Salomé: Portrait d’une sociopathe

     C’est au cégep en 1996 que j’ai rencontré Salomé, alors qu’elle était venue porter un article au Vox Populi, le journal étudiant du cégep André Laurendeau.

Salomé, c’était une personnalité chaleureuse, la beauté de Britney Spears à ses débuts, le look neo-gothique de Morticia Addams, et le côté candide de Nathalie Simard à l’époque où elle chantait pour les enfants.  Bref, une irrésistible combinaison de charme mystérieux et de simplicité qui fait que l’on recherche sa présence.  Elle avait ce don de pouvoir donner à chacun de nous l’impression que l’on est quelqu’un de spécial pour elle.

Comme ce fut le cas pour la majorité de mes relations, ce n’est qu’à partir du moment où je me suis rendu compte que cette fille s’intéressait à moi que je me suis dit pourquoi pas?, et que j’ai commencé à sortir avec.  Je venais de  terminer une série de relations assez éprouvantes, et bien que je commençais à être blasé du couple, Salomé semblait être une amélioration sur mes ex sur tous les points.  Malheureusement, j’ai appris à la dure que ce n’est pas parce qu’elle n’a pas les mêmes défauts que les autres que ça signifie pour autant qu’elle n’en a aucun.

    Les deux premières semaines de notre relation de couple, elle était câline et affectueuse.  Puis, du jour au lendemain, au début de la 3e semaine, elle devient soudainement froide et distante.  Elle qui insistait pour m’accompagner jusqu’à la porte de ma classe, même quand mon cour était au 6e étage, voila qu’elle ne me suivait plus nulle part.  Elle qui était toujours en contact physique avec moi d’une façon ou d’une autre, voila qu’elle prenait maintenant ses distances lorsque l’on était dans la même pièce, en se tenant juste assez loin pour être hors de ma portée, mais pas assez loin pour être obligée de regarder en ma direction.  Pour ce qui est des baisers, le visage de porcelaine qu’elle m’offrait quand je l’approchais était loin des gros french-kiss passionnés qu’elle me donnait la veille.

À la fin du 2e jour de froideur, je me suis rendu à l’évidence.  Je suis peut-être naïf mais je ne suis pas idiot.  Je sais reconnaître les signes quand quelqu’un se désintéresse de moi.

Je me considère comme étant une personne réfléchie et raisonnable.  Aussi ais-je décidé que ça ne valait pas la peine de faire un drame avec ça.  Je suis donc allé la voir et lui ai dit que j’avais remarqué le changement dans son comportement.  Je lui ai dit que j’étais compréhensif.  Si, pour des raisons personnelles, elle n’avait plus envie que l’on continue à sortir ensemble, elle n’avait qu’à me le dire.  Même pas besoin de se justifier.  Elle a juste à dire qu’on peut en rester là, je serais ok avec ça, et la relation va juste redevenir amicale, comme avant.  Elle me rassure que tout va bien entre nous, c’est juste qu’elle est peut-être un peu fatiguée et stressée en rapport à ses travaux de mi-session.  Pour le reste, elle me dit que c’est juste dans ma tête. D’accord!  Me voilà rassuré.

Cependant, plus les jours passent et plus elle s’éloigne de moi.  Alors qu’avant elle me disait que nous irions à un party, une sortie en groupe au bar ou au cinéma, voilà qu’elle me disait qu’elle irait à un party, qu‘elle sortira au bar, qu’elle ira au cinéma.  Je lui ai de nouveau offert une porte de sortie, mais elle m’a dit de nouveau que j’avais pas à m’inquiéter, qu’elle était bien avec moi.

N’empêche que ses paroles ne cessaient de contredire ses actes.  Plus jamais elle ne venait vers moi, ne m’appelait, ne me parlait, si je n’étais pas celui qui initiait le contact. Cette situation me torturait.  Je me demandais comment faire pour améliorer les choses entre elle et moi.  Puisqu’elle disait encore m’aimer, je me devais de faire quelque chose pour sauver notre couple.  Or, quand j’essayais,. je voyais bien que ça l’irritait, ce qui ne pouvait que l’inciter à s’éloigner.  Et quand je ne faisais rien, je la voyais s’éloigner et je craignais qu’elle s’imagine que je me fous d’elle et de notre relation.  Quoi que je fasse, j’empirais notre cas.  Cette situation sans issue me hantait l’esprit à toute heure du jour, du soir et de la nuit.  Vivre sous le stress constant d’être dans une situation qui s’acharnait à vouloir rester nébuleuse, c’était rendu invivable.

C’est sûr que je pouvais mettre fin à mes tourments en mettant fin à notre relation.  Mais elle disait m’aimer encore.  Je ne pouvais donc pas prendre le risque de ruiner notre bonheur si, comme elle disait, tout ça n’était que le fruit de mon imagination..  La 3e semaine de ma relation avec elle en fut donc une de souffrance morale, affective et psychologique.

Ce que je ne savais pas, c’est que je me torturais l’esprit absolument pour rien.  En vérité, elle n’avait plus aucun amour pour moi.  Notre couple n’existait plus.  Elle avait juste choisi de ne pas me le dire.  Je me cassais donc la tête jour et nuit en pure perte à vouloir tout faire pour arranger un problème qui n’existait même pas, tout ça parce qu’elle m’induisait en erreur en me faisant croire que nous étions toujours un couple amoureux.

Vous savez comment j’ai appris que je ne sortais plus avec Salomé, malgré ce qu’elle me disait pour me rassurer du contraire?  Une amie commune qui me voyait souffrir et désespérer de trouver une solution a eu pitié de moi.  Elle m’a révélé que Salomé sortait avec un gars nommé Jacob depuis une semaine.  Elle avait rencontré ce gars là à un party où je n’avais pas pu aller à cause de la présence de Geneviève, ex blonde à moi, et future coloc de l’enfer. Et c’est en effet le lendemain de cette soirée que l’attitude de Salomé envers moi a passé d’un extrême à l’autre.

J’en suis tombé sur le cul.  Bouche bée.  Atterré. Aberré.

Que Salomé ne veuille plus sortir avec moi, je pouvais vivre avec cette idée sans problème.  Qu’elle m’ait quitté pour un autre qui lui convenait mieux, passe encore.  Mais là, pouvez-vous seulement vous imaginer la frustration que je ressentais?  Il y a tellement de gars qui sont jaloux, qui réagissent avec violence, qui s’arrangent pour que la fille se sente mal à l’aise, qu’elle culpabilise, lorsqu’elle veut mettre fin à la relation…  Moi, je prends la peine d’être ouvert d’esprit, d’être cool et compréhensif, et même de lui offrir une porte de sortie afin de lui éviter ça, non pas une mais bien deux fois.  Et qu’est-ce que ça m’a donné?  RIEN !  Mon ouverture d’esprit ne me rapporte que mensonges.  Comprenez-moi, je ne prétends pas être un saint.  Comme tout le monde, je n’aime pas le feeling d’être mis de côté.  Alors si en plus je fais l’effort d’être raisonnable et compréhensif, c’est extrêmement frustrant de me faire traiter comme si ce n’était pas le cas.

Ayant pris quelques heures pour décompresser, je ne suis souvenu que ce n’est pas la première fois qu’un truc pareil m’arrive.  Car en effet,  j’ai déjà vécu quelque chose de très semblable avec Nathalie en 1989.  Elle aussi a passé des semaines à me mentir de la sorte afin d’éviter de m’avouer qu’elle m’avait laissé pour un autre.

Fort de cette expérience et ne voulant pas répéter les mêmes erreurs qu’à l’époque, j’ai pris le temps de réfléchir.  J’en suis venu à la conclusion que si Salomé n’a jamais cessé de nier son détachement jusqu’à maintenant, alors même si je lui apporte la preuve de son infidélité, ça ne serait pas suffisant pour le lui faire admettre.

Je lui ai donc donné ce qu’elle espérait de moi: Une rupture où elle s’en sort clean.  Je lui ai écrit une lettre dans lequel j’explique que je ne me sens pas trop bien dans cette relation, probablement parce que je ne me suis pas laissé le temps de récupérer de celle d’avec mon ex, et que j’aimerais mieux en rester là.  Elle s’est montrée très compréhensive, me disant que si c’est ce que je veux vraiment, alors elle ne peut pas me forcer à rester en couple avec elle.  Trop aimable!

Elle m’a aussi confié qu’avant moi, elle aussi sortait d’une longue relation qui a duré quatre ans avec son premier copain, que les dernières années furent pénibles, et qu’elle aurait aussi besoin de se retrouver seule sans relations pour un bout de temps.  Cette séparation ne pourrait donc que nous faire du bien à tous les deux.  J’ai passé à deux doigts de lui dire de cesser ses menteries parce que je savais au sujet de Jacob.  Mais bon, puisqu’on est obligé de se revoir à l’école et au journal, inutile d’envenimer la situation.  J’avais déjà bien assez de Geneviève qui s’était approprié mes amis du Vox et qui s’arrangeait pour m’en isoler en leur disant que comme je suis son ex, elle se sent mal à l’aise en ma présence.  Voilà pourquoi je ne suis plus invité dans les partys et autres activités en amis.  La dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’une ex de plus pour se mettre entre moi et ma vie sociale.

Après deux semaines, j’ai fini par révéler à Salomé que je savais tout. Jacob, le party où elle l’a rencontré, le fait qu’elle soetait avec lui pendant notre 3e semaine, et que là était la raison véritable de ma demande de rupture.  Je tenais à lui démontrer que quand je lui ai dit que je serais cool et compréhensif advenant une rupture, c’était sincère.  Elle n’avait donc pas à continuer de bluffer de la sorte avec moi.  Et justement, c’est ça que je ne comprends pas.  Pourquoi n’a t’elle pas pris les portes de sortie que je lui donnais pour rompre avec moi à ce moment là?  Sa réponse:

ELLE: Ben là!  Tu présentais ça comme si je voulais casser avec toi.
MOI: Euh…  C’était pourtant le cas, non?
ELLE: C’est parce que je ne peux pas supporter d’être celle qui repousse l’autre.  Ça me donne le rôle de la méchante.  C’est pour ça que je préfère que ce soit le gars qui casse de lui-même.

Incroyable !  Ça valait bien la peine d’être patient et compréhensif envers elle.  C’est justement à cause de ça que j’endurais de terribles souffrances, au lieu de l’envoyer promener dès le début comme l’aurait fait n’importe quel gars normalement impatient et incompréhensif.  Je suppose que des fois ça ne sert à rien d’aller à l’encontre de l’image masculine que les gens décident d’avoir de toi.  Quoi que tu fasses, il y a des filles ne verront jamais autre chose de toi que ce dont elles s’attendent d’un gars.  Mon père s’est toujours attendu à ce que je devienne un délinquant comme tous les adolescents, j’ai donc été traité comme tel même si ça n’a jamais été le cas.  Mon ex et mère de mes enfants s’attendait à ce que je la trompe comme tous les gars qu’elle avait connu, j’ai donc eu à subir ses crises de jalousie et ses soupçons non-mérités pendant cinq ans.  Dois-je être surpris que Salomé ait essayé de prévoir ma réaction en tenant compte du fait que je suis un gars, et non du fait que j’étais moi?

Toujours est-il que, puisque nous nous avions la même bande d’amis au cégep, et qu’elle était redevenue avec moi aussi amicale qu’avant notre courte histoire de couple, je n’ai eu aucun problème à devenir bon ami proche avec elle.  C’est justement le fait que je connaissais maintenant cette facette de sa personnalité qui l’a influencé à faire de moi son confident.  J’étais probablement le seul avec qui elle pouvait parler de sa vraie nature.  Ça m’a permis de voir un côté d’elle qui était à des millions de kilomètres de l’image qu’elle projette.

Ma courte relation de deux semaines avec Salomé avait été platonique.  Elle m’avait confié à ce moment là avoir le sexe en horreur, sous toutes ses formes.  Et la seule chose qui pourrait peut-être l’allumer, ce serait de faire ça sur l’autel d’une église, ou alors dans un cimetière, sur une tombe fraîchement creusée, à minuit.  Encore faudrait-il qu’elle sorte avec un gars pendant quelques années avant de se sentir assez à l’aise pour passer à l’étape sexuelle avec lui.  Et encore, pas question de sexe oral ou autres pratiques perverses qui ne seraient pas l’acte en lui-même.  Ayant tout de même du respect pour les lieux de culte, j’ai vite mis une croix sur l’église.   Quant au cimetière, on était rendu vers la fin de novembre, alors de ce côté là aussi ça semblait mort.  Étrangement, malgré tout ça, durant les six mois qui ont suivi notre rupture, elle a sorti et/ou couché avec sept gars sans qu’église ou cimetière n’y soit mêlé, et ne se gênait pas pour m’en parler.  Normal: Puisque j’étais le seul de ses ex à lui parler encore, et puisque le côté amour et sexe n’avait rien donné entre nous, j’avais tout ce qu’il faut pour devenir son meilleur ami de gars.  Mieux encore: son complice.  C’est en tant que tel que j’ai commis l’erreur de l’introduire dans mon univers, celui hors du cégep, en avril 1997.

À l’époque, j’étais auteur de bande dessinée underground, et bien que ma production avait beaucoup ralenti depuis mon retour aux études, j’avais encore de bon contacts avec le milieu.  Un de mes amis, Paul, réalisait des vidéoclips pour des bands de musique amateurs en plus d’être auteur de bandes dessinées.  Il déplorait le fait qu’il lui était toujours difficile de trouver des filles au look intéréssant, qui seraient à la fois naturelles, sexy, sauraient bien danser, ne seraient pas dérangées par l’idée d’embrasser une autre fille devant la caméra, et accepteraient de faire ça gratuitement.  Il se trouve que Salomé possédait toutes ces caractéristiques.  J’introduis donc Salomé à Paul.

