensive, le Loser est un être qui aime étaler au grand jour les défauts des autres.  C’est que, puisqu’il n’arrive pas à égaler ou à dépasser les autres, il compense en démontrant que les autres ne valent pas mieux que lui. Il est capable de faire une liste exhaustive de tous les écarts de conduite et des erreurs qu’a fait quelqu’un durant les cinq dernières années si cette personne a osé faire une remarque négative au Loser. C’est que Le Loser ne supporte pas que quelqu’un possédant de pires défauts que lui ose lui faire la morale. Or, à ces yeux, ça représente 99.999999999999999999999% de la population.

Dans ses études :
À l’école, le loser se distingue par une caractéristique particulière :  Il lui manque toujours quelque chose. Toujours le dernier à se procurer un livre important, celui-ci est souvent épuisé lorsqu’il vient pour se le procurer.  Ainsi, en classe, c’est celui qui est pris pour suivre avec un autre. Il se retrouve souvent sans crayon ni papier lorsqu’il y a des notes à prendre. Oublie son numéro de cadenas. Oublie de faire ses devoirs.  Et s’il les fait, il les oublie chez lui. Oublie d’étudier.  Et s’il le fait, ce ne sera pas le bon livre.  Se trompe dans son horaire.  Dans les dates importantes de son agenda, il notera les dates de partys et écrira des réflexions sur des filles sur qui il a l’oeil, plutôt que de noter les devoirs ou dates d’examen. D’ailleurs, il sera toujours surpris d’apprendre, en entrant en classe, qu’il y a un examen, alors que tous les autres n’ont pas cessé de se préparer durant toute la semaine.

Souvent, à la fin de la session, le Loser ne se donne même pas la peine de se présenter à ses examens finaux.  Il n’aime qu’une chose à l’école :  La vie sociale.  Or, il se trouve bien désemparé lorsque ses amis et connaissances réussissent, avancent dans leurs études et changent d’école alors que lui reste là.  Privé de la seule chose qui le garde à l’école, le Loser finit par décrocher.

Dans son look :
Il s’habille de façon remarquable, dans le sens qu’il se fait remarquer par son habillement.  Par exemple, si le Loser porte des lunettes, ce sera d’un modèle qui est passé de mode depuis au moins cinq ans.  La plupart du temps, le Loser, s’il a de plus de 25 ans, s’habille et se coiffe encore comme il le faisait quand il avait 15 ans car il n’a pas remarqué que la mode a évolué.

Parfois, le loser a un petit côté artistique qui le pousse à se créer lui-même son propre style. Il fait ça dans le but de se donner une image de hyper cool de non-conformiste. Hélas, dans son cas, ça foire lamentablement.  Il faut dire que, pour des raisons encore mal définies, un style, une pièce de vêtement ou une coiffure qui paraît bien sur quelqu’un d’autre devient automatiquement horrible lorsque portée par le Loser.

Le Loser étant mal à l’aise en société, il se jette de tout son âme dans les séries de fiction.  Celles-ci influencent parfois sa garde-robe.  Ainsi, on le verra souvent arborer des vêtements à l’effigie de telles séries, quand il ne va pas carrément copier le look d’un personnage particulier.  Non pas dans le cadre d’un événement spécial, mais bien dans la vie de tous les jours.

On dirait parfois que les Losers partagent une conscience collective, car nombreux sont ceux qui se créent exactement le même look, et ce sans jamais avoir su que d’autres l’arborent: Le style Fedora-Neckbeard.  Il y a quelques variantes d’une personne à l’autre, mais dans l’ensemble, on y retrouve une combinaison de la majorité des éléments suivants, qu’ils portent à toute occasion, à l’intérieur comme à l’extérieur :

  • Chapeau Fedora ou Trilby.
  • Barbe en collier.
  • Long imperméable.
  • Chemise et cravate.
  • Veston de soirée.
  • T-shirt à l’effigie d’un dessin animé.

C’est un look qui, croit-il, fait original, classe, badass.  Or, sans le savoir, il a en fait recréé l’uniforme officiel du Loser.  Celui qui permet au reste de la population de voir au premier coup d’oeil qu’il en est un, car il n’y a qu’eux qui arborent ce style.












Ce qui distingue le Loser du chapeauphile normal, c’est que ce dernier ne va porter son couvre-chef que lorsqu’il sort.  Tandis que le Loser portera le sien à l’intérieur comme à l’extérieur, du lever au coucher, 7 jours semaine, 365 jours par année.

Dans son travail :
Lorsque le Loser ne vit pas aux crochets du chômage / du BS / de ses parents / de sa conjointe, il occupe le genre d’emploi qu’obtient habituellement un ado en vacances: Livreur d’épicerie, laveur de vaisselle, classeur de marchandises sur les tablettes, employé de ménage au McDo… Même s’il aimerait pouvoir trouver mieux, il ressent quand même une petite fierté, car ce sont des boulots qu’il n’arrivait même pas à décrocher quand il était ado, tellement il était déjà loser à cette époque. Aujourd’hui, son âge et son expérience de vie étant plus grande que ses collègues de travail, il leur est au moins supérieur sur ce point. Pas étonnant qu’il se sent bien à travailler là, même si ce boulot est loin d’être son idéal.

Parfois, la chance lui permet de lire une petite annonce au sujet d’un emploi génial, le genre qu’il a toujours rêvé d’avoir.  Si l’annonce dit que tous les CV reçus après vendredi le 27 ne seront pas considérés, le Loser laissera bêtement le temps passer.  Samedi le 28, il réalisera soudain que ce qu’il fait là est stupide car il possède toutes les qualités que ce travail demande et que ce serait trop bête de laisser passer une opportunité pareille. Il consacrera la fin de semaine complète à travailler fiévreusement sur son CV, ramassant toutes sortes de preuves au sujet de ses compétences.  Il y inclura une lettre dont une des premières phrases sera :  « Je sais que j’ai dépassé la limite de temps que vous avez fixé pour l’envoi de CV mais si vous vous donnez la peine de jeter un œil à mon envoi, vous verrez que je réunis toutes les compétences qui…» Le Loser sera malheureux car il ne sera jamais rappelé.

Dans ses projets :
Le Loser sait qu’il est destiné à un avenir fabuleux où la gloire et la richesse l’attendent. Le problème, c’est justement ça :  Peu importe le temps qui passe, c’est toujours dans l’avenir que ça l’attend.  Jamais dans le présent.

Le Loser ne s’abaisse pas à faire les mêmes efforts que tout le monde pour réussir.  Il sait déjà comment faire.  Par exemple, s’il est un graphiste talentueux, il se dira qu’il est inutile de devoir perdre temps et argent aux études car lorsqu’il montrera ses œuvres aux employeurs potentiels, ceux-ci le verront bien de leurs yeux qu’il a du talent.  De toute façon, peu importe la discipline qu’il a choisi, le Loser sait qu’il a du talent.  Il ne voit pas la logique de s’endetter de quelques milliers de dollars étendus sur quelques années d’études afin d’obtenir un papier disant : «Oui, cher employeur potentiel, ce gars là a du talent!»

Le Loser a toujours des projets extraordinaires.  Il en commence beaucoup mais en finit peu. Ceux qu’il choisit de finir sont habituellement ceux qui ont le plus de chances d’être voués à l’échec.  Le loser, c’est souvent celui qui est en train d’écrire un scénario de film alors qu’il n’y connaît absolument rien dans l’industrie du cinéma.  Même s’il arrive vraiment à écrire le scénario du siècle, il restera pris avec car il ne saura même pas où, à qui et comment le placer.  En fait, il ne saura même pas comment se renseigner pour l’apprendre.

Le Loser est un autodidacte. Il lit beaucoup et sait énormément de chose sur une tonne de sujets que la population générale ignore.  De ce fait, le Loser gagne souvent lorsqu’il joue à Quelques Arpents de Pièges. Par contre, les connaissances pouvant lui permettre de réussir à faire quelque chose de bien de sa vie, il ne les a pas.  Car étrangement, à l’école, aucune matière importante ne lui rentre convenablement dans la tête.

Dans ses communications:
Souffrant d’un sentiment d’infériorité dans tous les domaines, le Loser se rassure dans le fait que là où ça compte vraiment, c’est à dire intellectuellement, c’est lui qui est supérieur. Ainsi, dans ses textes, au lieu d’écrire « Malgré son air bête, l’inquiétant millionnaire fit un sourire », il optera plutôt pour « Nonobstant sa mine renfrognée, le patibulaire cossu esquissa un rictus. » Il est tellement occupé à étaler son intelligence qu’il en oublie d’avoir l’intelligence de comprendre que lire de tel textes, c’est comme marcher avec des raquettes quand on est enfoncé jusqu’aux cuisses dans la mélasse : Faisable, mais inutilement pénible. Alors si en plus le Loser parle de la même façon qu’il écrit, il a beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi ses interlocuteurs tiennent rarement à avoir une seconde conversation avec lui.

Sur le net, il arrive que le Loser s’exprime clairement. En personne, par contre, peu habitué à l’interaction face-à-face, il est un piètre interlocuteur. Il bafouille, cherche ses mots, transforme tout en blague et dit souvent des conneries. Il est le champion de la remarque qui apporte (accidentellement) le malaise. Étrangement, s’il est francophone, il s’exprimera mieux en anglais puisque c’est une langue seconde qu’il a eu à apprendre sur le tard. N’ayant jamais eu le temps d’apprendre convenablement toutes les subtilités de celles-ci, il n’aura d’autre choix que de s’exprimer clairement lorsqu’il l’utilise.

Et puisque l’on parle de langue seconde (en tenant compte que ce blog est Canadien)  : Lorsqu’il a envie d’apprendre une nouvelle langue, le loser ne choisit jamais l’espagnol qui est la 3e langue la plus parlée en Amérique. Non, il choisira plutôt l’allemand ou le japonais, deux langues qui ne lui serviront jamais à rien, que ce soit dans sa vie privée ou dans son travail. De toute façon, ce n’est pas comme s’il allait vraiment réussir à l’apprendre, peu importe les années qu’il va y mettre.

Dans son physique :
Le Loser est né avec un physique défectueux.  Il est ou bien trop grand, ou trop petit, ou trop maigre, ou trop gros, ou trop laid, ou juste trop non-remarquable. Il rêve du jour où il sera beau, grand et fort. Étant pauvre, il ne peut se permettre de s’inscrire à un gym ni de s’acheter de l’équipement. Il ne peut donc que se contenter d’en rêver.  Le loser a quelquefois fait de l’entrainement musculaire et/ou sportif en cachette, mais le plus longtemps qu’il l’a fait avant d’abandonner fut deux mois.  Le loser qui arrive à s’acheter de l’équipement sportif le laisse prendre la poussière au bout de quelques semaines et n’y retouche plus, sauf lors de déménagements. Et quand le Loser peut se permettre un abonnement d’un an au gym, il y va à tous les jours lors des deux premières semaines, puis trois autres fois pour le reste de l’année, avant d’abandonner définitivement.

Le Loser se déplace surtout à bicyclette car étant pauvre, il ne peut se permettre d’avoir un auto ou une titre de transports en commun.  Qu’importe, le Loser est fier de sa situation de cycliste.  Puisqu’il fait beaucoup de vélo, il se vante que cette activité le tient en grande forme physique.  Étrangement, tous les amis du Loser qui eux ont des autos sont en meilleure forme que lui.

De toute façon, le loser ne garde jamais son vélo longtemps car il se le fait toujours voler.  Même s’il le laisse parmi 8624 vélos attachés, le seul qui se fera voler, ce sera le sien.  À moins que ce soit une vieille patraque.  À ce moment-là, il ne se le fera pas voler. Il se le fera seulement vandaliser.

