l’Hypocrisie de la fausse noblesse, 3 de 3. Savoir choisir ses batailles.

Dans le billet précédent, je parle de CanicheGrisonnant, un membre de forum qui m’attaque périodiquement en public depuis un an. Et de comment j’ai réussi à lui fermer la gueule une bonne fois pour toute avec une seule petite réplique de huit mots.

CanicheGrisonnant démontre un trait de caractère tellement cliché, qu’on peut le voir chez les trolls de forums depuis la fin des années 90. Quand ça lui prend d’attaquer la réputation d’autrui, ça y va sans retenue EN PUBLIC. Mais dès que les tables sont retournées, ça panique et ça se pisse dessus comme une chienne battue en demandant d’en discuter EN PRIVÉ. Une hypocrisie qui montre de manière flagrante la différence entre ce qu’il prétend être et ce qu’il est vraiment.

Dès le départ, il donne le ton de ce que sera son plaidoyer : plutôt que de prendre ses responsabilités du conflit que lui seul entretient entre nous, il nous en responsabilise tous les deux. Il me sert du « NOUS nous sommes pris en grippe« , demande s’il est possible que « NOUS cessions de se prendre la tête. » … Sauf que, jamais n’ai-je été en querelle avec lui. C’est plutôt lui qui me cherche régulièrement sur le forum, et ce depuis un an. Ce n’est pas un cas de « C’est lui qui a commencé. » C’est un cas de « Je n’ai jamais embarqué. »

Encore une fois, il tente de me responsabiliser à 50% de ses agissements avec son « NOS points de vue divergent. » Dans les faits, jamais je n’ai exprimé la moindre divergence sur ses points de vue. Lui, par contre, ne s’est jamais gêné pour s’opposer publiquement aux miens.

Un bon point pour lui : il s’excuse. Évidemment, il blâme le forum de « l’avoir pris dans son jeu. » Normal ! Ce genre de personne est irresponsable. Il sera donc toujours incapable de reconnaitre ses torts à 100%. Mais bon, il s’en excuse. C’est déjà ça.

Là encore, il me sert du NOUS et du TOI ET MOI, alors que jamais je ne l’ai attaqué, ni en public, ni en privé. Il rajoute une couche de fantaisie en disant que l’on « mise trop souvent sur nos différences pour débattre. » Chose qui n’est jamais arrivé. Jamais lui et moi n’avons débattu sur quoi que ce soir sur le forum. Au contraire. C’est dans la plus grande indifférence que toujours je l’ai laissé chier en public la merde qu’il lançait dans ma direction, et ce sans jamais lui répondre. Mais voilà, c’est une réalité à laquelle il refuse de faire face, car celle-ci l’obligerait à reconnaitre le genre de personne qu’il est vraiment. La preuve réside dans ses tentatives de réécrire la réalité dans une version qui lui convient mieux. Et en essayant de m’en convaincre, il tente une manoeuvre pour laquelle il existe un terme psychologique que l’on connais tous : gaslighting.

Tel que je l’avais prévu, il annonce qu’il va effacer son commentaire.

Et encore une fois, il s’excuse pour son commentaire. Et justement, ceci est la plus grande preuve que sa personnalité, et surtout que son repentir n’est que bidon / foutaise / fake ! Relisez ma réplique :

Les seuls sentiments que l’on peut retrouver là-dedans, ce sont la reconnaissance et la satisfaction. Alors pourquoi s’excuse-t-il comme si je m’étais plaint ? Parce que ça lui donne la justification nécéssaire pour aller « le retirer de ce pas », son commentaire auto-incriminant. La dernière chose qu’il veut, c’est montrer publiquement son vrai visage. Alors s’il est désolé, c’est pour s’être tiré dans le pied de cette manière, et non pour m’avoir rabaissé.

Et là encore, il joue au noble. Démontrant que LUI, il croit que la discussion est possible. Mais que, dans son infinie magnanimité, si je ne partage pas son ouverture d’esprit, il comprendra. Mais il est prêt à y mettre des efforts, LUI. Quelle noblesse !

Ma réponse ? Premièrement, je lui demande de prouver ce qu’il prétend.

Avant de lui remettre les pendules à l’heure au sujet de qui attaque qui depuis un an. Pour se faire, je ne donne qu’un seul exemple, l’un des moins pires, d’ailleurs.

Je lui donne l’opportunité de s’en sortir propre en reconnaissant ses torts. Mais comme il fallait s’y attendre, sa réplique est a la mesure de son plaidoyer : une défense à base de déni des faits et de la réalité.

Tout d’abord, il a totalement ignoré mon défi de trouver le moindre commentaire négatif de ma part contre lui. À la place, il dit :

Où, dans ma réponse, est-ce que je dis n’avoir rien contre lui ? Nulle part ! Il cherche à montrer que je me contredis, quitte à m’inventer des paroles pour pouvoir le faire.

Parlant de m’inventer des paroles : donner un seul exemple de son harcèlement, c’est ça qu’il appelle énumérer beaucoup d’exemples sur son cas ?

Où, dans ma réponse, est-ce que je prétend qu’il cherche des excuses publiques ? Nulle part ! J’ai juste dit que je lui en ferait, s’il arrive à trouver un seul mot négatif de ma part à son sujet. Chose qu’il n’a pas réussi à faire.

C’est ça, ouais ! Il n’a jamais méprisé qui que ce soit, comme le démontre clairement ce commentaire :

De nouveau, il change le sens d’une de mes paroles. Si je lui ai dit que je ne l’ai jamais bloqué, c’est pour dire qu’il a libre accès à la liste de mes interventions sur le forum, chose que l’on retrouve tout en bas de nos profils. Il pige là-dedans une nouvelle opportunité de se peindre en noble qui respecte les gens malgré leurs différences.

Enfin, il me sert ce qui sera la plus pertinente de toutes ses répliques :

Là-dessus, il a bien raison. De par son obstination à nier les faits, tout en continuant d’inventer d’autres faits, alors effectivement, la discussion s’enligne pour être difficile.

Dans le premier billet de cette série, j’explique comment les choses ont changé sur les forums, depuis mes débuts sur le net en 1997. Mais il y a une autre chose qui a beaucoup changé, et dont je n’avais pas encore fait mention.

Cette chose, c’est moi !

Il y a vingt ans et plus, mon interaction avec CanicheGrisonnant se serait passé tout autrement. C’est sans hésitations que j’aurais continué à lui remettre ses foutaises en pleine gueule. Tout ce que vous venez de lire ici. Toutes les contradictions dans son discours que je vous ai étalé. Tous ses mensonges, toutes ses interprétations fantaisistes, son déni de la réalité, ses faux débats, son irresponsabilité. Je lui aurais demandé des comptes pour chacun de ces points, le forçant ou bien à reconnaitre ces faits, ou bien à se montrer comme étant de mauvaise foi. Et tel un pitbull enragé, jamais je n’aurais lâché le morceau, restant immobile sur mes positions, totalement imperturbable. Puisque c’est moi qui possède la vérité dans ce débat, preuves à l’appui.

Mais aujourd’hui, je me suis juste contenté de regarder la chose objectivement. Mon but, c’est d’avoir la paix. Il m’offre la paix. Si le prix de cette paix, c’est d’épargner son Ego, alors soit ! Ce n’est pas trop cher payer.

Je fais donc moi-même dans la fausse noblesse hypocrite, afin de lui dire ce qu’il veut entendre.

Et ça s’est terminé là.

« Cherchant sa vérité » , ouais, quitte à la créer lui-même, dans son cas. Mais bon, lorsqu’une personne fait preuve d’une telle mauvaise foi, on perds son temps à tenter de discuter avec. On ne peut raisonner qu’avec des gens raisonnables.

L’important, c’est qu’après un an à me provoquer, il a vu que si je lui réplique, il va juste perdre la face. Il a compris que dans ces conditions, mieux vaut pour lui de me foutre la paix.

C’est pour ce genre de situation qu’existe le proverbe qui dit que la fin justifie les moyens. Il est vrai que le moyen d’arriver à la paix, ce fut en mettant de côté l’un de mes plus grand principes, celui de se battre pour la vérité. Mais bon, c’est bien beau avoir des principes, il vient un moment dans la vie où on apprend à choisir nos batailles.

Surtout lorsque la guerre est déjà gagnée parce que l’ennemi n’a eu d’autres choix que de se rendre.

L’hypocrisie de la fausse noblesse, 2 de 3.

Ceci est le second billet sur le thème :

… alors que je raconte mes aventures depuis que je suis de retour sur les forums.

Hier, je parlais de CochonnetPuissant, un gars qui a décidé d’être sur mon cas, et ce depuis mes débuts sur un forum de rencontres il y a un an. J’ai décrit comment il a tenté d’utiliser le décès de mon père dans une autre tentative hypocrite de me discréditer publiquement. Et comment ma réponse, également publique, l’a plutôt obligé à faire la paix.

Aujourd’hui, je vais vous parler de CanicheGrisonnant, un forumien de 56 ans. Le genre de personne qui est la preuve vivante que la maturité ne vient pas avec l’âge. Et que l’image bidon qu’une personne cherche à se donner en public est parfois tellement fragile qu’elle peut s’effondrer avec une seule petite réplique objective de seulement huit mots.