Puisque Paul avait des connections avec plusieurs bands amateurs montréalais, Salomé y a vu une opportunité à exploiter.  Elle a fait son numéro de charme à Paul, et moins de quarante-huit heures plus tard, ils sortaient tous les deux ensemble.  Le pauvre gars vivait sur un nuage.  Jamais, de toute sa vie, il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  Leur relation a également duré trois semaines.  Durant cette période, tout en restant platonique avec Paul, Salomé à fréquenté et baisé deux autres gars, des musiciens pour lequel Paul travaillait bénévolement à leurs clips.  J’étais scandalisé par son attitude, surtout qu’elle me mettait moralement dans une impasse.  Devrais-je laisser Paul vivre un mensonge, ce qui équivalait à me rendre complice par mon silence?  Ou bien risquer mon amitié avec Salomé et ainsi risquer ma vie sociale puisqu’elle en faisait partie?  Je n’allais pas devoir vivre avec ce dilemme longtemps.

Mai 97.  L’anniversaire de Salomé approchait à grand pas, et Paul n’était que trop heureux de pouvoir démontrer à Salomé combien il l’appréciait, en lui organisant une super soirée d’anniversaire.  D’abord, il l’inviterait au resto.  Ensuite ils se rendraient au bar Les Deux Pierrots dans le vieux Montréal, où les attendraient une grosse gang composée d’amis musiciens de Paul, de gens du cégep, du monde de la BD underground, ainsi que quelques amis de Salomé.  Dès qu’ils furent arrivés, on a tous passé à table et Salomé a reçu ses cadeaux.  Paul est celui qui lui en a le plus donné, d’ailleurs.

C’est là que Salomé m’a démontré à quel point elle pouvait être égoïste, ne ressentant pas la moindre décence ni empathie.

Dès que la distribution de cadeaux fut terminée, Salomé, qui était assise à côté de Paul, a complètement ignoré ce dernier.  Elle n’a plus fait la conversation qu’à Simon, un bédéiste qui se trouvait assis en face d’elle.

Au fil des heures, je ressentais un malaise moral.  Je voyais la détresse de Paul qui augmentait à mesure qu’il se rendait compte de l’attitude de Salomé envers lui.  Tout le long de la soirée, elle n’a pas lâché Simon, ne parlant qu’avec lui, l’accompagnant partout où il allait, que ce soit à la table de pool, jusque devant la porte des toilettes pour hommes, le temps qu’il en ressorte.  En étant témoin de tout celà, ce pauvre Paul ressentait une angoisse qui se traduisait par un malaise physique au niveau de la poitrine, comme si une main géante lui compressait la cage thoracique.  Je connaissais trop bien cette douleur morale et physique pour l’avoir moi-même ressentie lors de ma 3e semaine avec Salomé.

Qu’elle ne s’intéresse plus à Paul, passe toujours.  Mais lui faire ce coup-là, en public, le soir même où il avait tant fait pour elle, ça me dégoûtait.  Mais voilà, ayant déjà appris à la dure ce qui arrivait lorsque l’on signifiait notre désapprobation sur le comportement immoral d’une fille, je ne voulais pas mettre en jeu le peu de vie sociale que j’avais encore.  Je me suis donc mêlé de mes affaires.

Le lendemain, un dimanche, j’ai accepté d’héberger Salomé et Simon chez moi dans mon 1½, aux résidences étudiante.  Ils ont passé la soirée ensemble au centre-ville et ils ont tous les deux raté le dernier bus vers chez leurs parents respectifs sur la Rive Nord.  De plus, elle avait un cour au cégep le lendemain matin.  Le fait que j’habite aux résidences étudiantes était donc très pratique pour elle.

Puisqu’ils étaient maintenant un couple, il me semblait normal de leur laisser mon lit et de m’installer par terre.  J’éprouve quelques difficultés à m’endormir rapport à la dureté du plancher.  Au bout d’un quart d’heure, à la recherche d’une position confortable, je me retourne, visage face à mon lit. C’est là que j’ai droit à une sacrée surprise: Malgré la pénombre et le fait que j’aie enlevé mes verres de contact, je distingue parfaitement Salomé, à quatre pattes, en train de tailler une pipe à un Simon couché sur le dos.  Au bout de quelques minutes, cette chère Salomé qui était tellement dégoûtée à l’idée du sexe oral lorsqu’elle sortait avec moi, n’a pas hésité à le faire jouir dans sa bouche en avalant.

À peine plus de vingt-quatre heures après avoir commencé leur relation.
Dans mon lit.
Avec moi à côté.

Incroyable!

Je referme les yeux, en constatant que c’est une bonne chose que je n’ai jamais eu le temps de vraiment tomber en amour avec cette fille, parce que je crois pas qu’il pourrait exister une situation plus choquante, frustrante et humiliante pour un ex.  Au moins, en tant que complice, je pouvais me dire que j’étais à l’abri de ses magouilles.  De toutes façons, Salomé allait m’avouer candidement les jours suivants qu’elle avait réalisé qu’elle avait peut-être un peu perdu le contrôle de ses relations ces derniers temps, mais que dès qu’elle avait rencontré Simon, elle avait su à ce moment là qu’il était le gars pour lui.  L’unique.  Le vrai.  De son côté, Simon me confia que jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  Avoir su, il ne se serait pas payé une pute pour se débarrasser de sa virginité il y a moins d’un an de ça.

À la fin des années 90, je jouissais d’une bonne réputation en tant qu’un des auteurs les plus populaires de la BD underground montréalaise.   Un article nommé Le Phénomène de la BD Alternative publié dans La Presse du dimanche 23 mars 1997 le disait d’ailleurs en ces termes:  Les fanzines de BD les plus populaires sont Liliane, Dirty plotte Requin Roll et Longshot Comics […]  En février 98, après plus d’un an à travailler dessus sur mes temps libres, j’avais enfin terminé Requin Roll #7, une publication de cinquante-six pages de textes, articles et bandes dessinées de mon cru.  Et qu’est-ce que j’avais en photo de page couverture?  Salomé qui embrassait goulûment une autre fille.  Les deux tenaient dans leur main un vieux numéro de Requin Roll.  Salomé y disait: « Lire Requin Roll a fait de moi une vilaine fille. »  L’autre répondait: « Moi, j’en étais déjà une. »  Une photo qu’elle n’a été que trop heureuse de prendre en sachant quelle allait faire la couverture d’une publication.

Salomé pouvait se montrer très gentille, utile et dévouée.  Malheureusement, je me rendais toujours compte plus tard que ça cachait des intentions de gains personnels. Par exemple, pour la sortie de Requin Roll #7, elle m’a proposé d’organiser elle-même un lancement dans un bar, et elle allait s’occuper de tout.  J’ai accepté.  Une semaine plus tard, elle a le plaisir de m’annoncer qu’elle a contacté plein de médias à ce sujet, et que l’émission de télé La Fin du Monde est à 7 Heures veut en faire un reportage.

Le lendemain, elle me demande si ça me dérange si elle en profite pour lancer  son propre fanzine, Le Meurtrier aux Béquilles. Salomé ne sait pas dessiner, alors elle a tout simplement découpé des images d’un photo-roman italien dont elle a changé les paroles, et refait la mise en page.  Bah, après le service qu’elle venait de me rendre, je lui devais bien ça.  J’accepte.

Le lendemain, elle me demande si ce serait ok avec moi si Simon en profitait pour lancer Professeur Désastre, un petit recueil de vieilles BD à lui, rassemblées sous une nouvelle couverture.  Bon, puisque c’est son chum, j’imagine que ça pourrait aller.

Mais le lendemain encore, ce fut Jean, le meilleur ami de Simon qui avait aussi un truc à lancer.  Et avant que j’aie eu le temps de me rendre compte de ce qui se passait, nous étions rendus une dizaine à lancer nos fanzines. Mon lancement personnel était devenu un événement collectif où la seule raison pourquoi ma publication et moi étions en tête de l’affiche, c’est parce que j’étais le plus connu, tous les autres n’ayant jamais été publiés ailleurs que dans le journal étudiant du Cégep du Vieux Montréal.  … Ça, et le fait que c’est moi qui faisait les affiches.

Je me suis vraiment rendu compte que j’avais été écarté du spotlight lorsque Salomé m’appela pour m’inviter chez Simon, car le reportage se ferait chez lui.  Comme c’était elle qui assurait le contact avec le reporter Patrick Masbourian, je suppose que je pouvais me compter chanceux qu’elle daigne m’inclure dans le reportage.  Encore heureux que j’avais Salomé en page couverture de ma publication, c’est probablement ça qui m’a permis d’être l’une des trois vedettes du reportage.  C’est quand même Simon qui fut traité comme étant le représentant et le sujet principal du lancement.

En réalisant ce coup là, Salomé venait de se tailler une jolie place dans le monde de la BD underground en tant que celle qui les faisait sortir de l’ombre.  Plus rien ne lui serait refusé de leur part désormais, et elle pourrait jouir d’une grande notoriété parmi eux, en apparaissant dans plusieurs de leurs bandes dessinées pour les années à venir, incluant des apparitions en tant que modèle de personnages pour des comics de Marvel et DC, de la part de ces dessinateurs qui y ont plus tard travaillé.

Il y a cependant des limites à ce que l’on peut tirer d’un milieu de publications où l’impression se fait à la photocopieuse, où la distribution se fait à la main dans une poignée de librairies, et qui ne se rend que rarement au-delà des limites de Montréal.  En automne 1998, Salomé mit fin à sa relation avec Simon pour commencer à sortir avec un gars qu’il lui avait présenté.  Pierre était cofondateur et éditeur du magazine MangaFan, un trimestriel se spécialisant dans la BD et le dessin animé japonais, distribué partout au Canada, aux USA et même dans quelques pays d’Europe.  De grande fan et consommatrice de BD underground, Salomé était instantanément devenue grande fan et consommatrice de produits japonais: BD, animés, jouets…  Quant à Pierre, ayant trouvé la perle rare qu’il avait toujours espéré, il m’a confié que jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.  J’avais comme une sensation de déjà vu.

Pierre n’était que trop heureux de publier des articles de Salomé dans les pages de MangaFan, et de la pavaner à son bras à toutes les conventions, les lancements, les premières, et tout ce que son statut d’éditeur peut rapporter.  Cependant, au bout d’un an, elle finit par se rendre compte que toutes les connections de Pierre ne pouvaient pas l’amener plus haut qu’elle était déjà en tant que journaliste pour un magazine diffusé à l’échelle internationale.  Malgré la grande popularité de la série Pokémon à ce moment là, le manga n’était encore apprécié que par une minorité de fans à travers le monde.  Rien qui puisse permettre à Salomé de sortir de l’ombre.  Elle n’avait donc plus aucune raison de rester avec Pierre, hormis le fait qu’elle ne voulait pas retourner habiter chez ses parents hors de Montréal, et que toutes les possessions qu’elle s’était accumulées en logeant chez lui gratos l’obligeraient à se louer un appartement au-dessus de ses moyens pour stocker tout ça.

Se considérant tout de même libre, elle a commencé à faire de l’œil à David.  Lui, il connaissait Salomé depuis que je l’avais introduite à la gang de bédéistes qui aidaient Paul à faire ses vidéoclips.  David était présent la plupart du temps où Salomé draguait un gars alors qu’elle sortait avec Paul.  Il était présent à son party d’anniversaire lorsqu’elle l’a laissé tomber publiquement en draguant Simon.  Il l’a vu aussi commencer sa relation avec Pierre, et attendre le moment où elle était sûre de pouvoir aller habiter chez lui avant de partir en coup de vent de chez Simon.  Même qu’il lui était arrivé de me dire que les gars sont donc bien naïfs, de se laisser prendre aux pièges de Salomé, surtout quand on l’a vu faire pendant toutes ces années.

… Pourtant, il n’a fallu à Salomé qu’une conversation, seule avec David chez lui, pour le convaincre qu’elle retrouvait en lui ce qu’elle a toujours recherché en vain chez les autres hommes.  Lorsque je me suis amusé à rappeler à David ce qu’il me disait de Salomé avant de sortir avec, il m’a répondu un peu gêné:

DAVID: Ben là… Quand j’ai dit ça, c’est parce que que jamais de toute ma vie je n’aurais pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme moi.

Ça semble être une constante chez elle.

J’avoue que j’admirais comment Salomé pouvait contrôler ses émotions à volonté, comme si son cœur avait un interrupteur on/off.  Tant qu’elle pouvait tirer profit d’une relation, elle aimait le gars sans retenue ni modération.  Dès qu’il ne pouvait plus rien lui rapporter, elle cessait automatiquement de l’aimer.   Avoir eu un tel contrôle sur mes émotions, j’aurais certainement moins souffert dans mes relations.

Étant totalement athée, donc libre de toutes craintes reliées à la punition éternelle, Salomé prenait plaisir à enfreindre toutes les lois de la Bible.  Des dix commandements, il n’y en avait qu’un seul qu’elle n’avait encore jamais violé. Tout ce qui lui fallait, c’était une bonne occasion de le faire sans se faire prendre.  Le destin allait bientôt lui offrir cette opportunité.

Cette anecdote, je la tiens de la bouche de Pierre lui-même peu de temps après sa rupture avec Salomé.  D’abord, il faut savoir que Pierre a un problème cardiaque, donc qu’il a peu d’énergie et s’essouffle rapidement, en plus de souffrir d’embonpoint.  Il leur était arrivé par le passé, quand les choses allaient mieux entre eux, de se faire des séances de chatouilles sur leur lit.  Salomé en sortait toujours en vainqueur étant donné la faible résistance de Pierre.

