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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

Nous sommes injustes envers la vie.

On se lève le matin et tout porte à penser qu’il s’agit d’une journée comme les autres. Puis, arrive une série de petits malheurs. Il n’y a pas d’eau chaude pour la douche. Le lait a caillé. L’ordinateur cesse de fonctionner. L’auto a un problème de moteur et/ou une crevaison. Et tout ça arrive dans le pire des moments. Et on est là, découragé, à se demander pourquoi la vie est aussi injuste avec nous.

Sauf que dans les faits, c’est le contraire. Ce sont nous, les êtres humains, qui sommes injustes avec la vie, et ce depuis que la civilisation existe.

Voyez comment les choses fonctionnent depuis que le monde et l’humanité existe. Dès la naissance, la mort guette déjà bébé qui n’a absolument aucune capacité à survivre par lui-même. Il devait compter sur ses néandertaliens de parents pour réussir à vivre assez vieux pour procréer, et la nature ne faisait rien pour leur venir en aide : Épidémies, températures qui ne sont toujours pas clémentes, nourriture rare et difficile à se procurer, végétaux empoisonnés, prédateurs, etc. Pas étonnant que l’on mourrait de vieillesse entre 20 et 30 ans dans ce temps-là.

L’humain a réussi, peu à peu, à prendre des éléments de la nature et à les transformer de façons dont la nature n’a jamais permis. Ça a commencé par les maisons, les vêtements, l’agriculture, l’élevage. Les siècles ont passé, la science a progressé, et nous avons continué de transformer le monde. Nous l’avons fait de façon à s’offrir d’abord des conditions de survie, puis de vie, puis de luxe. Nous avons aujourd’hui les maisons, l’électricité, l’automobile et mille autre choses qui font partie de notre quotidien, et ce depuis notre naissance.

Et c’est justement le fait que nous avons ceci depuis notre naissance qui fait que pour beaucoup, la vie, le naturel, c’est ça : Un univers dans lequel tout fonctionne à merveille. Un univers où les autos roulent sans problème, ou l’électricité ne manque jamais, où on n’a jamais faim, jamais froid, où on ne s’ennuie jamais. Et à cause de ça, on a de la difficulté à comprendre qu’il est contre-nature que toutes ces choses non-naturelles fonctionnent. La nature, c’est le métal qui rouille. C’est caoutchouc qui s’assèche et s’effrite. Ce sont les composantes d’une pile qui corrodent. Le bois qui moisit. La terre qui bouge et fait craquer l’asphalte et les fondations de maison.

Et il ne s’agit pas que des choses matérielles. L’humain est un animal. Les animaux ont l’instinct de se battre, de tuer. Alors, pour aller contre notre nature, nous avons créé des lois pour empêcher ça. Et pour beaucoup d’hommes et de femmes, être monogame n’est pas dans leur nature. Nous avons donc crée des règles de société qui nous obligent moralement à la fidélité. Mais là encore, parfois, nous devenons victime lorsqu’une personne près de notre entourage tombe en panne morale. Une amitié se brise. Un couple cesse de fonctionner.

À chaque fois que quelque chose brise, tombe en panne, cesse de fonctionner, ce n’est pas la vie qui est injuste envers nous. C’est nous qui avons, pour un instant, cessé d’être injuste envers la vie. Une vie qui ne fait rien d’autre que suivre son cours et qui, en défaisant ce que nous avons fait contre son gré, ne fait que reprendre ses droits.

Ceci n’est pas une vision pessimiste de la vie. C’est tout simplement quelque chose à se souvenir à chaque fois que l’on ressent de la frustration lorsque quelque chose qui aurait dû fonctionner ne fonctionne pas. Parce que dans les faits, justement, ça n’aurait jamais dû fonctionner pour commencer.

Alors au lieu de frustrer contre quelque qui ne fonctionne plus, il faudrait au contraire être reconnaissant que ça ait fonctionné le temps que ça l’a fait.

Internet et le déclin des valeurs sociales

Eh oui. Si les vieilles valeurs sont en déclin, c’est là faute à Internet. Ça peut sembler simple comme affirmation, pourtant…

La Fidélité: Avant, un gars qui voulait tromper sa blonde devait faire l’effort de sortir de chez lui et aller cruiser. Aujourd’hui, internet amène les occasions de drague chez lui. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Respect: C’est pareil: Avant, un gars qui voulait manquer de respect à autrui avait rarement les couilles de le faire dans sa face. Au pire, il le faisait dans son dos. Aujourd’hui, internet permet d’insulter directement qui tu veux, bien à l’abri derrière ton écran. Même une personne qui ne l’aurait pas fait avant se retrouve aisément tenté par la facilité de la chose.

Le Courage: Avant, un gars qui disait quelque chose en public avait le courage d’affirmer ses opinions, et ce en son propre nom. Aujourd’hui, internet lui permet de dire n’importe quoi, sous une fausse identité, et de se rétracter derrière l’excuse comme quoi « C’est yink internet, c’est pas la vraie vie » lorsqu’il refuse de prendre la responsabilité de ses faits, gestes et paroles.

La Pertinence: Avant, lorsque tu voulais gagner un argument, tu devais avoir recours à ta logique et à ton intelligence. Aujourd’hui, sur internet, peu importe le sujet de la dispute, celui qui perd conclut en traitant l’autre de loser pas de vie qui perd son temps à argumenter sur le net alors qu’y fait beau dehors, un argument qui a zéro rapport au sujet de discussion.

La génération de l’irresponsabilité
L’argument le plus stupide que prennent les gens pour se déresponsabiliser de leurs paroles négatives, blessantes et gratuitement cheap, c’est la grande classique citée plus haut « C’est yink le net, c’est pas la vraie vie. » Pourquoi est-ce un argument stupide? Parce que les paroles négatives dont il est question, est-ce internet qui a décidé de son propre chef de l’écrire?  Non! C’est une personne dans la vraie vie qui s’est assise devant l’ordinateur qu’il possède dans la vraie vie en tapant ce texte avec les doigts qu’il a dans la vraie vie sur le clavier qu’il a dans la vraie vie.  Mais voilà, en quinze ans à vivre quotidiennement une partie de leurs temps libre de façon virtuelle, la nouvelle génération de jeunes adultes a été exposée quotidiennement au concept de déresponsibilisation qu’amène le net.  Influencée par celle-ci, elle est maintenant la génération qui a le moins le sens des responsabilités, et ce même dans la vraie vie.

Le courage du lâche
Quand un lâche se sait à l’abri, alors il joue à se faire accroire qu’il est courageux. Et il le fait en faisant chier les autres. Normal: Quand on n’a aucune estime de soi, notre premier réflexe n’est pas d’essayer de s’élever au dessus de la masse. C’est plutôt essayer de caler la masse plus bas que soi-même.

Vous voulez un exemple tiré de la vraie vie? Ok: Est-ce qu’il y a vraiment une différence entre une personne qui se permet de dire n’importe quoi sur le net pour ensuite se cacher derrière « C’est le net, c’est pas la vraie vie » et un jeune de 5-13 ans qui, bien a l’abri dans la fenêtre du logement de ses parents au 3e étage, se permet de lancer des insultes aux passants parce qu’il peut se cacher derrière « Chus un kid, tu peux pas me frapper », « Chus dans un appartement, tu peux pas rentrer », « Chus un enfant, tu peux pas me poursuivre », « J’ai 10-20-30-40 ans de moins que toi, fa que si tu perds ton temps à argumenter avec moi, t’es immature en estie », etc?

Quand tu insultes, que ce soit en personne, par téléphone, ou sur le net, ça ne change rien au fait que la personne qui insulte, c’est TOI! Si tu n’es pas capable de prendre tes responsabilités pour tes faits, gestes, paroles ou messages écrits, alors tu es aussi bien de lâcher le net parce que t’as pas fini de te les faire remettre dans ta face. Parce que si dans la vraie vie les paroles s’envolent, sur le net les écrits restent. Et se copient-collent.

Le net ne créé pas les les infidèles, les irrespectueux, les lâches et les imbéciles: Il ne fait que leur permettre de confirmer leur existence. C’est simpliste comme analyse, mais c’est justement le propre des agissements négatifs: Être simple.

Il faut douze minutes pour écrire un texte pertinent et bien structuré exprimant ton respect pour pour une personne et ses qualités, ou bien pour lui exprimer ton opinion en amenant des points clairs et pertinents, mais ça prend seulement douze secondes pour l’envoyer chier en le traitant de loser. Pas étonnant que les imbéciles soient les gens les plus négatifs du net: Il ne font que choisir l’option simple. Non seulement c’est ce qui est le plus facile pour eux, c’est généralement la seule option qui est à la portée de leur intellect.

Témoignage d’un ex-gros, 1 de 2

(AVIS : le texte qui suit contient des marques déposées, des noms de commerces et autres institutions. Ce n’est ni dans le but de leur faire de la publicité ni celui de leur nuire, mais bien par simple soucis de l’authenticité des faits.)

Aujourd’hui, j’en ai gros à raconter.
Normal: Je vais parler des variations de poids, en particulier de l’obésité, et de comment je l’ai vécue.

