Non, les bonnes filles n’aiment pas les salauds.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables, c’est juste que faut bien alléger le texte.

Personnages classiques dans scénario cliché qui se joue 10 000 fois par jour :
Le Salaud qui est en couple avec une fille dont il se fout.
La Bonne Fille qui sort avec le salaud et qui fait tout pour lui, lui donnant amour et respect.
Le Bon Gars qui regarde cette scène, dégoûté, incapable de comprendre pourquoi la fille préfère les salauds aux bons gars.

J’ai vécu assez longtemps pour me retrouver moi-même, à différentes époques de ma vie, dans chacun de ces trois rôles. Ça me permet de répondre à toutes les interrogations que se posent les bons gars à ce sujet, interrogations qui se résument à une seule question : Pourquoi est-ce que ça se passe ainsi?

Une idée à s’enlever de la tête dès le départ : Les filles ne se disent PAS « Hey, c’est un salaud, donc je le veux ! »
Il est évident que le gars n’agissait pas comme un salaud au début, sinon jamais elle ne serait allé vers lui pour commencer. C’est une fois la relation commencée qu’il est progressivement devenu comme ça.

Pourquoi reste t-elle avec lui dans ce cas-là ?
D’abord, comme je disais, la relation est déjà commencée.  Ensuite, il y a le fait que ce gars-là représente pour elle ce qui se rapproche le plus de son idéal. « Rapproche », car tout serait parfait si seulement il n’y avait pas ce petit détail dans son comportement qui fait tout foirer. Quel détail? Quoi d’autre: Il est distant, est souvent grognon, il a toujours l’air insatisfait, il frustre et part des disputes pour des stupidités, parfois même pour rien.

Le bon gars qui observe la chose ne peut arriver qu’à une seule conclusion : C’est un salaud avec une personnalité de merde qu’il vaudrait mieux laisser pourrir tout seul dans son coin. Pourquoi est-ce que la fille ne le fait pas? Parce que justement, c’est ça le problème: Il n’est pas comme ça du tout avec les autres. Avec eux, ce n’est tellement pas la même personne : Il est de bonne humeur, enjoué, rieur, intéressé, positif, heureux… Tandis que sa blonde, celle qui est supposée représenter ce qu’il y a de mieux dans les relations interpersonnelles (romance, amour, sexualité), elle n’a droit qu’au pire de son humeur.

…Et pourtant, au début, et même avant la relation, il se comportait avec elle de la même façon positive qu’avec le reste de ses amis.  Et c’est de cette situation que naissent quatre facteurs qui poussent la fille à tout faire pour être agréable au salaud:

FACTEUR 1: Le besoin de comprendre. Tant et aussi longtemps que le salaud reste distant et fermé, elle ne le connaît pas vraiment.  Elle ne sait pas ce qu’il est. Elle ne sait pas ce qu’il veut. Or, puisque c’est son chum, elle veut  le connaitre, elle veut le comprendre, elle veut savoir ce qu’il veut. C’est normal.

FACTEUR 2: Le sentiment d’injustice. Elle sort avec lui. Elle s’attend donc, dans le pire des cas, à recevoir au moins le même respect qu’il donne aux autres. Obtenir ce respect, ça devient pour elle un but à atteindre. Un but sur lequel elle ne veut pas lâcher prise puisque son statut de conjointe fait de ce but un droit, et non un simple caprice.

FACTEUR 3: Les signes comme quoi il y a de l’espoir. Le simple fait d’être en couple avec lui, ça prouve à la fille qu’elle a une chance, malgré toute la merde qu’elle reçoit de lui, de pouvoir faire en sorte que ça marche entre eux. Après tout, ils sont en couple. S’ils sont ensemble, il doit bien y avoir une raison.

FACTEUR 4: Être convaincue que c’est elle-même, le problème. Comment penser autrement, puisque le gars a une attitude positive avec tout le monde, sauf elle?  Donc, elle s’en culpabilise et elle fait tout en son pouvoir pour lui être agréable. Mais puisqu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait de mal, elle se transforme peu à peu en esclave volontaire sans s’en rendre compte, en obéissant aux moindres caprices du salaud, souvent en prenant les devants.

…ce qui fait qu’aux yeux des autres, la situation se résume à: Baon, on l’sait ben, les écoeurants ont droit à tout l’amour et le respect et le monde sont à leurs pieds tandis que les bons gars bla bla bla... Vous connaissez le discours.

Et vous savez pourquoi le salaud traite la fille ainsi ?
Il le fait pour une seule raison : Il ne l’aime pas .  Il sort avec elle par dépit / par obligation / par lâcheté / parce que c’est mieux que rien / par whatever mauvaise raison qui existe de sortir avec quelqu’un.  Mais le fait est que la fille n’est pas son idéal. Il veut plus que ça.  Il veut mieux que ça.  Il veut autre chose que ça.  Et dans le fond ça le fait chier de devoir se contenter de cette fille-là.  Sortir avec elle lui rappelle sans cesse qu’il est incapable de trouver et/ou  de séduire son idéal féminin. Ça le frustre.  Et c’est cette frustration qui le rend insatisfait, grognon, distant.  Et c’est la raison pourquoi il l’est avec elle uniquement.

Et voilà ce qui créé cette situation. Donc, contrairement à ce que les bons gars s’imaginent, les filles qui se retrouvent dans cette situation n’aiment pas les salauds. Sinon, elle ne feraient pas tout leur possible pour essayer de refaire de lui le bon gars d’autrefois, celui qui l’avait séduite.

Se faire « friendzoner »: Et alors?

Vous connaissez cette situation classique: Vous fréquentez une personne, vous développez des sentiments pour elle, vous les lui déclarez… Mais elle vous dit que ce n’est pas réciproque et que vous pouvez toujours rester juste amis.  Ça m’est déjà arrivé à moi aussi, et ce plusieurs fois.  Cependant, je n’ai jamais frustré avec ça, contrairement à de trop nombreux gars dans la même situation.

De ces filles qui m’ont refusé, il y en a avec qui je suis encore ami aujourd’hui parce que leur proposition d’amitié était sincère.  Avec elles, plus jamais le sujet n’est revenu entre nous. Et il y en a eu d’autres, qui m’ont seulement dit ça pour minimiser sur moi le choc de leur refus. Celles-là sont vite disparues de ma vie par elles-même, alors ça réglait le problème tout aussi vite. Dans les deux cas, ça a fini là, sans aucun drame.

Vous vous attendiez à quoi? Si la fille m’intéresse, mais que ce n’est pas réciproque, quoi d’autre suis-je supposé faire à part hausser les épaules, me dire que c’est dommage, et passer à autre chose? Sérieusement là: La fille ne s’intéresse pas à moi… Pourquoi est-ce que je voudrais aller en couple avec quelqu’un comme ça? J’veux dire, à part pour montrer que je suis un loser, chose que l’on prouve lorsque l’on s’accroche à une cause que l’on sait perdue.

Il y en qui vont dire Si t’es capable de l’oublier si facilement, c’est parce que tu l’aimais pas vraiment.  Eh bien moi je réponds que si t’as vraiment eu le temps de tomber en amour avec elle avant de lui révéler, ça peux juste vouloir dire, au choix, que … :

A) Tu la connais depuis assez longtemps pour que ton amour soit réel, donc tu as attendu beaucoup trop longtemps avant de te déclarer. À ce moment-là, non seulement t’étais déjà friendzoné depuis longtemps dans sa tête, mais en plus tu lui as montré que tu étais un lâche qui préfère perdre son temps à espérer plutôt que de s’exprimer quand c’est le temps. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

B) Tu la connais depuis peu, donc si t’es déjà en amour avec, ça signifie que tu es un dépendant affectif. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

C) Tu penses que si elle refuse, alors that’s it, c’en est fini de ta vie amoureuse parce que tu n’arriveras jamais à attirer quelqu’un d’autre d’aussi bien. Ça fait de toi un désespéré qui a une estime de soi très basse. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

D) Tu l’as approché en tant qu’ami seulement afin de mieux la connaître, histoire de savoir ce qu’elle cherche ou non chez les gars. Puis, au bout de quelques mois, tu lui révèle tes sentiments. Traduction: Tout le long où tu te disais son ami, tu lui as menti sur tes intentions véritables. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

Pour ce dernier cas, il y en a qui vont dire que ouain mais des fois ça commence sincèrement en amitié pis ça évolue naturellement en plus que ça. Possible, mais ça ne change rien aux faits qui sont: Quand on tente sa chance au bon moment, c’est à dire quand on est encore au stade intéressé, au lieu d’attendre d’être au stade en amour, alors essuyer un refus ne devrait pas être la fin du monde.

De toutes façons, comme il me semble avoir déjà dit dans un autre billet, il n’y a que deux raisons pourquoi on serait obligé de se déclarer à l’autre:

  • Ou bien parce que l’autre ignore nos sentiments, ce qui signifie qu’elle ne les partage pas.
  • Ou bien elle les connait, mais feint de les ignorer.  Ce qui, là encore, signifie qu’elle ne les partage pas.

Parce que quand l’attirance est réciproque, elle n’a pas besoin d’être déclarée par l’un ou l’autre. Elle se vit et nous rapproche tout naturellement.

Mais pour conclure le sujet du friendzonage, et surtout de son acceptation, soyons franc: Si tu n’es même pas capable d’être ami avec la fille que tu prétends aimer, alors comment peux-tu penser que tu as ce qu’il faut pour être son amoureux?

Parce que franchement, si tu frustres de son refus, c’est la preuve qu’elle a pris la bonne décision.

Le fameux « Hommage aux Bons Gars »… et ce que j’en dis !

Depuis plusieurs années, il y a un texte qui circule sur le net au sujet des Bons Gars.  Non seulement il renforce auprès des losers  l’idée comme quoi les filles sont idiotes dans leurs choix d’hommes, il rend hommage aux soi-disant bons gars en soulignant chacun des gestes typiques, chacune des situations cliché et chaque mauvaise erreur de jugement classique qu’ils commettent.

Et vous savez le pire dans tout ça? Ces gars apprécient ce texte. Ils le voient comme un véritable témoignage positif. Pourtant, il n’y a pas de quoi être fier. Parce qu’en réalité, loin d’être une preuve de l’idiotie des filles, ce texte est au contraire une preuve de celle des bons gars. C’est une analyse qui explique parfaitement pourquoi ces gars-là ne reçoivent aucun respect.

Détail important: Que ce soit dans ce texte ou dans la vraie vie, l’utilisation du terme Bon Gars ne décrit pas les véritables bon gars, mais bien ceux qui se décrivent eux-mêmes comme étant des bons gars. Parce que, entre la perception de soi et la réalité, la marge est large. On ne parle donc pas ici de véritables bons gars, mais bien de soi-disant bons gars.

Dans le billet qui suit, le texte original est rouge-vin large italique, tandis que mes commentaires sont juste dessous en noir mince droit.  C’est parti:

Ceci est un hommage à tous les bons gars.
Ceci est en fait une traduction (boiteuse) du texte Ode to the Nice Guys,  originalement écrit par Fu-zu Jen en 2003 pour le journal de l’université Warton en Pennsylvanie. Mais bon… Détails! Passons :

Les bons gars qui finissent toujours derniers, qui ne deviennent jamais plus qu’un simple ami,
Autrement dit: Les gars qui ont approché des filles en leur faisant faussement accroire qu’ils voulaient seulement être amis avec elles, parce qu’ils étaient trop lâches pour être capable de s’affirmer auprès d’elles en tant qu’amoureux potentiel.

 …qui endurent des heures de chiâlage et de frustrations sur «les gars sont tous des crosseurs!», alors qu’en fait, leur présente personne en prouve même le contraire.
Vraiment? Pourtant, tu te fais passer faussement pour un ami alors que ton but caché depuis le début est de devenir son amoureux. Si ça ce n’est pas être crosseur, c’est quoi? Par conséquent, oui, ta présente personne prouve son point.

C’est une dédicace à ces gars qui présentent leur épaule et qui se restreignent uniquement aux tentatives de caresses
Ok, mettons les choses au clair: Ou bien on caresse, ou bien on ne caresse pas. Il n’y a pas de tentative. Les seuls moments où il y a tentative de quoi que ce soit, c’est lorsque la chose est impossible, interdite, illégale, ou bien contre la volonté d’autrui.  Il n’y a donc qu’une seule raison pourquoi un gars ferait une tentative de caresses envers une fille, et c’est parce qu’il sait que la fille ne veut pas de ses caresses. Alors s’il tente d’en faire malgré tout, il y a un mot pour ça : Harcèlement!

Ces gars qui laissent leur porte ouverte et qui fournissent un endroit rassurant pour se retirer
Juste cette phrase, ça en dit long sur deux aspects de la mentalité du soi-disant Bon Gars:

  1. Fermer la porte, c’est mettre des limites, donc établir des règles. Ouvrir la porte, c’est s’affirmer. Inviter à entrer, c’est avoir le contrôle. Mais laisser la porte ouverte, c’est être totalement passif, désintéressé, négligeant.
  2. Il est tellement mal dans sa peau qu’il ne considère pas faire partie du reste du monde. Il vit dans un endroit pour se retirer, donc en retrait.  Et c’est cette isolation qui fait de son univers un endroit rassurant pour lui. Au lieu de sortir de sa retraite et se joindre au monde, il espère que la fille se retirera du monde pour s’en aller en retrait avec lui.

ces gars qui restent assis patiemment attendre à l’extérieur, qui n’osent jamais
Tout ce que ça passe comme message, c’est: Je sais que je ne suis pas assez bien pour être en ta présence. Alors je vais m’éloigner de mon propre chef et attendre à l’écart
 dans l’espoir que tu viennes me chercher. Mais voilà: Pourquoi irait-elle chercher quelqu’un qui la fuit parce qu’il l’accuse de se croire trop bien pour lui?

et qui restent aussi assit, à attendre patiemment, à l’extérieur de la salle d’essayage de magasins sans jamais oser.
Donc, pour les gars qui se plaignent de leur statut d’esclave, et ce après s’être délibérément offert comme esclaves parce qu’ils n’ont pas l’impression de mériter mieux.

Ceci est en honneur des gars qui réitèrent toujours que leurs amies sont belles, merveilleuses, intelligentes, drôles, sexy, etc. au bon moment, parce qu’ils savent qu’elles en ont besoins.
Donc: Aux prédateurs mous, qui n’osent passer à l’attaque qu’aux moments où leurs cibles traversent une période de faiblesse morale et de détresse affective.

