Petite pause

Il semblerait que pour la 4e année de suite, l’automne est une période non-inspirante pour moi. Donc, de retour en décembre ou janvier, comme d’habitude.

Une rupture harmonieuse, c’est possible.

Au début de la relation en 1999, nous avions presque tout en commun. Nous finissions tous les deux le cégep, nous commencions à travailler pour deux grandes compagnies (Air Canada et Météomedia), nous n’avions encore jamais rencontrés un membre de l’autre sexe avec qui nous nous entendions aussi bien, elle sortait de chez ses parents, je sortais de chez mon ex, et surtout nous avions tous les deux des aspirations artistiques (Je commençais à Safarir, elle commençait à illustrer des livres pour enfants.) Bref, nous étions faits l’un pour l’autre.

Puis, peu à peu, avec les années, nous avons, chacun de notre côté, accumulés des goûts, des projets, des passe-temps, et des passions qui ne plaisaient qu’à l’un mais pas à l’autre. Qu’importe! Nous étions fiers de dire que la réussite de notre vie de couple se basait sur le respect de l’individualité:

  • Elle avait son univers, avec ses amis, ses activités, les choses qu’elle aime.
  • J’avais mon univers, avec mes amis, mes activités, les choses que j’aime.
  • Et nous avions notre univers commun avec nos amis commun, nos activités communes, les choses que nous aimons en commun.

Sauf que, avec les années, notre univers commun a de plus en plus diminué, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus grand chose. Sans que l’on s’en aperçoive, ça a influencé notre vie de couple. De deux personnes sincèrement amoureuses, nous sommes peu à peu devenus, lors deux ou trois dernières années ensemble, rien de plus que grands amis proches et colocs. Lorsqu’elle a réalisé qu’elle était en train de tomber en amour avec un autre, nous n’avons pas eu le choix de constater ce changement. Après quelques jours de réflexion, nous avons décidé qu’il ne servait à rien de continuer de vivre en tant que couple. Nous y avons donc mis officiellement fin.  Entre nous!

Car oui, nous avions décidé de garder la chose secrète pendant quelques mois. C’est parce qu’après douze ans et demi ensemble, notre vie commune ne peut pas cesser d’être commune du jour au lendemain. Les réécritures de testaments, les assurances-vies, la séparation des biens, tout ça demande temps, réflexion et travail. Et sans vouloir pointer du doigt qui que ce soit, il reste que les gens qui entourent les deux ex ont trop souvent le réflexe de les monter l’un contre l’autre, juste au moment où ce genre de chose pourrait leur être le plus nuisible. Aussi, nous tenions à ce que la transition se fasse en douceur et en harmonie. Donc, entre nous, personne d’autre.

Le hasard a fait en sorte que nous perdions au même moment une importante partie de notre vie de couple des huit années précédentes: Notre logement. Notre nouveau propriétaire a reçu une subvention pour rénover le bloc en entier, il aurait donc fallu quitter la place pendant trois mois. Cependant, il nous a demandé de lui faire une faveur, soit de ne pas revenir, car il souhaiterait y loger de sa famille immédiate. Nous sommes donc partis chacun de notre côté, chacun dans son nouveau logement.

Même si l’amour que nous ressentions l’un pour l’autre n’existe plus, il n’a jamais été remplacé par de la haine, du ressentiment, de la frustration ou des regrets. Il a juste disparu, c’est tout. Nous sommes encore amis très proche, et nous nous considérons toujours comme étant membres d’une même famille. Nous avons chacun les clés de chez l’autre, ce qui fait que je me suis occupé de ses poubelles et son courrier pendant ses vacances, et qu’elle s’est occupée de mon chat (anciennement notre chat) pendant les miennes.

Aujourd’hui, chacun habitués à sa nouvelle routine de vie individuelle, nous continuons de communiquer et nous sommes toujours autant en harmonie. Elle a été ma meilleure relation. Elle est devenue ma meilleure séparation. Je pense que, selon les circonstances, je ne peux rien demander de plus.

On considère que le couple, c’est un travail d’équipe. On l’a construit avec patience, une étape à la fois, et c’est de cette même façon que nous l’avons déconstruit. Parce que le contraire de « Construire », ce n’est pas obligé d’être « Détruire ».

30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook

COMPORTEMENT 1: Être nébuleux dans un statut… Et le rester!

En faisant un statut délibérément vague, cette personne le sait bien que ça va attirer l’attention, et surtout les questions. Alors quand elle nous fait le coup de répondre « J’ai pas vraiment envie d’en parler! », ça frustre. Heille, si tu voulais pas en parler, fallait pas mettre ça sur le site internet le plus populaire au monde, moron!


COMPORTEMENT 2: Écrire ses statuts avec le CAPS LOCK enfoncé:

Ça fait depuis qu’Internet existe que les utilisateurs savent que les majuscules, c’est l’équivalent de crier. Alors lire un truc pareil, ça nous donne la désagréable impression que ça va nous rendre sourd des yeux.


COMPORTEMENT 3: Sermonner ses contacts en comparant des trucs anodins à la pire misère qui soit:

Sensibiliser les gens sur un problème, ou bien faire un appel à l’aide pour une cause, c’est acceptable. Mais quand c’est fait sous ce ton moralisateur qui veut nous faire sentir cheap, en nous reprochant de vouloir des choses alors qu’il y a tant de gens qui sont moins privilégiés que nous… Disons que cette technique de manipulation, pour nous forcer à partager ça sur notre mur, ne nous donne pas vraiment envie de nous rallier à la cause en question.


COMPORTEMENT 4: Mettre au défi (et en doute) l’amitié de tes contacts:

C’est ironique que l’on puisse demander des preuves d’amitié sincère aux autres, en les forçant à le faire d’une façon aussi pénible. Parce que quand on fait ça, on démontre que l’on n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un ami.


