Se faire « friendzoner »: Et alors?

Vous connaissez cette situation classique: Vous fréquentez une personne, vous développez des sentiments pour elle, vous les lui déclarez… Mais elle vous dit que ce n’est pas réciproque et que vous pouvez toujours rester juste amis.  Ça m’est déjà arrivé à moi aussi, et ce plusieurs fois.  Cependant, je n’ai jamais frustré avec ça, contrairement à de trop nombreux gars dans la même situation.

De ces filles qui m’ont refusé, il y en a avec qui je suis encore ami aujourd’hui parce que leur proposition d’amitié était sincère.  Avec elles, plus jamais le sujet n’est revenu entre nous. Et il y en a eu d’autres, qui m’ont seulement dit ça pour minimiser sur moi le choc de leur refus. Celles-là sont vite disparues de ma vie par elles-même, alors ça réglait le problème tout aussi vite. Dans les deux cas, ça a fini là, sans aucun drame.

Vous vous attendiez à quoi? Si la fille m’intéresse, mais que ce n’est pas réciproque, quoi d’autre suis-je supposé faire à part hausser les épaules, me dire que c’est dommage, et passer à autre chose? Sérieusement là: La fille ne s’intéresse pas à moi… Pourquoi est-ce que je voudrais aller en couple avec quelqu’un comme ça? J’veux dire, à part pour montrer que je suis un loser, chose que l’on prouve lorsque l’on s’accroche à une cause que l’on sait perdue.

Il y en qui vont dire Si t’es capable de l’oublier si facilement, c’est parce que tu l’aimais pas vraiment.  Eh bien moi je réponds que si t’as vraiment eu le temps de tomber en amour avec elle avant de lui révéler, ça peux juste vouloir dire, au choix, que … :

A) Tu la connais depuis assez longtemps pour que ton amour soit réel, donc tu as attendu beaucoup trop longtemps avant de te déclarer. À ce moment-là, non seulement t’étais déjà friendzoné depuis longtemps dans sa tête, mais en plus tu lui as montré que tu étais un lâche qui préfère perdre son temps à espérer plutôt que de s’exprimer quand c’est le temps. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

B) Tu la connais depuis peu, donc si t’es déjà en amour avec, ça signifie que tu es un dépendant affectif. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

C) Tu penses que si elle refuse, alors that’s it, c’en est fini de ta vie amoureuse parce que tu n’arriveras jamais à attirer quelqu’un d’autre d’aussi bien. Ça fait de toi un désespéré qui a une estime de soi très basse. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

D) Tu l’as approché en tant qu’ami seulement afin de mieux la connaître, histoire de savoir ce qu’elle cherche ou non chez les gars. Puis, au bout de quelques mois, tu lui révèle tes sentiments. Traduction: Tout le long où tu te disais son ami, tu lui as menti sur tes intentions véritables. Quelle fille voudrait d’un chum comme ça?

Pour ce dernier cas, il y en a qui vont dire que ouain mais des fois ça commence sincèrement en amitié pis ça évolue naturellement en plus que ça. Possible, mais ça ne change rien aux faits qui sont: Quand on tente sa chance au bon moment, c’est à dire quand on est encore au stade intéressé, au lieu d’attendre d’être au stade en amour, alors essuyer un refus ne devrait pas être la fin du monde.

De toutes façons, comme il me semble avoir déjà dit dans un autre billet, il n’y a que deux raisons pourquoi on serait obligé de se déclarer à l’autre:

  • Ou bien parce que l’autre ignore nos sentiments, ce qui signifie qu’elle ne les partage pas.
  • Ou bien elle les connait, mais feint de les ignorer.  Ce qui, là encore, signifie qu’elle ne les partage pas.

Parce que quand l’attirance est réciproque, elle n’a pas besoin d’être déclarée par l’un ou l’autre. Elle se vit et nous rapproche tout naturellement.

Mais pour conclure le sujet du friendzonage, et surtout de son acceptation, soyons franc: Si tu n’es même pas capable d’être ami avec la fille que tu prétends aimer, alors comment peux-tu penser que tu as ce qu’il faut pour être son amoureux?

Parce que franchement, si tu frustres de son refus, c’est la preuve qu’elle a pris la bonne décision.

Un mois sur le Facebook de…

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roger Flibotte.
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roger ♥ 
J’aime · Commenter · 1 janvier, à 17:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Petite journee relaxe en compagnie de son amoureux ♥
J’aime · Commenter · 2 janvier, à 07:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse d’un homme qui me comble de bonheur, me rends heureuse et fait de ma vie un vrai petit bonheur ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 3 janvier, à 20:30

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Première journée de retour au travail …. ❤ Roger ♥ je t’aime tant
J’aime · Commenter · 4 janvier, à 09:51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amoureuse … Qui se ressemble s’assemble, mon amour …. Roger je t’aime, tu es mon chevalier en skidoo hihi 🙂 ♥
J’aime · Commenter · 5 janvier, à 13:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ah nonnnnnn,une grippeeeeee !!!!!! !!1! Heureusement que mon chéri va soccuper de moi♥♥♥♥♥♥♥♥ ♥♥
J’aime · Commenter · 6 janvier, à 15:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Merci d’être là pour moi mon amour. Même quand tu es absent, tu es avec moi dans mon coeur♥
J’aime · Commenter · 7 janvier, à 19:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai mal un peu partout mais aime très très beaucoup Roger ♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 11:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je reprends des forces , je suis heureuse et amoureuse …. La vie est belle, surtout a tes côtés ♥
J’aime · Commenter · 8 janvier, à 17:49

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte je t’aime ♥
J’aime · Commenter · 10 janvier, à 12:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥Je suis éveillée, je ne pense qu’a toi, et maudine que je dormirais bien dans tes bras … Je t’aime Roger, à la folie !!!♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 03:57

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Une nouvelle journée se lève et je t’aime un peu plus encore ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 07:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger Flibotte = mon amoureux hihihi je t’aime tellement mon amour ♥
J’aime · Commenter · 11 janvier, à 12:21

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourdhui je descends les poubelles au chemin et je suis toujours aussi amoureuse de mon prince charmant ♥ Roger
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 07:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Ça fait 3 minutes 42 secondes que tu m’as quitté et déjà je m’ennuie de toi mon amour ♥ Reviens vite
J’aime · Commenter · 12 janvier, à 23:14

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui je vois mon chéri + mes amis + je mange du saumon fumé. Aaaaaah! la vie est belle
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 09:06

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis totalement amoureuse . Tu es la plus belle chose qui pouvais m’arriver ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 20:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime tellement mon amour !
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’aime beaucoup mon amoureux et je suis bien avec lui depuis deux semaines. J’ai hâte de te voir demain xxx
J’aime · Commenter · 14 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Faire la grâce matinée, me faire toute belle, vider le filtre à mousse de linge de la secheuse, et le plus beau aujourd’hui c’est que je te vois mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:18

Sabrina Bécotte-Lamoureux
L’oreiller a gardé l’odeur de mon amour ♥ Roger ♥
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 10:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis fatiguer et pourtant j’ai tellement bien dormi dans tes bras… Je t’aime
J’aime · Commenter · 15 janvier, à 11:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Oh yeah aujourd’hui derniere prise de sang, vaccin pour la grippe, magasinage pour la fête de ma maman et ménage ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 09:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
YESS!!! Même les applications FB savent que nous deux c’est pour la vie ♥

Sabrina Bécotte-Lamoureux a écouté Sir Barfs-A-Lot commenter son couple.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux a consulté son avenir sentimental avec T.T.O.C.

J’aime · Commenter · 16 janvier, à 19:40

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Le bonheur est invisible pour les yeux. C’est faux. La preuve : mon bonheur, c’est de te voir, mon amour ♥ je t’aime Roger ♥
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 22:07

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis amouuuureuseeeee
J’aime · Commenter · 16 janvier, à 23:08

Sabrina Bécotte-Lamoureux
AAAAARRRRRGH MAUDIT QUE DES FOIS LE MONDE ENTIER ME FRUSTRE ♥ Je t’aime Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tordu la cheville en déboulant les escaliers couvrt de verglas …. mais l’amour donne des ailes, je t’aime
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 19:52

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Encore bobo mais moins qu’hier. J’ai l’air d’une ptite vieille à la pharmacie avec ma canne pis toutes mes prescriptions. Une chance que j’ai mon chéri. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 17 janvier, à 17:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
WAAH ! Gros bobo. C’est vraiment pas endurable aujourd’hui. RALBOL. ♥ je suis full amoureuse de Roger Flibotte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 17:35

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger ♥ Roger Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ FliFli ♥ Fli ♥ Fli ♥ Fli ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥ botte ♥
J’aime · Commenter · 18 janvier, à 21:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OSTIE DE DOULEUR INSUPPORTABLE DU TABARNAK DE MARDE DU BOUT D’CRISSE QUE J’EN AI PLEIN L’CUL bonne journée mon Roger chéri ♥
J’aime · Commenter · 19 janvier, à 10:11

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je t’aime mon amour, c’est toi qui rend ma vie merveilleuse, tu fais mon bonheur
J’aime · Commenter · 20 janvier, à 15:10

