Mon chum se comporte en ado attardé

Les filles, réjouissez-vous d’avoir un ado attardé comme chum. D’abord, le fait que vous sortez avec prouve déjà que ce n’est pas si grave puisque vous êtes capable de le supporter. Soyez juste reconnaissante qu’il ne prenne pas trop à coeur vos remarques à ce sujet.

Parce que moi, le jour où je me suis tanné de me faire dire que j’agissais comme un ado attardé, j’ai décidé qu’à partir de ce moment-là je serai irréprochable. Je m’en souviens bien, j’avais 17 ans.

Attack of the Gars Irréprochable
Faites une longue liste de tout ce que vous pouvez reprocher à un homme, et vous pouvez être certaine que rien de cette liste s’adressait à moi. Je faisais de grands efforts constants pour être le plus irréprochable possible. Ça me permettait de séduire des filles qui sortaient justement avec des ados attardés, puisqu’elles ne retrouvaient pas chez moi ce qu’elles n’aimaient pas chez leurs chums. Normal: Puisque je ne faisais rien, je ne pouvais donc rien faire de mal.

Le parfait enfer
Les filles qui ont sorti avec moi durant ce que j’appelle mes années irréprochables ont vécu un véritable enfer. Puisque personne n’est parfait, je trouvais toujours de quoi à redire contre elles, des défauts, des mauvaises habitudes, etc… Tout ce que je pouvais trouver, je le pointais. Et elles ne pouvaient jamais riposter parce qu’elles n’avaient rien à dire contre moi. À moins, bien sûr, d’exagérer ou d’inventer. …Ce qui me donnait encore plus de bonnes raisons de leur remettre leur imperfections dans leurs faces, en les forçant à reconnaitre leurs exagérations et mensonges.

Ce désir de me montrer plus parfait qu’elles allait même jusqu’à affecter notre vie sexuelle. Un jour où c’est elle qui a fait les premiers pas, j’étais mindé sur autre chose alors je lui ai dit que ce n’était pas le moment. Elle m’a dit: « Ben là… Pour une fois que c’est moi qui en a envie! » J’ai répondu « Comment ça se fait que quand une fille dit non parce qu’elle n’a pas envie de sexe, c’est normal et qu’il faut l’accepter, mais que quand c’est le gars qui dit non, ça fait un gros drame? » Elle n’a rien trouvé à répondre et a rattaché sa robe de chambre, la tête basse.

À l’époque, j’avais 22 ans et une libido à la limite de l’obsession sexuelle. Pourtant, mon désir de lui prouver que mon comportement était meilleur que le sien, c’était encore plus fort que mes pulsions. C’est dire à quel point je prenais plaisir à les rabaisser. Remarquez que c’est normal: La seule façon de montrer qu’on a un comportement irréprochable, c’est de le comparer à un comportement reprochable. Et quand la fille est la seule personne avec qui on peut se comparer, ben voila.

Un style de vie
J’ai dû passer un bon 10 à 15 ans à démontrer à mon entourage qu’ils valaient moins qu’une merde. Et je ne le faisais jamais sans raisons, toujours avais-je preuves à l’appui.  Et celles qui ont eu le plus à souffrir ça, ce sont les filles avec qui j’ai sorti. Et tout ça parce qu’un jour, j’en ai eu ras le bol que l’on me fasse des reproches sur de petits détails insignifiants dans mon comportement.

Trop parfait, c’est vraiment comme pas assez.
J’ai fini par me calmer, quoi que je continue toujours à descendre sauvagement, preuves à l’appui, quiconque faisant exprès de me prendre à rebrousse-poil de façon un peu trop insistante. N’empêche que, entre un gars à qui vous pouvez reprocher des trucs une fois de temps en temps, et un complètement irréprochable qui vous fait sentir mal avec vos moindre travers, je pense sincèrement que vous êtes bien mieux avec le premier.

La leçon à tirer de ceci: Chialer contre son chum pour rien, c’est le pousser à chialer contre vous pour quelque chose.

Découragement –ou- Gros Bon Sens?

À l’époque où je faisais partie de Défi Diète 2008, le motivateur professionnel Guy Bourgeois nous montrait la différence entre ce qui nous fait réussir ou bien échouer. Loin de moi l’idée de contester ses enseignements, mais il y a un truc qu’il nous a dit qui m’a fait tiquer. Dans la liste des comportements qui mènent à l’échec, il a mis un mot que j’ai en horreur. Ce mot, c’est découragement.

Pourquoi est-ce que j’ai ce mot en horreur? Parce que c’est un mot que l’on a trop souvent utilisé contre moi à tort et à travers tout le long de ma vie, de la part de gens qui ne savaient pas faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.

D’abord, Analysons un brin les deux comportements:

  • Découragement: Dé-courage-ment… Cesser d’avoir du courage. Abandonner, par manque de volonté, un projet qui pourrait réussir sinon.
  • Gros bon sens: Capacité d’analyse logique. C’est avoir la volonté de continuer, tout en étant capable de reconnaître si une option est vouée à la réussite ou à l’échec. Attention: Je dis bien une option, et pas nécessairement le projet complet.

Vous saisissez la différence?

Voici l’exemple le plus fragrant de la mauvaise utilisation du mot découragement contre moi, de la mauvaise influence que ça a eu dans ma vie, et des conséquences que ça m’a fait subir:

Déjà enfant, j’ai su que je voulais faire carrière dans l’humour. Rendu adolescent, j’ai tout fait, tout essayé en ce sens: Théâtre, improvisation, stand-up, textes, bandes dessinées… Les deux derniers étaient fort appréciées par les gens, adultes comme ados. Par contre, côté interprétation, quoi que je faisais, je foirais lamentablement. Et puis, un jour, je me suis dit: « Ce n’est pas parce que Plamondon écrit les meilleures chansons que ça fait de lui un chanteur. » Malheureusement, j’étais entouré de gens bien-pensants qui me condamnaient pour ce qu’ils jugeaient comme étant du découragement. J’ai eu droit au grands slogans classiques du genre de Quand on veut, on peut. Un gagnant ne lâche jamais, un lâcheur ne gagne jamais. À coeur vaillant, rien d’impossible, et plusieurs autres du même genre.

Lâcheur, découragé, non-vaillant… Qui veut être vu comme tel? J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai insisté, et j’ai continué, et je n’ai pas lâché. J’ai persévéré.  De 1985 à 2005. Oui, pendant 20 ans, je me suis essayé à être humoriste, malgré le fait que je suis sujet au trac, que je n’ai pas assez de mémoire pour retenir mes textes, que je ne sais pas jouer naturel, que je n’ai aucun sens du timing, et que j’ai une voix trop basse et monotone. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des shows d’humour amateur. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, j’ai passé des auditions pour des activités qui m’auraient mis en avant scène. Je n’ai jamais été pris. Plusieurs fois, je suis allé passé une audition comme humoriste à l’école Nationale de l’humour. Je n’ai jamais été pris.

Quand tu essuies un échec et que tu continues, on peut parler de courage. Mais quand ça fait vingt ans que tu accumules les échecs dans un domaine, est-ce qu’on peut encore parler de courage, ou bien il faut se rendre à l’évidence que ça fait longtemps que c’est rendu de la stupidité?

En 2005, je décide de faire les choses à ma façon. Je passe une audition à l’École Nationale de l’Humour. Je ne le fais pas en tant qu’humoriste. Je le fais en tant qu’auteur. Je suis pris immédiatement.

Lorsqu’une personne de ton entourage t’encourage dans la voie de l’échec, alors ça me peut dire que trois choses:

  1. C’est un con, car il n’a pas assez de jugeote pour être capable de faire la différence entre le découragement et le gros bon sens.
  2. C’est un salopard, car au lieu de t’aider à régler ton problème, il veut te forcer à rester dans une situation d’échec.
  3. C’est un manipulateur, car il essaye de jouer sur ton orgueil de façon à te forcer à faire des choses à l’encontre de ton bon jugement.

Personne n’a besoin d’un con salopard manipulateur dans son entourage. Débarrassez-vous de ça au plus vite, votre vie ne s’en portera que mieux.

Les maladresses de la drague

Je vais vous faire un aveu; Je suis vraiment le pire des dragueurs. En bon québécois, j’ai pas l’tour pantoute pantoute. Et c’est pour ça que, depuis que je suis adulte, je ne drague pratiquement jamais. Quand je cruise une fille qui me plaît, c’est parce que c’est elle qui a commencé à me montrer des signes d’intérêt.

Ça commence à l’adolescence
Ado, j’avais en moi un mélange de timidité maladive et d’orgueil qui prenait très mal l’humiliation d’un échec draguesque. Mais comme j’avais horreur d’être timide, je m’efforçais de combattre ma nature en essayant d’être quelque chose que je n’étais pas, soit un gars qui a confiance en lui et en ses capacités de cruise. Grave erreur! Une fois, dans un party, je me dis que, logiquement, aucune fille n’osera jamais dire non à un gars qui lui demandera de danser un slow avec, et ce que le gars lui plaise ou non.  Parce que, dans un contexte de joie, de fun et de positivisme qu’est un party, dire non à une telle demande, c’est mettre du négatif dans l’atmosphère, ce qui créé un malaise, et personne ne veut jeter le malaise dans un party.

Un slow commence à joue. Je fake une attitude de gars qui a l’air sûr de lui, je m’approche de la fille, je la demande à danser, elle dit non. Sous le choc, je reste planté là, à côté d’elle, comme le tarla que j’étais, sans rien oser rajouter, ni même partir.

C’est comme ça que j’ai appris à la dure que la seule personne qui ressent un malaise dans cette situation, c’est celui qui se fait repousser. Parce que ni elle ni personne d’autre n’a eu l’air d’en ressentir.

La vie d’adulte
La première fois que je suis allé en appartement, à 19 ans, en 1987, je sortais beaucoup. Ma forte libido me poussait à combattre mon naturel timide. Mais puisque l’attitude de drague n’était pas naturelle chez moi, j’ai accumulé grand nombre d’échecs suite à des tentatives maladroites. En vrac:

  • La fille à qui je demande si c’est à elle, la pince à cheveux que je viens de trouver entre nous deux, elle qui dit non, et moi qui ne trouve rien d’autre pour enchainer que de continuer à lui demander si elle est bien sûre… Elle part.
  •  L’ex camarade de classe sur qui j’avais l’oeil 2 ans plus tôt, qui me voit, me reconnait, vient me saluer et me demande ce que je fais de bon. Et moi, full macho, qui lui sors un condom de ma poche en lui disant « Eh bien comme tu vois, je suis en chasse. » Elle m’a souhaité bonne chance, a cessé d’être chaleureuse, et quelques minutes plus tard sortait de ma vie pour toujours.
  • La fille sur la piste de danse qui se fait aller de façon déchainée, et moi qui m’approche derrière elle afin d’entamer le dialogue en la complimentant sur sa façon de danser. Mais comme je suis arrivé dans son angle mort, POW, elle me sacre un coup de derrière de tête s’a yeule. Je saigne. Je pars aux toilettes. Quand je reviens, elle a disparu.
  •  Je spotte une fille au bar, je travaille mentalement sur ce que je dois lui dire pour l’aborder. Je fonce et commence à lui parler. Elle se retourne et dit: « What? » Constatant que c’est une anglaise, donc qu’elle n’a rien compris de ce que j’ai mis 15 minutes à trouver le courage de lui dire, je repars sans mot dire.
  • Il ne faut pas croire que tout le monde a le sens de l’humour, surtout quand tu fais des jokes sur leurs pratiques sexuelles. Un ami super full beau dragueur nous avait pogné 2 filles bi qui étaient amantes maitresse-esclave. J’ai dit une niaiserie du genre de: « Vous autres, les sadomasochistes, vous êtes du monde spécial! J’imagine que ton plus grand fantasme c’est d’être attaché de la tête au pieds pendant qu’on te casse les doigts un par un, hein !? Hé! Hé! » Dois-je préciser qu’après avoir dit ça, le trip à 4 vers lequel on s’enlignait jusque là, n’est jamais arrivé?

C’était le (pas si) bon temps
En 1987, les gens étaient beaucoup moins ouvert sexuellement qu’aujourd’hui, et c’était 8 ans avant que le net commence à envahir tous les foyers. Je venait de foquer une occasion exceptionnelle, une occasion unique, surtout avec ce dont j’avais l’air dans le temps.  Mais bon, j’avais 19 ans, et c’était la première fois que je sortais de mon village de St-Hilaire pour la grand’ville de Mourial.