COMPORTEMENT 5: Ne rien faire à part mettre des LIKE et dire des LOL partout:

En réponse à des trucs amusants, d’accord.

En réponse à des trucs anodins, passe encore.

Mais quand il s’agit de trucs tristes…

ou carrément tragiques…

…alors on est en droit de se demander si cette personne n’est pas un peu psychopathe sur les bords.


COMPORTEMENT 6: Ne pas se décider entre 48 photos semblables, et toutes les poster finalement:

Sérieux là, quand la différence d’angle entre quatre douzaines de gros plans de ta face est d’un quart de poil de scrotum de mouche à fruits, ça ne devrait pas être si difficile d’en choisir une seule.


COMPORTEMENT 7: Les #@$%?& de pokes / salutations:

Y’a rien qui exprime plus JE SAIS PAS QUOI TE DIRE MAIS JE VEUX ATTIRER TON ATTENTION SUR MOI!!!! que cette satanée application de mes deux.


COMPORTEMENT 8: Les pages FB dont tous les statuts/photos sont entièrement consacrés à un seul sujet:

La personne est un nouveau parent? Alors elle écrit 15 statuts par jour au sujet de son bébé, ne poste que des photos de son bébé, et a même changé sa photo de profil pour un bébé. Pour une folle aux chats, même phénomène, en remplaçant le bébé par ses chats. Même chose pour un fou de la moto, un maniaque des jeux FB, une dépendante affective et son nouveau chum… J’ai justement un excellent exemple de ce dernier cas, sous forme d’un billet intitulé Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective. (Attention: TL;DR-ogène)


COMPORTEMENT 9: Les statuts météorologiques:

En janvier, c’est :

En juillet c’est:

C’est tellement original que j’ai 207 autres amis sur Facebook qui écrivent la même chose le même jour.


COMPORTEMENT 10: Aimer ses propres statuts:

Ça va de soi que si ton statut ne t’avais pas plu, tu ne l’aurais pas écrit pour commencer. Alors préciser ça, c’est aussi informatif que de dire « L’eau est humide. »


COMPORTEMENT 11: Changer le statut d’un ami qui a oublié de se déloguer:

Voilà une pratique qui a cessé d’être drôle le 6 janvier 2004, soit deux jours après la création de Facebook.

Et le pire: Changer le statut d’un autre pour la classique « je suis gai » dans le but de faire rire, c’est considérer qu’être homosexuel est ridicule. Comme quoi il y a encore du monde qui pensent ça de nos jours.


COMPORTEMENT 12: Répliquer sur le mur au lieu d’utiliser la section des commentaires:

Je suppose que pour certains, les mots Commenter et Votre commentaire ne sont pas écrit assez gros.


COMPORTEMENT 13: Écrire sur un mur, à la vue de tous, un message qui aurait dû être privé:

Pour la défense de ceux qui l’on fait, c’est une erreur facile lorsque l’on texte via mobile pendant qu’on est pressé.


COMPORTEMENT 14: Avoir « C’est compliqué » comme statut de relation:

Regarde la liste. À part celui-là, il y a tous les autres statuts de relations possibles :

Dans de telles conditions, dire que ta relation est compliquée, c’est l’équivalent de dire Je suis dans une relation mais je suis obligé de la cacher. Or, à notre époque où quasiment n’importe quoi est accepté et/ou toléré, les seules raisons pourquoi une relation devrait être cachée sont: Pédophilie, inceste, relations avec une personne déjà en couple, ou avoir comme partenaire une personne qui aurait trop honte d’avouer publiquement qu’elle est désespérée au point de t’avoir comme amant(e)…

Enfin, la dernière raison pouvant justifier un tel statut de couple, c’est quand ta relation avec quelqu’un est tellement houleuse que tu as le choix entre alterner Célibataire, En couple, Célibataire, En couple plusieurs fois par semaine, ou juste mettre C’est compliqué en attendant que ça se simplifie. …Sauf que ça ne se simplifie jamais.

Bref, dans tous les cas, C’est compliqué = C’est loser.


COMPORTEMENT 15: Faire partie de groupes haineux:

On dirait que dans l’esprit des membres de ces groupes, le meurtre ou la mutilation est acceptable, pourvu que ce ne soit appliqué qu’à certaines catégories de gens. Par exemple, les pédophiles:

On peut comprendre pourquoi les déviants sexuels attirent autant de haine. Cependant, ne serait-il pas plus logique, et surtout plus productif, de les dénoncer à la justice, au lieu d’agir comme un psycho à la recherche d’une bonne excuse pour tuer quelqu’un? Faisons une recherche, pour voir combien il y a de groupes sur FB qui font ça:

C’est bien ce que je craignais 😦


COMPORTEMENT 16: Chialer contre les changements que fait Facebook:

Jamais Facebook n’est revenu à une version précédente de son interface, alors il ne faut pas s’attendre à ce que votre groupe y change quelque chose.


COMPORTEMENT 17: Les statuts passifs-agressifs:

Sérieusement, quand on est trop lâche pour s’adresser directement à la personne à qui on a quelque chose à reprocher, on ne devrait pas avoir le droit de polluer les notifications de nos contacts avec des statuts aussi médiocres.


COMPORTEMENT 18: Lire des articles au prix de perdre le contrôle de nos applications:

Un(e) ami(e) FB a lu un article de grand intérêt social.

On clique sur le lien. Mais au lieu de l’article, ceci apparaît:

Je ne sais pas ce qui est le plus aberrant: Le fait que, si tu veux lire l’article, il faut d’abord accepter que Yahoo t’installe une barre de tâches full de logiciels-espions qui vont enregistrer tes habitudes du net (1), avoir accès à toutes tes infos (2) et publier des choses en ton nom (3) … Ou bien le fait que plusieurs dizaines de tes amis ont accepté de le faire (4). Tout ça pour un article que tu peux trouver aisément, sans rien céder en retour, en cherchant son titre sur Google.