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Je suis si bien à ses côtés. Je t’aime mon amour et j’ai tellement hâte d’être pètante de santé juste pour TOI!!!!!!!♥♥♥♥♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 17:19

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Se fais une tite journée princesse, et se soir colle son amoureux, avec de jolis ongles d’orteils, Hihi 🙂
J’aime · Commenter · 21 janvier, à 13:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
En ce moment ça fait 22 jours 22 heures 22 minutes et 22 secondes que nous sommes ensemble tous les 2.
J’aime · Commenter · 22 janvier, à 22:23

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Tour de bagnole avec son amoureux, de la pizza et plein d’amour. ♥♥♥ Je t’aime
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 21:00

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Roger ♥ tu es l’homme de ma vie maintenant pour toujours à jamais
J’aime · Commenter · 23 janvier, à 23:17

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Attaque de diarhée propulsive ce matin ! ♥♥♥♥Je t’aime Roger♥♥♥♥
J’aime · Commenter · 24 janvier, à 06:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Chaque matin je me surprends à être encore plus amoureuse de toi que la veille.
J’aime · Commenter · 25 janvier, à 10:12

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Matin au dentiste + après-midi entre fille + travail + vois mon amoureux + dodo collé. Je t’aime♥
J’aime · Commenter · 26 janvier, à 07:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
♥ ♥R ♥ O♥ ♥G ♥ E♥ ♥R ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 01:03

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Maintenant que j’ai goûté au bonheur total, je ne pourrai plus jamais me passer de toi mon amour♥
J’aime · Commenter · 27 janvier, à 04:44

Sabrina Bécotte-Lamoureux
4e samedi ensemble avec mon amoureux♥
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 00 :01

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois plus tard et toujours aussi amoureuse de toi Roger Flibotte
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 11 :32

Sabrina Bécotte-Lamoureux
Aujourd’hui est mon premier mois de bonheur avec mon amour, le premier d’une série de plusieurs milliers avec toi
J’aime · Commenter · 28 janvier, à 18 :51

Sabrina Bécotte-Lamoureux
1 mois et 1 jour ensemble! ♥ ♥ ♥ Roger Flibotte je t’aime depuis le 1er janvier. J’aurais tellement aimer te rencontrer avant pour vivre ce bonheur depuis plus longtemps
J’aime · Commenter · 29 janvier, à 16:59

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «en couple» à «célibataire».
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:36

Sabrina Bécotte-Lamoureux
De retour au celibat. Cette fois j’ai eu ma leçon. Je range mon radar a gars et je prend soins de moi
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 14:39

Sabrina Bécotte-Lamoureux
J’ai pas besoin detre en couple pour etre heureuse. De toutes façons, les gars sont tous pareils!
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 18:15

Sabrina Bécotte-Lamoureux
enferme son cœur dans une boite en métal, coule la boite dans le béton, enterre la boite bien profond et jette la clé dans l’océan
J’aime · Commenter · 30 janvier, à 20:30

 Sabrina Bécotte-Lamoureux est passé(e) de «célibataire» à «en couple».
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:19

♥ Sabrina Bécotte-Lamoureux est en couple avec Roland Talbot-Pilon.
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:20

Sabrina Bécotte-Lamoureux
OMG !!! Je suis sur un nuage rempli de bonheur et d’amour …Ma vie ne pourrais pas être plus merveilleuse. Je t’aime Roland ♥
J’aime · Commenter · 31 janvier, à 17:21

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C’ÉTAIT : Un mois sur le Facebook d’une dépendante affective.

Toutes ressemblances avec des situations réelles vaut mes condoléances.

Les 9 étapes de la naissance, la vie et la mort d’un forum

PÉRIODE 1 : La fondation
Ça commence lorsque quelques personnes constatent qu’elles ont un point en commun.  Par exemple, qu’elles déjeunent. Elles se disent alors que ça pourrait être intéressant de créer Le Forum du Déjeuner.  Les gens pourraient y discuter des différents genres de déjeuners. Et tant qu’à faire, aussi bien prévoir plusieurs sections sur divers sujets d’intérêts public : Sports, Autos, Ciné/Télé, Musique, Sexe, Politique, Religion, Sorties, etc.

Le créateur donne le poste d’administrateur à un ami, et des postes de modérateurs à quelques connaissances. Parce que, à ce moment-là, le seul critère de sélection pour les postes ne réside pas dans la capacité de bien faire le travail, mais plutôt à quel point on s’entend bien avec le créateur du forum.

PÉRIODE 2 : La vitesse de croisière
Les premiers temps, tout va bien. Tout le monde se connait, tout le monde participe, les membres invitent de leurs amis et connaissances, les échange d’idées sont appréciées. Il commence même à y avoir des membres inconnus qui s’y inscrivent.  Le charme de la nouveauté opère à plein.

PÉRIODE 3 : Les premiers problèmes
Ça commence de façon anodine lorsque le membre ToastCafé23 dit aimer manger trois œufs le matin. GrosJambon lui répond que s’il aime faire du cholestérol, c’est son choix après tout.  Cette première attaque contre le membre plutôt que contre le contenu du post du membre fera des petits.  Bientôt, AssietteDeFruits, une végétalienne radicale, attaque ouvertement les membres CanadianBacon, QCreton et GrosseSaucisse69 sur leur choix alimentaires, en leur demandant s’ils sont fier d’être des meurtriers, en contribuant au massacre inutile d’animaux, puisque la nature nous donne déjà tout ce dont on a besoin pour s’alimenter. Ainsi commence la guerre végé -vs- carni, prétexte à toutes sortes d’engueulades.

Depuis le temps que le forum existe, il arrive forcément un moment où tous les sujets ont été abordés. Aussi, lorsque qu’un nouveau membre créé un sujet sans avoir pris la peine de vérifier les 58 pages d’archives, il se fait descendre par les anciens pour cause de Sujet déjà traité dans [voir lien].  C’est le départ d’une nouvelle tradition : Le démolissage des nouveaux dès leur arrivée.

PÉRIODE 4 : La vague de guerres
Rendu à cette période, les usagers les plus actifs du forum font partie des genres les plus négatifs.  Plus personne n’est capable de dire un truc aussi anodin que Aujourd’hui, y’a du soleil  sans que ça parte une guerre dans laquelle chacun lance des attaques gratuites contre le physique, la santé mentale, l’orientation sexuelle et les effluves génitales des autres participants.

Du côté des modérateurs, on commence à constater certains comportements :

  • Breakfast participe aux sujets et fait quelques rappels à l’ordre, mais sans plus.
  • Jeûne aime avoir le pouvoir et le prestige que rapporte le poste de modératrice, mais s’abstient de faire la moindre intervention.  Elle explique son inaction en disant qu’elle n’est pas là pour être la police de la ville et que si tout le monde avait la même opinion sur tout, le forum serait ennuyant.
  •  C’estRéal est extrêmement indulgent et amical avec les filles, tout en étant au contraire sévère et intolérant envers les gars.
  • Al_Bran, lui, prend les règlements au pied de la lettre, afin de faire chier les autres le plus possible : Il efface des messages, il cadenasse des sujets en cours, et surtout il ne se gène pas pour s’adresser aux membres d’un ton condescendant et méprisant. Et lorsqu’il donne son avis, c’est ou bien pour accuser un membre de choses négatives, ou bien pour lui poser une question qui est, en fait, une accusation négative en sous-entendu. Et il fera toujours le tout en prenant bien soin de n’enfreindre aucun règlement.
  • LaitFrappé, quant à lui, a tout du troll.  Et contrairement à Al_Bran, il ne se donne pas la peine d’être irréprochable en suivant les règlements. Il est même le premier à les briser. Si un usager ose le faire remarquer avec un commentaire, le commentaire sera aussitôt effacé et l’usager banni.

PÉRIODE 5 : La sécession
Les nombreuses plaintes logées envers les administrateurs et modérateurs contre les fauteurs de trouble, autant usagers que modos, n’ont aucun effet sinon d’empirer le cas des plaignants. Écoeurés de se faire écoeurer par les écoeurants, quelques membres s’en vont fonder leurs propres forums. On assiste alors à la naissance d’une ou bien de plusieurs variantes du Forum du Déjeuner : Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert. Les premiers temps, tout va bien dans ces nouveaux forums parallèles. Les membres jouissent de la liberté de pouvoir échanger dans l’harmonie, sans devoir subir l’abus des fauteurs de troubles du Forum du Déjeuner.

PÉRIODE 6 : L’exil Inutile
…jusqu’au moment où les membres et modos fauteurs de trouble du Forum du Déjeuner viennent s’y inscrire. Puisque la tyrannie et la modération excessive de Al_Bran et LaitFrappé est une des raisons qui ont poussés la majorité à quitter Le Forum du Déjeuner, les admins et modos des nouveaux forums considèrent qu’il serait hypocrite de leur part de priver Al_Bran et LaitFrappé de leur liberté d’expression, car ce serait leur faire ce qu’ils leurs reprochaient eux-mêmes de faire. Ils laissent donc à Al_Bran et LaitFrappé toute la liberté d’expression dont ils ont besoin pour insulter, attaquer et faire chier tout le monde. Et devinez quoi? Ils ne s’en privent pas!