Lui aussi, pour une raison qui m’échappe, a décidé de me prendre en grippe, et ce publiquement, depuis un an. Bien que je ne me suis jamais adressé à lui, il réplique souvent à mes commentaires sur les différents sujets des forums. Et ce, toujours de manière négative. Lorsqu’il n’attaque pas mes écrits, il m’attaque personnellement, quand ce n’est pas les deux à la fois.

Vous savez ce que l’on dit : personne n’a jamais ressenti le besoin de rabaisser quelqu’un qui lui est déjà inférieur. Je ne considère donc pas cette personne comme étant une menace. À lui aussi, je donne le traitement de silence. Aucune réplique, sauf lorsqu’il me pose une question directement. Et là encore, mes réponses sont courtes, objectives, sans la moindre trace d’impolitesse, pas même en sous-entendus. Cette stratégie vieille comme le monde a deux buts. Le premier, c’est de démontrer passivement au public lequel de nous deux est respectueux, et lequel est un anus total. Et le second se base sur un principe mille fois prouvé : laisse-lui assez de corde, et il va finir par se pendre avec. 

Ça a pris un an. Mais il a effectivement fini par se pendre avec.

Il y a quelque jours, un membre du forum a démarré un sujet : « Votre mode de séduction. » Il nous demande comment on se comporte lorsque l’on veut séduire. J’ai répondu ceci :

Bien que mon commentaire n’a absolument aucun rapport avec CanicheGrisonnant, il a décidé de le prendre personnel.

Détail que je n’ai pas encore précisé, mais qui a toute son importance ici : CanicheGrisonnant est gai.  Déjà qu’il prend personnel un commentaire qui ne s’adresse pas à lui, pourquoi est-ce qu’il craindrait que les femmes puissent le trouver risible de draguer, alors qu’il ne draguera jamais aucune femme ? Ça n’a aucune logique. Je comprends donc qu’il me cherche encore querelle publique. 

Déjà qu’en tant que gai, il a un avantantage sérieux sur les hommes hétéros. Lui, il peut se permettre de complimenter toutes les femmes du forum, parce que personne ne pourra jamais l’accuser de chercher à les attirer dans son lit. Tout homme héréto qui se permettrait de dire le quart des compliments qu’il leur adresse régulièrement se ferait automatiquement coller l’étiquette de beau parleur, d’hypocrite, de pervers narcissique qui dirait n’importe quoi pour attirer les femmes dans son piège. Bref, son homosexualité contribue à lui donner une excellente réputation en tant que gars le plus sincère du forum. Alors quand un gars comme ça ne cesse de mettre les femmes en garde contre un gars hétéro, on se dit qu’il n’est pas motivé par la rivalité. Son avis a bien plus de poids auprès d’elles. Et là encore, il me semble bien parti pour tenter de me discréditer de cette manière une nouvelle fois.

Ça fait un an qu’il me cherche.  Je pense qu’il est temps qu’il me trouve.

Ce qui est bien avec ces gens-là, c’est à quel point ils sont prévisibles. Ça fait un an que je l’observe, que j’étudie ses commentaires et ses répliques. Pas seulement lorsqu’il me prends pour cible, mais juste son comportement quotidien en général. Ça m’a permis d’en tracer un profil psychologique assez représentatif. Surtout du fait que des personnalités comme la sienne, j’en ai tellement rencontrés que je les connais par coeur. Je sais ce qui les motive. Je sais ce qui les fait réagir. Et surtout, je sais comment ils réagissent. Je sais donc exactement ce que je dois faire pour le manipuler à se tirer dans le pied.

J’écris ma réplique. Elle est en trois parties.

Premier paragraphe : J’éclaircis ce propos de mon cru qui l’a fait tiquer. Ça va l’inciter à vouloir répondre.

Second paragraphe : De par mes observations de la dernière année, j’ai constaté qu’il exprimait souvent son mépris pour ceux qui souffrent du complexe de Caliméro. C’est à dire les gens qui se plaignent que la vie et les autres sont trop injustes avec eux. En écrivant quelque chose dans ce style, il ne pourra pas résister à l’envie de m’attaquer là-dessus.

Troisième paragraphe : Celui-ci est le plus important. Si je veux le manipuler à se montrer sous son vrai jour. Je dois dénoncer D’AVANCE la mauvaise foi de sa campagne de salissage envers moi. Le défi ici est de le faire de manière à ce qu’il ne puisse pas s’en rende compte avant qu’Il soit trop tard.

Et le plus habile dans ma réplique : bien que chacun des paragraphes soit rédigé de manière à faire réagir CanicheGrisonnant, ils répondent tiut de même au sujet de discussion. Ainsi, si je me trompe au sujet de CanicheGrisonant, il n’aura aucune raison d’y répliquer, encore moins de la manière dont je m’y attend. Je garde donc ouverte la possibilité que je puisse me tromper à son sujet.

Or, avec les gars dans ce genre-là, lorsque l’on s’attend à du négatif, on ne se trompe jamais à leur sujet.

Il ne me reste plus qu’à copier-coller la riposte finale que j’avais préparée d’avance.

Aucune défense. Aucune attaque. Aucune insulte.  Aucun mépris.  Une seule phrase objective, composée de huit petits mots clairs, nets, précis. Une réplique implacable. Jamais il ne sera capable de nier qu’effectivement, mon second paragraphe décrit son comportement. Et ni lui ni personne ne peut nier que mon troisième paragraphe a effectivement annoncé d’avance ce qu’il vient de faire. Et ça, c’est le pire affront que l’on puisse faire à quelqu’un qui se donne des airs de supériorité sur autrui : démontrer qu’il est prévisible.

Et son comportement rend tellement évident le fait que mon commentaire final répond au sien, que je n’ai même pas besoin d’y inclure son nom. Tout le monde le voit clairement.

Ces huit petits mots mettent à jour son harcèlement de manière tellement flagrante, que ça invalide automatiquement tout ce qu’il écrit contre moi. Désormais, chacune de ses attaque devient une preuve contre lui. Et aucun argument ne peut contredire ce fait.

Un gars comme CanicheGrisonnant est juste trop orgueilleux pour laisser passer ça sans rien faire. Une situation qui le dépeint sous son vrai jour de manière tellement flagrante qu’il n’y a aucun déni possible, c’est insupportable pour lui. Fort de mon expérience avec ce genre de personne, je sais qu’il n’y a que deux choses qui vont arriver maintenant. Ou bien il va effacer son commentaire. Ou bien il va m’écrire en privé. Mais ce sera plus probablement les deux.
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À CONCLURE

L’hypocrisie de la fausse noblesse.

Durant les premières années d’activité de ce blog, l’un de mes thèmes les plus récurrents était les forums.  Je fréquentais ces endroits depuis mes débuts sur le net, c’est-à-dire dès 1997.  Je me suis peu à peu détaché de ce thème, à mesure où moi-même je cessais peu à peu d’en fréquenter.  Mais depuis un an, je suis activement …

En plus d’un quart de siècle, certaines choses ont changé.  La plus grande différence étant qu’à l’époque, des forums, il en pleuvait.  Aujourd’hui, ils sont plus rares.  Les gens ne se donnent plus la peine d’en monter un, puisqu’il est bien plus simple de créer un groupe sur Facebook.  Les forums encore existants sont majoritairement réservés à certains sites spécialisés.  Particulièrement les sites de rencontres. Endroits que je recommence à fréquenter, et grâce auquel j’ai publié mon second livre l’Amour est dans le champ de patates.

Autre chose qui a changé depuis le tournant du siècle, c’est le fait qu’Internet a perdu son statut d’endroit où tous peuvent se laisser aller sans limite ni contrôle.  Il est fini, le temps où les gens pouvaient insulter et menacer les autres, tout en se lavant les mains en se cachant derrière l’excuse que « le net, c’est pas la vraie vie. »  Maintenant que la cyberintimidation est reconnue par la loi, les forums sont maintenant bien plus réglementés.

Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est l’attitude des gens que l’on y retrouve. Aujourd’hui, je vais vous présenter l’un d’eux, j’ai nommé le faux noble. J’ai deux exemples. Le premier, appelons-le CochonnetPuissant.

Pour une raison qui m’échappe, le gars a décidé de me prendre en grippe dès mon arrivée sur le forum il y a un an. C’était dans un sujet en rapport au consentement. J’avais donné un résumé de mon vieux billet, Elle a dit OUI par peur des conséquences de dire NON. Dans celui-ci, je démontrais qu’il fallait être attentif aux signes, comme quoi même si un consentement est donné, ça ne signifie pas pour autant que celui-ci est sincère.

CochonnetPuissant a alors répliqué un truc dans le style de : « Ceci est l’exemple parfait du beau parleur qui dirait n’importe quoi pour mettre les femmes en confiance. C’est le plus grand signe d’une personnalité perverse narcissique. Ne tombez pas dans le piège, et méfiez-vous de ceux qui vous baratinent comme dans Le Corbeau et le Renard. »

Quand un gars se montre à ce point-là irrité par un homme qui colporte l’idée que l’on doit respecter le consentement, on est en droit de se poser de sérieuses questions à son sujet. Voilà ce que j’aurais pu répliquer. Mais je m’en suis abstenu. Si moi je suis arrivé à ce raisonnement, c’est certainement le cas des femmes de ce forum. Inutile de leur faire du mansplaining. J’opte donc pour lui faire le traitement du silence, sauf s’il s’adresse à moi directement.