J’ai commencé ma vie naturellement maigre.

Ma mère pesait 98 lbs pour 5’2 » quand elle m’a eu. Elle fait dans les 140 aujourd’hui. Mon père se balade autours de 150-160 pour 5’1″. Il est menuisier de métier, alors même s’il mange beaucoup et un peu n’importe comment, il brûle le gras sans l’accumuler. L’obésité n’a jamais fait partie de ma famille. Jusqu’à mes 25 ans, j’étais tellement maigre qu’on pensait que j’étais anorexique. Voyez ma photo de finissant comparé à une récente:



Nos habitudes alimentaires.

À la maison, on ne portait pas d’attention particulière à ce que l’on mangeait. Des fois c’était santé, des fois c’était junk. Pour nous, toutes nourritures se valaient. On ne la choisissait simplement qu’en se basant au goût.

Moi, personnellement, j’ai passé les 32 premières années de ma vie à manger comme un cochon. À la maison, j’me faisais des pâtes en sauces riches, et ce à la tonne. En plus de tout ce que je pouvais piger dans le frigo entre les repas. À l’extérieur, c’était frites, poutine, pizza, hot-dogs, burgers, McDo régulièrement, etc.

Photobucket

Pourquoi est-ce que je mangeais à ce point-là?
Je n’ai jamais considéré que je mangeais mes émotions. Il reste que manger était le seul plaisir constant et fidèle dans ma vie. L’amour, ça vient et ça repart. L’argent ça vient et ça repart. La chance, ça vient et ça repart. En fait, tout ce qui est positif dans la vie ne fait que passer. Le plaisir de se régaler, par contre, c’est toujours là. C’est la seule constante à laquelle on peut se fier.

Comment suis-je resté mince si longtemps?
Non, je ne faisais pas de sports. En fait, j’étais le plus piètre sportif de mon école. Mais voilà, quand tu habites St-Hilaire qui est une ville majoritairement en pente à cause que c’est situé entre une montagne et une rivière, et que tu es trop pauvre pour te déplacer autrement qu’à pied ou à vélo, à une époque où personne n’avait internet, et où on était trop pauvre pour avoir un Nintendo, ben voilà! Pour moi, la maison familiale était surtout un dortoir-cafétéria où je passais peu de temps. Le reste, c’était: marche, vélo, escalade de la montagne, randonnée dans la nature, etc.

Comment ais-je commencé à grossir?

Mes habitudes de vie ont changé. Je suis allé vivre à Montréal. Je me faisais sans cesse voler mes vélos, alors je me suis rabattu sur le transport en commun. Enfin, je me retrouve avec une job de bureau. Mes 24 heures se divisent désormais ainsi: 8 heures de sommeil + 8 heures de travail assis + 2 heures de transport en commun assis + 4 heures chez moi assis devant la télé, assis devant l’ordi ou assis à ma table à dessin, ça totalise 22 heures sur 24 assis ou couché, à bouger à peine.

Mes habitudes alimentaires, par contre, sont restées les mêmes. La cafétéria était fermée puisque je travaillais de soir. Alors souvent je commandais chez Vincent Sous-Marins et je prenais leur spécial Achetez un sous-marin 14 pouces et obtenez un 7 pouces supplémentaire gratuit. Très souvent, je mangeais les 21 pouces au complet avec deux canettes de Pepsi, la version non-diète.

C’est sûr qu’on ne devient pas obèse du jour au lendemain, surtout si ton organisme est habitué à dealer avec une grande quantité de nourriture. J’en ai donc pris lentement entre mes 22 et 30 ans. Le gras s’est déposé partout sur mon corps de façon uniforme. Et la meilleure, c’est que comme j’étais trop maigre en partant, le fait de prendre du poids m’embellissait. Vous comprendrez donc pourquoi je n’étais pas alarmé de voir mon poids augmenter.

Toute bonne chose à une fin:
Le problème, c’est que continuer de grossir ne pouvais pas m’embellir éternellement. Rendu à 31 ans, même si je me voyais enfler, je ne pouvais pas l’accepter. J’essayais beaucoup de me mentir à moi-même à faisant tout pour camoufler la chose: Porter du linge foncé, me rentrer le ventre, porter mes jeans plus hautes en utilisant la ceinture pour me compresser le bedon…

Voir la réalité en face.
Je ne me souviens plus pourquoi exactement (Je crois que c’était pour prendre une photo pour une fausse pub) mais à l’été de 2001 il a fallu que je me rase la poitrine. Pour la première fois depuis mes 12 ans, je me suis regardé dans le miroir, torse sans poils. C’est là que j’ai réalisé que ces poils, la nature les avaient placés de façon à donner l’illusion que j’avais des pectoraux légèrement découpés. En réalité, j’avais le torse mou, sans formes.

Sous le choc de la déception, j’ai voulu savoir la vérité. Pour la première fois en trois ans, je me suis permis de relâcher mon ventre devant un miroir. C’est là que j’ai vu de quoi j’avais vraiment l’air.

De ÇA!

J’étais sérieusement dégoûté. Oh, c’est sûr que puisque j’avais déjà ma blonde actuelle, je n’avais pas besoin d’être beau puisque je n’avais pas besoin de plaire. N’empêche que j’avais quasiment envie de vomir devant l’espèce de quille flasque que je m’étais laissé devenir.

Zéro support de ton entourage.
Hostie que c’est facile de dire « T’as yink à te prendre en main », sauf que quand tu commences à faire de l’exercice et à mieux t’alimenter, ton entourage le voit bien que tu fais quelque chose d’inhabituel. As-tu déjà essayé d’annoncer publiquement que tu voulais perdre du poids? Si oui, alors tu as dû entendre l’une de ces charmantes répliques:

  • Franchement, t’es pas si gros que ça.
  • C’est toutt’ dans ta tête!
  • On est fait comme on est fait, faut apprendre à s’accepter.
  • À quoi ça te sert de perdre du poids? Tu vas toutt’ le reprendre.
  • Pis même si tu réussissais, y’aura toujours kek’chose qui va te déplaire en toi, tu pourras jamais tout arranger.
  • Un anorexique c’est lette.
  • Un gars full musclé c’est lette.
  • C’est la personnalité qui compte, le look c’est d’la marde.
  • Pfff… Tu vas être ben crinqué pendant 2-3 semaines pis après ça tu vas toutt’ laisser tomber.
  • Si l’monde t’accepte pas tel que t’es, c’t’eux autres les caves.
  • Tu veux vraiment perdre ta qualité de vie en te privant de ce que t’aimes, juste pour perdre une coupl’ de lbs?
  • Ben oui, pis moi j’aimerais être plus grand, avoir les dents drettes pis gagner 100 millions à la loterie. On n’a pas toujours toute c’qu’on veut dans’ vie.

Oui, on me les a toutes servies, ces phrases-là. Mes parents, mes amis, mes collègues de travail, mon ex, même ma blonde… Tout le monde était contre ma décision. Alors non, quand tu veux perdre du poids, il ne s’agit pas seulement de combattre ta paresse, combattre ta gourmandise, combattre tes mauvaises habitudes de vie. Il faut aussi combattre ton entourage. Un entourage qui ne se gênera pas de te passer des commentaires négatifs tout le long de ton travail sur toi, et ce même si tu ne leurs a rien demandé.

Dans mon cas personnel, j’ai eu la chance (?) de passer ma jeunesse dans un environnement hostile et rabaissant. Par habitude, j’étais donc immunisé à la critique, ce qui fait que je ne me suis nullement laisser influencer. J’en ai fait à ma tête et en un an et demi, j’ai passé de 230 lbs à 185.

Qui perd (re)gagne.
Problème #1 : C’est que n’ayant personne pour m’encourager, je n’avais pas non plus personne pour me guider. Alors pendant deux ans, je me suis improvisé une diète à base de privations. Les résultats parlent d’eux-mêmes:

Problème #2 : C’est que tu ne peux pas passer ta vie à te priver. Surtout que souvent, la joie d’avoir atteint ton poids santé fait que tu te sens invulnérable. Tu as réussi, tu as atteint ton but, alors tu te permet une exception alimentaire une fois. Et une autre exception. Et une autre. Et une autre. Ça m’a pris un an et demi pour perdre 45 lbs? Et bien ça m’a pris deux ans pour en reprendre 35.

Problème #3 : La première fois que j’ai pris du poids, ça c’est fait doucement, en se répandant partout sur mon corps, de manière uniforme, sur une période d’une dizaine d’années. Cette fois-ci, en deux ans, au lieu d’en reprendre de partout, ça s’est seulement accumulé à ma taille. Par conséquent, même si j’étais encore 10 lbs plus léger qu’en 2001, j’avais l’air encore plus gros.



Support tardif de l’entourage:

En janvier 2008, j’étais revenu à mon poids initial de 230 lbs. Vous vous souvenez de tous les commentaires décourageants que j’avais de mon entourage, tout le long de ma diète? Eh bien ce même entourage a fait un 180 degrés. Les commentaires étaient maintenant devenus:

  • Pourquoi tu t’es laissé allé? T’étais si beau avant.
  • Come on, làche pas, t’es capable.
  • Une bedaine de même, c’est lette. Fais de quoi.
  • etc.

