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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.

Clément Beaucitron, loser sans emploi.

Depuis quelques années, il circule sur le net une capture d’écran qui montre comment une jeune fille a perdu son emploi après avoir bitché son patron via Facebook:


Traduction pour malenglophonants(*): En gros, la fille dit qu’elle déteste sa job parce que son patron n’est qu’un pervers et un branleur qui fait exprès de lui donner du travail de merde juste pour la faire chier. Elle avait oublié que son patron était dans sa liste de contacts sur Facebook. Il lui a répondu que de 1, elle peut cesser de se surestimer car, de 2, il est gai alors il lui serait difficile d’être pervers avec elle. De 3, la « merde » dont elle parle, ça s’appelle « le travail pour lequel elle est payée ». Et de 4, elle est renvoyée.

Cet exemple parle de quelqu’un qui a perdu un emploi qu’elle occupait. Or, avec internet, on n’a même plus besoin d’avoir un emploi avant de le perdre. C’est que de nos jours, lorsqu’un employeur reçoit un CV, il n’est pas rare qu’il entre le nom ou l’adresse de courriel du candidat dans l’engin de recherche de Facebook afin d’en savoir plus sur le genre de personne qui a fait application. Ce qu’il y trouvera ou non peut faire toute la différence entre vouloir ou non embaucher le candidat. Et ça, on dirait que certains candidats ne sont pas assez brillant pour y penser d’avance.

Récemment, j’ai entendu parler d’un gars qui recherche en vain du travail depuis des lustres. Je suis donc allé visiter son Facebook. Ça m’a permis de constater que j’y avais libre accès. Et si moi je peux le voir, alors ses futurs employeurs aussi.

Ce qui suit sont de véritables captures d’écran de statuts provenant du Facebook de ce candidat.  J’ai modifié le nom et l’image du profil avec Photoshop afin de protéger l’innocent, mais le reste est authentique et non-retouché.  Le texte en rouge vin en dessous de chaque image décrit ce qu’un employeur peut potentiellement penser de ce genre de statuts, donc pourquoi c’est une mauvaise idée d’écrire publiquement ce genre de trucs. C’est parti:

Bon… Le gars est un déprimé et il est incapable d’en sortir par lui-même. Il faut qu’un autre lui remonte le moral. Ça commence bien.

À moins d’être moi-même représentant Avon, ce qui n’est pas le cas, ce statut me déplait. Ça me montre que même s’il a fait application chez moi, c’est ailleurs qu’il aimerait travailler. Pourquoi est-ce que je perdrais mon temps à embaucher quelqu’un comme ça?

Apparemment, ce candidat a de la difficulté à se trouver un emploi. Si tous les endroits où il a fait application avant chez moi ont rejeté sa candidature, il doit y avoir une raison. Continuons la visite, on verra peut-être pourquoi:

Avec ce statut, il nous démontre qu’il est un loser, et ce pour deux raisons:

Première raison: il liste ici des employeurs qui ne veulent pas de lui. …Qui ne veulent pas de lui malgré les milliers de CV qu’il leur a envoyé. S’être fait rejeter des milliers de fois pour des emplois, ce n’est pas le genre de chose dont il faut se vanter en public lorsque l’on veut faire croire qu’on est un bon candidat pour un emploi. Moi, en tout cas, être gérant de HMV et apprendre qu’aucun HMV n’a voulu de lui, ça m’enlèverait le goût de l’embaucher. Bref, avec ce statut, il se sabote lui-même.

Seconde raison: Malgré le fait qu’il ne veulent pas de lui, il affirme qu’il continue de vouloir y travailler. Ceci démontre qu’il est du genre à s’accrocher à des causes perdues. Il y a une différence entre être déterminé et être trop stupide pour voir que ça ne marchera jamais. Quand ça fait des milliers de CV que tu envoies vain, il me semble que la différence est claire.

Ceci dit: Des milliers de CV? Vraiment? Même si on additionnait toutes les succursales de Renaud Bray, HMV, Archambault et les salles de cinémas de Montréal, on n’arriverait jamais à mille. En fait, je ne suis même pas sûr que l’on arriverait à cent. Alors de deux choses l’une: Où bien il y a fait application partout dans la province de Québec, ce qui démontre un manque de logique et de sens pratique. Ou bien, option plus crédible: il ment. Ou du moins, il est du genre à exagérer.

Il y a 365 jours dans une année.  Pour envoyer mille CV au HMV, il aurait fallu qu’il leur envoie au maximum un par jour pendant deux ans et demie.  À un employeur qui ne veut pas de lui.  S’il a vraiment fait ça, alors il démontre un trait de caractère absolument non-souhaitable chez un candidat: Porté sur le harcèlement.

S’il se décourage juste à regarder les annonces d’emploi, qu’est-ce que ça va être quand il aura l’emploi? Se découragera t-il juste à regarder sa liste de tâches de la journée?

Bon, apparemment il a en plus un complexe de persécution. Personne ne veut de lui, tout le monde trouve des excuses pour le rejeter, même si les dites excuses se contredisent.

Petite dose de réalité: Si le monde de l’emploi était vraiment tel que décrit dans cette BD, alors personne ne travaillerait.

Dire oui à toutes les questions… Donc répondre n’importe quoi à ses employeurs potentiels, que ce soit vrai ou non, pourvu que ça lui rapporte l’emploi. Est-ce que je veux comme employé le genre de personne qui se vante publiquement qu’il va me mentir dans ma face? Mieux encore: Avec son « Sourire comme si c’était sincère », il démontre en plus qu’il est hypocrite. Un vrai charmeur, dites donc!

Résumons: Il sait qu’il faut faire application en ligne puisqu’il l’a déjà fait, et malgré tout il n’en fait qu’à sa tête en allant se présenter en personne. Donc: N’écoute pas ce que l’employeur lui demande de faire. Rien pour encourager un employeur à l’embaucher.  Et pour faire pitié de façon passive-agressive, il démontre que le fait d’aller donner sa candidature l’a affamé. Donc: Il n’a pas mangé avant d’y aller et/ou n’a pas amené de lunch. Conclusion: Zéro sens de la planification ou de la débrouillardise.

Et il a mal au pieds d’avoir marché si loin et longtemps. Je suppose qu’il essaye de se vanter de son courage, d’avoir fourni un tel effort physique surhumain afin de se trouver un emploi. Mais à moi, l’employeur, tout ce que ça me dit, c’est ceci: Il habite loin du lieu de travail, n’a pas d’auto, pas de titre de transport en commun, pas de vélo. Donc, si on l’engage, il faut s’attendre à des retards, de l’absentéisme, des problèmes de pieds le ralentissant dans son travail, etc. Bref, ça ne me dit rien de bon.

