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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

La maturité: Des décisions et des gestes

IMMATURE: Qualificatif utilisé par les vieux afin de décrire tout jeune qui agit normalement pour son âge.
J’ai lu cette définition dans Mad no.218 (1980). Et ça a beau être une satire, il y a du vrai là-dedans.

Le problème, c’est que démontrer de la maturité dès un jeune âge est une erreur. Le jeune devient alors trop mature pour socialiser avec ceux de son âge, et il est trop jeune pour que les adultes veuillent socialiser avec lui.  Devenu adulte, sans expérience de société, il reste un mésadapté social pour le reste de sa vie.

Pour ce qui est de l’adulte, dans ma vision personnelle, une personne démontre sa maturité en prenant les bonnes décisions car elle a un assez bon jugement pour savoir faire la différence entre ce qui est important, ce qui est non-important ou ce qui est néfaste.

Exemple de Est-ce important ou non-important?
Acheter un char. Est-ce que tu en as les moyen? Est-ce que tu as d’autres solutions alternatives de transport? Est-ce que ça va te permettre de régler des problèmes qui seraient impossible à arranger autrement? (Genre: avoir 4 enfants à aller reconduire ici et là, faire l’épicerie pour tout c’monde-là, etc)

Exemple de Est-ce non-important ou néfaste?
Tout ce qui est loisir, passe temps, goûts personnels, décisions coup-de-tête, parce qu’on ne peut quand même pas passer sa vie à ne faire que des choses importantes, on virerait fou. Exemple simplet: Prendre du Red Bull: Pas important, mais pourquoi pas!? Prendre du Red Bull en souffrant de haute pression, d’arythmie cardiaque: Néfaste.

Exemple de Est-ce néfaste ou important?
Tout ce qui entre dans la catégorie des décisions difficiles. Le genre pour lequel fut créé l’adage De deux maux, il faut choisir le moindre. Genre, t’es marié avec une personne qui te détruit psychologiquement. Rester avec cette personne est néfaste pour toi, mais divorcer sera néfaste pour ta vie de famille, tes finances et ta vie sociale. Lequel est le plus important?

Les goûts personnels et la maturité
J’aime regarder Télétoon. Mon ex me disait: « Crisse, t’as quel âge!? Agis-donc en gars mature! » L’affaire, c’est que là où se situe la vraie maturité, ce n’est pas dans ce que l’on fait. C’est pourquoi on le fait. Dans cet exemple ci: Entre un gars qui regarde une émission parce que celle-ci lui plaît (suivre ses goûts), et une fille qui va s’en abstenir pour « ne pas avoir l’air immature » (se soucier des apparences), lequel des deux est le plus mature?

Trop de gens confondent la maturité avec l’absence totale de plaisir et de détente. Peu importe dans quel domaine, c’est l’extrémisme qui est une erreur.

Un truc que j’ai écrit il y a quelques années:

ENFANT: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement normal.
ADOLESCENT: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement enfantin, immature et inacceptable.
ADULTE: « On fait comme j’dis sinon j’joue pu! », c’est un comportement sain pour s’affirmer en tant qu’individu.

Comme quoi des fois, la maturité, c’est relatif.

Les Neuf Clichés les plus Détestables de la Télé

CLICHÉ #1 : Tout gros changement positif dans la vie d’un personnage ne durera même pas jusqu’à la fin de l’épisode.
Un gars sans charme devient soudain un grand séducteur? Il va vite redevenir sans charme. Un cave devient plus brillant que Steven Hawkins et Einstein réunis? Il redeviendra vite le gros épais que l’on connait. Un pauvre va gagner un million à la loterie? Alors, au choix :

  • Il va se faire voler l’argent.
  • Il va perdre le billet.
  • Il va faire un mauvais placement qui lui fera tout perdre.
  • Les numéros de son billet vont correspondre mais ce sera dans le tirage du journal de la semaine passée.
  • Il se verra obligé de donner cet argent pour une raison quelconque.

Bref, une belle façon de dire aux gens que ça ne sert à rien d’espérer s’améliorer. Il faut se résigner à être un loser toute notre vie.

CLICHÉ #2 : Le personnage qui gaspille sa chance unique de devenir mannequin/ chanteur / acteur.
Dans la série, une adolescente qui n’a jamais suivi de cours spéciaux ni passé d’audition se fait découvrir par hasard par un producteur d’émission de TV qui veut en faire une vedette. Au début c’est ben l’fun, mais finalement elle va décider de renoncer à ça de son plein gré parce que, au choix:

  • Parents et amis lui font remarquer que depuis qu’elle est vedette de la TV, elle n’est plus la même.
  • Les exigences du métier (texte à apprendre, horaires difficiles, etc) sont trop durs.
  • Elle réalise que cet univers n’est pas aussi beau et magique qu’elle l’avait toujours imaginé.

Elle redevient donc la pauvre petite inconnue qu’elle a toujours été. Ce cliché est particulièrement détestable pour deux raisons: D’abord parce que 90% de ceux qui regardent l’émission donneraient tout pour avoir eu une telle chance. Mais surtout: Si c’est vraiment aussi pourri que ça, la vie d’actrice pour la télé, pourquoi est-ce que cette comédienne joue dans cette série pour commencer?

CLICHÉ #3: Le couple infernal éternel.
D’abord, ils sont ensemble, tout va bien. Puis, ils se chicanent, ils se séparent, ils reviennent ensemble, ça va mal, ils se re-séparent, ils reviennent ensemble… Lorsque ensemble, ils ne peuvent pas se supporter, mais lorsque séparés, ils ne peuvent s’empêcher de ressentir de quoi l’un pour l’autre! AAARGH !

Tout le long que durera cette série, d’autres couples vont se former et se séparer plus tard sans problèmes. Alors pourquoi pas eux? Simple : parce qu’ils étaient déjà en couple dès le premier épisode. Juste pour ça, ils ne pourront jamais se séparer, et si oui ce ne sera jamais pour de bon. Ça se termine généralement par un mariage et/ou un bébé dans l’épisode final de la saison finale, genre la 4e ou 5e. Cependant, si la série continue, les problèmes reprendront bien vite.

CLICHÉ #4 : L’homogénéisation des personnages.
Si, dans la saison 1, les quatre personnages principaux sont un riche classy, un nerd, une goth et un voyou aux cheveux longs, on peut être certain que rendu à la saison 5, tout ce beau monde là se sera assagi et portera du Giorgio Armani. Et bien que l’ex voyou a encore les cheveux longs, ils sont maintenant coiffés à la perfection.

CLICHÉ #5 : L’éternel cégépien.
Quand un personnage est cégépien au début de la série, et que le personnage en question devient populaire auprès des téléspectateurs, il ne sortira jamais du cégep. Si après cinq saisons et autant d’années les scripteurs trouvent qu’il étire ses études un peu trop longtemps, ils lui feront se trouver une job… dans ce même cégep. Il deviendra invariablement conseiller étudiant, parce que concierge ne serait pas assez glamour, et devenir prof (sauf peut-être suppléant à l’occasion) manquerait trop de crédibilité.

CLICHÉ #6 : Le noir pis la grosse.
Quand on introduit ces deux personnages dans la série, généralement dans la 2e ou 3e saison, on peut être certain qu’ils auront chacun à dealer avec le fait d’être une grosse victime de railleries et d’être un noir victime de racisme. Une fois qu’ils auront passé le message social comme quoi la discrimination envers les noirs et les grosses est inacceptable, la raison d’être de ces personnages sera passée. Ils se feront donc renvoyer de la série qui n’a rien a faire d’un noir et une grosse. Ça jure trop avec le reste du casting de beaux blancs.

CLICHÉ #7 : La série qui tourne autour d’un but que le personnage principal n’atteindra jamais.
Si le personnage est un animateur de radio communautaire de Sainte-Yvonne-du-Porcelet qui rêve de travailler pour une grosse radio commerciale montréalaise, il n’y arrivera pas. Pourquoi? Parce que tant que le public va aimer le voir se démener avec ses collègues de la radio communautaire, la série va pogner, alors les producteurs vont le laisser là où il est. Et le jour où la série va commencer à décliner, elle sera cancellée sans même leur laisser le temps de produire un épisode où il réalise enfin son rêve.

CLICHÉ #8: L’infernale petite sœur du détestable méchant qui s’est assagi.
Au début de la série, il y avait un bum rebelle. Or, ce personnage étant devenu de plus en plus populaire, il a fallu peu à peu l’assagir afin qu’il ne puisse pas donner le mauvais exemple. Que faire alors? Simple; on introduit dans la série sa petite soeur de 14-17 ans, prostituée, danseuse nue, pusher avec 16 tatouages et 74 piercings, bref 100 fois pire que son frère l’a jamais été. Et c’est lui qui lui fera la morale pour essayer de la remettre sur le droit chemin.

