Beta vers Alpha; le début de la transition. (1 de 2)

Je n’ai jamais été le poster boy du mâle Alpha. Remarquez que ça a ses bons côtés. Car depuis les quinze dernières années, l’idée même de la masculinité est de plus en plus démonisée. Alors gare à l’homme qui prétend être un mâle Alpha. On va l’accuser d’être un macho, un misogyne, un violent, un harceleur, un délinquant sexuel, un fier représentant de la culture du viol, un complexé qui ressent le besoin de s’imposer sur les autres afin de compenser pour sa micro-bite… En gros, c’est devenu l’équivalent masculin du mot féminisme. En ce sens qu’on l’associe à tout ce qu’il peut y avoir de négatif dans le comportement des membres de ce sexe, en plus de lui prêter des revendications extrêmement farfelues.

Pourtant, à la base, la définition véritable du mâle alpha est à des milliers de kilomètres de cette image (im)populaire. Il n’y a qu’à voir le fonctionnement de la hiérarchie dans un groupe de gorilles.

En 1986, un garçon nommé Levan Merritt est tombé dans l’enclos des gorilles d’un zoo. Le gorille Alpha, un silverback nommé Jambo, s’est précipité à l’endroit de la chute. Il y a vu le garçon gisant par terre assommé. Avec délicatesse, il a caressé le dos du garçon, l’observant pendant quelques instants. Constatant qu’il était blessé mais vivant, il a aussitôt compris que ses congénères humains viendraient lui porter secours. Et que ceci pourrait poser un problèmes aux autres singes habitant l’enclos, de voir leur territoire se faire ainsi envahir. Jambo est donc revenu sur ses pas, et il a calmement tenu les autres singes à l’écart. Ceci a permis aux secouristes de descendre dans l’enclos, mettre le garçon sur une civière, et l’emporter.

Et c’est ça, dans la nature, un mâle Alpha. Oui, il est le plus gros et le plus puissant du lot. Mais c’est également le plus intelligent, le plus empathique et celui qui a le plus à coeur le bien-être de son groupe et celui de son territoire. Il en est le protecteur, non pas l’abusif. S’il est le mâle dominant, ce n’est pas parce qu’il a décidé de prendre lui-même ce rôle en s’imposant par intimidation. C’est un rôle que lui donnent tout naturellement les membres de son entourage, parce qu’il leur apporte un sentiment de sécurité.

J’ai un ami comme ça. Appelons-le Alex. C’est une connaissance de longue date. Nous étions sur les mêmes forums au début des années 2000. Et il aimait bien mes textes au sujet des relations hommes-femmes, dont la majorité ont été repris ici sur ce blog à ses débuts en 2009. Nous sommes amis sur Facebook, et il n’est pas rare qu’il s’écoule trois, quatre, cinq ans avant que l’un de nous envoie un message ou un commentaire à l’autre. Il est toujours lecteur de mon blog. Et souvent, je peux compter sur ses commentaires pertinents pour me faire réaliser un aspect qui m’avait échappé sur le sujet dont je parle dans tel ou tel billet. Il se trompe parfois, mais c’est plutôt rare.

… Et je ne crois pas qu’il s’est trompé lorsqu’il m’a fait constater que depuis les douze dernières années, j’agis comme un Beta qui s’est fait laver le cerveau par le wokisme pseudo-féministe. Je veux dire, regardez cet échange entre Noémie et moi lors de notre quatrième jour de correspondance.

Une femme ne va pas écrire un truc pareil à un gars contacté sur un site de rencontres, si le gars en question ne lui plaît pas. Elle demandait / s’attendait / espérait que je lui emboite le pas en donnant un tournant sexuel à la conversation. Mais moi, je lui répond quoi? l’équivalent de :

« Je ne suis pas comme les autres hommes, MOI. Je sais parler d’autre chose que de cul à une jolie jeune femme, MOI. Je t’apprécie pour ta personnalité et non par envie de te fourrer, MOI. Tu n’as pas à jouer le rôle de la soumise pour avoir mon attention, MOI. »

Un vrai discours de Nice Guy auto-castré qui cherche très fort à se montrer meilleur que les autres. Et tellement aveuglé par la doctrine disant que tout comportement masculin est négatif, que je ne suis même plus capable d’avoir le comportement masculin positif que demandent les femmes.

Alex est trop modeste pour se qualifier lui-même comme tel. Mais il est un mâle Alpha. Un vrai, comme le gorille, pas comme la vision sociale démonisée. On s’entends bien lui et moi car tout comme moi, il met toujours de l’effort dans son amélioration constante de soi. Comme moi, il réfléchit sur ses expériences de vie et en tire de la sagesse. Comme moi, il met de l’importance dans la forme physique et la santé.

Mais là où l’on diverge radicalement, c’est dans nos relations avec les femmes. Car contrairement à moi, il agit exactement de la bonne manière pour les attirer, les séduire, les obtenir, et avoir avec elles des relations harmonieuses, sans abus d’une part ou d’autre.

C’est avec grande curiosité qu’Alex a suivi ma récente série de billets Noémie, ou le rêve devenu réalité. Et c’est avec grand découragement qu’il a vu comment j’ai réussi à faire foirer cette relation naissante, de la manière que j’ai répondu à l’invitation de Noémie à aller la rejoindre.

Ma stupidité a donné un tel choc à Alex, qu’il a fait le genre de truc qu’il ne ferait jamais d’habitude. Sous le sceau du secret, il m’a envoyé une capture d’écran d’une de ses propres conversations avec l’une de ses conquêtes, après en avoir censuré le nom et les visages. Dans celle-ci, tout comme l’a fait Noémie, sa correspondante lui a envoyé un selfie en sous-vêtements. Mais contrairement à moi, il lui a donné la réponse qu’elle demandait / s’attendait / espérait de lui. Et c’était dans le style de ceci :

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’orgasmes.

Oui, c’est le genre de paroles masculines qui peuvent être malvenues lorsque le contexte ne s’y prête pas. Mais lorsque c’est en réponse à un selfie sexy que la fille lui envoie lors d’une conversation privée, c’est au contraire très bienvenu.

Mes réactions aux avances de Noémie se basaient tout de même sur un sentiment sincère. Je ne suis pas un Don Juan qui ne pense qu’à accumuler les conquêtes. Mon but premier a toujours été d’être dans une relation stable. Mais il faut que je me mette en tête que nous ne sommes plus en 1950. Apprendre à se connaitre, puis être amis, pour ensuite être en couple, pour ensuite baiser… Ça fait longtemps que l’ordre social des choses a changé. Maintenant, c’est : Contact, baise, et ensuite on voit si on veut le refaire. Et si on est amants assez longtemps pour se rendre compte que nous sommes compatibles, c’est là que l’on voit si on veut être exclusifs ou non. C’est sûr, il y aura toujours des exceptions. Mais dans la majorité des rencontres en ligne, c’est comme ça que ça marche.

Sous la suggestion d’Alex, je me suis procuré deux livres. Le premier est No More Mister Nice Guy. Sa lecture m’a ouvert les yeux sur bien des choses, allant de ce qui pousse un gars à devenir Nice Guy, aux comportement typiques de ceux-ci, de l’hypocrisie qui se cache dans ses gestes, et aux relations catastrophiques qui en découlent. Ça m’a surtout rassuré comme quoi je suis sur la bonne voie depuis plusieurs années. Car bien que j’y reconnais à 100% celui que j’étais de mes 15 à 27 ans, je n’ai plus que 20% de ce comportement aujourd’hui.

Le second livre, The Unplugged Alpha, pousse la chose plus loin. D’abord en expliquant ce qu’est un vrai Mâle Alpha. Et pourquoi les femmes vont toujours préférer ceux-là, plutôt que ces hommes qu’elles éduquent pourtant elles-mêmes à agir en Beta.

Je ne sais pas si ces livres existent en version Française, parce que nous ne sommes pas tous bilingues. Mais c’est sans la moindre hésitation que je leur fais de la publicité en vous les recommandant. C’est un bien faible paiement pour l’aide que leur lecture m’a apporté. Une aide qui devrait permettre ma transition, de Beta vers quelque chose d’un peu plus Alpha.

Comme je le dit dans la première phrase de cet article, je n’ai pas la personnalité d’un Alpha. Je ne suis pas un dragueur dans l’âme. Je peux le devenir si l’occasion s’y prête, pour peu que je puisse reconnaître les signes comme quoi le potentiel d’une interaction intime est là, et qu’elle serait bienvenue par l’autre parti. Mais sinon, je ne suis pas celui qui va faire les premiers pas pour une drague non-sollicitée. C’est un rôle dans lequel je n’ai jamais été à l’aise.

Et c’est la raison pourquoi, depuis les vingt dernières années, je travaille fort à devenir le genre d’homme qui peut intéresser les femmes. Le premier contact que l’autre aura avec toi sera toujours visuel. Je dois donc m’arranger pour leur donner envie de m’approcher. J’arbore la coupe de cheveux à la mode. Je porte des vêtements qui m’avantagent. Je ne néglige pas mon hygiène. Et je travaille fort au gym afin de donner à mon corps cette forme qui attire leur regard.

(Très) lentement mais (très) sûrement.

Et c’est justement au gym que s’est produite, il y a trois semaines, l’anecdote qui va suivre.

Mardi 4 juin, 11h11. J’arrive au gym. J’ai à la main mon mini sac de sport qui contient ma bouteille, mes gants, mes écouteurs, mes clés, mon portefeuille, mes lunettes et mon téléphone, parce que c’est encombrant de trainer tout ça dans mes shorts. À part pour une jeune femme sur la machine à leg press, la place est déserte.

Comme d’habitude, je m’en vais de l’autre côté de la salle, pour commencer avec le bench press. Je mets un podcast de The Unplugged Alpha sur mon téléphone. J’allume mes écouteurs pour pouvoir l’entendre en écoute privée. Je met mes gants. J’enfile les poids sur la barre d’haltères, 10 lb de plus que la dernière fois afin de forcer ma progression. Je me couche sur le banc, je ferme les yeux et je commence. Le premier set de dix répétitions est difficile, mais faisable. Le second est plus pénible et je n’en fais que huit, avec les bras qui tremblent. Au début du troisième set, j’ai l’impression que l’on me parle. J’ouvre les yeux. C’est la fille.

Environs 5’4″ / 1.64 m, mi-trentaine, cheveux longs, blonds, attachée en chignon. Assez jolie, et ce naturellement car elle n’est pas maquillée. Mince mais pas comme un mannequin, et avec des épaules de nageuse professionnelle. Au premier coup d’oeil, juste par sa forme et sa musculature, on voit qu’elle sait ce qu’elle fait au gym.

À peu près ça.

Je repose l’haltère sur ses crochets et j’enlève mes écouteurs. Elle me dit qu’elle a remarqué que je levais ces poids avec difficulté. Aussi, elle me recommande de relever les butoirs de chaque côté du banc d’exercice, histoire de ne pas me retrouver coincé sous l’haltère, advenant que je n’arriverais pas à la remonter. Elle me montre comment en placer un. Je place l’autre. Je la remercie de son aide. Elle retourne à son banc. Je remet mes écouteurs et je finis mon set.

Je me déplace vers le rack d’haltères pour les squats. Et je vois que cette jeune femme vient s’installer pas très loin, à côté des petits haltères à mains. Par les miroirs qui tapissent les murs, je la surprend à m’observer. J’ai l’impression qu’elle cherche une autre opportunité pour venir me parler. Je trouve cette idée intéressante. N’ayant jamais été dragueur, je ne vois pas ce que je pourrais aller lui dire pour briser la glace. Alors j’opte pour l’option passive, en me montrant réceptif à une éventuelle intervention de sa part. J’éteint mon podcast, j’enlève mes écouteurs, je remet le tout dans mon sac, et je reprends mes squats.

Effectivement, une minute plus tard, elle revient me rejoindre. Elle commence par s’excuser, comme quoi elle ne veut pas être intrusive. Mais elle trouve que je force beaucoup des genoux. Elle me dit qu’elle les a entendu craquer pendant que je faisais mon premier set de squats, et qu’il y aurait moyen d’améliorer ça en corrigeant ma posture. Je la rassure comme quoi au contraire, puisque je m’exerce sans entraineur pour me guider, ses conseils sont les bienvenus.