PÉRIODE 7 : La désertion des premiers forums parallèles
Parmi le groupe des fauteurs de trouble, il y en a au moins un qui décide de prendre exemple sur les séparatistes, mais dans ce cas-ci en fondant un forum où tout le monde aura le droit d’attaquer tout le monde à loisir et sans censure : Le Forum du Junk-Food.

Paradoxe 1: On y donne un poste de modo à AssietteDeFruits.  Son statut de végétalienne la pousse à démolir à loisir tous les membres sans retenue ni limite.  Et son poste de modo lui permet de commettre tous les autres abus possibles, et ce impunément.

Paradoxe 2 : Le Forum du Junk Food commet contre ses membres 100 fois plus d’excès et d’abus qu’il pouvait y avoir sur tous les autres forums réunis. Pourtant, non seulement est-ce celui qui comporte le plus grand nombre de membres actifs,  ce sera également le seul à survivre, après que tout le monde aura déserté Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert.

Et si ces trois premiers forums parallèles sont morts, c’est à cause que les membres en ont eu ras le bol du paradoxe 3 : Sur Le Forum du Déjeuners, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des modos qui privaient les membres de leur liberté d’expression.  Sur Le Forum du Dîner, Le Forum du Souper et Le Forum du Dessert, ils se faisaient chier par Al_Bran et LaitFrappé qui étaient des membres que les modos ne voulaient pas priver de leur liberté d’expression.

PÉRIODE 8 : La diminution de l’achalandage
La naissance et l’activité de quatre nouveaux forums, dont un qui existe encore, a fortement diminué le nombre d’interventions sur Le Forum du Déjeuner. Il faut dire que la frustration de ne pas être capable d’échanger en harmonie, ni sur ce forum ni sur les autres, a enlevé à plusieurs membres le goût de fréquenter un forum.  De toutes façons, les groupes sur Facebook fonctionnent sur principe semblable. Et là, au moins, les règlements anti-harcèlement et les plaintes sont prises au sérieux.

Et les tentatives de plus en plus rares de garder le forum vivant se heurtent au fauteurs de trouble qui continuent de lapider sans ménagement la majorité des nouvelles interventions.

Certains modérateurs sont partis, et leurs remplaçants soutiennent mordicus les fauteurs de trouble, parce qu’il n’y a plus que ceux là qui mettent de la vie dans le forum. Normal qu’il n’y a plus qu’eux, puisque leur comportement a chassé tous les autres. Si les modos avaient fait leur travail à temps en bannissant les fauteurs de troubles dès le début, ils n’en seraient pas là. Mais maintenant, ce serait en effet inutile.

PÉRIODE 9 : La mort du forum
Sans public à qui faire de troubles, les trolls perdent intérêt à l’endroit et s’en vont causer des problèmes ailleurs.  Une fois de temps en temps, une ou deux personnes viennent encore y jeter un œil et poster 2 ou 3 messages. Mais faute de réponses, ils ne restent jamais longtemps.

Vision pessimiste des choses?  Non, vision réaliste. En quinze ans de connexion à Internet, j’ai fréquenté un grand nombre de forums.  Ça m’a permis de constater que les choses se passent généralement ainsi. Et les seuls forums qui ont survécus sans avoir eu à passer à travers tous ces problèmes, ce sont ceux dont les administrateurs et les modérateurs considèrent que le droit à participer au forum dans une atmosphère harmonieuse, c’est plus important que de respecter la liberté d’expression de ceux qui ne veulent l’utiliser que pour y mettre une mauvaise ambiance.

Mais un forum administré de façon aussi intelligente dès le départ, je n’en ai pas vu souvent.

Ma plus étrange expérience de 2011

L’année qui se termine m’a apporté énormément de positif. Évidemment, j’ai aussi vécu quelques revers.  C’est la vie, et ce pour tout le monde. Cependant, j’ai aussi vécu une expérience pour le moins étrange.  Ça s’est passé comme suit:

Durant tout l’hiver de 2010-2011, je me suis entraîné quotidiennement à la course à pied. Loin d’être un obstacle, la neige qui m’arrivait souvent jusqu’aux genoux m’aidait brûler encore plus de calories. J’ai passé de 216 lbs à 196 lbs, où je me suis stabilisé durant deux mois.

Puis, parallèlement à mon exercice, je me suis décroché un travail physique fort exigeant. Mon poids a repris sa descente, me faisait atteindre 179, un chiffre que je n’avais pas vu sur ma balance depuis mon adolescence. Idem pour mes pantalons, qui ont passé de 38 à 36, 34 et enfin 32.

Tant qu’à retrouver mon physique de jeunesse, aussi bien ne pas faire les choses à moitié. Je me suis laissé repousser les cheveux.  En été, lors de mon 43e anniversaire, j’étais fier de ma réussite. Barbe en plus, j’étais redevenu le gars de mes 15-22 ans, en plus athlétique et pas mal plus en forme. J’étais fier de ma réussite.

Puis, les choses devinrent étranges. un soir où je marche sur le trottoir, une auto passe en trombe près de moi. Le passager arrière baisse sa fenêtre et me crie : HEILLE, T’ES LETTE EN TABARNAK!, et ils poursuivent leur chemin à toute vitesse.

J’ai été surpris, mais sincèrement je ne peux pas dire que je me suis senti insulté. D’abord parce que je savais que c’était faux (vive l’orgueil et la vanité), mais aussi parce que, puisque je ne les connaissais pas, il ne pouvait s’agir que d’un incident isolé qui n’impliquait qu’une coupl’ de caves qui n’ont trouvé que ce moyen pour s’amuser ce soir-là. Bref, je n’étais pas visé personnellement. Pas de quoi s’en faire un drame.

Deux semaines plus tard, alors que je sors du métro, je passe devant une maison. Un enfant d’environs huit ans attend que la femme adulte qui l’accompagne débarre la porte pour entrer.  L’enfant me regarde, et me crie : HEILLE, TOÉ, LE LOSER!  Je m’arrête et le regarde. Il n’y a aucun autre piéton, il ne pouvait donc s’adresser à personne d’autre que moi. La femme débarre promptement la porte, pousse l’enfant dans la maison et referme derrière elle. Je reprend mon chemin en me disant que je n’aimerais pas être l’un de ses parents. Qu’est-ce qu’il doit leur causer comme ennuis de toutes sortes.

Le lendemain, je suis encore victime, dans la rue, d’une agression de passager d’automobile, alors qu’une bouteille de Gatorade lancée du côté du passager avant me manque de peu.

La semaine suivante, une auto passe à toute vitesse près de moi et me fait sursauter lorsque le passager souffle vigoureusement dans un vuvuzela dans ma direction. Je constate que la couleur et le modèle de l’auto est différente de mes deux précédentes agressions qui impliquaient des véhicules.

Enfin, deux ou trois semaines plus tard, alors que je marche sur le trottoir en direction de chez moi, j’ai la surprise de voir quelques épingles à linge pincées ensemble en un bloc me couper le chemin en diagonale, aller frapper la fenêtre d’une porte d’auto stationnée, et tomber à mes pieds. Je lève les yeux juste à temps pour voir la porte du balcon du 2e se fermer en vitesse. Je comprends immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un accident.  Ce projectile m’était destiné.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu à l’évidence : Un incident, passe toujours. Mais après cinq, en un mois et demi, on ne peut plus parler d’un incident isolé.

Je suis rentré chez moi, perplexe, en essayant de comprendre cette montée soudaine d’hostilité totalement gratuite envers moi. Et c’était d’autant plus inexplicable, du fait qu’à première vue rien ne semblait relier ensemble les auteurs de ces cinq agressions. La seule chose qu’ils avaient en commun, c’était moi.  Je me dis que c’est tout de même étrange, parce que de telles choses ne me sont pas arrivées depuis ma jeunesse.  En fait, pas depuis mes 22 ans.

… Soit l’âge que j’avais la dernière fois où j’ai eu les cheveux longs et le corps maigre.

Et en effet, je me souviens trop bien de telles expériences datant de cette époque, en particulier celles de style hit-and-run de passagers d’automobiles lorsque j’étais ado et jeune homme. Ceux qui me lançaient des cris ou des insultes, celui qui m’a lancé le Coke de son verre de McDo en tournant le coin de rue où j’attendais ma lumière verte, celui dont le passager m’a lancé un ballon gonflé d’eau alors que j’étais à bicyclette… Et le seul point commun entre cette époque et maintenant, c’est que dans les deux cas, j’étais un maigre aux cheveux longs.

Ça semblait trop anodin, trop insignifiant, trop simplet pour être la raison. Et pourtant, je ne peux pas nier les faits : Dans les deux cas, j’avais ce physique, et dans les deux cas, j’étais victime de ce genre d’agressions. Même si je suis incapable de comprendre la logique derrière la cause à effet, je n’ai pas le choix de voir les choses en face : Avoir ce physique fait que je suis automatiquement vu comme étant une cible aux yeux de ceux qui ont une personnalité d’abuseurs et d’agresseurs.

Photobucket

Maintenant, j’avais le choix. Deux options s’offraient à moi.