En honneur des gars qui sont ouvert d’esprit,
Aux désespérés qui sont prêt à tout accepter, juste pour ne pas être seuls.

avec une attitude relaxe,
Avec une attitude qui donne l’impression qu’il n’est pas intéressé, puisque au lieu d’aller vers la fille qu’il désire, il attend que ce soit elle qui aille vers lui. Ce n’est pas une attitude relaxe, ça. C’est une attitude lâche.  Quelle fille pourrait ressentir de l’intérêt pour un gars qui a cette attitude?

avec des propos honnêtes
Oui, c’est ça, des propos honnêtes… Comme de l’avoir approché en s’annonçant en tant qu’ami, alors que ses intentions véritables étaient d’être plus que ça.

En honneur des gars qui respectent les filles dans tout leur intégrité ; de leur vie privée jusqu’à leurs idéologies et leur façon de s’habiller.
Donc, pour les gars qui font exprès pour chercher les difficultés en s’en allant vers des filles avec qui ils n’ont rien en commun, histoire de mieux chialer ensuite du fait qu’elles disent, avec raison, qu’elles ne voient pas ce qu’elles feraient avec un gars comme lui.

 Ceci est pour ces gars qui escortent leurs déroutées amies saoules en revenant des partys
Voyez le pattern qui sort de ce texte depuis le début. Le Bon Gars ne cherche que:

  • Une fille qui a besoin d’un endroit où se retirer.
  • Une fille qui a besoin d’être complimentée et rassurée.
  • Une fille qui a besoin de quelqu’un pour s’en occuper parce qu’elle n’a plus toute sa tête.

La seule raison pourquoi le soi-disant Bon Gars ne recherche que des filles dans le besoin, c’est parce qu’il se sent trop minable pour pouvoir plaire à une fille qui est à 100% de ses capacités et en parfait contrôle de sa vie. Malheureusement, à toujours courir après les filles en détresse, ils ne se ramasse qu’avec ça: Des filles en détresse, qui cessent de vouloir de sa présence dès que le moment de détresse est passé. C’est ce que j’appelle La malédiction du bon gars gentil et sauveteur.

sans jamais en prendre avantage une fois arrivée à leur porte.
Sérieusement, les gars… À vos yeux, « Je ne t’ai pas violée alors que j’en avais l’opportunité », c’est un argument valable pour convaincre une fille de vous aimer? Vous n’hésitez pas à sous-entendre que pour les hommes, il est normal de vouloir prendre avantage sexuel d’une fille qui n’a plus toute sa tête?  Vous n’hésitez pas à dire que tous les hommes sont des violeurs, sauf vous?  Ou pire encore: Que tous les hommes sont des violeurs, incluant vous, mais que vous, au moins, avez pour elle le respect que n’aurait pas eu tout autre homme?

Quand le gars est incapable de se trouver une qualité afin de séduire, alors il essaye de séduire en prouvant qu’il n’a pas tel ou tel défaut. C’est dire fièrement: « Je ne suis pas meilleur que les autres. Je suis juste moins pire qu’eux. »  C’est essayer de rabaisser le reste du monde plus bas que soi parce que l’on est incapable de s’élever plus haut qu’eux. C’est une technique d’approche particulièrement minable, surtout qu’elle ne marche jamais.

Pour ces gars qui accompagnent les filles dans les bars pour servir de butoir tampon face à l’effrayante population mâle.
La fille invite le gars dans le but de se servir de lui comme excuse bidon afin de repousser les avances de dragueurs potentiels, et lui il accepte. On peut comprendre pourquoi la job de cockblocker lui plait: Puisqu’il n’a pas les couilles de draguer la fille qu’il aime, il peut au moins vivre la satisfaction d’empêcher de le faire ceux qui en ont.

Hélas, il arrive inévitablement un moment où l’un de ces dragueurs plaît à la fille. Dans ce temps-là, le Bon Gars se fait vite remercier de ses services et devient aussitôt persona non grata auprès d’elle. Autrement dit: Après avoir utilisé le Bon Gars pour se débarrasser des dragueurs, la fille se sert de son dragueur pour se débarrasser du Bon Gars.  Le voilà, ton paiement pour l’avoir protégé de ses indésirables: Tu en es devenu un toi-même. Bravo!

Pour ces gars qui savent lorsqu’une fille cherche uniquement à se faire complimenter et qui les complimentent quand même.
Pour les manipulateurs, donc. Parce que lui donner ce qu’elle veut en espérant avoir de quoi en retour, c’est de la manipulation. Ou du moins, une tentative de.

Pour ces gars qui respectent toujours les règles dans un jeu qui favorisent les tricheurs.
Donc pour ceux qui veulent faire pitié. Or, quand un gars pense que la seule façon pour lui de plaire, c’est par pitié, c’est que son estime de soi est à un niveau très bas.

Ah, et autre chose: Quand tu fais comprendre à une fille qu’elle favorise les tricheurs, tu l’accuses automatiquement d’être elle-même tricheuse, puisqu’en d’acceptant ça, elle non plus ne suit pas les règles. Et pour couronner le tout, en lui remettant dans sa face que toi, au moins, tu les respectes, les règles,  alors tu lui dis que tu vaux mieux qu’elle. Quelle fille voudrait d’un gars comme ça?

Enfin, te cacher derrière l’excuse de suivre les règles pour expliquer tes échecs, ça t’évite de devoir être obligé de regarder les vraies raisons de ton loserisme, soit ton comportement avec elle. C’est peut-être plus facile pour toi à vivre, mais ce n’est pas en niant les faits que tu vas améliorer ton sort.

 Pour ces gars qui sont traités comme un petit ami et qui, pour quelconques raisons, ne finissent jamais à être ce petit ami.
Dans le billet Autopsie du Loser, cette situation est décrite dans ces termes: « Il arrive parfois qu’une de ses amies particulièrement en manque ou désespérée consente à avoir une relation plus intime avec le Loser.  Elle y posera cependant une condition :  Leur relation devra rester secrète.  Elle invoquera toutes sortes de raisons que le Loser gobera ou non mais qu’il acceptera quand même puisque c’est ça ou bien rester célibataire. »   Et si il ne finit jamais par devenir véritablement son chum, ce n’est pas « pour quelconque raisons ». C’est parce qu’elle aurait honte que les autres sachent qu’elle sort avec lui. Si vous avez lu ce billet de blog jusqu’ici, vous comprenez sans problème le pourquoi de cette honte.

Pour tous ces bons gars qui sont délaissés
C’est normal qu’il soit délaissé: Qui voudrait d’un gars comme ça à long terme? C’est déjà un miracle qu’il ait trouvé quelqu’un pouvant l’endurer à court terme.

sous-estimés
Comment peux-tu espérer être estimé par les autres alors que tu es le premier à avoir une basse estime de toi-même?

et inappréciés
Voir commentaire précédent en remplaçant le mot estimé par apprécié.

Pour tous ces bons gars qui se font manipuler, tromper, injustement abandonnés,… ceci est pour vous.
Manipuler, c’est vrai! Tromper, c’est vrai! Abandonner, c’est vrai!  Mais injustement?  Ça, c’est faux!

Quand on veut recevoir quelque chose de la part des gens, il faut d’abord leur faire savoir ce que l’on attend d’eux, que ce soit par nos gestes, nos paroles ou notre attitude. Par exemple, si les salauds reçoivent amour, attention, admiration et sexe de la part des filles, ce n’est pas parce qu’ils l’ont mérité. C’est parce qu’ils n’hésitent pas à faire savoir aux filles que c’est ça qu’il veulent recevoir. Par conséquent, bien que certaines d’entre elles ont refusé, d’autres ont tout de même accepté.

Alors si ces filles ne te donnent que mépris, manipulation, tromperies, abus et abandon, tu ne fais que récolter ce que tes gestes, tes paroles et ton attitude leur a demandé.

 Ceci est pour la fois qu’elle a envoyée une tonne de messages urgents sur votre téléphone cellulaire. Et lorsque vous l’avez rappelé, elle a passé trois heures à minutieusement disséquer deux phrases que son chum lui a dit lors du souper. Et même si vous pensiez que son chum n’était qu’une merde, vous l’aviez rassuré en lui disant que tout allait s’arranger et qu’elle ne devrait pas s’en faire.
Ok, question importante qu’il faut absolument poser ici:

Comment est-ce que tu peux penser que ton attitude va séduire la fille? Tout le long de votre relation, tu restes à l’écart, tu ne lui démontres jamais d’intérêt à part la simple amitié, et tu l’encourages à sortir avec d’autres gars et/ou à continuer d’être en couple même si ça va mal avec son chum. Dans de telles conditions, comment est-ce que la fille pourrait imaginer que tu puisses t’intéresser à elle?

Et toi, pendant ce temps-là, tu t’attends à ce qu’elle tombe en amour avec toi alors que tu lui donnes zéro raisons pour que ça puisse arriver.  Tu penses que c’est elle qui devrait, de son propre chef, faire l’effort de s’intéresser à toi,  d’aller vers toi, de te découvrir… Il faudrait que ce soit elle qui prenne toutes les décisions en ce qui vous concerne. Tu exiges que ce soit elle qui t’appelle, qui te sorte, qui te drague, qui te baise et qui te demande d’être en couple avec elle, tout ça parce que tu es trop passif pour lui offrir le moindre signe d’intérêt, alors que c’est pourtant toi qui est en amour avec elle.

Non mais sérieusement, tu te prends pour qui? Aucune fille n’agirait comme ça, à part peut-être pour le gars le plus beau, le plus athlétique et le plus winner qui soit.  Et toi qui n’est rien de tout ça, tu espères un tel traitement de sa part? Tu dérailles!

Ceci est pour la fois qu’elle vous a dérangé quand vous étiez en feu à GTA San Andreas (Grand Thief Auto – un jeu vidéo) pour déblatérer à propos d’une rumeur qui la mettait en couple avec le gars qu’elle trouve le plus répugnant du monde. Et même si vous pensiez que c’était immature de croire à de telles sottises et qu’en plus, vous n’aviez rien contre le gars en question, vous avez mis votre partie sur pause pendant deux heures pour l’aider à concocter une contre rumeur à propager.
Ceci est donc pour ces gars qui n’ont tellement pas de personnalité qu’ils sont prêt à calquer celle de la fille. Ou pire encore: ceux qui sont tellement fakes qu’ils lui font accroire qu’ils pensent comme elle, même si en réalité sa mentalité est à l’opposé de la sienne.

Anyway, comme je dis plus bas dans ce texte, « Être trop pareils », c’est souvent la raison qu’évoque une fille pour expliquer pourquoi elle ne veut pas sortir avec un ami de gars.  Alors c’est non seulement une perte de temps d’essayer de lui faire croire que vous êtes pareils, c’est  contreproductif.

Ceci est aussi pour la fois que vous l’avez accompagné, et bien que nombre de voeux qu’il n’y avait rien de «sérieux» entre vous deux, elle vous traîna a un «party» où vous ne connaissiez personne, où la bière n’était pas buvable et qu’elle flirta sans pitié avec vous, justifiant chaque geste d’agace imprudente en annonçant à tout le monde : «Oh, mais on est juste des amis!». Et même si vous étiez invités symboliquement, purement en tant qu’être chaleureux pour son ego, vous y êtes allés quand même. Parce que vous êtes bon comme ça.
Autrement dit, ceci est pour les gars de qui l’amie-cible s’est rendue compte à quel point c’était un mou pas d’colonne, alors elle s’amuse à le niaiser à mort, et ce impunément. puisqu’il l’accepte et en redemande. C’est donc tout à fait normal qu’elle se comporte avec lui de manière aussi irrespectueuse, puisque personne ne peut respecter un gars comme ça. Lui-même ne se respecte pas, alors pourquoi les autres le feraient-ils à sa place?

  Les bons gars ont rarement le crédit qu’ils devraient, lorsqu’ils le méritent vraiment. Et encore plus dérangeant, les bons gars n’ont pas de sexe aussi souvent qu’ils le devraient.
Euh… Quoi?  Non!  Fuck que non!  Ce n’est pas le fait que les bons gars n’ont pas de sexe qui est encore plus dérangeant.  C’est plutôt la partie disant qu’ils n’en ont pas aussi souvent qu’ils le devraient.  Ce qui est encore plus dérangeant, c‘est cette mentalité disant que, dans certaines circonstances, les filles DOIVENT du sexe aux gars.  Une mentalité qui est à la base de la majorité des abus sexuels dont les femmes sont la cible de la part des hommes dans notre société. 

Et j’aimerais tant pouvoir expliquer cette tendance de façon logique, mais j’en suis incapable. De tout ce que j’ai pu observer sur le campus, ainsi que de ce que j’ai appris en parlant à des amis provenant d’ailleurs, la seule conclusion que j’ai pu former est que plusieurs filles agissent de manière illogique ; en salopes manipulatrices.
De quelle autre façon veux-tu qu’elles agissent? À date, ce texte démontre qu’il s’agit de gars qui font tout ce que la fille veut, des gars qui donnent à la fille tout le pouvoir sur lui et sur son temps, des gars qui se sacrifient sans cesse, et ce volontairement, pour répondre aux moindres caprices de la fille.  Bref, des gars qui disent aux filles « Faites de moi ce que vous voulez, vous seules avez de l’importance, moi je n’en ai aucune et je suis parfaitement à l’aise avec ça! »  Ce comportement de victime volontaire ne va attirer qu’un seul genre de filles: Les salopes manipulatrices dont vous vous plaignez.  Alors ne venez pas chialer si vous ne vous retrouvez qu’avec rien de plus que ce que vous appâtez.

 Plusieurs réclament qu’elles veulent seulement sortir avec un bon gars, mais lorsqu’elles sont en présence d’un tel spécimen, elles parlent irrationnellement, de choses confuses, tel que : «Oh, c’est un trop bon gars pour que je sorte avec lui.», ou bien : «Il serait un super bon gars pour moi, mais il n’est pas pour moi.»
C’est normal qu’elles sonnent confuses: Aucune fille ne va vouloir passer pour une bitch en disant la vérité, qui est dans le style de: « Je ne veux pas de lui comme chum parce que c’est un pauvre crétin mou pas d’couilles. Mais bon, il a son utilité comme esclave et paillasson, alors aussi bien en profiter, c’est ça qu’il demande de toute façon. »  Elles sont donc obligées d’inventer une raison. Et quand on doit improviser un mensonge, on sonne confus, mais surtout irrationnel.

