Lorsque je regarde celui que j’étais dans la jeune vingtaine, je constate que je ne suis plus du tout la même personne. En particulier de la façon dont je vois les choses.
Par exemple :
Héros à l’époque, pitoyable aujourd’hui. Jetez un oeil à cette vidéo d’une course de cinq kilomètres, dans laquelle un homme s’écroule d’épuisement à dix mètres de la ligne d’arrivée, distance qu’il met ensuite trois minutes à franchir.
Cette vidéo n’existait pas lorsque j’étais dans la vingtaine, mais j’ai déjà été témoin d’une scène semblable.
Ma mentalité à l’époque : Le fait qu’il a déployé un effort physique surhumain qui l’a vidé de toutes ses forces, et qu’il trouvait malgré tout assez de volonté pour se traîner jusqu’à la ligne d’arrivée par ses propres moyens, en refusant toute aide. Quelle détermination. Quel courage. Ce gars-là était mon héros. Un modèle à suivre.
Ma mentalité maintenant : Je trouve ce gars stupide, voire carrément pitoyable.
Qu’est-ce qui a changé en moi? Plusieurs choses. Avant, je n’étais nullement athlétique. Tout le long de mon école primaire et secondaire, j’étais toujours le dernier en gym. Alors pour moi, le fait que tout le reste de la population était plus en forme que moi, c’était mon quotidien. C’était une fatalité que, même si je détestais, j’avais toujours acceptée. Voilà pourquoi j’étais porté d’instinct à me reconnaître en ce gars-là, pour qui c’est cent fois plus difficile que pour tout le monde de réussir.
Il y a huit ans, plutôt que d’avoir du ressentiment envers les bons coureurs, j’ai décidé d’en devenir un. Je me suis renseigné sur la façon de commencer à m’entraîner. J’ai investi l’effort physique et mental requis. Je me suis mis à la course de façon intelligente, de manière à me renforcer, plutôt que de m’endommager. Et, peu à peu, je suis devenu capable de courir sur de plus en plus longues distances sans mettre ma santé en jeu. En trois mois et demi d’entrainement, ma distance de course non-stop a passé de 200 mètres à 5.2 km.
Ce qui fait que maintenant, lorsque je visionne cette vidéo, au lieu de ne regarder que lui, je regarde les 86 autres personnes qui le dépassent (je ne blague pas, je les ai vraiment comptés)et qui terminent leur cross-country sans pour autant être incommodés. Si tous ces gens sont capables de le faire en étant à peine essoufflés, alors pourquoi est-que lui est sur le bord de crever? Tout ce que cette situation démontre, c’est que contrairement à eux, il ne s’est pas préparé adéquatement.
Lorsque j’ai découvert cette vidéo il y a dix ans, j’avais une curieuse sensation en regardant cette scène. Quelque chose me dérangeait. Je n’aurais pas pu dire quoi exactement, mais j’avais la vague impression que quelque chose ne collait pas. Comme s’il y avait un illogisme en quelque part. Il faut dire qu’à ce moment-là, ça prendra encore deux ans avant que je me mette moi-même à la course.
Aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai en course, lorsque je regarde de nouveau cette scène, je vois immédiatement d’où me venait cette impression : S’il avait été le dernier à arriver, je ne me serait pas posé de question. Sa position parmi les coureurs aurait concordé avec sa piètre condition physique.
Mais LÀ, il se fait dépasser par 86 personne au final, et il y en a encore plein d’autres qui passent la ligne d’arrivée après lui. Si ce gars-là est aussi faible, vous ne trouvez pas ça étrange que, tout le long de la course, il se trouvait devant tous ces gens-là?
Ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose : Tandis qu’eux courraient à rythme modéré afin de conserver leur énergie, lui a dû sprinter tout le long pour tous les dépasser. Ça explique pourquoi il était devant eux, ça explique son état d’épuisement total, et ça confirme que comme bien des gens qui ne connaissent rien au sport dans lequel ils ont décidé de se démarquer, il croyait probablement qu’il lui suffirait juste de se pousser à fond non-stop avec volonté et détermination pour montrer à tous qu’il est capable de faire bien mieux qu’eux. Il était convaincu que les préparatifs et l’entrainement n’étaient qu’une stupide et inutile perte de temps. Je suppose que le fait que quelques personnes aient franchis la ligne d’arrivée après lui, ça lui a permis de se vanter qu’il a tout de même eu raison de le penser.
S’il s’était préparé correctement, s’il avait couru de la bonne manière, il n’aurait pas fini cette course au bout du rouleau. Ce qui en revient à dire que les problèmes qu’il a subi durant cette course, c’est lui-même qui se les ai causés. Ce gars-là a été lui-même son propre obstacle.
Hier, quand j’étais encore ignorant, ce gars-là était mon héros. Aujourd’hui, un gars qui a besoin de se pousser à l’épuisement physique total pour faire égal ou mieux qu’une personne qui ne sera que légèrement fatiguée d’avoir accompli la même tâche, je n’appelle plus ça un modèle à suivre. C’est plutôt le modèle parfait de tout ce qu’il ne faut pas faire. C’est le parfait exemple du loser qui a quelque chose à (se) prouver.
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Bientôt: Généreux altruiste à l’époque, dépensier irresponsable aujourd’hui.
Tel que décrit dans les billets de la série Le jour où tout a basculé, en particulier le 5e et dernier, depuis que j’ai accepté de changer d’emploi et de ville, ma vie a pris un tournant positif à tous les niveaux.
… Enfin, à presque tous les niveaux. Car me voilà de nouveau célibataire. Et puisque ça fait dix semaines que j’habite dans cette ville dans laquelle je ne connais personne, alors ce serait bien d’avoir quelqu’un avec qui partager ma nouvelle vie.
Bon, j’exagère un peu. Je connais déjà une vingtaine de personnes, le deux-tiers étant des femmes. Mais voilà, s’agit de collègues de travail. Il y a 25 ans, avec Christine, j’ai appris à la dure qu’il valait mieux garder ma vie privée séparée de mon travail. Parce que d’abord, si la relation se ternit, ça peut affecter négativement l’atmosphère. Ensuite, même si tout va bien entre nous, certains collègues peuvent prendre la relation en ombrage. Et là encore, ça peut affecter négativement le travail. Je tiens à éviter ça.
Je me suis donc réinscrit sur Ok Cupid. Une fois mes informations et critères entrés, déception : Seuls deux profils féminins de ma région y correspondent. Et pour être franc, en les lisant, à part le célibat et l’hétérosexualité, je ne vois pas ce que nous pouvons avoir en commun. Il fut une époque où, influencé par une forte libido, ça m’aurait suffi comme critères. Hélas, ça donne la situation classique dans laquelle la femme se plaint que son mec ne pense qu’au sexe. Déplorable mais normal, si la sexualité est tout ce qu’ils ont en commun. Ça aussi, je tiens à l’éviter.
Délaissant Ok Stupid, je me suis ouvert un compte sur Tinder vendredi soir dernier. Sous un pseudo, of course, car on n’est jamais trop prudent. Une fois que mes photos, ma description et mes critères d’âge et de distance furent entrés, j’y suis resté inactif toute la soirée et toute la nuit, histoire de laisser à mon profil le temps d’aller se faire voir chez les célibataires féminines du site.
Le lendemain matin, je m’y rebranche. Les profils que Tinder nous suggèrent se divisent en deux catégories : Ceux qui entrent dans nos critères d’âge et de distance, et les membres qui nous ont choisis. Je suis donc allé dans mon profil, j’ai fait passer la distance de 10 à 2 km, et je suis retourné voir les profils proposés. Tel que prévu, tous les profils situés à plus de 2 km de distance étaient de femmes qui m’avaient choisis. Il ne me restait plus qu’à les choisir en retour. En quelques minutes, j’avais 33 matchs sur les 36 femmes qui m’avaient choisi.
Il ne me restait plus qu’à faire le tri : J’ai enlevé celles sans photos de visage, celles sans texte de présentation, celles situées à plus de 5 km parce que je n’ai pas envie d’une relation à longue distance, celles dont le look / le style ne me plaisait vraiment pas, les miss bière-vin-taverne, les globetrotter avec assez de temps et d’argent pour visiter 27 pays par année, et les mères à marmailles parce que maintenant que mes enfants sont adultes je n’ai plus envie de repasser par là. Au bout du compte, il restait trois candidates.
Ce qui me décevait un peu, c’est qu’aucune d’entre elles ne semblait avoir un côté créatif artistique. Ce point en commun avec moi est la raison pour laquelle mes deux plus récentes relations, avec Karine puis Flavie, ont duré aussi longtemps. Je crois même que c’est ce qui nous a permis de continuer à cohabiter en harmonie pendant quelques mois suite à notre rupture, et que nous sommes encore en bons termes aujourd’hui. Je sais que je me répète ici, mais il faut bien plus que «nous sommes tous les deux hétéros et célibataires » pour avoir une relation durable.
Mais en même temps, je me suis demandé si je n’étais pas un peu trop intransigeant. Après tout, bien que je fasse encore de la BD dans mes temps libres, les arts ne constituent plus mon activité principale. Peut-être qu’il me serait possible de connecter avec quelqu’un sur un autre aspect que celui-là.
J’ai donc commencé à jaser avec la première candidate. Elle est sympathique et on s’entend bien. Elle me suggère même de son propre chef de me faire visiter la région le lendemain. Or, le matin suivant, elle annule, pour une raison qui me semble fort bidon. Je me montre compréhensif et n’insiste pas davantage.
La seconde, même scénario, à ceci près qu’au lieu de canceller, elle a juste disparu de mes connexions.
La 3e, appelons-là Louise, fut la plus prometteuse. Seulement 5 ans de moins que moi, jolie, en forme, sans enfants et n’en veut pas non plus, elle occupe le poste de préposée au crédit chez l’un des nombreux concessionnaires du coin, donc sérieuse et indépendante financièrement. Elle a un grand sens de l’humour et apprécie le mien qu’elle a vu dans mes photos et mon texte de présentation. Puis, vint le moment où je lui dis que je travaille pour La Firme. Elle me répond:
« Ah oui? Est-ce que tu connais Constantina Peloza? »
« Non! Elle travaille pour La Firme? »
« Oui, à la branche mère, sur Bissette. »
« Ah, d’accord, c’est pour ça alors. Je suis au bureau qui vient d’ouvrir, sur Cartier. C’est une amie à toi? »
« Oui, c’est ma meilleure amie. C’est l’une des vice-présidentes. » « Ah? Ok! Je serai sage alors. » « HAHAHA, je savais que tu répondrais ça. »
Sur ce, puisqu’il se faisait tard, nous nous sommes souhaités bonne nuit en nous promettant de continuer de jaser le lendemain.
Je savais parfaitement que je n’allais jamais tenir cette promesse. À partir du moment où elle m’a dit que sa bonne amie était une de mes vice-présidentes, j’ai immédiatement compris qu’il valait mieux que je me tienne loin de cette femme. Je l’ai d’abord retiré de mes contacts, avant de détruire mon compte sur Tinder en me félicitant de ne jamais y avoir mis mon vrai nom.
Parano? Peut-être! Mais voyons les choses avec logique. Tout d’abord, bien que nous avions du plaisir à jaser, il reste que nous avions peu de choses en commun. Et une relation de couple sans points communs, ça ne risque pas de durer éternellement.
Dans le cas de Karine et Flavie, comme je dis plus tôt, bien que nous ayons eu à rompre, c’est probablement nos passions artistiques communes qui faisaient que nous sommes restés colocataires harmonieux et bons amis par la suite. Mais dans le cas de Louise, si on casse, on n’a plus rien en commun. Et quand on casse avec quelqu’un avec qui nous n’avons aucune raison d’être amis pour commencer, en général, ça donne des ruptures négatives pleines de ressentiments.
Et je sais de quoi je parle. C’est exactement ce que j’ai vécu avec la mère de mes enfants, une femme avec qui je n’avais en commun que l’hétérosexualité et la forte libido. Des 28 ans où j’ai vécu à Montréal, il y en a eu 24 qu’elle a réussi à détourner et ruiner, en utilisant les enfants.
Autre chose : Il y a 21 ans, je me suis procuré une automobile. Vous savez, cette rumeur comme quoi les concessionnaires ne sont que des arnaqueurs? Je suis tombé sur le genre de vendeur qui contribue fortement à cette réputation. Le jour où j’en ai eu assez de ses magouille et que j’ai pris action contre lui, il m’a appris un petit détail que j’ignorais : Le président directeur général et fondateur de la compagnie pour laquelle je travaillais à ce moment-là, eh bien… C’était son petit frère. Eh ouais! Le monde est petit, des fois. À partir de ce moment-là, non seulement ai-je commencé à subir du harcèlement moral au travail, toutes mes plaintes à ce sujet aux ressources humaines et aux différents supérieurs que j’avais ne faisait qu’empirer mon cas. J’ai eu à démissionner. Et n’ayant que cette compagnie à mettre sur mon CV en guise de référence, inutile de dire qu’ils ne m’ont pas aidé. Ma carrière était brisée.
