Undersize Me 1: Un simple test !

Il y a plus d’un an, ma mère m’a donné la photocopie du texte d’une supposée diète miracle. Je vous reproduis fidèlement la chose ci-dessous :


Diète de l’institut de cardiologie de Montréal
Perdez 10 livres en trois jours

Premier Jour
Déjeuner : ½ pamplemousse, 1 toast, 2 c. à table de beurre d’arachide.
Diner : ½ tasse de thon (dans l’eau), 1 toast, café ou thé (sans sucre, noir)
Souper : 2 tranches de viande (3 oz), 1 tasse de fêves, 1 tasse de bettrave, 1 petite pomme, ½ tasse de crème glacée.

Deuxième Jour
Déjeuner : 1 œuf, 1 toast, ½ banane
Diner : 1 tasse de fromage cottage, 5 biscuits soda.
Souper : 2 saucisses hot-dog, 1 tasse de brocoli, ½ tasse de carottes, ½ banane, ½ tasse de crème glacée.

Troisième Jour
Déjeuner : 5 biscuits soda, 1 tranche de fromage cheddar, 1 petite pomme
Diner : 1 œuf à la coque, 1 toast
Souper : 1 tasse de thon (dans l’eau), 1 tasse de bettraves, 1 tasse de choux-fleurs, ½ banane ou cantaloupe, ½ tasse de crème glacée

Direction
La diète doit être suivi à la lettre, la diète est basée sur le mélange chimique des ingrédients. Le tout a été prouvé. Ne variez pas ou encore ne changer pas les aliments mentionnés dans la diète. Le Sel et le poivre  peuvent être utilisés mais aucun autre assaisonnement en aucune autre quantité n’est indiqué, prendre une quantité raisonnable. La diète doit être suivie pendant trois jours à la fois. Durant les trois jours, vour perdrez 10 lbs. Après les trois jours de diète vous pouvez manger votre nourriture habituelle, mais en quantité normale.


À l’époque, j’ai cherché des extraits de cette diète sur Google.
À ma grande surprise, je n’ai rien trouvé du tout. Plutôt étrange. Ma mère m’a dit qu’elle avait appris, via le bouche-à-oreille de ceux qui se refilent ce texte, qu’il s’agirait d’une diète recommandée aux patients souffrant d’embonpoint quelques jours avant une chirurgie, histoire d’avoir à passer à travers moins de gras ou kek’chose du genre. Ça expliquerait pourquoi cette diète serait si secrète : D’abord, elle n’est pas destinée à un public bien portant. Ensuite, nous savons tous que quand les gens veulent obtenir un résultat, ils se foutent des recommandations et n’en font qu’à leur tête. Par conséquent, l’envie de prolonger la diète au-delà des trois jours recommandés peut être très tentante, surtout si elle fonctionne vraiment.

Oui, mais fonctionne t’elle vraiment?
Aucune idée. Je n’ai jamais été moi-même tenté de l’essayer, pour la simple et bonne raison que j’ai horreur des pamplemousses et des bettraves. J’ai donc mis cette feuille de côté dans mes paperasses, et je l’ai complètement oublié jusqu’à aujourd’hui en faisant le ménage dans un de mes tiroirs.

Comme vous le savez probablement, mon entraînement pour le marathon m’a fait perdre du poids.
Or, depuis environs trois semaines, j’ai atteint un plateau. Mon poids s’est stabilisé autour de 196 lbs et ne bouge plus. J’en suis donc arrivé à la conclusion qu’à ce point-ci, cette diète serait idéale pour moi. D’abord, avec mon entrainement et mes habitudes alimentaires santé, je ne risque pas de le reprendre. La preuve est  justement le fait que je suis stable. Ensuite, même si la diète en question n’est pas idéale pour la santé, (et radicale comme elle l’est, ça m’étonnerait) je ne crois pas que trois jours soient suffisants pour laisser des séquelles fâcheuses pour le corps. Il y a tout de même une raison pourquoi ils disent d’ensuite recommencer à manger votre nourriture habituelle, mais en quantité normale.

À tout hasard, j’ai cherché de nouveau la diète sur Google.
Cette fois çi, j’ai eu un résultat. Oui, UN, car je n’ai trouvé qu’une seule page qui en parle. Et comme il fallait s’y attendre, elle en parle en mal.

Ce texte qui date du 18 mai 2010 est signé Jonathan Fontaine, nutritionniste. Dans celui-ci, il nous explique d’abord que selon lui, jamais l’Institut de Cardiologie de Montréal ne proposerait une diète unique à tous ses patients, puisque chacune doit être adaptée selon l’individu. Jusque là, ça se tient.

Cependant, on voit vite que son dédain de cette diète n’est rien de plus qu’une opinion personnelle. Il n’y a qu’à lire avec quelle précaution il choisit ses mots. Son texte est parsemé d’expressions prudentes telles « qui semble », « je suis convaincu que », « [il] me semble » Bref, une opinion qui ne se base sur aucun fait.  Remarquez que je ne met pas ses compétences en doute. Cet homme est fort probablement un très bon nutritionniste. Par contre, il est un bien piètre prêcheur. La preuve, cet extrait de son article:

« Au final, cette diète farfelue apporte tout juste 1000 kilocalories par jour. Pas de doute que les gens perdent du poids. »

Voilà pourquoi je le qualifie de piètre prêcheur: En quoi est-ce que cette phrase est supposée décourager les gens à utiliser cette diète? Perdre du poids en avalant moins de calories, c’est justement ça, le but. Et lui, le nutritionniste, il vient d’affirmer que oui, ça marche. En fait, non seulement il affirme que la diète fonctionne vraiment, il n’apporte rien de concret pour appuyer le fait qu’il nous la décommande. Aucun argument à part du « qui semble »« je suis convaincu que », « [il] me semble ».

Si vous me lisez depuis assez longtemps, vous savez que je ne suis pas homme à me satisfaire d’une simple opinion qui ne repose sur rien de concret. Alors voici ce que je vais faire:

  • Aujourd’hui, vendredi le 18: Aller au marché d’alimentation chercher tous les éléments composant cette diète. Je préparerai ensuite les quantités recommandées.
  • Samedi le 19: Me peser au lever, puis suivre la diète du jour à la lettre.
  • Dimanche le 20: Suivre la diète du jour à la lettre.
  • Lundi le 21: Suivre la diète du jour à la lettre.
  • Mardi le 22: Me peser au lever, puis je reviens sur ce blog vous écrire un rapport complet, incluant photos de mon poids indiqué sur la balance avant la diète et après. Puis, tel que recommandé, je reviendrai ensuite à mon régime normal.
  • Mardi le 29, soit une semaine plus tard, je me pèserai de nouveau pour voir si le changement a tenu ou bien s’il n’était que temporaire.

Pourquoi se contenter de vivre dans le doute?
Les gens qui nous imposent leur point de vue tout en nous démontrant qu’ils ne s’agit que d’une opinion non-vérifiée, ça ne vaut rien au bout du compte. Dans onze jours, lorsque je reviendrai vous dire si cette diète fonctionne ou non, (et si oui elle fonctionne, si c’est à court ou long terme), vous serez assurés que moi, au moins, je saurai de quoi je parle.

Parce que la théorie, c’est bien. Mais la pratique, c’est mieux.