D’après ce que l’on a vu jusqu’à maintenant par ses statuts, voici ce que HMV manque: Un employé menteur, hypocrite, qui n’écoute pas ce qu’on lui dit de faire, passif-agressif, harceleur, qui manque de logique, de sens pratique et de débrouillardise, découragé, déprimé, se complaisant dans la victimisation de soi…

Deux ans? DEUX ANS à se chercher un emploi sans jamais en avoir trouvé un seul? Il est normal de tomber sur quelques employeurs déraisonnables qui refusent d’embaucher quelqu’un pour des raisons mesquines. Mais pendant deux ans, ne tomber que sur ce genre de personne? Non, définitivement, il est impossible que ce soit toujours les employeurs qui sont la source du problème.

Un CV n’est qu’une liste des anciens employeurs, leur coordonnées, la personne à contacter et une brève description de nos tâches. S’il a besoin d’un professionnel pour faire ça à sa place, alors il n’est vraiment pas le genre de personne avec qui je me sentirai en confiance de lui donner des tâches à faire, même les plus simples.

Et il veut nous faire accroire qu’il a réussi à trouver 70 emplois par jour qui convenaient à ses goûts, ses expériences, ses capacités, et ce dans l’île de Montréal? Parcourir les annonces, en trouver une qui nous convient, leur écrire un mail personnalisé, y attacher un CV et envoyer le tout, ça prends environs un quart d’heure. Multiplié par 70 applications, puis divisé par 60 minutes, ça fait 17:30 heures par jour. Et il trouvait le temps de dormir, manger, s’habiller, se laver, et surtout faire des suivis? Wow! Si la bullshit était une discipline olympique, il y en a qui seraient médaillés triple platine.

Ah, tout de même! La vie a fini par lui donner un break. Bon eh bien je lui souhaite bonne chance!

Hein!?  N’avait-il pas trouvé un boulot, il y a moins de 48 heures? Un qu’il devait commencer dans huit jours? Est-ce qu’il est train de nous dire qu’il a perdu son emploi, et ce une semaine avant même de commencer à y travailler? Wow! Juste… Wow!

Ok… Il faut qu’on lui remonte le moral.  Il faut qu’on fasse son CV à sa place. Et maintenant il faut qu’on lui trouve un contact.  Car il faut que ce contact lui trouve une job!?  Est-ce que ce gars-là est capable de faire quelque chose par lui-même? Sérieux là, tout ce qu’il démontre, c’est qu’avec un tel manque de débrouillardise il serait un employé totalement inutile. Un poids mort. Il serait probablement même une nuisance.

Pensez-vous qu’un employeur va vouloir engager quelqu’un qui prétend que ce sont les employeurs qui ont un ostie de problème? Il ne manquait plus que cette qualité(?)-là pour lui compléter le profil: Irresponsable! À l’entendre ce n’est pas lui la source du problème. Non, depuis au moins deux ans, s’il est sans travail, c’est toujours de la faute des autres. De TOUS les autres! De tous les autres PAR MILLIERS!

Pas besoin d’en voir plus pour comprendre qu’avec une telle personnalité, même le BS n’en voudrait pas. Bonne chose pour lui qu’il est supposément beau pis fin. Ça devrait lui permettre de se trouver quelqu’un pour le faire vivre. Parce qu’avec une telle attitude et un tel comportement face à l’emploi, c’est pas mal la seule option qu’il lui reste pour ne pas finir itinérant ou bien habiter encore chez ses parents passé 35 ans.

En tout cas, la logique démontre une chose: S’il fait tout ce qu’il a à faire pour se trouver un emploi, et si son CV est professionnel, et qu’il a contacté des milliers d’employeur différents, alors le problème ne peut pas venir de ces aspects. La seule source de problème qui reste, c’est Clément lui-même!

Vous allez peut-être me dire que l’analyse de Clément par mon personnage d’employeur est erronée ou exagérée? Possible! Mais peu importe si l’employeur se trompe ou non au sujet de Clément, il reste que ce sont les statuts de Clément qui influencent les gens à penser ça de lui. Et que ces conclusions soient justes ou non, il reste que c’est Clément qui a choisi d’exposer ses comportements qui n’engendrent que des sentiments négatifs. Donc, pour son incapacité de se trouver un emploi, Clément n’a personne d’autre à blâmer que lui-même.

En recherche d’emploi comme en amour et comme partout ailleurs, il existe sept règles assurant le succès. Je me donne en exemple dans chacune de celles-ci pour démontrer comment ça s’est appliqué dans mon cas:

RÈGLE 1: Avoir du talent. J’ai passé ma jeunesse à assister mon père, bien contre mon gré, à des jobs de rénovations, entretien et menuiserie. Même si ce travail me déplaisait, j’ai forcément appris la base du métier. Alors quand mes amis me voyaient réparer aisément un truc alors qu’ils n’y connaissaient rien et ne m’avaient jamais vu bricoler, ça a tout de suite passé pour un talent naturel. 

RÈGLE 2: Travailler dur. J’ai travaillé très fort en entretien à mon emploi précédent. Tellement que je m’y suis fait une fasciite plantaire aux deux pieds.  Mais je ne m’en suis pas plaint, j’ai juste commencé à porter des orthèses.

RÈGLE 3: Avoir la chance d’être au bon endroit au bon moment. J’ai vu l’annonce d’embauche pour mon emploi actuel sur EmploiQuébec.net à peine 10 minutes après qu’elle ait été postée, alors que j’étais sans emploi depuis deux semaines, remis de mes blessures, prêt à travailler.

RÈGLE 4: Savoir saisir l’opportunité au moment où elle se présente. Le travail demandait de devoir déménager pour y résider. Bien qu’un déménagement soit une décision majeure, je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir longtemps pour voir que ça valait le coup. 12 minutes après avoir lu l’annonce, je leur envoyais ma candidature et mon acceptation de leurs conditions.

RÈGLE 5: Avoir la chance de rencontrer les bonnes personnes. J’ai passé en entrevue avec la gérante de l’édifice. Elle a fait un truc que le boss/proprio n’aurait probablement pas fait si je l’avais rencontré en premier : Prendre une chance avec moi plutôt qu’avec les autres candidats, malgré mon manque d’expérience.

RÈGLE 6: Leur donner envie de te choisir / de te dire oui. J’ai passé la majorité de ma vie à avoir pour mon dire: Peu importe les efforts que tu y mets, lorsque le succès ou l’échec de ton projet dépend d’un autre, et que lui décide que ce sera un échec, alors rien à faire, ça va échouer. J’y crois encore. C’est juste que maintenant, je rajoute: Par conséquent, il faut que tu fasses en sorte de donner à cette personne l’envie d’en faire un succès. C’est exactement ce que j’ai fait.