À la lueur de tout ceci, est-ce que je veux me lancer dans une relation amoureuse avec une personne avec qui j’ai si peu en commun que l’on ne pourrait même pas avoir une relation d’amitié platonique durable pour commencer? Donc une relation de couple qui a tout le potentiel pour mal finir? Avec une personne dont la meilleure amie est très bien placée pour détruire ma carrière, si tel est son bon plaisir? Je viens tout juste de refaire ma vie, et celle-ci est la plus positive que j’ai eue à date, et ce sous tous ses aspects. Est-ce que je veux vraiment risquer de perdre tout ça? En échange de quelques orgasmes?
La réponse est non! !/$%?&* que non!
Il y en a qui, en lisant ceci, vont penser que plutôt que de disparaître sauvagement, j’aurais dû avoir la décence de lui expliquer pourquoi je préférais en rester là. Je comprends. Et dans une autre situation, j’aurais été d’accord. Mais voilà, on parle ici d’une personne que je ne connaissais que depuis trois heures. Je n’ai pas la moindre idée si elle aurait bien pris mon désir de cesser tout contact. Surtout si je lui explique que je veux prendre mes distances parce que je considère qu’elle serait capable de ruiner ma carrière et gâcher ma vie. C’est le genre de déclaration qui risque de l’insulter. Et si je l’insulte, je prend le risque qu’elle veuille me le faire payer, en utilisant son amie pour faire de mes craintes une réalité.
Donc, dommage pour Louise. Il est fort possible que c’était une personne bien qui ne m’aurait jamais causé le moindre problème, mais ce n’est pas quelque chose que j’ai envie d’apprendre à la dure. Parce que j’ai trop à perdre si tel n’est pas le cas. Éventuellement, je trouverai bien quelqu’un qui me convient mieux, avec qui j’aurai des choses en commun, et qui n’aura aucun lien de près ou de loin avec mon boulot. Mais en attendant, je préfère être prudent.
Il y a des moments dans la vie où il vaut mieux prendre le risque de passer pour parano en croyant qu’une situation est dangereuse, que de faire aveuglément confiance et de prouver qu’elle l’était vraiment. Ceci est l’un de ces moments.
AVERTISSEMENT : Ce billet comporte des scènes sexuelles explicites enrichies de TMI. Vous v’là prévenus.
Par le passé, je vous ai déjà parlé des prophètes auto-réalisateurs. Il s’agit de gens qui vous accusent de quelque chose de faux, de manière à ce que la dite chose s’accomplisse. L’un des exemples les plus classique est la personne qui ne cesse de vous reprocher à tort d’être susceptible, jusqu’au moment où cette accusation non-fondée finisse par vous énerver, ce qui lui donne automatiquement raison de vous accuser d’être susceptible. C’est ce qui en fait une prophétie auto-réalisatrice.
Du reste, les prophètes auto-réalisateurs sont assez facile à repérer : Si le défaut qu’ils vous accusent d’avoir est quelque chose que vous avez déjà entendu à plusieurs reprises à votre sujet, alors c’est probablement vrai. Par contre, si c’est un défaut qu’ils sont les seuls à voir en vous, il y a de grandes chances que ce soit totalement injustifié, donc faux. Une fois, passe encore, puisque tout le monde peut se tromper. Mais si cette accusation fausse arrive à répétition, alors là, pas de doute, la personne qui vous la fait est une prophète auto-réalisatrice. À ce moment-là, attendez-vous à ce qu’elle mette tout en oeuvre pour faire de cette accusation mensongère un fait réel, ne serait-ce que dans les apparences.
Il me revient en tête un exemple particulièrement frustrant que j’ai vécu personnellement, dans lequel une fille a réussi à me faire passer pour quelque chose que je ne suis pas. Et elle a tellement bien réussi qu’il m’était impossible de m’en disculper. Ça va comme suit :
Il y a quelques années, je vous ai parlé d’une certaine Christine, avec qui je travaillais au Dunkin Donuts de Ville-Émard coin Monk et Jolicoeur en 1991. En résumé : Je travaille avec cette jolie jeune femme d’allure semi-punk et de physique naturellement costaud. Un jour, elle m’a proposé que nous devenions amants, ce que j’ai bien évidemment accepté.
Au bout de trois semaines, alors qu’il n’y a toujours rien eu entre nous, voilà qu’elle commence à me demander si je suis frustré, de ne pas avoir encore obtenu le sexe qu’elle me promet depuis 21 jours. Voyant qu’au contraire je ne m’attendais à rien de sa part, elle m’invite au motel, allant jusqu’à payer la chambre elle-même. Et là, non-stop, elle me met de la pression pour que je la baise, tout en multipliant les obstacles pour m’empêcher de le faire. Et bien que je reste calme, compréhensif et patient, elle ne cesse de m’accuser d’être frustré. À ce moment-là, avec calme et logique, j’ai réussi à la coincer dans une confrontation verbale dans laquelle elle n’a eu d’autre choix que de reconnaitre que de nous deux, c’était elle, depuis le début, qui avait le comportement de merde et la personnalité qui vient avec.
J’avais commencé à vous réciter notre histoire, pour finalement arrêter au bout de sept billets. (Liens plus bas, à la fin de ce billet-ci.) J’avais conclus la série avant d’en arriver à l’époque où elle avait vraiment fini par devenir mon amante.
Voilà un mois que j’habite seul dans un demi-sous-sol. La place vient avec un petit comptoir-table fixe avec deux grands tabourets de bar. Christine ayant payé une partie du premier mois de loyer, je lui ai laissé un double des clés, ce qui fait qu’elle vient souvent m’y tenir compagnie.
Ce jour-là, chez moi, par ce bel après-midi de juin alors que nous avons congé, elle me parle du film qu’elle a vu la veille, Le Déclin de l’Empire Américain. Elle me décrit une scène dans laquelle un homme d’âge mûr visite un salon de massage érotique. Tandis que la jeune masseuse masturbe l’homme, elle lui raconte qu’elle fait ça pour payer l’université, et elle lui décrit de long en large le contenu de ses études de sociologie. Bref, une atmosphère qui est tout sauf érotique. Puis, timidement, l’homme l’interrompt en disant « Excusez-moi, mademoiselle. Je vais jouir. » Christine était particulièrement amusée par cette scène.
« As-tu déjà vu ce film-là? » « Non! » « Ah, ok, fa que tu peux pas vraiment comprendre la scène. » « Pas grave, tu en fais une bonne description. »
Elle jette un coup d’œil du côté du divan-lit et y voit mon oreiller.
« Je pourrais te la refaire. Est-ce que ça te tenterait? » « Euh…!? Ok! »
Après l’humiliant séjour au motel qu’elle m’a fait subir il y a un mois et demi, le sujet du sexe n’est jamais revenu entre nous. Aussi, si j’accepte, ce n’est pas par espoir sexuel, mais bien par curiosité. Car, en sachant maintenant à quel point elle ressent du malaise face à l’intimité sexuelle, je me demande bien ce qu’elle va m’inventer pour me « montrer » une scène de branlette.
Elle se lève, va au divan-lit, ramène mon oreiller et le pose sur le comptoir-table, au coin où celui-ci est fixé au mur.
« Couche-toi! » « Euh… Là, sur la table? » « Bah ouais! Si t’as envie que je te le fasse. Est-ce que t’as de l’huile pour bébé dans la salle de bain? » « Dans la pharmacie! »
Elle s’en va aussitôt dans la salle de bain, pour en ressortir avec la bouteille d’huile Baby’s Own de Johnson & Johnson. Contre toute attente, sa proposition semble vraiment sérieuse. Bien que j’en sois surpris, je ne me fais pas prier. Je me couche. Le comptoir-table est petit et mon fessier arrive tout juste sur le rebord de l’extrémité opposée. Mais c’est exactement ce que Christine espérait. En s’emparant d’un tabouret, elle me suggère d’enlever pantalon et caleçon. Réalisant que ça va vraiment arriver, je m’exécute, l’engin déjà au garde-à-vous. Elle s’installe entre mes jambes, sur le tabouret. Elle se verse de l’huile dans la paume, se frotte les deux mains, puis, doucement, elle me l’empoigne et amorce un mouvement de haut en bas.
J’ai, à ce moment-là, 22 ans. Je suis au sommet de ma forme sexuelle. Voilà deux mois qu’elle me promet du sexe, et voilà que ça arrive enfin. Et c’est formidablement bon. Comme je l’ai souvent écrit depuis que je tiens ce blog, 75% de mon excitation provient du fait de savoir que ma partenaire en a envie. Et là, c’est elle qui a amorcé la chose. Et c’est elle qui est active. Et c’est elle qui veut me faire jouir. Par conséquent, je suis super excité.
La poigne de sa main chaude qui glisse en montant et descendant me procure une sensation de plaisir extrême tel que je n’en avais jusque-là jamais connu. Car bien que j’avais déjà eu quelques partenaires sexuelles avant elle, aucune ne m’avait jamais fait ça. Avec les autres, je ne faisais que prendre mon plaisir moi-même, après m’être occupé d’elles. Christine est la première à faire l’effort de s’occuper de moi en premier. En fait, elle est la première à s’occuper de moi sexuellement tout court. Voyant que je regarde avec fascination ce qu’elle est en train de faire, elle en rajoute. Malgré l’huile, tout en me regardant droit dans les yeux, elle se penche, sort la langue et me la passe doucement sur le bout. Je sens déjà les premiers signes de l’orgasme qui commen-
« Vous voulez un beigne fourré à la crème et un café? Ok! Un chausson avec ça? »
Euh… Pourquoi est-ce qu’elle me parle comme si j’étais un client du Dunkin Donuts?
« Une douzaine de munchkins et un muffin aux bleuets? Bien sûr monsieur! »
Non seulement ses paroles déraillent l’atmosphère, elles me mettent dans un état de totale incompréhension. Qu’est-ce qui lui prend, de dire ces conneries pareilles, alors qu’elle me masturbe? Ça dépasse mon entendement. Et bien que le mouvement de ses mains me garde raide, ses paroles sans rapport gâchent le moment, détruisant tout érotisme.
Aujourd’hui, je réalise qu’elle essayait probablement d’adapter à son propre vécu le rôle de la masseuse du Déclin de l’Empire Américain. Également, avec du recul, je peux comprendre que la situation pouvait la mettre un peu mal à l’aise, surtout si elle avait encore de la difficulté à concilier ses désirs sexuels avec son éducation religieuse stricte. Normal que dans ce temps-là, on se réfugie dans l’humour et la dérision pour détendre l’atmosphère. Mais à l’époque, je n’avais pas compris ça. Tout ce que je voyais, c’était qu’encore une fois, tout comme elle l’avait fait au motel six semaines plus tôt, elle m’entrainait dans une activité sexuelle pour ensuite y dresser des obstacles afin de m’empêcher d’en jouir. J’ai donc vu sa proposition masturbatoire comme un piège élaboré qu’elle avait mis au point dans le but de me frustrer sexuellement.
De voir qu’après tout ce temps elle cherchait encore à m’humilier en rapport à l’aspect sexuel de notre relation, ça m’a mis dans un état de rage. Rage que j’ai néanmoins réussi à contrôler. J’ai juste remis ma tête sur l’oreiller, j’ai fermé les yeux, je me suis concentré à imaginer des scènes full cochonnes, tout en ignorant du mieux que je pouvais la voix de Christine qui, maintenant, récitait a capella des chansons de pubs télé du Dunkin.
Tu parles d’un truc à chanter à un gars pendant que tu lui manipules le zgeg.
Après de longues minutes, elle me dit d’un ton de voix moqueur:
« Eh ben!? T’en mets, du temps pour venir! »
Si j’avais encore le moindre doute comme quoi elle ne cherchait qu’à se moquer de moi, ces paroles les dissipent automatiquement. Exaspéré, je me redresse :
» MAIS TA YEULE! »
Elle me regarde, bouche bée, sous le choc. Elle ne devait pas s’attendre à ça. Je poursuis, tout aussi enragé.
» D’abord, tu fais exprès pour dire des niaiseries pour me distraire, pour que j’puisse pas venir. Et après ça, tu me reproche de pas venir. Non mais tu te vois-tu agir? Tu vois pas que le problème que tu me reproches, c’en est un que tu causes toi-même? ENCORE UNE FOIS! «
Christine me regarde, toujours silencieuse, toujours désemparée. Je me recouche. Avec une voix un peu plus calme, je dis:
» R’garde, si t’as pas envie de me branler, arrête! Ok? J’ai jamais forcé personne à faire quoi que ce soit. Fa que, fais-le, fais-le pas, mais branche-toé, pis arrête de me faire niaiser. »
Elle recommence à me masturber. Silencieusement cette fois, J’avoue que je ne m’y attendais pas. N’empêche que, encore une fois, à cause de ses conneries, la belle atmosphère intime, érotique, et surtout positive, qu’il y avait entre nous, est irrémédiablement gâchée. Puisque la vue de sa moue de culpabilité et de tristesse n’a rien d’excitant, je ferme les yeux et me concentre sur autre chose.
