Le fils maltraité patient. (Une parabole)

Un homme vivait en retrait des autres avec son fils unique.

Le père était un homme qui ne pouvait supporter l’idée de ne pas avoir le contrôle sur tout. C’est la raison pourquoi il vivait à l’écart des autres en obligeant son fils à avoir le moins de contacts possibles avec le reste du monde. Il avait aussi un esprit soupçonneux. Ne pouvant être partout à la fois, donc ne pouvant pas surveiller tous les gestes de son fils, il se disait : « Qu’est-ce qui l’empêche de faire des choses incorrectes lorsque je ne le vois pas ? »  Aussi, il songea à un moyen de lui faire passer le goût de même songer à l’indiscipline. Dès que le fils atteint l’âge de cinq ans, tous les soirs, le père lui donna une fessée. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à dix ans, le fils était déjà trop grand pour continuer à recevoir la fessée. Le père changea donc de tactique.

Désormais, il fit mettre le fils, torse nu, contre le mur de la maison et il lui administra dix coups de sa ceinture de cuir rigide sur le dos. « Pourquoi ? » Demanda le fils en larmes après le sévice. « Tu le sais, pourquoi ! », répondit le père.

Rendu à quinze ans, après sa correction quotidienne, le fils se dit : « À tous les jours depuis dix ans, mon père me bat. À tous les jours depuis dix ans, je lui demande pourquoi. À tous les jours depuis dix ans, il me répond que je sais pourquoi. Or, j’ai beau réfléchir, j’ai beau chercher, je ne vois rien dans mon comportement qui ait jamais mérité telle punition. Je suis poli. Je suis respectueux. Je suis obéissant et j’exécute mes tâches sans rechigner. De plus, il n’a jamais hésité à s’exprimer long et fort sur ce qui lui déplaît. Comment se fait-il alors qu’il soit incapable de me dire pourquoi il me bat?  Une seule réponse possible : Il n’a aucune raison de me punir, et il le sait. Pourquoi le fait-il quand même alors? Une seule réponse possible:  Mon père est une brute insensée. Je ne devrais pas accepter d’endurer ses sévices. Hélas, je suis encore trop petit, trop faible pour lui résister. Je pourrais m’enfuir, aller demander la protection des autres contre lui, et même le faire payer pour ses abus. Mais non, ce serait trop facile comme solution. Un jour, je serai assez fort pour être capable de le confronter. Un jour, je le ferai payer pour tout ce qu’il m’a fait.  Et j’aurai la fierté de pouvoir me dire que je l’aurai fait moi-même, sans avoir besoin de l’aide des autres. En attendant, je vais prendre mon mal en patience. En attendant, je vais, peu à peu bâtir mes forces, moralement, psychologiquement et physiquement. »

Rendu à vingt ans, le fils était maintenant un homme dans la force de l’âge. Il était grand. Il était fort. Il s’était conditionné à ne plus avoir peur de son père. Aussi, le premier soir de ses vingt ans, lorsque le père approcha avec sa ceinture et ordonna de se mettre face au mur, le fils fit quelque chose qu’il n’avait jamais osé faire avant. Il se tint debout, droit devant son père, bras croisé.  Il le regarda droit dans les yeux, et il lui répondit « Non! » 

Le père, sous le choc, s’arrêta net. Avec de grands yeux surpris, il demanda : « Qu’est-ce que tu as osé me répondre ? » le fils comprit alors que sa résistance avait porté fruit. Il lui répéta donc fièrement « Non ! » Le père prit cette double indiscipline comme une gifle au visage. Sa surprise fit place à une colère noire. Il se mit à ruer son fils de coups de ceinture.  Et il frappa, frappa, frappa, avec violence, colère, frustration, perdant totalement le contrôle de lui même.  Mais son fils, après quinze ans à supporter de tels sévices, était habitué et ne broncha pas. Plus le père frappait, moins ça avait d’effet. Le père avait beau frapper, ses coups se faisaient de moins en moins violents. C’est qu’il était maintenant un vieil homme, et l’effort requis était plus que ce que son corps usé ne pouvait fournir.  Bientôt, il dut s’arrêter, à bout de souffle, épuisé.

Le fils, malgré ses blessures, n’avait pas bronché.  Il était était toujours debout, les bras croisés, toujours à le fixer du regard. Pour la première fois, il vit son père tel qu’il était vraiment. Un minable! Un lâche! Un homme faible qui a tellement peur des autres qu’il cherche à s’imposer par la peur à plus faible que lui. Le fils compris à ce moment-là qu’il n’aurait plus jamais peur de son père. Calmement, le fils dit: « Pendant quinze ans, tu m’as battu. Pendant quinze ans, j’ai eu à endurer quotidiennement les coups de ta main ou de ta ceinture. Pendant ces quinze ans, tu m’as infligé en tout 5475 sévices, dont pas un seul n’était mérité. Non seulement ça prends fin aujourd’hui, c’est également aujourd’hui que tu va commencer à payer pour tes abus. Et nous allons le faire selon tes propres règles, celles que tu m’as si cruellement imposées durant le dernier trois quart de ma vie. Et moi, au moins, lorsque je te dirais « Tu le sais, pourquoi » , on saura tous les deux que ce sera vrai: Ce sera la juste punition pour tes abus. »

Le père dut se rendre à l’évidence : Il avait perdu le contrôle sur son fils. Il avait perdu le contrôle sur sa propre vie. Il allait devoir payer pour tous ses abus. Le père pris donc son fusil et tira son fils en plein cœur, le tuant net. Il enterra profondément son corps loin dans le bois, et vécut le reste de son existence paisiblement sans jamais avoir eu à payer pour ses crimes.

MORALE : Lorsque tu vis avec une personne qui t’isole et te soumet à une discipline non-méritée, c’est un abuseur. On ne peut pas raisonner avec un abuseur car un abuseur n’est pas un être raisonnable. On ne peut pas retourner les propres règles de l’abuseur contre lui car un abuseur ne respecte aucune règle, même pas les siennes. Face à un abuseur, fuir et demander de l’aide est la seule option. Toutes les autres options te feront perdre ton temps, et possiblement ta vie.

Et ça vaut aussi bien pour les relation de famille que de couple.

Petit exemple d’amitié toxique

C’est symbolique, bien sûr. Et, comme d’habitude, les sexes sont interchangeables. Mais sinon, ouais, on en a tous connus au moins une de ce genre-là:

Deux catégories de gens…

… et deux qualités de vie sociale.

Avant qu’on me pose la question, non, il n’existe pas de série nommée « Kid Mecha ». De toute façon, le sujet de discussion n’a aucune importance. C’était juste pour montrer la différence entre les gens normaux et ceux qui accordent une importance démesurée à ton ignorance, car ils ressentent un tout aussi démesuré besoin de rabaisser autrui.

Je me méfie de ceux qui me disent…

Je me méfie de ceux qui me disent avoir l’esprit ouvert, être respectueux et tolérants. L’expérience m’a appris que ces gens sont souvent intolérants et irrespectueux envers tous ceux qu’ils jugent ne pas être aussi ouvert d’esprit qu’eux.

Je me méfie de ceux qui me disent détenir la vérité sur une personne ou sur un sujet. L’expérience m’a appris que cette vérité est plus souvent une opinion qu’un fait.

Je me méfie de ceux qui me disent des phrases préconçues, des formules toutes faites, des proverbes et des citations. L’expérience m’a appris que ces gens ont tellement peur d’exprimer leurs propres opinions qu’ils préfèrent se cacher derrière celles des autres. Ça leur donne un semblant de crédibilité, puisqu’ils démontrent ne pas être les seule à le penser.  Et ça leur permet de se laver les mains de toute responsabilité s’ils font erreur, puisque cette opinion ne vient pas d’eux.

Je me méfie de ceux qui me disent avoir des principes ou un code de conduite. L’expérience m’a appris que tout ce que ça démontre, c’est que s’ils ont besoin de suivre ce code, c’est parce que leur véritable personnalité est le contraire de ces principes et de cette conduite. Or, personne ne peut se refouler éternellement. La preuve: Au premier signe de frustration, ils vont ou bien se montrer sous leur vrai jour en bafouant ce code et ces principes plus souvent que ceux qui n’en ont supposément pas, ou bien utiliser ce code et ces principes à la lettre de façon à te contrarier, t’insulter, te créer des obstacles.

Je me méfie de ceux qui me disent que je n’ai pas à me faire de soucis avec eux, car eux m’acceptent et me tolèrent tel que je suis. L’expérience m’a appris que ça signifie qu’ils pensent (ou pire encore: essayent de me convaincre) qu’il y a quelque chose en moi qui devrait me rendre inacceptable et intolérable aux yeux de la population générale.

Je me méfie de ceux qui me disent que je dois toujours assumer mes faits, gestes et paroles. L’expérience m’a appris que si on ose leur faire la moindre remarque au sujet de leurs propres faits, gestes et paroles, ils entrent dans un état de colère, de frustration et de déni infini, car ils sont eux-mêmes incapables de les assumer.

Je me méfie de ceux qui me disent des choses vagues en appelant ça de la subtilité. L’expérience m’a appris que la subtilité est l’art d’essayer de se faire passer pour plus brillant que son interlocuteur en lui disant des choses de façon délibérément floues, soit parce qu’on est trop lâche pour être capable de s’exprimer clairement, soit parce qu’on cherche à faire passer l’autre pour un cave.

Je me méfie de ceux qui me disent spontanément qu’ils sont fidèles, sans que je leur ais posé de questions à ce sujet. L’expérience m’a appris que cette personne va immanquablement tromper son/sa conjoint(e) (ou du moins essayer) dans les trois mois qui vont suivre cette déclaration.

