Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (1e partie)

AVERTISSEMENT: Même si je ne serai pas tellement explicite, ce chapitre ainsi que les trois prochains contiennent néanmoins du langage cru ainsi que des scènes de sexe, qui ne sont en fait tellement rien comparé à ce qu’on peut voir à la télé de nos jours.  Mais bon, faut bien prévenir.

Selon la rumeur populaire, il semblerait que dans 90% des cas, un fantasme est beaucoup moins génial dans la réalité que dans notre imagination.  J’ai eu l’occasion de tester cette théorie moi-même, la seule et unique fois où j’ai eu la chance (?) de vivre le fantasme masculin typique et classique, j’ai nommé le ménage-à-trois deux-filles-un-gars.

Mise en contexte:  Comme je l’ai déjà écrit ici par le passé, entre mes 15 et 27 ans j’étais dépendant affectif, ce qui me faisait toujours tomber en amour avec n’importe quelle fille, peu importe son style, sa mentalité, ses goûts et son univers.   En fait, mon seul critère pour la trouver de mon goût, c’était qu’elle soit célibataire.  C’était suffisant pour que je crois que ça puisse être la bonne. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que j’ai vécu un nombre incalculable de déboires amoureux.

C’est à l’âge de 27 ans que j’ai fini par me rendre compte de ma dépendance, ainsi que du fait que là était la source de tous mes problèmes. À partir de ce moment, j’ai complètement cessé de ressentir le désir amoureux. Je ne tombais juste plus ni accro ni en amour avec personne. Même dans les deux courtes relations de couple que j’ai eu par la suite, je ne ressentais rien de plus que de l’amitié + du désir sexuel. Et leurs mots d’amour ne faisaient que me faire ressentir du malaise. Pas étonnant que ces relations furent courtes. Bref, ne pas pouvoir donner autre chose que amitié+sexe, ce n’était pas une décision prise volontairement. C’était la reconnaissance d’un fait.

Chapitre 1: ROADTRIP À TROIS

Janvier 1999.  J’ai 30 ans et je suis célibataire depuis maintenant quatre ans. Côté personnalité, je suis en pleine transition.  Je suis déjà observateur et réfléchi, mais je ne peux pas encore prétendre avoir de la sagesse.  Il faut dire qu’après une vie entière de compromis à être compréhensif et conciliant, j’ai fini par me rendre compte qu’il y a une raison pourquoi tous ces mots commencent par la syllabe CON:  Parce c’est ce que l’on devient, à trop vouloir être bon.  Aussi, maintenant, c’est tolérance zéro: Quand quelque chose ne fait pas mon affaire, je le dis.  Quand je vois qu’on me sert de la bullshit, je le dis.  Quand quelqu’un agit de façon incorrecte, je le dis. Et si t’es pas content(e), alors Bye!  

Loin de me rendre impopulaire, mon attitude impatiente m’attire un nouveau genre de filles: Celles qui feraient tout pour plaire à leurs chums.  Aussi, il m’arrive d’avoir des amantes car qui dit célibataire dit endurci, et ce dans plusieurs sens.  Celle que j’ai à ce moment là, (Appelons-la Julie) connait et accepte ma limite amitié + sexe.  On se voit une ou deux fois par semaine et le sexe est génial. Elle est la preuve vivante de la rumeur comme quoi les grosses sont les plus cochonnes: Au lit, elle fait tout et elle aime tout.  Enfin, sauf avaler, mais ça je ne peux pas lui en tenir rigueur.  Bref c’est une bonne amante. Tellement bonne qu’un jour, elle me demande si j’ai un fantasme inassouvi que j’aimerais vivre, et si oui, lequel. Comme je suis un gars pas compliqué, je n’ai aucun fantasme inusité ou hard. Moi, c’est juste la grande classique masculine: Baiser avec deux filles bi qui auraient autant de plaisir entre elles qu’avec moi. 

Julie me révèle alors un coquin secret: Depuis bientôt un an, elle a une amante (appelons-là Tamara) qui habite à quelques heures de route de Montréal. Elles se voient environs une fois par mois pour une fin de semaine de plaisirs sapphiques. C’est ainsi que j’apprends que Julie est bisexuelle. Tamara aussi est bi et il lui est déjà arrivée d’offrir à un de ses amants le plaisir d’une baise à trois avec Julie. Julie considère donc que Tamara lui en doit une. Elle va lui parler de moi, lui envoyer de mes photos et lui faire la proposition.

