Mon année 2012, partie 3: Enrique!

Cette anecdote se passe en juin 2012 (du moins, sa conclusion) mais mérite sa propre entrée individuelle.

Depuis qu’il a commencé à travailler au garage, Enrique n’a de cesse d’afficher trois traits qui lui sont propres: Son homosexualité, son narcissisme, et son désir de prouver à tous qu’il vaut mieux que nous. Et il le fait de la façon classique des losers: En essayant de caler plus bas que lui les autres, parce que c’est bien plus facile que de mettre l’effort pour leur être vraiment supérieur.

Être un beau jeune bronzé naturel ne lui suffit pas pour se sentir sécure dans sa capacité de séduire dans sa vie privée.  Il faut que même au travail, il se mette en mode dragueur en beach party: Lunettes soleil, cellulaire, iPad, shorts, cheveux toujours superbement coiffés et gelés, bracelets, pendentif, parfum… Et même s’il porte la chemise de l’uniforme réglementaire, il n’en attache que le bouton au niveau du nombril, histoire d’arborer fièrement son chest fraichement épilé à la cire et son piercing au mamelon gauche. Apparemment, il n’a pas encore compris qu’il y a un temps et une place pour chaque chose.

Je suppose que ça fait peu de temps qu’il a découvert et accepté son homosexualité parce qu’il se comporte en nouveau gay typique, soit en ne manquant pas une occasion de parler de sa vie sexuelle. Ainsi, bien malgré moi,  j’ai appris que:

  • Il suce et avale.
  • Il a souvent trompé son fiancé.
  • Fiancé qui a la plus grosse bite qu’il a eu la chance de voir de sa vie.
  • Bite qui ramollit vite après l’orgasme, d’où le fait que la veille, en se retirant, il lui a laissé le condom au fond du trou d CENSURÉ 
  • Il trouve particulièrement excitant de voir son ex fiancé frencher avec son fiancé actuel dans les soirées d’orgies qu’il se font des fois.

Enrique a le genre de sens de l’humour qui fait fureur dans les forums du net: Insulter les autres pour ensuite prétendre que c’est yink des jokes et que c’est nous qui n’avons pas le sens de l’humour.  Par exemple, un soir où je stationne le bus légèrement décalé de la plaque d’égout où on vide la toilette chimique, il me dit: « J’comprends pas comment t’as pu faire 4 enfants alors que t’es pas capable de bien viser le trou . »  J’ai droit à ce genre de craques de 5 à 10 fois par nuit.

De plus, loin de nous aider, son comportement ne fait que nous nuire dans notre travail. Quelques exemples :

Je viens pour entrer dans un bus pour l’amener au garage.  Enrique, me voyant faire, s’empresse de s’installer au volant.  Comprenant qu’il veut l’y amener lui-même, j’arrête et j’attends.  Il prend le volant à deux mains et ne bouge pas.  Il reste immobile pendant 10 secondes.  Puis, il me demande ce que je fais là. Je lui réponds que j’attends qu’il amène le bus dans le garage.  Il part à rire, débarque et me dit : « Voyons, à quoi tu penses? J’ai pas mon permis! »

Depuis qu’il est entré, il a convaincu son père du bien fondé de nous faire tous trainer un walkie-talkie, encombrante pièce d’équipement pour moi qui a à faire maintes acrobaties dans les bus, sur et sous les bancs, pour faire le nettoyage. Ça tire sur le linge, ça accroche, ça tombe… Et surtout, ça a le démérite de sonner souvent. Il faut alors que je lâche tout, au sens propre comme au figuré, que je me relève et que je réponde. Et c’est toujours Enrique pour poser des questions stupides ou bien faire des remarques inutiles. Celle-là en particulier me hérisse sans bon sens: Il me demande la liste des bus que j’ai nettoyé. Je prends donc ma liste de 12 bus, et lui lis ceux que j’ai rayés, soit du second au huitième.

LUI: Pis le 83888 (le premier sur la liste), pourquoi tu l’as pas fait?
MOI: Y’é pas encore arrivé.
LUI: Ah? C’est bizarre! Comment ça s’fait que je le vois, moi, sur l’écran du GPS?

Cette tentative de me faire passer pour un menteur ou pour un incompétent me fait bouillir le sang. Surtout que j’ai zéro compte à rendre, encore moins à lui, au sujet des bus nettoyés. Je lui explique donc les faits pourtant évidents:

MOI: Parce que y’é arrivé pendant que j’en lavais un autre, comme ça arrive souvent, franchement! Tu saurais ça si tu te servais de ta logique.

Puis je ferme l’appareil, le rempoche et ré-empoigne mon balai, pas mal moins de bonne humeur qu’avant son appel. Le walkie-talkie sonne de nouveau. Je lâche tout de nouveau.

MOI: Quoi?
LUI: Oublie pas de faire le 83888, là!
MOI: Heille, t’as-tu fini de m’interrompre pour dire des messages inutiles?
LUI: I love you! 😀

Oui, c’est une habitude qu’il a pris: À chaque fois qu’il voit qu’il arrive à me faire perdre patience, il fait un petit sourire insolent, me dit « I love you! 😀 « , et il part, fier de son coup. Comme la dernière d’une des nombreuses fois qu’il a fait exprès de m’appeler alors que j’étais au volant d’un bus que je m’apprêtais à rentrer au garage. Ça sonne, je m’arrête, répond, et me fais dire: « Accroche pas le bord de la porte du garage, là! » En sortant, je lui brandit furieusement mon walkie-talkie en disant d’une voix fortement impatiente que cet appareil n’est pas un jouet. Sa réponse: Petit sourire insolent suivi d’un « I love you! 😀 « 

Quand un de mes collègues de travail commet un oubli, par exemple de remettre le bouchon du réservoir d’huile, et que je m’en aperçois, j’agis de la façon normale: Je remets le bouchon moi-même, et je le lui dis (ou non) plus tard. Temps écoulé : 5 secondes. Mais si je travaille avec Enrique et que moi  j’oublie de remettre le bouchon, voici ce qui se passe :

  • Enrique vient me rejoindre alors que je fais whatever autre job.
  • Il me demande si je n’ai pas oublié quelque chose. Je dois prendre le temps de réfléchir.  Mais puisque je l’ai oublié, c’est normal que je ne m’en souviens pas, hm? Je lui réponds alors que non.
  • Il insiste pour que je me rappelle.  Mais rien à faire.  Il ré-insiste comme ça 2-3-4-5 fois, me donnant des indices très vagues qui n’aident pas du tout.
  • Démontrant d’un air fendant qu’il s’amuse de mon manque d’intelligence, il me demande de le suivre.
  • Il m’amène à l’arrière du véhicule. Le panneau d’accès au moteur est fermé. Il me dit : « Pis là? »
  • Je regarde tout l’arrière du bus mais ne vois rien de spécial. Ou alors je vois des trucs qui ont zéro rapport.
  • Après m’avoir fait niaiser comme ça pendant plusieurs longues minutes, il se décide à me dire « Le moteur! »
  • J’ouvre le panneau mais ne vois pas grand chose car on travaille de nuit et la lumière arrière du garage ne tombe pas dans le bon angle pour permettre de distinguer tous les détails d’un moteur noirci par la crasse huileuse.
  • Je dois donc aller chercher ma lampe de poche, revenir, et regarder partout jusqu’à ce que, enfin, je vois que le bouchon d’huile n’est pas remis correctement, sous les railleries condescendante de Enrique amusé que ça m’ait pris autant de temps pour allumer.

Temps écoulé : 5 à 10 minutes.

Maintenant répétez ce comportement de 5 à 10 fois par nuit, sans oublier que lui non plus ne travaille pas pendant qu’il m’empêche de travailler, et vous comprendrez aisément comment il peut nous faire perdre de une à deux heures de travail par shift avec ses niaiseries.

Arrive le 24 juin 2012 au soir.  À ce moment-là, je travaille sur le quart de soir, de 3:00 pm à 11:30 pm. Cependant, le quart de nuit commence à 10:30 pm. Par conséquent, même si je ne travaille plus avec lui, je passe quand même ma dernière heure de travail avec Enrique qui commence le sien.

LUI : Qu’est-ce que tu fais à minuit?
MOI : Je dors!
LUI : Tu ne veux pas rester?
MOI : Pourquoi faire?
LUI : Il y a les feux d’artifices ce soir.
MOI : Et alors?
LUI : On pourrait aller sur le pont pour les admirer en amoureux.

En amoureux?  Il faut vraiment qu’il ne doute de rien pour penser que son physique est suffisant pour séduire un hétéro qui est de 26 ans son ainé. Et si je dis son physique, c’est parce que ce n’est certainement pas avec une personnalité aussi merdique qu’il va me faire reconsidérer mon orientation sexuelle. Il se prend pour le boss, donne des ordres, nous dérange, ne fait que des remarques rabaissantes et condescendantes, ne cherche qu’à prouver que nous sommes des incompétents, nous fait perdre notre temps… Même si j’avais été gay, comment voulez-vous que je ressente de l’attirance pour un petit loser frais chié dans son genre!?

Alors que je termine le ménage de mon dernier bus et que j’en sors pour retourner chez moi, Enrique m’appelle au walkie-talkie et me demande de rester en prétextant qu’ils ont trop de bus pour être capable de les faire tous cette nuit.  J’en regarde le nombre.  Rhonda (la black malcommode) et moi en faisions plus que ça les nuits où nous étions seuls tous les deux. Et là, lui, il veut me faire accroire qu’à trois gars cette nuit, ils n’y arriveront pas? « C’est ça, ouais! » C’est d’ailleurs ce que je réponds avant d’éteindre le walkie talkie pour la nuit. De toutes façons, son père et le grand boss sont les deux seules personnes qui ont le pouvoir de dire qui a le droit de faire du temps supplémentaire ou non. J’ai bien le droit de prendre l’initiative de rester si des employés du shift suivant ne se présentent pas, mais ce n’est pas le cas ce soir.

En arrivant chez moi à 11:42 pm, je constate que mon téléphone ne cesse pas de sonner. C’est Enrique qui me laisse full de messages me demandant où je suis, pourquoi je ne suis pas resté, et de SVP revenir au travail.  Je ne répond pas. Rendu à une heure du matin, je suis obligé de débrancher le téléphone si je veux parvenir à dormir parce qu’il continue d’appeler.

Son comportement et surtout son harcèlement me mettent dans un état de rage pas possible. Et ce qui fait le plus chier, c’est que mes plaintes à son père et à notre grand boss n’ont rien donné. Il me reste quelle option maintenant? La violence physique? Le problème, c’est qu’il a quatre choses en sa faveur qui m’empêchent de riposter:

  1. C’est un mineur. Si je lui met mon pied au cul, j’ai la police sur moi.
  2. Il est homosexuel. Il s’agit qu’un avocat fasse passer mon geste pour un cas de violence haineuse homophobe et je suis fait. Parce qu’en tant qu’homme de 43 ans employé dans un garage, j’aurai assez peu de crédibilité pour faire croire le contraire.
  3. Il est espagnol. Je suis blanc. Si je lui cause des problèmes, je suis un raciste.
  4. Enfin, c’est le fils de mon supérieur immédiat. Si je fais du trouble à son fils, il faut que je m’attende à avoir des problèmes à ma job en retour.

Toute la journée du lendemain, je songe à l’option légale qui est recommandée de prendre lorsque l’on est victime de harcèlement au travail: Demander à un collègue de te servir de témoin, aller voir la personne fautive, et lui demander de cesser son comportement harcelant, incluant sexuel, en concluant par un avertissement comme quoi toute insistance de sa part lui vaudra une poursuite aux tribunaux.  C’est bien joli, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.  Je doute que je puisse trouver un collègue qui aura envie d’être témoin d’une situation qui causera le malaise entre eux au travail.  Ensuite,  soyons réalistes… Un homme de 43 ans au physique moyen qui se plaint de harcèlement sexuel de la part d’un beau jeune de 17 ans déjà en couple et fiancé? Pas vraiment crédible! Si ça se trouve, la majorité des gens vont croire que la situation est en réalité l’inverse.

À une heure de la fin de mon quart de travail, je n’ai d’autre choix que de constater que la situation est cul-de-sac pour moi. Peu importe ce que je fais, je vais empirer mon cas au lieu de l’améliorer. De toutes façons, il a beau agir en cave, il n’est sûrement pas idiot. En voyant que j’ai refusé de rester hier et que je n’ai ni répondu ni retourné ses appels, il a bien dû comprendre le message comme quoi ça ne lui sert à rien de continuer de me harceler. Conclusion: Il serait bien plus sage de ma part de ne rien faire, d’oublier ça et de passer à autre chose.

À ce moment, il entre dans le bus.

LUI : Heille, t’as fait un dégât.
MOI : Où ça?
LUI : Les poubelles, dehors. Y’a un sac qui s’est ouvert!
MOI : Ah bon!
LUI : Tu comptes faire quoi?

Je craque!

Après son harcèlement de la veille, cette nouvelle tentative de se prendre pour un boss à qui j’ai des comptes à rendre, tout en me faisant passer pour un incompétent, c’est de trop. Je lâche mon sac de vidanges et je lui dit :

MOI : Fa que là, quoi? Faudrait que j’interrompe mon nettoyage pour aller ramasser les vidanges dehors, choses que je vais faire anyway à la fin de mon shift?