Au bout de quelques minutes, je sens de nouveau les premiers signes d’un orgasme qui commencent à monter en moi. Pendant un instant, je songe à y mettre du mien et remettre du positif entre nous en lui disant « Excusez-moi, mademoiselle. Je vais jouir. » Je suis sûr que ça l’amuserait et que ça désamorcerait la situation. Mais au final, je décide que non. Elle m’a tellement fait chier en gâchant ce qui est techniquement notre première fois, que je considère qu’elle ne mérite pas que je lui fasse cette faveur. Et puis d’abord, pourquoi est-ce que ce serait à moi de régler un problème qu’elle a causé? Ma dernière pensée avant d’atteindre la conclusion orgasmique tant attendue est:
» Ces deux derniers mois, elle a travaillé très fort pour faire de moi un frustré sexuel. Elle a bien mérité de récolter le fruit de ses efforts. »
Et c’est avec cette dynamique de merde que notre relation a commencé à être sexuelle.
Peu à peu, à chaque fois, nous nous voyions, nous allions de plus en plus loin. Ça a pris du temps puisqu’à chaque fois je respectais ses limites sans discuter. Mais éventuellement, nous avons fini par avoir des rapports complets.
Mais voilà, ça ne rendait pas notre vie sexuelle plus normale pour autant, comme je l’ai amèrement constaté dans les jours qui ont suivis.
Un soir, alors que je sens que je suis en train de l’amener à l’orgasme, elle me demande d’arrêter. J’arrête! Elle dit:
« Ouf! T’as vraiment failli réussir cette fois. » « Failli réussir quoi? » « À me faire venir. » « HEIN!? Mais pourquoi tu m’as fait arrêter? » « Je ne veux rien te devoir. »
La première fois, j’ai trouvé la chose aberrante. Je veux dire, au nombre de filles qui se plaignent que leurs chums sont égoistes au lit, moi je fais l’effort de me préoccuper de son plaisir, et elle refuse. Je suppose qu’en quelque part, en m’empêchant de la faire jouir, elle égratignait mon orgueil de mâle qui aime se dire qu’il est un bon baiseur. Mais là encore, j’ai décidé de prendre la chose avec cynisme. Elle ne veut pas jouir? Très bien! Elle veut que je sois le seul qui en profite quand on baise? D’accord! C’est son choix. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi je m’empêcherais d’avoir du plaisir, alors je ne vais certainement pas m’en priver.
Une autre chose qu’elle me rappelait souvent, c’est qu’elle n’avait pas envie de pratiquer la sodomie. C’est elle qui a amené le sujet. De la manière dont je voyais ça, elle faisait juste me prévenir d’avance des pratiques qu’elle était à l’aise de faire ou non, voilà tout. Cette interdiction ne me dérangeait pas le moins du monde. Premièrement, jamais je ne le lui aurais suggéré. Et ensuite, même si j’en avais eu envie, eh bien à partir du moment où elle m’avait dit non, jamais je n’en aurais reparlé. Quand une fille me met ses limites, je me les tiens pour dit.
Malgré mon manque évident d’intérêt pour ses fesses, à chaque fois que l’on baisait, elle ne manquait jamais de me préciser que cet orifice m’était interdit. À chaque fois, je répondais d’une voix calme et rassurante des trucs du style de « Bah non! », « Rien à craindre! », « Je sais! », « Pas de problème! », « Oui, je l’ai bien compris les vingt-sept dernières fois où tu me l’as dit! » … Je trouvais ça un peu ennuyant et répétitif. Mais bon, si ça l’amuse de se répéter pour rien, c’est son choix.
Un soir, alors que nous travaillions ensemble au Dunkin, je viens pour lui demander un truc en rapport à notre travail.
« Christine! Est-ce que tu… » « Non, Steve! J’te l’ai déjà dit, que j’ai pas envie que tu m’encules. »
Insister pour me refuser non-stop une sodomie que je ne lui ai jamais demandé, passe encore si nous sommes dans un contexte sexuel. À ce moment-là, je peux comprendre qu’elle puisse craindre que je m’essaye. Mais LÀ? Au boulot? Sur notre quart de travail? En m’accusant mensongèrement de le lui avoir demandé? C’est pire que de la provocation. C’est pire que du trollisme. C’est une tentative gratuite d’essayer de me faire passer pour quelque chose que je ne suis pas, que je n’ai jamais été et que je ne serai jamais. Autrement dit, c’est une insistante tentative de salir ma réputation. Et ça a beau n’être qu’entre nous deux, je ne l’accepte tabarnaquement pas.
« HEY! ÇA SUFFIT! »
Comme d’habitude, elle sursaute devant mon ton de voix enragé. Je poursuis.
« Est-ce que j’ai déjà essayé de t’enculer? Hein? Ben envoye, répond! Est-ce que j’ai déjà envoyé ma queue se promener du côté de ton cul? » « N-non! » « Est-ce que je te l’ai déjà demandé? » « Non! » « Est-ce que je te l’ai déjà suggéré? » « Non! » « Est-ce que j’ai déjà amené le sujet de quelque façon que ce soit? » « Non! » « BON BEN FARME DONC TA CRISSE DE YEULE, TABARNAK! »
Eh ouais, lorsque je suis vraiment exaspéré, je reprends l’accent québécois que mon éducation arrive d’habitude à masquer. Je suppose que cette fois, j’y suis allé un peu fort, autant dans le propos que dans le volume, car les deux caissières viennent nous rejoindre dans la cuisine.
« Ben voyons? C’est quoi qu’y s’passe? »
Christine se tourne vers elles et, tout en pointant vers moi, leur dit d’une voix nerveuse:
« Steve est frustré après moi parce que je viens de lui dire j’ai pas envie qu’il m’encule. »
Les caissières me regardent avec un air d’aberration au visage. Sentiment que je partage, en constatant le piège dans lequel Christine vient de me faire tomber. Elle rajoute:
« Pis c’est pas la première fois que je le lui dit, en plus. »
Le visage des caissières passe de choqué à dégoûté à méprisant. Je reste silencieux. Paralysé par le choc de ce qui vient de se passer. Totalement bouché. Qu’est-ce que je suis supposé faire, maintenant? Peu importe ce que je pourrais dire pour essayer de me disculper, je n’aurais aucune crédibilité.
C’est que techniquement, elle ne ment pas. Oui, je viens de l’engueuler. Oui, c’est parce qu’elle vient de me dire qu’elle ne voulait pas être sodomisée. Et oui, c’est quelque chose qu’elle m’a dit à répétition. Si j’essaye d’expliquer que ça fait un mois qu’elle me répète ça sans raisons puisque je ne le lui ai jamais demandé, personne ne va me croire.
En moins de 24 heures, ma réputation était totalement salie dans cette succursale de Dunkin Donuts, autant parmi les employés que chez certains clients réguliers, à qui les caissières n’ont pas manqué de répéter ça. Ça m’a valu du mépris, des remarques rabaissantes, des insultes. Il a fallu que je démissionne quelques jours plus tard tellement l’atmosphère était devenu invivable à force de subir ce harcèlement non-mérité. Un départ qui, à l’avis de quelques cyniques, constituait, de ma part, un aveu de culpabilité.
Consciemment ou non, Christine avait bien planifié son coup. Depuis le début de notre relation en tant qu’amants, elle ressentait le besoin implacable de me faire passer pour un frustré sexuel. Et lorsqu’elle me refaisait à sa manière la scène de branlette du Déclin de l’Empire Américain, elle a pu voir que la meilleure façon de me faire enrager, c’était de me faire subir une accusation mensongère. À partir de là, elle n’avait qu’à agir de manière à m’accuser, en sous-entendus, d’être quelque chose que je ne suis pas, dans ce cas-ci, un harcelant sodomite, et le refaire non-stop pour me faire monter la pression. Et en voyant que, malgré mon exaspération, je restais compréhensif puisque c’était dans un contexte sexuel, elle a trouvé comment me faire péter les plombs: Me faire ce reproche mensonger dans un contexte non-sexuel, donc de manière totalement injustifiée. Et quel meilleur endroit pour ça que sur notre lieu de travail, en présence de témoins. Il ne lui resterait plus qu’à interpréter les faits à sa manière devant eux pour atteindre enfin ce but qu’elle s’était donné trois mois plus tôt.
Et elle a réussi. Aux yeux de tous, j’étais un frustré sexuel.
Pourquoi agissait-elle ainsi? Je ne l’ai jamais su, et je ne le saurai jamais. Si ça se trouve, Christine elle-même ne le savait probablement même pas non plus. Mais bon, peu importe la raison pourquoi elle ressentait le besoin de me coller l’étiquette de frustré sexuel –en fait, peu importe si elle avait une raison pour commencer— ça ne change rien au fait qu’elle en ressentait le besoin. Et que ce besoin était plus fort qu’elle. Plus fort que toute logique. Plus fort que tout ce que je pouvais dire ou non, ou faire ou non, pour lui montrer qu’elle se trompait à mon sujet. La seule vérité qui intéresse les gens, c’est celle qui va dans le sens de leurs intérêts. Dans cette optique, ce que j’étais vraiment, elle n’en avait rien à chier. Pour elle, seule comptait l’image qu’elle avait choisi d’avoir de moi, et de (se) le prouver.
Lorsque vous voyez qu’une personne de votre entourage essaye de vous faire passer pour quelque chose que vous n’êtes pas, éloignez-vous-en. Limitez les contacts, et coupez les ponts si c’est possible. Parce qu’une personne qui est vraiment déterminée à vous donner mauvaise réputation va toujours réussir à le faire.
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QUELQUES LIENS:
Ce billet est le dixième de la série(Més)aventures sur sites de rencontres.En fait, c’est un vieux billet que j’ai retravaillé en rajoutant plein de nouveaux exemples.
La plupart de mes lecteurs étant des lectrices, je me suis souvent fait demander par celles-ci de répertorier le genre de gars que l’on retrouve sur les sites de rencontres. En particulier ceux qui ont un comportement peu appréciable. Voici donc, à la demande générale, 40 gars typiques de ce genre de sites:
1- L’Homme de peu de mots. Une coupl’ de pics, aucun texte. Et voilà, mesdemoiselles, qui sera l’heureuse élue?
2- L’Emojiste Au lieu de trouver les mots justes, l’émojiste se décrira ainsi: » 6’2 fr/an🐶🍦🍹🚤 » Traduction : Je fais 6’2 je suis bilingue, j’ai/j’aime les chiens la bonne bouffe les plaisirs l’alcool voyager et la plage pis je fais du snow, cherche fille tellement simple qu’elle ne lit que les emojis.
3- Le Dixhuitophile de longue durée. Ça, c’est le gars entre 26 et 38 ans qui n’écrit qu’à des filles qui en ont 18. En général, il finit par se calmer lorsqu’il arrive à la veille de la quarantaine. Il commence alors à s’intéresser à des filles plus vieilles. Genre, celles qui en ont 20. Voire même 21.
4- Le Recherchiste Facebookien. Sur le site de rencontres, il voit ta photo, ton prénom, ta ville et ta profession. Afin de se démarquer de la compétition du site, il va sur Facebook, entre ton prénom et ta profession dans l’engin de recherche, reconnait ta photo, et te contacte là.
5- Le Copieur-Colleur Il t’a envoyé un mot gentil et tout plein de compliments? Bien! Est-ce qu’il y a au moins une chose dans son message qui te décrit personnellement? Ne serait-ce que ton nom? Non? Dans ce cas, les chances sont grandes qu’il t’a juste copié-collé le même message qu’il a envoyé à un grand nombre de filles. Tu peux t’en rendre compte assez vite quand tu en parles à tes amies du site, et qu’elles te disent qu’elles ont reçu exactement le même message du même gars.