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Tous les billets de cette série:
Undersize Me 1: Un simple test !
Undersize Me 2 : la préparation
Undersize Me 3: Premier jour de diète
Undersize Me 4: Second jour de diète
Undersize Me 5: 3e (et dernier) jour de diète
Undersize Me 6: Finale
Undersize Me 7: Le post scriptum

Ma philosophie (5)

Parfois…

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous d’arrogance, ce n’est rien de plus qu’un refus justifié de se faire abaisser à un niveau plus bas que celui dans lequel nous méritons d’être.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de défensive, ce n’est rien de plus que le fait d’apporter des preuves comme quoi ils se trompent à notre sujet.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous d’impolitesse, ce n’est rien de plus que leur démontrer qu’ils mentent à notre sujet.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous d’impatience, ce n’est rien de plus que notre capacité de savoir saisir le moment.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous d’irréflexion, ce n’est rien de plus que de la spontanéité.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous d’indécision, ce n’est rien de plus que de prendre le temps de réfléchir adéquatement.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de frustration, ce n’est rien de plus que de cesser d’accepter les limites que l’on nous impose sans raisons valables.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de vanité, ce n’est rien de plus que la volonté de toujours se surpasser.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de colère, ce n’est rien de plus que de cesser d’accepter leurs abus.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de lâcheté, ce n’est rien de plus que d’avoir l’intelligence de constater que l’on met des efforts dans une cause perdue, l’humilité de reconnaître que l’on a eu tort de le faire, et la sagesse de cesser de perdre son temps.

Parfois, ce que les autres qualifient chez nous de défauts, ce n’est rien de plus que leurs propres travers qu’ils essayent hypocritement de nous coller dans l’espoir d’éviter que l’on voit trop vite que ce sont eux les premiers à les posséder.

Et parfois, ce que les autres qualifient chez nous de raisons pour nous apposer ces qualificatifs, ce n’est rien de plus qu’une tentative de nous manipuler en jouant sur notre sens du devoir, de la justice et de la responsabilité. Trois qualités dont ils sont dépourvus, comme le prouve leur statut de manipulateur.

13 semaines, l’entrainement militaire.

En automne 2008, lorsque je me suis renseigné pour m’enrôler dans les Forces Armées Canadiennes, j’ai appris que l’on commençait notre service par 13 semaines d’entraînement. Il se trouve que 13 semaines d’entraînement, c’est ce que je viens tout juste d’accomplir puisque lundi, hier, était le jour 1 de la semaine 14.

Voyons d’abord mon log d’exercice de ce dernier mois:


3 février
Je regarde dehors pis j’peux pas me retenir. Faut absolument que j’aille courir tantôt. M’as avoir d’la neige jusqu’aux cuisses pis ça va être full pénible. WAHOO!!!! 😀

3 février
J’ai pas couru. J’ai encore trop mal au pied, suite à l’application d’azote liquide sur ma verrue plantaire hier. Par contre, je me suis déplacé de chez moi à chez Stéphanie en marchant sur le terrain au bord de l’aqueduc. Après la tempête d’hier, ça signifie, selon les endroits, que j’avais de la neige parfois jusqu’aux tibias et parfois jusqu’aux cuisses. J’ai parcouru ce terrain non-stop pendant 40 minutes. Mes seules pauses: Les 3 rues que j’ai eu à traverser. Arrivé chez Stéphanie, j’ai eu à lui emprunter un chandail tellement le mien était mouillé. Bonne chose qu’on a à peu près le même tour de poitrine. 😉

Le retour? Même chemin, sauf que là ça m’a pris 50 minutes. J’ai mal aux cuisses, aux fessiers, au bas du dos, tout mon linge est mouillé bord en bord et dégage un arôme de fruit de mer défraichi. Mais au moins, je suis assuré que ma détermination m’a fait brûler au moins 17 calories.

11 février
On trouve la motivation là où elle est.

12 février
ENTRAINEMENT, dernier jour de la semaine 10.
POIDS: 197 lbs.
POIDS PERDU CETTE SEMAINE: 2 lbs.
POIDS PERDU TOTAL: 19 lbs.
Ces derniers jours, j’ai ressenti beaucoup de fatigue autant mentale que physique. Courir tout comme avancer dans la neige m’a épuisé très rapidement. J’ai été au 1/3 de ma performance d’il y a 2 semaines. Cependant, que je m’épuise lentement ou rapidement, le fait est que je m’épuise, que ça reste de l’entrainement, et que les résultats sont là.

Si je perds encore 3 lbs dans les 2 prochaines semaines, ça m’en fera 22 de perdues en 3 mois, soit exactement le même total dans les même temps de Défi Diète 2008. Sauf que cette fois-ci, ce sera par moi-même, sans entraineur privé, sans diététicienne et sans motivateur.

Petit détail: J’ai commencé Défi Diète en janvier 2008 avec 232 lbs pour finir à 208. J’ai commencé mon entrainement de marathon en décembre dernier avec 216 lbs. C’est pour ça que, malgré une perte similaire à date, mes résultats actuels sont meilleurs: Je pars de moins loin.

Tout l’monde trouve l’hiver long. Moi, je trouve que les 10 dernières semaines ont passées pas mal vite. C’est un autre avantage à s’entrainer.

Je suis très fier de mes accomplissements, parce que de toutes les activités physiques qui existent, la course a toujours été celles où j’ai été le plus mauvais,autant en vitesse qu’en résistance, et ce durant toute ma vie. C’est pour ça que j’ai choisi celle-là pour me remettre en forme. Ça me faisait échec depuis beaucoup trop longtemps.

14 février
Gaaah! Me is being full dead in the right now! (and it messes my English too) Je me suis poussé un petit peu trop fort ce soir. Mes jambes dégagent beaucoup de OUCH en ce moment.

16 février
Depuis 2 jours, j’ai monté la difficulté de mon entraînement de course en m’attachant des poids de 5lbs à chaque pied. Surprenant résultat: Mon poids fait 195 lbs ce matin (malgré un souper smoked meat + frites hier), donc 2 de moins que dimanche dernier, pour un total de 21 perdues en 10 semaines et demi.

17 février
Mon poids continue de descendre: 194 ce matin. Et ce n’est pas par privation alimentaire. Non, en fait, puisque les seuls poids-courroies que j’ai pèsent 5 lbs, j’ai modifié ma façon de les utiliser: Je les ai portées une coupl’ d’heures en faisant mes tâches du jour: Épicerie + 2 aller-retours à la buanderie. Et à chaque fois, je tenais mes sacs en mettant mes bras en L pour les faire travailler aussi.

Enfin, le soir venu, je me suis tapé une p’tite ronde de jogging (sans poids) dans lequel j’ai eu le plaisir de constater que je battais mes records précédents en longueur de segments courus et en rapidité de récupération. J’ai quand même arrêté au premier signe de douleur au genou gauche.

Des fois je me fais mal au gauche, des fois c’est au droit, donc je ne crois pas que l’un soit défectueux. Je suppose que plus je vais perdre de poids et plus la tâche va être aisée pour mes articulations.

18 février
Visite de Stéphanie, épicerie pour notre cuisine collective, on y va avec un panier-à-roues + 3 sacs, on les remplis au max. Jusque là, tout va bien.

Sur le chemin du retour, genre au 1/6e du parcours, une des roues du panier se désintègre. Y’a pas d’autre mots pour décrire ça . Rien d’autre à faire que d’abandonner le panier, prendre les sacs qui sont genre méga fucking lourds, moi qui a déjà mal partout à cause de mes exercices de la veille.

Comme si ça ne suffisait pas: avant de partir, j’avais eu l’idée full bright de m’attacher mes poids-straps de 5lbs à chaque pied, histoire de « faire un peu d’exercice pendant cette tâche routinière ». J’en voulais, de l’exercice, eh ben j’en ai eu, calvince.

21 février
ENTRAINEMENT, semaine 12, jour 1. Une bonne p’tite course, ça réchauffe et ça aide à apprécier le -15°C.