RÈGLE 7: Et ne pas tout gâcher ensuite en les faisant chier. Voilà une leçon que la fille de l’exemple en haut de ce billet a appris à la dure.  Du moins, si elle a retenu la leçon.

____

(*) Quand un mot n’existe pas, on l’invente.

Les gens attrayants ont toutes les qualités

Avez-vous déjà remarqué que l’opinion des gens au sujet des autres est grandement influencée par l’apparence physique de tout-un-chacun?  Je m’en suis rendu compte moi-même, en constatant au fil des années à quel point les gens se comportaient de manière différente avec moi, selon mon look. Par exemple, me voici il y a dix ans, en 2007, en comparaison avec le moi actuel de 2017: 

Une paire de shorts, ça vous change un homme.

Sans pour autant prétendre que je suis devenu un superbe Adonis, il est vrai que je me suis beaucoup amélioré avec le temps.  Et parallèlement, mes relations avec les autres se sont également améliorées.  En particulier lors des premiers contacts.  

Ce n’est pas la première fois que je m’améliore physiquement.  En fait, c’est la quatrième fois depuis 1995 (et j’espère que cette fois sera la bonne).  Et tout le long de ces fluctuations dans mon look et mon poids, j’ai constaté que le comportement des gens en général fluctuaient de la même façon.  

En me basant autant sur mes expériences personnelles que sur mes observations des autres, et qu’il s’agit de mes périodes gars attrayant VS gars moche, ce sont les termes que je vais utiliser pour décrire ces situations :

SITUATION 1:
Lorsque le gars attrayant
 fait une gaffe, il est amusant.

Mais quand le gars moche fait une gaffe, il est con.

SITUATION 2:
Lorsque le gars attrayant 
 raconte une blague idiote, il est drôle.

Mais quand le gars moche raconte la même blague idiote, il est ennuyant.

SITUATION 3:
Lorsque le gars attrayant 
 est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, il a une nostalgie et une profondeur en lui qui lui donne un charme mystérieux.

Mais quand le gars moche est distant, perdu dans ses pensées, n’accordant qu’à peine un regard à celles qui s’adressent à lui, c’est un snob prétentieux.

SITUATION 4:
Lorsque le gars attrayant 
 ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, il est gentil.

Mais quand le gars moche ouvre la porte dans un lieu public à une fille qu’il ne connait pas, c’est un loser désespéré.

SITUATION 5:
Lorsque le gars attrayant 
 observe en cachette celle qu’il aime, c’est mignon, c’est la preuve d’un amour pur, ça fait de lui un romantique.


Mais quand le gars moche observe en cachette celle qu’il aime, c’est creepy,  c’est la preuve qu’il a un sérieux problème mental, ça fait de lui un voyeur malsain.

SITUATION 6:
Lorsque le gars attrayant 
 échoue dans un projet, il aura au moins essayé et donné son 100%.  C’est ce qui compte.

Mais quand le gars moche échoue dans un projet, c’est un loser. La preuve: Même en donnant son 100%, il a quand même échoué.

SITUATION 7:
Lorsque le gars attrayant 
 a un dossier judiciaire, c’est un incompris, un rebelle qui a le courage de ne pas s’en laisser imposer par la dictature et les abus de la société.

Mais quand le gars moche a un dossier judiciaire, c’est un malhonnête, un criminel.

SITUATION 8:
Lorsque le gars attrayant aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, il est une personne qui a su garder son coeur d’enfant tout en se cultivant une intelligence en matière de stratégies et de logique.

Mais quand le gars moche aime les comics, les jouets, les jeux vidéos, les jeux online, c’est un loser pas-de-vie mal ajusté dans le vrai monde.

SITUATION 9:
Lorsque le gars attrayant
 casse la gueule à un autre, il a été provoqué et s’est juste défendu.

Mais quand le gars moche casse la gueule à un autre, c’est un violent qui aurait besoin de suivre une thérapie pour apprendre à contrôler ses crises de rage qui font de lui un agressif dangereux pour la société.

SITUATION 10:
Lorsque le gars attrayant
 démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut aucun contact avec elle, c’est un gars sérieux qui ne se laisse pas contrôler par des choses frivoles telles la beauté physique et l’attrait du sexe. Et anyway, la fille est une bitch et il était temps que quelqu’un ait l’honnêteté, la franchise et le courage de le dire.

Mais quand le gars moche démolit verbalement une fille en exposant ses mauvais côtés, histoire d’expliquer pourquoi il ne veut rien savoir d’elle, c’est une tapette, un misogyne frustré, un incel, un Marc Lépine en puissance de qui il faut se tenir loin.

SITUATION 11:
Lorsque le gars attrayant 
 drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un Homme, un vrai! La fille n’a cédé que parce que personne ne peut résister à un tel mâle.

Mais quand le gars moche drague une fille de force jusqu’au lit, alors c’est un dangereux violeur potentiel.  La fille n’a cédé que parce qu’elle avait peur pour sa santé ou sa vie de résister à un tel malade.

Bref, lorsque le gars attrayant  agit en con, c’est un beau gars.
Mais quand le gars moche agit en con, c’est un con!

Tout ça, je l’ai observé de mes yeux ou bien moi-même vécu.  Alors de deux choses l’une: ou bien un hasard extraordinaire fait que je ne suis entouré que de gens négatifs quand je suis gros et négligé, et uniquement des gens positifs quand je suis mince et attrayant… Ou alors il faut se rendre à l’évidence comme quoi notre physique influence le comportement des gens envers nous.

On a beau essayer de se faire accroire que l’apparence physique extérieure n’a aucune importance et qu’il n’y a que l’intérieur qui compte, il reste que ton apparence physique/extérieure, c’est la première chose qu’ils voient de toi.  Et pour beaucoup trop de gens, c’est ce qui leur donne envie de le découvrir ou non, ton intérieur. 

Dose de réalité : La mystérieuse charmeuse

 Tu vois cette fille qui a un look particulier, qui se démarque. Tu es un gars.  Tu es à un party, ou du moins un événement social quelconque.  Ça peut même être juste à l’école. Généralement, elle est toute de noir vêtue, au maquillage sombre, tatouages, piercings, ou n’importe quoi d’autre qui la marginalise visuellement. Elle bouge peu, semble relax.  Elle est seule.  Elle regarde droit devant elle, parfois prend un regard absent.  Quelque chose en elle t’attire irrésistiblement. Tu tombes sous le coup de son charme mystérieux, de son regard mélancolique, du fait qu’elle semble perdue dans son monde à elle. Tu sens comme une force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler, alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avant avec toute autre fille qui te plaisait. Vous vous échangez quelques mots.  Ses réponses restent brèves, vagues, au sens mystérieux. Ça ne fait que piquer ta curiosité, t’attirer encore plus.  Sans pouvoir dire pourquoi, tu as le feeling que toi et elle, vous êtes faits l’un pour l’autre, que vous êtes des âmes sœurs.