Dans son passé amoureux et/ou sexuel:
Le manque de confiance que le Loser a toujours ressenti envers lui-même a fait qu’à l’époque de ses premiers désirs amoureux et/ou sexuels, il était trop intimidé par les filles de son âge.  Il se sentait inadéquat, puisque ces filles étaient attirées par les gars plus beau, plus athlétiques, plus sérieux que lui.  Les seules filles avec qui il se sentait à l’aise, c’était les pré-pubères, voire les enfants.  Puisqu’elles étaient encore trop jeunes pour ressentir de l’attirance pour le sexe opposé, elles ne le mettaient pas en compétition avec les autres gars.  Le Loser, sans comprendre pourquoi puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, confondra cette aisance pour du sentiment et du désir.  Et c’est ainsi qu’il fantasmera pendant plusieurs années sur des situations imaginaires dans lesquelles il se verra vivre des amourettes avec de jeunes filles telles que…

  • Jolie jeune immigrante perdue et confuse dans ce nouvel environnement, à qui il servira d’abord de guide social, avant de devenir, à sa demande à elle, son guide amoureux et/ou sexuel. (De ce fantasme particulier, le Loser caucasien gardera parfois toute sa vie une attirance marquée vers noires et asiatiques.)
  • Petite voisine qui l’admire juste parce qu’à ses jeunes yeux, il est grand et fort, ce qui fait qu’elle finira par vouloir faire de lui son initiateur amoureux et/ou sexuel.
  • Jeune adolescente récemment jetée dans la rue sans famille ni amis, qu’il recueillera chez lui (dans un appartement lui aussi imaginaire, puisqu’il reste encore chez ses parents), avant qu’elle le récompense pour sa générosité en lui offrant d’être sa chose amoureuse et/ou sexuelle.
  • La petite cousine.  Ou pire encore, la petite soeur, car, situation familiale oblige, ils sont toujours en contact.  Ce qui fait que, lorsqu’elle ressentira ses premiers désirs pour le sexe opposé, elle se tournera vers le premier mâle de son environnement, celui le plus proche de leur groupe d’âge: Lui-même, son oni-chan (grand-frère).

Ce dernier fantasme peut devenir problématique si le Loser a vraiment une petite soeur.  C’est que ce fantasme-là est particulièrement à portée de main en été, alors que les parents travaillent et que les enfants et ados sont en vacances, en ayant pour eux-seuls la maison.  Le Loser pourrait alors être tenté de faire de son fantasme une réalité.  Dans ses fantasmes énoncés plus haut, on constate que dans tous les cas, c’est toujours la jeune fille qui initie la relation amoureuse et/ou sexuelle.  Mais dans la réalité, ce serait l’inverse, et il le sait.  À partir de là, ce qu’il fera ou non dépendra de plusieurs facteurs de sa personnalité, du degré de ses désirs et de sa force morale.

Ironiquement, bien que dans ce cas-ci il agit en pur pédophile, dans 90% des cas, le Losers ne l’est même pas.  Il s’en rend compte, en constatant qu’il ne trouve pas dans ces premières relations ce qu’il cherche.  Aussi, il y perd intérêt et son focus passe vers les filles de son âge.  Hélas, pour ses jeunes victimes s’il y en a, le mal est fait.

Avec les filles :
Il y a un genre de filles que le Loser attire tout particulièrement : Celles qui ne voudraient jamais sortir avec lui.  Le Loser ressent de la frustration envers ces filles qui veulent que leur relation soit amis seulement, alors qu’ils ont tant de choses en commun. … Enfin, quand je dis tant de choses en commun, en général, ça se limite à « Nous sommes tous les deux hétéros et célibataires. »  C’est que le loser croit dur comme fer à l’adage qui dit qu’en amour, nos différences n’ont aucune importance.  C’est sa façon à lui de justifier le fait qu’il sortirait avec n’importe qui, pourvu que ce soit une fille.

Il arrive parfois qu’une de ses amies particulièrement en manque ou désespérée consente à avoir une relation plus intime avec le Loser.  Elle y posera cependant une condition :  Leur relation devra rester secrète.  Elle invoquera toutes sortes de raisons que le Loser gobera ou non mais qu’il acceptera quand même puisque c’est ça ou bien rester célibataire.  Elle ne lui avouera jamais que la vraie raison, c’est parce qu’elle aurait honte que les autres sachent qu’elle est avec lui.

En amour :
À cause de son complexe d’infériorité, le loser s’imagine et/ou constate que comparé aux autres hommes, il fait piètre figure, surtout dans le domaine de la séduction.  Aussi, il fantasme souvent sur des situations imaginaires du genre de:

  • Il est sur une île, seul survivant mâle d’un naufrage ou d’un écrasement d’avion, en compagnie d’une autre survivante.
  • Variante: Dans un bateau, qui contient eau et nourriture en abondance, mais une seule cabine et un seul lit. 
  • Il se retrouve coincé plusieurs heures, voire plusieurs jours, avec une fille, dans un ascenseur en panne, un cockpit d’avion écrasé… 

Les trois points en commun que l’on retrouve dans ces différents fantasmes de situations sont toujours les mêmes:

  1. La fille et lui sont isolés de tous.
  2. Ce qui fait qu’elle n’a pas le choix de lui parler.
  3. Et éventuellement craquer pour lui.

Puisqu’il ne vivra jamais de tels fantasmes, le Loser jette alors son dévolu sur toute fille qu’il sent isolée, mais cette fois au niveau social.  Celles qui sont renfermées, timides maladives, angoissées…  Car la nature de ces filles-là apporte deux intéressantes garanties au loser.  La première, c’est qu’il n’aura pas de compétition, car aucun homme normal n’irait s’intéresser à ça.  Et la seconde, de par leur nature facilement intimidable, elles n’oseront jamais lui résister clairement, ce qui fait qu’elles finiront bien à céder sous son insistance.  Hélas pour le loser, son sentiment de victoire sera de courte durée, car il vivra avec elle une relation cahoteuse qui sera négative et décevante du début à la fin.

Dans des conditions normales, le loser ne plait pas. Pourtant, en amour, c’est un être courageux qui n’a pas peur des obstacles.  La preuve: La fille sur qui il jette son dévolu est toujours ou bien déjà en amour avec un autre, ou bien trop jeune, ou bien trop vieille, ou bien lesbienne, ou bien d’un style de vie / de look / de mentalité / de milieu trop différent de lui, ou bien mariée, ou bien habitant à plus de 50 km de chez lui, ou bien qui ne veut rien savoir de lui, quand ce n’est pas une combinaison de plusieurs de ces éléments.  S’il arrive tout de même à sortir avec cette fille, le Loser vivra une relation cahoteuse qui sera négative et décevante du début à la fin.

Ceci étant dit, le Loser n’est pas forcément un être désespéré. Parfois, il est capable d’attendre La Bonne. Tandis que ses amis vont d’une relation à l’autre et vivent toute une gamme d’émotions, ont du plaisir, des loisirs et de la baise, le Loser ne sort jamais avec personne. Il a une idée très précise sur son idéal féminin et il s’est  juré que tant et aussi longtemps qu’il ne l’aura pas rencontré, il se gardera pur pour elle. S’il finit par la trouver, et que par miracle elle accepte de sortir avec, (souvent après avoir été poursuivie pendant des années par le Loser) leur relation sera de courte durée. Normal: Un gars qui n’a jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, ça n’a aucune expérience du comportement amoureux et sexuel. Ça fait que même si elle est son idéal féminin, en revanche il est loin d’être son idéal masculin.

Les amours du Loser commencent souvent de la même façon que n’importe qui. Par exemple: Il rencontre une fille dans une fête entre amis, ils se plaisent, ils commencent à se rapprocher. Ils peuvent même passer la soirée à se bécoter et la nuit à baiser. Puis, après quelques jours, si ce n’est pas dès le lendemain, elle s’en détache, s’en désintéresse et ne veut plus rien savoir de lui, même en ami.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais là encore personne n’est capable de lui répondre ou n’a envie de le faire.  Tout ce qu’il sait, c’est que ce qu’il entend dire à ce sujet n’a jamais rapport avec ce que la fille lui a dit.  Par exemple, si elle lui dit qu’elle ne se sent pas prête à embarquer dans une relation à ce point-ci de sa vie, les autres lui rapportent plutôt qu’elle lui trouvait tout un tas de défauts, dont certains que le Loser ne savait même pas qu’il avait.  Le Loser part alors en croisade à la recherche de la vérité, ce qui ne fera qu’empirer son cas et lui donner l’impression que tous l’ont trahi et lui ont menti.  Surtout qu’une fois sur deux, la fille se retrouve embarquée dans une nouvelle relation moins de deux semaines après avoir rompu avec le Loser.

Lorsqu’il ne s’agit pas de ses amours personnelles, le Loser est un grand observateur.  Il est capable de dire si la relation débutante d’un(e) de ses ami(e) va durer ou non.  En fait, il dira toujours que c’est non, que cette relation est condamnée d’avance, qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre, qu’ils sont trop différents.   Lorsque la relation sera terminée, que ce soit au bout de dix jours, dix semaines, dix mois ou bien dix ans, il sera fier de clamer haut et fort qu’il savait depuis le début que ça ne marcherait pas.

Enfin, certains losers sont plus fins stratèges: D’abord, ils repèrent une fille qui est déjà en couple avec un gars qui a un physique et/ou un style semblable à lui.  Il s’arrange pour devenir bon ami avec cette fille.  Puis, il deviendra son confident, histoire d’apprendre ce qu’elle aime ou non chez son mec, et ce qui ne va pas dans le couple.  Armé de ces informations, le Loser peut donc montrer à la fille qu’il a en lui tout ce qu’elle aime chez son amoureux actuel, MOINS ses défauts.  Et c’est comme ça que dans 75% des cas, il arrive à finir avec la fille.

Et avant de penser que, puisqu’il a réussi, il n’est donc pas si loser que ça, considérez ceci: La seule façon qu’il a trouvé pour réussir à plaire, ce n’est pas en restant lui-même.  Non, c’est en se donnant les qualités de l’autre gars, et en évitant d’avoir les défauts de l’autre gars.  Bref, il n’a réussi à plaire qu’en se basant sur la personnalité d’un autre.

Dans son couple:
Lorsque le Loser a une relation stable, sérieuse et à long terme, c’est avec une fille qui est loin d’être un modèle de beauté et/ou d’intelligence et/ou d’amabilité.  Voilà pourquoi il a trop honte pour s’afficher avec elle en public, surtout en tant que son conjoint.  Qu’est-ce qu’il fait avec elle, alors?  Pas le choix, c’est la seule qui veut de lui.  Le loser classera cette relation sous le dossier « En attendant de trouver mieux », et essayera sans cesse de la tromper.  Or, les rares fois qu’il y réussira, il ne trouvera vraiment pas mieux que sa relation actuelle.  Et si par miracle, oui, il trouve vraiment mieux qu’elle, ça va se terminer en catastrophe. Non seulement parce que le Loser a déjà une copine, mais souvent à cause qu’il habite avec elle.

Dans sa mentalité :
Le Loser est un être réfléchi.  Il pense beaucoup.  On dirait même qu’il pense trop, car tandis qu’il réfléchit, il n’agit pas.  Adolescent, il observe ses amis qui s’amusent en buvant, fumant, prenant de la drogue, allant d’une relation non-sérieuse à une autre.  Le Loser se dit que faire tout ça est tellement inutile puisque cela ne leur servira pas dans leur avenir.  Et oui, sur ce point, il a raison à 100%.  Or, l’erreur qu’il commet ici, c’est de ne pas vivre au moment présent.  Son intelligence le pousse à une maturité prémature, ce qui lui donne le réflexe de vouloir passer immédiatement de l’enfance à la vie adulte, sans passer par la phase transitoire de l’adolescence.  Phase où, justement, on expérimente plein de choses, dont la majorité s’avèrera inutile dans l’avenir.  Le Loser, qui s’exclut ainsi volontairement des autres, s’emmerde tout seul dans son coin.  Pendant ce temps là, les autres s’amusent et vivent pleinement leur vie de jeunesse en groupe.  Rendus adultes, tous ces ex-saoulons et ces drogués repentis arrivent à trouver travail et âme sœur facilement tandis que le Loser qui s’est abstenu n’y arrive pas.  Peut-être que ça a à voir au fait que les employeurs et âmes sœurs sont eux aussi des trippeux repentis, donc des gens avec qui le loser a peu de choses en commun.  Il faut dire que…

Dans sa vie sociale :
Le Loser commet trop souvent la faute de décider à la place des autres ce que les autres devraient penser de lui, ce qui est doublement une faute puisque cette opinion qu’il communique à son propre sujet est toujours négative.  Il va exprimer le fait qu’il se sent mal à l’aise, inadéquat.  Il va exprimer avoir tel ou tel défaut qui le rabaisse à leurs yeux, alors que pourtant personne ne lui a fait la moindre remarque négative sur quoi que ce soit.  Et souvent, il va faire des remarques à ses amis comme quoi il leur est inférieur dans de nombreux domaines.  Si on complimente le Loser où qu’on lui offre des opportunités, son premier réflexe ne sera pas de remercier, mais bien de débattre sur qu’est-ce qui leur a fait commettre l’erreur de penser qu’il mérite ce positif de leur part.  Et puisqu’il ne raconte majoritairement que ses échecs passés et obstacles présents, réels autant qu’imaginaires, il finit par conditionner son entourage à avoir vraiment la mauvaise opinion de lui qu’il leur prêtait dès le départ.  Par conséquent…

Dans son entourage immédiat.
Chaque personne n’attire autour de lui que les gens qui sont intéressés à ce qu’il sont.  Ainsi, puisque le Loser projette autour de lui une image de victime, il attire tout naturellement trois genres de personnes

  1. Les agresseurs et fauteurs de troubles à la recherche de victimes.  Le prédateur saura toujours reconnaitre instinctivement une proie.  Pour celui-là, le loser est la victime idéale, alors il ira toujours l’exploiter, le rabaisser, le faire échouer. Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.
  2. Les autres losers.  Tout le monde a besoin d’avoir un sentiment d’appartenance.  Ainsi, par simple désir de ne pas être les seuls losers de leur entourage, les autres losers vont toujours décourager ou déconseiller le Loser qui aurait la chance de vivre une opportunité de réussite.  Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.
  3. Les surprotecteurs.  Très souvent, il s’agit des parents.  Ceux-là ressentent un besoin viscéral de protéger le Loser.  Et puisqu’ils ont besoin que le Loser dépende d’eux, ils vont faire en sorte pour que le Loser ne réussisse jamais rien.  Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.

