Le mythe de la grosse cochonne désespérée

AVERTISSEMENT HABITUEL : Ben oui, je joue dans les clichés, et les gens décrits ne sont pas tous de même, et gnagnagna… ‘E L’SAIS! Mais bon, il y en a tellement pour qui c’est le cas que je peux me permettre d’en parler.
SECOND AVERTISSEMENT: Oui, dans ce texte, j’utilise le mot « grosses », parce que même si j’utilisais des termes comme « rondes », « tailles fortes », « BBW » ou autres, c’est quand même à ce terme de base que les gens vont penser. Fa que, inutile de faire semblant .

Il existe trois mythes persistants au sujet des grosses.

MYTHE 1 : Les grosses sont cochonnes.
Tout le monde connait ce cliché. N’empêche qu’il y a une raison pourquoi ce cliché existe: Il y a du vrai là-dedans. La preuve: Allez sur des sites de rencontres, sur des forums, sur des sites de chat et de webcam, et observez les femmes.

  • La majorité de celles qui sont en déshabillé semi-transparent, ce sont qui? Les grosses.
  • La majorité de celles donnent des shows de webcam, ce sont qui? Encore les grosses.
  • La majorité de celles qui font les propositions sexuelles en premier, ce sont qui? Toujours les grosses.

La grosse cochonne n’est pas qu’un cliché, c’est un fait. Et je le sais bien pour l’avoir personnellement vécu, car dans toute ma vie, à une seule exception près, toutes les femmes qui m’ont fait de rapides propositions sexuelles étaient des grosses.

Sauf que… On prend les faits à l’envers.
Ressentir le besoin de séduire, c’est normal, et ce peu importe notre sexe. Par conséquent, une fille qui drague, c’est une fille normale. Ce sont celles qui ne draguent pas qui n’entrent pas dans la norme. En fait, il n’y a que trois genres de filles qui ne draguent pas :

  1.   Celles pour qui trouver l’âme sœur n’est pas une priorité dans leurs vies.
  2.   Celles trop timides pour faire les premiers pas.
  3.   Les minces et belles qui, à cause de leur physique qui correspond à l’image médiatique de ce qui est sexy, croient qu’elles n’ont pas besoin de faire l’effort de draguer pour attirer les hommes.

Et voilà pourquoi je dis que l’on prend les faits à l’envers. Les grosses qui draguent ne sont pas nécéssairement des cochonnes. Elles sont tout aussi normales que toutes les autres personnes qui draguent, tous sexes et tailles confondus. Si elles ont l’air cochonnes, c’est seulement à cause qu’on est porté à les comparer aux filles minces et belles qui ne font pas l’effort de draguer.

Et s’il est vrai que sur les sites de chat/webcam, ce sont les grosses qui sont les plus cochonnes, elles ne le sont que parmi les femmes.  Parce que pour chaque femme qui va pour l’approche sexuelle directe, il y a de 5 à 20 hommes qui font pareil. Comme quoi même les cochonnes sont un faible nombre comparés aux cochons.

Enfin, ce n’est pas parce que la majorité des cochonnes sur ces sites sont grosses que ça signifie automatiquement que les grosses sont toutes cochonnes.

MYTHE 2 : Les grosses sont désespérées
Chez les grosses, comme chez tous les autres, il y a les gens qui sont bien dans leur peau, et il y a des désespérés qui feraient tout pour être désirés et aimé. Et inversement, je connais beaucoup de grosses qui sont très sélectives sur le genre de chums qu’elles veulent. Mais celles-là, on les ignore, parce que ce comportement étant normal, il ne se démarque pas.  Voilà pourquoi on ne remarque que les grosses désespérées, et que l’on pense qu’elles sont toutes comme ça.

Les dommages que causent le mythe de la grosse désespérée
Je n’ai accès à aucune statistique sur le sujet. Je ne sais même pas s’il y en a pour commencer. Tout ce que je peux dire, c’est que le tiers des grosses que j’ai connu dans ma vie ont été un jour victime d’agressions sexuelles. Et ça, ce sont celles qui m’en ont parlé.*  Parce que je me doute bien que ce n’est pas quelque chose dont on aime se vanter.

Les gens sont portés à penser que ce sont plutôt les belles minces sexy qui sont le plus souvent cibles d’agression sexuelles. Pourtant, non. Normal : Les belles filles minces et sexy n’attirent que deux extrêmes : Les bons gars losers qui vont se tenir à l’écart parce qu’il croient ne pas être digne d’être aimés par une fille comme elle. Ou les assholes qui, grâce à leur personnalité troudeculesque, sont également des fonceurs, donc n’hésitent pas à dire à la fille qu’elle l’intéresse.

Pour les grosses, par contre, quand un gars l’approche en étant convaincu que c’est une désespérée, il peut se sentir très insulté et frustré de son refus.


(© 2012 par Humon, cliquez sur l’image pour voir l’original)

Ceci dit, quand un gars croit que seule une fille désespérée puisse vouloir de lui, ça en dit long sur la perception qu’il a de lui-même.

MYTHE 3 : Les grosses n’ont pas de succès auprès des hommes.
Au contraire, je dirais même que le fait qu’elles ne sont pas physiquement des déesses de magazines, ça fait que les gars sont plus à l’aise avec elles, ce qui fait qu’ils ne craignent pas de s’en rapprocher, ce qui leur permet d’apprendre à les connaître, de les apprécier, en enfin de sortir avec.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué que plus elles sont minces et belles, et plus elles sont malheureuses en amour? Observez et vous verrez : Généralement, les grosses trouvent l’amour véritable et fondent une famille alors qu’elles sont dans la vingtaine, alors que les minces et belles vont d’une relation décevante à l’autre et ne sont toujours pas casées à 40 ans. Voilà pourquoi les minces et belles devraient prendre exemple sur les grosses. Parce que les grosses, elles, lorsqu’elles draguent, elles choisissent leur hommes, au lieu de rester passivement à attendre de se faire choisir par n’importe qui.

Alors d’où vient ce mythe? Simple: Ce sont certaines grosses elles-mêmes qui le colportent. C’est que, voyez vous, là encore, chez les grosses comme partout ailleurs, chaque personne a sa propre personnalité. Il y a des gens aimables, comme il y en a qui sont insupportables. Mais voilà, lorsqu’une grosse a une personnalité négative, elle essaye souvent de se convaincre, et de convaincre les autres, que son manque de popularité est dû à son poids. Il est vrai que c’est une excuse facile quand on n’a pas la force morale de faire face à ses propres travers de personnalité, et/ou qu’il nous manque la volonté et la détermination de s’améliorer.

Et ça aussi, ça se retrouve chez les gens, peu importe le sexe ou le poids. Comme quoi, à part la perception que l’on peut avoir d’elles, les grosses ne sont en rien différentes des autres.

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(*Je ne tiens pas compte de celles qui ont inventé une histoire de viol dans le but d’attirer l’attention et la pitié, sinon ça aurait été le ¾.)

Pourquoi les filles n’apprécient pas les bons gars?

Le Bon Gars cherche à séduire avec ses qualités de bon gars.  C’est parce que, consciemment ou non, à tort ou à raison, il croit qu’il n’a rien d’autre en lui qui puisse plaire à une fille.

Se sentant incapable de se prouver meilleurs que les autres gars, sa seule option afin de bien paraître est de se comparer à des gars qui sont pires que lui. Or, pour réussir ça, il est obligé de n’approcher que des filles qui fréquentent des assholes. Normal : Il n’y a qu’elles qui pourront être en mesure de les comparer.

Et c’est là, à la base de son raisonnement, que réside le premier fail de sa stratégie : Elle est une fille qui est attirée par les assholes. Il est un bon gars. Comment est-ce qu’il peut croire qu’il peut séduire une fille qui aime les assholes puisqu’il n’en est pas un?

Et le second fail de sa stratégie : Il ne s’intéresse qu’aux filles qui aiment les assholes. Par conséquent, ces filles constituent 100% de celles qu’il fréquente. Il croit donc que toutes les filles au monde sont des préféreuses de assholes. Il croit qu’aucune fille n’apprécie les bons gars.