Bref, voilà pourquoi j’ai cessé de draguer. À 20 ans, j’ai décidé que désormais j’allais me laisse approcher et je déciderais ensuite si je répond à ses avances ou non. De toutes façons, depuis la révolution féministe de 1993-2003, il est malvenu pour l’homme de se risquer à une drague non-sollicitée.

Un bonus surprise
Ça m’a pris quelques années avant de me rendre compte d’un truc: En cessant de draguer, j’ai automatiquement cessé de chercher à plaire à l’autre. Donc, j’ai cessé de jouer un jeu, j’ai cessé d’essayer d’être le genre de gars qui lui plaît. Bref, je suis resté moi-même. Par conséquent, quand une fille m’approchait par la suite, c’est parce qu’elle était vraiment attirée par moi, et non par par quelque chose que j’essayais de lui faire accroire faussement que j’étais.

Avoir su plus tôt qu’il suffisait de rester soi-même pour trouver quelqu’un qui aime ce que l’on est, je me serais évité pas mal d’humiliations.

Échanger une prison contre une autre

Le gars veut sortir avec une fille, mais ne se sent pas prêt à planifier sa vie avec elle. La fille, elle, a d’autres plans. Alors ils habitent ensemble et/ou se marient et/ou elle tombe enceinte. Éventuellement, l’un et/ou l’autre se rend(ent) compte qu’ils ne sont vraiment pas prêts à se ranger. Chacun accuse l’autre d’avoir gâché sa vie, ça fait du ressentiment, des divorces, des séparations, des familles éclatées et des enfants qui souffrent. Et ensuite on crie haut et fort : « Où sont rendues les bonnes vieilles valeurs familiales d’antan ? »

Les bonnes vieilles valeurs familiales existent toujours… C’est juste qu’elles ont décalé de quelques décennies. Ce sont qui de nos jours, la majorité des gens qui se marient pour la vie et se sentent prêt à fonder une famille, à part les gais bien entendu? Ce sont les gens dans la quarantaine ou cinquantaine. Pourquoi? Parce que rendu à 40-50 ans, on se calme. Maintenant qu’on a vécu tout ce qu’on voulait vivre, et/ou que l’âge et la santé fait qu’on n’est plus capable de vivre notre jeunesse, on se dit qu’on pourrait bien songer à se ranger.

Et c’est ainsi que du monde de 20-30 ans voient un de leurs parents, sinon les deux, se remarier avec d’autres, fonder de nouvelles familles, et être présent, attentif et affectueux avec leurs nouveaux enfants, chose qu’ils n’ont jamais su faire avec leur première famille.

Vous n’en avez pas ras le bol, vous, de voir des filles à peine majeures gâcher leur jeunesse et celles de leur chums en ayant des enfants trop tôt, puis gâcher la vie de ces enfants, pour ensuite la re-gâcher de nouveau en fondant une 2e famille à qui ils vont donner ce qu’ils ne pouvaient pas à la première ?

Il y a beaucoup de filles pour qui tout n’est pas rose dans la vie de couple, et qui se disent stupidement « Me semble qu’avoir un enfant ne peut que consolider notre couple ». Vraiment? Voyons voir : Les nuits blanches, le braillage, le harcèlement constant dont on est victime de la part de famille, parents, amis, voisins et autres bien pensants qui ont tous leur petite idée de comment s’occuper d’un enfant et une liste longue comme le bras de reproches à vous faire rapport à ce que ce qu’à leurs yeux vous faites de pas correct à ce pauvre petit, le manque de sommeil, la fatigue physique et mentale, et j’en passe, eh bien tout ça arrive à mettre de la tension dans le plus amoureux et le plus uni des couples. Dans ce temps là, qu’est-ce que vous pensez qui arrive quand vous n’êtes PAS le plus amoureux et le plus uni des couples pour commencer? Quand vous n’avez PAS fini vos études? Quand vous n’avez PAS un assez bon salaire pour vous faire survivre? Quand vous n’êtes PAS prêt à fonder une famille?

Pourquoi est-ce qu’une fille qui arrive enfin à sortir de chez ses parents, endroit qu’elle comparait à une prison car elle n’y avait pas assez de liberté à son goût, s’arrange pour tomber enceinte presque immédiatement? Si elle pensait qu’elle manquait de liberté avant, elle n’a pas fini. En tombant enceinte, elle vient d’échanger une prison d’où elle pouvait encore s’enfuir contre une dont telle ne pourra jamais s’évader. Essayez de faire de quoi de votre vie maintenant que vos temps libres vont se calculer au compte-gouttes.

Il faut toujours attendre donc d’être prêt mentalement, émotionnellement et monétairement avant de faire une famille. Et c’est quand, au juste, être prêt ?

• Quand tu es dans un couple stable.
• Quand tu as une bonne job, ou de bonnes perspectives d’avenir.
• Quand les deux dans le couple ont fini leurs trips de jeunesse d’alcool, de drogues et de couchette.
• Quand les deux dans le couple veulent un enfant, et pas juste un des deux.

Ça me rappelle une des premières fois où je suis parti en appartement, quand j’ai eu une job. Comment est-ce que j’ai pu imaginer que je pourrais m’acheter des meubles alors que le loyer, le téléphone, l’électricité et la bouffe me mangeait mon salaire à mesure ? De retour chez mes parents, cette fois je me suis préparé : J’ai acheté tous les meubles, électroménagers et accessoires dont j’avais besoin pour remplir mon appartement. Quand je suis reparti, là j’étais prêt.

C’est pareil pour fonder une famille. Comment est-ce que tu peux trouver le temps, l’argent et l’énergie de créer un bon environnement pour ton flo PENDANT que ton temps, ton argent et ton énergie est consacré à s’en occuper?

Comment est-ce que tu peux lui faire une bonne vie quand tu n’arrives même pas à organiser correctement ta propre vie? Comment est-ce que tu peux lui fournir une vie familiale stable si ton couple n’est même pas stable pour commencer? Comment est-ce que tu peux lui donner de l’amour et de l’attention si la raison pour laquelle tu veux tomber enceinte est par manque d’amour et d’attention, et qu’on ne peut pas donner ce qu’on n’a jamais reçu?

Une de mes ex belle-sœur a fait exprès pour tomber enceinte de son premier chum juste pour le piéger à rester avec elle, un gars pourtant violent et un peu détraqué sexuel. Le petit a été abusé et battu par lui, avant d’être abandonné émotivement par sa mère qui n’avait que faire de lui maintenant puisque sa naissance n’a pas suffi pour faire rester son mec. Il a donc passé sa jeunesse dans les centres, foyers, DPJ et tout ça. Aujourd’hui, rendu majeur, il a des problèmes avec la loi, mais pour une autre raison. Voir sa mère maintenant assagie donner amour, attention et vie stable à ses nouveaux enfants, choses auquel lui n’a jamais eu droit de la part de la même mère, ça l’a rempli de rancœur et l’a poussé à abuser et violenter ses demi-frères et sœurs.

C’est bien beau dire qu’on s’assagit avec l’âge, mais partir en famille quand ce n’est pas le temps, ça fait des conséquences qui te suivent toute ta vie, comme mon ex belle-sœur a appris amèrement. À cause d’un geste égoïste et irréfléchi qu’elle a posé il y a 20 ans, elle a gâché 5 vies : Celle de son premier enfant, celles de ses deux autres enfants, la sienne, et celle de son mari actuel. Tout ça parce qu’elle n’a pas compris dans le temps qu’un enfant n’est pas un objet, un animal de compagnie, ou une monnaie d’échange contre une vie de couple.

Mettre ses priorités dans le fait de vouloir un enfant à tout prix en négligeant tous les autres aspects de sa vie, c’est un signe de déficit au niveau de l’affection. La fille va donc avant tout rechercher un gars qui va accepter de devenir le père de son enfant. Elle commence donc par en discuter avec lui. C’est seulement après qu’il aura refusé qu’elle décidera de tomber enceinte sans son consentement. Le père, c’est souvent secondaire, elle veut juste l’enfant. Alors si vous sortez avec une fille qui parle d’avoir un enfant avant d’être prêt, un seul conseil : Fuyez !

… Sans la mettre enceinte au préalable, si possible.

Salomé: Portrait d’une sociopathe

     C’est au cégep en 1996 que j’ai rencontré Salomé, alors qu’elle était venue porter un article au Vox Populi, le journal étudiant du cégep André Laurendeau.

Salomé, c’était une personnalité chaleureuse, la beauté de Britney Spears à ses débuts, le look neo-gothique de Morticia Addams, et le côté candide de Nathalie Simard à l’époque où elle chantait pour les enfants.  Bref, une irrésistible combinaison de charme mystérieux et de simplicité qui fait que l’on recherche sa présence.  Elle avait ce don de pouvoir donner à chacun de nous l’impression que l’on est quelqu’un de spécial pour elle.

Comme ce fut le cas pour la majorité de mes relations, ce n’est qu’à partir du moment où je me suis rendu compte que cette fille s’intéressait à moi que je me suis dit pourquoi pas?, et que j’ai commencé à sortir avec.  Je venais de  terminer une série de relations assez éprouvantes, et bien que je commençais à être blasé du couple, Salomé semblait être une amélioration sur mes ex sur tous les points.  Malheureusement, j’ai appris à la dure que ce n’est pas parce qu’elle n’a pas les mêmes défauts que les autres que ça signifie pour autant qu’elle n’en a aucun.

    Les deux premières semaines de notre relation de couple, elle était câline et affectueuse.  Puis, du jour au lendemain, au début de la 3e semaine, elle devient soudainement froide et distante.  Elle qui insistait pour m’accompagner jusqu’à la porte de ma classe, même quand mon cour était au 6e étage, voila qu’elle ne me suivait plus nulle part.  Elle qui était toujours en contact physique avec moi d’une façon ou d’une autre, voila qu’elle prenait maintenant ses distances lorsque l’on était dans la même pièce, en se tenant juste assez loin pour être hors de ma portée, mais pas assez loin pour être obligée de regarder en ma direction.  Pour ce qui est des baisers, le visage de porcelaine qu’elle m’offrait quand je l’approchais était loin des gros french-kiss passionnés qu’elle me donnait la veille.

À la fin du 2e jour de froideur, je me suis rendu à l’évidence.  Je suis peut-être naïf mais je ne suis pas idiot.  Je sais reconnaître les signes quand quelqu’un se désintéresse de moi.

Je me considère comme étant une personne réfléchie et raisonnable.  Aussi ais-je décidé que ça ne valait pas la peine de faire un drame avec ça.  Je suis donc allé la voir et lui ai dit que j’avais remarqué le changement dans son comportement.  Je lui ai dit que j’étais compréhensif.  Si, pour des raisons personnelles, elle n’avait plus envie que l’on continue à sortir ensemble, elle n’avait qu’à me le dire.  Même pas besoin de se justifier.  Elle a juste à dire qu’on peut en rester là, je serais ok avec ça, et la relation va juste redevenir amicale, comme avant.  Elle me rassure que tout va bien entre nous, c’est juste qu’elle est peut-être un peu fatiguée et stressée en rapport à ses travaux de mi-session.  Pour le reste, elle me dit que c’est juste dans ma tête. D’accord!  Me voilà rassuré.

Cependant, plus les jours passent et plus elle s’éloigne de moi.  Alors qu’avant elle me disait que nous irions à un party, une sortie en groupe au bar ou au cinéma, voilà qu’elle me disait qu’elle irait à un party, qu‘elle sortira au bar, qu’elle ira au cinéma.  Je lui ai de nouveau offert une porte de sortie, mais elle m’a dit de nouveau que j’avais pas à m’inquiéter, qu’elle était bien avec moi.

N’empêche que ses paroles ne cessaient de contredire ses actes.  Plus jamais elle ne venait vers moi, ne m’appelait, ne me parlait, si je n’étais pas celui qui initiait le contact. Cette situation me torturait.  Je me demandais comment faire pour améliorer les choses entre elle et moi.  Puisqu’elle disait encore m’aimer, je me devais de faire quelque chose pour sauver notre couple.  Or, quand j’essayais,. je voyais bien que ça l’irritait, ce qui ne pouvait que l’inciter à s’éloigner.  Et quand je ne faisais rien, je la voyais s’éloigner et je craignais qu’elle s’imagine que je me fous d’elle et de notre relation.  Quoi que je fasse, j’empirais notre cas.  Cette situation sans issue me hantait l’esprit à toute heure du jour, du soir et de la nuit.  Vivre sous le stress constant d’être dans une situation qui s’acharnait à vouloir rester nébuleuse, c’était rendu invivable.