CLICHÉ #9: L’épisode patchwork.
Sans joke là, qu’est-ce qui peut bien faire penser aux producteurs que les gens vont apprécier un épisode où les personnages se réunissent pour une occasion spéciale où il ne peut pas y avoir d’action (Funérailles, salle d’attente d’hôpital, ascenseur en panne, etc), et qui se remémorent tour à tour des extraits d’épisodes passés? Si on a vu les épisodes en question, on est frustré car on se fait refiler du réchauffé. Si on n’a pas vu les épisodes, on est frustré car on en voit juste un court extraits.

D’mandez-vous pas pourquoi j’regarde presque pu la TV.

SOUVENIRS D’ADO: 18 choses qui gâchaient mes vacances d’été.

Lorsque l’on est adolescent, on voit arriver les vacances avec ravissement. Hélas, dans mon cas personnel, les vacances étaient toujours synonyme de déception, et ce du début à la fin. J’imagine que j’étais trop chialeux, ou bien que je mettais mes attentes trop hautes. Voici les dix-huit choses qui venaient me gâcher mon été :

1- Les jours raccourcissent dès que l’été commence.
L’école se finissait toujours autour du 21 juin, soit le premier jour de l’été. Or, cette date représente aussi le solstice d’été, ce qui signifie que c’est le jour le plus long de l’année, celui qui est ensoleillé le plus longtemps. Dès le lendemain, on perd une minute de soleil par jour. Le simple fait de savoir que les jours raccourcissent dès notre tout premier jour de vacances, ça les faisait commencer sur une note négative.

2- Me faire mettre de la pression pour me trouver du travail.
Vacances signifie temps libre pour décompresser… Sauf quand tu as un père qui considère que le fait de profiter de tes vacances pour faire autre chose que travailler, c’est la preuve comme quoi tu n’es qu’un paresseux qui va passer sa vie aux crochets des autres. J’ai eu à subir ça quotidiennement, du matin au soir. Normal : Avec un père toujours à la maison parce qu’il était en chômage ou sur le BS, il avait beaucoup de temps de libre pour me harceler avec ça.

3- Ne pas réussir à me trouver du travail.
S’il est vrai que l’idée de travailler ne me plaisait guère lors des vacances de mes 12-13-14 ans, en revanche j’en cherchais activement à 15 et 16.  Hélas, quand on vit dans un village où tout le monde connaît tout le monde, et que ton père passe des années à raconter à l’entourage combien tu es paresseux, personne ne veut te donner du travail. Je ne saurais compter le nombre de fois où, après avoir lu mon nom de famille sur une feuille d’application, on m’a demandé si j’étais bien le fils de mon père, le réputé BS du village au caractère insupportable. Apparemment, tout le monde croyait à l’adage Tel père, tel fils, car personne ne me donnait ma chance de me prouver. Pendant ce temps-là, tous mes amis, sans la moindre exception, pouvaient compter sur les connections de leurs familles pour avoir des jobs. Et des bonnes!

Répercutions inattendues : Nos premiers emplois d’adultes sont la suite logique de l’expériences que l’on a pris dans nos boulots d’ados. Alors que tous mes amis avaient de quoi de bien sur leur CV grâce à leurs parents, ils ont pu aisément se trouver quelque chose de bien tout seul par la suite. Moi, non!

4- La piscine qui est plus d’entretien que de plaisir.
Mon père a acheté une piscine 3e main. Une fois celle-ci montée et remplie, on a constaté que la toile avait un trou à une couture à la base. Gros dégât d’eau, vidage, démontage, changement de toile, remontage, re-remplissage. La piscine était trop large pour la cour arrière, alors il l’a installée en avant, devant la rue, là où on avait zéro intimité. Elle était sous les arbres, donc toujours à l’ombre, donc toujours plus froide que celle des voisins. Elle recevait, par la même occasion, beaucoup plus de feuilles, de branches et de chiures de moineaux, nécessitant plus d’entretien que celle des autres. Et puisque c’était une vieille scrap, son aspirateur ne tirait presque pas. Je m’y suis baigné peut-être 10 fois la première année, et pas plus que 3 la seconde. Ensuite, il l’a démontée et vendue.

5- Les amis qui partent en vacances.
L’un part pour tout l’été chez les scouts, l’autre part tout un mois avec ses parents en Floride, un autre va 3 semaines avec ses parents à Cuba, un autre part vivre en campagne chez sa mémé, un autre a une job de rêve comme G.O, un autre encore profite de sa nouvelle bagnole pour partir en nomade sur les routes du Québec avec des amis assez fortunés pour pouvoir se payer de quoi vivre pendant le voyage. En étant pauvre, sans travail malgré mes efforts et fils de BS, je ne pouvais pas aller bien loin.

6- Les émissions d’été sont ennuyantes.
Pas d’amis et pas de job. Ça me laissait plus de temps libre pour regarder mes émissions favorites à la télé, pas vrai? Eh non! La programmation d’été signifiait également que mes émissions favorites débarquaient de l’antenne. Je ne retrouvais donc avec plein d’émissions inconnues dans un horaire qui bouleversait complètement mes habitudes. Rajoutons à ça que l’on était trop pauvre pour se permettre le câble et vous comprendrez que dans notre cas, quand on disait « Y’a rien d’bon à’ TV », c’était vrai.

7- Les magazines qui font leur numéro juillet-aout.
Pas d’amis, pas de job, pas de loisirs parce que pas d’argent et pas de télé.  Il me reste quoi pour me distraire? La lecture. De nature, je suis un grand lecteur. Alors quand les magazines que tu lis font un numéro double en juillet afin de ne pas avoir à en sortir un en août, tu trouves la 2e moitié de ton été bien ennuyante.

8- Je me trouve un travail… De soir!
La première job que j’ai réussi à me trouver, rendu à 17 ans, c’était laver de la vaisselle dans un restaurant du club nautique du coin. Or, comme la plupart des restos chics, celui-ci était surtout achalandé le soir jusqu’à 10-11pm. Le temps de ramasser la vaisselle et la laver, incluant les chaudrons des cuisiniers, je sortais rarement de là avant minuit. Ça avait pour effet de ruiner ma vie sociale. Comment sortir avec tes amis qui, eux, travaillent de jour, quand toi tu travailles de soir? Pour ce qui est des partys de sous-sol chez les parents de mes amis, j’ai vécu cet été là la frustration de tous les avoir ratés puisque j’arrivais au moment où c’était fini.

9- Les boutiques fermées pour l’été.
Comme je dis plus haut, j’étais un grand lecteur. Aussi, il arrivait parfois que je me bute à une porte barrée lorsque j’allais dans une librairie, tout en voyant en vitrine une note disant « fermé pour 2-3-4 semaines ». C’est même arrivé quelquefois avec les bibliothèques municipales.

10- Tous les problèmes imaginables relatifs au vélos.
Me le faire emprunter par mon père sans qu’il me le dise, me faire dire par mon père « J’ai envoyé ton bécique en réparation », ce qui voulait dire qu’il l’avait emprunté sans me le dire et l’avait accidenté, les crevaisons sans avoir d’argent pour les faire réparer, le vandalisme, la chaine qui casse à 10 km de chez moi, la roue qui crochit et frotte sur les barres, me laissant là avec un vélo dont la roue est bloquée à 15 km de chez moi, me le faire voler, la vieille scrap acheté 10$ dont le dérailleur est coincé soit en 1ère soit en 10e vitesse… Et je ne décris ici que l’été de mes 16 ans.

11- Ma fête.
Mon anniversaire est le 21 juillet. Là-dessus, rien à redire. J’ai toujours préféré avoir ma fête en été que pendant les jours d’école. Le problème, c’est que de mes 12 à 15 ans, mes amis n’étaient pas disponibles, rapport aux raisons mentionnées plus haut.  Cependant, pour mes 16 et 17 ans, des amis planifiaient de m’amener aux glissades d’eau de La Ronde, toutes dépenses payées. Mes parents m’ont obligé à refuser. Ma tante avait planifié quelque chose pour moi, et il ne fallait surtout pas l’insulter en lui refusant. Normal : Elle me fêtait mon anniversaire depuis ma naissance et aurait mal pris que je la remercie en refusant ces années-là. Je passais donc des anniversaires ennuyant, en étant isolé en compagnie de quatre adultes.