En réalité, oui, un nombre incalculable de filles préfèrent les bons gars comme lui. C’est juste que lui, il préfère porter son attention exclusivement sur celles qui n’aiment pas, et n’aimeront jamais, le bon gars qu’il est.

En amour, le pire ennemi du bon gars, c’est trop souvent lui-même.

Non, les bonnes filles n’aiment pas les salauds.

Comme d’habitude, les sexes sont interchangeables, c’est juste que faut bien alléger le texte.

Personnages classiques dans scénario cliché qui se joue 10 000 fois par jour :
Le Salaud qui est en couple avec une fille dont il se fout.
La Bonne Fille qui sort avec le salaud et qui fait tout pour lui, lui donnant amour et respect.
Le Bon Gars qui regarde cette scène, dégoûté, incapable de comprendre pourquoi la fille préfère les salauds aux bons gars.

J’ai vécu assez longtemps pour me retrouver moi-même, à différentes époques de ma vie, dans chacun de ces trois rôles. Ça me permet de répondre à toutes les interrogations que se posent les bons gars à ce sujet, interrogations qui se résument à une seule question : Pourquoi est-ce que ça se passe ainsi?

Une idée à s’enlever de la tête dès le départ : Les filles ne se disent PAS « Hey, c’est un salaud, donc je le veux ! »
Il est évident que le gars n’agissait pas comme un salaud au début, sinon jamais elle ne serait allé vers lui pour commencer. C’est une fois la relation commencée qu’il est progressivement devenu comme ça.

Pourquoi reste t-elle avec lui dans ce cas-là ?
D’abord, comme je disais, la relation est déjà commencée.  Ensuite, il y a le fait que ce gars-là représente pour elle ce qui se rapproche le plus de son idéal. « Rapproche », car tout serait parfait si seulement il n’y avait pas ce petit détail dans son comportement qui fait tout foirer. Quel détail? Quoi d’autre: Il est distant, est souvent grognon, il a toujours l’air insatisfait, il frustre et part des disputes pour des stupidités, parfois même pour rien.

Le bon gars qui observe la chose ne peut arriver qu’à une seule conclusion : C’est un salaud avec une personnalité de merde qu’il vaudrait mieux laisser pourrir tout seul dans son coin. Pourquoi est-ce que la fille ne le fait pas? Parce que justement, c’est ça le problème: Il n’est pas comme ça du tout avec les autres. Avec eux, ce n’est tellement pas la même personne : Il est de bonne humeur, enjoué, rieur, intéressé, positif, heureux… Tandis que sa blonde, celle qui est supposée représenter ce qu’il y a de mieux dans les relations interpersonnelles (romance, amour, sexualité), elle n’a droit qu’au pire de son humeur.

…Et pourtant, au début, et même avant la relation, il se comportait avec elle de la même façon positive qu’avec le reste de ses amis.  Et c’est de cette situation que naissent quatre facteurs qui poussent la fille à tout faire pour être agréable au salaud:

FACTEUR 1: Le besoin de comprendre. Tant et aussi longtemps que le salaud reste distant et fermé, elle ne le connaît pas vraiment.  Elle ne sait pas ce qu’il est. Elle ne sait pas ce qu’il veut. Or, puisque c’est son chum, elle veut  le connaitre, elle veut le comprendre, elle veut savoir ce qu’il veut. C’est normal.

FACTEUR 2: Le sentiment d’injustice. Elle sort avec lui. Elle s’attend donc, dans le pire des cas, à recevoir au moins le même respect qu’il donne aux autres. Obtenir ce respect, ça devient pour elle un but à atteindre. Un but sur lequel elle ne veut pas lâcher prise puisque son statut de conjointe fait de ce but un droit, et non un simple caprice.

FACTEUR 3: Les signes comme quoi il y a de l’espoir. Le simple fait d’être en couple avec lui, ça prouve à la fille qu’elle a une chance, malgré toute la merde qu’elle reçoit de lui, de pouvoir faire en sorte que ça marche entre eux. Après tout, ils sont en couple. S’ils sont ensemble, il doit bien y avoir une raison.

FACTEUR 4: Être convaincue que c’est elle-même, le problème. Comment penser autrement, puisque le gars a une attitude positive avec tout le monde, sauf elle?  Donc, elle s’en culpabilise et elle fait tout en son pouvoir pour lui être agréable. Mais puisqu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait de mal, elle se transforme peu à peu en esclave volontaire sans s’en rendre compte, en obéissant aux moindres caprices du salaud, souvent en prenant les devants.

…ce qui fait qu’aux yeux des autres, la situation se résume à: Baon, on l’sait ben, les écoeurants ont droit à tout l’amour et le respect et le monde sont à leurs pieds tandis que les bons gars bla bla bla... Vous connaissez le discours.

Et vous savez pourquoi le salaud traite la fille ainsi ?
Il le fait pour une seule raison : Il ne l’aime pas .  Il sort avec elle par dépit / par obligation / par lâcheté / parce que c’est mieux que rien / par whatever mauvaise raison qui existe de sortir avec quelqu’un.  Mais le fait est que la fille n’est pas son idéal. Il veut plus que ça.  Il veut mieux que ça.  Il veut autre chose que ça.  Et dans le fond ça le fait chier de devoir se contenter de cette fille-là.  Sortir avec elle lui rappelle sans cesse qu’il est incapable de trouver et/ou  de séduire son idéal féminin. Ça le frustre.  Et c’est cette frustration qui le rend insatisfait, grognon, distant.  Et c’est la raison pourquoi il l’est avec elle uniquement.

Et voilà ce qui créé cette situation. Donc, contrairement à ce que les bons gars s’imaginent, les filles qui se retrouvent dans cette situation n’aiment pas les salauds. Sinon, elle ne feraient pas tout leur possible pour essayer de refaire de lui le bon gars d’autrefois, celui qui l’avait séduite.

Se faire « friendzoner »: Et alors?

Vous connaissez cette situation classique: Vous fréquentez une personne, vous développez des sentiments pour elle, vous les lui déclarez… Mais elle vous dit que ce n’est pas réciproque et que vous pouvez toujours rester juste amis.  Ça m’est déjà arrivé à moi aussi, et ce plusieurs fois.  Cependant, je n’ai jamais frustré avec ça, contrairement à de trop nombreux gars dans la même situation.

De ces filles qui m’ont refusé, il y en a avec qui je suis encore ami aujourd’hui parce que leur proposition d’amitié était sincère.  Avec elles, plus jamais le sujet n’est revenu entre nous. Et il y en a eu d’autres, qui m’ont seulement dit ça pour minimiser sur moi le choc de leur refus. Celles-là sont vite disparues de ma vie par elles-même, alors ça réglait le problème tout aussi vite. Dans les deux cas, ça a fini là, sans aucun drame.

Vous vous attendiez à quoi? Si la fille m’intéresse, mais que ce n’est pas réciproque, quoi d’autre suis-je supposé faire à part hausser les épaules, me dire que c’est dommage, et passer à autre chose? Sérieusement là: La fille ne s’intéresse pas à moi… Pourquoi est-ce que je voudrais aller en couple avec quelqu’un comme ça? J’veux dire, à part pour montrer que je suis un loser, chose que l’on prouve lorsque l’on s’accroche à une cause que l’on sait perdue.

Il y en qui vont dire Si t’es capable de l’oublier si facilement, c’est parce que tu l’aimais pas vraiment.  Eh bien moi je réponds que si t’as vraiment eu le temps de tomber en amour avec elle avant de lui révéler, ça peux juste vouloir dire, au choix, que … :

A) Tu la connais depuis assez longtemps pour que ton amour soit réel, donc tu as attendu beaucoup trop longtemps avant de te déclarer. À ce moment-là, non seulement t’étais déjà friendzoné depuis longtemps dans sa tête, mais en plus tu lui as montré que tu étais un lâche qui préfère perdre son temps à espérer plutôt que de s’exprimer quand c’est le temps. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

B) Tu la connais depuis peu, donc si t’es déjà en amour avec, ça signifie que tu es un dépendant affectif. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

C) Tu penses que si elle refuse, alors that’s it, c’en est fini de ta vie amoureuse parce que tu n’arriveras jamais à attirer quelqu’un d’autre d’aussi bien. Ça fait de toi un désespéré qui a une estime de soi très basse. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

D) Tu l’as approché en tant qu’ami seulement afin de mieux la connaître, histoire de savoir ce qu’elle cherche ou non chez les gars. Puis, au bout de quelques mois, tu lui révèle tes sentiments. Traduction: Tout le long où tu te disais son ami, tu lui as menti sur tes intentions véritables. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

Pour ce dernier cas, il y en a qui vont dire que ouain mais des fois ça commence sincèrement en amitié pis ça évolue naturellement en plus que ça. Possible, mais ça ne change rien aux faits qui sont: Quand on tente sa chance au bon moment, c’est à dire quand on est encore au stade intéressé, au lieu d’attendre d’être au stade en amour, alors essuyer un refus ne devrait pas être la fin du monde.