Quelques jours plus tard, Julie m’annonce que Tamara a accepté. La dernière fin de semaine du mois de janvier, elle passera nous prendre en auto chez Julie et  nous amènera chez elle dans sa maison de campagne,  où nous passeront tout le weekend. La perspective de pouvoir vivre cette expérience me réjouit. Je n’arrive pas à croire la chance que j’ai.  En tout cas, je ne me faisais pas faire de telles propositions dans le temps où j’étais un soi-disant bon gars.

Le vendredi matin, je suis chez Julie. Tamara passe nous prendre. C’est une belle femme, un peu grassette mais quand même moins que Julie. Elle a mon âge, soit 30 ans, et elle est accompagnée d’une superbe jeune fille style Britney Spears à ses débuts. (Appelons-là Britney, tant qu’à faire). Le temps de mettre nos bagages dans le coffre et d’embarquer, nous sommes partis pour un petit 2 heures de route.

Tout le long du trajet, on jase et on apprend à se connaître. Tamara et Britney sont très sympathiques. Je crois comprendre par des bribes de conversations entres elles que Britney serait peut-être elle aussi une amante de Tamara. Je me retrouverais donc avec trois filles au lieu de deux? Trois filles dont une qui a l’air d’une pop-idol de magazines? Woah! Cette idée m’excite dans des proportions olympiques. Il faut dire que Julie contribue grandement à mon allumage depuis une quinzaine de minutes, en s’amusant à me manipuler le contenu du caleçon de sa main qu’elle a glissé dans mon jeans en cachette des deux filles assises en avant.

À mi-chemin, on s’arrête à un Ultramar pour faire le plein. Tamara et Britney entrent au dépanneur. Julie en profite pour pousser sa coquinerie un peu plus loin. Elle libère de mon pantalon mon sexe rendu rigide par la dernière heure de manipulation. Elle se penche sur moi et me fait une fellation. J’apprécie beaucoup ce geste, mais étant donné la situation, je regrette presque de ne pas être précoce.

MOI: Hmmm… Dommage qu’on va juste être seuls ici 2-3 minutes maximum.  J’aurai jamais l’temps de venir.
JULIE: T’en fais pas si on s’fait surprendre par Britney. Elle a vu et fait des affaires pas mal plus heavy que ça, même si elle a juste 14 ans.

Cette nouvelle me fige de surprise.

MOI: Que-QUOI!? QUATORZE? Ben voyons donc!?
JULIE: Surprenant, hein? On y donnerait au moins 18.
MOI: Mais-mais-mais là… C’est pas l’amante à Tamara? J’avais cru comprendre…
JULIE: Han? Ha ha, non, t’as mal compris. Tamara couche des fois avec la mère de Britney. Britney, c’est la blonde de William, le fils ainé de Tamara. Lui, y’a 16 ans.

J’ai quelques difficultés à procéder ces nouvelles informations.

MOI: Attend… Tamara a un flo de 16 ans, alors qu’elle en a 30? Ça veut dire qu’elle aurait accouché à 14, donc qu’elle baisait déjà à 13!? Elle a été violée ou ben quoi?
JULIE: Ben non, ‘est juste ben cochonne. Comme Britney, qui a commencé à 12. Tsé, l’monde d’la campagne, y sont précoces.

Je saisis un autre détail:

MOI: Attend minute… T’as bien dit son fils ainé?
JULIE: Oui, elle a quatre enfants.  Le plus vieux a 16 et la plus jeune a 7, et c’est elle qui en a la garde. Y sont ben fins, tu vas voir.

Voyant Tamara et Britney sortir du dépanneur et revenir à l’auto, je remets dans mon pantalon mon membre qui a perdu pas mal de virilité, suite à ces révélations.  Que Britney soit mineure et en couple, donc doublement off limits, je n’ai aucun problème avec ça. Elle ne faisait pas partie du plan original de toutes façons. Par contre, l’idée d’avoir les enfants dans les pattes toute la journée pendant 3 jours n’a rien de réjouissant ni d’allumant. Je me demande bien à quelles autres surprises et imprévus j’aurai droit en fin de semaine. Je n’ai pas à me poser la question longtemps, j’en ai déjà un aperçu lorsque Tamara commence à me jaser alors que l’on reprend la route.