Je suis tout de même allé cliquer sur son profil, pour voir aussitôt qu’il m’en avait bloqué. De toute manière, je n’avais pas besoin de cliquer dessus pour le savoir. Il se trouve que sur ce forum, lorsqu’une personne nous bloque, les boutons J’AIME et RÉPONDRE n’apparaissent pas sous leurs commentaires.

Je suppose que c’est pour éviter de se faire narguer de manière passive, en recevant sans cesse des J’AIME de la part de gens que l’on bloque.

Durant l’année qui suivit, il lui est arrivé à cinq ou six reprises d’attaquer ma réputation. Toujours de la même manière, soit en sous-entendant que chacune de mes paroles positives et bienveillantes n’est motivée que dans le but de tromper les femmes sur mes véritables intentions. Là encore, je le laisse parler. Je n’ai pas besoin de me défendre. Depuis un an, mes interactions sur le forum parlent d’elles-mêmes. Je considère même que ses attaques constituent un excellent filtre. Ceux qui ne sont pas dupes interagissent avec moi. Et ceux qui croient à sa merde se tiennent loin de moi, ce qui est positif, car il n’y a rien de plus toxique que d’avoir dans notre entourage des gens qui sont volontiers prêts à croire le pire de nous, surtout sans preuves pertinentes.

Comme je l’ai annoncé ici, mon père est décédé le 9 janvier dernier. On ne s’est jamais entendus sur rien. Et comme je le souligne dans ma série de billets Un câble d’acier ombilical, je lui dois la majorité des déboires de ma vie, incluant ma colonne vertébrale déviée et ma jambe croche, due à la râclée qu’il m’a donnée lorsque j’avais six ans.. Mais bon, c’est le seul père que j’aurai jamais. Aussi, j’en ai parlé sur le forum.

Quelques jours plus tard je vois ceci :

À moins qu’il y a une autre personne sur ce forum avec qui il ne s’entend pas, qu’il a l’habitude de le comparer au renard beau-parleur de la fable de La Fontaine, et qui a également perdu son père, alors je suppose qu’il parle de moi. Je retourne sur le sujet où j’ai parlé de mon père. Et effectivement, j’y vois un commentaire de CochonnetPuissant. Du moins, je vois qu‘il y a eu un commentaire, avant qu’il l’efface.

J’en arrive à la conclusion logique qu’un membre du forum n’a pas cru en la sincérité de CochonnetPuissant et qu’il l’a insulté. Et que, pour y mettre fin, il a effacé son message. J’exprime donc la chose dans cette réponse. Réponse qui, je le précise, n’a autre choix que d’être publique. Étant bloqué de son profil, je ne peux pas lui répondre par message privé.

Si je dis ON s’est bloqués, plutôt que la vérité qui est que c’est lui qui m’a bloqué, c’est pour éviter les accusations du style de ceci est un réglement de compte.

Là encore, choix de mots pour éviter la confrontation : Celui-ci a été effacé, plutôt que le plus réaliste TU L’AS effacé.

Ce à quoi il répond :

… Euh !? Alors si je résume la situation :

  • Le gars me bloque.
  • Par conséquent, je n’ai pas accès au bouton J’AIME sous ses commentaires.
  • Il m’adresse ses condoléances. (Que je n’ai pas eu le temps de voir.)
  • Il m’est impossible de cliquer sur J’AIME. (Même si j’avais vu ses condoléances.)
  • Il frustre parce que je n’ai pas (pu) cliqué(r) sur J’AIME.
  • Il efface ses condoléances.
  • Il peut maintenant se permettre de se plaindre publiquement que son geste de décence a été reçu avec mépris. Ce qui démontre clairement lequel de nous deux est noble, et lequel se comporte en anus total. Et il en a remis une couche avec sa fable de La Fontaine.

Voilà ce que j’appelle l’hypocrisie de la fausse noblesse.

Il ne s’attendait probablement pas à ce que je m’adresse à lui directement, en public, en le nommant, alors que je croyais naïvement à la sincérité de sa démarche. Il n’a donc eu d’autre choix que de reconnaitre que je ne pouvais voir le bouton J’AIME. Et, par conséquent, démontrer clairement que ses accusations envers moi, comme quoi j’étais un beau parleur incapable de faire la différence entre une divergence d’opinion et des condoléances sincères, n’étaient pas fondées.

Ouais… Des condoléances tellement sincères qu’il a vite fait de les effacer.

Il y aura au moins ceci de bon à cette nouvelle tentative hypocrite de me trainer dans la boue : ça l’a forcé à faire la paix publiquement.

Au prochain billet, je vous parlerai d’un exemple encore plus risible. Celui-là, avec un membre que j’appellerai CanicheGrisonnant.

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Y’A LIENS LÀ

Par nostalgie pour mes anciens abonnés, et par découverte pour les nouveaux, voici quelques anciens billets au sujet des sites de rencontres, des gens que l’on y retrouve, et de l’attitude que ces derniers mettent de l’avant.

54 personnalités clichés que l’on retrouve sur le net. On les voyait en 1997. Et on les voit toujours en 2026.

Les 9 étapes de la naisssance, le vie et la mort d’un forum. L’une des raisons pourquoi 95% de ceux-ci ont disparus.

Si, dans un forum, tu oses écrire « Aujourd’hui y’a du soleil »… 59 réponses qui semblent exagérées, mais n’en demeurent pas moins réalistes.

Devenez membre de la CIA en 5 leçons faciles. Ce comportement est en perte de vitesse, maintenant que la censure a la gâchette facile. Mais ouais, c’était le bon(?) vieux temps d’internet.

Le lobe frontal et l’effrontée

Depuis environs trois ans, je suis de retour sur les sites et apps de rencontres. Et comme vous le savez puisque je m’en vante sans cesse, je me suis inspiré de mes mésaventures de rencontres pour écrire un livre, dans lequel je pousse la mégalomanie jusqu’à me mettre en couverture. En plus des librairies du Québec, il est sur Amazon, alors allez l’acheter, il est excellent.

Comme je crois vous l’avoir déjà dit environs deux centaines de fois, plus j’avance en âge, et plus je travaille fort pour me garder jeune et vigoureux. Et effectivement, à part pour mon traitement de remplacement de la testostérone, je n’ai besoin d’aucun médicament, ne souffre d’aucune blessure, aucun handicap.

Le problème, c’est que j’ai 57 ans. Et que contrairement à moi, la quasi-totalité des femmes de ma génération ne prennent soin ni de leur alimentation ni de leur forme ni de leur santé. Par conséquent, celles qui m’approchent sur les sites et apps de rencontres ont entre 50 et 65 ans, et elles ressemblent majoritairement à ceci.

Rassurez-vous, je ne manque pas de classe au point de mettre ici leurs vraies photos. Celles-ci furent créé par I.A. N’empêche que j’exagère à peine.

Et ceci m’a amené à regarder la réalité en face. C’est bien beau de vouloir se plier à la pensée SocioWokeAcceptable comme quoi c’est l’intérieur qui compte. Mais quand, en plus de son physique disgracieux, elle peut à peine me suivre parce qu’elle a le souffle court, et doit se prendre quotidiennement des injections et des pilules pour son foie, son coeur, ses reins, son cholestérol, son diabète, son arthrite, sa digestion, ses hanches, sa pression et sa dépression, eh bien disons que malgré nos âges similaires, nous ne sommes pas tout à fait au même niveau.

Aussi, comme résolution pour 2026, j’ai décidé de laisser libre cours à mes désirs clichés de mâle vieillissant full typique. Désormais, je vais approcher des jeunes femmes à partir de l’âge de mes propres filles. Il me semble que ma cadette a 27 ou 28 ans. Alors voilà, je vais les prendre peu après l’âge où Leonardo Di Caprio les largue.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire à prime abord, cette limite est tout à fait acceptable, socialement, moralement et surtout biologiquement. Une étude réalisée par Van Koppen en 2018 et appuyée par celles de Lindell et Goodpoint en 2022 a démontré que le lobe frontal continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans. Le lobe frontal, c’est la partie du cerveau qui créé et contrôle le raisonnement, la logique, la créativité, la prise de décision, le jugement, et surtout la maîtrise des impulsions.  Autrement dit, nos comportements volontaires.

Ce que ça signifie, c’est que lorsqu’une femme a plus de 27 ans, donc avec un lobe frontal pleinement développé, elle sait ce qu’elle fait. Par conséquent, personne, pas même elle quelques années plus tard, ne pourra m’accuser d’en avoir pris avantage à un âge où elle eut été trop jeune et inexpérimentée pour savoir à 100% dans quoi elle s’embarque.