À 18 ans, j’ai enfin pu accepter l’invitation de mes amis.  On était en route lorsque l’on a été frappé par une tornade, provoquant un déluge et un refoulement d’égout à Montréal. Inutile de dire qu’après avoir pu reprendre la route, une fois rendus à La Ronde, on s’est frappé à une porte fermée.

Répercutions inattendues d’avoir un anniversaire en été: On entre en secondaire I à 12 ans. Pendant les dix mois que durent l’année scolaire, la majorité des élèves ont leur anniversaire pendant. Par conséquent, ils finissent leur secondaire à 13 ans. Moi, j’avais 12 ans du début à la fin. Or, pendant l’enfance et l’adolescence une année de vie fait une énorme différence au niveau de la croissance physique. Ce qui fait que, du début de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire V, j’ai toujours été le plus jeune, donc le plus petit, le plus frêle et le moins développé de mon année scolaire. Ça a toujours fait de moi le dernier en gym, le dernier à plaire aux filles, mais le premier à être la cible facile de harcèlement et d’intimidation.

12- La maison envahie par les délinquants.
La raison principale pourquoi j’ai vite coupé les ponts avec la famille du côté de ma mère, c’est qu’ils sont surtout constitués de délinquants et que j’ai compris à un jeune âge que je valais mieux que le genre de vie que je risquais d’avoir si je me tenais avec eux. Il se trouve que le plus délinquant de tous, mon cousin Éric, a un jour demandé l’hospitalité à mes parents pour deux semaines, qu’ils ont accepté, et qu’il est resté de février à novembre.

Il utilisait la maison pour y cacher du stock volé, se couchait rarement avant 5 heure du matin ce qui fait qu’il se levait rarement avant midi, et puisqu’il dormait dans le salon il ne fallait pas faire de bruit, il fumait comme une cheminée, mangeait comme quatre, payait zéro pension, invitait ses chums pour faire le party sans demander la permission. Il commettait tous les abus moraux et légaux qu’il voulait sans que mes parents ne lui dise rien. Mieux encore: J’ai une fois entendu mon père dire à ma mère qu’il songeait à offrir à Éric des cours de conduite parce que, pauvre petit, il n’a jamais eu de chance dans la vie. Ce même père qui a refusé de le faire pour moi sous accusations fantaisistes que j’allais me souler et me tuer au volant, moi qui suis le plus sobre de ma famille des deux bords, et qui a zéro histoire de délinquance contrairement à mon cousin.

Moi qui ne commettait même pas le 1/100 des abus d’Éric, je me faisais soumettre à une discipline abusive.  Mais lui, par contre, avec un dossier judiciaire long comme le bras, sans aucun respect pour personne incluant mes parents, il ne recevait qu’aide et respect de la part de ces derniers. Disons que cet été-là m’a donné ma première vision aussi réaliste qu’amère sur comment les choses se passent vraiment dans la société.

13- Le snobisme de ceux que je fréquentais
Trois exemples flagrants :

On est une dizaine de personnes chez un ami, on décide de louer un film. Qu’est-ce qu’on prend? Une comédie? Ben non, c’est trop kétaine. Un film d’ados? Ben non, c’est trop kétaine. Un film de vacances? Ben non, c’est trop kétaine. Le dernier film à succès? Ben non, c’est trop kétaine. On a donc passé la soirée à se faire chier à regarder Caligula. Le titre de ce film ne vous dit rien? JUSTEMENT!!!

Êtes-vous déjà allé à un party où c’que la majorité s’emmerdent parce que ceux qui s’occupent de la musique « ont du goût, eux »? Ben voilà! Je me souviens d’un party d’ado où, lors d’un slow, la piste de danse était vide. Et pour cause : Au lieu de faire jouer les slows les plus populaires de l’époque (donc kétaines à leurs yeux) comme Careless Whispers de Wham ou Stairway to Heaven de Led Zeppelin, on a eu droit à C’est La Vie de Emerson, Lake & Palmer.

Vous connaissez l’Expo Agricole de St-Hyacinthe? Il y a presque autant de manèges qu’à La Ronde (du moins en 1988) pour beaucoup moins cher à l’entrée, et des files d’attentes beaucoup moins longues aux manèges. J’y suis allé pour mes 18 ans (Le déluge qui avait fermé La Ronde n’avait pas atteint St-Hyacinthe), et j’y ai fêté mon anniversaire tout seul, puisque la place était trop kétaine pour mes amis.

14- J’bronze pas!
Dans les années 80, le teint bronzé était synonyme de beauté, santé, richesse. Moi, mon teint pâle ne bronze pas, il brûle. À un âge où les apparences sont importantes, et à une époque ou être goth, emo ou vampire n’était pas encore à la mode, j’me faisais niaiser souvent à cause de ma blancheur.

15- L’omniprésence parentale.
Comment avoir la moindre intimité avec les rares filles que je réussissais à me ramener chez moi quand on a un père sans emploi donc omniprésent? Oh, c’est sûr que des fois il partait aider des amis ou de la famille à quelques travaux de rénovations, mais dans ce temps-là il restait quand même ma mère. Et quand elle partait, il était inévitable qu’elle revienne nous interrompre en revenant chercher un truc qu’elle avait oublié: Son argent, son portefeuille, ou pire encore: Ses clés, ce qui l’obligeait à cogner à ma fenêtre pour que je lui ouvre. Et pour ce qui est de fermer ma porte de chambre, on peut oublier ça. Quand elle revenait à la maison, la première chose qu’elle faisait était de descendre et cogner à ma porte (sans verrou), disant « T’es-tu là? J’peux-tu rentrer? » J’étais obligé de manifester ma présence en lui répondant d’attendre, sinon elle se croirait seule et allait rentrer et nous surprendre.

La moitié des rares partys où j’ai pu aller, ils venaient me chercher en auto entre 10:30pm et 11pm. Ils ne tenaient pas à ce que je rentre seul la nuit, tout d’un coup qu’un char ne me voit pas et me fonce dessus. Ils refusaient également que j’utilise comme lift un des gars présent, afin de ne pas « mettre ma vie dans les mains d’un p’tit jeune malade adepte de l’alcool au volant. » Leur solution, si je voulais rester plus longtemps? Se stationner devant la maison ou le driveway et m’attendre. Ça te gâche une ambiance de party pas à peu près, surtout quand tous les autres gens présent sont au courant et considèrent ça comme un excellent sujet de moquerie.

J’ai cru pouvoir régler le problème en leur disant de venir me chercher à telle heure précise lorsque je faisais quelques rares activités en gang ou avec l’une des rares blondes que j’ai eu, genre du shopping au centre d’achats. Peine perdue. Ils arrivaient toujours une heure ou deux en avance, entraient et finissaient toujours par me retrouver. Oh, mais ils étaient très respectueux: Ils ne obligeaient pas à partir tout de suite. On partait à l’heure prévue, c’est juste qu’en attendant, ils déambulaient en nous suivant.

16- Les Grandes Ventes de La Rentrée… dès le 7 juillet.
On a 8 semaines de vacances, et là-dessus il n’y a que dans les 2 premières où on peut vraiment oublier l’école, avant qu’on te fasse chier à te rappeler pendant les 6 semaines suivantes, dans les journaux comme à la radio comme à la télé comme dans la majorité des commerces, que ton temps est compté parce que la rentrée s’en vient.

17- Rien que du linge d’automne dans les magasins dès la mi-juillet.
Parce que oui, qui dit rentrée dit automne. Essaye de te trouver un maillot de bain dans les magasins dès le 14 juillet, juste pour voir. À part, bien sûr, si tu vas dans les boutiques spécialisées où tu payes 3 fois le prix.

18- La rentrée est la dernière semaine d’août.
La rentrée, c’est toujours associé avec le mois de septembre, non? Alors pourquoi est-ce qu’il faut revenir à l’école dès le premier lundi de la dernière semaine de mois d’août? J’ai toujours trouvé ça très très chiant.

Il y a un point positif à tout ceci : Alors que j’entends beaucoup de gens de mon âge dire être nostalgique de leurs étés de jeunesse, je peux sincèrement dire que ce n’est pas mon cas. J’aime beaucoup mieux les étés depuis que je suis adulte. Voilà au moins un point de mon existence où je n’aurai jamais l’impression que mes meilleures années sont derrière moi.

Goût pour l’exotisme OU besoin de justifier une situation difficile?