COMPORTEMENT 19: Noyer le mur de vos amis Facebook d’invitations à jouer aux mêmes jeux que vous.

Non seulement vous énervez tout le monde avec ça, vous leur démontrez à quel point vous n’avez pas de vie, à jouer sans cesse à toutes ces applications attardées.


COMPORTEMENT 20: Faire exprès pour écrire des statuts qui choquent le plus de gens possibles, histoire d’attirer l’attention.

En faisant ça, vous attirez surtout l’attention sur le fait que vous êtes tellement désespéré d’avoir de l’interaction que vous allez pour la solution facile: Choquer!  Parce qu’il est en effet beaucoup plus facile de déplaire aux gens que de leur plaire.


COMPORTEMENT 21: Diffuser des chaines de lettres au sujet de geste charitable pour une cause bidon.

D’accord, ça part d’un bon sentiment. Vous voulez aider une personne dans le besoin. C’est honorable.

…mais sérieusement, comment croyez-vous que les choses se passent dans les hôpitaux?


COMPORTEMENT 22: Publier des tonnes de pensées du jour illustrées.

Surtout si à chaque fois vous faites un commentaire à la « OMG c’est tellement trop vrai ça!!!!!!1!!! » (Bonus de 10 points d’insignifiance si vos posts se contredisent)


COMPORTEMENT 23 : Utiliser l’application qui vous situe géographiquement à toute heure du jour.

Pas brillant! D’abord, parce que savoir quand vous n’êtes pas à la maison, c’est extrêmement utile aux cambrioleurs potentiels. Et ensuite, parce que vous n’avez pas toujours intérêt à ce que l’on sache où vous êtes.


COMPORTEMENT 24: Les statuts TMI (Too Much Information)

Parce que oui, des fois, il y en a qui ont tendance à mettre un peu trop de détails dans ce qu’ils partagent.


COMPORTEMENT 25: Être un peu trop militant

Il y a des gens qui veulent tellement que l’on sache qu’ils se consacrent à une bonne cause sociale, qu’ils n’hésitent pas à attaquer leurs amis FB pour le démontrer. Généralement, en faisant exprès pour interpréter de travers de travers ce que l’autre a dit.


COMPORTEMENT 26: Être trop orgueilleux pour être capable de reconnaitre que l’on était dans l’erreur.

Personne n’aime montrer publiquement s’être trompé. C’est compréhensible. Mais quand on persiste à affirmer avoir raison malgré l’évidence du contraire, c’est qu’on fait preuve d’une mauvaise foi en béton.

… Et ça, c’est 100 fois pire que montrer que l’on s’est trompé.


COMPORTEMENT 27: Demander l’avis des gens sur un sujet, pour descendre sans merci tous ceux dont l’opinion divergent de la votre.

Surtout quand on utilise des arguments qui vont à l’encontre du bon sens commun.

Bonne façon de s’assurer de ne pas garder ses amis FB longtemps.


COMPORTEMENT 28: Avoir plusieurs comptes Facebook.

En avoir deux, passe encore. Moi-même, j’en ai un pour mes amis où je me permet de déconner sans retenue, et un pour mes collègues de travail et ma famille où je suis ennuyeux mais irréprochable. Mais lorsque l’on en a plus que ça, ça frôle la schizophrénie.


COMPORTEMENT 29: N’avoir rien à dire… Et le dire quand même!


COMPORTEMENT 30: Être un LIKE-eur en série.

Vous faites une demande d’amitié FB, et la personne vous accepte.

Vous parcourez son Facebook, et après quelques minutes, le compteur de ses notifications commence à monter de façon effrayante.

Et pour cause:

Ne vous posez pas la question pourquoi, bientôt, vous ne pouvez plus voir le Facebook de votre nouvel ami.

Vous voici rendus à la fin de l’article.  Et si ça ne vous a pas suffi, il y a une suite:  30 autres comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook.


Steve Requin est un auteur dont les textes humoristiques et parfois les dessins sont apparus dans de nombreux journaux et magazines depuis 1988, tels que Wow!, MensuHell, Summum et surtout Safarir. Il est co-auteur et comédien de la série 1 Gay, 1 Hétéro et aimerait bien faire le saut en télé ou à la radio un jour si ça adonne. Son texte le plus connu et le plus populaire demeure cette liste de noms de famille composés. Pour plus de détails, voir sa biographie sur Wikipeda.

Pour le suivre: twitter.com/steverequin, ou bien sur Facebook à  https://www.facebook.com/MesPretentionsDeSagesse.

REMERCIEMENTS (par ordre alphabétique) à tous ceux qui ont accepté de se prêter à cette mascarade sur Facebook, histoire de me fournir des captures d’écrans, soit: Nadia Bastien, P.A. Beaulieu, Viviane Belec, Hyacinthe Blais-Marceau, Cendra Chauvin, Martin Desbiens-Leclerc, Marc Desaulniers, Stéphanie Gagnon, Marie-Josée Gallant, Natalie Garon, Johanne Gignac, Martine Hinse, Val Kyrie, Virginie Kuy, André Martin, Dave Martin, Daniel Morency, Valérie Parent, Laura Pereyra Woof, Émilie Potter-Tanguay, Caroline Schmidt, Jennifer Stiver Viktor Vilekrow et Matthew White.

Ma Philosophie (6)

Ceux qui jugent et conseillent ne sont pas ceux qui payent.

Dans un monde où tout n’est qu’illusion, être désillusionné  signifie se retrouver seul au milieu de nulle-part.

Quand tu fais des efforts pour plaire, tu plais pour ce que tu essayes de faire croire que tu es. Quand tu ne fais rien pour plaire, tu plais pour ce que tu es.