C’est sûr que je pouvais mettre fin à mes tourments en mettant fin à notre relation.  Mais elle disait m’aimer encore.  Je ne pouvais donc pas prendre le risque de ruiner notre bonheur si, comme elle disait, tout ça n’était que le fruit de mon imagination..  La 3e semaine de ma relation avec elle en fut donc une de souffrance morale, affective et psychologique.

Ce que je ne savais pas, c’est que je me torturais l’esprit absolument pour rien.  En vérité, elle n’avait plus aucun amour pour moi.  Notre couple n’existait plus.  Elle avait juste choisi de ne pas me le dire.  Je me cassais donc la tête jour et nuit en pure perte à vouloir tout faire pour arranger un problème qui n’existait même pas, tout ça parce qu’elle m’induisait en erreur en me faisant croire que nous étions toujours un couple amoureux.

Vous savez comment j’ai appris que je ne sortais plus avec Salomé, malgré ce qu’elle me disait pour me rassurer du contraire?  Une amie commune qui me voyait souffrir et désespérer de trouver une solution a eu pitié de moi.  Elle m’a révélé que Salomé sortait avec un gars nommé Jacob depuis une semaine.  Elle avait rencontré ce gars là à un party où je n’avais pas pu aller à cause de la présence de Geneviève, ex blonde à moi, et future coloc de l’enfer. Et c’est en effet le lendemain de cette soirée que l’attitude de Salomé envers moi a passé d’un extrême à l’autre.

J’en suis tombé sur le cul.  Bouche bée.  Atterré. Aberré.

Que Salomé ne veuille plus sortir avec moi, je pouvais vivre avec cette idée sans problème.  Qu’elle m’ait quitté pour un autre qui lui convenait mieux, passe encore.  Mais là, pouvez-vous seulement vous imaginer la frustration que je ressentais?  Il y a tellement de gars qui sont jaloux, qui réagissent avec violence, qui s’arrangent pour que la fille se sente mal à l’aise, qu’elle culpabilise, lorsqu’elle veut mettre fin à la relation…  Moi, je prends la peine d’être ouvert d’esprit, d’être cool et compréhensif, et même de lui offrir une porte de sortie afin de lui éviter ça, non pas une mais bien deux fois.  Et qu’est-ce que ça m’a donné?  RIEN !  Mon ouverture d’esprit ne me rapporte que mensonges.  Comprenez-moi, je ne prétends pas être un saint.  Comme tout le monde, je n’aime pas le feeling d’être mis de côté.  Alors si en plus je fais l’effort d’être raisonnable et compréhensif, c’est extrêmement frustrant de me faire traiter comme si ce n’était pas le cas.

Ayant pris quelques heures pour décompresser, je ne suis souvenu que ce n’est pas la première fois qu’un truc pareil m’arrive.  Car en effet,  j’ai déjà vécu quelque chose de très semblable avec Nathalie en 1989.  Elle aussi a passé des semaines à me mentir de la sorte afin d’éviter de m’avouer qu’elle m’avait laissé pour un autre.

Fort de cette expérience et ne voulant pas répéter les mêmes erreurs qu’à l’époque, j’ai pris le temps de réfléchir.  J’en suis venu à la conclusion que si Salomé n’a jamais cessé de nier son détachement jusqu’à maintenant, alors même si je lui apporte la preuve de son infidélité, ça ne serait pas suffisant pour le lui faire admettre.

Je lui ai donc donné ce qu’elle espérait de moi: Une rupture où elle s’en sort clean.  Je lui ai écrit une lettre dans lequel j’explique que je ne me sens pas trop bien dans cette relation, probablement parce que je ne me suis pas laissé le temps de récupérer de celle d’avec mon ex, et que j’aimerais mieux en rester là.  Elle s’est montrée très compréhensive, me disant que si c’est ce que je veux vraiment, alors elle ne peut pas me forcer à rester en couple avec elle.  Trop aimable!

Elle m’a aussi confié qu’avant moi, elle aussi sortait d’une longue relation qui a duré quatre ans avec son premier copain, que les dernières années furent pénibles, et qu’elle aurait aussi besoin de se retrouver seule sans relations pour un bout de temps.  Cette séparation ne pourrait donc que nous faire du bien à tous les deux.  J’ai passé à deux doigts de lui dire de cesser ses menteries parce que je savais au sujet de Jacob.  Mais bon, puisqu’on est obligé de se revoir à l’école et au journal, inutile d’envenimer la situation.  J’avais déjà bien assez de Geneviève qui s’était approprié mes amis du Vox et qui s’arrangeait pour m’en isoler en leur disant que comme je suis son ex, elle se sent mal à l’aise en ma présence.  Voilà pourquoi je ne suis plus invité dans les partys et autres activités en amis.  La dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’une ex de plus pour se mettre entre moi et ma vie sociale.

Après deux semaines, j’ai fini par révéler à Salomé que je savais tout. Jacob, le party où elle l’a rencontré, le fait qu’elle soetait avec lui pendant notre 3e semaine, et que là était la raison véritable de ma demande de rupture.  Je tenais à lui démontrer que quand je lui ai dit que je serais cool et compréhensif advenant une rupture, c’était sincère.  Elle n’avait donc pas à continuer de bluffer de la sorte avec moi.  Et justement, c’est ça que je ne comprends pas.  Pourquoi n’a t’elle pas pris les portes de sortie que je lui donnais pour rompre avec moi à ce moment là?  Sa réponse:

ELLE: Ben là!  Tu présentais ça comme si je voulais casser avec toi.
MOI: Euh…  C’était pourtant le cas, non?
ELLE: C’est parce que je ne peux pas supporter d’être celle qui repousse l’autre.  Ça me donne le rôle de la méchante.  C’est pour ça que je préfère que ce soit le gars qui casse de lui-même.

Incroyable !  Ça valait bien la peine d’être patient et compréhensif envers elle.  C’est justement à cause de ça que j’endurais de terribles souffrances, au lieu de l’envoyer promener dès le début comme l’aurait fait n’importe quel gars normalement impatient et incompréhensif.  Je suppose que des fois ça ne sert à rien d’aller à l’encontre de l’image masculine que les gens décident d’avoir de toi.  Quoi que tu fasses, il y a des filles ne verront jamais autre chose de toi que ce dont elles s’attendent d’un gars.  Mon père s’est toujours attendu à ce que je devienne un délinquant comme tous les adolescents, j’ai donc été traité comme tel même si ça n’a jamais été le cas.  Mon ex et mère de mes enfants s’attendait à ce que je la trompe comme tous les gars qu’elle avait connu, j’ai donc eu à subir ses crises de jalousie et ses soupçons non-mérités pendant cinq ans.  Dois-je être surpris que Salomé ait essayé de prévoir ma réaction en tenant compte du fait que je suis un gars, et non du fait que j’étais moi?

Toujours est-il que, puisque nous nous avions la même bande d’amis au cégep, et qu’elle était redevenue avec moi aussi amicale qu’avant notre courte histoire de couple, je n’ai eu aucun problème à devenir bon ami proche avec elle.  C’est justement le fait que je connaissais maintenant cette facette de sa personnalité qui l’a influencé à faire de moi son confident.  J’étais probablement le seul avec qui elle pouvait parler de sa vraie nature.  Ça m’a permis de voir un côté d’elle qui était à des millions de kilomètres de l’image qu’elle projette.

Ma courte relation de deux semaines avec Salomé avait été platonique.  Elle m’avait confié à ce moment là avoir le sexe en horreur, sous toutes ses formes.  Et la seule chose qui pourrait peut-être l’allumer, ce serait de faire ça sur l’autel d’une église, ou alors dans un cimetière, sur une tombe fraîchement creusée, à minuit.  Encore faudrait-il qu’elle sorte avec un gars pendant quelques années avant de se sentir assez à l’aise pour passer à l’étape sexuelle avec lui.  Et encore, pas question de sexe oral ou autres pratiques perverses qui ne seraient pas l’acte en lui-même.  Ayant tout de même du respect pour les lieux de culte, j’ai vite mis une croix sur l’église.   Quant au cimetière, on était rendu vers la fin de novembre, alors de ce côté là aussi ça semblait mort.  Étrangement, malgré tout ça, durant les six mois qui ont suivi notre rupture, elle a sorti et/ou couché avec sept gars sans qu’église ou cimetière n’y soit mêlé, et ne se gênait pas pour m’en parler.  Normal: Puisque j’étais le seul de ses ex à lui parler encore, et puisque le côté amour et sexe n’avait rien donné entre nous, j’avais tout ce qu’il faut pour devenir son meilleur ami de gars.  Mieux encore: son complice.  C’est en tant que tel que j’ai commis l’erreur de l’introduire dans mon univers, celui hors du cégep, en avril 1997.

À l’époque, j’étais auteur de bande dessinée underground, et bien que ma production avait beaucoup ralenti depuis mon retour aux études, j’avais encore de bon contacts avec le milieu.  Un de mes amis, Paul, réalisait des vidéoclips pour des bands de musique amateurs en plus d’être auteur de bandes dessinées.  Il déplorait le fait qu’il lui était toujours difficile de trouver des filles au look intéréssant, qui seraient à la fois naturelles, sexy, sauraient bien danser, ne seraient pas dérangées par l’idée d’embrasser une autre fille devant la caméra, et accepteraient de faire ça gratuitement.  Il se trouve que Salomé possédait toutes ces caractéristiques.  J’introduis donc Salomé à Paul.

Puisque Paul avait des connections avec plusieurs bands amateurs montréalais, Salomé y a vu une opportunité à exploiter.  Elle a fait son numéro de charme à Paul, et moins de quarante-huit heures plus tard, ils sortaient tous les deux ensemble.  Le pauvre gars vivait sur un nuage.  Jamais, de toute sa vie, il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  Leur relation a également duré trois semaines.  Durant cette période, tout en restant platonique avec Paul, Salomé à fréquenté et baisé deux autres gars, des musiciens pour lequel Paul travaillait bénévolement à leurs clips.  J’étais scandalisé par son attitude, surtout qu’elle me mettait moralement dans une impasse.  Devrais-je laisser Paul vivre un mensonge, ce qui équivalait à me rendre complice par mon silence?  Ou bien risquer mon amitié avec Salomé et ainsi risquer ma vie sociale puisqu’elle en faisait partie?  Je n’allais pas devoir vivre avec ce dilemme longtemps.

Mai 97.  L’anniversaire de Salomé approchait à grand pas, et Paul n’était que trop heureux de pouvoir démontrer à Salomé combien il l’appréciait, en lui organisant une super soirée d’anniversaire.  D’abord, il l’inviterait au resto.  Ensuite ils se rendraient au bar Les Deux Pierrots dans le vieux Montréal, où les attendraient une grosse gang composée d’amis musiciens de Paul, de gens du cégep, du monde de la BD underground, ainsi que quelques amis de Salomé.  Dès qu’ils furent arrivés, on a tous passé à table et Salomé a reçu ses cadeaux.  Paul est celui qui lui en a le plus donné, d’ailleurs.

C’est là que Salomé m’a démontré à quel point elle pouvait être égoïste, ne ressentant pas la moindre décence ni empathie.

Dès que la distribution de cadeaux fut terminée, Salomé, qui était assise à côté de Paul, a complètement ignoré ce dernier.  Elle n’a plus fait la conversation qu’à Simon, un bédéiste qui se trouvait assis en face d’elle.

Au fil des heures, je ressentais un malaise moral.  Je voyais la détresse de Paul qui augmentait à mesure qu’il se rendait compte de l’attitude de Salomé envers lui.  Tout le long de la soirée, elle n’a pas lâché Simon, ne parlant qu’avec lui, l’accompagnant partout où il allait, que ce soit à la table de pool, jusque devant la porte des toilettes pour hommes, le temps qu’il en ressorte.  En étant témoin de tout celà, ce pauvre Paul ressentait une angoisse qui se traduisait par un malaise physique au niveau de la poitrine, comme si une main géante lui compressait la cage thoracique.  Je connaissais trop bien cette douleur morale et physique pour l’avoir moi-même ressentie lors de ma 3e semaine avec Salomé.