Si ces gens sont attirés par le Loser, c’est parce qu’ils ont besoin d’avoir un loser dans leur entourage.  C’est en tant que tel qu’ils l’ont connu, c’est en tant que tel qu’ils l’ont accepté, et c’est en tant que tel qu’ils en ont besoin.  Ainsi, peu importe que leur motivation soit d’écraser, d’avoir un sentiment d’appartenance, ou l’altruisme, il reste qu’ils vont toujours faire en sorte pour que le Loser reste un loser.  

Dans sa morale et ses principes:
Le Loser a bonne conscience et une grande capacité de sacrifice dicté par un code d’honneur strict. Par exemple, s’il a abandonné un travail payant, c’est parce qu’il savait qu’il n’était pas assez qualifié pour ce travail et qu’il prenait la place d’un autre qui, lui, la méritait mieux et saurait donner un meilleur rendement à son patron.  S’il a mis fin à se relation, c’est parce qu’il l’aimait.  Il savait qu’il n’était pas assez bien pour elle et qu’elle méritait beaucoup mieux que lui. Si une connaissance lui propose une entrée via contacts dans un bon travail, il va refuser car il ne pourra ressentir de fierté puisqu’il n’aura pas réussi à avoir l’emploi par lui-même. Le Loser tire beaucoup de vanité du fait d’avoir des principes et un code d’honneur.  C’est d’ailleurs la seule chose dont il peut en tirer.  Il a beau se dire qu’il a bonne conscience d’agir ainsi, il est toujours malheureux des décisions que ses principes lui ont dictés. C’est normal puisque tout ce que ce que ce code lui fait faire, ce ne sont jamais des choses qui lui permettent d’avancer. Au contraire, ce sont toujours des choses qui vont le ralentir, lui faire obstacle et le saboter.  

Dans ses plans de vie :
Le loser est un extrémiste. Il passe 50% de son temps à nous expliquer joyeusement quelconque plan à dormir debout devant lui assurer fortune, gloire, amour et richesse, et 50% de son temps à se plaindre parce que ça ne marche pas.  

Il faut dire que le Loser a la très mauvaise habitude de vendre la peau de l’ours.  Par exemple, s’il est obèse et s’inscrit à un gym à l’automne, il se vante dès le départ qu’il saura perdre 60 lbs / 28 kgs en six mois, et il n’hésite pas à parler de tous les plans qu’il fait pour lorsqu’il aura enfin son physique idéal.  En se vantant et en éblouissant ses amis, il obtient immédiatement la satisfaction du travail bien fait.  Il ne lui reste plus qu’à le faire, ce dit travail.  Or, cette situation dans laquelle il vient de se coincer, c’est similaire à recevoir d’avance six mois de salaire, et de l’avoir tout dépense avant de commencer à travailler.  Ce n’est plus du tout motivant pour faire le dit travail.  Alors lorsqu’il échouera, ce sera d’autant plus humiliant, puisque tout le monde le saura.

D’ailleurs, le plus grand ennemi du Loser, ça reste sa grande gueule.  Quand il médit contre un autre, ses paroles sont rapportées et ça lui retombe sur le nez.  Quand il planifie quelque chose, le fait d’en parler donne tous les renseignements nécessaires à ses ennemis pour lui couper l’herbe sous le pied.  Si, à son travail, il a à signer une entente de confidentialité sur un projet dont la réussite dépend grandement du silence, il en parlera et fera échouer le projet.  Et même s’il prend la peine de confier quelque chose sous le sceau du secret, ça se sait en un rien de temps. 

L’incapacité du Loser à garder un secret prend sa source dans sa faible estime de soi. Quand on possède un secret, on sent que l’on détient enfin quelque chose qui saura capter l’attention et l’admiration des autres.  Et quand on est en mal d’attention et d’admiration comme le Loser l’est, pas étonnant que ça lui soit aussi difficile de garder le silence.  

Dans ses victoires :
Comme tout le monde, il arrive parfois que le Loser ait de la chance.  Or, il est tellement peu habitué à en avoir que lorsqu’il en a, il a tendance à adopter un comportement qui sabote tout, tellement il est méfiant ou pris au dépourvu.  Par exemple, si une belle et brillante fille lui montre des signes comme quoi elle s’intéresse à lui, il reste là sans bouger comme s’il avait de la difficulté à croire que ça lui arrive vraiment.  Il attendra d’autres signes de la part de la fille mais à chaque fois que ceux-ci arriveront, il aura toujours un doute et en attendra un autre.  Voyant qu’il ne répond pas à ses signes répétés, la fille finit par se lasser et se désintéresse de lui.  Le loser passera alors des mois, voire des années, à tenter de rattraper le coup et à se morfondre d’avoir laissé passer une chance pareille mais il sera alors trop tard.  Devant son idéal, le Loser attend toujours qu’il soit trop tard pour agir.

Dans ses projets comme dans ses amours comme dans sa mentalité, non seulement le Loser ne craint pas les obstacles, il les recherche.  Et pour cause.  En tant que Loser, consciemment ou non, il sait qu’il ne peut pas gagner à armes égales contre les autres.  S’en aller vers un but hors de sa portée, c’est d’abord s’assurer que ce but est également hors de la portée de la majorité des gens.  Dès le départ, ça élimine la compétition, donc l’humiliation de de faire battre par un autre.  Ensuite, si par miracle le Loser réussit à atteindre son but, il sait qu’on va l’admirer d’avoir réussi malgré tous les obstacles.  Sa réussite n’en sera que plus extraordinaire et il en tirera beaucoup de satisfaction.  Enfin, s’il ne réussit pas à atteindre son but, il sait que personne ne pourra l’en blâmer car comme le dit le proverbe, à l’impossible, nul n’est tenu.  Malheureusement,  celui qui se fixe toujours des buts impossibles ne fait que s’assurer qu’il va passer le reste de sa vie à subir échec sur échec sur échec.

De toute façon, peu importe le sujet, lorsque le Loser arrive enfin à obtenir quelque chose qu’il a toujours voulu avoir, il s’arrange pour le perdre d’une façon ou d’une autre.  C’est que même si le Loser déteste être un loser, c’est tout ce qu’il sait être.  S’il devient un winner du jour au lendemain, il ne saura ni comment réagir ni quoi faire pour le rester.  Et même s’il le sait en théorie, en pratique il n’est pas habitué à être un winner. Il pratique son attitude et sa personnalité de loser depuis tellement d’années que c’est rendu naturel chez lui d’en être un.  Or, chassez le naturel…

Dans sa famille:
Il faut dire que dès le départ, le Loser n’a pas eu de chance dans son milieu de vie.  Il est né dans une famille qui n’était ni assez riche ni assez influente pour pouvoir lui fournir les connexions nécessaires pour pouvoir réussir dans la vie, contrairement à la majorité des gens qu’il connaît.  De toutes façons, même s’ils étaient influents, ses parents ne croient ni en lui ni en ses capacités de réussir. Ainsi, il est né avec un handicap qui lui fournira l’excuse nécessaire pour expliquer les échecs qui se vont se succéder tout le long de sa vie, peu importe le domaine.

Et quand le loser finit par quitter sa famille pour en fonder une nouvelle, il se retrouve inévitablement avec une conjointe, une belle-famille et des enfants qui lui feront vivre exactement le même genre de problème qu’il a toujours vécu du temps où il vivait chez ses parents. Hélas, s’il est normal et socialement acceptable de quitter ses parents, ça l’est beaucoup moins de quitter sa femme et ses enfants. Et même s’il le fait, la pension alimentaire et les ennuis judiciaire qui y sont reliés seront là pour s’assurer qu’il ne puisse jamais se tirer de la merde dans lequel il s’est volontairement embourbé.

S’il est vrai que le succès attire le succès, il en va de même pour l’inverse. Puisqu’il met dans la tête des gens qui l’entourent qu’il est une victime, un malchanceux, et un abusé, alors ce sera en victime, en malchanceux, et en abusé que les gens vont le traiter.  C’est pour ça que le Loser ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il a toujours été : Un Loser!


L’origine de ce texte remonte au début des années 90, lorsque je me suis mis à réfléchir sur tout ce qui n’allait pas chez moi, en comparant chaque point avec d’autres gens qui eux y réussissaient. Il s’agit donc d’une longue auto-analyse. Depuis, le loser en moi est mort, d’où le « Autopsie » du titre.

Vous voulez savoir comment je me suis tiré de mon loserisme?  Alors allez lire

La Foi

Les gens qui me connaissent, ne serait-ce que via mes écrits, savent que je suis une personne logique, réfléchie et allergique à la bullshit. Voilà pourquoi le billet qui suit risque d’en surprendre plus d’un puisqu’il y est question de ma foi en Dieu.

Oui, Je suis croyant. Je crois en l’existence de Dieu. Le problème, c’est que généralement, tout athée à qui l’on parle de notre foi va presque toujours nous poser la question suivante : «Quelles preuves as-tu que Dieu existe?»   Eh bien justement, il se trouve que c’est l’absence de preuves qui définit la croyance. Voyez plutôt:

Est-ce que Dieu existe? Si je le savais, je serais un savant. Mais moi je crois, je suis donc un croyant. La foi et la science sont deux choses qui n’ont aucun rapport entre elles. Tenter d’utiliser l’un pour justifier l’autre est aussi illogique que d’essayer d’utiliser des règles de grammaires pour résoudre une équation mathématique.

L’athée explique généralement son manque de foi en disant que dans la vie, tout s’explique car tout est logique. Par exemple, selon la logique, tout a un début et tout a une fin. Par conséquent, le concept de l’infini est illogique. On s’entend jusque là?  Très bien!  Alors laissez-moi vous poser ces questions-ci, questions qui ne sont ni philosophiques ni symboliques mais bien concrètes et en rapport avec la réalité:

Puisque le concept de l’infini est illogique, comment l’univers dans lequel on vit peut-il être infini? Pas besoin d’être un savant pour répondre. Utilisez seulement votre imagination et votre logique pour essayer de vous figurer comment l’univers peut s’étendre sur des milliards de milliards de milliards de milliards de kilomètres sans jamais s’arrêter. Comment quelque chose peut exister sans avoir de début ni de fin? Certains savant ont émit la théorie comme quoi l’univers serait une sphère… D’accord, mais cette sphère serait située où au juste? Dans un plus grand vide encore plus infini? Non seulement ce ne sont que des théories, la chose reste illogique, donc impossible.

Si Dieu n’existe pas parce que c’est un concept illogique, alors l’univers ne peut pas non plus exister car c’est un concept encore plus illogique. Pourtant, l’univers n’est pas un concept. C’est une réalité. Une réalité que l’on ne peut nier, puisque c’est celle dans laquelle on vit. La logique ne pouvant pas prouver que l’univers existe, on ne peut donc pas utiliser la logique pour prouver la non-existence de Dieu.

Évidemment, prouver que l’univers est aussi illogique que le concept d’un créateur tout-puissant, ce n’est pas prouver que Dieu existe. C’est seulement dire « Pourquoi pas? » Sauf que ma foi ne se base pas sur un simple « Why not, s’tie? ».  Ma foi me vient en fait d’une expérience personnelle dont je suis peu porté à parler, de crainte de passer pour un illuminé. Mais bon, puisque ma foi est plus grande que mon orgueil, j’ai choisi aujourd’hui de le faire.