Une personne qui n’est pas capable d’accorder sa confiance n’est pas prête à être dans une relation.

Quelle est la différence entre un amour pur et une obsession malsaine? Si l’autre partage tes sentiments, c’est le premier. Sinon, c’est le deuxième.

Lorsque quelqu’un a besoin de suivre un code moral pour faire le bien, ça signifie que faire le bien n’est pas dans sa nature.

On peut faire semblant que nos problèmes n’existent pas. Ça n’empêchera à pas nos problèmes de savoir que l’on existe.

Juste parce que l’on ne voit pas les choses, ça ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont pas là et qu’elles ne peuvent pas nous affecter.

Ce n’est pas le fait d’être tombé qui détermine le genre de personne que tu es. C’est ce que tu fais ensuite. Celui qui se relève se donne la chance de vivre gagnant. Celui qui reste à terre meurt perdant.

Dans un société de tricheurs, c’est celui qui tient à respecter les règles qui est mis à l’écart du jeu.

Le mythe de la grosse cochonne désespérée

AVERTISSEMENT HABITUEL : Ben oui, je joue dans les clichés, et les gens décrits ne sont pas tous de même, et gnagnagna… ‘E L’SAIS! Mais bon, il y en a tellement pour qui c’est le cas que je peux me permettre d’en parler.
SECOND AVERTISSEMENT: Oui, dans ce texte, j’utilise le mot « grosses », parce que même si j’utilisais des termes comme « rondes », « tailles fortes », « BBW » ou autres, c’est quand même à ce terme de base que les gens vont penser. Fa que, inutile de faire semblant .

Il existe trois mythes persistants au sujet des grosses.

MYTHE 1 : Les grosses sont cochonnes.
Tout le monde connait ce cliché. N’empêche qu’il y a une raison pourquoi ce cliché existe: Il y a du vrai là-dedans. La preuve: Allez sur des sites de rencontres, sur des forums, sur des sites de chat et de webcam, et observez les femmes.

  • La majorité de celles qui sont en déshabillé semi-transparent, ce sont qui? Les grosses.
  • La majorité de celles donnent des shows de webcam, ce sont qui? Encore les grosses.
  • La majorité de celles qui font les propositions sexuelles en premier, ce sont qui? Toujours les grosses.

La grosse cochonne n’est pas qu’un cliché, c’est un fait. Et je le sais bien pour l’avoir personnellement vécu, car dans toute ma vie, à une seule exception près, toutes les femmes qui m’ont fait de rapides propositions sexuelles étaient des grosses.

Sauf que… On prend les faits à l’envers.
Ressentir le besoin de séduire, c’est normal, et ce peu importe notre sexe. Par conséquent, une fille qui drague, c’est une fille normale. Ce sont celles qui ne draguent pas qui n’entrent pas dans la norme. En fait, il n’y a que trois genres de filles qui ne draguent pas :

  1.   Celles pour qui trouver l’âme sœur n’est pas une priorité dans leurs vies.
  2.   Celles trop timides pour faire les premiers pas.
  3.   Les minces et belles qui, à cause de leur physique qui correspond à l’image médiatique de ce qui est sexy, croient qu’elles n’ont pas besoin de faire l’effort de draguer pour attirer les hommes.

Et voilà pourquoi je dis que l’on prend les faits à l’envers. Les grosses qui draguent ne sont pas nécéssairement des cochonnes. Elles sont tout aussi normales que toutes les autres personnes qui draguent, tous sexes et tailles confondus. Si elles ont l’air cochonnes, c’est seulement à cause qu’on est porté à les comparer aux filles minces et belles qui ne font pas l’effort de draguer.

Et s’il est vrai que sur les sites de chat/webcam, ce sont les grosses qui sont les plus cochonnes, elles ne le sont que parmi les femmes.  Parce que pour chaque femme qui va pour l’approche sexuelle directe, il y a de 5 à 20 hommes qui font pareil. Comme quoi même les cochonnes sont un faible nombre comparés aux cochons.

Enfin, ce n’est pas parce que la majorité des cochonnes sur ces sites sont grosses que ça signifie automatiquement que les grosses sont toutes cochonnes.

MYTHE 2 : Les grosses sont désespérées
Chez les grosses, comme chez tous les autres, il y a les gens qui sont bien dans leur peau, et il y a des désespérés qui feraient tout pour être désirés et aimé. Et inversement, je connais beaucoup de grosses qui sont très sélectives sur le genre de chums qu’elles veulent. Mais celles-là, on les ignore, parce que ce comportement étant normal, il ne se démarque pas.  Voilà pourquoi on ne remarque que les grosses désespérées, et que l’on pense qu’elles sont toutes comme ça.

Les dommages que causent le mythe de la grosse désespérée
Je n’ai accès à aucune statistique sur le sujet. Je ne sais même pas s’il y en a pour commencer. Tout ce que je peux dire, c’est que le tiers des grosses que j’ai connu dans ma vie ont été un jour victime d’agressions sexuelles. Et ça, ce sont celles qui m’en ont parlé.*  Parce que je me doute bien que ce n’est pas quelque chose dont on aime se vanter.

Les gens sont portés à penser que ce sont plutôt les belles minces sexy qui sont le plus souvent cibles d’agression sexuelles. Pourtant, non. Normal : Les belles filles minces et sexy n’attirent que deux extrêmes : Les bons gars losers qui vont se tenir à l’écart parce qu’il croient ne pas être digne d’être aimés par une fille comme elle. Ou les assholes qui, grâce à leur personnalité troudeculesque, sont également des fonceurs, donc n’hésitent pas à dire à la fille qu’elle l’intéresse.