Et je sais par expérience que c’est vraiment le cas. Il y a 9 ans, sur ce blog, j’ai écrit un billet intitulé Quand l’amitié arrive à sa date d’expiration. Dans celui-ci, je reproduis ma dernière discussion sur Messenger avec une jeune femme, que je renomme Emmy, et qui vient d’avoir 27 ans.

Emmy est une ex-amante. C’était une lectrice de Safarir, et grande fan de mes textes et BD. À l’âge de 18 ans et deux mois, elle me retrace sur Facebook. Et voilà qu’elle commence à me draguer de manière aussi ouverte qu’insistante. Pour que ça passe mieux, elle le fait avec humour. Et moi, à ce moment-là à 39 ans, je prends effectivement la chose pour des blagues. C’est en venant me rencontrer chez moi, et en retirant devant moi sa culotte sous sa jupe, que j’ai compris qu’elle était sérieuse. S’en suivit une relation de passions déchainées. Et c’est avec elle que je fêterai très intimement mon 40e anniversaire.

Mais voilà… 18, 40… Nous n’étions pas rendus au même niveau dans la vie. De plus, dans nos goûts, nos aspirations, dans la façon dont nous vivions notre quotidien, nous n’avions aucun points en commun. Au bout de quatre mois, il a fallu se rendre à l’évidence que ça ne pouvait pas marcher. La rupture n’a pas été douce. Mais nous sommes tout de même restés en contact sur Facebook et Messenger. Et peu à peu, l’amitié s’est développée. Comme tout contact FB nornal, on se laissait parfois des commentaires sur nos publications, et des fois on dialoguait en privé sur un sujet ou un autre.

Puis, arrivèrent ses 27 ans. Et dans le dialogue reproduit dans le billet à son sujet, elle me dit, en gros, qu’elle a honte de la personne qu’elle était à 18 ans. Qu’elle ne ressent aucune nostalgie en relisant nos vieux trucs. Elle décrit cette période comme étant son « vieux MOI de merde. » Et que, en restant en contact avec moi sur Facebook, ma simple présence lui rappelle ce passé honteux qu’elle cherche activement à oublier. Voilà pourquoi elle veut me retirer de sa liste d’amis, et cesser tout contact avec moi. Je comprends sa démarche, et surtout j’apprécie qu’elle ait la maturité, et surtout le respect, de me le dire, plutôt que simplement me ghoster.

Ainsi, de la bouche d’une femme de 27 ans, donc avec un lobe frontal parfaitement développé, j’ai eu la confirmation que dans les premières années de son âge adulte, une personne peut croire sincèrement qu’elle sait ce qu’elle fait. Mais en réalité, ce n’est pas le cas. Ce ne sera que plusieurs années plus tard qu’elle se rendra compte de ses agissements de l’époque, et qu’elle en ressentira de la honte. Car elle le sera plus du tout la personne qu’elle était à ce moment-là.

Évidemment, je ne vais pas me borner qu’à ne draguer des femmes de 27 ans. De nos jours, on peut aisément vieillir avec grâce jusqu’à 45 ans et même plus. J’en suis la preuve vivante. Alors en me limitant autour du groupe de 27-45, je devrais m’enligner à vivre des relations avec de jeunes adultes fraiches et matures brillantes, belles. Et full tatouées parce que bon, c’est ça maintenant.

La belle et le grand-père vert.

Et justement, il y a quelques jours, sur Facebook Rencontre, je me suis fait contacter par une femme qui correspond à mes nouveaux critères. 43 ans. En forme. Belle. Et si j’en crois ses photos, active. En trouvant mon profil, elle a mis un commentaire sous l’une de mes images. Celle où je tiens une photo de Dick Rivers, en disant que c’est ma Dick pic.

Malheureusement…

Elle me sert l’équivalent de« Ha ha ha, hostie qu’t’es con ! » Et ceci est un red flag qui ne trompe jamais. Tel que je l’ai écrit ici l’an dernier, l’expérience m’a appris à la dure que toute personne qui me sert cette phrase démontre n’avoir aucun respect pour moi. Et à chaque coup, effectivement, j’ai vécu avec ces gens des relations abusives.

Je tiens malgré tout à connaître le fond de sa pensée, en lui demandant de terminer sa seconde phrase. Parce que, bon, qui sait, ma première impression pourrait être erronée. En attendant sa réponse, je vais jeter un oeil à son profil.

Okay ! … « Si tu n’aimes pas la vérité, tiens-toi loin de moi. » Cette phrase d’introduction dit tout ce que j’ai à savoir sur cette femme. C’est le genre à être indélicate, à dire n’importe quel commentaire blessant qui lui passe par la tête, sans le moindre filtre. Et qui se cache derrière l’excuse de « ne rien faire d’autre que de dire la vérité » pour se justifier. Le simple fait qu’elle ajoute un émoticone de vomi pour signaler qu’elle déteste se faire ghoster vient cimenter la chose. Car de 1, ça démontre qu’elle se fait souvent ghoster. Et puisqu’il s’agit d’une belle jeune femme, ça ne doit certainement pas être à cause de son physique. Et de 2, s’il y a une chose que les pervers narcissiques sont incapable de supporter, c’est lorsque les autres ne veulent pas entendre « la vérité » qui leur sort de la bouche. Dans de telles conditions, « entretenir quelque chose de réel », ça veut certainement dire « accepter ses abus parce que les relations parfaites n’existent pas dans le réel. » J’ai déjà entendu ça, et ce beaucoup trop souvent à mon goût.

Presque sept heures plus tard, elle finit par m’écrire. Mais pas pour répondre à ma question. Elle me propose de passer directement à Messenger. Or, rendu là, mon idée à son sujet était faite. Et je ne me suis pas gêné pour la lui dire.

En moins de cinq secondes, ceci changea sur mon écran.

Traduction : Bloqué !

Apparemment, elle n’aime pas la vérité, voilà pourquoi elle a décidé de se tenir loin de moi. Et elle, qui se prononce contre ceux qui ghostent, m’a ghosté. La dernière chose que j’ai besoin dans ma vie, c’est une sermonneuse qui est incapable de pratiquer ce qu’elle prêche. Bon vent et bon débarras.

Il y a un avantage sérieux à connaitre les réalités de la maturité du lobe frontal.
Toute personne qui a au moins 27 ans, donc avec deux ans de maturité derrière elle, sera aussi réfléchie qu’une personne de 40, 50, 60 ans. Ce qui signifie qu’à partir de cet âge, sa personnalité et ses agissements seront les mêmes pour le reste de sa vie.

Lorsque l’on prend conscience de ce fait, on cesse de s’imaginer stupidement qu’une personne abusive peut changer avec le temps. Rendue à cet âge, la personne est ce qu’elle sera pour toujours.

Et savoir ça, ça nous permet de s’éviter bien des déboires. Comme je viens de le faire avec cette Marieke.

Lancements simultanés de Steve Requin et Stéphane Lussier Johnson

Il y a treize mois, j’annonçais que je mettais mon identité de Steve Requin derrière moi. Il est vrai que je n’avais plus rien signé sous ce nom depuis mon album de BD La Clique Vidéo en 2018. Et je ne faisais pratiquement plus rien sous ce nom. Mon premier bouquin sorti en 2023, Le sucre rouge de Duplessis, une étude sérieuse sur l’Histoire du Québec, est signé Stéphane Lussier Johnson. Tout comme mon roman constitué d’anecdotes autobiographiques, l’Amour est dans le champ de patates, disponible depuis quelques semaines.

Il y a dix ans, en automne 2015, je sortais le premier numéro de l’Héritage Comique. Un fanzine de 88 pages consacré aux comics de super héros de Marvel et DC traduits au Québec par les Éditions Héritage de 1969 à 1986. Trois ans plus tard, été 2018, je publiais un second numéro.

À la dernière page de ce second numéro, j’annonçais que le 3e sera consacré à Pif Gadget. Mais la vie m’a amené dans plusieurs autres directions qui n’avaient rien d’artistique. Ce 3e numéro n’a donc jamais vu le jour.

En septembre dernier, il me prend l’impulsion soudaine de le faire, ce 3e numéro. Je m’y suis attelé sérieusement. Et six semaines plus tard, c’était fait. L’Héritage Comique No.3, spécial Pif Gadget 1969-1982, 108 pages. format magazine avec reliure allemande (dos carré collé) ce qui lui donne le format d’un vieux PIForama. Ce qui était l’effet recherché, puisque j’en reprends la design de couverture.

Or, je ne pouvais pas le signer Stéphane Lussier Johnson alors que les deux premiers étaient signés Steve Requin. Surtout que, malgré tout ce que j’ai produit sous ce nom, il n’y a que l’Héritage Comique qui a eu du succès auprès des collectionneurs. Alors pour cette communauté, Steve Requin, c’est indissociable avec l’Héritage Comique.

Aussi, un an aprèes l’avoir enterré, j’ai exhumé mon alter ego requinesque. Et c’est sous ce nom que je l’ai signé. Ce qui fait que, samedi le 22 novembre 2015, au Salon du Livre de Montréal, de 15h à 18h, kiosque 2129, je lancerai simultanément l’Héritage Comique no.3 par Steve Requin, et L’Amour est dans le champ de patates par Stéphane Lussier Johnson.