Vers la fin de leur relation, après deux semaines à lui faire subir le même genre de torture morale que j’ai eu à subir lors de ma 3e semaine avec elle, elle a décidé de passer à l’action.  Après avoir été particulièrement froide avec lui toute une journée, elle est allé le rejoindre au lit et a commencé à le chatouiller.  Cette fois, son visage n’était pas enjoué, il était impassible, neutre, sans la moindre émotion, même pas la colère.  Cette fois, elle jouait dur.  Il avait beau lui dire d’arrêter et d’essayer de la repousser, elle revenait toujours à la charge, jusqu’au moment où elle a réussi à le renverser sur le lit, embarquer sur lui, et lui immobiliser les bras avec ses jambes.  Elle a ensuite pris deux oreillers, les a mis sur le visage de Pierre, et a pressé dessus de tout son poids.  Malgré sa panique, Pierre était trop épuisé pour se dégager.  Il s’est donc forcé à se calmer, s’est ouvert la bouche bien grand et a commencé à respirer à travers les oreillers, le plus doucement possible.  Au bout d’une minute, il a même cessé de se débattre.  Se concentrant et faisant le vide dans son esprit, il a réussi à relaxer tous ses muscles.  Elle est resté comme ça, sur lui, une douzaine de minutes.  Puis elle a doucement retiré les oreillers.  Prenant une grande bouffée d’air, Pierre a trouvé l’énergie de la projeter en bas du lit.  Se levant du lit, il s’adressa à elle avec rage:

PIERRE: « T’as raté ta shot, ma maudite! »

Réalisant qu’il se trouvait dans une situation dangereuse, il a quitté la chambre et la maison.  Salomé avait raté l’occasion de vivre le thrill de commettre un meurtre parfait.  Les colocataires de Pierre savaient qu’il leur arrivait de faire des séance de lutte-chatouille amicale, et tout le monde connaissait les problèmes cardiaque de Pierre.  Elle n’aurait eu qu’à pleurer à chaudes larmes en disant qu’il s’était effondré alors qu’ils jouaient.  Qui aurait pu croire qu’elle aurait pu tuer à mains nues un homme qui faisait deux fois et demi son poids?  Sans compter que c’était la situation idéale pour elle: En le tuant, elle n’aurait pas eu à casser avec lui, et ainsi n’aurait pas eu le rôle de la méchante qu’elle craint tant d’avoir.

Elle n’a pas eu à s’en faire avec ça longtemps car le lendemain, Pierre envoya plusieurs de ses amis expulser Salomé et ses affaires hors de chez lui.   Lui était absent, il craignait de ne pas pouvoir se retenir de la frapper s’il s’en chargeait lui-même, et on sait tous ce qui attend légalement un homme qui oserait lever la main sur une fille, même en état de légitime défense.  Il fait dans les 250 lbs, et elle en fait à peine 100.  Toutes les apparences seraient contre lui.

Pour le reste, je crois que rien de ce que je puisse raconter entre son expulsion de chez Pierre en 1999, et le moment où je lui ai signifié que je ne la voulais plus dans ma vie et mon entourage en 2004, n’apporterait quelque chose de nouveau à ma description de sa personnalité.  Pour la petite histoire, je vous dirai qu’elle est restée deux ans avec David qui était éditeur indépendant.  Elle a mis sur pied un projet de livre d’art distribué au Canada et aux USA dont David a fait 60% de la job.  Le lendemain de la livraisons des mille exemplaires du bouquin, elle mettain fin à leur relation.  Ce livre alla engraisser le portfolio de Salomé pour se faire de nouveaux contacts dans différents niveaux des arts et…

Et aux dernières nouvelles, après quelques courtes relations en chaîne,  elle s’est trouvé le chum idéal: Un musicien, peintre, photographe et critique de cinéma pour un magazine populaire au Québec.  Grâce à lui et à son statut de journaliste, elle est de toutes les premières, profite de toutes les gratuités qui viennent avec la job de son chum, et rencontre tous les gens influents du cinéma et de la musique qui passent à Montréal.  Bref, il est l’homme idéal, celui qu’elle pourra aimer et chérir toute sa vie.

… Ou du moins, jusqu’à ce qu’il lui permette de rencontrer mieux que lui.

Et lui qui n’a jamais vraiment eu de chance dans ses expériences de couple avant, il bénit le jour où je lui ai présenté Salomé.  Car jamais de toute sa vie il n’aurait pu imaginer qu’une telle fille puisse s’intéresser à un gars comme lui.

La vérité sur les phrases d’approches

Nous connaissons tous ce que les anglais appellent des pick-up lines. Ce sont des phrases que les hommes utilisent dans le but de séduire instantanément une fille qu’ils viennent de rencontrer. Certaines de ces phrases sont quétaines, d’autres sont ridicules, d’autres encore sont offensantes, mais elles ont toutes ceci en commun: Elles manquent d’originalité.

Et pourtant, certainespick-up lines fonctionnent. Il y a quelques années de ça, je vivais en colocation avec une amie. Un matin, après une nuit de baise avec sa nouvelle conquête, et une fois celui-ci reparti, elle m’a raconté comment ils se sont rencontrés. Elle était à un bar et ce gars-là l’a approché. Il lui a dit: « Hey! Je te regarde depuis tantôt et je te trouve intéressante. J’aimerais beaucoup passer la nuit avec toi. » Elle a été séduite par le fait qu’il ait été aussi direct. Elle aime se sentir désirée, elle aime savoir à quoi s’en tenir, et ce gars-là lui offrait exactement cela. Elle l’a donc ramené à l’appartement et ils ont baisé comme des lapins sur les speeds jusqu’à l’aube.

Mais attention: Ça ne marche pas pour tout le monde. Ayant eu l’exemple de comme quoi cette pick-up line fonctionnait, j’ai moi-même approché des filles en l’utilisant plusieurs fois dans les semaines et les mois qui ont suivi. Laissez-moi vous dire que je me suis fait virer de bord tout aussi directement.

C’est qu’il y a un détail que j’avais négligé dans tout ceci: Le gars qui avait séduit ma coloc vendait de l’équipement de gym et il avait le physique qui va avec. J’étais un épouvantail de 140 lbs et j’étais sans emploi, chose qui parait généralement dans ton allure. Une pick-up line aussi directe pouvait certainement fonctionner avec lui. Mais elle ne pouvait pas marcher aussi bien avec moi.

Ça m’a pris du temps mais j’ai fini par comprendre une chose importante: La pick-up line, ça ne sert pas à séduire. Ça sert à briser la glace. Ça sert à effectuer un premier contact. Une fois ce premier contact fait, c’est ton look et/ou ta personnalité qui va faire que tu vas séduire ou non. Parce que la pick-up line parfaite n’existe pas. Il n’y a aucune phrase qui, telle une formule magique, va instantanément te transformer en gars attirant si tu ne l’es pas déjà. C’est plate mais c’est ça.

La seule chose que je peux recommander comme pick-up line envers une fille que tu veux approcher, c’est de lui dire « Allo, ça va? » et d’attendre sa réaction. Si elle dit oui mais regarde ailleurs, oublie ça. Si elle te renvoie ton salut et commence la conversation, ce n’est peut-être pas assuré d’être la nuit de baise. Mais au moins, tu n’auras pas donné la première impression que t’es rien qu’un hostie d’crapet. C’est pas mal ça qui est le plus important.

Insulter en prétendant que c’est de l’humour

Il y a quelques temps, j’écrivais ceci dans un billet intitulé 54 personnalités clichés que l’on retrouve sur le net:

L’insulTannante
Cette personne considère qu’insulter quelqu’un est une forme d’humour acceptable, alors elle ne s’en gêne pas. Si on le lui fait remarquer, l’InsulTannante va se montrer très surprise qu’on prenne son commentaire si mal, et elle s’en défendra en utilisant la grande classique « J’essayais juste de détendre l’atmosphère. »

Ce genre de personne se retrouve hélas trop souvent dans la vraie vie. Cinq ou six fois, dans la mienne, et ce depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai perdu des amies, des blondes et des amantes après leur avoir fait comprendre que je tenais à m’en éloigner parce que je n’en pouvais plus de leurs abus. Ça m’a valu de leur part des qualificatifs d’immature, de susceptible, de prétentioux incapable de prendre la critique, et de me faire envoyer chier.

J’aurais aussi bien pu m’y mettre moi aussi et répondre une insulte à chacune des leurs. Mais ce genre de comportement, ce n’est pas moi. Mon but dans une relation, ce n’est ni de dominer l’autre, ni me laisser écraser par l’autre. C’est de vivre en harmonie. S’il n’y a pas d’harmonie, je préfère m’en aller. Mais je ne partais pas comme ça, d’un coup de vent, sans prévenir. Plusieurs fois, j’ai essayé de leur faire comprendre comment les abus de leur part me dérangeaient. Plusieurs fois, je leur ai demandé poliment de juste cesser d’agir ainsi. Et à chaque fois, elle le prenaient très mal, se transformant en l’équivalent IRL de cette autre créature du net:

La FrustRieuse
Plus cette personne veut exprimer sa frustration, et plus elle veut cacher qu’on a réussi à la faire frustrer. Par conséquent, entre chaque phrase, elle va intercaler un LOL. Ça donne un message assez paradoxal dans lequel elle passe sans cesse de la colère au rire.

Où était mon immaturité la-dedans? D’après elles, mon immaturité venait du fait que j’ai décidé de prendre mes distances car je ne pouvais plus endurer de me faire chier dessus à répétition avec le sourire par quelqu’un à qui je n’ai pourtant jamais manqué de respect de toute ma vie.

Où étaient mes insultes là-dedans?  D’après elles, mes insultes étaient dans mes raisons de vouloir m’en éloigner. Des explications objectives qui n’étaient constituées de rien d’autres que de faits réels et vérifiables.  Je ne donnais pas des opinions, je me contentais de relater des faits, preuves à l’appui.

De quel genre d’abus de leur part est-ce que je parle?  Les exemples suivants proviennent tous de ces de filles citées plus haut. Certaines ont dit plusieurs de ces phrases, tandis que certaines phrases ont été dites par plusieurs d’entre elles. Comme quoi ce genre de comportement est un cliché, ce qui le rend prévisible à la longue. Et dans tous les cas, ce sont non seulement des remarques tout à fait gratuites, elles provenaient toutes de filles à qui jamais je n’ai manqué de respect ou de politesse d’aucune façon que ce soit:

  • Une amie vient chez moi chercher un peu de réconfort parce que rien ne va plus dans sa vie amoureuse. On en discute au salon. Au milieu de ses confidences, elle prend une pause pour me dire « Hostie qu’ty’est laid, ton divan! » Eh oui! Comme ça, gratuitement. Puis elle reprend son récit en s’attendant toujours à de la compassion de ma part après m’avoir insulté sur mes possessions dans mon propre appartement.
  • Je fais un truc, n’importe quoi. Son commentaire: « Hostie qu’t’as du temps à perdre! »
  • Je reçois un nouveau paquet de verres de contact, et j’écris patiemment au feutre G pour gauche et D pour droit sur chacun des petits contenants, au cas où j’en égare les boîtes. Elle me dit: « Ouain, c’est pas pratique pour ceux qui ont pas de cerveau.  …Comme toé! »
  • « C’est ton chat, ça? Hostie qu’y’est laid! »
  • Certaines laissaient sur mes pages web tellement de commentaires insultants, rabaissants et gratuits que de mes amis m’écrivaient en privé pour me demander quel était son problème avec moi.
  • J’aide une amie a déménager tandis qu’elle me lance plusieurs pointes insultantes sur ma façon de travailler ou sur mon look. Ceci dit, niaiser ceux qui l’aident à déménager, on retrouve ça souvent chez celles qui soulèvent rien du tout en laissant toute la job aux autres.
  • Peu importe le produit électronique que je possède, elle a toujours à redire dessus: Ou bien je l’ai payé trop cher, ou bien c’est d’la merde, ou bien c’est une vieillerie préhistorique.
  • Je traverse la période la plus basse moralement de toute ma vie. Chaque solution que j’envisage pour m’en tirer, elle ne manque pas de me dire que ça ne marchera pas. À bout de possibilités de solution, sans plus aucun espoir, je finis par lui dire qu’à l’entendre, la seule option qui me reste est le suicide. Elle me répond qu’elle peut me donner des trucs pour que je puisse faire ça sans laisser de traces. Je débranche le net et pars pour une promenade, histoire de décompresser. Au retour chez moi, un message de sa part m’attend sur son répondeur: « T’as un tabarnak de caractère de chien, toé! En tout cas c’est pas la maturité qui t’étouffe! »
  • « Les couleurs de ton nouveau blog sont en plein celles que je ne mettrais jamais sur une page web. C’est vraiment à chier ».
  • Tu aimes vraiment [insérer ici le nom d’un groupe, d’une chanson, d’une série télé, d’un film, d’un style vestimentaire, d’un genre de filles, d’une lecture, d’une boisson ou d’une nourriture quelconque] ? Oh ouache! T’as donc ben pas de goût!

Et je pourrais continuer longtemps comme ça. J’ai tellement d’exemples que vous en auriez pour des heures de lecture. C’est que, dans la tête de ces gens, voici comment les choses sont:

  • Lancer des remarques rabaissantes à l’autre, c’est une façon mature de faire des blagues pour détendre l’atmosphère. Parce que « C’est rien qu’des jokes! »
  • Se faire demander poliment par l’autre d’arrêter de faire ça, c’est se faire dénigrer de façon immature. Parce que « Si les autres sont pas capables d’en prendre, c’t’eux autres qui ont un problème! »

C’est n’importe quoi! Mais bon, il y a des gens qui diraient les choses les plus illogiques pour se justifier, au lieu de simplement reconnaître leurs torts, en tirer une leçon et ne plus recommencer. Surtout que, vous constaterez que  la majorité des gens qui pensent comme ça, ce sont également ceux qui s’offusquent du moindre truc anodin.

Il y a un détail commun assez troublant chez au moins 50% de ces filles. Tôt ou tard, elles se plaignaient de leurs chums avec qui elles constituent un couple stable depuis plusieurs années. Et à chaque fois, la plainte était la même: Le gars est un loser. Un slacker qui ne fait rien de sa vie. Il ne fait rien à la maison. Il ne fait rien côté travail. C’est tout juste s’il ne faut pas qu’elle lui brosse les dents elle-même, tellement il est négligeant. Sans compter que c’est un pessimiste souvent déprimé. Pourquoi est-ce qu’elle n’a pas la chance de se trouver un chum mature, indépendant financièrement, qui a de la drive, des buts dans la vie, une personnalité forte et optimiste, qui croit en lui-même?

La réponse est simple: Quand tu passes ta vie à chier sur le monde, les seuls qui vont accepter de vouloir passer leur vie avec toi, ce sont les losers et les bons à rien. Personne d’autre n’acceptera tes abus. D’abord parce qu’en tant que bons à rien, il ne possèdent pas d’estime d’eux-mêmes, chose que tu ne cesse d’attaquer et de démolir chez les autres. Et en tant que losers, ils savent qu’ils les méritent, ces abus. Ça en fait donc les seuls hommes capable de pouvoir endurer quelqu’un comme toi à long terme. Par conséquent, tu ne l’auras pas de sitôt, ton chum mature, indépendant financièrement, qui a de la drive, des buts dans la vie et une une personnalité forte et optimiste, qui croit en lui-même. Les gars comme ça méritent mieux que toi, et ils le savent.