Je n’ai jamais vraiment songé à la mort avant que j’apprenne celle d’un ancien camarade d’école secondaire que j’avais perdu de vue depuis plusieurs années. Celui-ci est décédé à la suite d’un cancer qui l’a foudroyé en six mois. Étant parfois un peu trop empathique pour mon propre bien, j’ai essayé de me mettre à sa place afin de comprendre ce que l’on ressent, de voir la mort arriver. Je me suis imaginé l’impuissance, la rage, le déni, mais surtout les questionnement. Et puisque je suis une personne logique et réfléchie, plus je réfléchissais à la question, et plus la logique ne m’apportait qu’une seule issue lors de la mort : Rien! Et quand je dis rien, je ne veux pas dire que l’on se retrouve dans le vide. Non, ce dont je parle, c’est de la destruction totale de nos souvenirs, de notre conscience, bref tout ce que l’on est. Je parle de cesser d’exister.

Bien que j’ai reçu une éducation religieuse Catholique, et plus tard Chrétienne, je n’ai jamais pu croire à tous ces concepts de la vie après la mort telle qu’on me les a enseignés: Les portes du paradis, Saint-Pierre, le purgatoire, le grand livre du nom des gens sauvés, la demeure au paradis et les rues pavées d’or… Juste l’idée de passer l’éternité au paradis… À faire quoi, au juste, à part accueillir les membres de ta famille qui décèdent après toi? Et là encore, ça ne fait qu’un temps parce que tôt ou tard, tu finis par arriver à court de famille vivante. Non, ce concept est trop ridicule pour être crédible.

Quant aux moyens plus «physiques», faute d’un autre terme, pour survivre après la mort, ça n’apportait rien de rassurant non plus. Si, comme je le crois, nous ne sommes que le produit de ce qu’une vie a emmagasiné dans les neurones de notre cerveau, alors notre âme se retrouverait détruite en même temps que le cerveau. Et si l’âme quittait le corps en étant projetée dans le cosmos lors du décès, en voyageant éternellement, comme une onde sonore ou un rayon de lumière? Les ondes et la lumière finissent éventuellement par terminer leur course sur un objet céleste où elle cessent d’exister. Continuer d’exister en fantômes, alors? Quand on n’a ni oreilles pour entendre, ni yeux pour voir ni bouche pour parler, ni cerveau pour stocker les informations constituant ce que nous sommes, on ne peut pas être fantôme tel que représenté dans les œuvres de fiction.

Et tiens, même s’il était possible de trouver le moyen de vivre éternellement, ça ne change rien au fait que selon les théories de la science, l’univers finira bien par se contracter pour un nouveau Big Bang. Bref, rien, pas même les concepts les plus farfelus, ne permettent d’échapper à notre destruction totale. Plus j’y réfléchissais, plus j’en étais convaincu, et plus s’installait en moi la peur de la mort.

Plus qu’une peur, c’était en fait une angoisse terrible, épouvantable, puisqu’elle était née du fait que je savais que tôt où tard, j’allais y passer moi aussi, et que l’idée de cesser d’exister, peu importe sous quelle forme, était insupportable. J’ai vécu ainsi pendant plusieurs longues années à faire tout en mon possible pour ne plus y penser. Peine perdue, évidemment. On ne peut s’empêcher de penser à quelque chose, puisqu’il faut d’abord penser à la chose afin de savoir à quoi il faut ne pas penser, ce qui est impossible car on ne peut à la fois y penser et ne pas y penser.

Il m’arrivait d’en être distrait sur de longues périodes, soit de passer des semaines, voire des mois, sans que l’idée de la mort ne soit présente dans ma tête. Mais quand elle revenait, cette angoisse était terriblement insupportable.

La chose a atteint son paroxysme lors d’une nuit où je fus incapable de trouver le sommeil, tellement j’étais terrifié. En repassant dans ma tête les enseignements religieux de ma jeunesse, je me suis alors rappelé l’un des dix commandements. Celui qui dit «Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain.».

Je me suis alors posé cette question: Et si c’était vrai, que ce n’est jamais en vain que l’on s’adresse à lui? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : Le faire!

Je me suis donc adressé à Dieu. Je lui ai demandé que, s’il existait vraiment, de prendre pitié de moi et de mon angoisse car je ne suis plus capable de vivre dans cette peur. Je ne lui demande qu’une chose, une seule: Un signe. Une preuve de son existence. N’importe quoi, pourvu que ça me démontre qu’il existe vraiment, de façon à ce  que je puisse cesser d’avoir peur de la mort, ce qui me permettra enfin de connaître la paix. Jamais je n’avais été aussi désespéré. Jamais je n’avais été si bas. Jamais je n’avais été aussi humble. Et par conséquent, jamais je n’avais été aussi sincère dans une parole adressée à Dieu.

Et c’est là, dans le silence qui a suivi ma demande, sans savoir à quoi m’attendre, que j’ai vécu ce qui, pour moi, n’est explicable autrement que par un miracle: De nulle part, un sentiment de paix est apparu en moi. D’abord tout petit, ce sentiment a grandi, réduisant simultanément ma sensation de peur. En une dizaine de secondes, le transfert était complet. Ma peur et mon angoisse avaient totalement disparus pour faire place à la paix et la confiance, le tout à ma surprise et à mon incompréhension la plus totale, aussi bien pendant le transfert qu’une fois celui-ci complété.

Je me connais assez pour savoir que ce n’est pas un cas d’avoir craqué psychologiquement sous la pression. Par exemple, face à une peur qui risquait de me rendre fou, mon cerveau aurait décidé de cesser de la ressentir. Si c’était aussi simple, le cerveau aurait capacité d’auto-guérison et les maladies mentales n’existeraient pas. Non, la seule chose qui aurait pu me débarrasser de cette peur, c’était la preuve de l’existence de Dieu par un signe de sa part. En recevant le second, j’ai obtenu la preuve du premier.

Et vous ne savez pas la meilleure? Je me suis rendu compte plus tard que j’avais interprété de travers «Tu n’utiliseras pas le nom de ton Dieu en vain.»  Ce que ce commandement veut dire, c’est qu’il ne faut pas évoquer le nom de Dieu pour des choses sans rapport à la divinité, ou bien pour utilisation douteuse et négative. Vous savez, comme par exemple dans les jurons français du style de «Nom de Dieu de bordel de merde!», et l’équivalent dans toutes les langues. L’interprétation que j’en ai faite cette nuit-là était peut-être une erreur.  Mais mon interprétation était si sincère et si pure, que Dieu l’a acceptée de la façon que je l’avais comprise, et il l’a prouvé en exauçant ma demande.

Et ce fut la seule et unique demande que je lui ai fait. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je considère que si une situation de détresse n’a pas une importance aussi vitale que celle pour laquelle il m’a aidé, alors faire appel à lui serait utiliser son nom en vain. Et ça, c’est quelque chose que je ne veux pas faire. Je sens que ce serait autant un manque de respect qu’un manque de gratitude.

L’après-témoignage: Et maintenant?  Les gens qui apprennent cette histoire en la lisant pour la première fois aujourd’hui vont probablement me regarder d’un autre œil maintenant car ils risquent de penser que je ne suis plus le gars qu’ils ont connu. Ce serait une erreur. Ce que je n’ai pas mentionné, c’est que j’ai commencé à craindre la mort en 1993, et que j’ai vécu mon expérience avec Dieu au printemps de 2003. Non seulement je suis toujours le même, ceux et celles qui me fréquentent depuis bien avant 2003 n’ont jamais vu la différence. Normal: Je suis toujours aussi logique, réfléchi et allergique à la bullshit. La seule différence, c’est que je sais maintenant que Dieu existe, et que je n’ai plus peur de la mort. Pas au point de faire exprès pour avoir une attitude suicidaire, évidemment, parce que j’ai toujours le même instinct de survie que n’importe quelle créature vivante. Non, c’est juste que le jour où la mort me sera inévitable, je l’accepterai sans crainte car j’ai maintenant confiance que la vie ne s’arrête pas là.

J’ai aussi accepté le fait que, tout comme le concept de l’univers dans lequel nous vivons, il y a des choses qui ne peuvent s’expliquer. Donc, inutile de me poser des questions telles Si Dieu existe, pourquoi permet-il les injustices?, ou bien Quelle est la meilleure religion à suivre? ou alors Qui a raison entre la Création et l’Évolution?, ou surtout Comment peux-tu te prétendre croyant si tu fais/ne fais pas X-Y-Z? Peu importe le genre de question que l’on pose à un croyant, je vous répond tout de suite : Je ne le sais pas! La seule et unique chose que je sais, c’est que Dieu existe. Sous quelle forme existe t-il? Est-ce une personne, une énergie, de la magie ou l’univers lui-même? Je ne saurais le dire. Tout ce que je sais, c’est que j’ai demandé la faveur la plus importante de ma vie à cette chose que j’ai appelé Dieu, et que cette chose que j’ai appelé Dieu me l’a accordée. C’est suffisant pour que ma foi en Dieu soit pour toujours inébranlable, et ce peu importe le genre de questions que l’on me posera pour me la mettre à l’épreuve.

Et voilà pourquoi, malgré le fait que moi, personnellement, j’ai eu la preuve que Dieu existe, je ne peux pas affirmer détenir de preuve puisque la mienne n’est ni tangible ni visible. C’est la raison pour laquelle, malgré cette expérience qui a changé ma vie pour le mieux, je ne prêche jamais les gens à y croire. Tout ce que je peux faire, c’est vous raconter mon histoire en espérant que vous me croyiez sur parole. Autrement dit : Vous demander d’avoir… La Foi!

Sauf que la Foi, ça ne s’enseigne pas. C’est un cheminement qui ne peut se vivre que personnellement. Je n’ai donc aucun droit de vous imposer ma croyance. Le plus que je peux faire, c’est déclarer ceci publiquement: Sur mon âme et sur ma réputation, je vous jure que tout ce que je dis avoir vécu dans ce billet est vrai. Libre à vous de me croire ou non, et surtout libre à vous de m’en faire part ou non. Je ne vous demande rien, je ne fais que témoigner de ma foi et expliquer la raison de celle-ci, tout simplement. Vous demander si vous me croyez ou non, ce serait vous manipuler à vous prononcer sur votre propre foi avant que vous soyez prêt à le faire, donc de façon non-sincère. Et ça, ce n’est pas souhaitable, ni pour moi ni pour vous.

Sans compter que ne pas vous demander votre avis, ça m’évite de recevoir la classique et sarcastique « Tout ce que je crois, c’est que tu crois vraiment avoir vécu ceci », ce qui reste encore la façon la plus polie que puisse utiliser un athée pour sous-entendre que la foi du croyant n’est rien d’autre qu’un problème mental. Mais bon, je savais à quelles mesquineries m’attendre en publiant ce billet, et ça ne m’a pas arrêté.

Parce que, entre témoigner de ma reconnaissance pour ce Dieu qui m’a sauvé d’une vie d’angoisse, ou tenter de ne pas déplaire à des gens mesquins qui cherchent à me ridiculiser, je pense que la question sur mon choix ne se pose même pas. Le simple fait que ce billet de blog existe montre clairement laquelle des deux options j’ai choisi.

L’amie mariée qui veut devenir l’amante

Voici une situation que vous avez peut-être vécu sur le net: Vous êtes un gars, vous commencez à correspondre avec une fille. Elle est déjà en couple, alors tout est clair dès le départ que votre relation n’en sera pas une de drague. Elle est avec lui depuis longtemps, parfois ils ont un enfant, ils vivent ensemble, ils se sont achetés une maison, etc. Cependant, vous vous entendez bien au point de jaser souvent ensemble. Voici comment la chose évolue lors du premier mois:

Semaine 1: Rien d’autre que de la jasette amicale.  À l’entendre,  sa vie est belle et tout va bien.

Semaine 2: Oui, tout va bien dans sa vie, c’est juste que son chum n’est pas assez présent à son goût, trop absorbé qu’il est par son travail. Et quand il est là, il veut juste relaxer devant la TV. Elle trouve plate qu’ils ne se parlent pas trop.

Semaine 3: Elle te passe son premier commentaire comme quoi c’est dommage qu’elle ne t’a pas rencontré avant de l’avoir rencontré lui, puisque tu corresponds tellement mieux avec ce qu’elle a toujours recherché chez un homme.