Pour quelqu’un qui avait mis la vie artistique et la création derrière lui, je produis sans bon sens ces jours-ci.

Le bon prof et le mauvais prof

Le bon prof va commencer par donner la bonne méthode à ses élèves. Il leur demandera ensuite s’il y en a parmi eux qui utilisaient une autre méthode. Les élèves, sachant d’avance qu’ils vont avouer utiliser une mauvaise méthode, vont décider eux-mêmes s’ils veulent s’exposer à ça ou non. Ceux qui décident que oui, ce sont ceux qui demandent à savoir. En leur disant où se situaient leurs erreurs et pourquoi elles en sont, le prof répond à leur demande. Il est donc considéré comme étant sympathique et il aura l’attention de ses élèves qui auront du plaisir à suivre ses instructions.

Le mauvais prof va commencer par demander à ses élèves quelle méthode ils utilisent, pour leur dire aussitôt qu’ils sont dans l’erreur. Il va refaire la chose plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne qui réponde à la question. C’est seulement après cela qu’il leur donnera la bonne méthode. Ça met dès le départ une ambiance dans laquelle les élèves le perçoivent comme quelqu’un qui prend plaisir à les humilier pour leur ignorance. Par conséquent, lorsqu’il leur donne la bonne méthode, personne n’a envie de l’écouter. Qui a envie d’obéir à quelqu’un qui nous fait chier?

Si on explique au mauvais prof l’erreur dans sa façon d’apprendre aux élèves et qu’il comprend et change sa façon de faire, alors c’est que c’était un bon prof au fond, il avait juste un problème de communication. Mais s’il répond qu’il n’est pas là pour se faire aimer mais bien pour faire réussir ceux qui vont lui obéir, alors oui, définitivement, c’est un mauvais prof. Parce que son but premier n’est pas d’enseigner aux élèves. C’est de les humilier, les briser, les rabaisser. Enseigner ne vient qu’ensuite.

Lorsque j’allais au cegep, au cour de Littérature Québécoise, nous avions cette prof fraîchement sortie de l’université qui semblait penser qu’on était tous au même niveau intello qu’elle. On avait eu une question d’examen où elle avait utilisé le mot nuancez au lieu du mot décrivez. Donc, plutôt que d’apporter des faits, nous avons tenté, tant bien que mal, d’y apporter des nuances, même si on ne comprennait pas vraiment le but de cet exercice. Puisque personne n’a compris la question, personne n’a bien répondu. Et devinez quoi ? Elle nous a tous fait couler l’examen. Jamais elle n’a remis en question ses compétences de communicatrice. Quand personne dans la classe n’a compris une question, les chances que tu sois tombé sur 35 débiles mentaux sont quand même plus minces que celles que tu ailles mal formulé ta question.

Le bon prof est celui qui est prêt à se remettre en question. Elle n’était définitivement pas un bon prof.

Il en va de même pour les gens qui t’entourent. Il y a ceux dont le but sera de te renseigner clairement. Et il y aura ceux qui chercheront à t’humilier et te rabaisser pour ton ignorance. Reste près du premier, et fuis le second.

PROCHAIN LIVRE: l’Amour est dans le champ de patates

Ca y est ! Le manuscrit est terminé. Il a été accepté par mon éditeur. Le contrat est signé. Il sera sur les tablettes pour la rentrée littéraire de cet automne, à la mi-décembre 2025.

C’est juste un projet de couverture pour donner une idée au graphiste. Mais il se peut que l’on aille pour ça au final.

Pour mes lecteurs Européens, dans le langage québécois, l’expressions être dans le champ signifie être à côté de la plaque. Tandis qu‘être dans les patates signifie que l’on a tout faux. On dit aussi faire patate lorsque l’on essuie un échec. Et aussi, il y a une télé réalité québécoise intitulée l’Amour est dans le pré qui en est à sa vingtième saison cette année. C’est en combinant ces éléments que je suis arrivé à ce titre.

Mes Prétentions de Sagesse est un blog qui existe depuis avril 2009. En seize ans d’existence, une question est revenue assez souvent dans les commentaires sous mes billets qui traitent des relations entre hommes et femmes. Une question que l’on retrouve, entre autres, à la fin de ce commentaire que m’a écrit l’autrice et historienne Catherine Ferland sous ce billet.

Bonjour.
Depuis quelques temps, je lis tes billets avec beaucoup d’intérêt, Je trouve ça tout simplement fascinant car il est rare d’avoir l’occasion de découvrir comment se construit progressivement le rapport à l’autre chez un homme. On a surtout vu des filles s’épancher sur ce sujet (avec des dérives pas toujours heureuses, comme la « chick lit ») mais la contrepartie masculine est rarement décrite avec autant d’acuité, saupoudrée d’une touche d’humour. À dire vrai, je n’avais rien lu d’aussi bon depuis Stéphane Bourguignon (j’aime bien Vic Verdier aussi). As-tu déjà envisagé publier tout ça sous forme de livre ?
Catherine.

Au moment où elle m’a écrit ceci, j’avais passé une bonne partie de ma vie adulte à écrire des romans, à les envoyer aux maisons d’édition, et à ne jamais recevoir de réponse positive. C’est la raison pour laquelle j’avais fini par y renoncer. Chose que je décrirai en détail en 2015 dans le billet 20 raisons pourquoi je ne publierai jamais de livres.

Mais voilà, dans les dix ans qui se sont écoulées depuis la rédaction de cet article, bien des choses ont eu le temps de changer. Autant dans les règles du monde de l’édition, que du fait que j’ai fini par publier un livre, Le sucre rouge de Duplessis. Ce qui me donne le statut d’auteur qui a fait ses preuves. Ce qui fait qu’enfin, les portes de la publication autres qu’en journaux, magazines et blogs me sont ouvertes. Après 30 ans à me faire dire par tout le monde et son frère que je suis talentueux, mais à me faire toujours refuser mes projets, je dois dire que je n’y croyais plus tellement.

En fait, je vais vous faire un aveu : je continue de ne plus tellement y croire. Et ceci m’a incité à la prudence. Au point où j’ai délibérément dit STOP à mon éditeur au sujet de la publication de ce qui était mon véritable second projet de livre. Car en effet…

Initialement, c’est un autre de mes projets qui avait reçu le feu vert pour publication. Une romance que j’avais commencé à écrire vers 2010, et dont certains d’entre vous se souviennent. Car à l’époque, je l’écrivais et la publiais à mesure, en ligne. Originalement, le titre était Un été à Saint-Ignace-de-Montrouge. Je m’étais arrêté suite à un moment de découragement, la laissant inachevée pendant neuf ans.

Puis, en 2019, je l’ai repris. Mais comme toutes les histoires qui s’inspirent de faits réels, j’avais tellement de détails en tête que le manuscrit risquait de faire 400 pages. Aussi, j’ai décidé de le faire en deux parties. Mais quel éditeur voudrait prendre le risque de publier une histoire d’un auteur inconnu, en deux parties, sans garantie que la première partie se vendra, et sans que j’ai écrit une ligne du tome 2 ?

Cinq ans plus tard, j’ai décidé d’en finir. L’an dernier, en 2024, j’ai terminé cette histoire en n’écrivant que le principal, allant droit au but. Puis, je l’ai relue des centaines de fois en la soumettant à une réécriture massive. D’abord, en coupant sans merci, élaguant tout ce qui était inutile, répétitif, à controverse, ou négatif, emputant près d’un quart du manuscrit original. Puis, en restructurant le reste, pour en faire un récit fluide. Au final, ces modifications majeures ont donné une sympathique petite histoire qui fut appréciée par les lecteurs-test que j’ai recruté sur Facebook. Enfin, j’ai opté pour un nouveau titre plus symbolique que descriptif, mais qui évoque à la fois la romance, le voyage et la liberté, trois thèmes étroitement liés au sujet.

Corail Provencher, qui deviendra l’intérêt amoureux du personnage principal, dans la scène où elle vit à plein le bonheur de s’être enfin libérée d’une trop longue relation toxique.

Résumé. Après avoir roulé une bonne partie de la nuit vers l’inconnu, Simon Hotte, montréalais sédentaire de 33 ans, s’endort au volant. Il reprend conscience au matin dans l’épave de sa voiture plantée contre un arbre. Il se retrouve itinérant à Saint-Ignace-de-Montrouge. Pris entre son envie instinctive de revenir chez lui et sa peur de retomber dans la situation qu’il a fui, il devra se créer une nouvelle vie dans ce petit village où les gens sont chaleureux et solidaires. Pour survivre, il devra faire du travail manuel pour la première fois de sa vie.Corail Provencher, fille de la propriétaire du Resto-Bar local, est intriguée par ce mystérieux étranger. Pourquoi se retrouve-t-il ici sans cartes d’identité, sans argent, sans téléphone ni accès à internet ? De qui et de quoi se cache-t-il ? Et pourquoi semble-t-il avoir des perceptions erronées de la société en général et des relations de couple en particulier ? Une histoire sur les thèmes de l’évolution personnelle, des relations toxiques, et du choc des cultures entre citadin de la grande ville et habitants de petits villages.