Puisqu’il semblerait que l’on va se parler un bon bout de temps, je me présente. Et vous ne devinerez jamais. Elle s’appelle Noémie elle aussi. Cette coïncidence m’amuse beaucoup.

À partir de là, nous nous sommes entrainés ensemble. Et elle m’a donné des conseils pour chaque exercice, tout en s’entrainant elle-même de son côté.

Au fil des conversations, Noémie2 finit par laisser échapper le fait qu’elle est en couple. Décevant! Mais en même temps, la moitié de mes amantes des vingt-cinq dernières années l’étaient également. Alors pour ce que ça veut dire.

Au bout d’une heure, je lui annonce que je dois partir. Je dois aller me faire à manger et me préparer pour mon quart de travail qui commence à 15h. Je la salue en la remerciant. Et pas juste pour ses conseils. Car sa présence m’a influencé à me pousser beaucoup plus que d’habitude lors des exercices. J’en aurai pour deux jours à avoir trop mal aux muscles pour les travailler davantage.

En vingt ans à fréquenter les gyms, c’est la première fois que je m’y fais aborder par une femme. Et le fait qu’elle s’appelle également Noémie me donne l’impression que c’est le destin qui me donne une seconde chance. Je ne compte donc pas refaire les mêmes erreurs qu’avec la première. Cette Noémie-là, je ne la laisserai pas filer.

Pour elle, je me sens prêt à amorcer ma transition de Beta vers Alpha.

À suivre et à conclure.

Quelques règles de vie apprises à la dure.

Ces opinions ne sont pas politically correctes. Mais elles sont réalistes.

L’argent est important.
À chaque fois qu’on me sert le cliché stupide de l’argent ne fait pas le bonheur, je pose cette question: Est-ce que le bonheur paye la nourriture, le loyer, l’électricité, le téléphone, les vêtements, l’éducation et les soins de santé ? Tout ça, c’est l’argent qui le paye. Essaye donc de le trouver, le bonheur, quand tu manques de tout.

La fonction première de l’argent n’a jamais été de faire le bonheur. Ça a toujours été de pouvoir se procurer des choses de première nécessité afin d’assurer notre survie ainsi que celle de notre famille. C’est facile de rabaisser, lorsque l’on reproche à quelque chose de ne pas remplir une fonction qui n’a jamais été sienne pour commencer. C’est comme reprocher à un aigle de ne pas nager, ou à un saumon de ne pas voler.

Alors lorsque quelqu’un te dit que tu manques de valeur morale si tu attaches de l’importance à l’argent, cesse de fréquenter cette personne.  C’est un imbécile.  Ou pire encore : quelqu’un qui veut te voir dans la misère.

Ne cours pas après les femmes.  Cours après l’excellence.
J’ai déjà été ce gars qui mettait sa priorité sur les femmes.  C’était à l’époque où je n’avais aucun diplôme d’études.  Pas de travail.  Pas d’argent.  Pas de force ni de santé ni de beauté.  Pas de but.  Pas de vie.  Rien.  Pas étonnant qu’aucune femme qui en valait la peine ne voulait de moi.  Je me retrouvais donc avec celles qui restait, des encore plus loser que moi.  Par conséquent, je n’ai eu que des relations médiocres, dont la plupart m’ont saboté ma vie pendant de longues années.

Je suis retourné aux études.  J’ai suivi plusieurs différentes formations.  J’ai pris soin de ma santé, ma forme physique et mon apparence.  J’ai grimpé les échelons côté carrières.  Et maintenant, comme on a pu voir dans ma série de billets Noémie, ou le rêve devenu réalité, voilà que sans même essayer, je plais au genre de jeunes femmes que je croyais qui n’existait que dans mes rêves les plus fous.   

Ce n’est qu’en mettant ta priorité sur toi-même que tu deviendras une priorité pour les femmes. Car les femmes imposent des règles pour les beta, mais les brisent pour les alphas.

90% de ta perception de la réalité n’est que le produit de ton imagination.
Sérieusement, tout se passe dans ta tête.  Devant la même situation, une personne peut angoisser alors que l’autre va être confiant.  Une personne sera triste alors que l’autre sera heureuse.  Une personne sera méfiante et se fera tout plein de scénarios négatifs qui vont gâcher sa journée et la portera à poser des gestes qui causeront des problèmes à son entourage, tandis qu’une autre fera confiance et avancera dans sa vie.  Il y a une raison pourquoi beaucoup de gens disent que l’on créé son bonheur soi-même.  Parce que tout dépend de la façon que tu choisis de percevoir ce qui t’entoure et ce qui t’arrive.

C’est là que se situait mon erreur avec Noémie. Toutes les limites que je me suis imposé, et qui ont fini par venir à bout de notre relation, aucune d’entre elles ne venait de Noémie. Elles n’étaient que le produit de mon imagination.

Ce que les autres pensent de toi n’aura aucune influence sur ta vie.
Pense à Donald Trump.  Il vient d’être reconnu coupable de crimes.  Est-ce que ça a changé quoi que ce soit à sa vie?  Du tout!  Un an plus tard, il a été réélu.   

Quoi que tu fasses ou non, il y aura toujours des gens qui vont t’encourager et t’admirer, et d’autres pour te dénigrer et te rabaisser.  Alors fais donc ce que tu veux, et fuck l’opinion des autres.  Et si leur opinion met un mur entre vous, dis-toi bien que personne n’est nécessaire à ta vie.  Et avec une population de huit milliards d’êtres humain sur terre, ce ne sont pas quatre ou cinq petits losers aux opinions médiocres qui vont être irremplaçables par de nouveaux amis de bien meilleure qualité.

Un passe-temps est une perte de temps. 
Nous naissons tous avec un nombre X de jours de vie à vivre.  Les jours où l’on ne se construit pas sont des jours perdus. 

Entendons nous, il n’y a pas de mal à relaxer de temps en temps à regarder un film, jouer à des jeux, même regarder un épisode ou deux d’une série.  Mais lorsque l’on y consacre tout notre temps libre, on gâche notre vie. Personne, sur son lit de mort, ne va se dire « J’aurais dû passer plus de temps sur World of Warcraft. »

Ne laisse pas un endetté te dire quoi faire de ton argent.
Cette phrase est à prendre au sens propre, mais aussi au sens figuré.  Une personne qui te dit comment réussir là où elle a échoué ne connait rien sur le sujet.  Au plus, on peut apprendre de ses erreurs afin de ne pas les refaire nous-mêmes.  Mais il reste que la seule personne qui peut prodiguer des conseils qui permettent de réussir, c’est celle qui a réussi.

La réussite ne tient qu’en trois points : Action, discipline, ajustement.
Se contenter d’y penser, ce n’est pas suffisant.  Voilà pourquoi il faut passer à l’action.  Pour persévérer, ne pas abandonner en chemin, ça prend de la discipline.  Et puisque tout change tout le temps, il faut s’ajuster à cette nouvelle réalité.  Cette formule s’applique dans tous les domaines, sans exception. 

Toi seul(e) peut être ton propre sauveur.
Mégane, une de mes ex, cherche toujours quelqu’un pour la sauver.  Au lieu de vivre dans ses moyens, elle cherche quelqu’un de qui dépendre financièrement.  Au lieu de manger mieux et s’exercer pour perdre du poids, elle a recours à des vendeurs de produits miracles et à des cliniques qui ne font maigrir que son compte de banque.  Au lieu de faire les efforts requis pour améliorer son sort, elle prie à des divinités païennes, elle dépense une fortune en roches polies et en cristaux, en séances de tarot, et elle écrit des Lettres à l’Univers afin d’obtenir ce qu’elle désire.  Ça fait cinq ans que je la connais, ça fait cinq ans que je la vois faire ça, et ça fait cinq ans que je la vois perdre son temps et son argent car elle refuse de voir que rien de tout ça n’a jamais fonctionné.

Si elle y mettait son argent dans un gym plutôt que dans des produits inutiles et cliniques.  Si elle mangeait mieux, au lieu de consommer n’importe quoi à n’importe quelle quantité.  Si elle travaillait plus, au lieu de solliciter des interventions divines et mystiques.  Alors tous les aspects de sa vie s’amélioreraient.

Dans la vie d’un homme, il y a cinq choses à éviter absolument : Le jeu, la cigarette, l’alcool, les drogues et le mariage. 
Elles ont toutes ceci en commun : ça coûte cher, ça ne rapporte aucun bénéfice, et ça ne comporte que des risques.

Ne te plaint jamais, mais n’hésite jamais à porter plainte.
Personne n’aime celui qui va se plaindre sans jamais rien faire pour régler son problème.  Surtout lorsqu’il existe des solutions.  Par exemple, dans ma série de billets (encore inachevée) Locataire -VS- Propriétaire, je raconte les magouilles et fraudes que mon propriétaire me fait subir depuis des années.  Est-ce que je me contente de m’en plaindre sans rien faire?  Du tout!  J’explique que j’ai ramassé toutes les preuves de ce que je raconte, que j’ai déposé une plainte au Tribunal Administratif du Logement, que ma plainte a été reçue, et que nous attendons de passer en Cour, pour ce qui ne pourra être que ma victoire.

Il existe un moyen de parler des petits malheurs de la vie sans se plaindre, et c’est en apportant une solution. Par exemple, « je me suis tordu la cheville », c’est se plaindre. Mais « Je reviens de mon podiatre car je me suis tordu la cheville » , c’est raconter une anecdote.

Trop parler est nuisible.
Ne dis pas aux gens plus que ce qu’ils ont besoin de savoir.  Dans le meilleur des cas, ça ne servira à rien.  Dans le pire, ça va te nuire.  Beaucoup de gens se sont sabotés en parlant de choses qui auraient dû rester secrètes.

Ne fais pas compétition à quelqu’un qui est meilleur que toi.  
Même si tu gagnes, ça te collera l’étiquette bien méritée de personne désagréable.  Collabore plutôt avec l’autre, tu apprendras et tu monteras à son niveau.

Une opportunité qui n’est pas saisie lorsqu’elle se présente est une opportunité qui ne reviendra jamais.
Et surtout, n’écoute jamais ceux qui vont tenter de te convaincre de « le faire plutôt la prochaine fois. »  Il n’existe aucune garantie comme quoi une chose disponible maintenant le sera tout autant plus tard.  Et ceci est une règle universelle.

Beaucoup de choses futiles sont importantes.
Facebook est futile. Mais si tu n’en a pas un, tu n’as pas autant contacts que le reste de la population. La beauté physique est futile car c’est l’intérieur qui compte. Mais si tu n’est pas attrayant de l’extérieur, personne n’aura envie d’aller le découvrir, ton intérieur. La mode est futile. Mais si tu ne t’habille pas de la manière appropriée selon l’endroit, l’occasion et les standards établis du moment, tu ne seras pas pris au sérieux.

Un ménage qui était dû depuis longtemps

Aujourd’hui, à six semaines de mes 56 ans, le bilan de mon existence se résume en un seul mot : Liberté.

Il y a deux ans, j’ai amorcé le plus grand ménage de ma vie. Tel que mentionné dans la série de billets Un câble d’acier ombilical, j’ai renié ma famille. Au cours des mois qui ont suivi, j’ai également coupé les ponts avec toutes les autres personnes toxiques de mon entourage. Pour faciliter la chose, je suis allé refaire ma vie à 750 km de là, en Gaspésie, un endroit où je n’avais jamais mis les pieds. J’y occupe un travail que j’aime dans lequel j’excelle, où mes collègues et la direction m’apprécient.

Je garde toujours mon appartement à Saint-Jean-Baptiste comme adresse officielle. Ça me permet d’être dans la catégorie Travailleur en région éloignée, ce qui m’apporte des primes assez intéréssantes, comme l’essence remboursée, le logement gratuit près de mon travail et un per diem alimentaire, $70 quotidien, qui s’ajoute à mon salaire. Et tant qu’à avoir un logement vide, je permet à mon ex-beau-frère Lucas d’y habiter. Pendant un an, nous nous partagions la facture du logis, ainsi que la location du sous-sol pour y ranger nos affaires en surplus car il n’y a pas assez de place dans mon 3½ pour nos possessions réunies.