Semaine 4: Elle prononce de plus en plus des paroles du genre de:

  • « Je l’aime pu! »
  • « Selon lui on est encore ensemble, mais pour moi c’est fini. »
  • « Chus ben obligé de rester à cause de la famille / les enfants / la maison. »
  • « Ah, si j’pouvais gagner une coupl’ de 1000$, que j’puisse sacrer mon camp d’icite. »
  • « J’ai couché avec lui hier mais c’était à toi que je pensais. »

Des filles comme ça, j’en ai vu des dizaines, autant dans la vraie vie que sur le net. Et elles avaient toutes un point commun de plus: Aucune d’entre elles n’a jamais lâché son chum malgré tout ce qu’elles pouvaient en dire. Cette situation frustre beaucoup le gars qui ne comprends pas pourquoi elle persiste à rester avec lui si c’est vrai qu’elle est si mal que ça dans son couple. Il y a pourtant une raison logique, et celle-ci se situe dans les trois points suivants:

Quelles sont les trois choses qu’une fille recherche dans un couple? Dans l’ordre:
1- De la romance.
2- La stabilité.
3- Un avenir sécure.

Dans ce cas-ci, ces filles ont la stabilité en habitant avec leurs chums et/ou en ayant fondé une famille avec lui. L’avenir sécure, elles l’ont en ayant un chum travaillant qui gagne bien assez sa vie pour supporter une famille. De la romance, par contre, elles n’en ont plus depuis que la routine de la vie de couple / d’adultes / de parents s’est installée. Ne trouvant plus la romance chez leur chums, elles vont la chercher ailleurs.

Au début, la fille faisait ça par jeu, pour s’amuser, pour se distraire. Dans sa tête, c’était bien clair dès le départ que ce n’était qu’un fantaisie, juste pour le fun de (re)devenir une fille libre, de se faire conter fleurette et de se sentir désirée, ne serait-ce que virtuellement. Hélas, comme il arrive souvent lorsque l’on trouve quelque part quelque chose qui nous manque, elle se prend à son propre jeu et en devient accro.

Cependant, peu importe à quel point elle est accrochée à son rêve virtuel, ça ne sera jamais de taille contre la réalité.  Voilà pourquoi, malgré ce qu’elle en dit, si elle est confrontée à faire un choix entre la romance avec toi -VS- la stabilité et la sécurité qu’elle a avec son chum, la romance et toi n’auront aucune chance à long terme.

Ce qui me déprimait avec ce genre de filles, c’est qu’à leurs yeux nous ne sommes rien de plus qu’une patch. On est juste assez bon pour combler un petit vide de leur existence, mais pas assez pour qu’elles nous considèrent comme étant du matériel de chum avec qui avoir une relation stable. Normal: pour le devenir, il faudrait travailler autant que leur chum… Ce qui est justement la raison pourquoi elle le délaisse émotivement.

De la douzaine de filles que j’ai connu qui étaient comme ça, seules trois d’entre elles travaillaient, mais aucune n’était activement impliquées en travail ni en argent dans sa vie de couple. Ou du moins, pas autant que leurs chums. Donc, dans le fond, tout ce qu’elles avaient fait, c’était remplacer la situation de « vivre chez papa-maman » par « vivre chez mon chum« . Pas surprenant qu’elles étaient portées à jouer le jeu de la célibataire sur le net: Elles vivent de la même façon que lorsqu’elles l’étaient vraiment.

Pour qu’une fille comme ça lâche son chum pour toi, il faudrait que tu sois capable de lui donner la même stabilité qu’avec lui, la même sécurité qu’avec lui, tout en étant assez riche pour avoir le temps de lui donner de la romance, au lieu de le passer à travailler comme deux.

…sauf que, veux-tu vraiment d’une matérialiste qui dompe son conjoint parce qu’elle est trop insensible et égoïste pour être reconnaissante du fait qu’il se tue au travail à tout lui donner?

L’ÉCHELLE DE KEV pour mesurer l’appétit sexuel de votre copine

Avant-propos

J’ai créé ce questionnaire au printemps de 2003 sous le pseudonyme de Kevin B.  C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de l’appeler Échelle de Kevin. Je l’ai ensuite rebaptisé Échelle de Kev, car il fut souvent confondu avec l’Échelle de Kelvin, ainsi qu’une autre Échelle de Kevin, toutes deux des mesures de températures.

Ce test a été présent sur ma défunte page web La Zone Requin de 2003 jusqu’en octobre 2009, soit lorsque les pages web hébergées sur Geocities ont cessé d’exister. C’est suite à la demande de quelques personnes que j’ai décidé de le remettre en ligne.

Ce questionnaire s’adresse aux hommes, bien qu’il soit question de la sexualité de leurs partenaires féminines. Cela n’empêche pas à une femme de faire le test pour elle-même. Même que si elle est en couple, les deux partenaires peuvent très bien le faire tous les deux, histoire de voir si les deux vont arriver au même résultat. Ça leur permettra de voir s’ils partagent la même vision de l’appétit sexuel de madame.

Il n’existe aucune version masculine de ce test, et les différences entre l’homme et la femme au niveau du physique, de la psychologie et des pratiques sexuelles font que l’on ne peut pas obtenir une Échelle de Kev pour homme simplement en inversant les sexes dans le texte.  (Pour plus de détails, voir dans la section des commentaires)

Ce questionnaire fonctionne sur le même principe que les tests d’aptitudes. Il y a quatorze questions, vous devez choisir la réponse qui représente le plus votre copine. Avec quatorze questions valant chacune entre zéro et dix points, vous pouvez avoir un degré d’appétit sexuel situé entre 0 et 140. Mais attention : 0 et 140 sont des extrêmes, par conséquent ils sont non seulement difficiles à avoir, il ne sont pas recommandés. Le score normal, moyen et idéalement parfait de l’appétit sexuel est de 70.

Votre copine sera testée sur ces quatorze niveaux :

1- SON NIVEAU ORAL. Et on ne parle pas de son vocabulaire.
2- SON NIVEAU D’AVALAGE. Et on ne parle pas de nourriture.
3- SON NIVEAU ANAL. Est-ce qu’elle a un anus? On imagine que oui, mais l’utilise t’elle sexuellement? .
4- SON NIVEAU DE MASTURBATION. L’art du Ménage À Un.
5- SON NIVEAU ORGASMIQUE. Les hommes viennent de mars, mais les femmes viennent-elles?
6- SON NIVEAU DE BISEXUALITÉ. Hommes ou hommes et femmes?
7- SON NIVEAU D’EXHIBITIONNISME. Privé ou public?
8- SON NIVEAU DE VOYEURISME. Qu’est-ce qui l’allume visuellement?
9- SON NIVEAU ORGIAQUE. Est-elle capable d’en prendre?
10- SON NIVEAU DE PARTICIPATION. Est-elle active ou passive?
11- SON NIVEAU DE SENSIBILITÉ PHYSIQUE. Aime t-elle se faire toucher?
12- SON NIVEAU D’HISTORIQUE SEXUEL. Combien de partenaires as t-elle eu?
13- SON NIVEAU DE FREQUENCE SEXUELLE. Combien de fois elle le fait, et non combien de fois elle le voudrait.
14- SON NIVEAU DE DESIR SEXUEL. Si c’était juste d’elle, combien de fois le ferait-elle?

Attention : il n’est pas important qu’elle ait fait ou non toutes les activités décrites sous celle que l’on choisit pour pouvoir la prendre. Par exemple, à la question au sujet de son historique de partenaires sexuels :

1- Elle a déjà baisé avec son chum (vous ou un autre)
2- Elle a déjà baisé avec un gars qu’elle a d’abord connu via des sites de rencontres..
3- Elle a déjà baisé avec un one night qu’elle a rencontré le soir même.
4- Elle a déjà baisé avec un partenaire de travail.
5- Elle a déjà baisé avec un ami de gars.
6- Elle a déjà baisé avec le chum d’une copine.

Si elle a déjà fait 1 et 5, mais n’a jamais fait ni le 2, le 3 ou le 4, alors il faut choisir celui au score le plus élevé, soit le 5.

Chaque réponse représente un chiffre.   Inscrivez ce chiffre sur une feuille ou bien imprimez le tableau de calcul ci-bas en prenant une colonne par fille que vous voulez tester.  Puis additionnez ces chiffres pour obtenir le total.  Ce nombre total, c’est son niveau sur l’Échelle de Kev.   Il ne vous restera plus qu’à aller voir la section Signification des Scores en bas du test.

Quatre points importants

1) La signification de avoir du sexe : Par « sexe », je ne parle pas nécessairement de pénétration. Je parle de n’importe quelle activité intime regroupant au moins deux personnes, avec au moins l’une d’elles qui atteint l’orgasme. Toute activité en dessous de ces chiffres ne peut être que considérée comme étant de l’exploration et non du sexe.

2) J’ai délibérément omis de parler des fétiches et des fantasmes. D’abord parce qu’il y a beaucoup trop de genres différents, de ce fait il est impossible de les couvrir tous.  Ensuite, parce que peu importe ce qui vous allume, cela vous amène à avoir les activités sexuelles décrites dans ce quiz.

3) Ceci n’est PAS le genre de test dans lequel plus le score est élevé et mieux c’est. Les chiffres ne sont utilisés uniquement que pour calculer dans quelle catégorie se situe madame. Si vous vous retrouvez avec des 1 et des 0 dans certaines catégories, C’EST NORMAL. Ce ne sont pas toutes les femmes qui pratiquent toutes les facettes de la sexualité, tout comme ce n’est pas nécéssairement souhaitable d’obtenir 10 dans celles que vous faites. Parce que, comme je dis plus haut, bien que l’échelle monte jusqu’à 140,  le score normal, moyen et idéalement parfait de l’appétit sexuel est de 70.

4) Et surtout, ceci n’est pas un test visant à déterminer si la fille est une bonne partenaire sexuelle ou non. Ceci est à propos de son appétit sexuel, tout simplement.

Prêt? C’est parti!

*  *  *

SON NIVEAU ORAL

0 – Elle ne veut pas le moindre contact entre sa bouche et votre pénis, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle vous l’a embrassé ou léché au moins une fois.
3 – Elle le met dans sa bouche quelques minutes, en guise de préliminaires.
4 – Elle vous donne de moyennement longues séances de fellation en guise de préliminaires.
5 – Elle vous donne de longues et exquises séances de fellation, et semble vraiment prendre plaisir à vous faire ça.
6 – Elle vous a amené à l’orgasme au moins une fois de cette façon.
7 – Elle vous a amené à l’orgasme plusieurs fois par fellation, mais termine en vous faisant jouir avec ses mains.
8 – Parfois, elle vous laisse jouir dans sa bouche. (Sans nécessairement avaler)
9 – Tous les orgasmes qu’elle vous donne par fellation (ou presque tous), elle vous laisse jouir dans sa bouche (Sans nécessairement avaler)
10 – Si elle vous laisse jouir dans sa bouche (Sans nécessairement avaler), c’est non seulement pour vous faire plaisir mais surtout parce qu’elle aime vraiment ça.

—-

SON NIVEAU D’AVALAGE

0 – Elle ne veut pas avaler, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle a avalé au moins une fois.
3- Elle avale parfois quand elle a pris de l’alcool.
4- Elle avale parfois en utilisant la méthode du Deep Throat. (Envoyer votre gland au fond de sa gorge au moment de l’orgasme, de façon à ce que ça gicle directement dans sa gorge, ce qui fait qu’elle n’en reçoit pas dans la bouche, et donc n’y goûte pas.).
5 – Elle vous laisse jouir dans sa bouche et elle avale car le goût de votre sperme ne la dérange pas.
6 – Elle vous laisse jouir dans sa bouche et elle avale car aime le goût de votre sperme.
7- Elle avale votre sperme même quand votre orgasme ne vient pas d’une fellation. (Par masturbation, par exemple.)
8 – Elle n’a aucun problème avec le goût du sperme mélangé à sa lubrification vaginale, ce qui fait que votre pénis va parfois directement de son vagin à sa bouche, dans lequel vous avez un orgasme et giclez votre sperme qu’elle avale.
9 – Elle lèche et avale votre sperme d’où qu’il soit, (Ses seins, ses mains, son vagin, votre ventre, votre pénis, etc.) en vous regardant droit dans les yeux.
10 – Elle avale toujours votre sperme à chaque séance de sexe, non seulement pour vous faire plaisir mais surtout parce qu’elle aime vraiment ça.