OPTION 1 :  M’obstiner à mort comme quoi être maigre et avoir les cheveux longs ne constituent pas une provocation. Que c’est une raison absurde.  Qu’elle est illogique.  Qu’elle est incompréhensible. Qu’elle n’a aucune raison d’être.  Que les choses ne devraient pas se passer ainsi. Que je n’ai pas à changer parce que ce n’est pas moi le fautif ici mais bien eux.

OPTION 2 :  Se foutre du fait que la raison soit logique ou non, et apprécier le fait qu’au moins, je l’ai trouvé, la raison.  Donc, si c’est mon allure qui attire les ennuis, alors changer d’allure.

J’ai choisi la seconde option. Je me suis fait couper les cheveux. J’ai diminué les activités physique. J’ai ajusté ma diète. Je me suis laissé remonter à 196 lbs.  Et, tout comme lors de mes 26 à 42 ans, j’ai cessé d’attirer les agressions. Je n’en ai plus jamais subi une seule.

J’aurais pu prendre la première option. Légalement, moralement et socialement, j’aurais eu raison de le faire. Malheureusement, ça ne changerait rien au fait que mon allure continuerait de m’attirer telles agressions. Parce que même si les choses ne devraient pas se passer ainsi, ça ne change rien au fait que oui, c’est comme ça que les choses se passent.

Je perdais du poids afin de me sentir bien et en harmonie avec moi même.  Or, qu’on le veuille ou non, ce but ne peut être atteint que si ça nous amène également à vivre bien et en harmonie avec les gens qui nous entourent. Je peux aisément m’isoler des gens que je fréquente s’ils n’acceptent pas mon évolution physique. Sauf que je ne peux pas m’isoler en plus du reste de l’humanité, ne plus jamais sortir de chez moi, et surtout ne plus jamais marcher sur un trottoir .

Sans compter que, vous vous imaginez, devoir répondre à quelqu’un qui vous demande pourquoi vous attirez ces gestes, que « C’est juste parce que je suis un maigre aux cheveux longs »?  De quoi perdre aisément toute crédibilité. Je veux dire, même moi qui l’a vécu, je trouve ça farfelu comme explication.  Et pourtant, c’était le cas. Mais voilà, tu peux te battre et militer contre la discrimination sexuelle. Tu peux te battre et militer contre la discrimination raciale. Tu peux te battre et militer contre la discrimination homosexuelle. Tu peux même te battre et militer contre la discrimination envers les gros. Ce sont toutes des causes reconnues. Mais se battre et militer contre la discrimination de ton droit d’être maigre et d’avoir les cheveux longs? C’est un combat éternellement perdu d’avance, parce que jamais personne ne va croire sérieusement que c’est quelque chose qui attire la discrimination.

Cette expérience m’a fait arriver à cette conclusion:  Lorsqu’une amélioration ne nous apporte que du négatif de partout, il faut savoir mettre ses caprices de côté et faire le bon choix.  Parce que quand ça rapporte plus de négatif que de positif, alors ce n’est vraiment pas une amélioration.

Les Raisons de la Colère

J’ai eu ma période zen dans laquelle rien ne pouvait me fâcher. Les conséquences: Les gens pensaient que je me foutais de tout et que j’avais zéro ambition. Ou bien ils voyaient ça comme un genre de défi, pour voir jusque où ils pouvaient m’agresser avant que je me fâche. Ne me fâchant pas, j’étais donc perçu comme un lâche, un mou pas d’colonne.

Puis, j’ai eu ma période non-zen, résultant d’un méga ras-le-bol né du mépris que m’avait récolté de ma période zen. À ce moment-là, la moindre petite affaire me faisait exploser: Un geste inacceptable, une parole de travers, un accident, un mauvais hasard. Je me disais qu’en me montrant sans cesse comme un enragé, les gens allaient cesser de me provoquer. Ce fut le cas. Dificile d’avoir des gens pour m’agresser quand mon comportement les fait tous fuir.

Aujourd’hui, je crois avoir trouvé le bon équilibre: Je suis zen pour les faits du hasard, les accidents, bref les choses pour lesquelles on ne peut rien. Et je continue de me montrer intolérent pour toute forme d’abus. On ne peut pas être à 100% zen ou à 100% intolérant puisque la vie n’est pas elle-même à 100% positive ou à 100% négative. Il s’agit de s’adapter aux circonstances.

De nos jours, la colère est une réaction taboue, trop souvent associée à l’impatience et au manque d’intelligence. Les gens ont tendance à oublier que nos réactions naturelles sont d’abord des instincts de survie à qui on doit justement la survie de la race humaine.

Par exemple, avant même d’avoir développé l’intelligence et la logique, le cerveau des premiers hommes savait reconnaître une situation de danger. Pour permettre à l’homme de survivre, le cerveau a donc développé l’instinct de peur. Ça le forçait à s’éloigner du danger, lui permettant de vivre un autre jour.

Le cerveau savait également reconnaitre une situation dans laquelle un congénère cherchait nuire à l’individu. À l’époque, les nuisance ne pouvaient affecter que deux niveaux de la vie: Le droit de se nourrir et celui de se reproduire. Deux choses étroitement reliées la survie individuelle, donc à la survie de l’espèce.  Face à une telle situation, le cerveau a créé la colère, qui bloque le raisonnement et donne du courage, transformant un être normalement paisible en machine à tuer. La nuisance compromettait la survie de la race, il fallait donc éliminer la nuisance. C’est la loi de la nature.

Et c’est hélas la raison pour laquelle encore trop d’hommes aujourd’hui frustrent lorsqu’ils n’ont pas le sexe qu’ils espéraient, ou pourquoi ils tiennent mordicus à baiser sans condoms malgré les risques de paternité et d’ITS.  C’est parce qu’à ce moment-là, ce n’est pas la logique qui dirige.  C’est l’instinct animal de la survie de l’espèce.

Voilà pourquoi, dans beaucoup de situations, même à notre époque moderne, fuir n’est pas toujours un signe de lâcheté, et se fâcher n’est pas toujours un signe de stupidité. Même que dans certains cas, c’est une preuve comme quoi notre instinct est plus sage que notre raisonnement. Parce que trop souvent, se contrôler et rester calme, ça ne fait rien de plus que prolonger les dangers et les abus auquel on nous expose.

Évidemment, puisque nous ne sommes plus à l’âge des cavernes, tuer est un extrême à ne plus atteindre. Mais vous comprenez le principe. Il n’y a pas de honte à encore ressentir les instincts qui ont guidé l’humanité à sa survie.

Milieu scolaire: Pas de pitié pour les faibles!

On parle beaucoup d’intimidation en niveau scolaire ces temps-ci, surtout depuis le suicide de Marjorie Raymond.  Il y a quelques temps, j’ai écrit un billet dans lequel j’explique comment le manque de cohérence chez les adultes en matière de dénonciation est la raison première de pourquoi l’intimidation en milieu scolaire persiste.  (Voir Cette contradiction qui cause tant d’abus) Et ça ne date pas d’hier.

Ce qui suit est un texte que j’ai écrit en 2003. Je suis peiné de constater qu’en huit ans, les choses n’ont vraiment pas changé:

Au début de l’an 2001, j’ai entendu parler d’un jeune homme que nous nommerons Jason pour les besoin de la cause car étant mineur, son nom était censuré des journaux.  Toute sa vie, Jason a été un jeune homme maigre, timide, renfermé et souvent victime d’intimidation de la part des autres plus grands et plus gros que lui.  Cette violence qu’il a subi de façon quotidienne aussi bien au niveau physique que psychologique, il a eu un jour l’idée de l’exorciser en écrivant un texte.  Cette histoire fictive dans lequel il décrivait en détail la façon dont un personnage le représentant prenait sa revanche de façon violente contre ceux qui l’ont toujours écoeuré a été remis en classe dans le cadre d’un devoir.

Quelle note Jason as t’il obtenu pour ce texte ?  Environs deux mois de prison.  Il n’a pu passer ni Noël ni le jour le l’an avec sa famille, il était derrière les barreaux en détention préventive.  La raison? La violence contenue dans le texte de Jason démontrait qu’il n’était qu’un dangereux psychopathe qu’il ne fallait surtout pas laisser en liberté si on voulait adéquatement protéger la population.

Jason, celui qui a toujours été victime de harcèlement, d’intimidation morale et physique, celui qui n’a jamais fait subir la moindre violence aux autres autrement que sous la forme d’un seul texte, s’est retrouvé en prison.  Les autres, les petites terreurs, ceux qui l’ont toujours harcelé, insulté, bafoué, volé, battu, qu’est-ce qui s’est passé avec eux?  Ils ont gardé leur liberté et n’ont jamais eu de problèmes avec la loi.

Trouvez l’erreur !

Cette histoire ne s’est pas passée en Iran, en Afghanistan, en Chine ou aux États-Unis mais bien ici, au Canada.  Cette terre de liberté, ce territoire que notre Elvis Gratton national appelle fièrement le plus beau pays du monde.  Hélas, cela ne fait que renforcer une vérité universelle que peu de gens ont le courage de regarder en face tellement elle est honteuse :  L’être humain admire et respecte les forts tout en n’éprouvant que du mépris pour les faibles.