Vous allez dire que c’est de l’hypocrisie de la part de ces filles?  Eh oui, exactement, tout comme c’est de l’hypocrisie de la part des soi-disant Bons Gars, toutes ces attitudes bidon qu’ils ont, face à elles, en se pliant à tout ce qu’elles sont, dans l’espoir caché d’obtenir quelque chose en retour.

 ou bien : «Il a tant de points en commun avec moi, je ne pourrais possiblement pas lui demander d’être avec moi.»
Normal! Parce que si en amitié c’est Qui se rassemblent s’assemblent, en amour c’est plutôt Les contraires s’attirent. Alors si tu l’as d’abord convaincue de te voir en tant qu’ami seulement, et que tu as ensuite consolidé la chose en lui montrant sans cesse à quel point vous êtes semblables, faut pas s’étonner si « ami seulement » est tout ce qu’elle voit en toi.

ou pire encore : «On s’entend tellement bien, je ne voudrais pas ruiner notre amitié!».
Là-dessus, elle ne ment pas.  Ne l’as-tu pas approché en te proposant comme ami, esclave, conseiller, remontant et flatteur d’ego? Eh bien bravo, c’est réussi, tu l’as convaincue de t’accepter comme tel. Tu as maintenant une place importante dans sa vie en tant qu’esclave, conseiller, remontant et flatteur d’ego. Pourquoi voudrait-elle ruiner ça?

Encore, elles continuent à se lamenter du manque de bon gars dans ce monde.
Et avec raison. Parce que ces filles-là ont le don de s’entourer d’extrêmes: Ou bien de gars forts, avec une personnalité et du caractère, mais qui sont abusifs. Ou bien de gars gentils, mais qui sont mous, indécis, pas d’colonne, passifs, lèche-culs, esclaves. Par contre, les vrais bon gars, ceux qui combinent de façon modérée les meilleurs côtés de ces deux extrêmes, ça, elles n’en trouvent pas.

Ce qui revient à constater un fait trop souvent ignoré: Le genre de filles que les soi-disant Bons Gars choisissent, ce sont des filles à problèmes.  Alors même lorsque le 0,00001% des rares « chanceux » finissent en couple avec l’une d’elle, leur bonheur est toujours de courte durée.

et elles s’attendent de leur ami gars «trop-bon-pour-moi» à sympathiser et à s’excuser du fait que les gars sont tous stupides.
Normal: Ne pas savoir doser son comportement et aller dans les extrêmes, genre en pensant que les seuls comportements à adopter avec les filles c’est esclave dévoué ou salaud indépendant, déjà ça, c’est une preuve de stupidité.

 Désolé les gars, ces phénomènes sont au dessus de mes capacités de compréhension. Je ne suis pas capable de comprendre pourquoi la connexion ne se fait pas entre ce qu’elles disent (Je désire un bon gars!) et ce qu’elles font (Maintenant, je vais coucher avec un salaud).
Si c’était dans tes capacités de compréhension, ça signifierait que tu aurais l’intelligence de voir à quel point ton attitude de soi-disant bon gars est en fait une attitude de loser volontaire, et tu cesserais automatiquement de l’être avec les filles. Mais puisque ce n’est pas le cas, pas étonnant que tu ne comprennes pas non plus que tu ne fais que récolter ce que tu as semé.

 Si il n’y a qu’une chose que je puisse faire, c’est dire que ce phénomène du «bon-gars-qui-finit-toujours-dernier» n’est pas éternel. Il y a définitivement plusieurs filles qui ont grandies sans cette culture de la pensée et qui réaliseront qu’elles devraient sortir avec les bons gars, sans les considérer comme acquis.
Si tu es prêt à attendre qu’elle ait entre 40 et 65 ans, donc de passer le 3/4 de ta vie à attendre après quelque chose, c’est ton choix. Tu ne feras que terminer ta vie de la façon dont tu l’as toujours vécue: En attendant et en passant en dernier.

Sauf que, soyons réalistes: Autant une fille finit par ne plus être capable d’endurer les salauds avec le temps, autant un salaud finit par s’assagir avec l’âge. Alors le passage du temps ne garantit pas du tout qu’un jour ce sera ton tour. Bien au contraire. Parce que les délinquants repentis ont toujours été plus populaires que les gars calmes et ennuyants qui n’ont jamais eu à évoluer parce qu’ils ont toujours été calmes et ennuyants.

 La partie compliquée, c’est de trouver ces filles. Et encore plus compliqué, trouver celles qui sont libres.
Oh, mais y’a pas de problème: Comment agit un soi-disant Bon Gars lorsqu’il trouve une fille qui l’intéresse et qu’elle est déjà en couple? Il l’approche en tant qu’ami en attendant qu’elle se rende compte qu’il vaut mieux que son conjoint actuel.  Et le cycle du bon gars incompris qui aime une fille qui l’ignore pour rester avec un salaud repart pour un autre tour. Donc, peu importe le temps qui passe, non, ça ne changera jamais rien à rien.

  Alors, jusqu’à ce que l’on trouve ces filles, je propose de faire un toast à tous les bons gars du monde. Vous savez qui vous êtes, et je sais à quel point vous êtes tannés d’entendre dire que vous êtes bons.
Se définir comme étant bon gars, mais être tanné de se faire dire qu’on est des bons gars. Se conduire en tant qu’ami seulement avec une fille, mais se plaindre que la fille ne nous voit seulement qu’en tant qu’ami. Manquer totalement de self-respect pour ensuite déplorer de ne pas être respecté. Se soumettre en esclave pour se plaindre d’être utilisé en esclave. C’est à ça que l’on reconnait les losers volontaires: Ils cherchent toujours les situations qui vont leur apporter l’échec et les raisons de se plaindre.

Cependant, la vraie réponse à cette question est : le monde a besoins de notre patience dans les salles d’essayage des magasins, il a besoins de votre porte toujours ouverte, de votre service d’escorte aux parties, de votre propension à être le «tetteux» pour un beau sourire. Pour toutes les choses folles, absurdes, démentes,… que vous tolérez. Pour toutes les situations où vous étiez l’héro sans nom, sans face,… Envers vous tout mon honneur, ma reconnaissance et ma gratitude. Vous jouez vraiment un rôle important dans notre société. Vos humbles et méritées revendications arriveront bientôt. D’ailleurs, j’oublie quelque chose : ces gars mérites tout le crédit.
La question, et surtout le problème, ne réside pas dans le fait que certaines filles ont besoin de ce genre de gars-là. C’est plutôt dans le fait que vous autres, les soi-disant Bons Gars, vous êtes à ce point-là volontaires pour aller occuper cette situation tout en sachant qu’elle est abusive et ingrate. Contrairement à vous, les gars normaux  regardent cette situation, se disent « Je vaux mieux que ça! »,  et ils ne s’y soumettent pas. Et contrairement à vous, ce sont eux, les gars normaux, qui se retrouvent avec les filles.  Il ne vous est jamais venu en tête qu’il pouvait y avoir un lien?

Ceci est pour tous les bon gars qui ont de la difficulté à trouver des petites amies, et qui finissent toujours blessés. Pour les bons gars qui, lorsqu’ils sont en amour, donnent tout ce qu’ils ont à leur petite amie et qui ne reçoivent rien en retour. Pour les bons gars qui n’ont jamais trouvés «la bonne».
Ce billet de blog est clair dans le fait que même s’il trouvait « la bonne » , ce n’est certainement pas avec une attitude comme celle-là qu’il pourrait la séduire. Alors forcément, oui, il aura toujours de la difficulté, sera toujours blessé, donnera tout et ne recevra rien en retour.

Je lève mon verre à tous les bons gars
… et je leur en balance le contenu sur la gueule, en espérant que cette douche froide puisse les réveiller une bonne fois pour toute.


En passant, pour ceux qui se demandent de quoi a l’air la personne qui a écrit Ode to the Nice Guys:

_____
Y’a liens là:

Je change les dialogues d’une page de l’album Astérix et Cléopâtre pour montrer ce qu’était probablement Le Premier soi-disant Bon Gars.
Pour changer d’attitude, il faut d’abord savoir où se situent nos erreurs. D’où mon Autopsie du Loser.
L’expérience personnelle m’a montré que pour séduire une fille qui nous a friendzoné, Il ne suffit pas que d’être gentil.
Ne croyez surtout pas aux Douze illusions fallacieuses qu’essayent de vous vendre les guides de séduction.
Ah, et si vous n’êtes pas un soi-disant bon gars mais que vous en connaissez, il se peut que vous compreniez de travers leurs revendications.  D’où La réputation injustifiée des soi-disant bons gars.

Du reste, voici tous les billets classés dans la catégorie Les Bons Gars.  Ils sont hélas automatiquement classés du plus récent au plus ancien.

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On ne peut pas aider une victime volontaire

Il y a environs un an, une amie nommée Sophie a cessé tout contact avec moi, et ce à la demande de son nouveau conjoint.

Toute sa vie, cette fille a été attirée par les hommes violents, manipulateurs, contrôlants et exploiteurs. En voici une liste abrégée:

  • Un de ses premiers ami de coeur la forçait à avoir des relations sexuelles.
  • Le suivant, sachant qu’elle avait le vertige en général et peur des hauteurs en particulier, lui a fait traverser un long pont à pied, seule. Il ne l’a pas forcée en personne. Il lui a juste dit par téléphone de le faire.
  • Il y a quelques années, via internet, elle s’est fait un amoureux au Pakistan qu’elle n’a jamais rencontré.  Quand il lui a demandé de lui révéler les mots de passe de tout ce qu’elle avait en ligne, elle l’a fait. Quand il lui a dit d’éliminer tous ses contacts masculins de ses comptes en ligne, elle l’a fait.

Puis, je suis arrivé dans sa vie. Elle avait une solide fixation sur moi. Elle voulait un bon gars, et apparemment j’en étais un. Changer de blonde n’étant pas dans mes plans de vie de couple de sitôt, elle perdait son temps. Cependant, je voyais bien qu’elle répétait avec moi les mêmes patterns négatifs qui avaient toujours empoisonnés son existence: Aller vers des relations pénibles et/ou impossibles. Non seulement nous étions tous les deux en couple (elle était mariée), elle habite les Maritimes alors que je suis à Montréal.

N’empêche que je ne pouvais pas rester là à rien faire alors que je voyais une amie ruiner sa vie sans arrêt. Pendant un an et demi, je l’ai aidé. Je lui ai montré le chemin à suivre pour trouver les sources de ses problèmes afin de pouvoir mieux les comprendre et en guérir, prendre confiance en elle-même, avoir le courage de s’exprimer, exiger le respect de la part des autres, en commençant par avoir le respect de soi-même, suivre une thérapie qui était payée par les assurances de son boulot, etc. Ça a pris du temps mais elle a fini par se métamorphoser. Au début de l’an 2010, c’était une femme  fonceuse, qui s’exprimait, qui s’affirmait, qui savait se tenir sur ses pieds en ne se laissant plus marcher sur ceux-ci.

Puis elle s’est fait un nouveau conjoint, un violent manipulateur contrôlant et exploiteur dont le passe-temps favori est de briser des couples en révélant à l’un que l’autre l’a trompé, et ce qu’il ait des preuves de ce qu’il avance ou non. Il agit ainsi sous prétexte/excuse qu’une de ses ex l’a un jour trompé, ce qui fait qu’il dit être maintenant incapable de supporter l’adultère. Notez qu’à ce moment-là, Sophie était non seulement mariée, elle habitait encore avec son mari, chose que son nouveau mec savait parfaitement.

Ça démontre que quand tu es le genre de gars qui aime rabaisser tes copines, tu t’arranges pour en choisir une qui a un comportement qui va te donner une raison valable de le faire. Quand vous savez tous les deux que ses agissements passés te permettent d’avoir un doute raisonnable sur sa fidélité, tu peux la contrôler en te montrant soupçonneux.  Pour te prouver sa bonne foi et calmer tes doutes, elle va vite s’empresser de faire tout ce que tu lui dis, que ce soit un ordre direct ou bien juste une suggestion à demi-mot.

Bref, trois semaines plus tard, c’est exactement ce qui est arrivé: Il lui a dit de couper tout contact avec moi, et elle l’a fait!

Comment est-ce qu’une personne peut, en trois petites semaines, régresser ainsi en foutant en l’air un an et demi de travail sur soi et de progrès? Vous pouvez imaginer à quel point mon incompréhension a pu être totale. Totale et longue, car depuis ce jour, pas une semaine n’a passé sans que j’y pense, ni que j’arrive à trouver la moindre logique derrière ce revirement aussi soudain que négatif.

Eh bien c’est hier que j’ai fini par comprendre. La réponse est simple : Elle n’a jamais fait le moindre progrès parce qu’en réalité elle n’a jamais cessé d’être ce qu’elle était vraiment : Une soumise. Voyez plutôt :

Quand son premier mec lui dit de s’écarter les cuisses, elle le fait.
Quand le suivant lui dit de prendre le pont, elle le fait.
Quand son pakistanais lui dit de lui donner ses mots de passe et d’éliminer les hommes de ses amis sur le net, elle le fait.
Quand je lui dis d’améliorer ses conditions de vie sociale, elle le fait.
Et quand son nouveau conjoint lui dit qui avoir ou non comme ami, elle le fait.

La vérité, c’est qu’elle ne s’est jamais améliorée. Elle a juste agi avec moi comme elle l’a toujours fait avec les hommes à qui elle cherche à plaire : Se soumettre à eux en faisant tout ce qu’ils lui disent de faire.

J’ai sincèrement cru que je l’avais aidé à changer sa vie pour le mieux. Ce n’était hélas qu’une illusion née du fait que mes exigences envers elle étaient d’améliorer sa vie, alors que les exigences des autres étaient dans le but de l’exploiter. Mais en réalité, que tu sois soumise à une bonne ou à une mauvaise personne, ça ne change rien au fait qu’à la base, tu restes une soumise. Le simple fait qu’elle se laissait contrôler par téléphone (pour le pont) ou via internet (par son pakistanais) prouve qu’elle n’a pas besoin d’être intimidée physiquement pour être une victime. Elle en est une parce qu’elle choisit volontairement de l’être. Parce que telle est sa nature profonde.