Qu’elle ne s’intéresse plus à Paul, passe toujours.  Mais lui faire ce coup-là, en public, le soir même où il avait tant fait pour elle, ça me dégoûtait.  Mais voilà, ayant déjà appris à la dure ce qui arrivait lorsque l’on signifiait notre désapprobation sur le comportement immoral d’une fille, je ne voulais pas mettre en jeu le peu de vie sociale que j’avais encore.  Je me suis donc mêlé de mes affaires.

Le lendemain, un dimanche, j’ai accepté d’héberger Salomé et Simon chez moi dans mon 1½, aux résidences étudiante.  Ils ont passé la soirée ensemble au centre-ville et ils ont tous les deux raté le dernier bus vers chez leurs parents respectifs sur la Rive Nord.  De plus, elle avait un cour au cégep le lendemain matin.  Le fait que j’habite aux résidences étudiantes était donc très pratique pour elle.

Puisqu’ils étaient maintenant un couple, il me semblait normal de leur laisser mon lit et de m’installer par terre.  J’éprouve quelques difficultés à m’endormir rapport à la dureté du plancher.  Au bout d’un quart d’heure, à la recherche d’une position confortable, je me retourne, visage face à mon lit. C’est là que j’ai droit à une sacrée surprise: Malgré la pénombre et le fait que j’aie enlevé mes verres de contact, je distingue parfaitement Salomé, à quatre pattes, en train de tailler une pipe à un Simon couché sur le dos.  Au bout de quelques minutes, cette chère Salomé qui était tellement dégoûtée à l’idée du sexe oral lorsqu’elle sortait avec moi, n’a pas hésité à le faire jouir dans sa bouche en avalant.

À peine plus de vingt-quatre heures après avoir commencé leur relation.
Dans mon lit.
Avec moi à côté.

Incroyable!

Je referme les yeux, en constatant que c’est une bonne chose que je n’ai jamais eu le temps de vraiment tomber en amour avec cette fille, parce que je crois pas qu’il pourrait exister une situation plus choquante, frustrante et humiliante pour un ex.  Au moins, en tant que complice, je pouvais me dire que j’étais à l’abri de ses magouilles.  De toutes façons, Salomé allait m’avouer candidement les jours suivants qu’elle avait réalisé qu’elle avait peut-être un peu perdu le contrôle de ses relations ces derniers temps, mais que dès qu’elle avait rencontré Simon, elle avait su à ce moment là qu’il était le gars pour lui.  L’unique.  Le vrai.  De son côté, Simon me confia que jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  Avoir su, il ne se serait pas payé une pute pour se débarrasser de sa virginité il y a moins d’un an de ça.

À la fin des années 90, je jouissais d’une bonne réputation en tant qu’un des auteurs les plus populaires de la BD underground montréalaise.   Un article nommé Le Phénomène de la BD Alternative publié dans La Presse du dimanche 23 mars 1997 le disait d’ailleurs en ces termes:  Les fanzines de BD les plus populaires sont Liliane, Dirty plotte Requin Roll et Longshot Comics […]  En février 98, après plus d’un an à travailler dessus sur mes temps libres, j’avais enfin terminé Requin Roll #7, une publication de cinquante-six pages de textes, articles et bandes dessinées de mon cru.  Et qu’est-ce que j’avais en photo de page couverture?  Salomé qui embrassait goulûment une autre fille.  Les deux tenaient dans leur main un vieux numéro de Requin Roll.  Salomé y disait: « Lire Requin Roll a fait de moi une vilaine fille. »  L’autre répondait: « Moi, j’en étais déjà une. »  Une photo qu’elle n’a été que trop heureuse de prendre en sachant quelle allait faire la couverture d’une publication.

Salomé pouvait se montrer très gentille, utile et dévouée.  Malheureusement, je me rendais toujours compte plus tard que ça cachait des intentions de gains personnels. Par exemple, pour la sortie de Requin Roll #7, elle m’a proposé d’organiser elle-même un lancement dans un bar, et elle allait s’occuper de tout.  J’ai accepté.  Une semaine plus tard, elle a le plaisir de m’annoncer qu’elle a contacté plein de médias à ce sujet, et que l’émission de télé La Fin du Monde est à 7 Heures veut en faire un reportage.

Le lendemain, elle me demande si ça me dérange si elle en profite pour lancer  son propre fanzine, Le Meurtrier aux Béquilles. Salomé ne sait pas dessiner, alors elle a tout simplement découpé des images d’un photo-roman italien dont elle a changé les paroles, et refait la mise en page.  Bah, après le service qu’elle venait de me rendre, je lui devais bien ça.  J’accepte.

Le lendemain, elle me demande si ce serait ok avec moi si Simon en profitait pour lancer Professeur Désastre, un petit recueil de vieilles BD à lui, rassemblées sous une nouvelle couverture.  Bon, puisque c’est son chum, j’imagine que ça pourrait aller.

Mais le lendemain encore, ce fut Jean, le meilleur ami de Simon qui avait aussi un truc à lancer.  Et avant que j’aie eu le temps de me rendre compte de ce qui se passait, nous étions rendus une dizaine à lancer nos fanzines. Mon lancement personnel était devenu un événement collectif où la seule raison pourquoi ma publication et moi étions en tête de l’affiche, c’est parce que j’étais le plus connu, tous les autres n’ayant jamais été publiés ailleurs que dans le journal étudiant du Cégep du Vieux Montréal.  … Ça, et le fait que c’est moi qui faisait les affiches.

Je me suis vraiment rendu compte que j’avais été écarté du spotlight lorsque Salomé m’appela pour m’inviter chez Simon, car le reportage se ferait chez lui.  Comme c’était elle qui assurait le contact avec le reporter Patrick Masbourian, je suppose que je pouvais me compter chanceux qu’elle daigne m’inclure dans le reportage.  Encore heureux que j’avais Salomé en page couverture de ma publication, c’est probablement ça qui m’a permis d’être l’une des trois vedettes du reportage.  C’est quand même Simon qui fut traité comme étant le représentant et le sujet principal du lancement.

En réalisant ce coup là, Salomé venait de se tailler une jolie place dans le monde de la BD underground en tant que celle qui les faisait sortir de l’ombre.  Plus rien ne lui serait refusé de leur part désormais, et elle pourrait jouir d’une grande notoriété parmi eux, en apparaissant dans plusieurs de leurs bandes dessinées pour les années à venir, incluant des apparitions en tant que modèle de personnages pour des comics de Marvel et DC, de la part de ces dessinateurs qui y ont plus tard travaillé.

Il y a cependant des limites à ce que l’on peut tirer d’un milieu de publications où l’impression se fait à la photocopieuse, où la distribution se fait à la main dans une poignée de librairies, et qui ne se rend que rarement au-delà des limites de Montréal.  En automne 1998, Salomé mit fin à sa relation avec Simon pour commencer à sortir avec un gars qu’il lui avait présenté.  Pierre était cofondateur et éditeur du magazine MangaFan, un trimestriel se spécialisant dans la BD et le dessin animé japonais, distribué partout au Canada, aux USA et même dans quelques pays d’Europe.  De grande fan et consommatrice de BD underground, Salomé était instantanément devenue grande fan et consommatrice de produits japonais: BD, animés, jouets…  Quant à Pierre, ayant trouvé la perle rare qu’il avait toujours espéré, il m’a confié que jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  J’avais comme une sensation de déjà vu.

Pierre n’était que trop heureux de publier des articles de Salomé dans les pages de MangaFan, et de la pavaner à son bras à toutes les conventions, les lancements, les premières, et tout ce que son statut d’éditeur peut rapporter.  Cependant, au bout d’un an, elle finit par se rendre compte que toutes les connections de Pierre ne pouvaient pas l’amener plus haut qu’elle était déjà en tant que journaliste pour un magazine diffusé à l’échelle internationale.  Malgré la grande popularité de la série Pokémon à ce moment là, le manga n’était encore apprécié que par une minorité de fans à travers le monde.  Rien qui puisse permettre à Salomé de sortir de l’ombre.  Elle n’avait donc plus aucune raison de rester avec Pierre, hormis le fait qu’elle ne voulait pas retourner habiter chez ses parents hors de Montréal, et que toutes les possessions qu’elle s’était accumulées en logeant chez lui gratos l’obligeraient à se louer un appartement au-dessus de ses moyens pour stocker tout ça.

Se considérant tout de même libre, elle a commencé à faire de l’œil à David.  Lui, il connaissait Salomé depuis que je l’avais introduite à la gang de bédéistes qui aidaient Paul à faire ses vidéoclips.  David était présent la plupart du temps où Salomé draguait un gars alors qu’elle sortait avec Paul.  Il était présent à son party d’anniversaire lorsqu’elle l’a laissé tomber publiquement en draguant Simon.  Il l’a vu aussi commencer sa relation avec Pierre, et attendre le moment où elle était sûre de pouvoir aller habiter chez lui avant de partir en coup de vent de chez Simon.  Même qu’il lui était arrivé de me dire que les gars sont donc bien naïfs, de se laisser prendre aux pièges de Salomé, surtout quand on l’a vu faire pendant toutes ces années.

… Pourtant, il n’a fallu à Salomé qu’une conversation, seule avec David chez lui, pour le convaincre qu’elle retrouvait en lui ce qu’elle a toujours recherché en vain chez les autres hommes.  Lorsque je me suis amusé à rappeler à David ce qu’il me disait de Salomé avant de sortir avec, il m’a répondu un peu gêné:

DAVID: Ben là… Quand j’ai dit ça, c’est parce que que jamais de toute ma vie je n’aurais pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme moi.

Ça semble être une constante chez elle.

J’avoue que j’admirais comment Salomé pouvait contrôler ses émotions à volonté, comme si son cœur avait un interrupteur on/off.  Tant qu’elle pouvait tirer profit d’une relation, elle aimait le gars sans retenue ni modération.  Dès qu’il ne pouvait plus rien lui rapporter, elle cessait automatiquement de l’aimer.   Avoir eu un tel contrôle sur mes émotions, j’aurais certainement moins souffert dans mes relations.

Étant totalement athée, donc libre de toutes craintes reliées à la punition éternelle, Salomé prenait plaisir à enfreindre toutes les lois de la Bible.  Des dix commandements, il n’y en avait qu’un seul qu’elle n’avait encore jamais violé. Tout ce qui lui fallait, c’était une bonne occasion de le faire sans se faire prendre.  Le destin allait bientôt lui offrir cette opportunité.

Cette anecdote, je la tiens de la bouche de Pierre lui-même peu de temps après sa rupture avec Salomé.  D’abord, il faut savoir que Pierre a un problème cardiaque, donc qu’il a peu d’énergie et s’essouffle rapidement, en plus de souffrir d’embonpoint.  Il leur était arrivé par le passé, quand les choses allaient mieux entre eux, de se faire des séances de chatouilles sur leur lit.  Salomé en sortait toujours en vainqueur étant donné la faible résistance de Pierre.

Vers la fin de leur relation, après deux semaines à lui faire subir le même genre de torture morale que j’ai eu à subir lors de ma 3e semaine avec elle, elle a décidé de passer à l’action.  Après avoir été particulièrement froide avec lui toute une journée, elle est allé le rejoindre au lit et a commencé à le chatouiller.  Cette fois, son visage n’était pas enjoué, il était impassible, neutre, sans la moindre émotion, même pas la colère.  Cette fois, elle jouait dur.  Il avait beau lui dire d’arrêter et d’essayer de la repousser, elle revenait toujours à la charge, jusqu’au moment où elle a réussi à le renverser sur le lit, embarquer sur lui, et lui immobiliser les bras avec ses jambes.  Elle a ensuite pris deux oreillers, les a mis sur le visage de Pierre, et a pressé dessus de tout son poids.  Malgré sa panique, Pierre était trop épuisé pour se dégager.  Il s’est donc forcé à se calmer, s’est ouvert la bouche bien grand et a commencé à respirer à travers les oreillers, le plus doucement possible.  Au bout d’une minute, il a même cessé de se débattre.  Se concentrant et faisant le vide dans son esprit, il a réussi à relaxer tous ses muscles.  Elle est resté comme ça, sur lui, une douzaine de minutes.  Puis elle a doucement retiré les oreillers.  Prenant une grande bouffée d’air, Pierre a trouvé l’énergie de la projeter en bas du lit.  Se levant du lit, il s’adressa à elle avec rage:

PIERRE: « T’as raté ta shot, ma maudite! »

Réalisant qu’il se trouvait dans une situation dangereuse, il a quitté la chambre et la maison.  Salomé avait raté l’occasion de vivre le thrill de commettre un meurtre parfait.  Les colocataires de Pierre savaient qu’il leur arrivait de faire des séance de lutte-chatouille amicale, et tout le monde connaissait les problèmes cardiaque de Pierre.  Elle n’aurait eu qu’à pleurer à chaudes larmes en disant qu’il s’était effondré alors qu’ils jouaient.  Qui aurait pu croire qu’elle aurait pu tuer à mains nues un homme qui faisait deux fois et demi son poids?  Sans compter que c’était la situation idéale pour elle: En le tuant, elle n’aurait pas eu à casser avec lui, et ainsi n’aurait pas eu le rôle de la méchante qu’elle craint tant d’avoir.