J’aurais pu arrêter là. Mais voilà, une brèche s’était ouverte dans le barrage de ma patience, ça a donc continué de couler :

MOI : T’es-tu capable de faire autre chose que nous faire perdre notre temps avec tes remarques négatives, tes questions stupides, pis les conneries que tu nous lances 10 fois par soirs via les walkie-talkies?

La brèche s’agrandit. Je me lève.

MOI : Sérieusement là, qu’est-ce tu fais icite? Tu nous aides pas, tu nous nuis! Linda pis moi, on a constaté que les nuits qu’on travaillais seuls elle pis moi, on faisait entre 16 et 18 bus. Quant tu travailles avec nous autres, on en fait juste entre 12 et 14. T’es-tu capable de faire autre chose que de nous interrompre pis nous ralentir dans notre job?

Je vois qu’il est étonné.  Il ouvre la bouche pour répondre. Je ne lui en laisse pas le temps. Je marche vers lui et mon ton de voix monte d’une coupl’ de coches.

MOI : À chaque fois que j’essaye de t’en parler, ça sert à rien. Tu réponds quoi? « I love you ! » COUDONC, T’ÉCOUTES-TU DES FOIS QUAND ON TE PARLE, OU TU FAIS YINK TE CALISSER DE TOUT CE QU’ON TE DIT?

Rendu là, je suis dans sa face et je lui crie carrément après sans plus aucune retenue, tellement qu’il en baisse la tête et la détourne :

MOI : LÀ, LÀ, ÇA VA FAIRE. JE ME SUIS PLAINT À TON PÈRE, JE ME SUIS PLAINT À PIERRE (notre grand boss), À PARTIR DE MAINTENANT TU VIENS PU CHEZ NOUS PIS TU M’APPELLES PU, C’TU CLAIR? PARCE QUE LA PROCHAINE PLAINTE, C’EST PAS À PIERRE NI À TON PÈRE QUE M’AS LA FAIRE, C’T’À LA POLICE. LE HARCÈLEMENT, C’EST PAS DES JOKES. T’AS-TU COMPRIS, TABARNAK?

Et c’est là qu’il a répondu doucement « ok », la mine basse, en descendant les escaliers du bus.

Et voilà ce qui arrive lorsque l’on commet l’erreur de confondre ma patience avec de la soumission.  Tôt ou tard, une petite merde comme lui me pousse trop loin et apprend la différence assez raide merci! Il est très rare que je me fâche et que j’engueule quelqu’un comme du poisson pourri, mais y’a quand même ben des hosties de limites.

Je ne m’étais pas rendu compte que la scène avait eu des témoins. En descendant moi-même du bus quelques minutes plus tard, un de nos collègues  me fait signe, le pouce en l’air, avec un grand sourire, et me dit « Like a boss! »  Apparemment, je n’étais pas le seul qui en avais assez de son comportement, et il semblait bien heureux que je l’ais remis à sa place. Je rentre chez moi avec le sentiment de satisfaction du devoir accompli.

Il faut me comprendre: Depuis quelques temps, les différents aspects de ma vie qui allaient mal ont tous fini par se régler.  En ce moment, tout va très bien dans le meilleur des mondes, et il n’y avait que lui qui venait me saboter mon bien-être. Aussi, faut que je l’avoue, je suis assez fier d’avoir réglé le problème de façon aussi implacable.

Ce sont les caves comme lui qui donnent une mauvaise réputation à la communauté gaie. Rassurez-vous, je sais faire la différence. J’ai très vite compris que ce n’était pas le comportement typique d’un homosexuel.  C’est juste le comportement typique d’un imbécile. Même si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’a aucun rapport avec l’autre.

En tout cas, cette fois, il a compris.  Tout fils de boss, mineur, ethnie et gay qu’il est, mon explosion de colère contre lui me ne rapportera aucun ennui, et plus jamais je n’aurai à endurer ses conneries. Comme quoi il est idiot de penser que la compréhension vaut toujours mieux que la colère.

Cette expérience m’aura au moins permis de comprendre ce que peuvent ressentir bien des femmes, puisqu’elles sont plus souvent victimes d’attention non-sollicitée que les hommes. Et le moins que je puisse dire, c’est que ce n’est vraiment pas plaisant.

NEXT: Juillet et aout

GARANTIE PROLONGÉE: Savoir résister aux requins

Après sept ans d’usage, mon ordinateur commençait à avoir des ratés que je ne pouvais plus contourner.  Je suis donc allé au Best Buy du Carrefour Angrignon, accompagné de ma BFF Stéphanie, afin de m’en acheter un nouveau.  Stéphanie est experte en informatique, tandis que moi je suis tellement  peu calé en la matière que je risquais de ressortir de là avec un toaster.  On demande donc à un vendeur de nous amener dans le coin des ordis, on les examine et on fait notre choix.  Il appelle alors un collègue pour conclure la vente, un petit monsieur chauve et bronzé.

Dès le départ, il est clair dans ma tête que je ne veux pas la garantie prolongée du magasin.  Et pour cause: voici dix liens qui prouvent que c’est une dépense totalement inutile. (Chaque mot en bleu est un lien différent.)

INSISTANCE #1: Monsieur dit qu’il va tout de même nous expliquer la différence entre être couvert et non-couvert par la garantie du magasin.
La technique qu’il utilise: Il rajoute qu’il fait ça pour nous parce qu’il n’est pas à commission.
C’est supposé marcher parce que: S’il n’est  pas à commission, alors il ne fait pas ça pour l’argent. Donc, il nous passe comme message qu’il a nos intérêts à coeur.
Et ça a raté parce que:  Mon idée de ne pas la prendre était faite. Alors dès qu’il a fini son speech, j’ai tout de go répondu Non merci.

Apparemment, monsieur le vendeur a l’air d’ignorer qu’ici la loi est non c’est non, et qu’insister plus d’une fois est considéré comme du harcèlement. Alors il continue:

INSISTANCE #2: Il nous dit qu’il a lui-même un laptop de ce même fabriquant et qu’il a eu des problèmes avec au bout de six mois, et que s’il n’avait pas eu la garantie du magasin, il aurait été bien mal pris, car il lui aurait alors fallu envoyer son ordi à la compagnie et payer les frais d’expéditions.
La technique qu’il utilise:  Démontrer que même lui, un vendeur d’ordi de Best Buy, n’est pas à l’abri d’un défaut de fabrication.
C’est supposé marcher parce que: Ça nous met en tête l’impression que si même à lui ça arrive, imaginez nous autres, pauvres petits consommateurs sans défense.
Et ça a raté parce que:  Cet argument puait la bullshit. Comme si un employé de Best Buy ne pouvait pas faire arranger son ordi sur place gratuitement.  Voyons donc!  J’ai donc répondu que non merci, puisque j’ai eu deux ordinateurs dans ma vie et ils ont chacun fonctionné pendant sept ans sans problèmes.

Stéphanie lui dit alors que c’est normal qu’il ait eu un problème: Les laptops étant des ordinateurs portatifs, ils sont plus aisément sujets aux accidents. Mais moi, ce n’est pas un laptop que je veux, c’est un desktop.

INSISTANCE #3: Il dit que ça n’a aucun rapport, puisque lui, son laptop, il l’a installé sur son bureau, et il ne le déplace jamais. De toutes façons, avec ces ordinateurs là, il faut s’attendre à avoir des problèmes au bout de six mois.
La technique qu’il utilise: Démontrer que peu importe l’ordi que l’on choisit, il va briser, c’est immanquable.
C’est supposé marcher parce que: Puisqu’il va briser au bout de six mois, ce serait idiot de ne pas prendre la garantie.
Et ça a raté parce que:  Stéphanie, voyant clair dans sa bullshit, lui a répondu: « Vous dites que tous les ordinateurs de cette compagnie là fuckent au bout de six mois, et que la compagnie n’a jamais effectuée de rappels? »

Après trois secondes de silence dans lequel il ne sait pas quoi répliquer, il prend une boite en disant « Bon! Ceci est le modèle que vous avez choisi. On va passer à la caisse. »  Nous le suivons entre les rayons.  Soudain, il s’arrête.  Il se retourne et nous regarde.

INSISTANCE #4: Il dit: « Et s’il brise au bout de six mois, qu’est-ce que vous allez faire? »
La technique qu’il utilise: Poser une question piège dans laquelle on n’a que deux seuls choix: Ou bien être d’accord avec lui, ou bien passer pour un idiot.
C’est supposé marcher parce que: Qui veut passer pour un idiot? Nous sommes donc manipulés à dire oui.
Et ça a raté parce que:  Lorsqu’un manipulateur prend le contrôle de la conversation, rien ne nous oblige à le lui laisser, ce contrôle. J’ai donc changé le sujet en lui répondant par une question: « À vous entendre, tous les ordinateurs que vous vendez ici sont de la merde.  Pourquoi est-ce qu’un ordinateur nouveau serait moins bon qu’un d’il y a sept ans et un d’il y a quatorze ans? »  Il me répond que, vous savez, ces machines sont faites par d’autres machines sur des chaines de montages, et que les erreurs sont possibles.  Bizarre, moi j’ai toujours entendu dire L’erreur est humaine.  Par conséquent, je suis bien plus porté à me fier à une machine. Je lui dis donc que c’est un risque que je suis prêt à prendre.

Et on repart en direction de la caisse. J’achète également un programme à installer.  Il me demande si je veux que leurs techniciens l’installent, pour un supplément minime de $. Je dis non merci. Stéphanie rajoute que c’est elle-même qui va me l’installer.

INSISTANCE #5: Il regarde Stéphanie avec un air qui démontre à la fois de la surprise et un sentiment d’incrédulité.  Puis, il me regarde avec le même air.
La technique qu’il utilise:  Son expression faciale en disait long sur le fait qu’il me passait le message comme quoi laisser une femme toucher mon ordi, ce n’est rien de moins qu’une aberration.
C’est supposé marcher parce que: Ça fait appel à mon orgueil de mâle.  Pensez donc: Avoir besoin d’une fille pour arranger mon ordi. Horreur!
Et ça a raté parce que:  Même si un homme est misogyne, ça ne l’empêchera pas de faire appel à quelqu’un qui s’y connait en ordinateurs quand il en a besoin, peu importe le sexe de la dite personne. J’ai donc confirmé que oui, elle allait le faire.

Tandis qu’il entre les codes dans la caisse, il prend une nouvelle attitude:

INSISTANCE #6:  Air bête et regard méprisant.
La technique qu’il utilise: Culpabilité. Parce que s’il est dans cette humeur en ce moment, c’est de ma faute.
C’est supposé marcher parce que: La majorité des gens n’aiment pas décevoir les autres. Alors quand la personne que l’on déçoit n’a jamais rien fait que démontrer vouloir nous aider à sauver de l’argent, qu’est-ce que ça fait de nous une personne ingrate, alors. Ingrate et stupide, parce qu’il faut être stupide en #! »/$%?& de ne pas vouloir sauver de l’argent.
Et ça a raté parce que:  Le gars ne respecte nullement mes choix.  Pourquoi est-ce que je devrais ressentir de la culpabilité envers quelqu’un comme ça?  Son attitude merdique ne le mérite pas du tout.  Le gars essaye de me voler puisque la garantie prolongée est non seulement inutile, elle rajoute jusqu’à 40% de mon prix d’achat sur ma facture. Pourquoi devrais-je me sentir mal de refuser ça?

Surtout que, s’il frustre en ce moment, c’est à cause qu’il a insisté. S’il avait accepté mon refus dès le départ, il n’aurait pas accumulé cinq revers en ligne.  Mais il a choisi de le refuser. Tant pis pour lui!

Il finit d’entrer tous les codes et arrive le moment du paiement.  Mais avant d’appuyer sur la dernière touche, il revient à la charge pour une ultime tentative:

INSISTANCE #7: Il me demande: « Est-ce que c’est parce que vous avez déjà eu une mauvaise expérience avec les garanties prolongées? »
La technique qu’il utilise: De deux choses l’une: Ou bien il cherche à avoir mon argument dans le but de le démolir, ou bien il veut savoir où se situe l’erreur dans sa méthode qui fait que ça n’a pas fonctionné sur moi. Ça va le rassurer qu’il ne refera pas cette erreur avec ses prochains clients.
C’est supposé marcher parce que: À ce point-ci, alors que l’achat est pratiquement terminé, me poser cette question, c’est comme s’il me disait que j’avais gagné. Je suis donc supposé relâcher mes défenses, fier de moi, et me vanter de comment j’ai pu lui tenir tête.
Et ça a raté parce que: Celui qui ne me donne que ses mensonges ne mérite pas de recevoir ma vérité. J’ai donc choisi de le laisser dans le noir total, en lui donnant une réponse qui met en doute son intelligence en démontrant à quel point sa question était stupide: « Vous ne m’écoutez pas?  Je n’arrête pas de vous dire que je ne prend jamais les garanties prolongées.  Comment aurais-je pu avoir des mauvaises expériences avec quelque chose que je n’ai jamais pris? »

La vente s’est finalisée là! Bonne chose parce que s’il insistait une fois de plus, je demandais à voir le gérant pour porter plainte.  Parce que j’ai beau être patient, il y a quand même bien des limites.