Je me méfie de ceux qui me disent à répétition à quel point je peux leur faire confiance. L’expérience m’a appris que s’ils craignent à ce point là que l’on puisse s’en méfier, c’est parce qu’il y a de bonnes raisons.

Je me méfie de ceux qui me disent être cultivés, ne s’intéresser qu’à tout ce qui est classique et lever le nez sur tout ce qui est actuel ou à la mode. L’expérience m’a appris qu’ils tentent de cacher leur incapacité de s’adapter aux temps qui changent sans cesse, en snobant la majorité qui, eux, y arrivent très bien.  Pour une personne ayant cette incapacité, le passé représente la sécurité, puisque celui-ci ne change pas.

Je me méfie de ceux qui me disent être les seuls qui m’apprécient. L’expérience m’a appris que ces gens veulent juste nous isoler des autres afin de nous abuser sans que personne puisse nous le faire constater.

Je me méfie de ceux qui me disent être sans cesse persécutés par les autres, entourés de gens qui ne cherchent qu’à leur nuire, aussi bien voisins que collègues de travail que camarades de classe. L’expérience m’a appris qu’il suffit de fréquenter ces gens durant quelques semaines pour comprendre pourquoi tout le monde les détestent.

Je me méfie de ceux qui me disent des tonnes de compliments et à quel point ils m’admirent, m’apprécient et sont attirés par moi alors qu’on se connaît à peine. L’expérience m’a appris qu’il suffit de ne pas répondre positivement à leurs avances pour que leur amour devienne haine, leur attirance devienne dégoût et leurs compliments deviennent insultes.

Je me méfie de ceux qui me disent que la jalousie, ou tout autre défaut de comportement qu’ils ont, sont des agissements tout à fait normaux. L’expérience m’a appris qu’il sont incapables de faire face à leurs propres travers, donc que la seule façon pour eux de dealer avec ce qu’ils sont, c’est de colporter l’idée erronée que tout le monde est (ou devrait être) aussi pire qu’eux.

Je me méfie de ceux qui me disent la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. L’expérience m’a appris que l’excuse de ne dire rien d’autre que la vérité est trop souvent utilisée afin de manquer de délicatesse et de politesse, de façon à se justifier pour insulter les autres, tout en tentant de les empêcher de protester.

Je me méfie de ceux qui me disent que ce n’est pas eux, ça, de mal agir comme ils viennent de le faire. L’expérience m’a appris qu’au contraire non seulement c’est eux puisqu’ils le font, mais qu’en plus ce sont des irresponsables puisqu’ils le nient, et qu’ils vont recommencer car ils préfèrent nier leurs problèmes de comportement plutôt que d’y faire face et de travailler dessus.

Bref, Je me méfie de ceux qui me disent ce que je dois penser plutôt que de me laisser me faire ma propre opinion, que ce soit sur les choses, sur eux, sur les autres ou sur moi-même.

Oui, je sais, ma dernière phrase peut aussi signifier que je ne vaux pas nécessairement mieux que ceux de qui je dit me méfier. C’est ça l’idée: Toujours réfléchir avant d’écouter ce que disent les autres, qui qu’ils soient.

Ce que parler veut généralement dire dans 20 situations

AVANT DE COMMENCER: À l’origine, ce texte s’intitulait Ce que les filles disent -VS- ce que ça veut dire et datait de 2010.  Du moins, sur ce blog, puisque ça a d’abord été un texte illustré dans Requin Roll No.7 en 1998. Or, déjà que la majorité de ces situations peuvent être vécues en inversant les sexes, il n’y a plus de place à notre époque moderne pour un texte exclusivement hétéronormatif au sujet des relations. Suite à un sondage d’opinion à ce sujet effectué le 28 aout 2015 sur Twitter, sur mon Facebook personnel ainsi que sur la page Facebook de Mes Prétentions de Sagesse, j’ai décidé de modifier le genre de ce texte, le mettant neutre.  De toute façon, qu’une relation soit entre gens hétéros ou LGBT, ces situations peuvent tout autant arriver.

Donc:

Ah, la communication dans les relations interpersonnelles… l’un se plaint que l’autre ne le comprends pas.  L’autre parti se plaint que l’un n’est pas capable de s’exprimer clairement. En tout cas, s’il y a une chose sur laquelle ils s’entendent, c’est en se plaignant des conséquences de ce manque de clarté et de l’incompréhension qui en résulte.

Aujourd’hui, je vais exaucer le souhait de bon nombre de gens: Je vous présente 20 situations classique d’incompréhension.  Le tout sera décortiqué comme suit:

  • La situation.
  • Ce que l’autre te dit.
  • Ce que tu comprends.
  • Ce que l’autre veut vraiment dire.
  • La preuve.
  • Les conséquences.
  • Le mieux à faire dans ce temps-là.

C’est parti:

SITUATION 1: Tu déclares ton affection à une personne.
Ce qu’elle dit : Je ne me sens pas prêt(e) à vivre une relation pour l’instant.
Ce que tu comprends : Que le jour où elle sera prête, alors tu vas avoir des chances avec elle.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Tu ne me plais pas, sinon je me serais sentie prêt(e).
La preuve : Tu en connais beaucoup, des gens, qui, quelques temps après avoir dit ça à quelqu’un, sont retournées le voir en lui disant « Ok, je suis prêt(e) maintenant, sortons ensemble! »?
Les conséquences : C’est quoi, ça « pour l’instant« ? Elle va être prête quand, au juste? Dans une heure? Un jour? Une semaine? Un mois? Un an? Une décennie? Tant et aussi longtemps que tu vas penser que c’est juste une question de temps, tu vas être accro et tu vas te sentir de plus en plus frustré à mesure que le temps passe. De son côté, l’autre personne va se sentir harcelée par ton insistance et va finir par te fuir comme la peste.
Le mieux à faire dans ce temps là : Cesser de te faire des illusions à son sujet, et agir avec elle comme si cette déclaration n’avait jamais été dite et que ces sentiments n’ont jamais existé, et ne plus jamais ramener le sujet.

SITUATION 2: Tu es en couple, ou du moins en relation intime, avec une personne vraiment cool, populaire, attrayante et tout. Bref, le jackpot que tu ne pensais jamais pouvoir un jour remporter.
Ce qu’elle dit : T’sais, j’aimerais mieux que les gens ne sachent pas à propos de nous deux, parce que… (insérer raison quelconque!)
Ce que tu comprends : Qu’elle est victime de terrible pression sociale de la part de son entourage, mais qu’éventuellement ça devrait se tasser et vous pourrez vous aimer au grand jour.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Cette personne pourrait trouver mieux que toi et elle le sait. Bien qu’elle accepte d’avoir une relation avec toi, elle n’en est pas vraiment fière, alors elle ne tient pas à ce que ça se sache. Bref, elle est avec toi en attendant mieux.
La preuve : Quand on n’a pas honte de nos relations, on n’a aucune raison de les cacher à qui que ce soit.
Les conséquences : Le jour où cette personne va en trouver une autre qui lui plaît vraiment, tu vas te faire domper avant même que quiconque apprenne que vous aviez sorti ensemble. Et cette nouvelle relation-là sera vite mise publique.
Le mieux à faire dans ce temps là : Profiter de la relation à fond pendant qu’elle passe, et ne pas être surpris le jour où elle prendra fin.

SITUATION 3 : Une personne de ton entourage est en couple avec quelqu’un qui la néglige. Elle te parle souvent de ses problèmes sentimentaux parce que tu es la bonne oreille attentive toujours disponible.
Ce qu’elle dit: Dans l’fond, c’est quelqu’un comme toi qu’il me faudrait.
Ce que tu comprends : Qu’elle vient enfin de réaliser que tu es la personne parfaite pour elle, et que ça ne sera plus très long avant qu’elle mette fin à sa relation insatisfaisante pour sortir avec toi.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Que c’est dommage que son/sa partenaire actuel/le. ne possède pas certaines de tes qualités, parce que ce sont juste les gens de ce genre-là qui l’attirent.
La preuve : L’as-tu déjà vu sortir avec quelqu’un comme toi? Ben non, ton genre ne l’attire pas, sinon ça ferait longtemps que vous seriez ensemble.
Les conséquences : Tu vas ressentir de la frustration à la voir s’acharner à rester dans une relation qui la fait souffrir, alors que tu es là à brûler d’amour pour cette personne qui préfère continuer sa relation imparfaite.
Le mieux à faire dans ce temps là : Tout ce que cette personne veut de toi, c’est une oreille attentive pour exprimer ses malheurs, rien de plus. C’est à toi de choisir si tu veux continuer d’être ça ou non.

SITUATION 4 : Tu déclares ton affection à un/e collègue de travail.
Ce qu’elle dit : J’aime mieux pas avoir de relations amoureuses avec les collègues de travail car ça cause toujours plein de complications.
Ce que tu comprends : Que la seule raison de son refus est le fait que vous travaillez ensemble, sinon elle te violerait probablement sur place.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Que tu ne l’attires tout simplement pas.
La preuve : Si elle était attirée par toi, penses-tu vraiment qu’elle laisserait un détail aussi anodin que votre travail commun se mettre entre vous? Au pire, elle te demanderait de garder le secret pour éviter le commérage du bureau.
Les conséquences : Tu risques de passer plusieurs mois à essayer de lui faire changer d’idée et à te casser à tête pour trouver une solution pour un problème qui n’existe même pas. Tu va finir par t’exposer à des rumeurs de harcèlement au travail, chose qui n’est vraiment pas souhaitable, ou pire : Virer méga frustré contre elle le jour où elle sortira avec un/e collègue de bureau qui va vraiment lui plaire.
Le mieux à faire dans ce temps là : Cesser de se faire des illusions à son sujet, et agir avec elle comme si cette déclaration n’avait jamais été dite et que ces sentiments n’ont jamais existé, et ne plus jamais ramener le sujet.