Et quand la nature profonde d’une personne la pousse à aller se mettre en position de victime soumise, elle ne peut pas se sentir bien à 100% auprès de quelqu’un qui n’est pas violent, manipulateur, contrôlant et exploiteur. Prétendre vouloir un bon gars et le vouloir vraiment, c’est deux.

Voilà pourquoi on ne peut pas aider une victime volontaire. C’est démoralisant mais c’est ça!


EDIT: 26 janvier 2012. Aujourd’hui, je reçois ceci:


Elle s’excuse? Comme ça? Tout d’un coup? Deux ans plus tard? Qu’est-ce qui se passe, ils ne sont plus ensemble? Vérifions-donc un peu, le temps de la retirer temporairement de ma liste noire de FB:

Comme de fait!  Depuis 36 heures…

Son sans arrière pensées aurait sonné beaucoup moins faux si ses excuses avaient été envoyées alors qu’elle était encore avec lui.

Dans la vie, il y a des gens qui considèrent que tu n’existes que lorsqu’ils sont malheureux, déprimés, et surtout SEULS! Quand ils sont bien entourés et heureux par contre, (ou du moins lorsqu’ils se croient bien entourés, comme ce fut son cas) tout ce que tu as de leur part, c’est un gros fuck you!

Ben voilà! Fuck you too! J’ai déjà donné, et bien plus que ma part.

La manipulation amoureuse

Aujourd’hui, je vais répondre à une question que se posent tous les bons gars depuis les 60 dernières années: Comment est-ce qu’un salaud qui se fout des filles arrive à en attirer autant? Non, ce n’est pas nécessairement parce que les filles sont folles et/ou que le gars est manipulateur.

Les psychologues s’entendent pour dire que beaucoup de manipulateurs adoptent une attitude manipulatrice sans s’en rendre compte eux-mêmes. On ne peut donc pas parler ici de manipulation per se. Et je le sais bien parce que c’est quelque chose que j’ai moi-même fait plusieurs fois dans ma vie sans même savoir que je le faisais. Parce que, à la base, mon but n’était pas de les manipuler et encore moins de les rendre amoureuses de moi.

Avant mes 27 ans, j’ai toujours été le genre de gars qui perdait ses moyens face aux filles qui m’attiraient. Je rentrais donc dans sa zone amis seulement pour ne plus jamais en ressortir, ou bien elle finissait par s’éloigner en me donnant des signes comme quoi elle ne voulait plus rien savoir de moi, même pas en ami.

D’un autre côté, il y avait ces filles qui ne m’intéressaient pas au-delà de la simple amitié. Les deux premières semaines, j’étais amical, gentil, poli, amusant… Puis, à la longue, je réalisais que je ne voulais rien savoir de ces filles-là. Parfois, c’était parce qu’on était trop différents. Parfois c’était parce qu’elle me tombait sur les nerfs. Hey, parfois c’était même parce que la fille me plaisait mais que j’avais l’impression que je n’avais aucune chance de finir avec, et que je voulais juste m’éviter de languir. Mais bon, peu importe la raison pourquoi je ne voulais plus les avoir dans ma vie, le fait est que je ne voulais plus les avoir dans ma vie.  Alors je cessais tout simplement d’agir comme je l’avais fait avec elles jusque-là.

Mais attention : Je ne devenais pas soudainement salaud. Je ne les maltraitais nullement, ni leur manquais-je de respect. Je faisais juste m’éloigner, prendre mes distances, en arrêtant de m’adresser à elles. Et si nous étions dans la même pièce, à l’école par exemple, alors je faisais juste éviter de regarder dans leur direction. Je ne leur servais pas le traitement de silence, je cessais juste de leur parler en premier. Si elles venaient me parler, je restais aussi respectueux, gentil et souriant qu’avant. Sauf qu’il y avait quelques différences subtiles dans mon comportement: Pas de compliments, pas de plaisanteries, pas de questions de ma part, ne me contentant que de répondre aux siennes.  Et après de une à quatre minutes, je coupais court en prétextant devoir aller ailleurs ou bien avoir quelque chose à faire.

Puisque beaucoup de filles utilisent cette méthode pour passer le message en douce aux gars de qui elles se désintéressent, je croyais sincèrement qu’elles étaient les mieux placées pour voir les signes, les reconnaître et les comprendre. Pour environs un tiers d’entre elles, ça marchait. Pour le reste, par contre, cette méthode ne faisait que les rendre full accro à moi.

En général, c’est après trois semaines à côtoyer un gars que la fille se rend compte si elle veut de lui en tant que chum ou en tant qu’ami. Moi, pendant les deux premières semaines, je les habituais à ma gentillesse, mon respect, mon humour, mon intérêt. Puis, je les coupais brusquement de tout ça avant même qu’elles sachent elles-même quelle genre de relation elles voulaient avoir avec moi.  En les privant de ce à quoi elles étaient habituées, je créais en elles une sensation de manque. Ça les mettait dans une zone d’incompréhension et de panique au niveau du subconscient. Elles réagissaient donc instinctivement en cherchant à recapturer ce que l’on avait jusque-là.

Si je leur avait dit carrément que je ne voulais plus me tenir avec elles en leur expliquant pourquoi, elles auraient compris et m’auraient laissé tranquille. Probablement en étant ben fru, mais elles auraient compris. Sauf que là, en étant simplement un ami qui semble inexplicablement s’éloigner, tout ce que je leur montrais, c’était que la seule façon qu’elles avaient de retrouver une parcelle du positif que nous avions, c’était seulement en prenant elles-même l’initiative de venir me parler. Mais là encore, c’était insuffisant. D’abord parce que ce n’était qu’une parcelle, et ensuite parce qu’elles n’arrivaient jamais à garder mon attention plus de quelques minutes.

Cette parcelle qu’elles obtenaient leur donnait espoir qu’elles étaient sur le bon chemin, de prendre l’initiative envers moi. Alors elles poussaient la chose de plus en plus loin, devenant de plus en plus obsédées avec moi, démontrant de plus en plus d’intérêt, faisant de plus en plus de choses pour attirer mon attention, stimuler mon intérêt, faire naître du désir, allant même jusqu’à me déclarer leur amour.

J’étais honnête : je leur avouais immédiatement n’avoir aucun sentiment amoureux pour elles. Je rajoutais même que, ne ressentant pas d’amour, le plus que je pouvais offrir, c’était amitié + sexe.

En sachant à quel point les filles qui mettent leur priorité dans l’amour disent refuser toutes relations uniquement charnelle, je croyais naïvement que ça allait les faire fuir. À ma grande surprise, elles ont au contraire toutes accepté d’avoir avec moi une relation amitié + sexe sans attaches. En tant que jeune homme normalement constitué au niveau sexuel et hormonal, je ne pouvais qu’accepter. De toute façon, en un sens, j’étais coincé. En me prenant au mot, elle me forçait à m’y tenir ou bien à m’exposer moi-même comme étant un menteur. Entre passer pour un menteur, ou avoir du sexe quand j’en veux, la question du choix se pose t’elle?  Donc, dans ce cas-ci, la  personne manipulatrice, c’était elle.

Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’une personne amoureuse d’une autre va s’accrocher à tout ce qui pourrait lui donner une chance d’atteindre son but. Et quand la chose en question lui permet d’être aussi intime avec celui qu’elle aime, elle ne laissera pas une telle occasion lui échapper.

Laissez-moi vous dire que quand une fille utilise le sexe pour essayer de séduire un gars, elle devient rapidement, et ce de sa propre initiative, la plus géniale des partenaires sexuelles. Elles m’offraient tout, faisaient tout, aimaient tout, incluant des choses qu’elles avaient toujours refusé de faire avec leurs ex.

Les cyniques vont dire que cette méthode de séduction fonctionne surtout auprès des grosses et des laides. Eh bien devinez quoi? Presque toutes celles dont je vous parle étaient de minces et belles cégepiennes. C’est que ces filles ne sont pas aussi populaires qu’on peut le croire. C’est sûr que beaucoup de gars les désirent amoureusement ou sexuellement. Sauf que la majorité de ceux-ci font comme moi je le faisais face à une fille qui m’attirait : Perdre leurs moyens et ne jamais oser rien faire. Si la fille n’est pas du genre fonceuse, elle ne fera pas les premiers pas non plus. Elle se demandera bien pourquoi les gars les plus gentils ne semblent pas vouloir être plus qu’amis avec elle, et contentera de ceux qui osent lui montrer vouloir d’elle : Les fonceurs. Et puisque pour être un salaud il faut à la base être un fonceur, les bons gars (qui préfèrent ne pas foncer par respect pour elles) se demandent pourquoi ces filles-là choisissent des salauds.

Et c’est aussi pourquoi, quand un bon gars décide de devenir lui aussi un salaud avec les filles parce qu’il croit stupidement qu’elles aiment être maltraitées, il pogne encore moins auprès d’elles. Il vit alors l’incompréhension la plus totale, frustre du fait qu’à ses yeux ça marche avec tous les gars sauf avec lui, et il finit par nourrir une haine envers la gent féminine qui le rendra irrécuperablement misogyne.

Évidemment, aucune fille ne veut d’un salaud. C’est pourquoi elles s’intéressent aussi aux bons gars qui se montrent amicaux, gentils, polis, amusants. Mais quand ils cessent soudain de l’être, ça force ces filles à devenir fonceuses afin de ne pas perdre ce qu’ils ont. Et comme ça se passe avant la fin des trois semaines qui décident du reste de la relation, elles croient à tort ou à raison que leur propre réaction envers l’éloignement de ce gars signifie qu’elle en sont amoureuses.

Pour beaucoup de gens, lors de mes dernières années de célibat, je n’étais rien d’autre qu’un salaud qui attire plein de filles dont il se fout. En réalité, je n’ai jamais cessé d’être un bon gars. D’accord, je n’étais pas amoureux, mais je leur donnait néanmoins affection et respect. C’est juste que je les faisais travailler pour.

Et si elles se montraient aussi volontaire de le faire, c’est probablement parce que, comme avec toute chose pour laquelle on met de l’effort pour l’obtenir, mon affection avait beaucoup plus de valeur à leurs yeux que celle de tous ces gars qui donnaient la leurs sans qu’elles aient à lever le petit doigt.

Être mis au congélateur

Laissez-moi vous parler un peu de Rock. Non pas le genre de musique, mais plutôt un gars qui porte ce prénom.

Rock pouvait être chiant des fois. Ah, c’est sûr, c’était un bien bon gars, gentil, jovial et tout. Je m’entendais très bien avec et jamais il n’y a eu le moindre accrochage entre nous. Mais voilà : Quand on sortait dans un bar en groupe et qu’il y avait une table de billard dans la place, on y jouait. Et quand on y jouait, Rock nous massacrait tous.

C’est que Rock était un champion du billard. Aussi champion qu’on puisse l’être sans être un joueur professionnel. Le truc qui était chiant n’était pas le fait qu’il gagnait tout le temps. Son talent, il l’avait mérité à force de pratique. Il n’y avait donc aucun sens d’injustice ni de jalousie d’impliqué. Non, le problème, c’était une technique qu’il utilisait. Chaque fois qu’il avait une boule à lui arrêtée devant un trou, il la laissait là et portait son attention sur ses autres boules. Lors d’une partie que je disputais contre lui, trois des six trous étaient ainsi bloquées par ses boules.

MOI : Ben là, fuck, come on, t’en a trois faciles. Qu’est-ce t’attends pour les rentrer?
LUI : Stratégie, mon chum! Ces trois boules-là, c’est des choses sures. Je l’sais que je peux les rentrer quand je veux. Alors, en attendant, je les met au congélateur pis je m’essaye avec les autres. Quand j’aurai pu l’choix parce que j’en aurai pu d’autres à jouer, alors m’as les sortir du congélateur pis les jouer.

Puis, avec un petit sourire, il conclut avec le côté chiant de sa stratégie :

LUI : Sans compter que ça t’empêche à toi de jouer ces trous-là. Ça te cause un handicap supplémentaire.

Ça m’a pris quelques années avant de faire le lien entre cette stratégie et une situation que vivent beaucoup de gens, peu importe leur sexe ou leur orientation sexuelle : Être mis au congélateur. Ça ne m’est personnellement jamais arrivé, mais j’ai vu ça assez souvent chez d’autres personnes pour savoir que la situation existe. Pour vous expliquer, je vais prendre comme exemple une relation entre un gars et une fille. Et puis tiens, histoire de faire changement un peu, c’est au gars que je vais donner le mauvais rôle cette fois-ci.

Il existe trois situations dans laquelle on peut se faire mettre au congélateur:

SITUATION 1 : La fille est amoureuse du gars. Elle est plus ou moins timide. Pas trop, ce qui lui permet de lui faire savoir clairement qu’elle le veut. Mais juste assez pour ne pas lui mettre de pression avec ça. Parce que la dernière chose qu’elle veut, c’est de faire en sorte de lui tomber sur les nerfs, ce qui réduirait ses chance d’être un jour avec lui.

Le gars, de son côté, est flatté de savoir qu’il plaît à la fille. La fille lui plaît aussi, mais quand même moins que plusieurs autres. Alors en sachant d’avance que cette fille est une chose sure, il la met au congélateur.

Pendant des mois, sinon des années, la fille voit le gars passer d’une relation à l’autre. À chaque fois qu’il est célibataire, elle voit sa chance arriver. Elle se prépare mentalement, repasse mille fois les détails de sa stratégie de peur de rater son coup, et quand elle se décide enfin à foncer: Trop tard, il a déjà commencé une nouvelle relation. La fille attend donc patiemment la prochaine période de célibat du gars pour s’essayer de nouveau.

De son côté, le gars se permet de s’essayer sur le genre de filles qui l’intéressent vraiment. Il ne craint pas l’échec, puisque la fille qu’il garde au congélateur lui garantit qu’elle sera toujours là en cas de besoin. Il ne se retrouvera donc jamais seul à 100%, même en cas d’échec. C’est le principe de la chasse : Le chasseur ne se garde de la viande au congélateur que pour le jour où il n’arrivera plus à en ramener à la maison. Il ne la consommera alors que parce qu’il n’a plus le choix. Parce que c’est mieux que rien.