Aujourd’hui : test de résistance.
LIGNE ROUGE: Ce que j’étais capable de courir non-stop quand j’ai commencé, le 4 décembre dernier.
LIGNE MAUVE: Ce que je viens de courir non-stop.

J’ai passé de 200 mètres à plus de 2 Km ininterrompus. Ça signifie qu’en 11 semaines, j’ai multiplié mon endurance par 10. Maintenant, si je veux pouvoir parcourir les 42 Km du marathon, tout ce qu’il me reste à faire, c’est multiplier cette performance par 21. Une bagatelle.

22 février
La douleur devient pour moi un compagnon que j’apprends à apprécier de plus en plus. Je ne parle pas de douleurs morales, je suis immunisées à celles-là. Non, je parle de douleurs musculaires. Je parle de celle qui me dit que je fais un bon travail lorsque je m’exerce. Je parle de celle qui me dit que je ne le fais pas correctement.  Je parle de celle qui me dit quelles parties de mon corps a reçu l’exercice requis. Et je parle aussi celle des jointures, qui me murmure que c’est le temps pour moi de cesser, ce qui me sauve de blessures qui pourraient me ralentir plus longtemps. La douleur n’est plus une nuisance pour moi. C’est un mentor. Un guide. un ami.

23 février
Oubliez mon Ôde à la douleur d’hier: J’AI LA GRIPPE, CÂLIBOIRE!!! Douleur musculaire partout, y compris aux muscles non-travaillés, et aussi ceux des pieds, des mains et de la face. Impossible de parler sans tousser. Fatigue et somnolence omniprésentes. Migraine à tout casser. Sueurs froides. Et là je vais me faire couler un bain brûlant parce que je n’arrive pas à me réchauffer.

27 février
Bilan de ma semaine 12:

Dimanche: Couru 1,7 Km ininterrompus.
Lundi: Couru 2,2 Km ininterrompus.
Mardi: Mal partout et toux, que je considèrent comme des effet secondaires de la veille.
Mercredi: Ben non, c’t’une grosse grippe finalement.
Jeudi, vendredi, samedi: Grippe dont je me remet lentement.

Et mon poids a un ti-brin remonté. 198 lbs contre 194 y’a une semaine. Voila qui prouve définitivement que j’ai passé les 3 derniers mois de ma vie à faire des efforts pour rien et que…

euh… Non! En fait, ça prouve ceci: Par moi-même, j’ai réussi à diminuer mon poids de 18 lbs et multiplier mon endurance physique/cardio par 10. À l’époque de Défi Diète, j’avais perdu 22 lbs dans le même laps de temps. Sauf que ça m’avait pris une nutritionniste, une entraineuse privée, un motivateur, et ça avait juste multiplié mon endurance par 2, genre. Alors si les 3 derniers mois m’ont prouvé quelque chose, c’est que quand un projet ne dépend de rien ni personne d’autre que de soi-même, l’échec ne peut pas exister.

Allez, encore un p’tit 48 heures de repos pour m’assurer que je suis bien remis sur pied, et j’attaque Mars (le mois, pas la planète) au pas de course.

27 février
ENTRAINEMENT, Semaine 13, jour 1.

3 mars
Au début, quand je m’entrainais, je ne me blessais jamais. Normal, je m’épuisais avant. Maintenant que ma résistance cardio est multipliée par 12, mes courses sont toujours interrompues par des douleurs physiques causées par l’effort continu. Je me demande si j’y ai gagné au change.

7 mars
Woo-hoo! Une belle journée de grosse tempête. Et vous savez ce que je vais faire, par cette belle journée de grosse tempête? JE VAIS RESTER À L’INTÉRIEUR, BIEN AU CHAUD! Ben quoi? C’est pas comme si je ressentais toujours le besoin de prouver quelque chose.

7 mars.
4 Km de course non-stop. Finalement oui, j’avais quelque chose à me prouver.


Alors voilà le bilan: En 13 semaines d’exercices, j’ai multiplié mes capacités de course par 20 (de 200 mètres à 4 Km) et j’ai perdu 22 lbs (de 216 à 194 lbs). Je ne crois pas que j’aurais fait mieux avec un entrainement militaire.

Et si je passe mars et avril à me consacrer à l’entrainement musculaire lors des jours où je ne cours pas, je vais pouvoir remettre mon chandail de Superboy avec fierté.

Quand le hasard s’en mèle

Mardi dernier, mon amie Stéphanie et moi sommes allés à la bibliothèque municipale située non loin de chez elle afin de remettre nos livres qui avaient deux jours de retard. Pour s’y rendre, il faut prendre une rue au Nord, puis quatre rues à l’Ouest. mais voilà: Il neige et le vent qui vient du Nord nous arrive dans la face.

Pour éviter ce désagrément, je décide de prendre la ruelle vers l’Ouest, déduisant que l’étroitesse des ruelles va nous protéger du vent. Ça fonctionne. Nous marchons ainsi en traversant quelques rues. Puis, en voyant une ruelle perpendiculaire qui va vers le Nord, je décide de la prendre, sans aucune autre raison que « voir des arrières-cours recouvertes de neige ».

Après une centaine de mètres de marche, j’aperçois à mes pieds un petit bout de métal qui dépasse de la neige. Je m’arrête et le ramasse. C’est un téléphone cellulaire. Contrairement à moi, Stéphanie a eu plusieurs cells dans sa vie, et me dit que ce modèle est assez dispendieux.

Dans l’arrière-cour clôturée en bois devant laquelle nous nous sommes arrêtés, il y a un chien. Celui-ci se met à nous japper après. La porte patio s’ouvre et une madame engueule son chien, lui disant de se la fermer. À tout hasard, je demande à la madame si elle a perdu son cell.  Elle, non, mais son amie en visite chez elle, oui. En fait, elle ne s’en était même pas rendue compte avant que je le lui demande. Je le lui redonne sous une tonne de remerciements, comme quoi « sa vie est dans ce cell », tellement elle y a mis des trucs importants. En repartant, Stéphanie m’a expliqué que, de la façon dont les forfaits cellulaires fonctionnent, j’aurais aussi bien pu l’utiliser pour faire des appels obscènes à Tokyo, c’est la proprio qui se serait ramassée avec la facture. Pas étonnant qu’elle soit reconnaissante.

Nous vivons dans un monde où ça prend beaucoup d’efforts pour que tout se passe bien, mais que le moindre petit détail peut escalader en catastrophes et tout faire foirer. Pourtant, des fois, c’est comme si l’univers entier faisait tout pour t’empêcher de subir un malheur. Prenez, par exemple, la série d’événements suivante:

  • Pourquoi est-ce que j’ai perdu de vue la date de remise des livres de la bibliothèque, moi qui la suit scrupuleusement d’habitude?
  • Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il vente du Nord ce soir-là?
  • Et ce n’est pas comme si le vent était terrible. Il se supportait. Pourquoi ais-je décidé de prendre la ruelle?
  • Qu’est-ce qui m’a pris de bifurquer dans une ruelle perpendiculaire pour «voir des arrières-cours recouvertes de neige»?
  • Moi qui, tout le long, regardait les cours et les trois étages de balcons, pourquoi est-ce que j’ai regardé par terre à ce moment-là?
  • Pourquoi est-ce que ce petit morceau de métal dépassant de la neige, que je ne reconnaissait pas comme étant un cell, a attiré mon attention?
  • Quelles sont les chances que le chien soit dehors justement à ce moment-là?
  • Et qu’il soit indiscipliné pour japper après les passants?
  • Et que sa proprio soit justement là, de l’autre côté de la porte patio, au lieu d’être dans une autre pièce de la maison?
  • Et qu’elle soit du genre à sortir à -12°C pour engueuler son chien?
  • Et que j’ai eu la présence d’esprit de lui demander si c’était elle qui avait perdu le cell?