C’est à 17 ans que j’ai eu ma 3e relation de couple.  Celle-ci a durée un an. C’est avec cette fille que j’ai eu mes premières relations sexuelles. Elle était d’origine Haïtienne. Je l’ai rencontré grâce à une petite annonce dans un magazine pour ados, dans laquelle je disais être à la recherche d’une petite amie et que j’avais un faible pour les asiatiques et les noires.

Voyez-vous, de 15 à 30 ans, j’ai eu un gros trip Black & Asian. À part l’ex sus-mentionnée, je n’en ai jamais eu aucune autre. Ça ne m’empêchait pas de les désirer à fond. Je ne me suis jamais demandé pourquoi j’étais attiré vers l’exotisme. Je croyais juste que ça faisait partie de mes goûts, voilà tout.

Prise de conscience.
J’ai quand même fini par me la poser, cette question. C’était lors d’une sortie au cinéma, en 1997. Ce soir-là, j’étais accompagné de Fatima, une amie iranienne qui était également mon amante. Elle n’était au Québec que depuis deux ans, après avoir passé la première moitié de sa vie en Iran et la seconde en France.  cette double nationalité lui donnait un accent assez unique dans la voix.  Nous étions allés voir Boogie Nights, dont l’action se passe à l’époque Disco, fin années 70, début années 80. Plusieurs fois dans le film, j’ai été amusé de voir des références à des choses auquel j’ai assisté ou entendu parler de, puisque ce sont les années de mon enfance et de mon adolescence. Quand je lui en faisais la remarque, elle me répondait toujours la même chose: Que ça ne lui disait rien.

Je me souviens clairement qu’à ce moment là, je l’ai regardé du coin de l’oeil et je ne suis posé cette question: Qu’est-ce que je fous avec elle?

Non mais c’est vrai.  On n’avait tellement rien en commun. Pourquoi est-ce que j’avais cette fille-là comme amante alors qu’il y avait autant d’obstacles pour nous séparer?

Obstacle 1: Elle a 19 ans. J’en ai 29. Nous n’avons pas vécu aux mêmes époques.

Obstacle 2: Elle a vécu sa jeunesse en Iran sous le régime dictatorial guerrier de Khomeini. J’ai vécu au Québec dans l’ère post Révolution Tranquille sous le régime libéral du parti du même nom, suivi de celui de René Lévesque.

Obstacle 3: Elle a une culture, voire deux dans son cas, complètement différentes de la mienne. Impossible pour nous de parler de télé, musique, cinéma, mode, etc.

Obstacle 4: Pour sa famille, je suis un étranger que l’on traite avec méfiance. Pour ma famille, elle est une étrangère que l’on traite avec condescendance.

Obstacle 5: Sexuellement, elle trippait domination/soumission, me voyant maître, se voulant esclave. Ma personnalité et mon éducation m’interdit toute violence envers la femme. Le fait de savoir qu’elle le désire ne change rien au malaise que je ressens à la soumettre et la dominer.

En ressortant du cinéma ce soir là, je n’étais plus le même homme qui y était entré deux heures plus tôt. C’est que je venais de me rendre compte que dans le fond, ce n’était pas l’exotisme qui me faisait aller vers ces filles-là. C’était la difficulté. Les obstacles. Ça m’a pris un grand travail d’introspection, mais j’ai fini par comprendre que la raison pourquoi j’allais vers elles, c’est à cause que j’avais un complexe d’infériorité.

Avant de sauter au plafond et me traiter de raciste, lisez ce qui suit.
Comme je l’ai souvent raconté, le moi adolescent et jeune adulte était pauvre, maigre, laid. La majorité des filles, même les plus laides, préféraient le célibat plutôt que de m’avoir pour chum. C’est une réalité qui est très difficile à encaisser car elle blesse fortement l’estime de soi. Dans ce temps-là, pour survivre aux situations trop pénibles, le cerveau réagit en nous poussant à rechercher des situations plus acceptables. Puisqu’on ne s’en rend pas compte, ça se passe au niveau de l’inconscient. Du subconscient, si vous préférez le terme anglo plus populaire.

C’est ainsi que, de façon inconsciente, j’ai commencé à jeter mon dévolu sur des filles de races différentes, de cultures différentes, d’un grande différence d’âge. Ainsi, si ça ne marchait pas entre nous, je pouvais toujours me dire que c’était à cause de la différence d’âge, de race ou de culture. Puisque la raison principale de mon rejet pouvait désormais s’expliquer par autre chose que ma maigreur, ma laideur ou ma pauvreté, alors mon estime de soi n’était plus atteint. Ok, un rejet reste un rejet. Ça reste une expérience plate à vivre. Mais au moins, maintenant que je pouvais l’expliquer sans me remettre en cause, alors c’était supportable.

Et voilà pourquoi je dis que mon attirance pour l’exotisme venait de mon complexe d’infériorité: Parce que je n’aimais pas ces filles pour les bonnes raisons. Ce qui m’attirait en elles, ce n’était pas nos compatibilité ni leurs personnalités. C’était le fait que, si la relation ne marcherait pas, nos différences pouvaient expliquer pourquoi, de façon plus acceptable pour mon estime de soi.

Et pourquoi est-ce que je partais à la base avec l’idée que ma relation avec une fille ne pourrait pas marcher? EXACTEMENT! S’attendre d’avance à ce que notre relation avec la fille ne marche pas, et ce avant même d’avoir une fille en vue, ÇA, c’est un signe flagrant qu’on a un complexe d’infériorité.

Éventuellement, à force de travail constant sur ce qui me faisait défaut, j’ai fini par perdre ces derniers. Les filles de ma race, de ma culture et de mon âge ont commencé à me trouver intéressant, et même à faire les premiers pas. J’ai pris de la confiance en moi. J’ai cessé de rechercher les difficultés.

Aujourd’hui, j’ai quelques amies noires et asian. Elles sont aussi québécoises que moi dans la naissance, la culture et l’accent parlé. La femme de ma vie des onze dernières années est blanche, mais elle aurait tout aussi bien pu être noire ou asian, puisque ce n’est plus la race qui importe pour moi, mais bien la compatibilité des personnalités et nos points communs.

Quand tu vis une relation difficile, c’est probablement de la faute de l’autre. Quand tu vis plusieurs relations difficiles de suite, il y a de grandes chances que ce soit toi qui recherche les obstacles. Réfléchis et essaye de trouver pourquoi. C’est seulement lorsque tu auras trouvé la source du problème que tu pourras y travailler, cesser de vivre des relations cul-de-sac, et enfin connaître le bonheur auquel tu as droit. Parce que LÀ, tu sortiras avec l’autre pour les vraies bonnes raisons.

7 questions que se pose une fille quand son mec regarde de la porno

Situation classique: Tu es une fille en couple, lui aime regarder de la porno et ça te dérange.  Tu te demande pourquoi il fait ça? Le problème, c’est que tu cherches une explication rationnelle à quelque chose qui ne se mesure pas en intellect ni en émotions, mais plutôt en instinct. Voici donc ce que toute fille devrait savoir au sujet de l’intérêt que nous, les gars, avons pour la porno, en répondant aus sept questions que j’ai le plus souvent entendues sur le sujet.

1- Pourquoi mon mec se branle en regardant d’autres filles?
Ton chum regarde pas d’autres filles, il regarde de la porno.  Il se trouve que la porno pour gars hétéro, ça ne se fait pas sans filles. C’est quand même mieux que s’il regardait des films gais ou zoophiles, non?  N’oublie pas que cette fille qu’il regarde, comme tu dis, a été filmée il y a au moins un an, et ce dans une ville où ton chum n’est probablement jamais allé, qu’il ne risque donc pas de la rencontrer un jour, et que des milliers d’hommes font pareil que lui devant le même film. Et aucun de ces gars ne se fait d’illusion sur une possibilité de relation avec cette actrice dans la vraie vie.

2- Je ne suis pas assez belle pour lui, c’est ça?
Si c’était le cas, il ne sortirait pas avec toi.  Que ce soit dans la porno ou les vrais films hollywoodien, les actrices sont choisies parce qu’elles sont exceptionnellement belles.  Alors avant de vous faire des complexes par comparaison, sachez que c’est pareil pour les hommes: Les acteurs pornos sont choisis parce qu’ils ont des bites à nous donner des complexes.  Mais voilà, ce n’est pas la qualité du physique que l’on regarde, c’est l’action.

3- À qui / à quoi il pense quand il regarde ces films là?
En voilà, une question stupide!  Et toi, quand tu regardes une émission à la télé ou un film au cinéma, à qui et quoi tu penses? À rien, puisque ton attention est absorbée par ce que tu regardes. Le but premier de la télé, du cinéma, de la radio, de la littérature, etc, n’est-il pas de nous distraire?  Ben voilà: Quand on est distrait, on ne pense pas. C’est aussi simple que ça.