De toutes façons, comme il me semble avoir déjà dit dans un autre billet, il n’y a que deux raisons pourquoi on serait obligé de se déclarer à l’autre:

  • Ou bien parce que l’autre ignore nos sentiments, ce qui signifie qu’elle ne les partage pas.
  • Ou bien elle les connait, mais feint de les ignorer.  Ce qui, là encore, signifie qu’elle ne les partage pas.

Parce que quand l’attirance est réciproque, elle n’a pas besoin d’être déclarée par l’un ou l’autre. Elle se vit et nous rapproche tout naturellement.

Mais pour conclure le sujet du friendzonage, et surtout de son acceptation, soyons franc: Si tu n’es même pas capable d’être ami avec la fille que tu prétends aimer, alors comment peux-tu penser que tu as ce qu’il faut pour être son amoureux?

Parce que franchement, si tu frustres de son refus, c’est la preuve qu’elle a pris la bonne décision.

Un mois sur le Facebook de…

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
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♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roger Flibotte.
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roger ♥ 
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Petite journee relaxe en compagnie de son amoureux ♥
J’aime · Commenter · 2 janvier, à 07:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse d’un homme qui me comble de bonheur, me rends heureuse et fait de ma vie un vrai petit bonheur ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 3 janvier, à 20:30

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Première journée de retour au travail …. ❤ Roger ♥ je t’aime tant
J’aime · Commenter · 4 janvier, à 09:51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse … Qui se ressemble s’assemble, mon amour …. Roger je t’aime, tu es mon chevalier en skidoo hihi 🙂 ♥
J’aime · Commenter · 5 janvier, à 13:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ah nonnnnnn,une grippeeeeee !!!!!! !!1! Heureusement que mon chéri va soccuper de moi♥♥♥♥♥♥♥♥ ♥♥
J’aime · Commenter · 6 janvier, à 15:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Merci d’être là pour moi mon amour. Même quand tu es absent, tu es avec moi dans mon coeur♥
J’aime · Commenter · 7 janvier, à 19:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai mal un peu partout mais aime très très beaucoup Roger ♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 11:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je reprends des forces , je suis heureuse et amoureuse …. La vie est belle, surtout a tes côtés ♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 17:49

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte je t’aime ♥
J’aime · Commenter · 10 janvier, à 12:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥Je suis éveillée, je ne pense qu’a toi, et maudine que je dormirais bien dans tes bras … Je t’aime Roger, à la folie !!!♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 03:57

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Une nouvelle journée se lève et je t’aime un peu plus encore ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 07:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte = mon amoureux hihihi je t’aime tellement mon amour ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 12:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourdhui je descends les poubelles au chemin et je suis toujours aussi amoureuse de mon prince charmant ♥ Roger
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 07:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ça fait 3 minutes 42 secondes que tu m’as quitté et déjà je m’ennuie de toi mon amour ♥ Reviens vite
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 23:14

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui je vois mon chéri + mes amis + je mange du saumon fumé. Aaaaaah! la vie est belle
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 09:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis totalement amoureuse . Tu es la plus belle chose qui pouvais m’arriver ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 20:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime tellement mon amour !
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’aime beaucoup mon amoureux et je suis bien avec lui depuis deux semaines. J’ai hâte de te voir demain xxx
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Faire la grâce matinée, me faire toute belle, vider le filtre à mousse de linge de la secheuse, et le plus beau aujourd’hui c’est que je te vois mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
L’oreiller a gardé l’odeur de mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis fatiguer et pourtant j’ai tellement bien dormi dans tes bras… Je t’aime
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 11:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Oh yeah aujourd’hui derniere prise de sang, vaccin pour la grippe, magasinage pour la fête de ma maman et ménage ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 09:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
YESS!!! Même les applications FB savent que nous deux c’est pour la vie ♥

Sabrina Bécotte-Lamoureux a écouté Sir Barfs-A-Lot commenter son couple.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux a consulté son avenir sentimental avec T.T.O.C.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:40

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Le bonheur est invisible pour les yeux. C’est faux. La preuve : mon bonheur, c’est de te voir, mon amour ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 22:07

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amouuuureuseeeee
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 23:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
AAAAARRRRRGH MAUDIT QUE DES FOIS LE MONDE ENTIER ME FRUSTRE ♥ Je t’aime Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tordu la cheville en déboulant les escaliers couvrt de verglas …. mais l’amour donne des ailes, je t’aime
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 19:52

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Encore bobo mais moins qu’hier. J’ai l’air d’une ptite vieille à la pharmacie avec ma canne pis toutes mes prescriptions. Une chance que j’ai mon chéri. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
WAAH ! Gros bobo. C’est vraiment pas endurable aujourd’hui. RALBOL. ♥ je suis full amoureuse de Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 17:35

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ FliFli ♥ Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 21:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OSTIE DE DOULEUR INSUPPORTABLE DU TABARNAK DE MARDE DU BOUT D’CRISSE QUE J’EN AI PLEIN L’CUL bonne journée mon Roger chéri ♥
J’aime · Commenter · 19 janvier, à 10:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime mon amour, c’est toi qui rend ma vie merveilleuse, tu fais mon bonheur
J’aime · Commenter · 20 janvier, à 15:10

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis si bien à ses côtés. Je t’aime mon amour et j’ai tellement hâte d’être pètante de santé juste pour TOI!!!!!!!♥♥♥♥♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Se fais une tite journée princesse, et se soir colle son amoureux, avec de jolis ongles d’orteils, Hihi 🙂
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 13:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
En ce moment ça fait 22 jours 22 heures 22 minutes et 22 secondes que nous sommes ensemble tous les 2.
J’aime · Commenter · 22 janvier, à 22:23

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tour de bagnole avec son amoureux, de la pizza et plein d’amour. ♥♥♥ Je t’aime
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 21:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger ♥ tu es l’homme de ma vie maintenant pour toujours à jamais
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 23:17

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Attaque de diarhée propulsive ce matin ! ♥♥♥♥Je t’aime Roger♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 24 janvier, à 06:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Chaque matin je me surprends à être encore plus amoureuse de toi que la veille.
J’aime · Commenter · 25 janvier, à 10:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Matin au dentiste + après-midi entre fille + travail + vois mon amoureux + dodo collé. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 26 janvier, à 07:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ ♥R ♥ O♥ ♥G ♥ E♥ ♥R ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 01:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Maintenant que j’ai goûté au bonheur total, je ne pourrai plus jamais me passer de toi mon amour♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 04:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
4e samedi ensemble avec mon amoureux♥
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 00 :01

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois plus tard et toujours aussi amoureuse de toi Roger Flibotte
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 11 :32

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui est mon premier mois de bonheur avec mon amour, le premier d’une série de plusieurs milliers avec toi
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 18 :51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois et 1 jour ensemble! ♥ ♥ ♥ Roger Flibotte je t’aime depuis le 1er janvier. J’aurais tellement aimer te rencontrer avant pour vivre ce bonheur depuis plus longtemps
J’aime · Commenter · 29 janvier, à 16:59

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «en couple» à «célibataire».
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:36

Sabrina Bécotte-Lamoureux
De retour au celibat. Cette fois j’ai eu ma leçon. Je range mon radar a gars et je prend soins de moi
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai pas besoin detre en couple pour etre heureuse. De toutes façons, les gars sont tous pareils!
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 18:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
enferme son cœur dans une boite en métal, coule la boite dans le béton, enterre la boite bien profond et jette la clé dans l’océan
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 20:30

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:19

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roland Talbot-Pilon.
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour …Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roland ♥
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:21

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C’ÉTAIT : Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective.