Lorsque tu fais de ton public la cible de tes blagues insultantes, alors il ne faut pas t’attendre à avoir l’amour inconditionnel de ce public pendant longtemps. C’est vrai pour les humoristes et c’est aussi vrai pour les relations interpersonnelles. Parce que même si tu te justifies à mort pour tes blagues qui insultent et rabaissent les autres, le fait reste que tu insultes et rabaisses les autres. Si c’est ça ton but, eh bien bravo, ça marche. Sinon, ne vient pas te plaindre après comme quoi tu te fais juger.  Et surtout rejeter..

L’erreur de base dans le principe d’être « un bon gars ».

Laissez-moi vous expliquer ça en termes simples

ÊTRE UN BON GARS, le point de vue masculin:
Ne rien faire = Ne rien faire de pas correct.
Ne rien faire de pas correct = Ne pas être un méchant garçon.
Ne pas être un méchant garçon = Être un bon gars.
Être un bon gars = Être le chum idéal.
Conclusion: Ne rien faire = Être le chum idéal.

Voyons l’autre côté maintenant:

ÊTRE UN BON GARS, le point de vue féminin:
Ne rien faire = Être passif.
Être passif = Être ennuyant.
Conclusion: Ne rien faire = Être ennuyant.

Et voilà pourquoi les filles disent qu’un bon gars, c’est un gars ennuyant.

C’est que ceux qui prétendent être des bons gars ne sont pas vraiment des bons gars. Ce sont en effet d’ennuyant mous sans colonne ni personnalité. Il y en a hélas qui ne sont pas capable de penser autrement que de façon extrémiste. Pourtant, ne pas être un bon gars, dans le sens décrit plus haut, ça ne signifie pas automatiquement être un salopard abusif. Il y a moyen de s’affirmer sans pour autant toujours écraser l’autre. Pour vous donner une idée, voici trois genres de gars vivant la même situation, et ce qu’ils disent à leur blonde à ce sujet:

LA SITUATION: Tu aurais envie de louer Rocky XVI.

  • Ce que va dire le méchant garçon: « À soir, on va louer Rocky XVI. Hein? Tu veux voir quoi? Wall-E? Tu m’niaises-tu? Quel cave voudrait voir un film plate de même? »
  • Ce que va dire celui qui prétend être un bon gars: « Bon, tu veux faire quoi à soir? Moi? Je l’sais pas. C’est pour toi. Tu louerais un film? Ok, ça t’tente de voir quoi? Moi? Je l’sais pas. Non, décide, on fait comme tu veux. »
  • Ce qu’un vrai bon gars va dire: « Hey, ça t’tentes-tu d’voir un film? J’feelerais pour voir Rocky XVI, t’en penses quoi? Hm, c’est vrai, pas vraiment ton genre de film. As-tu une suggestion? Wall-E? Bah, pourquoi pas. J’louerai Rocky une autre fois, quand j’serai avec mes chums. »

Vous voyez ce que je veux dire? Avoir assez de personnalité pour avoir des goûts personnels, et assez de colonne pour pouvoir les assumer et prendre des décisions. Et malgré tout, être assez attentif, mature et logique pour être capable de faire des compromis.

Bref, pour être à la fois un bon gars et être apprécié, la solution est simple: N’agis pas mal, mais agis! Sinon, tu vas passer ta vie en p’tit loser emo qui se plaint que les filles sont des bitchs injustes et contradictoires qui ne savent pas ce quelles veulent.

Et ça, ce n’est pas un comportement qui attire les filles.

54 personnalités cliché que l’on retrouve sur le net

Au moment d’écrire ce billet, voilà douze ans qu’internet est entré dans ma vie. Et croyez-moi qu’en une décennie et 1/5, j’en ai fréquenté des forums et des salles de clavardage. Ça m’a permis de me rendre compte que plus ça change et plus c’est pareil. Peu importe où on va, on est toujours confrontés au même genre de gens. Les noms, les visages et les endroits changent, mais les personnalités et les comportements restent les mêmes.  Ils sont:

1- Le FrustRieur / La FrustRieuse
Plus cette personne veut exprimer sa frustration, et plus elle veut cacher qu’on a réussi à la faire frustrer. Par conséquent, entre chaque phrase, elle va intercaler un LOL (le nombre de L après le O peut varier de 1 à 27). Ça donne un message assez paradoxal dans lequel elle passe sans cesse de la colère au rire. Bien que le but de ce style d’écriture est de montrer que l’on ridiculise la personne contre qui on frustre, c’est plutôt le texte qui en résulte qui devient ridicule par son sentiment contradictoire.

2- L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse
Quand il a envie de démolir quelqu’un, il n’a pas besoin de trouver de bonnes raisons pour le faire: Il est assez grand pour se les créer lui-même: Interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. Parce que peu importe ce que vous allez dire pour vous défendre, il répliquera toujours avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges.

3- Le SociaLoser
Peu importe le sujet du forum, il fera un commentaire comme quoi ceux qui participent sont de pathétiques losers de vivre leur vie sociale sur le net. Évidemment, l’ironie du fait que lui-même a participé une centaine de fois à ces forums, entre autres pour faire ce commentaire, n’échappe à personne.

4- Le RienPortant
Une coche au dessus du précédent, cette personne utilise un des plus vieux trucs qui soient pour faire passer les autres pour des caves: Gonfler exagérément l’importance de chaque petite chose dans la vie de celui qui en a parlé. Exemple, dans un thread sur la crème glacée, si tu dis: « J’aime vraiment la crème glacée à la vanille », il te répondra: « Si c’est si important pour toi de manger de la crème glacée à la vanille, te prive pas pour nous, mon grand. À chacun ses priorités dans la vie. » Son antipathie n’a d’égale que son manque de logique parce que si on ne se limitait qu’à faire des choses importante dans la vie, celle-ci serait d’un mortel ennui.

5- Le FatiguEnquêteur
Celui-là a tellement peur de se faire avoir par un mensonge qu’il va inspecter méticuleusement les profils, les photos et les commentaires d’un membre X, recherchant le moindre indice prouvant que c’est de la foutaise. Il a peut-être raison dans ses soupçons, et il a peut-être des preuves en béton pour appuyer ses accusations.  Mais il est tellement fatiguant avec ça qu’on finit vite par s’en foutre. Surtout que, même lorsque l’on amène une preuve irréfutable comme quoi il a tort, il reconnaitra rarement son erreur, préférant insister de mauvaise foi avec des arguments de moins en moins crédibles.

6- Le RespecTueur / La RespecTueuse
Aussi connu sous l’appelletion de victime volontaire.  À chaque fois qu’un type fout la merde dans un forum, il pourra toujours compter sur le RespecTueur pour le soutenir. Le RespectTueur aura comme argument, pour défendre le fauteur de trouble, qu’il n’est pas si pire que ça, qu’au moins il met de la vie dans le forum, que sans lui la place deviendrait vite plate si tout le monde était d’accord sur tout, et qu’on a juste à l’ignorer s’il nous dérange à ce point là. Il arrive que le RespecTueur soit lui-même une ancienne victime du fouteur de merde, mais comme il le dit lui-même, il a « appris à l’apprécier avec le temps ». Étrangement, autant le RespecTueur respecte et supporte celui qui l’a déjà humilié publiquement, autant il n’hésitera pas à descendre quelqu’un qui ne lui a jamais rien fait.

7- L’insignifiEnragé(e)
Cette personne va accrocher à un détail insignifiant de ton post. Et  comme un pitbull enragé, elle ne lâchera jamais le morceau. Peu importe ce que tu lui dis, peu importe comment tu t’expliques, peu importe comment tu le justifies, rien à faire, cette personne est intraitable. Elle a décidé de te démolir là-dessus, rien ne lui fera changer d’avis. Et même si tu répliques avec l’argument final comme quoi c’est ton droit légal / ton choix /  ton droit à la  liberté d’expression de faire ceci, elle répliquera que c’est son droit légal / son choix /  son droit à la  liberté d’expression de te trouver imbécile de faire ceci.

8- Le VocabuLoser:
Mal à l’aise en société, cette personne (un homme dans 90% des cas) a mené une vie grandement solitaire, ce qui l’a amené à lire beaucoup sur divers sujet. Or, quand un marginal devient autodidacte, il naît en lui un sentiment de supériorité. Autant le VocabuLoser aime provoquer les confrontations, autant il déteste les perdre. Aussi, face à quelqu’un devant qui il considère insupportable d’avoir tort (Donc 100% de la population), il va riposter en utilisant un vocabulaire recherché, multipliant les métaphores et les citations latines ou étrangères. Il essaye de compenser en tentant de démontrer que là où ça compte, c’est à dire intellectuellement, c’est lui qui est supérieur. Le plus ridicule, c’est que dans 75% des cas, plus le VocabuLoser utilise un langage de prof d’université, plus son orthographe est celui d’un cancre d’école primaire.

9- Le Fru-Fake
Insulte cette personne à répétition, elle te répondra avec retenue et politesse, histoire de démontrer qu’elle vaut mieux que toi.  Dis quelque chose d’anodin une fois, elle va être insultée au plus haut point et décortiquera négativement un détail de ton message, histoire de démontrer que tu vaux moins qu’elle. Sérieux là, y a-t-il un comportement plus fake que d’être à la fois toujours calme dans les situations de conflits ET conflictuel dans les situations calmes?

10- La FauxMelle
Il y a un proverbe anglo-geek qui remonte aux débuts du net, à l’époque où les utilisateurs étaient majoritairement masculins, et qui dit There are No Girls on the Internet. Bien que dépassée aujourd’hui, il arrive encore que cette règle s’applique lorsque des gars profitent du relatif anonymat du net pour se faire passer pour une fille. Les raisons sont multiples. Parfois c’est une façon de mieux vivre les premiers pas d’une homosexualité qui n’est pas encore prête à sortir du placard. Parfois c’est pour le malin plaisir de rouler autrui. Mais plus souvent qu’autrement, c’est pour la pathétique raison qu’en se faisant passer pour une fille, le gars recherche l’attention et la gentillesse qu’il croit (à tort ou à raison) ne pas mériter en tant que lui-même.

11- Le CouragEunuque
Autant il rabaisse les autres à la moindre occasion sur le net avec force et conviction, autant il n’aura jamais les couilles de le faire en personne. Il tentera d’expliquer la dualité contradictoire de ses actes sur le net et hors net en utilisant la grande classique: « Ben là, franchement, c’est le net, c’est pas la vraie vie. » Pourtant, les mêmes insultes seraient jugées inacceptables si elles étaient envoyées via d’autres moyens électroniques qui ne constituent pas plus la vraie vie que le net, genre par téléphone ou par texto. Ou encore plus ironique: par courriel, ce qui EST le net.

12- Le DémonCiateur / La DémonCiatrice
Peu importe ce que tu as fait d’incorrect aux yeux de cette personne, autant sur le net que dans la vraie vie, tu peux être certain que ça va être étalé au grand jour sur le forum. Ça peut être par vengeance personnelle, tout comme pour le simple plaisir de rabaisser l’autre. Et peu importe ce que le DémonCiateur dénonce, il se justifie en disant qu’il n’a rien fait d’autre que de dire la vérité.

13- L’HistoriHaineux / L’HistoriHaineuse
Alors que le DémonCiateur va se contenter de dénoncer des faits récents, l’HistoriHaineux va sans cesse ramener de vieilles histoires datant de quelques semaines à quelques années en arrière. Et peu importe ce que tu lui dit, peu importe l’explication que tu lui fourniras, il ne sera jamais satisfait, considérant ces vieilles histoires éternellement non-réglées. Par conséquent, tant et aussi longtemps que tu seras en présence de cette personne, tu peux t’attendre à ce que ça refasse surface de temps à autre.

14- L’ArchiVices
Alors que l’HistoriHaineux travaille de mémoire, l’ArchiVices prend bien soin de garder systématiquement tout à ton sujet, et ce depuis que tu le connais: Photos, mails, billets de blogs, conversations de messageries, commentaires de forum, textos, captures d’écran, etc. Le jour où tu feras quelque chose qui déplaira à l’ArchiVices, c’est garanti qu’il va faire étalage de tout matériel compromettant qu’il a sur toi afin de prouver son point, en t’humiliant par la même occasion.

15- Le RéponDétourneur / La RéponDétourneuse
Lorsqu’on lui parle à raison des torts qu’elle a, cette personne répliquera avec une question au lieu d’adresser le sujet. Une question qui essaye nous faire passer comme ayant un problème mental ou comportemental. Une question du genre de: « Bon, t’as-tu fini, là? », « Bravo, tu as exprimé tes frustrations. Ça va mieux? » ou bien « Coudonc, t’es-tu en SPM? ». Ce qui apporte l’aberration de cette dernière phrase à l’échelon supérieur, c’est que dans 90% des cas, c’est une fille qui la pose à un homme, et que c’est le genre de fille qui ferait une révolte monstre si c’était un homme qui la poserait à une femme.

16- La MartyRisible
Cette fille se permet tous les écarts de conduites possible sur un forum et/ou messagerie : Insultes déguisées en blagues, mensonges compulsifs et sans fin, humiliation des autres membres sur un coup de tête, harcèlement, etc. Mais quand on essaye de discuter avec elle au sujet de ces comportements inacceptables, alors là elle part à brailler que son loyer est en retard, sa grand-mère vient de se faire diagnostiquer un cancer, son beau-frère est dans le coma, ses ex la battaient, sa cousine lui pique tous ses amoureux potentiels, son patron cherche juste une bonne excuse pour la mettre dehors, elle a été victime d’un viol collectif à l’âge de 4 ans au mariage de sa tante par les 97 gens présent incluant le prêtre et le traiteur, elle n’arrête pas de grossir même si elle prend juste un repas à tous les 48 heures, et maintenant on l’accuse d’être la cause de tous les problèmes du forum incluant probablement ceux arrivés 7 ans avant qu’elle en devienne membre. C’EST TROP INJUSTE!!! Elle conclut alors qu’elle va quitter la place pour toujours… Ce qu’elle fera, pendant environs 12 à 48 heures, avant de revenir et de recommencer.