4- S’il m’aimait vraiment, il ne ferait pas ça, non?
Je vais t’en apprendre une bonne: Nous autre, les gars, nous avons cette étrange capacité de pouvoir séparer l’amour de l’excitation sexuelle. Si l’un n’empêche pas l’autre, l’un n’est pas obligatoirement relié à l’autre. S’il fallait que les gars ne soient excités sexuellement que par les filles avec qui ils sont en amour, ça voudrait dire que tous les hommes qui regardent des films de cul sont en amour avec les actrices. Ça causerait de sacrés problèmes.

5- Est-ce qu’il préférerait que je fasse toutes les cochonneries que font ces filles-là?
Peut-être, mais ça ne l’empêche pas de t’aimer. Il est vrai que la fille sur l’écran est bisexuelle tout en aimant se faire prendre dans 4 de ses 7 orifices naturels, ce qui est autre chose que les 20 minutes de missionnaire hebdomadaires auquel il est habitué. Mais si ça peut te rassurer:  Au lieu de se mettre à la recherche d’un autre qui ferait tout ça, il préfère rester avec toi, se contentant de soulager ses impulsions une fois de temps en temps sur ce qu’il n’aura jamais..

6- Pourquoi est-ce qu’il regarde des films pornos alors qu’il sort avec moi?
Tant qu’à faire: Pourquoi est-ce qu’il regarde le hockey à la TV plutôt que d’aller y jouer lui-même ? Pas rapport ! S’il fallait qu’un homme couche avec sa blonde à chaque fois qu’il a envie de sexe, elle déclarerait forfait au bout d’une semaine. Ou pire encore: Elle l’accuserait d’être dans cette relation juste pour le sexe.

7- Je n’arrive pas à le satisfaire, c’est ça?
Oui, exactement!  Et alors?  Tu te crois seule dans ton cas?  Sais-tu seulement ce que ça prend pour satisfaire un gars lorsqu’il a l’âge d’être au sommet de ses hormones?  Il en aurait trois fois par jour.  Et s’il pouvait glisser des petites vites entre ces séances, c’est à dire une baise rapide sans préliminaires qui se concluent en cinq minutes, il le ferait 2, 5, 10 fois par jour.  Vous savez, des fois, on a juste envie de s’offrir un petit plaisir spontané, rapidement, sans devoir amener l’autre à vouloir baiser, sans perdre de temps aux préliminaires, sans avoir à mettre de condoms, sans avoir à prendre le temps de procurer du plaisir à l’autre, sans avoir a prendre une douche et laver les draps après.

Le problème de beaucoup de femmes, c’est qu’elles idéalisent leurs relations amoureuses. Le gars ne devrait pas se contenter d’être fidèle de coeur et de corps. Oh que non: Pour satisfaire madame, il faudrait qu’il le soit également dans la tête et dans l’instinct. Non seulement c’est impossible dans le dernier cas, mais en désirant ce genre d’homme, vous ne faites que nous donner l’impression que nous sommes incapable de vous plaire ou de vous satisfaire à 100%

Mais en faisant ça, est-ce que ça ne vous rend pas coupable de ce que vous nous accusez justement de faire, c’est à dire d’être insatisfaite du mec que vous avez, et de fantasmer d’en avoir un du genre que vous préféreriez?

Les 4 règles du succès

Je ne suis pas homme à copier les textes des autres. J’ai déjà bien assez de choses à dire comme ça sans avoir besoin de prendre mon inspiration ailleurs. Je vais cependant faire exception aujourd’hui parce que j’ai récemment lu un truc qu’il vaut vraiment la peine de partager.

Cracked.com a beau être un site d’humour, certains de leurs articles sont très pertinents. Celui-ci en particulier: The 10 Most Important Things They Didn’t Teach You In School, par David Wong. Si vous comprenez l’anglais, allez le lire au complet. C’est long mais ça vaut la peine. De toutes façons, je ne compte vous entretenir ici que du sujet numéro 6 qui résume en trois courts points ce que ça prend pour réussir sa vie en général et sa carrière en particulier. Dans ce qui suit, ce qui est rouge italique est traduit et adapté de l’article de Cracked. Le reste, c’est de moi:

Vous savez, ces gens que vous voyez qui ont la grosse maison, la bagnole de l’année, l’écran télé géant et le gros salaire qui peut leur payer tout ça? Environs 100% d’entre eux se sont rendus là où ils sont dans la vie parce qu’ils ont eu quatre choses qui ont joué en leur faveur:

1- Ils ont du talent
2- Ils ont travaillé fort.
3- Ils ont eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.
4 (ou 3b)- … et ils ne les ont pas fait chier.

Pourquoi ai-je coupé le point 3 en deux parties?
Comme je dis plus haut, dans l’article de Cracked, il n’y a que trois points. Le 3e et dernier va comme suit: Randomly meeting the right people and not pissing them off. Dès que j’ai lu ce point, j’ai vu que Mr Wong a fait une petite erreur: Il aurait dû en faire deux points plutôt qu’un seul, car ce sont deux choses très différentes. Parce que si l’un demande de la chance, l’autre demande de l’intelligence et un bon jugement.

Au sujet du point 3 : Avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes
Lorsque ces gens qui ont réussi dans la vie racontent leurs histoires à succès, peu d’entre eux osent parler de ce point. Et c’est normal puisque le public a toujours tendance à croire que quand tu as eu cette chance-là, ça signifie automatiquement que tu n’as jamais eu besoin du points 1 (talent) ni du point 2 (travail).

Pourtant, il n’y a rien de plus faux. On n’a jamais vu un sans-talent avoir une carrière durable juste parce qu’il a de bons contacts. Même si demain René Angelil me signait un contrat de disque, ça ne change rien au fait que je n’ai aucun talent en tant que chanteur.

Exemple pertinent: Jacques Villeneuve. Il a eu tous les contacts requise pour faire un CD de chansons. Est-ce que ça lui a ouvert une carrière de chanteur? Oh que non!

Le point 3 est aussi détesté par ceux qui s’obstinent à croire que seuls le talent et le travail donnent de la valeur à ta réussite.
Par exemple, en 2006-2007, lorsque j’allais à l’École Nationale de l’Humour, programme Auteur, certains de nos profs se vantaient d’avoir plein de connections. À chaque fois que quelqu’un lui demandait de les partager, la réponse de ces profs étaient toujours la même: « Non, je ne peux pas faire ça. Ce serait trop facile. Ce ne serait pas te rendre service, de te donner tout cuit dans le bec tes connections de carrière. Pense à la fierté que tu vas ressentir de pouvoir te dire que si tu as réussi, c’est entièrement par toi-même. »

Le problème, c’est que mon talent, c’est l’écriture, pas l’auto-gérance ni les relations publiques.  Je sais écrire, je sais faire des blagues, la seule chose que je ne sais pas c’est où et comment présenter mes projets.  J’écris professionnellement de l’humour dans les magazines depuis juin 1988. La seule raison pourquoi je me suis endetté de $12 000.00 pour aller à cette école-là, c’était justement pour les contacts.  Laissez-moi vous dire qu’à chaque fois que j’ai du mal à payer mon prêt étudiant, dette totalement inutile au bout du compte, ou bien mon loyer et autres dépenses obligatoires de la vie, je ne trouve pas vraiment consolation dans le fait que si j’avais la carrière me permettant de payer tout ça, je ne ressentirais aucune fierté parce que « je les aurais obtenus par la voie facile ».

Au sujet du point 4 : Ne pas les faire chier
Celle-là, je suis particulièrement bien placé pour savoir que c’est vrai. C’est la raison pour laquelle la phrase Randomly meeting the right people and not pissing them off m’a frappé à ce point-là.

Plusieurs fois dans ma vie je me suis trouvé à collaborer avec des gens qui auraient pu faire de ma carrière un succès. Qu’est-ce que j’ai fait? Je les ai fait chier en pointant les failles dans leur comportement et leurs décisions de business. Et à chaque fois, j’apportais des preuves concrètes de ce que j’avançais afin de leur montrer que ce n’était pas qu’une simple opinion mais bien des faits. Des exemples:

Technicien en informatique pour une grosse compagnie informatique.  Mon supérieur immédiat faisait preuve d’incompétence et de mauvaise foi, en plus de saboter mon travail. J’ai déposé plainte un échelon plus haut que lui. Ma plainte fut ignorée. J’ai donc porté plainte plus haut contre le fautif et contre celui qui m’a ignoré. À chaque fois que ma plainte était ignorée, je portais la plainte toujours plus haut. Jusqu’au jour où j’ai fini par faire chier tous les dirigeants de la place. En revanche, ils ont fait de ma vie un enfer.  Ils n’ont pas le droit, me direz vous? Exact! Voilà pourquoi s’en est suivi une bataille juridique de 7 ans qui s’est terminée sur un match nul, mais qui assure que plus jamais je ne pourrai espérer y faire carrière de nouveau.