Toutes ressemblances avec des situations réelles vaut mes condoléances.

Les 9 étapes de la naissance, la vie et la mort d’un forum

PÉRIODE 1 : La fondation
Ça commence lorsque quelques personnes constatent qu’elles ont un point en commun.  Par exemple, qu’elles déjeunent. Elles se disent alors que ça pourrait être intéressant de créer Le Forum du Déjeuner.  Les gens pourraient y discuter des différents genres de déjeuners. Et tant qu’à faire, aussi bien prévoir plusieurs sections sur divers sujets d’intérêts public : Sports, Autos, Ciné/Télé, Musique, Sexe, Politique, Religion, Sorties, etc.

Le créateur donne le poste d’administrateur à un ami, et des postes de modérateurs à quelques connaissances. Parce que, à ce moment-là, le seul critère de sélection pour les postes ne réside pas dans la capacité de bien faire le travail, mais plutôt à quel point on s’entend bien avec le créateur du forum.

PÉRIODE 2 : La vitesse de croisière
Les premiers temps, tout va bien. Tout le monde se connait, tout le monde participe, les membres invitent de leurs amis et connaissances, les échange d’idées sont appréciées. Il commence même à y avoir des membres inconnus qui s’y inscrivent.  Le charme de la nouveauté opère à plein.

PÉRIODE 3 : Les premiers problèmes
Ça commence de façon anodine lorsque le membre ToastCafé23 dit aimer manger trois œufs le matin. GrosJambon lui répond que s’il aime faire du cholestérol, c’est son choix après tout.  Cette première attaque contre le membre plutôt que contre le contenu du post du membre fera des petits.  Bientôt, AssietteDeFruits, une végétalienne radicale, attaque ouvertement les membres CanadianBacon, QCreton et GrosseSaucisse69 sur leur choix alimentaires, en leur demandant s’ils sont fier d’être des meurtriers, en contribuant au massacre inutile d’animaux, puisque la nature nous donne déjà tout ce dont on a besoin pour s’alimenter. Ainsi commence la guerre végé -vs- carni, prétexte à toutes sortes d’engueulades.

Depuis le temps que le forum existe, il arrive forcément un moment où tous les sujets ont été abordés. Aussi, lorsque qu’un nouveau membre créé un sujet sans avoir pris la peine de vérifier les 58 pages d’archives, il se fait descendre par les anciens pour cause de Sujet déjà traité dans [voir lien].  C’est le départ d’une nouvelle tradition : Le démolissage des nouveaux dès leur arrivée.

PÉRIODE 4 : La vague de guerres
Rendu à cette période, les usagers les plus actifs du forum font partie des genres les plus négatifs.  Plus personne n’est capable de dire un truc aussi anodin que Aujourd’hui, y’a du soleil  sans que ça parte une guerre dans laquelle chacun lance des attaques gratuites contre le physique, la santé mentale, l’orientation sexuelle et les effluves génitales des autres participants.

Du côté des modérateurs, on commence à constater certains comportements :

  • Breakfast participe aux sujets et fait quelques rappels à l’ordre, mais sans plus.
  • Jeûne aime avoir le pouvoir et le prestige que rapporte le poste de modératrice, mais s’abstient de faire la moindre intervention.  Elle explique son inaction en disant qu’elle n’est pas là pour être la police de la ville et que si tout le monde avait la même opinion sur tout, le forum serait ennuyant.
  •  C’estRéal est extrêmement indulgent et amical avec les filles, tout en étant au contraire sévère et intolérant envers les gars.
  • Al_Bran, lui, prend les règlements au pied de la lettre, afin de faire chier les autres le plus possible : Il efface des messages, il cadenasse des sujets en cours, et surtout il ne se gène pas pour s’adresser aux membres d’un ton condescendant et méprisant. Et lorsqu’il donne son avis, c’est ou bien pour accuser un membre de choses négatives, ou bien pour lui poser une question qui est, en fait, une accusation négative en sous-entendu. Et il fera toujours le tout en prenant bien soin de n’enfreindre aucun règlement.
  • LaitFrappé, quant à lui, a tout du troll.  Et contrairement à Al_Bran, il ne se donne pas la peine d’être irréprochable en suivant les règlements. Il est même le premier à les briser. Si un usager ose le faire remarquer avec un commentaire, le commentaire sera aussitôt effacé et l’usager banni.

PÉRIODE 5 : La sécession
Les nombreuses plaintes logées envers les administrateurs et modérateurs contre les fauteurs de trouble, autant usagers que modos, n’ont aucun effet sinon d’empirer le cas des plaignants. Écoeurés de se faire écoeurer par les écoeurants, quelques membres s’en vont fonder leurs propres forums. On assiste alors à la naissance d’une ou bien de plusieurs variantes du Forum du Déjeuner : Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert. Les premiers temps, tout va bien dans ces nouveaux forums parallèles. Les membres jouissent de la liberté de pouvoir échanger dans l’harmonie, sans devoir subir l’abus des fauteurs de troubles du Forum du Déjeuner.

PÉRIODE 6 : L’exil Inutile
…jusqu’au moment où les membres et modos fauteurs de trouble du Forum du Déjeuner viennent s’y inscrire. Puisque la tyrannie et la modération excessive de Al_Bran et LaitFrappé est une des raisons qui ont poussés la majorité à quitter Le Forum du Déjeuner, les admins et modos des nouveaux forums considèrent qu’il serait hypocrite de leur part de priver Al_Bran et LaitFrappé de leur liberté d’expression, car ce serait leur faire ce qu’ils leurs reprochaient eux-mêmes de faire. Ils laissent donc à Al_Bran et LaitFrappé toute la liberté d’expression dont ils ont besoin pour insulter, attaquer et faire chier tout le monde. Et devinez quoi? Ils ne s’en privent pas!

PÉRIODE 7 : La désertion des premiers forums parallèles
Parmi le groupe des fauteurs de trouble, il y en a au moins un qui décide de prendre exemple sur les séparatistes, mais dans ce cas-ci en fondant un forum où tout le monde aura le droit d’attaquer tout le monde à loisir et sans censure : Le Forum du Junk-Food.

Paradoxe 1: On y donne un poste de modo à AssietteDeFruits.  Son statut de végétalienne la pousse à démolir à loisir tous les membres sans retenue ni limite.  Et son poste de modo lui permet de commettre tous les autres abus possibles, et ce impunément.

Paradoxe 2 : Le Forum du Junk Food commet contre ses membres 100 fois plus d’excès et d’abus qu’il pouvait y avoir sur tous les autres forums réunis. Pourtant, non seulement est-ce celui qui comporte le plus grand nombre de membres actifs,  ce sera également le seul à survivre, après que tout le monde aura déserté Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert.

Et si ces trois premiers forums parallèles sont morts, c’est à cause que les membres en ont eu ras le bol du paradoxe 3 : Sur Le Forum du Déjeuners, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des modos qui privaient les membres de leur liberté d’expression.  Sur Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des membres que les modos ne voulaient pas priver de leur liberté d’expression.

PÉRIODE 8 : La diminution de l’achalandage
La naissance et l’activité de quatre nouveaux forums, dont un qui existe encore, a fortement diminué le nombre d’interventions sur Le Forum du Déjeuner. Il faut dire que la frustration de ne pas être capable d’échanger en harmonie, ni sur ce forum ni sur les autres, a enlevé à plusieurs membres le goût de fréquenter un forum.  De toutes façons, les groupes sur Facebook fonctionnent sur principe semblable. Et là, au moins, les règlements anti-harcèlement et les plaintes sont prises au sérieux.

Et les tentatives de plus en plus rares de garder le forum vivant se heurtent au fauteurs de trouble qui continuent de lapider sans ménagement la majorité des nouvelles interventions.

Certains modérateurs sont partis, et leurs remplaçants soutiennent mordicus les fauteurs de trouble, parce qu’il n’y a plus que ceux là qui mettent de la vie dans le forum. Normal qu’il n’y a plus qu’eux, puisque leur comportement a chassé tous les autres. Si les modos avaient fait leur travail à temps en bannissant les fauteurs de troubles dès le début, ils n’en seraient pas là. Mais maintenant, ce serait en effet inutile.