Dans un monde idéal, les autorités se seraient penchées sur le cas de Jason et l’auraient interrogé sur les raisons qui l’ont poussées à écrire ce texte.  Comme tout le monde, ils en seraient arrivés à la conclusion que le plus grand danger pour la société n’est pas celui qui écrit un simple texte violent, surtout si c’est en réaction à tout ce qu’il a subi, mais plutôt ceux qui lui en ont fait subir.  Ceux-là qui écrasent sans cesse les autres, qui les battent, qui les bafouent sans autres raisons que pour leur plaisir personnel.

S’il est vrai qu’un texte violent ne peut être écrit que par un homme potentiellement violent, alors William Shakespeare était l’homme le plus sanguinaire de son époque.  Vous avez lu le genre de romans qu’écrit Stephen King?  Qu’est-ce qu’on attend pour mettre ce fou furieux en prison? Vous voyez bien que ce raisonnement ne tient pas.

C’est que, voyez vous, pour les autorités, c’est à dire la police, les professeurs ou les patrons, il y a trois façons de régler un problème lorsque quelqu’un est victime des agissements immoraux ou illégaux d’un autre :

1- Faire leur travail correctement.  C’est à dire prendre la plainte de la victime, faire les démarches pour contacter l’agresseur, organiser des rencontres avec un travailleur social, au besoin l’arrêter, le mettre à l’amende, lui faire subir un procès.  Enfin, c’est selon le cas et sa gravité.

2- Dire à la victime de se la fermer.  Parce que s’il n’y a pas de plainte, il n’y a pas de problème, n’est-ce pas ?

3- Si la victime fait du bruit (comme Jason avec son texte), faire subir à la victime le sort qui devrait normalement être réservé à ses agresseurs. Parce qu’en faisant du bruit, on trouble la paix. Et ça, c’est mal vu.

Malheureusement, ceux qui sont supposément là pour faire régner l’ordre, la justice et nous protéger optent trop souvent pour les deux dernières solutions.  Elles ont le mérite d’être plus simples, plus rapide et elles ne dérangent pas l’ordre des choses : Les winners restent des winners et les losers restent des losers.

Vous voulez une autre preuve démontrant que le respect va toujours au plus fort? Alors prenons un cas un peu plus médiatisé comme l’affaire Hilton qui a défrayé les manchettes en 2001.  Tout le long de son procès pour avoir agressé sexuellement deux fillettes, (au moment où j’ai écrit ce texte, le fait qu’il s’agissait de ses propres filles n’était pas encore rendu public) procès où il a d’ailleurs été reconnu coupable, le public se bousculait au palais de justice pour venir voir le champion boxeur, le rencontrer, lui serrer la main et lui demander des autographes.  Même certains policiers en poste pour assurer la sécurité se comportaient en fans avec lui.  Par contre, hormis la famille et amis des victimes, aucun public n’est venu supporter et encourager les jeunes filles dans cette terrible épreuve.  Pire, certains journalistes qui rapportaient les commentaires du public démontraient qu’il y en avait quelques uns parmi eux qui trouvaient que c’était écoeurant (de la part des victimes) de détruire ainsi la carrière d’un grand champion.

Cette histoire est-elle aberrante ?  Oui!  Est-elle immorale?  Oui!  Est-elle un reflet de la réalité, celle qui démontre que les forts ont droit à tout le respect du monde juste parce qu’ils sont forts alors que les faibles n’y ont pas droit?  OUI !  C’est triste mais c’est comme ça.

Revenons au cas de Jason :  Pourquoi subissait-il cette violence?  Pour la meilleure et la pire raison au monde : parce que plus petit, il ne peut se défendre.  Parce que tranquille, il ne se plaindra pas.  Ça en faisait une victime parfaite.

Il n’est pas facile de briser l’habitude de la violence pour une victime.  Êtes-vous déjà aller vous plaindre à l’école d’être constamment la victime du harcèlement d’une petite terreur ?  Si oui, vous savez alors que la réponse que nous donnent les éducateurs au sujet de la violence est souvent celle-ci : Lorsqu’un plus grand et plus gros que toi te harcèle, parle avec lui.  Demande-lui pourquoi il fait ça.  Discutes-en avec lui.

À ça, je répond : Bullshit !

Tout éducateurs qu’ils sont, ils sont incapable de comprendre avec leurs beaux diplômes et bien assis à l’abri dans leurs bureaux que la vie des jeunes telle qu’ils se l’imaginent n’a pas du tout rapport avec la réalité.  Soyons sérieux : Lorsqu’on parle d’un agresseur, on ne parle pas de quelqu’un qui agresse un autre parce qu’il croit avoir une raison de le faire.  Il ne le fait pas non plus parce que l’autre l’a provoqué.  Il le fait parce qu’il en a envie, c’est tout!  Dans de telles conditions, à quoi ça sert de dire à la victime d’essayer de raisonner avec son agresseur ?  On peut seulement raisonner avec quelqu’un de raisonnable.  Harceler et agresser bêtement quelqu’un pour le plaisir de la chose n’est certainement pas le comportement de quelqu’un de raisonnable.

À l’école, les éducateurs cherchent à savoir le comment et le pourquoi des agissements des élèves démontrant un comportement agressif.  Ainsi, ils portent leur attention et leur compréhension beaucoup plus vers l’agresseur que vers celui qui en aurait vraiment besoin, c’est à dire la victime.  J’ai été personnellement témoin de ce genre de chose à deux reprises.  La première fois à l’age de 10 ans en 4e année au primaire.  Un de ces jeunes agressifs, un camarade de classe nommé Jean-Marc, recevait un dollar par semaine de la direction de l’école s’il arrivait à se comporter correctement au moins quatre des cinq jours de classe.  Pendant ce temps là, les autres élèves au comportement irréprochable, eux,  n’avaient pas un sou.  Alors que les autres étaient punis pour le moindre écart de conduite, lui était payé pour ne pas en faire.  Je ne sais pas ce qu’est devenu Jean-Marc mais je trouve que le système éducatif lui a appris assez jeune comment prendre la société en otage.

La seconde fois, c’est avec mon propre fils ainé.  Celui-ci souffre d’une forme d’hyperactivité que même le Ritalin ne peut calmer.  Bien qu’il reconnaît ses parents comme figure autoritaire à qui il obéit pour peu que nous soyons présent, personne d’autre ne peut le contrôler.  Il frappe, crie, insulte d’un langage grossier et désobéit à tout adulte qu’il devrait normalement respecter : grands parents, babysitters, profs d’école…  Voyant que la maternelle ne pouvait en venir à bout, ils l’ont transféré dans une école spéciale où, en plus d’être suivis par des psys, ils n’ont droit qu’à une heure de cours par jour, le reste du temps étant consacré à des jeux.  Ils ont une piscine, plusieurs cours de récréations, des parcs tout équipés et un petit zoo.

Le résultat :  Le côté académique de mon fils s’est amélioré.  Difficile de faire autrement avec une seule heure d’études par jours dans une classe où une enseignante et un surveillant ne s’occupent que de six élèves.  Son comportement, par contre, n’a pas changé le moins du monde.  Pire encore :  En se vantant à son petit frère de tout ce que son école comporte, ce dernier est très malheureux de ne pas pouvoir aller à une école aussi cool que celle-là.  Il a même commencé à faire preuve d’indiscipline  à l’école dans l’espoir d’être transféré lui aussi à l’école de son grand frère.

Voilà la société d’aujourd’hui, celle qui encourage les jeunes sans problèmes à devenir délinquants et qui encourage les délinquants à persister dans cette voie.

Si en tant qu’enfants Jean-Marc et mon fils n’avaient pas la force physique pour s’imposer, ils avaient tout de même une forte personnalité.  Ce qui en revient à ce que je disais :  Au plus fort vont les avantages et le respect.  Les autres n’obtiennent rien !

Toutes ces recherches vaines pour trouver le comment et le pourquoi du comportement des agressifs ne font qu’encourager ces agressifs à continuer dans cette voie car ils se rendent bien compte de toutes les attentions et les avantages que cela leur rapporte.  On dit que les gens agressifs sont des gens qui souffrent beaucoup, que ce sont des gens qui ne savent pas exprimer leurs sentiments et qui sont incapable de vivre avec leur insécurité.  Bref, on fait beaucoup d’efforts pour leur trouver des excuses pour un comportement pourtant inexcusable.  Pendant ce temps là, ils laissent des séquelles permanentes sur leurs camarades de classes, séquelles qui brisent bien des vies : Dépression, suicide, divorce. Peu importe comment on regarde la chose, peu importe les raisons cachées du comportement qu’adopte un agresseur envers une victime, le fait reste toujours le même :  Il s’agit d’un plus fort qui en fait subir à un plus faible.