Tu as déjà rencontré une telle fille?  Tu as déjà vécu ce genre de chose? Elle te hante toujours malgré le fait que ça n’est jamais allé plus loin entre vous? Alors peut-être as-tu besoin de cette petite dose de réalité, même si je doute qu’elle te plaise :

Réalité #1: Tu te trompes royalement en pensant que vous êtes des âmes sœurs.  La seule chose que vous avez en commun, c’est le fait que vous êtes des marginaux : Elle par choix, et toi parce que tu es un reject.  Dans un monde de pommes, elle est une orange et toi un soulier : Le fait que vous n’avez rien de commun avec la majorité ne signifie pas du tout que vous avez quoi que ce soit de semblable.

Réalité #2: Elle n’est pas mélancolique.  Elle s’emmerde, c’est juste qu’elle n’est pas portée à y faire quoi que ce soit, genre socialiser, ou bien carrément partir si l’événement/l’endroit est si ennuyant que ça.

Réalité #3: Elle n’est pas mystérieuse. Elle s’ennuie, ta présence la dérange, te parler est une torture.  Voilà pourquoi elle ne te parle que très peu, de façon évasive, et toujours en réponse à tes questions, rien de plus.  C’est juste qu’elle essaye le plus vieux truc passif au monde face à une personne que l’on trouve repoussant : Garder ses distances, limiter les contacts, limiter la conversation à son strict minimum, regarder ailleurs et ne pas s’occuper du tout de l’autre, dans l’espoir qu’il comprenne le message et qu’il lui foute la paix au plus vite.

Réalité #4: Ce que tu qualifies de force étrange qui te contrôle et te pousse vers elle, qui te donne le courage d’aller lui parler alors que c’est quelque chose que tu n’as jamais osé faire avec une autre fille qui te plaisait,  c’est loin d’être une main divine qui te guide. Tu le dis toi-même, les autres filles t’intimident. Celle-là, non. Il y a 2 raisons pour ça:

  1. Tel qu’expliqué dans la réalité 1, tu es sous l’impression erronée que votre marginalisme fait que vous êtes semblables.
  2. Les autres filles ont une personnalité, elles parlent, elles bougent.  Tu es donc mal à l’aise face à elles. Tu as peur de les déranger.  Elles t’intimident.  Par contre, tu ne ressens pas de malaise avec une fille qui a l’air encore plus mal ajustée socialement que tu l’es toi. Ça en fait la première avec qui tu as un sentiment de supériorité, donc de confort.

Évidemment, puisque ça se passe au niveau de l’inconscient, tu ne comprends pas pourquoi tu te sens poussé vers elle. Alors tu crois à ces conneries de signes  du destin, alors que ce n’est rien d’autre qu’une réponse chimique du cerveau via stimulation visuelle.

Enfin, parlant de visuel:

Réalité #5: Elle n’a pas un charme.  Elle te plait parce que tu la trouves physiquement attrayante, voilà tout.  Parce que, sois franc : Si une grosse laide se comportait exactement de la même façon tout en ayant exactement le même look, est-ce que tu dirais qu’elle a un charme mystérieux? Non! Tu la trouverais juste désagréablement snob. Et ça, c’est si tu la remarquais pour commencer.

Et ça, c’est la dure réalité.

La « Loi Lola » passera t-elle?

Il y a des moments dans la vie où je souhaite très fort ne pas avoir raison.  Ceci en est un.

La Loi Lola, c’est ce projet de loi qui dit que désormais tous les conjoints qui se séparent ont droit à une pension alimentaire de la part de leur ex. Jusque là, l’article 585 du Code civil du Québec dit que des conjoints de fait ne peuvent réclamer une pension alimentaire pour eux-mêmes en cas de rupture. Pour leurs enfants, oui. Mais pour eux-mêmes, non. Le jugement Lola, s’il passe, va changer ça. La décision sera prise aujourd’hui: http://journalmetro.com/actualites/national/227561/lola-c-eric-la-cour-supreme-tranchera-vendredi/

Je m’interroge: Si la loi passe, qu’est-ce que ça va changer dans nos moeurs?

D’abord, voyons la définition de « conjoint » au sens légal:

« Votre conjoint de fait est la personne avec qui vous faites vie commune depuis au moins 12 mois (toute rupture de moins de 90 jours n’interrompt pas la période de 12 mois) »
Source: http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/retraite/retraite_a_deux/Pages/definition_conjoint.aspx

… Je n’aime pas vraiment ce que ces lois combinées pourraient signifier. D’abord, calcul rapide:

90 jours = 3 mois

12-3=9

En conclusion, pour se protéger légalement du Jugement Lola qui permet à toute femme de demander une pension alimentaire à son ex conjoint de fait, l’homme devra désormais changer de conjointe à tous les 9 mois.

Vous allez me dire Comment peuvent-ils savoir que cette femme est ta conjointe et non une simple colocataire?  Ils ne le peuvent pas, justement. C’est trop compliqué à prouver. Voilà pourquoi c’était plus simple de créer une loi disant que vous êtes conjoints de fait après X temps de colocation.

Si la loi dit que vous êtes conjoints de fait alors vous êtes légalement conjoints de faits, que vous le vouliez ou non. Et si l’un(e) des ex colocs décide, pour des raisons personnelles, d’utiliser ça pour te soutirer de l’argent, eh bien devine quoi? C’est justement pour ces gens-là que cette loi va servir.

Parce qu’il est évident que dès qu’une personne passe plus de 9 mois à colocater avec un autre, cette personne devient automatiquement dépendante financièrement et incapable de se faire vivre par soi-même. En tout cas, c’est le message que passe cette loi au sujet de la colocation.

Vive le peuple québécois.


EDIT: Plus besoin de s’en faire sur le sujet:

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Un peu de gaieté

Parce que, bon, la sagesse, la sagesse… Faut bien déconner un peu des fois, quoi.


(Quand j’le vois danser à la fin, j’ai toujours la musique de La Bastringue en tête)


(Faut être Canadien pour comprendre)

Qu’est-ce qu’on rigole!

L’avantage des memes d’internet, c’est qu’on n’a pas besoin de savoir dessiner pour passer une idée sous forme de BD.