PÉRIODE 9 : La mort du forum
Sans public à qui faire de troubles, les trolls perdent intérêt à l’endroit et s’en vont causer des problèmes ailleurs.  Une fois de temps en temps, une ou deux personnes viennent encore y jeter un œil et poster 2 ou 3 messages. Mais faute de réponses, ils ne restent jamais longtemps.

Vision pessimiste des choses?  Non, vision réaliste. En quinze ans de connexion à Internet, j’ai fréquenté un grand nombre de forums.  Ça m’a permis de constater que les choses se passent généralement ainsi. Et les seuls forums qui ont survécus sans avoir eu à passer à travers tous ces problèmes, ce sont ceux dont les administrateurs et les modérateurs considèrent que le droit à participer au forum dans une atmosphère harmonieuse, c’est plus important que de respecter la liberté d’expression de ceux qui ne veulent l’utiliser que pour y mettre une mauvaise ambiance.

Mais un forum administré de façon aussi intelligente dès le départ, je n’en ai pas vu souvent.

Ma plus étrange expérience de 2011

L’année qui se termine m’a apporté énormément de positif. Évidemment, j’ai aussi vécu quelques revers.  C’est la vie, et ce pour tout le monde. Cependant, j’ai aussi vécu une expérience pour le moins étrange.  Ça s’est passé comme suit:

Durant tout l’hiver de 2010-2011, je me suis entraîné quotidiennement à la course à pied. Loin d’être un obstacle, la neige qui m’arrivait souvent jusqu’aux genoux m’aidait brûler encore plus de calories. J’ai passé de 216 lbs à 196 lbs, où je me suis stabilisé durant deux mois.

Puis, parallèlement à mon exercice, je me suis décroché un travail physique fort exigeant. Mon poids a repris sa descente, me faisait atteindre 179, un chiffre que je n’avais pas vu sur ma balance depuis mon adolescence. Idem pour mes pantalons, qui ont passé de 38 à 36, 34 et enfin 32.

Tant qu’à retrouver mon physique de jeunesse, aussi bien ne pas faire les choses à moitié. Je me suis laissé repousser les cheveux.  En été, lors de mon 43e anniversaire, j’étais fier de ma réussite. Barbe en plus, j’étais redevenu le gars de mes 15-22 ans, en plus athlétique et pas mal plus en forme. J’étais fier de ma réussite.

Puis, les choses devinrent étranges. un soir où je marche sur le trottoir, une auto passe en trombe près de moi. Le passager arrière baisse sa fenêtre et me crie : HEILLE, T’ES LETTE EN TABARNAK!, et ils poursuivent leur chemin à toute vitesse.

J’ai été surpris, mais sincèrement je ne peux pas dire que je me suis senti insulté. D’abord parce que je savais que c’était faux (vive l’orgueil et la vanité), mais aussi parce que, puisque je ne les connaissais pas, il ne pouvait s’agir que d’un incident isolé qui n’impliquait qu’une coupl’ de caves qui n’ont trouvé que ce moyen pour s’amuser ce soir-là. Bref, je n’étais pas visé personnellement. Pas de quoi s’en faire un drame.

Deux semaines plus tard, alors que je sors du métro, je passe devant une maison. Un enfant d’environs huit ans attend que la femme adulte qui l’accompagne débarre la porte pour entrer.  L’enfant me regarde, et me crie : HEILLE, TOÉ, LE LOSER!  Je m’arrête et le regarde. Il n’y a aucun autre piéton, il ne pouvait donc s’adresser à personne d’autre que moi. La femme débarre promptement la porte, pousse l’enfant dans la maison et referme derrière elle. Je reprend mon chemin en me disant que je n’aimerais pas être l’un de ses parents. Qu’est-ce qu’il doit leur causer comme ennuis de toutes sortes.

Le lendemain, je suis encore victime, dans la rue, d’une agression de passager d’automobile, alors qu’une bouteille de Gatorade lancée du côté du passager avant me manque de peu.

La semaine suivante, une auto passe à toute vitesse près de moi et me fait sursauter lorsque le passager souffle vigoureusement dans un vuvuzela dans ma direction. Je constate que la couleur et le modèle de l’auto est différente de mes deux précédentes agressions qui impliquaient des véhicules.

Enfin, deux ou trois semaines plus tard, alors que je marche sur le trottoir en direction de chez moi, j’ai la surprise de voir quelques épingles à linge pincées ensemble en un bloc me couper le chemin en diagonale, aller frapper la fenêtre d’une porte d’auto stationnée, et tomber à mes pieds. Je lève les yeux juste à temps pour voir la porte du balcon du 2e se fermer en vitesse. Je comprends immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un accident.  Ce projectile m’était destiné.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu à l’évidence : Un incident, passe toujours. Mais après cinq, en un mois et demi, on ne peut plus parler d’un incident isolé.

Je suis rentré chez moi, perplexe, en essayant de comprendre cette montée soudaine d’hostilité totalement gratuite envers moi. Et c’était d’autant plus inexplicable, du fait qu’à première vue rien ne semblait relier ensemble les auteurs de ces cinq agressions. La seule chose qu’ils avaient en commun, c’était moi.  Je me dis que c’est tout de même étrange, parce que de telles choses ne me sont pas arrivées depuis ma jeunesse.  En fait, pas depuis mes 22 ans.

… Soit l’âge que j’avais la dernière fois où j’ai eu les cheveux longs et le corps maigre.

Et en effet, je me souviens trop bien de telles expériences datant de cette époque, en particulier celles de style hit-and-run de passagers d’automobiles lorsque j’étais ado et jeune homme. Ceux qui me lançaient des cris ou des insultes, celui qui m’a lancé le Coke de son verre de McDo en tournant le coin de rue où j’attendais ma lumière verte, celui dont le passager m’a lancé un ballon gonflé d’eau alors que j’étais à bicyclette… Et le seul point commun entre cette époque et maintenant, c’est que dans les deux cas, j’étais un maigre aux cheveux longs.

Ça semblait trop anodin, trop insignifiant, trop simplet pour être la raison. Et pourtant, je ne peux pas nier les faits : Dans les deux cas, j’avais ce physique, et dans les deux cas, j’étais victime de ce genre d’agressions. Même si je suis incapable de comprendre la logique derrière la cause à effet, je n’ai pas le choix de voir les choses en face : Avoir ce physique fait que je suis automatiquement vu comme étant une cible aux yeux de ceux qui ont une personnalité d’abuseurs et d’agresseurs.

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Maintenant, j’avais le choix. Deux options s’offraient à moi.

OPTION 1 :  M’obstiner à mort comme quoi être maigre et avoir les cheveux longs ne constituent pas une provocation. Que c’est une raison absurde.  Qu’elle est illogique.  Qu’elle est incompréhensible. Qu’elle n’a aucune raison d’être.  Que les choses ne devraient pas se passer ainsi. Que je n’ai pas à changer parce que ce n’est pas moi le fautif ici mais bien eux.

OPTION 2 :  Se foutre du fait que la raison soit logique ou non, et apprécier le fait qu’au moins, je l’ai trouvé, la raison.  Donc, si c’est mon allure qui attire les ennuis, alors changer d’allure.

J’ai choisi la seconde option. Je me suis fait couper les cheveux. J’ai diminué les activités physique. J’ai ajusté ma diète. Je me suis laissé remonter à 196 lbs.  Et, tout comme lors de mes 26 à 42 ans, j’ai cessé d’attirer les agressions. Je n’en ai plus jamais subi une seule.

J’aurais pu prendre la première option. Légalement, moralement et socialement, j’aurais eu raison de le faire. Malheureusement, ça ne changerait rien au fait que mon allure continuerait de m’attirer telles agressions. Parce que même si les choses ne devraient pas se passer ainsi, ça ne change rien au fait que oui, c’est comme ça que les choses se passent.

Je perdais du poids afin de me sentir bien et en harmonie avec moi même.  Or, qu’on le veuille ou non, ce but ne peut être atteint que si ça nous amène également à vivre bien et en harmonie avec les gens qui nous entourent. Je peux aisément m’isoler des gens que je fréquente s’ils n’acceptent pas mon évolution physique. Sauf que je ne peux pas m’isoler en plus du reste de l’humanité, ne plus jamais sortir de chez moi, et surtout ne plus jamais marcher sur un trottoir .