À la fin d’avril dernier, en retournant chez moi, j’ai été pris d’un grand sentiment de découragement en regardant mes possessions. Tous ces livres que je ne lis plus parce que je les connais par cœur, ou parce que j’y ai perdu intérêt.  Mon système de son qui m’avait coûté un mois de salaire il y a onze ans, et que je n’ai pu utiliser qu’un an puisque je n’ai jamais eu assez de place dans mes logements suivants pour l’installer. Mes fournitures d’art, que je garde car ça fait quinze ans que je me promet qu’un de ces jours, je vais me remettre à la peinture. Ma collection d’antiquités, qui transforme mes appartements en musée. Mon meuble de machine à coudre Singer de 1900 qui ne sert que de décoration et pèse trois tonnes. Mon équipement sportif dont je ne me sers jamais. Tout ce que j’en fais, c’est les déménager d’une place à l’autre depuis des décennies. Ça prend du temps.  Ça prend des efforts. Ça prend de l’argent. Et ça n’arrête jamais car je n’arrive jamais à trouver la stabilité.

Toute ma vie, j’ai mis le focus sur l’idée d’accumuler des avoirs pour ma future maison.  Or, la réalité économique actuelle fait que, rendu à 55 ans, même avec mon salaire, je ne pourrai jamais m’en payer une.  Et surtout, depuis mon itinérance de 2020, je le sais bien au fond que je n’en veux plus.  L’idée d’avoir une maison, c’est devenu pour moi l’équivalent d’être cloué sur place, être restreint, emprisonné.  Ce que je veux, c’est être libre, mobile, profiter à fond du fait que mon agence de placement en santé me permet de voyager, travailler et habiter partout au Québec et dans le Grand Nord.

Et ça, ça signifie que tout ce que j’ai là, dans cet appartement et ce sous-sol, ce n’est plus à moi. Ça appartenait à celui que j’étais.  Je ne suis plus cette personne. Par conséquent, ces objets ne sont plus que des encombrements qui me tiennent attachés à un passé mort que j’aurais dû enterrer il y a longtemps. Des boulets aussi lourds qu’inutiles que je traine avec moi. Partout. Sans cesse.  Pour rien. 

Et c’est là que j’ai décidé que c’était terminé. Je vais me débarrasser de mes affaires. Non pas en les donnant ou en les vendant. Mais en les envoyant directement aux poubelles ou au recyclage. J’ai pris le temps d’y réfléchir adéquatement pour être sûr que je ne le regretterai pas.  Mais je me souviens qu’en décembre dernier, j’ai jeté ma collection complète de disques 33 tours et 45 tours, puisque je ne les écoutais plus depuis au moins dix ans.  Et là, quatre mois plus tard, je ne le regrettais toujours pas. 

De toute façon, ce n’est pas ma première purge.  Il y a une quinzaine d’années, j’avais donné tous mes comic books américains.  Plus tard, à la veille d’un déménagement, j’ai donné ou vendu mes magazines de musique et de BD, incluant ceux dans lesquels j’ai été publié dans ma jeunesse. Est-ce que ça me manque? Pas le moins du monde. Et lorsque je suis parti de Montréal pour aller à Sherbrooke il y a six ans, ce fut plus d’une centaine de Graphic Novels qui se sont retrouvés dans des boutiques de livres seconde main.  Et en arrivant à Sherbrooke, je ne compte plus le nombre de boites de livres et BD que j’ai donné à la charité.  Est-ce que je m’ennuie de tout ça ?  Du tout ! Je ne me souviens même plus du trois quart d’entre eux.

Pour les 48 heures qui allaient suivre, je jetterai des dizaines de milliers de dollars en biens matériels. Livres, bandes dessinées, publications diverses, mes CD, ma collection d’antiquités, mes films et séries sur DVD et VHS, mes fournitures d’art, mes meubles, mes souvenirs de famille, les jouets de mon enfance, mes albums de photos, ma télé, mon système de son. C’est 90% de mes possessions disparaitront ainsi à tout jamais.

Je garderai cependant certaines choses utiles, comme ma tablette graphique, mon laptop, mon lit, mon congélateur. Les seules antiquités épargnées par cette purge ont rapport à ma page Autour du Mont-Saint-Hilaire d’autrefois. Et je garde mes bibliothèques, afin d’y ranger les seuls livres qui ont encore pour moi une valeur sentimentale, comme ma collection de Pif Gadget, mes albums de Spirou.  Et, sacrilège ultime aux yeux de tout bon collectionneur de BD : de ma collection complète de quarante albums d’Achille Talon, je n’en garderai que huit, envoyant les autres au recyclage. Parce que, pensons-y sérieusement… S’il n’y a que ceux-là que j’aime, qu’est-ce qui m’oblige à garder les autres? La réponse est simple : RIEN !

Que je garde tous ces objets inutiles, ou bien que je m’en débarrasse, ça ne change rien en ce sens que de 1, je ne m’en sers pas. Et de 2, c’est déjà de l’argent que j’ai perdu. En faisant ceci, je reprends mon espace et je fais une croix définitive sur le passé.

Les possessions qui me restent sont retournées au même entrepôt où je logeais clandestinement lors de mon itinérance de 2020. Non seulement Lucas et moi n’avons plus besoin de louer le sous-sol, il peut maintenant entreposer ses affaires dans mon ancienne chambre. Et puisque je n’ai plus rien dans mon logis, Lucas me paie maintenant le loyer complet. Ce qui signifie que je me suis débarrassé de plus de $1000 de loyers contre $130 d’entrepôt.

Désormais, je n’accumulerai qu’une seule chose : l’argent.  De l’argent qui sera bien mieux investi sur moi, sur mes voyages et sur mes expériences de vie, que dans des possessions inutiles. De l’argent qui m’a libéré d’un autre boulet que je trainais depuis trop longtemps : mes dettes. En regardant mon relevé bancaire ce matin, jamais je n’ai été aussi heureux d’y voir autant de zéros.

Le résultat d’un an et neuf mois à vivre modestement.

Un autre grand ménage que j’ai fait se situe au niveau de mon corps. Tel que mentionné il y a quelques billets de ça, j’ai passé les trois premiers mois de l’année à me soumettre à une diète végétarienne qui m’a fait perdre 36 lb / 16 kg. Puis, je suis revenu à une alimentation variée riche en protéines. Car le poids que j’ai perdu en gras, je travaille intensément au gym à le gagner en muscles.

Je pense que je ne fais pas mes quasi-56 ans.

Ce ménage, j’aurais dû le faire il y a longtemps. Mais comme dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais. Et ça me fait un bien fou. Car dans toutes les facettes de ma vie, jamais ne me suis-je senti aussi léger.

Noémie, 6e partie, le Post Scriptum. En réponse à vos questions.

IMPORTANT. À l’exception de mes propres photos, toutes les images de cet article proviennent de sites de stock photos libres de droits. Et les noms sont changés. Ceci est dans le but de respecter l’anonymat des personnes concernées.

Je suis surpris. Voilà bien longtemps qu’une série de billets n’avait pas suscité autant d’intérêt. Je ne sais pas si c’est à cause du thème classique de la jeune beauté qui s’offre à un homme mur, celui de l’homme dans la crise de la cinquantaine qui décide de se reprendre en main pour vivre une seconde jeunesse, ou bien celui d’avoir passé à côté d’un rêve qui n’a que peu de chance de se reproduire. Mais quelque chose a dû résonner avec les gens, car on m’a posé plusieurs questions, autant en message privé qu’en personne. Je vais donc y répondre ici.

QUESTION 1: Où suis-je rendu en ce moment?
Il y a deux billets de celà, j’expliquais que j’avais la possibilité de déménager pour travailler à Cap-Deroux, la ville voisine de Saint-Ciboire-du-Bout-de-Christ où habite Noémie. Mais n’ayant plus aucune raison d’y aller, j’ai opté pour renouveler mon contrat à mon CHSLD habituel. Puisque Noémie ne veut plus de moi, à quoi ça servirait d’insister ?

QUESTION 2 : Pourquoi est-ce que je ne tente pas de rattraper le coup?
Si nous étions si compatibles, si on s’entendait si bien, ce serait bête de la laisser s’éloigner. Il faudrait que je lui parle. Que je lui explique. Que je tente de la convaincre que ce qu’il y avait entre nous mérite une chance d’exister.

Croyez-moi que je suis désolé de vous répondre ceci, mais non, je ne le ferai pas. Parce que je sais par expérience que ça ne fonctionnera pas.

Ce n’est pas être défaitiste ni baisser les bras. C’est juste un phénomène universel : Le Moment. Entre deux personnes qui ont le potentiel de vivre une attirance, il arrive parfois un moment dans lequel on peut (ou on doit) agir. Entre Noémie et moi, ce moment est passé. Comme le disait mon grand-père : Avant le temps, ce n’est pas le temps. Après le temps, ce n’est plus le temps.

Au début du premier billet de la série L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration, je dis bien que c’est une situation que j’ai vécue six fois dans ma vie. Je n’ai fait mention que de Daniella et Océane, puisque j’ai déjà des billets consacré à elles sur ce blog. Mais oui, les cinq premières fois, j’ai tenté de rattraper le coup. Mes efforts n’ont récolté que du mutisme de la part de quatre d’entre elles. Seule Océane m’a répondu. Et ce fut pour tenter de me gaslighter en niant effrontément ce qui s’était passé. J’ai même appris plus tard qu’elle était allé raconter notre soirée à plusieurs personnes, mais en inversant les rôles de qui avait dragué et repoussé qui.

À tout coup, au final, j’ai juste eu l’air d’un loser désespéré. Alors insister également auprès de Noémie ne fera qu’empirer mon cas. Elle me rajoutera à la liste de tous ses prétendants qui deviennent pathétiques après avoir constaté qu’elle perdait intérêt. Et je le sais car lors de nos neuf jours de correspondance intense, elle m’a montré des capture d’écran de leurs réactions, afin de se moquer d’eux auprès de moi. Par exemple:

Et à cet autre gars, elle disait carrément n’importe quoi pour justifier son éloignement.

Il y a une chose que l’expérience m’a apprise, et c’est que lorsqu’une fille se décrit elle-même dans le style de « J’ai un comportement à problème totalement illogique mais j’m’en fous parce que je suis comme ça alors je n’y peux rien faut l’accepter bye!  » , eh bien de 1 c’est bidon car jamais on ne la verra agir de cette manière. Et de 2, que ce soit bidon ou non, il reste que si elle dit ça à un gars, c’est dans le but de le décourager de l’approcher. Alors peu importe la raison pourquoi elle n’est pas intéressée, le fait est qu’elle n’est pas intéressée. S’y accrocher est donc une perte de temps.

Sans oublier que si j’essaye d’en discuter avec elle, alors elle va certainement montrer des captures d’écran de ma plaidoirie à ses prochains prétendants pour se moquer de moi auprès d’eux. C’est une constante chez elle, si on en croit ce que lui a écrit celui-là:

Mais si ! La preuve.

Non seulement je n’y gagnerais rien, je perdrais le peu de dignité qu’il me reste. Puisque nos derniers échanges étaient cordiaux, vous comprendrez pourquoi je vais me contenter d’en rester là.

Surtout que …

QUESTION 3: Non, Noémie n’est pas à blâmer pour l’échec de notre relation.
Comme la majorité de la population, elle a juste suivi ses instincts. Lorsqu’elle ressentait de l’intérêt pour moi, elle ne s’est pas demandé pourquoi. Elle a simplement agi de manière à assouvir ce désir. Et quand elle a arrêté de me désirer, elle ne s’est pas demandé pourquoi non plus. Elle a juste cessé d’aller vers moi. Et c’est un comportement qui est totalement normal.

Moi, par contre, quand il est question d’impulsion amoureuse et/ou sexuelle, je fais partie des rares gens qui vont s’auto-observer et analyser chaque détail. Par conséquent, si je tente de lui en parler en lui expliquant la psychologie derrière chacun de nos gestes, elle risque de me regarder de cette manière :

Ce qui sera probablement sa réaction anyway le jour où elle tombera sur ces billets de blog.