TAMARA: Pis toi, Steve, t’es tu bi?
MOI: Non, straight!
TAMARA: Comment tu l’sais?

En voilà une question idiote. Comme si on ne savait pas par quoi on est attiré. Franchement.

MOI: Le fait que je suis attiré par les filles et non par les gars, j’dirais que c’est un assez bon indice comme quoi chus hétéro.
TAMARA: Mais t’as jamais couché avec un gars?
MOI: Non.
TAMARA: Comment tu l’sais que t’es pas bi d’abord?
MOI: Parce que ‘me semble que c’est pas mal difficile de se prétendre bi quand on a toujours eu rien que des relations hétéros.
TAMARA: Ça veut rien dire.

Huh? Où est la logique dans cette réponse?

MOI: Euh… J’comprends pas.
TAMARA: Tu dis que t’as jamais couché avec un gars.
MOI: Exact!
TAMARA: Ben dans ce cas-là, comment tu l’sais, que t’es pas bi, si t’as pas essayé?
MOI: Pour autant que je sache, la raison pourquoi on a du sexe, c’est pour répondre à nos désirs sexuels. Puisque je n’ai jamais eu de désirs sexuels pour les gars, je peux donc affirmer être straight.

C’est pourtant logique. Je ne vois pas comment on pourrait être plus clair.

TAMARA: Oui mais r’garde… Si t’as jamais couché avec un gars, tu peux pas dire que t’aimes pas ça.
MOI: Ben oui!
TAMARA: Ben non! Tu peux pas dire que t’aimes pas kek’chose sans l’avoir essayé.
MOI: Mais oui je peux: Puisque je n’ai pas envie de le faire, alors c’est évident que je n’aimerais pas le faire.

Loin de voir mon point de vue, Tamara soupire de découragement.

TAMARA: Pffff….  Ah, moi, le monde qui ont des préjugés…
MOI: Des préjugés?
TAMARA: Tu juges sans savoir si t’aimerais vraiment ça ou non baiser avec un gars. Tu peux pas l’savoir sans l’avoir fait. Tsé, quand t’es dans l’noir total pis que tu te fais sucer, tu peux pas l’savoir si c’est un gars ou une fille qui te suces.  Tu vas trouver ça bon pareil.  Fa que c’est quoi la différence, d’abord? Y’en a pas!

Sophisme à l’état pur.  Tandis que je compose mentalement une réplique pour lui expliquer où se situe l’erreur dans son jugement, elle conclut avec une phrase qui m’insulte quelque peu.

TAMARA: T’sé, on ne peut pas être épanoui sexuellement quand on n’a pas l’esprit ouvert.

Bon!

Jusqu’ici, j’ai été patient avec elle et je lui ai répondu avec calme et logique.  Mais là, elle commence sérieusement à m’agacer avec ses prétentions comme quoi elle connaît mieux que moi ce que je suis ou non, ce que j’aime ou non, ou ce qui me motive ou non. J’ai déjà bien assez de subir ça de la part des psys et des travailleurs sociaux qui suivent mes enfants en tenant mordicus à faire de moi la source de tous leurs maux puisque c’est moi le père, je pourrais très bien me passer du jugement erronée d’une autre personne à mon sujet.  Surtout sur ma sexualité, surtout pendant ce week-end dans lequel je vivrai mon tout premier trip de sexe 2-fille-1-gars.

Et si, moi aussi, je lui posais des questions à son sujet, pour voir si elle aime ça, faire mettre en doute sa crédibilité sur ce qu’elle dit être?

MOI: Puisque tu es une personne ouverte d’esprit, tu pourrais peut-être répondre à une question qui me tracasse depuis ben longtemps.
TAMARA: Vas-y!
MOI: Pourquoi est-ce que les personnes qui se disent être ouvertes d’esprit sont toujours celles qui ont l’esprit le plus fermé au fait que les autres puissent avoir des goûts différents des leurs?

Elle ne répond pas.  Je continue:

MOI: En fait, il me semble que la première chose qu’on est supposée démontrer quand on a un esprit ouvert, c’est avoir du respect pour les gens qui sont différents de nous. Par exemple: Toi t’es bi.  Donc t’es différente de moi qui suis straight.  Moi, je respecte ton orientation sexuelle et je ne la questionne pas, même si elle est différente de la mienne.  Pourquoi est-ce que faire pareil avec les autres, c’est si difficile pour toi? 