Le monde de la bande dessinée: Les bédéistes se plaignent de nos conditions de travail. Je trouve des solutions et je pars un mouvement pour faire valoir nos droits. Les bédéistes virent lâches et reculent. Pourtant, si on était solidaires, les dirigeants n’auraient autre choix que de céder. Je leur démontre donc que la seule raison pourquoi ils endurent les situations dont ils se plaignent, c’est parce qu’ils sont trop lâches pour se tenir debout. J’ai donc fait chier à la fois les travailleurs et les employeurs. Et comme le milieu est petit et que tout l’monde connait tout l’monde, je peux dire adieu à toute carrière dans le domaine.

L’École de l’Humour: On nous donne des humoristes professionnels comme professeurs. Or, être humoriste professionnel talentueux, ça ne fait pas de toi automatiquement un professeur compétent. J’ai démontré ce fait, point par point, à la direction, afin de les aider à améliorer la façon dont ils donnent leurs classes. Le résultat: Je n’ai jamais eu le stage qu’on m’avais promis à la fin des classes et toutes mes demandes d’emploi dans le domaines ne m’ont jamais rapporté un seul appel de retour.

Les éditeurs: Quand un éditeur refuse mes manuscrit, j’accepte le refus sans discuter. Mais quand il me donne une liste de raisons pourquoi il l’a refusé, et que ces raisons sont bidons, je ne me gène pas pour leur faire savoir que je n’avale pas leur bullshit.  Et quand, en décembre dernier, l’un d’eux a accepté de publier mon roman Miki contre les Forces Occultes, mais que son correcteur faisait une job de merde qui empirait mon manuscrit au lieu de l’améliorer (enlevait des détails importants, introduisait des erreurs de continuités, gâchait des punchs en les annonçant d’avance, enlevait des gags, etc), et que l’éditeur se rangeait du côté de son correcteur, je leur ai démontré, preuve à l’appui, l’incompétence dont ils faisaient preuve. Pensez-vous vraiment que je vais un jour pouvoir être publié si je continue de me mettre les éditeurs à dos comme ça?

Forum et site social : Je ne saurais compter le nombre de fois où j’ai fréquenté ce genre de site et que je me suis hissé à un poste, pour le perdre quelques semaines plus tard et être banni de la place, parce qu’il semblerait que je suis le seul qui a les couilles de faire quelque chose contre les fauteurs de trouble. Sauf que, pour appuyer mon point, je le faisais en démontrant que la direction qui avait pourtant le pouvoir de régler le problème, préférait ne rien faire et laisser la marde envahir la place. Et c’était pire lorsque les fauteurs de trouble en question étaient modérateurs.

Dans chacun de ces cas, mon but n’a jamais été rien d’autre que d’améliorer les conditions de vie et de travail du milieu. Sauf que les gens au pouvoir, eux, même s’ils voyaient le bien de mes efforts, même s’ils voyaient que j’avais raison, ça ne change rien au fait qu’en exposant leurs failles, je les insultais car je démontrait qu’ils étaient incompétents. Et ça, ça ne porte pas la personne à t’appuyer, que tu ais raison ou non.

Dans un monde où la justice règne, où les gens font ce qu’ils ont à faire, et où seuls ceux-là peuvent avancer dans leur carrière, ma vie serait un Succes Story. Mais nous ne vivons pas dans ce monde-là. Dans la réalité, la compétence et l’intégrité vont te rapporter beaucoup plus d’obstacles que de bienfaits. Surtout quand tu es au bas de l’échelle et que tu te permet d’appliquer ta compétence et ton intégrité aux échelons supérieurs afin de démontrer que ceux qui les occupent n’ont pas d’affaire là.

Le succès, ce n’est pas une question d’avoir raison.
Je donnais un exemple imaginaire au début de ce billet: René Angelil me signant un hypothétique contrat, en disant que je n’ai hélas pas de talents dans le domaine. Imaginez que je lui réponde: « Et toi? En avais-tu, du talent, quand tu copiais les chansons des Beatles, en te contentant de les traduire pour ton groupe, Les Baronnets? Non seulement ça t’as pas empêché d’avoir la carrière que t’as aujourd’hui, c’est grâce à ça que tu l’as eue. » J’ai raison parce que c’est la vérité. Tout le monde le sait. Sauf que, le lui dire dans sa face, pensez-vous que ça va le convaincre de me signer un contrat? Ou bien est-ce que je vais juste le faire chier, m’assurant ainsi que la seule chose qu’il fasse pour moi dans le milieu, c’est m’empêcher d’y faire carrière?

En conclusion, la chose à ne jamais oublier:
Quand la personne à qui tu parles a le pouvoir de faire de toi une réussite ou un échec, ce n’est jamais une bonne idée de lui démontrer que tu vaux mieux que lui. Ou pire encore: De lui prouver qu’il ne vaut pas mieux que toi.

Quand j’étais stupide…

I Used to be Stupid est le nom d’une page web dont l’adresse est http://www.iusedtobestupid.com/. Enfin un site où on peut rire de la stupidité des autres sans insulter personne, puisque ce sont des confessions volontaires. Il se trouve que j’ai été coupable de beaucoup de stupidités dans ma jeunesse avant de m’en guérir. Des stupidités du genre de…:

Lost in translation
Quand j’étais enfant, avant de connaitre l’anglais, je croyais que Best Seller était le nom d’un écrivain célèbre, à cause des pubs du Club du Livre qui annoncaient le nouveau best seller.

Je maitrisais quand même quelques mots d’anglais. Assez pour penser que Chevy Chase était une course automobile avec des Chevrolets.

Bon sang!
En regardant dans le linge sale, je vois que les bobettes de ma mère sont tachés de sang. Je lui demande pourquoi. Elle me répond qu’à tous les mois, elle a ses règles. J’imaginais donc qu’elle pondait mensuellement des règles à mesurer. Et à voir les taches de sang, ça ne me semblait pas confortable.

Une logique terre à terre
Mon oncle regarde le moteur de son char et dit « Fuck, la batterie est à terre. » Alors moi, je me couche à côté du char pour regarder en dessous pour la ramasser. Je m’attendais à voir une p’tite pile carrée de 9 volts.

King size
C’est quand j’étais enfant, au début des années 70, que le Québec a peu à peu passé des unités de mesures impériales anglaises aux unités de système métriques. Notre prof de maths nous expliquais que les vieilles mesures anglaises telles le pied et le pouce s’appelaient ainsi parce que c’était la longueur du pouce d’un roi et la longueur du pied d’un autre roi, j’me souviens plus lesquels.

…J’en suis donc arrivé à la conclusion logique que la verge (le yard, qui mesure 90 centimètres) devait appartenir à un roi amanché pour veiller particulièrement tard.

Flyé
À 11 ans, je planifiais faire un jour un voyage à Bagdad pour acheter un tapis volant, m’en faire un costume de super-héros et ainsi pouvoir voler avec. Faut avouer que ça aurait pu être ingénieux… Si les tapis volants avaient vraiment existés.

The Amazing Cancer-Boy
À l’école primaire, on avait un jour visité un laboratoire de science. Un des chercheurs nous a fait une démonstration de compteur Geiger avec des matériaux radioactifs. J’ai essayé de piquer un échantillon de radium. C’est qu’à force de lire des histoires où des gens obtiennent des super pouvoirs en étant exposés à des radiations (Spider-Man, Hulk, Fantastic Four), on finit par y croire. Heureusement que les échantillons étaient étroitement surveillés.