QUESTION 4 : Qu’est-ce que je regrette? Qu’est-ce que j’aurais fait de différent?
Certaines personnes disent qu’il est inutile de se poser ce genre de questions puisque ça nous fait vivre dans le passé. En réalité, c’est l’inverse. Nous devons à Karl Marx une pensée très pertinente à ce sujet: « Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre. »  Je dois donc voir où étaient mes erreurs du passé, afin de ne pas les répéter dans l’avenir.

Le billet précédent devait à l’origine s’intituler « C’est l’intellect qui tue l’instinct. » Ce n’est pas pour rien. Voyez comment mon intellect m’influençait à répondre aux avances de Noémie.

Pourquoi est-ce que j’essayais d’être vertueux avec une fille qui ne demande qu’à m’allumer? C’est avec mon instinct animal que j’aurais dû lui répondre. En lui disant ceci:

Et ceci:

Mais surtout, lorsqu’elle m’a envoyé ceci…

… après m’avoir dit qu’elle était seule chez elle, avait bu du vin, et avait envie de se faire sauter, ce n’est pas cette réponse pas-de-couilles qu’il fallait lui donner:

C’est ÇA:

Parce que c’est ça qu’elle voulait entendre. C’est ça qu’elle voulait comme réaction.

Et moi, qui me cache derrière l’excuse raisonnable de « Oui mais je travaille demain matin et j’aurai de la difficulté à faire mes huit heures de boulot avec seulement deux heures de sommeil. » FOUTAISES ! Il y a trois ans, tel que décrit dans ce billet de blog, à cause de mes parents, j’ai dû me taper trois déménagements le même jour, de huit heure du matin jusqu’à une heure la nuit suivante. Et après, il a fallu que j’aille rendre le camion pour ensuite revenir chez moi à vélo, et je n’ai pu me coucher qu’à 02h45. Si j’ai été capable de me taper dix-huit heures et demie de travail physique intense, je pouvais certainement baiser pendant deux heures, dormir deux heures, et faire mes huit heures de boulot.

Et c’est ce que je veux dire, par C’est l’intellect qui tue l’instinct. Depuis les débuts de mon adolescence, on m’a inculqué l’idée comme quoi aucune femme n’aime les hommes qui sont contrôlés par leur instinct sexuel. Oui, je comprends que lorsqu’il s’agit d’insistance lourde à draguer une femme non-intéressée, en passant par le harcèlement sexuel, jusqu’au viol, alors effectivement, ce comportement est inacceptable. Mais quand c’est la fille qui fait tout pour me provoquer à lui sauter dessus, comme l’ont fait Daniella, Océane et Noémie, ce n’est pas malvenu. Au contraire, elles ne demandaient que ça. Mais moi, pour éviter de commettre un geste irréfléchi, je vis la sexualité dans ma tête au lieu de la vivre avec mes tripes comme le reste de la population normale. Mon intellect a véritablement tué mon instinct.

Face à ma retenue et à mon respect excessif, il n’est pas étonnant que la question que les femmes m’ont le plus souvent posé dans ma vie est : « Est-ce que t’es gai? » Et ça m’insulte à chaque fois. Non pas par homophobie. Mais bien parce que je prends la peine de faire l’effort de les écouter et de respecter leurs limites. Pour ensuite me le faire reprocher.

Ouvre toujours tes oreilles, mais ne ferme jamais tes yeux.
J’ai un jour entendu une pensée dans le style de « Pour bien connaître une femme, n’écoute pas ce qu’elle dit, regarde ce qu’elle fait. » En réalité, cette pensée s’applique à tout le monde, tous genres confondus. Et ça en fait l’une des plus sages paroles qu’il m’ait été donné d’entendre. Une que j’aurais dû appliquer il y a longtemps.

Et enfin:

QUESTION 5 : Comment est-ce que je me sens, face à cet échec?
Beaucoup mieux qu’on pourrait le croire. Il y a un moment pour agir, et il y a un moment pour réfléchir. Et s’il y a un temps où l’intellect doit dominer l’instinct, c’est bien face aux contrariétés de la vie. Ça ne me servirait à rien de rager contre ma propre stupidité, ou regarder la chose avec mélancolie. Parce que ÇA, ce serait vivre dans le passé.

Surtout que, m’accrocher à Noémie et à ce que nous aurions pu être, ce serait croire que je n’aurai plus jamais une telle opportunité. Il est vrai que ce serait le cas si j’avais encore l’air de ceci:

Mais maintenant que je ressemble à ça…

… alors tous les espoirs sont permis. Au cour des quinze dernières années, la vie a mis sur mon chemin trois jeunes femmes (18, 24 et 25 ans) qui préféraient les hommes matures. Et ça, c’était par hasard. Si je me donne la peine de chercher, alors je trouverai.

Je ne commettrai pas l’erreur de chercher une autre Noémie. Mais j’en trouverai une qui me la fera oublier.

Noémie, ou le rêve devenu réalité, 5e partie: Apprendre de ses erreur.

Au Québec, nous avons une phrase populaire qui va comme suit : « Commence donc par te regarder, avant de juger les autres. »  Bien que généralement prononcée sur un ton méprisant, il reste que cette suggestion ne manque pas de pertinence.

Car en effet, il serait facile pour moi de me dire que ma seule erreur, c’était d’avoir oublié que l’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration.  Ça me laverait de toute faute, puisque je n’aurais été là-dedans que la pauvre victime d’une règle féminine aussi injuste qu’illogique. Le problème, c’est qu’en niant l’existence de mes erreurs, je m’assurerais de les répéter un jour.  Et ceci ne ferait que rendre éternel un problème que je pourrais régler, pour peu que je pile sur mon orgueil assez longtemps pour reconnaître mes fautes.  Et durant les 15 premiers jours de ma relation avec Noémie, ces fautes ont été nombreuses.

ERREUR no.1 : Être défaitiste dès le départ.
Je le démontre dès la toute première phrase de mon tout premier message.   « Rien à craindre, je sais que je suis trop vieux. »  Je suis tellement convaincu que je vais me faire repousser que je n’essaye même pas d’établir un dialogue égalitaire.  J’accepte d’avance mon statut de perdant, en déclarant forfait dans les premiers mots que je lui adresse.  Avec une attitude aussi peu winner, c’est déjà heureux qu’elle m’ait répondu.

J’aurais dû prendre une leçon du bédéiste Joe Matt, lorsqu’il décrit comment il s’est retrouvé en couple avec une fan de 18 ans.

Source: Joe Matt’s Peep Show #15.

ERREUR no.2 : Ne pas considérer que Noémie est une adulte, donc mon égale.
Légalement, je pourrais fréquenter une fille de 18 ans.  Charlie Chaplin, par exemple, avait 54 ans lorsqu’il a épousé son grand amour, Oona O’neil qui en avait 18.  Or, la légalité et la biologie, c’est deux.  Ces jours-ci, il circule une théorie disant que ce n’est qu’à 25 ans que le lobe frontal du cortex est pleinement développé.  À ce moment-là, la capacité de raisonner est à pleine maturité.  Noémie les avait, ces 25 ans.  Alors j’ai beau avoir plus du double de son âge, Noémie est une adulte mature au même titre que moi.  Le fait qu’elle a trente ans de moins d’expérience de vie ne rend pas ses désirs et décisions moins pertinents.  Alors si elle me désire et décide de me le montrer, elle est assez vieille pour savoir ce qu’elle fait. 

ERREUR no.3 : Décider à sa place de ce qu’elle doit penser de moi.
Dans le premier billet de cette série, je le dis en ces termes : « Il est clair dans ma tête que je ne suis pas le genre de candidat qu’elle recherche. »  Pourtant, relisez son texte de présentation.  

Où, là-dedans, dit-elle ce qu’elle cherche ou non chez un homme?  Nulle part !

Alors lorsque je dis que c’est clair dans ma tête, c’est parce que c’est le seul endroit où cette limite existait : Dans ma tête. 

J’en reviens à la première phrase que je lui ai écrite. « Rien à craindre » … Dès le départ, je décide à sa place qu’elle aura horreur d’être approchée par un homme de mon âge.  Et voyez avec quoi j’enchaine : « je sais que je suis trop vieux » …  JE SAIS ! 

Comme je l’ai expliqué il y a quelques billets de ça, Facebook Rencontre permet de choisir l’âge des gens de qui on veut voir le profil.  Alors si l’application m’a montré le profil de Noémie, c’est parce que mon âge faisait partie de ses préférences.  Par conséquent, lorsque j’ai prétendu que je savais que j’étais trop vieux pour elle, en réalité je n’en savais rien du tout.

ERREUR no.4 : Ne pas écouter ce qu’elle dit.
Je ne me souviens plus dans quel billet de blog j’ai pu écrire ça, et j’ai la flemme de chercher.  Mais j’ai un jour affirmé qu’il ne faut jamais accepter qu’une personne te rabaisse à la blague.  Peu importe si c’est sur un ton méprisant ou humoristique, il reste que si elle te dit cette remarque, c’est parce qu’elle le pense.    

Je ne m’étais jamais arrêté à penser que la même règle pouvait s’appliquer sur les commentaires positifs.

Noémie me draguait en blague.  Elle me complimentait en blague. Elle me montrait son intérêt en blague.  Elle m’a fait des propositions sexuelles en blague.  Et moi, tout ce que je voyais, c’était qu’elle me faisait des blagues.  Au lieu de voir qu’elle me draguait, me complimentait, me montrait son intérêt, et me faisait des propositions sexuelles.

J’entendais ce qu’elle disait.  Mais je ne l’écoutais pas.

ERREUR no.5 : Substituer la réalité pour une illusion.
Ce qui est tristement ironique, car comme on a pu le lire vers la fin du premier billet de cette série, lorsque Noémie et moi devenons amis, La première chose que je dis est « Bien que je ne me fasse pas d’illusion (…) Noémie est sérieusement tout ce que je pourrais chercher de mieux chez une femme. »

Contrairement à ce que je déclare, je m’en faisais, une illusion.  Je rejetais la réalité qui me montrait pourtant clairement que Noémie s’intéressait à moi.  Et je l’ai remplacé par l’illusion que ce n’était pas le cas. Par conséquent, je n’étais pas en relation avec elle.  J’étais en relation avec l’idée que j’ai choisi d’avoir d’elle. 

Cette réalisation m’a frappé comme une gifle.  Car ironiquement, c’est quelque chose que j’ai trop souvent reproché à bon nombre de celles que j’ai fréquenté. 

Ce qui signifie qu’effectivement, j’aurais dû me regarder avant de porter ce jugement sur d’autres.

Noémie, 4e partie : le rêve devient réalité.

IMPORTANT. À l’exception de mes propres photos, toutes les images de cet article proviennent de sites de stock photos libres de droits. Et les noms sont changés. Ceci est dans le but de respecter l’anonymat des personnes concernées.

Dans les jours qui suivent, je constate que Noémie ne répond plus aussi vite qu’avant à mes textos. Je suppose qu’elle est occupée. Il est vrai que dans notre métier, le temps supplémentaire est une réalité quasi-quotidienne. Mais il semblerait que ça ne sera plus mon cas pour longtemps, car il y a certains bouleversements qui surviennent à mon travail.

Je suis à l’emploi d’une agence qui place des travailleurs de la santé là où il manque de personnel, et ce partout au Québec. Nous signons des contrats renouvelables à tous les trois mois. Une enquête récente a mis à jour le fait qu’un grand nombre d’employés d’agences de placements en santé n’ont pas leur diplôme de préposé aux bénéficiaires. Par conséquent, le 15 avril, mon CHSLD nous annonce que notre contrat qui devait se terminer le 30 avril prendra plutôt fin le 20, dans cinq jours. Et il ne sera pas renouvelé.

Contrairement à la majorité de mes collègues d’agences, j’ai obtenu ce diplôme, moi. Je l’ai depuis juillet 2020. Alors mon agence me rassure comme quoi le premier mai, je serai réassigné à un autre CHSLD dans une autre ville. Ils seront bientôt en mesure de me dire où.

Je serai donc totalement libre du 21 au 30 avril. Ces dix jours de congés imprévus comportent un bon côté. Je m’empresse d’en faire part à Noémie. Je lui explique ce qui s’est passé. Et je termine sur cette note :

Sa réponse ne tarde pas. Mais ce n’est pas celle à laquelle je m’attendais.