Pour les grosses, par contre, quand un gars l’approche en étant convaincu que c’est une désespérée, il peut se sentir très insulté et frustré de son refus.


(© 2012 par Humon, cliquez sur l’image pour voir l’original)

Ceci dit, quand un gars croit que seule une fille désespérée puisse vouloir de lui, ça en dit long sur la perception qu’il a de lui-même.

MYTHE 3 : Les grosses n’ont pas de succès auprès des hommes.
Au contraire, je dirais même que le fait qu’elles ne sont pas physiquement des déesses de magazines, ça fait que les gars sont plus à l’aise avec elles, ce qui fait qu’ils ne craignent pas de s’en rapprocher, ce qui leur permet d’apprendre à les connaître, de les apprécier, en enfin de sortir avec.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que plus elles sont minces et belles, et plus elles sont malheureuses en amour? Observez et vous verrez : Généralement, les grosses trouvent l’amour véritable et fondent une famille alors qu’elles sont dans la vingtaine, alors que les minces et belles vont d’une relation décevante à l’autre et ne sont toujours pas casées à 40 ans. Voilà pourquoi les minces et belles devraient prendre exemple sur les grosses. Parce que les grosses, elles, lorsqu’elles draguent, elles choisissent leur hommes, au lieu de rester passivement à attendre de se faire choisir par n’importe qui.

Alors d’où vient ce mythe? Simple: Ce sont certaines grosses elles-mêmes qui le colportent. C’est que, voyez vous, là encore, chez les grosses comme partout ailleurs, chaque personne a sa propre personnalité. Il y a des gens aimables, comme il y en a qui sont insupportables. Mais voilà, lorsqu’une grosse a une personnalité négative, elle essaye souvent de se convaincre, et de convaincre les autres, que son manque de popularité est dû à son poids. Il est vrai que c’est une excuse facile quand on n’a pas la force morale de faire face à ses propres travers de personnalité, et/ou qu’il nous manque la volonté et la détermination de s’améliorer.

Et ça aussi, ça se retrouve chez les gens, peu importe le sexe ou le poids. Comme quoi, à part la perception que l’on peut avoir d’elles, les grosses ne sont en rien différentes des autres.

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(*Je ne tiens pas compte de celles qui ont inventé une histoire de viol dans le but d’attirer l’attention et la pitié, sinon ça aurait été le ¾.)

Pourquoi les filles n’apprécient pas les bons gars?

Le Bon Gars cherche à séduire avec ses qualités de bon gars.  C’est parce que, consciemment ou non, à tort ou à raison, il croit qu’il n’a rien d’autre en lui qui puisse plaire à une fille.

Se sentant incapable de se prouver meilleurs que les autres gars, sa seule option afin de bien paraître est de se comparer à des gars qui sont pires que lui. Or, pour réussir ça, il est obligé de n’approcher que des filles qui fréquentent des assholes. Normal : Il n’y a qu’elles qui pourront être en mesure de les comparer.

Et c’est là, à la base de son raisonnement, que réside le premier fail de sa stratégie : Elle est une fille qui est attirée par les assholes. Il est un bon gars. Comment est-ce qu’il peut croire qu’il peut séduire une fille qui aime les assholes puisqu’il n’en est pas un?

Et le second fail de sa stratégie : Il ne s’intéresse qu’aux filles qui aiment les assholes. Par conséquent, ces filles constituent 100% de celles qu’il fréquente. Il croit donc que toutes les filles au monde sont des préféreuses de assholes. Il croit qu’aucune fille n’apprécie les bons gars.

En réalité, oui, un nombre incalculable de filles préfèrent les bons gars comme lui. C’est juste que lui, il préfère porter son attention exclusivement sur celles qui n’aiment pas, et n’aimeront jamais, le bon gars qu’il est.

En amour, le pire ennemi du bon gars, c’est trop souvent lui-même.

Ne pas respecter le statut de couple

Comme d’habitude, les sexes utilisés dans ce texte ne sont qu’à base d’exemple, et peuvent aisément s’inverser.

C’est bien beau, les principes disant On ne touche pas à une fille / un gars qui est déjà en couple, et gnagnagna…  Mais au-delà de la question de principe, on oublie le plus important: L’attirance et la compatibilité entre les deux personnes.  Si une fille ressent de l’attirance envers quelqu’un de plus compatible avec elle que son partenaire actuel, pourquoi devrait-elle respecter le fait qu’elle est en couple avec quelqu’un qui ne lui convient pas? Un couple se doit d’être basé sur les sentiments et la compatibilité, et non sur une question de principes.  Et puis, soyons réalistes: On n’a qu’une seule vie à vivre, alors aussi bien la passer avec la personne qui nous plaît le mieux.

Un des premiers mariages auquel j’ai assisté, c’était celui de mon ami Ghyslain. Sa femme était déjà mariée lorsqu’il l’a rencontré quatre ans plus tôt. Dès qu’elle a été sûre de ses sentiments envers lui, et qu’elle a vu que ces sentiments étaient partagés par Ghyslain, alors elle a divorcé de son premier mari.  Aujourd’hui, douze ans plus tard, Ghyslain et sa femme ont deux enfants et sont très heureux.

Évidemment, tout le long de leur relation, beaucoup de gens bien-pensants se sont empressés de les mettre en garde l’un contre l’autre.  Lui se faisait dire: « Fais attention, si elle a quitté son mari pour toi, elle peut te quitter pour un autre. »  Quant à elle, elle a entendu plusieurs variantes de: « Attention, s’il a couru après une femme mariée, ça prouve qu’il n’a aucun respect pour le mariage, donc qu’il peut chercher ailleurs même s’il est marié avec toi. »  Ces commentaires , ils les considèrent comme autant de stupidités. Car quand on s’aime comme eux le font, l’idée de voir ailleurs ou de se quitter ne leur vient même pas à l’esprit.