Défi Diète 2008
Ma blonde, qui était elle aussi contre mon idée de maigrir au début, était maintenant devenue la première à déplorer mon retour à l’obésité. Aussi, en janvier 2008, c’est elle qui m’a suggéré de m’inscrire à Défi Diète en voyant dans le Journal de Montréal qu’ils prenaient les candidatures. Pour peu que je sois parmi les 10 choisis, Défi Diète m’offrait gratuitement trois mois de suivi par un entraineur privé, une nutritionniste et un motivateur. On pouvait poser notre candidature sous forme de texte, de photos ou de vidéo. J’ai choisi la vidéo.

En faisant quelque chose de drôle, court, et surtout original car j’ai été le seul de tous les candidats qui a avoué sans retenue que son but premier était de devenir beau, j’ai été choisi. Mon ventre et moi avons même fait la couverture du Journal de Montréal.

À toutes les semaines, durant les trois mois qu’à duré Défi Diète, leurs lecteurs ont pu suivre nos progrès sous forme de reportage hebdomadaire.

(Pensiez-vous vraiment que je m’appelais Steve Requin?)

Avec eux, j’ai enfin appris à manger correctement, sans me priver, et à m’exercer de la bonne façon. J’ai terminé avec 22 lbs de moins, et nous avons fait la couverture du numéro de juin du magazine Dernière Heure.

L’après Défi Diète
En gardant les bonnes habitudes, j’ai réussi à descendre jusqu’à 187 lbs… Et c’est là que j’ai vu que j’étais allé trop loin. C’est que mon ossature du visage est mince. Plus je perdais de poids, et plus je recommençais à ressembler à ma photo de finissants. J’avais encore une bonne couche de gras aux abdominaux. J’aurais bien voulu avoir un de ces corps de rêve full athlétique, avec des abdos saillants en six-pack. Malheureusement, j’avais oublié un détail important: Je n’avais plus 34 ans, comme la dernière fois où j’ai pesé 185 lbs. J’en avais maintenant 40. Continuer de maigrir pour obtenir le corps parfait, ça aurait été au prix d’un visage fatigué et enlaidi par les rides qui se faisaient de plus en plus nombreuses.

À quoi bon avoir un beau corps quand ta face laide enlève aux autres l’envie de le voir?

Alors j’ai fait mon choix. J’ai relâché quelque peu mes bonnes habitudes, et je suis remonté à un poids qui convenait mieux à mon orgueil : 195 lbs. Ce poids me donnait la parfaite balance entre la minceur physique et la beauté du visage. Je ne serai jamais le bel athlète finement ciselé, mais là, enfin, je pouvais sincèrement dire que j’étais bien dans ma peau.

Ais-je réussi à me stabiliser à ce poids?
Oui, pendant près d’un an. Puis, j’ai recommencé à en reprendre quelque peu. Mais ça, c’est une histoire que je vous réserve pour la suite.

36 phrases clichés que l’on retrouve dans les profils de tous les sites de rencontres

Il existe deux genres de clichés dans les profils que l’on retrouve dans les réseaux sociaux:

GENRE 1: Ceux auquel on peut répondre afin d’en démontrer l’insignifiance.

J’aime les bons vins.
Premièrement, je doute que quelqu’un aime les mauvais vins. Ensuite, ce cliché est tellement répandu que je vais finir par croire que ces sites ne sont fréquentés que par des alcolos. Ou du moins des diplômés en expertise vinicole, puisqu’ils prétendent tous savoir ce que c’est, un bon vin.

J’aime les bons repas.
Tu aimes manger des trucs qui goûtent bon? Ah ben, ça c’est rare!

Je ne mord pas… Sauf si on le demande LOL.
Ayoye, mes côtes! C’est juste la 4e fois que je la lis cette semaine, celle-là.

J’aime sortir avec mes amis.
Ah ouain? Wow! Moi qui croyais que le monde aimaient faire des sorties avec des gens qui les font chier. Tu m’en apprends.

Je suis bisexuelle.
Avoir embrassé une fille quelconque dans un party alors que t’étais saoule, juste pour le fun d’allumer les gars présents, ça ne fait pas de toi une bi.

Je cherche une fille souriante et bien dans sa peau.
J’imagine mal un gars chercher une air bête full complexée.

Pis moi le monde qui font yink voter des 1/10, tk, si ça vous amuse, mais moi ça m’dérange pas pantoute tellement c’est insignifiant.
En effet, c’est tellement insignifiant pour toi que tu n’en parles même pas dans ton profil. … Oh, wait!?

GENRE 2: Ceux que les gens vont interpréter autrement.

Je suis une personne simple.
Traduction: J’ai zéro personnalité et je suis prêt à m’adapter à la tienne si ça peut m’aider à pogner.

Je suis une épicurienne.
Traduction: Je suis obèse.

J’aime pas les hypocrites.
Traduction: J’ai full de défauts pis ça m’fait chier que le monde le remarque et en parlent entre eux, juste pour vérifier s’ils sont les seuls à les voir et/ou à les subir.

Je vis l’instant présent.
Traduction: Je n’ai aucune ambition et aucun but dans la vie, mais ça parait mieux de faire passer ça comme un esprit libre et bohème.

J’ai l’esprit ouvert, sans préjugés.
Traduction: Je suis tellement désespéré(e) que je prendrais n’importe qui, même si on a zéro point en commun.

Je ne suis pas ici pour _____
Je n’aime pas_____
Si tu es ______, ben passe à une autre fiche.
Traduction: Je ne sais tellement pas moi-même ce que je suis et ce que j’aime que chuis juste capable de pouvoir te dire ce que je ne suis pas et ce que je n’aime pas. Ce qui est ironique parce que généralement, ces fiches-là contiennent aussi la phrase Chus d’même pis j’changerai pas pour personne.

Je suis jeune de coeur.
Traduction: Je suis vieille de corps.

J’ai gardé mon coeur d’enfant.
Traduction: Je suis un immature mal à l’aise dans sa vie d’adulte.

J’aime les plaisirs simples: Vélo, randonnée, etc.
Traduction: Je suis trop pauvre pour me payer les mêmes loisirs que les gens de mon âge.

Je cherche un gars généreux et fidèle.
Traduction: J’veux me faire gâter par un gars qui n’ira pas vérifier si les autres filles sont aussi exigeantes que moi.

J’aime écouter un bon film collé avec mon chum.
Traduction: Je suis cheap, antisociale et préfère ne pas te présenter à mon entourage car je suis aussi jalouse que possessive.

Je suis quelqu’un de très sociable qui cherche à se faire de nouveaux amis.
Traduction: Je suis incapable de me faire des amis dans la vraie vie, c’est pour ça que j’en cherche sur le net.

Ça ne me servirait à rien de me décrire parce qu’on ne peut pas vraiment connaitre qqn via le net.
Traduction: Je suis trop insécure et allergique à la critique pour oser dire en public ce que je suis vraiment.

Ce que je suis? Si tu veux le savoir, écrit-moi.
Traduction: À la réception de ton message privé, si ta photo me plaît, j’irai lire ton profil et je me baserai là-dessus pour te faire accroire qu’on a plein de points communs.

L’essentiel est invisible pour les yeux.
Traduction: Chus grosse pis chus laide pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase est tirée des pages de Le Petit Prince.

La femme n’est pas faite pour être comprise mais bien pour être aimée.
Traduction: Chus petit, chus lette, j’ai rien pour pogner physiquement fa que je joue la carte du romantisme, pis y’a 9 chance sur 10 que je suis trop inculte pour savoir que cette phrase, qui se voulait sarcastique, a été écrite par Oscar Wilde… qui était homosexuel.

Pis si ça te plait pas, passe à une autre fiche.
Traduction: J’ai tellement peu d’estime de soi que je m’attends à me faire flusher. Alors aussi bien faire semblant que c’est voulu.

Mon attitude envers toi dépend de la tienne envers moi.
Ou: Je peux être ta meilleure amie ou bien ta pire ennemie.
Ou: Je serai ton rêve le plus doux ou ton pire cauchemar.
Ou toute autre variante voulant dire la même chose, en y rajoutant parfois des « Il n’en tient qu’à toi. ». « C’est toi qui choisis. » « ¨Ça va dépendre entièrement de toi. », etc.
Traduction: Je suis une passive-agressive.

Je ne perdrai pas mon temps à me décrire…
Ça peut avoir deux significations selon le sexe de la personne.  Si c’est une femme, ça veut dire: Je n’ai ni l’imagination ni la cohérence requise pour écrire un texte à mon sujet. Si c’est un homme, ça veut dire: J’me suis inscrit icite pour me pogner une plote, pas pour perdre mon temps à remplir des fiches.

…personne ne lit les profils anyway.
Traduction: Pour détourner le fait que je suis trop lâche pour prendre le temps d’écrire à mon sujet, je blâme les autres en disant que c’est de leur faute. Car oui, je suis irresponsable en plus.