6- Le CONtre-Argumenteur Pas besoin d’avoir mis des photos sexy sur ton profil. Le simple fait d’être de sexe féminin suffit pour attirer cet excité du gland qui va vite te suggérer d’allumer ta cam pour lui montrer tes seins ou ton entrecuisse. Tu déclines? Il insiste, d’abord gentiment. Puis il va te demander pourquoi tu refuses. À chaque argument que tu sors, il aura un contre-argument car à ses yeux aucune de tes raisons de lui refuser n’est bonne. Et il va insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et insister. Et il va se montrer très déçu que ton non ne se transforme pas en oui et il va conclure en tentant de discréditer publiquement sur ce qui, pour lui, est un manque de cohérence de ta part, avec des phrases du genre de « Mais kess’tu fous sur un site de cul si tu veux pas le montrer? »
7- Le Jeckyl et Hyde Il est vrai que l’amour et la haine sont des sentiments très près l’un de l’autre. La preuve: Ce gars-là va t’approcher en parfait gentleman respectueux et irréprochable. Puis, il va te faire tout plein de compliments: Tu es gentille jolie, intéressante, intelligente, etc. Et si tu as un surplus de poids, aucun problème. Bien au contraire, il sait apprécier la beauté des femmes bien en chair et ne se gène pas pour te le dire. Voici le moment où il te sens mure pour recevoir ses propositions sexuelles. Mais voilà, le gars ne te plaît pas, alors tu déclines. Peu importe la raison que tu lui donnes pour refuser ses avances, le fait est que tu refuses ses avances. Et ça, il ne le prend pas. Il change alors complètement son opinion sur toi, te disant que tu n’es qu’une grosse vache laide à en vomir qui devrait le remercier à genoux d’avoir daigné s’abaisser à t’accorder son attention. Le bout un peu étrange, c’est qu’il va te traiter de salope parce que tu refuses d’avoir du sexe. Mais bon, quand on est frustré, on ne regarde pas à la logique de nos insultes.
8- Le ContraDictateur Sa fiche dit qu’il s’agit d’un couple bi de 60 ans qui habite Québec et qui recherche une femme bi de 30-60 ans, de leur région, pour trips de sexe. Ta fiche dit que tu es une femme hétéro de 25 ans de Montréal, qui recherche une relation sérieuse avec un homme de Montréal dans la vingtaine. Il te contacte pour une soirée de sexe. Tu déclines en lui expliquant qu’ils ne sont pas ce que tu cherches. Il insiste. Tu lui dit que, selon leur fiche, toi non plus tu n’es pas ce qu’ils cherchent. Il te répond que seuls les fous ne changent pas d’idée, et continue d’insister. Donc, non seulement il insiste malgré le manque total de compatibilité entre vous, ils se permet de te traiter de folle.
9- Le cunnilinguiste La toute première chose qu’il te dit sur le site (ou la deuxième, s’il a la patience de te saluer avant), c’est « J’aimerais te manger la chatte! » Il ne faut pas s’en étonner. C’est que nous autres, les gars, avons maintes fois entendu des filles se plaindre que leurs partenaires passés et/ou présents n’aiment pas leur faire plaisir oralement. On en vient donc à la conclusion logique qu’offrir la chose, c’est la baise assurée. Et lorsqu’il essuie un refus, il est totalement confus. C’est qu’il n’arrive pas à comprendre que même quand une fille a une folle envie de se faire servir oralement, ça ne signifie pas pour autant qu’elle est prête à laisser n’importe quel inconnu le lui faire. Ceci dit, lorsqu’un gars utilise cette suggestion comme première approche, c’est surtout parce qu’il se doute bien qu’il n’a pas grand chose d’autre pour réussir à plaire.
10- Le Drogué Raide Ça, c’est le gars qui t’approche en te disant « Hé, ça te dit de baiser toute la nuit? J’ai pris du Viagra et/ou de l’XTC et j’en ai pour une semaine à avoir la pine d’acier! » Comment voulez-vous que la fille se sente excitante et désirée si la première chose que lui dit le gars est qu’il a besoin de se doper pour se la garder raide avec elle?
11- L’Analpha-Bête Dragueur que l’on nomme ainsi ou bien parce qu’il ne sait pas lire, ou bien il est trop bête pour comprendre quand tu dis sur ton profil ne pas chercher quelqu’un comme lui.
12- Le Membre Fantôme Un jour, un membre dont tu n’as jamais entendu parler avant t’écrit en privé qu’il te trouve intéressante et aimerait bien te connaître plus. Tu visites son profil, histoire d’en savoir plus. Il n’a pas de photo, son nombre de messages dans la place est de zéro, et il y est membre depuis trois ans et demi. WTF?
13- L’Amoureux Instantané Il commence par t’envoyer un mot gentil et amical, et il va rester gentil et amical jusqu’au moment où vous aller passer aux conversations privées. Il passe alors d’amical, à dragueur en blagues, à dragueur de moins en moins en blagues, à totalement amoureux full-accro qui te supplie de le rencontrer, et ce moins de 48 heures après votre premier contact.
14- L’Ortho-Grave lui sé selui ki écrit telman mal que si il baize comm e qui écri sa esplique pkoi yé sélibaterre lollllllllllll
15- Le Grosse-o-phobe Toute femme avec le moindre surplus de poids a un jour eu à faire avec ce triste individu qui a utilisé son poids pour l’insulter. Et ce, peu importe l’argument. Par exemple:
Tu t’apprêtes à aller dîner: « C’est ça, va donc te remplir la face de McDo, crisse de grosse conne! »
Tu déclines ses avances: « Penses-tu qu’une grosse laide comme toi peut se permettre d’être sélective? »
Tu es bonne en maths: « Tu peux ben avoir le temps d’étudier. Grosse comme que t’es, c’est pas comme si tu pouvais avoir une vie sociale et sexuelle. »
16- Le Tape-d’une-main Vous échangez de façon courtoise pour une période pouvant aller de quelques minutes à quelques heures. Puis, il te révèle qu’il n’a pas cessé de se branler tout le long de votre conversation, malgré le fait que tu n’as rien fait d’autre que de lui parler de ta journée au boulot et de ce que tu prépares pour souper.
17- Le Respectueux Extrémiste Ça, c’est le gars qui s’est rendu compte que beaucoup de femmes se plaignent que les gars ne respectent pas leurs limites. Par conséquent, il croit avoir trouvé la formule pour être un gars parfait: Le Respect! Il n’arrête jamais d’attirer l’attention sur le fait qu’il va toujours rester à sa place et que jamais il ne forcera une femme à faire quoi que ce soit car il est respectueux, lui. Le problème, c’est que puisque son respect est juste une façade qu’il se donne pour séduire, il ne sait pas où s’arrêter. Alors si une femme lui fait des proposition, il va les décliner, en rajoutant fièrement qu’il refuse par respect pour elle. Il aura bien du mal à comprendre pourquoi, suite à cette douche froide, elle s’éloigne de lui, puisqu’il l’a pourtant toujours traitée avec respect.
18- Le Malléable Celui-là est prêt à prendre n’importe qui, de n’importe quel site, habitant n’importe où, voulant n’importe quoi, n’importe quand. Au lieu de se décrire tel qu’il est, il te dira plutôt ce qu’il n’est pas: Il n’est pas jaloux, il n’est pas drogué, il n’est pas infidèle, bref, tous les défauts que les femmes détestent chez les hommes, il ne l’est pas. Il va te poser tout plein de questions sur tes goûts et activités, de façon à pouvoir s’y conformer en répondant « Je suis pareil! », chose qu’il n’aurait pas pu prétendre s’il s’était décrit en premier. Ça ne l’empêchera pas d’affirmer que tu es spéciale pour lui car il n’est pas désespéré.
19- L’ÉnerVantard Tout ce dont il parle, c’est he, himself and him. Il a tout vu, il a tout fait, et beaucoup mieux que les autres. Il ne dialogue pas avec toi, il monologue! Il est tellement pris dans sa mission de t’éblouir qu’il se fout complètement de ce que toi tu as à dire.
20- Le ProfessioNul Les femmes et le sexe, il connait ça! Il a tout lu, tout étudié, et tout appris pour devenir l’amant parfait, et a utilisé ses vastes connaissances afin de développer sa propre formula gagnante sexuelle : D’abord, préliminaires d’embrassades et de caresses pendant 10 minutes. Ensuite, cunnilingus pendant 10 minutes. Ensuite, pénétration, stimulation du point G et changement de position aux 10 minutes. Répéter tant qu’il ne t’aura pas procuré au moins 3 orgasmes. C’est bien! Mais il faut avouer que parfois, ce n’est pas la peine qu’il se donne autant de mal, puisque tu es tellement allumée que tu n’as pas besoin de préliminaires. Dans ces moments-là, tu as juste envie de te déculotter et te faire enfiler immédiatement sans ménagement. Et ça…
A) il ne le comprends pas, parce qu’il n’a appris à baiser que de sa façon technique.
B) il est pris au dépourvu parce que tu lui empêches de montrer à quel point c’est un bon baiseur expérimenté et adroit.
C) il se demande si tu te fous de sa gueule, parce qu’il est convaincu qu’aucune fille n’aime se faire baiser avec force et passion.
D) il frustre, prétend qu’il sait mieux que toi ce que tu aimes vraiment, et insiste pour te baiser à SA façon.
Autrement dit, même s’il prétend être attentif aux besoins sexuels des femmes, en réalité la seule chose qui l’intéresse c’est son image d’amant parfait. Sauf que s’il était vraiment l’amant parfait, il t’écouterait au lieu d’en faire à sa tête.
21- Le SexTremiste Il se vante que la nature a été généreuse avec lui, ce qui lui permet de pouvoir garder une femme éveillée toute la nuit car qu’il est aussi insatiable que résistant. Lorsque tu lui laisses la chance de le prouver, tu constates qu’il se limite à la pénétration et que tu n’as pas senti grand chose de sa bite de schtroumpf durant les huit minutes qu’ont duré la baise.
22- Mister Dick Pics Parce que les gars s’excitent à voir une photo d’entre-jambe de fille, il pense que c’est pareil en inversant les sexes. Alors il t’envoie une photo sur laquelle il a le zgeg qui fait Heil Hitler, en croyant que ça va te rendre automatiquement glissante jusqu’aux chevilles.
23- L’AlphaBite Il a une grosse bite, il est convaincu que ça fait de lui un mâle alpha, alors tout tourne autour de ça: Sa photo de profil est sa bite. Ses galeries sont des photos de sa bite. Sa cam est braquée sur sa bite. Et il ne parle que de sa bite.
24- Le Vif du Sujet Avec lui, pas de temps à perdre! Son premier message est court et droit au but: Quand ce n’est pas « On baise quand? », c’est quelque chose d’aussi rapide disant sensiblement la même chose . Et si tu ne lui réponds pas, il est fort possible qu’il ne s’en rendra jamais compte, puisqu’il a envoyé le même message à 8624 autres filles.
25- Le ConPétiteur Dès qu’il voit un autre gars attirer l’attention d’une (ou plusieurs) des filles du site, il ne le digère pas. Il part alors en croisade contre celui qu’il voit maintenant comme un adversaire, dans le but de le rabaisser dans l’estime des filles. Pour ce faire, il prendra la moindre parcelle d’information à son sujet et la déformera de façon négative afin d’étaler au grand jour, dira t-il, la vraie nature de l’autre gars. En fait, en agissant ainsi, c’est plutôt sa propre nature qu’il étale: Insécure, jaloux, mesquin, envieux, menteur, manipulateur, etc.
26- Le Moqueur-Agressif Lui, il ne perd pas de temps à jouer au bon gars. Sur le forum ou le t’chat, il fait tout plein de blagues sexistes. Ces remarques vont faire que…
50% des filles vont l’ignorer.
35% vont le trouver cave, et le dire publiquement.
10% vont le trouver drôle, et même que…
5% vont le défendre contre celles le trouvant cave.
On pourrait penser que cette attitude est stupide comme technique d’approche. Pourtant, ça marche. La preuve: Quel membre gentil et respectueux peut se vanter d’avoir réussi à attirer l’attention et mettre de son bord 15% des membres féminines du site, comme lui vient de le faire?
27- L’impaChiant N’arrête pas de se plaindre que ça fait 36 heures qu’il est membre ici, il a envoyé 97 demandes de contacts, et il n’a toujours pas une seule fille intéressée par lui… CE SITE EST UNE MERDE!
28- Le Cliché Cliché. Sa photo de profil entre dans l’une de ces très typiques catégories:
Le mec et sa bagnole.
La bagnole SANS le mec.
Le mec et sa moto.
Le mec et son chien.
Le mec qui a la main de son ex sur l’épaule (il a découpé le reste).
Le mec à casquette et verres fumés.
Le mec torse nu.
Le mec qui montre sa langue.
Le mec en habit de chasseur/pêcheur en tenant fièrement un poisson / orignal mort.
Le mec encordé en activité d’escalade.
Le mec en bermudas au Beachclub de Pointe-Calumet avec une foule de douchettes en arrière-plan.
Le mec sportif, habillé de tout l’équipement du randonneur, en plein bois ou en montagne.
Le selfie en situation dangereuse.
Les photos de voyage, le mec devant la Tour Eiffel, le Sphinx, le Parthénon, le panneau routier nommant une ville, etc.
Le selfie pris de beaucoup trop près, sous un mauvais angle, qui fait apparaître ses trois mentons, son acné, la petite guédille dans sa narine gauche et son air vraiment trop motivé à séduire
La photo inexistante.