Ce que je viens de nommer, ce sont onze faits du hasard grâce auquel l’amie de la madame a pu récupérer son cell. Qu’un seul de ces événements ne se soit pas produit, la neige tombante l’aurait recouvert et elle ne l’aurait jamais retrouvé.

Des fois, le hasard fait tout pour t’empêcher de réussir. Et des fois, le hasard fait tout pour t’empêcher de perdre. Ce n’est pas le destin. Ce n’est pas une main divine. C’est le hasard, tout simplement. Je veux dire, pourquoi est-ce qu’une force divine enlignerait ses balances cosmiques juste pour quelque chose d’aussi insignifiant que de rendre son cell à une madame qui l’a perdu sans le savoir? C’est absurde!

Le problème, c’est que l’esprit humain n’aime pas les hasards. Il n’aime pas croire qu’une série d’événements randoms puisse se conclure par la défaite d’un projet qui avait tout pour réussir, ou bien la réussite de quelque chose qui avait tout pour échouer. Dans ce temps-là, les gens disent :
Ça devait arriver!
C’est le destin.
Il n’y a pas de hasards.
Ce n’était pas dû pour arriver.
Je n’étais juste pas prêt pour ça.

Cette façon de penser est l’une des plus dangereuse qui soit. Parce qu’à partir du moment où on commence à croire que l’univers s’enligne pour diriger notre destin, alors on relâche notre propre contrôle sur notre vie. Un contrôle que n’importe quel manipulateur se fera un grand plaisir de saisir afin de nous exploiter à sa guise, tout en prenant bien soin de renforcer en toi l’idée comme quoi On n’y peut rien, c’est le destin.

Il n’y a pas de destin. Il n’y a que les décisions que nous prenons, et ce que le hasard en fait.

Nature et Réalité -VS- Société et Morale

La réalité est rarement compatible avec nos attentes morales. La raison pourquoi je philosophe à ce sujet, c’est que j’ai souvent entendu deux choses en particulier au sujet du couple. Deux choses avec lesquels je n’ai jamais été d’accord.

AFFIRMATION 1: Il faut se réserver, se garder chaste et pur,  jusqu’à ce que l’on trouve La Bonne.
Je précise que je ne suis pas contre le principe lui-même. Au contraire, j’aime beaucoup l’idée comme quoi chacun de nous aurait une âme soeur quelque part que l’on finirait par trouver, être heureux avec cette personne et comblé sur tous les plans, maintenant et jusqu’à l’heure de notre mort, Amen.

Le problème, c’est que la réalité est toute autre. Qu’on le veuille ou non, il est très rare que l’on réussisse quelque chose à la perfection du premier coup parce que le hasard veut que l’on ait un talent naturel pour ça. Généralement, c’est l’expérience qui apporte le savoir-faire. C’est une règle qui vaut autant en amour que pour n’importe quels autres aspects de la vie. Ça peut sembler farfelu de comparer un couple avec un texte ou à un dessin, mais avouez que ceux qui sont capable d’obtenir le bon résultat au premier jet d’écriture ou au premier coup de crayon sont rares. la triste réalité est que ça prend souvent un brouillon.

Il y a des gens qui ont la maturité émotionnelle requise pour vivre ensemble, et ce dès leur tout premier couple. D’autres non! Par exemple, moi, je suis le premier chum de ma blonde. Elle n’avait pas besoin d’un brouillon. Moi, par contre, entre 15 et 32 ans, j’avais des attentes irréalistes dans le couple, et il m’a fallu plus d’une vingtaine de relations avant de comprendre, à force d’expérience. Si ma blonde actuelle, avec qui je suis depuis 11 ans ½, m’avait rencontré deux ou trois ans plus tôt, ça n’aurait pas pu marcher entre nous. J’aurais tout gâché. Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai entendu des gens des deux sexes dire « J’avais avec elle/lui la meilleure relation de ma vie, pis je l’ai gâchée parce que j’étais trop con/ne. Avoir su! » après que leurs relations suivantes se soient montrées très décevantes en comparaison. J’aurais été de ceux-là.

Sans oublier le plan sexuel. Ce n’est pas tout le monde qui sait d’instinct comment plaire à l’autre, et parfois à soi-même. La première fois est rarement aussi bonne que la 100e fois.

Personnellement, à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, les seules personnes que j’ai vu appliquer la règle de me réserver pour la bonne, c’était des hommes et non des femmes. J’en ai connu quatre. Et dans les quatre cas, ça s’est passé exactement de la même façon: Il se sont gardés vierges jusqu’à la mi-vingtaine, ont sorti avec une fille en croyant sincèrement que c’était la bonne, et la relation n’a même pas duré un an. Ils se sont donc privés, et ce absolument pour rien, de dix ans d’expériences de vie de couple. Des expériences qui auraient pu leur être bénéfique en les empêchant de commettre telles ou telles erreurs qui ont mis fin à leur relation avec cette âme soeur qu’ils avaient si longtemps attendus. C’est que pour certaines personnes, être dans une relation en attendant mieux, c’est un mal nécessaire.

Quand on s’empêche de travailler pendant dix ans parce que l’on attend d’avoir trouvé la job idéale parfaite pour nous, et qu’on finit enfin par la trouver, mais qu’on a zéro expérience de travail à mettre dans notre CV, les chances qu’on l’obtienne sont minces, et celles qu’on y passe notre vie sont inexistantes.

AFFIRMATION 2: Quand tu aimes vraiment la personne avec qui tu es en couple, tu ne commettras pas l’adultère en la trompant.
Là encore, j’aimerais beaucoup que ce soit vrai.  Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. C’est à cause du conflit entre l’instinct, l’éducation et les règles de la société.

L’instinct: Tu es un gars, tu vois une fille qui te plaît physiquement, alors ton physique réagit. Boïng! Pas de questions quant à savoir si vous êtes compatible, si ta maman va l’apprécier, si elle a les hanches assez solide pour te donner 2.7 enfants et si elle tient bien maison.

En fait, si le gars a déjà une blonde, le sujet de la compatibilité à la vie à deux est déjà couvert par sa conjointe. Par conséquent, il a encore moins besoin de se poser la question avec l’autre fille. C’est donc purement sexuel.

Nos instincts nous poussent vers la femelle la plus sexy ou vers le mâle le plus fort et dominateur. Normal, c’est dans nos gènes. La nature nous a programmé ainsi de façon à assurer la survie de la race.

L’éducation et les règles de la société, par contre, nous obligent à combattre ces instincts afin de mener une vie bien rangée. C’est normal aussi. Sans ces règles, la famille n’existerait pas et encore moins la civilisation. Hélas, qui dit bien rangé dit être plié aux règles et dit être limité, modéré, censuré, réprimé. Et voilà où il y a conflit, car l’être humain est aussi, de par sa nature, une créature éprise de liberté. Par conséquent, briser ces règles a sur lui un effet libérateur, enivrant, excitant. Et quel meilleur moyen de briser ces règles qui nous enchainent qu’en ayant une aventure purement sexuelle, puisque c’est à la fois notre besoin instinctif et naturel le plus puissant tout de suite après la survie, mais aussi celui le plus réprimé par la société!?