Mais attention: Je ne dis pas qu’il faut adopter un comportement violent et agressif si on veut avoir du respect.  Je dis juste que les gens en général respectent ceux sur qui ils savent qu’ils sont incapables d’avoir le dessus.  Dans certains cas, comme celui de Hilton, il s’agit d’une domination physique.  Son corps d’athlète, son titre de champion, tout cela fait qu’il est respecté malgré ses écarts de conduite.  Dans l’autre cas, celui d’enfants turbulents de sept et dix ans, il s’agit d’une domination psychologique puisque rien, ni les menaces ni les promesses ni les coups ni les punitions ne peuvent en venir à bout.  Le simple fait qu’ils se trouvent récompensés en obtenant plus que les autres pour leur conduite plutôt que d’être punis et disciplinés comme il se doit est d’abord et avant tout un signe de respect, sinon de soumission, de la part de la société envers eux !

Maintenant, revenons encore à Jason et imaginez ce qui se serait passé s’il avait eu le physique de Hilton.  Vous pensez peut-être qu’il aurait pu casser la gueule à ceux qui l’agressaient?  Eh bien non, il n’aurait pas pu.  Vous savez pourquoi?  Parce qu’avec un tel physique, jamais ses agresseurs ne l’auraient vu comme étant une victime potentielle.  Ils l’auraient donc laissé en paix.  Ainsi, Jason n’aurait jamais été agressé, il n’aurait pas nourri de telles rancoeurs en lui, il n’aurait pas écrit ce texte et n’aurait pas eu à subir cette double humiliation.  Double car non seulement il a été victime d’agressions, on l’a mis en prison parce qu’il a osé imaginer prendre sa revanche.

S’il avait été respecté, s’il n’avait pas été sans cesse rabaissé, il aurait eu une plus grande confiance en lui, il aurait été moins timide et nul doute que la vie aurait été beaucoup plus belle pour lui.

Je le répète :  L’être humain admire et respecte les forts et n’éprouve que du mépris pour les faibles.  Regardez autour de vous et voyez vous-mêmes : Les forts ont droit à tout !  Meilleur boulot, meilleur salaire, meilleures amours, bref meilleures conditions de vie.

Cependant, je crains que la raison pour laquelle Jason a été victime à la fois des petites terreurs de l’école ainsi que des autorités prend racine dans quelque chose de beaucoup plus profond. 

Observez bien ceux qui nous dirigent, ceux qui ont le pouvoir sur nous :  Professeurs, patrons, chefs d’entreprise, policiers, politiciens… S’ils sont là où ils sont, c’est parce qu’ils ont une forte personnalité, un caractère dominant, ce sont des gens qui sont habitués à avoir le pouvoir et le contrôle sur les autres… Exactement comme les petites terreurs des cours d’école.  Or, à moins d’être adversaires, et encore, les dominants partagent le même sentiment de mépris pour les faibles.  De ce fait, jamais un dominant ne va prendre le parti d’un faible contre un autre dominant.

En quelque part, en s’attaquant sous forme de texte au dominants de son école, c’est aux dirigeants de la société que Jason s’attaquait. Pas étonnant, dans de telles conditions, que le premier réflexe de la société face à une victime, c’est de le pénaliser pour son statut de victime. Surtout lorsqu’il cherche à ne plus en être une.

TARD ne vaut pas toujours mieux que JAMAIS

Par le passé, j’ai raté bien des chances de me retrouver avec des filles qui voulaient de moi. Par exemple, à chaque fois que j’ai eu un boulot dans la restauration, j’étais presque toujours le seul gars aux cuisines avec plein de collègues féminines.  Lors des pauses ou du break de dîner, il arrivait souvent que l’une d’elle vienne me rejoindre à table. La fille est toujours bien souriante, amicale, elle a pas mal de conversation intéressante.  Bref, elle est de bonne compagnie.

Et puis, à un moment donné, genre de deux à trois semaines plus tard, comme ça, sans raison apparente, au lieu de venir me rejoindre, elle va s’asseoir ailleurs et elle ne m’adresse plus autant la parole qu’avant. Oh, elle n’est pas frustrée contre moi. Elle me parle sans problème. Mais le petit côté joyeux, espiègle et ravi que je pouvais voir dans son regard, son sourire et ses gestes ne sont plus là. C’est comme si notre relation venait de passer de bons amis à tout simplement collègue de travail sans importance.  Et c’est généralement à ce moment-là que je me rends compte que cette fille n’était pas que simplement amicale avec moi. Elle me trouvait intéressant. Mais voilà, mon manque de réponse en ce sens a fait qu’elle a perdu son l’intérêt pour moi.

C’est là également que l’on commence à comprendre certaines choses dont le sens nous avait échappé. Comme, par exemple, la collègue de travail qui passe à côté de nous deux en disant « Alors, ça va, les amoureux? » avec un petit sourire complice, et autres petits détails qui nous semblaient pourtant si anodins jusque là. On se sent très bête de réaliser qu’on était quasiment le seul dans notre entourage à ne pas avoir compris ce qui se passait dans la tête et/ou dans le cœur de l’autre.

Le gros problème, c’est que chaque fille étant différente, elles vont avoir un comportement différent avec toi. Pour l’une, le simple fait d’aller s’asseoir à ta table est un signe d’intérêt amoureux, tandis pour l’autre te serrer contre elle lorsque vous vous saluez / quittez est un simple signe d’amitié. Et comme j’ai horreur de me faire dire que j’ai mal saisi le message que l’autre essayait de me passer, je la joue safe en restant amical.

… Sauf qu’il n’y a jamais moyen de la jouer safe parce que, quoi que tu fasses, sans pouvoir comprendre clairement ce que veut l’autre, il y a toujours possibilité de faire erreur.   Et quand on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard pour rattraper le coup.  Chaque fille a beau être différente, il y a au moins une chose dans laquelle elles sont presque toutes pareilles : Quand elle perd son intérêt pour toi avant même qu’il y ait eu une relation au-delà de la simple amitié, penses-z-y pu, c’est fini.

La raison pour laquelle les filles utilisent des moyens détournés et subtils pour essayer de nous faire comprendre leur intérêt, c’est une bête question d’orgueil.  Il est beaucoup plus difficile pour l’orgueil d’une fille que pour celui d’un gars de se faire repousser.  C’est la raison de l’existence du dicton L’homme propose, la femme dispose. Aussi, plutôt que de prendre le risque de se lancer directement, elle va user de mille ruses et de stratagèmes qui auront pour but à la fois de sonder le terrain et essayer d’éveiller l’intérêt chez le gars de façon à ce que ce soit lui qui fasse les premiers pas.  Si tu ne réagis pas positivement à ces manœuvres, alors c’est de deux choses l’une dans sa tête : Ou bien tu ne la trouves pas à ton goût, ou bien tu es trop cave pour saisir ses messages.  Or, s’il y a deux genres d’hommes que les filles ont en horreur, ce sont ceux qui ne les trouvent pas assez bien pour lui, et les caves.

Pourtant, pour nous autres les gars, y’a pas de problème quand la fille saisit notre message sur le tard.  Ça ne nous empêche pas d’être toujours prêt à faire de quoi avec.  Pourquoi ne peuvent-elles pas en faire autant?   Là encore, c’est une question d’orgueil : Elles nous en veulent car on les a fait se sentir idiotes d’avoir perdu leur temps à nous avoir désiré inutilement.  La femme ne pardonne pas à l’homme qui l’a bafoué et humilié, même si le gars est complètement ignorant de l’avoir fait. Voilà pourquoi il est impossible de rattraper le coup quand on a manqué sa shot. Parce que dans cette situation-ci, la règle Mieux vaut tard que jamais ne s’applique pas.

Comment ne pas faire cette erreur?  Je dois vous avouer que c’est assez difficile de  savoir reconnaître à temps les signes qu’elles peuvent envoyer.  La seule chose que je peux dire, c’est que des fois on peut voir un changement positif dans son comportement à ton égard.  Pour le reste, c’est là un des mystères de la femme que nous ne pouvons pas comprendre.  On peut juste constater et essayer de faire avec.

Eh oui! Un billet sur un sujet auquel la seule réponse que je peux donner est JE N’EN SAIS FICHTRE RIEN!  Avouez qu’avec mes prétentions à avoir réponse à tout, vous ne vous y attendiez pas.

Sexisme? Oui, mais contre qui?

S’il y a un truc sur lequel la femme se plaint d’être victime d’un préjugé qui la met en désavantage sur l’homme, c’est au sujet de son nombre de partenaires sexuels.  Je ne saurais compter le nombre de fois où j’en ai entendu dire: « Quand un homme a plusieurs partenaires sexuelles, on l’admire.  Quand une femme a plusieurs partenaires sexuels, on la traite de salope. »  Et c’est vrai.  Je l’ai moi-même assez vu pour le savoir.

J’ai cependant constaté que la promiscuité sexuelle féminine est beaucoup plus acceptée que celle des hommes, particulièrement lorsqu’il s’agit de gens mariés.  Je vous donne un exemple classique:  

Alex et Dominique sont mariés, ou du moins forment un couple officiel.  Après quelques années, Alex est de moins en moins satisfait de la relation.  Dominique n’a plus son charme d’antan, néglige le ménage, ne respecte pas les besoins d’Alex, n’aime ni les amis ni les passe-temps d’Alex, et essaye souvent de se mettre entre eux afin d’avoir le monopole sur le temps libre d’Alex.  Puis, Alex rencontre Chris.  Chris est tout ce qu’Alex voudrait pouvoir trouver en Dominique.  Bientôt, Alex commence à tromper Dominique avec Chris.