Après avoir lu ma proposition de rencontre et l’avoir décliné, elle ne suggère aucune date alternative. Une femme intéréssée trouve des solutions. Une femme non-intéressée trouve des obstacles.

Cette impression d’éloignement se trouve confirmée dans les jours qui suivent, alors que nos conversations sont de plus en plus rares et courtes. Le 3 mai, dernière fois où je lui ai écrit, elle a mis deux jours avant d’aller lire. Et depuis, plus rien.

Ça ne peut pas être plus clair. Noémie a perdu intérêt pour moi.

Il est vrai que depuis que j’ai décliné son invitation, elle ne me parlait plus de sexe, ne m’envoyait plus de photos, et a cessé de me faire des remarques au sujet de ses seins. Les signes de la diminution de son intérêt étaient subtils mais ils étaient là. Je ne les avais juste pas constatés.

Ce n’est pas la première fois qu’une fille met fin à notre relation d’amitié après que j’ai décliné ses avances. Mais les circonstances étaient différentes. Avec Daniella, c’est parce que je me bornais à rester dans la friendzone. Quant à Océane, c’est pour lui avoir dit que je n’étais pas à l’aise avec le fait qu’elle avait bu, ni qu’elle voulait tromper son amoureux avec moi. À elles, j’ai carrément dit non. Il est donc normal qu’elles ne l’aient pas digéré. Mais dans le cas de Noémie, c’était différent. J’ai seulement remis ça à plus tard, à une date qui me conviendrait mieux. J’étais tellement certain que notre complicité était grande, que notre attrait l’un pour l’autre était fort, que jamais je n’ai imaginé que son offre entrait dans la catégorie Maintenant ou jamais !

Et c’est là que j’ai enfin compris deux leçon que j’aurais dû apprendre il y a longtemps : La première: Dès qu’une amie s’offre à toi sexuellement, la relation d’amitié se termine là. Et la seconde: L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration. À partir de ce point, tout dépendant si tu lui répond favorablement ou non, ou bien vous serez amants, ou bien vous ne serez plus rien.

Dernier coup de théâtre à mon travail.
Le 16 avril, dix jours après avoir décliné l’offre sexuelle de Noémie, mon agence m’annonce que je serai relocalisé à Cap-Deroux, la ville voisine de Saint-Ciboire-du-bout-de-Christ où habite Noémie. Je reçois même mon horaire de mai, et je constate que contrairement à mon CHSLD actuel qui me donne de huit à onze quarts de travail par semaine (ce qui donne un excellent salaire, mais ne permet aucune vie sociale), celui-là ne m’en donne que de trois à six. Encore heureux que j’ai consacré mes chèques de paies précédents à rembourser la totalité de mes dettes.

Mais un autre 24h plus tard, on m’apprend que finalement, après avoir fait les vérifications, mon CHSLD a réalisé que j’avais mon diplôme. Ce qui signifie que la direction voudrait renouveler mon contrat. C’est donc à moi de choisir entre rester là, ou bien partir pour aller habiter et travailler à Cap-Deroux.

Et c’est là que la réalité me frappe de plein fouet.
Je réalise que durant les quinze derniers jours, le hasard, le destin, Dieu ou peu importe, a tout mis en oeuvre pour faire une réalité de mon rêve de janvier. Celui dans lequel j’étais en relation amoureuse avec une jolie jeune femme dans la mi-vingtaine. Voyez vous-mêmes:

  • L’option automatique de Facebook Rencontre nommée Bonne Étoile m’a envoyé sur le profil de Noémie, malgré le fait qu’elle ne correspondait ni à l’âge ni à la distance que je demandais.
  • Noémie qui représente ce qui passe actuellement comme étant le summum de la beauté physique.
  • Noémie dont les 25 ans en font à la fois une adulte responsable et mature, et en même temps la plus jeune femme qu’il m’est socialement acceptable de fréquenter.
  • D’habitude, lorsque je crois que je n’ai pas la moindre chance, je n’essaie même pas. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je lui ai tout de même écrit, au risque de passer pour un vieux pervers.
  • Et elle m’a répondu.
  • Une semaine plus tard, elle était toujours célibataire et intéressée à me connaître.
  • Car elle est l’une de ces rares jeunes femmes qui préfèrent les hommes qui ont l’âge d’être son père.
  • Nos conversations démontraient que j’avais bien plus en commun avec elle qu’avec la majorité des femmes de ma génération.
  • Bien que je restais parfait gentleman, elle devenait de plus en plus intéressée à moi.
  • Jusqu’au soir où elle s’est offerte à moi.
  • Les deux seuls côtés négatifs de notre relation sont mon horaire trop chargé, et les 2h15 de route.  Mais voilà que j’ai l’opportunité de déménager à un quart d’heure de chez elle, avec un horaire qui permet de se fréquenter normalement.

Si j’étais allé coucher chez Noémie le soir où elle m’a invité à le faire, non seulement aurions-nous encore notre relation, nous aurions l’opportunité de devenir amants réguliers, amoureux, et qui sait, peut-être même couple stable.

Comme dans mon rêve.

Ce qui signifie que Noémie était mon rêve devenu réalité. Toutes les circonstances se sont parfaitement enlignées dans ce but.

Et moi, j’ai laissé cette opportunité unique me filer entre les doigts. Parce que j’ai joué au nice guy. Parce que j’ai passé ma vie à m’obstiner à aller à contre-courant du comportement masculin normal. Parce que j’ai toujours ressenti le besoin de (me) prouver que je ne suis pas comme les autres hommes. Parce que j’essayais de bien paraître, en me montrant raisonnable et en contrôle de mes pulsions. Auprès d’une fille qui n’a jamais voulu que je sois l’un ou l’autre.

Hostie !
De calice !
De tabarnak !

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Prochain billet: C’est l’intellect qui tue l’instinct.

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QUELQUES LIENS

Océane, le billet complet.
Océane, la suite.
Comment nait la confiance en soi. (autres détails sur Océane)
Daniella, ou en ami seulement.
Le premier billet de la série de 3: L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration

Noémie, ou le rêve devenu réalité. 3e partie: ça devient sérieux.

IMPORTANT. À l’exception de mes propres photos, toutes les images de cet article proviennent de sites de stock photos libres de droits. Et les noms sont changés. Ceci est dans le but de respecter l’anonymat des personnes concernées.

Samedi le 6 avril.  9e jour de correspondance avec Noémie. Hier, elle m’a dit qu’elle aurait congé aujourd’hui et qu’elle passerait la journée au lit à boire du vin. Moi, je travaille de jour, de 07h00 à 15h00. Au retour du boulot, je lui écris un petit mot à 15h40. Elle ne me répondra qu’en soirée, à 19h43.

Apparemment, elle n’a pas démordu de son idée de se saouler au vin. Quelques minutes plus tard, elle me réécrit. Pour me dire qu’elle est célibataire.

« Déchausser la chaussette » … Voilà une manière très originale pour me dire qu’elle a envie de baiser.

Et soudainement, je réalise ce qu’elle est en train de faire.

  • Elle me rappelle qu’elle est célibataire.
  • Elle sait que je sais qu’elle est seule chez elle.
  • Elle me dit qu’elle boit du vin.
  • Elle me dit qu’elle a envie de se faire sauter.

Je ne suis plus aussi naïf que dans ma jeunesse.  Je vois clairement qu’elle cherche à me provoquer, de manière à me donner envie d’aller la rejoindre chez elle. Et selon La convention sociale du « Si tu viens, tu couches », si elle m’invite chez elle, c’est pour une soirée de sexe. Même si c’est en sous-entendus, une fille ne va pas dire des trucs pareils à un gars si ce dernier ne l’intéresse pas.   

Je vérifie néanmoins auprès d’elle la signification de ce gif animé, histoire de m’éviter de mal interpréter son message.

Pour les non-initiés, la chaussette enfilée sur une poignée de porte serait le signal universel pour dire aux passants « Ne pas déranger, je baise ! » Alors voilà, c’est confirmé. Elle m’invite à aller la rejoindre chez elle. Pour du sexe. Ça me rend heureux car j’espérais que l’on finisse un jour ensemble. Je ne m’attendais juste pas à ce que ça arrive si vite.

Puisqu’elle habite loin, je calcule mentalement le temps que ça va prendre. Il est déjà 20h. Je travaillais aujourd’hui, et je ne me suis pas lavé en revenant du boulot. Et ça fait plusieurs jours que je me néglige les poils. Le temps d’une douche, shampooing, tailler la barbe, m’occuper de mes dents, m’habiller…  Même en me pressant, j’en ai pour 45 minutes avant d’entrer dans mon auto.  Donc, départ à 20h45.

La ville de Saint-Ciboire-du-bout-de-Christ, c’est à 2h15 de chez moi.  Donc, arrivée à 23h. Je ne connais pas l’adresse de Noémie, mais ça reste une petite ville.  J’imagine donc 15 minutes pour me rendre chez elle, donc 23h15. Le temps que j’entre, qu’on jase un peu, qu’elle me serve du vin, qu’on se détende puisque c’est la première fois qu’on va se voir… On devrait passer à l’action autour de minuit. Elle est jeune et pleine d’énergie, et ça sera notre première fois. Une superbe jeune femme comme elle, je veux m’assurer de lui plaire. Pour lui en mettre plein la vue, je vais sortir le grand jeu, résultat de mes 38 ans d’expériences sexuelles. Je dois donc m’attendre à ce que ça dure jusqu’à 01h30 ou 02h00. Après le sexe, il y aura un moment pour se parler, se câliner… Donc, dodo vers 2h30.

Le problème là-dedans, c’est que je travaille ensuite à 07h00.  Enlevons deux heures quinze de route, ça veut dire que je dois partir de chez elle vers 04h45. Ça signifie me lever au plus tard à 04h30. Ce qui ne me laisse deux heures de sommeil.

De plus, elle semble avoir consommé pas mal de vin.  Je ne pourrai être chez elle que dans trois heures.  Et si, en m’attendant, elle tombe endormie ?  C’est quelque chose que j’ai déjà vécu quelquefois par les années passées.  Et une fois réveillées par mon arrivée, ces femmes étaient beaucoup trop abruties par le sommeil pour avoir encore la moindre pensée lubrique, et encore moins avoir envie de moi.  Et si l’histoire se répétait ?

Tel que j’en ai parlé dans le 3e billet de la série L’Intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration, j’ai toujours ressenti un profond malaise avec l’idée de coucher avec une femme au moment où celle-ci est en état d’ébriété. Même si elle me suppliait de la baiser ce soir, il suffirait qu’elle change d’idée le lendemain pour m’accuser d’avoir profité de son état pour en abuser sexuellement.

Bon, je sais bien que tout ceci n’est que de la vieille parano qui remonte à mon adolescence. Je sais que Noémie ne me fera pas ce coup-là. La preuve, c’est qu’elle me parle de sexe et de son attirance pour moi depuis le tout début de nos contacts, alors qu’elle était toujours sobre. Mais il reste le problème incontournable du fait que je ne pourrai dormir que deux heures avant de me taper deux heures quinze de route et huit heures de travail. Et ceci m’oblige à remettre notre rencontre sexuelle à une date ultérieure. Ce que je fais après avoir consulté mon agenda.

Maintenant que je lui ai expliqué, il ne me reste plus qu’à lui donner le goût d’attendre. Je déterre un selfie de juillet 2020.

Son avatar en guise de réponse me donne l’impression qu’elle ne va pas perdre son intérêt pour moi en attendant que nos horaires correspondent. Au moment où je m’apprête à lui souhaiter bonne nuit, elle me relance avec ceci :

Ok, là, elle ne fait plus dans la subtilité. Nous savons tous que les hommes sont visuels, faciles à allumer avec des images sexy. Alors si elle m’envoie ce selfie, c’est parce qu’elle désire que je change d’idée et que j’aille la rejoindre maintenant.

C’est tentant ! Mais si je fais ça, alors je ne pourrai dormir que deux heures. Après avoir baisé. Et probablement bu du vin. Pour ensuite devoir aller travailler pendant huit heures.