Mieux encore: Le fait de vivre une situation interdite et dangereuse, ça rehausse l’adrénaline, ça fait monter le niveau d’excitation, et l’on confonds ça avec de l’excitation sexuelle.  Full allumé, on oublie donc pour un temps notre chum gentil et romantique avec une bonne situation d’avenir dans sa firme de comptable, ou notre blonde qui n’a rien d’une top-modèle mais qui est sérieuse, travaillante et bonne avec les enfants, et on se lance dans un trip 100% sexe qui nous réconcilie avec notre côté instinctif, animal et naturel.

Et voilà pourquoi un si grand nombre de ceux qui cèdent à la tentation peuvent affirmer sincèrement n’en être pas moins toujours autant en amour avec la conjointe qu’ils ont trompé. Je n’approuve pas ce fait. Mais je suis bien obligé de reconnaître que c’est la réalité.

De la théorie à l’exemple concret

Si vous êtes un jour allé visiter le lien À propos de ce blog, vous savez que je ne suis ni psychologue ni travailleur social. Par conséquent, en l’absence de diplôme prouvant que je suis qualifié pour analyser le comportement social, je suis souvent obligé de trouver d’autres façons de faire la preuve de ma compétence dans le domaine.

Le hasard a voulu que tout récemment, un excellent exemple prouvant la véracité de mes dires s’est offerte à moi. Voici la chose dans son contexte:

Il y a quelques jours, j’ai mis un lien sur mon mur de Facebook vers mon billet intitulé Pourquoi Snober la St-Valentin?. J’ai été flatté de constater que le même jour, trois de mes amies FB ainsi qu’au moins une amie d’une de ces amies, ont partagé le lien sur leur propre mur de FB. J’ai cependant vite constaté un truc étrange : Autant les filles pouvaient aimer ce texte, autant les hommes n’avaient rien de bon à dire sur celui-ci.

Les plus remarquables de ces commentaires furent de cet individu qui ne se contente pas que d’être négatif :

C’est sûr que j’aurais pu continuer en lui répondant qu’il ment une seconde fois, puisque jamais il ne m’a demandé si j’étais payé mais bien combien je l’étais.  J’aurais pu exposer encore plus loin sa bullshit en pointant vers le fait que, puisque nous savons tous que FB ne paye personne pour les liens que l’on met dans nos comptes, le fait que je dise que je reçois moins que lui signifie que je reçois moins que rien. Donc, son affirmation comme quoi il a cru que je disais que Unfortunate Valentines Cards était payant, c’est un 3e mensonge aussi absurde que de mauvaise foi.  Mais voila, contrairement à lui, je ne considère pas que le mur FB d’une amie soit une place appropriée pour démolir l’un des amis de la fille en question.

De toutes façons, il n’y a que deux raisons pourquoi il pourrait prétendre croire sincèrement aux mensonges qu’il affirme: Hypocrisie ou stupidité. Dans un cas comme dans l’autre, poursuivre cette discussion avec une personne de ce genre-là, ce serait une inutile perte de temps.

Le lendemain de cet échange entre cet individu et moi, notre amie commune m’a demandé si ses commentaires m’avaient fâché. La réponse est non.  Et c’est normal: Cet homme est la preuve vivante de la véracité du contenu de Mes Prétentions de Sagesse. Ses phrases, son comportement, sa personnalité, ce sont tous des clichés qui démontrent clairement la pertinence de bon nombre de textes que j’ai écrit ici il y a des mois et des années.

Voyez plutôt:

Le comportement : Accuser d’être sur la défensive la personne qui répond à nos attaques.
Sa phrase : «hahaha pourquoi t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles , en avril 2009.
Extrait : «LOL t’es donc ben sur la défensive.»
Également dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire «Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010
Extrait : « Un autre va répondre: J’te trouve pas mal sur la défensive pour quelqu’un de supposément objectif. »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009
Extrait : L’HypoCritique : Cette personne va se permettre de descendre les autres pour quelque chose qu’elle fait elle-même. Elle commence par faire des critiques rabaissantes. Lorsque la personne visée par ces critiques ose lui répondre, même avec calme et politesse, l’HypoCritique va devenir susceptible et se mettre sur la défensive en lui répliquant hypocritement : « Hostie que t’es sur la défensive et/ou susceptible. » C’est ça l’avantage d’être attaqué par une personne HypoCritique: Tout ce dont elle t’accuse après ta première réponse s’applique d’abord à elle-même.

Le comportement : Formuler ses questions de façon à ce que ce soit des accusations déguisées.
Ses phrases : « combien Unfortunate Valentines Card payent par clic? » , »belle tentative de changer le focus » , « t’es payé au clic? Ou au nombre de fois ou ta page est chargée (donc leur lien potentiellement exposé)? Ou est-ce un prix fixe pour simplement mettre le lien sur la page? »
Déjà dénoncé dans : Si, dans un forum, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil«  , mars 2010.
Extrait : « Un autre va répondre: Combien est-ce que le soleil te paye pour lui faire de la pub? »
Également dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net , juin 2009.
Extrait : « L’AccusEnfoiré : Ça, c’est celui qui, après t’avoir lu, va toujours tordre ton message précédent de façon à te prêter des intentions malveillantes ou sans rapport, dans le but de t’humilier. Il le fait généralement en te lançant une accusation déguisée en question ou en commentaire. […] Il se fout pas mal que ses accusations soient souvent trop ridicules ou mensongères pour être crédibles. Normal: Puisqu’il cherche avant tout à entacher la réputation d’autrui, il n’a que faire de la vérité. »

Le comportement : Attaquer la personne au lieu de l’argument car il est incapable de trouver un contre-argument pertinent.
Sa phrase : « t’es autant sur la défensive »
Déjà dénoncé dans : Ma Philosophie , mai 2010.
Extrait : « Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.»

Le comportement : Rire dans une tentative de rendre le sujet et/ou l’interlocuteur ridicule, afin d’éviter de devoir reconnaître qu’il a tort.
Ses phrases : « Hahaha, pourquoi… » , « Hahaha, belle tentative de… »
Déjà dénoncé dans : Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles en avril 2009.
Extrait : «HAHAHAHAHA, (afin de tourner le sujet au ridicule, après que l’on ait prouvé que tu as tort) »
Également dénoncé dans : Ma Philosophie (3) , janvier 2011.
Extrait : « Lorsque le sot ne peut trouver d’arguments valides pour répondre à un sujet, il essayer de cacher son incapacité en tournant le sujet au ridicule. »

Le comportement : Mentir sur un fait (pourtant vérifiable), car il a zéro argument pour appuyer ses dires.
Ses phrases : « un site sponsorisé par des entités qui font de la business basée sur cette fête »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : Quand il a envie de démolir quelqu’un, il n’a pas besoin de trouver de bonnes raisons pour le faire. Il est assez grand pour se les créer lui-même: Interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. »

Et dans le même ordre d’idées:

Le comportement : Se défendre et/ou répliquer avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges.
Sa phrase : « je voulais juste savoir si c’était un site sponsorisé ou pas, mais tu as répondu « que c’est un peu moins payant que… », donc j’en ai conclu que c’était sponsorisé! »
Déjà dénoncé dans : Le genre de monde que l’on rencontre sur le net, juin 2009
Extrait : « L’ArguMenteur / L’ArguMenteuse : […] Autant il est facile de démontrer que les attaques de l’ArguMenteur ne reposent sur rien de véridique, autant c’est une perte de temps de le faire plus d’une fois. Parce que peu importe ce que vous allez dire pour vous défendre, il répliquera toujours avec d’autres interprétations biaisées de gestes et paroles de sa cible, exagérations, fabulations, déformation des faits, et autres mensonges. »

Donc, fâché? Moi? Que nenni! Je suis, au contraire, sincèrement reconnaissant de cette opportunité qu’il m’a donné de pouvoir démontrer la crédibilité de mes textes.