SITUATION 5 : Après une séance de sexe, tu te sens mal parce que tu n’as pas réussi à faire jouir ta partenaire.
Ce qu’elle dit : Mais non! C’est pas d’ta faute, c’est moi qui étais un peu fatiguée. T’en fais pas, j’ai eu du fun quand même. C’était bien!
Ce que tu comprends : Que ça ira mieux la prochaine fois.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Qui c’est qui t’as appris à baiser? Ta mère? J’aurais probablement eu plus de fun si j’m’étais branlée avec la râpe à fromage.
La preuve : Tu trouverais ça « bien« , toi, de baiser sans que ta partenaire te fasse venir?
Les conséquences : À moins qu’il s’agisse de la personne avec qui tu es en couple, ne te fais pas d’illusions, il n’y aura probablement pas de prochaine fois.
Le mieux à faire dans ce temps là : Rien pour l’instant. S’il s’agit de ta tendre moitié/e, attend quelques jours et essaye d’avoir une discussion au sujet de votre sexualité.

SITUATION 6 : Tu lui propose ta présence et ton aide pour… peu importe!
Ce qu’elle dit : T’es pas obligé.
Ce que tu comprends : Elle craint que ce soit un trop grand effort pour toi et ne voudrait surtout pas te déranger.
Ce qu’elle veut vraiment dire : NON! Je ne veux pas de ta présence.
La preuve : Une personne qui n’a pas besoin de ta présence va te répondre : « Non, c’est correct, ça va aller, merci! » car n’ayant rien à cacher, elle ne craint pas de te blesser. Par contre, une personne qui ne veut pas de ta présence va essayer de te le faire comprendre tout en cherchant instinctivement à cacher ses sentiments négatifs à ton endroit. D’où le « T’es pas obligé! »
Les conséquences : Évidemment, tu t’empresses de la rassurer qu’au contraire ça te fait plaisir. Tu lui imposes donc une présence qui la dérange, ce qui peut juste envenimer votre relation.
Le mieux à faire dans ce temps là : Lui dire que tu reste dispo si elle change d’idée, et ne plus ramener le sujet.

SITUATION 7 : Voilà bien longtemps que tu es friendzoné par cette personne.  Que cette situation te convienne ou non, tu l’as tout de même acceptée, considérant qu’une relation d’amis proches, c’est mieux que rien.
Ce qu’elle dit : C’est rassurant de voir que l’amitié est possible sans qu’il soit question d’amour ou de sexe.
Ce que tu comprends : Que malgré le fait qu’il n’y aura probablement jamais d’amour ou de sexe entre vous deux, votre amitié est plus forte que tout. Vous deux, c’est à la vie à la mort.
Ce qu’elle veut vraiment dire : T’es juste dans ma vie parce que j’ai ni couple ni amis.
La preuve : Est-ce qu’elle est en couple ou a t-elle des amis? Non, sinon elle passerait son temps avec eux, comme les gens normaux.
Les conséquences : Le jour où cette personne trouvera quelqu’un avec qui elle voudra qu’il soit question d’amour et de sexe, elle n’aura plus grand temps à perdre avec toi.
Le mieux à faire dans ce temps là : Profiter de la relation à fond pendant qu’elle passe et ne pas être surpris le jour où elle se finira.

SITUATION 8 : En visite chez cette personne, tu trouves un nouveau numéro de téléphone ou une adresse e-mail sur un bout de papier, et tu lui demandes qui est-ce.
Ce qu’elle dit : Oh, ça c’est rien, tu peux le jeter.
Ce que tu comprends : Que c’est rien et que tu peux le jeter.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Oops, j’ai laissé stupidement traîner les coordonnées du beau gars que j’ai rencontré avant-hier.
La preuve : Si ces coordonnées étaient celles de n’importe qui d’autre, elle n’aurait pas eu peur de te répondre que c’était son patron, un futur employeur, sa belle-sœur, etc. Et puis soyons francs, dans des circonstances où on n’a rien à cacher, personne ne va suggérer à quiconque de jeter un truc qu’on a pris en note.
Les conséquences : Y a t’il du cocufiage dans l’air?  Pas sûr, n’empêche que c’est évident qu’on a quelque chose à te cacher.
Le mieux à faire dans ce temps là : L’empocher sans rien dire, et savourer sa panique. Lorsqu’elle te posera la question pourquoi tu gardes ce papier, il serait peut-être bon de lui demander si elle n’a pas quelque chose à t’avouer.

SITUATION 9 : Cette personne te demande de porter ses sacs ou ses paquets un instant, puis vient pour les reprendre.
Ce qu’elle dit : J’peux les reprendre si c’est trop lourd pour toi.
Ce que tu comprends : Qu’elle te prend pour une nouille trop cuite, de ne pas pouvoir porter ses sacs.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Sers-moi donc de porteur de sacs. J’aime avoir les mains libres.
La preuve : Franchement, comment pourrait-elle s’imaginer que tu ne sois pas capable de porter des sacs qu’elle portait elle-même avant de te les refiler? Elle fait juste jouer sur ton orgueil de mâle pour te manipuler à faire de toi son esclave de ton propre gré.
Les conséquences : Non seulement tu portes ses sacs volontairement,  tu le fais fièrement pour lui montrer que t’es pas une moumoune de Chez Tarlouze.
Le mieux à faire dans ce temps là : Lui rendre ses sacs, et du coup lui montrer que tu ne te laisses pas manipuler.  C’est peut-être mauvais pour la relation, mais pourquoi est-ce que tu voudrais en avoir une avec une personne manipulatrice?  Quand on manipule l’autre sur des trucs anodins, on manipule sur des choses plus importantes.  Méfiance!

SITUATION 10 : Dans une boutique de vêtements, elle tient deux morceaux de linge tout en se regardant dans le miroir.
Ce qu’elle dit : Je sais pas lequel des deux choisir.
Ce que tu comprends : Qu’elle a besoin de ton avis pour l’aider à choisir, car elle ne veut acheter qu’un seul des deux morceaux.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Achète-moi donc les deux, maudit cheap!
La preuve : Peu importe lequel tu vas lui conseiller de prendre, ou bien elle n’arrivera quand même pas à se décider, ou bien elle n’aura pas l’air satisfaite de son achat.
Les conséquences : Tu vas passer ou bien pour mesquin de ne pas lui acheter les deux, ou bien pour stupide de ne pas avoir réussi à saisir le message qu’elle essaye de te passer en douce. Or, personne n’aime sortir avec un mesquin stupide, alors attend-toi à un peu de froideur de sa part à ton égard.
Le mieux à faire dans ce temps là : Dès qu’elle dit qu’elle ne sait pas lequel choisir, lui répondre: C’est dommage que mon budget ne me permette pas de faire en sorte que tu puisses avoir les deux parce qu’ils te vont si bien, surtout celui-là. Non seulement tu n’auras pas l’air avare, tu auras l’air d’être attentif à ce qu’elle porte, ce qui est flatteur. Évidemment, si elle te fait quand même la gueule après ça, c’est que tu as affaire à une personne manipulatrice et exploiteuse dont il vaut mieux se tenir loin.

SITUATION 11 : Vous êtes ensemble et le moment est intime.
Ce qu’elle dit : Je t’aime.
Ce que tu comprends : Qu’elle t’aime.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Je t’aime.
La preuve : Généralement, une personne ne va pas dire Je t’aime à tort et à travers à n’importe qui. Si elle le dit, c’est qu’elle en est vraiment sûre.
Les conséquences : Si c’est réciproque, ça ne peut être que positif.
Le mieux à faire dans ce temps là : Faut-il vraiment que je l’explique?

SITUATION 12 : Vous êtes ensemble et le moment est aux confidences.
Ce qu’elle dit : Je t’aime beaucoup.
Ce que tu comprends : Qu’elle t’aime.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Je t’aime juste au niveau amical, alors il est inutile pour toi d’espérer qu’on va sortir ensemble un jour.
La preuve : Le seul moment où la signification du mot beaucoup devient son propre contraire, c’est lorsqu’il est précédé par les mots Je t’aime. Il serait d’ailleurs temps que ce fait universel soit inclut dans les règles de grammaire.
Les conséquences : Tu risques de mal interpréter son message, et t’attendre à des choses entre vous qui n’arriveront jamais.
Le mieux à faire dans ce temps là : Cesser de se faire des illusions à son sujet, et agir avec elle comme si cette déclaration n’avait jamais été dite et que des sentiments autres qu’amicaux n’ont jamais existé entre vous, et ne plus jamais ramener le sujet.

SITUATION 13 : Tu appelles cette personne pour l’inviter à une sortie.
Ce qu’elle dit : J’vais y penser et j’te rappelle.
Ce que tu comprends : Qu’elle va essayer de se libérer de tout ce qui pourrait l’empêcher de sortir avec toi ce soir.
Ce qu’elle veut vraiment dire : J’vais penser à une bonne raison pour me désister, et j’te rappelle pour te dire que c’est non. Ça, c’est SI je te rappelle.
La preuve : Si l’idée de sortir avec toi ce soir lui avait plu, elle aurait dit oui immédiatement et ensuite se serait arrangée pour se libérer des autres choses. Là, c’est l’inverse: C’est après ton invitation qu’elle cherche autre choses à faire.
Les conséquences : La déception de devoir attendre pour avoir sa réponse sera doublée par la déception de son refus.
Le mieux à faire dans ce temps là : D’autres plans qui ne l’incluent pas.