Je vais là où la vie (ou bien le vent) me pousse.
Traduction: Je suis sans emploi, et/ou j’ai pas d’amis, pas de loisirs, pas de vie, pas rien, alors propose-moi de quoi, je suis sans but et désespéré(e).

Je suis une personne directe qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense.
Traduction: J’aime insulter les autres, alors j’utilise l’excuse de « ne faire rien d’autre que dire la vérité » et/ou « ne faire qu’exercer mon droit à la liberté d’expression » afin de leur chier dessus à loisir.

Je suis une personne amicale et sympathique, mais si tu me cherches tu vas me trouver.
Traduction: Je ne comprends pas pourquoi mais je suis toujours impliqué dans toutes sortes de chicanes, alors aussi bien faire accroire que c’est à la fois voulu ET de la faute des autres.

Je suis sarcastique.
Traduction: Je suis insultante et susceptible. 

Ça a l’air qu’une fille fonceuse qui sait ce qu’à veut, ça fait peur aux gars. LOL
ou: Hostie que les gars sont superficiels, y’a pas yink les barbies dans’ vie.
Ce serait trop difficile pour moi d’accepter le fait que c’est ma personnalité de marde qui fait que je suis célibataire, alors j’aime mieux mettre ça sur la faute des gars ou de mon embonpoint.

Pis les gars, arrêtez donc d’agir en trou de cul en donnant de faux espoirs aux filles.
Traduction: Je suis une dépendante affective qui pense que chaque gars qui lui parle est automatiquement un chum potentiel, et qui frustre ben raide lorsque même le fait de lui montrer mes boules dans les 15 premières minutes ou lui dire que j’aime avaler ne réussit pas à le séduire.

Je ne recherche rien pour l’instant.
Traduction: Je cherche un gars beau, athlétique et riche, et en attendant de le trouver j’veux rien savoir des crapets qui constituent 99% des membres de ce site.

De « bon gars » à « player salaud » à « affectivement équilibré »

Dans ma vie amoureuse, j’ai traversé trois périodes successives:

PÉRIODE 1: Le bon gars
C’était l’époque où les filles correctes ne me voulaient qu’en tant qu’ami et rien d’autre. Tout ce que j’attirais, c’était…

  • Des filles full timides antisociales pour qui l’idéal de vie était de se faire vivre par le BS, ne jamais quitter la maison, ne jamais voir personne, et avoir un chum avec les mêmes pas-de-buts dans la vie.
  • Des filles traumatisées par leurs ex dominateurs. Des filles qui se permettaient de me traiter comme d’la marde, en revanche contre la masculinité, parce que MOI je n’étais pas intimidant.
  • Des filles on the rebound qui, après une relation catastrophique, avaient besoin de moi pour les ramasser et en recoller les morceaux. Mais dès qu’elles étaient remises sur pied, elles repartaient vers les écoeurants.
  • Des filles en couples qui voulaient juste avoir une p’tite aventure, mais qui jamais n’auraient voulu de moi sérieusement.
  • Des bitchs dominantes qui confondaient mon respect pour de la soumission. La dernière m’a tellement écoeuré des relations de couple qu’elle m’a guéri à tout jamais de ma dépendance affective. Ce fut la fin de ma période 1.

PÉRIODE 2: Le Player Salaud
Il est important de noter que contrairement aux bons gars qui virent frustrés, jamais ne n’ai adhéré à la pensée comme quoi il faut être un salaud pour séduire les filles. Aussi, je n’ai eu que des relations amicales et respectueuses avec elles.

L’affaire, c’est que je ne démontrais aucune attirance envers elles, ni amoureuse ni sexuelle, ni même dans le but de devenir son bon ami proche. Cette attitude « je te respecte mais tu me laisses indifférent malgré mon hétérosexualité » semblait en intriguer plusieurs. Elles abordaient donc avec moi le sujet du couple et de l’importance que ça avait dans ma vie. J’ai toujours été franc, clair et précis en expliquant d’avance que je n’étais pas capable de ressentir le sentiment amoureux, donc que amitié+sexe était le maximum de ce que je pouvais donner. Par conséquent, je ne désire pas de relation de couple.

Ces filles étaient des romantiques, le genre à ne vouloir qu’un couple stable. Je m’attendais à ce qu’elles me disent que dans ce cas-là, elles ne sont pas intéressées. Erreur! À chaque fois, elles acceptaient mes conditions. Cette période a coïncidé avec mon retour aux études, d’où le fait que j’ai eu plus d’amantes durant ces deux ans que dans toute ma vie jusque-là.

Le problème, c’est que quand je les prévenais d’avance de mon incapacité à ressentir de l’amour, elles disaient toutes « T’as peut-être juste pas encore rencontré la bonne. » Apparemment, ça signifiait que chacune d’entre elle pensaient que ça pouvait être elle, « la bonne ». Elles se donnaient donc la mission de me le prouver, pour peu que je leur en laisse la chance. Voilà pourquoi, contre toute attentes, elles acceptaient mes conditions amitié+ sexe seulement: C’était la seule opportunité qu’elles avaient pour le faire.

Je dois dire que ces filles-là étaient, pour la plupart, de fantastiques amantes. Quand une fille essaye de gagner ton coeur en utilisant la sexualité, c’est incroyable comment elle peut se montrer ouverte et cochonne.

N’empêche qu’à chaque mautadine de fois, je leur brisais le coeur parce qu’elles s’attachaient toujours à moi, plus que moi je pouvais le faire envers elles. Puisque j’avais pris la peine de les prévenir d’avance que notre relation ne déboucherait jamais à rien de sérieux, je n’étais pas un player salaud. Sauf qu’à leurs yeux, c’était quand même ça que j’étais. Et c’était en tant que tel qu’elles me forgeaient une réputation, renforçant aux yeux des autres l’idée comme quoi pour séduire les filles, il faut être un salaud.

PÉRIODE 3: Le gars affectivement équilibré.
Après 3 ans de vie de player involontairement salaud, « la bonne » est arrivée, par hasard, sans que je la cherche. D’accord, nous avons éventuellement fini par nous séparer. N’empêche que nous avons eu droit à une relation harmonieuse qui a duré 12 ans ½, et sommes restés bons amis par la suite.

Ce qui a fait que j’ai fini par trouver la bonne?
Dans ma période bon gars, je faisais tout pour plaire. Au lieu d’être moi-même, j’essayais de me plier aux goûts des filles. Le problème, c’est que quand tu joue au caméléon, la fille se rend vite compte qu’elle ne peut jamais voir tes vraies couleurs. Ça te rend louche. Ça éveille la méfiance. Et aucune fille ne peut d’un gars louche dont elle se méfie.

Par contre, dans ma période player salaud, je ne voulais rien savoir du couple. Par conséquent, je n’essayais pas de séduire. Je n’avais rien à démontrer. Je n’avais rien à prouver. Je restais donc à 100% moi-même. Ma vraie personnalité a plu, et le jour où celle-ci a plu à une fille dont la personnalité m’a plu également, le déclic s’est fait tout seul, sans que j’ai eu à forcer les choses.

Et voilà comment j’ai passé de bon gars à player salaud à affectivement équilibré.

« La vérité choque », et autres proverbes mal utilisés

Lorsque mes enfants étaient encore à l’école primaire, ce qui remonte à quelques années à peine, ils y apprenaient la chanson Chevalier de la Table Ronde. Vous êtes-vous déjà arrêté à en écouter les paroles?

Allons voir si le vin est bon
j’en prendrai cinq à six bouteilles, une femme sur mes genoux.
Si je meurs, je veux qu’on m’enterre, dans une cave où y a du bon vin
Les deux pieds contre la muraille, et la tête sous le robinet
Sur ma tombe, je veux qu’on inscrive, ici git le roi des buveurs.

Cette chanson n’est rien d’autre qu’une incitation à l’alcoolisme et à la débaucherie. Et encore, ici au Québec, on majoritairement droit à une version tronquée. On peut lire ici, sur Wikipédia, les paroles complètes, incluant un couplet incitant à l’adultère. Parce que oui, la femme que le chanteur a sur ses genoux, c’est une femme mariée, et pas à lui. Voilà le genre de chanson que les écoles primaires considèrent comme étant du bon matériel pour comptines à apprendre à nos enfants.

Lorsque j’ai fait part de mes observations en réponse aux travailleurs sociaux qui me blâmaient pour une raison X (Je suis père, donc peu importe la raison, il faut que j’en sois coupable) en leur demandant s’ils considéraient vraiment, en toute bonne conscience que c’est une chanson appropriée à leur mettre en tête, voici ce que j’ai eu comme réponse: C’est juste une chanson à apprendre par coeur dans le but de tester leur mémoire. Pour eux, c’est juste un refrain. Ils ne s’arrêtent pas à réfléchir sur le sens des paroles. Ils les disent, c’est tout.

Il est vrai que dans mon temps, on apprenait Pomme de rainette et pomme d’api, petit tapis rouge. Pomme de rainette et pomme d’api, petit tapis gris. On la savait tous par coeur, y’en avait pas un estie qui aurait été capable de nous dire c’était quoi une rainette ou un api. Pourtant, on ne s’est jamais posé la question, pas plus qu’on se demandait c’était quoi le fuckin’rapport entre des pommes pis des tapis rouge ou gris. On se contentait de réciter ce refrain aveuglément sans se poser de questions sur son sens.

Je me suis rendu compte avec le temps que le même phénomène s’applique aux proverbes. Les gens les utilisent à tort et à travers sans même prendre le temps de réfléchir cinq secondes sur ce que ça veut vraiment dire. Par conséquent, ils les utilisent rarement de façon pertinente. En particulier les cinq suivants:

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Le proverbe: La vérité choque!

Utilisé surtout lorsque: Quelqu’un veut t’insulter de façon totalement gratuite? Alors il n’a qu’à te traiter de pédophile. Tu te fâches de cette accusation mensongère, ce qui est tout à fait normal. Il te répond alors La vérité choque.

Pourquoi c’est mal utilisé: La majorité des proverbes proviennent d’Europe et datent d’il y a quelques siècles. Or, en temps et lieu de la création de cette phrase, choque est pris dans le sens de qui donne un choc, donc qui saisit par la surprise. Or, ce sont généralement les nouvelles fâcheuses qui nous donnent un choc. C’est ainsi que peu à peu, être choqué est devenu synonyme de être fâché dans la pensée populaire.

Un exemple de mauvaise utilisation: Dans un épisode de The Simpsons, Bart créé une série de courts clips animés sur le net. Le personnage, inspiré de son père, se nomme Angry Dad.  Dans la version québécoise, au lieu de l’appeler Pôpa Fâché comme ils auraient dû, ou même Papa Furax comme en Europe, ils l’ont appelé Super Choqué!
Le bon contexte pour ce proverbe: Lorsque Ricky Martin a avoué son homosexualité, ça a donné tout un choc à certains de ses fans. Ainsi, la vérité choque.

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Le proverbe: La vengeance est un plat qui se mange froid

Utilisé surtout lorsque: Une personne exerce sa vengeance sur un autre en lui faisant un coup de cochon, se frottant les mains avec un petit sourire cruel, se disant avec grande satisfaction: La vengeance est un plat qui se mange froid. Gniark! Gniark!

Pourquoi c’est mal utilisé: Allez à un resto et commandez votre repas chaud favori. Imaginez qu’au lieu d’être chaud lorsqu’on vous le sert, le tout sort du frigidaire. Même si c’est le plat commandé, vous n’allez pas ressentir la satisfaction attendue en le mangeant. C’est exactement ce que ce proverbe veut dire.  Loin d’être un hymne à la vengeance, cette phrase a plutôt été créé afin d’en dissuader les gens, en leur montrant que la satisfaction que l’on a à se venger est en réalité bien minime comparé à ce que l’on croyait.

Un exemple de mauvaise utilisation: Dans la chanson intitulé Fallait pas Commencer, de la chanteuse française Lio, elle dit: La vengeance est un plat qui se mange froid et tu vas te glacer d’effroi. Elle (ou du moins la personne qui en a écrit les paroles) commet l’erreur classique de dire que c’est la victime de la vengeance qui va souffrir du froid, alors que c’est plutôt supposé être la personne vengeresse.

Le bon contexte pour ce proverbe: Ton chum/ta blonde te trompe, tu l’apprends, tu décides de tout étaler ça en détails sur Facebook. Ton but est de montrer publiquement le vrai visage de cette personne afin de la rabaisser dans l’estime des autres. Hélas, en faisant ça, tu t’exposes aussi au jugement des gens: Stool, cocu, pas de classe d’étaler ça en public, qui aime rabaisser les autres. C’est sûr que tu auras atteint ton but, soit de montrer ton ex telle qu’il/elle est vraiment. Mais en même temps, tu te rabaisses toi-même encore plus à leurs yeux. Ainsi, tu as que tu voulais, mais ce n’est pas aussi satisfaisant que tu l’avais cru. C’est même décevant. Tout comme un repas mangé froid. Ainsi, la vengeance est [comme] un plat qui se mange froid.

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Le proverbe: C’est l’exception qui confirme la règle.

Utilisé surtout lorsque: Quelqu’un ou quelque chose fait un truc qu’il ne devrait pas, ou bien fait le contraire de ce qu’il dit. On dit alors que cette personne ou cette chose est l’exception qui confirme la règle.

Pourquoi c’est mal utilisé: La phrase est comprise de travers à cause de sa formulation qui date de quelques siècles. De nos jours, pour en saisir le vrai sens, il faudrait ou bien la raccourcir en L’exception confirme la règle ou bien dire plus clairement L’existence du règlement est confirmée par le fait qu’il existe des exceptions à ce même règlement.

Un exemple de mauvaise utilisation: Quand une phrase veut dire Ce sont les exception aux règlements qui prouvent que ces règlements existent, je pense que c’est assez safe d’affirmer que 100% des gens qui utilisent ce proverbe le font mal.

Le bon contexte pour ce proverbe: Un jeune pêcheur se dirige sur un quai où pèche un vieux pêcheur. Le jeune demande si le vieux sait que c’est interdit de pêcher. Le vieux ne crois pas qu’existe cette règle. Le jeune lui montre alors son permis de pèche qui lui permet, à lui, de pêcher. Le vieux, constatant la validité du permis, comprends que la règle existe, sinon il n’y aurait pas de permis lui faisant exception. Donc, c’est cette exception qui confirme [que] la règle [existe].

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Le proverbe: À bon entendeur, salut!

Utilisé surtout lorsque: On veut conclure une discussion. L’équivalent de Et toc! ou bien Point final!

Pourquoi c’est mal utilisé: Encore une fois, cette phrase a au moins un siècle d’usage. Elle date d’une époque où entendre était utilisé comme synonyme de comprendre ou bien de obéir. Quant au mot salut, il faut le prendre dans le sens de le salut de ton âme. Donc, cette phrase veut dire: Ceux qui comprennent et obéissent seront sauvés.

Le bon contexte pour ce proverbe: Un prêtre affirmant « Ceux qui suivent la voie de Dieu seront sauvés. À bon entendeur salut. »

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Le proverbe: Seuls les fous ne changent pas d’idée.

Utilisé surtout lorsque: On cherche à se justifier pour avoir changé d’idée.

Pourquoi c’est mal utilisé: D’abord, cette phrase n’est pas supposée être utilisée pour ceux qui changent d’idée mais bien contre ceux qui refusent de le faire. Ensuite, quand quelqu’un change d’idée trop souvent, il a l’air fou. Dans un cas comme dans l’autre, ce proverbe ne convient pas à la situation.

Le bon contexte pour ce proverbe: Quand une personne est trop orgueilleuse pour reconnaître qu’elle a tort, elle continue de faire comme si de rien n’était. Or, ne pas vouloir changer d’idée lorsque l’on sait que l’on est dans l’erreur, c’est de la folie. Donc, seuls les fous ne changent pas d’idée.

La meilleure raison pour accepter le rejet

Des fois, les gens n’ont aucune raison de refuser ce qu’on leur propose.  En fait, si. Ils en ont une, de raison: Ça ne les intéresse pas. Or, donner « ne pas être intéressé » comme raison, c’est immédiatement s’exposer à se faire demander pourquoi. Le problème, c’est que ne pas aimer quelque chose, c’est une question de goût. Et le goût, ben, ça ne s’explique pas. Ça se vit. Ça se ressent. Ça se limite à deux choses: Ou bien on aime, ou bien on n’aime pas. C’est tout!

Sauf que, en général, y’a pas grand monde qui considèrent que « ne pas être intéressé » est une raison acceptable. La personne qui rejette est alors obligée d’inventer des explications. Et quand une explication est inventée, elle sonne bidon.

La raison pour laquelle j’écris un billet sur le sujet, c’est qu’il y a quelques mois, j’ai écrit un roman: Miki Contre les Forces Occultes, tome 1. On peut le lire online en cliquant sur le titre. En mars 2010, après dernières vérifications et quelques minimes modifications, je l’ai imprimé et je l’ai envoyé à quelques éditeurs. L’un d’eux (appelons-le « l’éditeur de mars 2010 ») m’a envoyé une lettre de rejet par la poste que j’ai reçu vendredi dernier.

D’abord, je leur dois des remerciements pour ce geste. Oui, je suis sincère. C’est qu’il m’est déjà arrivé par le passé d’envoyer des manuscrits à des maisons d’éditions et de n’en avoir plus jamais entendu parler par la suite. Je me souviens également d’un éditeur qui m’a écrit au bout de 14 semaines pour me dire qu’ils ne l’ont pas lu et ne le liront pas car ils ne publient pas de manuscrits non-sollicités. J’ai également reçu une lettre d’un autre éditeur disant « nous avons lu et relu votre roman mais malgré ses indéniables qualités… » Le problème, c’est que je leur avais juste envoyé un courriel décrivant le roman en 3 ou 4 phrases, histoire de vérifier s’ils publiaient de ce genre d’histoire, afin de ne pas leur envoyer un manuscrit par la poste pour rien. Comme vous le voyez, beaucoup d’éditeurs sont assez étrangers à la notion de respect envers l’auteur.

Avec l’éditeur de mars 2010, au moins, tout a été réglo: Ils l’ont vraiment lu, comme le prouve les passages cités dans la lettre qu’ils m’ont envoyé. Ils n’ont mis que 2 semaines avant de me répondre. Et leur lettre de refus n’était pas une lettre standard impersonnelle qu’ils envoient à tous en changeant juste le nom du destinataire. Bref, malgré le refus, je suis presque satisfait de leur façon de traiter les auteurs.

Pourquoi je dis presque? Parce que j’aurais préféré 1000 fois me faire juste dire « désolé, nous ne sommes pas intéréssés » plutôt que de me faire servir les explications qu’ils m’ont donné pour leur refus. Voici un extrait de la lettre:

La raison de [notre refus] concerne principalement vos références sociales qui sont quelques peu dépassées si on considère l’âge de vos lecteurs. Citons entre autres The Matrix, Star Trek et le magazine Mad.

Bien! Examinons la chose cas par cas:

The Matrix:
La mention dans le roman: « T’as-tu vu sur pathéclips.ca le vidéo où c’qu’y s’est filmé en imitant des scènes d’action de The Matrix? C’est ben en masse suffisant pour faire rire de lui. De toute façon, c’t’un nerd! »
Pourquoi c’est une raison bidon: Le personnage dont il est question dans cette scène est un nerd. Un geek. Or, il est de notoriété publique que les nerds geeks aiment les films de science fiction, et ce peu importe leur date de sortie. The Matrix étant un classique en son genre, le fait qu’il soit sorti en 1999 n’empêche en aucun cas un gars de 15 ans d’aimer ce film si c’est un nerd geek. Et devinez quoi? C’est exactement ce qu’il est! Au moins, je n’ai pas utilisé le classique cliché « nerd qui trippe sur Star Wars », film qui date de 1977.

Star Trek:
La mention dans le roman: « …tandis que la main continue de bouger, faisant tour à tour un signe de peace, de devil et le salut de Monsieur Spock de la série Star Trek. »
Pourquoi c’est une raison bidon: J’ai rêvé ou bien y’é sorti un film de Star Trek sur les écrans de cinéma en 2009, soit l’année-même où j,ai écrit mon roman? Un film de Star Trek dans lequel Monsieur Spock était le personnage principal? Un film de Star Trek avec DEUX Monsieur Spock, soit l’original (Leonard Nimoy) et la relève pour la nouvelle génération (Zachary Quinto)? Alors en quoi est-ce que cette référence culturelle est « quelque peu dépassée »?

Le magazine Mad:
La mention dans le roman: « Il est dessinateur pour le magazine Rigolo, dont les bureaux sont situés à Montréal et qui est surtout reconnu pour n’être qu’une pâle copie du magazine satyrique américain Mad. »
Pourquoi c’est une raison bidon: D’accord, le magazine a passé de mensuel à trimestriel en juin 2009. Ça ne change rien au fait que Mad existe toujours et est toujours publié. Alors en quoi est-ce que cette référence culturelle est « quelque peu dépassée »?

Ensuite, une autre raison du refus est donnée quant à la la forme du récit: Afin de mieux plaire à votre public cible, il serait préférable de favoriser les dialogues et non les longues descriptions qui ralentissent le rythme du récit.

Et le premier Harry Potter, pour prendre un exemple connu de tous? Il n’a pas plus de descriptions que de dialogues, peut-être? Qui plus est, le volume de texte est quatre fois plus long que celui de mon roman.

Ensuite, il n’y a aucune indication dans mon roman comme quoi c’est une histoire qui s’adresse uniquement aux jeunes. D’accord, mon personnage principal est une fille de 15 ans. Mais dans la lettre de présentation qui vient avec le manuscrit, je prends la peine de dire que, tout comme dans Harry Potter, les lecteurs la verront grandir et devenir adulte. Et ce n’est pas comme si mon récit manquait de personnages adultes: Les parents de Miki et le psychologue sont des personnages très présent et très importants.

Et puis d’abord, si c’était vrai que les lecteurs ne lisent que des romans dans lesquels ils peuvent se reconnaitre, alors dites-moi donc pourquoi le plus grand bassin de lecteurs de Harry Potter sont des femmes de 20 à 40 ans? Expliquez-moi, en détail, comment une femme québécoise adulte arrive à se reconnaitre dans un garçon adolescent, d’Angleterre, sorcier?

En décembre 2009, je m’étais trouvé un éditeur qui était prêt à publier mon roman. Cependant, il tenait à ce que je fasse quelques changements, genre réécrire les 2 premiers chapitres afin de mettre toutes les descriptions de l’univers du récit dans le chapitre 2, de façon à ce que le reste du récit coule sans ralentissement. Je l’ai fait. Et là, je devrais croire que la seule raison pourquoi l’éditeur de mars 2010 refuse de le publier, c’est à cause de trois « mentions culturelles dépassées »? Et même s’il n’était pas dans l’erreur de faire cette affirmation, je suis sensé croire qu’un éditeur préfère ne pas publier un livre plutôt que de demander à l’auteur de modifier trois petits détails anodins?

Enfin, autant l’éditeur de mars 2010 trouve le récit lourd, autant l’éditeur de décembre 2009 le trouvait trop léger. À tel point qu’il l’a fait réécrire à 60% par un de ses correcteurs, transformant un récit simple à lire en quelque chose de pénible à parcourir. (C’est là où j’ai fait casser le contrat, refusant de me soumettre à ça.) Quand l’opinion d’un éditeur professionnel est à l’extrême opposé de l’opinion d’un autre éditeur professionnel, et ce sur le même sujet, c’est là que tu réalises que ces opinions ne sont, dans le fond, vraiment rien d’autre que ça: De simples opinions. Des opinions qui ne sont pas des faits.

Et ce sont les raisons pour lesquelles je déplore que les gens demandent toujours une explication logique pour accepter un refus qui est né d’un sentiment. Parce que tant qu’à me faire servir de la telle bullshit en guise de raison d’avoir été rejeté, j’aurais de beaucoup préféré me faire dire « Nous ne sommes pas intéressés », tout simplement.

C’est la même chose dans les relations interpersonnelles. Quand l’autre ne veut pas de toi, peu importe la raison, le fait est que cette personne ne veut pas de toi. Juste ça, c’est suffisant comme raison pour accepter le refus et passer à autre chose.

Si, sur le Net, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Des chialeux, des gens qui cherchent à humilier les autres en leur prêtant des intentions négatives, des gens qui déforment les paroles des autres et ceux qui essayent de les faire passer pour des caves et des insignifiants, ça constitue la majorité des usagers actifs des forums. Voilà pourquoi, même si tu dis un truc aussi anodin que « Aujourd’hui y’a du soleil »…

Un 1er va répondre: Comme ça, tu passes tes journées à rien faire à part rester étendu au soleil du matin au soir?

Un 2e va répondre: J’ai pas besoin d’une notification spéciale pour me rappeler qu’il y a du soleil.

Un 3e va répondre: J’peux profiter du soleil à tous les jours, j’ai pas besoin d’une date spéciale pour le faire.

Un 4e va répondre: Qui a parlé de tirer profit du soleil? Comme si on étais tous des profiteurs. 

Un 5e va répondre: Je n’aime pas me faire mettre de la pression pour me faire dicter de quand j’ai envie de profiter du soleil ou non.

Un 6e va répondre: Le soleil est juste une arnaque pour faire vendre des crèmes solaires. Je n’entre pas dans ce jeu-là.

Un 7e va répondre: Si toi t’as absolument besoin du soleil pour vivre, à chacun ses buts dans la vie.

Un 8e va répondre: Pff, le soleil, le soleil… R’garde, si j’veux d’la lumière, j’ai juste à allumer les ampoules chez moi et voilà.

Un 9e va répondre: Ben oui, y’a du soleil. Fait donc quelque chose de ta vie au lieu de rester assis devant ton écran à t’en plaindre, ça va déjà être plus constructif.

Un 10e va répondre: Eh oui, y’a du soleil. Trèèèèès drôle! Comme quoi il y en a qui ont besoin de rabaisser et se moquer de n’importe quoi pour se sentir supérieur. 

Un 11e va répondre: Si vous pensez qu’il n’y a que le soleil qui procure du bonheur dans la vie, vous êtes vraiment pauvre en valeurs morale. L’amour, les enfants, la famille, le travail, ça aussi ça compte. Vous en faites quoi?

Un 11e va répondre: Et le but de ce sujet, c’est…?

Un 12e va répondre: C’est pas mal démagogique de ta part de nous imposer cette température-là, je trouve.

Un 13e va répondre: Je sais pas d’où tu tires tes renseignements mais moi ça fait 15 ans que je travaille au soleil et j’ai jamais vu aucune indication comme quoi y’en aurait aujourd’hui.

Un 14e va répondre: Il n’y a que toi pour démarrer un autre sujet ennuyant de ce genre-là.

Un 15e va répondre: T’as l’air de t’y connaitre pas mal en soleil, pour quelqu’un qui ne travaille pas en météo. C’est louche.  Aurais-tu quelque chose à avouer?