29- Le Tout-Faux Il est gentil et charmant, mais c’est bien la seule chose chez lui qui est vraie. Pour le reste: Sa photo de profil date d’il y a plus de 5 ans. Il dit avoir 29 ans mais il est dans la quarantaine. Il dit ne pas avoir d’enfants alors qu’il en a déjà deux. Il est toujours prêt à te rencontrer mais jamais chez lui car, bien sûr, il se dit célibataire alors qu’il est en couple et habite avec sa conjointe. Lorsqu’il sera finalement démasqué au bout de deux ou trois mois, il braillera qu’il n’avait pas le choix de s’inventer une vie parce que, étrangement, personne ne l’aime tel qu’il est vraiment. La preuve: Maintenant que tu sais la vérité à son sujet, tu as perdu intérêt pour lui.
30- L’habitué Sa fiche dit qu’il est membre de la place depuis plus de cinq ans. Ça peut vouloir dire trois choses:
Ou bien il n’a vraiment rien pour plaire.
Ou bien il est en chasse permanente.
Ou bien il a été membre ici il y a longtemps, il a eu une relation, et maintenant que celle-ci est terminée, il est de retour. Ce qui veut dire qu’il s’attendait à ce que la relation ne dure pas, et à avoir à revenir.
D’une façon comme d’une autre, on ne peut pas dire qu’il constitue du bon matériel pour une relation monogame.
31- L’Esthète-de-noeud Les photos de sa liste d’amis ne sont qu’une collection de filles de style mannequins et douchebaguettes. Voilà qui en dit long sur ses préférences, donc sur sa personnalité.
32- Le N’importe-Quoi-Pourvu-que-ça-Baise L’inverse du précédent. Grand croyant de la rumeur populaire comme quoi les vieilles, les grosses et les laides sont les plus allumées et/ou les plus désespérées, c’est celles-là qu’il approche. Par conséquent, s’il ne s’occupe pas de toi, c’est ironiquement parce qu’il te croit trop bien pour lui.
33- L’accro grave Un soir, tu as eu envie d’un plan cul sans prise de tête. Tu as visité son profil. Tu as aimé ses photos. Tu as aimé sa description. Il a l’air sympathique. Vous jasez. Il n’a rien d’un douchebag. Tu l’invites. Vous baisez. Voilà, c’était bien, à un de ces jours, ou non, peut-être, whatever, bye. Moins d’un quart d’heure après vous être quittés, il te texte comme quoi il a adoré votre séance et a déjà hâte de te revoir. Il te téléphone. Il te laisse full de messages sur ta boite vocale. Il te retrace sur Facebook. En trois jours, le ton de ses très nombreux messages va de gentil (compliments, hâte de te revoir), à interrogateur (Pourquoi tu ne me donnes pas signe de vie?), à plaintif (Pourquoi ce silence? Qu’est-ce que je t’ai fait?) à suppliant (Laisse-moi une chance, je suis une bonne personne), à pitoyable (J’ai de la peine ).
34- Le Passif Non-Agressif Il te fait une demande de contact, tu l’acceptes, et vous vous échangez quelques messages. Il est gentil, drôle, mais plus les jours passent plus tu réalises qu’il ne te dit que des banalités. Il ne montre aucun signe d’intérêt particulier pour toi, même que sa conversation devient de plus en plus courte et insipide. Tu finis par ne plus lui répondre, et il cessera de te donner signe de vie pendant une semaine ou deux. Puis, il te relance, toujours sur des banalités, et tu te demandes bien pourquoi il te dérange ainsi pour rien.
En fait, il cherche à se faire draguer. Il veut que tout vienne de toi: Les premier pas, les propositions de rencontres, les propositions de baise, et ce sans jamais rien faire pour t’en donner envie.
35- Le multiplicateur. Il a 3-4-5-6 profils sur le même site, nicks différents mais mêmes photos et sensiblement la même description. À se demander pourquoi il a fait l’effort de se donner plusieurs identités.
36- Le Nique-ma-Race Trois éléments invariables:
Il est d’une autre race / couleur / culture que toi.
Il t’aborde et te fait des propositions sexuelles.
« Tu refuses? Mais t’es raciste, salope! »
Faut juste pas confondre. Ceci n’est pas un comportement ethnique. C’est simplement un comportement de con. Et des cons, on en retrouve partout, dans toutes les races / couleurs / cultures.
37- Le ghosteur Vous vous contactez, vous échangez des messages, vous vous jasez sur messagerie. Le courant passe à merveille, vous vous entendez super bien, vous discutez même d’une rencontre bientôt. Puis, sans prévenir, il te bloque de partout sans le moindre mot d’explication, et tu n’en entendras plus jamais parler pour le reste de ta vie.
38- L’Apparition Interrogatrice Vous vous jasez sur une période allant de quelques heures à quelques jours. Et puis, pour une raison X, tu ne lui réponds plus pendant 48 heures. C’est là que tu as la désagréable surprise de le voir se pointer en personne sur ton lieu de travail, en te demandant des explications sur ton silence. Ou pire encore: À ton domicile.
39- Le Mature Responsable Intense et Tourmenté Il est beau, athlétique, il est séparé/divorcé et a au moins un enfant. Il vit seul et il partage son temps entre travailler, tenir maison propre et assumer ses responsabilités paternelles. C’est un miracle qu’il arrive à trouver du temps libre pour être sur un site de rencontres. La preuve: Ça fait au moins deux ans qu’il n’a pas baisé. Mais ça ne le dérange pas outre-mesure. Ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche. Et il n’a pas le temps pour une romance non plus. Il cherche juste quelqu’un à qui parler.
Il est si mature, si responsable, et en même temps si victime des circonstances qui ne sont pas de sa faute à lui… Quelle fille ne craquerait pas pour un tel homme? Alors tu t’en rapproches, tu deviens vite son ami, vous passez vos soirées à jaser. Il trouve un trou dans son horaire pour une rencontre. Vous passez une excellente soirée ensemble et une très géniale nuit de baise. Tu te sens honorée d’être sa toute première baise en deux ans, baise dans laquelle il t’a avoué avoir ressenti avec toi des sentiments qu’il ne croyait plus être capable d’avoir. Tu es certaine d’avoir trouvé l’homme de ta vie et te sens prête à partager la sienne, incluant responsabilités et tourments.
Mais dès le lendemain et pour les jours suivants, il devient distant et utilise son travail et ses responsabilités paternelles comme excuses pour annuler vos rendez-vous l’un après l’autre, jusqu’au jour où il disparaît de tes contacts et de ta vie. Normal: Il est maintenant occupé à faire son numéro de mature responsable intense et tourmenté à une autre fille qui craque pour lui. Une fille qui sera très honorée d’être sa toute première baise en deux ans.
40- L’inévitable Nice Guy. Vous connaissez le genre.
C’est tout? Bah ouais, que voulez-vous, en tant qu’homme hétéro, je n’ai pas tellement l’expérience de l’interaction avec les gars de sites de rencontres. Mais j’ai quand même observé ceux-là.
Avez-vous déjà eu à faire avec ces types de comportements? En avez-vous constatés d’autres? Parlons-en dans les commentaires.
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(Contributrices: Sara C, Cindy RJ, Rachel H, Tania DG)
L’expérience m’a appris à me méfier des gens qui écrivent certaines choses dans leurs profils. En particulier, des phrases dans lesquelles ces personnes justifient d’avance l’attitude négative qu’elle ne manquera pas d’avoir avec toi. par exemple:
Je n’ai pas de filtre. La personne qui écrit ça ne fait que t’annoncer d’avance qu’elle va te dire tout ce qui lui passe par la tête. Jusque là, ça pourrait sembler anodin. Voire même admirable, puisque ça peut être vu comme étant un signe de sincérité, d’honnêteté. Malheureusement, d’après ce que j’ai pu voir à date, chez 100% des personnes qui se décrivent ainsi, ça veut juste dire qu’elle ignore délibérément toute notion de courtoisie et de politesse. Vous vous en rendrez vite compte lorsque vous verrez que son manque de filtre, c’est seulement utilisé pour vous faire des commentaires négatifs et rabaissants. Jamais positifs.
Je suis sarcastique. Voilà une excuse qui est trop souvent utilisé par des gens qui ont besoin de rabaisser les autres plus bas que soi pour se sentir bien avec eux-mêmes, ou pour se donner un sentiment de contrôle sur la situation. Je veux dire, c’est quoi, dans le fond, un sarcasme, quand on y pense, hm? C’est une remarque que l’on envoie à l’autre dans le but de la déstabiliser, de la rabaisser, de la tourner au ridicule, de l’insulter. Et on masque ça sous le couvert d’une blague parce que l’on est trop irresponsable et/ou trop lâche pour assumer le fait que rabaisser l’autre, c’est un choix délibéré. C’est un signe de personnalité narcissique. La preuve: Si tu lui dis que son commentaire t’a déplu ou offensé, jamais elle ne s’excusera. Au contraire, elle va immédiatement contre-attaquer et te traitant de susceptible. Comme quoi, à ses yeux, elle n’est jamais dans le tort. Ce sont les autres, le problème. Tous les autres. Toujours!
Dans le même ordre d’idées:
Je suis une personne directe qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Traduction: J’aime insulter les autres, alors j’utilise l’excuse de « ne faire rien d’autre que dire la vérité » et/ou « ne faire qu’exercer mon droit à la liberté d’expression » afin de leur chier dessus à loisir.
Je suis une personne amicale et sympathique, mais si tu me cherches tu vas me trouver. En réalité, il s’agit là d’une personne agressive qui ne cherche qu’une bonne raison pour pouvoir attaquer autrui. Et là encore, en se justifiant en faisant passer la responsabilité sur l’autre. Et pour l’avoir moi-même vécu à de nombreuses reprises, pas besoin de lui donner une vraie raison pour le faire. Tôt ou tard, elle va t’attaquer, et si elle n’a aucune raison de le faire, elle n’hésitera pas à interpréter tes gestes et paroles à sa façon. Elle va déformer, inventer, juger, préjuger, mentir… Et pas obligé d’être en couple avec pour que ça arrive. Faire partie de son entourage suffit bien. (Voir ma série sur les gens conflictuodépendants)
Mon attitude envers toi dépend de la tienne envers moi. Je peux être ta meilleure amie ou bien ta pire ennemie. Je serai ton rêve le plus doux ou ton pire cauchemar. Ou toute autre variante voulant dire la même chose, en y rajoutant parfois des … il n’en tient qu’à toi. … c’est toi qui choisis.
… ça va dépendre entièrement de toi. Traduction: Je suis une passive-agressive, je vais éventuellement devenir active-agressive avec toi, et je t’en blâme d’avance. Parce qu’à mes yeux, c’est toujours de la faute de la victime. Du moins, tant que ce n’est pas moi, la victime.
On pourrait croire que le fait de dénoncer ici ce genre d’attitude, ça puisse être contre-productif. Dans le sens où une personne affligée d’une telle personnalité négative pourrait lire ce billet de blog, puis retourner sur son profil et le modifier, afin de mieux prendre au piège ses futures victimes. Eh bien rassurez-vous, d’après ce que j’ai pu voir, les gens qui sont négatifs dans leurs profils sont également le genre à avoir la mentalité (et à parfois écrire) « Je suis comme je suis et je ne changerai pour personne. » Normal! Eux, tout ce qui les intéresse, ce n’est pas devenir aimable. C’est de se justifier dans leur besoin d’abuser des autres. Par conséquent, ils continueront encore et toujours de s’afficher comme tel(le)s. Comme ça, ils auront toujours le loisir de dire à leurs futures victimes « Tu l’savais que j’étais comme ça, je t’avais prévenu! »
Et nous, les gens qui veulent vivre en harmonie, ça nous permettra toujours de pouvoir les éviter.
Ce billet est le huitième de la série(Més)aventures sur sites de rencontres.Parce que quand je pars sur un thème, je ne compresse pas le citron qu’à moitié.
Il y a plusieurs clichés que l’on retrouve d’un profil à l’autre. J’en ai recensé 26 qui sont particulièrement utilisés.
CLICHÉ 1: J’aime les bons vins. Premièrement, je doute que quelqu’un aime les mauvais vins. Ensuite, ce cliché est tellement répandu que je vais finir par croire que ces sites ne sont fréquentés que par des alcolos. Ou du moins des diplômés en expertise vinicole, puisqu’ils prétendent tous savoir ce que c’est, un bon vin.
CLICHÉ 2: J’aime les bons repas. Tu aimes manger des trucs qui goûtent bon? Ah ben ça alors!
CLICHÉ 3: Je ne mord pas… Sauf si on le demande LOL. Mon Dieu, quel humour original, ça fait seulement quatre fois que je la lis cette semaine, celle-là.
CLICHÉ 4: J’aime sortir en bonne compagnie. Le jour où je lirai que quelqu’un aime faire des sorties avec des gens qui les font chier, je serai vraiment surpris.
CLICHÉ 5: Je cherche une fille souriante et bien dans sa peau. Tout comme le cliché précédent, j’ai du mal à imaginer qu’un gars cherche une morose complexée.