SITUATION 14 :  En couple stable.  Tu es sur le net ou la télé.  Ta chère moitié est à la cuisine.
Ce qu’elle dit : Il faudrait sortir les poubelles.
Ce que tu comprends : Qu’elle vient de se rendre compte que le sac de poubelle aurait besoin d’être changé, et qu’elle ne fait que commenter la chose à haute voix, tout simplement, avant de le faire elle-même.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Lève-toi donc de ton gros cul pour sortir les poubelles, pauvre inutile.
La preuve : En général, quand on ne veut pas passer pour la personne tyrannique du couple, on n’aime pas tellement donner d’ordres. Quoi de mieux alors qu’un bon sous-entendu pour essayer de passer le message en douce.
Les conséquences : Si tu ne réagis pas, deux choses peuvent arriver: Ou bien elle va penser que tu manques d’intelligence, ou bien pire encore, elle va croire que tu as compris le message, mais feint de l’ignorer.
Le mieux à faire dans ce temps là : Quoi d’autre? Lève-toi de ton gros cul pour sortir les poubelles, pauvre inutile.

SITUATION 15 : Après une soirée où tu lui as payé le resto, le cinéma et le bar, et que tu l’ais raccompagné chez elle, cette personne refuse de te laisser entrer.
Ce qu’elle dit : J’aime mieux pas… Étant donné que tu m’as payé le resto, le cinéma et le bar, j’aurais l’impression d’être obligé de te devoir quelque chose.
Ce que tu comprends : Elle a peur de passer pour quelqu’un qui échange ses faveurs sexuelles contre une soirée toute payée.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Cette excuse est géniale pour pouvoir profiter de toi sans rien te donner en retour.
La preuve : D’abord, c’est l’autre et non toi qui amène le fait que sa sexualité puisse être une récompense pour ce que tu lui as payé. Ce genre de concept ne viendrait pas à l’idée d’une personne non-exploiteuse. Ensuite, si elle n’est pas profiteuse, pourquoi s’est-elle laissé offrir tout ça sans rien dire au moment où tu le faisais?
Les conséquences : Si désormais tu refuses de lui payer ses sorties, elle va te traiter de frustré à cause de son refus de la dernière fois. Si tu payes de nouveau pour elle, elle te servira encore la même rengaine.
Le mieux à faire dans ce temps là : Arrêter les frais et cesser de la fréquenter parce que plus tu insistes et plus tu vas te retrouver dépouillé et frustré. Tires leçon de l’expérience, et tires-toi de là.

SITUATION 16 : Tu lui demande si vous allez coucher ensemble un jour.
Ce qu’elle dit : Cette personne peut donner trois réponses : Oui, ou Non, ou Peut-être.
Ce que tu comprends : Oui si elle dit oui, non si elle dit non, ou peut-être si elle dit peut-être.
Ce qu’elle veut vraiment dire : En fait, si elle dit oui, ça veut dire peut-être. Également, si elle dit non, ça peut encore dire peut-être.  Mais si elle dit peut-être, alors là elle veut dire NON, JAMAIS!
La preuve : Tout le monde peut changer d’idée, en particulier au sujet de la sexualité. Ainsi, ce oui que cette personne affirme ce jour-là pourrait devenir un non lorsque tout bien réfléchi plus tard. Et c’est la même chose pour ce non, en situation inverse évidemment. Par contre, la seule raison pourquoi quelqu’un va répondre peut-être (Ou je sais pas, possible, on verra, et toute autre réponse vague) à une telle question, c’est parce qu’il ne veut pas dire oui puisque ce n’est pas le cas, et qu’il n’ose pas dire non, par crainte de frustrer l’autre.
Les conséquences : Attendre après quelque chose qui n’arrive jamais, c’est frustrant. Et abandonner l’idée de pouvoir coucher avec alors que tu aurais des chances sans le savoir, c’est encore pire.
Le mieux à faire dans ce temps là : Si elle dit oui, essaye-toi, mais arrête immédiatement à partir du moment où elle hésite ou change d’idée.  Parce qu’à partir de là, ça deviendrait du harcèlement.  En fait, le mieux à faire, c’est de ne même pas lui poser la question pour commencer.  Parfois, juste le fait d’essayer de tâter le terrain de cette façon, c’est suffisant pour tout gâcher.

SITUATION 17 : Assis sur un lit, tu lui fais des minoucheries. L’autre a l’air de vraiment apprécier ça, au point d’en être quasiment en extase.
Ce qu’elle dit : Mmmm… Fais pas ça! Si tu continues, tu vas m’allumer et je risque de perdre le contrôle. J’aimerais mieux pas…
Ce que tu comprends : Qu’il/elle ne se sent peut-être pas encore prêt/e pour ça, et qu’il vaudrait mieux arrêter.
Ce qu’elle veut vraiment dire : Continue, prends l’initiative, contrôle-moi, je ne demande que ça.
La preuve : Pourquoi penses-tu que cette personne prend la peine de te dire que tu es en train de l’allumer? Alors si en plus elle se laisse faire et que tout dans son langage corporel montre qu’elle semble apprécier, tu as le feu vert pour continuer.
Les conséquences : Les conséquences d’une telle situation, lorsqu’elle est aussi nébuleuses, sont dangereuses. Aussi… :
Le mieux à faire dans ce temps là : Il fut une époque où j’aurais répondu: « Continuer tant qu’elle n’oppose pas de résistance physique. »  Cependant, ces trente dernières années, beaucoup de gens ont milité afin que tous comprennent que NON veut dire NON. La société n’a donc pas besoin de gens au comportement contreproductif qui continuent à passer l’idée comme quoi un NON puisse pouvoir dire OUI pour peu que l’on insiste.  Aussi… :

SITUATION 18 : Semblable à la précédente, mais tu décides d’arrêter, en lui disant que tu ne veux pas la forcer car tu la respecte.
Ce qu’elle dit : Ah? Ben merci, c’est gentil.
Ce que tu comprends : Qu’elle apprécie que tu ne la brusque pas, ce qui ne peut que te faire marquer des points envers elle.
Ce qu’elle veut vraiment dire : T’es idiot ou quoi? Tu ne te rends pas compte que je ne te résiste pas? T’as jamais vu ça, quelqu’un qui aime se faire désirer, pauvre imbécile?
La preuve : Il y a des gens qui ressentent de forts désirs sexuels mais qui ont de la difficulté à les assumer pour différentes raisons. Dans ce temps là, bien qu’ils vont dire non pour la forme, histoire d’apaiser leur conscience, ils ne demandent pas mieux que l’autre prenne l’initiative d’aller jusqu’au bout.
Les conséquences : La frustration peut pousser l’autre à te donner une réputation de personne trop niaiseuse pour comprendre les messages subtils qui sont « pourtant évidents » à ses propres yeux.
Le mieux à faire dans ce temps là : À moins qu’il soit établi clairement qu’un côté sera passif tandis que l’autre sera actif, le mieux à faire est d’oublier ça. Il vaut mieux passer pourstupide (ce qui est une opinion sans valeur légale) que pour agresseur sexuel (ce qui est grave et dangereux sur le plan légal).  C’est à chacun d’apprendre à être capable de s’exprimer clairement, et non au reste de la société à prendre de dangereux risques à essayer de deviner ce que veut chacun.

SITUATION 19: Tu as passé une excellente soirée avec la personne que tu désires et c’est bien parti pour une folle nuit de plaisir. Mais voila au moment de passer à l’acte, elle change d’idée.
Ce qu’elle dit: Je suis désolée mais je ne peux pas.
Ce que tu comprends: Qu’elle te veux, mais qu’elle hésite à cause d’un facteur extérieur quelconque.
Ce qu’elle veut vraiment dire:  Je suis désolée mais finalement, à bien y penser, je réalise que dans le fond je ne VEUX pas.
La preuve: Quand on veut, on peut. Le simple fait que vous vous êtes rendus jusque-là démontre que oui, elle était tentée, donc que votre nuit de plaisir était possible. …du moins, tant qu’elle était d’accord pour que ça arrive. Mais voilà, ce n’est plus le cas, pour une raison qu’elle n’osera probablement pas avouer: Déjà en couple, honte de devoir s’abaisser à n’avoir que toi à se taper, effet de l’alcool qui s’estompe, etc.
Les conséquences: De ton côté, tu vas probablement ressentir de la frustration sexuelle. Et de son côté, tout va dépendre de ta réaction. Aussi… :
Le mieux à faire dans ce temps-là: Te montrer compréhensif (pour rassurer), lui dire de ne pas s’en faire avec ça et que tu ne lui en veux pas (pour déculpabiliser), et que même si tu trouves ça dommage que ça n’aille pas plus loin (pour flatter son orgueil), tu respectes sa décision (pour lui ôter toute peur), tu as quand même passé une superbe soirée (pour rassurer), et bonne nuit (pour soulager) et à la prochaine (pour lui montrer que sans rancunes). Parce qu’exprimer de la frustration te donnerait la réputation d’un frustré, ce qui n’est jamais bon.  Et insister davantage serait, au yeux de la loi, du harcèlement. Et il n’y a pas une baise ratée au monde qui vaut ça.

SITUATION 20: Vous formez un couple depuis quelques temps.  Ces derniers jours, cette personne semble un peu distante.  Puis, elle t’annonce qu’elle veut casser « temporairement ».
Ce qu’elle dit: Je pense qu’une séparation momentanée ne peut que nous faire du bien.
Ce que tu comprends: Qu’elle veut mettre votre couple sur pause le temps de réfléchir, pour voir ce qui ne va pas entre vous et comment améliorer les choses.
Ce qu’elle veut vraiment dire:  J’ai l’oeil sur une personne bien mieux que toi, mais si on casse et que ça ne marche pas avec lui, je vais me retrouver seul(e). Et ça, je tiens à l’éviter, parce que sortir avec toi c’est quand même mieux que rien. Voilà pourquoi je cherche à te mettre au congélateur en attendant de savoir.
La preuve: Quand on veut sauver son couple, on en discute ensemble pour y réfléchir ensemble et arriver à des solutions ensemble.  Il n’y a qu’une seule raison pourquoi, en plus de vouloir y réfléchir seul, on tient à le faire dans le célibat, et c’est pour se mettre en situation de disponibilité.
Les conséquences: Ou bien ça marche pour elle et ta situation de célibat passe de temporaire à permanente, ou bien ça foire pour elle et tu acceptes d’être son second choix.
Le mieux à faire dans ce temps-là: Qui sait!?  Tu pourrais la reprendre, et elle pourrait recommencer au prochain prospect qu’elle croise.  Tout comme cet échec pourrait l’avoir résignée comme quoi elle n’a pas ce qu’il faut pour plaire à mieux que toi.  Dans le fond, ça dépend de toi, de ton orgueil, ou bien d’à quel point tu es désespéré.