D’la broue dans l’toupet
Ado, j’étais pas une lumière non plus. C’était dans la première moitié des années 80 et on avait des coiffures pas possibles, gonflées à la mousse. J’étais en secondaire 2 ou 3, j’sais pu… Un soir, avant un party, je manque de mousse coiffante pour me puffer la moumoute. Je me dis stupidement que puisque la mousse à raser a la même texture et la même couleur, ça doit faire pareil. Je me frictionne donc les cheveux avec une boule de crème à barbe de la taille d’un pamplemousse. On aurait dit que je m’étais broché sur la tête un colley noyé dans d’la crème fouettée. J’en fut quitte pour me rincer les cheveux. J’aurais dû me refaire un shampooing parce qu’on m’a fait remarquer 2-3 fois pendant le party que je dégageais une forte arôme de crème à barbe. Pas fort

Pour rester dans les cheveux: J’avais du péroxyde en crème 20 volumes pour me faire des mèches, mais je trouvais la temps d’attente trop long. Pour la booster, je décide de la mélanger avec la bouteille de 10 volumes pour faire de la 30. Mon ami Guy, qui ne ratais jamais une occasion de me pointer ma stupidité, m’a alors dit: « Pis si tu met de la 20 dans de la 20, tu penses-tu que ça va te faire de la 40? » C’est là que j’ai compris que mon mélange, au lieu d’augmenter la puissance de la 20, l’avait plutôt diminuée à 15 à cause de la loi des moyennes. Gne!

Capotant!
On n’avait pas de cours d’éducation sexuelle à l’école dans mon temps. Au plus, quelques notions de sexo dans un chapitre du cour de biologie, mais qui ne faisaient que couvrir les fonctions reproductrices de l’appareil sexuel. Heureusement, il y avait quelques magazines d’ados qui en parlaient. Un jour, je lis un article sur les condoms, avec photos illustrant le tout. (Et dessins lorsque ça devenait plus explicite) J’ai longtemps cherché ce modèle de condoms que j’y avait vu, un tout court qui ne recouvrait que le gland au lieu de couvrir la verge complète. Je me suis rendu compte plus tard que l’illustration montrait un condom de côté AVANT qu’il soit déroulé. Gne!

Une farce qui laisse froid
Un truc stupide que j’ai fait à 15 ans: J’étais dans le vestiaire de la patinoire avec mon ami André. On mets nos patins. Je vois la tuque d’André sur le banc. Je décide de lui jouer un tour. Je prend la tuque et la dissimule dans mon manteau. L’affaire, c’est que je souffrais aussi de déficit d’attention, alors le temps de me repencher et de finir de lâcer mes patins, j’avais déjà oublié ma farce. On patine une heure ou deux, puis on rentre chacun chez soi. En me déshabillant, la tuque tombe de mon manteau. En la voyant, non seulement ma farce me revient en tête, mais je me rappelle tout à coup qu’André ne porte jamais de tuque. J’avais donc volé la tuque d’un parfait inconnu qui a donc bien dû se demander où elle a pu s’envoler. Oops!

Gaston et la gaffe
Quand j’avais 23 ans, il y avait une émission intitulée Les Midis Fous à CKOI, animée par Richard Z Sirois, Anthony Cavanaugh, Pierre Brassard et Jacques Chevalier Longueuil, et ils permettaient aux auditeurs de venir assister aux émissions en studio. Fa que, j’y vais avec mon ami Daniel. Avec d’autres auditeurs, on attend dans le portique qu’on nous ouvre.

Arrive un grand monsieur, maigre, ridé, en imper et chapeau gris style Indiana Jones, qui passe à côté de nous et se dirige vers la porte devant laquelle on attendait tous. En ricanant, je dis à Dan: « Check, y’a l’air de Gaston Lepage! » Le monsieur tourne la tête et me regarde avec un air bête et sévère. Il m’avait entendu. Rouge comme une tomate, je lui bafouille un « Euh… S’cusez, j’ai pas voulu vous insulter. » À ce moment là, arrive l’animateur d’une autre émission qui lui ouvre la porte et dit « Ah, Gaston, entre, on va aller au studio au fond. »

C’ÉTAIT Gaston Lepage! Et je venais de lui dire dans sa face que ça pouvait être insultant de ressembler à Gaston Lepage.  J’ai passé toute l’émission des Midis Fous bien tranquille, à me faire oublier, accoté contre le mur d’un rouge presque aussi prononcé que celui de ma face.

En CONclusion:
Je pense que la chose la plus stupide que j’ai fait, je devais avoir 18 ans. Et quand je dis stupide, je parle ici d’un geste totalement nowhere, sans raison d’être ni aucune utilité positive possible.

Une de mes ex m’avait amené au nouvel appartement de sa famille (elle vivait chez ses parents). À un moment donné, on est 3 assis sur des chaises sur le balcon avant: Mon ex, sa soeur et moi. Mon regard pogne le fixe sur le grillage en fer forgé, en particulier sur le morceau désigné par la flèche:

Je me pose bêtement la question idiote « C’tu solide, ça? ».  Histoire de vérifier, je me penche, j’agrippe le morceau et je tire en va et vient. D’un coup sec, le morceau décolle. La seule chose qui la retenait encore au barreau, c’était la (multiple épaisseur de) peinture noire. Ça faisait comme une penture sur une porte. Je replace vivement le morceau qui tient toujours grâce à la peinture en remerciant le ciel que les deux filles ne m’ont pas vu faire. Puis je me rassois promptement. J’ai l’air de rien, mais dans ma tête je me traite de cave sur tous les tons.  Et j’avais raison parce que, come on, j’essayais de faire quoi, au juste? C’était quoi, mon but, de vouloir « voir si c’était solide »? Comment est-ce que je pouvais agir de façon aussi irréfléchie, aussi stupide?

J’étais toujours en train de m’engueuler mentalement lorsque, 30 secondes plus tard, je vois avec horreur la peinture céder, le morceau se détacher et tomber non pas sur le balcon mais bien en bas de celui-ci.  Il tombe sur le ciment, deux étages plus bas, dans un « KAKLANG » qui n’avait rien de discret… AUX PIEDS DU PROPRIÉTAIRE QUI PASSAIT JUSTEMENT LÀ À CE MOMENT PRÉCIS!!!

J’ai eu beau faire semblant de ne pas comprendre ce qui s’était passé et de dire que j’avais juste vu le morceau tomber tout seul (appuyé par la soeur de mon ex qui, elle aussi, l’a vu se détacher du barreau tout seul), mais laissez-moi vous dire que ça ne sert à rien d’essayer de s’expliquer en français quand tu te fais engueuler par un bonhomme grec dans sa langue natale.

C’est depuis ce temps là que je ne fais plus rien sans y réfléchir avant, et que je me permet de remettre les erreurs des autres dans leurs faces quand ils ne prennent pas la peine de le faire. Évidemment, ça fait que j’ai passé de « stupide » à « chiant ». Mais bon, on peut pas tout avoir.

Ma philosophie

Essayer, c’est réussir ou échouer. Ne pas essayer, c’est échouer.

Ça s’fait pas! est un mode de pensée qui condamne à l’anonymat. La preuve, c’est que l’Histoire ne retient que le nom de ceux qui l’ont fait!

Si une personne exagère dans un sens, renseigne-le, c’est un ignorant. S’il répond en exagérant dans l’autre sens, oublie-le, c’est un imbécile.

La mauvaise réputation, c’est ce que les gens avec une vie ennuyante donnent aux gens qui ont une vie intéressante.

Le sage s’attaque à l’argument. Le sot s’attaque à l’argumenteur.

On ne peut raisonner seulement qu’avec des gens raisonnables.

On cherche toujours à aider les autres à réussir dans un aspect de leur vie avec lequel nous avons nous-mêmes échoué dans la notre.

L’amour éternel ne peut exister que si ta priorité est de te consacrer à l’amour plutôt qu’à te demander comment le rendre éternel.

Pour acquérir la confiance et l’estime d’autrui, dire la vérité ne suffit pas. Encore faut-il maîtriser l’art de savoir quand la dire, à qui la dire, mais surtout laquelle il faut dire. Car trop souvent, la seule vérité que les gens veulent entendre, c’est celle dont ils peuvent tirer espoir, orgueil ou profit.

Quand le droit à la liberté d’expression est la seule et unique chose que tu peux trouver pour justifier une opinion, ça démontre la valeur réelle de la dite opinion, c’est à dire aucune.

Aide à se relever quelqu’un que l’on a toujours fait tomber, éventuellement il te fera un croche-pied. Normal, c’est tout ce qu’il a appris dans sa vie en guise de méthode pour avancer et dépasser les autres.

Timide et mal à l’aise en public, torride pendant la baise en privé.

L’optimiste ne doute pas de réussir, alors pour lui le mot essayer ne fait même pas partie de son vocabulaire.
Le pessimiste est convaincu qu’il va échouer alors il n’essaye même pas.
Le réaliste sait qu’en essayant il peut réussir ou échouer, et ainsi est prêt à faire face à ces deux éventualités.