Il y a dix ans, j’étais encore tellement allumé et contrôlé par ma libido que je l’aurais fait sans hésitation.  Mais avec l’âge, la sagesse augmente à mesure que la testostérone diminue. Même si je ne prends pas d’alcool, le manque de sommeil ajouté à l’énergie dépensée feront que ma journée de travail de demain sera au-dessus de mes forces. Il ne faut pas oublier que je m’occupe physiquement de gens en perte d’autonomie. Majoritairement des gens du troisiène âge, fragiles, de santé précaire. La moindre erreur de ma part pourrait leur causer une chute pouvant entrainer des blessures graves, voire même la mort. La sécurité de mes résidents est primordiale. Je ne plaisante pas avec ça.

Mais je n’ose pas l’expliquer à Noémie. Son insistance à me tenter sexuellement, après que j’ai décliné son offre, me montre qu’elle me désire sérieusement. Voilà pourquoi je n’ai pas envie de répondre à ses avances en lui faisant subir un second revers plus direct.

Sans trop savoir quoi faire, je lui répond la première chose neutre qui me passe par la tête.

Au moins, elle le prend en riant.

J’ajoute un commentaire et j’attends sa réaction. Mais en voyant qu’elle ne répondait toujours pas au bout de 25 minutes, j’ai mis un terme à la conversation.

Je lâche le net pour me diriger à la douche. Puis, je me couche, heureux de voir que Noémie et moi avons dépassé le stade de l’amitié et du flirt pour passer à celui d’amants. Bon, nous ne le serons vraiment que lorsque nous coucherons ensemble dans un mois. Mais ça nous laisse le temps de voir comment on pourra s’arranger pour que nos horaires correspondent mieux par la suite. Par exemple, les weekends, je peux demander de travailler samedi de jour, et dimanche de soir. Comme ça, on pourra se voir de 18h le samedi jusqu’à dimanche midi. Une rencontre hebdomadaire, c’est déjà mieux qu’une mensuelle. À chaque problème, sa solution. J’ai confiance en l’avenir.

Je ne m’attendais juste pas à ce qui allait arriver le lendemain.

À suivre.

L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration.  3e partie : Pourquoi est-ce que Femme + Alcool = Drague ?

Laissez-moi vous résumer un autre de mes vieux billets.

Océane
C’était à l’époque de mon retour aux études. J’avais 28 ans et j’habitais aux résidences étudiantes de mon cégep. Je suis devenu ami avec Océane, 19 ans, une camarade de classe du cours d’Espagnol. En l’espace de quatre ou cinq semaines, notre amitié grandissait. Mais elle était déjà en couple, alors je ne me faisais pas d’illusions.

Un soir, à ma demande, elle passe chez moi. Elle arrive à 19h, et l’une des premières chose qu’elle me dit, c’est qu’elle doit partir à 21h, pour avoir le temps de faire un devoir important. Après une trentaine de minutes à jaser de banalités, voilà qu’elle soulève le fait que depuis qu’on se connait, je ne l’ai jamais touché. Elle me dit que pour des gens chaleureux comme nous, le toucher n’a rien de sexuel, que ce n’est qu’un moyen comme un autre de démontrer de l’affection entre amis sincères.

Puis, elle me révèle qu’avant de venir chez moi, elle a bu du vin. Elle va même dire qu’elle en a un peu abusé. Puis, elle pose des gestes dans le but de me provoquer sexuellement, avant de fermer les yeux en restant là, soumise, offerte.

N’importe quel gars hétéro aurait sauté sur l’occasion pour sauter la fille. Mais dans mon cas, ça a juste provoqué un blocage total. C’est que la situation me mettait dans une position dans laquelle je devrais potentiellement porter le blâme pour plusieurs raisons.

  • Être blâmé pour avoir invité une fille chez moi sous de faux prétextes dans le but de la sauter.
  • Être blâmé pour avoir approché sexuellement une fille en couple.
  • Être blâmé pour l’avoir gardé chez moi alors qu’elle devait partir à 21h.
  • Être blâmé pour l’avoir empêché de faire son devoir important.
  • Mais surtout, être blâmé pour avoir profité sexuellement d’une fille qui n’est pas dans son état normal puisqu’elle a bu de l’alcool.

La situation comportait juste trop de risques pour moi. Malgré le fait que je la désirais et que j’étais fortement allumé, je l’ai juste foutue à la porte.

Maintenant, avec mon expérience de vie, je comprends ce qui s’est vraiment passé.

  • Océane avait envie de moi.
  • Elle a interprété mon invitation comme la convention sociale du « Si tu viens, tu couches. » (Inviter chez soi une personne hétéro du sexe opposé, c’est une invitation au sexe. et y aller, c’est dire oui au sexe.)
  • Il est mal vu socialement pour une femme de draguer ouvertement. Alors pour cacher son jeu, elle m’a servi une histoire bidon de devoir urgent qui l’obligerait à partir à 21h.
  • Toujours sous des prétextes amicaux pour cacher son jeu, elle tente de me provoquer sexuellement en initiant le toucher entre nous deux.
  • Elle me dit qu’elle a bu. Même un peu trop.
  • Elle reste là, soumise, offerte, en espérant que je lui saute dessus et que je la baise comme une machine à coudre pendant 12h non-stop.

Mais j’étais trop prudent, voire trop parano, pour répondre à ses attentes de la manière normale d’un gars normal.

Pourquoi est-ce que tant de femmes utilisent l’alcool comme élément important dans leur manière de draguer ?   Il y a plusieurs raisons.  Vous vous rappelez de la première, j’en ai parlé un peu plus haut.

RAISON 1 : Il est mal vu pour une femme de draguer ouvertement.
Elles sont donc obligées d’utiliser des ruses et subterfuges afin de manipuler l’homme, de manière à ce que ce soit lui qui fasse les premiers pas. L’alcool, généralement le vin, est un élément important de l’une de ces ruses. C’est à cause de la…

RAISON 2 : Les hommes sont réputés pour abuser sexuellement des femmes ivres.
Les médias nous rapportent souvent des histoires d’agressions sexuelles commises par des hommes sur des femmes trop ivres pour être capable de consentir.  L’homme a donc la triste réputation d’être allumé sexuellement par une femme qui a bu.  Ainsi, une femme qui a envie de se faire prendre sexuellement par un homme sera portée instinctivement à lui dire qu’elle boit du vin, chez elle, seule.  Ele peut faire ceci de manière inconsciente, tout comme elle peut avoir planifié son coup. D’une manière comme de l’autre, en lui annoncant ceci, elle s’offre en tant que proie afin d’allumer le prédateur en lui.

RAISON 3 : L’alcool ne fait qu’enlever les inhibitions.
L’inhibition a un autre nom : la maitrise de soi, aussi connu dans son appellation anglaise, self-control. Ainsi, la consommation d’alcool ne va pas transformer une personne à la manière de Jekyll et Hyde, ou Banner et Hulk.  Ça va juste faire ressortir sa personnalité véritable.  C’est ce que m’a fait comprendre Geneviève la coloc de l’enfer lorsque j’avais 28 ans, tel que vu dans ce billet, lors d’un de ses rares moments de pertinence :

 « L’alcool, ça ne change pas la personnalité de quelqu’un. Ça aurait plutôt tendance à la faire ressortir, puisque sous l’effet de l’alcool tu perds tes inhibitions, ce qui fait que tu as moins de retenue. Si ta chère Océane voulait que tu la sautes quand elle était saoule, c’est parce même à-jeun elle avait envie de toi. »

Il est vrai que l’un des nombreux surnoms que les anglophones donnent à l’alcool est « le courage liquide. » Dans cette optique, plusieurs personne vont boire dans le but délibéré de perdre leurs inhibitions, histoire de se donner le courage de faire quelque chose qu’ils n’oseraient pas lorsque sobre. Mais ça, c’est pour ceux qui cherchent à être actif. Pour les gens plus passifs, il y a la…

RAISON 4 : L’ alcool permet de se déresponsabiliser.
Tout le monde connait l’effet anti-inhibitions de l’alcool. Voilà pourquoi sa consommation a toujours été l’excuse parfaite pour se déresponsabiliser de nos faits, gestes et paroles.  Et même pas besoin d’en consommer vraiment. Il suffit de prétendre de l’avoir fait. À partir de là, on peut dire et faire n’importe quoi, on sait que l’on pourra toujours se cacher derrière l’excuse d’avoir bu. Et les gens laisseront passer ça, en comprenant que l’autre n’est pas dans son état normal.

Ainsi, dans le cas d’Océane, avoir bu du vin lui donnait plein d’excuses.

  • Elle me drague? Ce n’est pas sa faute, c’est l’alcool.
  • Elle s’offre à moi? Ce n’est pas sa faute, c’est l’alcool.
  • Elle oublie son devoir important? Ce n’est pas sa faute, c’est l’alcool.
  • Elle veut tromper son amoureux avec moi? Ce n’est pas sa faute, c’est l’alcool.

Au final, l’alcool, c’est comme les SPM : une excuse bidon. Car tout comme l’a dit Geneviève, tout ce que fait une personne sous l’effet de l’alcool, ce sont des choses qu’elle avait envie de faire lorsqu’elle était sobre.

Mais justement… Profiter d’une femme qui a bu, n’est-ce pas une situation d’abus sexuel ?
Comme le démontre ma soirée avec Océane, je n’ai jamais été à l’aise lorsqu’une femme me drague après avoir pris de l’alcool.  C’est que, durant les quarante premières années de ma vie, je n’ai jamais su faire la différence entre une femme qui n’a bu que quelques verres, et qui a donc l’esprit tout aussi clair que lorsqu’elle est sobre.  Et une qui a bu au point d’être inconsciente mentalement et/ou physiquement. Dans ma tête, à partir du moment où une femme boit de l’alcool, peu importe la quantité, elle cesse d’être dans son état normal.  Je considérais leur comportement comme en étant la preuve formelle, comme le démontre cette logique fallacieuse que j’avais à l’époque :

« Ça fait (quelques semaines / quelques mois / quelques années) que je la connais.  Tout ce temps-là, elle était sobre, et elle n’a jamais manifesté de désirs sexuels envers moi.  Et maintenant qu’elle a bu, elle me désire ?  C’est bien la preuve qu’elle n’est pas dans son état normal. »

C’est presque attendrissant d’être aussi naïf.

Avec les années, j’ai fini par voir clairement la différence entre l’ivresse et la détente. Ça tient à un détail très important qui ne trompe jamais : le consentement. 
Si une femme a bu au point de se mettre en état de coma éthylique, ou du moins au point de ne plus savoir où elle est ni ce qu’elle fait, alors effectivement, elle n’est pas en mesure de donner son consentement.  Tandis que celle qui a (prétendument) bu quelques verres, et qui va ensuite te le dire, ne le fait que dans le but de t’inviter à la draguer.  C’est l’équivalent de te déclarer « Mes inhibitions sont tombées, vient en profiter.  Elle ne fait donc pas que consentir au sexe.  Elle le demande.

Le tout, c’est de rester subtile.

ET SURTOUT : Son but premier n’est pas de te faire passer pour un prédateur sexuel.  C’est de se présenter à toi délibérément en tant que femme qui ne saurait résister à tes désirs.

À ce moment-là, la relation atteint son point de non-retour. Ou bien l’acte est consommé, ou bien c’est le début de la fin de votre relation. Et ce parce que l’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration. Voilà pourquoi ma relation d’amitié et de complicité avec Océane n’a pas survécu à cette soirée. Autant pouvait-elle m’apprécier jusqu’à ce soir-là, autant elle m’a méprisé et détesté à partir de ce point.

BIENTÔT: Celle qui m’a inspiré cette série de billets: Noémie, ou le rêve devenu réalité.

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QUELQUES LIENS

Océane, le billet complet.
Océane, la suite.
Comment nait la confiance en soi. (Autres détails sur Océane)
La convention sociale du Si tu viens, tu couches.

L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration. 2e partie : Pourquoi ne sont-elles ni claires ni directes?

Le consentement de la femme a toujours été extrêmement important pour moi.  Et il faut que celui-ci soit clair, sans le moindre doute.  Il y a quatre raisons pour ça.