La vertu par comparaison

La petite BD qui suit raconte une anecdote vécue en décembre 2006.  Ça s’est passé dans un genre de soirée de gala où il y avait étrangement plus de bouteilles de champagne que d’invités.



Ce n’est pas une faute de frappe, elle disait vraiment miaise au lieu de niaise.

Je ne me souviens plus du tout du nom de cette fille-là. Par contre, je me rappelle très bien que son passe-temps favori était de toujours faire en sorte, de façon subtile, de démontrer qu’elle valait mieux que tout le monde, généralement en démontrant que les autres valaient moins qu’elle. Comme quoi il y a des gens qui ne sont capable de faire preuve de vertus que lorsqu’ils ont une tête de turc avec qui se comparer et un public pour se faire valoir.

La logique amoureuse des Nice Guys.

Je vous ai déjà fait quelques billets sous forme de bande dessinées par le passé (Voir le tag « BD Blog« ) mais ceci est la première page de BD que je dessine depuis 2009.  Inutile de dire que ces six ans sans jouer du crayon ont quelque peu rouillé mon art. Après un mois de pratique, le verdict: Je dessine moins bien qu’il y a vingt ans, mais je dessine déjà mieux qu’il y a un mois. C’est encourageant.

Cette histoire met en scène un personnage nommé Daniel Comte, dit Comte Dany Hell, un pur Nice Guy doublé d’un Fedora Neckbeard. 










Je ne me souviens plus si je vous l’ai déjà dit, mais il ne faut pas s’étonner que beaucoup de soi-disant bons gars deviennent dessinateurs.  Le dessin est un art qui se pratique dans la solitude.  Et lorsque l’on manque de popularité et de vie sociale, en revanche on ne manque pas de temps libre.

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Pourquoi aller vers l’incompatibilité?

Je parle souvent de gens qui ont de la difficulté dans leurs relations interpersonnelles. Plusieurs facteurs peuvent causer ces problèmes. L’un d’eux est trop souvent le fait qu’ils insistent pour entretenir des relations amicales et amoureuses avec des gens avec qui ils sont très clairement incompatibles. Laissez-moi vous raconter une expérience personnelle qui remonte à l’automne 2003, et dont le dénouement va probablement vous surprendre.

J’avais alors 35 ans. J’étais allé à un petit party entre amis. Par petit, je parle ici d’environs dix personnes. Parmi les invités, il y avait cette fille de 19 ans. Elle venait de terminer le cégep et commençait l’université. Ses sujets favoris étaient le cinéma classique, la littérature et la philosophie. Elle était belle, grande, mince, portait plusieurs couches de vêtements longs et ajustés avec un foulard au cou.  Elle avait de beaux grands yeux bleus et de courts cheveux blonds avec une longue mèche rose qui lui passait en diagonale sur le front. Juste par son regard et sa façon de se tenir, elle dégageait une aura qui exprimait un aplomb, une certaine classe et un inébranlable sentiment de confiance en soi. On voyait que c’était le genre de fille qui a une personnalité forte, qui sait s’exprimer et qui n’hésite jamais à le faire. Le genre que, quand tu la regardes, il te vient généralement un mot en tête: Snob!

Sur ce dernier point, je faisais probablement erreur. La preuve : C’est elle qui est venue me parler. Quoique… c’est peut-être justement le fait qu’elle est venue me parler à moi plutôt qu’aux gars de son âge présent au party qui démontrait son snobisme. Après tout, j’étais de 16 ans son ainé, cinéaste amateur, dessinateur et auteur régulièrement publié. Et même si ce n’était que dans Summum et Safarir, j’étais quelqu’un qui vit de son art. Chez les étudiants-artistes, ça inspire une certaine crédibilité. Mais bon, là n’est pas le sujet du billet.

Elle vient donc briser la glace en me demandant depuis combien de temps je connaissais les hôtes du party et dans quelles circonstances je les avait rencontrés. Je lui raconte que c’était à la première d’un film au Cinéma du Parc, lors de la réception post-projection. Je lui parle de mes propres expériences dans ces domaines: Films underground au New Jersey, acting et scénarisation, et le fait que j’étais moi-même auteur. Elle me dit qu’elle sait que je travaille pour Safarir. Je suppose que ce sont nos amis communs qui le lui ont dit. Et c’est là qu’elle commence à me donner son avis au sujet du Safarir d’octobre 2002, un spécial Halloween avec Ozzy Osbourne en couverture, qui se trouve à être le numéro dans lequel j’ai écrit et/ou réalisé le plus de pages durant mes sept ans à leur emploi.

Depuis le temps, je ne me souviens plus trop en détail de ce qu’elle m’a dit ce soir-là. Ce dont je me rappelle cependant, c’est que tous ses commentaires avaient une chose en commun : Aucun n’était positif. Et chaque commentaire venait avec une longue explication du comment et du pourquoi que mes écrits suçaient des bites de cheval. J’étais malgré tout très ouvert à ses commentaires. Mes réponses le montraient bien. Elles étaient toutes dites avec calme et politesse, et allaient dans le style de :

  • Vraiment ?
  • Hum, c’est possible.
  • Tiens!? C’est pourtant vrai!
  • Ah, ben tu vois, au départ, la seule vision que j’avais de la chose, c’était que…
  • Je n’avais pas vu ça sous cet angle-là. Ça se tient!

Je ne faisais pas que répondre. J’alimentais la conversation. Au bout d’une heure à discuter ainsi, son visage originalement sévère se détend et elle me sourit de plus en plus. Elle me confesse qu’elle me trouve désarmant. En fait, elle est agréablement surprise. Elle se serait attendue à l’une de ces trois réactions de ma part :

  1. Que je sois sur la défensive en me sentant personnellement attaqué.
  2. Que je sois renfermé en disant Ben oui, ben oui!, sans pour autant lui accorder de la crédibilité.
  3. Que je sois sur la justificative, c’est à dire me justifier contre tous les points qu’elle apportait au lieu d’y voir de la pertinence.

Je lui explique donc que j’ai réalisé il y a longtemps que quand j’ai une idée très claire en tête et que je la traduis en texte, il m’est difficile de voir si cette idée est aussi claire pour ceux qui en prennent connaissance pour la première fois en le lisant. Et c’est la raison pour laquelle je suis ouvert aux commentaires, quels qu’ils soient. Parce que si le lecteur n’a pas compris mon message, je considère que ce n’est pas le lecteur qui est cave, mais plutôt que c’est moi qui n’a pas été capable de m’exprimer clairement. Ça signifie que je n’ai pas fait mon travail correctement. Et ça, je n’arriverai jamais à l’améliorer si je n’écoute pas ce que les autres ont à en dire. Elle m’a trouvé admirable d’être aussi ouvert d’esprit.

Au fil de la soirée, nous avons été quelquefois interrompus et séparés lorsque d’autres personnes sont venues nous faire la conversation. Puis, quand vint le temps pour elle de partir, l’un des gars présent lui a demandé son adresse courriel Hotmail / MSN. (En 2003 il n’y avait ni Facebook ni Skype ni texto via cellulaire.) Elle le lui a écrit sur un bout de papier. Puis, se tournant vers moi, papier et crayon à la main, elle me demande :

« Le veux-tu? »
« Non! »

À ma réponse, elle a littéralement figé sous la surprise. Que dis-je ; sous le choc! Je suppose que jamais un gars ne lui avait dit non avant. Et elle devait s’en attendre encore moins de la part d’un homme qui a passé la soirée à se montrer ouvert à sa vision des choses.

Or, l’ouverture d’esprit n’exclut pas la capacité de faire la différence entre un commentaire constructif et une critique sans pertinence. D’accord, ses arguments ne manquaient pas d’une certaine logique qui apportait une justification à ses points. Le problème, c’est que cette justification se basait sur la conviction que son opinion personnelle était le reflet de l’opinion de la population universelle. Ou plus clairement : Il ne lui est jamais venu en tête que des textes et des bandes dessinées traitant de sujets actuels et populaires chez les adolescents ne s’adressaient pas nécessairement à une universitaire de 19 ans fervente de cinéma vintage, de littérature classique et de philosophie. Elle n’a jamais compris que Safarir s’adressait à ses lecteurs et non à ses propres auteurs, donc que ce serait idiot que moi, un homme cultivé dans la mi-trentaine, j’aille y traiter de sujets ne pouvant plaire qu’aux hommes cultivés dans la mi-trentaine. Elle avait pourtant l’intelligence et la logique requise pour s’en rendre compte. Hélas, son premier réflexe a plutôt été d’utiliser son intelligence et sa logique afin de déprécier mon travail plutôt que de le mettre en contexte. Juste sur ce point, ça en dit long sur sa personnalité. Et ça n’en dit rien de bon.