Lorsque les gens demandent ton aide pour se sortir d’une vie malheureuse, contente-toi de les renseigner sur ce qu’ils peuvent faire afin de s’en tirer eux-mêmes. À partir de là, ceux qui veulent vraiment s’en sortir vont y arriver tout seul, et ceux qui se complaisent dans leur malheur vont y rester. Dans un cas comme dans l’autre, en les aidant plus que ça, tu perdrais ton temps.

La subtilité, c’est l’art d’essayer de passer comme étant plus intelligent que notre interlocuteur, en le mettant au défi de comprendre quelque chose que l’on rend délibérément obscur, parce que l’on est trop lâche pour être capable de s’exprimer franchement et clairement.

« Get à life! »: Ce que disent ceux qui ne font rien d’autre de leurs vies que de regarder comment les autres vivent la leur.

Courage de commencer.
Sagesse de pouvoir reconnaître si on peut réussir ou si c’est voué à l’échec.
Détermination de continuer dans le premier cas.
Humilité de s’arrêter dans le second.
Qui n’a pas ces quatre vertus se condamne à une vie de médiocrité.

Qui attaque sans preuve s’en justifie sans crédibilité.

Qui reconnaît ses torts descendra à court terme dans l’estime des sots, mais montera à long terme dans l’estime des sages. Qui refuse de reconnaître ses torts vivra l’inverse.

Avant que les gens puissent croire en nous, il faut d’abord croire en soi-même.

Le sage qui se sait entouré de chiens affamés laissera tomber un petit os une fois de temps en temps. Tandis que les chiens s’acharnent dessus avec satisfaction, ils sont trop distraits pour songer à chercher la viande.

Seul un idiot va se permettre de dire T’as du temps à perdre! à ceux qui ont fait quelque chose de leur temps, au lieu de justement l’avoir perdu à ne rien faire.

Le sage sait que la confiance en soi est la première étape à franchir avant d’avancer vers les étapes suivantes. Le sot croit que la confiance en soi est la seule et unique étape, et il ne fera aucun effort pour aller plus loin.

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Je ne cite personne, c’est 100% de moi. Ceci dit, je n’aime pas utiliser le mot philosophie pour décrire ma façon de penser. Trop souvent, la philosophie est utilisée dans le but de rendre acceptable une situation qui ne l’est pas. Il s’agit donc d’un mode de pensée dont le mot d’ordre est de nier la réalité. Elle utilise la voie facile, celle disant que la meilleure façon de se débarrasser d’un problème, c’est de faire comme si le dit problème ne nous dérangeait en rien. Il y a plusieurs autre mots pour décrire cette mentalité, les deux plus descriptifs étant négligence et lâcheté. Voilà pourquoi mes mots d’ordre ne se basent que sur du concret.

La Lâcheté Davidienne

Tout le monde connait l’histoire de David et Goliath telle que relatée dans l’Ancien Testament. Du moins, ceux de ma génération. Puisque je ne suis pas sûr pour les autres, la voici:

Goliath était un soldat géant philistin. Selon les documents historiques, il ne mesurait que 6 pieds 7, mais on suppose que ça passait comme imposant à une époque où les hommes dépassaient rarement 5 pieds.

Deux fois par jour, Goliath s’amusait à lancer un défi à l’armée israëlite: Un combat, seul à seul, contre n’importe lequel de leurs soldats, et l’issue de la bataille serait déterminée par ce combat singulier. Faut croire que la circoncision n’enlevait pas que le prépuce dans ce temps-là car nulle part ne trouvait-on de soldat juif ayant assez de couilles pour relever le défi.

Arrive donc le fameux David, un maigre berger adolescent qui se vantait de n’avoir peur de rien. Il le prouva en relevant le défi. Tout en restant à distance prudente du puissant géant, il lui lança un caillou.  Goliath le reçut en plein front et il tomba par terre, assommé. Profitant de l’incapacité de son adversaire à se défendre, David courut vers lui, lui prit son épée et le décapita. Impressionné par un tel courage, l’armée juive attaqua l’armée philistine tandis qu’elle était sous le choc, et la chassa hors du territoire.

Mais voilà, pour David, c’était gagné d’avance.  Dès que David s’est attaqué à Goliath, deux choses pouvaient arriver:
A) David gagnait, ce qui faisait de lui un héros, donc un symbole de courage de s’être attaqué à beaucoup plus grand et plus fort que lui, ralliant ainsi le peuple contre l’ennemi.
B) David perdait, ce qui faisait de lui un martyr, donc un symbole de courage de s’être attaqué à beaucoup plus grand et plus fort que lui, ralliant ainsi le peuple contre l’ennemi.

Peu importe l’issue du combat, à partir du moment où il s’est fait attaquer par plus faible que lui, Goliath avait perdu d’avance. En jouant la carte du Regardez, pauvre petit moi a est confronté à une grosse brute, quelle injuste inégalité, David s’assurait de manipuler la masse de façon à ce qu’ils se mettent tous avec lui et tous contre l’autre. Voilà ce que c’est, la Lâcheté Davidienne.

Voici six situations modernes de Lâcheté Davidienne:
1- Le délinquant qui, lors de la manifestation contre la brutalité policière, va lancer des briques dans les vitrines d’un poste de police.
2- La femme de 100 lbs qui va agresser physiquement et verbalement, sans la moindre retenue, son conjoint de 250 lbs.
3- Le mineur qui va insulter gratuitement un adulte.
4- Le membre de forum qui va s’attaquer aux modos.
5- Celui qui attaque sans relâche les grandes institutions telles Microsoft, McDonald’s, et même le Gouvernement.
6- La féministe qui va s’attaquer à tous les hommes.

L’exemple ultime de lâcheté davidienne serait une fille, mineure, petite, noire, immigrante, juive, lesbienne, obèse et handicapée qui s’en prend à un homme, mature, grand, blanc, québécois de souche, catholique (ou athée), hétéro, en forme et bien portant. Peu importe les vacheries qu’elle lui lancera, elle sait que s’il ose répliquer, alors elle pourra rallier le peuple derrière elle pour étiqueter son adversaire de sexiste, raciste, intolérant, homophobe, etc.

Quand tu t’arrange de façon à ce que le plus de gens possible t’aident à démolir ton adversaire, tu ne fais pas preuve de courage. Tu fais preuve que tu es rabaissant. Tu fais preuve que tu es contrôlant. Tu fais preuve que tu es manipulateur. Tu fais preuve que tu es abusif. Mais surtout, tu fais preuve que tu es lâche.

Et voilà pourquoi, lorsque l’on est attaqué par une personne inférieure en force, en âge, etc, la meilleure chose à faire, c’est de répondre: « Puisque ______(nom de la personne)_______ est protégée par la Clause de la Lâcheté Davidienne, je suis obligé de déclarer forfait. »

Et si on vous demande ce que c’est que la lâcheté davidienne, vous n’avez qu’à mettre un lien vers ce billet de blog.

Pour en finir avec les disputes de forums

Récemment, sur un des forums que je fréquente, il y a eu un sujet intitulé Arrêtez-donc de vous disputer su’l’forum! Je me suis penché sur la question. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il existe une solution très simple pour empêcher ce genre de chose d’arriver. Voici comment:

À la base, pour qu’il y ait une dispute, il faut deux personnes. Simple logique, puisqu’une personne seule ne peut pas entrer en conflit avec elle-même. C’est seulement à partir du moment où une seconde personne est en désaccord avec la première que la chicane pogne.

Exemple: Une usagère du nom de RespecTueuse (nom fictif) décide de s’amuser aux dépends d’un autre usager nommé P€d0_Phil (nom, je l’espère, fictif aussi). Elle écrit alors: « P€d0_Phil est un mangeux d’bat de caniche qui se crosse en regardant des photos de tracteurs tout en se rentrant un toaster à 4 tranches dans l’cul. » Tant que le monde va la trouver drôle, ou bien s’abstenir de répondre, tout ira bien. Par contre, si P€d0_Phil ose protester, ah ben là, là, ça y est, la chicane va être pognée. Et puisque c’est P€d0_Phil qui aporte la dispute en protestant, la majorité va se ranger du bord de RespecTueuse, parce que elle, au moins, n’a apporté rien d’autre que de l’amusement.

Donc, pour ne pas se disputer sur le forum, la solution est simple: Laissez-vous abuser, insulter et niaiser sans rien dire. Pas de protestation, donc pas de conflits d’opinion, donc pas de chicane. Évidemment, je n’ai jamais dit que les abus allaient arrêter. Seulement les disputes. C’est ça le sujet du billet.

Z’êtes pas d’accord avec ce que je viens de dire? Alors vous avez le choix: Ou bien appliquer cette méthode, ou bien apporter la dispute en commentant.