Elle n’a pas eu à s’en faire avec ça longtemps car le lendemain, Pierre envoya plusieurs de ses amis expulser Salomé et ses affaires hors de chez lui.   Lui était absent, il craignait de ne pas pouvoir se retenir de la frapper s’il s’en chargeait lui-même, et on sait tous ce qui attend légalement un homme qui oserait lever la main sur une fille, même en état de légitime défense.  Il fait dans les 250 lbs, et elle en fait à peine 100.  Toutes les apparences seraient contre lui.

Pour le reste, je crois que rien de ce que je puisse raconter entre son expulsion de chez Pierre en 1999, et le moment où je lui ai signifié que je ne la voulais plus dans ma vie et mon entourage en 2004, n’apporterait quelque chose de nouveau à ma description de sa personnalité.  Pour la petite histoire, je vous dirai qu’elle est restée deux ans avec David qui était éditeur indépendant.  Elle a mis sur pied un projet de livre d’art distribué au Canada et aux USA dont David a fait 60% de la job.  Le lendemain de la livraisons des mille exemplaires du bouquin, elle mettain fin à leur relation.  Ce livre alla engraisser le portfolio de Salomé pour se faire de nouveaux contacts dans différents niveaux des arts et…

Et aux dernières nouvelles, après quelques courtes relations en chaîne,  elle s’est trouvé le chum idéal: Un musicien, peintre, photographe et critique de cinéma pour un magazine populaire au Québec.  Grâce à lui et à son statut de journaliste, elle est de toutes les premières, profite de toutes les gratuités qui viennent avec la job de son chum, et rencontre tous les gens influents du cinéma et de la musique qui passent à Montréal.  Bref, il est l’homme idéal, celui qu’elle pourra aimer et chérir toute sa vie.

… Ou du moins, jusqu’à ce qu’il lui permette de rencontrer mieux que lui.

Et lui qui n’a jamais vraiment eu de chance dans ses expériences de couple avant, il bénit le jour où je lui ai présenté Salomé.  Car jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.

La vérité sur les phrases d’approches

Nous connaissons tous ce que les anglais appellent des pick-up lines. Ce sont des phrases que les hommes utilisent dans le but de séduire instantanément une fille qu’ils viennent de rencontrer. Certaines de ces phrases sont quétaines, d’autres sont ridicules, d’autres encore sont offensantes, mais elles ont toutes ceci en commun: Elles manquent d’originalité.

Et pourtant, certainespick-up lines fonctionnent. Il y a quelques années de ça, je vivais en colocation avec une amie. Un matin, après une nuit de baise avec sa nouvelle conquête, et une fois celui-ci reparti, elle m’a raconté comment ils se sont rencontrés. Elle était à un bar et ce gars-là l’a approché. Il lui a dit: « Hey! Je te regarde depuis tantôt et je te trouve intéressante. J’aimerais beaucoup passer la nuit avec toi. » Elle a été séduite par le fait qu’il ait été aussi direct. Elle aime se sentir désirée, elle aime savoir à quoi s’en tenir, et ce gars-là lui offrait exactement cela. Elle l’a donc ramené à l’appartement et ils ont baisé comme des lapins sur les speeds jusqu’à l’aube.

Mais attention: Ça ne marche pas pour tout le monde. Ayant eu l’exemple de comme quoi cette pick-up line fonctionnait, j’ai moi-même approché des filles en l’utilisant plusieurs fois dans les semaines et les mois qui ont suivi. Laissez-moi vous dire que je me suis fait virer de bord tout aussi directement.

C’est qu’il y a un détail que j’avais négligé dans tout ceci: Le gars qui avait séduit ma coloc vendait de l’équipement de gym et il avait le physique qui va avec. J’étais un épouvantail de 140 lbs et j’étais sans emploi, chose qui parait généralement dans ton allure. Une pick-up line aussi directe pouvait certainement fonctionner avec lui. Mais elle ne pouvait pas marcher aussi bien avec moi.

Ça m’a pris du temps mais j’ai fini par comprendre une chose importante: La pick-up line, ça ne sert pas à séduire. Ça sert à briser la glace. Ça sert à effectuer un premier contact. Une fois ce premier contact fait, c’est ton look et/ou ta personnalité qui va faire que tu vas séduire ou non. Parce que la pick-up line parfaite n’existe pas. Il n’y a aucune phrase qui, telle une formule magique, va instantanément te transformer en gars attirant si tu ne l’es pas déjà. C’est plate mais c’est ça.

La seule chose que je peux recommander comme pick-up line envers une fille que tu veux approcher, c’est de lui dire « Allo, ça va? » et d’attendre sa réaction. Si elle dit oui mais regarde ailleurs, oublie ça. Si elle te renvoie ton salut et commence la conversation, ce n’est peut-être pas assuré d’être la nuit de baise. Mais au moins, tu n’auras pas donné la première impression que t’es rien qu’un hostie d’crapet. C’est pas mal ça qui est le plus important.

Insulter en prétendant que c’est de l’humour

Il y a quelques temps, j’écrivais ceci dans un billet intitulé 54 personnalités clichés que l’on retrouve sur le net:

L’insulTannante
Cette personne considère qu’insulter quelqu’un est une forme d’humour acceptable, alors elle ne s’en gêne pas. Si on le lui fait remarquer, l’InsulTannante va se montrer très surprise qu’on prenne son commentaire si mal, et elle s’en défendra en utilisant la grande classique « J’essayais juste de détendre l’atmosphère. »

Ce genre de personne se retrouve hélas trop souvent dans la vraie vie. Cinq ou six fois, dans la mienne, et ce depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai perdu des amies, des blondes et des amantes après leur avoir fait comprendre que je tenais à m’en éloigner parce que je n’en pouvais plus de leurs abus. Ça m’a valu de leur part des qualificatifs d’immature, de susceptible, de prétentioux incapable de prendre la critique, et de me faire envoyer chier.

J’aurais aussi bien pu m’y mettre moi aussi et répondre une insulte à chacune des leurs. Mais ce genre de comportement, ce n’est pas moi. Mon but dans une relation, ce n’est ni de dominer l’autre, ni me laisser écraser par l’autre. C’est de vivre en harmonie. S’il n’y a pas d’harmonie, je préfère m’en aller. Mais je ne partais pas comme ça, d’un coup de vent, sans prévenir. Plusieurs fois, j’ai essayé de leur faire comprendre comment les abus de leur part me dérangeaient. Plusieurs fois, je leur ai demandé poliment de juste cesser d’agir ainsi. Et à chaque fois, elle le prenaient très mal, se transformant en l’équivalent IRL de cette autre créature du net:

La FrustRieuse
Plus cette personne veut exprimer sa frustration, et plus elle veut cacher qu’on a réussi à la faire frustrer. Par conséquent, entre chaque phrase, elle va intercaler un LOL. Ça donne un message assez paradoxal dans lequel elle passe sans cesse de la colère au rire.

Où était mon immaturité la-dedans? D’après elles, mon immaturité venait du fait que j’ai décidé de prendre mes distances car je ne pouvais plus endurer de me faire chier dessus à répétition avec le sourire par quelqu’un à qui je n’ai pourtant jamais manqué de respect de toute ma vie.

Où étaient mes insultes là-dedans?  D’après elles, mes insultes étaient dans mes raisons de vouloir m’en éloigner. Des explications objectives qui n’étaient constituées de rien d’autres que de faits réels et vérifiables.  Je ne donnais pas des opinions, je me contentais de relater des faits, preuves à l’appui.

De quel genre d’abus de leur part est-ce que je parle?  Les exemples suivants proviennent tous de ces de filles citées plus haut. Certaines ont dit plusieurs de ces phrases, tandis que certaines phrases ont été dites par plusieurs d’entre elles. Comme quoi ce genre de comportement est un cliché, ce qui le rend prévisible à la longue. Et dans tous les cas, ce sont non seulement des remarques tout à fait gratuites, elles provenaient toutes de filles à qui jamais je n’ai manqué de respect ou de politesse d’aucune façon que ce soit:

  • Une amie vient chez moi chercher un peu de réconfort parce que rien ne va plus dans sa vie amoureuse. On en discute au salon. Au milieu de ses confidences, elle prend une pause pour me dire « Hostie qu’ty’est laid, ton divan! » Eh oui! Comme ça, gratuitement. Puis elle reprend son récit en s’attendant toujours à de la compassion de ma part après m’avoir insulté sur mes possessions dans mon propre appartement.
  • Je fais un truc, n’importe quoi. Son commentaire: « Hostie qu’t’as du temps à perdre! »
  • Je reçois un nouveau paquet de verres de contact, et j’écris patiemment au feutre G pour gauche et D pour droit sur chacun des petits contenants, au cas où j’en égare les boîtes. Elle me dit: « Ouain, c’est pas pratique pour ceux qui ont pas de cerveau.  …Comme toé! »
  • « C’est ton chat, ça? Hostie qu’y’est laid! »
  • Certaines laissaient sur mes pages web tellement de commentaires insultants, rabaissants et gratuits que de mes amis m’écrivaient en privé pour me demander quel était son problème avec moi.
  • J’aide une amie a déménager tandis qu’elle me lance plusieurs pointes insultantes sur ma façon de travailler ou sur mon look. Ceci dit, niaiser ceux qui l’aident à déménager, on retrouve ça souvent chez celles qui soulèvent rien du tout en laissant toute la job aux autres.
  • Peu importe le produit électronique que je possède, elle a toujours à redire dessus: Ou bien je l’ai payé trop cher, ou bien c’est d’la merde, ou bien c’est une vieillerie préhistorique.
  • Je traverse la période la plus basse moralement de toute ma vie. Chaque solution que j’envisage pour m’en tirer, elle ne manque pas de me dire que ça ne marchera pas. À bout de possibilités de solution, sans plus aucun espoir, je finis par lui dire qu’à l’entendre, la seule option qui me reste est le suicide. Elle me répond qu’elle peut me donner des trucs pour que je puisse faire ça sans laisser de traces. Je débranche le net et pars pour une promenade, histoire de décompresser. Au retour chez moi, un message de sa part m’attend sur son répondeur: « T’as un tabarnak de caractère de chien, toé! En tout cas c’est pas la maturité qui t’étouffe! »
  • « Les couleurs de ton nouveau blog sont en plein celles que je ne mettrais jamais sur une page web. C’est vraiment à chier ».
  • Tu aimes vraiment [insérer ici le nom d’un groupe, d’une chanson, d’une série télé, d’un film, d’un style vestimentaire, d’un genre de filles, d’une lecture, d’une boisson ou d’une nourriture quelconque] ? Oh ouache! T’as donc ben pas de goût!

Et je pourrais continuer longtemps comme ça. J’ai tellement d’exemples que vous en auriez pour des heures de lecture. C’est que, dans la tête de ces gens, voici comment les choses sont:

  • Lancer des remarques rabaissantes à l’autre, c’est une façon mature de faire des blagues pour détendre l’atmosphère. Parce que « C’est rien qu’des jokes! »
  • Se faire demander poliment par l’autre d’arrêter de faire ça, c’est se faire dénigrer de façon immature. Parce que « Si les autres sont pas capables d’en prendre, c’t’eux autres qui ont un problème! »

C’est n’importe quoi! Mais bon, il y a des gens qui diraient les choses les plus illogiques pour se justifier, au lieu de simplement reconnaître leurs torts, en tirer une leçon et ne plus recommencer. Surtout que, vous constaterez que  la majorité des gens qui pensent comme ça, ce sont également ceux qui s’offusquent du moindre truc anodin.