Sans compter que, vous vous imaginez, devoir répondre à quelqu’un qui vous demande pourquoi vous attirez ces gestes, que « C’est juste parce que je suis un maigre aux cheveux longs »?  De quoi perdre aisément toute crédibilité. Je veux dire, même moi qui l’a vécu, je trouve ça farfelu comme explication.  Et pourtant, c’était le cas. Mais voilà, tu peux te battre et militer contre la discrimination sexuelle. Tu peux te battre et militer contre la discrimination raciale. Tu peux te battre et militer contre la discrimination homosexuelle. Tu peux même te battre et militer contre la discrimination envers les gros. Ce sont toutes des causes reconnues. Mais se battre et militer contre la discrimination de ton droit d’être maigre et d’avoir les cheveux longs? C’est un combat éternellement perdu d’avance, parce que jamais personne ne va croire sérieusement que c’est quelque chose qui attire la discrimination.

Cette expérience m’a fait arriver à cette conclusion:  Lorsqu’une amélioration ne nous apporte que du négatif de partout, il faut savoir mettre ses caprices de côté et faire le bon choix.  Parce que quand ça rapporte plus de négatif que de positif, alors ce n’est vraiment pas une amélioration.

Les Raisons de la Colère

J’ai eu ma période zen dans laquelle rien ne pouvait me fâcher. Les conséquences: Les gens pensaient que je me foutais de tout et que j’avais zéro ambition. Ou bien ils voyaient ça comme un genre de défi, pour voir jusque où ils pouvaient m’agresser avant que je me fâche. Ne me fâchant pas, j’étais donc perçu comme un lâche, un mou pas d’colonne.

Puis, j’ai eu ma période non-zen, résultant d’un méga ras-le-bol né du mépris que m’avait récolté de ma période zen. À ce moment-là, la moindre petite affaire me faisait exploser: Un geste inacceptable, une parole de travers, un accident, un mauvais hasard. Je me disais qu’en me montrant sans cesse comme un enragé, les gens allaient cesser de me provoquer. Ce fut le cas. Dificile d’avoir des gens pour m’agresser quand mon comportement les fait tous fuir.

Aujourd’hui, je crois avoir trouvé le bon équilibre: Je suis zen pour les faits du hasard, les accidents, bref les choses pour lesquelles on ne peut rien. Et je continue de me montrer intolérent pour toute forme d’abus. On ne peut pas être à 100% zen ou à 100% intolérant puisque la vie n’est pas elle-même à 100% positive ou à 100% négative. Il s’agit de s’adapter aux circonstances.

De nos jours, la colère est une réaction taboue, trop souvent associée à l’impatience et au manque d’intelligence. Les gens ont tendance à oublier que nos réactions naturelles sont d’abord des instincts de survie à qui on doit justement la survie de la race humaine.

Par exemple, avant même d’avoir développé l’intelligence et la logique, le cerveau des premiers hommes savait reconnaître une situation de danger. Pour permettre à l’homme de survivre, le cerveau a donc développé l’instinct de peur. Ça le forçait à s’éloigner du danger, lui permettant de vivre un autre jour.

Le cerveau savait également reconnaitre une situation dans laquelle un congénère cherchait nuire à l’individu. À l’époque, les nuisance ne pouvaient affecter que deux niveaux de la vie: Le droit de se nourrir et celui de se reproduire. Deux choses étroitement reliées la survie individuelle, donc à la survie de l’espèce.  Face à une telle situation, le cerveau a créé la colère, qui bloque le raisonnement et donne du courage, transformant un être normalement paisible en machine à tuer. La nuisance compromettait la survie de la race, il fallait donc éliminer la nuisance. C’est la loi de la nature.

Et c’est hélas la raison pour laquelle encore trop d’hommes aujourd’hui frustrent lorsqu’ils n’ont pas le sexe qu’ils espéraient, ou pourquoi ils tiennent mordicus à baiser sans condoms malgré les risques de paternité et d’ITS.  C’est parce qu’à ce moment-là, ce n’est pas la logique qui dirige.  C’est l’instinct animal de la survie de l’espèce.

Voilà pourquoi, dans beaucoup de situations, même à notre époque moderne, fuir n’est pas toujours un signe de lâcheté, et se fâcher n’est pas toujours un signe de stupidité. Même que dans certains cas, c’est une preuve comme quoi notre instinct est plus sage que notre raisonnement. Parce que trop souvent, se contrôler et rester calme, ça ne fait rien de plus que prolonger les dangers et les abus auquel on nous expose.

Évidemment, puisque nous ne sommes plus à l’âge des cavernes, tuer est un extrême à ne plus atteindre. Mais vous comprenez le principe. Il n’y a pas de honte à encore ressentir les instincts qui ont guidé l’humanité à sa survie.

Milieu scolaire: Pas de pitié pour les faibles!

On parle beaucoup d’intimidation en niveau scolaire ces temps-ci, surtout depuis le suicide de Marjorie Raymond.  Il y a quelques temps, j’ai écrit un billet dans lequel j’explique comment le manque de cohérence chez les adultes en matière de dénonciation est la raison première de pourquoi l’intimidation en milieu scolaire persiste.  (Voir Cette contradiction qui cause tant d’abus) Et ça ne date pas d’hier.

Ce qui suit est un texte que j’ai écrit en 2003. Je suis peiné de constater qu’en huit ans, les choses n’ont vraiment pas changé:

Au début de l’an 2001, j’ai entendu parler d’un jeune homme que nous nommerons Jason pour les besoin de la cause car étant mineur, son nom était censuré des journaux.  Toute sa vie, Jason a été un jeune homme maigre, timide, renfermé et souvent victime d’intimidation de la part des autres plus grands et plus gros que lui.  Cette violence qu’il a subi de façon quotidienne aussi bien au niveau physique que psychologique, il a eu un jour l’idée de l’exorciser en écrivant un texte.  Cette histoire fictive dans lequel il décrivait en détail la façon dont un personnage le représentant prenait sa revanche de façon violente contre ceux qui l’ont toujours écoeuré a été remis en classe dans le cadre d’un devoir.

Quelle note Jason as t’il obtenu pour ce texte ?  Environs deux mois de prison.  Il n’a pu passer ni Noël ni le jour le l’an avec sa famille, il était derrière les barreaux en détention préventive.  La raison? La violence contenue dans le texte de Jason démontrait qu’il n’était qu’un dangereux psychopathe qu’il ne fallait surtout pas laisser en liberté si on voulait adéquatement protéger la population.

Jason, celui qui a toujours été victime de harcèlement, d’intimidation morale et physique, celui qui n’a jamais fait subir la moindre violence aux autres autrement que sous la forme d’un seul texte, s’est retrouvé en prison.  Les autres, les petites terreurs, ceux qui l’ont toujours harcelé, insulté, bafoué, volé, battu, qu’est-ce qui s’est passé avec eux?  Ils ont gardé leur liberté et n’ont jamais eu de problèmes avec la loi.

Trouvez l’erreur !

Cette histoire ne s’est pas passée en Iran, en Afghanistan, en Chine ou aux États-Unis mais bien ici, au Canada.  Cette terre de liberté, ce territoire que notre Elvis Gratton national appelle fièrement le plus beau pays du monde.  Hélas, cela ne fait que renforcer une vérité universelle que peu de gens ont le courage de regarder en face tellement elle est honteuse :  L’être humain admire et respecte les forts tout en n’éprouvant que du mépris pour les faibles.

Dans un monde idéal, les autorités se seraient penchées sur le cas de Jason et l’auraient interrogé sur les raisons qui l’ont poussées à écrire ce texte.  Comme tout le monde, ils en seraient arrivés à la conclusion que le plus grand danger pour la société n’est pas celui qui écrit un simple texte violent, surtout si c’est en réaction à tout ce qu’il a subi, mais plutôt ceux qui lui en ont fait subir.  Ceux-là qui écrasent sans cesse les autres, qui les battent, qui les bafouent sans autres raisons que pour leur plaisir personnel.