  1. Dans ma jeunesse, j’avais de la difficulté à plaire aux filles.  Il serait donc contreproductif d’agir de manière à leur déplaire.  Si je les drague sans leur consentement, ce serait déplaisant pour elle.
  2. Dans ma jeunesse, j’avais une libido à tout casser.  Si je mets de la pression sur une fille pour la forcer à avoir du sexe, ça va lui ôter envie d’en avoir.  Du moins, avec moi.  Étant donné que je désire avoir une partenaire qui adorerait baiser avec moi, agir ainsi serait contreproductif.   
  3. J’étais un Nice Guy.  Et un Nice Guy, ça tient à sa réputation de gentil garçon.  On n’obtient pas une réputation de gentil et de respectueux si on ne respecte pas les filles dans leurs limites.  Au contraire, ça nous donne une réputation qui fait fuir les filles.  Ce qui est contreproductif. 
  4. Il est souvent impossible de faire la différence entre une résistance de principe (fille qui désire que tu insistes pour la draguer), et une résistance sincère (fille qui ne veut absolument pas que tu la dragues).  Ainsi, chaque fois que je drague, je m’expose à la possibilité que la fille voit mon approche comme étant une agression. Non seulement est-ce contreproductif, c’est aussi négatif pour elle que pour moi.

Dans de telles conditions, vous comprendrez pourquoi j’ai toujours été extrêmement prudent lorsque j’étais dans une situation nébuleuse.  Je suis le parfait représentant du proverbe « Dans le doute, abstiens-toi. »   Voilà pourquoi j’ai si souvent laissé passer des opportunités d’intimité avec celles qui se contentaient de « montrer des signes » et de « passer des messages subtils » plutôt que de m’exprimer clairement leurs désirs en parole ou en geste. 

Laissez-moi vous résumer un billet que j’ai écrit ici il y a quelques années.

Daniella
J’ai 19 ans.  Un soir, une amie platonique anglophone que je n’avais pas vu depuis environs un an m’appelle.  On passe une bonne heure à jaser joyeusement de tout et de rien.  Puis, elle me dit : « Est-ce que tu voudrais venir passer la nuit chez moi, en ami ? »  J’accepte et me rend chez elle.  On jase jusqu’à ce que l’heure tardive et la fatigue nous incite à nous coucher.  Elle m’invite à dormir dans son lit avec elle.  Puis elle m’invite à lui donner un bisou de bonne nuit, ce que je fais, sur sa joue.  Puis elle me suggère de dormir en cuillère avec elle, ce que je fais.

Tout autre gars y aurait vu une invitation au sexe.  Pas moi !  Elle a pris la peine de me dire qu’elle m’invitait en tant qu’ami.  Et puisque j’ai un respect sans failles pour les limites des femmes, je me le tiens pour dit. D’ailleurs, je n’ai jamais eu la moindre arrière-pensée sur ses intentions envers moi.

Voilà pourquoi je suis extrêmement confus lorsqu’elle se lève en furie, allume les lumières et me dit (en anglais) « Pourquoi penses-tu que je t’ai demandé de venir ici ? »  La seule chose qui me vient en tête pour expliquer sa réaction et ses paroles, c’est que j’ai probablement dû avoir un geste ou une parole déplacée.  Mais si c’est le cas, je ne m’en suis nullement rendu compte.  Je tente de la rassurer en lui disant que, puisqu’elle m’a dit qu’elle m’invitait à passer la nuit en ami, alors je n’ai jamais eu l’intention d’agir autrement qu’en ami avec elle.  Après m’avoir écouté, elle reste silencieuse quelques secondes.  Puis, elle me tend les bras.  Je l’approche donc et lui donne un câlin.  Et lorsqu’elle me teste en me disant « Kiss me ! », je suis fier de lui montrer que oui, je respecte ses limites, en l’embrassant sur le front.

Elle soupire.  Me lâche.  Retourne au lit sans me regarder et sans mot dire.  Je la rejoins et m’endors aussitôt.  Et le lendemain, de notre réveil à mon départ, c’est à peine si elle me parle ou regarde dans la direction.  On ne se verra plus jamais.

Aujourd’hui, avec l’expérience, je vois clairement ce qui s’est vraiment passé.

  • Elle avait envie de baiser, et apparemment j’étais un candidat potentiel sur sa liste.
  • Puisqu’elle a envie de moi, elle applique la convention sociale du « Si tu viens, tu couches » en m’invitant à passer la nuit.
  • Il est mal vu pour une femme de faire des propositions sexuelles directes.  Alors elle ajoute « en tant qu’ami » à son invitation.
  • Elle tente d’éveiller mes désirs sexuels en m’invitant à dormir dans son lit avec elle.
  • Elle tente d’éveiller mes désirs sexuels en m’invitant à l’embrasser.
  • Elle tente d’éveiller mes désirs sexuels en m’invitant à coller mon corps contre le sien.
  • Après avoir entendu mes explications et excuses, elle a compris que j’étais trop honnête et/ou trop naïf pour comprendre que ses intentions envers moi étaient sexuelles depuis le début.
  • Il est mal vu pour une femme de faire des propositions sexuelles directes.  Alors elle m’invite du geste à la prendre dans mes bras.
  • Et, probablement parce qu’elle voyait bien que ça n’irait nulle part entre nous si elle n’était pas un peu plus directe, elle me demande de l’embrasser.
  • En voyant que même là, je ne comprenais pas et/ou je m’obstinais à rester dans la friendzone, elle a jeté l’éponge.  C’est fort déçue, et probablement très humiliée, qu’elle s’est couchée, frustrée sexuellement, et refroidie sur mon cas à tout jamais

Dans cette liste, je parle de la convention sociale du Si tu viens, tu couches.  Cette règle non-écrite-et-non-dite peut se décrire ainsi : inviter chez soi une personne hétéro du sexe opposé, c’est une invitation au sexe.  Et dire oui, c’est dire oui au sexe.  Instinctivement, la majorité des femmes connaissent cette règle, et l’appliquent.

Ceci dit, aucune des expériences désagréables que Danielle a vécu de ma part ce soir-là ne serait arrivée si elle m’avait fait part de ses envies clairement, en paroles et/ou en gestes.  Malheureusement, à quelques rares exception près, aucune femme ne va oser le faire.  Il y a trois raisons pour ça.  Tel que mentionné dans la liste…

RAISON 1 : Il est mal vu pour une femme d’exprimer clairement son désir pour un homme.
S’il est normal pour un homme de ressentir du désir sexuel, et qu’il est acceptable socialement pour lui de draguer dans le but de l’assouvir, il n’en va pas de même pour la femme.  Si elle a envie de sexe et qu’elle l’exprime clairement, alors elle est une salope.   Mais si elle ne démontre que peu d’intérêt pour le sexe, alors elle est une frigide et une coincée.  Sans oublier que dans la majorité des cas, une femme qui drague ouvertement, ça fait peur aux hommes. Comment voulez-vous qu’une femme sache sur quel pied danser face à un tel paradoxe social ? 

Ainsi, lorsqu’une femme décide de s’offrir sexuellement, certaines d’entre elles vont avoir le réflexe de tenter de cacher dès le départ leurs intentions véritables. Comme Daniella qui m’invite à passer la nuit chez elle, en précisant qu’elle m’invite en tant qu’ami.  Ou Océane, dont je parlerai dans mon prochain billet, qui entre chez moi à 19h en me disant qu’elle doit partir à 21h pour faire un devoir important. 

Puisqu’il est mal vu pour elle de draguer l’homme qu’elle désire, la femme n’a plus qu’une option : elle doit manipuler cet homme afin qu’il ressente du désir pour elle, de manière à ce que ce soit lui qui prenne l’initiative d’amorcer la relation avec elle.  Comme l’a fait Daniella en m’invitant dans son lit, à l’embrasser et à la coller.

Oui, c’est sûr qu’elle aurait pu me dire clairement et directement qu’elle avait envie que l’on baise ensemble.  Mais si elle l’avait fait, elle savait qu’elle s’exposerait à la possibilité que je la repousse tout aussi clairement et directement.  Et ça, toute femme veut l’éviter, car…

RAISON 2 : Les femmes ont encore plus peur du rejet que les hommes.
L’homme propose, la femme dispose, que dit le proverbe.  Dans notre culture, la drague est un comportement que l’on attribue surtout à l’homme.  La femme est le prix, et les hommes sont les candidats qui cherchent à l’obtenir.  Dans ces conditions, il est normal pour un homme de subir de nombreux revers en se faisant repousser par la majorité de celles qu’il désire. Pour une femme, par contre, ça l’est beaucoup moins.

Bien que le rôle social de « prix que tous les hommes cherchent à obtenir » est limitant et misogyne, il reste que la majorité des femmes comprennent que telle est la règle du jeu. Et bon nombre d’entre elles acceptent de s’y plier. 

À cause de son statut de prix convoité, aucune femme ne s’attend à être rejetée.  Alors lorsqu’elle l’est, ça l’atteint au plus profond de son orgueil.  Pensez donc !  Les hommes sont tous supposés être des fous du sexe contrôlés par leurs queues, qui baiseraient n’importe quelle femme.  Alors si une femme s’offre sexuellement à un homme, et que celui-ci ne répond pas positivement, c’est comme s’il lui disait : « Je baiserais n’importe qui, SAUF TOI ! »  La femme repoussée a donc de quoi se taper une sérieuse remise en question.  Elle va passer par toute une gamme d’émotions négatives.  Sentiment d’être insultée.  Colère.  Sentiment profond d’être inadéquate. Questionnement sur ce qui ne va pas chez elle.  Tristesse.  Atteinte dans sa valeur personnelle.  Humiliation.  Déprime.  Il n’est donc pas étonnant que dans la pièce The Mourning Bride qui date de 1697, l’auteur William Congreve a écrit une phrase qui est venue jusqu’à nous: L’enfer n’a pas de furie qui équivaut à celle d’une femme dédaignée.

Afin d’épargner son orgueil et son estime de soi, la femme doit éviter de se mettre en situation de possibilité d’être rejetée.  Pour ce faire, elle doit cacher ses intentions véritables, en n’étant jamais claire.  En gardant la situation nébuleuse, ça lui laisse une porte de sortie si jamais l’homme ne répond pas positivement. Elle pourra alors (se) prétendre ne jamais l’avoir désiré.  Et mieux encore : Si l’homme répond positivement, mais qu’il ne lui plait pas au final, elle aura toujours l’option de le repousser en lui disant qu’il se trompe, qu’il a mal interprété les faits, gestes et paroles qu’elle a eues envers lui.

Mais la meilleure raison pourquoi elle ne dit pas clairement ce qu’elle veut est la…

RAISON 3 : Lorsque la femme s’offre passivement à l’homme, c’est parce qu’elle désire que ce soit LUI qui prenne le contrôle de la situation. Pas le contraire.
Voilà pourquoi il est totalement inutile de demander à une femme d’être claire et directe. Car si elle dit à l’homme ce qu’elle veut, ça en revient à lui dicter ses désirs, ce qui est l’équivalent de prendre le contrôle. Et quand une femme se contente de « donner des signes » et « passer des messages subtils », ce n’est certainement pas parce qu’elle a envie de prendre les rennes. Elle ne veut pas conduire. Elle veut un chauffeur.

Et voilà pourquoi, en voyant que notre rencontre se déroulait bien, elles ont fini par me donner des signes de soumission, s’offrant à moi en tant que proie, dans le but de provoquer le prédateur sexuel en moi.

Alors pourquoi n’en ai-je pas profité?
Il est vrai que c’est le genre de truc qui aurait fonctionné avec 99.999999999999999999% des hommes hétéros.  Mais pas avec moi.  Car le problème, c’est que je n’ai jamais eu l’ADN du prédateur sexuel.  Et j’ai toujours eu cette (mauvaise) habitude de prendre au pied de la lettre ce que dit une femme, sans jamais tenter d’y voir un sens caché.  Et à cause de ma grande phobie d’être accusé de ne pas avoir obtenu le consentement, j’ai toujours été respectueux de leurs limites, et ce à l’extrême.  Danielle m’a invité en tant qu’ami ?  Alors je ne me comporte qu’en ami.  Océane me dit que le toucher n’est qu’un comportement amical et rien de plus, et qu’elle doit partir à 21h ?  Alors je n’interprète ses toucher que comme des signes d’amitié, et je la fous à la porte peu après 21h.

Mais ça, c’est juste moi. Du moins, c’était moi. J’aime croire que je ne suis plus aussi naïf que dans ma trop sage jeunesse. Mais les vieux réflexes innés ont a vie dure, comme on le verra dans le prochain billet.