—-

SON NIVEAU ANAL

0 – Elle ne veut rien qui la pénètre dans l’anus, point!
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Vous l’avez fait au moins une fois, sans nécessairement atteindre l’orgasme.
3 – Elle vous permet de le faire une fois de temps en temps, mais juste pour vous faire plaisir.
4 – Elle y prend plaisir et parfois se masturbe en même temps.
5 – Pendant les séances de sexe, elle vous donne parfois des indices comme quoi elle voudrait être pénétrée analement (En vous refilant un tube de lubrifiant, en guidant votre pénis vers son anus, etc.)
6 – Elle vous suggère verbalement le sexe anal.
7 – Elle aime être stimulée à ce niveau et atteint l’orgasme plus vite lorsque son anus est touché, caressé et/ou pénétré.
8 – Elle utilise des jouets anal (Vibrateur, godemiché, butt plug)
9 – Parfois, elle introduit elle-même ses doigts dans son anus.
10 – Elle aime vraiment la pénétration anale (avec doigts, jouets sexuels, votre pénis, etc.) et ne peut considérer le sexe à 100% satisfaisant sans ça.

—-

SON NIVEAU DE MASTURBATION

0 – Elle ne se masturbe pas, point.
1 – Vous avez déjà discuté qu’elle explore son propre corps de façon à mieux se connaître sexuellement, et elle dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle s’est masturbée au moins une fois, sans nécessairement atteindre l’orgasme.
3 – Elle s’est déjà masturbée étant célibataire, mais maintenant qu’elle a un partenaire, elle a arrêté.
4 – Elle se masturbe parfois pendant vos ébats sexuels et semble y prendre plaisir.
5 – Elle se masturbait avant de sortir avec vous, et continue de le faire parfois quand elle est seule.
6 – Elle se masturbe à deux mains, l’un pour la stimulation clitoridienne et l’autre pour la pénétration.
7 – Elle se masturbe en utilisant des objets qui ne sont pas nécessairement crées pour être des jouets sexuels. (Crayon, goulot de bouteille de bière, fruit, légume, etc.)
8 – La masturbation faisant partie de sa vie sexuelle, elle possède et utilise des jouets sexuels conçus pour ça.
9 – Elle se masturbe au moins 5-6 jours par semaine, et ce avec ou sans objets/jouets.
10 – Elle se masturbe à tous les jours au moins une fois en utilisant autant des objets/jouets que ses mains!

—-

SON NIVEAU ORGASMIQUE

0 – Elle n’a jamais connu l’orgasme de toute sa vie.
1 – Elle a entendu parler de ce qu’est un orgasme, elle sent son excitation monter durant le sexe, mais à date elle n’en a jamais eu un.
2 – Elle a rarement des orgasmes, mais ca arrive à l’occasion.
3 – Elle arrive à l’orgasme durant le sexe, mais elle doit se masser le clitoris elle-même pour y parvenir.
4 – Elle peut en avoir un quand son partenaire lui stimule le clitoris.
5 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme par pénétration vaginale.
6 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme par pénétration vaginale dans toutes les positions : Missionnaire, en levrette, chevauchant, etc.
7 – Elle est capable d’arriver à l’orgasme de toutes les façons possibles : Clitoridien, vaginal, oral, doigts, etc.
8 – À chaque séance de sexe, elle obtient 2 ou 3 orgasmes.
9 – Quand elle se sent particulièrement allumée, il lui arrive d’avoir des orgasmes multiples, soit un à tous les cinq minutes ou moins.
10 – Elle a toujours des orgasmes multiples car elle est toujours très allumée.

—-

SON NIVEAU DE BISEXUALITÉ

0 – Elle ne veut pas inclure la moindre fille dans ses activités sexuelle, point.
1 – Elle ne l’a jamais fait, elle n’est pas sure si elle voudrait vraiment essayer, mais elle est quand même curieuse à ce sujet.
2 – Elle s’est déjà sentie attirée / allumée par quelqu’un du même sexe au moins une fois.
3 – Elle admet qu’elle aimerait bien essayer ça avec une autre fille, si un jour l’opportunité se présente et qu’elle se sent prête à ce moment là.
4 – Au moins une fois, elle a pris part à un ménage à trois avec son chum et une autre fille.
5 – Dans un ménage à trois, elle laisse l’autre fille la toucher
6 – Elle a déjà pris part à un ménage à trois avec un couple, donc ou ELLE était la 2e fille. (Autrement dit, elle l’a fait pour satisfaire son fantasme à elle et non celui de son chum.)
7- Dans un ménage à trois, elle est très active, touchant, léchant, embrassant l’autre fille sans hésitation.
8- Elle a déjà baisé avec une fille sans la moindre présence masculine avec elles.
9 – Elle a eu de nombreuses séances de sexe lesbien.
10 – Homme ou femme, ca ne fait aucune différence pour elle. Elle peut avoir du sexe ET une relation sérieuse avec l’un comme avec l’autre.

—-

SON NIVEAU D’EXHIBITIONNISME

0 – Elle ne veut pas que vous la voyez nue, point!
1 – Elle est très timide et préférerait que ça se passe dans le noir.
2 – Ça ne la dérange pas que vous la voyez nue.
3 – Ça ne la dérange pas que vous vous embrassiez passionnément en public.
4 – Elle vous caresse parfois les parties intimes en public, dans le noir (Cinéma, concert, etc.)
5 – Elle vous donne de jolis shows de masturbation privés où elle se fait jouir devant vous.
6 – Elle se masturbe parfois discrètement dans un endroit public (toilettes publiques, autobus, etc.) sans l’aide d’objets/jouets sexuels.
7 – Elle échange parfois des orgasmes en public avec son partenaire, en croyant/espérant que personne ne s’en rendra compte.
8 – Elle se masturbe parfois en public avec des jouets sexuels, en tâchant d’être discrète.
9 – Elle a déjà eu au moins une fois du sexe, incluant pénétration et orgasme pour elle et/ou son partenaire, dans un endroit public.
10 – À chaque fois qu’elle est en public, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir du plaisir sexuel, avec ou sans vous, et elle se fout si on la voit ou non.

—-

SON NIVEAU DE VOYEURISME
Voici dix activités visuelles.

– Regarder son partenaire nu et prêt pour une séance de sexe.
– Regarder son partenaire tout habillé.
– Regarder de la lingerie et/ou des jouets sexuels, en personne ou par catalogue.
– Regarder des images de gens nus.
– Regarder des images de gens en activité sexuelle.
– Regarder des films/émissions/clips érotiques.
– Regarder des films/émissions/clips pornos.
– Regarder des danseurs nus
– Regarder des gens s’adonner à des activités sexuelles en sa présence.
– Regarder un beau gars traverser la rue.

Combien des activités listées ici l’allument sexuellement?

0 – Aucune, point!
1 – Une d’entre elles.
2 – Deux d’entre elles.
3 – Trois d’entre elles.
4 – Quatre d’entre elles.
5 – Cinq d’entre elles.
6 – Six d’entre elles.
7 – Sept d’entre elles.
8 – Huit d’entre elles.
9 – Neuf d’entre elles.
10 – Les dix, et même d’autres qui ne sont pas mentionnées ici!

—-

SON NIVEAU ORGIAQUE

0 – Elle ne veut pas faire partie de la moindre activité sexuelle impliquant plus de deux personnes, point.
1 – Vous en avez déjà parlé et elle a dit qu’elle va peut-être essayer un jour.
2 – Elle a déjà baisé en présence d’un autre couple.
3 – Occasionnellement, elle participe à des séances de sexe en groupe, mais elle ne baise qu’avec son partenaire à elle.
4 – Dans les séances de sexe en groupe, elle accepte les touchers et les baisers des autres, mais réserve la pénétration et les orgasmes pour son partenaire.
5 – Dans les séances de sexe en groupe, elle garde la pénétration et les orgasmes pour son partenaire, MAIS elle échange baisers et touchers avec les autres.
6 – Elle aime les séances de sexe en groupe et n’a aucun problème à changer de partenaires.
7 – Elle aime les séances de sexe en groupe et n’a aucun problème à avoir plusieurs partenaires, hommes ou femmes.
8 – Dans une séance de sexe en groupe, elle a déjà eu du sexe avec presque tous les gens présents le même soir.
9 – Dans une séance de sexe en groupe, elle pratique la double et même la triple pénétration.
10 – Elle aime tellement les séances de sexe en groupe que quand vous baisez seul avec elle, elle n’est pas totalement satisfaite.

—-

SON NIVEAU DE PARTICIPATION

0 – Elle ne fait rien au lit, point. Aussi bien baiser une poupée gonflable ou bien un cadavre.
1 – Elle admet qu’elle n’est pas très active au lit, mais elle croit qu’elle va changer à mesure que le temps va passer, il faut juste lui laisser le temps.
2 – Bon, au moins elle vous serre contre elle et vous embrasse quand vous faites l’amour, c’est un début.
3 – Elle fait quelques trucs, comme vous masturber et vous faire une fellation, mais seulement parce que vous la guidez.
4 – Elle fait quelques trucs, comme vous masturber et vous faire une fellation, mais seulement parce que c’est rendu une habitude.
5 – Elle est aussi active que vous au lit.
6 – Elle est plus active que vous au lit.
7 – Parfois, c’est elle qui initie le sexe en vous faisant comprendre qu’elle en a envie.
8 – Souvent, c’est elle qui fait les premiers pas, et c’est généralement en vous violant quasiment sur place!
9 – Elle est tellement active au lit que c’est pas grave si vous ne lui donnez pas d’orgasme, elle saura s’y amener elle-même.
10 – Elle est tellement une maniaque de sexe que c’est toujours elle qui fait tout, que vous soyez actif ou non, et elle ne prend pas « NON » comme réponse. Vous seriez aussi bien d’être une poupée gonflable ou un cadavre bien rigide.

—-

SON NIVEAU DE SENSIBILITÉ PHYSIQUE
Voici dix façons de la toucher :

– Stimulation du clitoris.
– Serrer les seins.
– Pénétration vaginale avec les doigts.
– Caresser en effleurant délicatement sa peau du bout de vos doigts.
– Lécher ses mamelons.
– Caresser ses fesses.
– Embrasser délicatement son cou.
– Stimuler son anus.
– Caresser ses cheveux
– Mordiller délicatement.

Combien des activités listées ici lui procurent des frissons de plaisir?

0 – Aucune, point!
1 – Une d’entre elles.
2 – Deux d’entre elles.
3 – Trois d’entre elles.
4 – Quatre d’entre elles.
5 – Cinq d’entre elles.
6 – Six d’entre elles.
7 – Sept d’entre elles.
8 – Huit d’entre elles.
9 – Neuf d’entre elles.
10 – Les dix, et même d’autres qui ne sont pas mentionnées ici!

—-

SON NIVEAU D’HISTORIQUE DE PARTENAIRES SEXUEL
Tout en étant consentante à 100% …

0- Elle n’a jamais baisé avec personne, point!
1- Elle a déjà baisé avec son chum (vous ou un autre)
2- Elle a déjà baisé avec un gars qu’elle a d’abord connu via des sites de rencontres..
3- Elle a déjà baisé avec un one night qu’elle a rencontré le soir même.
4- Elle a déjà baisé avec un partenaire de travail.
5- Elle a déjà baisé avec un ami de gars.
6- Elle a déjà baisé avec le chum d’une copine.
7- Elle a déjà baisé avec un de ses patrons.
8- Elle a déjà baisé avec un gars avec qui elle avait au moins 25 ans de différence d’age.
9- Elle a déjà baisé avec un membre de la famille de son chum, tout en sortant avec ce dernier.
10- Elle a déjà baisé avec un membre de sa propre famille (de sang et non par alliance).

NB : Comme on parle ici de sexe consentant, il est évident que les agressions sexuelles dont elle aurait pu être victime par tout homme décrit dans ces dix exemples ne comptent pas.

—–

SON NIVEAU DE FRÉQUENCE

0 – Ou bien elle n’a jamais eu de sexe de sa vie et n’a vraiment pas l’air intéressée à ce que ça change, ou bien vous l’avez déjà fait, sauf que la dernière fois remonte à y’a plus de trois mois.
1 – Vous en avez discuté, et elle dit qu’elle va y arriver un jour. Il faut juste qu’elle se sente prête.
2 – Elle a baisé une fois durant les six dernières semaines.
3 – Elle baise une fois par mois.
4 – Elle le fait 2 à 4 fois par mois.
5 – Elle le fait 5 à 7 fois par mois.
6 – Elle le fait 2 fois par semaine.
7 – Elle le fait aux deux jours, à peu près.
8 – Elle le fait 5-6 fois par semaine.
9 – Elle le fait sept jours semaine.
10 – Elle le fait AU MOINS une fois par jour, et à chaque fois qu’elle le peut.