…mais bon, sil faut absolument passer un message social, disons ceci: Lorsque quelqu’un cherche à prouver un point pour te contrarier, il le trouvera, ce point, quitte à tordre les faits en les prenant sous des angles pas possibles.

Se rendre hommage à soi-même

Le texte qui suit a été écrit l’été dernier alors que je venais de quitter mon emploi dans un garage de bus en raison de douleurs aux articulations des coudes causées par la manipulation constante de la pompe à diesel:

Une bonne partie de ma vie, de la mi-vingtaine à la fin de la trentaine, je me suis souvent considéré comme étant un loser. Même si je n’avais plus depuis longtemps l’attitude qui fait de quelqu’un un loser, on aurait pu croire que la vie et le destin s’acharnait sur ma pauvre petite personne pour me faire échouer la majorité de ce que j’entreprenais.  J’avais même une page web intitulée La Zone Requin (2003-2009) dans laquelle je partageais sous forme de textes une quarantaine d’anecdotes négatives, toutes vécues. Et bien qu’un tiers de celles-ci démontraient clairement que certains de mes malheurs étaient causés par ma maladresse, mes mauvaises décisions ou ma stupidité, il reste que les autres échecs étaient dus à des circonstances indépendantes de ma volonté. Donc que oui, c’était le hasard et la vie qui semblait vouloir s’acharner contre moi. Même si j’ai toujours été trop terre-à-terre pour y croire vraiment,  je ne pouvais pas nier l’évidence lorsque ça arrivait.  Et à chaque échec, toujours je récitais une variation de la phrase suivante: « Quand n’importe qui fait ____(insérer geste quelconque)____, ça fonctionne.  Mais quand c’est moi, ___(insérer preuve de fail)___ ».  Exemple récent : Quand n’importe qui fait du jogging, il améliore sa condition physique.  Mais quand c’est moi, je développe une fasciite plantaire qui me handicape dans mon quotidien, pour la vie. Ou encore plus actuel: Tout le monde est capable de manipuler une pompe à essence, mais quand c’est moi je me fais des problèmes aux coudes.

Pourtant, je réalise que depuis que j’ai découvert les trois raisons possibles de l’échec, je ne suis plus du tout porté à avoir cette mentalité.  Mieux encore; quand je repense à mon passé de loser, je constate un truc important: Ce que je n’avais pas considéré à l’époque, c’est qu’il y avait une raison logique pourquoi j’essuyais beaucoup plus d’échecs que la moyenne des gens. Et cette raison, la voici:

Les autres, dans leur jeunesse, pendant leurs études, découvrent la voie qui leur convient le mieux.  Ils vont tout naturellement vers la branche dans laquelle ils ont le plus d’aptitudes, ne mettant des efforts que dans les aires où ils ont déjà du talent ou des prédispositions.  Ils restent donc dans leurs zones de confort. Dans ces conditions, on peut quasiment dire qu’ils vont pour la voie facile. Et lorsque l’on ne se consacre qu’à un seul domaine, il est normal de s’y améliorer, de développer une expertise, ce qui fait d’eux des succès, des gens talentueux, des gens pour qui la réussite dans leur domaine vient tout naturellement.

Moi, de mon côté, je n’ai rien d’exceptionnel.  Je suis un gars ben ordinaire, avec mes forces et mes faiblesses.  La différence, c’est que j’ai toujours refusé de n’être cloitré que dans ma petite palette de possibilités.  C’est pourquoi je suis toujours en train d’essayer de nouvelles choses, d’explorer d’autres facettes. En fait, ce n’est pas un refus, ni une décision volontaire. C’est dans ma personnalité, ma nature profonde.

Et voilà ce qui est la source de ce qui est perçu comme étant du loserisme à mon sujet: Les autres gens essayent peu de choses, et ce qu’ils essayent est rarement situé au-delà de leur zone de confort.  Par conséquent, ils subissent peu d’échecs et récoltent beaucoup de victoires. Tandis que moi, je fais beaucoup d’essai dans beaucoup de domaines variés, et je n’arrête jamais, ayant toujours une nouvelle voie à explorer.

Donc, en faisant dix fois plus de trucs que la moyenne des gens, il est tout à fait normal que mon ratio de fail soit dix fois plus élevé que celui des autres.

Surtout que je me donne toujours le genre de buts que la majorité des gens, dans le même domaine, n’atteignent pas.  Par exemple, la majorité des joggers de longue expérience sont contents de juste jogger deux, cinq, dix kilomètres et  de rentrer chez eux ensuite pour une douche, satisfaits de ne se livrer à cette activité que pour garder la forme. Moi, débutant dans la course à 42 ans, je me donne immédiatement le but ultime de la course à pieds: Faire un marathon. Je confond aller jusqu’au bout avec pousser les choses à bout.  C’est sûr que ça m’a fait passer de pouvoir courir 200 mètres à 5 Km en quatre mois. Mais si je m’étais contenté de ne courir que trois jours par semaine, comme le font les coureurs sérieux, j’aurais obtenu les mêmes bénéfices et fait les mêmes progrès dans le même laps de temps. Mais moi, je courrais sept jours semaine, sans laisser le temps à mes jambes de récupérer. Pas étonnant que dans ces conditions-là, je me suis cassé la gueule.

À quelque chose malheur est bon, que dit le proverbe.  Et c’est vrai! D’accord, je suis maintenant handicapé, probablement à vie. Mais en même temps, ça m’a permis d’être en paix avec tellement de choses que je ne comprenais pas à mon propre sujet.  Par exemple, je sais maintenant que  mes pieds sont arqués et une de mes jambes est croche.  Ça m’explique enfin pourquoi je ne valais rien en course à l’école, pourquoi courir trop vite me fait perdre l’équilibre, pourquoi je suis incapable d’avancer correctement en patin, en rollerblades, en ski. Maintenant, à l’âge de 44 ans, je peux enfin comprendre que ce n’était pas du loserisme ni de l’acharnement de la vie à me faire échouer sans raisons. Ce n’était qu’un handicap physique naturel et non-apparent. Il y avait vraiment une raison logique derrière ceci.

En réalité, je ne suis pas un gars plus malchanceux que les autres.  En fait, selon la loi des moyennes, je suis même plus winner que la majorité. Il n’y a qu’à faire une liste partielle de mes accomplissements pour le constater :

  • Je fais parfois de l’embonpoint, mais qui comme moi a réussi si bien à perdre du poids à se mettre en forme?  Non pas une, non pas deux mais bien trois fois?
  • Je ne peux plus courir, mais qui à 42 ans est passé de sédentaire pouvant ne faire que 200 mètres, à athlétique pouvant courir 5 km non-stop ?
  • J’ai rarement réussi à vivre de l’écriture, mais combien de gens parmi ceux qui le font ont réussi à écrire un texte viral, comme ma liste des noms de familles qui est sans cesse citée dans les journaux, les magazines, à la radio, à la télé et partout sur le net depuis 1997?
  • Qui peut se vanter d’avoir sa propre page sur Wikipedia?
  • Je ne peux plus travailler, mais qui comme moi a réussi à se mettre de côté 1/3 de sa paye pendant 8 mois, ce qui me permettrait de vivre 2-3 mois de vacances si je le voulais, sans vivre au crochets du chômage, du BS ou d’une tierce personne ?