Et VLAN dans les dents! Elle saura que quand on insiste pour m’attaquer avec des accusations qui se basent sur des faits mensongers, je contre-attaque avec des accusations qui se basent sur des faits véridiques, préférablement ceux dont nous avons tous été témoins. Réponds à ça si t’en est capable, maintenant, prétentieuse. 

Malgré la satisfaction de lui avoir cloué le bec, je réalise tout de même que ce n’est peut-être pas vraiment brillant de ma part de remettre à sa place une femme qui a accepté de réaliser mon vieux rêve de trip à trois en m’hébergeant chez elle pour me baiser, et ce pendant trois jours. Même si je crois impartialement qu’elle a tort de m’attaquer sur ma sexualité et que j’ai raison de défendre mon point, tout ce que je risque de faire, c’est de jeter un froid entre nous. Je tente donc de rattraper le coup en racontant une anecdote vécue:

MOI: Tu vois, quand je suis retourné aux études il y a 3 ans et que je restais aux résidences étudiantes. Il est arrivé un soir qu’on se retrouve à 5 personnes à baiser dans ma chambre: Moi et ma blonde de l’époque, l’amie de ma blonde, son chum et une de leurs amies. Il n’y avait pas d’échange, c’était plus un trip de voyeurisme qu’autre chose.  Mais je me suis rendu compte que la présence d’un autre gars tout nu dans la pièce, ça m’intimidait. C’était la première fois de ma vie que je bandais mou alors que j’étais en contexte sexuel. Si chus juste capable de la garder raide à 60% rien qu’à voir un gars tout nu, j’ose à peine imaginer ce que ça va être s’il me touche.
TAMARA: Ben là, c’est parce que tu t’es pas donné la chance d’apprendre à aimer ça. Faut se forcer au début, tsé. Faut que tu te donnes le temps de t’y faire.

Est-ce qu’elle croit vraiment ce qu’elle vient de me dire là?  Parce que si c’est le cas, je trouve ça plutôt aberrant.

MOI: Euh… C’parce que, me semble que le sexe, c’est laisser libre cours à ses désirs et à ses envies. Pourquoi est-ce que j’aurais du sexe avec quelqu’un pour qui je ne ressens ni désir ni envie? À partir du moment ou il faut apprendre à aimer ça, c’est parce qu’on n’aime pas ça. Quand le sexe arrête d’être quelque chose que l’on aime, ça devient quelque chose que l’on est obligé de faire. Quand c’est une obligation, c’est pu du plaisir. Pis pour être franc… Me semble que juste le principe d’être forcé à faire quelque chose sexuellement… C’est un viol. Non?

Tamara ne répond pas à ça. Je suppose qu’elle voit la logique dans mon explication. Je conclus donc mon point avec la réplique que je planifiais lui servir plus tôt, soit celle qui explique où se situe l’erreur dans son jugement,:

MOI: Pis, ben, ton histoire comme quoi je devrais aimer coucher avec un gars parce que dans le noir je ne peux pas voir la différence entre un suceur masculin ou féminin… C’est comme si je te disais que tu devrais aimer l’inceste, parce que dans le noir, tu ne saurais pas faire la différence entre un cunnilingus donné par ton chum ou un donné par ton père. C’est pas une question qu’une bouche sera pas aussi bonne que l’autre. C’en est une de désirer un partenaire plutôt que l’autre. D’être à l’aise avec un partenaire plutôt qu’un autre. C’est tout. J’veux dire, peu importe la raison pourquoi tu veux pas coucher avec quelqu’un, le simple fait que tu veux pas coucher avec, c’est une raison suffisante pour pas le faire. Non?

Tamara garde le silence. En fait, pendant près d’une minute, personne ne dis rien. J’ai comme une vague impression qu’un malaise plane dans le véhicule. Ce malaise se confirme lorsque Tamara brise son silence et demande à Britney de lui refiler le premier album des Colocs, qu’elle met dans le lecteur CD et fait aussitôt jouer à tue-tête. Je regarde Julie du coin de l’oeil. Elle me fait une face dont l’expression pourrait se traduire par: « Issh, t’as vraiment fait une gaffe! ». Je n’y comprends rien.

Arrivés à sa maison de campagne, on débarque de l’auto. Sans nous adresser un mot, Tamara et Britney se dirigent vers la demeure.