CLICHÉ 6:Je suis une personne simple, qui accepte les autres dans leurs différences. Bref, tu as zéro personnalité et tu es prêt à t’adapter à la sienne si ça peut t’aider à mettre fin à ton célibat.
CLICHÉ 7: Je suis une épicurienne. Comme ça, tu aimes les plaisirs de la vie? Et moi qui croyait que tout le monde était maso. Quelle exception tu es, dis donc.
CLICHÉ 8: Je n’aime pas les drames ni les complications. Malheureusement, beaucoup des gens qui disent ceci sont passés champions dans l’art d’interpréter de travers ce que les autres disent, afin de les accuser justement de chercher le conflit. Ce qui fait que, ironiquement, ce sont eux, ceux qui se disent allergiques aux drames et aux complications, qui font des drames et qui compliquent tout.
CLICHÉ 9:Je veux une femme qui prend soin d’elle, ou Je veux que tu sois en forme. Compris: Tu ne veux pas de grosses, mais t’as pas les couilles pour le dire franchement.
CLICHÉ 10: Je suis maniaque de la photographie. Prendre 50 selfies par jour, c’est être maniaque, mais pas de la photo.
CLICHÉ 11: Je vis l’instant présent. C’est sûr que quand on n’a aucune ambition et aucun but dans la vie, ça parait mieux de faire passer ça comme un esprit libre et bohème.
CLICHÉ 12: J’ai l’esprit ouvert, sans préjugés. Traduction: Je suis tellement désespéré(e) que je prendrais n’importe qui, même si on a zéro point en commun.
CLICHÉ 13: Je suis jeune de coeur / J’ai gardé mon coeur d’enfant. Traduction: Je suis vieille de corps / Je suis immature
CLICHÉ 14: Je cherche un gars généreux et fidèle. Compris: Tu es matérialiste, profiteuse et possessive.
CLICHÉ 15:Je suis quelqu’un de très sociable qui cherche à se faire de nouveaux amis. Je pense qu’une personne vraiment sociable arriverait à se faire de nouveaux amis sans devoir passer par un site de rencontres, mais c’est peut-être juste moi.
CLICHÉ 16: L’essentiel est invisible pour les yeux. Traduction: Je suis loin d’être une Barbie, et il y a 9 chance sur 10 que je sois trop inculte pour savoir que cette phrase est tirée des pages de Le Petit Prince.
CLICHÉ 17: La femme n’est pas faite pour être comprise mais bien pour être aimée. Traduction: Je suis un nice guy désespéré et prêt à tout accepter pour ne pas finir ma vie seul, et il y a 9 chance sur 10 que je sois trop inculte pour savoir que cette phrase, qui se voulait sarcastique, a été écrite par Oscar Wilde… qui était homosexuel.
CLICHÉ 18: Je suis ronde / j’ai des enfants. Alors si ça ne te plait pas, passe à une autre fiche. Traduction: J’ai une personnalité de merde qui explique mon célibat. Mais par orgueil, je préfère me faire accroire que c’est parce que je suis ronde / que j’ai des enfants.
CLICHÉ 19: Je déteste les hypocrites. Traduction: Je ne veux surtout pas que tu apprennes mes défauts de la bouche d’un autre.
CLICHÉ 20: Je ne perdrai pas mon temps à me décrire… Ça peut avoir deux significations selon le sexe de la personne. Si c’est une femme, ça veut dire: Je n’ai ni l’imagination ni la cohérence requise pour écrire un texte à mon sujet. Si c’est un homme, ça veut dire: J’me suis inscrit icite pour du sexe, pas pour perdre mon temps à remplir des fiches.
…personne ne lit les profils anyway. Traduction: Pour détourner le fait que je suis trop lâche pour prendre le temps d’écrire à mon sujet, je blâme les autres en disant que c’est de leur faute. Car oui, je suis irresponsable en plus.
CLICHÉ 21: Ça ne me servirait à rien de me décrire parce qu’on ne peut pas vraiment connaitre quelqu’un via le net. Traduction: Si tu savais dès le départ ce que je suis, tu passerais à une autre fiche.
CLICHÉ 22: Ce que je suis? c’est à toi de le découvrir. Dites, pourquoi est-ce que je devrais mettre l’effort de prendre des heures / des jours / des semaines pour « découvrir » quelqu’un qui n’est même pas capable de prendre quelques minutes pour se décrire?
CLICHÉ 23: Ce que je suis? Si tu veux le savoir, écrit-moi. Traduction: À la réception de ton message privé, si ta photo me plaît, j’irai lire ton profil et je me baserai là-dessus pour te faire accroire qu’on a plein de points communs.
CLICHÉ 24: Je vais là où la vie (ou bien le vent) me pousse. Ça sonne comme une personne sans emploi, sans amis, sans loisirs, sans buts.
CLICHÉ 25: Je ne recherche rien pour l’instant. Traduction: Je cherche un gars beau, athlétique et riche, et en attendant de le trouver j’veux rien savoir des crapets qui constituent 99% des membres de ce site.
Enfin, le cliché le plus répandu de tous dans les profils de femmes, CLICHÉ 26: Mentionner le yoga comme activité. Et ça m’a amené à faire une découverte scientifique majeure au sujet du célibat féminin:
Sérieusement, il n’y a aucune autre explication logique pourquoi tant de femmes qui pratiquent le yoga puissent être célibataires. Il faut que ce soit une cause à effet.
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Merci à Tania DG, Cindy RJ et Rachel H pour leurs désopilantes contributions.
Ce billet est le septième de la série(Més)aventures sur sites de rencontres.Bon, en fait, c’est un vieux billet que je reprends ici, mais il est approprié au sujet.
Tout le monde connait le grand classique Je l’Aime à Mourir de Francis Cabrel. En m’inspirant de quelques malheureux témoignages de mes amies, je me suis amusé à en faire une version qui décrit ce qu’une fille vit généralement lorsqu’elle fréquente un site de rencontres. Ça va comme suit:
Allumez musique pour l’ambiance, et chantez avec nous.
Chuis célibataire et je me suis inscrit À un site dans lequel Il y a plein de gars qui Essayent de séduire
Ils peuvent bien m’écrire tout ce qui leur plaira Si leurs profils n’a rien qu’des pics de leur gros bras Je n’vais pas mentir : Ça va me faire fuir Oui je vais m’enfuir
Il y a ceux qui disent Vouloir de l’amitié Et dès la troisième phrase Ils parlent de me baiser Qu’est-ce qu’ils me font rire
Il y a les gars casés Mais ne les trouvent pas belles Et qui espèrent trouver Sur ce site, bien mieux qu’elles Alors qu’eux mêmes ils Alors qu’eux mêmes ils Sont laids à vomir
Au lieu d’se taire Ces gens vulgaires S’imaginent que c’est comme ça qu’il Faut agir pour Pouvoir nous plaire Et trouver… de l’amour ainsi.
Il y a aussi les cons Qui croient que pour séduire, En baissant leur caleçon Ça va leur réussir C’est loin de m’faire jouir
Il y a ces fiches qu’on Ne peut pas déchiffrer Aucune ponctuation Et des fautes par milliers C’est trop dur à lire C’est trop dur à lire Ils savent pas écrire
Enfin, il y a ceux qui Se disent « des bons gars » Qui voudraient me séduire Mais ne font rien pour ça C’est ceux-là les pires
Eux, ils restent à l’écart Et s’permettent de juger Mon envie de vouloir Un gars déterminé Qui va me choisir Qui va réussir Lui, à me ravir
Au lieu d’se taire Ces gens vulgaires S’imaginent que c’est comme ça qu’y Faut agir pour Pouvoir nous plaire Et trouver… de l’amour ainsi
Chuis célibataire et je me suis inscrit À un site dans lequel Il y a plein de gars qui M’ennuient à mourir
Après tellement de temps Perdu sur ces sites-là Voilà que finalement J’apprécie l’célibat Je vais m’désinscrire Et je vais partir Ne plus revenir.
____ Anecdote. Il y a quelques semaines, j’ai lu un article sur le net dans lequel une femme décrivait le genre de rencontres merdique qu’elle faisait depuis qu’elle s’était réinscrite sur Tinder, Plenty of Fish, OK Cupid et compagnie.
Vous me connaissez, je ne rate jamais une occasion d’aller me faire voir. J’y ai donc copié-collé, dans la section des commentaires, la parodie que vous venez de lire.
Je ne m’attendais pas à avoir les réponses qui suivirent.
Eh bien oui. Il semblerait que pour plaire aux femmes, il ne faut parfois rien de plus que savoir écrire correctement. Et moi qui croyait, en mâle typique, que ça prenait des dick pics pour séduire. C’EST TOUT LE SYSTÈME DE VALEUR DE LA DRAGUE MASCULINE QUI S’EFFONDRE!!!! 😭
Pour celui-ci, je me suis inspiré d’anecdotes que m’ont raconté plusieurs de mes amies au fil des années, en plus de ce que j’ai pu moi-même observer. C’est que quand on est membre féminin de sites de rencontres, on en voit de toutes les couleurs. Et parmi les différentes attitudes que peuvent avoir les gens lors d’un premier rendez vous, certaines sont particulièrement à proscrire. Par exemple:
ATTITUDE 1: User d’un langage déplorablement vulgaire. C’est une chose d’être direct, c’en est une autre que d’être cru, sans filtre et mal éduqué. Disons que comme première impression, il y a moyen de faire mieux. (Vous en verrez plusieurs exemples dans les images qui vont suivre.)
ATTITUDE 2: Être un peu trop pressé de passer à l’action. Et c’est encore pire quand c’est annoncé à la fois comme étant une obligation, et étant dû à une cause extérieure.
ATTITUDE 3: Mentir sur son âge. Parfois, c’est un adolescent un peu trop allumé par sa testostérone en éveil qui ment sur son âge pour se vieillir. Mais plus souvent qu’autrement, c’est l’inverse qui se produit.
ATTITUDE 4: Utiliser la distance parcourue comme argument d’obligation coïtale. Surtout si ça vient avec une attitude agressive.
ATTITUDE 5: Être un peu trop rapidement curieux au sujet de ses pratiques sexuelles. Il est normal de vouloir savoir si on est compatibles sexuellement. Mais c’est p’t’être pas un sujet à aborder dans la première heure de la rencontre.
ATTITUDE 6: Tenter de manipuler en rabaissant l’autre, pour ensuite la remonter, dans le but de l’isoler. C’est une technique de drague particulièrement minable, qui consiste à donner l’impression à la fille que personne ne peut l’apprécier, sauf lui. Donc, qu’aucun gars ne voudrait d’elle, sauf lui. Parce que tous les hommes sont superficiels. Sauf lui!
ATTITUDE 7: Faire du stealthing. La pratique d’enlever le condom pendant l’acte, sans le faire savoir à sa partenaire, a un nom (anglais):Stealthing. Depuis peu, ce geste est enfin reconnu comme étant criminel au même titre qu’un viol.
ATTITUDE 8: S’offrir immédiatement comme adorateur / esclave volontaire. Le genre de mentalité et d’attitude que l’on a quand on est désespéré, parce qu’on (croit qu’on) n’a rien pour plaire à l’autre.
ATTITUDE 9: Se faire faussement passer pour célibataire. Puisqu’il est impossible de cacher ça à long terme, tôt ou tard la vérité éclate. Hélas, bien que victime parce qu’elle s’est fait mentir, la fille est souvent traitée comme si elle était aussi coupable que lui.
ATTITUDE 10: Ne jamais décrocher de Tinder (ou autres sites / applications de rencontres) Assez difficile d’envisager une relation durable avec une personne pour qui fréquenter ces sites est devenu une habitude.
ATTITUDE 11: Avoir des remords post-coïtus. Ça peut être parce qu’il a insisté pour baiser jusqu’à ce qu’elle cède, ou parce qu’il vient de tromper sa conjointe, ou parce qu’il veut se faire moine et vient de violer son voeu de chasteté. Peu importe la raison, il se sent mal de l’avoir fait. Mais voilà, la prise de conscience, c’était avant, qu’il fallait l’avoir. Pas après!
ATTITUDE 12: N’avoir aucun sujet de conversation, autre que de la complimenter sur sa beauté.
Il a beau croire qu’il est un bon gars gentil et romantique, son attitude démontre qu’au fond de lui, il est convaincu que tout ce que les filles veulent entendre, ce sont des flatteries. Belle attitude de misogyne condescendant qui s’ignore.
ATTITUDE 13: N’avoir aucun sujet de conversation, autre que de de parler du sexe qu’il a hâte d’avoir avec elle. (Encore pire si c’est avec vulgarité)
Le genre de gars qui a l’air de croire qu’elle va oublier que la soirée s’enligne pour être sexuelle, s’il ne le lui rappelle pas à toutes les cinq secondes. Une attitude qui, dans 99.999999999999999999999999999999999999% des cas, transforme la plus volcanique des femmes en iceberg.