C’est que, à la base, lorsqu’ils sont tombés en amour ensemble, ils avaient deux choix:

CHOIX A) Écouter les autres, rester célibataire pour lui, rester dans un mariage sans amour pour elle.

CHOIX B) Avoir confiance en leurs sentiments et envers l’un-l’autre et vivre heureux ensemble.

Ils ont fait le second choix.  Et c’est bien dommage pour le premier mari de cette femme, mais je considère qu’ils ont fait le bon choix. De toutes façons, on s’entend que dans ce genre de situation, il n’existe aucune solution qui soit à la fois satisfaisante et morale. Parce que, aux yeux des autres…

  •  Si tu restes avec ton mari que tu n’aimes pas, tu es une conne.
  •  Si tu quittes ton mari pour un autre homme, tu es une salope.
  •  Si tu cours après une femme mariée, tu es un salopard.
  •  Si tu laisses tomber l’amour de ta vie parce qu’elle est déjà mariée, tu es un mou pas-de-couilles.

Peu importe la décision que tu prendras, elle sera potentiellement décriée et rabaissée par des gens qui ne sont même pas concernés. Alors tu es aussi bien d’en faire à ta tête et de suivre ton coeur.

Non, les bonnes filles n’aiment pas les salauds.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables, c’est juste que faut bien alléger le texte.

Personnages classiques dans scénario cliché qui se joue 10 000 fois par jour :
Le Salaud qui est en couple avec une fille dont il se fout.
La Bonne Fille qui sort avec le salaud et qui fait tout pour lui, lui donnant amour et respect.
Le Bon Gars qui regarde cette scène, dégoûté, incapable de comprendre pourquoi la fille préfère les salauds aux bons gars.

J’ai vécu assez longtemps pour me retrouver moi-même, à différentes époques de ma vie, dans chacun de ces trois rôles. Ça me permet de répondre à toutes les interrogations que se posent les bons gars à ce sujet, interrogations qui se résument à une seule question : Pourquoi est-ce que ça se passe ainsi?

Une idée à s’enlever de la tête dès le départ : Les filles ne se disent PAS « Hey, c’est un salaud, donc je le veux ! »
Il est évident que le gars n’agissait pas comme un salaud au début, sinon jamais elle ne serait allé vers lui pour commencer. C’est une fois la relation commencée qu’il est progressivement devenu comme ça.

Pourquoi reste t-elle avec lui dans ce cas-là ?
D’abord, comme je disais, la relation est déjà commencée.  Ensuite, il y a le fait que ce gars-là représente pour elle ce qui se rapproche le plus de son idéal. « Rapproche », car tout serait parfait si seulement il n’y avait pas ce petit détail dans son comportement qui fait tout foirer. Quel détail? Quoi d’autre: Il est distant, est souvent grognon, il a toujours l’air insatisfait, il frustre et part des disputes pour des stupidités, parfois même pour rien.

Le bon gars qui observe la chose ne peut arriver qu’à une seule conclusion : C’est un salaud avec une personnalité de merde qu’il vaudrait mieux laisser pourrir tout seul dans son coin. Pourquoi est-ce que la fille ne le fait pas? Parce que justement, c’est ça le problème: Il n’est pas comme ça du tout avec les autres. Avec eux, ce n’est tellement pas la même personne : Il est de bonne humeur, enjoué, rieur, intéressé, positif, heureux… Tandis que sa blonde, celle qui est supposée représenter ce qu’il y a de mieux dans les relations interpersonnelles (romance, amour, sexualité), elle n’a droit qu’au pire de son humeur.

…Et pourtant, au début, et même avant la relation, il se comportait avec elle de la même façon positive qu’avec le reste de ses amis.  Et c’est de cette situation que naissent quatre facteurs qui poussent la fille à tout faire pour être agréable au salaud:

FACTEUR 1: Le besoin de comprendre. Tant et aussi longtemps que le salaud reste distant et fermé, elle ne le connaît pas vraiment.  Elle ne sait pas ce qu’il est. Elle ne sait pas ce qu’il veut. Or, puisque c’est son chum, elle veut  le connaitre, elle veut le comprendre, elle veut savoir ce qu’il veut. C’est normal.

FACTEUR 2: Le sentiment d’injustice. Elle sort avec lui. Elle s’attend donc, dans le pire des cas, à recevoir au moins le même respect qu’il donne aux autres. Obtenir ce respect, ça devient pour elle un but à atteindre. Un but sur lequel elle ne veut pas lâcher prise puisque son statut de conjointe fait de ce but un droit, et non un simple caprice.

FACTEUR 3: Les signes comme quoi il y a de l’espoir. Le simple fait d’être en couple avec lui, ça prouve à la fille qu’elle a une chance, malgré toute la merde qu’elle reçoit de lui, de pouvoir faire en sorte que ça marche entre eux. Après tout, ils sont en couple. S’ils sont ensemble, il doit bien y avoir une raison.

FACTEUR 4: Être convaincue que c’est elle-même, le problème. Comment penser autrement, puisque le gars a une attitude positive avec tout le monde, sauf elle?  Donc, elle s’en culpabilise et elle fait tout en son pouvoir pour lui être agréable. Mais puisqu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait de mal, elle se transforme peu à peu en esclave volontaire sans s’en rendre compte, en obéissant aux moindres caprices du salaud, souvent en prenant les devants.

…ce qui fait qu’aux yeux des autres, la situation se résume à: Baon, on l’sait ben, les écoeurants ont droit à tout l’amour et le respect et le monde sont à leurs pieds tandis que les bons gars bla bla bla... Vous connaissez le discours.