Sans oublier ce que la nature m’a donné :

  • Combien d’hommes de 5 pieds 7 pouces sont nés d’une union entre une mère de 5 pieds 2 et d’un père de 5 pieds 1?
  • Qui peut se vanter d’avoir un ancêtre aussi important dans l’Histoire du Québec (au sujet de l’Histoire du Québec, justement) que Aegidius Fauteux ?
  • Rien de ce qui rend les gens accros n’a de prise sur moi : Alcool, drogue, cigarette, jeu.  Et maintenant, je peux même rajouter : Sexe et dépendance affective.

D’accord, ma liste d’échec est peut-être dix fois plus grande que celle de n’importe qui.  N’empêche que le nombre de mes réussites bat également à plate couture la liste de réussite de n’importe qui.  J’ai beau être un gars bien ordinaire, ça prendrait quelqu’un d’assez exceptionnel pour réussir à me surpasser dans tout ce que j’ai accompli.

Je me souviens qu’après l’avoir écrit, j’ai finalement décidé de ne pas mettre ce texte sur mon blog.  Un peu par modestie, mais surtout par orgueil, ne voulant pas être accusé d’avoir la tête enflée, de me prendre pour un autre. Et puis, j’ai vu la chose sous un angle réaliste.  Celui-ci tient en deux points:

  1. Si ça se trouve, ceux qui vont m’accuser de me prendre pour un autre en me vantant d’être un winner, ce sont les mêmes gens qui m’accusaient de faire dans la victimisation avec mes textes de La Zone Requin démontrant que j’étais un loser.  Pourquoi est-ce que je me laisserais influencer sur ce que je fais ou non par des imbéciles qui cherchent tellement à dénigrer les autres qu’ils sont prêt à se contredire de manière aussi flagrante?
  2. Mon blog sert à partager les réflexions et les expériences qui m’ont aidé à avancer dans la vie. Des réflexions et expériences propres à inspirer positivement ceux qui traversent les mêmes moments difficiles que j’ai eu moi-même à passer. Ce billet montre que même quand tout va mal, ça ne change rien au positif que l’on vit, et ça n’affecte nullement ce que l’on a réussi à accomplir. Dans ce sens, ce billet est nullement différent des autres que j’ai écrit ici.

Mon année 2012, 8e partie: Tout est bien qui finit bien!

NOVEMBRE 2012

4 novembre au soir, un truc me revient en tête.  Je me souviens qu’en avril dernier, j’en étais arrivé à la conclusion que les belles filles des sites de rencontres peuvent se permettre d’être sélectives. Par conséquent, ce n’est pas avec mon 2½ dans un sous-sol mal éclairé, ma job de garage où je me rend en vélo et mon budget trop serré pour me permettre plus d’une sortie par mois que je vais tomber dans ses critères de sélections.

Mais voilà, les choses ont changé. J’habite maintenant un beau 3½ remis à neuf, bien éclairé, au 11e étage, avec balcon, buanderie, stationnement souterrain sur deux étages, piscine, saunas, vue imprenable sur la ville sur 360°… Et puisque tout ça est gratuit pour moi, je pourrais vivre sur un seul de mes chèques de paye par mois et il m’en resterait même.  Alors avec 2, parfois 3 chèques par mois, je peux certainement me payer toutes les sorties que je veux. Pour la première fois de ma vie, je peux entrer dans les critères de sélection des sélectives.

Je m’inscris donc dans un site de rencontres où je n’étais jamais allé avant.  J’y met une photo récente, une description courte mais claire.  Le vieux charme opère encore, ça a l’air: En quelques heures, il y en a une qui me contacte et m’envoie son MSN. Elle jolie, son profil démontre qu’elle est sérieuse et tout.  Alors on jase. Elle répond à mon critère de base principal, c’est à dire qu’elle habite Montréal.

… Mais voilà qu’elle m’apprend que  techniquement, elle habite Saint-Romuald.  Elle reste temporairement chez un ami montréalais parce que son ex l’a expulsé de leur appartement.
Car elle a commis des voies de faits contre lui.
Ce qui fait qu’elle ne peut plus voir ses enfants.
Ce qui fait qu’elle n’a ni logement ni travail.
Ce qui sera difficile à trouver, avec son dossier judiciaire.
Pas son dossier judiciaire pour voies de faits, celui pour trafic de drogues.

Je l’enlève de mon MSN.

De toutes façons, d’après ce que j’ai pu voir via webcam, la photo de son profil date de quand elle était 5 ans et 60 lbs plus jeune. Finalement, je réalise que je m’étais pas encore donné la peine d’apprécier le célibat à sa juste valeur.

C’était le 11 du 11 et Stéphanie avait les 11. …Les 11 personnes présentes chez moi, au 11e  étage, pour fêter son 36e anniversaire. Je lui ai commandé un délicieux gâteau en forme du Tardis du 11e  Docteur, une oeuvre signée Gâteaux Utopiques


DÉCEMBRE 2012

Sâcrés Mayas…  Font un calendrier bon jusqu’en 2012. Cessent d’exister en 1697. FAIL!

En allant faire une épicerie au Maxi de mon ancien quartier, j’ai repassé devant mon vieux 6½ sur Régina à Verdun. La place est déserte et les travaux de rénovations qui devaient être terminés en juillet dernier ont été interrompus.

D’après mon propriétaire et patron actuel, voici ce qui est probablement arrivé: Lorsque Karine et moi avions accepté de ne pas revenir en juillet, le proprio n’a plus eu besoin de respecter la date limite du 1er juillet pour terminer les travaux.  Il a donc utilisé l’argent de sa subvention pour autre chose que les rénovations. La place est maintenant totalement invivable. Quel gâchis!

De toutes façons, je suis bien mieux ici que là-bas.  ici, je suis connu et apprécié. D’ailleurs, avec le temps des fêtes qui arrive, tout plein de locataires me donnent des pourboires, du chocolat et du vin.