17- Le ChianPrunteur / La ChianPrunteuse
Le ChianPrunteur est celui dont la majorité des interventions sont là pour démolir l’intégrité des autres intervenants. Sa stratégie: Emprunter un fait vérifiable (La loi, les règlements de l’endroit, un résultat scientifique, etc) afin d’attaquer les gestes, les goûts et les habitudes des autres. Trop peureux pour exprimer ses propres opinions, il ne fera que se cacher derrière celle des grands penseurs de ce monde qu’il citera afin de se rendre intouchable. Car si tu es en désaccord, tu ne l’es pas avec lui mais bien avec l’auteur de la citation.  Même ses différents nicks, au lieu de refléter ses goûts ou sa créativité, sont des emprunts.

18- La Copie-Conne
Cette personne aime tellement les textes des autres qu’elle va les copier-coller sur son blog, son Facebook, un forum, etc. Le problème, c’est qu’elle essaye de s’en faire passer pour l’auteur. Premièrement, il est difficile d’être crédible de réclamer la paternité d’un texte dont l’orthographe, la syntaxe et la ponctuation sont parfaites, alors qu’elle n’est pas capable d’enligner 5 mots sans faire 10 fautes dans son profil et dans toutes ses autres interventions.

Ensuite, pour penser qu’elle est la seule personne au monde à avoir lu un texte disponible publiquement à des millions de personne, faut être un peu conne.

19- L’AutoMartyr
Celui-ci possède deux caractéristiques particulière. La première: Il se choisit un nom dans le style de Le Maudit, Martyr, Le Banni, Cursed, Reject, Cancellé, Paria, et autres mots pouvant signifier « Pauvre de moi, tout l’monde me haït. »  La seconde: Il se comporte de façon à mériter ce nom en faisant tout pour se faire haïr des autres. Bref, il s’agit d’un passif-agressif qui manipule les gens dans le but de faire de son nom une prophétie autoréalisatrice. Ça a un double but: D’abord pour le plaisir de pouvoir contrarier les autres à loisir. Et ensuite pour pouvoir blâmer les autres en les accusant de l’attaquer par mesquinerie personnelle.

20- L’HypoCritique
Cette personne va se permettre de descendre les autres pour quelque chose qu’elle fait elle-même. Elle commence par faire des critiques rabaissantes. Lorsque la personne visée par ces critiques ose lui répondre, l’HypoCritique va devenir susceptible et se mettre sur la défensive en lui répliquant hypocritement : « Tu es susceptible et/ou sur la défensive. » C’est ça l’avantage d’être attaqué par une personne HypoCritique: Tout ce dont elle t’accuse s’applique d’abord à elle-même.

21- Le ManipulActeur / La ManipulActrice
Cette personne constate qu’elle ne peut pas avoir le dessus sur toi parce que tu as des arguments pertinents pour appuyer ton opinion, tandis qu’elle n’en a aucune pour justifier d’être contre. Elle essaye donc de te manipuler à te taire, en t’accusant d’être un manipulateur, donc que tes arguments ne sont que manipulations. Bref, elle te donne son rôle tout en essayant de prendre le tien.

22- Le/La Grosse-o-phobe
Toute femme avec le moindre surplus de poids a un jour eu à faire avec ce triste individu qui a utilisé son poids pour l’insulter.  Et ce, peu importe l’argument.  Par exemple:
– Tu t’apprêtes à aller dîner: « C’est ça, va donc te remplir la face de McDo, crisse de grosse conne! »
– Tu déclines les avances d’un gars: « Penses-tu qu’une grosse laide comme toi peut se permettre d’être sélective? »
– Tu es bonne en maths: « Tu peux ben avoir le temps d’étudier. Grosse comme que t’es, c’est pas comme si tu pouvais avoir une vie sociale et sexuelle. »
– Sur un site de rencontres sexuelles, tu dis que tu es ouverte aux suggestions : « Je te suggère de manger moins. »

Et ce genre d’expérience, ça mène souvent à devenir:

23- La MicrObèse
Les femmes qui sont complexées par leur surpoids ont toutes le même réflêxe : se choisir un nom qui contient un mot qui évoque la petitesse qu’elles n’ont pas.  Exemples : P’tite, Baby, Puce, Souris, Brindille, Bout d’Chou, Clochette, Mini, Chaton, Schtroumpfette, etc.  Et après ça, elles sont les premières à chialer que ce sont les autres qui n’acceptent pas leurs rondeurs.

24- Le / La Sexymaginaire
Phénomène équivalent à l’exemple précédent, mais avec le mot sexy. Et bien que l’internet a fait des femmes rondes des objets de désir depuis quelques années, ce n’est pas encore le cas avec les hommes ronds. Sans compter qu’être laid, ce n’est pas nécessairement une question de poids.

25- Lette-O-Dérision
Inversement, il y a des usagers des deux sexes qui vont prendre un nick du genre de LetteEnCriss, Laffreuse, Safadur, GrosseHorreur, etc. Il y a généralement 2 genre de personnes qui prennent un tel nick:

1. Ceux qui ont accepté leur physique, ont passé à autre chose, et cherchent des gens authentiques, pour qui l’apparence n’est que secondaire. C’est une attitude positive.
2. Ceux qui ont besoin de se rassurer sur leur allure, donc qui se décrivent pire qu’ils sont en réalité, dans le but de se faire sans cesse rassurer qu’ils ne sont pas si pire que ça. C’est une attitude négative.

26- Le CliChiffre
Ça, c’est celui qui se trouve original, d’utiliser le cliché qui consiste à mettre 13, 99, 666, 911, XXX, et surtout 69, dans son nick.

27- Le Malinsignifiant
C’est celui qui se croit malin en attaquant la pertinence de l’autre en se basant sur des détails insignifiant. Par exemple, c’est celui qui va me faire remarquer que dans ma description du CliChiffre, XXX n’a pas d’affaire là car ce n’est pas un chiffre. Ce sera également celui qui va lui répondre qu’il est idiot de dire ça car XXX signifie 30 en chiffre romain. Parce que oui, une bonne chose avec les Malinsignifiants: Puisque leur but est toujours de se montrer plus malin que les autres, ils se battent plus souvent entre eux que contre les autres membres de la place.

28- L’Éaloriste
Ça, c’est le provocateur qui cherche tellement la confrontation qu’il va répondre « Ouais, et alors? » (ou l’équivalent) à la moindre affirmation, même celles qui sont aussi anodines que Aujourd’hui, y’a du soleil.

29- L’insulTannant / L’insulTannante
Cette personne considère qu’insulter quelqu’un est une forme d’humour acceptable, alors elle ne s’en gêne pas. Et si son commentaire est suivi d’un lol ou d’un 😉 alors il faut s’attendre à ce que le dit commentaire soit particulièrement rabaissant. Si on le lui fait remarquer, l’InsulTannant va se montrer très surpris qu’on prenne son commentaire si mal, et il s’en défendra en utilisant la grande classique « J’essayais juste de détendre l’atmosphère » en rajoutant que les gens de ce forum sont vraiment susceptibles.

Évidemment, prétendre que rabaisser quelqu’un en public est une bonne façon de détendre l’atmosphère, ça peut vouloir dire trois choses:

  1. On ment en prenant les autres pour des caves, de penser qu’ils vont gober un mensonge aussi grossier.
  2. On refuse de prendre nos responsabilités en tant que personne qui a gâché l’atmosphère.
  3. Il nous manque quelque chose d’important dans notre capacité de raisonner.

30- Le / La JeVousTu
Alors que l’utilisation du Vous dans la vraie vie est un signe de respect, il est au contraire un signe de mépris dans les communautés virtuelles où le Tu est omniprésent. C’est particulièrement vrai quand la personne qui vouvoie sa cible l’avait d’abord tutoyé comme tout le monde jusque là. Le Vous est alors un signe de rejet, ainsi qu’une façon à peine subtile d’accuser l’autre d’être un snob qui se croit supérieur. Ce que le JeVousTu ne se rend pas compte, c’est que cette attaque exprime son propre sentiment d’infériorité et de manque de confiance en lui-même. Sinon, pourquoi est-il le seul à qui est venu l’idée que son interlocuteur puisse lui être supérieur?

31- L’opiNON
Lorsque plusieurs personnes discutent au sujet d’un film, d’un livre, d’un jeu, c’est celui qui n’osera jamais donner son opinion, tellement son ego fragile serait incapable de supporter que l’on puisse le contrarier.  Il tente donc de se mettre au-dessus de tout le monde en écrivant la seule chose que personne ne pourra jamais nier: « C’est juste un film / un livre / un jeu! »   …  Le genre de gars qui a tellement besoin d’attirer l’attention sur lui, qu’il ne va participer à une discussion que dans le but de bien faire savoir à tout le monde qu’il ne participera pas à la discussion.

32- Le Moralise-à-Tort
Lui, il compare n’importe quoi à tort et à travers. Son but est de démontrer l’insignifiance de tout un chacun lorsque comparés aux vrais problèmes de la vie. Par exemple, si tu racontes que ta tante est décédée d’une crise cardiaque dans un resto, lui va répliquer « Pendant ce temps là en Asie, des milliers d’enfants meurent chaque jour sans jamais avoir pu se payer un repas au resto. »

33- La VraieVie’ctime
Lorsque cette personne se rend compte qu’elle n’a pas le dessus lors d’un argument en ligne, elle utilise alors le dernier recours des perdants: Évoquer la Vraie Vie. Ça peut être à son propre sujet (Ex: « Tu peux pas m’juger, tu sais pas comment je suis dans la vraie vie. ») tout comme au sujet de son interlocuteur (Ex: « C’est ça, continue de perdre ton temps à argumenter sur le net au lieu de faire de quoi dans la vraie vie. ») Quand ton adversaire utilise sur le net un argument qui n’a pas rapport au net, alors tu peux crier victoire. Parce que rien ne dit mieux « J’ai mauvaise foi et je refuse de reconnaître que j’ai tort. » que d’utiliser cette option-là!

34- Le / la FrustrEnCouple
Lorsque tout va bien, cette personne marque dans son profil qu’il/elle est célibataire. Mais dès qu’il/elle est mêlé à un conflit, son premier réflexe est aussitôt d’aller changer son statut pour en couple, fiancé(e) ou bien marié(e). Quand c’est un gars qui fait ça, c’est pour sauver la face. C’est sa façon à lui de dire « Chus pas si loser que ça puisque chuis en couple, MOI! ». Quand c’est une fille, ça démontre qu’elle est lâche, puisqu’elle a besoin de faire accroire qu’elle a un gars derrière qui se cacher pour la défendre et la protéger. Sinon, pourquoi est-ce seulement dans les situations de conflits qu’elle se dit en couple?

35- L’ÉpaisRoquet
Puisqu’il est trop épais pour être capable de se composer un argument, il va faire le perroquet en répétant en grande partie celui de son interlocuteur, en changeant juste les sujets afin de le retourner contre l’autre. Et le plus idiot, c’est qu’il croit sincèrement qu’il a l’air brillant de démontrer publiquement un tel manque d’imagination, d’originalité, et surtout d’arguments.

36- L’Épineux / L’Épinette
Variante du classique Reductio ad Hitlerum, cette personne compare à Marc Lépine tout homme qui dit quoi que ce soit de tant soit peu négatif envers une fille en particulier ou les femmes en général. Mais bon, on a juste à lire le reste des commentaires de l’Épineux pour voir que c’est un fouteur de merde.  Alors ce n’est pas comme s’il était particulièrement pertinent pour commencer.

37- L’InterveNon
Peu importe le sujet, on peut être sûr d’une chose: Cette personne va intervenir en disant que NON! Que ce soit en prenant ça personnel (« Pfff, j’me reconnais pas pantoute là-dedans. ») ou bien en général (« Ben là, franchement, les [insérer sujet de discussion] sont pas tous de même. »), elle ira toujours à contre-courant de la discussion. Donne-lui un sondage avec 2 choix, elle fera remarquer qu’il en manque un 3e qui, quelle coïncidence, aurait été celui qu’elle aurait choisi. Pour ce que ça change: Donne-lui 20 choix, elle t’en sortira un 21e.

38- Le Multipl’Insignifiant / La Multipl’Insignifiante
Son but est plus d’attirer l’attention sur sa présence que de vraiment participer aux discussions. La preuve: Sur 100 de ses messages, il y en a 85 qui ne comportent que moins de 3 mots, généralement un lol ou un smiley.

39- L’OrthoGrave
lui cé selui ki écrit telman mal que si il baize comm e qui écri sa esplique pkoi yé sélibaterre lollllllllllll

40- Le ProFesseur
L’inverse du précédent. Non seulement celui-là écrit sans fautes, ou presque, mais c’est un pro dans l’art de se servir de ça pour fesser sur les autres. Ça peut être en attaque, lorsqu’il veut démolir gratuitement quelqu’un qui ne lui a rien fait. Ça peut aussi être en défense, lorsqu’il se rend compte qu’il est en train de perdre un argument. Dans ce temps-là, au lieu de répondre, il tentera de changer le sujet en citant l’autre, en mettant les erreurs du texte cité en caractères gras / italiques / soulignés / MAJUSCULES / colorés / LES CINQ À LA FOIS, en se contentant de dire ensuite une variante de: « Six fautes dans quatre phrases. Bravo, champion! »

41- Le / La RétroTroll
Cette personne dit quelque chose d’offensant sur le forum. Elle se fait démolir pour ça. Elle donne des explications ridicules pour se justifier. Ses explications se font exposer pour la bullshit qu’elles sont. Après huit pages à s’expliquer, s’engueuler, frustrer, elle finit par dire: « Ha ha, j’t’ai ben eu. T’as pas vu que tout ce temps-là, j’essayais juste de te faire parler pour rien? Pis toé t’as marché tout le long. T’es vraiment facile à manipuler. LOOOLLLLLLLL! »  Comme si c’était crédible, qu’une personne aussi susceptible et orgueilleuse prétende que son but dès le départ était de nous manipuler… à l’insulter.

42- Le RétroCorrecteur / La RétroCorrectrice
C’est celui ou celle qui revient en arrière pour modifier ou effacer ses messages afin de faire accroire qu’il/elle n’a jamais dit ça.