—–

SON NIVEAU DE DÉSIR
si c’était juste d’elle…

0 – Elle ne baiserait jamais, point! .
1 – Elle baiserait, parfois, peut-être, ça dépend.
2 – Elle baiserait quelques  fois par année.
3 – Elle baiserait une fois par mois.
4 – Elle baiserait de 2 à 4 fois par mois.
5 – Elle baiserait de 5 à 7 fois par mois
6 – Elle baiserait 2 fois par semaine.
7 – Elle baiserait aux deux jours, à peu près.
8 – Elle baiserait à tous les jours.
9 – Elle baiserait plusieurs fois par jour.
10 – elle passerait des journées complètes à baiser, en ne prenant du repos que par absolue nécessité.

*  *  *

SIGNIFICATION DES SCORES

Comparez le total obtenu avec l’Échelle de Kev afin de découvrir son niveau d’appétit sexuel :

0-4: Votre copine a un appétit sexuel À ZÉRO. Ou bien elle est encore à la maternelle, ou bien elle est un cadavre. Veuillez faire en sorte de recevoir de l’aide professionnelle au plus vite.

5-15: Votre copine a un appétit sexuel QUASI-INEXISTANT. Ou bien vous êtes le premier chum d’une adolescente vierge, ou bien vous avez autant de sex appeal qu’un gaufrier.  Si votre relation dure depuis quelques  mois, soyez patient, le meilleur est peut-être à venir. Par contre, si ça fait plus qu’un an que vous êtes ensemble, peut-être est-elle demie-sexuelle ou non-sexuelle. (Consultez Google sur le sujet.)  Si vous êtes ensemble depuis plusieurs années, que vous avez eu du sexe à fréquence normale au début mais que ce n’est plus le cas, peut-être qu’un changement au sein de votre couple est dû.  Évidemment, si ce que vous ressentez l’un pour l’autre est de l’amour véritable qui se moque bien des contraintes de la chair, alors oubliez ça, j’ai rien dit.

16-30: Votre copine a un appétit sexuel BAS. Elle n’aime peut-être pas le sexe autant que vous mais au moins vous baisez des fois, c’est déjà ça.  Peut-être que c’est avec vous que se situe le problème. Voyez ce que vous pouvez faire pour améliorer la situation : Lisez des manuels de sexualité, apprenez de nouveaux trucs au lit, apprenez ce qu’elle aime, lavez-vous des fois, etc. Donnez-lui un peu de temps, y’a encore de l’espoir.

31-50: Votre copine a un appétit sexuel MODERÉ. Ce n’est pas la plus grande nympho du quartier mais elle baise avec plaisir. Cependant, la seule raison pour laquelle elle a du sexe est parce qu’elle a un conjoint. Il est très probable que si elle virait célibataire, ça ne la dérangerait pas de ne plus en avoir. Ou du moins, de ne plus en avoir avec vous.

51-69: Votre copine a un appétit sexuel TRÈS BON. Oui, elle aime le sexe et en profite sans complexes ni blocages. Elle sait ce qu’elle aime faire et n’a aucun problème pour le faire. Inversement, elle sait ce qu’elle n’aime pas et ne le fait pas. Ok, peut-être que des fois elle pourrait essayer de mettre un peu plus de piquant et d’expérimentation dans vos ébats.  N’empêche que ce que vous avez une saine et satisfaisante vie sexuelle avec elle.

70: Votre copine a un appétit sexuel PARFAIT. Bien qu’il y ait plusieurs variantes pour l’atteindre, idéalement 70 symboliserait l’équilibre parfait d’une vie sexuelle pleine, heureuse, saine, épanouie et sans problèmes. Bon, il y a toujours des exceptions possibles car il y a évidemment moyen d’atteindre ce score en mettant 10 dans les sept premières questions et 0 dans les sept autres. On ne pourrait pas alors parler de vie sexuelle saine et équilibrée, mais ce sont des cas extrêmes et ceux là sont très rares. Ces variables font que l’on peut très bien considérer qu’une femme ayant 10 points de plus ou de moins que 70 entrer dans la catégorie des parfaites, sois en tant que très bon / parfaite, ou parfaite / plus haut que la moyenne.

71-90: Votre copine a un appétit sexuel PLUS HAUT QUE LA MOYENNE. Ah ben, voyez-vous ça? Votre copine adore le sexe, et elle fait des choses que la plupart des filles ne font qu’imaginer sans jamais oser le faire. Elle est très expérimentée, elle connaît très bien son corps, et elle est très ouverte à expérimenter de nouvelles choses. Elle est assez perverse pour être une obsédée sexuelle, mais pas trop. Aussi, les chances qu’elle vous trompe afin de satisfaire son appétit sexuel sont assez basses, à moins bien sûr que vous soyez un couple libre et ouvert, mais ceci est une autre histoire. Vous pouvez vous compter chanceux d’avoir une fille aussi hot dans votre lit.

91-115: Votre copine a un appétit sexuel ÉTONNAMMENT ÉLEVÉ. Coucher avec une telle fille est un événement rare, réussir à l’avoir comme partenaire stable est un fait admirable. Avec elle, tous les jours est la nuit de noces et le temps qui passe ne diminue en rien l’intensité de ses désirs et besoins sexuels. Bien que le fait de pouvoir baiser avec ce genre de maniaque sexuelle puisse être génial au début, ça pourrait devenir frustrant si vous n’avez pas vous même un appétit sexuel assez élevé pour répondre à sa demande à long terme.

116-130: Votre copine a un appétit sexuel INSATIABLE. Même si vous vous considérez comme étant un gars chanceux de l’avoir dans votre vie, j’ose espérer que vous n’êtes pas jaloux car tôt ou tard, il est presque inévitable qu’elle aura envie d’avoir plus qu’un partenaire sexuel. Si tout est clair et accepté à ce sujet entre vous, alors profitez du plaisir que vous partagez et soyez heureux qu’elle soit vôtre. Avec tous ces gens et toutes ces choses qui allument cette fille, vous devez avoir quelque chose de vraiment spécial pour qu’elle vous ait choisi. Ou alors vous êtes riche à craquer.

131-139: Votre copine a un appétit sexuel DANGEREUX. Elle aime n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand, n’importe où avec n’importe qui. Souvent peu portée à se protéger adéquatement, c’est le genre de personne dont le niveau de vie sexuelle met la santé à très hauts risques. Elle ne vit que pour le sexe, le sexe et le sexe rien ne semble la refroidir. Ça la pousse à draguer n’importe qui, peu importe le sexe, l’âge ou la situation de couple de la personne. Ce genre d’appétit est très difficile à contrôler, et il est connu pour briser des couples, aussi bien le sien que ceux des gens qui l’entourent.

140: Votre copine a un appétit sexuel LÉGENDAIRE. Or, une légende, c’est une chose dont on parle mais qui n’existe pas. J’veux dire, pour atteindre ce score, il faudrait que cette fille suce et avale tout le temps car elle aime le goût du sperme, tout en pratiquant la pénétration vaginale et anale simultanée, tout en utilisant des jouets sexuels en se masturbant, dans une orgie ou elle baise avec hommes et femmes, dont certains incestueusement, en jouissant à répétition, plusieurs fois par jour, sinon toute la journée, et ce quotidiennement.  S’il existe une seule femme comme ça sur terre, ça m’étonnerait ben gros qu’elle sorte justement avec vous.

De spaces.live.com à WordPress

Aujourd’hui, après avoir corrigé une faute de frappe dans le texte de mon plus récent billet, l’écran a changé pour devenir une invitation à transférer mon blog à partir de spaces.live.com vers WordPress. J’ai cru comprendre que j’avais le choix entre le transférer maintenant ou plus tard, mais qu’éventuellement spaces.live va cesser d’exister, et les blogs non-transférés seront détruits. Alors aussi bien le faire maintenant.

J’en ai profité pour changer l’adresse, passant de leselectif à carrément steverequin puisque de toutes façons c’est pratiquement mon blog officiel. Voilà pourquoi Bienvenue chez Le Sélectif est maintenant Mes Prétentions de Sagesse, ce qui décrit mieux le contenu.

Le transfert a hélas causé quelques petits problèmes dans le formatage des textes et photos des billets précédents, en plus de m’avoir donné une bannière fort générique et énorme. Je l’ai bien remplacée par une plus modeste mais elle a été automatiquement remise à la taille de la précédente.

Mais bon, comme dans toute chose qui en remplace une autre, je ne perdrai pas mon temps à chialer inutilement sur quelque chose qui n’existe plus. Je vais plutôt consacrer ce temps à explorer ce nouveau médium et m’y adapter. Et une fois de temps en temps, j’irai sur de mes billets de blogs précédents pour les adapter au nouveau format.

Parce que, que ce soit sur le net ou dans la vraie vie, quand les choses changent, il faut savoir évoluer.

La malédiction du bon gars gentil et sauveteur

Vous les connaissez, les bons gars ?
Vous savez, ces bons amis de gars que les filles apprécient tant, mais jamais au point de sortir avec? Ces gars qui comprennent si bien les filles mais qui se retrouvent toujours célibataires?  Peut-être en êtes-vous un vous-mêmes.  Si c’est le cas, vous vous reconnaitrez dans cet exemple typique: Un gars va commencer à fréquenter une fille qui est tombée très bas émotivement et psychologiquement suite à une rupture avec un ex abusif. Le bon gars va l’aider, la remonter, lui faire prendre plus de confiance en elle, bref il va lui permettre de s’épanouir comme jamais personne d’autre n’a pu (ou voulu) le faire avant.

Sa récompense: Dans une période allant de quelques mois à 2 ans plus tard, la fille se met à le bitcher et à l’haïr, avant de souvent retourner avec son ex, ou du moins commencer une relation avec le même genre de gars.

Pourquoi agit-elle ainsi après tout ce que tu as fait pour elle?
Inutile de lui poser la question. Elle ne saura pas quoi répondre, car elle-même ne le sait pas. Tout cela se déroule au niveau de l’inconscient. Elle ne fait qu’obéir à son instinct et à ses tripes.

Mais de quoi est constitué ces instinct et ces tripes, et qu’est-ce qu’ils lui dictent? Tout cela se déroule en 5 étapes successives:

ÉTAPE 1: La dualité sentiments VS logique

Ses sentiments font qu’elle n’aime que lui, d’instinct. Sa logique lui dit que dans le fond, c’est un gars dans ton genre qui lui faudrait. En prenant le temps d’accepter sa logique, en se forçant elle-même, en se disant que c’est pour le mieux, elle peut se conditionner à avoir des sentiments pour toi. Mais l’attirance, ce n’est pas quelque chose qui se contrôle par la logique. Aussi, dès que l’ex revient dans le décor et qu’elle est remise sur pied, donc prête à l’ affronter, la logique prend le bord, ainsi que ses sentiments pour toi qui en sont nés.