Cette première situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :

  • Il finit par sortir la fille du congélateur et accepte enfin d’être en couple avec elle lorsqu’il a fini par épuiser toutes ses ressources et que plus personne d’autre ne veut de lui.
  • Il laissera la fille dans le congélateur pour toujours, puisqu’il a réussi à trouver l’amour véritable et la relation à long terme avec une fille qui lui plaît vraiment.
  • Ou pire encore : Il sort la fille du congélateur après avoir passé toutes les autres, sort avec elle, constate que finalement il aurait encore une chance ailleurs, casse avec, et la remet au congélateur.

SITUATION 2 : Même chose que la précédente, sauf qu’ici la fille ne l’intéresse vraiment pas. Au lieu de lui dire franchement et clairement, il la laisse se faire des espoirs. Lorsqu’il est célibataire, il lui donne des excuses comme quoi il n’est pas prêt pour l’instant à se lancer dans une nouvelle relation. Sauf que, quel hasard incroyable, à chaque fois qu’il devient soudainement prêt, c’est toujours une autre qui se trouve au bon endroit au bon moment pour en profiter.

Le gars peut avoir plusieurs raisons pour agir ainsi envers la fille, et aucune n’est vraiment gratifiante. Ça peut être parce que son Ego a besoin de se sentir désiré, même quand c’est par quelqu’un qui ne lui plaît pas. Ça peut être parce qu’il considère que cette fille-là pourrait encore être acceptable en dernier recours. Mais voilà : Il n’est pas encore à son dernier recours. Ça peut être parce qu’il sait que la fille le veut tellement qu’elle va sauter sur chaque opportunité qu’elle aura d’essayer de l’avoir, ne serait-ce qu’en lui montrant quelle bonne baise elle peut être. La fille peut donc l’attendre ainsi pendant des mois, des années, voire des décennies.

Cette seconde situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons:

  • Il ne sortira jamais la fille du congélateur.
  • Il ne la sortira qu’à certaines conditions, l’une d’elle étant que leur relation doit rester secrète. Et ce ne sera jamais une relation sérieuse. Tout au plus sexuelle.

SITUATION 3 : Ici, la relation a commencé sans d’abord passer par l’étape de la congélation. Sauf que, après avoir commencé à sortir avec elle, le gars constate qu’il pourrait avoir des chances avec une autre qui correspond mieux avec ses désirs. Il casse donc avec la fille en prétendant l’excuse bullshit classique comme quoi il a besoin de réfléchir à leur relation, ainsi que une séparation momentanée ne peut que leur faire du bien. Il la met donc au congélateur, histoire de pouvoir profiter de sa liberté sans qu’elle puisse faire pareil de son bord.

Cette troisième situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :

  • Il ne sortira jamais la fille du congélateur parce qu’il aura trouvé mieux ailleurs en permanence.
  • Il va la ressortir car ça n’a pas marché avec l’autre. Ça fait qu’en un sens, il n’a pas menti : S’il dit avoir besoin de réfléchir, c’est afin de savoir s’il doit se résigner à se contenter de la fille ou bien s’il est capable d’avoir celle qu’il désire vraiment. Et là où la séparation momentanée ne peut que leur faire du bien, c’est que s’il voit par expérience qu’aucune autre ne veut de lui, alors il va se résigner à la fille et ne perdra plus de temps à espérer trouver mieux ailleurs.

Ce que les gens mis au congélateur oublient trop souvent, c’est qu’ils ne sont pas obligés de laisser l’autre mettre leurs vies en suspens. Ils ont tous la capacité d’en sortir afin d’aller chercher ailleurs la chaleur que jamais ne leur donnera celui ou celle qui les y a enfermés.

Hélas, les gens qui acceptent de se laisser mettre au congélateur en toute connaissance de cause se justifient souvent en disant qu’ils n’ont pas à avoir honte de la situation. En fait, ils en sont même fiers. Parce qu’en agissant ainsi, ils ne font que prouver que leur amour pour l’autre est véritable et à l’épreuve de tout. Ils vivent dans l’espoir que l’autre finisse par s’en rendre compte. Ils récolteront alors enfin l’amour et le respect auquel ils ont droit.

Le problème, c’est que tu passes ta vie à vouer un amour véritable à une personne qui se fout de toi, ou bien qui te fais passer en dernier parce qu’elle considère que tu es tout juste mieux que rien. Et ça, tu le sais très bien.

Comment peux-tu espérer quand tu es aussi désespéré?
Comment peux-tu être aimé quand tu n’as aucun amour-propre?
Comment peux-tu être respecté si tu a zéro respect pour toi-même?
Comment peux-tu être fier de n’avoir aucune fierté?

Sans compter qu’être au congélateur, ça t’empêche d’avoir des relations avec les autres. Ce qui, comme disait Rock, te cause un handicap supplémentaire.

La Fille en Détresse Éternelle

Avez-vous remarqué que les bons gars, ou du moins ceux qui prétendent l’être, se retrouvent toujours avec des filles à problèmes qui sont sans cesse dans des situations de détresse? Je suppose que les sexes peuvent être inversés dans certains cas. Mais puisque je suis un gars hétéro qui parle d’après expérience personnelle, et pour faciliter la lecture, je vais m’en tenir au style gars qui parle de femmes.

Il y a deux raisons qui font qu’un gars se retrouve avec ce genre de filles. La première, c’est quand il va volontairement vers elles. J’en ai déjà parlé dans un autre billet intitulé La malédiction du bon gars gentil et sauveteur.  La seconde, c’est l’inverse: C’est quand le gars attire involontairement ce genre de filles. Il est gentil, courtois, amical, toujours prêt à aider. Bref, le genre de gars toujours prêt à voler au secours d’une demoiselle en détresse. Alors quand la fille veut attirer son attention, quoi de mieux que de jouer sur son sens de la solidarité et de son humanisme!?

Utiliser la détresse afin d’attirer mon attention, on m’a fait le coup trop souvent. Selon le cas, ça pouvait impliquer l’un des quatre genres de détresse qui existent. Ils sont:

La détresse inévitable: La fille est toujours dans la merde à cause qu’elle est coincée dans une situation dont il est impossible pour elle de se tirer. Je ne peux donc rien faire pour elle. Elle passe alors notre relation à se plaindre à moi de quelque chose pour laquelle je ne peux rien. C’est plate, ça pompe l’énergie morale, et c’est une perte de temps.

La détresse optionnelle: Même chose que la précédente, sauf que la différence est qu’elle pourrait s’en sortir si elle allait chercher de l’aide là où elle est supposée, car il existe des moyens mis en place pour venir en aide aux femmes prises dans le même genre de situation qu’elle. Elle choisis plutôt l’option de ne rien faire et de se contenter de se plaindre. Non seulement c’est plate, ça pompe l’énergie morale et c’est une perte de temps comme dans le cas précédent, c’est enrageant.

La détresse provoquée: Ici, La fille fait exprès de se mettre dans des situations pénibles, juste parce qu’elle veut que je lui donne de l’attention en venant à son secours. Si je le fais, elle comprends que ça marche, alors elle s’arrange pour rester dans la merde le plus longtemps possible, afin de prolonger l’attention que je lui porte. J’en ai amèrement eu la preuve des dizaines de fois: Quand j’en ai assez et que je pars, la situation à problème qui était pourtant sans issue se règle automatiquement d’elle-même.

La détresse simulée: Contrairement à l’exemple précédent, elle n’est jamais en détresse ni en danger de quelconque façon que ce soit. Elle fait juste semblant. Elle invente. Elle ment. Vous ne le croirez probablement pas, mais tout le long de ma vie, il y a eu très exactement huit filles qui m’ont fait accroire qu’elles avaient été agressées sexuellement. C’est seulement après que j’ai agi comme tout bon citoyen normal, soit en insistant pour qu’il y ait démarches de thérapie, dénonciations et procédures légales, que ça s’était avéré avoir été inventé de A à Z.

Vous vous rendez compte? HUIT FILLES QUI ONT FAIT SEMBLANT D’AVOIR VÉCU UN VIOL! Il me semble que quand ton but est quelque chose d’aussi banal que de vouloir l’attention d’un gars, tu ne va pas inventer une accusation ayant des implications sociales et légales aussi grave. Et pourtant…

Donc, en résumé:

  • Problème qui ne peut pas se régler
  • Problème qu’elle refuse de régler
  • Problème qu’elle se créé volontairement
  • Et problème qui n’existe pas.

Dans les quatre cas, je devais subir inutilement une détresse pour laquelle je perdais mon temps à angoisser et à me casser la tête, tout en me soumettant à un sentiment d’impuissance qui me mettait moralement à terre.

Et puis, un jour, j’en suis arrivé à prendre la décision suivante: Quand j’aide une personne, c’est pour la sortir de la merde, et non pour me faire entrainer dans la sienne. Parce que, jusqu’à maintenant, j’ai vécu ce genre de situation de mes 18 à mes 40 ans. Quand ça fait 22 ans qu’un gars se dit qu’il ne doit pas prendre le risque de négliger ce qui pourrait s’avérer être un vrai problème, au cas où il pourrait vraiment aider la fille à s’en sortir, et à toujours réaliser en fin de compte qu’il a  perdu son temps à chaque estie de fois, il finit par se dire FUCK IT! J’ai assez de problèmes dans ma propre vie sans avoir en plus à me mettre ceux des autres sur le dos. Surtout si ces problèmes sont toujours impossible à régler.

Et c’est là que j’ai créé une façon de faire que je décris dans ce billet de blog intitulé « Ma Philosophie » et que je vous reproduit ici:

Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.

Et c’est pour ça que, dès que je constate plusieurs signes comme quoi la fille  est du genre à être en situation de détresse éternelle, je coupe tout contact. Les filles de ce genre-là, on ne peut être que deux choses avec elles:  Ou bien abusés, ou bien abuseurs.  Après mon ex, je me suis juré que je ne serai plus jamais le premier. Et a force d’exaspération envers ce genre d’agissements, elles me donnent envie de devenir le 2e. Et ça non plus, je me suis juré que je ne le serai jamais.

(Voir une précision importante dans la section des commentaires)

Autopsie du Loser

IMPORTANT: Beaucoup de gens font l’erreur d’écrire Looser au lieu de Loser. Lose avec un seul O signifie perdre. Tandis que Loose avec deux O signifie relâché, qui a du jeu, ou en bon québécois lousse, ou de l’anglais slack. Bref, écrire looser au lieu de loser, c’est loser!

Ceci étant précisé, passons à l’article.

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Êtes-vous votre propre pire ennemi?
Être malchanceux, c’est le fruit du hasard.  Être loser, c’est aider le hasard à nous rendre malchanceux. La preuve:

En amitié :
Le loser n’a pas d’amis, ou alors très peu.  À chaque fois qu’il commence à lier d’amitié avec des gens brillants et intéressants, c’est toujours la même chose.  Au début, tout va bien.  Puis, à mesure que le temps passe et que ces gens apprennent à le connaître, ils se désintéressent de lui et le laissent de côté.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais personne n’est capable de lui donner une réponse claire à ce sujet. 

Dans son image personnelle :
Souvent sur la défensive, le Loser est un être qui aime étaler au grand jour les défauts des autres.  C’est que, puisqu’il n’arrive pas à égaler ou à dépasser les autres, il compense en démontrant que les autres ne valent pas mieux que lui. Il est capable de faire une liste exhaustive de tous les écarts de conduite et des erreurs qu’a fait quelqu’un durant les cinq dernières années si cette personne a osé faire une remarque négative au Loser. C’est que Le Loser ne supporte pas que quelqu’un possédant de pires défauts que lui ose lui faire la morale. Or, à ces yeux, ça représente 99.999999999999999999999% de la population.

Dans ses études :
À l’école, le loser se distingue par une caractéristique particulière :  Il lui manque toujours quelque chose. Toujours le dernier à se procurer un livre important, celui-ci est souvent épuisé lorsqu’il vient pour se le procurer.  Ainsi, en classe, c’est celui qui est pris pour suivre avec un autre. Il se retrouve souvent sans crayon ni papier lorsqu’il y a des notes à prendre. Oublie son numéro de cadenas. Oublie de faire ses devoirs.  Et s’il les fait, il les oublie chez lui. Oublie d’étudier.  Et s’il le fait, ce ne sera pas le bon livre.  Se trompe dans son horaire.  Dans les dates importantes de son agenda, il notera les dates de partys et écrira des réflexions sur des filles sur qui il a l’oeil, plutôt que de noter les devoirs ou dates d’examen. D’ailleurs, il sera toujours surpris d’apprendre, en entrant en classe, qu’il y a un examen, alors que tous les autres n’ont pas cessé de se préparer durant toute la semaine.

Souvent, à la fin de la session, le Loser ne se donne même pas la peine de se présenter à ses examens finaux.  Il n’aime qu’une chose à l’école :  La vie sociale.  Or, il se trouve bien désemparé lorsque ses amis et connaissances réussissent, avancent dans leurs études et changent d’école alors que lui reste là.  Privé de la seule chose qui le garde à l’école, le Loser finit par décrocher.

Dans son look :
Il s’habille de façon remarquable, dans le sens qu’il se fait remarquer par son habillement.  Par exemple, si le Loser porte des lunettes, ce sera d’un modèle qui est passé de mode depuis au moins cinq ans.  La plupart du temps, le Loser, s’il a de plus de 25 ans, s’habille et se coiffe encore comme il le faisait quand il avait 15 ans car il n’a pas remarqué que la mode a évolué.

Parfois, le loser a un petit côté artistique qui le pousse à se créer lui-même son propre style. Il fait ça dans le but de se donner une image de hyper cool de non-conformiste. Hélas, dans son cas, ça foire lamentablement.  Il faut dire que, pour des raisons encore mal définies, un style, une pièce de vêtement ou une coiffure qui paraît bien sur quelqu’un d’autre devient automatiquement horrible lorsque portée par le Loser.

Le Loser étant mal à l’aise en société, il se jette de tout son âme dans les séries de fiction.  Celles-ci influencent parfois sa garde-robe.  Ainsi, on le verra souvent arborer des vêtements à l’effigie de telles séries, quand il ne va pas carrément copier le look d’un personnage particulier.  Non pas dans le cadre d’un événement spécial, mais bien dans la vie de tous les jours.