43- Le ParadoxSalaud
Non seulement il s’inscrit à plein de forums qu’il prétend détester, plusieurs fois de suite s’il s’en fait bannir, il est du genre à passer 18 heures non-stop devant son écran, à ne rien faire d’autre que d’en traiter les usagers de losers pas de vie qui ont du temps à perdre.

44- Le ComéDitRien
99% de ses interventions ne sont constituées que d’une phrase dans lequel il fait une remarque en blague qui s’inspire du commentaire précédent, la moitié du temps en lui donnant un sens sexuel. Toujours le mot pour rire, donc jamais le mot pour être sérieux, ses interventions n’apportent pratiquement jamais rien à la conversation.

45- La Fausse Cochonne
Elle est coquette, elle est jolie, mais elle a ce surplus de poids qui ne cesse d’augmenter avec les années.  Alors plus le temps passe et plus ses photos sont prises de haut, histoire de cacher son menton qui se dédouble, tout en focussant sur son décolleté de plus en plus révélateur.  Elle se décrit elle-même comme étant une cochonne à la limite de l’obsession sexuelle.  Hélas, puisque son physique la complexe, très peu de gars peuvent se vanter avoir couché avec. Et ceux qui l’ont fait ont vite constaté qu’elle est loin d’être la nympho qu’elle prétend être, surtout qu’elle est incapable de jouir en présence d’un gars.

46- L’ExPressif
Cette personne sort d’une longue relation avec un/e ex abusif/abusive. Dans un forum, non seulement elle démarrera plusieurs sujets dont le thème sera l’abus de nos ex, elle profite de la moindre occasion pour exprimer à quel point son ex était un ci et un ça, même dans les sujets sans rapport.

47- L’AnalyStupide
Tout comme le VocabuLoser, cet homme a passé beaucoup de temps en retrait des autres. Il a donc utilisé ce temps à les observer. Ça lui a permis de développer la capacité d’analyser les gens, leurs personnalités, et ainsi de prévoir leurs faits et gestes. Il étalera souvent cette capacité en public dans le but d’impressionner les autres. Hélas, s’il est assez brillant pour pouvoir décortiquer le comportement humain, il est en revanche assez stupide pour croire que le monde apprécie de se faire analyser sans l’avoir sollicité.

48- Le TempsMerdeur
Cet emmerdeur ne connait qu’une seule façon de rabaisser les autres: Utiliser la grande classique « T’as vraiment du temps à perdre » ou ses variantes qui veulent dire la même chose. C’est que quand il est trop cave pour trouver un argument contre celui qu’il cherche à rabaisser, alors l’attaquer sur le temps qu’il a consacré à n’importe quoi, incluant celui qu’il a mis à participer au forum, c’est pas mal le dernier recours qu’il lui reste.

49- L’AccusEnfoiré
Ça, c’est celui qui, après t’avoir lu, va toujours tordre ton message précédent de façon à te prêter des intentions malveillantes ou sans rapport, dans le but de t’humilier. Parfois, c’est sous forme de pseudo psycho-analyse, en disant « Toi t’es le genre de personne qui… », Ou alors, en déguisant une accusation en question ou en commentaire. Par exemple, si un homme manifeste son désaccord envers une femme, cette dernière répondra « J’espère que ça t’a fait du bien, de te défouler de tes frustrations contre les femmes. »  Cette personne se fout pas mal que ses accusations soient trop ridicules ou mensongères pour être crédibles. Normal: Puisqu’il cherche avant tout à entacher la réputation d’autrui, il n’a que faire de la vérité.

50- Le Con Troll d’Identité
C’est un troll que l’on voit venir à des kilomètres d’avance parce qu’il a commit la connerie de se choisir un nom négatif. (Une insulte, une maladie, un qualificatif négatif, etc)

51- Le SuggExit
Cette créature se manifeste lorsque vous reprochez quelque chose, à raison, au sujet du forum / des membres / des modos. Il vous suggèrera tout simplement:  Si t’es pas content, tu n’as qu’à partir / Si on est aussi pire que tu le dis, pourquoi tu restes?  Deux phrases qui non seulement disent la même chose, elles ne nient en rien vos accusations.

52- Le RéincarNiais
Ça, c’est celui qui va se faire bannir ses comptes à répétition et qui va revenir à répétition sous d’autres comptes. Il peut se permettre de faire ça parce que les modos ne se donnent quasiment jamais la peine de faire le travail correctement en bannissant son adresse IP. Il peut donc continuer de faire du trouble à loisir.

53- Le MargiNul / La MargiNulle
Ça, c’est la femme hétéro qui est membre d’un site d’hommes gais. C’est l’homme athlétique qui est membre d’un forum de femmes rondes. C’est celle qui est membre de RencontreMoiCeSoirÀSherbrooke.qc.ca  alors qu’elle habite à Edmonton, Moose Jaw où Tokyo. C’est celui qui est membre d’un site de rencontres et dont le profil commence par « Je ne suis pas ici pour faire des rencontres ». Bref, c’est un membre qui, techniquement, a le droit d’être là. Mais à part pour y exercer ce droit, on se demande bien ce qu’il vient y foutre.

Et voilà qui conclut la liste du genre de monde que l’on rencontre sur les chats et forums, et…
Oops, j’ai failli en oublier un 54e. Et c’est normal, puisqu’il s’agit de:

54- L’HistoRien
Cet usager est tellement sans histoires qu’il n’y a vraiment rien à dire à son sujet. Comme quoi sur le net comme dans la vraie vie, ce sont hélas ceux qui ont un comportement négatif qui se font le plus remarquer.


Dans le même style, voir aussi: 30 gars typiques de sites de rencontres.

Les 22 genres de filles entreprenantes

Tel que décrit dans un billet intitulé La Révolution Féministe de 93-2003, le nombre de femmes qui se montrent entreprenantes a fait un bond spectaculaire depuis 2004. Cette situation arrange beaucoup les hommes qui n’ont pas la personnalité de dragueurs, ainsi que ceux qui en ont marre de cette réputation de prédateur qui vient automatiquement avec le chromosome Y.

Ayant moi-même été autant témoin que cible de filles entreprenantes, autant dans la vraie vie que sur le net, je peux les diviser dans ces 22 catégories:

1- L’Entreprenante Moqueuse
De 12 à 25 ans, j’étais athlétique comme un bâton de Popsicle, en plus d’être maigre et laid. Aussi, quand une fille se montrait entreprenante avec moi, c’était toujours en public, de façon beaucoup trop caricaturale pour être vraie. En plus, c’était toujours en présence de ses amies qui, un peu plus loin, nous regardaient avec l’air amusé de gens qui écoutent une blague en attendant le punch d’une seconde à l’autre. Donc, il s’agit d’une bitch qui cherche à humilier publiquement un gars en l’insultant sur son physique, puisque la joke de lui faire croire qu’il est séduisant, c’est seulement réservé pour ceux que l’on considère repoussants.

2- L’Entreprenante Faussement Attirée
Quand elle est à distance prudente (téléphone, internet) alors là, tu es la personne qu’elle désire le plus au monde. Elle va même jusqu’à te faire des propositions sexuelles crues. Mais en personne, oh qu’elle fait tout pour éviter le sujet.

3- L’Entreprenante Agace Stratégique
Celle-là, elle ne se montre entreprenante que lorsqu’elle sait que vos horaires
divergent trop pour vous permettre de vous rencontrer. Et quand vous êtes libre tous les deux, elle évitera le sujet du sexe comme la peste.

Les premières fois, ça peut passer pour une coïncidence, mais on finit vite par constater le pattern. La preuve que c’est une agace stratégique: Quand elle te fait des propositions sexuelles crues en disant que c’est dommage que tu sois trop occupé car elle a envie de sexe , là, alors dis-lui que ça tombe bien puisque tu viens de recevoir un appel de cancellation et que tu es libre finalement. Tu la verras alors enfiler les excuses en chaîne, dont la plupart ne seront pas crédible, pour se désister. Genre en invoquant des situations qui ne l’avaient pourtant jamais dérangées jusqu’à maintenant.

4- L’Entreprenante Anti-Agace
Une agace dit oui en paroles, et démontre que non en geste. L’anti-agace, c’est le contraire: Elle dit non en paroles mais se montre entreprenante en gestes. Sauf que moi, j’ai toujours respecté le non d’une fille. Résultat: Puisque la prudence me dictait de ne pas me laisser tenter par ses gestes, elle me faisait une réputation de taouin trop cave pour comprendre quand une fille lui envoie des signes.

5- L’Entreprenante Moi-Sur-Le-Net-C’est-Pas-Moi-Dans-La-Vraie-Vie
Dans ce cas-ci: Entreprenante sur le net, timide maladive en personne. Trois
fois dans ma vie, je me suis fait draguer sur le net par des filles qui m’ont dit qu’elle passeraient me voir lors d’événements publics auquel je participerais (Exposition artistique, lancement de livre, gros party GT). Les trois fois, j’ai attendu en vain les filles qui ne se sont jamais montrées la face, et les trois fois, le lendemain, elles m’écrivaient pour le dire: « Oui, j’étais là, je t’ai vu, tu as [insérer la description d’un truc que j’ai vraiment fait ce soir-là], mais j’ai pas osé aller te voir. J’voulais pas te déranger. »

6- L’Entreprenante Confuse
La fille est jeune, belle et active sexuellement sans pour autant être libertine. Elle est bonne amie proche avec un gars depuis au moins un an, mais jamais le sujet du sexe entre eux n’a été abordé.

Sans s’en rendre compte consciemment, et encore moins pouvoir en comprendre la raison, quelque chose l’intrigue et la dérange dans cette relation platonique. Elle est jolie et sexy, il est hétéro, et pourtant, contrairement aux autres hommes hétéros qu’elle connaît, celui-ci n’a jamais démontré un intérêt autre que amical envers elle. Elle commence à ressentir l’envie de lui confier ses aventures sexuelles. Elle prend bien soin de décrire combien ses amants ont des points commun avec lui, histoire de lui passer en douce le message qu’il aurait peut-être des chances avec elle. Rien à faire, le gars reste l’oreille attentive qu’il a toujours été, sans rien de plus.

Alors un soir, devant son manque de réaction, elle devient entreprenante et lui fait une proposition sexuelle bien claire. D’abord surpris, le gars accepte. Ils se fixent une date de rencontre. Elle est rassurée et heureuse.

… Jusqu’à ce qu’elle réalise, généralement le lendemain, que tout compte fait, l’idée de coucher avec ne lui semble plus du tout attrayante. Elle cancellera tous les rendez-vous qu’ils se donnent à ce sujet, et lui va trouver frustrant qu’elle choke à répétition alors que c’est elle qui a insisté pour transformer leur relation d’amis en amants.

7- L’Entreprenante Quand ce n’est Plus le Temps
Celle-là, c’est celle qui te jase en amie pendant des mois. Et le jour où tu es en couple, alors là elle te dit: « C’est dommage que tu t’es fait une blonde, je te trouvais de mon goût. », et elle commence à multiplier les témoignages d’attirance.

L’une d’elle m’a avoué un jour que la raison pourquoi elle ne disait rien quand j’étais libre, c’était par peur du refus.  Mais que maintenant que j’étais inaccessible, elle n’avais plus rien à perdre. Elle se trompait: Elle a perdu mon amitié. Parce que, songez-y un instant: Elle m’a privé d’une relation car elle a décidé à ma place que je n’en voudrais pas. J’ai horreur qu’on prenne mes décisions importantes à ma place sans même me consulter. C’est un manque flagrant de respect.

8- L’Entreprenante qui Cherche un Substitut
Cette fille n’ose pas exprimer son attirance aux gars qui l’intéressent
vraiment, alors elle vient vers toi et te fais des propositions. Elle est à l’aise car, puisqu’elle ne ressent rien pour toi, tu ne serais pas un échec si terrible si tu refuses. Par contre, si tu dis oui, alors attends-toi à ce qu’elle essaye de changer ton style et tes goûts dans une tentative de faire de toi la copie conforme de son idéal masculin.

9- L’Entreprenante FauxMelle
Mot-valise de faux et femelle (J’en parle dans mon billet Le genre de monde que l’on rencontre sur le net ), il s’agit d’un gars qui se fait faussement passer pour une fille afin de te prendre au piège, juste pour le fun de te niaiser. Tout comme l’entreprenante moqueuse, elle est facile à repérer car sa perfection au niveau de son physique et de sa personnalité n’a d’égale que la vitesse folle à laquelle elle te drague. Bref, elle est trop belle pour être vraie.

10- L’Entreprenante Africaine
Elle vient du Maroc, de la Côte d’Ivoire ou d’un autre petit pays de ce continent (Oui, l’Afrique est un continent et non un pays, erreur que font beaucoup de gens) et elle essaye de faire accroire qu’elle s’inscrit dans un site de rencontres québécois sans but autre que l’amitié et l’amour. Parlez-en à tous les hommes qui sont tombés dans ce piège, pour voir si leur relation a duré longtemps après que la fille ait obtenu son visa et ses papiers d’immigration grâce à sa relation avec lui.

Sérieusement, là!  Même si la fille ne cherchait pas à t’utiliser pour immigrer, ça voudrait dire qu’elle est incapable de se trouver un amoureux dans son propre pays, voire son propre continent.  Juste ça, ça devrait être suffisant pour  allumer une alarme dans ta tête.

11- L’Entreprenante FauxMelle Africaine
Combinaison des deux précédentes, quoi que généralement plus en provenance des pays de l’Est que de l’Afrique. Il s’agit d’un homme qui se fait passer pour une très superbe femme (toujours blonde) qui te joue le grand jeu du Je être amour avec toi et please envoyer moi 600 Euros pour visa et avion billet pour je rejoindre tu.  Si tu penses vraiment que tu peux séduire une déesse européenne alors que tu n’arrives même pas à plaire à une fille moyenne locale, tu mérites de te faire arnaquer.

12- L’Entreprenante Parce qu’Elle se Croit à l’Abri
Elle habite à plus de 100 kilomètres, elle est mariée, elle a des enfants, et elle
commence à te draguer en jeu. Elle est 1000 fois plus fonceuse sur le net qu’elle le serait dans la vraie vie, car elle a toutes les raisons de se penser à l’abri, étant donné tous les obstacles.

…Sauf qu’elle finit par se prendre à son propre jeu, et elle tombe vraiment en amour avec toi. Répondre positivement à ses propositions, ça donne une relation frustrante dans laquelle on ne peut pas se voir à cause de la distance, et tu es vu par tout son entourage comme étant l’écoeurant de chien sale qui a brisé son ménage, ruiné la vie de famille, celle de ses enfants, etc.

13- L’Entreprenante Monopolisatrice d’Attention
Elle, elle veut ton attention, se montrant de plus en plus entreprenante pour l’avoir. Dès qu’elle l’a, elle perd intérêt pour toi et part à la conquête du suivant. Si tu perd intérêt pour elle, ce qui est normal puisque vous savez bien tous les deux que ce ne sera jamais réciproque, ne lui fait surtout pas savoir; Elle va frustrer au max.

14- L’Entreprenante Grosse Cochonne
Bien qu’il est vrai que les grosses ne sont pas nécessairement toutes des cochonnes, il est également vrai qu’il y en a qui le sont. Sinon, ce cliché n’existerait pas. Elle est extrêmement à l’aise avec sa sexualité, c’est une fantastique partenaire de baise qui fait tout et qui aime tout, en plus d’être une jouisseuse en chaine.

Hélas, pour beaucoup d’entre elles, le pouvoir que leur sexualité leur donne sur les hommes leur est un peu monté à la tête, et elles adoptent une attitude de déesse capricieuse. Elle peut bien se le permettre: Au nombre d’hommes qu’elle a à ses pieds, pourquoi donnerait-elle le moindre effort à te garder toi s’il y a insatisfaction dans votre relation?

15- L’Entreprenante Traumatisée par ses Rejets de Jeunesse
Version négative de la précédente. Durant l’adolescence, période dans laquelle les gars ne trippent que sur les filles au physique glamour comme on en voit à la télé et dans les magazines, elle était la petite grosse laide qui ne pognait pas. Rendue adulte, elle est toujours petite, encore plus grosse, et beaucoup plus laide, puisque le corps perd beaucoup plus rapidement sa fermeté lorsqu’il souffre d’embonpoint. Mais qu’importe: Tout le monde a entendu cette rumeur comme quoi les grosses seraient supposément plus cochonnes que la moyenne. Et puisque tous les hommes ne pensent rien qu’au sexe, alors elle s’affiche en tant que grosse cochonne afin de pouvoir attirer leur attention.

Mais voilà, on ne peut pas prétendre et être vraiment: Si le gars accepte ses avances, elle choke car elle est complexée et n’a pas envie qu’on la voit nue. Si le gars décline ses avances, elle braille comme quoi il lui fait revivre ses rejets de jeunesse.

16- L’Entreprenante Voulant Venger ses Rejets de Jeunesse
Repoussée et/ou maltraitée par les gars pendant sa jeunesse, elle passe le plus clair de son temps sur les sites de rencontres à attendre qu’un gars s’intéresse à elle. Et s’il n’y en a pas, alors c’est elle qui se montre entreprenante afin de capter son attention. Une fois qu’elle l’a eu, elle le repousse en le traitant comme s’il était la pire des merdes.

Elle a tellement peu d’estime d’elle-même qu’elle est convaincue, souvent à tort, qu’il va la maltraiter et/ou la repousser. Alors elle prend sa revanche contre lui en avance. C’est la raison pourquoi sa liste de bannis, qu’elle update quotidiennement, est 97 fois plus longue que sa liste d’amis.

17- L’Entreprenante qui Fait Semblant d’Ignorer le « NON »
Même si le gars a l’excellente excuse de déjà avoir une blonde et de vouloir lui rester fidèle, même quand c’est la fille qui a un chum et que le gars a des principes moraux, même si le gars ne la trouve tout simplement pas de son goût… Peu importe la raison, le gars n’est pas intéressé. Ça arrive! Mais la fille, elle, refuse de reconnaître l’existence de son refus. Normal; Accepter le refus,  c’est reconnaître qu’elle s’est fait rejeter.  Et ça, il y a des gens qui ne sont pas capable de l’assumer.  Alors elle continue sa drague comme si de rien n’était.

18- L’Entreprenante Trop Orgueilleuse
Celles-là, c’est la pire.  Elle est comme la précédente, sauf que pour elle, il n’y a rien de plus insultant que de se faire dire non. Ton refus fait que l’attirance que cette fille ressent pour toi se transforme en haine féroce. Tout dépendant de sa capacité haineuse, sa vengeance peut aller de simplement te donner une mauvaise réputation en mentant sur ton cas (Généralement en inversant les rôles au sujet de qui a dragué/repoussé qui), en passant par stalker le gars partout sur le net pour le harceler et lui donner la pire des réputation, qui sera fausse de A à Z, et elle peut même pousser ça dans la vraie vie.

19- L’Entreprenante Manipulatrice Contrôlante Violente
Vous savez, ce genre d’homme de qui les femmes se cachent lorsqu’elles se réfugient dans un foyer d’accueil? Ben c’est le même genre, mais en inversant les sexes. C’est que quand tu es une personne contrôlante, manipulatrice et violente, lors tu as ce qu’il faut pour être entreprenante.

20- L’Entreprenante Anorgasmique
Elle te suggère une rencontre, et démontre lors de celle-ci sa hâte de passer au lit. Tout le long de la baise, elle n’en a jamais assez. Et pour cause: Peu importe ce que tu fais, peu importe le temps que tu y mets, tu tomberas épuisé sans réussir à lui procurer le moindre orgasme.  Elle te rassure comme quoi elle ne jouit que très très rarement avec un partenaire. La seule manière pour elle d’y arriver, c’est par elle-même, avec son dildo à 7 vitesses et 4 points de stimulation, en regardant de la porn… Et seule chez elle.  Bref, la partenaire parfaite pour les gars égoïstes au lit.  Pour les autres, par contre…

21- L’Entreprenante Multitasking
Celle-là, elle drague sans problème, sans gêne, sans retenue, sans limite…  Sauf qu’elle en drague plusieurs à la fois, et se retrouve ainsi à devoir jongler avec de multiples amants.

Est-ce à dire qu’une fille entreprenante, c’est automatiquement une fake, une anormale, une salope ou une personne à problème mental et/ou physique? Bien sûr que non.  Car heureusement, il existe aussi celle-ci:

22- L’Entreprenante Idéale
Ça, c’est celle qui est allé chercher, a conquis et a marié un seul homme, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. J’en ai vu et j’en connais personnellement.

C’est juste que pour chacune de celles-ci, il y a hélas les 21 autres citées plus haut qui viennent tout gâcher.

Enfant, Adolescent, Adulte… L’évolution du comportement

Je viens de me rendre compte d’un truc. C’est fou comment une fois qu’on est rendu adulte, on recommence à avoir les mêmes comportements que l’on avait quand on était enfant. Par exemple:

ENFANT: Tu achètes des comics parce que c’est un passe temps l’fun.
ADOLESCENT: Tu n’achètes plus de comics parce que c’est bébé.
ADULTE: Tu achètes des comics parce que c’est un investissement.

ENFANT: T’es trop gêné pour danser dans les partys entre amis.
ADOLESCENT: Tu danses sans gêne dans les partys entre amis.
ADULTE: T’es trop gêné pour danser dans les partys entre amis.

ENFANT: "On fait comme j’dis sinon j’joue pu !", c’est un comportement normal.
ADOLESCENT: "On fait comme j’dis sinon j’joue pu !", c’est un comportement enfantin et inacceptable !
ADULTE: "On fait comme j’dis sinon j’joue pu !", c’est un comportement sain pour s’affirmer en tant qu’individu !

ENFANT: On ne supporte pas la fumée de cigarette ni le goût de la bière.
ADOLESCENT: On fume pis on boit.
ADULTE: On essaye tant bien que mal de cesser de fumer et de boire.

ENFANT: On stoole les méfaits des autres à notre endroit à nos parents.
ADOLESCENT: On regle ça entre nous autres ou on souffre en silence.
ADULTE: On stoole les méfaits des autres à notre endroit à la police.

ENFANT: On ne pense pas à changer le monde, on ne sais pas qu’il est pourri alors est bien dedans.
ADOLESCENT: On ne pense qu’à changer le monde, on sait qu’il est pourri alors n’est pas bien dedans.
ADULTES: On ne pense pas à changer le monde, on sais qu’il est pourri mais ça ne nous empêche pas d’être bien dedans.

ENFANT: Tes parents te forcent à manger du brocolli parce que c’est bon pour toi.
ADOLESCENT: Tu ne bouffe pas de brocolli pass’ que tu t’en sacre que ce soit bon ou non pour toi.
ADULTE: Tu te forces à manger du brocolli parce que c’est bon pour toi.

ENFANT: Tu avais plein de kossins Pokemon parce que c’était de ton âge et que c’était la mode.
ADOLESCENT: Tu te débarrasse de tes cossins Pokemon parce que c’est bébé et passé de mode.
ADULTE: Tu vas payer a gros prix pour racheter des cossins Pokemon à cause que tu es nostalgique.

Ces prochains et dernier exemples vont sûrement m’attirer des foudres.  J’m’en sacre, je les ai vu assez souvent pour pouvoir affirmer que oui, de telles situations existent.

ENFANT: Les gars et les filles se détestent.
ADOLESCENT: Les gars et les filles s’aiment.
ADULTE: Les gars et les filles se détestent.

ENFANT: Dans la vie, on veut avoir un mari et des enfants.
ADOLESCENT: Dans la vie, on veut avoir un chum, mais pas d’enfants.
ADULTE: Dans la vie, on veut avoir des enfants, mais pas l’homme qui les a faits.

ENFANT: On s’amuse grâce à l’argent de poche donné par son papa.
ADOLESCENT: On s’amuse grâce à l’argent de poche donné par le papa de son chum.
ADULTE: On s’amuse grâce à l’argent de la pension alimentaire donné par le papa de son flo.

Pis après ça, les filles se demandent pourquoi si peu d’hommes se sentent prêt à leur fonder une famille. Tsss…

J’pense que j’vais changer de nom, et passer de Le Sélectif à Le Généraliste. Tire la langue

Redécouvrir qui on est, après une relation

Vous êtes-vous déjà complètement perdus dans une relation?
Si je dis Marc Drouin, les 35 ans et plus vont dire « Ah ouais, la toune Vis ta Vinaigrette. J’me d’mande ben c’qu’y’est devenu, lui. » Eh bien, Marc Drouin continue d’écrire des chansons, des pièces de théâtre, seul ou en collaboration, et de produire des albums. Il en a d’ailleurs sorti un il y a 2 ans, intitulé La Tête dans les Spots. Ce que j’aime bien de ses chansons, c’est qu’il y exprime certaines petites ironies de la vie, en particulier dans les relations.

S’oublier pour plaire
L’une d’elle, c’est le fait que quand un gars sort avec une fille, il a souvent tendance à mettre de côté ce qu’il est, de façon à mieux plaire à sa dulcinée. (Oui, je sais que l’inverse sexuel arrive aussi, mais puisque Marc et moi nous sommes des gars, laissez-moi en parler au masculin, bon!) Vous avez déjà entendu des filles dire « Je vais le faire changer! » au sujet de leur chum? Eh ben je parle de celles qui ont réussi à le changer pour le mettre à leur goût. Ce phénomène est aussi connu sous l’appellation hypocrite de « Faire des concessions tout à fait normales dans la vie de couple », afin de rendre la chose acceptable. Comme si ne pas être aimé tel que l’on est était une chose acceptable.

  • Primo: Si elle ne t’aime pas tel que tu es, alors sortir avec toi l’empêche de trouver celui qui est vraiment fait pour elle. Pour ce que ça change: Le simple fait qu’elle essaye de te transformer en son idéal masculin, ça prouve qu’elle a trop faible estime d’elle-même pour croire qu’elle pourrait lui plaire. J’appelle ça le syndrome de la poupée gonflable; Quand on abandonne l’idée d’un jour avoir la vraie, on se résigne à se contenter d’une imitation.
  • Deuzio: Pendant que tu sors avec une fille qui aime vraiment un autre genre que le tiens, tu t’empêches d’en trouver une qui aime vraiment ton genre.
  • Trippo: On ne peut pas passer sa vie à jouer un rôle. Donc, inutile de jouer à être le genre qui plaît à cette fille.  Tôt ou tard, le naturel revient. Il peut revenir doucement lorsque l’on n’arrive pas à se tenir au rôle imposé, tout comme il peut revenir avec la force d’une violente explosion lorsque la pression qui comprime le Moi Véritable atteint la limite de l’endurance. Une chose est certaine, il revient!
  • Carreau: Une fois le naturel revenu, on se fait reprocher de ne plus être l’homme qu’elle a aimé. Normal: On n’a JAMAIS été l’homme qu’elle a aimé. On a juste fait semblant de l’être.

Que ce soit l’autre qui nous impose ce changement, ou bien nous-même de peur de ne pas pogner, le bilan reste le même: On se rapproche pour ce que l’on pense que l’on est, et on se quitte pour ce que l’on est vraiment.

Vous voulez une situation ironique?
Des fois, quand le gars se laisse changer par la fille, il cesse d’être celui qui l’a séduite. Elle perd intérêt en lui, et ils cassent. Si le gars réalise combien cave il a été de se laisser contrôler ainsi, il se redécouvre. Il réapprend à connaître celui qu’il est. Il peut laisser libre cours à son Moi Véritable, entièrement, sans compromis. Il se rend compte que toutes ces parties de lui qu’il avait apprises à détester avec elle, ce sont des parties qui le rendent heureux. Des parties qui conviennent à ses goûts. Des parties qui conviennent à ses besoins. Bref, des parties qui lui procurent tellement de positif qu’il recommence enfin à s’aimer, tel qu’il est.

Où est la partie ironique là dedans?
C’est que dans ce temps-là, la fille revoit en lui ce qui l’avait séduite pour commencer, et elle recommence elle aussi à l’aimer. Je trouvais cette situation particulièrement frustrante parce que ça me montrait que tous mes efforts et sacrifices pour être son idéal furent fait absolument pour rien.

Et où est le #! »/$%& de rapport avec Marc Drouin?
Parce que c’est exactement le thème de Je Recommence a M’aimer, la première chanson de son dernier album, une chanson dans lequel je me suis fort reconnu, et je ne serai probablement pas le seul. Voici le vidéo, les paroles sont juste dessous.