Pourquoi tant de haine?
Il faut reconnaitre un truc : Susciter autant de sentiment négatif avec un texte pro-St-Valentin, c’est assez paradoxal. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je vis ce genre de chose ou bien que j’y assiste. L’expérience m’a démontré qu’il y a quatre raisons possibles qui poussent les hommes à devenir haineux envers quelque choses que les femmes apprécient.

RAISON POSSIBLE 1 : Prendre le sujet personnel
Soyons francs, il n’y a qu’une seule raison logique pourquoi un texte qui dénonce la bullshit des arguments anti-St-Valentin puisse déplaire à quelqu’un : Il faut qu’il s’y soit reconnu en tant qu’utilisateur d’arguments bullshit anti-St-Valentin. Or, personne n’aime apprendre qu’il a un comportement tellement cliché et prévisible que l’on puisse le décrire sans même l’avoir jamais rencontré. Et personne n’apprécie non plus de se faire montrer que ses arguments ne tiennent pas la route. Il se sent donc personnellement attaqué, bien que ce soit un sentiment idiot puisque l’auteur de ce texte ne le connaît même pas et n’a jamais entendu parler de lui.

RAISON POSSIBLE 2 : Besoin de se justifier
Que ce soit une ignorance sincère ou bien une tentative hypocrite de discréditer l’auteur, le gars insiste pour colporter trois idées dans son message:

  1. Il croit inconcevable qu’un homme puisse vraiment aimer la St-Valentin.
  2. Tous les hommes pensent comme lui.
  3. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs.

C’est ce dernier point qu’il a cherché à démontrer, en essayant de faire accroire mensongèrement que j’avais une motivation cachée: l’argent.

Il faut comprendre que le gars est obligé d’essayer de me discréditer. Il n’a pas le choix: Parce que s’il reconnaît publiquement qu’un homme puisse sincèrement et sans arrière pensées apprécier la St-Valentin , alors il n’a plus d’excuse pour se justifier de son propre comportement cliché anti-St-Valentin. Il a donc tout intérêt à essayer de convaincre les autres des trois points ci-haut.

RAISON POSSIBLE 3 : La jalousie
Il y a trois ans, dans un ancien blog MSN qui aujourd’hui n’existe plus, j’avais raconté comment une de mes ex avait tout  fait pour saboter la majorité des aspects de ma vie, et comment jamais je n’avais eu de cesse de mettre de l’effort pour m’en tirer, jusqu’à avoir enfin trouvé la solution à tous mes problèmes. Le but était de démontrer qu’avec de la détermination et du courage, on peut arriver à se tirer de la majorité des coups durs.

Quelques semaines plus tard, j’ai constaté qu’un lien vers ce billet de blog avait été mis sur un forum que je ne connaissais pas.  Il s’agissait d’un forum créé par et pour les escortes de Montréal ainsi que leurs clients. Ces filles avaient de la compassion pour moi. Les hommes, au contraire, ne faisaient que me blaster en ayant recours aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

Bon, je vais tomber dans la généralisation ici, mais c’est bien connu qu’en général, pour être poussée à la prostitution, une femme n’a pas eu une vie facile, et a même souvent eu affaire avec les abus conjugaux. Par conséquent, il était logique qu’en quelque part elles se reconnaissent dans mon histoire, et que mon combat pour réussir à m’en tirer, autrement que via le marché du sexe, puisse leur être inspirante.

Et de l’autre côté, il y avait les hommes. Leurs clients.  Ceux qui mettaient beaucoup d’effort à me descendre aux yeux de ces femmes. Je n’ai pas eu à chercher loin la logique derrière ce comportement : À la base, il s’agit d’hommes qui ont besoin de payer s’ils veulent avoir l’attention de ces femmes. Moi, pour avoir l’attention et la compassion de celles-ci, je n’ai pas eu à débourser un sou. J’ai juste eu à être moi-même. Pas étonnant que ces hommes le prenaient mal.

Prostitution en moins, la situation est similaire ici: Ces amies FB sont jolies et populaires. Beaucoup d’hommes font maints efforts dans l’espoir d’attirer leur attention. Moi, je n’ai même pas essayé. J’ai juste écrit un billet sans rapport avec elles sur mon blog.  Elles ont mis un lien vers ce billet en le commentant positivement. Voyant qu’elles semblent m’apprécier, ou du moins apprécier mon travail, ces hommes paniquent et cherchent à tout prix à me faire baisser dans l’estime de ces filles. Mais puisqu’ils n’ont aucun argument valide pour le faire, ils sont obligés d’avoir recours, comme je le dis plus haut, aux moyens classiques : Exagérations, citations hors-contexte, mensonges, insinuations farfelues, etc.

RAISON POSSIBLE 4 : C’est dans sa personnalité.
Des fois, c’est inutile de chercher plus loin. Parce que si la personne ne tombe dans aucune des trois catégories précédentes pouvant expliquer son attitude haineuse, alors ça veut automatiquement dire qu’elle tombe dans celle-ci : Les gens méprisants dont la nature profonde font qu’ils ressentent toujours le besoin de rabaisser les autres.

CONCLUSION: La haine rend con.
Parce que quand une fille démontre aimer quelque chose, le fait d’attaquer cette chose, c’est attaquer les goûts et les préférences de cette fille. C’est donc l’attaquer elle. Il faut vraiment être un con pour penser qu’agir ainsi, ça va contribuer à vous rapprocher.

Ce billet… Vengeance personnelle de ma part? vacherie gratuite? Meuh non!
Il y a quelques temps de ça, dans un billet intitulé Le Complexe de Super-HOT-ité, j’explique que la raison pourquoi je me suis mis à l’entraînement est pour démontrer que mes théories sur l’amélioration de soi ne sont pas que du vent, et qu’avec du courage, de la détermination et de la discipline, on peut atteindre le but que l’on s’est fixé, pour peu que celui-ci soit réaliste.

C’est le même principe ici. Le but de ce billet de blog n’est nullement motivé par un désir de vengeance personnelle contre cette personne que je ne connais même pas. Si j’en parle, c’est juste pour vous démontrer que oui, ces comportements que je dénonce  ici depuis avril 2009 sont bien réels, et que oui, les gens qui agissent ainsi existent vraiment.

C’est juste que les occasions de prouver mes théories avec un exemple aussi concret que celui-là sont rares. Je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.

Anecdote de course

1er février 2011, 8pm, Ville Émard, près du Canal Lachine.Je cours depuis près d’une heure. Ce soir, je reprends l’entraînement après une semaine de repos. C’est qu’après deux mois d’entrainement à 5-6 jours semaine, il est recommandé de cesser toute activité sportive pendant une semaine afin de laisser au corps le temps de s’adapter à ce nouveau style de vie. Parce que sinon, je vais m’user au lieu de me renforcer, et décliner au lieu de faire des progrès.

Les premiers kilomètres, je suis ravi de constater que je brise aisément mes records précédents de distance ininterrompue. Par contre, je me sens les cuisses lourdes. Je me dis que ça doit être dû à ma semaine inactive et/ou au fait que je cours avec mes bottes rigides au lieu d’espadrilles, neige oblige.

Je m’engage sur la rue St-Patrick qui longe le Canal Lachine. Malgré le fait que j’arrive à faire de plus longs segments courus qu’avant, je suis un peu irrité de constater que ça semble demander un plus grand effort à mes jambes. Mon orgueil embarque et je me demande si je suis pas devenu paresseux. Je ne le prends pas. Malgré tout, je ne peux nier que jogger m’est plus difficile que je m’attendais. J’arrête la course et passe à la marche, à bout de souffle.