Julie et moi allons prendre nos bagages dans le coffre arrière. Elle profite que nous sommes momentanément seuls pour me dire quelques gentillesses:

JULIE: Crisse de gros cave! Veux-tu ben m’dire pourquoi t’as parlé de viol pis d’inceste?
MOI: Hein? Mais… Tout ce que j’ai fait, c’est de lui expliquer pourquoi je sais que je ne suis pas bi, de façon à ce qu’elle cesse de penser que je l’affirme sans savoir de quoi je parle. J’voulais juste qu’elle arrête d’insister, c’est tout. J’m’attendais pas à ce que ça jette un froid.
JULIE: C’est parce qu’elles ont déjà été violées, toutes les deux. Tamara quand elle avait 13 ans pis Britney à 12. Pis oui, dans les deux cas, c’était de l’inceste.

Tous les OUPS! du monde ne pourraient exprimer le malaise épouvantable qui m’envahit en ce moment.

MOI: Mais… Tantôt au Ultramar, tu disais…
JULIE: R’garde, j’allais quand même pas te dire « Oui, elle a été violée à 13 ans, et oui son fils est le produit d’un viol incestueux. »

La gaffe à ne pas faire, et moi je l’ai faite. Je viens de jeter un malaise entre moi et les deux filles avec qui j’étais supposé vivre une fin de semaine de sexe de trois jours chez Tamara, et ce avant même qu’on arrive chez elle. Ça commence bien!

MOI: Mais comment est-ce que je pouvais deviner, moi? 
JULIE: Pis là, comme j’connais Tamara, elle va penser que je t’en avais parlé, pis c’est pour ça que tu l’as niaisée là-dessus, pis là a’ va m’en vouloir à mort.
MOI: Ben justement, pourquoi tu me l’as pas dit? Ça m’aurait évité de faire une gaffe.
JULIE: C’est pas une affaire dont une fille aime que ça se sache. On se confie entre nous autres des fois, mais ça fait partie des secrets qu’on ne dit jamais à personne. Tk, chus ben obligé de te le dire LÀ, là, mais c’est parce que je veux que tu saches qu’il vaut mieux que tu ne dises plus jamais des affaires de même devant eux-autres.
MOI: Ok, ok!

Je prends mon sac et me le met sur le dos. Je soupire! Afin de ne pas être l’écoeurant de chien sale qui insulte sous son propre toit une pauvre fille traumatisée sexuellement, il aurait fallu que je me laisse rabaisser sur ma propre sexualité. Tu parles d’une situation ridicule. Je ferme le coffre de l’auto et suis Julie qui m’entraîne vers l’escalier du 2e étage.

MOI: Pourquoi on monte?
JULIE: Tamara reste au 2e.
MOI: Hein? Quand tu as parlé d’une maison de campagne, j’pensais que tu voulais dire que la maison était à elle.
JULIE: Non, les propriétaires habitent en bas. Et je te préviens, après 9:00 pm, faut cesser de faire du bruit parce qu’ils sont ben ben chialeux.

Bon, v’là autre chose. Alors si je récapitule: En fait de fin de semaine de ménage à trois avec deux filles bi full cochonnes à l’esprit ouvert, ça va plutôt être une fin de semaine avec des enfants plein la maison durant le jour, surtout qu’on nous annonce entre -28°C  et -32°C dans la région pour tout le weekend (avant facteur vent), donc qu’ils vont rester dans la maison, qu’on ne pourra rien faire avant qu’ils soient endormis tous les quatre, que ce sera fort probablement pas mal après neuf heures, ce qui signifie que la partouze risque d’être ben calme afin de ne pas déranger les proprios, et ça c’est si partouze il y aura puisque j’ai mis un froid dans le projet avant même que ça commence, tout ça parce que cette fille démontre son l’esprit supposément ouvert en insistant sur le fait que je ne suis pas assez épanoui sexuellement pour elle si je ne me fais pas copieusement enculer sur une base régulière.

Les trips à trois, c’est un peu moins compliqué que ça dans les films pornos.

À SUIVRE

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Ces filles à éviter, Ces gars à éviter, Dose de Réalité, Fait vécu, Psychologie et comportement social, SÉRIE: Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois, sexualité. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Fantasme -VS- Réalité: Le ménage à trois (1e partie)

  1. pencilax dit :

    héhé terrible tes histoires!

    J'aime

  2. Alex dit :

    Mes vieux, t’ as eu l’ar d’ en pâtir un coup. J’attends la suite.

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