BIENTÔT : 3e partie, Pourquoi est-ce que Femme + Alcool = Drague?

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Quelques liens vers des billets qui ont été mentionnés dans ce texte.

Daniella, ou en ami seulement.
La convention sociale du « Si tu viens, tu couches »
30 raisons d’avoir peur de la femme qui drague.
La résistance de principe et la nécessité de la respecter.

L’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration (1 de 3)

Si vous êtes un homme, le sujet dont je vais vous parler aujourd’hui est quelque chose que vous avez peut-être déjà vécu.  Surtout si vous avez une génétique de Nice Guy.

Pourquoi est-ce que je dis que l’intérêt d’une femme vient avec une date d’expiration ?  Parce que c’est quelque chose que j’ai pu constater pour l’avoir moi-même vécu, à au moins six reprises, avec six différentes jeunes femmes, sur une période de trente-six ans.  La première fois, j’avais 19 ans.  Et la dernière fois, c’était pas plus tard qu’il y a deux semaines, à 55. 

Tel que je l’ai écrit dans je ne sais plus quel billet de blog, en général, lorsqu’un homme rencontre une femme, et que les deux sont célibataires et hétéro, ce sont les trois premières semaines qui vont décider du reste de leur relation.  Ces 21 premiers jours sont une période d’ambiguïté dans laquelle on ne sait pas trop si on est intéressé par l’autre et/ou intéressant pour l’autre.  On s’approche, on recule, on observe, on tâte le terrain.  Et au bout de cette période, si l’un n’a pas fait connaître son intérêt pour l’autre, alors c’est terminé.  La relation entre dans la friendzone, d’où elle ne sortira plus jamais. 

Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, si aucun des deux n’a d’intérêt au-delà de la simple amitié pour l’autre. Mais dans les cas où l’un démontre un intérêt auquel l’autre ne répond pas, aucune relation ne sera possible.  Pas même amicale.

En général (oui, je vais utiliser ce terme souvent), c’est l’homme qui s’intéresse à la femme en premier, et il le lui fait savoir assez rapidement. Souvent même trop rapidement surtout au niveau sexuel. Dans ce temps-là, la fille va perdre intérêt. Il arrive cependant que c’est l’inverse qui se produit.  C’est-à-dire que c’est la fille qui démontre un intérêt pour le gars.  Mais que celui-ci, pour diverses raisons, n’y répond pas.  Au début la fille est intriguée par cet homme. La retenue dont il fait preuve représente pour elle un challenge. Alors c’est elle qui va faire les premiers pas vers lui. Or, s’il continue de maintenir une distance, il arrivera un point oû son intéret pour lui va se transformer en ressentiment, ce qui mettra fin à leurs contacts.

Et c’est dans ce genre de situation que l’on voit bien la différence entre l’homme et la femme :  Un homme repoussé par une femme peut rester ami avec elle.  Et si elle s’offre à lui dans une semaine, un mois, un an ou une décennie, l’homme aura toujours de l’intérêt pour elle, et il va sauter sur l’occasion.  À l’inverse, une femme dont les désirs pour un homme sont refusés ou ignorés par ce dernier le prendra tellement mal qu’elle coupera tout contact avec lui, et ce jusqu’à la fin de leurs vies.  Et ça, c’est à cause que contrairement à l’intérêt de l’homme envers la femme qui est éternel, l’intérêt de la femme envers l’homme vient avec une date d’expiration.

La naissance, l’évolution et la mort de l’intérêt féminin pour l’homme, c’est quelque chose que j’aime bien comparer au produit d’un arbre fruitier.

ÉTAPE 1 : LA FLEUR ÉCLÔT.
Ça, c’est la rencontre, le premier contact.  Ça peut être en personne ou sur le net.  Peu importe.  Ça peut en rester là, et vous restez au stade de simples connaissances.  La relation peut ne pas aller plus loin. Ou bien ça évolue alors que…

ÉTAPE 2 : LA FLEUR EST BUTINÉE.
Tu l’intrigues.  Elle a envie de te connaître. 

Indice : Elle décide que vous deveniez amis.
Elle te demande en contact sur Messenger et/ou Facebook.

ÉTAPE 3 : LE FRUIT APPARAÎT ET CROIT À BON RYTHME.
Elle ressent un intérêt pour toi.  Elle veut en savoir plus sur toi.  Son envie de te connaître va en augmentant.

Indice : Elle t’écrit à plusieurs reprises tout le long de la journée.
Peu importe si elle est à la maison, au travail, au bain, à l’épicerie, aux funérailles ou à regarder ses séries sur Netflix, elle trouve toujours le temps d’échanger avec toi.

Indice : Elle rit de toutes tes blagues.
Lorsqu’une femme s’intéresse à un homme, elle tient à le satisfaire.  Alors s’il lui fait des blagues, elle tient à lui montrer qu’elle le trouve drôle. Donc, lui montrer de la compatibilité.

ÉTAPE 4 : LE FRUIT DEVIENT COMESTIBLE.
À partir de ce point, elle va te montrer des signes comme quoi si tu disais oui, elle ne te dirait pas non.  Mais voilà, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle te le dise clairement.  Car à moins d’être exceptionnellement directe, les femmes en général préfèrent être conquises.  Et puisque tout le monde sait que les hommes aiment le sexe. Elle aura alors le réflexe de pimenter ses conversation de sexualité et de séduction dans le but d’allumer ton intérêt pour elle.

Indice : Elle te fait des compliments sur ton apparence.
Ça peut être très subtil, comme « Ce chandail-là te va vraiment bien. »  Ou alors ça peut être un peu plus flirt, avec « Est-ce que j’ai le droit de te trouver beau ? »  Ou bien elle te dira qu’elle te trouve sexy sur une photo en particulier.  Ou alors elle va complimenter ta voix, si message vocal il y a entre vous.

Indice : Elle te pose des questions sur ton idéal féminin.
Histoire de voir si elle y correspond, voire de s’y plier si ce n’est pas tout à fait le cas.

Indice : Elle commence à te parler de sexe en général.
La rumeur populaire veut que l’homme soit obsédé par le sexe.  Alors quoi de mieux que de parler de sexe pour attirer vers elle l’intérêt de l’homme.

Indice : Elle te parle de sa propre sexualité.
C’est sa façon à elle de s’assurer que le jour où vous allez passer au lit, alors tu sauras exactement quoi faire pour la satisfaire.

Indice : Elle te pose des questions d’ordre sexuel : tes expériences, tes préférences…
Car elle aussi veut se montrer bonne amante pour toi.

ÉTAPE 5 : LE FRUIT EST MÛR JUSTE À POINT.
Un soir, sans prévenir, elle s’offre à toi sexuellement.  Alors que les étapes 2, 3 et 4 vont durer pendant plusieurs jours, celle-ci ne se produira qu’un seul soir.

Indice : Elle te dit être seule chez elle ce soir.
Il y a quelques années, j’ai consacré un billet de blog à cette règle non-écrite-et-non-dite que j’appelle La convention sociale du « Si tu viens, tu couches. »  En gros : inviter chez soi une personne du sexe opposé célibataire et hétéro, c’est l’inviter à avoir du sexe.  Et accepter d’y aller, c’est dire oui au sexe.  L’homme étant supposé être un conquérant, la fille lui dira donc qu’elle est seule chez elle.  Elle espère qu’il va lui proposer d’aller la rejoindre, afin que, tout naturellement, s’applique la règle du Si tu viens, tu couches.

Indice : Elle te dit avoir bu de l’alcool.
Beaucoup trop d’hommes abusent sexuellement des femmes qui sont trop saoules pour être capable de dire non.  Par conséquent, les hommes ont la triste réputation d’être allumés par une femme qui a bu.  Alors si une femme dit à un homme qu’elle est seule chez elle avec sa bouteille de vin, c’est pour une seule raison : elle cherche à allumer le prédateur en lui, en s’offrant en tant que proie.  C’est une façon subtile de lui dire que s’il veut la baiser, elle ne pourra pas lui résister.

Indice : Elle te dit carrément avoir envie de baiser.
Ça peut aller de « Ça fait trop longtemps que je n’ai pas eu une bonne baise. », à quelque chose de plus nuancé comme « Je me ferais bien déchausser la chaussette. » 

Une femme qui n’a aucun intérêt pour un homme ne va jamais lui dire de telles choses.

Indice : Elle t’envoie des photos d’elle-même en deshabillé sexy.
Ça, c’est la tentative ultime.  Nous savons tous que les hommes sont visuels, facilement allumés par des images.  C’est la raison pourquoi bon nombre d’entre eux envoient des dick pics, puisqu’ils pensent bêtement que c’est pareil pour la femme.  Alors si elle t’envoie des photos d’elle qui s’étale comme buffet à volonté, c’est dans le but d’allumer ton appétit.  Le message ne peut pas être plus clair que ça. 

L’étape 5, c’est le point limite.  Le fruit de son désir vient d’atteindre sa maturité maximale.  Il faut absolument le cueillir et le consommer à ce moment-là.  Tout le monde connaît l’expression « C’est maintenant ou jamais. »  Eh bien, cette situation est le meilleur exemple de ce fait.  Si tu as la moindre envie d’elle, il faut aller chez elle te la faire right fucking now !  Parce que sinon, la relation va passer à…

ÉTAPE 6 : LE FRUIT SE DÉCROCHE, TOMBE ET POURRIT.
Ce qui suit est une règle universelle : Lorsqu’une femme s’offre sexuellement à un homme, et que celui-ci ne réagit pas, ou bien ne réagit pas positivement, elle ne le lui pardonne jamais, jamais, JAMAIS !   Son intérêt pour cet homme se trouve détruit de manière irrécupérable.  On parle de l’intérêt sexuel, de l’intérêt amoureux, et même de l’intérêt amical. 

Indice :  Elle ne te parle plus.
Et si elle le fait, c’est de manière très courte, en réponse à tes questions.  D’ailleurs…

Indice :  il n’y a plus que toi qui initie la conversation.
Elle va peut-être te texter encore un peu.  Mais ce sera sur des banalités.  Bientôt, elle ne t’écriras plus qu’en réponses à tes messages.

Indice :  Elle n’a plus le moindre temps à te consacrer.
Jusqu’à il n’y a même pas 24h, vous vous textiez à plusieurs reprises tout le long de la journée, peu importe si elle était à la maison, au travail, au bain, à l’épicerie, aux funérailles ou à regarder ses séries sur Netflix.  Maintenant, elle abrège vos conversations, prétextant qu’elle n’a pas le temps de te parler car elle s’en va au travail, au bain, à l’épicerie, aux funérailles ou regarder ses séries sur Netflix.

Indice :  Elle décline ou ignore toute invitation à une rencontre, et n’apporte aucune solution alternative.
Tu lui propose rendez-vous.  Elle répond que c’est impossible pour les dates que tu lui suggère.  Et elle ne propose aucune date alternative.  Il ne faut jamais oublier qu’une femme intéressée trouve des solutions, une femme non-intéressée trouve des obstacles.

Indice :  Elle n’a aucune réaction à tes signes d’intérêts pour elle.
À partir de ce point, tu peux lui envoyer des fleurs, lui faire son portrait, lui faire une déclaration d’amour en poème, la demander en mariage, lui déclarer vouloir la baiser comme une machine à coudre pendant 36h non-stop.  Elle n’y réagira pas.

Indice :  Elle arrête de répondre à tes textos.
Elle arrête de répondre.  Elle arrête de liker tes messages.  Bientôt, tu verras qu’elle ne se donne même plus la peine de lire ce que tu lui écris.

Indice :  Elle te ghoste, te retire de ses contacts.
Ça ne peut pas être plus clair que ça. 

Par les années passées, je vous ai déjà donné plusieurs exemples de situations semblables que j’ai vécu.  Bien sûr, les choses ne se sont pas toujours déroulées exactement telles que décrites ici.  Chaque cas a eu ses variantes.  Surtout dans la période pré-internet.  Mais en général, oui, la relation naissait, évoluait et se terminait cette même façon, étape par étape.  Pour chacune, j’avais des raisons différentes d’ignorer ou décliner leurs offres. J’en parlerai dans les deux prochains billets.