Il y a un détail commun assez troublant chez au moins 50% de ces filles. Tôt ou tard, elles se plaignaient de leurs chums avec qui elles constituent un couple stable depuis plusieurs années. Et à chaque fois, la plainte était la même: Le gars est un loser. Un slacker qui ne fait rien de sa vie. Il ne fait rien à la maison. Il ne fait rien côté travail. C’est tout juste s’il ne faut pas qu’elle lui brosse les dents elle-même, tellement il est négligeant. Sans compter que c’est un pessimiste souvent déprimé. Pourquoi est-ce qu’elle n’a pas la chance de se trouver un chum mature, indépendant financièrement, qui a de la drive, des buts dans la vie, une personnalité forte et optimiste, qui croit en lui-même?

La réponse est simple: Quand tu passes ta vie à chier sur le monde, les seuls qui vont accepter de vouloir passer leur vie avec toi, ce sont les losers et les bons à rien. Personne d’autre n’acceptera tes abus. D’abord parce qu’en tant que bons à rien, il ne possèdent pas d’estime d’eux-mêmes, chose que tu ne cesse d’attaquer et de démolir chez les autres. Et en tant que losers, ils savent qu’ils les méritent, ces abus. Ça en fait donc les seuls hommes capable de pouvoir endurer quelqu’un comme toi à long terme. Par conséquent, tu ne l’auras pas de sitôt, ton chum mature, indépendant financièrement, qui a de la drive, des buts dans la vie et une une personnalité forte et optimiste, qui croit en lui-même. Les gars comme ça méritent mieux que toi, et ils le savent.

Lorsque tu fais de ton public la cible de tes blagues insultantes, alors il ne faut pas t’attendre à avoir l’amour inconditionnel de ce public pendant longtemps. C’est vrai pour les humoristes et c’est aussi vrai pour les relations interpersonnelles. Parce que même si tu te justifies à mort pour tes blagues qui insultent et rabaissent les autres, le fait reste que tu insultes et rabaisses les autres. Si c’est ça ton but, eh bien bravo, ça marche. Sinon, ne vient pas te plaindre après comme quoi tu te fais juger.  Et surtout rejeter..

Les 22 genres de filles entreprenantes

Tel que décrit dans un billet intitulé La Révolution Féministe de 93-2003, le nombre de femmes qui se montrent entreprenantes a fait un bond spectaculaire depuis 2004. Cette situation arrange beaucoup les hommes qui n’ont pas la personnalité de dragueurs, ainsi que ceux qui en ont marre de cette réputation de prédateur qui vient automatiquement avec le chromosome Y.

Ayant moi-même été autant témoin que cible de filles entreprenantes, autant dans la vraie vie que sur le net, je peux les diviser dans ces 22 catégories:

1- L’Entreprenante Moqueuse
De 12 à 25 ans, j’étais athlétique comme un bâton de Popsicle, en plus d’être maigre et laid. Aussi, quand une fille se montrait entreprenante avec moi, c’était toujours en public, de façon beaucoup trop caricaturale pour être vraie. En plus, c’était toujours en présence de ses amies qui, un peu plus loin, nous regardaient avec l’air amusé de gens qui écoutent une blague en attendant le punch d’une seconde à l’autre. Donc, il s’agit d’une bitch qui cherche à humilier publiquement un gars en l’insultant sur son physique, puisque la joke de lui faire croire qu’il est séduisant, c’est seulement réservé pour ceux que l’on considère repoussants.

2- L’Entreprenante Faussement Attirée
Quand elle est à distance prudente (téléphone, internet) alors là, tu es la personne qu’elle désire le plus au monde. Elle va même jusqu’à te faire des propositions sexuelles crues. Mais en personne, oh qu’elle fait tout pour éviter le sujet.

3- L’Entreprenante Agace Stratégique
Celle-là, elle ne se montre entreprenante que lorsqu’elle sait que vos horaires
divergent trop pour vous permettre de vous rencontrer. Et quand vous êtes libre tous les deux, elle évitera le sujet du sexe comme la peste.

Les premières fois, ça peut passer pour une coïncidence, mais on finit vite par constater le pattern. La preuve que c’est une agace stratégique: Quand elle te fait des propositions sexuelles crues en disant que c’est dommage que tu sois trop occupé car elle a envie de sexe , là, alors dis-lui que ça tombe bien puisque tu viens de recevoir un appel de cancellation et que tu es libre finalement. Tu la verras alors enfiler les excuses en chaîne, dont la plupart ne seront pas crédible, pour se désister. Genre en invoquant des situations qui ne l’avaient pourtant jamais dérangées jusqu’à maintenant.

4- L’Entreprenante Anti-Agace
Une agace dit oui en paroles, et démontre que non en geste. L’anti-agace, c’est le contraire: Elle dit non en paroles mais se montre entreprenante en gestes. Sauf que moi, j’ai toujours respecté le non d’une fille. Résultat: Puisque la prudence me dictait de ne pas me laisser tenter par ses gestes, elle me faisait une réputation de taouin trop cave pour comprendre quand une fille lui envoie des signes.

5- L’Entreprenante Moi-Sur-Le-Net-C’est-Pas-Moi-Dans-La-Vraie-Vie
Dans ce cas-ci: Entreprenante sur le net, timide maladive en personne. Trois
fois dans ma vie, je me suis fait draguer sur le net par des filles qui m’ont dit qu’elle passeraient me voir lors d’événements publics auquel je participerais (Exposition artistique, lancement de livre, gros party GT). Les trois fois, j’ai attendu en vain les filles qui ne se sont jamais montrées la face, et les trois fois, le lendemain, elles m’écrivaient pour le dire: « Oui, j’étais là, je t’ai vu, tu as [insérer la description d’un truc que j’ai vraiment fait ce soir-là], mais j’ai pas osé aller te voir. J’voulais pas te déranger. »

6- L’Entreprenante Confuse
La fille est jeune, belle et active sexuellement sans pour autant être libertine. Elle est bonne amie proche avec un gars depuis au moins un an, mais jamais le sujet du sexe entre eux n’a été abordé.

Sans s’en rendre compte consciemment, et encore moins pouvoir en comprendre la raison, quelque chose l’intrigue et la dérange dans cette relation platonique. Elle est jolie et sexy, il est hétéro, et pourtant, contrairement aux autres hommes hétéros qu’elle connaît, celui-ci n’a jamais démontré un intérêt autre que amical envers elle. Elle commence à ressentir l’envie de lui confier ses aventures sexuelles. Elle prend bien soin de décrire combien ses amants ont des points commun avec lui, histoire de lui passer en douce le message qu’il aurait peut-être des chances avec elle. Rien à faire, le gars reste l’oreille attentive qu’il a toujours été, sans rien de plus.

Alors un soir, devant son manque de réaction, elle devient entreprenante et lui fait une proposition sexuelle bien claire. D’abord surpris, le gars accepte. Ils se fixent une date de rencontre. Elle est rassurée et heureuse.

… Jusqu’à ce qu’elle réalise, généralement le lendemain, que tout compte fait, l’idée de coucher avec ne lui semble plus du tout attrayante. Elle cancellera tous les rendez-vous qu’ils se donnent à ce sujet, et lui va trouver frustrant qu’elle choke à répétition alors que c’est elle qui a insisté pour transformer leur relation d’amis en amants.

7- L’Entreprenante Quand ce n’est Plus le Temps
Celle-là, c’est celle qui te jase en amie pendant des mois. Et le jour où tu es en couple, alors là elle te dit: « C’est dommage que tu t’es fait une blonde, je te trouvais de mon goût. », et elle commence à multiplier les témoignages d’attirance.

L’une d’elle m’a avoué un jour que la raison pourquoi elle ne disait rien quand j’étais libre, c’était par peur du refus.  Mais que maintenant que j’étais inaccessible, elle n’avais plus rien à perdre. Elle se trompait: Elle a perdu mon amitié. Parce que, songez-y un instant: Elle m’a privé d’une relation car elle a décidé à ma place que je n’en voudrais pas. J’ai horreur qu’on prenne mes décisions importantes à ma place sans même me consulter. C’est un manque flagrant de respect.

8- L’Entreprenante qui Cherche un Substitut
Cette fille n’ose pas exprimer son attirance aux gars qui l’intéressent
vraiment, alors elle vient vers toi et te fais des propositions. Elle est à l’aise car, puisqu’elle ne ressent rien pour toi, tu ne serais pas un échec si terrible si tu refuses. Par contre, si tu dis oui, alors attends-toi à ce qu’elle essaye de changer ton style et tes goûts dans une tentative de faire de toi la copie conforme de son idéal masculin.

9- L’Entreprenante FauxMelle
Mot-valise de faux et femelle (J’en parle dans mon billet Le genre de monde que l’on rencontre sur le net ), il s’agit d’un gars qui se fait faussement passer pour une fille afin de te prendre au piège, juste pour le fun de te niaiser. Tout comme l’entreprenante moqueuse, elle est facile à repérer car sa perfection au niveau de son physique et de sa personnalité n’a d’égale que la vitesse folle à laquelle elle te drague. Bref, elle est trop belle pour être vraie.

10- L’Entreprenante Africaine
Elle vient du Maroc, de la Côte d’Ivoire ou d’un autre petit pays de ce continent (Oui, l’Afrique est un continent et non un pays, erreur que font beaucoup de gens) et elle essaye de faire accroire qu’elle s’inscrit dans un site de rencontres québécois sans but autre que l’amitié et l’amour. Parlez-en à tous les hommes qui sont tombés dans ce piège, pour voir si leur relation a duré longtemps après que la fille ait obtenu son visa et ses papiers d’immigration grâce à sa relation avec lui.

Sérieusement, là!  Même si la fille ne cherchait pas à t’utiliser pour immigrer, ça voudrait dire qu’elle est incapable de se trouver un amoureux dans son propre pays, voire son propre continent.  Juste ça, ça devrait être suffisant pour  allumer une alarme dans ta tête.

11- L’Entreprenante FauxMelle Africaine
Combinaison des deux précédentes, quoi que généralement plus en provenance des pays de l’Est que de l’Afrique. Il s’agit d’un homme qui se fait passer pour une très superbe femme (toujours blonde) qui te joue le grand jeu du Je être amour avec toi et please envoyer moi 600 Euros pour visa et avion billet pour je rejoindre tu.  Si tu penses vraiment que tu peux séduire une déesse européenne alors que tu n’arrives même pas à plaire à une fille moyenne locale, tu mérites de te faire arnaquer.

12- L’Entreprenante Parce qu’Elle se Croit à l’Abri
Elle habite à plus de 100 kilomètres, elle est mariée, elle a des enfants, et elle
commence à te draguer en jeu. Elle est 1000 fois plus fonceuse sur le net qu’elle le serait dans la vraie vie, car elle a toutes les raisons de se penser à l’abri, étant donné tous les obstacles.

…Sauf qu’elle finit par se prendre à son propre jeu, et elle tombe vraiment en amour avec toi. Répondre positivement à ses propositions, ça donne une relation frustrante dans laquelle on ne peut pas se voir à cause de la distance, et tu es vu par tout son entourage comme étant l’écoeurant de chien sale qui a brisé son ménage, ruiné la vie de famille, celle de ses enfants, etc.

13- L’Entreprenante Monopolisatrice d’Attention
Elle, elle veut ton attention, se montrant de plus en plus entreprenante pour l’avoir. Dès qu’elle l’a, elle perd intérêt pour toi et part à la conquête du suivant. Si tu perd intérêt pour elle, ce qui est normal puisque vous savez bien tous les deux que ce ne sera jamais réciproque, ne lui fait surtout pas savoir; Elle va frustrer au max.

14- L’Entreprenante Grosse Cochonne
Bien qu’il est vrai que les grosses ne sont pas nécessairement toutes des cochonnes, il est également vrai qu’il y en a qui le sont. Sinon, ce cliché n’existerait pas. Elle est extrêmement à l’aise avec sa sexualité, c’est une fantastique partenaire de baise qui fait tout et qui aime tout, en plus d’être une jouisseuse en chaine.

Hélas, pour beaucoup d’entre elles, le pouvoir que leur sexualité leur donne sur les hommes leur est un peu monté à la tête, et elles adoptent une attitude de déesse capricieuse. Elle peut bien se le permettre: Au nombre d’hommes qu’elle a à ses pieds, pourquoi donnerait-elle le moindre effort à te garder toi s’il y a insatisfaction dans votre relation?