S’il est vrai qu’un texte violent ne peut être écrit que par un homme potentiellement violent, alors William Shakespeare était l’homme le plus sanguinaire de son époque.  Vous avez lu le genre de romans qu’écrit Stephen King?  Qu’est-ce qu’on attend pour mettre ce fou furieux en prison? Vous voyez bien que ce raisonnement ne tient pas.

C’est que, voyez vous, pour les autorités, c’est à dire la police, les professeurs ou les patrons, il y a trois façons de régler un problème lorsque quelqu’un est victime des agissements immoraux ou illégaux d’un autre :

1- Faire leur travail correctement.  C’est à dire prendre la plainte de la victime, faire les démarches pour contacter l’agresseur, organiser des rencontres avec un travailleur social, au besoin l’arrêter, le mettre à l’amende, lui faire subir un procès.  Enfin, c’est selon le cas et sa gravité.

2- Dire à la victime de se la fermer.  Parce que s’il n’y a pas de plainte, il n’y a pas de problème, n’est-ce pas ?

3- Si la victime fait du bruit (comme Jason avec son texte), faire subir à la victime le sort qui devrait normalement être réservé à ses agresseurs. Parce qu’en faisant du bruit, on trouble la paix. Et ça, c’est mal vu.

Malheureusement, ceux qui sont supposément là pour faire régner l’ordre, la justice et nous protéger optent trop souvent pour les deux dernières solutions.  Elles ont le mérite d’être plus simples, plus rapide et elles ne dérangent pas l’ordre des choses : Les winners restent des winners et les losers restent des losers.

Vous voulez une autre preuve démontrant que le respect va toujours au plus fort? Alors prenons un cas un peu plus médiatisé comme l’affaire Hilton qui a défrayé les manchettes en 2001.  Tout le long de son procès pour avoir agressé sexuellement deux fillettes, (au moment où j’ai écrit ce texte, le fait qu’il s’agissait de ses propres filles n’était pas encore rendu public) procès où il a d’ailleurs été reconnu coupable, le public se bousculait au palais de justice pour venir voir le champion boxeur, le rencontrer, lui serrer la main et lui demander des autographes.  Même certains policiers en poste pour assurer la sécurité se comportaient en fans avec lui.  Par contre, hormis la famille et amis des victimes, aucun public n’est venu supporter et encourager les jeunes filles dans cette terrible épreuve.  Pire, certains journalistes qui rapportaient les commentaires du public démontraient qu’il y en avait quelques uns parmi eux qui trouvaient que c’était écoeurant (de la part des victimes) de détruire ainsi la carrière d’un grand champion.

Cette histoire est-elle aberrante ?  Oui!  Est-elle immorale?  Oui!  Est-elle un reflet de la réalité, celle qui démontre que les forts ont droit à tout le respect du monde juste parce qu’ils sont forts alors que les faibles n’y ont pas droit?  OUI !  C’est triste mais c’est comme ça.

Revenons au cas de Jason :  Pourquoi subissait-il cette violence?  Pour la meilleure et la pire raison au monde : parce que plus petit, il ne peut se défendre.  Parce que tranquille, il ne se plaindra pas.  Ça en faisait une victime parfaite.

Il n’est pas facile de briser l’habitude de la violence pour une victime.  Êtes-vous déjà aller vous plaindre à l’école d’être constamment la victime du harcèlement d’une petite terreur ?  Si oui, vous savez alors que la réponse que nous donnent les éducateurs au sujet de la violence est souvent celle-ci : Lorsqu’un plus grand et plus gros que toi te harcèle, parle avec lui.  Demande-lui pourquoi il fait ça.  Discutes-en avec lui.

À ça, je répond : Bullshit !

Tout éducateurs qu’ils sont, ils sont incapable de comprendre avec leurs beaux diplômes et bien assis à l’abri dans leurs bureaux que la vie des jeunes telle qu’ils se l’imaginent n’a pas du tout rapport avec la réalité.  Soyons sérieux : Lorsqu’on parle d’un agresseur, on ne parle pas de quelqu’un qui agresse un autre parce qu’il croit avoir une raison de le faire.  Il ne le fait pas non plus parce que l’autre l’a provoqué.  Il le fait parce qu’il en a envie, c’est tout!  Dans de telles conditions, à quoi ça sert de dire à la victime d’essayer de raisonner avec son agresseur ?  On peut seulement raisonner avec quelqu’un de raisonnable.  Harceler et agresser bêtement quelqu’un pour le plaisir de la chose n’est certainement pas le comportement de quelqu’un de raisonnable.

À l’école, les éducateurs cherchent à savoir le comment et le pourquoi des agissements des élèves démontrant un comportement agressif.  Ainsi, ils portent leur attention et leur compréhension beaucoup plus vers l’agresseur que vers celui qui en aurait vraiment besoin, c’est à dire la victime.  J’ai été personnellement témoin de ce genre de chose à deux reprises.  La première fois à l’age de 10 ans en 4e année au primaire.  Un de ces jeunes agressifs, un camarade de classe nommé Jean-Marc, recevait un dollar par semaine de la direction de l’école s’il arrivait à se comporter correctement au moins quatre des cinq jours de classe.  Pendant ce temps là, les autres élèves au comportement irréprochable, eux,  n’avaient pas un sou.  Alors que les autres étaient punis pour le moindre écart de conduite, lui était payé pour ne pas en faire.  Je ne sais pas ce qu’est devenu Jean-Marc mais je trouve que le système éducatif lui a appris assez jeune comment prendre la société en otage.

La seconde fois, c’est avec mon propre fils ainé.  Celui-ci souffre d’une forme d’hyperactivité que même le Ritalin ne peut calmer.  Bien qu’il reconnaît ses parents comme figure autoritaire à qui il obéit pour peu que nous soyons présent, personne d’autre ne peut le contrôler.  Il frappe, crie, insulte d’un langage grossier et désobéit à tout adulte qu’il devrait normalement respecter : grands parents, babysitters, profs d’école…  Voyant que la maternelle ne pouvait en venir à bout, ils l’ont transféré dans une école spéciale où, en plus d’être suivis par des psys, ils n’ont droit qu’à une heure de cours par jour, le reste du temps étant consacré à des jeux.  Ils ont une piscine, plusieurs cours de récréations, des parcs tout équipés et un petit zoo.

Le résultat :  Le côté académique de mon fils s’est amélioré.  Difficile de faire autrement avec une seule heure d’études par jours dans une classe où une enseignante et un surveillant ne s’occupent que de six élèves.  Son comportement, par contre, n’a pas changé le moins du monde.  Pire encore :  En se vantant à son petit frère de tout ce que son école comporte, ce dernier est très malheureux de ne pas pouvoir aller à une école aussi cool que celle-là.  Il a même commencé à faire preuve d’indiscipline  à l’école dans l’espoir d’être transféré lui aussi à l’école de son grand frère.

Voilà la société d’aujourd’hui, celle qui encourage les jeunes sans problèmes à devenir délinquants et qui encourage les délinquants à persister dans cette voie.

Si en tant qu’enfants Jean-Marc et mon fils n’avaient pas la force physique pour s’imposer, ils avaient tout de même une forte personnalité.  Ce qui en revient à ce que je disais :  Au plus fort vont les avantages et le respect.  Les autres n’obtiennent rien !

Toutes ces recherches vaines pour trouver le comment et le pourquoi du comportement des agressifs ne font qu’encourager ces agressifs à continuer dans cette voie car ils se rendent bien compte de toutes les attentions et les avantages que cela leur rapporte.  On dit que les gens agressifs sont des gens qui souffrent beaucoup, que ce sont des gens qui ne savent pas exprimer leurs sentiments et qui sont incapable de vivre avec leur insécurité.  Bref, on fait beaucoup d’efforts pour leur trouver des excuses pour un comportement pourtant inexcusable.  Pendant ce temps là, ils laissent des séquelles permanentes sur leurs camarades de classes, séquelles qui brisent bien des vies : Dépression, suicide, divorce. Peu importe comment on regarde la chose, peu importe les raisons cachées du comportement qu’adopte un agresseur envers une victime, le fait reste toujours le même :  Il s’agit d’un plus fort qui en fait subir à un plus faible.