Ce que la majorité des consommateurs ignorent, c’est qu’il existe une garantie de base appelée « Garantie Légale » qui couvre tous les biens et services vendus ou loués. Cette garantie dit clairement que ce bien/service doit avoir une durée de vie raisonnable en fonction de son prix et de l’usage qui est lui est prévu.  Mieux encore: Selon l’article 228 de la Loi de la protection du consommateur, un commerçant a l’obligation de vous décrire verbalement et de vous fournir par écrit la garantie légale incluant toutes ses conditions. Ensuite, il peut essayer de vous vendre sa garantie prolongée. S’il ne procède pas de cette façon, c’est votre droit légal de porter plainte contre ce commerçant à l’Office de la Protection du Consommateur.

Rendez vous service, allez sur la page de la Loi sur la Protection du Consommateur et prenez le temps de lire ce que les vendeurs ont le droit ou non de vous dire. Et si, comme le mien, ils vous mentent, insistent et ont une attitude hostile, ils entrent en infraction avec l’article 219 de la Loi de la protection du consommateur. Les dénoncer n’est donc pas un acte mesquin de vengeance; C’est la loi.

Non, les bonnes filles n’aiment pas les salauds.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables, c’est juste que faut bien alléger le texte.

Personnages classiques dans scénario cliché qui se joue 10 000 fois par jour :
Le Salaud qui est en couple avec une fille dont il se fout.
La Bonne Fille qui sort avec le salaud et qui fait tout pour lui, lui donnant amour et respect.
Le Bon Gars qui regarde cette scène, dégoûté, incapable de comprendre pourquoi la fille préfère les salauds aux bons gars.

J’ai vécu assez longtemps pour me retrouver moi-même, à différentes époques de ma vie, dans chacun de ces trois rôles. Ça me permet de répondre à toutes les interrogations que se posent les bons gars à ce sujet, interrogations qui se résument à une seule question : Pourquoi est-ce que ça se passe ainsi?

Une idée à s’enlever de la tête dès le départ : Les filles ne se disent PAS « Hey, c’est un salaud, donc je le veux ! »
Il est évident que le gars n’agissait pas comme un salaud au début, sinon jamais elle ne serait allé vers lui pour commencer. C’est une fois la relation commencée qu’il est progressivement devenu comme ça.

Pourquoi reste t-elle avec lui dans ce cas-là ?
D’abord, comme je disais, la relation est déjà commencée.  Ensuite, il y a le fait que ce gars-là représente pour elle ce qui se rapproche le plus de son idéal. « Rapproche », car tout serait parfait si seulement il n’y avait pas ce petit détail dans son comportement qui fait tout foirer. Quel détail? Quoi d’autre: Il est distant, est souvent grognon, il a toujours l’air insatisfait, il frustre et part des disputes pour des stupidités, parfois même pour rien.

Le bon gars qui observe la chose ne peut arriver qu’à une seule conclusion : C’est un salaud avec une personnalité de merde qu’il vaudrait mieux laisser pourrir tout seul dans son coin. Pourquoi est-ce que la fille ne le fait pas? Parce que justement, c’est ça le problème: Il n’est pas comme ça du tout avec les autres. Avec eux, ce n’est tellement pas la même personne : Il est de bonne humeur, enjoué, rieur, intéressé, positif, heureux… Tandis que sa blonde, celle qui est supposée représenter ce qu’il y a de mieux dans les relations interpersonnelles (romance, amour, sexualité), elle n’a droit qu’au pire de son humeur.

…Et pourtant, au début, et même avant la relation, il se comportait avec elle de la même façon positive qu’avec le reste de ses amis.  Et c’est de cette situation que naissent quatre facteurs qui poussent la fille à tout faire pour être agréable au salaud:

FACTEUR 1: Le besoin de comprendre. Tant et aussi longtemps que le salaud reste distant et fermé, elle ne le connaît pas vraiment.  Elle ne sait pas ce qu’il est. Elle ne sait pas ce qu’il veut. Or, puisque c’est son chum, elle veut  le connaitre, elle veut le comprendre, elle veut savoir ce qu’il veut. C’est normal.

FACTEUR 2: Le sentiment d’injustice. Elle sort avec lui. Elle s’attend donc, dans le pire des cas, à recevoir au moins le même respect qu’il donne aux autres. Obtenir ce respect, ça devient pour elle un but à atteindre. Un but sur lequel elle ne veut pas lâcher prise puisque son statut de conjointe fait de ce but un droit, et non un simple caprice.

FACTEUR 3: Les signes comme quoi il y a de l’espoir. Le simple fait d’être en couple avec lui, ça prouve à la fille qu’elle a une chance, malgré toute la merde qu’elle reçoit de lui, de pouvoir faire en sorte que ça marche entre eux. Après tout, ils sont en couple. S’ils sont ensemble, il doit bien y avoir une raison.

FACTEUR 4: Être convaincue que c’est elle-même, le problème. Comment penser autrement, puisque le gars a une attitude positive avec tout le monde, sauf elle?  Donc, elle s’en culpabilise et elle fait tout en son pouvoir pour lui être agréable. Mais puisqu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait de mal, elle se transforme peu à peu en esclave volontaire sans s’en rendre compte, en obéissant aux moindres caprices du salaud, souvent en prenant les devants.

…ce qui fait qu’aux yeux des autres, la situation se résume à: Baon, on l’sait ben, les écoeurants ont droit à tout l’amour et le respect et le monde sont à leurs pieds tandis que les bons gars bla bla bla... Vous connaissez le discours.

Et vous savez pourquoi le salaud traite la fille ainsi ?
Il le fait pour une seule raison : Il ne l’aime pas .  Il sort avec elle par dépit / par obligation / par lâcheté / parce que c’est mieux que rien / par whatever mauvaise raison qui existe de sortir avec quelqu’un.  Mais le fait est que la fille n’est pas son idéal. Il veut plus que ça.  Il veut mieux que ça.  Il veut autre chose que ça.  Et dans le fond ça le fait chier de devoir se contenter de cette fille-là.  Sortir avec elle lui rappelle sans cesse qu’il est incapable de trouver et/ou  de séduire son idéal féminin. Ça le frustre.  Et c’est cette frustration qui le rend insatisfait, grognon, distant.  Et c’est la raison pourquoi il l’est avec elle uniquement.

Et voilà ce qui créé cette situation. Donc, contrairement à ce que les bons gars s’imaginent, les filles qui se retrouvent dans cette situation n’aiment pas les salauds. Sinon, elle ne feraient pas tout leur possible pour essayer de refaire de lui le bon gars d’autrefois, celui qui l’avait séduite.

L’analyse malvenue

C’est une situation classique : Tu rencontres une fille, tu l’écoutes parler, tu la vois agir, et tu comprends rapidement quel genre de personnalité elle a.  Histoire de l’épater avec tes capacités de déduction sherlockholmesesques, tu lui dis une phrase qui commence par : « Toi, t’es le genre de fille qui… »

Ces sept petits mots viennent de creuser ta tombe.

Mets-toi ça dans la tête une fois pour toute : Aucune fille n’a envie de se faire analyser,  surtout par un gars qu’elle ne connaît pas de façon intime.

Bien que l’on ne m’en a jamais glissé mot, il doit sûrement y avoir des lectrices qui se disent à mon sujet: « Je n’aimerais vraiment pas avoir un rendez-vous avec ce gars-là. Il doit passer la soirée au complet à t’observer, à t’analyser et à te dire qu’est-ce qui ne va pas chez toi. »

C’est vrai, jusqu’à il y a une dizaine d’années, il m’arrivait parfois de faire cette erreur.  Il a fallu qu’un ami fasse de moi à plusieurs reprises la cible de telles analyses malvenues pour que je réalise combien il est désagréable de le subir.  En voici l’anecdote la plus remarquable:

Nous sommes à un restaurant chinois, et je m’apprête à commander une assiette de poulet Général Tao.  Avant même que je passe ma commande, il me regarde avec un petit sourire et dit :

– Je parie que tu vas prendre le poulet Général Tao.
– Oui, pourquoi?
– Je l’savais.  Y’a beau avoir des centaines de plats au menu, c’est toujours ça que le White Trash commande.

Pour prouver son point, il s’adresse aux deux femmes blanches qui discutent à la table d’à côté.

– Excusez-moi…  Est-ce que vous avez pris le poulet Général Tao?
– Euh… Oui.

Il se retourne vers moi avec un sourire satisfait.

– Tu vois!?

Les deux femmes l’ont regardé avec méfiance et incompréhension, et le malaise était évident chez celle qu’il a questionné.  Je suppose qu’en plus de se demander quel était le but de sa question, elle ne savait pas si elle devait se sentir insultée ou ben quoi.  Quant à moi, bien que je n’aie pas porté attention à l’appellation White Trash (Après tout, c’est comme un noir qui appelle un autre noir niggah), le fait est que je n’aimais pas sa remarque au sujet de mon choix de repas.  J’avais la désagréable impression qu’il venait de me dire que mon choix de nourriture reflétait mon manque d’imagination, ma fermeture d’esprit aux choses nouvelles, voire ma stupidité.  J’ai répondu :

– Quand j’ai vraiment faim, je préfère m’en tenir à quelque chose que je sais que j’aime.  Au prix que coûte un repas au restaurant, j’ai pas envie de prendre le risque de rester sur ma faim.

Le sujet fut clos. N’empêche, je n’aimais vraiment pas devoir me justifier pour quelque chose d’aussi insignifiant que le choix d’un repas.  Je veux dire, c’est une chose de devoir justifier certains choix de vie, certains gestes graves que l’on pose. Mais quand c’est rendu que l’on te juge sur quelque chose d’aussi basique que ton choix de repas, ça devient à la limite du harcèlement moral. Ce sont plusieurs incidents comme celui-là qui firent que je n’osais plus rien dire ni rien faire face à lui sans d’abord me demander s’il trouvera à y redire.

Finalement, je suis allé pour la meilleurs solution: J’ai fini par cesser de le fréquenter.  Ne pas pouvoir me sentir bien d’être moi-même en sa présence, c’était trop désagréable.  Je peux tout de même le remercier, puisque c’est lui qui m’a fait prendre conscience que personne n’aime qu’on lui fasse son analyse non-sollicitée.

Oui, il y a des filles qui apprécient les analyses. Oui, il y a des filles qui vont voir des psys.  Oui, il y a des filles qui veulent en savoir plus long sur elles-mêmes.  Oui, les magazines féminins sont remplis de tests de personnalité du genre de Êtes-vous jalouse?  Êtes-vous dépensière?  Êtes-vous trop sensible?  Êtes-vous une etc?  Sauf que quand une fille rencontre un gars, elle n’est pas en mode auto-analyse, elle est en mode découvrir et bien paraître.  Elle veut se présenter sous son jour le plus admirable.  Tout comme elle choisit soigneusement dans quels vêtements et avec quelle coiffure elle voudra s’exposer, elle choisit avec le même soin les aspects de sa personnalité qu’elle va te laisser voir.  Il est important pour elle d’avoir le contrôle autant sur les aspects d’elle qu’elle te dévoile, que sur la quantité des informations qu’elle te donne.

La rencontre, c’est aussi stratégique qu’une partie d’échecs.  Elle observe son adversaire, analyse ses mouvements, replie certaines de ses positions, offre une ouverture, feinte, attaque, reste passive, ouvre un autre front, avant de choisir si elle préfère conquérir, se laisser conquérir, faire match nul ou abandonner la partie. Dans ce temps là, un gars qui se lance dans l’analyse de la fille avec un Toi t’es l’genre de fille qui, ça déstabilise complètement le jeu.  De la position d’égal qui jouait avec elle, tu t’accapares le rôle de juge.  Le rôle de son supérieur, celui qui a le pouvoir de la juger et de la soumettre à un verdict sans appel.    Finalement, c’est se foutre d’elle complètement puisque peu importe ce qu’elle fait ou dit, c’est toi qui décide de ce qu’elle est.

Toute fille a une petite maison en elle qui constitue son petit univers secret, et elle prend bien soin de choisir quelles portes elle t’ouvre.  Lui faire son analyse non-sollicité, c’est lui faire prendre conscience que tu n’as aucune hésitation à y entrer par effraction pour y défoncer les portes de ton choix et d’aller voir ce que tu veux bien y voir.   Et même si tu te trompes complètement à son sujet, ça ne change rien au fait que tu démontres que tu prends d’elle ce que tu veux bien, sans retenue ni respect.

Il ne suffit pas d’être assez brillant pour être capable d’analyser les gens. Il faut aussi ne pas être idiot au point de créer un malaise avec ça.

Socrate était déconnecté de la réalité

Dans la série Ces textes qui sont diffusés sur Facebook par ceux qui colportent la pensée des autres parce qu’ils ne sont pas capable de penser par eux-mêmes, je vous offre aujourd’hui un sermon mettant en vedette la plus populaire voix grecque après Nana Mouskouri et George Michael: Le grand philosophe Socrate.


Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
« Un instant », répondit Socrate. « Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires. »
« Les trois passoires? »
« Mais oui, » reprit Socrate. « Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.  C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai? »
 » Non!  J’en ai simplement entendu parler. »
« Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon? »
« Ah non! Au contraire. »
« Donc, » continua Socrate, « tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait? »
 » Non, pas vraiment. »
« Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »


L’histoire ne dit pas ce que l’homme a répliqué. Voilà pourquoi je me suis permis d’écrire ma propre conclusion à cette anecdote. Une conclusion qui me semble être la réponse la plus logique que l’on puisse donner à la dernière question de Socrate:

« Parce que, conclut l’homme, la meilleure façon de voir si quelque chose est vrai, c’est d’abord d’en prendre connaissance. Si tu deviens victime des agissements de ton ami parce que les rumeurs qui couraient à son sujet se seraient avérées vraies, alors tu n’aurais que toi-même à blâmer parce que tu as choisi de rester sourd et aveugle lorsque l’on t’a donné l’option d’entendre d’abord et de voir ensuite.  Toi qui est supposé avoir une haute opinion de la sagesse, explique-moi en quoi choisir la voie de l’ignorance est une option sage!? »

Socrate utilisait ici une méthode fort répandue via les forums par ceux qui aiment humilier les autres: Utiliser son intelligence et son sens de la logique dans le but de faire passer son interlocuteur pour un con en lui posant des questions formulées de façon à ce qu’elles soient difficile à répondre. Il manipule donc la conversation de façon à diriger l’autre dans un cul de sac, soit à un point où il ne saura plus quoi répliquer, et donc aura l’air d’un idiot. Enfin, en apportant dès le départ l’idée qu’il utilise contre son interlocuteur une méthode réfléchie, dans ce cas-ci le test des trois passoires, il laisse sous-entendre dès le départ qu’il est plus intelligent que l’autre.

D’accord, ma réponse-conclusion aurait dû être dite par l’homme en réplique à Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait? Mais  voilà, qui d’entre nous n’a jamais vécu la situation de se retrouver bouche bée lorsque quelqu’un nous interrompt en nous posant par surprise une question à laquelle on ne s’attendait pas? Ça aussi, c’est une méthode de manipulation.

De tous les temps, Socrate a toujours été cité comme un modèle d’intelligence et de sagesse. Sauf que la réelle intelligence et la véritable sagesse, ce n’est pas de tirer des conclusions avant même d’avoir entendu un seul mot de l’histoire. C’est de l’écouter d’abord, de réfléchir ensuite et de faire preuve de bon jugement pour conclure. Parce que la plus grande preuve comme quoi on manque d’intelligence et de sagesse, c’est quand on a besoin d’utiliser une méthode dont le but est de tirer des conclusions, de façon à ce que nous n’ayons pas à faire cet effort soi-même.

La preuve: Le système légal. Les lois écrites sont claires. Alors pourquoi pensez-vous que l’on a besoin d’avocats et de juges pour les appliquer, au lieu de juste laisser aux policiers le soin d’appliquer immédiatement la sentence prévue selon le délit commis? Parce que aucune méthode ni loi ne peut être appliquée universellement, puisque chaque circonstance ayant menée au crime est différente, ce qui fait que c’est du cas par cas. Pour appliquer la sentence la plus juste possible, il faut réfléchir, user d’intelligence et de sagesse.  Sinon on se contenterait de faire comme Socrate et on appliquerait les règles aveuglément à toutes les sauces.

C’est bien beau les discours philosophiques, mais ce n’est pas une raison pour mettre de côté la réalité.  Et la triste réalité, dans ce cas-ci, c’est que pour avoir mis tant d’efforts à faire passer pour un imbécile un homme dont le simple crime a été de vouloir le renseigner sur quelque chose qui aurait pu lui être utile, Socrate était un peu trou-de-cul sur les bords.

Pensez-y la prochaine fois où vous verrez un autre de vos contact Facebook qui se croit bien sage de diffuser la parabole des trois passoires.

Le fameux « Hommage aux Bons Gars »… et ce que j’en dis !

Depuis plusieurs années, il y a un texte qui circule sur le net au sujet des Bons Gars.  Non seulement il renforce auprès des losers  l’idée comme quoi les filles sont idiotes dans leurs choix d’hommes, il rend hommage aux soi-disant bons gars en soulignant chacun des gestes typiques, chacune des situations cliché et chaque mauvaise erreur de jugement classique qu’ils commettent.

Et vous savez le pire dans tout ça? Ces gars apprécient ce texte. Ils le voient comme un véritable témoignage positif. Pourtant, il n’y a pas de quoi être fier. Parce qu’en réalité, loin d’être une preuve de l’idiotie des filles, ce texte est au contraire une preuve de celle des bons gars. C’est une analyse qui explique parfaitement pourquoi ces gars-là ne reçoivent aucun respect.

Détail important: Que ce soit dans ce texte ou dans la vraie vie, l’utilisation du terme Bon Gars ne décrit pas les véritables bon gars, mais bien ceux qui se décrivent eux-mêmes comme étant des bons gars. Parce que, entre la perception de soi et la réalité, la marge est large. On ne parle donc pas ici de véritables bons gars, mais bien de soi-disant bons gars.

Dans le billet qui suit, le texte original est rouge-vin large italique, tandis que mes commentaires sont juste dessous en noir mince droit.  C’est parti:

Ceci est un hommage à tous les bons gars.
Ceci est en fait une traduction (boiteuse) du texte Ode to the Nice Guys,  originalement écrit par Fu-zu Jen en 2003 pour le journal de l’université Warton en Pennsylvanie. Mais bon… Détails! Passons :

Les bons gars qui finissent toujours derniers, qui ne deviennent jamais plus qu’un simple ami,
Autrement dit: Les gars qui ont approché des filles en leur faisant faussement accroire qu’ils voulaient seulement être amis avec elles, parce qu’ils étaient trop lâches pour être capable de s’affirmer auprès d’elles en tant qu’amoureux potentiel.

 …qui endurent des heures de chiâlage et de frustrations sur «les gars sont tous des crosseurs!», alors qu’en fait, leur présente personne en prouve même le contraire.
Vraiment? Pourtant, tu te fais passer faussement pour un ami alors que ton but caché depuis le début est de devenir son amoureux. Si ça ce n’est pas être crosseur, c’est quoi? Par conséquent, oui, ta présente personne prouve son point.

C’est une dédicace à ces gars qui présentent leur épaule et qui se restreignent uniquement aux tentatives de caresses
Ok, mettons les choses au clair: Ou bien on caresse, ou bien on ne caresse pas. Il n’y a pas de tentative. Les seuls moments où il y a tentative de quoi que ce soit, c’est lorsque la chose est impossible, interdite, illégale, ou bien contre la volonté d’autrui.  Il n’y a donc qu’une seule raison pourquoi un gars ferait une tentative de caresses envers une fille, et c’est parce qu’il sait que la fille ne veut pas de ses caresses. Alors s’il tente d’en faire malgré tout, il y a un mot pour ça : Harcèlement!

Ces gars qui laissent leur porte ouverte et qui fournissent un endroit rassurant pour se retirer
Juste cette phrase, ça en dit long sur deux aspects de la mentalité du soi-disant Bon Gars:

  1. Fermer la porte, c’est mettre des limites, donc établir des règles. Ouvrir la porte, c’est s’affirmer. Inviter à entrer, c’est avoir le contrôle. Mais laisser la porte ouverte, c’est être totalement passif, désintéressé, négligeant.
  2. Il est tellement mal dans sa peau qu’il ne considère pas faire partie du reste du monde. Il vit dans un endroit pour se retirer, donc en retrait.  Et c’est cette isolation qui fait de son univers un endroit rassurant pour lui. Au lieu de sortir de sa retraite et se joindre au monde, il espère que la fille se retirera du monde pour s’en aller en retrait avec lui.

ces gars qui restent assis patiemment attendre à l’extérieur, qui n’osent jamais
Tout ce que ça passe comme message, c’est: Je sais que je ne suis pas assez bien pour être en ta présence. Alors je vais m’éloigner de mon propre chef et attendre à l’écart
 dans l’espoir que tu viennes me chercher. Mais voilà: Pourquoi irait-elle chercher quelqu’un qui la fuit parce qu’il l’accuse de se croire trop bien pour lui?

et qui restent aussi assit, à attendre patiemment, à l’extérieur de la salle d’essayage de magasins sans jamais oser.
Donc, pour les gars qui se plaignent de leur statut d’esclave, et ce après s’être délibérément offert comme esclaves parce qu’ils n’ont pas l’impression de mériter mieux.

Ceci est en honneur des gars qui réitèrent toujours que leurs amies sont belles, merveilleuses, intelligentes, drôles, sexy, etc. au bon moment, parce qu’ils savent qu’elles en ont besoins.
Donc: Aux prédateurs mous, qui n’osent passer à l’attaque qu’aux moments où leurs cibles traversent une période de faiblesse morale et de détresse affective.

En honneur des gars qui sont ouvert d’esprit,
Aux désespérés qui sont prêt à tout accepter, juste pour ne pas être seuls.

avec une attitude relaxe,
Avec une attitude qui donne l’impression qu’il n’est pas intéressé, puisque au lieu d’aller vers la fille qu’il désire, il attend que ce soit elle qui aille vers lui. Ce n’est pas une attitude relaxe, ça. C’est une attitude lâche.  Quelle fille pourrait ressentir de l’intérêt pour un gars qui a cette attitude?

avec des propos honnêtes
Oui, c’est ça, des propos honnêtes… Comme de l’avoir approché en s’annonçant en tant qu’ami, alors que ses intentions véritables étaient d’être plus que ça.

En honneur des gars qui respectent les filles dans tout leur intégrité ; de leur vie privée jusqu’à leurs idéologies et leur façon de s’habiller.
Donc, pour les gars qui font exprès pour chercher les difficultés en s’en allant vers des filles avec qui ils n’ont rien en commun, histoire de mieux chialer ensuite du fait qu’elles disent, avec raison, qu’elles ne voient pas ce qu’elles feraient avec un gars comme lui.

 Ceci est pour ces gars qui escortent leurs déroutées amies saoules en revenant des partys
Voyez le pattern qui sort de ce texte depuis le début. Le Bon Gars ne cherche que:

  • Une fille qui a besoin d’un endroit où se retirer.
  • Une fille qui a besoin d’être complimentée et rassurée.
  • Une fille qui a besoin de quelqu’un pour s’en occuper parce qu’elle n’a plus toute sa tête.

La seule raison pourquoi le soi-disant Bon Gars ne recherche que des filles dans le besoin, c’est parce qu’il se sent trop minable pour pouvoir plaire à une fille qui est à 100% de ses capacités et en parfait contrôle de sa vie. Malheureusement, à toujours courir après les filles en détresse, ils ne se ramasse qu’avec ça: Des filles en détresse, qui cessent de vouloir de sa présence dès que le moment de détresse est passé. C’est ce que j’appelle La malédiction du bon gars gentil et sauveteur.

sans jamais en prendre avantage une fois arrivée à leur porte.
Sérieusement, les gars… À vos yeux, « Je ne t’ai pas violée alors que j’en avais l’opportunité », c’est un argument valable pour convaincre une fille de vous aimer? Vous n’hésitez pas à sous-entendre que pour les hommes, il est normal de vouloir prendre avantage sexuel d’une fille qui n’a plus toute sa tête?  Vous n’hésitez pas à dire que tous les hommes sont des violeurs, sauf vous?  Ou pire encore: Que tous les hommes sont des violeurs, incluant vous, mais que vous, au moins, avez pour elle le respect que n’aurait pas eu tout autre homme?

Quand le gars est incapable de se trouver une qualité afin de séduire, alors il essaye de séduire en prouvant qu’il n’a pas tel ou tel défaut. C’est dire fièrement: « Je ne suis pas meilleur que les autres. Je suis juste moins pire qu’eux. »  C’est essayer de rabaisser le reste du monde plus bas que soi parce que l’on est incapable de s’élever plus haut qu’eux. C’est une technique d’approche particulièrement minable, surtout qu’elle ne marche jamais.

Pour ces gars qui accompagnent les filles dans les bars pour servir de butoir tampon face à l’effrayante population mâle.
La fille invite le gars dans le but de se servir de lui comme excuse bidon afin de repousser les avances de dragueurs potentiels, et lui il accepte. On peut comprendre pourquoi la job de cockblocker lui plait: Puisqu’il n’a pas les couilles de draguer la fille qu’il aime, il peut au moins vivre la satisfaction d’empêcher de le faire ceux qui en ont.

Hélas, il arrive inévitablement un moment où l’un de ces dragueurs plaît à la fille. Dans ce temps-là, le Bon Gars se fait vite remercier de ses services et devient aussitôt persona non grata auprès d’elle. Autrement dit: Après avoir utilisé le Bon Gars pour se débarrasser des dragueurs, la fille se sert de son dragueur pour se débarrasser du Bon Gars.  Le voilà, ton paiement pour l’avoir protégé de ses indésirables: Tu en es devenu un toi-même. Bravo!

Pour ces gars qui savent lorsqu’une fille cherche uniquement à se faire complimenter et qui les complimentent quand même.
Pour les manipulateurs, donc. Parce que lui donner ce qu’elle veut en espérant avoir de quoi en retour, c’est de la manipulation. Ou du moins, une tentative de.

Pour ces gars qui respectent toujours les règles dans un jeu qui favorisent les tricheurs.
Donc pour ceux qui veulent faire pitié. Or, quand un gars pense que la seule façon pour lui de plaire, c’est par pitié, c’est que son estime de soi est à un niveau très bas.

Ah, et autre chose: Quand tu fais comprendre à une fille qu’elle favorise les tricheurs, tu l’accuses automatiquement d’être elle-même tricheuse, puisqu’en d’acceptant ça, elle non plus ne suit pas les règles. Et pour couronner le tout, en lui remettant dans sa face que toi, au moins, tu les respectes, les règles,  alors tu lui dis que tu vaux mieux qu’elle. Quelle fille voudrait d’un gars comme ça?