Passant un panneau publicitaire, je vois que je suis arrivé près d’un terrain de la Ville, dégagé et rectangulaire. Insatisfait de ma performance, me disant que ce n’est pas comme ça que je vais brûler des calories, je décide de compenser en allant faire de la marche rapide dans cette neige qui m’arrive à mi-tibia. La résistance de la neige va travailler mes muscles et ainsi brûler des calories. Je décide de le parcourir de long en large, en traçant des lignes comme un champs labouré, afin de l’utiliser au maximum.

Ça fait exactement ce que je voulais : J’avance avec grand peine, j’ai chaud, je fatigue, je transpire, mais je n’arrête pas. Je veux faire le terrain au complet et je refuse d’arrêter tant qu’il reste de la neige lisse sur le terrain. Je continue d’avancer péniblement en zig-zag et je me promet que dès que c’est fini, je rentrerai chez moi tranquillement en marchant.

Sur ce arrivent deux autos de police qui s’arrêtent devant moi. Je comprends  à ce moment-là que ma façon de m’entraîner a peut-être l’air un peu louche. Une intuition comme ça.

Je m’arrête et salue le policier qui sort, un québécois d’à peu près 30 ans, suivi d’un colosse moustachu avec un nom russe sur le badge.

MOI: Bon-FFF-FFF-FFF-soir
BEU: Est-ce que ça va?
MOI: Essoufflé, mais FFF-FFF ça FFF ça va, FFF, merci
BEU: Qu’est-ce que vous faites?
MOI: Je m’entraine pour le marathon
BEU:

L’expression style WTF qui se dessine sur leur faciès me donne l’impression que ma crédibilité n’est pas bien haute en ce moment. Je rajoute :

MOI: Oui, je sais, le marathon est en septembre, mais je m’entraine depuis le 11 décembre.
BEU : Je pourrais avoir votre nom s’il vous plaît ?
MOI : Steve Requin.
BEU : Et votre adresse ?
MOI : 624 Régina à Verdun.
BEU : Avec qui est-ce que vous habitez ?
MOI : Ma conjointe, Carina Iglesias
BEU : Est-ce que vous êtes sous médication en ce moment ?
MOI : Euh… J’ai déjà pris du Polysporin pour mon orgelet, sinon, non.

Là, me doutant bien qu’il va vouloir une preuve d’identité, j’ouvre mon manteau et commence à fouiller mes poches pour mon portefeuille. Aussitôt, le russe recule d’un pas et met sa main sur son arme. Je n’insiste pas et remet mes mains bien en vue. Comme prévu, le beu me demande mes cartes. Je précise que c’est justement ce que j’étais en train de chercher, mais que j’ai laissé mon portefeuille chez moi. Il sort son carnet, me redemande mon nom, en plus de mon adresse, avec qui je vis, mon travail, et ma date de naissance. Il note tout ca. Puis il rentre dans le char et vérifie sur son ordi tandis que l’autre, le colosse moustachu avec accent russe me dit:

FLICSKI : Si vous habiter Verrdun, pourrquoi vous courrrir si loin de chez vous?
MOI : Je m’entraine pour le marathon, alors forcément je fais du kilométrage.

Il regarde le terrain avec mes traces parallèles qui en recouvrent 80% de la surface et dit:

FLICSKI : Parce que vous comprrendrre que passant voirr ça, trrouver ça pas norrmal.

Non, pas sérieux?

MOI : Oui, ben, l’idée derrière ça, c’est d’utiliser la résistance de la neige afin de renforcer les muscles des jambes.
FLICSKI : Oui, mais pourrquoi ici?
MOI: Bah! Ici ou ailleurs! J’ai juste passé, j’ai vu le terrain, ça m’avait l’air parfait pour faire ça, voilà!
FLICSKI : Mais vous en jeans et manteau et bottes, pas habillé comme courrreurr à entrrainement.
MOI : Malheureusement, j’ai pas l’argent pour m’acheter de l’équipement sportif.

Le jeune beu québécois ressort de l’auto. Le flicski russe le regarde. Le québécois hausse les épaules avec une moue, l’air de dire « Rien trouvé de suspect. » Ce qui me prouve que, tel que promis, j’ai vraiment obtenu l’absolution totale à la fin de mes deux ans de probations le 25 juillet dernier. Ouf ! Comme quoi il fallait bien que je fasse un truc extrême pour me rassurer que j’étais aussi clean qu’une sardine a l’eau de javel.

On m’explique la raison de ce contrôle : Il se trouve que le terrain d’à côté de celui ou je courrais de façon si originale est une cour à scrap, et que mon manège de courir vers la rue, puis revenir en sens inverse, faisait que j’avais l’air de vouloir entrer dans le terrain pour voler de quoi. Mieux encore : J’avais l’air de vouloir m’en sauver, puis de rebrousser chemin pour me cacher dès que des autos passaient. Bref, on me recommande de m’en tenir à la rue, aux trottoirs, aux pistes cyclables et au bords de l’eau pour m’entrainer, comme les marathoniens normaux. Je les rassure que je comprends et que je ne ferai plus exprès pour avoir l’air louche. Ils me laissent repartir.

Mais voilà, rappelez-vous ce que j’ai dis tantôt : J’étais fatigué, épuisé, et je voulais rentrer calmement en marchant. L’affaire, c’est que je viens de me tirer de démêlés avec la justice en les rassurant comme quoi je faisais juste m’entrainer pour le marathon. Donc, je n’ai pas le choix: Si je veux rester crédible, il faut que je continue à courir.

Je te me suis donc tapé le chemin du retour à la course, ne m’accordant que de rares et courtes pauses, redoutant qu’ils repassent, me revoient et trouvent louche que je ne cours plus. M’as vous dire une affaire, j’ai compris ce soir que quand on a la police au cul, hostie qu’on a envie de courir.

Je suis rentré à la maison, épuisé mort, le corps tremblant, le linge mouillé, mais là genre détrempé encore pire qu’à mes débuts il y a deux mois.

Moi qui craignais de ne pas faire assez d’efforts pour brûler des calories, je pense que je n’ai plus à m’inquiéter avec ça ce soir.

Coup de ventricule gauche: Repérer les manipulateurs

J’ai voulu faire un billet au sujet de la manipulation et les façons de reconnaitre une personne manipulatrice, mais on l’a fait avant moi, et bien mieux que ce que j’aurais pu faire:

Les 30 criteres pour identifier une personne manipulatrice

Ma Philosophie (4): Réflexions Courantes!

Depuis vendredi dernier, suite à une suggestion, j’ai légèrement changé mes habitudes de course. Maintenant, je cours le matin, deux heures après le déjeuner. Je n’en dors que mieux le soir venu. Parce que oui, depuis que j’ai commencé à m’entrainer, je courrais de soir. Je dormais majoritairement quatre à cinq heures par nuit, malgré la fatigue née de l’effort. Je suppose que c’était l’oxygénation qui me requinquait et diminuait mon temps de sommeil. Bref, depuis que je cours le matin, je recommence à dormir mes sept heures habituelles.

Hier matin, il paraît que l’on a battu des records de froid pour pareille date. J’étais probablement le seul à m’en réjouir.

Un truc amusant, c’est que ceux qui se plaignaient de la température dans leur statut Facebook parlaient plutôt de -38°C. Il ne s’agissait pas de la température réelle mais bien de la température ressentie.