Un 16e va répondre: Ben moi en tout cas, j’ai déjà eu un coup de soleil. J’ai eu ma leçon.

Un 17e va répondre: Belle mentalité que t’as là! Tu sais qui d’autres adoraient le soleil? Les Mayas! Tellement qu’ils lui sacrifiaient de façon sanglante hommes, femmes et enfants par milliers à chaque année.

Un 18e va répondre: C’est pas les Mayas, c’est les Incas, inculte.

Un 19e va répondre: Pis les Aztèques, t’en fais quoi?

Un 20e va répondre: History FAIL lol

Un 21e va répondre: C’est incroyable le nombre de gens qui n’ont pas de vie!

Un 22e va répondre: Tu senbles expert en matière de ne pas avoir de vie. Ça explique tes 8624 posts.

Un 23e va répondre: Dis-moi, je suis curieux…  Tu nous suggères d’aller au soleil parce que tu veux savoir quelle maison sera déserte pour aller la cambrioler, ou bien pour savoir quelle fille d’ici tu pourras agresser et la violer dès qu’elle sera sortie?

Un 24e va répondre: Accuser le gars d’être un cambrioleur ou un violeur parce qu’il dit qu’aujourd’hui y’a du soleil… Comme on dit: Ça en prend un pour en reconnaître un autre.

Le 23e va revenir répondre: J’accuse pas, je pose une question. J’essaye juste de comprendre.

Un 25e va répondre: Sujet déjà traité dans un autre thread.

Un 26e va répondre: Perso, moi, j’préfère la lune.

Un 27e va répondre: C’est quoi la pertinence de parler de la lune dans un thread sur le soleil? Je ne vois pas ce que ce post apporte au sujet.

Un 28e va répondre: C’est un forum de discussion, si t’es pas capable d’endurer les opinions qui vont à contre-courant, personne ne te retient ici.

Un 29e va répondre: C’est ça, va donc au soleil pour attrapper des mélanomes pour te faire ensuite soigner aux frais de l’état avec nos taxes, comme l’irresponsable que tu es.

Un 30e va répondre: Mourir de ça ou mourir de d’autre chose…

Un 31e va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour venir lui faire de la pub ici?

Un 32e va répondre: Mariez-vous ou lâchez-vous mais endurez-vous.

Un 33e va répondre: Moi ce que je me demande, c’est: Qu’est-ce qui te fait penser que quelqu’un ici a quelque chose à chier de s’il fait soleil ou non?

Un 34e va répondre:  S’intéresser au soleil et au bronzage, ça fait vieille tante grosse et ridée / vieil oncle à petit pénis qui bande mal.

Un 35e va répondre: Et pendant que vous perdez votre temps à débattre s’il faut profiter du soleil ou non, plein de pauvres enfants au Pôle Nord sont privés de soleil 6 mois par année.

Un 36e va répondre: Wow! Merci du renseignement, Mère Théresa.

Un 37e va répondre: Franchement, le gars a pas insulté personne. Y’a juste dit qu’y’avait du soleil aujourd’hui. Le monde de c’te forum-ci sont donc ben chialeux.

Un 40e va répondre: Bon, tout de suite les préjugés. Juste parce qu’il y a quelques personnes chiantes ici, alors nous sommes TOUS chiants.

Un 41e va répondre: T’es qui pour te permettre de juger les autres?

Un 42e va répondre: Accuser quelqu’un de juger les autres, c’est juger les autres. Alors t’es pas mieux.

Un 43e va répondre: Tu es sacrément sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif.

Un 44e va répondre: Faut juste pas oublier que sans le soleil, il n’y aurait pas de vie sur terre pour commencer.

Un 45e va répondre: Sans sexe non plus, c’est pas une raison pour fourrer tout ce qui bouge.

Un 46e va répondre: C’est qui que t’essayes de convaincre qu’aujourd’hui il y a du soleil? Les autres, ou bien toi-même?

Un 47e va répondre: Je ne vois pas à qui tu t’adresses, mais sommes-nous supposés se reconnaître là-dedans?

Un 48e va répondre: Ouain, tellement original, ton sujet. (Voir lien: ICI)

Un 49e va répondre: Ok, wow! Réagir comme ça pour une simple phrase? Lâchez le forum avant de faire une dépression.

Un 50e va répondre: Pourquoi tu restes ici alors, puisque tu as l’air de considérer que ceux qui postent ici sont des losers qui ont du temps à perdre?

Un 51e va répondre: Si tu veux pas que le public critique ce que t’écris, t’as juste à ne pas écrire en public.

Un 52e va répondre: À voir comment la majorité de ceux qui ont répondu ici l’ont fait entre 9:00 et 16:00 en semaine, ça fait beaucoup de chômeurs.  Depuis combien de temps êtes-vous sans emploi, et est-ce que vos agents savent que vous préférez perdre vos journées ici plutôt que de vous chercher du travail?

Un 53e va répondre: Ils sont pas tous sans emploi. La majorité fraudent leur patron en perdant leur temps ici lorsqu’ils sont au bureau, au lieu de faire ce pourquoi ils sont payés.

Un 54e va répondre: T’es qui toi pour affirmer qu’y’a du soleil aujourd’hui? Sur quoi tu te bases? C’est quoi tes sources?

Un 55e va répondre: Vous trouvez pas que son obsession pour le soleil, ça fait un peu pédophile qui cherche juste à aller se branler en reluquant les enfants en maillot dans les parcs publics?

Un 56e va répondre: Faut vraiment avoir du temps à perdre pour s’engueuler sur un forum alors qu’il y a du soleil dehors.

Un 57e va répondre: LLLOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLL!!!!!!!!111!!!!1!! en citant un ou plusieurs des messages précédents.

Un 58e va répondre: tl;dr

Et un modo va répondre: Bon, bon, bon, les enfants, puisque vous êtes trop immatures pour être capable de vous entendre, je suis obligé de fermer le sujet.

C’est pas mal pour ça que je ne me tiens plus sur les forums. Peu importe l’endroit, peu importe le sujet, les attitudes de merde et les réponses qui viennent avec sont toujours pareilles.

21 photos cliché de profils en ligne

Il y a des clichés auquel on n’échappe pas.
Et puisque le mot cliché signifie également photo, tel est le thème de ce billet de blog qui sera en trois parties.  Ce thème vient du fait que peu importe où on s’inscrit, que ce soit sur un site de rencontres, un forum, une communauté online ou autre, il y a une chose qui demeure constante: L’obligation de se créer un profil personnel.  Et qui dit profil dit photo.

Or, i l existe un amusant phénomène que l’on appelle lieu commun.
Le lieu commun, c’est quand plusieurs personne ont eu la même idée, sans se copier ni se consulter, et qu’ils réalisent plus tard que d’autres y ont aussi pensé.  Et une grande source de lieux communs sont les photos de profils.  La preuve, vous avez sûrement déjà vu…:

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La Photo en Angle Extrème

Prise de haut par un photographe apparemment pendu au plafond, cette photo te donne l’air plus mince, plus athlétique.  Prise de bas par un photographe couché, ça te donne l’air supérieur, au dessus de tout.  Il est tout de même recommandé de s’habiller de façon appropriée afin de ne pas en ruiner l’effet.
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La Photo du Fier Papa

Sérieux, c’est quoi le but d’un gars de se montrer avec son flo sur sa pic de profil?  Prouver qu’il a déjà baisé au moins une fois?  Exprimer à quel point il trouve extraordinaire le fait qu’une fille ait un jour songé à partir en famille avec?  Expliquer pourquoi il sera toujours cassé et/ou indisponible?
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La Photo avec le Substitut Phallique

Une chose à ne jamais faire si on ne veut pas se faire accuser d’essayer de compenser pour notre p’tite de deux pouces, c’est de se faire prendre en photo avec un objet long et tubulaire: Canon, missile, silo, etc.
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La Photo Prise il y a 10 Ans et +

Avec le temps, tout augmente: L’âge, le poids, le nombre de rides… Voilà pourquoi certains mettent sur leur profil une photo prise il y a plusieurs années.  Ce n’est pas vraiment tricher puisque c’est quand même une photo de la personne.  Par exemple, sur celle-ci, on peut me voir lors de mon 21e anniversaire, en 1959.
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La Photo Moi et mon Bon Ami la Grosse Vedette

Pour peter d’la broue, rien de tel que de mettre en photo de profil une où on nous voit en compagnie d’une personnalité connue. Les chances sont cependant minces qu’ils se connaissent vraiment. Cette photo a probablement été prise après un show où la personne faisait partie du public.  Ou alors il l’a spotté dans un café et est allé s’asseoir à côté de lui par surprise le temps d’une photo.  Généralement, l’expression faciale de la vedette dit tout.
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La Photo de l’Engin au Garde-à-Vous
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Ce gars-là a l’air de croire en l’égalité des sexes: Parce que les gars s’excitent à voir une photo d’entre-jambe de fille, il pense que l’inverse peut rendre les filles glissantes jusqu’aux chevilles.  Alors il met sur son profil une photo sur laquelle il a le zouiz qui fait Heil Hitler.  Malheureusement, ça marche pas d’même.