Quinze ans après avoir débuté sa rédaction, j’aurais dû être ravi de savoir que cette histoire serait enfin publiée. Et effectivement, je l’étais. N’empêche que j’avais certains doutes. Et ce, pour les trois raisons suivantes.

  1. Je ne suis pas reconnu en tant qu’auteur de romances. Mon premier livre était une recherche sérieuse, un essai sur l’Histoire du Québec. Ce qui est d’un tout autre registe.
  2. Il s’agit d’une fiction. Mon livre précédent avait un avantage : tout le monde connait Duplessis. Ça a attiré le public. Mais pour ce roman, personne ne connait Simon Hotte ni Corail Provencher, deux personnages fictifs. Comment intéresser les gens à ce livre ?
  3. Les romances, c’est pour les femmes. Seront-elles intéressées par cette histoire écrite par un homme, dans laquelle le protagoniste est masculin ?

Le fait qu’un éditeur soit prêt à prendre cette chance est un signe encourageant. N’empêche que je ne suis pas convaincu. Aussi, après mure réflexion, j’ai décidé de mettre sa publication en suspens. Si je suis pour publier un livre, aussi bien m’assurer que j’ai les meilleures chances de faire des ventes. et avec une fiction c’est un coup de dés.

Par contre, si j’ai un sujet dans lequel les gens peuvent se reconnaître, dans lequel ils retrouvent des situations vécues, un sujet qui peut attirer leur curiosité, les amuser, alors là je multiplie mes chances d’avoir du succès. Et qu’est-ce qui est plus dans l’air du temps que la recherche de l’âme soeur en cette ère d’apps et de sites de rencontres ? Non seulement est-ce un sujet qui touche aussi bien les hommes que les femmes, mon livre a quelque chose que l’on ne retrouve pas dans la majorité des ouvrages qui se consacrent à ce sujet : le point de vue masculin. Car le dating tel que vécu par les femmes et tel que vécu par les hommes, ce sont deux réalités complètement différentes. Et comme l’a dit Catherine Ferland, il est rare d’avoir l’occasion de découvrir comment se construit progressivement le rapport à l’autre chez un homme. Et c’est ce qui a le potentiel de rendre la chose fascinante aux yeux du lectorat féminin.

Il se trouve que j’ai vécu énormément d’histoires de rencontres rocambolesques.  Ce blog le prouve. Et justement, au lieu d’être une seule et longue histoire comme mon roman, ce livre est constitué de plusieurs petites anecdotes. Bien qu’il y aura un fil conducteur qui les relie, ça reste moins lourd, plus fluide, donc bien plus intéressant. Enfin, ce livre aura à moitié moins de pages que mon roman. Ceci en diminuera les coûts de production, du même coup son prix d’achat, ce qui va encourager les ventes.

Et si ça marche bien, que c’est populaire, alors j’en écrirai un second tome. Et s’il a également du succès, ça me fera un nom en tant qu’auteur sur le thème de la romance. Alors là, j’envisagerai de publier Le Bonheur en Cavale.

L’Amour est dans le champ de patates, Éditions de l’Apothéose, sortie pour novembre 2025.

Un bon sommeil pour un bon éveil

Ça fait au moins quinze ans que je ronfle. Et trois ans que je me réveille 3-4-5 fois par nuit. Ce qui fait que depuis quelques années, je me sentais toujours fatigué durant le jour. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’arrivais plus à me livrer aux exercices cardio, me limitant à la musculation. Je n’en avais juste plus l’énergie.

Avec la fatigue physique vient la fatigue mentale. Problème de concentration. Difficulté d’apprentissage. Pertes de mémoire. Erreurs de jugement. Et quand la fatigue mentale et physique se combinent, voilà qu’arrive la plus dangereuse de toutes les conséquences : s’endormir au volant. En plein jour.

J’ai trouvé une clinique de sommeil sur Google, située pas loin de mon boulot. On m’a refilé un moniteur à porter autour du torse, avec pince-doigt pour le pouls, et tubes dans le nez, avec lequel j’ai dormi pendant deux nuits. Tout a été enregistré. Le verdict: Apnée du sommeil sévère.

Avec l’âge, le voile du palais s’effondre. C’est comme ça ! Rien à faire.

À la clinique, on m’a montré les graphiques démontrant que lorsque je dors, ou du moins que j’essaies, je ne respire pas la moitié du temps. Ce qui me réveille pour pouvoir recommencer à respirer. Et bien que je croyais me réveiller 3-4-5 fois par nuit, ces 3-4-5 fois ne sont que celles où je suis assez éveillé pour m’en rende compte. Dans les faits, je me réveille une moyenne de trente-six fois. Pas par nuit. PAR HEURE. Sur des nuits de 5-6 heures. Ce qui m’empêche de tomber dans le sommeil profond, c’est à dire celui qui est réparateur pour le corps et l’esprit.

Il se développe en ce moment des traitements permanents au laser, mais ceux-ci sont encore au stade expérimentaux. En attendant, le traitement le plus sûr reste le respirateur. À la clinique où je suis allé, il y avait quatre modèles. Je ne plaisante pas avec ma santé, alors j’ai pris le plus haut de gamme, à $1 900. Ajoutons à cela la consultation qui était autour de $300. Je n’ai pas d’assurances, mais puisqu’il s’agit d’un problème de santé, le tout est déductible d’impôts.

Le tube du respirateur se place aux narines et tient avec une courroie autour de la tête. La machine calcule la résistance de l’air et envoie la pression appropriée pour déplacer le voile du palais. Et ceci permet une respiration normale. Ce qui nous permet de sombrer peu à peu dans le sommeil profond et réparateur.

La première nuit, ça fait un peu bizarre. Et il faut ajuster la courroie correctement pour asssurer l’étanchéité tout en évitant l’inconfort. Mais on s’habitue rapidement. Il ne faut juste pas oublier de remplir le réservoir d’eau distillée et/ou déminéralisée, sinon on se réveille avec la migraine pour cause de deshydratation.

La machine envoie automatiquement tes données de sommeil via connection Bluetooth à la clinique. L’appareil est garanti pour trois ans, avec option de la prolonger jusqu’à cinq. Mais j’ai décliné, puisque dans trois ans il pourrait bien en exister un modèle encore meilleur. Ou peut-être que le traitement au laser aura fait ses preuves à long terme.

Aujourd’hui, après 5 jours (5 nuits, en fait) sur le respirateur nocturne, je me sens pleinement énergisé au réveil. En plus de régler mes problèmes d’arrêt respiratoire, il y a trois avantages collatéraux, dus au fait que je n’ai plus besoin d’ouvrir la bouche pour respirer.

  1. Je ne ronfle plus.
  2. Je ne détrempe plus mon oreiller et ma barbe avec de la bave à parfum d’haleine du matin.
  3. Je n’ai plus de problème de toux dûs à la gorge sechée.

Voilà deux nuits de suite que je dors huit heures completes, et ce furent huit heures de sommeil de qualité. Et je ne m’en porte que beaucoup mieux.

L’apnée du sommeil. Ou : l’origine des vieux cons.
Tout comme la cigarette affecte à long terme la santé physique, le manque d’oxygène finit par affecter la santé cognitive. Tel que décrit plus haut, on parle de problème de concentration. De ce problème nait la difficulté d’apprentissage. Ce qui fait que beaucoup de vieux sont de plus en plus perdus face aux changement sociaux et technologiques, alors que dans leur jeunesse ils apprenaient et s’adaptaient. Il y a les pertes de mémoire, que l’on associe souvent à tort à l’Alzheimer. Sans oublier les erreurs de jugement, le genre que jamais ils n’auraient commis avant. Hélas, après quelques décennies sans traitement, à avoir le cerveau qui manque d’oxygène sur une base quotidienne, cet état cognitif finit par devenir irréversible. J’ai été pris à temps, car après seulement cinq jours je vois une différence marquante. Et mes collègues de travail aussi.

Sérieux, vive la techno-médecine moderne.

Le plaisir coupable. Ou : accepter de se faire rabaisser.

Plaisir coupable est un terme que j’ai toujours eu en horreur.
Qu’est-ce que la culpabilité ? C’est un sentiment personnel ou un jugement social qui vient du fait d’avoir posé un geste qui mérite la réprimande. Donc en ayant commis une action illégale et/ou immorale.

Mais lorsque le geste n’est ni l’un ni l’autre, pourquoi devrait-il faire naître un sentiment de culpabilité ?

Mais qui donc l’impose, ce sentiment de culpabilité ?
Les snobs ! Les prétentieux Ceux qui ressentent le besoin de se croire supérieurs à autrui. Bref, ceux qui, dans leur subconscient, vivent un sentiment d’infériorité. Et celui-ci a des racines si profondément ancrées en eux, qu’ils ne peuvent concevoir d’être un jour capables de pouvoir s’élever au-dessus de la masse. En fait, ils ne se sentent même pas capables de monter à égalité vers la dite masse pour commencer. Ils compensent donc de la seule manière qui soit à leur portée : en rabaissant autrui plus bas qu’eux-mêmes.

Mais comment peut-on se placer au-dessus de ceux que l’on perçois inconsciemment comme étant nos supérieurs ?
Lorsqu’une personne complexée est incapable de dépasser autrui en quoi que ce soit de concret, alors elle se réfugie dans le jugement de valeur : si tu aimes tel truc, alors tu es (selon ton continent d’origine) ringard, quétaine, bauf, de mauvais goût / pas-d’goût, nul, naze, médiocre intellectuellement ou moralement. Et c’est sur ces jugements que ces gens vont justifier les comportements négatifs qu’ils choisiront d’avoir envers toi. Comme ici, lorsque cette femme explique pourquoi elle a refusé d’obéir à son patron.

Comme Convenu tome 1, par Laurel, 2014.

Lorsque l’on considère que les préférences personnelles doivent suivre certains standards dictés par des gens non-concernés, on tombe dans l’élitisme. Pour faire partie de l’élite, tu dois apprécier certains trucs. Trucs d’ailleurs souvent mal définis. Mais surtout, tu te dois de ne PAS apprécier une liste infinie de sujets. Et tu constates rapidement que, quelle coïncidence, cette liste va toujours accueillir automatiquement 99.999999% des trucs que tu aimes.

Quoi de plus normal que de vouloir partager autour de soi la source de notre joie. Mais voilà, tu connais trop bien les conséquences sociales d’oser prendre un tel risque. Alors tu fais acte de soumission. Tu annonces la chose en commençant par « Mon plaisir coupable est … » Parce que tu te fais intimider d’avance. Sous menace que l’on te porte un jugement négatif. Que l’on mette en doute ton bon sens, ton raisonnement, ton bon goût, ton intelligence. Tu te laisses volontairement manipuler par pression sociale à voir d’un regard négatif quelque chose qui ne t’apportait jusque-là que du positif.

Ce que le terme plaisir coupable signifie, c’est que tu as le droit d’aimer ce que tu veux, pourvu que tu acceptes d’abord de déclarer publiquement que tu reconnais que tu devrais ressentir de la honte à le faire.

En faisant ça, tu appuies ceux qui n’ont aucune raison valable de juger des goûts personnels d’autrui. Tu les aides à te rabaisser, et tu confirmes qu’ils ont raison de le faire. Bref, en acceptant ton statut d’inférieur, tu cautionne un sytème qui divise les gens en classe supérieure et en classe inférieure en se basant sur des critères qui n’ont aucune pertinence. Un système créé par des gens impuissants à évoluer au-delà de la médiocrité qu’ils percoivent en eux-mêmes. Des gens qui ont besoin de se rassurer avec l’idée qu’ils puissent trouver une raison d’abaisser les autres plus bas qu’eux-mêmes. Quitte à l’inventer de toutes pièces, cette raison. Or, comme toute raison inventée, peu importe sous quel angle on essaye de la présenter, il reste que c’est une raison bidon.

Tout le monde se dit défenseur du droit à la liberté d’expression. Combattant du respect d’autrui. Champion du droit qu’à tout-un-chacun de pouvoir faire ses propres choix. Et pourtant, tout le monde accepte de s’empêcher de s’exprimer librement sur ses propres goûts, ses propres choix, et ce au détriment de son propre respect.

Et pourquoi ? Pour bien paraitre aux yeux de gens mesquins qui ne te respecteront jamais.

J’ai beaucoup de sources de plaisir. Mais aucune d’entre elle ne me rend coupable de quoi que ce soit. Et n’est pas encore né celui qui arrivera à prouver le contraire.

Le respect dès le départ nous évite les déboires. (3 de 3)

Cet article est au sujet de relations naissantes entre un homme et une femme, tous deux hétéros.  Puisque je parle de mon expérience personnelle, cet article sera relaté d’un point de vue masculin. On va peut-être me traiter de misogyne, mais Basta ! J’ai vécu ce que j’ai vécu, et les faits sont les faits.

L’une des plus grandes erreurs que l’on puisse faire, c’est d’ignorer les signes de manque de respect lorsqu’ils apparaissent au début de la relation.
Les première fois, c’est subtil.  Une remarque sarcastique. Un mot blessant déguisé en blague.  Une limite anodine qui n’est pas respectée. Au fil des jours, des semaines et des mois, ça escalade au point où elle n’accorde ni importance ni crédibilité à ce que tu dis. Et bientôt elle agit à sa guise en te maltraitant sans raison ni logique, et surtout sans arrêt.

J’avais 53 ans, et elle 44.

Le problème, c’est qu’au début on ne veut pas en faire de cas. On s’attend à ce qu’un homme soit solide. On ne peut donc pas se montrer fragile en étant intolérant, impatient, incompréhensif. La dernière chose que l’on veut, c’est que la femme voit en nous un Red Flag.  Alors on laisse passer un désagrément. Puis un autre. Puis un autre. Et un jour on se retrouve dans une relation dans laquelle l’autre ne nous fait que subir du désagrément sans la moindre once de respect. Et là il est trop tard. Tu peux essayer de protester, te fâcher, lui demander d’arrêter, le lui ordonner… Tu perds ton temps. Parce que rendu à ce point, votre relation, c’est ça ! Et elle ne sera jamais autre chose.

Pourquoi certaines femmes tentent-elles d’abuser dès le départ de celui qu’elles prétendent désirer ?
N’en déplaise aux apôtres socio-moralistes, il reste que biologiquement, psychologiquement et surtout socialement, l’homme et la femme ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais égaux. Et ceci est dû aux deux points que voici.

POINT 1. La société permet aux femmes qui le désirent de n’être responsables de rien. 
Que ce soit la réalité ou bien une opinion purement misogyne, l’homme a toujours dit que la femme est contrôlée par ses émotions. Et quand l’émotion prend les commandes, il n’y a de place ni pour la logique ni pour l’intellect. Et pour enlever toute pertinence aux revendications de la femme en colère, on leur a ensuite collé l’excuse du syndrôme prémenstruel. Ce qui fait que si elle agit de manière insensée, ce n’est jamais de sa faute, c’est sa nature féminine, tout simplement. Alors si une femme est dotée d’une personnalité irresponsable, elle n’hésitera jamais à user et abuser de ces excuses que l’homme lui a si gentiment fourni.

J’avais une amie comme ça. Un été, au mois de juin, j’ai noté sur mon calendrier toutes les fois où elle évoquait le syndrôme prémenstruel. J’ai été bien amusé de voir que trois jours après la fin de sa semaine, elle évoquait de nouveau les SPM. À la fin du mois, si on en croyait ses dires, un petit calcul montrait qu’elle aurait été en menstru ou en pré-menstru 26 jours sur 30.

POINT 2.  Socialement, l’homme donne à la femme le poste de responsable de la sexualité.
On a beau dire que l’homme est un prédateur qui voit la femme comme une proie, il reste que la majorité des hommes hétéros ne sont pas des agresseurs sexuels. Chez cette majorité, les femmes réalisent assez rapidement à quel point elles peuvent avoir du pouvoir sur les hommes. Car elles possèdent ce qu’ils cherchent le plus au monde à avoir à leur disposition : un vagin.

Il n’y a qu’à voir sur les sites de rencontres. La majorité des femmes y reçoivent de 10 à 50 propositions sexuelles par jour. Tandis que l’homme, s’il est chanceux et particulièrement beau, en recevra peut-être une ou deux par mois. Ainsi, la femme comprend vite qu’elle est ce que l’homme convoite.

Ce pouvoir montera à la tête de certaines d’entre elles. Aussi, elle sera portée à le tester pour voir jusqu’à quel point il sera prêt à accepter ses caprices, en échange de la possibilité d’avoir accès à son entrejambe. Et ça commence toujours de la même façon : avec des remarques rabaissantes et des mots blessants dits sous le couvert de la blague.

MAIS ATTENTION ! Je ne dis pas que toutes les femmes agissent ainsi. Je dis seulement qu’à cause des deux points cités plus haut, celles qui veulent agir ainsi le peuvent. Et j’en ai rencontré un assez grand nombre dans ma vie pour pouvoir affirmer que oui, ces femmes existent.

À partir d’ici, c’est l’homme qui décide s’il accepte ça ou non. Dès les tout premiers signes d’abus, l’homme qui contrôle son propre respect met son pied à terre en disant de manière claire que non, il ne tolère pas ça. Aucune discussion, aucune négociation. C’est à prendre ou à laisser.

Ce qui en revient à dire deux choses :

  1. C’est la femme qui a le contrôle de la sexualité.
  2. C’est l’homme qui a le contrôle de la relation.

Et c’est très bien ainsi. Parce que l’inverse signifierait que l’homme serait abusif sexuellement, et la femme abusive socialement. Ce serait un tel chaos que toute société fonctionnelle serait impossible.

L’erreur d’avoir recours à la logique.
Un homme et une femme se rencontrent, peu importe que ce soit virtuellement ou dans la vraie vie. Il y a un intérêt réciproque entre les deux. Mais bientôt, la femme commence à se moquer de lui. Et certaines de ces moqueries sont blessantes.