Et vous savez pourquoi le salaud traite la fille ainsi ?
Il le fait pour une seule raison : Il ne l’aime pas .  Il sort avec elle par dépit / par obligation / par lâcheté / parce que c’est mieux que rien / par whatever mauvaise raison qui existe de sortir avec quelqu’un.  Mais le fait est que la fille n’est pas son idéal. Il veut plus que ça.  Il veut mieux que ça.  Il veut autre chose que ça.  Et dans le fond ça le fait chier de devoir se contenter de cette fille-là.  Sortir avec elle lui rappelle sans cesse qu’il est incapable de trouver et/ou  de séduire son idéal féminin. Ça le frustre.  Et c’est cette frustration qui le rend insatisfait, grognon, distant.  Et c’est la raison pourquoi il l’est avec elle uniquement.

Et voilà ce qui créé cette situation. Donc, contrairement à ce que les bons gars s’imaginent, les filles qui se retrouvent dans cette situation n’aiment pas les salauds. Sinon, elle ne feraient pas tout leur possible pour essayer de refaire de lui le bon gars d’autrefois, celui qui l’avait séduite.

Rouler avec les coups

Il y a des gens qui sont moins prédisposés que les autres à certaines activités physiques. Ce fut mon cas pour mes 42 premières années de vie au sujet de la course à pied, autant côté vitesse que côté endurance. Et ce qui n’a pas aidé quand j’allais à l’école, c’est que mon anniversaire est le 21 juillet, soit exactement au milieu des vacances d’été.  Alors que la majorité finissaient leur année scolaire un an plus vieux, moi je gardais le même âge tout le long de l’année scolaire. Ça signifie que j’étais toujours le plus jeune. Et à une période de vie où quelques mois peuvent faire toute la différence dans ta croissance, j’étais, par conséquent, un des moins développé physiquement. J’ai donc toujours été, sans exception, le dernier en gym, et ce de la première année au primaire jusqu’en 5e secondaire.

Et au secondaire, à un âge où les apparences comptent, être le plus petit, le plus maigre, le moins bon en sports, le plus faible, ça te rapporte zéro vie sociale. Aucun gars ne veut de ça comme partenaire dans quelconque activité sportive, ni dans sa gang d’amis. Aucune fille ne veut de ça comme chum. La seule attention que l’on attire, c’est celle des abuseurs qui ont besoin d’une cible facile pour pouvoir se sentir supérieur sur au moins une personne, histoire de pouvoir mieux vivre avec leurs propres complexes. Et quand le monde te traite comme de la merde lorsqu’ils sont enfant et adolescents, c’est une habitude qu’ils ne perdent pas une fois rendus adulte. C’est comme ça qu’ils ont été élevés, donc c’est profondément ancré dans leur personnalité. Si seulement j’avais commencé l’école un an en retard, aucun de ces problèmes ne se seraient manifesté. J’aurais été à égalité avec les autres et j’aurais vécu les mêmes choses que les autres, au lieu d’être toujours mis de côté.

Les imbéciles vont dire qu’il ne faut attacher aucune importance à ce genre de choses, parce que l’apparence, les sports, les amourettes d’ados, plus rien de tout ça n’a guère d’importance lorsque l’on arrive à l’âge adulte. La raison pourquoi je dis que c’est un raisonnement d’imbéciles, c’est que quand tu n’as pas appris à socialiser durant cette importante période de ta vie, tu est alors socialement handicapé une fois rendu adulte. Tu n’es ni à l’aise d’aller vers les autres, ni à l’aise lorsque les autres viennent à toi. Et tôt ou tard, ça sabote toutes tes relations les unes après les autres, furent-elles amicales, amoureuses ou professionnelles. Et si,comme ce fut mon cas, la solitude te fait lire beaucoup, voir beaucoup de films, regarder beaucoup de télé, alors les romans, la télé et le cinéma sont les seuls endroits où l’on peut apprendre comment se comporter en société et dans nos relations avec les autres. Et ça, c’est loin de représenter une réalité dans laquelle tout est ambigu et où personne n’est parfait. Pas étonnant que l’on me trouve aussi chiant, à toujours exiger des autres un comportement irréprochable et des situations claires.

Il suffit parfois de si peu de choses pour faire la différence entre une vie sociale réussie et une perdue d’avance. De toutes façons, être un an en retard n’aurait pas fait de moi un athlète. J’aurais juste été moins handicapé socialement dans mes rapports avec les autres, voilà tout. Le reste, c’est génétique. Tu ne peut pas être un athlète quand tu descends d’une famille de maigrichons sédentaires. Et pourtant, je peux dire que la nature a été généreuse avec moi. Avec une mère faisant 5’2’’ et un père de 5’1’’, c’est un miracle que je sois monté à 5’8″.

Mais je m’égare dans mes trop longues explications, comme d’habitude. Passons au vrai sujet de ce billet:

Vous vous souvenez de tous ces billets que j’écrivais au sujet de mon entrainement il y a un an et un tiers?  À l’âge de 42 ans, j’ai décidé d’attaquer mon plus grand obstacle, mon fail  le plus tenace : La course à pied. Comme ça, en plein hiver, avec une des saisons froides les plus enneigées que l’on a pu avoir au 21e siècle, je m’y suis mis avec détermination. Le 4 décembre 2010, je ne pouvais courir que des segments de 200 mètres avant de m’arrêter, épuisé, à bout de souffle. Il y a un an, le 4 avril 2011, une fois la neige disparue, je pouvais courir non-stop sur 5 km.

Pour la première fois de ma vie, j’avais un but athlétique, et pour la première fois de ma vie, ce but était réalisable : Pouvoir courir le marathon de Montréal, une course d’endurance de 42 km. Et surtout, en ayant ce but, je prouvais une fois pour toutes ce que j’avais passé ma vie à dire : Quand mon succès ou mon échec dépend des autres, peu importe l’effort que je vais y mettre, si l’autre décide que je vais échouer, y’a rien à faire, j’échoue. Mais quand je ne dépend de personne d’autre que de moi-même, je ne peux que réussir.