On dirait parfois que les Losers partagent une conscience collective, car nombreux sont ceux qui se créent exactement le même look, et ce sans jamais avoir su que d’autres l’arborent: Le style Fedora-Neckbeard.  Il y a quelques variantes d’une personne à l’autre, mais dans l’ensemble, on y retrouve une combinaison de la majorité des éléments suivants, qu’ils portent à toute occasion, à l’intérieur comme à l’extérieur :

  • Chapeau Fedora ou Trilby.
  • Barbe en collier.
  • Long imperméable.
  • Chemise et cravate.
  • Veston de soirée.
  • T-shirt à l’effigie d’un dessin animé.

C’est un look qui, croit-il, fait original, classe, badass.  Or, sans le savoir, il a en fait recréé l’uniforme officiel du Loser.  Celui qui permet au reste de la population de voir au premier coup d’oeil qu’il en est un, car il n’y a qu’eux qui arborent ce style.












Ce qui distingue le Loser du chapeauphile normal, c’est que ce dernier ne va porter son couvre-chef que lorsqu’il sort.  Tandis que le Loser portera le sien à l’intérieur comme à l’extérieur, du lever au coucher, 7 jours semaine, 365 jours par année.

Dans son travail :
Lorsque le Loser ne vit pas aux crochets du chômage / du BS / de ses parents / de sa conjointe, il occupe le genre d’emploi qu’obtient habituellement un ado en vacances: Livreur d’épicerie, laveur de vaisselle, classeur de marchandises sur les tablettes, employé de ménage au McDo… Même s’il aimerait pouvoir trouver mieux, il ressent quand même une petite fierté, car ce sont des boulots qu’il n’arrivait même pas à décrocher quand il était ado, tellement il était déjà loser à cette époque. Aujourd’hui, son âge et son expérience de vie étant plus grande que ses collègues de travail, il leur est au moins supérieur sur ce point. Pas étonnant qu’il se sent bien à travailler là, même si ce boulot est loin d’être son idéal.

Parfois, la chance lui permet de lire une petite annonce au sujet d’un emploi génial, le genre qu’il a toujours rêvé d’avoir.  Si l’annonce dit que tous les CV reçus après vendredi le 27 ne seront pas considérés, le Loser laissera bêtement le temps passer.  Samedi le 28, il réalisera soudain que ce qu’il fait là est stupide car il possède toutes les qualités que ce travail demande et que ce serait trop bête de laisser passer une opportunité pareille. Il consacrera la fin de semaine complète à travailler fiévreusement sur son CV, ramassant toutes sortes de preuves au sujet de ses compétences.  Il y inclura une lettre dont une des premières phrases sera :  « Je sais que j’ai dépassé la limite de temps que vous avez fixé pour l’envoi de CV mais si vous vous donnez la peine de jeter un œil à mon envoi, vous verrez que je réunis toutes les compétences qui…» Le Loser sera malheureux car il ne sera jamais rappelé.

Dans ses projets :
Le Loser sait qu’il est destiné à un avenir fabuleux où la gloire et la richesse l’attendent. Le problème, c’est justement ça :  Peu importe le temps qui passe, c’est toujours dans l’avenir que ça l’attend.  Jamais dans le présent.

Le Loser ne s’abaisse pas à faire les mêmes efforts que tout le monde pour réussir.  Il sait déjà comment faire.  Par exemple, s’il est un graphiste talentueux, il se dira qu’il est inutile de devoir perdre temps et argent aux études car lorsqu’il montrera ses œuvres aux employeurs potentiels, ceux-ci le verront bien de leurs yeux qu’il a du talent.  De toute façon, peu importe la discipline qu’il a choisi, le Loser sait qu’il a du talent.  Il ne voit pas la logique de s’endetter de quelques milliers de dollars étendus sur quelques années d’études afin d’obtenir un papier disant : «Oui, cher employeur potentiel, ce gars là a du talent!»

Le Loser a toujours des projets extraordinaires.  Il en commence beaucoup mais en finit peu. Ceux qu’il choisit de finir sont habituellement ceux qui ont le plus de chances d’être voués à l’échec.  Le loser, c’est souvent celui qui est en train d’écrire un scénario de film alors qu’il n’y connaît absolument rien dans l’industrie du cinéma.  Même s’il arrive vraiment à écrire le scénario du siècle, il restera pris avec car il ne saura même pas où, à qui et comment le placer.  En fait, il ne saura même pas comment se renseigner pour l’apprendre.

Le Loser est un autodidacte. Il lit beaucoup et sait énormément de chose sur une tonne de sujets que la population générale ignore.  De ce fait, le Loser gagne souvent lorsqu’il joue à Quelques Arpents de Pièges. Par contre, les connaissances pouvant lui permettre de réussir à faire quelque chose de bien de sa vie, il ne les a pas.  Car étrangement, à l’école, aucune matière importante ne lui rentre convenablement dans la tête.

Dans ses communications:
Souffrant d’un sentiment d’infériorité dans tous les domaines, le Loser se rassure dans le fait que là où ça compte vraiment, c’est à dire intellectuellement, c’est lui qui est supérieur. Ainsi, dans ses textes, au lieu d’écrire « Malgré son air bête, l’inquiétant millionnaire fit un sourire », il optera plutôt pour « Nonobstant sa mine renfrognée, le patibulaire cossu esquissa un rictus. » Il est tellement occupé à étaler son intelligence qu’il en oublie d’avoir l’intelligence de comprendre que lire de tel textes, c’est comme marcher avec des raquettes quand on est enfoncé jusqu’aux cuisses dans la mélasse : Faisable, mais inutilement pénible. Alors si en plus le Loser parle de la même façon qu’il écrit, il a beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi ses interlocuteurs tiennent rarement à avoir une seconde conversation avec lui.

Sur le net, il arrive que le Loser s’exprime clairement. En personne, par contre, peu habitué à l’interaction face-à-face, il est un piètre interlocuteur. Il bafouille, cherche ses mots, transforme tout en blague et dit souvent des conneries. Il est le champion de la remarque qui apporte (accidentellement) le malaise. Étrangement, s’il est francophone, il s’exprimera mieux en anglais puisque c’est une langue seconde qu’il a eu à apprendre sur le tard. N’ayant jamais eu le temps d’apprendre convenablement toutes les subtilités de celles-ci, il n’aura d’autre choix que de s’exprimer clairement lorsqu’il l’utilise.

Et puisque l’on parle de langue seconde (en tenant compte que ce blog est Canadien)  : Lorsqu’il a envie d’apprendre une nouvelle langue, le loser ne choisit jamais l’espagnol qui est la 3e langue la plus parlée en Amérique. Non, il choisira plutôt l’allemand ou le japonais, deux langues qui ne lui serviront jamais à rien, que ce soit dans sa vie privée ou dans son travail. De toute façon, ce n’est pas comme s’il allait vraiment réussir à l’apprendre, peu importe les années qu’il va y mettre.

Dans son physique :
Le Loser est né avec un physique défectueux.  Il est ou bien trop grand, ou trop petit, ou trop maigre, ou trop gros, ou trop laid, ou juste trop non-remarquable. Il rêve du jour où il sera beau, grand et fort. Étant pauvre, il ne peut se permettre de s’inscrire à un gym ni de s’acheter de l’équipement. Il ne peut donc que se contenter d’en rêver.  Le loser a quelquefois fait de l’entrainement musculaire et/ou sportif en cachette, mais le plus longtemps qu’il l’a fait avant d’abandonner fut deux mois.  Le loser qui arrive à s’acheter de l’équipement sportif le laisse prendre la poussière au bout de quelques semaines et n’y retouche plus, sauf lors de déménagements. Et quand le Loser peut se permettre un abonnement d’un an au gym, il y va à tous les jours lors des deux premières semaines, puis trois autres fois pour le reste de l’année, avant d’abandonner définitivement.

Le Loser se déplace surtout à bicyclette car étant pauvre, il ne peut se permettre d’avoir un auto ou une titre de transports en commun.  Qu’importe, le Loser est fier de sa situation de cycliste.  Puisqu’il fait beaucoup de vélo, il se vante que cette activité le tient en grande forme physique.  Étrangement, tous les amis du Loser qui eux ont des autos sont en meilleure forme que lui.

De toute façon, le loser ne garde jamais son vélo longtemps car il se le fait toujours voler.  Même s’il le laisse parmi 8624 vélos attachés, le seul qui se fera voler, ce sera le sien.  À moins que ce soit une vieille patraque.  À ce moment-là, il ne se le fera pas voler. Il se le fera seulement vandaliser.

Dans son passé amoureux et/ou sexuel:
Le manque de confiance que le Loser a toujours ressenti envers lui-même a fait qu’à l’époque de ses premiers désirs amoureux et/ou sexuels, il était trop intimidé par les filles de son âge.  Il se sentait inadéquat, puisque ces filles étaient attirées par les gars plus beau, plus athlétiques, plus sérieux que lui.  Les seules filles avec qui il se sentait à l’aise, c’était les pré-pubères, voire les enfants.  Puisqu’elles étaient encore trop jeunes pour ressentir de l’attirance pour le sexe opposé, elles ne le mettaient pas en compétition avec les autres gars.  Le Loser, sans comprendre pourquoi puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, confondra cette aisance pour du sentiment et du désir.  Et c’est ainsi qu’il fantasmera pendant plusieurs années sur des situations imaginaires dans lesquelles il se verra vivre des amourettes avec de jeunes filles telles que…

  • Jolie jeune immigrante perdue et confuse dans ce nouvel environnement, à qui il servira d’abord de guide social, avant de devenir, à sa demande à elle, son guide amoureux et/ou sexuel. (De ce fantasme particulier, le Loser caucasien gardera parfois toute sa vie une attirance marquée vers noires et asiatiques.)
  • Petite voisine qui l’admire juste parce qu’à ses jeunes yeux, il est grand et fort, ce qui fait qu’elle finira par vouloir faire de lui son initiateur amoureux et/ou sexuel.
  • Jeune adolescente récemment jetée dans la rue sans famille ni amis, qu’il recueillera chez lui (dans un appartement lui aussi imaginaire, puisqu’il reste encore chez ses parents), avant qu’elle le récompense pour sa générosité en lui offrant d’être sa chose amoureuse et/ou sexuelle.
  • La petite cousine.  Ou pire encore, la petite soeur, car, situation familiale oblige, ils sont toujours en contact.  Ce qui fait que, lorsqu’elle ressentira ses premiers désirs pour le sexe opposé, elle se tournera vers le premier mâle de son environnement, celui le plus proche de leur groupe d’âge: Lui-même, son oni-chan (grand-frère).

Ce dernier fantasme peut devenir problématique si le Loser a vraiment une petite soeur.  C’est que ce fantasme-là est particulièrement à portée de main en été, alors que les parents travaillent et que les enfants et ados sont en vacances, en ayant pour eux-seuls la maison.  Le Loser pourrait alors être tenté de faire de son fantasme une réalité.  Dans ses fantasmes énoncés plus haut, on constate que dans tous les cas, c’est toujours la jeune fille qui initie la relation amoureuse et/ou sexuelle.  Mais dans la réalité, ce serait l’inverse, et il le sait.  À partir de là, ce qu’il fera ou non dépendra de plusieurs facteurs de sa personnalité, du degré de ses désirs et de sa force morale.

Ironiquement, bien que dans ce cas-ci il agit en pur pédophile, dans 90% des cas, le Losers ne l’est même pas.  Il s’en rend compte, en constatant qu’il ne trouve pas dans ces premières relations ce qu’il cherche.  Aussi, il y perd intérêt et son focus passe vers les filles de son âge.  Hélas, pour ses jeunes victimes s’il y en a, le mal est fait.

Avec les filles :
Il y a un genre de filles que le Loser attire tout particulièrement : Celles qui ne voudraient jamais sortir avec lui.  Le Loser ressent de la frustration envers ces filles qui veulent que leur relation soit amis seulement, alors qu’ils ont tant de choses en commun. … Enfin, quand je dis tant de choses en commun, en général, ça se limite à « Nous sommes tous les deux hétéros et célibataires. »  C’est que le loser croit dur comme fer à l’adage qui dit qu’en amour, nos différences n’ont aucune importance.  C’est sa façon à lui de justifier le fait qu’il sortirait avec n’importe qui, pourvu que ce soit une fille.

Il arrive parfois qu’une de ses amies particulièrement en manque ou désespérée consente à avoir une relation plus intime avec le Loser.  Elle y posera cependant une condition :  Leur relation devra rester secrète.  Elle invoquera toutes sortes de raisons que le Loser gobera ou non mais qu’il acceptera quand même puisque c’est ça ou bien rester célibataire.  Elle ne lui avouera jamais que la vraie raison, c’est parce qu’elle aurait honte que les autres sachent qu’elle est avec lui.

En amour :
À cause de son complexe d’infériorité, le loser s’imagine et/ou constate que comparé aux autres hommes, il fait piètre figure, surtout dans le domaine de la séduction.  Aussi, il fantasme souvent sur des situations imaginaires du genre de:

  • Il est sur une île, seul survivant mâle d’un naufrage ou d’un écrasement d’avion, en compagnie d’une autre survivante.
  • Variante: Dans un bateau, qui contient eau et nourriture en abondance, mais une seule cabine et un seul lit. 
  • Il se retrouve coincé plusieurs heures, voire plusieurs jours, avec une fille, dans un ascenseur en panne, un cockpit d’avion écrasé… 

Les trois points en commun que l’on retrouve dans ces différents fantasmes de situations sont toujours les mêmes:

  1. La fille et lui sont isolés de tous.
  2. Ce qui fait qu’elle n’a pas le choix de lui parler.
  3. Et éventuellement craquer pour lui.

Puisqu’il ne vivra jamais de tels fantasmes, le Loser jette alors son dévolu sur toute fille qu’il sent isolée, mais cette fois au niveau social.  Celles qui sont renfermées, timides maladives, angoissées…  Car la nature de ces filles-là apporte deux intéressantes garanties au loser.  La première, c’est qu’il n’aura pas de compétition, car aucun homme normal n’irait s’intéresser à ça.  Et la seconde, de par leur nature facilement intimidable, elles n’oseront jamais lui résister clairement, ce qui fait qu’elles finiront bien à céder sous son insistance.  Hélas pour le loser, son sentiment de victoire sera de courte durée, car il vivra avec elle une relation cahoteuse qui sera négative et décevante du début à la fin.

Dans des conditions normales, le loser ne plait pas. Pourtant, en amour, c’est un être courageux qui n’a pas peur des obstacles.  La preuve: La fille sur qui il jette son dévolu est toujours ou bien déjà en amour avec un autre, ou bien trop jeune, ou bien trop vieille, ou bien lesbienne, ou bien d’un style de vie / de look / de mentalité / de milieu trop différent de lui, ou bien mariée, ou bien habitant à plus de 50 km de chez lui, ou bien qui ne veut rien savoir de lui, quand ce n’est pas une combinaison de plusieurs de ces éléments.  S’il arrive tout de même à sortir avec cette fille, le Loser vivra une relation cahoteuse qui sera négative et décevante du début à la fin.

Ceci étant dit, le Loser n’est pas forcément un être désespéré. Parfois, il est capable d’attendre La Bonne. Tandis que ses amis vont d’une relation à l’autre et vivent toute une gamme d’émotions, ont du plaisir, des loisirs et de la baise, le Loser ne sort jamais avec personne. Il a une idée très précise sur son idéal féminin et il s’est  juré que tant et aussi longtemps qu’il ne l’aura pas rencontré, il se gardera pur pour elle. S’il finit par la trouver, et que par miracle elle accepte de sortir avec, (souvent après avoir été poursuivie pendant des années par le Loser) leur relation sera de courte durée. Normal: Un gars qui n’a jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, ça n’a aucune expérience du comportement amoureux et sexuel. Ça fait que même si elle est son idéal féminin, en revanche il est loin d’être son idéal masculin.

Les amours du Loser commencent souvent de la même façon que n’importe qui. Par exemple: Il rencontre une fille dans une fête entre amis, ils se plaisent, ils commencent à se rapprocher. Ils peuvent même passer la soirée à se bécoter et la nuit à baiser. Puis, après quelques jours, si ce n’est pas dès le lendemain, elle s’en détache, s’en désintéresse et ne veut plus rien savoir de lui, même en ami.  Le Loser aimerait bien comprendre pourquoi ça se passe toujours ainsi mais là encore personne n’est capable de lui répondre ou n’a envie de le faire.  Tout ce qu’il sait, c’est que ce qu’il entend dire à ce sujet n’a jamais rapport avec ce que la fille lui a dit.  Par exemple, si elle lui dit qu’elle ne se sent pas prête à embarquer dans une relation à ce point-ci de sa vie, les autres lui rapportent plutôt qu’elle lui trouvait tout un tas de défauts, dont certains que le Loser ne savait même pas qu’il avait.  Le Loser part alors en croisade à la recherche de la vérité, ce qui ne fera qu’empirer son cas et lui donner l’impression que tous l’ont trahi et lui ont menti.  Surtout qu’une fois sur deux, la fille se retrouve embarquée dans une nouvelle relation moins de deux semaines après avoir rompu avec le Loser.

Lorsqu’il ne s’agit pas de ses amours personnelles, le Loser est un grand observateur.  Il est capable de dire si la relation débutante d’un(e) de ses ami(e) va durer ou non.  En fait, il dira toujours que c’est non, que cette relation est condamnée d’avance, qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre, qu’ils sont trop différents.   Lorsque la relation sera terminée, que ce soit au bout de dix jours, dix semaines, dix mois ou bien dix ans, il sera fier de clamer haut et fort qu’il savait depuis le début que ça ne marcherait pas.

Enfin, certains losers sont plus fins stratèges: D’abord, ils repèrent une fille qui est déjà en couple avec un gars qui a un physique et/ou un style semblable à lui.  Il s’arrange pour devenir bon ami avec cette fille.  Puis, il deviendra son confident, histoire d’apprendre ce qu’elle aime ou non chez son mec, et ce qui ne va pas dans le couple.  Armé de ces informations, le Loser peut donc montrer à la fille qu’il a en lui tout ce qu’elle aime chez son amoureux actuel, MOINS ses défauts.  Et c’est comme ça que dans 75% des cas, il arrive à finir avec la fille.

Et avant de penser que, puisqu’il a réussi, il n’est donc pas si loser que ça, considérez ceci: La seule façon qu’il a trouvé pour réussir à plaire, ce n’est pas en restant lui-même.  Non, c’est en se donnant les qualités de l’autre gars, et en évitant d’avoir les défauts de l’autre gars.  Bref, il n’a réussi à plaire qu’en se basant sur la personnalité d’un autre.

Dans son couple:
Lorsque le Loser a une relation stable, sérieuse et à long terme, c’est avec une fille qui est loin d’être un modèle de beauté et/ou d’intelligence et/ou d’amabilité.  Voilà pourquoi il a trop honte pour s’afficher avec elle en public, surtout en tant que son conjoint.  Qu’est-ce qu’il fait avec elle, alors?  Pas le choix, c’est la seule qui veut de lui.  Le loser classera cette relation sous le dossier « En attendant de trouver mieux », et essayera sans cesse de la tromper.  Or, les rares fois qu’il y réussira, il ne trouvera vraiment pas mieux que sa relation actuelle.  Et si par miracle, oui, il trouve vraiment mieux qu’elle, ça va se terminer en catastrophe. Non seulement parce que le Loser a déjà une copine, mais souvent à cause qu’il habite avec elle.

Dans sa mentalité :
Le Loser est un être réfléchi.  Il pense beaucoup.  On dirait même qu’il pense trop, car tandis qu’il réfléchit, il n’agit pas.  Adolescent, il observe ses amis qui s’amusent en buvant, fumant, prenant de la drogue, allant d’une relation non-sérieuse à une autre.  Le Loser se dit que faire tout ça est tellement inutile puisque cela ne leur servira pas dans leur avenir.  Et oui, sur ce point, il a raison à 100%.  Or, l’erreur qu’il commet ici, c’est de ne pas vivre au moment présent.  Son intelligence le pousse à une maturité prémature, ce qui lui donne le réflexe de vouloir passer immédiatement de l’enfance à la vie adulte, sans passer par la phase transitoire de l’adolescence.  Phase où, justement, on expérimente plein de choses, dont la majorité s’avèrera inutile dans l’avenir.  Le Loser, qui s’exclut ainsi volontairement des autres, s’emmerde tout seul dans son coin.  Pendant ce temps là, les autres s’amusent et vivent pleinement leur vie de jeunesse en groupe.  Rendus adultes, tous ces ex-saoulons et ces drogués repentis arrivent à trouver travail et âme sœur facilement tandis que le Loser qui s’est abstenu n’y arrive pas.  Peut-être que ça a à voir au fait que les employeurs et âmes sœurs sont eux aussi des trippeux repentis, donc des gens avec qui le loser a peu de choses en commun.  Il faut dire que…

Dans sa vie sociale :
Le Loser commet trop souvent la faute de décider à la place des autres ce que les autres devraient penser de lui, ce qui est doublement une faute puisque cette opinion qu’il communique à son propre sujet est toujours négative.  Il va exprimer le fait qu’il se sent mal à l’aise, inadéquat.  Il va exprimer avoir tel ou tel défaut qui le rabaisse à leurs yeux, alors que pourtant personne ne lui a fait la moindre remarque négative sur quoi que ce soit.  Et souvent, il va faire des remarques à ses amis comme quoi il leur est inférieur dans de nombreux domaines.  Si on complimente le Loser où qu’on lui offre des opportunités, son premier réflexe ne sera pas de remercier, mais bien de débattre sur qu’est-ce qui leur a fait commettre l’erreur de penser qu’il mérite ce positif de leur part.  Et puisqu’il ne raconte majoritairement que ses échecs passés et obstacles présents, réels autant qu’imaginaires, il finit par conditionner son entourage à avoir vraiment la mauvaise opinion de lui qu’il leur prêtait dès le départ.  Par conséquent…

Dans son entourage immédiat.
Chaque personne n’attire autour de lui que les gens qui sont intéressés à ce qu’il sont.  Ainsi, puisque le Loser projette autour de lui une image de victime, il attire tout naturellement trois genres de personnes

  1. Les agresseurs et fauteurs de troubles à la recherche de victimes.  Le prédateur saura toujours reconnaitre instinctivement une proie.  Pour celui-là, le loser est la victime idéale, alors il ira toujours l’exploiter, le rabaisser, le faire échouer. Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.
  2. Les autres losers.  Tout le monde a besoin d’avoir un sentiment d’appartenance.  Ainsi, par simple désir de ne pas être les seuls losers de leur entourage, les autres losers vont toujours décourager ou déconseiller le Loser qui aurait la chance de vivre une opportunité de réussite.  Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.
  3. Les surprotecteurs.  Très souvent, il s’agit des parents.  Ceux-là ressentent un besoin viscéral de protéger le Loser.  Et puisqu’ils ont besoin que le Loser dépende d’eux, ils vont faire en sorte pour que le Loser ne réussisse jamais rien.  Et si le Loser réussit tout de même, ils vont s’arranger pour le saboter, l’empêcher d’avancer.

Si ces gens sont attirés par le Loser, c’est parce qu’ils ont besoin d’avoir un loser dans leur entourage.  C’est en tant que tel qu’ils l’ont connu, c’est en tant que tel qu’ils l’ont accepté, et c’est en tant que tel qu’ils en ont besoin.  Ainsi, peu importe que leur motivation soit d’écraser, d’avoir un sentiment d’appartenance, ou l’altruisme, il reste qu’ils vont toujours faire en sorte pour que le Loser reste un loser.  

Dans sa morale et ses principes:
Le Loser a bonne conscience et une grande capacité de sacrifice dicté par un code d’honneur strict. Par exemple, s’il a abandonné un travail payant, c’est parce qu’il savait qu’il n’était pas assez qualifié pour ce travail et qu’il prenait la place d’un autre qui, lui, la méritait mieux et saurait donner un meilleur rendement à son patron.  S’il a mis fin à se relation, c’est parce qu’il l’aimait.  Il savait qu’il n’était pas assez bien pour elle et qu’elle méritait beaucoup mieux que lui. Si une connaissance lui propose une entrée via contacts dans un bon travail, il va refuser car il ne pourra ressentir de fierté puisqu’il n’aura pas réussi à avoir l’emploi par lui-même. Le Loser tire beaucoup de vanité du fait d’avoir des principes et un code d’honneur.  C’est d’ailleurs la seule chose dont il peut en tirer.  Il a beau se dire qu’il a bonne conscience d’agir ainsi, il est toujours malheureux des décisions que ses principes lui ont dictés. C’est normal puisque tout ce que ce que ce code lui fait faire, ce ne sont jamais des choses qui lui permettent d’avancer. Au contraire, ce sont toujours des choses qui vont le ralentir, lui faire obstacle et le saboter.  

Dans ses plans de vie :
Le loser est un extrémiste. Il passe 50% de son temps à nous expliquer joyeusement quelconque plan à dormir debout devant lui assurer fortune, gloire, amour et richesse, et 50% de son temps à se plaindre parce que ça ne marche pas.  

Il faut dire que le Loser a la très mauvaise habitude de vendre la peau de l’ours.  Par exemple, s’il est obèse et s’inscrit à un gym à l’automne, il se vante dès le départ qu’il saura perdre 60 lbs / 28 kgs en six mois, et il n’hésite pas à parler de tous les plans qu’il fait pour lorsqu’il aura enfin son physique idéal.  En se vantant et en éblouissant ses amis, il obtient immédiatement la satisfaction du travail bien fait.  Il ne lui reste plus qu’à le faire, ce dit travail.  Or, cette situation dans laquelle il vient de se coincer, c’est similaire à recevoir d’avance six mois de salaire, et de l’avoir tout dépense avant de commencer à travailler.  Ce n’est plus du tout motivant pour faire le dit travail.  Alors lorsqu’il échouera, ce sera d’autant plus humiliant, puisque tout le monde le saura.

D’ailleurs, le plus grand ennemi du Loser, ça reste sa grande gueule.  Quand il médit contre un autre, ses paroles sont rapportées et ça lui retombe sur le nez.  Quand il planifie quelque chose, le fait d’en parler donne tous les renseignements nécessaires à ses ennemis pour lui couper l’herbe sous le pied.  Si, à son travail, il a à signer une entente de confidentialité sur un projet dont la réussite dépend grandement du silence, il en parlera et fera échouer le projet.  Et même s’il prend la peine de confier quelque chose sous le sceau du secret, ça se sait en un rien de temps. 

L’incapacité du Loser à garder un secret prend sa source dans sa faible estime de soi. Quand on possède un secret, on sent que l’on détient enfin quelque chose qui saura capter l’attention et l’admiration des autres.  Et quand on est en mal d’attention et d’admiration comme le Loser l’est, pas étonnant que ça lui soit aussi difficile de garder le silence.  

Dans ses victoires :
Comme tout le monde, il arrive parfois que le Loser ait de la chance.  Or, il est tellement peu habitué à en avoir que lorsqu’il en a, il a tendance à adopter un comportement qui sabote tout, tellement il est méfiant ou pris au dépourvu.  Par exemple, si une belle et brillante fille lui montre des signes comme quoi elle s’intéresse à lui, il reste là sans bouger comme s’il avait de la difficulté à croire que ça lui arrive vraiment.  Il attendra d’autres signes de la part de la fille mais à chaque fois que ceux-ci arriveront, il aura toujours un doute et en attendra un autre.  Voyant qu’il ne répond pas à ses signes répétés, la fille finit par se lasser et se désintéresse de lui.  Le loser passera alors des mois, voire des années, à tenter de rattraper le coup et à se morfondre d’avoir laissé passer une chance pareille mais il sera alors trop tard.  Devant son idéal, le Loser attend toujours qu’il soit trop tard pour agir.

Dans ses projets comme dans ses amours comme dans sa mentalité, non seulement le Loser ne craint pas les obstacles, il les recherche.  Et pour cause.  En tant que Loser, consciemment ou non, il sait qu’il ne peut pas gagner à armes égales contre les autres.  S’en aller vers un but hors de sa portée, c’est d’abord s’assurer que ce but est également hors de la portée de la majorité des gens.  Dès le départ, ça élimine la compétition, donc l’humiliation de de faire battre par un autre.  Ensuite, si par miracle le Loser réussit à atteindre son but, il sait qu’on va l’admirer d’avoir réussi malgré tous les obstacles.  Sa réussite n’en sera que plus extraordinaire et il en tirera beaucoup de satisfaction.  Enfin, s’il ne réussit pas à atteindre son but, il sait que personne ne pourra l’en blâmer car comme le dit le proverbe, à l’impossible, nul n’est tenu.  Malheureusement,  celui qui se fixe toujours des buts impossibles ne fait que s’assurer qu’il va passer le reste de sa vie à subir échec sur échec sur échec.