ATTITUDE 14: Confondre féminisme avec misandrie.
Un vrai féministe saurait que le féminisme revendique l’égalité entre l’homme et la femme, et non la haine anti-masculine. Bref, sa vision de la femme ne vaut pas mieux que celle d’un misogyne. Et ce qui rend la chose encore plus pathétique, c’est qu’il croit sincèrement que c’est par l’auto-flagellation émasculante qu’il réussira à en séduire une.
ATTITUDE 15: Être adepte du coucou-bite surprise.
Équivalent en personne de la dick pic, ce qui rend la chose encore plus malvenue. Mieux encore, aux yeux de la loi, il y a des termes pour ça, tels grossière indécence, exhibitionnisme, harcèlement sexuel, agression sexuelle, etc, tous passibles de poursuite judiciaire.
ATTITUDE 16: Aimer un peu trop les enfants. Beaucoup de mères célibataires déplorent que peu d’hommes vont vouloir s’engager dans une relation avec une femme qui a des enfants. Malheureusement, lorsque l’inverse arrive, c’est parfois un peu louche.
ATTITUDE 17: Ne pas respecter les limites pré-établies.
Rien de plus chiant que quelqu’un qui prétend savoir mieux que toi ce que tu aimes ou non, ou bien qui croit que lui saura te faire aimer ça.
ATTITUDE 18: Considérer le sexe comme étant quelque chose qui lui est dû. Il agit comme si lui refuser du sexe était un crime, ce qui fait de toi une criminelle à ses yeux. Voilà pourquoi tout ce que tu lui diras sera retenu contre toi, et il n’hésitera jamais à te faire un procès public sur le sujet. Là encore, il y a un mot (anglais) pour ça: Incel.
ATTITUDE 19: Ne pas décrocher de son ex. Quand un gars a eu la chance de sortir avec une extraordinaire partenaire de sexe, il faut s’attendre à ce qu’il s’en cherche une autre exactement comme celle-là, en étalant généreusement les détails que sa nouvelle rencontre ne tient pas vraiment à savoir.
ATTITUDE 20: Se faire des idées préconçues sur la bisexualité. Ça va de la bi-phobie au bi-déni en passant par l’impression que la bisexualité est synonyme de n’importe quoi, n’importe quand, n’importe où avec n’importe qui.
De quoi donner envie de ne plus s’afficher que comme hétéro dans notre profil. Ça règle le problème, mais ça peut en causer un autre, comme:
ATTITUDE 21: Insister sur la bisexualité. Comme beaucoup trop de gars, il ne rêve que de se ramasser une copine bisexuelle dans l’espoir de vivre un jour un ménage à trois. Il va donc tenter de convaincre la fille qu’elle a un problème mental ou sexuel d’être encore hétéro à notre époque.
ATTITUDE 22: Faire du negging. Sérieusement, les gars… Vous croyez vraiment que rabaisser une fille en l’insultant sur un sujet X, pour ensuite la rabaisser sur la manière dont elle prend vos insultes, ça va vous réussir?
ATTITUDE 23: Lui faire son profil psychologique, surtout négatif. Personne n’aime se faire juger, se faire faire la leçon, et encore moins lorsque c’est non-sollicité.
ATTITUDE 24: N’accepte pas qu’on lui fasse ce qu’il fait aux autres. Mais ça, c’est bien plus son problème à lui qu’à elle.
Beaucoup de gens me parlaient de Tinder. Et justement, mon travail de concierge de l’époque me fournissait un iPhone gratuit. Alors pourquoi pas? Le temps de m’inscrire, d’écrire une courte description, de rajouter quelques photos, incluant une p’tite BD pour être original, et j’ai commencé à parcourir les profils.
J’utilisais le même principe que sur Jasez.ca, OK Cupid et Plenty of Fish: J’ouvrais le profil, je lisais la description, et je choisissais si je voulais communiquer ou non. Je dois dire que j’étais déçu de voir que 9 profils sur 10 n’avaient aucune description, seulement des photos. Faut croire que sur cette application, y’a que le look qui compte.
Je finis par tomber sur une jeune femme que je trouve bien intéressante Julie 38. (Le chiffre est son âge, si j’ai bien compris). Québécoise, Francophone, et à seulement 4 km de chez moi. Artiste, thérapeute, blogueuse, cinéaste de documentaires, et, si j’ai bien compris l’abréviation, en post doctorat. ET, ce qui ne gâche rien, belle jeune femme blonde, souriante et athlétique.
Je glisse la photo à droite, pour dire que j’aime ce profil. Et quelques minutes plus tard, je reçois une notification comme quoi elle m’a liké en retour. Nous pouvons maintenant communiquer. Je commence:
STEVE Bonjour. Ta description était courte, mais je m’y suis beaucoup reconnu. Sauf pour le doctorat. (Si j’ai bien compris la définition de « Dr/postDoc »)
JULIE Bon matin ☕️ j’aime ton bande dessiner ✍🏼 juste hier j’ai commencé une pour une séries de toile. So what did u feel reconnu avec?
Euh… Quoi?
Bon! Il semblerait que, malgré le fait qu’elle ait écrit Français comme unique langue, mieux vaut continuer en anglais. Je vais quand même traduire à partir d’ici pour votre convenance.
JULIE J’ai tous les mêmes intérêts que tu as décrit lol
Bon! Encore une autre qui remplace la ponctuation par des LOL.
STEVE Serais-tu plus confortable en anglais? Je suis totalement bilingue, alors y’a pas de problème.
Donc, pour répondre à ta question, voyons voir…
– Thérapeute: Ok, je ne le suis pas, mais j’ai un blog nommé Mes Prétentions de Sagesse. Je m’y amuse à analyser le comportement des gens et l’interaction sociale.
– Artiste: Oui! Voir https://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Requin – Cinéaste de documentaires: Je n’en ai jamais fait, par contre j’aime en regarder. J’ai surtout tourné des sketchs. – Blogueur: Bien sûr! – FR: Oui, d’où mon premier message en French.
Alors… Parle-moi un peu de toi.
JULIE
👋🏼 Merci pour m’avoir écrit tout ça. En ce moment, je déjeune avec ma famille alors je ne suis pas seule. Mais à mon retour, je te répondrai. J’aimerais en savoir plus sur toi car on a beaucoup en commun en effet. ☕️ Je suis blogueuse aussi, alors en attendant tu peux aller y jeter un oeil, sur [lien vers son blog]
STEVE D’ac! à bientôt! 🙂
Je vais donc visiter sa page. J’y vois que Julie se décrit comme étant originaire d’Autriche. Et son site est un blog de voyage. Elle y décrit plus de vingt différents pays qu’elle a visité, photos à l’appui. Et le dernier, au sujet de l’Australie, datait de la semaine dernière.
M’ouais… Une globe trotter. Je n’ai ni le temps ni les moyens de me plier à ce style de vie. Faut j’me rende à l’évidence, nous n’avons aucun avenir à long terme. Mieux vaut le lui dire maintenant, pour ne pas lui faire perdre son temps.
JULIE De retour! Impressionnant, ta page sur Wikipedia. « MensuHell », ça sonne comme la partie Auteur de mon site, « My Hell ».
STEVE Donc, Julie… Je vois que tu es du style globe trotter… C’est intéressant! Mais puisque les voyage ça semble être ta vie, je ne crois pas que nos emplois du temps soient compatibles. Bien que je sois un artiste, ça ne paie pas le loyer. Voilà pourquoi je travaille comme concierge à temps plein. Je n’ai que deux semaines de vacances en août. J’ai un bon salaire, mais je ne crois pas que je puisse me permettre d’être globe trotter comme toi. Sincèrement désolé. 😦
Eh bien voilà! Dommage, vraiment! Pour une fois que je tombe sur une personne vraiment intéressante. Il ne me reste plus qu’à attendre son message d’adieu, et recommencer à parcourir des profils.
JULIE Hahaha! C’est drôle! Moi non plus, je n’aime pas voyager.
Euh… Quoi?
Récapitulons:
Se dit québécoise, mais serait en fait autrichienne.
Se dit francophone, mais est en fait anglo.
Fait un blog de voyage, avec une centaine de photos d’elle dans divers pays… Et me dit qu’elle n’aime pas voyager!?
C’est quoi, ce bordel?.
JULIE Je voyage à travers les dimensions, et non dans le monde réel en 3D.
…
Ok! Là, c’est juste trop fucké pour moi.
Est-ce que je veux vraiment d’une relation avec une personne qui ne cesse de se contredire dans sa description de ce qu’elle est et ce qu’elle fait? Surtout si elle me parle de ses voyages extra-dimensionnels?
La réponse est NonMaisCestQuoiCePutainDeDélire?????
Je clique sur la touche We don’t match!, ce qui coupe nos contacts. L’application me demande une courte explication pourquoi je veux couper les ponts. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’écris ceci:
« Ce qu’elle dit être entre en contradiction avec ce qu’elle est. En plus d’avoir des propos un peu trop WTF-ogène à mon goût! »
Nous autres, les gars, contrairement aux filles, nous ne sommes jamais aux prises avec des obsédés du sexe. Par contre, comme vous pouvez le voir depuis déjà cinq billets, ça n’empêche pas que l’on tombe sur d’assez étranges individus.
Jasez.ca et Plenty of Fish ne m’ayant pas donnés grand chose d’intéressant, je décide de m’essayer sur un autre site de rencontres gratuit: Ok Cupid. Celui-ci propose plusieurs questionnaires sur plusieurs sujet, de façon à pouvoir nous faire la liste des gens avec qui nous avons le plus en commun. On répond aux questions que l’on veux et on peut ignorer celles qui nous plaisent moins. Évidemment, à plus de questions on répond, et meilleure est l’idée que l’on peut se faire de notre compatibilité lorsque l’on compare nos réponses avec celles d’une candidate. Et on parle ici de près d’un millier de questions. Des heures de plaisir (?).
Après avoir répondu à quelques centaines de ces questions, je me rends à la section Browse matches. Je parcours la liste des membres qu’ils me proposent. Chacune de ces femmes est classée selon son pourcentage de compatibilité avec moi, du plus grand au plus petit. En visitant les profils, je vois déjà la première faille dans le système: Si la personne n’a répondu qu’à trois questions sur 1000, et qu’il se trouve que tu as donné les mêmes réponses à ces mêmes trois questions, alors vous êtes classée 100% match. Bref, leur truc, c’est pas au point a 100%.
Dès le départ, j’en élimine quelques unes:
Les unilingues anglaises. C’est que je pense à long terme, ici. Si je tombe sur une avec qui ça devient sérieux au point où nous deviendrions conjoints, j’aimerais que mes parents et elle puissent se parler sans que j’aille à servir de traducteur jusqu’à la fin de nos jours.
Celles qui n’écrivent rien dans leurs profils, et/ou, tel que mentionné plus haut, n’ont répondu à presque rien du questionnaire.
Variante: Celles qui ne disent presque rien à leur propre sujet, à part « C’est à toi de le découvrir! » Dites-donc, si j’avais voulu draguer à l’aveuglette, je ne me serais pas inscrit sur un site qui demande des heures pour remplir près de mille questions servant à établir avec qui je suis compatible.
Celles qui, au lieu de se décrire, ne font que décrire le genre d’hommes qu’elles ne veulent pas. Voilà qui est plus hargneux qu’informatif.
Les globetrotters qui disent aimer voyager 3-4-5-6 fois par an et ont 97 photos d’elles-mêmes avec un lieu exotique / historique en arrière-plan. Je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, mais moi je suis un travailleur à temps plein qui n’a que deux semaines de congé par année.
Également, les « J’aime les bons vins, les restos, les sorties »… Je n’ai rien contre une sortie occasionnelle. Mais la soirée au resto qui gobe un jour et demi de salaire net, j’ai déjà donné. Alors si en plus c’est ce qu’elles souhaitent en guise de routine régulière, non merci.
Celles avec qui nous ne sommes que peu compatibles dans le questionnaire sexuel. Parce que, soyons franc, si nous sommes pour passer notre vie ensemble, mieux aimer les mêmes choses de ce côté-là.
Enfin, celles qui ont des enfants à temps plein. Celles qui ont des enfants en garde partagée ou des ados autonomes, passent toujours. Mais sinon, des enfants, j’en ai eu quatre, ils sont maintenant tous adultes, alors cette partie-là de ma vie est derrière moi.
Pour celles qui restent, je lis les descriptions qu’elles ont écrit, et je contacte celles qui me plaisent. Et il y en a très peu.
Et c’est là que je trouve mon match parfait. Dès le départ, son texte d’introduction m’accroche, avec des phrases telles que:
« Artiste visuelle à la semi-retraite. »
C’est tout à fait moi, ça. Je ne dessine plus de manière professionnelle depuis que j’ai changé de carrière pour un boulot manuel à temps plein avec salaire stable.