15- L’Entreprenante Traumatisée par ses Rejets de Jeunesse
Version négative de la précédente. Durant l’adolescence, période dans laquelle les gars ne trippent que sur les filles au physique glamour comme on en voit à la télé et dans les magazines, elle était la petite grosse laide qui ne pognait pas. Rendue adulte, elle est toujours petite, encore plus grosse, et beaucoup plus laide, puisque le corps perd beaucoup plus rapidement sa fermeté lorsqu’il souffre d’embonpoint. Mais qu’importe: Tout le monde a entendu cette rumeur comme quoi les grosses seraient supposément plus cochonnes que la moyenne. Et puisque tous les hommes ne pensent rien qu’au sexe, alors elle s’affiche en tant que grosse cochonne afin de pouvoir attirer leur attention.

Mais voilà, on ne peut pas prétendre et être vraiment: Si le gars accepte ses avances, elle choke car elle est complexée et n’a pas envie qu’on la voit nue. Si le gars décline ses avances, elle braille comme quoi il lui fait revivre ses rejets de jeunesse.

16- L’Entreprenante Voulant Venger ses Rejets de Jeunesse
Repoussée et/ou maltraitée par les gars pendant sa jeunesse, elle passe le plus clair de son temps sur les sites de rencontres à attendre qu’un gars s’intéresse à elle. Et s’il n’y en a pas, alors c’est elle qui se montre entreprenante afin de capter son attention. Une fois qu’elle l’a eu, elle le repousse en le traitant comme s’il était la pire des merdes.

Elle a tellement peu d’estime d’elle-même qu’elle est convaincue, souvent à tort, qu’il va la maltraiter et/ou la repousser. Alors elle prend sa revanche contre lui en avance. C’est la raison pourquoi sa liste de bannis, qu’elle update quotidiennement, est 97 fois plus longue que sa liste d’amis.

17- L’Entreprenante qui Fait Semblant d’Ignorer le « NON »
Même si le gars a l’excellente excuse de déjà avoir une blonde et de vouloir lui rester fidèle, même quand c’est la fille qui a un chum et que le gars a des principes moraux, même si le gars ne la trouve tout simplement pas de son goût… Peu importe la raison, le gars n’est pas intéressé. Ça arrive! Mais la fille, elle, refuse de reconnaître l’existence de son refus. Normal; Accepter le refus,  c’est reconnaître qu’elle s’est fait rejeter.  Et ça, il y a des gens qui ne sont pas capable de l’assumer.  Alors elle continue sa drague comme si de rien n’était.

18- L’Entreprenante Trop Orgueilleuse
Celles-là, c’est la pire.  Elle est comme la précédente, sauf que pour elle, il n’y a rien de plus insultant que de se faire dire non. Ton refus fait que l’attirance que cette fille ressent pour toi se transforme en haine féroce. Tout dépendant de sa capacité haineuse, sa vengeance peut aller de simplement te donner une mauvaise réputation en mentant sur ton cas (Généralement en inversant les rôles au sujet de qui a dragué/repoussé qui), en passant par stalker le gars partout sur le net pour le harceler et lui donner la pire des réputation, qui sera fausse de A à Z, et elle peut même pousser ça dans la vraie vie.

19- L’Entreprenante Manipulatrice Contrôlante Violente
Vous savez, ce genre d’homme de qui les femmes se cachent lorsqu’elles se réfugient dans un foyer d’accueil? Ben c’est le même genre, mais en inversant les sexes. C’est que quand tu es une personne contrôlante, manipulatrice et violente, lors tu as ce qu’il faut pour être entreprenante.

20- L’Entreprenante Anorgasmique
Elle te suggère une rencontre, et démontre lors de celle-ci sa hâte de passer au lit. Tout le long de la baise, elle n’en a jamais assez. Et pour cause: Peu importe ce que tu fais, peu importe le temps que tu y mets, tu tomberas épuisé sans réussir à lui procurer le moindre orgasme.  Elle te rassure comme quoi elle ne jouit que très très rarement avec un partenaire. La seule manière pour elle d’y arriver, c’est par elle-même, avec son dildo à 7 vitesses et 4 points de stimulation, en regardant de la porn… Et seule chez elle.  Bref, la partenaire parfaite pour les gars égoïstes au lit.  Pour les autres, par contre…

21- L’Entreprenante Multitasking
Celle-là, elle drague sans problème, sans gêne, sans retenue, sans limite…  Sauf qu’elle en drague plusieurs à la fois, et se retrouve ainsi à devoir jongler avec de multiples amants.

Est-ce à dire qu’une fille entreprenante, c’est automatiquement une fake, une anormale, une salope ou une personne à problème mental et/ou physique? Bien sûr que non.  Car heureusement, il existe aussi celle-ci:

22- L’Entreprenante Idéale
Ça, c’est celle qui est allé chercher, a conquis et a marié un seul homme, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. J’en ai vu et j’en connais personnellement.

C’est juste que pour chacune de celles-ci, il y a hélas les 21 autres citées plus haut qui viennent tout gâcher.

Mieux vaut se taire que de dire des niaiseries

J’ai souvent entendu des choses idiotes dans ma vie. je n’ai pas toujours su si c’était par stupidité, maladresse, bullshit ou en blague. N’empêche que dans tous les cas, c’était des paroles gniochonnes.

UN BON NOM
1978. J’avais 10 ans. Un camarade de classe du nom de Sébastien Lacroix était décédé accidentellement. Notre classe était allé le voir au salon funéraire.
La maitresse: Réjouissez-vous parce que Sébastien est maintenant au paradis. C’est normal puisque son nom est « La Croix ».
Eh ben! Une chance qu’il s’appelait pas « Laflamme ».

MORT-NÉ
Mon ex (avant que ce soit mon ex) et moi annonçons à mes beaux-parents qu’elle est enceinte.
Beau-père: Ah ben maudit criffe! Vous apportez la mortalité de d’dans’famille.
Selon lui, chaque nouvelle vie demande une mort pour lui faire de la place. Ben oui, logique, c’est pour ça que la population mondiale qui était de 3 milliards quand j’étais petit a doublé depuis. Pfff…

CANADIAN TAYEULE
Entendu au Canadian Tire de Ville-Lasalle, voisin d’un Wal Mart:
Client: Pourquoi les BBQ sont plus chers icite qu’au Wal Mart?
Vendeur: Oh ça, c’est parce que nous, on a un plus grand pouvoir d’achat.
Euh… Ce serait pas plutôt le contraire?

DANS L’ARCHE DE MOÏSE…
Mon père qui utilise tout croche une expression d’origine biblique (J’ai eu une éducation très catholique):
Pôpa: C’te gars-là, y’était connu comme Jonas dans l’poisson.
Moi: Tu veux dire « Comme Barabas dans la passion ».
Pôpa: Y s’appelait pas Jonas, le gars avalé par une baleine dans l’Ancien Testament?
Moi: Oui, mais…
Pôpa: Ben, c’est ça que j’dis!

QU’EST-CE QU’UN NOM APRÈS TOUT?
Hiver 1975. J’avais 7 ans, donc ma mère devais en avoir 29. Mon père met deux gallons d’antigel dans le coffre arrière de l’auto.
Môman: Tu laisses ça dans l’char? T’as pas peur que ça gèle?

DES ZOMBIES ET DES HOMMES BI.
Dans un train Montréal-Ottawa. Un homme dans la jeune vingtaine et fortement efféminé (la longue toge multicolore qu’il portait dans le wagon n’aidait pas), parle de sa troupe de danse avec orgueil, fierté, et moronerie:
Danseur: On vient de trouver un nom pour notre troupe. On s’appelle « Corpus Exhumus »… Ça veut dire « Le Corps qui Exhume » en latin.
C’parce que exhumer un corps, ça veut dire déterrer un cadavre, chose.

Mais ça ne s’arrête pas là:
Interlocuteur: Tu parles le Latin?
Danseur: Oui, j’allais souvent à la messe quand j’étais petit.
La messe a cessé d’être dite en latin vers la fin des années 60, soit bien avant que ce flamboyant paon soit né.

CHERCHEZ (ce que veut) LA FEMME
Mario, 17 ans, explique son incompréhension face au fait que sa blonde vient de le laisser après 2 mois de fréquentation:
Mario: J’ai une job, j’ai de l’argent, j’ai un char… Crisse, quéssé qu’à voula d’plusse?
Hum… que dirais tu de: Un chum qui ne pense pas que les filles sont attirés juste par les char et l’argent?

LA LOQUE À TERRE
Entendu à la première réunion mensuelle entre les locataires du HLM où j’habitais et la gérante de l’immeuble.
Gérante: Ok, alors je vais prendre en note les choses qui ne va pas avec vos logements, un logement à la fois. On va commencer par l’appartement 1. Oui, Chantal. Je t’écoute.
Locataire: Ouain, ben depu qu’chu rentré là y’a 2 mois, ça arrête pas d’sonner chez nous pou’ d’la drogue. C’pass’que l’ancien locataire, c’ta un dealer. Ch’t’écoeuré,là, moé, Crisse! J’veux qu’ça arrête.
Gérante: Euh… C’parce que le propriétaire y peut pas faire grand chose pour ça.
Locataire: Ben là, tabarnak! Pou’quoi qu’on est icite, d’abord?
Il n’y a pas eu de 2e rencontre mensuelle. Je suppose que la gérante a compris ce soir là que ce qui n’allait pas avec les logements, c’était les locataires.

YO, CHU LÀ, TSÉ!
Mon ex (avant que ce soit mon ex), nos quatre enfants et moi nous promenions sur la rue avec nos enfants en poussettes. une mémé venant en sens inverse s’adresse à mon ex au sujet des enfants.
Mémé: Y sont-tu toutte à vous?
Mon ex: Oui!
Mémé: Mon doux! Y sont-tu toutes du même père?
Pis après ça, on dit que c’est les jeunes qui sont impolis.

TROU D’CURÉ
En 1995, Cynthia, une de mes anciennes collègues du Dunkin, est morte d’un accident d’auto. Lors du service funéraire, le curé (ou le prêtre, ou whatever) dit:
Curé: Cynthia, ta mort est une grande victoire car tu nous a quitté alors que tu étais encore pure et…
L’assistance, scandalisé que la mort de Cynthia soit qualifiée de victoire, a carrément hué le prêtre.

ARÊTE MOI ÇA!
Un monsieur je-sais-tout qui étale ses connaissances dans le bus à une passagère qui a visiblement hâte de débarquer:
Monsieur: Tsé, c’que les requins y’ont dans l’dos, là, tsé, les éperons. C’est ça. Et les cowboys ont des ailerons aux bottes?

SECRET BIEN CACHÉ
Une fille qui avait parlé contre moi dans son blog, m’y traitant de tous les noms, s’en défend:
La fille: T’avais pas d’affaire à lire mon blog. C’est MON journal intime, ce sont MES pensées secrètes, c’est personnel.
Très intime en effet, juste entre elle, son blog, quelques centaines de lecteurs…

ON NE PEUT PAS L’ÊTRE ET LE FAIRE
Extrait d’une lettre d’une de mes ex, à l’époque ou on sortait encore ensemble, qu’elle m’avait écrite après un an et demi de fréquentation:
Elle: J’ai remarqué depuis quelques temps que tu as une attirance de plus en plus forte pour moi et que tes désirs sont de plus en plus précis […] Je sais bien qu’une fois ne suffira pas. À la longue, l’amour qui nous unis disparaitra afin de faire place au plaisir charnel. […] Quand tu as usé de tous les mots, et que tu as tout fait avec l’autre, que reste-il encore à dire ou à faire de plus avec?
Pour sa défense, elle avait 17 ans (et moi 19) et j’étais son premier chum. Je veux bien croire qu’on puisse avoir peur de passer à l’étape suivante quand on n’a jamais fait ça, n’empêche que son « que reste-il encore à dire ou à faire de plus avec? » contredit royalement son « Je sais bien qu’une fois ne suffira pas ».

VICTOIRE, NOUS PERDONS
Lors des élections cette année-là, je travaillais pour le député de ma région. le soir des élections, lui et son parti furent défaits. Son discours de fin de soirée:
Député: Nous formons désormais l’opposition officielle, ce qui signifie que cette élection est pour nous une grande victoire.
Heille, le cave! C’est pas une victoire, ça. T’AS PERDU! Bonne chose, d’ailleurs. Parce que franchement, est-ce que je veux, comme député, d’un gars incapable de regarder la réalité en face? Issh!