Le 30 décembre, pour la première fois depuis 20 mois sans avoir couru, je recommence, dans la neige comme à mes débuts.  Grâce à mes orthèses, mes pieds sont confortables à 100%.  J’arrive à courir non-stop pendant un kilomètre.  C’est 5 fois moins que la dernière fois que j’ai couru en avril 2011 (5 km), mais ça reste 5 fois plus que la première fois en décembre 2010 (200 mètres).  Je suis ravi de ne pas repartir à zéro malgré tout le temps passé sans avoir pu courir.

Il y a un an, tout dégringolait. Mon couple prenait fin après 12 ans. J’habitais un appartement grand et peu cher, mais de plus en plus en ruine. Appartement d’où notre propriétaire nous a expulsé. Je ne pouvais plus marcher. Je ne pouvais plus travailler. Mes finances étaient en mode survie. J’ai déménagé dans un sous-sol mal éclairé full de moisissures qui rendaient malade mes parents, mon chat et moi. Et quand j’ai pu reprendre le travail, je me faisais switcher sans cesse entre le shift de soir (3 pm-11:30 pm) et de nuit (10:30 pm-7 am) rendant toute vie sociale impossible.

Aujourd’hui, je suis de nouveau bien portant et en forme, j’ai un travail que j’aime et qui m’a donné des habiletés qui me serviront toute ma vie (plomberie, électricité, menuiserie), avec horaire normal qui me permet une vie sociale et intime, mes finances sont en mode confortable, ma job vient avec un beau 3½ rénové au 11e étage avec superbe vue. La vie a fini par me donner un break, une opportunité que j’ai saisis à deux mains. Et de toute ma vie, je ne me suis jamais aussi bien porté.

Ce qui démontre que quand tu es à ton plus bas, la seule option qui te reste, c’est de remonter. Et quand tu as remonté jusqu’au niveau où tu étais avant ta chute, tu n’as qu’à garder ton élan pour monter encore plus haut.

Et ainsi prend fin une année qui se termine de bien meilleure façon qu’elle a commencé.

Mon année 2012, 7e partie: Le célibat!

Comme je l’ai écrit dans le second billet de cette série, J’ai été membre d’un site de rencontres en avril dernier.  J’y ai passé tout mon temps libre de ce mois-là.  Ça m’a permis de constater qu’il y avait différentes catégories de filles qui fréquentent ce genre de place.

J’ai vu des filles qui sont membres là depuis tellement longtemps que ça a eu le temps de devenir la plus importante part de leur vie sociale. Celles-là ne sont pas du genre à quitter la place quand elle ont un chum, ça fait trop partie de leur quotidien.

J’ai vu des filles vraiment frustrées de la vie, du couple et des gars.  C’est à se demander ce qu’elles faisaient sur un site de rencontres.

J’ai vu que beaucoup de filles habitant en région se cherchent un chum montréalais. J’ai d’ailleurs copié-collé le message suivant à 99% des femmes qui m’ont contacté : « Je vois que tu viens de [Insérer nom de n’importe quelle ville sauf Montréal] , or je dis clairement dans ma fiche « Montréalaise seulement SVP » Désolé ! »

J’ai vu des filles qui se plaignent que les gars ne s’intéressent qu’aux totons, et qui pourtant montrent leurs craques de boules sur toutes leurs photos de galeries. (genre elle)

J’ai été contacté par des filles de 25-30 ans qui ne regardaient que les photos, apparemment, parce que quand je leur posais la question « Ça ne te dérange pas que j’ai 43 ans? », j’avais des réponses style « OUACHE, UN VIEUX ! » ou bien « Arrête donc de mettre sur ton profil des pics de toi qui datent d’y a 10 ans, crisse de fake » alors qu’elles avaient été prises ce même mois d’avril.

Je ne suis pas resté passif. J’ai envoyé entre 40 et 50 demandes de contacts. J’ai reçu 4 réponses :

  • Une fille qui veut avoir des enfants.
  • Une fille qui considère que s’il n’y a pas de jalousie ni de violence dans le couple, ça signifie qu’il n’y a pas de passion.
  • Une passive-agressive qui, peu importe ce que je lui écrivais, répondait « Pourquoi tu demandes ça? », « Pourquoi tu dis ça? » ou bien « Pourquoi je ferais ça? »
  • Une fille qui écrivait tellement mal que je pense qu’elle faisait juste frapper le clavier avec sa face. De plus, elle remplaçait tous les points de ponctuation par LOL, truc qui me hérisse particulièrement.

J’ai été contacté par une superbe fille de 27 ans, style mannequin, avec un mauvais français et une adresse @ymail dans sa lettre de présentation. Je sais que ça sonne amer ou pessimiste, mais quand quelque chose a l’air trop beau pour être vrai, c’est généralement parce que c’est trop beau pour être vrai.  Un p’tit Google plus tard avec cette adresse, et je tombe sur un forum full de gars qui se sont fait prendre par ce barbu russe qui s’inscrit sur plein de sites de rencontres depuis 6-7 ans sous cette même fausse identité en leur jouant du « je t’aime, je viens te rejoindre, envoie-moi 600 Euros pour mon visa et billet d’avion. » Dommage! Pour une fois que j’en avais une belle.

Oui, l’apparence physique compte pour moi. Il y a deux raisons pour ça.  La première, c’est que je me suis rendu compte il y a longtemps que contrairement au mythe populaire, une fille grosse et/ou laide n’est pas nécessairement gentille et cochonne pour compenser. Elle peut l’être, mais ce n’est vraiment pas le cas pour toutes. J’ai appris à la dure que si elle ne s’aime pas, elle ne peut pas croire qu’on puisse l’aimer. Dans ce temps là, on subit éternellement ses soupçons de vouloir la tromper et la quitter, soupçons qu’elle nous fait payer d’avance. Par contre, une belle fille qui sait qu’elle l’est sera sécure et ne nous fera pas subir ça.

Et la seconde raison: Si j’ai passé les 11 dernières années à prendre soin de ma santé et mon apparence, ce n’est pas pour accepter de sortir avec quelqu’un qui se néglige. Ce n’est pas juste une question d’apparence, mais aussi de santé et de capacités physique.  Mais voilà, sur ces sites, les filles de mon groupe d’âge se divisent physiquement en 4 catégories :

  • Obèses désespérées.
  • Maigres ridées maganées décrissées.
  • Laides, mais alors là laides. La dernière à m’avoir contacté, je croyais sincèrement qu’elle avait déformé sa photo sur Photoshop pour s’enlaidir, tellement c’était caricatural et inhumain comme faciès. Elle a pris le temps de préciser sur sa fiche que l’homme qu’elle cherche doit aimer baiser. Désolé d’être politiquement incorrect, parce que ce n’est pas de sa faute si elle est aussi mal fichue, mais avec une face de même je comprends pourquoi elle a eu besoin de préciser ça.
  • Ou alors, très rare, il y a la belle qui prend soin d’elle et de sa santé en se gardant en forme… donc qui peut se permettre d’être ultra-sélective. Ce n’est pas avec mon 2½ dans un sous-sol mal éclairé, ma job de garage où je me rend en vélo et mon budget trop serré pour me permettre plus d’une sortie par mois que je vais tomber dans ses critères de sélections.