Questions: Êtes-vous en accord avec Alex qui fait ce qu’il faut pour obtenir la vie de couple qui lui convient le mieux? Ou bien êtes-vous en désaccord avec Alex qui trompe et abandonne Dominique?
Réponse: Ça dépend du sexe des gens impliqués:

  •  Si c’est un homme nommé Alexandre qui trompe son épouse Dominique avec une femme nommée Christine, alors Alex est un salaud qui mériterait de se faire couper les couilles pour avoir abandonné celle qui a sacrifié sa vie pour lui.
  • S’il s’agit d’une femme nommée Alexandra qui trompe son mari Dominique avec un homme nommé Christian, alors Alex ne fait qu’échapper à un environnement étouffant afin de pouvoir vivre l’amour et la passion qui lui font si cruellement défaut parce que son salaud de mari ne l’apprécie pas à sa juste valeur.

Je n’exagère pas. On voit ça partout:

Dans les films:
Dans Titanic: Cal est dans l’ignorance au sujet de combien Rose se sent emprisonnée dans leur relation.  Au lieu d’en discuter avec Cal pour essayer d’arranger les choses, Rose le trompe avec Jack.  Cent millions de cinéphiles trouvent ça normal et romantique.

Dans Menteur Menteur:  L’avocat joué par Jim Carrey convainc la Cour que sa cliente mariée et mère de famille a été poussée à l’adultère à cause de la négligence de son mari.  Et à la fin du film, lorsque l’avocat a des remords de priver le mari, visiblement un bon père, de la garde de ses enfants, il renverse le jugement.  Mais attention: Il ne le fait pas exposant la femme pour ses mœurs légères, ni en prouvant qu’elle est une manipulatrice profiteuse.  Non, il le fait en se basant sur une technicalité juridique en rapport à son âge.

Dans les sitcoms:
Dans Friends: Quand Ross couche avec une autre femme parce qu’il croit que sa relation avec Rachel est terminée, c’est lui qui est un salaud.  Plus tard, Rachel fait tout pour reconquérir Ross alors qu’il est heureux en couple avec une autre.  Est-ce qu’on trouve que Rachel est une salope?  Non, on trouve juste ça drôle.

Dans les dessins animés:
Dans Family Guy: (Les Griffin en Europe) Loretta est mariée avec Cleveland et est mère de leur enfant.  Loretta fait des avances sexuelles à Quagmire.  Loretta couche avec Quagmire.  Tout le monde condamne Quagmire dont le seul crime fut de ne pas avoir refusé le sexe que lui offrait Loretta.  Quant à Loretta, elle se trouve justifiée d’avoir provoqué l’adultère par le fait que son mari l’ennuie.

Dans Henri pis sa Gang : (Les Rois du Texas en Europe) Nancy a trompé son mari Dan (Dale) pendant une dizaine d’années avec son massothérapeute, John l’amérindien.  Nancy a eu un fils, Joseph, qui est très visiblement de descendance amérindienne. L’humour de la situation vient du fait que Dan ne se rend jamais compte que Nancy le trompe, même lorsqu’il la surprend avec John dans des situations évidentes d’adultère.  Dan croit qu’il est le père biologique de Joseph, et il demeure un mari attentionné, fidèle, et un bon père.

A t-on déjà vu une comédie dans laquelle l’humour venait du fait que la femme fidèle, attentionnée et bonne mère ne se rend pas compte que son mari la cocufie?  Jamais!  Ce serait inacceptable.  Pourtant, les tromperies de Nancy sont acceptées aussi bien par les personnages de la série que par les téléspectateurs.

Dans la vraie vie:
Ce n’est un secret pour personne que le Prince Charles et Lady Di furent tous les deux infidèles.  Diana a eu de multiples amants.  Charles, lui, n’a eu qu’une seule amante, Camillia, son seul amour véritable, qu’il finit même par épouser.  Pourtant, dans l’opinion publique, Charles a toujours eu le mauvais rôle là-dedans, tandis que Diana reste pure et sans tache au point que c’est pratiquement une sainte.

Dans les talk shows:
Un psychiatre invité à l’émission de Oprah Winfrey s’est fait huer par les gens en salle lorsqu’il a déclaré que le nombre de femmes infidèles est à peu près similaire à celui des hommes infidèles.  Oui, huer, par le public de Oprah, pourtant reconnu pour être calme et civilisé. Lors de cette émission, Oprah a d’ailleurs parfaitement décrit la mentalité de la société en général au sujet de l’adultère: «Quand l’homme trompe sa femme, c’est de sa faute a lui.  Quand la femme trompe l’homme, c’est de sa faute à lui.»  Deux sexes, deux jugements.

Et la salope, là-dedans?
En conclusion, je dirais que d’après ce que j’ai pu constater autant par observation que par expérience personnelle, il n’y a que deux genres de personnes qui vont qualifier de salope une femme ayant de nombreux partenaires sexuels:

1) Les gens ennuyants et/ou abusifs qui sont incapable de garder un(e) conjoint(e).
2) Les gens qui n’ont pas ce qu’il faut pour quitter un(e) conjoint(e) ennuyant(e) et/ou abusif(ve).

Lorsque l’on constate ces faits, on réalise que même si quelques rares frustré(e)s vont la qualifier de salope, c’est quand même la femme qui a le beau jeu dans cette situation.

La preuve: allez dans n’importe quel forum hétéro qui a une section sexe, et voyez vous-même : À chaque fois que l’on parle de la sexualité d’un gars, c’est toujours pour s’en plaindre. C’est ou bien un player ou bien un pédo ou bien un agresseur ou bien un tordu ou bien un pervers, ou bien un obsédé ou bien un violeur ou bien c’est un manipulateur ou bien un infidèle ou bien un distributeur de MTS parce que c’est bien connu que seuls les gars ne veulent pas le condom ou bien un gars qui pense avec sa queue ou bien un gars qui cherche juste à se vider les couilles ou bien un irresponsable qui met une femme enceinte pour l’abandonner ensuite.  Dans une société où la libido masculine est la source de tous les maux de l’humanité, impossible pour l’homme de trouver grâce dans de telles conditions, même s’il a les meilleures intentions au monde.

Et si un gars a le malheur d’y écrire publiquement qu’il se croit bon amant, tout de suite il se fait huer et rabaisser, se faisant traiter de macho, de vantard, de bite-de-3-cm, et plusieurs qualificatifs qui se résument à menteur. Par contre, qu’une fille se dise bonne amante, on sera intéressé et on lui demandera plus de détails.

Mieux encore :

Une femme bisexuelle, c’est une partenaire fort recherchée au lit, et on envie l’homme qui est en couple officiel avec elle.
Un homme bisexuel, c’est un cochon qui fourre tout c’qui bouge parce que pour lui un trou c’t’un trou, et qui, par conséquent, ne peut pas être fidèle. On plaint la femme qui est en couple avec lui.

Une femme homosexuelle, c’est une lesbienne.
Un homme homosexuel, c’est une moumoune. Une tapette! Un fif!

Une fille cochonne, c’est attirant.
Un gars cochon, c’est repoussant.

Une femme qui se masturbe, c’est une femme sensuelle qui connaît bien son corps et est à l’aise avec sa sexualité.
Un homme qui se masturbe, c’est un loser qui n’a rien pour séduire. Et s’il est déjà en couple, alors c’est ou bien un détraqué sexuel pour qui sa partenaire ne suffit pas, ou bien un crétin qui néglige sexuellement sa blonde parce qu’il préfère se branler.

Alors croyez-moi, mesdemoiselles et mesdames, se faire traiter de salope une fois de temps en temps par quelques rares personnes frustrées, ce n’est qu’un maigre mauvais côté contre tous les avantages que vos deux chromosomes X vous donnent sur la perception qu’à la société au sujet de la sexualité de la femme contre celle de l’homme.

Ce n’est pas une plainte. C’est une reconnaissance des faits.

L’analyse malvenue

C’est une situation classique : Tu rencontres une fille, tu l’écoutes parler, tu la vois agir, et tu comprends rapidement quel genre de personnalité elle a.  Histoire de l’épater avec tes capacités de déduction sherlockholmesesques, tu lui dis une phrase qui commence par : « Toi, t’es le genre de fille qui… »

Ces sept petits mots viennent de creuser ta tombe.

Mets-toi ça dans la tête une fois pour toute : Aucune fille n’a envie de se faire analyser,  surtout par un gars qu’elle ne connaît pas de façon intime.

Bien que l’on ne m’en a jamais glissé mot, il doit sûrement y avoir des lectrices qui se disent à mon sujet: « Je n’aimerais vraiment pas avoir un rendez-vous avec ce gars-là. Il doit passer la soirée au complet à t’observer, à t’analyser et à te dire qu’est-ce qui ne va pas chez toi. »

C’est vrai, jusqu’à il y a une dizaine d’années, il m’arrivait parfois de faire cette erreur.  Il a fallu qu’un ami fasse de moi à plusieurs reprises la cible de telles analyses malvenues pour que je réalise combien il est désagréable de le subir.  En voici l’anecdote la plus remarquable:

Nous sommes à un restaurant chinois, et je m’apprête à commander une assiette de poulet Général Tao.  Avant même que je passe ma commande, il me regarde avec un petit sourire et dit :

– Je parie que tu vas prendre le poulet Général Tao.
– Oui, pourquoi?
– Je l’savais.  Y’a beau avoir des centaines de plats au menu, c’est toujours ça que le White Trash commande.