Enfin, te cacher derrière l’excuse de suivre les règles pour expliquer tes échecs, ça t’évite de devoir être obligé de regarder les vraies raisons de ton loserisme, soit ton comportement avec elle. C’est peut-être plus facile pour toi à vivre, mais ce n’est pas en niant les faits que tu vas améliorer ton sort.

 Pour ces gars qui sont traités comme un petit ami et qui, pour quelconques raisons, ne finissent jamais à être ce petit ami.
Dans le billet Autopsie du Loser, cette situation est décrite dans ces termes: « Il arrive parfois qu’une de ses amies particulièrement en manque ou désespérée consente à avoir une relation plus intime avec le Loser.  Elle y posera cependant une condition :  Leur relation devra rester secrète.  Elle invoquera toutes sortes de raisons que le Loser gobera ou non mais qu’il acceptera quand même puisque c’est ça ou bien rester célibataire. »   Et si il ne finit jamais par devenir véritablement son chum, ce n’est pas « pour quelconque raisons ». C’est parce qu’elle aurait honte que les autres sachent qu’elle sort avec lui. Si vous avez lu ce billet de blog jusqu’ici, vous comprenez sans problème le pourquoi de cette honte.

Pour tous ces bons gars qui sont délaissés
C’est normal qu’il soit délaissé: Qui voudrait d’un gars comme ça à long terme? C’est déjà un miracle qu’il ait trouvé quelqu’un pouvant l’endurer à court terme.

sous-estimés
Comment peux-tu espérer être estimé par les autres alors que tu es le premier à avoir une basse estime de toi-même?

et inappréciés
Voir commentaire précédent en remplaçant le mot estimé par apprécié.

Pour tous ces bons gars qui se font manipuler, tromper, injustement abandonnés,… ceci est pour vous.
Manipuler, c’est vrai! Tromper, c’est vrai! Abandonner, c’est vrai!  Mais injustement?  Ça, c’est faux!

Quand on veut recevoir quelque chose de la part des gens, il faut d’abord leur faire savoir ce que l’on attend d’eux, que ce soit par nos gestes, nos paroles ou notre attitude. Par exemple, si les salauds reçoivent amour, attention, admiration et sexe de la part des filles, ce n’est pas parce qu’ils l’ont mérité. C’est parce qu’ils n’hésitent pas à faire savoir aux filles que c’est ça qu’il veulent recevoir. Par conséquent, bien que certaines d’entre elles ont refusé, d’autres ont tout de même accepté.

Alors si ces filles ne te donnent que mépris, manipulation, tromperies, abus et abandon, tu ne fais que récolter ce que tes gestes, tes paroles et ton attitude leur a demandé.

 Ceci est pour la fois qu’elle a envoyée une tonne de messages urgents sur votre téléphone cellulaire. Et lorsque vous l’avez rappelé, elle a passé trois heures à minutieusement disséquer deux phrases que son chum lui a dit lors du souper. Et même si vous pensiez que son chum n’était qu’une merde, vous l’aviez rassuré en lui disant que tout allait s’arranger et qu’elle ne devrait pas s’en faire.
Ok, question importante qu’il faut absolument poser ici:

Comment est-ce que tu peux penser que ton attitude va séduire la fille? Tout le long de votre relation, tu restes à l’écart, tu ne lui démontres jamais d’intérêt à part la simple amitié, et tu l’encourages à sortir avec d’autres gars et/ou à continuer d’être en couple même si ça va mal avec son chum. Dans de telles conditions, comment est-ce que la fille pourrait imaginer que tu puisses t’intéresser à elle?

Et toi, pendant ce temps-là, tu t’attends à ce qu’elle tombe en amour avec toi alors que tu lui donnes zéro raisons pour que ça puisse arriver.  Tu penses que c’est elle qui devrait, de son propre chef, faire l’effort de s’intéresser à toi,  d’aller vers toi, de te découvrir… Il faudrait que ce soit elle qui prenne toutes les décisions en ce qui vous concerne. Tu exiges que ce soit elle qui t’appelle, qui te sorte, qui te drague, qui te baise et qui te demande d’être en couple avec elle, tout ça parce que tu es trop passif pour lui offrir le moindre signe d’intérêt, alors que c’est pourtant toi qui est en amour avec elle.

Non mais sérieusement, tu te prends pour qui? Aucune fille n’agirait comme ça, à part peut-être pour le gars le plus beau, le plus athlétique et le plus winner qui soit.  Et toi qui n’est rien de tout ça, tu espères un tel traitement de sa part? Tu dérailles!

Ceci est pour la fois qu’elle vous a dérangé quand vous étiez en feu à GTA San Andreas (Grand Thief Auto – un jeu vidéo) pour déblatérer à propos d’une rumeur qui la mettait en couple avec le gars qu’elle trouve le plus répugnant du monde. Et même si vous pensiez que c’était immature de croire à de telles sottises et qu’en plus, vous n’aviez rien contre le gars en question, vous avez mis votre partie sur pause pendant deux heures pour l’aider à concocter une contre rumeur à propager.
Ceci est donc pour ces gars qui n’ont tellement pas de personnalité qu’ils sont prêt à calquer celle de la fille. Ou pire encore: ceux qui sont tellement fakes qu’ils lui font accroire qu’ils pensent comme elle, même si en réalité sa mentalité est à l’opposé de la sienne.

Anyway, comme je dis plus bas dans ce texte, « Être trop pareils », c’est souvent la raison qu’évoque une fille pour expliquer pourquoi elle ne veut pas sortir avec un ami de gars.  Alors c’est non seulement une perte de temps d’essayer de lui faire croire que vous êtes pareils, c’est  contreproductif.

Ceci est aussi pour la fois que vous l’avez accompagné, et bien que nombre de voeux qu’il n’y avait rien de «sérieux» entre vous deux, elle vous traîna a un «party» où vous ne connaissiez personne, où la bière n’était pas buvable et qu’elle flirta sans pitié avec vous, justifiant chaque geste d’agace imprudente en annonçant à tout le monde : «Oh, mais on est juste des amis!». Et même si vous étiez invités symboliquement, purement en tant qu’être chaleureux pour son ego, vous y êtes allés quand même. Parce que vous êtes bon comme ça.
Autrement dit, ceci est pour les gars de qui l’amie-cible s’est rendue compte à quel point c’était un mou pas d’colonne, alors elle s’amuse à le niaiser à mort, et ce impunément. puisqu’il l’accepte et en redemande. C’est donc tout à fait normal qu’elle se comporte avec lui de manière aussi irrespectueuse, puisque personne ne peut respecter un gars comme ça. Lui-même ne se respecte pas, alors pourquoi les autres le feraient-ils à sa place?

  Les bons gars ont rarement le crédit qu’ils devraient, lorsqu’ils le méritent vraiment. Et encore plus dérangeant, les bons gars n’ont pas de sexe aussi souvent qu’ils le devraient.
Euh… Quoi?  Non!  Fuck que non!  Ce n’est pas le fait que les bons gars n’ont pas de sexe qui est encore plus dérangeant.  C’est plutôt la partie disant qu’ils n’en ont pas aussi souvent qu’ils le devraient.  Ce qui est encore plus dérangeant, c‘est cette mentalité disant que, dans certaines circonstances, les filles DOIVENT du sexe aux gars.  Une mentalité qui est à la base de la majorité des abus sexuels dont les femmes sont la cible de la part des hommes dans notre société. 

Et j’aimerais tant pouvoir expliquer cette tendance de façon logique, mais j’en suis incapable. De tout ce que j’ai pu observer sur le campus, ainsi que de ce que j’ai appris en parlant à des amis provenant d’ailleurs, la seule conclusion que j’ai pu former est que plusieurs filles agissent de manière illogique ; en salopes manipulatrices.
De quelle autre façon veux-tu qu’elles agissent? À date, ce texte démontre qu’il s’agit de gars qui font tout ce que la fille veut, des gars qui donnent à la fille tout le pouvoir sur lui et sur son temps, des gars qui se sacrifient sans cesse, et ce volontairement, pour répondre aux moindres caprices de la fille.  Bref, des gars qui disent aux filles « Faites de moi ce que vous voulez, vous seules avez de l’importance, moi je n’en ai aucune et je suis parfaitement à l’aise avec ça! »  Ce comportement de victime volontaire ne va attirer qu’un seul genre de filles: Les salopes manipulatrices dont vous vous plaignez.  Alors ne venez pas chialer si vous ne vous retrouvez qu’avec rien de plus que ce que vous appâtez.

 Plusieurs réclament qu’elles veulent seulement sortir avec un bon gars, mais lorsqu’elles sont en présence d’un tel spécimen, elles parlent irrationnellement, de choses confuses, tel que : «Oh, c’est un trop bon gars pour que je sorte avec lui.», ou bien : «Il serait un super bon gars pour moi, mais il n’est pas pour moi.»
C’est normal qu’elles sonnent confuses: Aucune fille ne va vouloir passer pour une bitch en disant la vérité, qui est dans le style de: « Je ne veux pas de lui comme chum parce que c’est un pauvre crétin mou pas d’couilles. Mais bon, il a son utilité comme esclave et paillasson, alors aussi bien en profiter, c’est ça qu’il demande de toute façon. »  Elles sont donc obligées d’inventer une raison. Et quand on doit improviser un mensonge, on sonne confus, mais surtout irrationnel.

Vous allez dire que c’est de l’hypocrisie de la part de ces filles?  Eh oui, exactement, tout comme c’est de l’hypocrisie de la part des soi-disant Bons Gars, toutes ces attitudes bidon qu’ils ont, face à elles, en se pliant à tout ce qu’elles sont, dans l’espoir caché d’obtenir quelque chose en retour.

 ou bien : «Il a tant de points en commun avec moi, je ne pourrais possiblement pas lui demander d’être avec moi.»
Normal! Parce que si en amitié c’est Qui se rassemblent s’assemblent, en amour c’est plutôt Les contraires s’attirent. Alors si tu l’as d’abord convaincue de te voir en tant qu’ami seulement, et que tu as ensuite consolidé la chose en lui montrant sans cesse à quel point vous êtes semblables, faut pas s’étonner si « ami seulement » est tout ce qu’elle voit en toi.

ou pire encore : «On s’entend tellement bien, je ne voudrais pas ruiner notre amitié!».
Là-dessus, elle ne ment pas.  Ne l’as-tu pas approché en te proposant comme ami, esclave, conseiller, remontant et flatteur d’ego? Eh bien bravo, c’est réussi, tu l’as convaincue de t’accepter comme tel. Tu as maintenant une place importante dans sa vie en tant qu’esclave, conseiller, remontant et flatteur d’ego. Pourquoi voudrait-elle ruiner ça?

Encore, elles continuent à se lamenter du manque de bon gars dans ce monde.
Et avec raison. Parce que ces filles-là ont le don de s’entourer d’extrêmes: Ou bien de gars forts, avec une personnalité et du caractère, mais qui sont abusifs. Ou bien de gars gentils, mais qui sont mous, indécis, pas d’colonne, passifs, lèche-culs, esclaves. Par contre, les vrais bon gars, ceux qui combinent de façon modérée les meilleurs côtés de ces deux extrêmes, ça, elles n’en trouvent pas.

Ce qui revient à constater un fait trop souvent ignoré: Le genre de filles que les soi-disant Bons Gars choisissent, ce sont des filles à problèmes.  Alors même lorsque le 0,00001% des rares « chanceux » finissent en couple avec l’une d’elle, leur bonheur est toujours de courte durée.

et elles s’attendent de leur ami gars «trop-bon-pour-moi» à sympathiser et à s’excuser du fait que les gars sont tous stupides.
Normal: Ne pas savoir doser son comportement et aller dans les extrêmes, genre en pensant que les seuls comportements à adopter avec les filles c’est esclave dévoué ou salaud indépendant, déjà ça, c’est une preuve de stupidité.

 Désolé les gars, ces phénomènes sont au dessus de mes capacités de compréhension. Je ne suis pas capable de comprendre pourquoi la connexion ne se fait pas entre ce qu’elles disent (Je désire un bon gars!) et ce qu’elles font (Maintenant, je vais coucher avec un salaud).
Si c’était dans tes capacités de compréhension, ça signifierait que tu aurais l’intelligence de voir à quel point ton attitude de soi-disant bon gars est en fait une attitude de loser volontaire, et tu cesserais automatiquement de l’être avec les filles. Mais puisque ce n’est pas le cas, pas étonnant que tu ne comprennes pas non plus que tu ne fais que récolter ce que tu as semé.

 Si il n’y a qu’une chose que je puisse faire, c’est dire que ce phénomène du «bon-gars-qui-finit-toujours-dernier» n’est pas éternel. Il y a définitivement plusieurs filles qui ont grandies sans cette culture de la pensée et qui réaliseront qu’elles devraient sortir avec les bons gars, sans les considérer comme acquis.
Si tu es prêt à attendre qu’elle ait entre 40 et 65 ans, donc de passer le 3/4 de ta vie à attendre après quelque chose, c’est ton choix. Tu ne feras que terminer ta vie de la façon dont tu l’as toujours vécue: En attendant et en passant en dernier.

Sauf que, soyons réalistes: Autant une fille finit par ne plus être capable d’endurer les salauds avec le temps, autant un salaud finit par s’assagir avec l’âge. Alors le passage du temps ne garantit pas du tout qu’un jour ce sera ton tour. Bien au contraire. Parce que les délinquants repentis ont toujours été plus populaires que les gars calmes et ennuyants qui n’ont jamais eu à évoluer parce qu’ils ont toujours été calmes et ennuyants.