(vidéo, paroles, musique, etc, c’est toutt’ © Marc Drouin)

Je recommence à m’aimer, mon amour
Un peu plus chaque jour, mon amour
Je recommence à m’aimer, mon amour.
Hmm-mmm…

Tout seul
tout nu

devant mon miroir
J’ai vu
un inconnu

qui m’a souri et qui m’a plu

Il m’a rasé, coiffé 
Puis m’a fait un café
On a parlé de toi
Mais surtout de moi

Je recommence à m’aimer, mon amour
Un peu plus chaque jour, mon amour
Je recommence à m’aimer, mon amour.

Je recommence à m’aimer, mon amour
Un peu plus chaque jour, mon amour
Je recommence à m’aimer, mon amour.
Hmm-mmm…

On est
Allés

Manger japonais
En buvant
Des cappuccinos
T’aurais eu honte de moi

On s’est loué Un porno… et on a bien ri.
On a oublié tous nos sushis.

Je recommence à m’aimer, mon amour
Un peu plus chaque jour, mon amour
Je recommence à m’aimer, mon amour.

Et puis tu sais quoi? Je prends des cours de Salsa
J’vois des films de gars.

Et puis tu sais quoi? J’écoute cent fois la même cassette.
Je choisis mes chaussettes et mes bobettes.
Et puis tu sais quoi? J’bois du Coke Diète en canette.
J’fume plus en cachette dans les toilettes.
Et puis tu sais quoi? J’vois des films d’horreur
Pis J’m’achète des fleurs. 

Et puis tu sais quoi?
J’fais tout c’que t’aimes pas. 

Et puis tu sais quoi?
J’aime ça! 

(Fille) Je recommence à t’aimer, mon amour
(Marc) Non, non!
(Fille) Un peu plus chaque jour, mon amour
(Marc) Non, non, non!
(Fille) Je recommence à t’aimer, mon amour
(Marc) Non, non…  Non, non, non!

Non…  Non, non, oh non! 

Je recommence à m’aimer, mon amour
Un peu plus chaque jour, mon amour 
Je recommence à m’aimer, mon amour.

7 raisons pourquoi il est difficile de dire « Non merci! »

Samedi 25 avril 2009.
Je suis à la cabane à sucre, assis à la table, à déguster un délicieux repas à 8624 calories la bouchée.

À la table d’à côté, une fille raconte à ses amis comment elle n’ose pas rappeler un bon copain qui lui a déclaré une flamme non-sollicitée, mais surtout non-réciproque. C’est d’ailleurs la raison pourquoi, contrairement à ce qui avait été planifié au départ, il n’est pas présent à cette sortie en gang. Elle planifie, au retour chez elle, lui envoyer un message sur Facebook afin de prétendre qu’une panne de son cell l’a empêchée de l’appeler. Elle verra plus tard ce qu’elle pourra faire pour l’éviter afin, et je cite, qu’il finisse par comprendre.

Des histoires semblables, j’en ai entendu toute ma vie. Et c’est toujours pareil :

  • Que ce soit lorsque quelqu’un veut sortir avec nous…
  • Que ce soit lorsque quelqu’un veut nous vendre quelque chose…
  • Que ce soit lorsque quelqu’un veut nous faire découvrir sa religion…
  • Bref, à chaque fois que l’on nous propose quelque chose que l’on ne veut pas…

… Les deux seules réactions qui nous viennent spontanément en tête sont des extrêmes : Ou bien on se cache et on s’empêtre dans mille ruses compliquées, inventant mille excuses mensongères en espérant que l’autre comprenne, ou bien à l’opposé on pète un câble en lui hurlant DÉGAGE, PAUVRE CAVE!

Pourquoi est-ce si difficile de répondre: « Merci, mais je ne suis pas intéréssé(e). » lorsque l’on nous offre quelque chose qui ne convient pas à nos besoins? Pourquoi est-ce que la réaction la plus simple, la plus rapide et la plus civilisée n’est pas celle qui nous vient à l’esprit en premier?

Je me suis penché sur la question du pourquoi que l’on invente des excuses bidon pour terminer ou ne pas commencer une relation. J’en suis arrivé a quelques raisons possible:

RAISON 1: Pour ne pas mal paraitre. Tu veux lâcher ton chum actuel gentil mais sans un sou parce que t’as l’oeil sur un lifeguard riche avec un char et une maison? Tu es célibataire, et le gars qui trippe sur toi ne t’intéresse pas parce qu’il a une dentition à faire l’envie d’une colonie de castors? Tu as le choix: Lui dire la vraie raison de le repousser et passer pour une bitch, ou bien inventer une raison qui sera socialement acceptable.

RAISON 2: Par refus de prendre cette responsabilité non-sollicitée. Quand quelqu’un trippe sur nous sans qu’on n’ait rien fait pour que ça arrive, on se retrouve malgré nous dans une situation délicate. Or. comme c’est une situation que l’on n’a pas voulu, une dans laquelle l’autre nous a mis de force, on ne veut prendre aucune responsabilité pour, incluant celle de s’en sortir. Alors on se cache, on fuit.

RAISON 3: Pour ne pas avoir à endurer la peine de l’autre. Quelqu’un qui se plaint, fait pitié et pleurniche, c’est pénible. Ça l’est encore plus quand c’est nous qui en sommes la cause. Endurer la peine d’amour de quelqu’un qui dit « Pourquoi qu’elle me fait ça ? », c’est déjà pénible. Imaginez combien pire c’est de se faire dire: « Pourquoi TU me fais ça? »

RAISON 4: Par horreur de la confrontation. Quand on dit à quelqu’un que son couple est fini, il y a 9 chances sur 10 qu’il le prenne mal. Alors quand c’est nous la cause de sa fin de couple, normal que c’est nous qui va faire les frais de sa négativité. Normal également que l’on n’ait pas trop envie de subir ça.

RAISON 5: Pour éviter l’insistance. Certaines décisions sont dures a prendre, et l’annoncer est encore plus difficile, alors la dernière chose que l’on veut, c’est devoir prendre le risque de subir l’autre qui insiste à essayer de nous faire changer d’idée.

RAISON 6: Pour se mettre a l’abri des reproches. Dire: « Je ne suis pas intéressé a toi. », c’est prendre sur soi la responsabilité de détruire les espoirs de l’autre. C’est TOI qui lui fait délibérément de la peine. Par contre, mentir en disant que c’est a cause de quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre, non seulement ça te déresponsabilise, ça permet de montrer a l’autre qu’on est aussi victime que lui dans cette histoire. Donc, que ce serait très chien de sa part d’en rajouter en te blâmant en plus.

RAISON 7: Par pure et simple lâcheté. Ben oui, il y en a qui sont lâches de nature, alors eux seraient capable de se cacher de l’autre des semaines et des mois juste pour ne pas avoir a le confronter avec la décision de rupture. Pire encore: Ceux la, une fois acculés au pied du mur par la personne rejetée, vont nier a mort l’avoir évité, et encore plus vouloir cesser contact, trouvant une tonne d’excuse pour expliquer pourquoi ils ne se sont pas vus ni communiqués ces derniers temps.

Donc, lorsque l’on se fait rejeter de façon ni claire ni franche ni directe, il faut comprendre l’autre, car pour cette personne non plus ce n’est pas une situation facile à vivre. Chacun doit y mettre un peu du sien afin que le manque d’amour chez l’un ne fasse pas naitre la haine chez l’autre. Car peu importe la raison pourquoi l’autre ne veut pas de nous, le simple fait qu’elle ne veut pas de nous est une raison suffisante pour laisser tomber.

Évidemment, ce n’est pas parce qu’on peut comprendre les raisons pourquoi l’autre nous ment que ça signifie qu’il faut trouver le mensonge acceptable. Surtout si les conséquences de ce mensonge, c’est de faire croire à l’autre qu’il a encore des chances. C’est désagréable pour lui qui perd son temps à courir après quelque chose qu’il n’aura jamais. Et c’est désagréable pour vous, qui devez subir du harcèlement pour quelque chose que vous ne lui donnerez jamais.

Voilà pourquoi, lorsque je ne suis pas intéressé par la proposition, je répond toujours quelque chose du genre de « Je suis flatté de la proposition, mais ce n’est pas ce que je cherche. Désolé et bonne chance. » Dans le meilleurs des cas, l’autre comprends et nous fous la paix. Dans le pire des cas, il insiste et c’est LUI qui est fautif.

Bref, dans un cas comme dans l’autre, il vaut toujours mieux pour nous de trouver le courage de dire Non merci!

Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles

Le CIA… pour Cyber Irresponsible Asshole. Pour occuper ce poste, cette personne a suivi un cour en cinq leçons faciles, qui vont comme suit:

LEÇON 1: Allez vous mêler à une communauté quelconque: Facebook, MySpace, des forums, sites de clavardage, etc.

LEÇON 2: Insultez les gens en général.

LEÇON 3: Insultez les gens en particulier.

LEÇON 4: N’oubliez jamais que ça prend deux personne pour qu’il y ait une dispute. Par conséquent, la chicane n’arrive dans la place qu’à partir du moment où ce sont les autres qui protestent contre vos écrits. Profitez-en pour les faire passer eux comme étant la source du problème, en répliquant à leurs messages publics avec  des phrases telles que:

-Y’en a qui sont pas capable de prendre une critique constructive
-Tu prends-tu toujours toutte au sérieux d’même?
-C’était juste une joke, épais.
-Je fais juste être franc et honnête à ton sujet, c’est pas de ma faute si la vérité choque.
-T’as pas d’affaire à porter des jugements sur moi, tu ne connais pas le vrai moi.
-T’es pas capable de reconnaitre du sarcasme quand t’en vois?
-C’est pas de ma faute à moi si t’as pris ça personnel. Mais bon, si le chapeau te fait…
-T’es donc ben sur la défensive.
-Je faisais juste te tester, pour voir quel genre de personne tu es.
-HAHAHAHAHA, (afin de tourner le sujet au ridicule, après que l’on ait prouvé que tu as tort)
-T’as pas vu que j’essayais juste de te faire parler depuis le début? Pis toé, le cave, t’as marché.
-T’as vraiment pas le sens de l’humour?
-Yo, on est juste sur Facebook/ un forum/ un chat/ internet, c’est pas la vraie vie.

Au sujet de cette dernière phrase: À chaque fois que vous perdez un argument contre quelqu’un, répondez toujours en transposant dans la vraie vie ce que l’autre vient de faire sur le net, afin d’essayer de lui donner l’air insignifiant.

LEÇON 5: Si l’adversaire est un modérateur ou bien le propriétaire de la page, il ne faut pas oublier de lui donner d’avance le mauvais rôle, en rajoutant:
-Pfff, je suppose que je vais être banni / bloqué maintenant? C’est évident que t’es le genre à aller vers la solution facile.

En accusant d’avance les autres d’être abusifs, ça va les faire hésiter. C’est normal: Plus vous les faites chier en étant abusifs, et plus ils vont avoir le réflexe de vouloir démontrer qu’ils ne sont pas du genre à s’abaisser à votre niveau. Pendant ce temps là, vous aurez tout le temps voulu pour refaire les leçons 2 et 3 à loisir.

C’est qu’il y a trois raisons qui vous permettent de tomber sur les nerfs des gens pour un bon bout de temps avant d’être banni, et ça c’est SI ils finissent par se décider à vous bannir. Ces raisons sont:

  1. Leur orgueil. Sur le net, très peu de gens peuvent accepter de laisser un asshole avoir le dernier mot. Il ne pourront donc pas s’empêcher de répondre à tout ce que vous pouvez leur lancer. Et puisque la frustration rend les gens stupides lorsqu’ils sont victimes d’abus non mérités, ils vont vous laisser toutes les opportunités de continuer de les abuser encore plus, au lieu d’y couper court en vous bannissant drette-là.
  2. Leur réputation. Celui qui bannit un autre pour n’avoir fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression, c’est quelqu’un qui s’expose à la réputation de tyran. Puisque personne ne veut qu’on le voit comme étant abusif de son pouvoir, arrangez-vous pour jouer cette carte le plus souvent possible. Ça va vous permettre de continuer à insulter et abuser les gens en public pour encore longtemps.
  3. Certaines personnes ne peuvent s’empêcher d’apporter leur support aux rebelles. Ainsi, même le plus insultant des assholes aura des gens pour le supporter et l’encourager en évoquant les argument classique « Il met de la vie dans le forum » ainsi que « Si tout l’monde étaient tout l’temps d’accord sur toutte, ce serait plate en estie. » Ces supporters sont souvent dans la vraie vie de pauvres petits pseudo-rebelles à la recherche d’une cause, frustrés par leurs complexes, et qui essayent de se justifier avec l’idée erronée qu’avec le pouvoir vient automatiquement l’abus. Et qui est-ce qui représentent le pouvoir en ce moment? Les administrateurs et les modérateurs, soit ceux qui peuvent vous bannir. Votre comportement donne à vos supporters une opportunité en or de vivre un trip à la Fight the Power sans pour autant être impliqués directement dans la dispute. Plus vous allez agir en con et plus ils vont voir la logique dans vos agissements, ce qui est assez pathétique puisqu’il n’y a PAS de logique là-dedans à part le fun de faire chier le peuple. Qu’importe, ils seront toujours là pour vous trouver des excuses pour justifier vos agissements.

Finalement, lorsque vous aurez perdu intérêt à cet endroit et que vous partirez et/ou en serez enfin banni, vous pourrez vous en aller avec la satisfaction de savoir que non seulement vous avez été capable d’insulter et d’abuser des gens pendant des mois avec leur consentement, votre présence à réussi à détruire la belle atmosphère qui y régnait. Grâce à vous, tout plein d’usagers qui s’entendaient bien avant votre arrivée se haïssent maintenant. Certains haïssent ceux qui vous ont tenu tête. Certains haïssent ceux qui vous ont banni, soit pour l’avoir fait, soit pour ne pas l’avoir fait plus tôt. Les pro-vous et les anti-vous se prennent à la gorge. Une chose est sure, même si vous n’y êtes plus, votre présence a réussi à changer la face de cet endroit pour les années à venir, peut-être même pour toujours. Félicitations pour un travail bien fait. Il ne vous reste plus qu’aller recommencer ailleurs.