Pour prouver son point, il s’adresse aux deux femmes blanches qui discutent à la table d’à côté.

– Excusez-moi…  Est-ce que vous avez pris le poulet Général Tao?
– Euh… Oui.

Il se retourne vers moi avec un sourire satisfait.

– Tu vois!?

Les deux femmes l’ont regardé avec méfiance et incompréhension, et le malaise était évident chez celle qu’il a questionné.  Je suppose qu’en plus de se demander quel était le but de sa question, elle ne savait pas si elle devait se sentir insultée ou ben quoi.  Quant à moi, bien que je n’aie pas porté attention à l’appellation White Trash (Après tout, c’est comme un noir qui appelle un autre noir niggah), le fait est que je n’aimais pas sa remarque au sujet de mon choix de repas.  J’avais la désagréable impression qu’il venait de me dire que mon choix de nourriture reflétait mon manque d’imagination, ma fermeture d’esprit aux choses nouvelles, voire ma stupidité.  J’ai répondu :

– Quand j’ai vraiment faim, je préfère m’en tenir à quelque chose que je sais que j’aime.  Au prix que coûte un repas au restaurant, j’ai pas envie de prendre le risque de rester sur ma faim.

Le sujet fut clos. N’empêche, je n’aimais vraiment pas devoir me justifier pour quelque chose d’aussi insignifiant que le choix d’un repas.  Je veux dire, c’est une chose de devoir justifier certains choix de vie, certains gestes graves que l’on pose. Mais quand c’est rendu que l’on te juge sur quelque chose d’aussi basique que ton choix de repas, ça devient à la limite du harcèlement moral. Ce sont plusieurs incidents comme celui-là qui firent que je n’osais plus rien dire ni rien faire face à lui sans d’abord me demander s’il trouvera à y redire.

Finalement, je suis allé pour la meilleurs solution: J’ai fini par cesser de le fréquenter.  Ne pas pouvoir me sentir bien d’être moi-même en sa présence, c’était trop désagréable.  Je peux tout de même le remercier, puisque c’est lui qui m’a fait prendre conscience que personne n’aime qu’on lui fasse son analyse non-sollicitée.

Oui, il y a des filles qui apprécient les analyses. Oui, il y a des filles qui vont voir des psys.  Oui, il y a des filles qui veulent en savoir plus long sur elles-mêmes.  Oui, les magazines féminins sont remplis de tests de personnalité du genre de Êtes-vous jalouse?  Êtes-vous dépensière?  Êtes-vous trop sensible?  Êtes-vous une etc?  Sauf que quand une fille rencontre un gars, elle n’est pas en mode auto-analyse, elle est en mode découvrir et bien paraître.  Elle veut se présenter sous son jour le plus admirable.  Tout comme elle choisit soigneusement dans quels vêtements et avec quelle coiffure elle voudra s’exposer, elle choisit avec le même soin les aspects de sa personnalité qu’elle va te laisser voir.  Il est important pour elle d’avoir le contrôle autant sur les aspects d’elle qu’elle te dévoile, que sur la quantité des informations qu’elle te donne.

La rencontre, c’est aussi stratégique qu’une partie d’échecs.  Elle observe son adversaire, analyse ses mouvements, replie certaines de ses positions, offre une ouverture, feinte, attaque, reste passive, ouvre un autre front, avant de choisir si elle préfère conquérir, se laisser conquérir, faire match nul ou abandonner la partie. Dans ce temps là, un gars qui se lance dans l’analyse de la fille avec un Toi t’es l’genre de fille qui, ça déstabilise complètement le jeu.  De la position d’égal qui jouait avec elle, tu t’accapares le rôle de juge.  Le rôle de son supérieur, celui qui a le pouvoir de la juger et de la soumettre à un verdict sans appel.    Finalement, c’est se foutre d’elle complètement puisque peu importe ce qu’elle fait ou dit, c’est toi qui décide de ce qu’elle est.

Toute fille a une petite maison en elle qui constitue son petit univers secret, et elle prend bien soin de choisir quelles portes elle t’ouvre.  Lui faire son analyse non-sollicité, c’est lui faire prendre conscience que tu n’as aucune hésitation à y entrer par effraction pour y défoncer les portes de ton choix et d’aller voir ce que tu veux bien y voir.   Et même si tu te trompes complètement à son sujet, ça ne change rien au fait que tu démontres que tu prends d’elle ce que tu veux bien, sans retenue ni respect.

Il ne suffit pas d’être assez brillant pour être capable d’analyser les gens. Il faut aussi ne pas être idiot au point de créer un malaise avec ça.

Socrate était déconnecté de la réalité

Dans la série Ces textes qui sont diffusés sur Facebook par ceux qui colportent la pensée des autres parce qu’ils ne sont pas capable de penser par eux-mêmes, je vous offre aujourd’hui un sermon mettant en vedette la plus populaire voix grecque après Nana Mouskouri et George Michael: Le grand philosophe Socrate.


Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
« Un instant », répondit Socrate. « Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires. »
« Les trois passoires? »
« Mais oui, » reprit Socrate. « Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.  C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai? »
 » Non!  J’en ai simplement entendu parler. »
« Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon? »
« Ah non! Au contraire. »
« Donc, » continua Socrate, « tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait? »
 » Non, pas vraiment. »
« Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »


L’histoire ne dit pas ce que l’homme a répliqué. Voilà pourquoi je me suis permis d’écrire ma propre conclusion à cette anecdote. Une conclusion qui me semble être la réponse la plus logique que l’on puisse donner à la dernière question de Socrate:

« Parce que, conclut l’homme, la meilleure façon de voir si quelque chose est vrai, c’est d’abord d’en prendre connaissance. Si tu deviens victime des agissements de ton ami parce que les rumeurs qui couraient à son sujet se seraient avérées vraies, alors tu n’aurais que toi-même à blâmer parce que tu as choisi de rester sourd et aveugle lorsque l’on t’a donné l’option d’entendre d’abord et de voir ensuite.  Toi qui est supposé avoir une haute opinion de la sagesse, explique-moi en quoi choisir la voie de l’ignorance est une option sage!? »

Socrate utilisait ici une méthode fort répandue via les forums par ceux qui aiment humilier les autres: Utiliser son intelligence et son sens de la logique dans le but de faire passer son interlocuteur pour un con en lui posant des questions formulées de façon à ce qu’elles soient difficile à répondre. Il manipule donc la conversation de façon à diriger l’autre dans un cul de sac, soit à un point où il ne saura plus quoi répliquer, et donc aura l’air d’un idiot. Enfin, en apportant dès le départ l’idée qu’il utilise contre son interlocuteur une méthode réfléchie, dans ce cas-ci le test des trois passoires, il laisse sous-entendre dès le départ qu’il est plus intelligent que l’autre.

D’accord, ma réponse-conclusion aurait dû être dite par l’homme en réplique à Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait? Mais  voilà, qui d’entre nous n’a jamais vécu la situation de se retrouver bouche bée lorsque quelqu’un nous interrompt en nous posant par surprise une question à laquelle on ne s’attendait pas? Ça aussi, c’est une méthode de manipulation.

De tous les temps, Socrate a toujours été cité comme un modèle d’intelligence et de sagesse. Sauf que la réelle intelligence et la véritable sagesse, ce n’est pas de tirer des conclusions avant même d’avoir entendu un seul mot de l’histoire. C’est de l’écouter d’abord, de réfléchir ensuite et de faire preuve de bon jugement pour conclure. Parce que la plus grande preuve comme quoi on manque d’intelligence et de sagesse, c’est quand on a besoin d’utiliser une méthode dont le but est de tirer des conclusions, de façon à ce que nous n’ayons pas à faire cet effort soi-même.

La preuve: Le système légal. Les lois écrites sont claires. Alors pourquoi pensez-vous que l’on a besoin d’avocats et de juges pour les appliquer, au lieu de juste laisser aux policiers le soin d’appliquer immédiatement la sentence prévue selon le délit commis? Parce que aucune méthode ni loi ne peut être appliquée universellement, puisque chaque circonstance ayant menée au crime est différente, ce qui fait que c’est du cas par cas. Pour appliquer la sentence la plus juste possible, il faut réfléchir, user d’intelligence et de sagesse.  Sinon on se contenterait de faire comme Socrate et on appliquerait les règles aveuglément à toutes les sauces.

C’est bien beau les discours philosophiques, mais ce n’est pas une raison pour mettre de côté la réalité.  Et la triste réalité, dans ce cas-ci, c’est que pour avoir mis tant d’efforts à faire passer pour un imbécile un homme dont le simple crime a été de vouloir le renseigner sur quelque chose qui aurait pu lui être utile, Socrate était un peu trou-de-cul sur les bords.

Pensez-y la prochaine fois où vous verrez un autre de vos contact Facebook qui se croit bien sage de diffuser la parabole des trois passoires.