ÉTAPE 2: L’orgueil:

Sans savoir pourquoi, une fille va se sentir de plus en plus mal à l’aise, et avoir de plus en plus de ressentiments envers celui qui l’a aidé. Plus tu l’as ramassée à la petite cuillère et l’a remontée, et plus ses sentiments envers toi vont se gâter. Pourquoi? Parce que tu l’as vu/connu, au moment où elle était le plus vulnérable, le plus bas, celle où elle était le plus démolie. Or, personne n’aime montrer ses faiblesses, et personne ne connait autant ses faiblesses que toi. Cette situation finit par faire naître le point suivant:

ÉTAPE 3: La haine:
Son orgueil va finir par faire escalader le sentiment de malaise face à toi, son sauveur, au point où ça deviendra insupportable pour elle. Elle aura cette sensation, cette impression, que, comme tu l’as connu dans un moment faible, tu penses qu’elle est faible, chétive, instable, incapable de faire quoi que ce soit par elle-même, et surtout incapable de survivre aux mauvais côtés de la vie. Coincée avec la reconnaissance qu’elle te doit, mais ne veut pas te devoir à cause de l’humiliation de s’être montrée en tant que lavette à tes yeux, son psyché déploie le seul mécanisme de défense qu’il peut trouver pour régler son angoisse due à ce conflit: Te haïr pour mieux te fuir, et ainsi fuir ce sentiment d’humiliation insupportable. Puisqu’elle n’a pas de raisons véritables de te haïr, elle tentera sans cesse de te prendre en défaut, et réagira 100 fois plus négativement au moindre soupçons non-fondé qu’elle peut avoir à ton sujet, qu’à une vraie vacherie claire, nette et directe de son ex. Ce qui en vient à l’étape suivante:

ÉTAPE 4: La rébellion:

Non seulement elle cesse d’écouter tes conseils, elle commence à faire le contraire, juste pour te prouver qu’elle est maintenant une grande fille capable de prendre ses propres décisions. Hélas, la seule façon de te montrer qu’elle peut prendre SES décisions, c’est en ne prenant pas les tiennes. À cause de ça, elle en prendra des mauvaises, ce qui renforcera son humiliation et son ressentiment face à toi qui lui avait pourtant dit de ne pas faire ça. Elle n’arrêtera pas pour autant: Plus tu la préviendras contre son ex, plus tu lui remettra en face tout ce qu’il lui a fait, et plus elle va avoir envie de te montrer que tu te trompes. Elle enfile les sophismes en chaîne pour te comparer défavorablement à son ex, afin d’essayer à se prouver à elle-même qu’elle a raison d’agir ainsi avec toi. En manque de bonnes raisons, elle devient sournoise, menteuse, traître, bitch. Puisque, en guise de réponse, tu ne peux que lui montrer, preuve à l’appui, que c’est elle l’hypocrite qu’elle t’accuse d’être, la situation atteint son point culminant: Elle coupe tout contact avec toi. Ainsi, elle enlève de ses épaules la tâche impossible de se justifier auprès de toi, et également se justifier auprès d’elle-même, pour ses agissements illogiques, immoraux et ingrats envers celui qui ne lui a jamais rien fait que du bien. Cette étape est connue aussi sous un autre nom:

ÉTAPE 5: Le meurtre:

Elle ne te voit pas comme son sauveur, elle te voit comme le gars de la période où elle était rendue très bas. Et personne n’aime quoi que ce soit qui leur rappelle leur période très basse. Comme le veut le cliché: Elle doit t’éliminer car tu en sais trop ! Je n’ai pas étudié Freud, mais j’ai entendu parler de sa théorie, celle qu’il appelle le meurtre du père : Éliminer de sa vie celui qui l’a mis au monde et l’a soutenu dans les moments les plus faibles. L’éliminer afin de se débarrasser de l’impression qu’il nous empêche de grandir. Tu as vu cette fille dans son côté le plus bas et le plus humiliant? Alors que tu le veuille ou non, elle associe maintenant ton image à cet état dans lequel elle était. Elle doit se prouver à elle-même qu’elle n’est plus la petite fille sans défense que tu as connu, et c’est la seule façon par lequel elle est capable de le faire.

Voilà pourquoi celui qui aime jouer au sauveur de filles en détresse ne se ramasse jamais qu’avec ça: des filles en détresse, qui cessent de vouloir de lui lorsque le moment de détresse est passé.

Témoignage d’un ex-gros, 2 de 2

(AVIS : le texte qui suit contient des marques déposées, des noms de commerces et autres institutions. Ce n’est ni dans le but de leur faire de la publicité ni celui de leur nuire, mais bien par respect de l’authenticité des faits.)
Ce texte est la suite de Témoignage d’un ex-gros, 1 de 2.

14 janvier 2009. Une grande photo couleur de moi trône au centre de la page 45 du Journal de Montréal. C’est Défi Diète qui invite le public à poser leur candidature pour l’édition 2009, en m’ayant choisi en tant qu’exemple de participant de l’année dernière à qui le programme a été profitable.

Le reportage s’intitule Que sont-ils devenus? et a été fait à partir d’entrevues téléphoniques dans lequel ils nous posaient quelques questions sur notre vie post-DD08. En particulier au sujet de où nous en étions rendus avec notre poids. Voici le bilan pour les dix candidats:

  • 1 a repris 0.8 lbs.
  • 1 a repris 3 lbs.
  • 1 a repris 4.5 lbs.
  • 1 a repris 10 lbs.
  • 1 a repris 15 lbs.
  • 1 n’a pas pu être rejoint pour en parler
  • 1 est resté au même poids.
  • 1 a perdu 2 autres lbs.
  • 1 a perdu 10 autres lbs.
  • Et moi, avec mon 196 contre les 208 de la fin de Défi Diète 2008 j’ai perdu 12 autres lbs.

Le fait d’être celui qui en a perdu le plus après ma participation est probablement la raison pourquoi ils m’ont mis en vedette.

Ma décision de perdre du poids.
Tel que raconté dans la première partie de ce billet, cette décision, je l’ai prise en 2001. À l’été de 2005, après avoir repris presque tout le poids perdu, je me suis abonné au gym Énergie Cardio de mon quartier. J’y suis allé régulièrement, et je me suis même payé une fois programme de 12 semaines avec entraineur privé. Malheureusement, il a quitté son emploi à la semaine 9, et on m’a donné un remplaçant pour les 3 dernières semaines. Et quel remplaçant: Il ne savait tellement pas le programme que c’est moi qui lui disait ce que je devais faire. Décevant! Voilà pourquoi je n’ai pas renouvelé l’expérience.

À part pour l’année Défi Diète, les quatre ans à fréquenter régulièrement mon gym n’ont eu qu’une minime influence sur mon poids car je me concentrais surtout sur la musculation. L’alimentation restait problématique et je ne pouvais pas me payer une diététicienne, ni Weight Watcher ou Minçavi.

L’inutilité de mettre de la pression
Beaucoup de gens qui souffrent d’embonpoint me posent les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à mettre de l’effort dans ta perte de poids?
  • Qui est-ce qui t’a influencé?

Dans les deux cas, il n’y a qu’une seule réponse : Moi ! Et il y a une très bonne raison pour ça : Personne ne peut entreprendre un changement dans ses habitudes de vie s’il le fait par obligation. Il faut que la décision vienne de soi-même, et ce au moment où on est prêt.

Je suis orgueilleux. Quand j’étais gros et qu’on me disait que j’étais gros, ça me faisait chier. Vous allez me dire Ben, c’est la vérité, t’étais gros, tu pouvais pas le cacher. So there! C’est vrai. Mais vous savez où ça me blessait? Pas dans mon miroir. Je veux dire, je le savais que j’étais gros, j’étais conscient que je n’aimais pas mon image physique et que je devais faire des efforts pour changer.

La dernière phrase contient l’élément qui me blessait le plus : Le mot devais. Parce que c’était un devoir. Un devoir que je ne faisais pas.

À chaque fois qu’on me faisais une remarque sur mon poids, ce n’est pas mon physique que l’on insultait. C’était ma volonté. Ma vaillance. Niaise-moi sur le fait que je j’ai une oreille plus décollée que l’autre ou un oeil plus petit que l’autre, ou que j’ai le dos recouvert de 8624 affreux grains de beauté, je vais te répondre : Ben ouain, chus faitte de même. Fuck off! Par contre, recevoir une remarque sur quelque chose que je pourrais changer, c’est l’équivalent de me remettre dans ma face mon manque de volonté et de vaillance. Et ça, c’est dur à encaisser.

Quand quelqu’un me disait de maigrir, il m’insultait et me rabaissait. Pensez-vous que j’avais envie de faire ce que me disais quelqu’un qui venait de m’insulter et me rabaisser? Non! Impossible pour moi d’être influencé par ça.

Quand à ceux qui me parlaient des problèmes de coeur, d’artères, etc, ils perdaient leur temps. Comme tout le monde, je connaissais déjà parfaitement tous les dangers de l’obésité. Pensez-vous que vous m’appreniez quelque chose de nouveau? Donc, si je le savais déjà mais ne faisais rien, je ne pouvais pas là non plus être influencé par ça.

Dose de réalité: Ça ne sert à rien d’essayer de convaincre un gros de maigrir. Le seul moment où il va se prendre en main, c’est quand il est prêt à le faire. Et ça, personne ne peut lui imposer ce moment. Dans mon cas à moi…:

Ça n’a pas été quand on m’a dit de maigrir.
Ça n’a pas été quand on m’a dit que j’étais laid.
Ça n’a pas été quand on m’a dit que j’allais avoir des problèmes de santé.
Non!
Ça a été en me regardant dans le miroir, la poitrine rasée, la bedaine ressortie, le visage enflé.
Ça a été quand JE me suis dit de maigrir.
Ça a été quand JE me suis dit que j’étais laid.
Ça a été quand JE me suis dit que j’allais avoir des problèmes de santé.

Mes seules influences
Si je peux dire que je n’ai été influencé par personne avant de décider de perdre du poids, c’est pour une raison bien simple: Il est facile de tasser du revers de la main les commentaires des autres. T’as juste à te dire que ce sont des assholes qui mentent ou qui exagèrent. Mais les photos et les miroirs ne peuvent pas mentir ni exagérer. Elle étaient là, mes influences.

En plus, la première fois que j’ai perdu du poids, mon environnement ne m’a donné aucune motivation pour le faire. Comme je disais plus tôt, j’ai eu zéro support. Tout le monde me décourageait. Ce n’est donc pas là non plus que j’ai eu de l’influence. Et je ne suis pas du genre à dire  Ah ouain? Ben m’as vous prouver le contraire. Quand j’ai quelque chose à prouver, c’est à moi-même.

La seconde fois, par contre, après avoir repris le poids perdu, alors là j’en avais, des encouragements. C’est probablement parce que je leurs avais bien montré à tous que OUI, j’étais capable d’en perdre parce que OUI j’en avais la volonté. Une fois ça de prouvé, tout l’monde s’est branché sur l’idée que j’avais juste besoin de me faire guider adéquatement pour le faire de la bonne façon.

Quand ma blonde m’a dit, en janvier 2008, que Le Journal de Montréal, Canoë.com et Énergie Cardio cherchaient des candidats pour Défi Diète 2008, elle ne m’a pas influencé. Elle m’a renseigné.

C’est que quand tu te laisses influencer par les autres, tu es automatiquement dépendant des autres pour te motiver. Dès que les autres cessent de te motiver, tu t’arrêtes. Prenons par exemple un gros qui décide de tirer sa motivation du fait que les autres rient de son embonpoint.

D’abord, c’est :
Tu es gros -> On te niaise -> Tu en fais ta motivation -> Tu suis un régime -> Tu n’es plus gros.
Ce qui se passe ensuite, c’est :
Tu n’es plus gros -> On ne te niaise plus -> Tu perds ta motivation -> Tu lâches le régime -> Tu redeviens gros.

Ou, dans le cas de la première moitié des participants de Défi Diète 2008 D’abord, c’est :
T’as un entraineur privé, une nutritionniste et un motivateur -> tu perds du poids.
Ce qui se passe ensuite, c’est :
Au bout de 3 mois, tu perds ton entraineur privé, ta nutritionniste et ton motivateur -> tu reprends du poids.

Avant de m’inscrire à Défi Diète 2008, j’ai regardé les vidéos de plusieurs candidats. Ils disaient tous la même chose :

  • Ils le faisaient pour leur santé.
  • Ils le faisaient pour leur conjoints.
  • Ils le faisaient pour leurs enfants afin de ne pas les rendre orphelin trop jeunes.
  • Ils le faisaient pour leurs petits-enfants, afin que ceux-ci puissent avoir des grands-parents .

Aucun d’entre eux ne disaient qu’ils le faisaient pour eux-mêmes. C’était ou bien par obligation ou bien par pression sociale ou familiale. De tous les candidats, j’ai été le seul à avoir dit que je le faisais pour moi. Ou du moins, qui a osé dire. Parce que nous vivons dans une société dans laquelle l’amour-propre est tabou et étiqueté d’égoïsme, de narcissisme et de vanité. N’empêche que c’est mon égoïsme, mon narcissisme et ma vanité qui ont fait que jamais ma réussite n’a dépendu des autres. Alors à moins d’être assez riche pour te payer des gens qui vont te motiver pour le reste de tes jour, te laisser influencer ne sert à rien à long terme. Si tu veux que ça dure, il faut que ça vienne de toi.

Onze mois plus tard, le 11 décembre 2009. Mon poids se situe aux alentours de 200 lbs. Je n’en fait pas trop de cas car je réalise un vieux rêve qui date de 1976 et que jamais je n’aurais cru avoir l’occasion de vivre : J’ai couru sur 300 mètres à St-Lin Laurentides en portant la flamme olympique des jeux d’hiver de Vancouver.

Bon, le costume officiel mis par dessus le gros coat d’hiver était peu flatteur. N’empêche que le fait d’avoir passé deux fois de obèse à souffle court à gars en forme qui a tout pour le rester après avoir réussi changer ses habitudes de vie et d’alimentation, il n’y a pas de meilleure récompense.

La conclusion de la saga de la perte de poids, avec une 3e et dernière perte, juste ici.