J’ai appris il y a longtemps que des personnes de ce genre-là, tu ne peux rien leur apprendre. Autant ils prétendent que tous ceux qui refusent de les écouter font preuve de mauvaise foi, autant ils refusent de reconnaître qu’ils puissent être eux-mêmes dans l’erreur. Ça fait ses premiers pas dans l’âge adulte et ça croit avoir tout vu, tout vécu, et ça se pense imprégné de sagesse infaillible. Voilà pourquoi, au lieu de perdre mon temps à lui expliquer les points du paragraphe précédent, points qui auraient dû lui être évidents si elle avait eu la sagesse qu’elle prétendait détenir, j’ai préféré ne pas m’obstiner, ne pas la frustrer, et ainsi ne pas apporter une mauvaise ambiance dans le party. Mais de là à vouloir garder le contact au-delà de cette soirée, la marge est large. Voilà pourquoi j’ai décliné son offre.

Après 2-3 secondes de silence dans lequel elle me regarde avec de grands yeux incrédules démontrant qu’elle n’arrive pas à comprendre ce qui se passe, elle me dit :

« Sérieux? »
« Ben là, r’garde… T’as passé la soirée à m’expliquer pourquoi tu n’aimes rien de ce que je fais. Pourquoi est-ce que tu voudrais garder le contact avec un gars comme ça? »
« J’t’ai-tu frustré? »
« Non! Chuis pas fâché, j’t’haïs pas, j’ai rien contre toi. C’est juste qu’on ne vit pas dans le même monde, toi et moi. Je ne dis pas que l’un de nos monde est meilleur ou pire que l’autre. Je dis juste qu’on n’a rien en commun, voilà tout. »

Plus haut dans ce texte, je disais que vous alliez être surpris du dénouement de cette anecdote. Vous vous attendiez probablement à ce que je vous raconte que j’avais dit oui, et que j’avais ensuite vécu une relation misérable avec elle par la suite. Eh bien non! Parce que je n’ai pas eu besoin de la vivre, cette relation, pour savoir que ça allait s’enligner dans cette voie. C’était l’évidence-même. Parlant d’évidence: Sérieux là, tu ne peux pas passer la soirée à démolir tout ce que fait un gars et t’attendre ensuite à ce qu’il en redemande. À moins que le gars soit désespéré. Dans ce temps là, il peut être motivé à garder le contact parce que…

A) Il n’a pas d’amis. C’est pas mon cas, j’en ai. Ce sont ou bien des amis avec qui j’ai plein de points en commun, ou bien des amis totalement différents de moi mais avec qui il y a un respect mutuel, et ce même si nos points de vues divergent sur certains sujets.
B) Il n’a pas de blonde. J’ai ai déjà une. Et même si j’étais célibataire, jamais je n’irais vers le genre de fille qui passe sa première rencontre avec moi à se donner comme mission de prouver systématiquement mon inaptitude.
C) Il n’a pas de vie sexuelle. J’ai ai une. Et même si elle s’était limités à des séances de pilotage manuel, une fille qui exprime clairement qu’elle n’aime rien de ce que je fais, personnellement je ne vois rien de bandant là-dedans.

Alors pourquoi est-ce que j’irais m’accrocher à quelqu’un avec qui je suis clairement incompatible? Pourquoi est-ce que je voudrais me soumettre à une relation qui ne s’enlignait à n’être rien d’autre qu’abusive. Une relation dans laquelle elle n’aurait jamais été satisfaite. Une relation dans lequel elle aurait sans cesse tenté de détruire tout ce qui me constituait afin de le remplacer par des choses qui n’auraient pas été moi.

Il n’y a pas qu’en amour que s’applique le proverbe mieux vaut être seul que mal accompagné.  Personne n’a besoin d’une relation de ce genre-là dans sa vie. Ni en amitié, ni en amour.

Le potentiel de violence domestique des conflictuodépendants

L’an dernier, j’ai posté ici ce que j’appelle Le Questionnaire Landru, qui est une liste de trente comportements servant à déterminer si vous êtes en couple avec une personne vous faisant subir manipulation et violence domestique.  C’est en allant le relire aujourd’hui que j’ai constaté quelque chose qui m’avait d’abord échappé:  Plus de la moitié des situations de ce questionnaire décrivent avec précision ce que j’ai déjà observé/vécu/subi de la part des gens conflictuodépendants que j’ai connu. 

Voici donc ces seize comportements, qui les a eu, à quelle occasion, exemples et liens à l’appui si ça s’applique.

Votre conjoint(e) vous discrédite-t-il/elle au sujet de questions qui vous sont chères ou qui touchent votre identité? (travail, enfants, habillement, loisirs, etc.)
Mon père s’en prend sans cesse à mon choix de carrière, affirmant que ça prouve que je ne suis qu’un paresseux qui ne fera jamais rien de sa vie.
Geneviève, dès notre premier jour en couple: Mes verres de contacts prouvent que je n’ai pas de cerveau, mon resto favori que je n’ai pas de goût, ma cuisine que je suis sans talent…

Dominique affirme que mon choix de repas au resto fait de moi un quétaine, mes études un loser, mon choix de cégep un cave, mon sexe un violeur potentiel...
Tamara me discrédite pour mon identité sexuelle, comme quoi mon hétérosexualité fais de moi un être à l’esprit fermé plein de préjugés.
Maryse, pour le nombre incalculable de fois en quatre ans où elle a sous-entendu sinon carrément affirmé que ma tendance à me sentir blessé de ses insultes fait de moi un susceptible, un frustré, un misogyne…

Votre conjoint(e) vous a-t-il/elle déjà frappé, tenté ou menacé de le faire avec ou sans objet contondant?
Mon père et Geneviève m’en ont menacés, et l’ont fait.

Vos conversations avec votre conjoint(e) sont-elles laborieuses, insatisfaisantes et stériles?
Si c’est dans le sens où on perd son temps à discuter avec quelqu’un qui a décidé de rester fermement sur ses positions négatives, alors:
Mon père: Lui dire que je travaille et gagne de l’argent n’a servi à rien. Il a continué de m’accuser d’être un paresseux sans emploi qui se fait vivre par les autres.
Geneviève: Tenter de lui demander pourquoi elle agissait ainsi n’a mené à rien.  Elle a continué de me descendre sans jamais s’expliquer autrement qu’en disant que je le méritais.
Dominique: Peu importe ce que je lui explique au sujet de mes études, elle trouve toujours le moyen de tordre la chose pour en faire une preuve de mon loserisme.
Tamara: Peu importe comment je lui expliquais en quoi j’étais sécure et affirmatif de mon hétérosexualité, elle continuait d’affirmer que j’étais un bisexuel en déni pour cause d’esprit fermé.
Maryse: Tenter de discuter avec elle de son comportement désagréable n’a mené à rien.  Elle l’a nié, m’en a responsabilisé et l’a continué.

Votre conjoint(e) vous pose-t-il/elle des questions sans vous laisser le loisir d’y répondre, sans s’intéresser à votre réponse, ou sans en tenir compte?
Il n’y a qu’à voir l’exemple précédent pour comprendre qu’en effet ils refusaient de tenir compte de ce que je disais.

Avez-vous l’impression qu’avec votre conjoint(e), vous n’avez jamais raison?
Ce n’est pas qu’une impression.
Mon père a démontré que j’ai tort de laisser la télé allumée sans lui demander, que j’ai tort de l’éteindre sans lui demander, et que j’ai tort de lui demander si je dois la laisser allumée ou bien l’éteindre.
Geneviève a passé l’heure de notre diner à me multiplier les raisons pourquoi j’avais tort d’aimer ce resto.
Dominique a démontré que j’avais tort d’être allé au Cégep du Vieux Montréal, pour ensuite dire que j’avais tort de ne pas y être allé.
Tamara a passé une partie du voyage en auto à enligner les raisons comme quoi j’avais tort de m’affirmer hétéro.
Maryse s’est acharné pendant une heure et douze minutes à tenter de prouver que j’avais tort d’utiliser « Face de cadavre à la Tim Burton » pour décrire le maquillage d’Halloween de quelques amies.

Votre conjoint(e) vous reproche-t-il/elle de vous plaindre de lui auprès de tiers? Vous rapporte-t-il/elle des propos défavorables d’autrui à votre endroit?
Mon père nous faisait subir une colère noire dès qu’il apprenait que ma mère ou moi avions parlé à quiconque de ce qu’il nous faisait subir.
Geneviève a fait les deux.  Et elle m’a rapporté des propos défavorables et surtout faux de la part de Kathleen à mon endroit.
 Puis, l
ors de la soirée retrouvailles des anciens du cégep, elle s’est plaint à Lucien que j’avais écrit sur ma première page web un texte décrivant ses agissements datant de lorsque nous étions colocs.
Maryse
dénonce actuellement que je reproduis nos disputes ici malgré le fait que je lui donne l’anonymat et que je change les situations assez pour qu’elle ne puisse être reconnue.  Ironie; ce sont ces mêmes disputes qu’elle n’avait pourtant aucun problème à déclencher elle-même publiquement sur Facebook sous nos vrais noms.  Et que dire de nos conversations privées, qu’elle allait ensuite étaler elle-même auprès de nos amis.

Votre conjoint(e) entretient-il/elle directement ou indirectement des menaces […] qu’il/elle pourrait vous discréditer auprès de votre famille, vos enfants, votre employeur, vos amis, votre thérapeute?
Ils ne l’ont pas formulé sous forme de menaces, ils l’ont fait.
Mon père, en me discréditant auprès de ma mère.
Geneviève,
en me discréditant auprès de nos amis communs.
Tamara, en me discréditant auprès de mon amante.
Maryse
, en me discréditant auprès de nos amis communs.