Eh bien la vie, le hasard, la génétique et le destin ont décidé de me prouver que j’étais dans l’erreur. Moi qui n’a jamais eu de problèmes au pieds, juste au seul et unique moment de ma vie où courir le marathon est mon but, j’ai développé, comme l’a inscrit le podiatre dans mon dossier, une fasciite plantaire aiguë aux deux pieds. Douleurs constantes.  Repos obligatoire. Limiter mes déplacements. Plusieurs longs mois d’exercices et de thérapie. Et oublier la course à pied pendant 6 mois si j’ai une job de bureau, 12 mois si j’ai un travail physique, à condition d’avoir des pieds normaux.

…Mais comme je m’en doutais, le podiatre a confirmé le contraire. J’ai les deux pieds croches, et une jambe dont l’angle de déploiement est de plusieurs degrés trop vers l’extérieur. Bref, de la façon sont fait mes pieds, mes jambes, mes articulations de genoux, je ne suis pas fait pour courir longtemps sur une surface dure et plane. Je ne pourrai donc jamais devenir un marathonien.

Et voilà pourquoi, en plein hiver, pendant quatre mois, j’ai pu me faire accroire le contraire: La neige dans lequel je courais était une surface molle et tout sauf plane. La neige écrasée sous mes pas prenait automatiquement la forme requise pour mon confort en s’adaptant à mes pieds.  C’est ainsi que, pendant quatre mois, j’ai pu améliorer ma résistance, ma force et mon cardio… Résistance, force et cardio sans laquelle je n’aurais pas réussi à courir si longtemps sur une surface plane dès que la neige à fondu, et par conséquent je ne me serais pas handicapé des deux pieds pour la vie, ni n’aurais-je eu à débourser $850.00 de traitements et d’orthèses.

Bref, tout ce que j’ai réussi à faire en améliorant cet aspect de mon physique, c’est de me permettre de le rendre pire que jamais, et ce pour le reste de mes jours.

Et vous savez quoi? Ça m’a quelque peu dérangé, mais pas outre-mesure. Suite à ma réaction, ou en fait à mon manque de réaction, je me suis demandé si c’était du positivisme ou du je-m’en-foutisme-né-de-l’habitude-que-tout-aille-toujours-mal-anyway.  Parce que en effet, comme disent les anglos, je réalise que mon attitude face à ce nouveau sabotage de mes projets, sabotage qui détruit ma conviction comme quoi un projet qui ne dépend de personne d’autre que de moi-même ne peux que réussir, c’est I’m just rolling with it!  Je ne suis pas déprimé. Je ne suis pas en colère. Je ne suis pas frustré. Je ne tombe même pas dans le réflexe piège de me dire que plus jamais je ne ferai de projets puisque rien ne fonctionne jamais pour moi au bout du compte. Non! Je fais juste m’adapter à ma nouvelle situation. Et si jele fais, ce n’est pas par conviction que c’est la meilleure chose à faire, ou bien par résignation. Non, je le fais tout naturellement. Et c’est ça qui me surprend. Parce que dans les apparences, on pourrait croire que je m’en fous, ou bien que j’étais tellement convaincu d’être un loser que cet échec supplémentaire n’avait rien pour me surprendre. Il est vrai que des circonstances extraordinaires qui viennent saboter mes projets en ciblant exactement le seul et unique élément que ça prend pour tout faire foirer, c’est pas mal la routine habituelle pour moi.

Je suppose que d’une certaine façon, j’évolue. Il est vrai qu’il y plusieurs années, mon problème de base, c’était la crainte de passer pour quelqu’un qui recherche les situations avec le plus grand potentiel pour l’échec. C’est la raison pourquoi, pendant quelques années, j’avais une page web intitulée La Zone Requin dans laquelle j’écrivais les anecdotes négatives de ma vie en expliquant les circonstances des malheurs et des échecs qui m’empoisonnaient l’existence.

Et puis, apparemment, il vient un jour où on cesse de s’en faire avec l’image que l’on peut projeter aux autres. Par conséquent, on cesse de s’en faire avec ce qui nous fait obstacle. On en apprend quelque chose s’il y a quelque chose à apprendre, on en tire une leçon s’il y a une leçon à tirer, et on roule avec le coup en attendant que l’élan meurt, pour ensuite pouvoir s’en relever.

Je suppose que ce jour est arrivé pour moi. I’m not even mad. I’m just rollin’ with it!

Ma vision des femmes possessives, à travers mes âges

Ça a quelque peu évolué avec le temps.

Ado: :D « Possessive? Cool! J’aimerais bien! Ça montrerait qu’elle m’aime et me veut juste à elle. »
Dans ma vingtaine: :? « Mouain, bon… Je suppose que si je veux qu’elle cesse de me faire des crises de jalousie, c’est à moi de cesser d’avoir des amies de filles. Et aussi cesser de parler à mes collègues de travail féminines. »
Dans ma trentaine: :x « Ben voyons!? Je n’ai aucun contact avec aucune fille à part elle, et elle me ferme la TV dans face en m’accusant de fantasmer sur celles à l’écran? Pareil pour la radio? WTF? »
Dans ma quarantaine: :evil: « Possessive? Fuck off pis approche-moé même pas, tab#/$%&! de malade mentale. » 

Autrement dit: J’ai bien appris la leçon!

Au départ, mon approche face à ce problème était logique. Or, ça ne pouvait pas marcher parce que ce problème n’est PAS  logique. Quelqu’un qui cherche à te prendre en défaut va toujours se trouver des raisons de le faire, même la plus insignifiante, même la plus illogique, quitte à en inventer.

Et ça, ce n’est pas seulement dans le cas des gens possessifs.