L’homme respectueux qui a l’esprit ouvert donnera à la femme le bénéfice du doute. Il tentera d’ouvrir le dialogue afin de comprendre son raisonnement. Il demande à la femme « Pourquoi agis-tu comme ça ? », « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »

Et c’est là qu’il commet son erreur fatale. Pour lui, c’est normal de vouloir raisonner. Or, on ne peut raisonner qu’avec des gens raisonnables. Et une femme qui va agir ainsi avec lui sera tout sauf raisonnable.

En lui posant ces questions, le message qu’il lui passe, c’est qu’il croit qu’elle puisse avoir une raison valide de lui manquer de respect. Elle comprend aussitôt dans son subconscient qu’il considère que le respect est quelque chose qui se discute et se négocie.

Poser ces questions, c’est demander à la femme de décider elle-même quelle est la valeur qu’elle veut bien accorder à l’homme qu’il est. Et pire encore, c’est lui demander ce qu’il doit faire pour mériter son respect. L’homme donne donc à la femme le plein pouvoir sur leur relation. Et si elle a commencé la relation en lui manquant de respect, elle ne manquera pas d’abuser de ce pouvoir qu’il lui donne. Ça commence par des suggestions peu raisonnables. Suivies par des demandes exagérées. Et ça finit par lui ordonner de se plier à des caprices de plus en plus insensés.

D’instinct, la femme est attirée par le Mâle Alpha. Celui qu’elle ne pourra jamais contrôler. C’est bien connu. Combien de fois a-t-on entendu les hommes se lamenter que les femmes disent vouloir des Nice Guys, mais qu’elles choisissent les Bad Boys ? C’est parce que l’homme qui se soumet aux caprices d’une femme est tout le contraire d’un Alpha-Bad-Boy. Par conséquent, aucune femme ne peut ressentir de respect pour lui. Plus cet homme fera tout pour lui être agréable, et plus profond sera le mépris qu’elle ressentira pour lui.

Où est la logique ? Il n’y en a pas ! Rappelez-vous du point 1. La femme ne fonctionne pas par logique, Elle fonctionne à l’instinct et à l’émotion. Face à une femme qui se comporte ainsi, être compréhensif, conciliant, et faire des compromis n’apportera jamais à l’homme le respect ni l’harmonie.

C’est quand même ironique quand on y pense. Tous ces hommes qui se plaignent que les femmes vont vers les Bad Boys... Et ces mêmes hommes sont les premiers à aller se jeter aux pieds des Bad Bitchs.

Et tout ça commence par un simple petit mot blessant envoyé à la blague. Un mot que l’homme a commis l’erreur de laisser passer.

Dans le billet précédent, je parle de Daisy qui ne peut s’empêcher de me traiter de con lorsque je la fais rigoler.  Pour moi, ce mot est une gifle.  Et je le lui ai dit.  Mais elle insiste comme quoi dans sa tête, dans le contexte où une personne la fait rire, ce mot n’a aucune connotation négative ou irrespectueuse. Voilà pourquoi elle n’a pas l’intention d’arrêter de l’utiliser.

Malgré le fait que nous semblons compatibles en tout point…  Malgré le fait qu’elle est une artiste comme moi, chose que je n’ai retrouvé que chez Karine et Flavie qui furent mes meilleures relations…  Malgré le fait qu’il est évident pour nous deux que nous ressentons de l’attirance envers l’autre… Malgré tout ça, son insistance à d’abord me traiter de con, puis à continuer de le faire en sous-entendus après que je le lui ai interdit, c’est venu à bout de ma patience.  Sans pour autant lui servir un ultimatum, je lui ai fait comprendre que je n’en endurerai pas davantage.  Ou bien elle cesse, ou bien nous n’avons aucun avenir ensemble. 

Rendu à ce point, elle était trop habituée à me traiter de con pour pouvoir accepter d’arrêter de le faire. Elle a choisi de mettre fin à la relation. Chose que j’aurais fait moi-même de toute façon. Mais le fait que ça vienne d’elle démontre clairement qu’à partir du moment où tu laisse une femme te manquer de respect, il n’y a plus moyen de revenir en arrière.

Aut respectus, aut ruptura.
« Ou bien le respect, ou bien la rupture. » Mais pourquoi suis-je aussi radical dans mes relations amoureuses, sexuelles, familiales, sociales et professionnelles ?  La raison est simple. À l’aube de mes 57 ans, j’ai vécu assez longtemps pour constater que la majorité des gens ne changeront jamais. Surtout dans les côtés négatifs de leur personnalité.

Lorsque j’étais enfant, ma mère avait toujours quelque chose à dire pour se moquer de moi. Certaines de ses paroles me hérissaient, au point où j’osais braver ma peur de l’autorité pour lui dire d’arrêter. Ça lui montrait qu’elle avait trouvé une phrase qui me faisait réagir. Ce qui ne faisait que l’encourager à me la répéter. C’est ainsi qu’elle a gardé en tête une liste de sujets blessants, qu’elle me lançait comme ça, à tout bout de champ, parce que ça l’amusait de savoir que ça allait me frustrer.

Ma mère fait partie de cette catégorie de gens qui considèrent que rabaisser les autres est une forme d’humour acceptable. Elle ne voyait donc pas pourquoi elle arrêterait, puisque « C’est rien qu’des blagues ! » 

Cependant, jamais elle n’aurait osé agir ainsi avec un homme. Mais nos positions, elle en tant que mère et moi en tant qu’enfant, faisaient qu’elle n’avait à craindre aucune conséquence sociale ou physique d’abuser de moi. Elle respectait l’homme qui avait dominance sur elle. Mais elle ne pouvait respecter le garçon qu’elle dominait. Alors si je réagissais de manière trop colérique à son goût, elle me mettait en punition. Le message était clair. Je pouvais rendre ma mère joyeuse en acceptant ses abus. Ou bien les refuser et ainsi être privé de son amour, la faire frustrer contre moi, et en subir les conséquences.

Et voilà comment j’ai commencé ma vie adulte. En ayant été conditionné à trouver acceptable et normal de devoir me faire rabaisser par une femme, si je voulais me mériter son attention et son amour. Un pattern que j’ai mis toute la décennie 90 à briser. Or, tu as beau tout faire pour évoluer, il reste que les gens qui t’entourent vont toujours vouloir te garder dans le rôle auquel ils t’ont confiné dans leurs vies.

Durant toute mon existence, que je sois enfant, adolescent ou adulte, à chaque jour que je voyais ma mère, c’était inévitable, il fallait qu’elle me rappelle en riant à quel point telle ou telle phrase me faisait fâcher lorsque j’étais enfant. Plusieurs fois, dans ma vingtaine, ma trentaine et ma quarantaine, je lui ai dit clairement que je ne voulais plus entendre ces phrases. Alors elle faisait comme Daisy : elle utilisait des détours pour pouvoir continuer d’évoquer ces paroles blessantes en sous-entendus. Et à chacune de mes nouvelles copines qu’elle a rencontré, elle prennait plaisir à m’humilier en leur transmettant ces phrases devant moi. Et elle ne manquait pas de les encourager à prendre sa relève, en rajoutant à tout coup : « Parce que moi, j’ai pu l’droit de lui dire. » Déclaration hypocrite, du reste, car non, elle n’a jamais arrêté.

Puisque notre relation a débuté avec elle qui a abusé de moi dès le départ, il lui était impossible de pouvoir changer. Par conséquent, j’ai eu à subir ça non-stop pendant cinquante ans. Soit jusqu’au 3 mai 2022, le jour où je me suis enfin décidé à renier mes parents, à l’âge de 53 ans. Pour une longue série de raisons, certes. Mais celle-ci était tout de même située assez haut sur la liste. Depuis, mon seul regret sera de ne pas l’avoir fait trente ans plus tôt.

Exiger le respect, ce n’est pas une question d’avoir des Mommy issues non-résolus.
Si je parle de ma mère, c’est parce qu’en tant que membre de ma famille immédiate, c’est l’une des personnes que j’ai eu le plus longtemps dans mon entourage. Et ceci me permet de vous démontrer que lorsqu’une femme est butée avec l’idée de te répéter des paroles blessante, tu auras beau être patient, tu auras beau espérer qu’elle finisse par s’en lasser, tu auras beau lui dire d’arrêter, de le lui ordonner, tu perds ton temps. Tu vas juste attendre après quelque chose qui n’arrivera jamais. Le simple fait que j’ai eu à endurer ça, je le répète, PENDANT CINQUANTE ANS, ça le prouve hors de tout doute.

À la lumière de cette réalité, est-ce que je veux m’en aller dans une relation avec une femme qui insiste pour me traiter de con en rigolant ? Est-ce que je veux vraiment recommencer à subir le même comportement qui a empoisonné ma vie jusqu’à mes 53 ans ? Suis-je à ce point désespéré de trouver l’amour, que je suis prêt à accepter de me faire dévaloriser pour le reste de mes jours ?

La réponse est : Non !  Je ne l’accepterai pas.  Je n’ai qu’une seule vie, et je refuse de la vivre de cette manière. 

Face à un comportement comme celui de Daisy, je refuse d’être compréhensif, conciliant, ou de faire des compromis.  Il y a une raison pourquoi ces trois mots commencent par la syllabe CON. Parce que si j’acceptais de le faire, alors là, Daisy aurait raison de me répéter que je le suis.