Avez-vous l’impression qu’une crise menace d’éclater, que vous pourriez, sans le savoir, dire ou faire quelque-chose qui pourrait provoquer une crise, ou que votre vie est une suite de crises?
Ce n’est pas qu’une impression.  Ce fut le cas maintes fois.
Mon père, alors que je lui demande s’il veut ou non que je laisse la télé allumée, afin d’éviter de faire une erreur sans le savoir.  Peine perdue, le simple fait de le lui demander a provoqué une crise.
Geneviève: Notre première journée en tant que couple était en elle-même une suite de crises.
Dominique: Il est arrivé un moment où je ne savais plus quoi dire.  J’ai donc passé le reste du repas à juste acquiescer poliment.
Tamara: Au milieu de ce chapitre, je décris la longue suite de crises qui se sont succedées par effet domino durant les trois jours de ce weekend, gâchant celui-ci du début à la fin.
Maryse, alors que j’ai passé une heure et douze minutes à choisir précautionneusement mes mots afin d’éviter qu’elle m’insulte de ses commentaires rabaissants.  Peine perdue, elle a quand même trouvé le moyen de le faire.

Votre conjoint(e) a-t-il/elle l’habitude de quitter ou de menacer de quitter la pièce au moment où vous tentez d’avoir une conversation avec lui?
Mon père, alors que j’étais en train de lui étaler l’injustice et l’hypocrisie de son comportement au sujet de la télé, est sorti de la maison.
Geneviève
, dès qu’elle n’avait plus le choix de reconnaitre que c’était elle et non moi qui était coupable de ce dont elle m’accusait, a couru s’enfermer dans sa chambre en hurlant.
Tamara
, qui conduisait l’auto en pleine autoroute, ne pouvait pas fuir physiquement lorsque je lui ai fait comprendre que contrairement à ce qu’elle affirmait, c’était elle et non moi qui faisait preuve d’étroitesse d’esprit.  Elle a donc mis la musique à tue-tête afin d’empêcher la discussion de continuer.
Maryse, a quitté la conversation plutôt que de reconnaitre ses mensonges dans la conversation privée, et a fui la discussion publique plutôt que de reconnaitre ses torts.
Bref, ils ont tous appliqué la 8e des dix étapes de la conflictuodépendanse: Fuir le conflit qu’ils ont eux-même causé.

Est-ce que vos conversations aboutissent souvent en dispute?
Ça dépend.  Avec Tamara et Maryse, j’avais le choix entre me laisser rabaisser sans rien dire afin de garder la paix, ou bien me défendre et ainsi créer la dispute.   Avec mon père et Geneviève, par contre, ça aboutissait en dispute même quand je ne répliquais pas.  Quant à Dominique, de la façon aussi insultante que brusque qu’elle me répondait, si j’avais répliqué au lieu de garder le silence, ça aurait viré en dispute.

Est-ce que votre conjoint(e) vous « fait la leçon? »
Mon père me faisait la leçon comme quoi j’étais un futur assisté social.
Geneviève me faisait la leçon comme quoi j’avais mauvais goût.
Dominique m’a fait la leçon comme quoi je n’ai rien pour impressionner personne
Tamara me faisait la leçon comme quoi je n’avais pas le droit de m’affirmer hétéro.
Maryse m’a fait la leçon sur la définition de visage de cadavre a la Tim Burton.

Est-ce que votre conjoint(e) vous insulte?
Mon père me qualifie de BS, de paresseux.
Geneviève:
Pas de tête, pas de goût, frustré, misogyne, attardé, malade mental…
Dominique
dit que je suis quétaine, loser, fif, cave, idiot, BS,  violeur potentiel…
Tamara
dit que j’ai l’esprit fermé.
Maryse
me qualifie aussi bien directement qu’en sous-entendus de susceptible, frustré, méchant, pas bien dans sa tête, misogyne…

Avez-vous l’impression qu’avec votre conjoint(e), il y a de nombreux sujets qu’il vaut mieux ne pas aborder?
De nombreux sujets?  Je dirais plutôt TOUS les sujets.  Dans leur désir de rabaisser autrui, n’importe quel sujet était prétexte à la médisance, l’insulte et à la dispute:
Mon père: Que la télé soit allumée ou éteinte.
Geneviève: Porter des verres de contact, acheter des tomates,

Dominique: Manger un club sandwich, avoir étudié en Lettres, être allé au Cégep du Vieux Montréal, NE PAS être allé au Cégep du Vieux Montréal…
Tamara:
Être hétérosexuel.
Maryse: Dire « Tim Burton ».

Votre conjoint(e) refuse-t-il/t-elle de respecter votre volonté quand vous demandez de mettre fin à une conversation qui ne mène nulle-part?
Mon père: Je n’avais pas encore la cran de lui demander clairement de cesser.  Cependant, les réponses que je donnais à chacune de ses questions auraient dû terminer la conversation là.
Geneviève: Si on remplace conversation par harcèlement et voies de faits non-stop qui durent plus d’un quart d’heure afin de s’emparer de mon courrier personnel qui ne la concernait en rien malgré toutes mes demandes pour qu’elle arrête.
Dominique: J’ai fait quelques tentatives de détourner la conversation vers elle, histoire qu’elle me lâche un peu.  Rien à faire.
Tamara:  Tout comme avec mon père, je ne lui ai pas demandé directement de cesser.  Mais chaque réponse que je lui donnait au sujet de mes raisons d’affirmer mon hétérosexualité aurait dû être suffisante pour régler la question.
Maryse relance sans cesse la conversation privée à chaque fois que je tente d’en finir. (Pour ensuite m’accuser d’être celui qui en rajoute, of course.)

Votre conjoint(e) vous accuse-t-il/elle injustement d’avoir des comportements que vous n’avez pas, d’avoir des défauts que vous ne reconnaissez pas, d’avoir des intentions que vous n’avez pas?
Mon père m’accuse d’être un BS, ce qui est faux dans mon cas et vrai dans le sien.
Geneviève m’accuse d’avoir des troubles mentaux, ce qui est faux dans mon cas et vrai dans le sien.
Tamara m’accuse d’avoir l’esprit fermé, ce qui est faux dans mon cas et vrai dans le sien.
Dominique: M’accuse de vouloir la baiser, ce qui est faux dans mon cas et vrai dans le sien.
Maryse: M’accuse de chercher à la descendre pour me sentir supérieur, ce qui est faux dans mon cas et vrai dans le sien.

Avez-vous l’impression qu’au moment de prendre une décision (le choix des activités de vacances, l’aménagement de la maison, le menu d’un repas,) votre suggestion ne vaut que si elle convient à votre conjoint(e) et que la réciproque ne vaut pas?
Je n’en avais jamais parlé en ligne avant de celle-là, mais lors de mon anniversaire en juillet 2013 alors que j’exposais à mes invités les activités que je nous avais planifiées pour la journée, Maryse m’a fait tout annuler afin que nous puissions tous aller à un concert qu’elle voulait assister.

Si vous avez coché quatre situations ou plus, alors vous êtes victime de violence domestique. Vous devriez considérer la possibilité d’obtenir de l’aide, ou du moins de quitter cette personne abusive.
Quatre, vous dites?
Mon père: 15 situations.
Geneviève: 15 situations.
Dominique: 11 situations.  En une seule rencontre.
Tamara:
13 situations. 
Maryse:
15 situations.

Même si on en enlève la moitié en prétendant que j’exagère, ça dépasse tout de même largement la limite de quatre.  Ça démontre de manière incontestable qu’il y a un lien étroit entre la personnalité conflictuodépendante et le tempérament abusif.  Que cette personne soit notre conjointe ou non, ça ne change rien au fait qu’il vaut mieux s’en tenir très loin. 

J’ai déjà entendu un argument comme quoi il est possible que ce genre de personne n’agirait pas ainsi avec celui/celle qu’elle aime.  À ça je répond: Attendez seulement qu’arrivent les premières disputes inévitables dans le couple.  Vous verrez que dans une situation de conflits, il n’y a pas de naturel qui revient plus vite au galop que celui des gens conflictuodépendants.

La conflictuodépendance se voit dès l’enfance

À chaque fois que je pense avoir fait le tour du sujet, il me revient en tête un autre aspect négligé jusqu’ici.

Il n’y a que deux moments dans lesquels nous sommes assurés que quelqu’un montre sa véritable personnalité.   Lorsqu’il est ivre puisque l’alcool lui a enlevé ses inhibitions.  Et lorsqu’il est enfant, avant qu’il ait appris à se restreindre selon les règles sociales de la politesse et de la retenue.

Jusqu’au tout dernier billet sur le sujet, j’ai affirmé avoir eu à faire avec six personnes conflictuodépendantes dans ma vie.  Je faisais erreur.  Je viens de me rendre compte que c’était plutôt sept.  Et que ce dernier, c’est mon propre fils.  Cette anecdote remonte à il y a environs une décennie et demie.

Je suis père de quatre enfants.  Par un bel avant-midi de juillet, j’attends au coin de la rue à un arrêt de bus.  Je suis avec l’un de mes fils, qui a sept ans.  Aujourd’hui, je l’amène à La Ronde, un parc d’attractions de 591 000 m2 (146 acres) situé sur l’île Sainte-Hélène, à Montréal.  C’est une activité fort coûteuse, ce qui fait que je ne peux pas me permettre de les y amener tous en même temps, alors leur mère et moi nous divisons la tâche en deux visites chacun réparties durant l’été.  Les minutes passent et d’autres gens viennent se mettre derrière nous à la queue.  Comme tout petit garçon normal, il a hâte d’arriver alors attendre le bus l’impatiente.  En regardant une auto passer, il me dit:

« Pourquoi t’as pas d’auto? »
« Parce que ça coûte trop cher. »
« Papi et Mamie y’en ont, une auto. »
« Oui! C’est parce qu’ils ont plus d’argent que moi. »
« Pourquoi y’ont plus d’argent que toi? »

Oh boy!