 La partie compliquée, c’est de trouver ces filles. Et encore plus compliqué, trouver celles qui sont libres.
Oh, mais y’a pas de problème: Comment agit un soi-disant Bon Gars lorsqu’il trouve une fille qui l’intéresse et qu’elle est déjà en couple? Il l’approche en tant qu’ami en attendant qu’elle se rende compte qu’il vaut mieux que son conjoint actuel.  Et le cycle du bon gars incompris qui aime une fille qui l’ignore pour rester avec un salaud repart pour un autre tour. Donc, peu importe le temps qui passe, non, ça ne changera jamais rien à rien.

  Alors, jusqu’à ce que l’on trouve ces filles, je propose de faire un toast à tous les bons gars du monde. Vous savez qui vous êtes, et je sais à quel point vous êtes tannés d’entendre dire que vous êtes bons.
Se définir comme étant bon gars, mais être tanné de se faire dire qu’on est des bons gars. Se conduire en tant qu’ami seulement avec une fille, mais se plaindre que la fille ne nous voit seulement qu’en tant qu’ami. Manquer totalement de self-respect pour ensuite déplorer de ne pas être respecté. Se soumettre en esclave pour se plaindre d’être utilisé en esclave. C’est à ça que l’on reconnait les losers volontaires: Ils cherchent toujours les situations qui vont leur apporter l’échec et les raisons de se plaindre.

Cependant, la vraie réponse à cette question est : le monde a besoins de notre patience dans les salles d’essayage des magasins, il a besoins de votre porte toujours ouverte, de votre service d’escorte aux parties, de votre propension à être le «tetteux» pour un beau sourire. Pour toutes les choses folles, absurdes, démentes,… que vous tolérez. Pour toutes les situations où vous étiez l’héro sans nom, sans face,… Envers vous tout mon honneur, ma reconnaissance et ma gratitude. Vous jouez vraiment un rôle important dans notre société. Vos humbles et méritées revendications arriveront bientôt. D’ailleurs, j’oublie quelque chose : ces gars mérites tout le crédit.
La question, et surtout le problème, ne réside pas dans le fait que certaines filles ont besoin de ce genre de gars-là. C’est plutôt dans le fait que vous autres, les soi-disant Bons Gars, vous êtes à ce point-là volontaires pour aller occuper cette situation tout en sachant qu’elle est abusive et ingrate. Contrairement à vous, les gars normaux  regardent cette situation, se disent « Je vaux mieux que ça! »,  et ils ne s’y soumettent pas. Et contrairement à vous, ce sont eux, les gars normaux, qui se retrouvent avec les filles.  Il ne vous est jamais venu en tête qu’il pouvait y avoir un lien?

Ceci est pour tous les bon gars qui ont de la difficulté à trouver des petites amies, et qui finissent toujours blessés. Pour les bons gars qui, lorsqu’ils sont en amour, donnent tout ce qu’ils ont à leur petite amie et qui ne reçoivent rien en retour. Pour les bons gars qui n’ont jamais trouvés «la bonne».
Ce billet de blog est clair dans le fait que même s’il trouvait « la bonne » , ce n’est certainement pas avec une attitude comme celle-là qu’il pourrait la séduire. Alors forcément, oui, il aura toujours de la difficulté, sera toujours blessé, donnera tout et ne recevra rien en retour.

Je lève mon verre à tous les bons gars
… et je leur en balance le contenu sur la gueule, en espérant que cette douche froide puisse les réveiller une bonne fois pour toute.


En passant, pour ceux qui se demandent de quoi a l’air la personne qui a écrit Ode to the Nice Guys:

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Y’a liens là:

Je change les dialogues d’une page de l’album Astérix et Cléopâtre pour montrer ce qu’était probablement Le Premier soi-disant Bon Gars.
Pour changer d’attitude, il faut d’abord savoir où se situent nos erreurs. D’où mon Autopsie du Loser.
L’expérience personnelle m’a montré que pour séduire une fille qui nous a friendzoné, Il ne suffit pas que d’être gentil.
Ne croyez surtout pas aux Douze illusions fallacieuses qu’essayent de vous vendre les guides de séduction.
Ah, et si vous n’êtes pas un soi-disant bon gars mais que vous en connaissez, il se peut que vous compreniez de travers leurs revendications.  D’où La réputation injustifiée des soi-disant bons gars.

Du reste, voici tous les billets classés dans la catégorie Les Bons Gars.  Ils sont hélas automatiquement classés du plus récent au plus ancien.

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Vivre sa jalousie… Ou accorder sa confiance?

Avertissement habituel: Les sexes sont interchangeables dans les exemples donnés, c’est juste que je me base sur mon expérience en tant qu’homme ayant sorti avec des femmes, ce qui fait que gna gna gna gne gnu… Bon! Place à l’article:

Ça me décourage, parfois, de voir des gens devenir extrêmement méfiants envers leur nouveaux partenaires, juste parce qu’un de leurs ex les a un jour trahis. Parce que dans le fond, tout ce que ça fait, c’est prolonger inutilement un problème qui aurait dû disparaître en même temps que l’ex en question.

Perso, j’ai comme principe que si ma partenaire a à me tromper, elle va le faire, et ce que je lui fasse subir mes craintes ou non. Je lui accorde donc ma confiance dès le départ. Comme ça…

  • Si elle en est digne, tout va bien.
  • Si elle s’en montre indigne, ça finit là.
  • Et si elle en est indigne mais cache bien son jeu, je ne m’en rendrai jamais compte.

Alors qu’est-ce que ça changerait au bout du compte, que je m’en méfie ou non? Anyway, si je lui fais subir ma méfiance inutilement parce qu’elle est fidèle, la pression non-méritée que je lui met dessus va miner notre couple. Je causerais donc la rupture, ce qui serait idiot puisque je provoquerais moi-même la chose que je cherchais justement à éviter.

La seule façon garantie de ne jamais se faire tromper, c’est de ne prendre aucun risque, donc de rester célibataire toute sa vie. Il y a aussi l’option d’essayer de contrôler les allées et venues de l’autre 24/7.  Mais c’est non seulement impossible à faire, on n’a jamais vu quelqu’un connaître la paix d’esprit dans sa vie de couple de toujours se stresser à se faire du soucis avec ça.

Il existe deux genres de jalousies: La naturelle et la provoquée.

JALOUSIE 1: La Naturelle.  Le cliché est vrai que la source principale de la jalousie vient du manque de confiance en soi. C’est ce qui fait qu’à chaque fois qu’on se fait une amoureuse/amante/conjointe, non seulement on se sent comme si on n’a rien pour la garder, on se sent comme si on n’arriverait jamais à en trouver une autre si on perd celle-là. Donc, plus notre estime de soi est bas, plus on a peur, plus on est accro, et plus on a un désir de propriété sur la fille. À partir de là, la façon dont on va réagir va dépendre de notre personnalité:

  • Les agressifs accuseront sans preuves, seront violents verbalement et/ou physiquement.
  • Les passifs seront plus stratégiques, commençant d’abord par fouiller partout, inspectant le moindre détail, à la recherche de preuves de cocufiage planifié ou non, passé, présent ou futur, afin d’avoir une bonne raison de la confronter. Ils seront méfiants, sournois, agissant dans l’ombre, seront cyniques, manipulateurs, s,exprimeront en sous-entendus, tenteront d’isoler la fille, etc.

Il arrive aussi qu’une personne, aussi jalouse que convaincue d’être éventuellement trompée, va être frustrée de ne jamais être capable de prendre l’autre en flagrant délit. Dans ce temps-là, histoire de tester l’autre, elle va provoquer elle-même la situation de cocufiage, allant jusqu’à les suggérer à son partenaire.

 

JALOUSIE 2: La provoquée. On a tendance à oublier que des fois, c’est l’attitude de la fille qui cause la jalousie. Attention; je ne dis pas que la fille est toujours celle qui provoque la jalousie chez son mec. Sauf que des fois, dans certains cas, oui, c’est elle qui fait exprès.

Plus jeune, j’étais un jaloux naturel. Par la suite, j’ai pris confiance en moi et plus jamais je n’ai ressenti de la jalousie. Pourtant, il m’est quand même arrivé à deux reprises de revivre les angoisses de ma période pré-estime de soi. Je ne comprenais pas pourquoi je faisais une telle rechute après avoir fait tant de progrès positif. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que c’était elles qui faisaient exprès pour faire naître ces sentiments négatifs en moi.

Mal influencées par leurs relations précédentes où elles étaient victimes de la jalousie de leurs ex, elles avaient développé le réflexe de croire que quand un gars n’est pas jaloux, c’est signe qu’il se fout d’elle, donc qu’il va la laisser tomber.

Parce que quand la majorité de tes ex excusent leurs abus envers toi en te répétant que jalousie = preuve d’amour, éventuellement tu développes le réflexe d’y croire afin de rendre ta situation moins misérable, ne serait-ce que dans ta tête. Sauf que quand un réflexe devient acquis dans une situation négative de couple, ça reste en toi, et ça risque de pourrir tes relations suivantes pendant longtemps.

Alors pour se rassurer que je l’aimais vraiment, elle faisait tout pour provoquer ma jalousie. Par exemple, en faisant exprès pour commenter tel ou tel gars positivement, en disant combien elle admirait profondément son talent musical, sa grandeur, sa minceur, sa musculature, son menton carré viril, sa job, son salaire, etc.  Et elle prenait bien soin de ne toujours les complimenter que sur des choses que je n’avais pas moi-même, ou bien que je serais incapable d’obtenir quoi que je fasse.

J’avais beau me dire qu’il n’y avait rien là, que si elle restait avec moi malgré tout ce qu’elle trouve mieux chez les autres, c’est signe qu’elle m’aime vraiment. Mais à la longue, à force de se faire sans cesse rappeler à quel point tant d’autres sont mieux que lui, un gars finit par se croire de plus en plus inadéquat à garder sa blonde.  Parce que voici ce que son attitude faisait en moi:

Plus elle allongeait la liste de ce qu’elle aimait chez les autres, donc plus elle allongeait la liste de ce qui manquait chez moi pour lui plaire.  Donc, plus elle allongeait ma liste de raisons de croire que je n’avais pas ce qu’il fallait pour la garder.  Donc, plus elle minait cette confiance en moi-même que j’avais si durement acquise au fil des années.  Donc , plus elle faisait de moi un gars soupçonneux et jaloux.  … Soit le genre de gars qu’étaient ses ex.  Et surtout le genre de gars que je ne voulais (plus) jamais (re)devenir.

Ne voulant pas revivre ce genre d’angoisses après avoir tant travaillé pour m’en débarrasser, et ne voulant surtout pas devenir comme ses ex, c’est moi qui a cassé. Ça lui a permis de crier haut et fort qu’elle avait raison à mon sujet, tout ce temps-là, de penser que je me foutais d’elle. Elle ne se rendait pas compte qu’au contraire, c’est elle-même qui a provoqué notre rupture.

Et pourquoi faisait-elle ça? Par manque de confiance en elle-même, évidemment. C’est la raison pourquoi quelqu’un ressent toujours le besoin que l’autre lui prouve son affection. Sauf que pendant que tu lui prouves à répétition l’amour que tu as pour elle, elle ne te donne jamais d’amour en retour, puisqu’elle est trop occupée à te soupçonner et à se méfier de toi.

Quand tu finis par t’apercevoir que non seulement tu es toujours soupçonné injustement de ne pas l’aimer, tu vois qu’en fait la seule personne dans le couple qui donne preuve d’affection à l’autre, c’est toi. Tu réalises alors qu’elle t’accuse et te punis sans cesse pour quelque chose qu’en réalité c’est elle qui te fais à toi. Ça t’enlève, avec raison, l’envie de poursuivre la relation.

J’ai observé et/ou vécu ce genre de situation assez souvent pour pouvoir affirmer que tant que l’on reste en couple avec une telle personne, on ne peut jamais la changer. Parce que tant qu’on reste avec, elle continue de croire que son petit jeu fonctionne.  Elle n’a donc aucune raison de le cesser.

Au pire, si tu y tiens vraiment, laisse-lui une dernière chance en lui donnant cet ultimatum clair et précis: « Chuis pas ton ex! C’est pas à moi de payer pour les vacheries que ton ex t’a fait. Si t’es pas capable de faire la différence entre moi et ton ex, ben moi aussi tu vas pouvoir parler de moi comme étant « ton ex ». J’ai pas de temps à perdre à subir quelque chose que je n’ai rien fait pour mériter. À prendre ou à laisser! »

Parce qu’il y a des moments dans la vie, et surtout dans la vie de couple, où la douceur, la patience et la compréhension n’ont pas leur place. Ceci en est un!

De la théorie à l’exemple concret

Si vous êtes un jour allé visiter le lien À propos de ce blog, vous savez que je ne suis ni psychologue ni travailleur social. Par conséquent, en l’absence de diplôme prouvant que je suis qualifié pour analyser le comportement social, je suis souvent obligé de trouver d’autres façons de faire la preuve de ma compétence dans le domaine.

Le hasard a voulu que tout récemment, un excellent exemple prouvant la véracité de mes dires s’est offerte à moi. Voici la chose dans son contexte:

Il y a quelques jours, j’ai mis un lien sur mon mur de Facebook vers mon billet intitulé Pourquoi Snober la St-Valentin?. J’ai été flatté de constater que le même jour, trois de mes amies FB ainsi qu’au moins une amie d’une de ces amies, ont partagé le lien sur leur propre mur de FB. J’ai cependant vite constaté un truc étrange : Autant les filles pouvaient aimer ce texte, autant les hommes n’avaient rien de bon à dire sur celui-ci.

Les plus remarquables de ces commentaires furent de cet individu qui ne se contente pas que d’être négatif :

C’est sûr que j’aurais pu continuer en lui répondant qu’il ment une seconde fois, puisque jamais il ne m’a demandé si j’étais payé mais bien combien je l’étais.  J’aurais pu exposer encore plus loin sa bullshit en pointant vers le fait que, puisque nous savons tous que FB ne paye personne pour les liens que l’on met dans nos comptes, le fait que je dise que je reçois moins que lui signifie que je reçois moins que rien. Donc, son affirmation comme quoi il a cru que je disais que Unfortunate Valentines Cards était payant, c’est un 3e mensonge aussi absurde que de mauvaise foi.  Mais voila, contrairement à lui, je ne considère pas que le mur FB d’une amie soit une place appropriée pour démolir l’un des amis de la fille en question.

De toutes façons, il n’y a que deux raisons pourquoi il pourrait prétendre croire sincèrement aux mensonges qu’il affirme: Hypocrisie ou stupidité. Dans un cas comme dans l’autre, poursuivre cette discussion avec une personne de ce genre-là, ce serait une inutile perte de temps.

Le lendemain de cet échange entre cet individu et moi, notre amie commune m’a demandé si ses commentaires m’avaient fâché. La réponse est non.  Et c’est normal: Cet homme est la preuve vivante de la véracité du contenu de Mes Prétentions de Sagesse. Ses phrases, son comportement, sa personnalité, ce sont tous des clichés qui démontrent clairement la pertinence de bon nombre de textes que j’ai écrit ici il y a des mois et des années.

Voyez plutôt:

Le comportement : Accuser d’être sur la défensive la personne qui répond à nos attaques.
Sa phrase : «hahaha pourquoi t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles , en avril 2009.
Extrait : «LOL t’es donc ben sur la défensive.»
Également dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire «Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010
Extrait : « Un autre va répondre: J’te trouve pas mal sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif. »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009
Extrait : L’HypoCritique : Cette personne va se permettre de descendre les autres pour quelque chose qu’elle fait elle-même. Elle commence par faire des critiques rabaissantes. Lorsque la personne visée par ces critiques ose lui répondre, même avec calme et politesse, l’HypoCritique va devenir susceptible et se mettre sur la défensive en lui répliquant hypocritement : « Hostie que t’es sur la défensive et/ou susceptible. » C’est ça l’avantage d’être attaqué par une personne HypoCritique: Tout ce dont elle t’accuse après ta première réponse s’applique d’abord à elle-même.

Le comportement : Formuler ses questions de façon à ce que ce soit des accusations déguisées.
Ses phrases : « combien Unfortunate Valentines Card payent par clic? » , »belle tentative de changer le focus » , « t’es payé au clic? Ou au nombre de fois ou ta page est chargée (donc leur lien potentiellement exposé)? Ou est-ce un prix fixe pour simplement mettre le lien sur la page? »
Déjà dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010.
Extrait : « Un autre va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour lui faire de la pub? »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009.
Extrait : « L’AccusEnfoiré : Ça, c’est celui qui, après t’avoir lu, va toujours tordre ton message précédent de façon à te prêter des intentions malveillantes ou sans rapport, dans le but de t’humilier. Il le fait généralement en te lançant une accusation déguisée en question ou en commentaire. […] Il se fout pas mal que ses accusations soient souvent trop ridicules ou mensongères pour être crédibles. Normal: Puisqu’il cherche avant tout à entacher la réputation d’autrui, il n’a que faire de la vérité. »

Le comportement : Attaquer la personne au lieu de l’argument car il est incapable de trouver un contre-argument pertinent.
Sa phrase : « t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Ma Philosophie , mai 2010.
Extrait : « Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.»

Le comportement : Rire dans une tentative de rendre le sujet et/ou l’interlocuteur ridicule, afin d’éviter de devoir reconnaître qu’il a tort.
Ses phrases : « Hahaha, pourquoi… » , « Hahaha, belle tentative de… »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles en avril 2009.
Extrait : «HAHAHAHAHA, (afin de tourner le sujet au ridicule, après que l’on ait prouvé que tu as tort) »
Également dénoncé dans : Ma Philosophie (3) , janvier 2011.
Extrait : « Lorsque le sot ne peut trouver d’arguments valides pour répondre à un sujet, il essayer de cacher son incapacité en tournant le sujet au ridicule. »

Le comportement : Mentir sur un fait (pourtant vérifiable), car il a zéro argument pour appuyer ses dires.
Ses phrases : « un site sponsorisé par des entités qui font de la business basée sur cette fête »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : Quand il a envie de démolir quelqu’un, il n’a pas besoin de trouver de bonnes raisons pour le faire. Il est assez grand pour se les créer lui-même: Interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. »

Et dans le même ordre d’idées:

Le comportement : Se défendre et/ou répliquer avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges.
Sa phrase : « je voulais juste savoir si c’était un site sponsorisé ou pas, mais tu as répondu « que c’est un peu moins payant que… », donc j’en ai conclu que c’était sponsorisé! »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : […] Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. Parce que peu importe ce que vous allez dire pour vous défendre, il répliquera toujours avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. »

Donc, fâché? Moi? Que nenni! Je suis, au contraire, sincèrement reconnaissant de cette opportunité qu’il m’a donné de pouvoir démontrer la crédibilité de mes textes.

Pourquoi tant de haine?
Il faut reconnaitre un truc : Susciter autant de sentiment négatif avec un texte pro-St-Valentin, c’est assez paradoxal. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je vis ce genre de chose ou bien que j’y assiste. L’expérience m’a démontré qu’il y a quatre raisons possibles qui poussent les hommes à devenir haineux envers quelque choses que les femmes apprécient.

RAISON POSSIBLE 1 : Prendre le sujet personnel
Soyons francs, il n’y a qu’une seule raison logique pourquoi un texte qui dénonce la bullshit des arguments anti-St-Valentin puisse déplaire à quelqu’un : Il faut qu’il s’y soit reconnu en tant qu’utilisateur d’arguments bullshit anti-St-Valentin. Or, personne n’aime apprendre qu’il a un comportement tellement cliché et prévisible que l’on puisse le décrire sans même l’avoir jamais rencontré. Et personne n’apprécie non plus de se faire montrer que ses arguments ne tiennent pas la route. Il se sent donc personnellement attaqué, bien que ce soit un sentiment idiot puisque l’auteur de ce texte ne le connaît même pas et n’a jamais entendu parler de lui.

RAISON POSSIBLE 2 : Besoin de se justifier
Que ce soit une ignorance sincère ou bien une tentative hypocrite de discréditer l’auteur, le gars insiste pour colporter trois idées dans son message:

  1. Il croit inconcevable qu’un homme puisse vraiment aimer la St-Valentin.
  2. Tous les hommes pensent comme lui.
  3. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs.

C’est ce dernier point qu’il a cherché à démontrer, en essayant de faire accroire mensongèrement que j’avais une motivation cachée: l’argent.

Il faut comprendre que le gars est obligé d’essayer de me discréditer. Il n’a pas le choix: Parce que s’il reconnaît publiquement qu’un homme puisse sincèrement et sans arrière pensées apprécier la St-Valentin , alors il n’a plus d’excuse pour se justifier de son propre comportement cliché anti-St-Valentin. Il a donc tout intérêt à essayer de convaincre les autres des trois points ci-haut.

RAISON POSSIBLE 3 : La jalousie
Il y a trois ans, dans un ancien blog MSN qui aujourd’hui n’existe plus, j’avais raconté comment une de mes ex avait tout  fait pour saboter la majorité des aspects de ma vie, et comment jamais je n’avais eu de cesse de mettre de l’effort pour m’en tirer, jusqu’à avoir enfin trouvé la solution à tous mes problèmes. Le but était de démontrer qu’avec de la détermination et du courage, on peut arriver à se tirer de la majorité des coups durs.

Quelques semaines plus tard, j’ai constaté qu’un lien vers ce billet de blog avait été mis sur un forum que je ne connaissais pas.  Il s’agissait d’un forum créé par et pour les escortes de Montréal ainsi que leurs clients. Ces filles avaient de la compassion pour moi. Les hommes, au contraire, ne faisaient que me blaster en ayant recours aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

Bon, je vais tomber dans la généralisation ici, mais c’est bien connu qu’en général, pour être poussée à la prostitution, une femme n’a pas eu une vie facile, et a même souvent eu affaire avec les abus conjugaux. Par conséquent, il était logique qu’en quelque part elles se reconnaissent dans mon histoire, et que mon combat pour réussir à m’en tirer, autrement que via le marché du sexe, puisse leur être inspirante.

Et de l’autre côté, il y avait les hommes. Leurs clients.  Ceux qui mettaient beaucoup d’effort à me descendre aux yeux de ces femmes. Je n’ai pas eu à chercher loin la logique derrière ce comportement : À la base, il s’agit d’hommes qui ont besoin de payer s’ils veulent avoir l’attention de ces femmes. Moi, pour avoir l’attention et la compassion de celles-ci, je n’ai pas eu à débourser un sou. J’ai juste eu à être moi-même. Pas étonnant que ces hommes le prenaient mal.

Prostitution en moins, la situation est similaire ici: Ces amies FB sont jolies et populaires. Beaucoup d’hommes font maints efforts dans l’espoir d’attirer leur attention. Moi, je n’ai même pas essayé. J’ai juste écrit un billet sans rapport avec elles sur mon blog.  Elles ont mis un lien vers ce billet en le commentant positivement. Voyant qu’elles semblent m’apprécier, ou du moins apprécier mon travail, ces hommes paniquent et cherchent à tout prix à me faire baisser dans l’estime de ces filles. Mais puisqu’ils n’ont aucun argument valide pour le faire, ils sont obligés d’avoir recours, comme je le dis plus haut, aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

RAISON POSSIBLE 4 : C’est dans sa personnalité.
Des fois, c’est inutile de chercher plus loin. Parce que si la personne ne tombe dans aucune des trois catégories précédentes pouvant expliquer son attitude haineuse, alors ça veut automatiquement dire qu’elle tombe dans celle-ci : Les gens méprisants dont la nature profonde font qu’ils ressentent toujours le besoin de rabaisser les autres.

CONCLUSION: La haine rend con.
Parce que quand une fille démontre aimer quelque chose, le fait d’attaquer cette chose, c’est attaquer les goûts et les préférences de cette fille. C’est donc l’attaquer elle. Il faut vraiment être un con pour penser qu’agir ainsi, ça va contribuer à vous rapprocher.

Ce billet… Vengeance personnelle de ma part? vacherie gratuite? Meuh non!
Il y a quelques temps de ça, dans un billet intitulé Le Complexe de Super-HOT-ité, j’explique que la raison pourquoi je me suis mis à l’entraînement est pour démontrer que mes théories sur l’amélioration de soi ne sont pas que du vent, et qu’avec du courage, de la détermination et de la discipline, on peut atteindre le but que l’on s’est fixé, pour peu que celui-ci soit réaliste.

C’est le même principe ici. Le but de ce billet de blog n’est nullement motivé par un désir de vengeance personnelle contre cette personne que je ne connais même pas. Si j’en parle, c’est juste pour vous démontrer que oui, ces comportements que je dénonce  ici depuis avril 2009 sont bien réels, et que oui, les gens qui agissent ainsi existent vraiment.

C’est juste que les occasions de prouver mes théories avec un exemple aussi concret que celui-là sont rares. Je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.

Être mis au congélateur

Laissez-moi vous parler un peu de Rock. Non pas le genre de musique, mais plutôt un gars qui porte ce prénom.

Rock pouvait être chiant des fois. Ah, c’est sûr, c’était un bien bon gars, gentil, jovial et tout. Je m’entendais très bien avec et jamais il n’y a eu le moindre accrochage entre nous. Mais voilà : Quand on sortait dans un bar en groupe et qu’il y avait une table de billard dans la place, on y jouait. Et quand on y jouait, Rock nous massacrait tous.

C’est que Rock était un champion du billard. Aussi champion qu’on puisse l’être sans être un joueur professionnel. Le truc qui était chiant n’était pas le fait qu’il gagnait tout le temps. Son talent, il l’avait mérité à force de pratique. Il n’y avait donc aucun sens d’injustice ni de jalousie d’impliqué. Non, le problème, c’était une technique qu’il utilisait. Chaque fois qu’il avait une boule à lui arrêtée devant un trou, il la laissait là et portait son attention sur ses autres boules. Lors d’une partie que je disputais contre lui, trois des six trous étaient ainsi bloquées par ses boules.

MOI : Ben là, fuck, come on, t’en a trois faciles. Qu’est-ce t’attends pour les rentrer?
LUI : Stratégie, mon chum! Ces trois boules-là, c’est des choses sures. Je l’sais que je peux les rentrer quand je veux. Alors, en attendant, je les met au congélateur pis je m’essaye avec les autres. Quand j’aurai pu l’choix parce que j’en aurai pu d’autres à jouer, alors m’as les sortir du congélateur pis les jouer.

Puis, avec un petit sourire, il conclut avec le côté chiant de sa stratégie :

LUI : Sans compter que ça t’empêche à toi de jouer ces trous-là. Ça te cause un handicap supplémentaire.

Ça m’a pris quelques années avant de faire le lien entre cette stratégie et une situation que vivent beaucoup de gens, peu importe leur sexe ou leur orientation sexuelle : Être mis au congélateur. Ça ne m’est personnellement jamais arrivé, mais j’ai vu ça assez souvent chez d’autres personnes pour savoir que la situation existe. Pour vous expliquer, je vais prendre comme exemple une relation entre un gars et une fille. Et puis tiens, histoire de faire changement un peu, c’est au gars que je vais donner le mauvais rôle cette fois-ci.

Il existe trois situations dans laquelle on peut se faire mettre au congélateur:

SITUATION 1 : La fille est amoureuse du gars. Elle est plus ou moins timide. Pas trop, ce qui lui permet de lui faire savoir clairement qu’elle le veut. Mais juste assez pour ne pas lui mettre de pression avec ça. Parce que la dernière chose qu’elle veut, c’est de faire en sorte de lui tomber sur les nerfs, ce qui réduirait ses chance d’être un jour avec lui.

Le gars, de son côté, est flatté de savoir qu’il plaît à la fille. La fille lui plaît aussi, mais quand même moins que plusieurs autres. Alors en sachant d’avance que cette fille est une chose sure, il la met au congélateur.

Pendant des mois, sinon des années, la fille voit le gars passer d’une relation à l’autre. À chaque fois qu’il est célibataire, elle voit sa chance arriver. Elle se prépare mentalement, repasse mille fois les détails de sa stratégie de peur de rater son coup, et quand elle se décide enfin à foncer: Trop tard, il a déjà commencé une nouvelle relation. La fille attend donc patiemment la prochaine période de célibat du gars pour s’essayer de nouveau.

De son côté, le gars se permet de s’essayer sur le genre de filles qui l’intéressent vraiment. Il ne craint pas l’échec, puisque la fille qu’il garde au congélateur lui garantit qu’elle sera toujours là en cas de besoin. Il ne se retrouvera donc jamais seul à 100%, même en cas d’échec. C’est le principe de la chasse : Le chasseur ne se garde de la viande au congélateur que pour le jour où il n’arrivera plus à en ramener à la maison. Il ne la consommera alors que parce qu’il n’a plus le choix. Parce que c’est mieux que rien.

Cette première situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :

  • Il finit par sortir la fille du congélateur et accepte enfin d’être en couple avec elle lorsqu’il a fini par épuiser toutes ses ressources et que plus personne d’autre ne veut de lui.
  • Il laissera la fille dans le congélateur pour toujours, puisqu’il a réussi à trouver l’amour véritable et la relation à long terme avec une fille qui lui plaît vraiment.
  • Ou pire encore : Il sort la fille du congélateur après avoir passé toutes les autres, sort avec elle, constate que finalement il aurait encore une chance ailleurs, casse avec, et la remet au congélateur.

SITUATION 2 : Même chose que la précédente, sauf qu’ici la fille ne l’intéresse vraiment pas. Au lieu de lui dire franchement et clairement, il la laisse se faire des espoirs. Lorsqu’il est célibataire, il lui donne des excuses comme quoi il n’est pas prêt pour l’instant à se lancer dans une nouvelle relation. Sauf que, quel hasard incroyable, à chaque fois qu’il devient soudainement prêt, c’est toujours une autre qui se trouve au bon endroit au bon moment pour en profiter.

Le gars peut avoir plusieurs raisons pour agir ainsi envers la fille, et aucune n’est vraiment gratifiante. Ça peut être parce que son Ego a besoin de se sentir désiré, même quand c’est par quelqu’un qui ne lui plaît pas. Ça peut être parce qu’il considère que cette fille-là pourrait encore être acceptable en dernier recours. Mais voilà : Il n’est pas encore à son dernier recours. Ça peut être parce qu’il sait que la fille le veut tellement qu’elle va sauter sur chaque opportunité qu’elle aura d’essayer de l’avoir, ne serait-ce qu’en lui montrant quelle bonne baise elle peut être. La fille peut donc l’attendre ainsi pendant des mois, des années, voire des décennies.

Cette seconde situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons:

  • Il ne sortira jamais la fille du congélateur.
  • Il ne la sortira qu’à certaines conditions, l’une d’elle étant que leur relation doit rester secrète. Et ce ne sera jamais une relation sérieuse. Tout au plus sexuelle.

SITUATION 3 : Ici, la relation a commencé sans d’abord passer par l’étape de la congélation. Sauf que, après avoir commencé à sortir avec elle, le gars constate qu’il pourrait avoir des chances avec une autre qui correspond mieux avec ses désirs. Il casse donc avec la fille en prétendant l’excuse bullshit classique comme quoi il a besoin de réfléchir à leur relation, ainsi que une séparation momentanée ne peut que leur faire du bien. Il la met donc au congélateur, histoire de pouvoir profiter de sa liberté sans qu’elle puisse faire pareil de son bord.

Cette troisième situation peut se conclure de l’une ou l’autre de ces façons :

  • Il ne sortira jamais la fille du congélateur parce qu’il aura trouvé mieux ailleurs en permanence.
  • Il va la ressortir car ça n’a pas marché avec l’autre. Ça fait qu’en un sens, il n’a pas menti : S’il dit avoir besoin de réfléchir, c’est afin de savoir s’il doit se résigner à se contenter de la fille ou bien s’il est capable d’avoir celle qu’il désire vraiment. Et là où la séparation momentanée ne peut que leur faire du bien, c’est que s’il voit par expérience qu’aucune autre ne veut de lui, alors il va se résigner à la fille et ne perdra plus de temps à espérer trouver mieux ailleurs.

Ce que les gens mis au congélateur oublient trop souvent, c’est qu’ils ne sont pas obligés de laisser l’autre mettre leurs vies en suspens. Ils ont tous la capacité d’en sortir afin d’aller chercher ailleurs la chaleur que jamais ne leur donnera celui ou celle qui les y a enfermés.

Hélas, les gens qui acceptent de se laisser mettre au congélateur en toute connaissance de cause se justifient souvent en disant qu’ils n’ont pas à avoir honte de la situation. En fait, ils en sont même fiers. Parce qu’en agissant ainsi, ils ne font que prouver que leur amour pour l’autre est véritable et à l’épreuve de tout. Ils vivent dans l’espoir que l’autre finisse par s’en rendre compte. Ils récolteront alors enfin l’amour et le respect auquel ils ont droit.

Le problème, c’est que tu passes ta vie à vouer un amour véritable à une personne qui se fout de toi, ou bien qui te fais passer en dernier parce qu’elle considère que tu es tout juste mieux que rien. Et ça, tu le sais très bien.

Comment peux-tu espérer quand tu es aussi désespéré?
Comment peux-tu être aimé quand tu n’as aucun amour-propre?
Comment peux-tu être respecté si tu a zéro respect pour toi-même?
Comment peux-tu être fier de n’avoir aucune fierté?

Sans compter qu’être au congélateur, ça t’empêche d’avoir des relations avec les autres. Ce qui, comme disait Rock, te cause un handicap supplémentaire.

L’altruisme égocentrique

Altruisme: Qui se consacre aux autres.
Égocentrisme: Qui se consacre à soi-même.
Altruisme égocentrique: Prétendre se consacrer autres, mais en réalité ne se consacrer qu’à soi-même.

Je ne parle pas des gens qui, malgré des motifs d’orgueil, rendent quand même véritablement service aux autres. Non, je parle plutôt de… Comment dirais-je?  Tenez, voici trois anecdotes réelles qui vont mieux montrer de quoi je parle :

ANECDOTE 1 : Le graphiste trop bien pour son client
Il y a quelques années, un ancien collègue de travail avait été engagé pour compléter un storyboard pour une agence de pub. Son travail consistait à continuer et terminer les illustrations en reproduisant le style du dessinateur précédent. Boulot simple, classique, typique de ce milieu de travail.

Mais voilà, en voyant les dessins de son prédécesseur, il a refusé de continuer un tel travail de marde qui ne lui permettrait pas de montrer à l’agence de pub ce qu’il était capable de faire, disait-il.  Alors, afin de leur donner la meilleure qualité de travail possible, il a complété la chose dans son style à lui.

Il a été remercié de ses services (se faire renvoyer, belle façon de dire merci) et a passé les semaines suivantes à se plaindre comme quoi les dirigeants de l’agence de pub n’étaient que des cons incapable d’apprécier l’effort et le talent.

ANECDOTE 2: La programmeuse qui sait mieux que le prof
Celle-là date de quand j’étais étudiant à l’École Nationale de l’Humour, programme Auteur. Pour notre cours Humour et Nouveaux Médias, il fallait créer une page web humoristique. Mon plan avait été lu, corrigé et approuvé par notre professeur. Il ne me restait plus qu’à faire la chose pour pouvoir la présenter comme travail de fin de session. En l’apprenant, une de mes amies insiste pour s’occuper de programmer la page web.  Cette reproduction de mémoire de notre conversation MSN résume bien le reste:

ELLE: Tu as choisi exactement les couleurs que je n’utiliserais jamais. Quant aux photos de la bannière, c’est vraiment à chier.
MOI: C’est pour une page d’humour.
ELLE: On s’en fiche. Personne ne va vouloir aller sur une page aussi laide.
MOI: Mais il faut qu’elle ait l’air de ça. Ça fitte avec le thème.
ELLE: Il y a moyen de faire une page d’humour sans qu’elle ait l’air aussi scrap.
MOI: C’est ce que le prof veut.
ELLE: T’auras vraiment pas une bonne note si tu lui remets cette merde.
MOI: Regarde: Notre prof nous a expliqué que la page web doit être un reflet de son sujet. Il nous a montré comme exemple la page promotionnelle du film de Borat. Puisque Borat est un crétin et un ignorant, le site du film ressemble aux pages personnelles de débutants que les gens faisaient sur Geocities et Angelfire à la fin des années 90: Mauvais montage, fond blanc, lettrage en couleurs fluos agressantes pour l’oeil, gifs animés cheap… Tu penses bien que Hollywood possède la technologie et le budget pour lui faire une page full high-tech. Sauf que c’est pas une question de technologie ni de budget. C’en est une de respecter le thème de ton sujet.

Devant une explication aussi complète, elle ne peut que comprendre pourquoi la page doit être faite selon mon plan, plan qui a été approuvé par le prof. Sa réponse:

ELLE: T’es pas Borat!

J’en fus quitte pour m’arranger tout seul en créant sur Photoshop de fausses captures d’écran de page web que j’ai présenté en classe, et endurer une coupl’ de semaines de bouderies de mon amie qui prenait mal le fait que je l’avais empêché de montrer ce qu’elle était capable de faire.

ANECDOTE 3 : Les Dents de l’Amère
Petit trip nostalgique (?) vers mes dernières années de célibat. J’étais au lit avec cette fille rencontrée le jour-même après quelques semaines de jasette sur le net. Elle utilisait ses dents pendant la fellation. Bon, chacun ses trips, c’est juste pas le mien, voilà tout. En plus, elle insistait pour me mettre une forte pression sous le scrotum avec ses doigts, ce qui était franchement inconfortable.  Je lui suggère donc de rétracter la dentition un ti-peu et de cesser de me presser le sous-sac, ça ne me fera que mieux apprécier sa job de siphonnage phallique.

Elle se retourne, insultée, et me dit:  « Heille! Je l’sais, moé, c’est quoi que les gars aiment qu’on leur fassent! » … Et elle se remet aussitôt à l’ouvrage en ne changeant pas sa technique le moins du monde.

Sous le choc, il a bien fallu que je me rende à l’évidence: Elle est tellement convaincue de savoir mieux que moi ce que j’aime que toute suggestion qui en déroge va m’exposer à sa rage. Il a donc fallu que je me ferme les yeux et que je fantasme très fort sur des scènes imaginaires particulièrement full-cochonne pour pouvoir conclure.

Dans les trois cas, ces personnes avaient toutes un point en commun : Elles tenaient mordicus à montrer ce qu’elles étaient capable de faire. Le graphiste voulait montrer qu’il était capable de faire bien mieux que des dessins simplets. La programmeuse  voulait montrer qu’elle était capable de faire une page web ultra-technique en alliant 1000 options sophistiquées à un graphisme full design. La partenaire sexuelle tenait à démontrer qu’elle valait mieux que la moyenne des femmes au lit.

Malheureusement, dans les trois cas, la seule chose que ces personnes ont réussi à montrer, c’est qu’elles n’étaient pas capable de faire ce qu’on leur demande.

Être à l’écoute des gens, ça ne signifie pas se taire quand on voit que l’autre a pris une décision idiote.  Ça ne signifie pas non plus lui imposer son point de vue. C’est l’écouter, dans le doute lui poser des questions et/ou offrir autre chose, et ensuite respecter sa décision finale. Et ça, ça vaut autant au travail que dans les relations interpersonnelles.


Et maintenant, quelques remerciements pour VRAIS services rendus:
Avec mon amie Stéphanie qui a décidé de tagger mes articles sur Digg et avec l’article à mon sujet sur The Guy Whisperer, j’me tape maintenant aux alentours de 100 visites uniques par jour. Ça bat les 4-à-17 que j’avais avant.. Merci à vous deux, ça me crinque pour de nouveaux articles, d’où celui d’aujourd’hui. Ça m’a aussi influencé à soigner ma présentation, ce qui fait que désormais (depuis hier, en fait) mes articles seront illustrés.