De toute façon, peu importe le sujet, lorsque le Loser arrive enfin à obtenir quelque chose qu’il a toujours voulu avoir, il s’arrange pour le perdre d’une façon ou d’une autre.  C’est que même si le Loser déteste être un loser, c’est tout ce qu’il sait être.  S’il devient un winner du jour au lendemain, il ne saura ni comment réagir ni quoi faire pour le rester.  Et même s’il le sait en théorie, en pratique il n’est pas habitué à être un winner. Il pratique son attitude et sa personnalité de loser depuis tellement d’années que c’est rendu naturel chez lui d’en être un.  Or, chassez le naturel…

Dans sa famille:
Il faut dire que dès le départ, le Loser n’a pas eu de chance dans son milieu de vie.  Il est né dans une famille qui n’était ni assez riche ni assez influente pour pouvoir lui fournir les connexions nécessaires pour pouvoir réussir dans la vie, contrairement à la majorité des gens qu’il connaît.  De toutes façons, même s’ils étaient influents, ses parents ne croient ni en lui ni en ses capacités de réussir. Ainsi, il est né avec un handicap qui lui fournira l’excuse nécessaire pour expliquer les échecs qui se vont se succéder tout le long de sa vie, peu importe le domaine.

Et quand le loser finit par quitter sa famille pour en fonder une nouvelle, il se retrouve inévitablement avec une conjointe, une belle-famille et des enfants qui lui feront vivre exactement le même genre de problème qu’il a toujours vécu du temps où il vivait chez ses parents. Hélas, s’il est normal et socialement acceptable de quitter ses parents, ça l’est beaucoup moins de quitter sa femme et ses enfants. Et même s’il le fait, la pension alimentaire et les ennuis judiciaire qui y sont reliés seront là pour s’assurer qu’il ne puisse jamais se tirer de la merde dans lequel il s’est volontairement embourbé.

S’il est vrai que le succès attire le succès, il en va de même pour l’inverse. Puisqu’il met dans la tête des gens qui l’entourent qu’il est une victime, un malchanceux, et un abusé, alors ce sera en victime, en malchanceux, et en abusé que les gens vont le traiter.  C’est pour ça que le Loser ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il a toujours été : Un Loser!


L’origine de ce texte remonte au début des années 90, lorsque je me suis mis à réfléchir sur tout ce qui n’allait pas chez moi, en comparant chaque point avec d’autres gens qui eux y réussissaient. Il s’agit donc d’une longue auto-analyse. Depuis, le loser en moi est mort, d’où le « Autopsie » du titre.

Vous voulez savoir comment je me suis tiré de mon loserisme?  Alors allez lire

La malédiction du bon gars gentil et sauveteur

Vous les connaissez, les bons gars ?
Vous savez, ces bons amis de gars que les filles apprécient tant, mais jamais au point de sortir avec? Ces gars qui comprennent si bien les filles mais qui se retrouvent toujours célibataires?  Peut-être en êtes-vous un vous-mêmes.  Si c’est le cas, vous vous reconnaitrez dans cet exemple typique: Un gars va commencer à fréquenter une fille qui est tombée très bas émotivement et psychologiquement suite à une rupture avec un ex abusif. Le bon gars va l’aider, la remonter, lui faire prendre plus de confiance en elle, bref il va lui permettre de s’épanouir comme jamais personne d’autre n’a pu (ou voulu) le faire avant.

Sa récompense: Dans une période allant de quelques mois à 2 ans plus tard, la fille se met à le bitcher et à l’haïr, avant de souvent retourner avec son ex, ou du moins commencer une relation avec le même genre de gars.

Pourquoi agit-elle ainsi après tout ce que tu as fait pour elle?
Inutile de lui poser la question. Elle ne saura pas quoi répondre, car elle-même ne le sait pas. Tout cela se déroule au niveau de l’inconscient. Elle ne fait qu’obéir à son instinct et à ses tripes.

Mais de quoi est constitué ces instinct et ces tripes, et qu’est-ce qu’ils lui dictent? Tout cela se déroule en 5 étapes successives:

ÉTAPE 1: La dualité sentiments VS logique

Ses sentiments font qu’elle n’aime que lui, d’instinct. Sa logique lui dit que dans le fond, c’est un gars dans ton genre qui lui faudrait. En prenant le temps d’accepter sa logique, en se forçant elle-même, en se disant que c’est pour le mieux, elle peut se conditionner à avoir des sentiments pour toi. Mais l’attirance, ce n’est pas quelque chose qui se contrôle par la logique. Aussi, dès que l’ex revient dans le décor et qu’elle est remise sur pied, donc prête à l’ affronter, la logique prend le bord, ainsi que ses sentiments pour toi qui en sont nés.

ÉTAPE 2: L’orgueil:

Sans savoir pourquoi, une fille va se sentir de plus en plus mal à l’aise, et avoir de plus en plus de ressentiments envers celui qui l’a aidé. Plus tu l’as ramassée à la petite cuillère et l’a remontée, et plus ses sentiments envers toi vont se gâter. Pourquoi? Parce que tu l’as vu/connu, au moment où elle était le plus vulnérable, le plus bas, celle où elle était le plus démolie. Or, personne n’aime montrer ses faiblesses, et personne ne connait autant ses faiblesses que toi. Cette situation finit par faire naître le point suivant:

ÉTAPE 3: La haine:
Son orgueil va finir par faire escalader le sentiment de malaise face à toi, son sauveur, au point où ça deviendra insupportable pour elle. Elle aura cette sensation, cette impression, que, comme tu l’as connu dans un moment faible, tu penses qu’elle est faible, chétive, instable, incapable de faire quoi que ce soit par elle-même, et surtout incapable de survivre aux mauvais côtés de la vie. Coincée avec la reconnaissance qu’elle te doit, mais ne veut pas te devoir à cause de l’humiliation de s’être montrée en tant que lavette à tes yeux, son psyché déploie le seul mécanisme de défense qu’il peut trouver pour régler son angoisse due à ce conflit: Te haïr pour mieux te fuir, et ainsi fuir ce sentiment d’humiliation insupportable. Puisqu’elle n’a pas de raisons véritables de te haïr, elle tentera sans cesse de te prendre en défaut, et réagira 100 fois plus négativement au moindre soupçons non-fondé qu’elle peut avoir à ton sujet, qu’à une vraie vacherie claire, nette et directe de son ex. Ce qui en vient à l’étape suivante:

ÉTAPE 4: La rébellion:

Non seulement elle cesse d’écouter tes conseils, elle commence à faire le contraire, juste pour te prouver qu’elle est maintenant une grande fille capable de prendre ses propres décisions. Hélas, la seule façon de te montrer qu’elle peut prendre SES décisions, c’est en ne prenant pas les tiennes. À cause de ça, elle en prendra des mauvaises, ce qui renforcera son humiliation et son ressentiment face à toi qui lui avait pourtant dit de ne pas faire ça. Elle n’arrêtera pas pour autant: Plus tu la préviendras contre son ex, plus tu lui remettra en face tout ce qu’il lui a fait, et plus elle va avoir envie de te montrer que tu te trompes. Elle enfile les sophismes en chaîne pour te comparer défavorablement à son ex, afin d’essayer à se prouver à elle-même qu’elle a raison d’agir ainsi avec toi. En manque de bonnes raisons, elle devient sournoise, menteuse, traître, bitch. Puisque, en guise de réponse, tu ne peux que lui montrer, preuve à l’appui, que c’est elle l’hypocrite qu’elle t’accuse d’être, la situation atteint son point culminant: Elle coupe tout contact avec toi. Ainsi, elle enlève de ses épaules la tâche impossible de se justifier auprès de toi, et également se justifier auprès d’elle-même, pour ses agissements illogiques, immoraux et ingrats envers celui qui ne lui a jamais rien fait que du bien. Cette étape est connue aussi sous un autre nom:

ÉTAPE 5: Le meurtre:

Elle ne te voit pas comme son sauveur, elle te voit comme le gars de la période où elle était rendue très bas. Et personne n’aime quoi que ce soit qui leur rappelle leur période très basse. Comme le veut le cliché: Elle doit t’éliminer car tu en sais trop ! Je n’ai pas étudié Freud, mais j’ai entendu parler de sa théorie, celle qu’il appelle le meurtre du père : Éliminer de sa vie celui qui l’a mis au monde et l’a soutenu dans les moments les plus faibles. L’éliminer afin de se débarrasser de l’impression qu’il nous empêche de grandir. Tu as vu cette fille dans son côté le plus bas et le plus humiliant? Alors que tu le veuille ou non, elle associe maintenant ton image à cet état dans lequel elle était. Elle doit se prouver à elle-même qu’elle n’est plus la petite fille sans défense que tu as connu, et c’est la seule façon par lequel elle est capable de le faire.

Voilà pourquoi celui qui aime jouer au sauveur de filles en détresse ne se ramasse jamais qu’avec ça: des filles en détresse, qui cessent de vouloir de lui lorsque le moment de détresse est passé.

7 questions que se pose une fille quand son mec regarde de la porno

Situation classique: Tu es une fille en couple, lui aime regarder de la porno et ça te dérange.  Tu te demande pourquoi il fait ça? Le problème, c’est que tu cherches une explication rationnelle à quelque chose qui ne se mesure pas en intellect ni en émotions, mais plutôt en instinct. Voici donc ce que toute fille devrait savoir au sujet de l’intérêt que nous, les gars, avons pour la porno, en répondant aus sept questions que j’ai le plus souvent entendues sur le sujet.

1- Pourquoi mon mec se branle en regardant d’autres filles?
Ton chum regarde pas d’autres filles, il regarde de la porno.  Il se trouve que la porno pour gars hétéro, ça ne se fait pas sans filles. C’est quand même mieux que s’il regardait des films gais ou zoophiles, non?  N’oublie pas que cette fille qu’il regarde, comme tu dis, a été filmée il y a au moins un an, et ce dans une ville où ton chum n’est probablement jamais allé, qu’il ne risque donc pas de la rencontrer un jour, et que des milliers d’hommes font pareil que lui devant le même film. Et aucun de ces gars ne se fait d’illusion sur une possibilité de relation avec cette actrice dans la vraie vie.

2- Je ne suis pas assez belle pour lui, c’est ça?
Si c’était le cas, il ne sortirait pas avec toi.  Que ce soit dans la porno ou les vrais films hollywoodien, les actrices sont choisies parce qu’elles sont exceptionnellement belles.  Alors avant de vous faire des complexes par comparaison, sachez que c’est pareil pour les hommes: Les acteurs pornos sont choisis parce qu’ils ont des bites à nous donner des complexes.  Mais voilà, ce n’est pas la qualité du physique que l’on regarde, c’est l’action.

3- À qui / à quoi il pense quand il regarde ces films là?
En voilà, une question stupide!  Et toi, quand tu regardes une émission à la télé ou un film au cinéma, à qui et quoi tu penses? À rien, puisque ton attention est absorbée par ce que tu regardes. Le but premier de la télé, du cinéma, de la radio, de la littérature, etc, n’est-il pas de nous distraire?  Ben voilà: Quand on est distrait, on ne pense pas. C’est aussi simple que ça.

4- S’il m’aimait vraiment, il ne ferait pas ça, non?
Je vais t’en apprendre une bonne: Nous autre, les gars, nous avons cette étrange capacité de pouvoir séparer l’amour de l’excitation sexuelle. Si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’est pas obligatoirement relié à l’autre. S’il fallait que les gars ne soient excités sexuellement que par les filles avec qui ils sont en amour, ça voudrait dire que tous les hommes qui regardent des films de cul sont en amour avec les actrices. Ça causerait de sacrés problèmes.

5- Est-ce qu’il préférerait que je fasse toutes les cochonneries que font ces filles-là?
Peut-être, mais ça ne l’empêche pas de t’aimer. Il est vrai que la fille sur l’écran est bisexuelle tout en aimant se faire prendre dans 4 de ses 7 orifices naturels, ce qui est autre chose que les 20 minutes de missionnaire hebdomadaires auquel il est habitué. Mais si ça peut te rassurer:  Au lieu de se mettre à la recherche d’un autre qui ferait tout ça, il préfère rester avec toi, se contentant de soulager ses impulsions une fois de temps en temps sur ce qu’il n’aura jamais..

6- Pourquoi est-ce qu’il regarde des films pornos alors qu’il sort avec moi?
Tant qu’à faire: Pourquoi est-ce qu’il regarde le hockey à la TV plutôt que d’aller y jouer lui-même ? Pas rapport ! S’il fallait qu’un homme couche avec sa blonde à chaque fois qu’il a envie de sexe, elle déclarerait forfait au bout d’une semaine. Ou pire encore: Elle l’accuserait d’être dans cette relation juste pour le sexe.

7- Je n’arrive pas à le satisfaire, c’est ça?
Oui, exactement!  Et alors?  Tu te crois seule dans ton cas?  Sais-tu seulement ce que ça prend pour satisfaire un gars lorsqu’il a l’âge d’être au sommet de ses hormones?  Il en aurait trois fois par jour.  Et s’il pouvait glisser des petites vites entre ces séances, c’est à dire une baise rapide sans préliminaires qui se concluent en cinq minutes, il le ferait 2, 5, 10 fois par jour.  Vous savez, des fois, on a juste envie de s’offrir un petit plaisir spontané, rapidement, sans devoir amener l’autre à vouloir baiser, sans perdre de temps aux préliminaires, sans avoir à mettre de condoms, sans avoir à prendre le temps de procurer du plaisir à l’autre, sans avoir a prendre une douche et laver les draps après.

Le problème de beaucoup de femmes, c’est qu’elles idéalisent leurs relations amoureuses. Le gars ne devrait pas se contenter d’être fidèle de coeur et de corps. Oh que non: Pour satisfaire madame, il faudrait qu’il le soit également dans la tête et dans l’instinct. Non seulement c’est impossible dans le dernier cas, mais en désirant ce genre d’homme, vous ne faites que nous donner l’impression que nous sommes incapable de vous plaire ou de vous satisfaire à 100%

Mais en faisant ça, est-ce que ça ne vous rend pas coupable de ce que vous nous accusez justement de faire, c’est à dire d’être insatisfaite du mec que vous avez, et de fantasmer d’en avoir un du genre que vous préféreriez?