Mais attention: Je ne dis pas qu’il faut adopter un comportement violent et agressif si on veut avoir du respect.  Je dis juste que les gens en général respectent ceux sur qui ils savent qu’ils sont incapables d’avoir le dessus.  Dans certains cas, comme celui de Hilton, il s’agit d’une domination physique.  Son corps d’athlète, son titre de champion, tout cela fait qu’il est respecté malgré ses écarts de conduite.  Dans l’autre cas, celui d’enfants turbulents de sept et dix ans, il s’agit d’une domination psychologique puisque rien, ni les menaces ni les promesses ni les coups ni les punitions ne peuvent en venir à bout.  Le simple fait qu’ils se trouvent récompensés en obtenant plus que les autres pour leur conduite plutôt que d’être punis et disciplinés comme il se doit est d’abord et avant tout un signe de respect, sinon de soumission, de la part de la société envers eux !

Maintenant, revenons encore à Jason et imaginez ce qui se serait passé s’il avait eu le physique de Hilton.  Vous pensez peut-être qu’il aurait pu casser la gueule à ceux qui l’agressaient?  Eh bien non, il n’aurait pas pu.  Vous savez pourquoi?  Parce qu’avec un tel physique, jamais ses agresseurs ne l’auraient vu comme étant une victime potentielle.  Ils l’auraient donc laissé en paix.  Ainsi, Jason n’aurait jamais été agressé, il n’aurait pas nourri de telles rancoeurs en lui, il n’aurait pas écrit ce texte et n’aurait pas eu à subir cette double humiliation.  Double car non seulement il a été victime d’agressions, on l’a mis en prison parce qu’il a osé imaginer prendre sa revanche.

S’il avait été respecté, s’il n’avait pas été sans cesse rabaissé, il aurait eu une plus grande confiance en lui, il aurait été moins timide et nul doute que la vie aurait été beaucoup plus belle pour lui.

Je le répète :  L’être humain admire et respecte les forts et n’éprouve que du mépris pour les faibles.  Regardez autour de vous et voyez vous-mêmes : Les forts ont droit à tout !  Meilleur boulot, meilleur salaire, meilleures amours, bref meilleures conditions de vie.

Cependant, je crains que la raison pour laquelle Jason a été victime à la fois des petites terreurs de l’école ainsi que des autorités prend racine dans quelque chose de beaucoup plus profond. 

Observez bien ceux qui nous dirigent, ceux qui ont le pouvoir sur nous :  Professeurs, patrons, chefs d’entreprise, policiers, politiciens… S’ils sont là où ils sont, c’est parce qu’ils ont une forte personnalité, un caractère dominant, ce sont des gens qui sont habitués à avoir le pouvoir et le contrôle sur les autres… Exactement comme les petites terreurs des cours d’école.  Or, à moins d’être adversaires, et encore, les dominants partagent le même sentiment de mépris pour les faibles.  De ce fait, jamais un dominant ne va prendre le parti d’un faible contre un autre dominant.

En quelque part, en s’attaquant sous forme de texte au dominants de son école, c’est aux dirigeants de la société que Jason s’attaquait. Pas étonnant, dans de telles conditions, que le premier réflexe de la société face à une victime, c’est de le pénaliser pour son statut de victime. Surtout lorsqu’il cherche à ne plus en être une.

TARD ne vaut pas toujours mieux que JAMAIS

Par le passé, j’ai raté bien des chances de me retrouver avec des filles qui voulaient de moi. Par exemple, à chaque fois que j’ai eu un boulot dans la restauration, j’étais presque toujours le seul gars aux cuisines avec plein de collègues féminines.  Lors des pauses ou du break de dîner, il arrivait souvent que l’une d’elle vienne me rejoindre à table. La fille est toujours bien souriante, amicale, elle a pas mal de conversation intéressante.  Bref, elle est de bonne compagnie.

Et puis, à un moment donné, genre de deux à trois semaines plus tard, comme ça, sans raison apparente, au lieu de venir me rejoindre, elle va s’asseoir ailleurs et elle ne m’adresse plus autant la parole qu’avant. Oh, elle n’est pas frustrée contre moi. Elle me parle sans problème. Mais le petit côté joyeux, espiègle et ravi que je pouvais voir dans son regard, son sourire et ses gestes ne sont plus là. C’est comme si notre relation venait de passer de bons amis à tout simplement collègue de travail sans importance.  Et c’est généralement à ce moment-là que je me rends compte que cette fille n’était pas que simplement amicale avec moi. Elle me trouvait intéressant. Mais voilà, mon manque de réponse en ce sens a fait qu’elle a perdu son l’intérêt pour moi.

C’est là également que l’on commence à comprendre certaines choses dont le sens nous avait échappé. Comme, par exemple, la collègue de travail qui passe à côté de nous deux en disant « Alors, ça va, les amoureux? » avec un petit sourire complice, et autres petits détails qui nous semblaient pourtant si anodins jusque là. On se sent très bête de réaliser qu’on était quasiment le seul dans notre entourage à ne pas avoir compris ce qui se passait dans la tête et/ou dans le cœur de l’autre.

Le gros problème, c’est que chaque fille étant différente, elles vont avoir un comportement différent avec toi. Pour l’une, le simple fait d’aller s’asseoir à ta table est un signe d’intérêt amoureux, tandis pour l’autre te serrer contre elle lorsque vous vous saluez / quittez est un simple signe d’amitié. Et comme j’ai horreur de me faire dire que j’ai mal saisi le message que l’autre essayait de me passer, je la joue safe en restant amical.

… Sauf qu’il n’y a jamais moyen de la jouer safe parce que, quoi que tu fasses, sans pouvoir comprendre clairement ce que veut l’autre, il y a toujours possibilité de faire erreur.   Et quand on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard pour rattraper le coup.  Chaque fille a beau être différente, il y a au moins une chose dans laquelle elles sont presque toutes pareilles : Quand elle perd son intérêt pour toi avant même qu’il y ait eu une relation au-delà de la simple amitié, penses-z-y pu, c’est fini.

La raison pour laquelle les filles utilisent des moyens détournés et subtils pour essayer de nous faire comprendre leur intérêt, c’est une bête question d’orgueil.  Il est beaucoup plus difficile pour l’orgueil d’une fille que pour celui d’un gars de se faire repousser.  C’est la raison de l’existence du dicton L’homme propose, la femme dispose. Aussi, plutôt que de prendre le risque de se lancer directement, elle va user de mille ruses et de stratagèmes qui auront pour but à la fois de sonder le terrain et essayer d’éveiller l’intérêt chez le gars de façon à ce que ce soit lui qui fasse les premiers pas.  Si tu ne réagis pas positivement à ces manœuvres, alors c’est de deux choses l’une dans sa tête : Ou bien tu ne la trouves pas à ton goût, ou bien tu es trop cave pour saisir ses messages.  Or, s’il y a deux genres d’hommes que les filles ont en horreur, ce sont ceux qui ne les trouvent pas assez bien pour lui, et les caves.

Pourtant, pour nous autres les gars, y’a pas de problème quand la fille saisit notre message sur le tard.  Ça ne nous empêche pas d’être toujours prêt à faire de quoi avec.  Pourquoi ne peuvent-elles pas en faire autant?   Là encore, c’est une question d’orgueil : Elles nous en veulent car on les a fait se sentir idiotes d’avoir perdu leur temps à nous avoir désiré inutilement.  La femme ne pardonne pas à l’homme qui l’a bafoué et humilié, même si le gars est complètement ignorant de l’avoir fait. Voilà pourquoi il est impossible de rattraper le coup quand on a manqué sa shot. Parce que dans cette situation-ci, la règle Mieux vaut tard que jamais ne s’applique pas.

Comment ne pas faire cette erreur?  Je dois vous avouer que c’est assez difficile de  savoir reconnaître à temps les signes qu’elles peuvent envoyer.  La seule chose que je peux dire, c’est que des fois on peut voir un changement positif dans son comportement à ton égard.  Pour le reste, c’est là un des mystères de la femme que nous ne pouvons pas comprendre.  On peut juste constater et essayer de faire avec.

Eh oui! Un billet sur un sujet auquel la seule réponse que je peux donner est JE N’EN SAIS FICHTRE RIEN!  Avouez qu’avec mes prétentions à avoir réponse à tout, vous ne vous y attendiez pas.