ESPRIT OUVERTEMENT FERMÉ
Lu sur un forum à l’époque du scandale Guy Cloutier VS Nathalie Simard.
Forumienne: Le fait qu’il a plaidé coupable, ça ne veut pas dire qu’il l’a vraiment fait. Les faits ne constituent pas nécéssairement une preuve.
Ouain, elle a de l’avenir en tant qu’avocate, elle. Remarque, tant qu’elle défend les violeurs, ce n’est pas avec des arguments aussi retardés qu’elle va les garder libre,ce qui est une bonne chose.

ESPRIT FERMEMENT OUVERT
Avez-vous déjà remarqué que plus une personne se dit ouverte d’esprit, et plus elle est fermée à l’idée que vous puissiez être en désaccord avec ses convictions? Lors de mon retour aux études à 28 ans, mon amie Océane m’en a fait la démonstration:
Océane: Tu vois, je suis très ouverte d’esprit en matière de sexualité. Je considère qu’on est tout bi à un certain niveau, parce que l’on a tous eu nos premières expériences d’explorations sexuelles avec un membre du même sexe dans notre jeunesse, que ce soit avec de la parenté ou du voisinage.
Moi: Pas moi. J’ai passé ma jeunesse à toujours être le seul garçon dans mon groupe d’age dans ma famille et dans mon quartier. En plus, je n’ai jamais sorti avec autre chose que des filles, je suis père de 3 enfants, y’en a un 4e en chemin, et la seule fois où je me suis retrouvé en compagnie d’un gars tout nu dans ma vie, c’était pendant un party avec 2 autres couples, et leur présence me mettait mal à l’aise au point ou j’avais des problèmes d’érections. En plus, la simple idée de me faire toucher sexuellement avec un gars est suffisante pour me donner des haute-le-coeur. Tu vois ben que je ne peux pas être bi.
Océane: Pis? ça prouve rien, ça!
Coudonc, ça lui prend quoi?

PSYCHOSE TOUJOURS
Durant la seconde moitié des années 90, mon ex (qui avait la garde de nos 4 enfants) et moi habitions le même quartier, à une seule rue de distance. J’étais pratiquement son voisin. La psy d’un de mes enfants me montre un dessin qu’il a fait. Il s’agit d’un plan du quartier où nous habitons.
Psy: Comme vous voyez monsieur, Hugo a dit « Ici, c’est là où on habite, et ici c’est l’appartement de papa. » Ça démontre qu’il trouve que vous êtes trop loin de lui.
Moi: Euh… c’est parce que ce dessin représente très exactement notre quartier, et ce quasiment à l’échelle. Il habite vraiment ici avec sa mère, et j’habite vraiment là, la rue d’à côté.
Psy: Ce n’est pas physiquement qu’il vous sent loin, monsieur. C’est émotionnellement.
Moi: Il vous a dit ça?
Psy: Il n’a pas eu besoin de le dire en paroles. Son dessins est très clair.
… C’est parce que toutes les études psychologiques et psychiatriques vous diront que les enfants de 6 ans ne font pas dans le symbolisme. C’est seulement à l’adolescence qu’ils entrent dans cette phase-là.

PSYCHOSE TOUJOURS II
Une autre année, une autre psy.
Psy: Bon, là j’vais vous dire quelque chose que vous allez vraiment pas aimer
Moi: Et comment est-ce que vous savez ça?
Psy: Je suis parfaitement capable de lire le langage corporel. Je sais très bien ce qui se passe dans votre tête.
Moi: Wow! Vous devez vraiment être une bonne psy, pour être capable de savoir que je ne vais pas aimer ce que vous allez dire, et ce avant même que vous m’ayez dit de quoi il s’agissait.
Psy: Monsieur…
Moi: J’veux dire, sérieux, là, c’est pu d’la psychologie là, c’est carrément de la télépathie.
Psy: Je l’savais que vous réagireriez comme ça!
Moi: Wow! Télépathe et clairvoyante. Les services sociaux sont vraiment chanceux de pouvoir compter sur les services de gens comme ça.
Je suis devenu baveux avec le temps, mais que voulez-vous, je suis allergique à la bullshit. Surtout de la part de gens qui sont supposés être plus intelligents que moi.

NAISSANCE MYSTÈRE
C’est immanquable, à chaque fois que j’essaye de lire en paix pendant que je voyage, faut toujours qu’une personne à la retraite me fasse la conversation. Si au moins c’était de la conversation intelligente.
Mémé: Où est-ce que vous allez comme ça?
Moi: Visiter mon ex et nos quatre enfants.
Mémé: Vous en avez quatre? Combien de garçons?
Moi: Deux.
Mémé: Pis combien de filles?
Ben là, juste une, tsé!  Mon ex a inexplicablement accouché d’un canard à un moment donné.

UN ÉCHANGE MERDIQUE
André, un gars avec qui je me tenais au secondaire.  On s’arrête au McDo après avoir passé l’après-midi à parcourir les boutiques du coin.
André: C’est niaiseux, ton affaire. Tu viens de vendre ta collection de BD Archie au magasin de livres usagés, pis avec c’t’argent-là tu t’achètes du McDo. Pis demain, quand tu vas aller chier, il te restera pu rien. Fait que finalement, t’as vendu tes livres pour t’acheter de la marde.
… Kess’tu veux répondre d’intelligent à ça!?

CONclusion
Mais je pense que l’une des paroles les plus gniochonne que j’ai entendu de ma vie, et c’en est une que j’entends souvent, c’est de la part de gens qui lisent mes textes online.  Cette parole, c’est:
Hostie que t’as du temps à perdre!
Lorsqu’un hockeyeur professionnel s’entraîne à jouer au hockey entre les saisons, est-ce qu’on dit de lui « Hostie que t’as du temps à perdre »?
Lorsqu’un cuisinier professionnel essaye de nouvelles recettes chez lui entre ses shifts, est-ce qu’on dit de lui « Hostie que t’as du temps à perdre »?
Lorsqu’un illustrateur professionnel raffine son art en dessinant entre deux contrats, est-ce qu’on dit de lui « Hostie que t’as du temps à perdre »?
Lorsqu’un culturiste professionnel passe ses journées au gym à soulever des poids en dehors de la saison de compétition, est-ce qu’on dit de lui « Hostie que t’as du temps à perdre »?

Alors faut être gniochon, mais surtout ignorant en tabarnak, pour dire d’un auteur professionnel « Hostie que t’as du temps à perdre » lorsqu’il écrit.

Sérieux, là!

Ca s’est passé au mois de mai

Petit break de la drague.  Voici une liste de petits événements qui sont arrivés au mois de mai.

1 mai
1967: Devenue enfin majeure, Priscilla Beaulieu épouse Elvis
Presley.

2 mai
1920: Le décret municipal concernant l’heure avancée entre en
vigueur à Montréal. D’autres villes du Québec et du Canada feront pareil
quelques temps après, une heure plus tard dans les maritimes.

3 mai
1995: Après 14 ans à faire rire le Québec, RBO se sépare.
Personne ne la trouve drôle, celle là.

3 mai
1999: Éric Lapointe reçoit un disque d’or pour l’album À
l’ombre de l’ange
. 3 heures plus tard, il l’échange au pawn shop contre une
caisse de 12.

4 mai
2000: Yvan Demers, l’époux de Michèle Richard, est reconnu
coupable de fraudes pour près d’un million de $ envers plusieurs amateurs
d’oeuvres d’art.

5 mai
1821: Napoléon Bonaparte meurt, croit-on, d’un cancer de
l’estomac. Ça explique mieux pourquoi il se tenait toujours le ventre.

6 mai
1856: Naissance de Sigmund Freud, homme souffrant d’une peur
maladive des fougères, et consommateur de cocaïne. Y’ peut ben être le père de
la psychanalyse, tiens !

7 mai
Rien à signaler aujourd’hui. Participez au concours
Faites Votre Propre Événement Historique.
À Gagner: Une mention ici dans un
an.

8 mai
1984: Le caporal Denis Lortie entre à l’Assemblée nationale
et dit sa façon de penser au gouvernement par la bouche de son canon de
mitraillette.

9 mai
2001: Davey Hilton est condamné à sept ans de prison pour
coups (de reins) en bas de la ceinture avec deux mineures.

10 mai
1994: Une éclipse masque 88% du soleil, et 88% de
l’intelligence d’une ado montréalaise qui la regarde. Les deux rétines brûlées,
elle expliquera aux journalistes : Je l’savais pas, moé, que c’ta vrai, quand
l’monde y disaient que c’tait dangereux !

11 mai
Il y a 105 ans naissait Salvador Dali. "Y’avait pas juste
les montres de molles."
, nous confiera plus tard sa femme Gala.

12 mai
1970: Montréal est choisie pour être l’hôte des Jeux
olympiques de l’été 1976. 33 ans plus tard, on paye encore pour cette décision.

13 mai
1981: Un turc de 23 ans tire 3 coups de feu sur Jean-Paul
II. Le pape a poursuivi sa très lente agonie jusqu’en 2005.

14 mai
1878: La gelée de pétrole est commercialisée sous le nom de
Vaseline. Les homosexuels deviennent soudainement très gais.

15 mai
1977: Radio CITÉ FM, 107 virgule 3, qui deviendra plus tard
CITÉ Rock Détente, entre en ondes. Le pourcentage d’insomniaques ne cesse de
décroître depuis.

16 mai
1983: Réal "Ti-Gus" Béland meurt à 62 ans. Ses deux enfants,
Réal et Pier, suivent ses traces en faisant rire le Québec, l’un par son talent,
l’autre par son manque de.

17 mai
2001: En estrie, la Ferrari conduite par Garou fait une
embardée et prends feu. Le chanteur, éjecté de sa voiture alors que ses oreilles
ont pris dans le vent, s’en tire indemne.

18 mai
1980: Le mont St. Helens, dans l’État de Washington, entre
en éruption. Son explosion fut d’une puissance de 500 fois celle de Hiroshima,
ou bien 17 fois celle de mon oncle Roland après une bonne assiettée de bines.

19 mai
1996: Marc Garneau devient le premier Canadien à aller dans
l’espace pour une deuxième fois. Woah!

20 mai
1506: Décès de Christophe Colomb à l’âge de 54 ans.

20 mai
1980: Les Québécois votent NON à 59% au référendum. René
Lévesque, en mâle typique incapable d’accepter de se faire dire NON, préfère
comprendre "À la prochaine fois."

21 mai
1952: Naissance de Lawrence Theraux, dit Mr. T, qui a donné
une toute autre signifisation à l’expression "coupe de cheveux en brosse".

22 mai
1893: Montréal remporte le tout premier match de la Coupe
Stanley, défaisant Ottawa 2 à 1.

23 mai
1934: Décès de Bonnie Parker, 23 ans, et Clyde Barrow, 25
ans, dans une tentative policière de leur mettre un peu de plomb dans la tête.

24 mai
1930: Inauguration du pont Jacques-Cartier après 4 ans de
travaux et 18.5 millions de $.

25 mai
Il y a 15 ans aujourd’hui, le roi de la pop mariait la fille
du King du rock. L’union de 19 mois ne produira pas, comme on l’espérait, un kid
avec des sideburns qui fait du moonwalk.

26 mai
1969: John Lennon et Yoko Ono entreprennent leur bed-in à
l’hôtel Reine Elizabeth de Montréal, et arrivent à convaincre la planète que le
fait de passer ses journées à paresser au lit est une manifestation pour la
paix.

27 mai
2000: Décès de Maurice Richard à l’âge de 78 ans.

28 mai
1934: Naissance du plus fameux quintet féminin au monde
avant les Spice Girls: Marie, Émilie, Yvonne, Cécile et Anette Dionne. Les 3
survivantes fêtent aujourd’hui leurs 75 ans.

29 mai
1953 : Sir Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay sont
les premiers hommes à atteindre le sommet de l’Everest. Rendu là, ils font une
constatation décevante: Faut redescendre.

30 mai
1994: Décès de Marcel Bich, l’inventeur du stylo Bic, 79
ans. Le H de son nom fut enlevé pour éviter que les anglos le prononcent
"Bitch".

31 mai
31 Journée mondiale anti-tabac. Allez casser la yeule à un fumeur.