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La Photo Prise Loin Loin Contre le Mur de l’Appartement

Qu’est-ce que cette photo dit de la personne qu’elle représente?  Au choix:
A) L’ami qui l’a photographié ne sait pas comment cadrer.
B) L’ami qui l’a photographié ne sait pas comment utiliser un zoom.
C)
L’ami qui l’a photographié  trouve qu’il serait dû pour une douche.
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Les Photo de Close-Up des Yeux

Cette photo, c’est la burka du portrait, pour ceux qui sont contraint de cacher leur identité pour diverses raisons: Soucis du privé, famille omniprésente sur le net, 8624 boutons d’acné, laideur chronique, etc.  De toutes façons, y‘a rien comme un regard sensuel pour montrer que l’on a… euh… deux yeux, je suppose.

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La Photo Torse Nu

Il parait que si, sur la même photo, un homme peut se montrer intellectuel (les lunettes), sportif (les culottes de gym), capable de tenir maison (le balai), courageux et aventurier (cicatrices) avec un esprit libre (torse nu), toutes les femmes vont craquer pour lui.  En théorie, du moins, parce qu’en réalité…
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Le Dessin Moi en Version South Park

Quoi de plus cute de se montrer en version South Park… À condition de trouver cute une émission qui s’est fait connaître en étant la plus vulgaire, la plus violente et la plus immorale de tous les temps.
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La Photo prise avec une webcam
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Ce que cette photo risque de dire de vous, c’est que vous passez beaucoup de temps à l’ordi, que vous avez une webcam, et que vous n’avez tellement pas d’amis que vous en étiez réduit à vous prendre en photo tout seul.  Ça, et que vous êtes trop pauvre pour avoir une vraie caméra.
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La Collection de Pics Full Semblables
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Cette personne aime tellement ses photos qu’elle est incapable de choisir la meilleure.  Alors elle les met toutes sur sa page, même si la différence d’angle entre certaines n’est que d’un demi degré.  Ça en fait des profils qui se retrouvent avec 8624 albums, chacun contenant un nombre épouvantable de photos, que personne n’aura jamais le courage de passer à travers de.
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La photo Moi Ado
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Mettre une photo de soi datant de quand on étais adolescent sert aux vieux vicieux qui
veulent encore pogner avec des p’tites jeunes, mais qui commencent à prendre de l’âge. Après tout, qui pourrait se douter que cette photo ne date pas de cette année?
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La Mystérieuse Main Coupée
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Lorsque l’on est pas photogénique pour deux cennes, les meilleures photos de nous sont celles prises lorsque l’on est en train de s’amuser en groupe.  Et plus on aime une photo de soi et plus grandes sont les chances qu’on n’est pas seul dessus.  On se retrouve donc à devoir couper une photo de façon à ce que les figurants soient enlevés.  Ça donne une image dans laquelle non seulement on apparait à moitié, il y a une mystérieuse main posée sur nous.
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L’Autoportrait dans le Miroir
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Le problème avec ce genre de photos, c’est qu’il faut la prendre avec l’appareil loin de sa face pour ne pas se cacher une partie de la binette.  Ça donne une photo mal cadrée dans 97% des cas, sans compter que si la personne a utilisé le flash, on croirait que sa main vient de spontanément exploser.
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La photo demie-face
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Si montrer sa face au complet est un manque d’originalité, alors en montrer la moitié ça fait artistique, pas vrai?  Malheureusement, ça donne aussi l’impression que la personne n’est pas toute là.
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La photo au décolleté full plongeant
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Tu veux attirer l’attention et exciter le poil de narine de tes visiteurs?  Alors montre ta craque de chest, ça ne rate jamais.  Chus pas trop sur si ça marche aussi bien avec les gars, par contre.
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La Photo Check le Beau Char
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Cette photo peut vouloir dire deux choses.  Ou bien R’garde mon beau char, ce qui vous fait passer pour un taouin qui essaye de pogner avec son cash.  Ou bien alors Check, ça c’est l’genre de char que j’aimerais ben avoir, si un jour j’en ai les moyens, ce qui démontre que tu es le genre de personne qui n’en aura jamais les moyens.
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La Photo Moi Style Andy Warhol sur Mac
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Beaucoup de propriétaires de Mac utilisent cette fonction qui transforme leurs photos en peinture de Warhol, qu’ils utilisent sur leur profil, sans tenir compte du fait qu’ils ne sont pas les seuls à le faire, et souvent sans même avoir la moindre estifie d’idée de qui est Andy Warhol.
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La Photo Faux Poster / Faux Cover de Magazine
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On retrouve sur le net plusieurs pages web qui transforment nos photos en poster dans le décor d’une pic tirée de leur banque d’images, ou bien qui en fait une couverture de magazine.  Le problème, c’est que dans la majorité des cas, la personne qui utilise ce service n’est tellement pas du bon matériel de couverture.
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L’image Moi Version Ti-Bonhomme Cute
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Quoi de plus cute de se voir en version dessin animé japonais?  Hélas, cette image représente trois choses que l’usager n’est presque jamais, soit japonais, mince et cute.

L’impuissance de voir une amie délibérément abusée

Je vais vous faire un aveu.
En ce moment, je rage d’impuissance. Une de mes amies de longue date s’est fait un chum. Le chum m’a demandé en ami Facebook. J’ai accepté. 48 heures plus tard, ils m’ont tous les deux blacklisté sans explications aucune. Je ne sais pas ce qui est le pire. Une telle jalousie irraisonnée de la part d’un gars, ou le fait que la fille accepte de se soumettre aux caprices de ce manipulateur.

Il y a des filles qui s’accrochent à un gars que vous savez abusif, violent et profiteur. Vous avez beau la mettre en garde comme quoi elle ne vivra que déception par dessus déception avec ce gars là, rien à faire, elle s’y accroche comme si elle était trop cruche pour voir les faits. Ou pire encore, comme si elle refusait de les voir.

Rien à faire!
Pourquoi est-ce que ça ne marche jamais, d’essayer de discréditer un gars aux yeux de sa nouvelle blonde, même si tout ce qu’on dit au sujet de ce gars là est vrai ? Il y a quatre raisons pour ça :

RAISON 1: C’est au début de la relation qu’une fille est le plus en amour, le plus sur un nuage par rapport au fait d’avoir un chum. À ce moment là, la dernière chose qu’elle veut. c’est qu’on lui gâche son fun en lui disant des choses qu’elle n’a pas envie d’entendre, même si c’est la vérité.
RAISON 2: Pour lui aussi, c’est le début de la relation, il se montre alors sur son meilleur jour. Par conséquent, il ne correspondra pas du tout à ce que vous décrivez. La fille voyant que la description ne fitte pas va se dire que franchement y’é pas si pire que ça, et elle va cesser de vous trouver crédible.
RAISON 3: Quand, avec le temps, il montre son vrai visage, la fille sera capable de l’endurer. Pourquoi ? Parce qu’en la prévenant contre ça, vous l’avez préparé mentalement à s’attendre à ça. Elle n’est donc pas vraiment surprise.
RAISON 4: Elle est frustrée contre vous d’avoir osé parler en mal de son chum au début de leur relation. Par conséquent, il y a de grandes chances qu’elle endure tous ses abus, juste pour ne pas avoir à reconnaître que vous aviez raison et qu’elle avait tort. Bref, plus vous essayez de la mettre en garde contre lui et plus elle réagira en se collant à lui et s’éloignant de vous. Même en comparant sa propre relation de couple avec le genre de relations qu’ont les autres couples, même en voyant qu’elle est négligée ou abusée comparée aux couples normaux, elle refusera même de s’admettre qu’elle l’a constaté. Car tel est l’orgueil.

Et c’est pour ça qu’il ne faut jamais jamais jamais dire à une fille qu’elle fait erreur au sujet de ses choix de chums.

Pourquoi est-ce une erreur?
Quand on dit à une fille que son chum n’est pas un gars bien pour elle, elle ne voit pas qu’on essaye de la protéger. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’on lui dit qu’elle a fait erreur, qu’elle a un mauvais jugement, qu’elle a très mauvais goût en matière de chum, et qu’elle est incapable de pouvoir plaire à un gars qui a de l’allure. Autrement dit, on l’insulte ELLE car on s’attaque à SES goûts, SON choix, SON jugement, SON intelligence. Aussi désespérant que ça puisse être, la seule chose à faire est de rester neutre. C’est seulement en se rendant compte par elle-même qu’elle vit une relation abusive qu’elle trouvera le courage de prendre la bonne décision.

Sinon, c’est qu’il s’agit d’une fille qui peut seulement vivre dans une relation où elle est abusée, donc une fille à problème. Mieux vaut s’en éloigner dans ce temps là.  Ma personnalité et mon éducation font que pour moi, un ami ne laisse pas un(e) ami(e) se faire abuser. Mais quand c’est l’amie elle-même qui me dit de ne pas m’en mêler, je n’ai d’autre choix que d’obéir. Piler sur mon orgueil et sur ma rage, et espérer que tout aille pour le mieux.

Et c’est tabarnaquement pas facile à accepter.