« Je suis cook. Je le dis en anglais pour ne pas me faire traiter de four. »
Un jeu de mot avec cuisinière, et qui demande un peu de réflexion pour la comprendre? Humour et sens de la répartie. J’aime!
« Bricoleuse, je ramasse des rebuts pour en faire des oeuvres d’art ou des objets utiles. » Ça alors! Je suis pareil. Par exemple: J’ai ramassé une guitare acoustique brisée et j’en ai fait une tablette-étagère murale pour petits livres. J’ai récupéré de vieux panneaux lumineux EXIT que j’ai transformés en lampe de chevet.
Je jette un oeil à ses photos. Elle est petite, rouquine avec les taches de rousseur qui viennent avec. Cheveux courts, toujours habillée en chemise de travail ou en bricoleuse. Son visage n’a pas tellement de traits féminins. D’ailleurs, la photo sur laquelle elle arbore une casquette de travers me fait penser à la figurine du sale gamin Fisher Price.
Ayant toujours eu une préférence pour les tomboys plutôt que les princesses, elle me convient parfaitement sur tous les points. Je like son profil, ce qui me donne l’option de lui écrire. Si je lui plais, elle me like en retour et on peut communiquer. Je lui écris donc un message personnalisé, dans lequel je lui dis quels sont les points que j’aime dans sa description, et pourquoi.
Le soir venu, un like et une réponse:
TARA • J’ai liké pour te répondre, parce que c’est le genre de personne que je suis… mais honnêtement je ne pense pas qu’on ait grand chose en commun 🧐 Peut-être que je me trompe!
Hum!? Pas grand chose en commun? Non seulement je lui ai donné trois points sur lesquels nous correspondons, OK Cupid dit que l’on matche globalement à 92%, dont 98% dans notre style de vie, 96% du côté éthique et 95% sur le plan sexuel, les autres pourcentages plus bas étant pour divers détails moins importants. Si malgré ça, elle ne pense pas qu’on ait grand chose en commun, alors c’est parce qu’elle ne veut pas les voir, nos points en commun. Et quand l’autre ne veux pas les voir, c’est parce qu’on ne l’intéresse pas. Décevant, mais au moins elle s’est donné la peine de me répondre, ce qui est appréciable. Je lui dis donc:
STEVE
• D’accord. Aucun problème. J’apprécie toujours une réponse. Même négative, ça vaut mieux que du ghosting. Bonne journée. 🙂
Et voilà! Il ne me reste plus qu’à retourner sur ma liste de membres compatibles et à en parcou-…
TARA
• Bah je ne fais pas ça… le ghosting je veux dire. Mais comme je disais peut-être que je me trompe.
Ah ben!? Elle me relance, en utilisant pour la seconde fois la formule du peut-être que je me trompe. Autrement dit, je lui plais, finalement. C’est juste qu’elle n’est pas totalement convaincue. Et le fait qu’elle me relance, c’est une invitation à la convaincre.
Puisqu’elle a montré son sens de l’humour dans son texte de profil, je vais faire de même dans ma réponse. Ce sera un point commun de plus à lui démontrer.
STEVE
• Bon, ok, je vais plaider ma cause, tiens: Je bricole: Je transforme des guitares brisées en tablettes-étagères pour petits livres, des vieux panneaux lumineux EXIT en lampe de chevet, j’ai passé 7 ans à Safarir, ce qui peut être un succédané de carrière artistique, et j’ai un blog nommé Mes Prétentions de Sagesse dans lequel je décortique les relations en société, bikozz que je me prends pour un psychologue amateur • Quoi d’autre… Je ne bois pas de vin, mais j’en fait de la vinaigrette • Je suis bon ami avec la plupart de mes ex, parce que bon, je n’ai jamais compris pourquoi on peut haïr quelqu’un que l’on a aimé. D’ailleurs, on se fait du cat-sitting quand l’un de nous part en voyage.
TARA • Tu ne bois pas de vin?!?
STEVE
• Exact! Je n’ai jamais vraiment aimé le goût. Avantage: Ta bouteille ne descendra jamais.
TARA
• Oh… • Bon point!
Ah! Une première réponse positive. Voilà qui m’encourage. Allons-y pour la finale.
STEVE
• Pis là, je sors les gros guns dans une tentative ultime de t’impressionner: J’ai ma propre page sur Wikipedia. English & français. Parce que je suis un authentique has been, moi, vous savez. • (je relis ton profil pour voir si je peux rajouter autre chose) • Ah, tiens: comme toi, je fais des listes aussi. Des to-do list, mais aussi des trucs genre « 20 noms de familles composés qui font des jeux de mots amusants », « 8 sujets insignifiants qu’utilisent certaines personnes pour se sentir supérieures aux autres. » , « 30 comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook », etc. • Pis là je viens d’épuiser ma liste de nos points-z-en commun, selon ton profil. Fa que voilà, je déclare forfait pour l’impression. 😉
Bon ben voilà! Si avec ça elle ne voit toujours pas ce que l’on a en commun, c’est parce que je ne lui plais vraiment pas. Sa réponse:
TARA
• Ouais, ben tu perds ton temps, je ne suis pas vraiment impressionnable. Si tu veux m’impressionner, sois toi-même tout simplement!
Ah bon? Quand elle se décrit de manière humoristique, il faut le prendre au second degré. Mais quand je lui réponds de la même manière, elle me prend au sérieux? Rétablissons les faits:
STEVE
• Étant donné que tout ce que j’ai dit à mon sujet est vrai, alors techniquement, JE SUIS resté moi-même.
TARA
• Ok
Ah, tout de même!
TARA • Mais je ne comprends pas comment tout ça peut être relié à mon profil… Je ne vois pas le rapport. Mais peut-être que je me trompe!
Elle ne voit pas le rapport? Non mais elle me niaise, là? Et avec ce troisième « Mais peut-être que je me trompe!« , elle veut vraiment que je perde mon temps à lui expliquer ce qui est pourtant évident?
D’accord! Je vais lui accorder un dernier bénéfice du doute. Et allons-y pour le mansplaining:
STEVE
• Sur ton profil, J’ai vu: « I’M really good at: Faire des listes! » Bon ben voilà: Je te dis que moi aussi je fais des listes. • Sur ton profil, J’ai vu: « Artiste visuelle à la semi-retraite. » Bon ben voilà: Je te dis que moi aussi je suis un Artiste visuel à la semi-retraite, d’où ma mention de Safarir + la page Wiki pour le prouver. • Sur ton profil, J’ai vu: « Bricoleuse, je ramasse des rebuts pour en faire des oeuvres d’art ou des objets utiles. » Bon ben voilà: Je te dis que Je transforme des guitares brisées en tablettes-étagères pour petits livres, des vieux panneaux lumineux EXIT en lampe de chevet. • Sur ton profil, J’ai vu: « Je fais de la psychologie amateure! » Bon ben voilà: Je te dis que moi aussi c’est ce que je fais, sur mon blog.
Ça ne peut pas être plus clair que ça. Si elle insiste une ligne de plus comme quoi elle « ne voit pas ce que l’on peut avoir en commun », alors là ce sera de la mauvaise foi ou du trollisme.
Sur ce, il est temps de mettre un terme à cette discussion, en lui montrant que moi aussi je suis travailleur à temps plein. Et que si je ne lui plais toujours pas, eh bien qu’elle aille se faire voir ailleurs. (Plus poliment, il est vrai.)
STEVE
• Et sur ce, je quitte le net pour la soirée. Couché à 22:00, réveil à 5:30… Je travaille comme surintendant (un joli mot pour dire concierge-en-chef) dans un garage de bus. Heureux d’avoir pu échanger quelques mots. Et peut-être d’en apprendre plus sur toi plus tard si ça te tente. Sinon, comme je disais plus tôt, y’a pas de mal. Bonne nuit.
Le lendemain soir, je rentre du travail. Je me logue sur OKC, et j’y trouve cette réponse:
TARA • J’avoue que tu as piqué ma curiosité avec la « has been » fan page bilingue, mais c’est un peu une curiosité malsaine… J’ai blogué pendant un bout, il y a (déjà) quelques années. Ça me semble une autre vie!
Ah bon? Le premier truc à mon sujet qui lui donne envie de s’intéresser à moi, et elle appelle ça de la curiosité malsaine? Je ne sais vraiment pas quoi répondre à ça. Ceci dit, elle a enchaîné avec le sujet du blog, ce qui semble être une invitation a jaser. Étant donné que jusqu’à maintenant je suis celui qui devait animer la conversation et que je n’ai plus envie de continuer dans ces conditions, je lui écris la seule chose qui me vient en tête.
STEVE • Hello. • Ok, je ne m’attendais pas à ce que la conversation continue.
TARA • Bah, je suis toujours ouverte à jaser et je ne me fie pas à mes premières impressions… je pars du principe de la vraie vie plutôt que du magasinage. Tsé tu peux développer un intérêt pour quelqu’un dans un contexte réel, alors qu’on essaye de nous faire accroire que dans le virtuel ça devrait être instantané… je trouve ça ridicule et j’essaie de ne pas embarquer dans cette game. Voilà!
• Donc Stéphane/Steve… pourquoi Steve?🧐
Eh bien! Finalement, il semblerait que tout ça n’était qu’un simple mécanisme de défense de sa part, et qu’elle ait maintenant abaissé ses barrières. Et non seulement elle s’est expliquée, elle me pose des questions, ce qui est un signe d’intérêt. Alors allons-y:
STEVE • Quand j’ai commencé à faire de la BD, en 1994, je faisais un fanzine adulte de mauvais goût nommé Requin Roll. À ce moment-là, mes enfants étaient en bas-âges. Je me suis dit que si mes trucs devenaient populaires, je ne voulais pas qu’ils soient connus comme étant « le fils / la fille du gars qui dessine des cochonneries. » Alors pour les protéger, j’ai changé de nom. Bien m’en pris car ça a eu son petit succès. Par exemple, dans un numéro de La Presse en 1997, un reportage sur les BD alternatives nommait Requin Roll en tant que l’une des 4 publications les plus populaires
• Quelques années plus tard, ça m’a amené à Safarir, où j’ai travaillé de 2001 à 2008. Pour eux, il a fallu que je diminue de beaucoup le ton vulgaire et sexuel de mes trucs.
• Je ne travaille plus pour eux, et depuis j’ai lâché la vie d’artiste, mais j’au quand même continué d’utiliser ce nom, par habitude.
• Voilà! • Et toi, qu’est-ce que tu fais / faisais comme art visuel?
TARA • Whoa… l’historique complet avec les dates pis toutes. Est-ce que tu vis dans le passé?
… C’est quoi, cette réponse de merde?
STEVE • Non, mais tu m’as posé une question, alors je t’ai donné ma réponse, avec le contexte pour que tout soit clair.
• J’ai une mémoire précise et encyclopédique. Je me souviens de (presque) tout. Ça fait de moi le cauchemar de celles qui sont allergiques aux conjoints capable de leur faire la liste exhaustive de leurs écarts de conduite des 12 dernières années. 😉
TARA • Ok pour les dates,
• mais outre ça tu en parles quand même… donc ma question demeure!
Sa question demeure? Le premier mot de ma réponse était « Non », ET SA QUESTION DEMEURE? Elle veut me faire dire quoi, elle? « Oui, je vis dans le passé! »?
Alors là, plus le moindre doute possible; Cette fille me trolle. Et elle le fait avec mépris.
Je suis patient et compréhensif, et je connais le principe du negging, mais il y a des limites à accepter de se faire chier dessus. Tout le long de cette conversation, cette femme ne m’a démontré que deux traits de sa personnalité:
Le mépris. Elle prétend à plusieurs occasion ne pas voir ce que nous pouvons avoir en commun. Elle dit que s’intéresser à moi, c’est faire preuve de curiosité malsaine. Je ne peux rien lui écrire sans avoir droit à des accusations de vivre dans le passé ou de ne pas être moi-même, ou d’être sans rapport avec son profil.
L’égocentrisme. Je dois lui expliquer à répétition quels sont nos points en commun. Et elle me manipule à le faire avec ses « Peut-être que je me trompe! » Et tandis qu’elle me fait lui démontrer non-stop mon intérêt pour elle, elle n’en montre aucun envers moi. Et malgré le fait que je donne deux portes de sortie comme quoi elle peut cesser de m’écrire si on est à ce point différent, elle me relance, toujours avec ses « Peut-être que je me trompe!« , pour que je continue à lui donner de l’attention.
Est-ce que je veux d’une relation dans laquelle une fille désagréable, méprisante et égocentrique essaye sans cesse de me manipuler à essayer de la convaincre que je suis assez bien pour elle, sans jamais se montrer satisfaite de ce que je lui dis?
La réponse est non. Fuck que non!
Sur ce, je la bloque.
Y’en a, j’vous jure, on peut voir tout de suite dans leur comportement pourquoi ils ont absolument besoin d’un site de rencontres pour trouver l’âme soeur.