Ça m’a permis de me rendre compte que finalement, j’étais porté à me chercher une blonde parce que j’avais passé les dernières 12½ années en couple, et que je ne m’étais pas encore fait au changement. Dès que je me suis habitué à ma nouvelle vie, j’ai perdu l’envie de chercher, perdu l’envie d’être en couple, perdu intérêt à rencontrer qui que ce soit, et je n’ai même pas de motivation sexuelle puisque même ma libido est à zéro. Ce qui est une bénédiction, quand je pense à tout ce que j’ai accepté de baiser entre 16 et 30 ans quand j’étais horny 24/7.  Si je rencontre quelqu’un par hasard et que ça clique mutuellement, la nature suivra son cours. Sinon, j’envisage très bien un reste de vie dans le célibat.

…Du moins, c’est ce que je me disais en avril.  Un petit changement dans ma vie allait me faire reconsidérer la chose en novembre.

À CONCLURE.

Mon année 2012, 6e partie: La vie me donne un break!

SEPTEMBRE 2012

Les deux premières semaines de septembre, la température est encore celle de l’été. Je me paie des vraies vacances : Je sors dehors de jour au lieu de le dormir, je me promène en vélo, j’explore des coins où je ne suis jamais encore allé, je visite des commerces où je n’avais jamais mis les pieds. Ça fait du bien de découvrir des endroits inconnus. Après huit ans à habiter à mon appartement précédent, j’étais tombé à court de ce genre de truc depuis longtemps. Et le plus beau : Tout est calme et pratiquement désert. Normal, tous les enfants et ados sont à l’école.

Je profite aussi de mon temps libre afin de renouer un peu avec mes ancêtres. Fiston s’est découvert une passion pour l’histoire de la famille, passion qui a renouvelé la mienne qui s’était un peu endormie avec le temps. Je me remets à un projet d’écriture au sujet de mon illustre arrière-grand-oncle Aegidius Fauteux
Mes recherches me montrent que depuis que je suis arrivé à Montréal en 1990, j’ai quasiment toujours habité à côté de son lieu d’origine, la paroisse de Sainte-Cunégonde, connue aujourd’hui sous le nom de Quartier Petite Bourgogne de Montréal.  Mieux encore: Cette branche de ma famille était tellement populaire que la rue où ils avaient leur manufacture de portes et fenêtres a aujourd’hui leur nom. Je passe des jours à visiter ces endroits, les bibliothèques du quartier et à consulter les archives de la Ville.

Mais je ne néglige pas pour autant la recherche d’emploi. Je vais visiter Emploi Québec plusieurs fois par jour, faisant de 2 à 10 applications quotidiennement. Je passe deux entrevues qui n’ont rien donné, finalement, le 16 septembre, ce sera la 3e qui sera la bonne. Je ne serai resté que deux semaines et deux jours sans emploi.

Le travail étant pour un concierge résident, la condition première est de pouvoir aménager immédiatement. Ma propriétaire me permet de partir pourvu que je trouve pour me remplacer une personne qui a de l’allure. Kijiji aidant, je lui trouve ça en trois semaines. C’est sans regrets que je quitte mon 2½ dans ce sous-sol mal éclairé pour m’en aller là:

On me fournis gratuitement un grand 3½ très bien éclairé par de grandes fenêtres au 11e étage, électricité et chauffage fournis.  Les gratuités incluent internet + téléphone + câble, mais j’ai choisi le caprice d’amener avec moi le contrat Vidéotron que j’ai déjà pour ces 3 services. J’ai 5 bonnes raisons pour ça:

  1. Ça ne me tente pas que l’administration sache sur quel sites internet douteux je passe mes temps libres.
  2. J’ai eu assez de misère à apprendre mon nouveau numéro de téléphone, je l’garde, s’tie!
  3. Anyway, le téléphone + le cell que la job me fournis sont supposés être des instruments de travail.  J’aime garder ma vie privée séparée de ma carrière.
  4. Tant qu’à avoir le câble et ne pas avoir les chaines que je veux, aussi bien avoir mon propre compte.
  5. Hey, je ne paye ni loyer ni chauffage ni électricité. Je peux bien me payer le Vidéotron, hm!?

Je passe le reste du mois à faire l’apprentissage de mon métier. Pour le reste de ma vie, je n’aurai plus jamais besoin de faire appel à un plombier, un électricien, un menuisier ou… euh… une femme de ménage.


OCTOBRE 2012

Je termine mon déménagement. Ma bonne fortune me rend généreux, aussi je laisse à la nouvelle locataire mon vieux fauteuil ainsi que le reste du mois payé.

Au fil des jours et des semaines, je me meuble peu à peu, et ce gratuitement. Car en effet, lorsque les locataires déménagent, ils laissent toujours un meuble ou deux.  C’est ainsi que je me retrouve avec des bibliothèques, une belle table de travail, un fauteuil en cuir 3 places et quelques autres trucs, le tout en excellent état.  Et comme j’ai accès à une machine à vapeur anti-punaises, je ne sers pas de buffet à volonté à ces p’tites bibites.  Le fait que les gens se débarrassent de leurs télés pour des versions ultra-plates fait que je me retrouve bientôt avec 5 grosses TV, toutes parfaitement fonctionnelles.  Je me vois quand même obligé d’en remettre 3 aux vidanges, faute de place et d’utilité. En fait, la seule chose que je me paye, c’est une superbe table des années 50 en parfait état qui fitte parfaitement avec le cachet rétro que je donne peu à peu à la place.

Vers la fin du mois, alors que j’aurai bientôt à retourner voir le podiatre pour le traitement de mon invincible verrue plantaire, je m’observe le pied et constate avec surprise que le dernier traitement a fini par en venir à bout. Ça a pris 5 ans mais j’ai fini par voir le jour où je m’en suis débarrassé.

NEXT: Le Célibat

Rapport 2012 de la part de WordPress au sujet de Mes Prétentions de Sagesse

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.

Voici un extrait :

19 000 personnes étaient présentes au nouveau Barclays Center pour voir Jay-Z. Mes Prétentions de Sagesse a été vu environ 72 000 fois en 2012. Si ce blog était un concert au Barclays Center, il faudrait 4 spectacles pour que tout le monde puisse le voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.