« Parce que moi je paye une pension alimentaire à ta mère pour quatre enfants. »
« Qu’est-ce que ça change? »
« Chacun de tes grands-parents gagne deux fois plus d’argent que moi. À eux deux, ils gagnent donc quatre fois mon revenu.  Puisqu’ils habitent ensemble, ils payent chacun la moitié des coûts reliés à un appartement, contrairement à moi qui paye le plein prix en vivant tout seul.  Donc, une fois tout payé, ils leur reste huit fois plus que moi.  Enfin, puisque je donne la moitié de mes avoirs à ta mère en guise de pension alimentaire, j’ai donc seize fois moins d’argent qu’eux autres.  Et c’est pour ça qu’ils peuvent se permettre d’avoir une auto, et pas moi. »

Je n’aime pas tellement devoir parler de l’état de mes finances alors que je fais la queue entouré d’étrangers.  Mais je ne tiens pas non plus à me faire juger publiquement comme étant mauvais père si je lui dis de cesser de poser des questions sur des sujets qui ne le concernent pas.  J’espère que ma réponse lui suffira et qu’il n’insistera pas.

« T’as-tu un permis de conduire? »

Pourquoi est-ce qu’il me pose cette question?  Au nombre de fois où il a été passager lorsque j’ai conduit l’auto de mes parents, de ma belle-mère ou d’un véhicule loué, il sait très bien que j’en ai un. 

« Oui, tu le sais! »
« Pourquoi t’as un permis de conduire si t’as pas d’auto? »

Oh boy!

« Parce que quand on est adulte, c’est important d’en avoir un. »
« Pourquoi? »
« Pour les fois quand j’emprunte l’auto de mes parents ou de ceux des parents de ta mère.  Et parce que des fois, avoir un travail demande de conduire un des véhicules de la compagnie.  En plus, quand il faut donner notre identité et notre adresse, c’est toujours ça qu’on nous demande comme preuve. »

Voilà qui devrait répondre à sa question.  Du moins, le crois-je.  Je me trompe.

« Tu peux pas montrer ta carte d’assurance maladie? »
« Non, c’est juste sur le permis de conduire qu’il y a l’adresse. »
« Ben oui mais c’est con. »

Je garde le silence malgré cette marque d’impolitesse.  Il rajoute: 

« Quand t’as pas d’auto, c’est pas un permis de conduire, que t’as.  C’est un permis de rien. »

Il commence à pousser le bouchon un peu loin à mon goût.  Devant mon silence, il insiste.

« Hein papa? Tu trouves pas ça con, toi, d’avoir un permis pour conduire une auto quand t’as pas d’auto? »

Je suis patient. Je suis conciliant.  Je ne cherche pas la confrontation et encore moins faire une scène.  Mais là, il est carrément en train d’essayer de m’humilier publiquement.  Et il n’arrête pas:

« Tu trouves pas que ce serait moins con de ne pas payer de permis si t’es pas capable de te payer une auto? »

Très bien!  Tu me cherches? Tu viens de me trouver!  D’une voix calme, néanmoins assez forte pour que tous ceux qui l’ont entendu me lancer ces affronts répétitifs entendent également ma réplique, je dis:

« Non! Moi, ce que je trouve con, c’est de dépenser une fortune pour t’amener passer une journée à La Ronde, alors que tu trouves rien de mieux à faire que d’essayer de m’insulter en public.  Ben tu sais quoi?  T’as raison, j’vais arrêter de faire le con.  Y’en n’auras pas de La Ronde pour toi cette année.  Je te ramène chez ta mère. »

Sur ce, je lui prends la main et on quitte la queue.  Sous le choc, réalisant ce qu’il vient de perdre, il crie, il hurle, il résiste.  Rien à faire, je tiens bon et continue de l’amener d’un pas calme mais ferme.  C’est en hurlant et en se lançant lui-même par terre qu’il entre chez sa mère, qui me demande aussitôt ce qui se passe.  Je lui explique.  Nous avons beau être ex, il y a des points sur lesquels nous nous entendons parfaitement.  La discipline, le respect et les conséquences en font partie.  En le relevant, elle lui dit:

« Tu trouves pas ça con, d’insulter ton père alors qu’il allait t’amener à La Ronde? Hein?  Tu trouves pas que c’est con, ce que t’as fait, de faire exprès pour perdre ta chance d’aller à La Ronde cette année? »

Pour toute réponse, il hurle deux fois plus et court s’enfermer dans sa chambre où il passera sa rage sur ses jouets en criant que je suis un menteur qui ne tient pas ses promesses.  Elle devra le mettre en punition alors qu’il pètera ses tiroirs de commode dans sa rage, punition, du reste, qu’il passera à crier à l’injustice, en disant que c’est de ma faute s’il a vandalisé ses meubles, j’avais juste à l’amener à La Ronde.

Et one more time, Les dix étapes de la conflictuodépendance.  

ÉTAPE 1: Cherche la querelle à une personne calme et sans histoire.
Je ne fais qu’attendre le bus avec lui.

ÉTAPE 2: Le motif utilisé pour démarrer les hostilités est tellement anodin qu’il en est insignifiant.
La possession d’une auto.

ÉTAPE 3: Devant le refus de l’autre à entrer dans le conflit, insiste.
Mon refus de répondre à son premier commentaire comme quoi c’est con l’a fait insister sur le sujet trois autres fois.

ÉTAPE 4: Envoie des accusations farfelues en prétendant connaître les motivations cachées de l’autre.
Si j’ai un permis mais pas d’auto, ce n’est pas à cause de mes finances et de la pension alimentaire.  C’est à cause que je suis con.

ÉTAPE 5, et celui-ci est non seulement le plus illogique de tous, c’est à partir de ce point que l’on voit qu’il s’agit de conflictuodépendance et non d’une simple querelle banale: Accuse mensongèrement l’autre de quelque chose dont il est lui-même coupable et/ou honteux.
C’est plutôt lui qui n’est pas tellement brillant d’insister pour me faire perdre la face en public alors que je m’apprête à lui faire une coûteuse faveur.

ÉTAPE 6: … et ainsi, consciemment ou non, manipule l’autre à l’attaquer sur ce point faible et/ou honteux.
En lui expliquant, devant ce même public, pourquoi c’est plutôt lui le con dans cette histoire.

ÉTAPE 7: Se victimise en se plaignant comme quoi l’autre l’a l’attaqué sur ce point faible et/ou honteux.
Se victimise, oui, en hurlant, pleurant, disant que c’est pas juste.  Le reste n’est pas vraiment applicable ici.

ÉTAPE 8: Fuit le conflit qu’il/elle a lui/elle-même créé.
Dès que sa mère se montre d’accord avec moi, il part s’enfermer dans sa chambre.

ÉTAPE 9: Cherche à rallier leur entourage commun contre l’autre.
En hurlant à qui veut l’entendre que je suis un menteur qui ne tient pas ses promesses.  A tenté auprès de sa mère de me faire porter la responsabilité pour avoir lui-même brisé les tiroirs de ses meubles.

ÉTAPE 10: Cherche à rendre l’autre coupable de s’être défendu, et (s’il le peut) le punit pour l’avoir fait.
A tenté auprès de sa mère de me faire porter la responsabilité pour avoir lui-même brisé les tiroirs de ses meubles.

Et aujourd’hui encore, à l’âge adulte, il n’a pas changé.  Je l’ai vu plusieurs fois chercher ainsi querelle à d’autres, arrangeant ses tournures de phrases de façon à ce que l’autre ait le choix entre reconnaître être con, ou bien passer comme étant de mauvaise foi.  Pas étonnant qu’avec une personnalité aussi toxique, il soit rejeté et abandonné de tous.

Et il n’est pas le seul.  Vous vous rappelez Geneviève la coloc de l’enfer?  Vingt ans après notre première rencontre, elle non plus n’a pas changé.  Voici les dernières nouvelles que j’avais eu à son sujet, telles que relatées dans un billet précédent:

Une heure plus tôt, pendant le repas, en discussion avec le gars à côté d’elle, elle a dit quelque chose que j’ai trouvé plutôt aberrant:

« Oui, mon bébé, c’est mon 3e enfant.  Ce qui me fait chier, c’est que j’ai toujours voulu avoir un garçon, pis que j’ai eu rien que des filles. Mais là, mon chum, y trouve que trois, c’est ben suffisant, y’en veut pu d’autres. »
« Fa que tu va y renoncer. »

« Ben là, j’va pas me sacrifier pour lui.  Non, je vais m’essayer une dernière fois. »
« Pis ton chum? Comment tu vas le convaincre d’en avoir un autre? »
« Y’é pas obligé de l’savoir.  J’va juste lâcher la pilule sans lui dire. »

Je viens d’aller jeter un oeil à son Facebook, auquel j’ai accès même si nous n’y sommes pas amis car il est ouvert à tous.  Ça m’a permis de voir qu’elle a vraiment mis son plan à exécution.  Elle l’a eu, son 4e enfant.  Pas de chance, elle qui voulait tant avoir un garçon, c’est encore une fille.  Je ne sais pas si ça l’a déçu ni à quel point.  Tout ce que je sais, c’est que l’on peut voir ceci sur son mur:



Avec les déboires que j’ai eu avec la mère de mes enfants lors de notre séparation, je suis très bien placé pour savoir que peu importe les agissements de la mère, la loi lui accorde toujours la garde des enfants.  Dans de telles conditions, je n’ose imaginer ce que Geneviève a bien pu faire pour perdre la garde de sa cadette.  Mais bon, comme toute bonne conflictuodépendante qui se respecte à défaut de respecter autrui, elle ne supporte aucune critique au sujet de ses agissements

Qui sommes-nous pour vous juger, chers conflictuodépendants? Vos victimes! Voilà qui nous sommes.  Ça fait de nous, en quelque sorte, des experts en ce qui vous concerne.