Je me suis donc habillé chaudement, couvrant tout ce que j’avais à couvrir, combinant tuque, cache-cou et capuchon de kangourou pour m’improviser une cagoule qui ne m’exposait que des sourcils au nez, et je suis parti. Non seulement ais-je à peine ressenti le froid durant l’heure et demie de mon entrainement, j’ai fait une constatation une fois rendu à la moitié de mon parcours : Moi, personnellement, la température que je ressentais, c’était dans les -12°C.

Courir me rend philosophe.
Depuis mon tout premier jour d’entraînement le 4 décembre dernier, je me suis rendu compte que le fait de courir en n’ayant rien d’autre à faire mentalement que de réfléchir, ça me porte à trouver beaucoup de vérités sur les gens, la société et la vie en général. Ces vérités, je les ai partagées avec vous deux fois : le 9 décembre dans le billet Ma Philosophie 2 et le 4 janvier dans le billet Ma Philosophie 3.

Ces réflexions me viennent majoritairement en faisant le parallèle entre ce que je vis lors de mon entrainement et des situations de vie réelle. Par exemple, à mon premier jour de course, je songeais à deux choses : D’abord, à tous ces gens qui, dans ma vie, m’ont accusé de manière farfelue de toujours chercher la voie facile. Ensuite, au contraire, à toutes les fois où je me suis saboté en recherchant la difficulté. J’en suis arrivé à la conclusion suivante :

  • Il y a des choses qui peuvent s’obtenir par la voie facile. Un boulot, par exemple, via connections. Et il y a des choses qui ne s’obtiennent uniquement que par la voie difficile. Genre, avoir un corps d’athlète. Évidemment, on ne peut pas obtenir un corps d’athlète en utilisant nos connections de travail, ni trouver un boulot en levant des poids. Mais si tu démontres assez de sagesse et de logique pour être capable de choisir la voie qui convient à chacun de tes buts, tu les obtiendras. Par contre, si ta lâcheté t’empêche de prendre la voie difficile lorsque obligé, ou si ton orgueil t’empêche de prendre la voie facile lorsque disponible, alors tu t’imposes toi-même des obstacles qui vont te condamner à vivre inutilement beaucoup d’échecs.

Vers la seconde semaine d’entrainement, je songeais à une suggestion que j’avais reçu, comme quoi je devrais me prendre un entraineur privé pour m’encourager à courir. Hélas, il est bien connu que souvent, un entraineur à son propre compte, non associé à un gym, est du genre à utiliser la détestable méthode Je vais t’accuser sans arrêt d’être un lâche pas d’colonne, c’est à toi de me prouver le contraire. Ça m’a amené à ceci :

  • Lorsque quelqu’un ne cesse d’insinuer le pire de toi en te mettant au défi de lui prouver le contraire, ignore-le. Pourquoi voudrais-tu perdre ton temps à essayer de plaire à une personne qui démontre sans cesse son manque de respect envers toi?
  • La valeur que tu dois donner aux opinions d’autrui à ton sujet doit être égale à la valeur que tu as à ses yeux. Si tu ne vaux rien pour lui, alors ses opinions devraient automatiquement ne rien valoir pour toi.
  • Ne pas être abusif, ça ne signifie pas qu’il faut accepter d’être abusé. Pas plus que le fait de refuser d’être abusé signifie qu’il faut devenir abusif. Il y a cette chose située entre les deux que l’on appelle le respect. Ais-en pour les autres, et exiges-en autant pour toi-même. Une relation dans laquelle le respect n’est pas réciproque n’a aucune raison d’être.
  • Le respect est un droit que tu dois accorder à tous dès votre premier contact. Ensuite ça devient un privilège qui doit être révoqué si la personne s’en montre indigne.
  • Il y a tellement de gens qui sont volontaire pour te faire la vie dure de façon totalement gratuite que c’est idiot de payer quelqu’un pour le faire.

Les réflexions précédentes sont reprises de mes billets précédents. Rassurez-vous, c’était seulement pour l’exemple. Voici mes plus récentes réflexions philosophiques, celles-là inédites, avec petite explication de comment chacune sont nées:

L’extrémisme, dans un sens comme dans l’autre, est aussi ridicule qu’irréaliste. L’eau n’est pas toujours ou bien gelée ou bien bouillante. Entre zéro et cent Celsius, il y a quatre-vingt-dix-neuf différents degrés. il en va de même pour la plupart des aspects de la vie.
En songeant à un commentaire dit à mon sujet, comme quoi je perds mon temps à m’entrainer à courir car jamais je ne pourrai gagner le marathon. Là n’a jamais été mon but. Ce que je cherche, c’est le faire et le finir.

La détermination ne doit jamais exclure le bon sens, la logique et la prudence. Un repos, un arrêt temporaire ou un repli stratégique n’est pas un abandon. C’est une détermination intelligente.
En songeant aux nombreux Ben là, t’arriveras jamais à rien faire si tu t’arrêtes à la moindre difficulté reçus lorsque je m’arrête au premier signe de douleur des articulations, histoire d’en récupérer rapidement au lieu d’insister et en faire une blessure grave.

S’il est vrai que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut, il est également vrai que ça ne nous oblige nullement à toujours faire ce que l’on ne veut pas.
En songeant à tous ces gens qui essayent de jouer sur notre orgueil pour nous manipuler à accepter l’inacceptable.

Quand quelqu’un t’oblige à faire du sur-place, il t’empêche d’avancer. C’est à toi de choisir entre t’accrocher à ce poids mort et en devenir un toi-même, ou bien le lâcher et poursuivre ton chemin. J’ai souvent regretté d’avoir choisi le premier. Je me suis toujours félicité d’avoir choisi le second.
En songeant à une amie qui voulait courir avec moi, mais qui évoquait toutes sortes de raison pour en faire le moins possible. M’entraîner avec elle, c’était réduire mon entrainement à 50% dans le meilleurs cas, et carrément à 0% dans les pires. Je l’ai laissé tomber. Elle appelle ça de la lâcheté. J’appelle ça du bon sens.

Il est parfois bon de se mentir à soi-même, en autant que l’on n’oublie pas ces deux règles: Utilise cette fantaisie pour t’aider à avancer vers ton but, et ne sois pas assez crédule pour continuer à y croire dès que tu l’as atteint.
Ça, c’est quand je fantasme qu’au bout de ce kilomètre de course ininterrompu m’attend une jeune et sexy demoiselle qui va récompenser ma détermination par une pipe. Ben quoi? Peu importe ce qui nous motive, l’important c’est d’être motivé.

Et au cas où vous vous demandez le rapport entre ça et la température d’hier: Que la majorité des gens ressentaient -38°C ou bien que moi personnellement je ressentais -12°C, la réalité, c’est qu’il faisait -27°C. ça m’a amené à la réflexion philosophique suivante:

Les gens font de la réalité ce qu’ils veulent bien en faire, en autant que ça sert leurs buts. Le pessimiste va empirer les faits pour justifier son désir de rester sur place. L’optimiste va les embellir pour motiver sa détermination à avancer. Ils ont beau être aussi irréaliste l’un que l’autre, n’empêche qu’au bout du compte, l’un est resté sur place tandis que l’autre a avancé.

Et lorsque l’on utilise cette réflexion en parallèle avec celle qui la précède, alors rien ne peut nous arrêter. Et ça, c’est aussi vrai en entrainement sportif que dans tous les autres aspects de la vie.

La Pensée de la Semaine

Seul un idiot va se permettre de dire « T’as du temps à perdre! » à ceux qui ont fait quelque chose de leur temps, au lieu de justement l’avoir perdu à ne rien faire.

De toutes façons, « T’as du temps à perdre! » est devenu quelque chose que les gens lancent n’importe quand et n’importe comment, sans même se donner la peine de réfléchir avant.  La preuve: